Estimation gratuite Alberto Giacometti

Alberto Giacometti

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Estimation et cote de l'artiste Alberto Giacometti

Alberto Giacometti (1901-1966), artiste surréaliste d’origine suisse, est considéré comme l’un des sculpteurs les plus importants du XXème siècle. Actif en France à partir de 1922, il s’insère dans l’Avant-garde parisienne, et renouvelle l’art de la sculpture.

Estimation gratuite Alberto Giacometti

Prix des œuvres d'Alberto Giacometti

  • Sculpture (bronze, plâtre, marbre, épreuves/réductions) : entre 1 000 € et plus de 126 000 000 €

  • Peinture (toile / panneau — huiles, gouache, compositions) : entre 10 000 € et plus de 30 000 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier, dessin, pastel : entre 500 € et 5 500 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte, multiples (tirages signés/numérotés) : entre 50 € et 200 000 €

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La formation artistique d’Alberto Giacometti

Alberto Giacometti commence sa formation très jeune, dans l’atelier de son père, Giovanni Giacometti, peintre néo-impressionniste. Il s’initie au dessin, débute la peinture en 1913, et sculpte son premier buste, une représentation de son frère Diego, en 1914. Il choisit la carrière de sculpteur en 1919, et s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts puis à l’Ecole des Arts et Métiers de Genève, en classe de sculpture. Dès l’année suivante, il découvre par un voyage en Italie l’art byzantin, la première renaissance italienne, et l’art baroque. Ce voyage le marque durablement à la fois esthétiquement et humainement, car il y perd un ami. A son retour d’Italie, il s’installe à Paris pour achever sa formation. Dès 1922, il suit l’enseignement d’Emile-Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande-Chaumière. Il fréquente alors assidûment le Musée du Louvre, et débute à cette période une collaboration avec Alexander Archipenko. Sa première œuvre de commande est un portrait sculpté de Joseph Müller.

Alberto Giacometti, artiste surréaliste (1925-1934)

Le style d’Alberto Giacometti élaboré à partir de 1925 lui permet d’être inséré au sein du milieu surréaliste dès 1929. S’inspirant des travaux de Jacques Lipchitz et de Henri Laurens, ainsi que de la statuaire africaine, Alberto Giacometti réalise des œuvres non imitatives. Réduites à leurs formes essentielles, frontales, elles sont conçues en jeu de contrastes, comme Le couple (1927). Il tend à l’abstraction, dans le sillage des œuvres de Constantin Brancusi. Les cages dans lesquelles elles sont parfois présentées matérialisent l’espace qui l’entoure. Son exposition à la galerie Jeanne Bucher en 1928-1929 permet à Alberto Giacometti de rencontrer Jean Cocteau, les Noailles, et André Masson. Il est alors introduit dans le groupe surréaliste, dont il partage les recherches. La même année, il conçoit du mobilier pour le décorateur Jean-Michel Frank, avec l’aide de son frère Diego Giacometti. Le sculpteur poursuit ses recherches sur la sculpture, remettant en cause sa structure traditionnelle à partir de 1930. Il réalise alors des œuvres sans supports, comme Objet désagréable (1931), des sculptures s’étalant au sol (Femme égorgée, 1932), ou encore des œuvres instables (Boule suspendue, 1922). Ces créations donnent lieu à sa première exposition personnelle à la galerie Pierre Colle, à Paris, en 1932. Artiste surréaliste reconnu, Alberto Giacometti est cependant exclu du groupe en 1934 en raison de son retour à la figuration. Souhaitant de nouveau travailler d’après le modèle humain, il renie de son œuvre, qu’il détruit partiellement.

Alberto Giacometti et le retour à la figuration humaine

Le retour d’Alberto Giacometti à la figuration humaine est annoncé par son œuvre en apparence la plus abstraite, Le Cube (1934). Dès lors, il se concentre sur la représentation humaine, traduite par des figures verticales, émaciées, alternativement isolées ou en groupe. Traversant une période de doute importante, Alberto Giacometti se retire de la scène artistique et n’expose pas avant 1946. Ses œuvres, produites de façon aléatoires, voient progressivement leur taille diminuer, jusqu’à mesurer 1 cm de hauteur. Leur miniaturisation est telle que le sculpteur raconte avoir fui la France au début de la Seconde guerre mondiale en les emportant dans une boite d’allumettes. De 1939 à 1945, Alberto Giacometti est installé à Genève. Il y rencontre Simone de Beauvoir, Pablo Picasso et Jean-Paul Sartre, ainsi que celle qui deviendra son épouse et son modèle favori, Annette Arm.

Alberto Giacometti après la Seconde guerre mondiale

A l’issue de la Seconde guerre mondiale, Alberto Giacometti rentre à Paris. Dès 1946, il retourne sur le devant de la scène artistique, et expose dans la galerie du marchand Pierre Matisse à New York. Les figures de l’artiste sont désormais des corps décharnés, allongés, aux pieds et têtes disproportionnés qui s’inspirent à la fois des antiquités étrusques et du maniérisme. Ses recherches se traduisent en sculpture et en peinture. L’artiste renouvelle en effet son intérêt pour la peinture, et peint la quasi-totalité de ses toiles à partir de 1946. Traitées comme des grisailles, les peintures aux couleurs ternes sont alors striées de lignes, et traduisent la même fébrilité que ses sculptures. C’est pour ses dernières œuvres qu’Alberto Giacometti est aujourd’hui le plus connu. Il connait à cette période une reconnaissance internationale. En 1955, ont lieu des rétrospectives de son œuvre dans des musées à New York, Londres, et en Allemagne. Il remporte le prix Carnegie décerné par la Fondation Pittsburgh en 1961, le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962 et le prix national des Arts en 1965. Il meurt l’année suivante en Suisse.

La cote des œuvres d’Alberto Giacometti sur le marché de l'art

Artiste majeur du XXème siècle, Alberto Giacometti occupe la 12ème place au classement mondial des ventes aux enchères publiques en 2021. L’indice des prix connait une croissance sûre depuis les années 2000. Les sculptures s’échangent pour la plupart pour 50 000 à 5 000 000 d’euros, avec une prédilection pour les œuvres des années 1945-1960. Les ventes atteignent cependant régulièrement les 50 000 000 €, et le record des ventes est détenu par L’homme au doigt (1947), adjugée pour 112 518 000 € (126 000 000 $) à New York. Les peintures remportent elles aussi des estimations hautes, généralement comprises entre 50 000 et 5 000 000 euros. Les prix peuvent elles aussi dépasser ce seuil, dans des proportions moindres. Pour ce médium, le record a été atteint en 2013, avec Diego en chemise écossaise (1954), adjugé pour 21 483 200 € (29 000 000 $).

Reconnaître la signature d'Alberto Giacometti

Savoir reconnaître la signature d’Alberto Giacometti est essentiel pour authentifier une œuvre de ce grand maître du surréalisme et de la sculpture moderne. L’artiste suisse signe la plupart de ses œuvres, qu’il s’agisse de dessins, lithographies, bronzes ou peintures, d’un sobre « Alberto Giacometti » inscrit en lettres fines, allongées et légèrement penchées vers la droite. Sa signature, discrète mais caractéristique, reflète la précision et la rigueur de son trait. Sur ses dessins et estampes, comme ceux de la série Tête de Diego ou Portrait de Caroline, la signature est souvent apposée au crayon à papier dans la marge inférieure droite, tandis que sur ses sculptures en bronze, elle est parfois gravée ou moulée directement dans la base, accompagnée du cachet du fondeur (souvent Alexis Rudier ou Susse Frères). En raison de la valeur exceptionnelle de ses œuvres et de la présence de nombreuses copies et éditions posthumes, il est primordial de faire authentifier la signature d’Alberto Giacometti par un expert spécialisé. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Alberto Giacometti, qu’il s’agisse d’un dessin original, d’une sculpture ou d’une estampe.

Expertise signature Alberto Giacometti

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Estimation gratuite Charles Steiner

Charles Steiner

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Estimation et cote de l'artiste Charles Steiner

Né en 1894 à Bucarest il fonde sa fabrique de fauteuils club dans le quartier du Faubourg St Antoine à Paris à partir de 1926. Les fauteuils clubs ont été baptisés à l’origine “fauteuils confortables” au XIXème siècle. En cuir, on pouvait y rester des heures et dans les clubs londoniens ils étaient très prisés, ils tirent donc leur nom de ces derniers. Steiner est influencé dans son travail par les travaux du Bauhaus.

Estimation gratuite Charles Steiner

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Qui est Charles Steiner ?

C’est à la fois une école et un lieu de création et de production d’objets, de textile notamment, qui s’est développé entre 1919 et 1933 en Allemagne. L’esthétique prônée par le Bauhaus est dénuée d’ornements, très géométrique, les tons sombres y dominent et on emploie des matériaux jusqu’alors réservés à l’industrie : le métal, le verre et le béton. Parmi les premiers artistes et architectes du Bauhaus nous pouvons nommer Walter Gropius, Marcel Breuer, ou encore Ludwig Mis van der Rohe. C’est influencé par le Bauhaus qu’il dessine la chaise Constance en 1930. Cette chaise en tube nickelé rappelle le premier design épuré et industriel de la chaise Wassily de Marcel Breuer créée en 1925-25. C’est aussi durant cette période qu’il entre en collaboration avec le designer et décorateur Etienne-Henri Martin qui s’est spécialisé dans le travail du métal et qui lui offre de nouveaux champs de réalisation. Charles Steiner est décédé en 1946 et c’est son fils, Hugues Steiner, qui prend la relève de l’entreprise familiale. Progressivement, cette fabrique devient un lieu incontournable dans le Faubourg Saint-Antoine à Paris, où sont créées des pièces de mobilier moderne ; le lieu et les pièces influencent le reste du monde du design français.

Début de l'ascension

Alors que les premières années de la fabrique ont été marquées par la quête de confort, notamment avec le modèle SK 140 (1937) et son siège inclinable, les années 1940 sont synonymes d’un tournant dans le design de l’époque avec l’apparition du mobilier en bow wood ou bois plié. Hugues Steiner démocratise l’usage de ce bois courbé à la vapeur et l’accorde avec des sièges aux couleurs pastels. Il rencontre un grand succès car son produit est novateur et répond aux attentes d’une clientèle aisée. Les années 1950 sont chez Steiner davantage marquées par une recherche d’élégance alliée à une simplicité dans la ligne du mobilier. Il y a aussi une volonté de créer des meubles modernes et de faire rupture avec ce qui précédait, à savoir les meubles en tube de métal par exemple. Steiner édite aussi les meubles de L’Atelier de recherche plastique, l’association menés par trois grands noms de design français : Pierre Guariche (1926-1995) et ses modèles de fauteuil Vampire ou Amsterdam, Joseph-André Motte et Michel Mortier. Dans la fabrique, les années 1960 signent quant à elles l’avènement du fauteuil comme nouvel élément central de la maison. Le designer Michel Mortier crée le modèle Teckel qui offre des accoudoirs confortables. Gilbert Steiner, frère de Hugues Steiner propose aussi un élément révolutionnaire dans le design : les chaises empilables. Elles permettent un gain de place dans l’espace domestique. De nouvelles techniques commencent à être employées comme le moulage en polyuréthane. Formé à partir de polymère, le polyuréthane permet dans le domaine du design de réaliser du mobilier en mousse, à la fois souple tout en ayant une bonne tenue. Hughes Steiner édite de cette manière la chaise Pussycat, créée par Kwok Hoï Chan. La particularité de cette chaise est d’avoir une structure en suspension. Les années 1970 ouvrent la voie à un design très novateur, notamment avec les formes futuristes de Kwok Hoï Chan (qui évoquent l’esthétique de la science-fiction et des engins spatiaux notamment) et ses gammes chromatiques éclatantes avec son Canapé chromatique modulable à l’infini. Aujourd’hui, la maison Steiner est toujours un acteur majeur dans la valorisation du design. Elle ne cesse de se réinventer, entre intemporalité et innovation. Elle cherche à valoriser un « art de vivre à la française », où les fauteuils et les sièges côtoient aussi des tapis, des luminaires et des objets de décoration afin de créer un ensemble où les pièces se complètent.

Estimation gratuite Charles Steiner

Parmi les designers qui ont travaillé au sein de la fabrique Steiner, certains noms peuvent être retenus. Hugues Steiner, successeur du fondateur Charles Steiner, bénéficie actuellement d’une cote d’environ 250 euros pour ses bow chairs, littéralement chaises en arc. En 2016 a eu lieu la vente d’un lot de bow chairs, les chaises Bow-wood n°3, (c. 1950), en frêne et mesurant 84 x 56 x 52,2 cm. Le lot a été adjugé pour un total de 800 euros. Pierre Guariche, qui a aussi travaillé pour la maison Steiner, bénéficie d’une cote d’environ 1200 euros pour ses modèles de fauteuils. Un lot de fauteuils, modèle SK670 (datant des années 1960) en bois a ainsi été adjugé pour 1250 euros lors d’une vente en juin 2021.

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Estimation gratuite André Borderie

André Borderie

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Estimation et cote de l'artiste André Borderie

André Borderie est un peintre, céramiste, sculpteur et cartonnier de tapisserie français. En 1939, il découvre un ouvrage illustré de Paul Klee qui réveille sa sensibilité artistique et influence alors ses premiers travaux par son graphisme et son humanisme.

Estimation gratuite André Borderie

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Les débuts artistiques d'André Borderie

Dès 1948, Borderie prend la décision de quitter les P.T.T. (Postes, Télégraphes et Téléphones) pour se consacrer exclusivement à son art. Il fonde alors un atelier d’artistes à Bures-sur-Yvette (91) avec les artistes Pierre et Véra Székely, où sont créés peintures sur céramiques et meubles, qu’ils signent en commun jusqu’en 1957. Dès lors, l’artiste se démarque avec des pièces qui contrastent avec les règles usuelles du métier, échappant à la perfection géométrique au profit de la poésie.

La réfléxion artistique d'André Borderie

En 1955, André Borderie adhère au collectif Espace, qui réunit architectes et artistes pour promouvoir la présence de l’art en milieu urbain, et réalise des fontaines, des bas-reliefs ou encore du mobilier urbain.

À la fin des années 1950, André Borderie se tourne vers la réalisation de cartons de tapisserie, participant à son renouveau. Son travail, jouant avec la lumière, est surtout marqué par un aspect lyrique et abstrait. En 1963, il reçoit le Grand Prix national de la tapisserie française pour sa tapisserie Rue de la Paix, dont le carton est immédiatement acquis par le Mobilier national.

André Borderie s’est longtemps montré plus discret sur sa peinture, dans laquelle il exprime sa spiritualité, ainsi que ses réflexions plus intimes sur la vie antérieure. Durant toute sa carrière, l’artiste invente des formes liées à la matérialité et la plasticité du support. Ses œuvres sont ainsi marquées par l’asymétrie et le dépouillement.

Estimation gratuite d'André Borderie

André Borderie meurt en 1998 à Senlis après une longue carrière. Aujourd’hui, son travail est reconnu et très bien représenté dans le monde du marché de l’art. Certaines de ses productions se vendent plusieurs milliers d’euros, à l’instar de la typologie des coupes des années 1960, dont le montant peut atteindre 28 000 euros.

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Estimation gratuite Steph Simon

Steph Simon

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Estimation et cote de l'artiste Steph Simon

Au commencement de sa carrière, Steph Simon (1902-1982) a été agent commercial de l’entreprise l’Aluminium français avant de devenir ingénieur des Arts et Métiers. C’est en 1956 qu’il ouvre une galerie située sur le boulevard Saint-Germain à Paris. Il la baptise de son nom et en fait un lieu renommé du design. Sa formation d’ingénieur influence sans doute ses choix de galeristes : il cherche dès lors à promouvoir un mobilier moderne.

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L'histoire de Steph Simon

Par ce terme de moderne, on entend un mobilier qui soit fonctionnel, standardisé, et qui recherche un certain confort, caractéristique des années 1950. À l’origine du modernisme il y a le Bauhaus, à la fois école et lieu de création qui s’est développé entre 1919 et 1933 en Allemagne. L’esthétique prônée par le Bauhaus est dénuée d’ornements, très géométrique, dans des tons sombres et emploie des matériaux jusqu’alors réservés à l’industrie : le métal, le verre et le béton. Parmi les premiers artistes et architectes du Bauhaus nous pouvons nommer Walter Gropius, Marcel Breuer, ou encore Ludwig Mies van der Rohe.

La cote des œuvres de Steph Simon

Steph Simon greffe un bureau d’études à sa galerie où vont être conçus des aménagements intérieurs privés et industriels. Les plus grands noms du design français y sont représentés, parfois de manière exclusive à la fois parce que sa galerie est précurseuse dans le domaine, et à la fois car il acquiert une grande renommée. Ainsi, les designers Jean Prouvé et Charlotte Perriand, par exemple, trouvent leurs créations exposées. Figures majeures du design français dans l’après-guerre, tous deux participent à un projet d’ameublement de la résidence universitaire Monbois à Nancy et de la résidence universitaire Jean-Zay à Antony. Ces habitats construits à l’échelle industrielle accueillent un mobilier qui se veut tout à la fois fonctionnel, simple et élégant. Charlotte Perriand crée par exemple l’étagère Cassina, constituée de planches horizontales, des éléments de couleur noire sont modulables et permettent de s’adapter au besoin de l’utilisateur. Sans doute que le succès de Steph Simon et de sa galerie est lié à l’image qu’il incarne alors et qu’il partage avec les artistes dont il expose les créations de manière exclusive : un monde meilleur avec des objets qui soient tout à la fois pratiques, utiles et beaux. Il se fait aussi beaucoup connaître grâce à ses vernissages où clients, artistes et spécialistes du domaine se rencontrent.

D’autres grands noms du design sont diffusés grâce à Steph Simon : Serge Mouille et ses luminaires, les céramiques de Georges Jouve, les tissages de Simone Prouvé et les lanternes en papier d’Isamu Noguchi. Tous ces artistes œuvrent à créer des objets qui correspondent au mieux au besoin des utilisateurs, et qui soient accessibles au plus grand nombre. En tout cas, tel en a été le souhait, dans les faits, seule une certaine classe sociale pouvait en bénéficier. La production industrielle de ce mobilier n’empêchait pas de soigner leur qualité et leur beauté. La galerie ferme cependant ses portes en 1974 car la clientèle se fait désormais trop rare sans doute à cause de l’évolution des goûts et d’autres courants artistiques qui prennent le dessus, notamment l’esthétique vive et colorée du pop.

Certains designers qui ont vu leurs travaux présentés et vendus dans la galerie de Steph Simon jouissent encore aujourd’hui d’une importante reconnaissance et celle-ci se reflète naturellement au niveau du marché de l’art. Ainsi, la côte de Charlotte Perriand et Jean Prouvé atteint, pour des créations communes, environ 10 000 euros pour les modèles de lit à tablette pivotante par exemple. Le 30 juin 2021 a eu lieu une vente aux enchères où l’un des lits à tablette pivotante, en acier et mesurant 61 x 190 x 80,2 centimètres s’est fait adjuger 20 968 euros.

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Estimation gratuite Pierre-Auguste Renoir

Pierre-Auguste Renoir

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Auguste Renoir

Pierre Auguste Renoir (1841-1919) est l’un des plus grands maîtres de l’Impressionnisme. Son œuvre, d’une grâce infinie et d’une sensualité lumineuse, a profondément marqué l’histoire de la peinture française et mondiale. Renoir a célébré la beauté, la joie de vivre et la douceur du quotidien à travers des portraits, des scènes de vie et des paysages vibrants de lumière. Aujourd’hui, ses toiles comptent parmi les plus recherchées du marché de l’art, et les collectionneurs du monde entier continuent de se passionner pour ses œuvres.

Estimation gratuite Pierre-Auguste Renoir

Prix et cote des œuvres de Pierre Auguste Renoir

  • Peintures : entre 200 000 € et plus de 70 millions d’euros

  • Dessins et pastels : entre 10 000 € et 400 000 €

  • Estampes et lithographies : entre 1 000 € et 40 000 €

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie de Pierre Auguste Renoir et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet, plateforme d’expertise en ligne reconnue. Nos commissaires-priseurs et experts en art impressionniste réalisent une estimation gratuite, précise et confidentielle, sous quelques jours seulement. Chaque œuvre est étudiée selon ses caractéristiques : technique, période, signature, provenance, état de conservation et résultats d’enchères comparables.

Pierre Auguste Renoir, le peintre de la lumière et de la vie

Né à Limoges en 1841 dans une famille modeste, Pierre Auguste Renoir manifeste très tôt un don exceptionnel pour le dessin. À treize ans, il entre comme apprenti dans un atelier de porcelaine, où il peint des motifs floraux et décoratifs — une formation qui influencera durablement son goût pour la couleur et la texture. En 1862, Renoir s’installe à Paris et suit les cours de Charles Gleyre, où il rencontre Claude Monet, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Ensemble, ils posent les bases de ce qui deviendra l’Impressionnisme. Renoir participe à la première exposition impressionniste en 1874, où il présente des œuvres audacieuses, marquées par une touche libre et une lumière vibrante.

Un art du bonheur et de la sensualité

Contrairement à Monet, qui se consacre principalement au paysage, Renoir s’intéresse à la figure humaine. Il peint des scènes de la vie moderne : des déjeuners en plein air, des bals, des portraits de jeunes femmes et des enfants. Parmi ses œuvres les plus célèbres, on retrouve :

  • “Le Déjeuner des canotiers” (1881) — un chef-d’œuvre de convivialité et de lumière, conservé à la Phillips Collection de Washington.
  • “La Danse à Bougival” (1883) — incarnation de la joie et du mouvement, exposée au Museum of Fine Arts de Boston.
  • “Les Grandes Baigneuses” (1887) — témoignage de son intérêt pour la peinture classique et la sensualité du corps féminin.

Son style évolue au fil du temps : plus structuré et sculptural dans les années 1880, il tend vers une recherche d’harmonie et de douceur dans sa maturité. Les visages s’arrondissent, les chairs deviennent nacrées, et les contours se dissolvent dans une lumière dorée.

Renoir et la maturité de son art

Souffrant d’arthrite dans les dernières années de sa vie, Renoir continue pourtant de peindre avec un pinceau fixé à sa main. Il s’installe à Cagnes-sur-Mer, sur la Côte d’Azur, où il réalise des œuvres d’une grande sérénité, baignées de soleil et d’humanité. Il y produit également des sculptures en collaboration avec le sculpteur Richard Guino, élève d’Aristide Maillol. Ces pièces, bien que moins nombreuses que ses peintures, sont aujourd’hui très recherchées sur le marché. Renoir décède en 1919, laissant une œuvre considérable de plus de 4 000 toiles et dessins. Son influence perdure encore aujourd’hui : de nombreux artistes modernes, comme Matisse ou Picasso, admirèrent sa liberté picturale et sa maîtrise du coloris.

Estimation et cote de Renoir sur le marché de l'art

Les œuvres de Pierre Auguste Renoir figurent parmi les plus recherchées du marché de l’art. Sa cote, stable et soutenue depuis plusieurs décennies, témoigne de la reconnaissance universelle dont il bénéficie. Les collectionneurs apprécient particulièrement :

  • Ses nus féminins, célébrant la beauté charnelle et la douceur des formes.
  • Ses portraits intimistes, empreints d’une chaleur humaine rare.
  • Ses paysages méditerranéens, lumineux et apaisants.

Quelques ventes remarquables de Pierre Auguste Renoir

  • “Bal du moulin de la Galette” (1876) — vendu pour 78,1 millions de dollars en 1990.
  • “Au Bord de l’eau” (1885) — adjugé 26,9 millions de dollars en 2010.
  • “Jeune femme cueillant des fleurs” — vendue 14 millions de dollars  en 2022.
  • “La Baigneuse assise” — adjugée 9,5 millions d’euros en 2019.

Ces ventes illustrent la valeur exceptionnelle des œuvres de Renoir sur le marché international et leur attrait intemporel auprès des collectionneurs. Vous possédez un tableau, un dessin ou une estampe de Pierre Auguste Renoir ? Confiez son évaluation à Estimon’objet, votre partenaire de confiance pour l’expertise et l’estimation d’œuvres d’art. Nos spécialistes vous accompagnent avec rigueur et discrétion, afin de vous fournir une estimation fiable et adaptée à la réalité du marché actuel. Recevez une expertise gratuite et rapide en quelques clics et découvrez la véritable valeur de votre œuvre de Pierre Auguste Renoir. Quelques ventes remarquables de Pierre Auguste Renoir

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Reconnaître la signature de Pierre-Auguste Renoir

La signature de Renoir varie légèrement selon les périodes, mais elle se compose le plus souvent de la mention “Renoir” seule, inscrite à la peinture rouge ou brun foncé, généralement en bas à droite de la toile. Sur certaines œuvres plus anciennes, on trouve la signature complète “A. Renoir” ou juste un“R” majuscule  , tandis que ses dessins et lithographies peuvent porter des variantes manuscrites plus libres. Les experts d’Estimon’objet examinent la signature à la loupe, en croisant les éléments stylistiques et techniques pour garantir l’authenticité d’une œuvre.

Expertise signature Pierre Auguste Renoir
Signature Pierre Auguste Renoir

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Estimation gratuite Maurice De Vlaminck

Maurice De Vlaminck

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Estimation et cote de l'artiste Maurice de Vlaminck

Maurice de Vlaminck est un artiste autodidacte anarchiste, fermement opposé tant à la tradition artistique qu’aux courants d’Avant-garde. Il forme avec André Derain l’école de Chatou, et participe au mouvement Fauve, avant de s’inspirer de façon originale de l’art de Cézanne et de l’Expressionnisme.

Estimation gratuite Maurice De Vlaminck

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Maurice de Vlaminck, un artiste autodidacte

Maurice de Vlaminck s’intéresse à la peinture à partir de 1892. Il exerce plusieurs activités, travaillant notamment comme mécanicien, cycliste de course, et musicien. Entre 1896 et 1899, il donne des leçons de musique et travaille comme violoniste au Théâtre du Château d’Eau.

Artiste anarchiste, Maurice de Vlaminck refuse l’enseignement artistique et évite les musées. Très revendicatif, il dit vouloir bruler l’école des Beaux-arts. Jules Robichon, membre de la Société des Artistes Français, lui donne cependant des techniques de dessin en 1895. Maurice de Vlaminck apprécie alors l’Impressionnisme, et rencontre Claude Monet en 1900. Il s’intéresse aussi à l’art « primitif », qu’il collectionne à partir de 1900.

Sa personnalité artistique s’affirme entre 1900 et 1901, lorsqu’il partage un atelier avec André Derain, son voisin à Chatou. Tous deux visitent ensemble l’exposition Van Gogh à la galerie Bernheim-Jeune en 1901, et A. Derain lui présente Henri Matisse. Impressionnés par l’expressivité de l’art de V. Van Gogh, Maurice de Vlaminck et André Derain adoptent des couleurs contrastées, indépendantes de la réalité mais traduisant des sentiments. Maurice de Vlaminck s’inspire également des formes synthétiques et de la touche de Van Gogh, en long aplats, qui semble jetée au couteau.

La collaboration s’interrompt avec le départ d’André Derain pour son service militaire, mais Maurice de Vlaminck continue ses recherches, et ses premières œuvres sont présentées dans une exposition collective à la galerie Berthe Weill à Paris en 1904.

Maurice de Vlaminck, l’artiste Fauve (1904-1907)

Maurice de Vlaminck expose dans la salle VII du Salon d’Automne de 1905, surnommée « la cage aux Fauves », aux cotés d’André Derain, Henri Matisse, Henri Manguin, Charles Camoin et Albert Marquet. Pour Maurice de Vlaminck, « Le fauvisme n’est pas une invention, une attitude mais une façon d’être, d’agir, de penser, de respirer ». Il pratique ce style de 1904 à 1907. Ses œuvres sont très proches de celles d’André Derain, avec qui il peint depuis son retour à Chatou. Il refuse cependant de l’accompagner à Collioure, peut-être pour raisons financières. En 1906, Ambroise Vollard achète toutes les peintures de l’atelier de Maurice de Vlaminck, qu’il présente à une exposition l’année suivante. Il est alors un artiste Fauve renommé, mais ses recherches évoluent vers de nouvelles directions lorsqu’il visite la rétrospective consacrée à Cézanne au Salon d’Automne de 1907.

Le tournant Cézannien (1907-1910)

La visite de l’exposition Cézanne constitue un nouveau stimulus esthétique, qui l’incite à se préoccuper davantage de la structure du paysage, et non plus de l’exubérance de la couleur. Cette recherche se traduit dans des œuvres telles que Nature morte au pichet et à l’orange (1910), ou encore Cheminée d’usine à Puteaux (1910-1911). Elle dure jusqu’en 1910, où il connaît une brève période cubiste.

Bien qu’il partage des sources d’influences communes avec le cubisme, il s’oppose finalement à ce mouvement, et cherche à réaliser des œuvres plus réalistes. Il réalise alors surtout des paysages, d’abord en Angleterre, où il se rend sur les conseils d’Ambroise Vollard en 1911, puis sur la côte d’Azur, où il séjourne avec André Derain en 1913. Ses paysages sont fortement architecturés, et rendus dans des tons austères. A la même période, il commence une activité de céramiste.

L’expressionnisme paysager

La Première guerre mondiale constitue une interruption dans sa pratique artistique. Père de quatre enfants, il n’est pas envoyé au front mais mobilisé dans une usine. Il ne retourne à la peinture qu’après la guerre, et réalise des paysages avec des tons plus sombres, et de forts empâtements. Ses motifs de prédilection sont une route, quelques maisons, ou un arbre sous un ciel menaçant, comme pour La route nationale (1935). Son style est qualifié d’Expressionnisme paysager en raison de la représentation dramatique de la lumière.

Lors de la Seconde guerre mondiale, Maurice de Vlaminck participe au voyage des artistes et écrivains français en Allemagne nazie en 1941, et collabore ensuite pendant l’occupation. Il publie un violent article intitulé « Opinions libres… sur la peinture » dans lequel il accuse Pablo Picasso d’avoir dévoyé la peinture française. Il est interdit de publication par le Comité national des écrivains à la Libération, et meurt ostracisé en 1958.

Estimation et cote de de Vlaminck sur le marché de l'art

Bien que la plupart des œuvres de Maurice de Vlaminck soient vendues en France, c’est aux États-Unis et au Royaume Uni que leur chiffre d’affaires est le plus élevé. Ses peintures représentent 46% des ventes, et se vendent pour la majorité pour 10 000 à 50 000 €. Il n’est néanmoins pas rare qu’elles dépassent le million, et peuvent aller jusqu’à 13 488 000 € (20 000 000 $ ), comme fut le cas en 2011 à New York, pour Paysage de banlieue (1905). Les estampes s’échangent plus facilement, mais moins fréquemment. Elles ne représentent que 35% des ventes, bien qu’elles soient accessibles à davantage de bourses. En effet, elles s’acquièrent le plus souvent pour 100 à 500 €, et ne dépassent que très rarement les 5 000 €.

(Illus.)Maurice de Vlaminck, Maisons à Chatou, 1905, The Art Institute of Chicago.

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Maurice Marinot

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Marinot

Maurice Marinot (1882-1960) est un peintre et verrier Art déco à la trajectoire très originale. Louis Vauxcelles le considérait comme « l’anti-Gallé et l’anti-Lalique ».

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La formation artistique de Maurice Marinot

Maurice Marinot a avant tout une formation de peintre. Après ses études au lycée de Troyes, il étudie auprès du peintre Fernand Cormon à l’École des Beaux-Arts à Paris à partir de 1901. Il est cependant rapidement exclu de l’atelier pour « non-conformisme dangereux ». Maurice Marinot ne renonce pas pour autant à la peinture, et se rapproche des Nabis puis des Fauves entre 1905 et 1913. Il fréquente alors Henri Manguin, Othon Friesz, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, ou encore Henri Matisse. A leurs côtés, Maurice Marinot expose au Salon des Artistes Indépendants et aux Salon d’Automne des toiles à la palettes éclatante, appliquée en aplats.

En 1911, la visite de Maurice Marinot dans la gobeleterie de ses amis Viard à Bar-sur-Seine constitue un tournant décisif dans sa carrière. Fasciné par la transparence et l’éclat du verre, il débute une activité de décoration émaillée sur verrerie. Se considérant comme un opposant au style Art nouveau, il cherche à renouveler les décors. Il orne alors les bols et les cols des bouteilles de fleurs et de grâcieux danseurs, associés à des motifs géométriques. Dès 1911, il multiplie également les recherches techniques sur les procédés décoratifs, jouant du nombre d’immersions dans des bains d’acides pour créer des effets de profondeur lorsqu’il fait des gravures à l’acide. Ses premières expositions au public remportent un succès immédiat. En 1912, à l’instigation d’André Mare, il participe à la décoration de la Maison cubiste organisée par le groupe de Puteaux, présentée au Salon d’automne de 1912. La critique, élogieuse, confirme la réussite de Maurice Marinot l’année suivante, lors de sa première exposition particulière dans la galerie du fondeur d’art Adrien-Aurélien Hébrard. C’est son travail de décor sur verre qui remporte l’adhésion de collectionneurs tels que Jacques Zoubaloff et Louis Barthou.

Maurice Marinot et l'art du soufflage de verre

Pendant la Première guerre mondiale, Maurice Marinot est affecté au Service de Santé. Envoyé au Maroc en 1917, il découvre un nouveau vocabulaire formel qui l’inspire. Après la guerre, de retour à Bar-sur-Seine, il assure désormais lui-même la production du verre. Ayant commencé comme décorateur, il maitrise le soufflage du verre en 1920, et dès 1923, peut assurer l’intégralité de la production des pièces. Il abandonne alors l’émaillage des verres, pour se concentrer sur le modelage du verre à chaud, et travailler à la fois les formes et textures. Maurice Marinot s’attache à diversifier les méthodes, et à mener de véritables expérimentations techniques. Si ses premières pièces sont transparentes, il emploie rapidement la technique des verres intercalaires. Certains verres sont décorés à chaud, emprisonnant une multitude de bulles d’air ou encore des volutes de couleur, ou présentent une transparence fumée. D’autres, ornés à froid, sont gravés à la roue et à l’acide. Ses créations sont utilitaires mais uniques. Les œuvres de Maurice Marinot remportent un vif succès à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Il est alors considéré par la critique comme le nouveau Palissy de sa génération, car il semble associer le travail du verre à l’alchimie, en représentant les différents états du verre. Grâce à ces différentes techniques, il réconcilie visuellement des états contradictoires, les parois semblant à la fois liquides et solides, lourdes et légères.

A partir de 1927, Maurice Marinot se tourne vers le modelage du verre à haute température, d’un seul bloc, ce qui donne à ses pièces un aspect sculptural. Ses réflexions sur la forme plastique sont connues par ses dessins, rehaussés d’ombres ou de craies, qui trahissent sa formation de peintre. Pour manipuler le verre, il crée ses propres outils. Il inclut des éléments chromatiques dans la pâte de verre en insérant des poudres colorées, et estampe parfois les verres d’une seule forme géométrique répétée, et insérée dans la surface organique. Bien que ses créations en verre soient très appréciées du public, l’état de santé de Maurice Marinot ralentit sa production verrière, qui s’interrompt en 1938 quand ferme la gobeleterie Viard dans laquelle il avait son atelier. En 26 ans, il aura réalisé 2 500 pièces.

Contraint de mettre fin à son activité de verrier, Maurice Marinot renoue alors avec la peinture. Ses tableaux, figuratifs, représentent des scènes intimes et de maternité, à l’aide de couleurs vives, en particulier le rouge et le turquoise, deux tons autrefois fréquents dans ses verres.

Estimation et cote de Marinot sur le marché de l'art

Après la rétrospective de l’œuvre de Maurice Marinot organisée en 1990 au musée de l’Orangerie, les prix de vente ont connu une croissance importante jusqu’en 2009, avant de chuter brutalement. Malgré une reprise actée au milieu de la décennie suivante, les ventes n’atteignent plus de tels niveaux. Le record reste détenu par la vente d’une bouteille avec son bouchon (1930) à Londres en 2012, adjugée à 67 540 € (55 000 £). Aujourd’hui, 98% des ventes ont lieu en France, avec une gamme de prix comprise entre 100 et 500 € pour les dessins et estampes, 1 000 et 5 000 € pour les peintures, et 5 000 à 50 000 € en ce qui concerne les objets. Les peintures et objets se partagent chacun un tiers des ventes, dans un rapport relativement équilibré. Ce sont cependant les objets qui représentent la part la plus importante du chiffre d’affaires (73%).

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Maurice Denis

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Denis

Maurice Denis est le plus jeune peintre du groupe Nabi, dont il est aussi le théoricien. Dans ses peintures, il s’attache aux thématiques religieuses et familiales.

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Maurice Denis : un artiste symboliste

Dès 1888, Maurice Denis fréquente l’Académie Julian, aux côtés de Paul Sérusier, Pierre Bonnard, Paul Ranson et Henri-Gabriel Ibels. La même année, Maurice Denis est reçu à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Jules Lefèbvre et de Lucien Doucet. Très religieux, Maurice Denis affirme en 1886 son ambition d’être un peintre chrétien, à la dernière exposition du groupe Impressionniste. En réaction au matérialisme de son époque, il rejette le naturalisme et choisit alors le symbolisme. Il puise inspiration dans l’art des Primitifs, qui précèdent selon lui toute codification artistique. Admirateur de Fra Angelico, Maurice Denis cherche à en imiter la simplicité décorative, et l’expression synthétique des formes et des couleurs.

Maurice Denis, peintre et théoricien Nabi

Le « Nabi aux belles icônes »

En 1889, Maurice Denis est l’un des fondateurs du groupe Nabi. Inspiré par le Talisman (1888), peint par Paul Sérusier, il abandonne la perspective linéaire et le modelé, pour construire ses tableaux en grands aplats de couleur subjective, sans profondeur ni relief, cloisonnés par des cernes. En cela, il s’inspire avant tout de Pierre Gauguin, mais aussi de Pierre Puvis de Chavannes, de l’art des Primitifs, et des estampes japonaises. La « définition du néo-traditionnisme » rédigée par Maurice Denis, publiée dans le journal Art et Critique en 1890, constitue le manifeste du mouvement Nabi. Maurice Denis se singularise parmi les Nabis par sa volonté de créer des images ancrées dans la foi chrétienne et la nature, comme le montre L’Enfant de chœur (1890). En visite à Pont-Aven en 1893-1894, il retient de la rencontre avec Paul Gauguin sa capacité à représenter le sacré dans un espace quotidien et familier.

Le décorateur de succès

Souhaitant diffuser l’art dans la vie quotidienne, Maurice Denis diversifie les supports de création. Il réalise une série d’objets d’usage, tels que des éventails, abat-jours, papiers peints, carreaux de céramique, meubles, cartons de vitraux. Il privilégie le décor mural, et reçoit dès les années 1890 des commandes d’amateurs. Il présente notamment une frise pour chambre à coucher à l’exposition inaugurale de la galerie L’Art nouveau de Bing à Paris en 1895. En renouvelant le décor mural, Maurice Denis suit le modèle de Pierre Puvis de Chavannes. Maurice Denis connaît aussi un grands succès dans le monde littéraire. Il réalise des illustrations lithographiques pour la partition de La Damoiselle élue de Claude Debussy et pour le conte symboliste Le Voyage d’Urien d’André Gide en 1892-1893.

Vers un nouveau classicisme

Le voyage en Italie de Maurice Denis

Maurice Denis fait un premier voyage en Italie en 1895, découvrant la Rome papale, et les fresques de Raphaël au Vatican. De retour en France, il étude l’art d’Ingres et de Poussin, et s’en inspire pour renouveler le classicisme. En 1899, il réalise son premier décor religieux au collège Sainte-Croix du Vésinet. Cette évolution artistique s’accompagne d’une démarche de théorisation. Dans ses Théories (1890-1910), Maurice Denis défend la place du classicisme au cœur de la tradition culturelle en France.

L’influence de Paul Cézanne

En 1906, Maurice Denis rend visite à Paul Cézanne, qui lui inspire une cherche d’équilibre esthétique entre modernité et tradition. Cette quête se traduit plastiquement dans son Hommage à Paul Cézanne (1906). Il privilégie alors les compositions ordonnées et mesurées, et adopte une gamme extrêmement pâle. Il s’oppose fermement à l’art Fauve, qui s’impose alors, et à l’emploi de la couleur pure. Maurice Denis présente la même esthétique pour ses commandes officielles. Rare artiste capable de peindre sur de très larges surfaces, il réalise plusieurs grandes compositions. En 1912, il peint le plafond et les frises du Théâtre des Champs-Élysées, construit par Auguste Perret. Dix ans plus tard, au Petit Palais, il peint sur la coupole une Histoire des Arts français (1924-1925). Artiste renommé, Maurice Denis diffuse ses théories par ses publications et enseignements dispensés aux Ateliers d’Art Sacré qu’il ouvre en 1919 avec Georges Desvallières. Sa carrière est couronnée par son élection à l’Académie de France en 1932, et la rétrospective présentée à l’exposition des Maîtres de l’Art Indépendant au Petit Palais en 1937.

Estimation et cote de Maurice Denis sur le marché de l'art

La hausse de l’indice des prix de vente des œuvres de Maurice Denis (+71% en 2021) témoigne du goût des collectionneurs pour cet artiste. Les peintures et céramiques se vendent pour la plupart entre 10 000 et 50 000 €, mais dépassent parfois largement ces sommes. Ainsi, l’huile sur toile La Cuisinière (1893) a été acquise pour 1 951 840 € (2 200 000 $ ) à New York en 2015. Ses lithographies sont également très prisées par les collectionneurs, en particulier celles de la série Amour, qui font les prix les plus hauts. Pour ce médium, la gamme de prix est très large, puisqu’elles s’échangent pour 1 000 à 50 000 €. Ce sont cependant les dessins et aquarelles qui atteignent les prix les plus hauts, se vendant pour la plupart pour 500 000 à 1 000 000 €.

(Illus.)Maurice Denis, Saint Georges aux rochers rouges (1910), musée des beaux-arts d’Angers.

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Henri Lebasque

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Estimation et cote de l'artiste Henri Lebasque

Henri Lebasque est un peintre post-impressionniste français. Né en 1865 dans un foyer modeste du Maine-et-Loire, il se forme d’abord à l’École régionale des Beaux-Arts d’Angers, puis se rend à Paris et intègre l’Académie Colarossi. Il fait également un bref passage à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

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Débuts et inspirations artistiques du peintre Henri Lebasque

Lors de cette période parisienne, qui dure jusqu’en 1927, Lebasque se lie aux artistes majeurs du postimpressionnisme français. Il rencontre ainsi Camille Pissarro et Auguste Renoir, anciennes figures majeures de l’impressionnisme. Il fréquente également les pointillistes Paul Signac et Maximilien Luce, et les Nabis Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, dont l’art l’intéresse tout particulièrement. Enfin, il rencontre les fauvistes Henri Matisse et Henri Manguin et organise à leurs côtés le premier Salon d’Automne en 1903.

À partir de 1906, Lebasque découvre le Midi sur les conseils de Manguin et séjourne dans un premier temps à Saint-Tropez. Sous l’effet des lumières et les couleurs du Sud de la France, sa touche se libère et sa palette devient plus claire, tandis que son style synthétise les différents courants modernes. Il est considéré comme le peintre de la douceur de vivre méditerranéenne par excellence. Il exécute principalement des portraits féminins, des paysages et des scènes de la vie quotidienne en plein air. Ses modèles favoris sont son épouse, Catherine Fisher, et leurs deux filles Hélène et Marthe. Promenade sur l’eau (1915) constitue un très bon exemple de cette peinture paisible et délicate : une femme dans une barque, sous son ombrelle, contemple l’eau calme, l’air pensif.

Ces œuvres connaissent rapidement un certain succès : Le Goûter sur l’herbe (1903) lui est acheté par l’État dès l’année de sa création. Il reçoit également des commandes pour des décors de salles de spectacle parisienne et collabore avec de grands marchands de l’époque comme Georges Petit.

En 1924, Lebasque s’installe définitivement dans le Midi, au Cannet, où il restera jusqu’à sa mort. Il cesse de commercialiser ses œuvres à la dissolution de la galerie Georges Petit et mène dès lors une existence discrète jusqu’à sa mort en 1937.

Estimation et cote de Lebasque sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, la cote d’Henri Lebasque est stable depuis les années 2000. Les huiles sur toile de format moyen représentant des femmes ou des scènes de genre du Midi sont généralement adjugées entre 10 000 et 60 000 euros, comme les Baigneurs à Cagnes-sur-Mer (1929), adjugée 59 000 euros en 2019. Mais certains grands formats particulièrement aboutis peuvent dépasser les 100 000 euros, voire exceptionnellement les 200 000 euros : en 2016, Préfailles, la sortie de bain (1922) a été adjugée 221 357 euros.

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Estimation et cote de l'artiste Auguste Rodin

Auguste Rodin, né en 1840 à Paris et décédé en 1917 à Meudon (Île-de-France), est un célèbre sculpteur français. Il appartient à la génération des impressionnistes qu’il fréquente comme Monet (1840 – 1926) et Cézanne (1839 – 1906).

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Prix des œuvres d'Auguste Rodin

  • Sculpture (bronze, marbre, plâtre, terre cuite) – entre 2 000 € et plus de 18 000 000 €

  • Bronzes (réductions / petits modèles) – entre 5 000 € et 2 000 000 €

  • Marbre / grand format (épreuves uniques) – entre 50 000 € et plusieurs millions d’euros

  • Dessin, aquarelle, encre sur papier (études, lavis, fusain) – entre 800 € et 500 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte (séries et états) – entre 200 € et 50 000 €

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Les débuts artistiques d'Auguste Rodin

Refusé à l’École des Beaux-Arts, il fait ses classes à l’École spéciale de dessin, découvre l’inspiration religieuse en tant que novice chez les Pères religieux du Très-Saint-Sacrement de Paris et travaille pour les sculpteurs à la mode dans les années 1960 : Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824 -1887), Antoine-Joseph Van Rasbourgh (1831 – 1902). À 36 ans, il découvre l’Italie et ses artistes majeurs qui l’inspireront toute sa carrière. Déjà connu de son vivant, Rodin travaille comme décorateur pour la Manufacture de Porcelaine de Sèvres, reçoit des commandes de l’État français et des municipalités. Son œuvre est découverte dès 1875 et il connaît un succès international. À la tête d’un atelier prolifique, Rodin crée, commercialise ses œuvres et forme des artistes. En 1883, il rencontre Camille Claudel (1864 – 1943) sculptrice aujourd’hui célèbre qui fut son élève, sa muse et sa collaboratrice. Il travaille avec de nombreux assistants dont Antoine Bourdelle (1861 – 1929) ou François Pompon (1855 – 1933).

Auguste Rodin, un sculpteur, dessinateur et photographe prolifique

Sculpteur, dessinateur et auteur, il a réalisé environ 7 000 sculptures, 10 000 dessins et 10 000 photographies. Des milliers de dessins ou de notes évoquent des projets non réalisés, des études ou des variantes. Il défend un art « pour tous » et crée de nombreuses petites sculptures accessibles à un public plus large et lui assurent un revenu régulier. Son style est en rupture avec les codes de l’époque : il s’attache davantage au processus de création et au matériau qu’au sujet final. De nombreuses œuvres apparaissent comme inachevées, ainsi L’homme qui marche (avant 1900, agrandissement en 1907) n’a pas de tête. Ses œuvres aux traits naturalistes, souvent monumentales, expriment le mouvement ou le sentiment. La Porte de l’enfer, 1880 – 1917, commande de l’État pour le futur musée des arts décoratifs, est l’une de ses œuvres les plus célèbres. Inspirée de l’univers de la Divine Comédie, écrite au début du XIVème siècle par l’Italien Dante Alighieri (1265 – 1321), cette immense œuvre (6,35m sur 4m) est l’un des plus longs projets de l’artiste : Rodin y travaille toute sa vie, ajoutant et modifiant des éléments. Jamais achevée, la porte n’est créée en bronze qu’après la mort de l’artiste. Au centre de la partie haute, on peut observer Le Penseur dont des répliques se trouvent au Panthéon, à San Francisco, Copenhague, Venise ou encore Buenos Aires, illustrant l’immense succès de l’artiste. Soucieux de sa postérité, Rodin fait don à l’État de ses collections, créations et des droits de reproduction. En 1919, le musée Rodin ouvre ses portes dans l’hôtel Biron à Paris, occupé par l’atelier Rodin depuis 1908. Les œuvres et études de l’artiste y sont présentées au public et reproduites. En effet, les moules créés par Rodin sont encore utilisés pour créer des bronzes attribuables à l’artiste.

Estimation et cote de Rodin sur le marché de l'art

Actuellement parmi les 200 premiers artistes dans le classement du nombre de ventes aux enchères, Rodin reste un sculpteur important. Le nombre de lots sur le marché a légèrement baissé depuis 2020, environ 80 œuvres, et de même la moyenne du prix d’achat a baissé aux environs de 70 000€. Ces vingt dernières années, les ventes de Rodin se sont majoritairement faites aux États-Unis (36%) puis en France (26%). Vous pouvez trouver des dessins ou aquarelles, mais surtout des sculptures qui composent les deux tiers de l’offre et représentent 98% des montants récoltés. Ces dernières années, les dessins et aquarelles ont été adjugés entre 630€ (Study for a sculpture, Aquarelle, crayon, vendu en 2020) et 190 000€ (Prométhée, 1875 – 1876, fusain vendu en 2011). Pour les sculptures, Ssn bronze record, une Iris, messagère des Dieux de 1890 – 1891, a atteint 13 500 000€ en 2016. Cependant l’œuvre la plus chère de Rodin est son Éternel printemps de 1884, sculpté par l’artiste dans le marbre, qui s’est vendue pour 15 700 000€ en 2016. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Auguste Rodin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet d’Auguste Rodin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Auguste RODIN (1840-1917) L’Âge d’airain, petit modèle Plâtre original conçu en 1875-1877

Reconnaître la signature d'Auguste Rodin

Savoir reconnaître la signature d’Auguste Rodin est indispensable pour authentifier une sculpture, un dessin ou un bronze de ce maître incontesté de la sculpture moderne. La signature de Rodin, bien que variable selon les périodes et les fondeurs, présente des constantes qui reflètent l’exigence et la notoriété de l’artiste. Sur ses sculptures en bronze, telles que Le Penseur, Le Baiser ou Les Bourgeois de Calais, la signature « Rodin » est généralement gravée ou moulée directement dans la matière, souvent sur la base ou sur le côté du socle. Elle apparaît en lettres capitales légèrement inclinées, aux contours nets et profonds. À partir des années 1890, les bronzes édités par les fondeurs Barbedienne, Alexis Rudier ou Eugène Blot comportent également leur marque d’atelier, souvent associée à la signature de l’artiste, gage d’authenticité et d’édition officielle. Sur ses dessins et aquarelles, Rodin signe parfois d’un simple « A. Rodin » à la mine de plomb ou à l’encre, dans une écriture cursive souple et assurée. Certaines œuvres préparatoires ou études d’atelier peuvent rester non signées, notamment celles conservées dans les carnets de travail. Compte tenu du grand nombre de fontes posthumes et de reproductions circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’un Rodin par un expert est une étape essentielle avant toute transaction ou estimation. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la sculpture et du marché de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Auguste Rodin, qu’il s’agisse d’un bronze, d’un plâtre ou d’un dessin original.

Expertise signature Auguste Rodin
Signature Auguste Rodin

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