Estimation gratuite Kreuter & Co

Maison Kreuter & Co

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Estimation, cote et valeur des bijoux Kreuter & Co

La Maison Kreuter & Co est une maison de joaillerie et d’orfèvrerie active au XIXe et au début du XXe siècle, reconnue pour la qualité de ses créations et son savoir-faire artisanal. Spécialisée dans les bijoux anciens, la maison propose des pièces en or, argent, souvent ornées de diamants et de pierres précieuses, dans des styles variés allant de la Belle Époque à l’Art déco. Les bijoux Kreuter & Co témoignent d’une production soignée et d’une esthétique classique, aujourd’hui recherchée sur le marché des enchères. Vous possédez un bijou Kreuter & Co, une bague, une broche, un bracelet ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Kreuter & Co

Prix et cote des bijoux de la maison Kreuter & Co

  • Bagues et petits bijoux Kreuter & Co (or, argent, parfois sertis de diamants ou pierres fines, bijoux anciens) : entre 500 € et 8 000 €

  • Bracelets, broches, boucles d’oreilles et pendentifs Kreuter & Co (bijoux XIXe siècle, travail d’orfèvrerie, pierres précieuses ou fines) : entre 1 500 € et 25 000 €

  • Colliers, parures et pièces de joaillerie Kreuter & Co (pièces anciennes, diamants, créations Belle Époque ou Art déco) : entre 5 000 € et 80 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Kreuter & Co et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Kreuter & Co en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Une maison de prestige

La maison Kreuter & Co est fondée à Hanau en 1842 par les frères Georg Friedrich et Wilhelm Karl Ludwig Kreuter. A partir de 1879, leur savoir-faire est mêlé à celui du joaillier Robert Koch que l’on surnomme « le Cartier allemand », offrant ainsi à la jeune société une importante clientèle issue des grandes maisons aristocratiques du pays, d’Europe centrale et de Russie, marquant alors le début d’un succès pour la maison Kreuter & Co.

Les manufactures de Hanau

La ville de Hanau est considérée comme une capitale en matière de joaillerie en Allemagne. Cette tradition d’orfèvrerie remonte au XVIème siècle, avec l’Académie nationale de dessin située dans la ville, qui devient alors le siège d’une institution de grande qualité pour la formation des orfèvres. Elle a connu son apogée économique entre 1800 et la Seconde Guerre mondiale. A cette époque, les entreprises de joaillerie se sont spécialisées dans la production de bijoux de luxe et Hanau est alors devenue le deuxième plus grand centre de joaillerie d’Allemagne après Pforzheim. Kreuter & Co, en s’implentant à Hanau dès 1842, devient vite l’une des maisons les plus importantes de cette ville en plein essor. La société perdure jusqu’en 1984 pour être vendue à des entreprises de Hanau. Finalement, le nom des deux frères s’est perdu dans la même ville où tout avait commencé pour eux. 

Un partenariat avec Robert Koch

Une étroite collaboration s’installe entre la maison Kreuter & Co et l’entreprise de Robert Koch qui fournit déjà toutes les cours royales d’Europe. Les deux maisons s’associent dans la création de plus de 700 joyaux qui sont à l’origine de leur succès commun. Une majorité de bijoux sont créés à partir de l’imaginaire de Robert Koch qui les vend par la suite dans sa boutique. Le joaillier passe par Kreuter & Co pour la production de pas moins de 704 diadèmes et couronnes et 50 à 60 bandeaux entre les années 1898 et 1918. Cette collection immense à destination de clients fortunés garantit ainsi le succès et le style de Kreuter & Co. Les diadèmes sont délicats et fins, le plus souvent façonnés dans un style de “Guirlande” subtile qui mêle des fils d’or ou de platine à des pierres précieuses calibrées.

Ce partenariat a impacté la maison qui n’a cessé de se réinventer. En effet, depuis le milieu du XIXème siècle jusqu’en 1945, les bijoux ont été marqué par l’évolution de l’art et ont donc connu des changements de style significatifs, passant de l’historicisme à l’Art Nouveau à la française, s’impreignant de l’Art Déco, ou enfin se calquant sur les modèles de bijoux en or colorés des années 1940-1950. Les créateurs de Kreuter & Co n’ont eu de cesse de se réapproprier l’histoire de l’art afin de toujours moderniser leurs collections.

La cote des bijoux Kreuter & Co sur le marché

Étant majoritairement un atelier de production, peu de bijoux signés Kreuter & Co se trouvent sur le marché. De l’importante collection liée à Robert Koch, on connaît surtout deux diadèmes. Un a été confectionné pour l’impératrice d’Allemagne Augusta-Victoria et se trouve aujourd’hui dans les trésors de la famille royale d’Espagne. La tiare a dailleurs été portée par Sophie de Grèce pour son mariage avec l’infant Juan Carlos montrant ainsi l’actualité toujours de mise et la qualité de ces joyaux. Le deuxième diadème réalisé en 1905 par Reiländer et Koch en tant que joailliers de la cour impériale et produite par les ateliers de Kreuter & Co, est un cadeau de mariage du prince Wilhelm, fils du Roi de Prusse, à son épouse Cécilie. 

Il est compliqué d’attribuer formellement les bijoux à l’atelier de Kreuter & Co. En effet, en Allemagne, les bijoutiers orfèvres sont eux les garants de leurs créations, alors on ne retrouve que très peu, ou pas du tout, de poinçon sur les métaux précieux. Kreuter & Co ayant été vendue, plusieurs sociétés de joaillerie sont aujourd’hui intéressées pour récolter des documents, croquis, ou bijoux confectionnés par l’historique maison qui a effectivement marqué la joaillerie européenne. Cependant, un ensemble de 5 broches en forme d’hirondelles, ont été vendues en 2017 pour un résultat de 16 120 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de maisons historiques comme Kreuter & Co, reconnue pour ses bijoux du XIXe siècle et du début du XXe siècle.

Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Kreuter & Co : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or ou en argent, et parfois ornés de diamants et de pierres fines, caractéristiques des productions classiques et élégantes de la joaillerie ancienne. Sa connaissance approfondie des bijoux anciens, des techniques d’orfèvrerie traditionnelles et des grandes maisons européennes lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature Kreuter & Co, qualité des matériaux, travail du métal, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Kreuter & Co et l’estimation de bijoux de collection, dont la cote varie selon leur ancienneté et leur qualité. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, notamment des pièces appréciées pour leur élégance intemporelle, leur qualité d’exécution et leur présence sur le marché des enchères, recherchées par les amateurs de joaillerie classique.

En lien avec la Maison Kreuter & Co

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre bijou se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

Image

DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

Image

Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Debacq & Cie

Maison Debacq & Cie

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Estimation, cote et valeur des bijoux Debacq & Cie

La Maison Debacq & Cie est une maison française spécialisée dans la joaillerie et l’orfèvrerie, active principalement au XIXe et au début du XXe siècle. Reconnue pour la qualité de son travail de l’or et de l’argent, elle produit des bijoux anciens, des objets précieux et des créations raffinées caractéristiques des grandes maisons parisiennes de l’époque. Les œuvres Debacq & Cie, souvent marquées par un savoir-faire traditionnel et une grande finesse d’exécution, suscitent aujourd’hui l’intérêt des collectionneurs et apparaissent régulièrement sur le marché des enchères. Vous possédez un bijou Debacq & Cie, une broche, une bague ou un objet d’orfèvrerie dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Debacq & Cie

Prix et cote des bijoux de la maison Debacq & Cie

  • Bagues et petits bijoux Debacq & Cie (bagues en or, pendentifs, boucles d’oreilles, créations simples ou contemporaines) : entre 800 € et 6 000 €

  • Bracelets, broches et colliers Debacq & Cie (bijoux en or, pièces Art nouveau, modèles ornés de diamants ou d’émail) : entre 3 000 € et 25 000 €

  • Bijoux anciens, pièces Art nouveau et créations d’exception Debacq & Cie (broches importantes, pièces historiques, bijoux rares signés) : entre 10 000 € et 40 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Debacq & Cie et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Debacq & Cie en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Histoire de la Maison Debacq & Cie

La Maison Debacq & Cie trouve ses origines en 1812, avec la création d’un atelier de joaillerie parisienne dans le quartier de Saint-Nicolas-des-Champs. À ses débuts, la maison est dirigée par Raymond Sabe, dont le poinçon est enregistré en 1820. En 1838, l’atelier est repris par Sinice Debacq et Victor Sabe, marquant la naissance de la maison Debacq telle que nous la connaissons aujourd’hui. Spécialisée initialement dans le travail de l’or, la maison s’impose progressivement dans le paysage de la bijouterie française du XIXe siècle.

Évolution et développement de la maison

Au fil des décennies, la Maison Debacq connaît plusieurs transformations et changements d’associés, reflet d’une entreprise familiale en constante évolution. Dès 1851, elle adopte le nom de Debacq, avant de devenir Debacq – Sabe Jeune en 1859, puis définitivement Debacq & Cie à partir de 1875. Installée à un emplacement stratégique à Paris, à l’angle de la rue Réaumur et du boulevard de Sébastopol, la maison atteint son apogée au début du XXe siècle. Malgré des périodes de transition, notamment après la Seconde Guerre mondiale, la maison perdure et adapte son activité, passant progressivement de la fabrication à une activité de négoce, avant de renouer avec la création joaillière.

Un style entre tradition et influences Art nouveau

La Maison Debacq & Cie s’inscrit dans le contexte artistique de l’Art nouveau, mouvement majeur de la fin du XIXe siècle, caractérisé par des inspirations naturelles et organiques. Les créations de la maison se distinguent par des motifs floraux et une volonté de représenter la nature avec finesse, tout en conservant une certaine sobriété. Contrairement à certains joailliers contemporains comme René Lalique ou Lucien Gaillard, Debacq privilégie l’utilisation de l’or et des matériaux précieux, notamment les diamants, conférant à ses bijoux une dimension plus classique et intemporelle. Des motifs emblématiques, comme la fleur stylisée ou le modèle Panthéon, illustrent cette recherche d’équilibre entre élégance et simplicité.

Debacq & Cie aujourd’hui : savoir-faire et identité

Aujourd’hui, la Maison Debacq & Cie perpétue un savoir-faire joaillier français fondé sur la rigueur technique et la qualité des matériaux. Les créations contemporaines privilégient un travail épuré de l’or jaune et de l’or rose, avec une attention particulière portée aux finitions et à la lumière. Les collections actuelles déclinent les motifs historiques dans des bijoux féminins variés : bagues, bracelets, colliers et boucles d’oreilles, témoignant d’une continuité stylistique fidèle à l’identité de la maison.

Cote et estimation des bijoux Debacq & Cie

Les bijoux Debacq & Cie sont relativement rares sur le marché des enchères, en raison des nombreux changements de poinçons et de dénominations de la maison. Toutefois, certaines pièces anciennes atteignent des niveaux de prix significatifs, notamment pour les créations de la période Art nouveau. Par exemple, une broche libellule en or, émail et diamants des années 1900 a été estimée autour de 35 000 €, illustrant l’intérêt des collectionneurs pour ces pièces historiques. Les créations contemporaines de la maison se situent quant à elles dans une gamme de prix plus accessible, généralement entre 2 900 € et 5 500 € selon les modèles. Vous possédez un bijou Debacq & Cie, ancien ou contemporain, dont vous souhaitez connaître la valeur ? Nos spécialistes vous accompagnent dans l’expertise de bijoux anciens et l’estimation sur le marché des enchères. Estimation gratuite, rapide et confidentielle sur Estimonobjet.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la Maison Debacq & Cie, représentative de la joaillerie française du XIXe et début XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Debacq & Cie, bracelets, broches, pendentifs et colliers, réalisés en or, parfois ornés de diamants, d’émail ou de pierres fines, caractéristiques d’un style élégant influencé par l’Art nouveau.

Sa connaissance approfondie des techniques de joaillerie ancienne, du travail de l’or et de l’histoire de la joaillerie Debacq & Cie lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation. Elle identifie notamment les bijoux Art nouveau et les pièces anciennes, particulièrement recherchées sur le marché des enchères.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Debacq & Cie et l’estimation de bijoux de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, en valorisant des pièces recherchées pour leur qualité d’exécution, leur intérêt historique et leur valeur patrimoniale.

En lien avec la Maison Debacq & Cie

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Kutchinsky

Maison Kutchinsky

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Estimation, cote et valeur des bijoux Kutchinsky

La Maison Kutchinsky a été fondée à Londres au XXe siècle et s’impose comme une référence de la joaillerie britannique moderne, notamment dans les années 1960 à 1980. Reconnue pour ses créations audacieuses et son style sculptural, la maison se distingue par l’utilisation de textures d’or travaillées, de diamants et de pierres précieuses, dans des compositions volumineuses et originales. Les bijoux Kutchinsky sont aujourd’hui particulièrement recherchés sur le marché des enchères, notamment pour leur esthétique vintage et leur qualité d’exécution. Vous possédez un bijou Kutchinsky, une bague, une broche ou une création vintage dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Kutchinsky

Prix et cote des bijoux de la maison Kutchinsky

  • Bagues et petits bijoux Kutchinsky (or texturé, diamants, pierres fines, style vintage) : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Bracelets, broches, clips et boucles d’oreilles Kutchinsky (volumes importants, travail de l’or, diamants et pierres de couleur) : entre 3 000 € et 80 000 €

  • Colliers, parures et pièces de haute joaillerie Kutchinsky (créations sculpturales, pièces des années 1960-1980, diamants et pierres précieuses) : entre 10 000 € et 150 000 €

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Kutchinsky, une histoire de famille

Hirsch Kutchinsky quitte sa Pologne natale pour s’installer en Angleterre avec une partie de sa famille en 1893. C’est dans l’East End de Londres qu’il ouvre son entreprise de joaillerie la même année, fort d’une expérience dans la fabrication de bijoux à la cour de Louis de Bavière. Son fils Morris est associé à ses activités dès cette période-là. Ils acquièrent rapidement une certaine notoriété pour leurs bijoux de grande qualité, conçus en platine et sertis de diamants, qui jouent avec les motifs à la mode de l’époque. En 1928, Joseph, le fils de Morris Kutchinsky, rejoint l’entreprise que son père et son grand-père avaient bâtie quelques décennies plus tôt. Il se révèle être un excellent homme d’affaires et comprend l’importance d’offrir à ses clients en plus d’un travail de bonne qualité esthétique et technique, une qualité de service irréprochable. Au-delà de son aptitude naturelle à la vente, Joseph Kutchinsky se fait aussi remarquer dans les ateliers de la manufacture comme étant un tailleur de diamants confirmé. Très vite, il devient responsable de la production des montres en platine et en diamants de l’entreprise. Sous sa direction, la maison Kutchinsky a un succès continu. 

En 1958, témoin le déclin de l’East End londonien, Joseph Kutchinsky déménage l’entreprise dans un quartier plus adapté à la croissance de l’entreprise, celui de Brompton Road à Knightsbridge, dans l’ouest de Londres. La maison y trouve rapidement un nouveau succès, en créant des bijoux reflétant les nouvelles tendances, sertis en or ou en platine, avec des diamants et des pierres précieuses.  Après avoir achevé leur formation, Roger et Paul, les fils de Joseph Kutchinsky, entrent à leur tour dans l’entreprise familiale. La maison Kutchinsky attire la fine fleur de la clientèle londonienne, ainsi que des clients du Moyen-Orient. En 1991, suite à l’invasion du Koweït, les Kutchinsky sont confrontés à des pertes financières dévastatrices et décident de vendre leur entreprise à Moussaieff Jewellers Ltd, un bijoutier londonien rival.

Le style Kutchinsky

La plupart des créations de Kutchinsky de la fin des années 1940 et des années 1950 sont assez audacieuses et volontairement ostentatoires. En effet, elles célèbrent la fin des restrictions du temps de guerre et mettent en avant la possibilité d’avoir de nouveau accès à des articles de luxe. Les bagues, les bracelets, les broches et les boucles d’oreilles sont serties de diamants ronds, marquises et baguettes, parfois colorés avec des pierres précieuses et des matériaux naturels comme le corail ou la turquoise. À cette époque, la maison Kutchinsky est réputée pour ses créations comprenant des oiseaux, des chats et d’autres animaux, réalisées en or jaune dix-huit carats et souvent agrémentées d’émail. Ces pièces sont actuellement les plus recherchées, étant considérées comme des œuvres d’art miniatures reflétant l’habileté des ateliers Kutchinsky dans le taillage des pierres.

Les créations signatures de la maison Kutchinsky

Dans les années 1960, la maison Kutchinsky crée une série de bracelets en corde torsadée avec des fermoirs assortis. Ces bracelets, réalisés en or jaune 18 carats, sont célèbres pour la qualité et la complexité de leur fabrication. Une bague cocktail en diamant, créée dans les années 1960, aurait été inspirée, selon l’histoire de la maison, par la course spatiale ayant lieu ces mêmes années. Cette collection spatiale possède des finititions rappelant la surface de la Lune, notamment en abritant une série de cratères remplis de diamants, lesquels créent de saississants effets de lumière.

Dans les années 1970, les ateliers Kutchinsky font évoluer leur répertoire de formes vers des créatures imaginaires et fantastiques. Parmi celles-ci, Kutchinsky réalise une broche représentant un chat clignant de l’œil, façonnée en or jaune dix-huit carats. Son ventre contient un imposant grenat taillé en cabochon, tandis que l’œil ouvert contient un saphir bleu taillé lui aussi en cabochon. Un rubis orne aussi le bout de son nez. À l’image de cette pièce, les créations de ces années-là montrent un attrait pour l’inédit et une volonté de présenter chaque pièce comme unique. C’est, entre autres, l’un des éléments expliquant leur popularité. La maison Kutchinsky a produit toute une série de bagues aux formes oblongues, façonnées en or texturé et serties en pavé de diamants, ainsi que d’œil de tigre, de corail et de lapis-lazuli. Ces bagues élégantes sont très recherchées par les amateurs de la maison.

Cote et estimation des bijoux Kutchinsky sur le marché de l’art

Les bijoux Kutchinsky sont souvent dans les salles de ventes londoniennes et parfois françaises. Les bijoux de cette maison obtiennent des résultats très variables autour de 1 200 euros et peuvent atteindre plus de 80 000 euros. Ainsi, une broche en forme d’écureuil en or dix-huit carats incrustée de dimandats et de rubis a été vendue pour 4 363 euros en 2022. 

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux modernes et vintage, notamment des créations de maisons emblématiques comme Kutchinsky, reconnue pour ses bijoux audacieux des années 1960 à 1980.

Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Kutchinsky : bagues, bracelets, broches, boucles d’oreilles et colliers, caractérisés par un travail texturé de l’or, des volumes sculpturaux et l’utilisation de diamants et de pierres de couleur. Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie modernes et des grandes signatures du XXe siècle lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature Kutchinsky, design, qualité des matériaux, période de création, rareté, provenance et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux vintage et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Kutchinsky et l’estimation de bijoux de créateurs, dont la cote est en constante progression. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces recherchées pour leur style iconique des années 60-70, leur qualité d’exécution et leur fort potentiel sur le marché international.

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💰 Adjudication :
124 000 €

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50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Maison Pomellato

Maison Pomellato

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Estimation et cote Maison Pomellato

Fondée en 1967 à Milan par Pino Rabolini, la maison Pomellato est aujourd’hui une référence majeure de la joaillerie italienne contemporaine. Reconnue pour son design audacieux et ses pierres de couleur, elle se distingue par des créations à la fois modernes, sensuelles et facilement portables au quotidien. Des collections iconiques comme Nudo ou Iconica illustrent parfaitement l’identité de la maison, alliant artisanat d’excellence et innovation stylistique. Vous possédez un bijou Pomellato, une bague Nudo ou une autre création joaillière dont vous souhaitez connaître la valeur ? Profitez d’une estimation gratuite et rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Maison Pomellato

Prix et cote des bijoux de la maison Pomellato

  • Bagues et petits bijoux (Nudo, M’ama non M’ama, pendentifs) : entre 600 € et 10 000 €

  • Bracelets, boucles d’oreilles et broches (collections Iconica, Capri, pièces en or et pierres fines) : entre 1 000 € et 25 000 €

  • Colliers et créations joaillières (sautoirs, parures, pièces serties de pierres de couleur) : entre 2 500 € et 60 000 €

  • Pièces de haute joaillerie et bijoux d’exception : entre 8 000 € et 150 000 €

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Les débuts de Pomellato

Fondée en 1967 par Pino Rabolini à Milan, la maison Pomellato s’inscrit dans un contexte fort pour le monde de la joaillerie italienne. En effet, les années 1960 représentent pour cette industrie une période de réinvention complète. Les joailliers italiens prennent de plus en plus d’importance dans les créations de joaillerie et de haute joaillerie. Parallèlement, le développement du prêt-à-porter dans la mode révolutionne la manière dont on pense le vêtement et les accessoires de luxe. Dans ce cadre, Pino Rabolini oriente une partie de sa production de bijoux vers le prêt-à-porter.  Les bijoux Pomellato sont pensés pour être portés de jour comme de nuit et s’accorder avec tous les types de tenues. Ils sont, de plus, prévus pour être changés facilement et rapidement. Très vite la maison Pomellato concentre son marketing dans les campagnes publicitaires photographiques en partenariat avec de grands photographes de mode de l’époque tels que Helmut Newton. Celui-ci propose un jeu sur les couleurs, les textures et les associations de formes et crée des images aussi bien iconiques dans le domaine de la mode que dans celui de la photographie.

Des designs iconiques

Dans les années 1980, les bijoux Pomellato gagnent de plus en plus en popularité. C’est à cette période que l’on voit apparaître quelques-uns des motifs les plus célèbres de la maison comme L’Ours en peluche articulé. Ce pendentif reprend le motif d’un ours en peluche en or et argent tout en permettant aux pattes de l’animal de bouger. La marque se joue des symboles populaires et les transforme pour obtenir des designs audacieux. Le style des créations Pomellato des années 1990 connaît diverses inflexions, notamment après que la maison-mère décide d’ouvrir une filiale nommée Dodo. Cette nouvelle marque s’adresse à un public plus jeune en proposant des bijoux simples avec un accent porté sur les charms. Ceux-ci sont constitués d’un bijoux de base, pouvant être customisé à l’infini, en changeant les breloques au grè des modes et des nouvelles collections. Les charms sont constitués d’une grande variété de motifs, dont les trèfles qui sont sans doute les plus connus. Ces pièces mettent l’accent sur la délicatesse et la finesse, en proposant des designs colorés et originaux sur des matières nobles telles que l’or et l’argent. 

C’est aussi à cette période que naissent les bagues ornées de gros cabochons, reflets du goût de l’époque pour des bijoux XXL. Ces bagues sont encore aujourd’hui parmi les designs les plus populaires de la maison Pomellato. Les années 2000 marquent l’apparition de la mythique bague Nudo. Cette bague est sertie d’une pierre de couleur facettée. Il s’agit sans doute d’une des créations les plus suivies de la maison. Les collections Ritratto et Iconica sortent en 2017, à l’occassion des cinquante ans de la marque. Les deux collections illustrent deux versants de l’identité phare de la marque. Ritratto joue sur la couleur et l’art de combiner différentes pierres tandis qu’Iconica rend hommage au savoir-faire des orfèvres milanais, qui sont au cœur de la tradition de la maison. Les designs de ces bijoux sont plutôt sobres, mais gagnent en exubérance lorsqu’ils sont combinés.

La cote des bijoux Pomellato sur le marché de l’art

Rachetée en 2013 par le groupe Kering, la maison Pomellato continue d’être synonyme de l’excellence à l’italienne. Les collections de ces dernières années illustrent toujours cette importance des pierres et du travail de taille fait par des artisans. Leur marque secondaire Dodo continue elle aussi de proposer toujours de nouveaux charms. Les bijoux Pomellato passent souvent sur le marché de l’art. Ces créations au design iconique peuvent être vendues à partir de 600 euros et peuvent atteindre pour certains lots jusqu’à 3000 euros, comme ce fut le cas en 2016 où une bague  Bahia  avait atteint la somme de 3000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux Pomellato, qu’il s’agisse de bijoux contemporains ou de pièces iconiques de la joaillerie italienne. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Pomellato : bagues, bracelets, boucles d’oreilles, pendentifs et colliers, notamment issus des collections Nudo, Iconica ou M’ama non M’ama, reconnaissables à leurs pierres de couleur et à leur design audacieux.

Sa connaissance approfondie des pierres fines et précieuses, des techniques de joaillerie italienne ainsi que du marché de la joaillerie contemporaine lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des gemmes, travail de l’or, signature Pomellato, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux Pomellato et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Pomellato et l’estimation de bijoux de créateurs italiens. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux Pomellato, en valorisant des créations recherchées pour leur originalité, leur intensité chromatique et leur qualité d’exécution artisanale.

En lien avec la Maison Pomellato

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

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121 000 €

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20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

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120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

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60 000 € - 70 000 €

Estimation gratuite Boivin

Maison Boivin

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Estimation, cote et valeur des bijoux Boivin

La Maison René Boivin a été fondée à la fin du XIXe siècle par René Boivin (1864-1917) et s’est imposée comme une référence incontournable dans la joaillerie française du XXe siècle. Reconnue pour ses créations audacieuses et son style sculptural, la maison doit également son essor à Jeanne Boivin, qui développa des bijoux innovants aux formes libres et aux volumes puissants. Les bijoux Boivin, souvent réalisés en or et ornés de pierres fines ou pierres dures, se distinguent par leur esthétique unique, à la fois moderne et artistique, très recherchée sur le marché des enchères. Vous possédez un bijou René Boivin, une broche, une bague ou une création au design singulier dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Boivin

Prix et cote des bijoux de la maison Boivin

  • Bagues et petits bijoux : entre 2 000 € et 20 000 €

  • Broches, bracelets et boucles d’oreilles : entre 10 000 € et 120 000 €

  • Colliers, pièces iconiques et bijoux d’exception : entre 30 000 € et 600 000 €

Vous souhaitez  expertiser un bijou de la maison Boivin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer un bijou de la maison Boivin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Histoire de la maison Boivin

L’histoire de la maison Boivin commence en 1890 quand son fondateur René Boivin, fils de drapier né en 1860, achète plusieurs ateliers de joaillerie afin de fonder sa propre entreprise. Dès son plus jeune âge, son intérêt se porte sur l’orfèvrerie ; un goût que son frère aîné, travaillant dans ce milieu, a pu lui transmettre. C’est auprès de ce dernier qu’il se forme aux rudiments du métier, avant d’ouvrir une boutique ayant pignon sur rue.  En 1893, il acquiert toutes les machines et la main-d’œuvre qualifiée dont il a besoin pour développer son activité, qu’il installe au 38 rue de Turbigo. La même année, il épouse Jeanne Poiret, la sœur du couturier Paul Poiret, avec qui il a trois enfants. La maison Boivin commence par être un atelier de fabrication pour de grandes maisons de joaillerie telles que Meller ou encore Boucheron. À côté de son activité de fabrication, René Boivin propose des bijoux originaux et il commence à développer une clientèle privée dont le nombre grandissant occassionne son déménagement rue des Pyramides, en 1900. René Boivin s’éteint en 1917, à 53 ans. Sa mort est suivie de celle de son fils Pierre. Ces disparitions ne signifient cependant pas la fin de la maison Boivin puisque Jeanne en reprend la direction dès cette même année. 

Jeanne Boivin et la mise en lumière des bijoux Art Deco

Jeanne Boivin apporte une touche très personnelle aux productions de la maison, laquelle passe notamment par l’emploi de nouveaux talents, pleinement ancrés dans les tendances artistiques du début du siècle, pour la conception des bijoux. Nombreux sont les noms qui passeront dans ses ateliers avant de fonder les leurs et de devenir des personnalités phares de la joaillerie du XXème siècle. Suzanne Belperron, diplômée des Beaux-arts de Paris, s’inspire de ses dessins d’étudiante pour créer des bijoux où les volumes et les lignes en volutes cassent les codes géométriques et épurés du mouvement Art déco. Elle est nommée co-directrice de la Maison qu’elle quitte en 1932 pour être remplacée par Juliette Moutard. Les bijoux des années 1930 s’inspirent de la nature avec des motifs d’animaux, de fruits et de fleurs. C’est aussi à cette époque que la notion de mouvement s’intègre dans leurs créations. Jeanne Boivin aime les bagues volumineuses, c’est pourquoi elle crée une chevalière féminine dont le corps principal est serti d’une pierre épaulée de godrons et dont le serti est clos. Cela marque une révolution pour l’époque puisque cette typologie de bijou était jusqu’alors principalement réservée aux hommes.

La maison Boivin dans la seconde moitié du XXème siècle

À la mort de Jeanne Boivin en 1959, c’est Louis Girard, rentré à son service plusieurs décennies plus tôt, qui prend la suite de la direction. Pour conduire la production artistique, il s’inspire des tendances à la mode. Puis, en 1970, la baronne Caroline des Brosses intègre la maison en tant que designer. Elle dessinera notamment la bague à quatre corps légèrement articulés qui se compose de quatre rangs de diamants se chevauchant dans un serti ovale en or jaune. La maison cessera ses activités en 1991 pour ne garder qu’une infime chaîne de production, répondant à des commandes de bijoux d’exception.

Comment reconnaître les bijoux Boivin ?

Le style de la maison peut-être qualifié d’audacieux. René Boivin se démarque des autres grands créateurs de son époque en montrant une préférence pour les bijoux de formes épurées et les matériaux bruts. Ces créations sont essentiellement réalisées sur commande, en réemployant les anciens bijoux de ses clientes. Il trouve son inspiration dans les arts du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’Antiquité. On retrouve ensuite dans les bijoux Boivin une inspiration des grands courants artistiques de l’époque comme le cubisme, l’abstraction et l’Art déco qui seront parfois même mélangés dans des créations d’exception. 

À partir de la direction Jeanne, les bijoux Boivin sont de style Art déco avec cependant une touche qui lui est propre. On observe ainsi sur les pièces des courbes et des formes plus rondes, qui restent imposantes et portent les inflexions géométriques propres à ce style. Cela peut aussi se voir dans l’emploi d’une pierrierie peu travaillée et enchassée dans des formes géométriques aux lignes épurées. On observe également que le style des bijoux évolue au fil des directions successives de la maison, bien que des constantes perdurent. Ainsi, on retrouve l’association de matériaux innovants comme le bois, le cristal de roche ou encore l’agate, avec des pierres précieuses ou semi-précieuses. Ces associations s’inscrivent dans le goût de l’époque et dans une émulation artistique partagée avec les autres créateurs de la scène parisienne contemporaine. Les bijoux de la maison Boivin ont souvent été qualifiés de sculptures portables.

La cote des bijoux Boivin sur le marché

Les bijoux de la maison Boivin ont majoritairement été des commandes, ce sont donc des pièces uniques. Leur rareté est aussi un élément constitutif de leur valeur. Les bijoux les plus recherchés sont ceux Art déco et de manière générale ceux datant d’avant 1950. Lesquelles présentent une particularité supplémentaire : ils ne sont pas signés. En effet, Madame Boivin trouvait que cet acte était prétentieux et détonnait avec l’image élégante de la maison. Aujourd’hui on retrouve de nombreux bijoux Boivin estimés à partir de 500 euros, bien que certains aient une valeur supérieure à 200 000 euros. En moyenne, les bijoux Boivin en France sont adjugés entre 3 000 euros et 25 000 euros. On peut prendre comme exemple un clip « Fleur » en rubis, diamants, émeraudes et or 18 carat  d’après un dessin de Juliette Moutard, daté de 1956, vendu en 2021 pour 22 100 euros après une estimation comprise entre 6 000 et 7 500 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et modernes, notamment des créations de la Maison Boivin, signature emblématique de la haute joaillerie du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues, bracelets, broches, clips, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, en platine, sertis de diamants, de pierres précieuses et fines, caractéristiques d’un style audacieux, volumétrique et avant-gardiste.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses et fines, des techniques de haute joaillerie ainsi que des grandes maisons parisiennes — dont la Maison Boivin, reconnue pour ses créations au design sculptural et ses volumes puissants développés notamment sous l’impulsion de Suzanne Belperron — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, finesse du travail du métal, signature, design, provenance, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et modernes et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Maison Boivin et l’estimation de bijoux de créateurs. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux de collection, notamment des pièces iconiques recherchées pour leur originalité, leur qualité d’exécution et leur importance dans l’histoire de la joaillerie moderne.

En lien avec la maison Boivin

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

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Estimation gratuite Maison Jar

Maison JAR

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Estimation, cote et valeur des bijoux JAR

La Maison JAR a été fondée dans les années 1970 par le joaillier Joel Arthur Rosenthal, connu sous les initiales JAR, et s’impose aujourd’hui comme l’une des signatures les plus exclusives de la haute joaillerie contemporaine. Installée place Vendôme à Paris, la maison se distingue par des créations uniques, réalisées en séries très limitées, caractérisées par un travail exceptionnel des pierres précieuses, des pavages complexes et des montures innovantes souvent en or noirci. Très recherchés par les collectionneurs, les bijoux JAR figurent parmi les plus rares et les plus valorisés sur le marché des enchères internationales. Vous possédez un bijou JAR, une bague, une broche ou une création de haute joaillerie dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Maison Jar

Prix et cote des bijoux de la maison JAR

  • Bagues et petits bijoux JAR (pièces signées, souvent uniques, serties de pierres fines ou précieuses) : entre 5 000 € et 80 000 €

  • Bracelets, clips, broches et boucles d’oreilles JAR (créations sculpturales, pavages complexes, pierres rares) : entre 20 000 € et 500 000 €

  • Colliers, parures et pièces de haute joaillerie JAR (pièces uniques, diamants exceptionnels, pierres de couleur rares) : entre 100 000 € et plus de 3 000 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison JAR et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison JAR en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de la maison JAR

La maison de joaillerie JAR voit le jour à la fin de l’année 1977, à seulement quelques mètres de la place Vendôme, à Paris. Elle est née de l’association du designer New-Yorkais Joel Arthur Rosenthal – qui a fait ses armes au sein de grandes maisons de luxe telles que Bulgari, Fabiani, Christian Dior, Nina Ricci ou encore Cartier –  et du suisse Pierre Jeannet.

 La situation idéale de leur première boutique de joaillerie, à proximité de l’épicentre parisien de la joaillerie de luxe, a permis à la maison JAR de se rendre visible et accessible aux meilleurs fournisseurs ainsi qu’à une clientèle privilégiée de collectionneurs et d’amateurs. Après s’être fait une place de choix dans le monde de la joaillerie de luxe, la maison JAR étend dès 2002 son activité à la parfumerie de luxe, ouvrant ainsi une seconde boutique à Paris pour y vendre ses parfums.

JAR, joailler de la nature

S’il est un trait caractéristique des œuvres uniques de la maison JAR, c’est bien leur proximité directe avec la nature. Cela passe d’abord par les thèmes et les formes que prennent leurs bijoux : des végétaux et des animaux, allant du papillon le plus petit et délicat au plus puissant et gracieux des félins, mais aussi des formes simples et naturelles telles que les sphères et autres jeux de spirales.  Mais c’est avant tout par le choix des matériaux de ses pièces que JAR se distingue. En effet, seuls des matériaux naturels sont utilisés, qu’il s’agisse de pierres précieuses et semi-précieuses de toutes les couleurs, de coquillages et autres coraux, de matériaux « vintage » récupérés sur les pièces de la collection d’art personnelle des fondateurs de la maison ou bien des métaux utilisés pour les montures. Ils n’ont, selon les mots de JAR, « peur d’aucun matériau », même les plus insolites tels que des ailes de coléoptères.

La nature tient véritablement une place essentielle dans ses créations, ainsi la maison JAR n’utilise jamais de perle de culture ou teintée, mais ose parfois se tourner vers des produits naturels généralement boudés de la joaillerie de luxe tels que le zircon ou le diamant noir. Il emploie également une véritable variété de métaux (or de plusieurs couleurs, argent, acier, étain, cuivre…) dont il cherche à supprimer la brillance afin qu’elle n’éclipse pas l’éclat, la compatibilité ou encore le contraste des couleurs des autres matériaux, qui font indéniablement partie de l’identité de la maison JAR. La maison JAR produit également des pièces avec des matériaux moins précieux, tels que l’aluminium anodisé (plus résistant à l’usure, à la chaleur et à la corrosion) et des fleurs en résine, mais on retrouve dans ces œuvres la même qualité que pour celles vendues place Vendôme où ils vendaient de la haute joaillerie, et elles sont toujours produites en quantité très limitée. 

Le succès de la discrétion

Durant toute son existence, la maison JAR s’est fait un nom sans jamais faire appel à la publicité. C’est en effet grâce à son talent et à son originalité, tant dans son utilisation des couleurs que des formes sculptées, que JAR doit son succès et sa place de choix parmi les plus grands noms de la joaillerie de luxe. Ses œuvres ne sont d’ailleurs que peu connues de la plupart des gens, et seuls quelques collectionneurs privilégiés en ont eu connaissance avant le milieu des années 1990. En effet, c’est à cette période que de grandes maisons de vente commencent à présenter les œuvres de JAR et Jeannet, les dévoilant alors pour la première fois au grand public et aux autres créateurs, qui s’en inspirent, ouvrant ainsi la voie à un véritable engouement pour les bijoux dans le goût de JAR. 

La seule réelle exception à l’intimité que Rosenthal et Jeannet avaient instauré autour de leur maison, et donc à l’aura de mystère que cela lui conférait, est une exposition rétrospective publique revenant sur les trente-cinq ans de la maison JAR, en 2002, à la Gilbert Collection, située à la Somerset House, à Londres. Ils continuent cependant à cultiver une certaine discrétion, leur salon privé place Vendôme ne disposant d’aucune vitre ou enseigne donnant sur la rue. L’entrée ne se fait que sur parrainage d’un client connu. Il est à noter que depuis quelques années, les œuvres de la maison JAR sont plus visibles et connues du grand public, notamment grâce aux ventes aux enchères. Le Metropolitan Museum lui a d’ailleurs consacré une rétrospective en 2013.

Combien vaut un bijou JAR ?

Les pièces de la maison JAR, malgré la discrétion entretenue par ses joailliers, suscitent un véritable engouement du public, qui s’observe notamment lors de ventes aux enchères. Ces dernières années, des bijoux JAR ont été présentés lors de grandes ventes de joailleries par les maisons les plus cotées du moment. Plusieurs paramètres peuvent faire varier leur prix de manière très significative, tels que leurs matériaux plus ou moins précieux, mais aussi leur éventuelle appartenance à d’illustres propriétaires. Par exemple, une paire de boucles d’oreilles à clips en aluminium et or formant des pétales de roses rouges a été adjugée 8 125 dollars américains en 2022. Une autre paire composée de perles naturelles en forme de gouttes et de diamants taillés en cerf-volants et en ronds, accompagnée de son écrin rose emblématique de la maison JAR a été adjugée pour 870 000 dollars américains en 2021.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en haute joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux de créateurs d’exception, notamment des pièces de la maison JAR (Joel Arthur Rosenthal), considérée comme l’une des plus exclusives au monde.

Elle accompagne collectionneurs, investisseurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux JAR : bagues, bracelets, broches, boucles d’oreilles et colliers, souvent conçus comme des pièces uniques, caractérisées par des pavages complexes, des pierres rares et un travail sculptural du métal. Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de haute joaillerie et des grandes signatures contemporaines lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature JAR, qualité des pierres, rareté, provenance, design, période de création et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de la haute joaillerie et des résultats en ventes aux enchères internationales, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux JAR et l’estimation de pièces de collection d’exception, dont les prix peuvent atteindre des niveaux records. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux rares, particulièrement recherchés pour leur unicité, leur créativité artistique et leur exclusivité, véritables œuvres d’art convoitées par les plus grands collectionneurs.

En lien avec la Maison JAR

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Estimation gratuite Maison Carl Fabergé

Maison Carl Fabergé

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Estimation, cote et valeur Maison Carl Fabergé

La maison Carl Fabergé a été fondée au XIXe siècle par Peter Carl Fabergé (1846-1920) et s’est imposée comme une référence incontournable dans l’univers des objets d’art et de la joaillerie impériale russe. Célèbre pour ses œufs Fabergé réalisés pour la cour des Romanov, la maison se distingue par un savoir-faire exceptionnel mêlant orfèvrerie, émaillage et pierres précieuses. Aujourd’hui encore, les créations Fabergé fascinent les collectionneurs et occupent une place majeure sur le marché des enchères internationales. Vous possédez un bijou Fabergé, un œuf, une boîte ou un objet d’art dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Maison Carl Fabergé

Prix et cote des bijoux de la maison Carl Fabergé

  • Petits objets, bijoux et créations en argent ou émail (pendentifs œuf, broches, bagues, miniatures Fabergé) : entre 500 € et 20 000 €

  • Objets d’art, cadres, boîtes, horloges, accessoires de bureau et bijoux sertis Fabergé (or, pierres fines, travail d’émail) : entre 5 000 € et 150 000 €

  • Œufs Fabergé, pièces impériales, objets d’exception et créations majeures (or, diamants, pierres précieuses, provenance historique) : entre 20 000 € et 30 000 000 €

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Carl Fabergé, le joaillier des tsars

Carl Fabergé naît en 1846 à Saint-Pétersbourg, ville du palais impérial, où son père possédait déjà une firme de joaillerie. Le jeune homme reprend à vingt-quatre ans cet atelier, qui connaît un spectaculaire essor, jusqu’à devenir la maison des tsars encore mythique de nos jours. Excellent chef d’entreprise, Fabergé attire les artistes parmi les meilleurs en proposant d’avantageuses conditions de travail. Il lance également les ventes sur catalogue, la participation aux expositions universelles et l’ouverture de magasins à Londres, pour toucher un public international. Le joaillier va même jusqu’à réaliser un voyage au Siam, durant lequel il est reçu par le roi Chulalongkorn. À son apogée en 1910, la maison Fabergé déploie ainsi un réseau tentaculaire de 500 artistes et artisans, et dispose de succursales internationales.

La proximité de la cour impériale a beaucoup compté dans l’essor de la maison Fabergé. La première œuvre commandée par le tsar Alexandre III à la maison Fabergé est une paire de boutons de manchette en forme de cigales. Le grand succès des productions Fabergé à l’exposition panrusse de 1882 est confirmé par l’octroi en 1884 d’un brevet impérial. La consécration a lieu en 1902, lorsque Fabergé peut organiser une grande exposition de ses productions, avec l’aide de la famille royale, qui prête ses joyaux. Le joaillier compte dès lors sur des collaborateurs de talent pour satisfaire la cour du tsar, à l’instar de son frère Agathon, dessinateur, avec qui il conçoit le premier de ses célèbres œufs. Les restrictions économiques de la Première Guerre mondiale fragilisent cependant l’entreprise, qui se trouve nationalisée durant la Révolution russe de 1917. Cette année-là, Fabergé quitte la Russie pour la Suisse, où il décède en 1920. Ses deux fils fondent Fabergé & Co à Paris en 1923, maison encore en activité de nos jours.

Comment reconnaître et faire estimer une création Fabergé

Dans ses créations, Carl Fabergé se partage entre l’éclectisme du XIXème siècle, qui mélange des inspirations historiques, et l’Art nouveau, qui valorise la ligne courbe et le goût pour la nature. Il ne produit que peu d’oeuvres dans un style néo-russe traditionnel, alors que cette inspiration nationaliste est très en faveur chez les autres joailliers. Fabergé est un amoureux de la France de Louis XIV, qu’il a découverte pendant ses trois années d’apprentissage en Europe occidentale, au cours desquelles il a pu visiter de nombreux musées. Le joaillier nourrit également une passion pour le XVIIIème siècle, qu’il appréhende lors de ses quinze ans d’activité bénévole au musée de l’Ermitage. Fabergé oriente ainsi en grande partie sa production vers les « objets de fantaisie », en référence aux tabatières et objets de vertu du XVIIIème siècle. Les productions Fabergé s’avèrent être des étuis à cigarettes, boîtes à bijoux, coupe-papiers, jumelles de théâtre, éventails, ou cadres. 

ll est impossible de ne pas évoquer les célèbres œufs de Fabergé, dont le tout premier, l’œuf « à la poule », est offert par Alexandre III à Maria Feodorovna en 1885 pour Pâques. Il est suivi de toute une série suite à son grand succès auprès de l’Impératrice. Mais quantités d’autres objets sont réalisés chez les Fabergé. La maison se met ainsi à produire des petits meubles, des sculptures d’animaux miniatures… Des fleurs ornées de pierres semi-précieuses, baignant dans du cristal de roche imitant l’eau en trompe-l’œil, sont très appréciées. Un des œufs les plus aimés de l’impératrice Alexandra est d’ailleurs l’œuf au panier de fleurs sauvages, aujourd’hui conservé dans les collections royales anglaises.  Techniquement, Fabergé se distingue par un usage peu fréquent des gemmes. Le joaillier leur préfère les pierres semi-précieuses facilement disponibles dans l’Oural, telles la malachite, le lapis ou l’agate, dans un esprit nationaliste qui plaît particulièrement au tsar. Il possède enfin une maîtrise aboutie de l’émail, dont il sait obtenir plus de 100 nuances. Une de ses spécialités est l’émail guilloché, obtenu en recouvrant la surface incisée de métal précieux d’une couche d’émail transparent. 

Combien vaut une pièce de Carl Fabergé sur le marché ?

Des œufs de Fabergé sont parfois présents sur le marché de l’art. Dès les années 1930, des faussaires ont tenté d’imiter les créations de Fabergé. Mais les œufs authentiques sont nombreux, et leur parcours est souvent bien connu. Certains appartiennent à des collectionneurs émérites tandis que d’autres sont retrouvés dans des circonstances étonnantes, tel cet œuf découvert en 2014 sur un marché aux puces par un antiquaire américain. En 2007, un œuf de Fabergé créé en 1902 pour Édouard de Rothschild, rare exemplaire fabriqué spécialement pour un particulier, s’est  vendu 12,5 millions d’euros. L’œuf au Carrosse du couronnement, réalisé en 1897 pour la famille impériale, s’est vendu 22 millions d’euros, au sein d’un lot de quinze œufs rachetés en 2004 par Viktor Vekselberg à la famille Forbes. De petits objets d’art Fabergé peuvent également apparaître sur le marché de l’art. Une branche de fraisier réalisée vers 1900 en or émaillé, jade et cristal de roche a été adjugée pour l’équivalent de 360 000 euros en 2021.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et objets d’art, notamment des créations emblématiques de la maison Carl Fabergé. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation d’objets de collection : bijoux Fabergé, pendentifs œuf, broches, bagues, mais aussi objets d’art tels que boîtes, cadres, miniatures ou accessoires de bureau, réalisés en or, argent, émail et ornés de pierres précieuses ou pierres fines, caractéristiques du raffinement de la joaillerie impériale russe.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques d’émaillage et de l’histoire des ateliers Fabergé — notamment sous l’impulsion de Peter Carl Fabergé pour la cour des Romanov — lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur : qualité des matériaux, travail de l’émail, signature, provenance impériale, période de création, rareté et état de conservation. Elle identifie également les œufs Fabergé, les pièces impériales et les objets de vitrine, parmi les plus recherchés sur le marché des enchères.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des objets Fabergé et des résultats en ventes aux enchères internationales, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise d’objets Fabergé et l’estimation de pièces de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente d’objets d’exception, en valorisant des créations recherchées pour leur histoire, leur rareté et leur valeur patrimoniale exceptionnelle.

En lien avec la Maison Carl Fabergé

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Estimation gratuite Maison Mellerio-Borgnis

Maison Mellerio-Borgnis

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Estimation, cote et valeur des bijoux Mellerio-Borgnis

La Maison Mellerio-Borgnis s’inscrit dans la prestigieuse tradition de la famille Mellerio, l’une des plus anciennes dynasties de joailliers européens. Active au XIXe siècle, elle se distingue par ses créations raffinées en or, diamants et pierres précieuses, destinées à une clientèle aristocratique et internationale. Héritière du savoir-faire de la haute joaillerie française, la maison développe des bijoux élégants mêlant influences classiques et innovations stylistiques. Aujourd’hui, les bijoux Mellerio-Borgnis sont recherchés sur le marché des enchères pour leur qualité d’exécution, leur rareté et leur importance historique. Vous possédez un bijou Mellerio-Borgnis, une bague, un bracelet, une broche ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Maison Mellerio-Borgnis

Prix et cote des bijoux de la maison Mellerio-Borgnis

  • Bagues et petits bijoux Mellerio-Borgnis (or, diamants, pierres fines, bijoux anciens) : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Bracelets, broches, boucles d’oreilles et pendentifs Mellerio-Borgnis (bijoux XIXe siècle, pierres précieuses, travail d’orfèvrerie) : entre 3 000 € et 80 000 €

  • Colliers, parures et pièces de haute joaillerie Mellerio-Borgnis (bijoux anciens, diamants, créations aristocratiques ou historiques) : entre 10 000 € et 250 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de la Maison Mellerio-Borgnis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de la Maison Mellerio-Borgnis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Mellerio-Borgnis : l’alliance de deux maisons historiques au riche savoir-faire

Félix est le plus jeune fils de François Mellerio, alors dirigeant de la maison-mère Mellerio dits Meller. Il épouse, le 7 janvier 1858, Maria Giulia Emilia Borgnis-Gallanty, elle aussi issue d’une grande famille de joailliers. D’après l’ouvrage publié en 1893 par Joseph Mellerio, les Borgnis étaient une importante famille issue de Craveggia, tout comme les Mellerio. Eux aussi auraient donc été concernés par le privilège attribué aux Mellerio par Marie de Médicis au XVIIe siècle. Cela leur aurait permis de pratiquer les activités de colporteurs puis de joailliers, tout comme les Mellerio. En 1780, les Borgnis-Gallanty sont ainsi attestés dans les archives comme un des fournisseurs de Louis XVI et de la Dauphine Marie-Antoinette. En épousant Maria Giulia Emilia Borgnis-Gallanty, Félix Mellerio réunit donc deux illustres familles de la joaillerie, à l’histoire très riche, afin de créer sa propre maison. 

Dès ce mariage, Mellerio dits Meller et Mellerio-Borgnis sont totalement indépendantes, chacune des deux maisons ayant fait enregistrer son propre poinçon de fabricant, et détenant sa propre adresse. Les Mellerio-Borgnis sont domiciliés rue d’Argenteuil, puis déménagent en 1880 à la rue du 29 juillet. Mellerio-Borgnis est même notifiée, sur certains contrats ou boîtiers de bijoux, « Borgnis-Gallanty successeurs Mellerio », ce qui marque bien son indépendance vis-à-vis de la maison-mère. Mellerio-Borgnis, contrairement à la maison mère Mellerio, n’a pas survécu jusqu’à nos jours. Elle reste cependant un acteur de la joaillerie très reconnu du milieu académique, comme le prouve la présence de dessins de la maison durant l’exposition parisienne Le Bijou dessiné, qui s’est achevée en 2022 à l’École Van Cleef & Arpels (Paris).

Le style caractéristique des créations Mellerio-Borgnis

Des dessins issus de l’atelier Mellerio-Borgnis sont conservés au Metropolitan Museum de New York. Au regard des bijoux mis en vente sur le marché de l’art, ils révèlent une inspiration éclectique, caractéristique de la curiosité du XIXème siècle pour l’Histoire et l’ailleurs. Les Mellerio-Borgnis s’inspirent de la Grèce et de la Rome antique, mais empruntent parfois un vocabulaire plus médiéval. Mellerio-Borgnis s’inspire aussi de la Renaissance, ce qui transparaît par l’usage de mascarons (masques grotesques), de motifs végétaux caractéristiques (rinceaux), ou d’émaux peints aux couleurs vives. La maison développe, en parallèle, des techniques audacieuses, telle la micro-mosaïque, un procédé de mosaïque miniature né et pratiqué en Italie.

L’importance des montures trembleuses

On retrouve également des caractéristiques communes aux créations Meller et Mellerio-Borgnis, telle l’introduction du mouvement dans les bijoux. Si c’est bien Mellerio dits Meller qui fait sensation à l’Exposition universelle de 1855 en utilisant la tige flexible tout juste brevetée, les Mellerio-Borgnis ont leur propre technique. Ils ont fréquemment recours aux montures trembleuses, qui font bouger les différents éléments du bijou au moindre mouvement, donnant ainsi un aspect souple et naturel. Cette capacité à imiter l’élégance du végétal pousse la maison à développer des bijoux aux motifs organiques (libellules, fleurs, lune…), qui anticipent presque l’Art nouveau. Il faut aussi signaler le goût des Mellerio-Borgnis pour les diamants, qui est lui aussi commun aux deux maisons Mellerio. Ces gemmes sont fréquemment serties sur les montures trembleuses, ce qui accentue leur éclat. Le caractère souvent transformable des bijoux Mellerio-Borgnis est enfin à souligner. Les montures trembleuses, fixées à l’aide de vis, sont pensées pour être démontables. Certaines broches du joaillier se transforment par exemple en bijoux de cheveux, comme le montre une pièce en forme de croissant de lune, réalisée vers 1900 en ors gris, jaune et diamants, estimée 2000 euros en 2014.

Cote et estimation des bijoux Mellerio-Borgnis ?

À l’instar des pièces produites par la maison mère Mellerio, les prix des créations Mellerio-Borgnis sont très variables, selon la complexité des bijoux, et les matériaux qui les composent. Une broche trembleuse libellule en or, diamants et émeraudes, datée vers 1850-1860, a ainsi été adjugée à 18 850 euros en 2017. Ce prix est au-dessus de l’estimation initiale, qui plafonnait à 15 000 euros. Plus complexe encore, et donc plus onéreuse, une grande broche trembleuse figurant des fleurs en diamants s’est vendue 22 500 euros en 2016. De même, pour une petite châtelaine en or émaillé avec des traces d’usures, dans un style néo-Renaissance affirmé, on peut compter un prix moins élevé de 2 700 euros. Des créations en micro-mosaïque sont également apparues sur le marché de l’art : une parure complète était ainsi estimée environ 6 000 euros en 2013.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de maisons historiques comme Mellerio-Borgnis, héritière de la grande tradition de la joaillerie européenne du XIXe siècle.

Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Mellerio-Borgnis : bagues, bracelets, broches, pendentifs et colliers, souvent réalisés en or, sertis de diamants et de pierres précieuses, caractéristiques des productions destinées à une clientèle aristocratique. Sa connaissance approfondie des bijoux anciens, des techniques d’orfèvrerie traditionnelles et des grandes maisons historiques lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature Mellerio-Borgnis, qualité des matériaux, provenance, design, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Mellerio-Borgnis et l’estimation de bijoux de collection, dont la cote varie en fonction de leur ancienneté et de leur qualité. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, particulièrement recherchés pour leur élégance classique, leur qualité d’exécution et leur rareté sur le marché, notamment auprès des amateurs de joaillerie historique.

En lien avec la Maison Mellerio-Borgnis

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Estimation gratuite Maison Dreicer & Fils

Maison Dreicer & Fils

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Estimation, cote et valeur des bijoux Dreicer and Co

Dreicer and Co est une des plus grandes maisons de joaillerie américaine avec Cartier et Tiffany’s. Son fondateur est considéré comme un artisan bijoutier d’excellence, parmi les meilleurs au XXème siècle. Contrairement à ses grands rivaux, l’entreprise n’a pas perduré jusqu’à nos jours, mais elle s’est tout de même imposée aux États-Unis au tournant du siècle dernier. Vous possédez un bijou Dreicer and Co dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne avec les experts d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Maison Dreicer & Fils

Prix et cote des bijoux de la maison Dreicer and Co

  • Bagues et petits bijoux Dreicer & Co. (bagues anciennes, pendentifs, boucles d’oreilles en or ou platine, diamants et pierres fines) : entre 1 000 € et 15 000 €

  • Bracelets, broches et colliers Dreicer & Co. (bijoux Belle Époque, Art nouveau ou Art déco, pièces serties de diamants et pierres précieuses) : entre 5 000 € et 80 000 €

  • Parures, pièces importantes et bijoux d’exception Dreicer & Co. (haute joaillerie ancienne, pièces rares signées, créations historiques) : entre 20 000 € et 300 000 €

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L’histoire de la maison

Jacob et Gittel Dreicer : l’arrivée aux Etats-Unis

En 1866, les époux Dreicer traversent l’océan depuis la Russie pour s’installer aux États-Unis. Ils ont l’un et l’autre une expérience dans le travail des bijoux. Ils apportent avec eux des perles et des pierres, cousues dans la doublure de leurs vêtements. Dès leur arrivée ils s’installent dans un atelier en sous-sol sur Lexington Avenue, à New-York. En 1868, ils déménagent à Broadway et créent leur entreprise de bijoux, Jacob s’occupant de la vente tandis que sa femme travaille les pierres brutes.

La petite boutique fait sensation

Le magasin des époux Dreicer gagne progressivement en notoriété, attirant une clientèle de notables entre 1868 et 1876. Adelaïde Mott Bell par exemple, la femme d’un grand investisseur new-yorkais, est connue pour avoir dépensé plus de 6 000 $ dans un de leurs colliers de perles et d’émeraudes. Le client le plus important serait le président Garfield, qui demanda aux deux époux de réaliser un camée à son effigie. La pièce ne fut pas terminée avant l’assassinat du président, en 1881, mais Gittel Dreicer offrit le camée au fils du président dans les années 1910.

L’arrivée de Michael Dreicer

Michael Dreicer est né en 1868 à New-York. Après ses études au Brooklyn College, il intègre l’entreprise familiale de bijoux en 1885, à dix-sept ans. Il accompagne sa mère en Europe pour apprendre les caractéristiques des pierres et la manière de les travailler. Reconnu très tôt comme un bijoutier prodige, il prend rapidement la place de son père à la tête de l’atelier. La maison s’appelle désormais Dreicer & Fils et s’installe sur la Cinquième Avenue de New-York.

Le style de la maison Dreicer and Co

Jacob et Gittel Dreicer étaient particulièrement réputés pour leur travail des perles et des pierres colorées comme le saphir ou les émeraudes. Dans les années 1870, le goût américain se porte sur les diamants et les métaux précieux, la maison Dreicer marque donc un tournant dans la production joaillère américaine. En 1915, la société Dreicer présente au Grand Central Palace un collier de perles achetées lors d’une vente privée de la duchesse de Sutherland. Jacob Dreicer s’illustre dans l’alliage de différents styles de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Il exécute par exemple, dans les années 1910, un bracelet de montre qui associe l’Art nouveau et l’Art déco. L’Art nouveau, né en réaction à l’industrialisation, se caractérise par l’utilisation de motifs floraux et végétaux, avec une préférence pour les courbes et les compositions chargées.

L’Art déco, quant à lui, apparaît dans les années 1910, mais n’est reconnu qu’à l’Exposition Universelle de 1925. Il exprime la modernité par des formes géométriques pures. La montre présentée par Jacob Dreicer présente un cadran en camée vert très travaillé, avec un décor floral. L’encadrement est en revanche très épuré, avec de simples lignes rehaussées de diamants.  La maison s’inspire également de l’art chinois et des japonaiseries du milieu du XIXème siècle. Le jade est particulièrement utilisé dans les productions de Jacob et Gittel Dreicer, pour sa couleur verte, son évocation de la Chine et son rendu mat qui tranche avec le brillant des autres pierres précieuses.

La fermeture de la maison Dreicer and Co

Michael Dreicer meurt tragiquement en 1921 à l’âge de cinquante-quatre ans Son père ne survit pas au chagrin que lui a causé ce décès et le suit dans la mort dix-huit jours plus tard. La maison Dreicer poursuit son activité jusqu’en 1927, sous la direction de Gittel Dreicer. En l’absence de Jacob et Michael Dreicer, la maison perd son identité et sa force créatrice, ce qui la mène à sa perte. Le joaillier Cartier, qui considérait la maison Dreicer comme son concurrent le plus redoutable, acheta la totalité du stock des bijoux créés par Dreicer & Fils, pour plus de 2.5 millions de dollars. Certains bijoux furent démontés pour servir à la création de pièces Cartier, tandis que d’autres furent revendus en l’état, sous le nom de Cartier.

Cote et estimation des bijoux Dreicer & Fils sur le marché

Les pièces signées Dreicer & Fils sont très recherchées sur le marché de l’art, en raison de la courte existence de la maison. Elles sont cependant régulièrement présentes dans les ventes aux enchères. Le prix des pièces évolue en fonction de leur date de création, du style, du type de pierres utilisé ainsi que du propriétaire initial. Un simple bracelet en or émaillé a été vendu pour 2 000 euros en 2003, tandis qu’en 2008 une broche en platine et diamants l’a été à 87 000 euros.

Les bagues sont particulièrement recherchées, notamment celles présentant d’imposantes pierres précieuses gravées. Une bague en platine et diamants avec, au centre, une émeraude gravée de style Art déco a ainsi été estimée à 33 000 euros pour ses qualités techniques seules. Cependant, appartenant à Belle Wilcox Baruch, fille d’un investisseur réputé de Wall Street, cette même bague a été adjugée à 226 000 euros. L’œuvre la plus onéreuse de chez Dreicer & Fils est une bague en platine et diamants, dont le centre est un diamant rose. Elle était la propriété du général américain Mark Wayne Clark. La qualité et la préciosité des matériaux, le style Art déco et l’influence de son propriétaire original expliquent son prix élevé. Elle a été achetée pour 15 millions de dollars en 2012. 

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens, notamment des créations de la Maison Dreicer & Co., acteur majeur de la joaillerie américaine de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux de collection : bagues Dreicer & Co., bracelets, broches, pendentifs et colliers, réalisés en or ou platine et sertis de diamants et de pierres précieuses, caractéristiques des styles Belle Époque, Art nouveau et Art déco.

Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie ancienne et de l’histoire de la joaillerie Dreicer & Co. lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : qualité des matériaux, signature Dreicer & Co., design, provenance, période de création, rareté et état de conservation. Elle identifie notamment les pièces anciennes et les bijoux de haute qualité, particulièrement recherchés sur le marché des enchères.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché des bijoux anciens et des résultats en ventes aux enchères, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Dreicer & Co. et l’estimation de bijoux de collection. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux anciens, en valorisant des pièces recherchées pour leur qualité d’exécution, leur rareté et leur valeur patrimoniale.

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Estimation gratuite Maison Mellerio dits Meller

Maison Mellerio dits Meller

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Estimation, cote et valeur des bijoux Mellerio dits Meller

La Maison Mellerio dits Meller, fondée en 1613, est considérée comme la plus ancienne maison de joaillerie au monde encore en activité. Installée rue de la Paix à Paris, elle s’impose comme une référence incontournable de la haute joaillerie française, ayant compté parmi sa clientèle de nombreuses cours royales européennes, dont celle de Marie-Antoinette. Reconnue pour son savoir-faire exceptionnel, la maison se distingue par ses créations raffinées en or, diamants et pierres précieuses, mêlant tradition et innovation. Les bijoux Mellerio dits Meller sont aujourd’hui particulièrement recherchés sur le marché des enchères pour leur qualité, leur histoire et leur rareté. Vous possédez un bijou Mellerio dits Meller, une bague, un bracelet, une broche ou une création ancienne dont vous souhaitez connaître la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimonobjet !

Estimation gratuite Maison Mellerio dits Meller

Prix et cote des bijoux de la maison Mellerio dits Meller

  • Bagues et petits bijoux Mellerio (or, diamants, pierres fines, créations anciennes et modernes) : entre 1 500 € et 25 000 €

  • Bracelets, broches, boucles d’oreilles et pendentifs Mellerio (pièces raffinées, diamants et pierres précieuses, travail de haute joaillerie) : entre 5 000 € et 150 000 €

  • Colliers, parures, diadèmes et pièces de haute joaillerie Mellerio (bijoux d’exception, pierres rares, créations historiques ou contemporaines) : entre 20 000 € et 800 000 €

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Mellerio : le premier joaillier installé rue de la Paix

La famille Mellerio traverse la Révolution, comme leurs archives en attestent. Celles-ci portent notamment les traces d’une première maison, ouverte rue Vivienne en 1797 par Jean-Baptiste Mellerio. L’année 1815 voit ensuite l’installation de Jean-François Mellerio, appartenant à une autre branche de la famille, rue de la Paix. Mellerio devient ainsi la toute première maison de haute joaillerie à s’établir à proximité immédiate de la place Vendôme, ouvrant la voie à une longue tradition. Sous le Premier Empire, la firme travaille pour la famille de Napoléon, de Pauline Borghèse à l’impératrice Joséphine. Elle fournit par la suite de nombreux souverains européens, dont ceux de la Restauration, comme les ducs de Berry et d’Angoulême. La maison d’Orléans en fait son fournisseur officiel. La reine Marie-Amélie, épouse du roi Louis-Philippe, permet même à Mellerio d’inscrire sur sa devanture la mention « bijoutier de la reine des Français ». La firme peut également compter sur des égéries de premier plan, telle que la célèbre actrice Mademoiselle Mars. C’est sans doute le Second Empire qui constitue la véritable apogée de la maison, grâce aux expositions universelles qui lui permettent de prouver son excellence technique, et d’asseoir sa notoriété internationale. La reine Victoria ou la princesse Mathilde comptent alors parmi les plus célèbres clientes de la maison. 

Le joaillier des souverains du XIXème siècle

Mellerio crée en nombre des pièces à destination des monarques de l’Europe entière. Toujours à la pointe de l’innovation, ce sont les Mellerio qui déposent en 1854 le brevet de la tige flexible, ou qui présentent à l’exposition universelle de 1867 le tout premier diadème en platine, aussitôt acquis par la reine d’Espagne Isabelle II, pour sa fille. On compte parmi leurs pièces les plus célèbres une broche en forme de plume de paon réalisée en 1867 pour l’impératrice Eugénie, ou encore un corsage de 1659 pierres pour la princesse Mathilde. Les deux créations sont aujourd’hui conservées rue de la Paix, au sein de la boutique historique de la famille, riche de deux siècles d’archives. Mellerio met un point d’honneur, dès le XIXème siècle, à proposer des créations au cœur de la modernité, comme le prouve sa série de bijoux démontables, dont le plus célèbre est sans doute l’aigrette-paon réalisée en 1905 pour le maharaja de Kapurthala, transformable en broche.

Mellerio, spécialiste des diamants

La firme s’est également imposée comme une grande spécialiste des diamants, dont elle a vendu des exemplaires remarquables, tels que l’Étoile Polaire (41 carats) à un prince russe vers 1850. En 2005, la maison a même fait breveter la taille Mellerio. Consistant en un ovale à 57 facettes inscrit dans une ellipse, cette technique célèbre la compétence historique de la maison dans le domaine des gemmes. Les objets liturgiques occupent également une part notable de la production Mellerio : des ornements de la basilique de Yamoussoukro (Côte d’Ivoire) en passant, plus récemment, par le tabernacle de l’église Sainte-Odile à Paris. La maison a réalisé un certain nombre de couronnes pour des statues de vierges, visibles à Lourdes, à Albert ou  à la chapelle de la rue du Bac, à Paris. Il faut enfin mentionner d’autres productions plus insolites : celle des épées d’académiciens (François Cheng ou Jacques Bainville), ainsi que de trophées célèbres, tels la Coupe de Roland-Garros, ou le Ballon d’or.

Quelle est la cote des bijoux Mellerio sur le marché ?

Les pièces Mellerio peuvent se vendre et s’acquérir à tous les prix : c’est principalement leur niveau de complexité et leur histoire qui déterminent leur valeur. En 2018, un bracelet en or, argent, diamant et perles fines, réalisé vers 1890 pour une dame d’honneur de l’impératrice Eugénie, a été adjugé à 10 000 euros. Des pièces à la technique plus simple passent aussi en vente, telle cette broche marguerite adjugée à 150 euros la même année. Parmi les plus belles pièces vendues dernièrement, il faut  mentionner l’exceptionnelle aigrette-paon vendue en 2019, réalisée en or et platine émaillés, incrustée de 1742 diamants. Cette pièce hors du commun a, quant à elle, été adjugée à  760 000 euros.

Charlotte Pechoux est expert en bijoux et en haute joaillerie, spécialisée dans l’identification, l’expertise et l’estimation de bijoux anciens et contemporains, notamment des créations de la maison Mellerio dits Meller, plus ancienne maison de joaillerie au monde encore en activité.

Elle accompagne collectionneurs, héritiers et amateurs dans l’évaluation et la valorisation de bijoux Mellerio : bagues, bracelets, broches, pendentifs, colliers et diadèmes, souvent réalisés en or, sertis de diamants et de pierres précieuses, caractéristiques d’un savoir-faire issu de la haute joaillerie française et de traditions liées aux cours royales européennes. Sa connaissance approfondie des pierres précieuses, des techniques de joaillerie traditionnelles et contemporaines et des grandes maisons historiques lui permet d’analyser avec précision les critères déterminants de la valeur d’un bijou : signature Mellerio, qualité des matériaux, provenance (royale ou aristocratique), design, période de création, rareté et état de conservation.

Grâce à sa parfaite maîtrise du marché de la haute joaillerie et des résultats en ventes aux enchères internationales, Charlotte Pechoux intervient régulièrement pour l’expertise de bijoux Mellerio dits Meller et l’estimation de bijoux de collection, dont certaines pièces historiques atteignent des niveaux de prix élevés. Elle accompagne également les vendeurs dans la mise en vente de bijoux d’exception, particulièrement recherchés pour leur histoire, leur raffinement et leur qualité d’exécution, véritables témoins du patrimoine de la joaillerie européenne.

En lien avec la Maison Mellerio dits Meller

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Bijoux

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Pendentif en or jaune 18K (750/1000) orné d'un diamant taille poire pesant 7,14 carats, D, VVS2. Bélière mobile. Poids brut : 5,2 g Certificat du

💰 Adjudication :
124 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 100 000 €

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DIAMANT brillant de 13,53 carats. Couleur : P-R Pureté : VS2 Accompagné d’un certificat HRD Anvers n° 180000090467 en date du 9 Mai 2018. On y joint u

💰 Adjudication :
121 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Bague en or gris 18K (750/1000) orné en son en centre d’un diamant de forme rectangulaire taillé à degrés pesant 9,15 carats, épaulé de deux diamants

💰 Adjudication :
106 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

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Bague entourage en platine 900‰ et or jaune 18K 750‰ sertie d’un diamant de forme ovale de couleur jaune, dans un double entourage de diamants brillan

💰 Adjudication :
78 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 70 000 €