Estimation gratuite Václav Brožík

Václav Brožík

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Estimation et cote de l'artiste Václav Brožík

Wenceslas Václav Brožík (1851-1901) est un peintre d’histoire originaire de Bohême occidentale. Actif à Paris à partir de 1876, il mène la majeure partie de sa carrière entre Paris et Prague. Václav Brožík était alors l’un des principaux peintres officiels d’Autriche-Hongrie. Il s’est distingué par ses peintures d’histoires, ses portraits historiques, ainsi que ses peintures de genre historiques.

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La biographie de Václav Brožík

La biographie de Václav Brožík est relativement succincte.

Le peintre étudie très jeune la peinture et la lithographie, qui deviennent ses deux mediums privilégiés. Il se forme notamment au sein de l’Académie des Beaux-Arts de Prague sous la direction d’Antonín Lhota et Emil Lauffer, deux peintres académiques tchèques. Václav Brožík poursuit cet enseignement en Allemagne, à la Hochschule der Bildenden Künste de Dresde, avant de se rendre à Munich.

Václav Brožík achève ses études à Paris, auprès de Léon Bonnat, peintre et graveur excellant dans les sujets religieux. Il s’installe à Paris à partir de 1876.
Dès 1878, Václav Brožík connaît une importante renommée grâce à la peinture d’histoire monumentale qu’il présente au Salon de Paris. Son mariage du roi tchèque et hongrois Ladislav Pohrobek à la cour française de Charles VII lui vaut une médaille d’or à ce Salon.

A partir de cette date, il commence à collaborer avec le collectionneur et marchand d’art parisien Charles Sedlmeyer, dont il épouse la fille Hermine Sedelmeyer. Cette collaboration permet à Václav Brožík d’accéder à une certaine aisance financière, et de se consacrer à la peinture. Il peint alors uniquement sur commande, et son beau-père commercialise ses œuvres dans toute l’Europe, et jusqu’aux Amériques. Václav Brožík a alors une clientèle étendue, ce qui entraine une production abondante.
En raison de son succès, Václav Brožík est nommé professeur de peintures d’histoires à l’Académie des Beaux-Arts de Prague en 1893. Pour pouvoir assurer sa charge d’enseignement tout en maintenant ses relations parisiennes, le peintre fait à partir de cette date une navette régulière entre Paris et Prague.

En 1896, Václav Brožík est nommé membre de l’Académie des beaux-arts de Paris, en tant que peintre associé étranger. Couvert d’honneurs, il est même anobli par l’empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph Ier, et se fait dès lors appeler Václav Brožík von Valrose.

L’artiste meurt prématurément d’une crise cardiaque en 1901, alors qu’il atteint le sommet de sa carrière. Il est inhumé à Paris, au cimetière de Montmartre.

L’œuvre de Václav Brožík

L’œuvre de Václav Brožík est surtout réputée pour ses tableaux d’histoire, qu’il présente au sein des multiples expositions européennes. Il figure avant tout l’histoire nationale de la Bohême. Sa Députation nuptiale de Ladislav, roi de Bohême, auprès de Charles VII, roi de France (1877) et sa Condamnation de Jan Hus au Concile de Constance et l’Élection de Jiří de Poděbrady comme roi de Bohême (1883 et 1898) demeurent ses œuvres les plus célèbres. A travers ses peintures d’histoire, Václav Brožík s’efforce de renforcer le sentiment national tchèque, à une période où émerge la culture nationale, et où son peuple cherche à s’affirmer politiquement au sein de l’empire austro-hongrois. Artiste officiel de l’Empire, Václav Brožík manifeste néanmoins sa loyauté envers la dynastie des Habsbourg et la monarchie austro-hongroise, avec des œuvres telles que Tu Felix Austria Nube (1897).

En termes de portraits, Václav Brožík privilégie également le genre historique. Il représente ses commanditaires en costume historique ou de fantaisie, comme ce fut le cas pour l’actrice Julie Šamberková, figurée dans le rôle de Messaline (1876 ).

Son intérêt pour la peinture d’histoire se décline également dans ses tableaux de genre, comme en témoigne sa Lecture de la Bible chez les protestants (1888). Václav Brožík privilégie dans ce contexte les scènes d’intérieur, en particulier les salons. Il s’intéresse également aux scènes villageoises, représentées dans la tradition réaliste du peintre français Jules Breton.

Tout au long de sa carrière, Václav Brožík présente une esthétique au réalisme dépouillé, qui met en valeur la prestance de ses modèles.

La cote des œuvres de Václav Brožík

La cote des œuvres de Václav Brožík connait une croissance continue depuis les années 2000, avec une hausse de l’indice des prix de 216% depuis cette date. La plupart de ses œuvres s’échangent sur le marché tchèque, mais il est aussi bien représenté aux Etats-Unis.

La vente de ses toiles constitue 89% des ventes de Václav Brožík. Les peintures s’acquièrent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €, mais les records dépassent régulièrement les 100 000 €. La meilleure vente a été réalisée en 2018 à Prague avec Děti v lese (les enfants dans la forêt), adjugé pour 202 248 € (5 200 000 CZK ).
Bien plus accessibles, les dessins et aquarelles peuvent être acquis généralement pour 100 à 500 €. Certaines feuilles atteignent cependant les 50 000 €.

Václav Brožík, Bretaňská krajina s pasačkou (Paysage breton avec une bergère), vers 1890, Galerie Itm.

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Václav Spála

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Estimation et cote de l'artiste Vaclav Spála

Václav Špála (1885-1946) est un artiste peintre et graveur, représentant du foyer cubiste puis expressionniste tchèque. Il s’implique notamment au sein du mouvement des Tvrdosijni (les Obstinés). Vous possédez une œuvre (tableau, estampes, gouaches) de Václav Špála dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne avec les experts d’Estimon’objet ! 

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Prix des œuvres de Václav Špála

  • Peinture (huile sur toile / panneau) – entre 500 € et plus de 560 000 €

  • Dessin, aquarelle et œuvres sur papier – entre 100 € et 30 000 €

  • Estampe (linogravure, gravure, lithographie) – entre 50 € et 5 000 €

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La formation artistique de Václav Špála

Avant de se tourner vers la peinture, Václav Špála suit un premier cursus en ferronnerie. Il est diplômé de l’École de serrurerie de Hradec Králové. Une fois cette formation initiale achevée, Václav Špála se rend à Prague, où il décide de se consacrer à la peinture. Václav Špála apprend les rudiments de la peinture auprès du paysagiste Ferdinand Engelmüller, puis s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, où il reste de 1903 à 1908. Cependant, déçu par le milieu académique, Václav Špála quitte ce cursus sans l’achever. Il effectue une série de voyages qui stimulent sa création artistique, en France, en Hongrie, et en Yougoslavie. Installé à Dubrovnik, Václav Špála adopte l’esthétique Fauve. Dès l’année suivante, le peindre rejoint le groupe d’avant-garde des Obstinés (Tvrdosijni).

La période cubiste de Václav Špála (1911-1923)

Le style de Václav Špála se transforme progressivement sous l’influence du Cubisme, qu’il traduit de façon personnelle. L’artiste peint à l’aide de coups de pinceaux vifs, et met l’accent sur le rythme de ces pinceaux. Ses motifs de prédilection sont les baigneuses, les lavandières, et les paysages de Bohême. Václav Špála rejoint le cercle de Mánes en 1909, mais l’union artistique conservatrice se montre réticente à son approche cubiste. L’artiste quitte donc le cercle en 1911, pour fonder le Groupe des artistes plasticiens, d’orientation cubo-expressionniste. Réceptif au Cubisme orphique, Václav Špála réalise des tableaux structurés, organisés en plans géométriques, mais sans manifester d’intérêt pour la profondeur. Les toiles se distinguent également par leur grande sensualité. Chant de la campagne (1914) et Trois lavandières (1915) témoignent de cette période particulière de la carrière de l’artiste. En 1917, Václav Špála expose avec le groupe Tvrdošíjní (Les Obstinés) et s’associe plus étroitement à Josef Čapek. A cette période, le peintre se détourne progressivement du Cubisme, qu’il considère comme trop conceptuel.

Václav Špála, peintre expressionniste

Václav Špála évolue dans les années 1920 vers un expressionnisme plus marqué. Il abandonne les représentations de personnages, pour se consacrer aux peintures de paysages et de natures mortes. L’artiste traduit de façon expressive les volumes et les couleurs, se tenant toujours à la frontière de l’Abstraction. Les toiles de Václav Špála présentent des dominantes de couleur. De 1923 à 1926, on parle de « période verte » de l’artiste, en raison de la prédominance du vert dans ses paysages, qu’il fait contraster par des touches ocres. A partir de 1927, Václav Špála entre dans sa « période bleue », avec une dominante de tons bleus. Occasionnellement, Václav Špála exprime son goût de la couleur dans quelques portraits réalistes, et des peintures de fleurs. Après 1930, Václav Špála manie de manière plus libre la peinture. Il réalise un nombre croissant de natures mortes, en camaïeu de bleu, rouge et blanc, les couleurs nationales. Les formes qui s’épanouissent sur ses toiles se font plus structurées et dynamiques, sous l’influence d’Erich Heckel, Max Pechstein et Karl Schmidt-Rottluff. Václav Špála se rapproche alors de l’Abstraction, sans pour autant franchir le pas. Peintre éminent, Václav Špála devient le président du Cercle de Mánes en 1936. En tant que chef de file du mouvement expressionniste s’étant employé à traduire un sentiment national tchèque, il est décoré peintre national en 1945.

La cote des œuvres de Václav Špála

Václav Špála compte parmi les peintres ayant introduit la modernité cubiste et expressionniste en République Tchèque. Pour cette raison, la cote de ses œuvres connaît une hausse stable et non démentie depuis 2008. L’indice des prix de vente de ses œuvres a quadruplé depuis cette date. Les toiles de Václav Špála s’échangent pour 10 000 à 50 000 €, avec des records dépassant les 100 000 €. La meilleure vente a été réalisée en 2021 à Prague, avec Bathing Woman / Landscape nearby Veltrusy (1917-1921), une toile cubiste adjugée pour 393 363 € (10 200 000 CZK). Les aquarelles de l’artiste sont également très prisées sur le marché de l’art. Elles représentent aujourd’hui 21% des œuvres en circulation sur le marché. Il est possible d’acquérir une feuille pour 500 à 5 000 €. Enfin, ses estampes sont les œuvres les plus accessibles. Un budget de 100 à 500 € suffit généralement à en acheter une. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Václav Špála et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une peinture de Václav Špála en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Václav SPALA (1885-1946) Vase au bouquet sur les escaliers. 1932 Huile sur toile Signée et datée en bas à droite

Reconnaître la signature de Vaclav Spála

Savoir reconnaître la signature de Václav Špála est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre tchèque majeur du modernisme, figure centrale de l’avant-garde de Prague et du cubisme puis de la peinture post-cubiste et expressionniste. Sur ses huiles sur toile — telles que ses célèbres paysages de Bohême, ses vues de Prague, ses bouquets et ses scènes rurales aux couleurs intenses — Špála signe généralement « Špála » ou « V. Špála », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive énergique et lisible, utilisant une teinte sombre ou bleutée qui contraste avec ses aplats chromatiques puissants. Sur ses dessins et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché très actif en Europe centrale où circulent œuvres d’atelier, attributions incertaines et faux, faire vérifier la signature de Václav Špála par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Václav Špála, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une œuvre sur papier.

Expertise signature Václav Spala
Signature Václav Spala

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Birger Sandzén

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Estimation et cote de l'artiste Birger Sandzén

Birger Sandzén (1871-1954) est un peintre et graveur suédois, reconnu avant tout pour la modernité de ses paysages. Il établit sa renommée comme peintre après son installation aux Etats-Unis en 1894, où il mène toute sa carrière.

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La formation de Birger Sandzén entre Stockholm et Paris

Birger Sandzén étudie l’art en Suède, avant de compléter sa formation à Paris. Fils de l’aquarelliste Clara Sylvén, il manifeste très jeune un intérêt pour l’art. Il étudie auprès de Olof Erlandsson, avant de rejoint l’Université de Lund puis de Stockholm.

Ayant échoué à intégrer l’Académie royale des arts de Suède, il se joint à un groupe de jeunes artistes de Stockholm, par la suite nommé Konstnärsförbundet (Ligue des artistes), dirigé par Anders Zorn, Carl Per Hasselberg, et Sven Richard Bergh.

Ces derniers incitent Birger Sandzén à achever sa formation à Paris. Suivant leur conseil en 1894, il s’inscrit dans l’atelier parisien d’Edmond Aman-Jean, artiste proche d’Ernest Laurent et Georges Seurat, qui lui fait découvrir le pointillisme. L’enseignement d’Edmond Aman-Jean a une influence durable sur Birger Sandzén, qui adopte une approche tonale et applique la méthode divisionniste jusqu’à la fin des années 1910, formant des paysages vibrants.

La carrière de Birger Sandzén aux Etats-Unis

Birger Sandzén enseignant

Le séjour parisien de Birger Sandzén est très bref, car il se voit offrir la même année un poste d’enseignant par Carl Aaron Swensson au collège de Bethany, aux États-Unis. En 1894, il part donc à Lindsborg, dans le Kansas, où il mène toute sa carrière. D’abord enseignant en art et langues, il devient rapidement le directeur artistique du collège. L’artiste fait alors venir son ami Carl Lotave, rencontré au sein de la Konstnärsförbundet, pour qu’il enseigne lui aussi dans cette école.

Birger Sandzén a une influence importante sur le développement des arts dans le Kansas. Avec Carl Lotave et N. G. Malm, il la première exposition d’art suédois-américain, qui devient par la suite l’exposition annuelle d’art du Midwest. En 1913, Birger Sandzén crée également the Smoky Hill Art Club, association encourageant l’intérêt artistique à Bethany et Lindsborg.

Les inspirations de Birger Sandzén

Birger Sandzén s’inspire désormais de la nature américaine. Les paysages de la région de Smoky Hill River Valley au centre du Kansas lui fournissent désormais une grande partie de ses sujets de peinture. Après son mariage avec Alfrida Leksell en 1900, pianiste rencontrée au collège de Bethany, il peint fréquemment les paysages de Comté de Graham dans le Kansas, où les parents de sa femme ont emménagé en 1906.

A partir de 1913, Birger Sandzén se rend régulièrement dans le Colorado. Fasciné par la couleur et la structure des montagnes du Parc national des montagnes Rocheuses et du parc national de Yellowstone, il en fait des motifs de prédilection de ses œuvres.

Les techniques de Birger Sandzén

Birger Sandzén est un peintre prolifique, qui pratique différentes techniques. S’il privilégie la peinture à l’huile (2 800 œuvres), il se révèle également un excellent aquarelliste. Son utilisation audacieuse du trait et de la couleur à partir des années 1910 est décrite comme Post-impressionniste. On le désigne alors comme un nouveau Vincent Van Gogh.

A partir de 1916, Birger Sandzén s’initie également à l’art de l’estampe. Il pratique contemporainement la lithographie et la xylogravure, avant de se former à la linogravure en 1921. Cette dernière technique permettant davantage de souplesse dans le geste, supplante les deux autres à partir de 1930. Birger Sandzén apprécie particulièrement l’estampe, qui permet aisément de faire un grand nombre de tirage. Il offre généralement les tirages aux acquéreurs de ses peintures.

La cote des œuvres de Birger Sandzén

Dès les années 1940, l’action de Birger Sandzén est reconnue pour son action pour la promotion des relations culturelles entre les Etats-Unis et la Suède. Il reçoit alors du gouvernement suédois l’Ordre de Vasa et l’Ordre de l’étoile du Nord, et des doctorats honorifiques de diverses institutions américaines, dont le Collège luthérien de Midland, l’Université du Nebraska, et l’Université d’Etat du Kansas.

Le peintre est encore aujourd’hui très prisé des collectionneurs américains. Ses toiles s’échangent pour la plupart pour 10 000 à 50 000 €, et dépassement régulièrement les 100 000 €. Ainsi, Summer in the Mountains (1923) s’est vendue en 2011 pour 386 154 € (550 000 $ ) à Santa Fe. Les aquarelles, plus accessibles, peuvent être acquises pour 1 000 à 5 000 €, et un budget de 100 à 1 000 € suffit pour obtenir une de ses estampes.

Birger Sandzén, Creek at Moonrise (vers 1921) , Brooklyn Museum

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Jean-Auguste-Dominique Ingres

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Auguste-Dominique Ingres

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), peintre français né à Montauban, est l’un des artistes les plus emblématiques de son époque. Élève de Jacques-Louis David (1748-1825) à Paris, il hérite de son style néoclassique et développe sa propre identité à travers des lignes dites pures et une interprétation personnelle de la beauté.

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Jean-Auguste-Dominique Ingres, sa vie entre la France et l’Italie

Jean-Auguste-Dominique Ingres découvre la peinture auprès de son père sculpteur, à Montauban. Cet attrait précoce pour ce domaine le pousse à intégrer l’Académie des Beaux-Arts de Toulouse à l’âge de onze ans, puis à rejoindre Paris. Il devient alors l’élève de Jacques-Louis David en 1796 lorsqu’il rejoint son atelier comme assistant. Considéré comme l’initiateur et le représentant du mouvement néoclassique en France, Jacques-Louis David enseigne à Jean-Auguste-Dominique Ingres les fondements du néoclassicisme, lui permettant deux ans plus tard d’accéder à l’École des Beaux-Arts de Paris.

En 1801, Dominique Ingres reçoit le prix de Rome mais ne part en Italie pour étudier à la Villa Médicis qu’en 1806. Il y reste quatre ans, durant lesquels il se perfectionne dans le nu féminin. Son admiration pour les maîtres de la Renaissance lui fait découvrir Raphaël, qui aura une influence sur son travail jusqu’au bout. Pendant cette période, Dominique Ingres réalise notamment La Baigneuse en 1808, mais aussi des peintures historiques. Il continue d’envoyer ses tableaux en France, mais ceux-ci sont mal accueillis, si bien qu’il décide de poursuivre ses études en Italie.

Dominique Ingres se marie en 1813 et devient un portraitiste renommé, notamment grâce à son célèbre tableau La Grande Odalisque réalisé en 1814. Il retourne ensuite à Paris en 1824 avec sa femme, repart en Italie entre 1835 et 1841 en tant que directeur de l’Académie de France à Rome, puis de nouveau à Paris pour y peindre des portraits.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, sa rivalité avec Eugène Delacroix

Si Dominique Ingres est reconnu pour ses traits, Eugène Delacroix (1798–1863) s’oppose naturellement à lui dans le traitement des couleurs. D’une part, Dominique Ingres propose un style académique propre au mouvement néoclassique, visible dans la rigueur de ses œuvres, bien que le traitement des corps soit controversé. D’autre part, Eugène Delacroix est affilié au mouvement romantique et fait un usage atypique de la couleur.

C’est lors du Salon de Paris en 1827 que l’opposition entre le romantisme et le néoclassicisme devient flagrante. Jean-Auguste-Dominique Ingres propose l’Apothéose d’Homère, tandis qu’Eugène Delacroix expose la Mort de Sardanapale, laquelle est mal reçue en raison de ses codes trop éloignés de l’Académie. L’œuvre d’Ingres est droite, symétrique, pure, classique : elle correspond en tous points à la vision et aux codes de l’Académie, quand celle de Delacroix est chaotique, morbide et malsaine.

Jean-Auguste-Dominique Ingres, ses œuvres critiquées

Les critiques et accueils réservés aux œuvres de Dominique Ingres sont sa première motivation à s’établir à un endroit. Il part en Italie quand son portrait Napoléon Ier sur le trône impérial en 1806 est rejeté, puis reste à Rome quand ses toiles envoyées à Paris reçoivent de mauvaises critiques. Il repart alors en France après le succès de Vœu de Louis XIII, exposé au Salon de Paris en 1824, puis s’établit à nouveau en Italie quand l’accueil du Martyre de saint Symphorien porte un coup à sa carrière. Il reviendra finalement une dernière fois en France pour poursuivre ses portraits et réaliser des commandes d’œuvres décoratives.

Durant toute sa carrière, Dominique Ingres s’est confronté aux critiques parfois très crues de ses pairs, mais également de la part d’écrivains et poètes qui prenaient alors le parti de l’école romantique. La raison provient des contradictions qu’il impose entre ses modèles et ses propres critères de beauté. Bien qu’il appartienne à l’école classique de David, Jean-Auguste-Dominique Ingres n’hésite pas à déformer les corps, quitte à leur donner des angles absurdes, en adéquation avec sa vision unique de la beauté.

La cote des œuvres de Jean-Auguste-Dominique Ingres

La renommée de Jean-Auguste-Dominique Ingres a permis d’exposer ses œuvres dans les plus grands musées. Toutefois, ses dessins, estampes et aquarelles circulent encore parfois dans les ventes d’œuvres d’art. À titre d’exemple, le Portrait d’homme en buste, réalisé au crayon, a été estimé à 120 000€ et s’est vendu à 193 000€. Quant aux peintures à l’huile, le Portrait de la comtesse de la rue en 2009 part pour 1,8 millions d’euros. Ses œuvres se vendent entre 90€ pour une estampe, et 1 800 000€ pour une peinture.

La Grande Odalisque (1814), huile sur toile, 91 × 162 cm, Paris, musée du Louvre.

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Charles Despiau

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Estimation et cote de l'artiste Charles Despiau

Charles Despiau (1874-1946) est un sculpteur français reconnu pour l’expressivité de ses portraits. Artiste à la rigueur classique, il fait la synthèse entre l’art néoclassique et la modernité d’Auguste Rodin.

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La formation académique de Charles Despiau

Charles Despiau, fils et petit-fils de maîtres plâtriers, se forme très jeune à la sculpture. A l’âge de 17 ans, il se rend à Paris pour étudier à l’École des Art Décoratifs auprès d’Hector Lemaire, ancien élève de Jean-Baptiste Carpeaux.

Charles Despiau est ensuite admis dans l’atelier de Louis-Ernest Barrias à l’École Nationale des Beaux-Arts, où il demeure entre 1893 et 1896. Il met cette période à profit pour fréquenter assidûment le Musée du Louvre et le musée des Monuments français.

Charles Despiau prend parti sur le débat de la pertinence du vêtement moderne dans la sculpture. A cette période où la sculpture néo-classique est le style officiel, la plupart des artistes privilégient les tenues à l’Antique. Charles Despiau pour sa part choisit de doter ses modèles de vêtements contemporains dès ses premières œuvres, comme Au Départ (1901). Rapidement néanmoins, il élabore un type de portraits coupé au cou, qui ne nécessite plus la présence de vêtements.

Charles Despiau se fait connaitre en exposant ses bustes dans les différents salons parisiens. Ainsi, il expose pour la première fois au Salon des Artistes Français en 1898 avec un buste du sculpteur Léon Drivier. En 1900, c’est un buste de Mademoiselle Rudel, sa future épouse, qu’il y présente.

En 1901, l’artiste est accepté au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de Paris, avec son buste de Marc Worms (1901). Dès l’année suivante, Charles Despiau est associé du Salon des Jeunes Sculpteurs Indépendants. Il y est finalement intégré en 1904, après son premier succès au Salon, où il présente son buste Petite fille des Landes (1904). Un tirage en bronze est même commandé par le l’Etat.

Charles Despiau sous l’égide d’Auguste Rodin

Auguste Rodin remarque le talent de Charles Despiau au Salon de la Société des Beaux-Arts de 1907, où il expose buste intitulé Paulette (1907). Auguste Rodin lui propose alors de devenir responsable du magasin de marbre de son atelier, où il demeure jusqu’en 1914.

Sous les directives d’Auguste Rodin, Charles Despiau réalise en tant que praticien deux bustes de marbre imaginés par le maître. Il s’agit du portrait de Madame Barbre Elisseief (1909), et de celui du bactériologiste Gabritchevsky. Charles Despiau débute également Le génie du repos éternel (1914), destiné au monument en l’honneur de Pierre Puvis de Chavannes au Panthéon.

Grâce au Auguste Rodin, qu’il admire fortement, Charles Despiau accroît son aisance technique. L’influence du maître sur son esthétique est durable. Ainsi, son Homme assis (1929) évoque fortement Le Penseur d’Auguste Rodin. Cependant, Charles Despiau demeure attaché à l’équilibre et à l’harmonie du classicisme. Mêlant modernité et néoclassicisme, il adopte un style proche du classicisme sobre d’Aristide Maillol.

Dans ses portraits, Charles Despiau s’attache à capter les expressions subtiles des visages humains, tout en les dotant d’un calme classique. Artiste minutieux, il a souvent besoin de plus de 60 séances de pose pour saisir l’essence de son modèle. Charles Despiau réalise de cette manière des portraits notamment de Mme André Derain, Mme Othon Friesz, et d’André Dunoyer de Segonzac.

Charles Despiau, artiste officiel

A l’issue de la Première guerre mondiale, le style de Charles Despiau correspond au goût dominant, qui privilégie un Retour à l’ordre. Il est donc choisi pour de nombreuses commandes officielles, à commencer par le monument aux morts de sa ville natale, Mont-de-Marsan, qu’il réalise entre 1920 et 1922.

En 1923, il commence à exposer à Paris au Salon d’Automne et au Salon des Tuileries, qu’il contribue à fonder.

Charles Despiau accède également à une activité d’enseignement la même année. Il débute à l’Académie de la Grande Chaumière en 1923, puis à l’Académie Scandinave en 1927. Charles Despiau diffuse ainsi son esthétique classicisante, et compte parmi ses élèves Arno Brecker, le futur sculpteur officiel du régime nazi.

Dans les années 1930, la carrière de l’artiste est récompensée par de multiples hommages officiels. Une rétrospective est organisée en son honneur à la XVIIIème Biennale de Venise en 1930. Il est également fait Commandeur de la Légion d’Honneur en 1936. Enfin, il reçoit en 1937 une commande officielle qui l’occupe jusqu’à la fin de sa vie. Il s’agit de la statue monumentale d’Apollon pour la terrasse du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (1937-1946).

Dans la dernière décennie de sa carrière, Charles Despiau s’essaie également aux illustrations. Une édition des Fleurs du mal de Charles Baudelaire est publiée en 1933 avec 50 illustrations de Charles Despiau, et il orne également Les Olympiques d’Henri de Montherlant (1943) de dessins sculpturaux.

La cote des œuvres de Charles Despiau

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Chaïm Soutine

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Estimation et cote de l'artiste Chaïm Soutine

Chaïm Soutine (1893-1943), peintre d’origine russe, est l’un des représentants les plus éminents de l’Ecole de Paris.

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Les premières œuvres de Chaïm Soutine

Les premières œuvres de Chaïm Soutine sont aujourd’hui peu connues. L’artiste grandit au sein d’une famille juive orthodoxe, et se heurte à l’opposition de sa communauté lorsqu’il commence à pratiquer le dessin. Il s’en émancipe à son départ pour Minsk, à l’âge de 16 ans. A l’Ecole des Beaux-Arts de Vilno où il étudie de 1910 à 1913, il découvre les mouvements de l’Avant-garde européenne.

Encouragé par ses condisciples Pinchas Kremen et Mikhail Kikoin, Chaïm Soutine s’installe à Paris en 1913. Il étudie dans l’atelier de Fernand Cormon à l’École des Beaux-Arts (1913-1915), et occupe son temps libre en fréquentant le Louvre. Il s’installe à la Ruche, le quartier des artistes de la rue de Vaugirard, puis déménage à la Cité Falguière, où il rencontre Marc Chagall, Henri Laurens, Fernand Léger, Osip Zadkine, Pinchus Krémègne, Michel Kikoine, et Jacques Lipchitz. Il devient un ami proche d’Amadeo Modigliani en 1915.

Pour ses premières œuvres, Chaïm Soutine adopte des lignes simples, et une palette restreinte à l’ocre et au marron. Ses toiles traduisent une grande tristesse, comme Nature morte à la soupière (1914-1916), ou encore Fille en bleu (1915-1916). Ces toiles comptent parmi les rares toiles de jeunesse de Chaïm Soutine connues, car il en détruit la majeure partie en 1914-1915 au cours d’un épisode de dépression.

La manière expressionniste de Chaïm Soutine

Chaïm Soutine élabore une manière expressionniste au début des années 1920. A l’incitation de son marchand Léopold Zborowski, le peintre se rend à Céret chaque été entre 1919 et 1921, et y met au point un style nouveau. Léopold Zborowski manifeste cependant peu d’enthousiasme devant cette évolution.

Les paysages de Chaïm Soutine se font plus intenses et lyriques. Il représente des paysages tourmentés, pris dans des tourbillons de feuilles, et des villages aux rues escarpées, aux maisons tordues. Il travaille par série, et son style a tonalité expressionniste évolue désormais peu.

A partir de 1923, Chaïm Soutine représente davantage de personnages, pour lesquels il adopte un type physique spécifique. Il les dote d’un nez tordu, leur bouche entrouverte révèle des dents gâtées, leurs yeux, fuyants, sont vides ou effrayés, et leurs mains gonflées sont rouges de sang. En ce qui les concerne, leurs costumes offrent de vifs contrastes de couleur.

Cette année-là, Chaïm Soutine vend une partie de ses tableaux au médecin américain Albert Coombs Barnes, pour qu’il les expose au sein de sa fondation. Ce dernier l’installe dans sa villa du parc Montsouris, où vivent déjà Georges Braque, Jean Lurçat, Tsugouharu Foujita et Chana Orloff. Le peintre demeure cependant peu de temps dans cette villa, et se rend à Cagnes puis rue du Saint-Gothard à Paris.

Entre 1924 et 1926, Chaïm Soutine privilégie la thématique des natures mortes d’animaux, s’inspirant des œuvres vues au Musée du Louvre. Ainsi, c’est par admiration pour La Raie de Jean Siméon Chardin qu’il réalise la Nature morte à la raie (1924), et Bœufs écorchés (1925) puise inspiration dans les carcasses peintes par Rembrandt Van Rijn et Francisco de Goya.

La première exposition personnelle de Chaïm Soutine a lieu à Paris, à la Galerie Bing, en 1927.

La production de l’artiste décroit à partir de 1930 en raison de sa maladie. Il réside de 1930 à 1936 près de Chartres chez Marcellin et Madeleine Castaing, au château de Lèves. C’est là qu’il peint son unique tableau de nu, Nu Féminin, en 1933. Lorsque la Seconde guerre mondiale est déclarée, Chaïm Soutine se trouve en visite chez des amis à Civry, près d’Avallon. Il y reste jusqu’en 1941, puis se réfugie en Touraine dans le village de Champigny-sur-Veuldre après un bref passage dans Paris occupée. Très malade, il meurt pendant la guerre au cours d’une opération chirurgicale.

La cote des œuvres de Chaïm Soutine

Représentant de l’Ecole de Paris au style unique, Chaïm Soutine remporte l’adhésion de nombreux collectionneurs internationaux. Ses toiles circulent peu sur le marché, et ses œuvres abouties, particulièrement rares, suscitent des records lors des ventes. L’indice des prix de vente de ses toiles a connu une hausse de 300% depuis les années 2000, témoignant de la constance du goût des collectionneurs pour le peintre.

Les toiles de Chaïm Soutine s’échangent rarement pour moins de 100 000 €, et les prix de vente dépassent régulièrement les 5 000 000 €. Ils peuvent monter jusqu’à 22 325 000 € (25 000 000 $ ), comme ce fut le cas en 2015 à New York pour Le Bœuf (v.1923).

Chaïm Soutine, Le Gros Arbre bleu, 1920-21, huile sur toile (83 × 80 cm), Orangerie, Paris.

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August Macke

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Estimation et cote de l'artiste Auguste Macke

Auguste Macke (1887-1914), peintre et dessinateur, est une figure majeure de l’Expressionnisme allemand. Il est connu avant tout pour son implication dans le groupe de Der Blaue Reiter.

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La formation artistique d’August Macke

La formation artistique d’August Macke résulte de nombreuses influences, et se nourrit de ses voyages.

August Macke grandit en Rhénanie, entre Cologne, Düsseldorf et Bonn. Sensibilisé par son père, ingénieur, au dessin et à la musique, il se découvre très jeune un talent artistique. Souhaitant se consacrer à la peinture, il s’inscrit à la Kunstakademie de Düsseldorf (1904-1906). Il suit également des cours du soir à l’Ecole des Arts décoratifs, ce qui lui permet de diversifier ses sujets.

August Macke voyage alors dans toute l’Europe. Il parcourt l’Italie, la Suisse, les Pays-Bas, la Belgique, et enfin la France, renouvelant ainsi ses inspirations. A l’occasion de son séjour en Suisse, il découvre les peintures d’Arnold Böcklin et Ferdinand Hodler, et se rapproche du Réalisme symboliste.

August Macke, un peintre sensible à la modernité parisienne

August Macke s’affirme comme un peintre d’une grande modernité, et fait évoluer son style au fil de ses découvertes de l’Avant-garde parisienne.

L’artiste visite Paris pour la première fois en 1907. Éprouvant une forte admiration pour l’art d’Auguste Renoir, il assimile les codes de l’Impressionnisme français, en particulier la peinture en plein air. A son retour à Berlin, August Macke s’inscrit dans l’atelier de Lovis Corinth (1907-1908), représentant allemand de l’Impressionnisme.

En 1908, August Macke retourne à Paris pour conseiller l’industriel Bernhard Koehler dans la constitution d’une collection de peintures modernes françaises. Pour le compte de son commanditaire, il acquiert de nombreuses œuvres impressionnistes et néo-impressionnistes, en particulier deux toiles de Georges Seurat. L’influence nouvelle du Néo-Impressionnisme se traduit alors dans les œuvres contemporaines d’August Macke, notamment Jardin ensoleillé (1908).

A l’occasion de sa troisième visite à Paris, à la fin de l’année 1909, c’est l’art d’Henri Matisse qui marque Auguste Macke. Il simplifie alors les formes de ses paysages et natures mortes, et emploie des couleurs plus saturées.

August Macke, membre de Der Blaue Reiter

August Macke s’installe à Munich en 1909, et se rapproche des peintres de Der Blaue Reiter, en particulier Franz Marc, Vassily Kandinsky, et Paul Klee. Il participe à la publication de l’Almanach (1912), ouvrage fondamental du mouvement expressionniste, et expose avec ses membres en 1911 et 1912 à Munich. En 1912, August Macke présente également ses œuvres à Berlin, aux cotés des membres de la Neue Sezession.

Le peintre renouvelle ses influences en 1912, lorsqu’il effectue une quatrième visite à Paris en compagnie de Franz Marc. Il y rencontre Henri Le Fauconnier et Robert Delaunay, dont il reprend le principe des « contrastes simultanés ». Fortement inspiré par la série des Fenêtres de ce dernier, August Macke accentue ses recherches autour de la couleur pure, avant de s’essayer à l’Abstraction en 1913.

Après un court séjour en Suisse, sur le lac de Thoune (1913-1914), August Macke entreprend un voyage décisif en Tunisie avec Louis Moilliet et Paul Klee. Très marqué par la luminosité vive qu’il y découvre, il revient à Bonn avec de nombreuses aquarelles, peintures de petites dimensions, et photographies. Dans des œuvres telles que son Paysage avec vache et chameau (1914), August Macke mêle compositions géométriques et formes symboliques, qu’il restitue de façon colorée.
La carrière d’Auguste Macke est brutalement interrompue à son retour de Tunisie. Il est immédiatement appelé pour combattre sur le front allemand de la Première guerre mondiale, et meurt en Champagne à l’âge de 27 ans, dès 1914.

L’estimation des œuvres d’August Macke

August Macke compte parmi les principaux représentants de l’Expressionnisme allemand, formant un lien entre le Fauvisme, le Cubisme, le Futurisme, et l’Orphisme. A ce titre, ses toiles sont très prisées des collectionneurs. Malgré la brièveté de sa carrière, il demeure encore de nombreuses toiles en circulation sur le marché.

Les toiles s’échangent pour la plupart pour 100 000 à 500 000 €, avec des adjudications qui dépassent parfois le million. Ce fut le cas en 2000, pour Markt in Tunis (1914), vendu 4 386 559 € (2 600 000 £ ) à Londres. La toile détient encore aujourd’hui le record des ventes.

Ses aquarelles sont elles aussi fort recherchées sur le marché de l’art. Elles s’acquièrent généralement pour 10 000 à 50 000 €, mais peuvent elles aussi atteindre des sommes record. Im Bazar (1914) a ainsi atteint les 4 000 000 € lors d’une vente à Londres en 2011.

August Macke, L’ nier (1914), aquarelle, August-Macke-Haus, Bonn

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Estimation gratuite Antonín Procházka

Antonín Procházka

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Estimation et cote de l'artiste Antonín Procházka

Antonín Procházka (1882-1945) est un peintre et artiste plasticien, représentant du cubo-expressionnisme tchèque.

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Formation d’Antonín Procházka

Antonín Procházka se forme à Prague à l’Académie des arts appliqués puis à l’Académie des Beaux-Arts, auprès de Vlaho Bukovac et Harald Schwaiger de 1902 à 1906.
A l’issue de ses études, il entreprend un voyage d’études à travers l’Europe avec ses condisciples Emil Filla et Friedrich Feigl. Le peintre demeure particulièrement marqué par sa découverte de la France et de l’Allemagne.

A son retour à Prague, en 1907, Antonín Procházka participe à la fondation du groupe d’Avant-garde connu sous le nom de Osma (les Huit). Il fait dans son style la synthèse des styles qu’il a pu découvrir au cours de ses voyages, les Post-impressionnistes Paul Cézanne et Vincent Van Gogh, les Fauves, et les Expressionnistes. Après un nouveau séjour à Paris à l’Automne 1909, Antonín Procházka se familiarise au Cubisme.

Rapidement, l’artiste élabore une manière qualifiée de Cubo-expressionniste, avec des œuvres telles que Prométhée (1910-1911). A la même période, l’artiste rejoint le cercle de Mánes (1910), association d’artiste relativement conservatrice. Il le quitte cependant rapidement pour former le Groupe des artistes plastiques (Skupina Vytvarnich Umelcu)

Le cubo-expressionnisme d’Antonín Procházka

Antonín Procházka développe une version personnelle du cubo-expressionnisme tchèque. S’il applique rigoureusement les principes du cubisme synthétique tel que pratiqué par Jean Metzinger ou Louis Marcoussis, il soigne bien davantage la réalisation des détails, donnant à ses compositions un accent naïf peu habituel parmi les cubistes.

A partir de 1912, il introduit même dans ses œuvres une certaine sensualité et légèreté dans ses œuvres, comme en témoigne La Jeune fille à la pêche (1912).

Antonín Procházka explore également d’autres champs de la création, et s’investit entre 1912 et 1914 dans différents projets d’architecture, mobilier, vases et luminaires. Il contribue à diffuser en République tchèque l’esthétique cubiste, qu’il envisage comme un style universel.

Evolution vers un cubisme ophique

A partir de 1915, Antonín Procházka renouvelle son approche du Cubisme, et se rapproche de l’Orphisme. S’il ne franchit pas la limite de l’Abstraction pure, il s’en inspire dans les formes, comme le montre La cantatrice (1916).

Après la Première guerre mondiale, Antonín Procházka assouplit son Cubisme orphique, qu’il enrichit toujours de détails. Il se plaît à multiplier les techniques, n’hésitant pas à mêler du sable à la peinture et à l’appliquer au couteau sur certaines parties de ses compositions, tandis que d’autres pans de ses toiles présentent un clair-obscur contrasté. Le peintre s’essaie également à la peinture à l’encaustique.

Dans les années 1920, le pays constitue un important foyer cubiste, et même le cercle de Mánes s’est laissé séduire. Antonín Procházka le réintègre donc en 1922, alors qu’il est bien favorable à ses idées. Son esthétique est désormais acceptée du plus grand nombre, et il occupe même une fonction d’enseignant de dessin dans une école de Brno à partir de 1924.

Retour à l’Ordre


Au milieu des années 1920, l’œuvre de Antonín Procházka s’intègre au mouvement européen du Retour à l’Ordre. Son style présente l’influence nouvelle du Néo-classicisme, mais aussi du primitivisme et de l’art naïf. Son iconographie se renouvelle également. Désormais tournées vers l’Arcadie et les cultures anciennes de Méditerranée et d’Asie, ses thématiques de prédilection correspondent à cette nouvelle inflexion de son style. Il conçoit en effet le Néo-classicisme comme une manière d’exprimer l’harmonie mondiale.

Dans les années 1930, Antonín Procházka assouplit son Néo-classicisme, et conçoit des œuvres pleines d’humour, stylistiquement plus proches de celles de Paul Cézanne. Recevant plusieurs grandes commandes, il s’essaie alors à la peinture monumentale. Ainsi, il réalise en 1938 à Brno Prométhée apportant le feu à l’humanité pour l’université Masaryk.

Pendant l’occupation allemande, la production d’Antonín Procházka se restreint considérablement. Il crée néanmoins des illustrations pour un recueil de compositions populaires de Karel Jaromír Erben.

L’estimation des œuvres de Antonín Procházka

La cote des œuvres d’Antonín Procházka croissance raisonnable depuis 2007. En témoigne le récent record des ventes, Podnos (1915), acquis en 2019 à Prague pour 424 215 € (11 000 000 CZK).

Si ses œuvres sont très bien représentées sur le marché tchèque, elles sont bien plus rares en France. Ses toiles se vendent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €. Seuls quelques dessins et aquarelles atteignent de tels montants. Ils sont le plus souvent adjugés pour 1 000 à 5 000 €.

Antonín Procházka, Nature morte (bouquet de roses), 1921, Prague, National gallery

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Estimation gratuite André Vincent Becquerel

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Estimation et cote de l'artiste André Vincent Becquerel

André Vincent Becquerel (1893-1981) est un sculpteur et bronzier au style Art déco, spécialisé dans la sculpture animalière, bien qu’il ait également réalisé des figures humaines.

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L’intérêt précoce de André Vincent Becquerel pour la sculpture

André Vincent Becquerel naît dans l’Oise au sein d’une famille de scientifiques, mais manifeste dès l’enfance un intérêt pour la sculpture.

André Vincent Becquerel se forme donc à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, auprès d’Hector Lemaire pour les études de figures, et avec le sculpteur animalier Prosper Lecourtier. S’orientant vers la sculpture animalière, il perfectionne sa formation aux côtés de Charles Valton, lui-même élève d’Emmanuel Frémiet et Louis Barye.
Dès le début de sa carrière, André Vincent Becquerel privilégie la représentation d’animaux sauvages, en particulier les félins. Il réalise également des chevaux et oiseaux.

André Vincent Becquerel présente ses œuvres pour la première fois à l’âge de 21 ans au Salon des Artistes Français, en 1914. Sa production artistique est cependant interrompue par la Première guerre mondiale, durant laquelle il sert dans l’aviation. L’aviation demeure un thème dans ses créations, puisqu’il est par la suite choisi pour réaliser un monument en hommage aux aviateurs Dieudonné Costes et Maurice Bellonte à Saint-Valery en Caux.

André Vincent Becquerel expose de nouveau au Salon des Artistes français en 1921, et s’y affirme comme sculpteur animalier, présentant un chien (Un vieux gardien, 1921). L’année suivante, c’est avec une sculpture de chat qu’André Vincent Becquerel se fait remarquer au Salon. La maison Susse, intéressée par son talent, signe avec l’artiste un contrat d’édition pour éditer ses œuvres à la fonte à la cire perdue.

André Vincent Becquerel collabore à cette période avec d’autres éditeurs, tels que les neveux de Jules Lehmann, qui laissent comme cachet sur les pièces la marque « L.N Paris J .L ».

André Vincent Becquerel, sculpteur Art Déco

Au début des années 1930, André Vincent Becquerel multiplie les collaborations, et réalise un certain nombre de statuettes et objets décoratifs dans un esprit Art Déco.

S’inspirant des créations de Demetre Chiparus, André Vincent Becquerel réalise pour la maison Etling des statuettes mêlant l’ivoire, les émaux, l’onyx et l’or. La Vénitienne ou encore Fillette à la poupée jouant avec un chien remportent un grand succès. Pour la même maison, il conçoit également des objets décoratifs, tels que des paires de serre-livres.

En parallèle, André Vincent Becquerel conçoit des statuettes et plats de céramique, édités par Marcel Guillemard.
En ce qui concerne les bronzes animalier, André Vincent Becquerel devient son propre éditeur. L’artiste pratique la fonte au sable, et délivre les œuvres avec un certificat spécifiant qu’elles ont été ciselées par lui. André Vincent Becquerel fait alors de très faibles tirages, numérotés, et généralement couverts d’une patine polychrome.

Dans ses compositions, André Vincent Becquerel privilégie des formes simples et monumentales, en portant une grande attention au détail du modelé et au poli des surfaces. André Vincent Becquerel crée des animaux auxquels il donne une grande présence. Parmi ses sujets de prédilection, on compte le félin à l’arrêt, les cerfs et sangliers, les poissons bondissant hors de l’eau, et les oiseaux posés sur de délicates branches. Le sculpteur continue à présenter ses créations personnelles au Salon, et ce jusqu’en 1954. Les oiseaux et poissons d’André Vincent Becquerel, rares et originaux, remportent un grand succès critique.

André Vincent Becquerel participe à de nombreuses expositions dans les années 1930-1940. Ainsi, il est choisi pour présenter une sculpture monumentale pour le Pavillon international du Champ de Mars à l’Exposition Universelle de 1937. A cette occasion, André Vincent Becquerel expose le plâtre patiné de La Jeune fille aux colombes. Dans les années 1940, il est aussi admis au Salon de la Société des Beaux-arts de la France d’Outre-mer.

Reconnu pour son talent, le sculpteur reçoit un grand nombre de décorations. Après avoir obtenu la médaille de bronze au Salon de 1944, il obtient la médaille d’or à celui de 1945, et enfin le Prix d’Yser en 1952. Sa production se tarit après 1950, et il décède à Paris en 1981.

La cote des œuvres d’André Vincent Becquerel

La cote des œuvres d’André Vincent Becquerel s’est stabilisée, après le pic atteint en 2013. Aujourd’hui, la gamme des prix s’étend entre 100 et 10 000 €, avec un record atteint en 2011 pour Deux panthères, vendu à Paris en 2011 pour 26 000 €, soit le triple de son estimation. Ce sont généralement ses panthères qui remportent les adjudications les plus hautes.

Photographie de l’artiste en atelier

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Alfredo Pina (1883-1966), sculpteur italien né à Milan, s’installe à Paris en 1911, et fait sa carrière en France. Assistant d’Auguste Rodin, il en assimile et diffuse le style dans ses œuvres.

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Les premières sculptures d’Alfredo Pina

Alfredo Pina réalise ses premières sculptures à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, où il étudie l’anatomie. Etudiant talentueux, il reçoit le Grand Prix national d’Italie de sculpture en 1904, en récompense.

A l’issue de ses études, Alfredo Pina se rend à Bologne puis à Rome. Surtout attiré par le dynamisme de la scène artistique parisienne, il envoie des créations au Salon en 1911. Leur réception étant positive, il décide de s’installer à Paris.

A son arrivée à Paris, Alfredo Pina devient l’assistant d’Auguste Rodin. Le jeune sculpteur de 24 ans est fasciné par le maître, dont il s’inspire pour ses propres créations. Alfredo Pina expose alors au Salon des Artistes Français de 1911 à 1914. Il fréquente également la communauté italienne à Paris, et est nommé secrétaire général de la Société des Artistes Italiens à Paris en 1914.
La carrière d’Alfredo Pina prend son essor en 1914, lorsqu’il reçoit une première commande publique, pour réaliser le buste de M. Capet, l’adjoint au maire de Sceaux, où il réside. Il se consacre alors à la réalisation de portraits en buste de personnages célèbres, à la fois personnalités politiques et littéraires.

A la déclaration de la Première guerre mondiale, Alfredo Pina s’isole à Montpellier. Le musée acquiert une première œuvre de l’artiste, le Buste de Beethoven. Il retourne cependant rapidement à Paris, et en 1917, s’installe avenue du Maine dans un atelier jouxtant celui d’Antoine Bourdelle. La dispute violente d’Alfredo Pina avec Amedeo Modigliani lors du banquet donné en l’honneur de Georges Braque blessé au front en 1917 témoigne de l’insertion du sculpteur dans le milieu artistique de Montparnasse.

Le succès d’Alberto Pina

A partir de 1920, Alfredo Pina connait un grand succès critique, grâce à la rétrospective de ses œuvres organisée à la galerie Allard en 1920. Il y présente La Douleur, qui marque les esprits.
Le Salon des Tuileries ayant refusé son Comte Ugolin, il l’expose finalement au Salon des Artistes Indépendants la même année, ainsi qu’au Salon des Artistes Français et au Salon d’Automne. Clément Morro, critique de la Revue Moderne des Arts et de la Vie, décrit l’art d’Alberto Pina comme « plus humain que [celui d’Auguste] Rodin ». En effet, si son style est très proche de celui d’Auguste Rodin, il accentue la transmission des émotions, se faisant plus passionnel, plus tragique, et plus humain. La douleur demeure une thématique récurrente dans la création personnelle d’Alfredo Pina.

Ses œuvres servent de modèle à d’autres artistes. Ainsi, certains de ses croquis sont gravés sur bois par Madeleine Bazin-Lysis et Marguerite-Jeanne Jacob-Bazin, et présentés au Salon des artistiques Français en 1921 et 1924.

Cette visibilité permet à Alfredo Pina d’obtenir de nouvelles commandes officielles, telles qu’un buste d’Henri Herriot, Maire de Lyon et Sénateur du Rhône (1920). Recevant de nombreuses commandes de sculptures pour les monuments aux morts, Alfredo Pina acquiert une carrière dans la Nièvre, à Mesves-sur-Loire, au début des années 1920.

Après un bref retour à Paris, Alfredo Pina part quelques années à Rome, car il est choisi par Benito Mussolini pour réaliser le Monument à Dante. Son talent est en effet connu en Italie grâce à sa participation aux Biennales de Venise de 1920 et 1922. Si le monument n’est finalement pas achevé, il effectue également un buste du duce, qu’il présente au Salon de 1926.

De retour à Paris en 1929, Alfredo Pina organise une exposition des artistes italiens de la capitale au Cercle de l’Union artistique, la rue Boissy d’Anglas.

Alfredo Pina obtient finalement la nationalité française lorsqu’il se marie en 1939. Il retourne à Mesves-sur-Loire, où se trouve sa carrière, et il expose désormais à Nevers et à Vézelay. A sa mort, Alfredo Pina lègue le fonds de son atelier au musée de la Charité-sur-Loire.

La cote des œuvres d’Alfredo Pina

Les œuvres d’Alfredo Pino s’échangent avant tout sur le marché français, mais circulent également au Royaume Uni. Ses sculptures peuvent être acquises pour 1 000 à 10 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2002, à Londres, avec L’effort suprême adjugé pour 34 353 € (22 000 £ ).

Un budget de 100-500 € permet généralement d’acquérir un dessin d’Alfredo Pina.

Portrait de Alfredo Pina, 1916.

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