Estimation gratuite Froment Meurice

Froment-Meurice

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Estimation, cote et valeur Froment-Meurice

Le savoir-faire de l’orfèvrerie et de la joaillerie se transmet de père en fils chez les Froment-Meurice. En effet, tout commence avec l’orfèvre François Froment (1773-1803) dont la veuve épouse l’orfèvre Pierre Meurice (1781-1857) qui reprend avec succès l’atelier familial avant de le transmettre à son beau-fils. Ce dernier, François-Désiré Froment-Meurice (1802-1855) fait prospérer la dynastie familiale en devenant à son tour orfèvre-joaillier. Son fils, Émile Froment-Meurice (1837-1913), suit lui aussi la même voie et garde la maison en activité jusqu’en 1907. 

Estimation gratuite Froment Meurice

Prix et cote des bijoux de Froment-Meurice

  • Bagues et petits bijoux : entre 150 € et 3 000 €

  • Broches, pendentifs et bracelets : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Bijoux d’exception et pièces historiques : entre 25 000 € et 60 000 €

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François-Désiré Froment-Meurice, orfèvre et joaillier romantique

François-Désiré Froment-Meurice est, aujourd’hui encore, considéré comme l’un des plus grands joailliers romantiques, spécialisé dans le bijou de style médiéval et néo-renaissance. Sa double formation, d’abord par son beau-père en orfèvrerie, puis à la sculpture et au dessin dans l’atelier de Girodet est un véritable atout dans son travail et contribue à son indéniable succès. Lors de l’Exposition universelle de 1844, François-Désiré Froment-Meurice connaît un véritable triomphe avec sa collection de « châtelaines gothiques » et de « bracelets et d’épingles Jeanne d’Arc » pour laquelle il reçoit une médaille d’or. Il s’inspire pour ses pièces de la littérature, de l’architecture, du costume et de la sculpture du Moyen Âge, reproduisant par exemple des épisodes de la vie du roi Louis IX séparés par une architecture gothique sur un bracelet. Ses bijoux font l’effet de tableaux miniatures en trois dimensions. 

Pour satisfaire à la demande et s’adapter aux moyens de ses clientes, qui n’étaient pas toujours élevés, François-Désiré Froment-Meurice crée des séries de bijoux ayant le même motif principal bien qu’ils soient différents, en ce qu’ils étaient plus ou moins agrémentés de métaux précieux et de pierreries de différente couleurs, ainsi que d’émaux limousins peints. Dans ses œuvres, qu’il s’agisse de bijouterie, de joaillerie ou d’orfèvrerie, Froment-Meurice s’illustre en particulier dans les techniques du nielle et du repoussé. Il a collaboré avec beaucoup de grands artistes de son époque, qu’ils soient orfèvres, émailleurs, dessinateurs, peintres, graveurs, ciseleurs ou sculpteurs, parmi lesquels Klagmann, Delaroche, ou encore Ingres. Il a également inspiré beaucoup d’auteurs tels que Balzac ou encore Théophile Gautier, qui le citaient souvent dans leurs écrits, le voyant comme la quintessence de l’artiste romantique, offrant au passage au joaillier de la publicité gratuite. Victor Hugo ira même jusqu’à le comparer à Benvenuto Cellini, un orfèvre du XVIème siècle particulièrement renommé pour la finesse de son travail, et le comte Rambuteau rétablit à son profit le titre d’Orfèvre-Joailler de la ville de Paris en 1828. Quelques mois après sa mort, lors de l’Exposition universelle parisienne de 1855, ses contemporains lui ont décerné la médaille d’honneur du jury.

Émile Froment-Meurice, digne héritier de la dynastie familiale

Émile Froment-Meurice reprend l’atelier familial au décès de son père, en 1859, devenant à son tour orfèvre et joaillier. Il s’associe alors à deux anciens collaborateurs de ce dernier : Louis et Philibert Audouard. Comme son père, Émile est l’Orfèvre-joaillier de la ville de Paris, même s’il produit également des pièces pour certains grands noms tels que Napoléon III ou encore le duc d’Aumale. Suivant les traces de son père, il connaît un immense succès lors de sa première participation à l’Exposition universelle de 1867, à l’occasion de laquelle il reçoit une médaille d’or. Émile Froment-Meurice devient dès lors l’un des orfèvres et joailliers les plus importants du Second Empire.

Le style des œuvres d’Émile Froment-Meurice est indéniablement inspiré de celui de son père, allant même parfois jusqu’à reprendre les dessins de ce dernier. Ainsi, il produit des pièces romantiques, inspirées par la Renaissance, le Moyen-Âge et l’Égypte antique. Malheureusement, quand Émile Froment-Meurice se retire, aucun de ses fils ne prend sa succession. La maison est reprise par Georges Auger, expliquant ainsi que des pièces marquées Auger-Froment-Meurice voient le jour dans les années qui suivent.

Combien vaut un bijou Froment-Meurice sur le marché ?

Malheureusement, à la fin du XIXe siècle, pour des raisons de changement de goût, de nombreux bijoux de la maison Froment-Meurice ont été démontés, fondus, transformés, voire détruits. D’autres en revanche sont conservés dans des musées, dans la continuité de la volonté de l’orfèvre-joaillier François-Désiré Froment-Meurice, qui aspirait à rendre les arts accessibles à tous. 

Cependant, beaucoup d’autres pièces Froment-Meurice circulent encore sur le marché. À titre d’exemple, en 2008 une broche Belle Époque, formée de feuillages ajourés en volutes et de palmettes en or et platine, ornées de petits diamants de taille ancienne et taillés en roses, retenant en pampille un diamant en forme de poire, mesurant 7,5 cm de hauteur et datée vers 1900, a été adjugée 8 750 euros. La même année, autre broche, constituée d’un camée ancien en agate sculptée représentant une figure grecque, entourée d’émail blanc et rouge et d’un feuillage d’or, réhaussée aux points cardinaux d’un diamant et d’un détail en émail blanc chantourné, suspendant des gouttes de perles, montée en or, datée vers 1870 et signée a été adjugée 10 594 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la maison Froment-Meurice, référence incontournable de la joaillerie et orfèvrerie du XIXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, en argent, ornés de pierres fines, d’émaux ou de décors sculptés, caractéristiques d’un style historiciste inspiré de la Renaissance et du néo-gothique.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie et d’orfèvrerie du XIXe siècle ainsi que des grands ateliers parisiens — dont la maison Froment-Meurice, reconnue pour ses créations au fort relief sculptural et à la richesse décorative — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail du métal, finesse des décors, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Froment-Meurice et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces recherchées pour leur caractère historique, leur qualité d’exécution et leur importance dans l’histoire des arts décoratifs du XIXe siècle.

En lien avec la Maison Froment-Meurice

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Albert Duraz

Albert Duraz

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Estimation et cote de l'artiste Albert Duraz

Albert Duraz naît en 1926 en Savoie. Dès son enfance, il baigne dans un milieu artistique, grâce à sa sœur Marie-Antoinette, inscrite en 1929 aux Beaux-Arts de Lyon et fiancée au peintre Jean Bertholle. Le cheminement d’Albert Duraz est aussi marqué par la figure de son frère Jean, poète et membre du groupe artistique Témoignage, dirigé par Marcel Michaud. Du haut de ses dix ans, Duraz participe déjà à sa manière au mouvement : il présente, dans une exposition collective du groupe, ses productions d’enfant. Celles-ci montrent déjà son goût affirmé pour le dessin. 

Estimation gratuite Albert Duraz

Prix et cote des bijoux d'Albert Duraz

  • Pendentifs et bijoux en argent : entre 500 € et 5 000 €

  • Bracelets jonc et modèles géométriques : entre 400 € et 3 500 €

  • Pièces importantes, pectoraux et bijoux de collection : à partir de 3 000 € et plus

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Un style unique et personnel, consacré par l’admiration de Jean Cocteau

Au sein de Témoignage, Albert Duraz côtoie Etienne-Martin et François Stahly, tous deux sculpteurs. Le jeune garçon en tire une sensibilité à l’art en volume. Sa rencontre la plus marquante a lieu à ses douze ans. Jean lui présente alors Roger Kieffer, un mécanicien dentiste à la personnalité torturée, qui produit des bijoux sur son temps libre. Encouragé par son frère, Albert Duraz intègre l’année suivante l’École de bijouterie, où le dessinateur prolifique apprend à modeler le volume. S’ensuivent deux ans d’apprentissage dans une bijouterie, et l’obtention d’un C.A.P. en 1944. 

Après une année passée à travailler en usine, Albert Duraz ressent le besoin de se tourner vers une production plus personnelle. Dès 1948, il s’installe à son compte à Lyon, rue Chevreul. Si les joailliers se moquent d’abord de celui qu’ils surnomment « le Picasso du bijou », les créations d’Albert Duraz gagnent peu à peu en succès. Dès 1949, il enchaîne les expositions, du musée de Saint-Étienne à celui d’Annecy, en passant par la galerie parisienne Folklore. Les bijoux d’Albert Duraz sont même présentés à l’étranger, au Centre français d’études de Milan, au Victoria and Albert Museum, et au Centre Saint-Louis de Rome. L’exposition de 1952 à la galerie M.A.I., tenue par Marcel Michaud, est sans doute la plus importante. Pour la première fois, des bijoux du créateur sont alors acquis par le Musée des Arts Décoratifs. Même Jean Cocteau fait part de son admiration pour l’artiste, dans un texte rédigé en 1959, où il compare Duraz aux grands orfèvres de la Renaissance. Albert Duraz ne cesse de dessiner et de produire dans son atelier lyonnais, jusqu’à son décès en 2004. À la fin de sa vie, il expérimente de nouvelles techniques et produit notamment des sculptures métalliques abstraites. Il réalise même, en collaboration avec un ébéniste, un imposant tabernacle aujourd’hui conservé au musée d’Arles.

Un « orfèvre poète » marqué par le romantisme noir

Si Albert Duraz travaille dans un premier temps le cuivre, l’argent devient dès 1952 son matériau de prédilection. Il tire de ce métal des pièces géométriques et ajourées, aux angles aigus ou aux lignes courbes organiques. Certains bijoux imitent des motifs animaliers (oiseaux, taureaux, hiboux, araignées…) mais toujours de manière très allusive. La monochromie froide du métal est parfois rehaussée de pierres semi-précieuses de couleur. Leur usage se limite alors à l’incrustation de petits cabochons d’onyx, de grenat ou de lapis-lazuli. Albert Duraz travaille tous types de bijoux, mais aime particulièrement les pièces volumineuses, tels les grands pectoraux articulés, présents dès les débuts de sa production. Ceux-ci lui offrent un important espace d’expression pour dévoiler sa personnalité.

Le joaillier s’inspire parfois de son enfance pour créer. Le motif récurrent du pied ailé de Lucifer est ainsi extrait de ses dessins de jeunesse. L’ampleur de ses créations a été qualifiée par l’artiste lui-même de « baroque », un style exubérant dont il s’est beaucoup imprégné durant son enfance savoyarde. La littérature compte aussi parmi les influences majeures du joaillier, lecteur assidu de Milton, Walter Scott ou Edgar Allan Poe. Un goût pour l’étrange, le mystérieux, le fantastique et le romantisme noir transparaît dans ses créations. Certaines font même explicitement référence à des textes, tel un pectoral s’inspirant du roman gothique d’Horace Walpole Le Château d’Otrante. Les bijoux d’Albert Duraz en deviennent presque narratifs, comme le prouvent les noms que leur attribuait l’artiste : La Vénitienne, La Prisonnière de l’Escorial ou Le pied de Lucifer. Alors conservateur du musée d’Arles, Jean-Maurice Rouquette le qualifiait même de « poète orfèvre ». Cet attrait pour la littérature est consacré par l’utilisation de bijoux d’Albert Duraz au théâtre. Roger Planchon utilise ainsi certaines de ses créations en 1951, pour une mise en scène de La Nuit des rois de William Shakespeare. Cette collaboration se poursuit avec Marcel Maréchal, pour ses pièces Tamerlan et Le Cavalier seul.

Quelle place Albert Duraz occupe-t-il sur le marché de l’art ?

Albert Duraz est resté, de son vivant, un artiste discret. Après 2004, sa mémoire a été entretenue grâce à ses donations aux musées d’Arles, Lyon et Chambéry. Une partie de ses productions est également visible dans la galerie des bijoux du Musée des Arts Décoratifs. L’artiste se fait au contraire très rare sur le marché de l’art. Une de ses dernières créations vendues est un pendentif Soleil en argent et onyx, estimé à 5 000 euros en 2015. Albert Duraz accordait aussi beaucoup d’importance à l’élaboration dessinée de ses bijoux, et il est parfois possible d’acheter des esquisses originales de l’artiste. Un lot de quatre projets de bijoux signés s’est ainsi vendu 95 euros en 2021.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations du XXe siècle comme celles d’Albert Duraz. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : pendentifs, bracelets, bagues, broches ou encore bijoux en argent ou en or, souvent caractérisés par un style sculptural, symbolique et des formes puissantes.

Sa connaissance approfondie des pierres fines, des techniques de bijouterie du XXe siècle ainsi que des créateurs modernes — dont Albert Duraz, reconnu pour ses compositions abstraites et son travail expressif du métal — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail du relief, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux modernes et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Albert Duraz et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces au fort impact visuel, recherchées pour leur originalité, leur caractère artistique et leur présence sculpturale.

En lien avec Albert Duraz

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

Image

Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Eugène Fontenay

Eugène Fontenay

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Estimation et cote de l'artiste Eugène Fontenay

Né en 1824, Eugène Fontenay a traversé un siècle teinté d’histoire, marqué par les découvertes archéologiques et le développement des musées. Il a su s’en inspirer afin de créer des bijoux qui reflètent la curiosité de son temps. 

Estimation gratuite Eugène Fontenay

Prix et cote des bijoux d'Eugène Fontenay

  • Broches, pendentifs et petits bijoux : entre 1 500 € et 8 000 €

  • Bracelets, bagues et bijoux en or avec pierres fines : entre 5 000 € et 25 000 €

  • Pièces importantes, bijoux d’exception et modèles naturalistes : entre 20 000 € et 150 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Eugène Fontenay et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Eugène Fontenay en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Des clients illustres sur plusieurs continents

Le travail des pierres et des métaux était déjà ancré dans la famille de l’artiste : Eugène Fontenay a grandi entouré de son père et de son grand-père qui ont exercé, avant lui, la profession d’orfèvre. Le jeune homme devient apprenti chez Edouard Marchand, un joaillier en quête d’innovation, inventeur par exemple du bracelet à ressort, ce qui éveille chez Fontenay une véritable curiosité. Il se forme également en travaillant pour Dutreih, qui lui apprend la technique de l’émail sur or fin, à laquelle il a beaucoup recours durant sa carrière. Le joaillier s’installe dès 1847 au 2, rue Favart et y travaille seul. La production d’Eugène Fontenay, très importante, n’a cependant pas toujours été clairement identifiable par un poinçon, l’artiste ayant réalisé des travaux pour d’autres maisons, telles Boucheron.

Le joaillier doit rapidement satisfaire une clientèle remarquable. La reine Marie II de Portugal lui commande par exemple en 1852 un éventail de style néo-Renaissance, tandis que l’impératrice Eugénie fait exécuter dans les ateliers Fontenay un diadème à neuf fleurons, serti de diamants et d’émeraudes. Eugène Fontenay compte de prestigieux commanditaires sur d’autres continents, tels le roi de Siam, le Shah de Perse, ou certains maharajas indiens. Certaines de ses pièces sont aussi présentées aux expositions universelles dès 1867, et il devient même membre du jury de l’exposition en 1878. Homme aux multiples talents, Fontenay est également peintre, graveur et dessinateur. Il est aussi l’auteur de l’ouvrage Les Bijoux anciens et modernes, publié en 1887, dont il commence la rédaction après avoir cédé son fonds de commerce à un proche collaborateur. L’élaboration de ce livre est pour lui l’occasion de traverser l’Europe pour parcourir les collections de bijoux les plus prestigieuses. L’ouvrage révèle son amour de tous les bijoux, en particulier les pièces antiques, qui n’ont cessé de l’inspirer tout au long de sa carrière.

Des bijoux marqués par l’Antiquité et la Renaissance…

Les créations d’Eugène Fontenay sont marquées par un goût historiciste porté vers la Renaissance, et un désir d’imiter les bijoux antiques. Le joaillier est par exemple très influencé par la collection Campana, achetée en 1861 par Napoléon III, et exposée au Palais de l’Industrie puis au musée du Louvre. Il y découvre les bijoux gréco-romains et leurs ornements, tels le filigrane et les perles, qu’il se met à utiliser abondamment dans ses propres créations. Fontenay affectionne aussi le graineti, une imitation des boules d’or microscopiques dont les Étrusques ornaient leurs bijoux. 

La réutilisation de ces techniques antiques ne lui est cependant pas propre. De nombreux joailliers se fascinent dès 1850 pour la Grèce ou l’Égypte suite au développement des fouilles archéologiques ou au percement du canal de Suez. La maison Castellani, qui a restauré les bijoux de la collection Campana, est ainsi très admirée par Fontenay pour ses bijoux historicistes. Un bijou fréquemment produit par la maison Fontenay est le collier, souvent ornés de pampilles en gouttes et de perles à volutes. Le joaillier crée des effets de polychromie variés, en utilisant le corail, ou le lapis-lazuli très fréquent dans la bijouterie égyptienne. L’apparition du jade dans la production d’Eugène Fontenay est aussi à souligner, et coïncide avec les expéditions françaises en Chine, menées dès 1858.

…Mais une adaptation à une clientèle variée

Fontenay diversifie sa production pour satisfaire d’importants commanditaires asiatiques ou africains, pour lesquels il réalise des boîtes à bétel ou des équipements de cavalerie en métal précieux incrusté de gemmes. Une de ses créations les plus techniques a été produite dans ce contexte. Il s’agit d’un service de table de 42 couverts en or, réalisé pour le vice-roi d’Égypte, tous incrustés de brillants et peints d’émaux.

Il faut enfin évoquer les émaux ornant les bijoux d’Eugène Fontenay, lesquels représentent des scènes bachiques ou allégoriques parfois même inspirées des fresques retrouvées à Pompéi. Ces émaux décorent autant le médaillon d’un collier que l’étui d’un bijou. Ces décors sont le plus souvent réalisés par son collaborateur, Eugène Richet. Ces pièces rappellent, par leur technique et leur iconographie, le style néo-Renaissance, et montrent l’intérêt d’Eugène Fontenay pour l’histoire.

Combien vaut un bijou d’Eugène Fontenay ?

Certaines pièces réalisées par le joaillier sont conservées dans des collections publiques : un brûle-parfum présenté à l’exposition de 1878, chef-d’œuvre de sa carrière, se trouve ainsi au musée d’Orsay. La donation du joaillier et grand collectionneur Henri Vever a aussi permis au musée des Arts Décoratifs de conserver quelques pièces d’Eugène Fontenay. On trouve également de nombreux bijoux sur le marché de l’art : les colliers d’or à pampilles, ornés dans un style étrusque ou grec, sont les pièces les plus fréquentes. Un des plus beaux ensembles récemment passé en vente est sans doute une parure entière, ornée de pampilles d’or et de rubis. Comprenant des boucles d’oreille, un collier et deux éléments de peigne, l’ensemble a été adjugé 11 000 euros en 2020.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations du XIXe siècle comme celles d’Eugène Fontenay. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, colliers, bracelets, broches ou encore pendentifs en or, souvent ornés de pierres précieuses et caractéristiques des styles naturaliste et archéologique.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie anciennes ainsi que des grands joailliers parisiens — dont Eugène Fontenay, figure emblématique du renouveau de la joaillerie historique au XIXe siècle — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse d’exécution, richesse des motifs, signature du joaillier, provenance, époque de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de la joaillerie ancienne et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Eugène Fontenay et l’estimation de bijoux anciens. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces naturalistes et archéologiques recherchées pour leur qualité d’exécution, leur raffinement et leur importance historique.

En lien avec Eugène Fontenay

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Image

Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Simon Petiteau

Simon Petiteau

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Estimation, cote et valeu des bijoux Simon Petiteau

Fondée à la fin du XXe siècle par Simon Petiteau, la maison éponyme s’impose comme une signature reconnue de la joaillerie française contemporaine, spécialisée dans les bijoux en diamants et les créations en or d’une grande pureté. Installée place Vendôme, la maison Simon Petiteau se distingue par un style élégant, intemporel et centré sur la mise en valeur du diamant, travaillé dans des montures raffinées aux lignes épurées. Aujourd’hui, les bijoux Simon Petiteau sont appréciés sur le marché des ventes aux enchères et du marché secondaire pour leur qualité d’exécution, leur savoir-faire joaillier et la sélection rigoureuse des pierres, notamment les bagues solitaires, alliances et bracelets en diamants. Vous possédez un bijou Simon Petiteau, une bague en diamant ou une création de joaillerie contemporaine dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Simon Petiteau

Prix et cote des bijoux de la maison Simon Petiteau

  • Bagues et petits bijoux (solitaires, alliances, bagues en diamants) : entre 1 000 € et 25 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et pendentifs (bijoux en or sertis de diamants, créations contemporaines) : entre 2 000 € et 40 000 €

  • Colliers et parures (compositions en diamants, pièces élégantes et intemporelles) : entre 5 000 € et 80 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception (diamants importants, créations signature place Vendôme) : entre 15 000 € et 200 000 €

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Un rayonnement assuré par les expositions universelles

Les créations de la maison bénéficient d’une excellente visibilité durant les expositions universelles, en 1855 à Paris comme en 1862 à Londres.  Les Petiteau  gagnent  donc en renommée et également en clients. A ces occasions, la firme reçoit une mention honorable attribuée par le jury, ainsi que de nombreux compliments de la presse. La maison Petiteau est  dès lors mentionnée dans des guides de voyages comme une étape parisienne incontournable. Le plus grand triomphe récolté durant ces expositions universelles est sans doute une importante commande de bijoux passée par la reine Isabelle II en 1862, qui consacre la qualité des productions Petiteau. La riche histoire de cette maison s’étend sur deux générations, et s’achève à la mort d’Eugène.

Simon Petiteau : une esthétique inspirée de l’histoire

Simon Petiteau réalise des bijoux dans un style très reconnaissable. Il recourt fréquemment à l’or ajouré et estampé (imprimé de motifs grâce à une matrice). Il affectionne aussi la cannetille, un fil d’or très fin enroulé autour d’un fil plus épais, qui produit un effet très précieux. Petiteau utilise encore le graineti, une imitation des boules d’or microscopiques dont les Étrusques ornaient leurs bijoux. Tous ces procédés sont très appréciés dans le cadre historiciste du XIXe siècle, car ils évoquent le rendu des bijoux antiques. Simon Petiteau agrémente ses pièces de perles fines, topazes, turquoises ou opales, et les rehausse d’émail noir ou bleu. Un bracelet conservé au Museum of Fine Arts de Boston en est un parfait exemple. Réalisé pour la femme d’un officier, il mêle l’or ajouré et la cannetille, tout en étant incrusté d’émeraudes, de rubis, de diamants, et d’une perle baroque. Une de ses pièces les plus fameuses est la parure d’or, réalisée pour la reine Désirée de Suède, et présentée aujourd’hui au Nordiska Museet de Stockholm. Elle est ornée de camées de malachite gravés de scènes à l’antique, illustrant une nouvelle fois le goût de Simon Petiteau pour l’imitation des bijoux du passé.

Les bijoux “bohêmes” d’Eugène Petiteau : un succès royal

Eugène Petiteau développe, quant à lui, des pièces en argent repoussé et ciselé, qu’il orne de filigrane, de fins fils de métal soudés sur le bijou. Le tout est complété par des perles, des touches d’émail noir et du corail taillé en gouttes. Novateur et habile dessinateur, Eugène a le souci de donner à ses pièces, grâce à ces techniques, un aspect oriental. La finesse de ses fils d’argent peut ainsi rappeler l’émail filigrané pratiqué par les Nasrides au XVème siècle. Les contemporains d’Eugène Petiteau ont décrit ses bijoux comme « hindous », « byzantins » ou « bohêmes » : leur caractère étranger intrigue une clientèle alors fascinée par l’orientalisme et l’ailleurs. Ses créations reçoivent donc un accueil favorable, et ce même en dehors de l’Europe: Eugène Petiteau réalise  des parures de diamants pour la princesse ottomane Fatma Sultan, fille du sultan francophile Abdulmejid Ier.

La plus célèbre des parures « bohêmes » réalisées par Eugène Petiteau est sans doute l’ensemble commandé en 1862 par la reine Isabelle II, séduite par le caractère mauresque de ces bijoux. L’ensemble complet (collier, diadème, bracelets, broche, épingles à cheveux…) a coûté l’importante somme de 60 000 reales à la Couronne espagnole. La parure mêle le corail, l’émail noir et l’argent, dans le plus pur style Petiteau. La maison n’a d’ailleurs pas manqué de l’exposer trois jours de suite à Paris après son achèvement, afin de prouver l’excellence de sa technique et l’originalité de son style.

Combien vaut une création de la maison Petiteau ?

La donation d’Henri Vever, joaillier de l’Art nouveau mais aussi grand collectionneur, a permis à Simon Petiteau d’entrer en 1924 dans les collections publiques au Musée des Arts Décoratifs. Le musée conserve également un très grand fonds de dessins de son fils Eugène. Les Petiteau peuvent aussi être présents sur le marché de l’art. Une parure complète d’Eugène Petiteau (bracelet, collier, broche et pendants d’oreilles) a  été estimée 8 000 euros en 2019. Cet engouement a même récemment été couronné d’une reconnaissance académique. Le bracelet de Simon Petiteau réalisé vers 1830 pour une femme d’officier a ainsi été acquis par le Museum of Fine Arts de Boston en 2014, dans le cadre d’une vente aux enchères.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Simon Petiteau, notamment des créations contemporaines en diamants issues de la joaillerie française de luxe. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Simon Petiteau : bagues solitaires, alliances, bracelets, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or et sertis de diamants de haute qualité, caractéristiques d’un style élégant, intemporel et raffiné.

Sa connaissance approfondie des diamants, des pierres précieuses, ainsi que des techniques de joaillerie moderne lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des pierres, travail du métal, signature Simon Petiteau, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Simon Petiteau et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Simon Petiteau et l’estimation de bijoux en diamants. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur pureté, leur qualité d’exécution et leur excellence joaillière.

En lien avec la maison Simon Petiteau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

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60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Paul Liénard

Paul Liénard

Home » Artiste » Bijoux » Page 4

Estimation, cote et valeur des bijoux Paul Liénard

Le joaillier Paul-Gabriel Liénard (1849 – ?) est une figure singulière de la joaillerie française Art Nouveau, particulièrement remarquée au début du XXe siècle. À partir de 1905, il attire l’attention de la critique grâce à un style audacieux et expressif, caractérisé par des compositions inspirées de la nature, où se mêlent lignes organiques, mouvement et sens du détail. Ses créations traduisent pleinement l’esthétique de l’Art Nouveau, dans la lignée des grands créateurs de cette période.

Les bijoux de Paul-Gabriel Liénard, souvent réalisés en or, émail et pierres fines, séduisent aujourd’hui les collectionneurs pour leur originalité et leur qualité d’exécution. Encore relativement confidentiel sur le marché, ce joaillier n’en demeure pas moins recherché dans le domaine de l’expertise de bijoux anciens, notamment pour les pièces représentatives de son univers naturaliste. Vous possédez un bijou signé Liénard et souhaitez en connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite, rapide et confidentielle en ligne sur Estimon’objet, réalisée par nos spécialistes en expertise de bijoux Art Nouveau.

Estimation gratuite Paul Liénard

Prix et cote des bijoux de la maison Paul Liénard

  • Bagues Art Nouveau, pendentifs et petits bijoux naturalistes : entre 1 000 € et 12 000 €

  • Broches Art Nouveau, boucles d’oreilles et bijoux à décor floral ou animalier : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Colliers, pièces importantes et créations Art Nouveau d’exception : entre 5 000 € et 80 000 €

Vous souhaitez  expertiser une oeuvre de Paul Liénard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une oeuvre de Paul Liénard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le joaillier de la ligne courbe végétale

Apprenant son métier de joaillier vers 1900, Paul Liénard reçoit une formation extrêmement tournée vers l’Art Nouveau français. Il est  l’élève d’Eugène Grasset, grand maître de ce style, auteur d’une abondante production dans le domaine des arts appliqués, dont la célèbre Semeuse, emblème de Larousse. Paul Liénard se forme également à l’École des Arts Décoratifs, où il se perfectionne dans le domaine du bijou.  Dès les débuts de son activité, en 1905, Liénard est très remarqué par la critique pour ses créations, dont le style Art nouveau est en accord avec sa formation et la mode du moment. Ses pièces traduisent un goût pour la nature et la ligne courbe végétale. Le joaillier expose une première fois en 1906 au Salon des Artistes décorateurs, puis de 1907 à 1910 au Salon de la Société des artistes français. Paul Liénard dessine également des bijoux pour le compte d’autres orfèvres, notamment la maison Bolin à Moscou. L’année 1910 coïncide aussi avec le déménagement de sa boutique au 18, rue du Faubourg Saint-Honoré. Si l’on perd par la suite la trace du joaillier, l’échoppe de Paul Liénard a cependant connu une certaine notoriété. Parmi les illustres personnalités pour lesquelles il a produit des bijoux, on trouve par exemple la célèbre espionne Mata Hari.

Reconnaître les créations Art nouveau de Paul Liénard

L’inclinaison stylistique de Liénard envers l’Art nouveau se traduit par des représentations de la nature et un travail poussé sur les formes végétales. Le joaillier apprécie en particulier les insectes (cigales ou libellules), un thème récurrent chez les joailliers de l’Art Nouveau français, tel René Lalique. Techniquement, les créations de Paul Liénard vont se distinguer de celles de ses contemporains par l’emploi de l’émail cloisonné à jour sur or, aussi connu sous le nom de plique-à-jour. Datant du XVème siècle, cette technique est  remise au goût du jour par le verrier André-Fernand Thesmar avant d’être adaptée à la joaillerie par René Lalique. Elle consiste à séparer les couches d’émail translucide par de fines cloisons d’or, et permet au joaillier de traduire les couleurs les plus vibrantes des insectes, en laissant habilement passer la lumière à travers les émaux. L’effet rendu est ainsi proche de celui d’un vitrail. Une broche orchidée en diamants et pierres de lune, récemment passée en vente aux enchères, montre la finesse des nuances d’émail à jour maîtrisées par Paul Liénard.

Le plique-à-jour permet un grand jeu de lumière, tout comme la corne, très utilisée dans la joaillerie Art nouveau, et dont Liénard fait grand usage. Une de ses plus belles pièces réalisée dans ce matériau est probablement une tiare à décors de fleurs de pommier, rehaussée de pistils de diamants et de perles baroques. L’usage des diamants ou de gemmes tels que la pierre de lune (parfois sculptées en camée) permet aussi à Liénard de faire jouer ses pièces avec la lumière et est assez fréquent dans ses créations. De même, le joaillier affectionne les grappes retombantes de perles rondes qui lui servent à imiter des rangées de boutons de fleurs, et les perles baroques aux formes surprenantes (perles « dents de chien », ou perles Mabé, plates sur une face). Ces ornements reproduisent les courbes végétales et leur asymétrie organique, dans un esprit japonisant qui a intensément nourri l’Art nouveau. Parallèlement à cette orientation stylistique majeure, Liénard a également créé vers 1907 des bijoux de style assyrien ou égyptien, qui s’ornent de l’oeil oudjat, de fleurs de lotus, d’ailes de faucon déployées ou de scarabées stylisés. Ces pièces portent déjà en germe des motifs stylisés et géométriques caractéristiques de l’Art déco, qui s’épanouit vers 1910 dans la production de Paul Liénard.

Quelle est la cote des bijoux Paul Liénard sur le marché

Le collier-broche orné d’un pendentif en forme de cigale est probablement la pièce la plus importante de ce joaillier passée récemment en vente. Ornée d’émaux colorés, de citrines et d’éclats de diamants, le bijou était estimé en 2021 entre 12 000 et 15 000 euros. Liénard a cependant aussi été l’auteur de pièces d’argenterie plus simples telles des plats, à la cote aujourd’hui plus modeste. Un légumier en argent marqué de son poinçon s’est ainsi vendu 400 euros en 2013. Mais des pièces aux qualités esthétiques exceptionnelles se retrouvent également sur le marché de l’art. Un peigne en corne et or, orné de rangées de perles marines, s’est ainsi vendu 62 000 euros en 2006, bien loin de son estimation initiale à 5 000 ou 8 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de la période Art Nouveau comme celles de Paul-Gabriel Liénard. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Liénard : bagues, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, émail et pierres fines, caractéristiques d’un style naturaliste, inspiré de la faune et de la flore, typique de la fin du XIXe siècle.

Sa connaissance approfondie des pierres fines, des techniques de joaillerie Art Nouveau et des grands créateurs de cette période — dont Paul-Gabriel Liénard, reconnu pour ses compositions dynamiques et son sens du mouvement — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse des émaux, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de l’expertise de bijoux Art Nouveau et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Liénard et l’estimation de bijoux anciens de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en particulier des pièces recherchées pour leur originalité, leur qualité artistique et leur valeur historique.

En lien avec la maison Paul Liénard

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Estimation gratuite Georges le Saché

Georges le Saché

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Estimation, cote et valeur Georges le Saché

Georges le Saché a produit en quantité des bijoux et petits accessoires, mais il est le plus souvent resté anonyme, répondant dans l’ombre aux commandes de ses célèbres clients. Sa production est particulièrement difficile à appréhender et à identifier. La grande qualité technique de ses pièces est cependant certaine. Elle est prouvée par ses collaborations avec Boucheron ou Tiffany & Co, qui le choisissent comme sous-traitant.

Estimation gratuite Georges le Saché

Prix et cote des bijoux Georges le Saché

  • Bagues et petits bijoux : entre 1 000 € et 10 000 €

  • Broches, pendentifs et objets précieux : entre 8 000 € et 50 000 €

  • Bijoux d’exception et pièces majeures : entre 50 000 € et 300 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Georges le Saché et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Georges le Saché en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Un joaillier à la formation riche

Né en 1849, Georges le Saché grandit dans une famille férue d’activités artistiques : son grand-père est graveur en médailles et son père, graveur en taille-douce. Sa mère, quant à elle, possède une bijouterie au Palais-Royal. Georges Le Saché montre rapidement une appétence pour la peinture, mais ses parents craignent l’instabilité d’une carrière artistique pour leur fils. Malgré son passage dans plusieurs ateliers de peintre, dont celui de William-Adolphe Bouguereau, sa famille lui refuse l’entrée aux Beaux-Arts en 1866. Le Saché est finalement envoyé en Allemagne. Là-bas, il devient dessinateur dans la maison de bijouterie de Friedman (où Fabergé s’était notamment entraîné quelques années auparavant). Georges le Saché voyage ensuite à Londres pour compléter sa formation. Il rentre à Paris en 1872, et intègre la maison Lucien Falize, où il devient dessinateur de bijoux. Cette expérience contribue grandement à sa formation artistique

Après cinq ans passés auprès de Falize, Le Saché épouse la fille du joaillier Baucheron, et s’associe à Baucheron et Guillain dans le cadre d’une maison commune. Les trois joailliers travaillent beaucoup pour Boucheron, une grande maison qui expose leurs pièces dans des foires, en France comme à l’étranger. Cette visibilité internationale permet à Le Saché de décrocher également des contrats avec Tiffany & Co. Après la dissolution de la société Boucheron et Guillain, Le Saché continue à travailler de son côté, comme l’atteste le poinçon qu’il dépose en 1885.

Georges le Saché : un anonyme au style identifiable

Difficiles à appréhender en raison de l’anonymat de leur auteur, les pièces de Georges Le Saché peuvent cependant être reconnaissables. Le joaillier s’est ainsi spécialisé dans les petites sculptures en ivoire et or, souvent émaillées par petites touches de rouge et de vert, dans un style évoquant certains jades moghols incrustés. Cette production se centre sur des bibelots tels des allume-cigares, des tabatières, des bouteilles de parfum ou des paires de jumelles, dans un style historiciste et éclectique très affirmé. 

Certaines pièces présentent ainsi un vocabulaire stylistique néo-Renaissance (motifs floraux, rinceaux végétaux, profils numismatiques, sphinges, chimères, mascarons…). De petits coffrets imitant des châsses à décors de trilobes (motifs tréflés) s’avèrent davantage néo-médiévaux. Certaines pièces au décor végétal et souple évoquent un revival du XVIIIe siècle. Une vraie recherche technique est également présente dans la maîtrise des gemmes serties (saphirs, rubis) ou de l’émail champlevé, c’est-à-dire coulé dans des alvéoles de métal creusées. Le matériau de prédilection de Georges le Saché reste l’ivoire, utilisé dans quasiment chacune de ses pièces. 

Un artiste tourné vers l’Art Nouveau

Le joaillier garde d’ailleurs le goût pour ce matériau à l’aube du XXème siècle, alors qu’il se tourne vers un style plus proche de l’Art nouveau français. Une petite broche de Georges le Saché nommée « Modestie », présentée au musée de la joaillerie de Pforzheim, expose comment l’artiste utilise désormais tous les codes de ce style : la ligne courbe et végétale, les corps féminins élégants et leurs cheveux souples définissent les lignes de ses bijoux. Georges le Saché réalise en parallèle, notamment pour Boucheron, des pièces en platine incrustées de diamants. Le joaillier sait plier sa technique aux évolutions des modes : il réalise ainsi en 1920, au crépuscule de sa carrière, des boîtes en ivoire émaillé, mais cette fois dans le style Art Déco géométrique et stylisé alors émergent.

Quelle est la cote de Georges le Saché ?

Bien que l’anonymat de certaines pièces rende les attributions à Georges le Saché parfois difficiles, des bijoux et des objets produits avec certitude par le joaillier ont été mis en vente ces dernières années. Une paire de petites jumelles de théâtre typique du style Le Saché, en ivoire orné d’or et d’émaux, a ainsi été adjugée l’équivalent de 8 400 euros en 2011. Une petite boîte en ivoire sculpté ornée de cabochons de saphirs, similaire aux modèles que Le Saché réalisait pour Tiffany & Co, a trouvé preneur pour 8 800 euros en 2012. La pièce la plus impressionnante récemment mise aux enchères a probablement été la « Fée aux glycines », nom inscrit sur le coffret en cuir d’un pendentif porteur du poinçon de Le Saché. Le bijou, taillé dans l’ivoire, figure une nymphe Art nouveau aux longs cheveux souples, entourée de fleurs émaillées, comme Le Saché a su en réaliser au tournant de sa carrière, vers 1900. Cette pièce a été vendue  en 2020 pour un prix révélateur de sa rareté : 290 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de Georges Le Saché, figure singulière de la joaillerie Art nouveau et des arts décoratifs de la fin du XIXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, broches, pendentifs, mais aussi objets précieux, souvent réalisés en or, en ivoire, ornés de pierres précieuses et fines et d’émaux, caractéristiques d’un style sculptural et naturaliste.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de joaillerie Art nouveau ainsi que des ateliers parisiens de la période — dont Georges Le Saché, reconnu pour ses créations au fort relief sculptural et ses collaborations avec de grandes maisons comme Boucheron ou Tiffany & Co — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse du travail du métal, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Georges Le Saché et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces recherchées pour leur caractère artistique, leur originalité et leur importance dans l’histoire de la joaillerie Art nouveau.

En lien avec Georges le Saché

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60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Maison Lacloche Frères

Maison Lacloche Frères

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Estimation, cote et valeur des bijoux Lacloche Frères

La Maison Lacloche Frères a été fondée au XIXe siècle par les frères Jules et Jacques Lacloche et s’impose comme l’une des grandes signatures de la joaillerie parisienne, particulièrement active durant la période Art déco. Installée place Vendôme, la maison se distingue par ses créations élégantes et innovantes, mêlant diamants, pierres précieuses et compositions géométriques caractéristiques des années 1920-1930. Reconnus pour leur raffinement et leur qualité d’exécution, les bijoux Lacloche Frères figurent aujourd’hui parmi les pièces recherchées sur le marché des enchères internationales. Vous possédez un bijou Lacloche Frères, une bague, un bracelet, une broche ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Maison Lacloche Frères

Prix et cote des bijoux de la maison Lacloche Frères

  • Bagues et petits bijoux Lacloche Frères (or, platine, diamants et pierres fines, créations anciennes) : entre 1 000 € et 20 000 €

  • Bracelets, broches, clips et boucles d’oreilles Lacloche Frères (pièces Art déco, diamants, pierres précieuses, montures en platine) : entre 5 000 € et 120 000 €

  • Colliers, parures et pièces de haute joaillerie Lacloche Frères (créations Art déco, diamants, pierres de couleur, pièces d’exception) : entre 15 000 € et 500 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Lacloche Frères et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Lacloche Frères en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Lacloche Frères, une maison réputée

Tout commence en 1892, lorsque Jules Lacloche (1867-1937) et son frère Léopold (1863-1921) ouvrent une première boutique à Paris. En 1898, Léopold s’associe également avec son beau-frère qui était joaillier place Vendôme, Louis Gompers. Au même moment, leurs frères Jacques (1865-1900) et Fernand (1868-1931) ouvrent une succursale de la maison Lacloche à Madrid. La maison connaît un succès rapide, tant et si bien qu’ils ouvrent plusieurs boutiques en Europe. Se forgeant rapidement une clientèle aristocratique dans les plus grandes villes européennes ainsi qu’aux États-Unis, ils peuvent se prévaloir d’être les créateurs d’une affaire florissante qui connaît une ascension rapide. Malheureusement, en 1900, Jacques Lacloche décède dans le déraillement d’un train Madrid-Paris. Fernand rejoint alors ses deux frères restés à Paris et tous trois s’attèlent à développer l’entreprise familiale. S’ils doivent momentanément interrompre leurs activités durant la Première Guerre mondiale, ils connaissent un immense succès dans les années qui suivent la guerre. En 1923, c’est Fernand qui prend les rênes de la maison familiale, deux ans après le décès de Léopold. Adeptes des jeux d’argent, les frères Lacloche contractent d’importantes dettes, ce qui signera la fin de la maison familiale en 1931, année du décès de Fernand. 

Lacloche Frères, un succès rapide

Lacloche Frères connaît un immense succès lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925, exposant aux côtés des plus grands joailliers du monde. Les créations qu’ils présentent sont marquées par le style Art Déco et les contrastes de couleurs, de matières et matériaux, et de diaphanéité. Ils s’illustrent encore en 1929 lors de l’Exposition des Arts de la bijouterie, joaillerie et orfèvrerie, où ils présentent des bijoux montés sur platine et sertis presque uniquement de diamants. Leurs créations suivent la mode, et ce qu’on a appelé « goût Lacloche » est en fait éminemment empreint de ce qui faisait fureur à l’époque : un goût certain pour les pays exotiques, notamment la Chine et le Japon, qui se traduit chez Lacloche par la reproduction de certains motifs asiatiques, la représentation de la flore exotique de ces pays. En plus des bijoux, ils conçoivent également de nombreux nécessaires de beauté, très en vogue durant les Années folles. 

S’ils conçoivent, ils préfèrent en déléguer la fabrication aux meilleurs fabricants de leur temps, chacun étant sélectionnés pour un savoir-faire bien particulier, parfois même possédant des compétences inédites. Collant avec les goûts de l’époque, les bijoux Lacloche n’étaient pas loués pour leur originalité, mais pour leur perfection technique et leur attention portée aux détails. En effet, l’un des talents des frères Lacloche résidait dans leur choix des meilleurs artisans pour donner vie à leurs idées, mais aussi dans le choix des meilleurs matériaux.

La renaissance de la maison Lacloche

En 1936, le fils de Jacques décédé en 1900, lui aussi nommé Jacques Lacloche (1901 -1999), redonne vie à la maison en reprenant l’affaire. Il connaît un immense succès. Comme ses prédécesseurs, Jacques Lacloche fils se voit stoppé net dans son élan par la Guerre, mais l’après-guerre sera pour lui l’occasion de briller. Il attire alors une riche clientèle de familles princières et de célèbres acteurs d’Hollywood. Grace Kelly, à l’occasion de son mariage en 1956, lui commande un ensemble comprenant une paire de boucles d’oreilles et un clip en saphirs et diamants baguette. Les bijoux produits à partir de la fin des années 1930 par Jacques Lacloche fils sont considérés par les spécialistes comme moins remarquables. Cependant, ils répondent aux exigences d’une clientèle au goût éclectique qui recherche de la sophistication, de la rareté et de l’exceptionnel. Dans les années 1960, le goût de Jacques Lacloche fils change pour se tourner davantage vers l’art contemporain et le design. En 1967, il prend sa retraite en tant que joaillier et oriente la maison vers l’art et le design contemporain, montrant dans ce domaine un goût souvent qualifié de visionnaire.

Cote et estimation des bijoux Lacloche Frères sur le marché

La maison Lacloche est aujourd’hui largement oubliée du grand public, mais son nom continue d’inspirer les connaisseurs et d’attirer les collectionneurs, en particulier pour les bijoux créés sous la houlette des quatre frères. Par exemple, en 2005, un bracelet Art Déco avec une monture en platine formé d’un ruban souple décoré de formes géométriques pavées de diamants ronds, daté vers 1920 et signé Lacloche Frères, a été adjugé 28 800 euros. La même année, un pendentif Art déco avec une monture en platine, serti d’une importante aigue-marine briolette, avec le culot pavé de diamants, et la bélière ajourée et sertie de diamants ronds, signé Lacloche Paris et daté vers 1925, a été adjugé 20 400 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de grandes maisons parisiennes comme Lacloche Frères, référence incontournable de la joaillerie Art déco.

Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Lacloche Frères : bagues, bracelets, broches, clips, pendentifs et colliers, souvent réalisés en platine, sertis de diamants et de pierres précieuses, caractéristiques des créations géométriques et élégantes des années 1920-1930. Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de haute joaillerie et des grandes signatures du XXe siècle lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature Lacloche Frères, qualité des matériaux, design Art déco, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères internationales, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Lacloche Frères et l’estimation de bijoux de grandes maisons, particulièrement recherchés pour leur élégance et leur qualité d’exécution. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces Art déco prisées pour leur raffinement, leur architecture géométrique et leur fort attrait sur le marché international.

En lien avec la Maison Lacloche Frères

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

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120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

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Estimation gratuite Maison Castellani

Maison Castellani

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Estimation, cote et valeur des bijoux Castellani

La Maison Castellani a été fondée au XIXe siècle à Rome par Fortunato Pio Castellani (1794-1865) et s’est imposée comme une référence majeure dans la joaillerie archéologique. Inspirées de l’Antiquité étrusque et romaine, les créations Castellani se distinguent par des techniques ancestrales comme la granulation et le filigrane, ainsi que par l’utilisation d’or jaune finement travaillé. Très prisés des collectionneurs, les bijoux Castellani occupent aujourd’hui une place importante sur le marché des enchères, en particulier pour les pièces du XIXe siècle. Vous possédez un bijou Castellani, une parure ancienne ou une création inspirée de l’Antiquité dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Maison Castellani

Prix et cote des bijoux de la maison Castellani

  • Bagues et petits bijoux Castellani (bagues en or, pendentifs, boucles d’oreilles d’inspiration étrusque, travail de granulation) : entre 800 € et 20 000 €

  • Bracelets, broches, colliers et éléments de parure Castellani (or travaillé, filigrane, motifs archéologiques, bijoux du XIXe siècle) : entre 5 000 € et 80 000 €

  • Parures complètes, pièces muséales et bijoux d’exception Castellani (travail d’orfèvrerie complexe, provenance, rareté) : entre 20 000 € et 250 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Castellani et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Castellani en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Histoire de la Maison Castellani

La Maison Castellani, fondée en 1826 à Rome par Fortunato Pio Castellani (1794-1865), s’impose comme une référence majeure de la joaillerie archéologique du XIXe siècle. Rapidement rejoint par ses fils Alessandro et Augusto Castellani, l’atelier familial développe une approche unique en s’inspirant directement des bijoux de l’Antiquité étrusque, grecque et romaine. Grâce à l’étude des collections du marquis Giampietro Campana, les Castellani redécouvrent et maîtrisent des techniques anciennes, notamment la granulation de l’or, signature emblématique de la maison.

Un savoir-faire inspiré de l’Antiquité

Les bijoux Castellani se distinguent par un style dit néo-archéologique, fidèle aux modèles antiques tant dans les formes que dans les techniques. Fabriquées majoritairement en or jaune, les créations intègrent des procédés sophistiqués tels que le filigrane, la granulation ou encore des décors inspirés de fouilles archéologiques contemporaines. Certaines pièces sont enrichies de pierres précieuses, de camées, de mosaïques ou d’émaux, renforçant leur dimension historique et artistique. Cette exigence technique et esthétique positionne la Maison Castellani comme un acteur clé du renouveau des arts décoratifs inspirés de l’Antiquité au XIXe siècle.

Développement et rayonnement international

Sous la direction d’Alessandro Castellani, la maison connaît un essor important dès le milieu du XIXe siècle, avec l’ouverture de succursales à Paris et à Londres. Les créations Castellani séduisent une clientèle prestigieuse, notamment des figures royales telles que Victor-Emmanuel II ou Frédéric III de Prusse. À la suite d’Alessandro, Augusto Castellani poursuit le développement de l’atelier tout en restant profondément attaché au métier d’orfèvre. Son engagement pour les arts antiques lui vaut d’être nommé directeur honoraire des Musées du Capitole en 1873, confirmant le rôle culturel majeur de la famille Castellani.

Combien vaut un bijou de la maison Castellani sur le marché ?

Aujourd’hui, les bijoux Castellani sont particulièrement recherchés sur le marché des enchères internationales, notamment pour leur rareté, leur qualité d’exécution et leur importance historique. De nombreuses pièces sont conservées dans des institutions prestigieuses comme le musée national étrusque de la Villa Giulia ou le Cleveland Museum of Art, tandis que d’autres circulent encore sur le marché. Les résultats illustrent cet intérêt :

  • un collier néo-archéologique en or daté vers 1860 a été adjugé plus de 35 000 €,
  • un ornement de tête en or de style étrusque a atteint plus de 14 000 € en vente.

La valeur des bijoux Castellani repose sur des critères précis : qualité du travail de l’or, authenticité du style archéologique, provenance, rareté et état de conservation. Vous possédez un bijou Castellani, une parure ancienne ou une création d’inspiration étrusque dont vous souhaitez connaître la valeur ? Nos spécialistes vous accompagnent dans l’expertise de bijoux anciens et l’estimation de bijoux Castellani, en s’appuyant sur une parfaite connaissance du marché des enchères et des bijoux de collection. Estimation gratuite, rapide et confidentielle sur Estimonobjet.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de la Maison Castellani, référence majeure de la joaillerie archéologique du XIXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Castellani, bracelets, broches, pendentifs et colliers, réalisés en or jaune, parfois ornés de pierres fines, de camées ou d’émaux, caractéristiques d’un style inspiré de l’Antiquité étrusque, grecque et romaine.

Sa connaissance approfondie des techniques de joaillerie ancienne, notamment la granulation et le filigrane, ainsi que de l’histoire de la joaillerie Castellani, lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité du travail de l’or, authenticité du style archéologique, signature Castellani, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Castellani et l’estimation de bijoux de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, en valorisant des pièces recherchées pour leur intérêt historique, leur qualité d’exécution et leur valeur patrimoniale.

En lien avec la Maison Castellani

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

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Estimation gratuite Maison Schiaparelli

Maison Schiaparelli

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Estimation, cote et valeur des bijoux Schiaparelli

Fondée en 1927 par Elsa Schiaparelli (1890-1973), la maison Schiaparelli est une référence incontournable de la haute couture parisienne et du bijou de couture. Célèbre pour son univers surréaliste et ses collaborations artistiques, la maison a marqué l’histoire avec des bijoux fantaisie haut de gamme, aux formes audacieuses et symboliques, mêlant dorures, pierres de couleur et motifs iconiques inspirés de l’art. Aujourd’hui très recherchés sur le marché, les bijoux Schiaparelli vintage séduisent collectionneurs et amateurs pour leur originalité, leur dimension artistique et leur rareté. Vous possédez une broche Schiaparelli, un collier de couture ou un bijou vintage Schiaparelli dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Maison Schiaparelli

Prix et cote des bijoux de la maison Schiaparelli

  • Bagues et petits bijoux (clips, broches fantaisie, motifs surréalistes) : entre 200 € et 4 000 €

  • Boucles d’oreilles, bracelets et broches iconiques (bijoux de couture, pièces vintage signées) : entre 500 € et 10 000 €

  • Colliers et parures (bijoux de défilé, créations artistiques, pièces statement) : entre 1 000 € et 20 000 €

  • Pièces rares et bijoux d’exception (bijoux haute couture, modèles historiques, pièces de collection) : entre 5 000 € et 60 000 €

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Petite histoire de la maison Schiaparelli et quelques dates clés

Après s’être installée à Paris dans les années 1920 et avoir travaillé comme modèle pour le couturier Paul Poiret, Elsa Schiaparelli (1890 – 1973) ouvre sa première boutique de mode en 1927. Elle présente une nouvelle forme de féminité, très différente des autres créatrices de l’époque et prône une certaine extravagance et une forme d’individualisme par l’expression personnelle vestimentaire. Elle porte également l’innovation au cœur de ses recherches autour de la mode. Au lancement de sa marque, Schiaparelli crée d’abord des tenues de sport avant d’élargir sa gamme de produits avec des tenues de ville et de soirée.

On la connaît en particulier pour ses pull-overs en maille avec des effets de trompe-l’œil, ses robes en collaboration avec les plus grands artistes de l’époque ou encore pour ses tenues alliant élégance et practicité réalisées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle devient très vite une créatrice de premier plan qui choque par ses créations particulièrement marquées par le mouvement surréaliste dont elle se rapproche par ses amitiés avec André Breton et Salvador Dalí. Après plusieurs années de succès, la maison Schiaparelli décline et est contrainte à la fermeture en 1954. Celle-ci ne rouvre qu’en 2012 et récupère son label de haute couture en 2017.

Les bijoux et les collaborations artistiques

Le style de Schiaparelli est nourri par la scène artistique de son époque. Son goût pour l’innovation lui permet de se diversifier et de lancer des gammes d’accessoires, des parfums et des bijoux. Ainsi, dès les années 30, Elsa Schiaparelli se lance dans la création de bijoux inspirés par une collaboration avec l’autrice Elsa Triolet. Elles créent ensemble un collier dit  « Aspirine », composé de perles de porcelaine rappelant les comprimés antidouleur. Cette première réussite marque le début de nombreuses collaborations avec des artistes de premier plan comme Cocteau, Dalí, Giacometti ou encore Oppenheim. Elsa Schiaparelli tente également d’inscrire les bijoux fantaisies dans le registre de l’objet d’art, notamment en les ancrant dans le mouvement surréaliste. Ainsi, dès 1936, elle lance plusieurs collaborations avec différents artistes comme Meret Oppenheim avec qui elle crée un bracelet en fourrure et laiton pour sa collection Hiver 1936-1937, inspiré par Le Déjeuner de fourrure, créé par cette dernière en 1936.

Schiaparelli utilise des motifs variés pour la création de ses collections de bijoux. Celui de l’anatomie humaine est indéniablement un des plus importants dans son esthétique. À l’exemple de la broche en forme d’œil dessinée par Cocteau vers 1937, à laquelle est ajoutée une larme en perle. Le corps humain n’est pas le seul à être imaginé et revisitité par l’imagination d’Elsa Schiaparelli. Elle cultive tout un bestiaire animalier composé d’insectes, de reptiles… Enfin, le cadenas et la serrure sont également des motifs devenus iconiques et récurrents dès leurs apparitions autour de 1935, que cela soit en broderies ou directement pour les bijoux. On retrouve également à partir de 1952 des bijoux surdimensionnés, une autre des signatures d’Elsa Schiaparelli. Ils sont pensés pour interagir et compléter le vêtement avec lequel ils sont portés. Ainsi, ils sont des éléments primordiaux pour parachever une tenue et sont souvent à mettre en relation avec les broderies présentes sur les tenues qu’ils accompagnent.

Matériaux et style

D’un point de vue technique, ces bijoux sont dits de « fantaisie », c’est-à-dire qu’ils sont confectionnés avec un mélange de matériaux nobles (or, argent, pierres précieuses) et de matériaux innovants comme la rhomboïde, la fonte et parfois même de véritable insectes naturalisés comme dans son « collier transparent aux insectes et scarabées » réalisé en 1938 pour la collection « Païenne ».  On remarque un véritable goût du jeu entre les textures, les inspirations et les matériaux choisis dans sa joaillerie. Les bijoux Schiaparelli provoquent et inspirent, c’est pourquoi ils fascinent toujours autant le public. Toutes ses créations sont marquées par l’humour qui résulte de toutes ses collaborations artistiques, véritable essence de la marque.

Le bijoux Schiaparelli sur le marché de l’art

La maison Schiaparelli, rouverte en 2012, a pour directeur artistique Daniel Roseberry depuis 2019. Il puise dans l’héritage surréaliste de la marque et s’inspire de l’histoire de la maison pour créer des bijoux qui habillent le corps, constituant le point focal des silhouettes. On peut par exemple évoquer « les broches-seins en spirale », auxquelles il ajoute le téton et le poumon, présentés en 2021 sur la poitrine dénudée de Bella Hadid. En ce sens, il s’inscrit dans l’héritage d’Elsa Schiaparelli dont il perpétue le détournement des codes et l’excentricité. Sur le marché de l’art, on trouve très peu de bijoux Schiaparelli car leur audacité en font des pièces de collections très appréciées. Quelques bijoux des années 1950 obtiennent des résultats compris aux alentours des 250 euros. Cependant, certaines pièces remarquables peuvent apparaître sur le marché de l’art comme en 2021 avec une « broche-œil » d’après le dessin de Jean Cocteau qui a été adjugée pour 1250 euros. Enfin, il est central de mentionner la vente exceptionnelle du fameux collier d’insectes de 1938 lors d’une vente en 2018 ayant atteint les 85 000 euros alors que l’estimation initiale était de 15 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Schiaparelli, notamment des bijoux de couture et des pièces vintage du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Schiaparelli : broches, clips, boucles d’oreilles, colliers et bracelets, souvent réalisés en métal doré et ornés de pierres de couleur, caractéristiques du style surréaliste et artistique de la maison.

Sa connaissance approfondie des bijoux fantaisie haut de gamme, des techniques de bijouterie ainsi que de l’histoire de la haute couture parisienne lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, travail du métal, signature Schiaparelli, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Schiaparelli vintage et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Schiaparelli et l’estimation de bijoux de couture. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur originalité, leur dimension artistique et leur signature emblématique.

En lien avec la Maison Schiaparelli

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

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Estimation gratuite Chaumet

Maison Chaumet

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Estimation, cote et valeur des bijoux Chaumet

La Maison Chaumet a été fondée en 1780 par Marie-Étienne Nitot (1750-1809) et s’impose comme l’une des plus anciennes maisons de haute joaillerie française. Joaillier officiel de Napoléon Ier, Chaumet développe très tôt un savoir-faire d’exception, notamment dans la création de diadèmes, de parures impériales et de bijoux inspirés de la nature. Aujourd’hui, la maison demeure une référence incontournable de la place Vendôme, reconnue pour son élégance, son raffinement et son héritage historique unique. Vous possédez un bijou Chaumet, une bague, un bracelet, un diadème ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Chaumet

Prix et cote des bijoux de la maison Chaumet

  • Bagues et petits bijoux Chaumet (alliances, bagues Joséphine, pendentifs, créations en or ou serties de diamants) : entre 800 € et 20 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles, broches et bijoux de style Chaumet (collections Liens, Joséphine, créations serties, bijoux anciens) : entre 3 000 € et 100 000 €

  • Colliers, diadèmes, parures et pièces de haute joaillerie Chaumet (bijoux historiques, créations impériales, pièces d’exception) : entre 10 000 € et 500 000 €

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L’histoire de la maison Chaumet

Fondée en 1780, la maison Chaumet est une des plus anciennes maisons de haute joaillerie en France. Son histoire commence avec Marie-Etienne Nitot, le fournisseur officiel des bijoux de Marie-Antoinette, puis celui de Napoléon Bonaparte dès 1802. En 1812, la maison est reprise par son fils François-Regnault Nitot, qui est le premier joaillier à s’installer place Vendôme. A sa suite, entre les années 1820 et 1850, la maison voit se succéder Jean-Baptiste et Jules Fossin puis Valentin et Prosper Morel. Ce n’est qu’en 1879 que Joseph Chaumet entre chez Morel, il y est nommé directeur de 1885 à 1928, moment où il donne son nom à la maison. 

Chaumet est surnommé le « Maître de la Belle-époque ». En 1907, il s’installe dans un hôtel particulier au 12 place Vendôme, où le siège de l’entreprise se trouve toujours aujourd’hui. Il y fait installer un atelier de photographie qui lui permet de garder une trace de toutes ses productions. Grand créateur, il travaille aussi beaucoup au développement de la gemmologie en déposant de nombreux brevets sur la taille des pierres et leurs traitements. Tout au long du XXème siècle, la renommée de Chaumet ne cesse de s’accroître dans un élan constant de renouveau. La maison innove ainsi en développant les aigrettes comme bijoux de tête, ayant pour objectif de remplacer le diadème lors d’occasions moins formelles. 

Chaumet, une reconnaissance rapide sur le marché

La clientèle, déjà prestigieuse, se diversifie et s’internationalise. En effet, Chaumet reçoit plusieurs commandes prestigieuses de princes indiens, dont les maharadjahs de Baroda et d’Indore. Ces princes, connus pour leur grande collection de joyaux précieux, les apportent place Vendôme où la maison leur crée des montures en platine sur mesure. Dans les années 20, la maison Chaumet continue de prospérer et de proposer des bijoux innovants et somptueux qui s’inspirent des nouveautés du courant Art déco. Elle se place dans l’ère du temps, en suivant les codes du style des « garçonnes », jouant avec le goût pour les formes géométriques aux couleurs contrastées. La maison se concentre alors sur la création de bijoux tendances comme les sautoirs et les bandeaux, particulièrement appréciés de cette nouvelle mode féminine.  Les années 50 voient éclore une nouvelle spécificité de la maison Chaumet, l’horlogerie. La création de ce département permet ainsi la diversification et le renouvellement d’une clientèle résolument moderne.

Une marque toujours aussi prestigieuse

La maison Chaumet est toujours une des plus grandes maisons de haute joaillerie au monde. Depuis son rachat en 1999 par le groupe LVMH, la marque s’est encore développée sur la scène internationale et elle est un symbole du luxe et du raffinement à la française. De plus, consciente de son héritage, la marque se diversifie et propose des visites de son siège ainsi que de ses archives lors de journées particulières lancées en 2020 pour fêter les 240 ans de la maison. De plus il existe, depuis 2010, de nouvelles collections permanentes comme la collection Joséphine, en hommage à l’impératrice qui fut une grande cliente de la maison, ou également la collection Bee My Love qui reprend des motifs inspirés de la nature, chers à la maison Chaumet, et en hommage à Joséphine de Beauharnais. L’abeille revêt ainsi une symbolique impériale et illustre la richesse d’un jardin luxuriant.

Comment reconnaître un bijou Chaumet ?

Les bijoux de Joseph Chaumet sont fortement inspirés par la nature. Il développe et perfectionne des formes comme l’aigrette et le diadème qui deviennent des pièces signatures de la maison. Ces bijoux étaient souvent ornés de perles fines qui, au début du XXème siècle, faisaient la renommée de la maison. Ainsi on retrouve beaucoup de colliers et de bijoux d’exceptions rehaussés de perles, et ces pièces sont souvent accompagnées d’un certificat d’origine émanant de chez Chaumet.

À partir des années 1910-1920, les bijoux Chaumet utilisent majoritairement le platine en monture, ce qui permet aux bijoux de gagner en légèreté et en souplesse. Cela facilite la retranscription des lignes épurées et géométriques du style Art déco. De plus, les bijoux de l’entre-deux-guerre présentent de forts contrastes dans les couleurs et les matériaux choisis, on observe donc l’emploi de pierres semi-précieuses, dans un goût prononcé pour le noir et blanc ou encore les inspirations exotiques. Après la Seconde Guerre mondiale, les bijoux Chaumet s’assagissent pour mieux correspondre à la demande des femmes modernes qui cherchent des  bijoux plus simples que l’on peut porter quotidiennement et à tout moment de la journée.

Cote et valeur des bijoux Chaumet sur le marché de l’art

Les bijoux Chaumet sont très prisés et obtiennent des résultats compris dans un large intervalle en fonction de l’époque de création et de l’état du bijou. Ainsi on peut trouver des joncs en or massif ou des clips d’oreilles adjugés 450 euros, et d’autres lots exceptionnels pouvant atteindre plus de 400 000 euros. On peut citer par exemple un collier exceptionnel vendu en 2022 pour 405 540 euros. Il s’agit d’un collier dit “Draperie” composé de rubis ovales et en coussins ainsi que de diamants ronds montés sur du platine. Il est signé, numéroté et daté des années 1980.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la Maison Chaumet, référence incontournable de la haute joaillerie française. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Chaumet, bracelets, broches, pendentifs, colliers mais aussi diadèmes, emblématiques du savoir-faire de la maison, réalisés en or, platine et sertis de diamants ou de pierres précieuses.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie et de l’histoire de la joaillerie Chaumet — des bijoux impériaux aux collections contemporaines comme Joséphine ou Liens — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature Chaumet, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Chaumet et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Chaumet et l’estimation de bijoux de grandes maisons. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, en valorisant des pièces recherchées pour leur élégance, leur histoire et leur valeur patrimoniale.

En lien avec la maison Chaumet

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50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €