Estimation gratuite Vilmos Zsolnay

Vilmos Zsolnay

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Estimation et cote de l'artiste Vilmos Zsolnay

Vilmos Zsolnay est un industriel hongrois, à la tête de la Manufacture de porcelaine de Zsolnay de 1853 à 1900. Maitre dans l’art de la céramique, il expérimente différentes techniques qui l’amènent, lui et sa manufacture, à devenir célèbre et reconnu.

Estimation gratuite Vilmos Zsolnay

Prix des œuvres de Vilmos Zsolnay

  • Petits objets décoratifs (tasses, verseuses, cachepots) : entre 150 € et 1 800 €

  • Vases : entre 1 500 € et 12 000 €

  • Pièces exceptionnelles (sculptures, pièces uniques) : jusqu’à 32 595 €

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Vilmos Zsolnay, industriel et céramiste hongrois

Vilmos Zsolnay est un industriel de la porcelaine hongrois, né le 19 avril 1828 est mort le 23 mars 1900 à Pécs. Fils d’un entrepreneur et marchand en céramique, Vilmos Zsolnay s’intéresse d’abord au métier de peintre mais cette voie est jugée trop précaire par sa famille. Après avoir obtenu un diplôme en commerce, il travaille comme apprenti dans la boutique de son père qu’il reprend en 1853.
Une dizaine d’années plus tard, Vilmos Zsolnay devient directeur commercial de la Manufacture de céramique familiale de Pécs. Il la dynamise alors de manière si importante qu’il parvient à en faire la plus importante fabrique de l’empire Austro-Hongrois et d’Europe.
Avec le temps, la Manufacture obtient une grande renommée et sa production de céramique est très connue. L’utilisation de la porcelaine de Vilmos Zsolnay devient même courante dans les travaux de plusieurs architectes, comme Ödön Lechner. Maîtrisant l’art de la céramique, Vilmos Zsolnay expérimente avec succès différentes techniques d’émaillage et de glaçure. Ses créations sont plébiscitées à l’occasion de plusieurs événements, comme à l’Exposition Universelle à Vienne en 1874 ou à celle de Paris en 1878. Quelques années plus tard, Vilmos Zsolnay reçoit même la Légion d’honneur pour ses recherches autour des techniques liées au travail de la céramique. Après la mort de Vilmos Zsolnay en 1900, son fils Miklós reprend la Manufacture. Cette dernière cesse ses activités en 1999.

La Manufacture de Vilmos Zsolnay

Lorsqu’il devient directeur, Vilmos Zsolnay transforme la boutique de son père en un magasin au goût de l’époque, c’est-à-dire avec une décoration moderne et avec plusieurs étages où sont exposés les nouvelles céramiques qu’il développe. Grâce à son diplôme en commerce, Vilmos Zsolnay élabore une stratégie commerciale autour de deux clientèles : l’une au goût classique et l’autre, plus audacieuse, ouverte aux innovations esthétiques. C’est avec ce deuxième type de clientèle que Vilmos Zsolnay aspire, et parvient, à développer sa société. En effet, il lui propose de s’ouvrir aux tendances en vogue dans la seconde moitié du XIXe siècle, comme le Japonisme ou l’Orientalisme. L’alliance de cette direction commerciale et d’une offre audacieuse permet à la Manufacture Zsolnay d’être la plus importante de la monarchie Austro-Hongroise dans les années 1890. Vilmos Zsolnay compte alors parmi ses clients l’empereur François Joseph, des familles bourgeoises ainsi que des artistes et connaisseurs venus des quatre coins de l’Europe.

La consécration de Vilmos Zsolnay

Le développement de sa société et la notoriété de son approche artistique permettent à Vilmos Zsolnay d’obtenir une reconnaissance internationale dès 1873 à l’Exposition Universelle de Vienne où il présente ses céramiques de style néo-renaissance. Cinq ans plus tard, il reçoit une médaille d’or à l’Exposition Universelle de Paris pour son invention du décor à l’éosine : il s’agit d’un vernis de grande qualité qui habille les céramiques de la manufacture. Ce succès entraîne un essor commercial pour la Manufacture de Vilmos Zsolnay. En effet, il trouve des distributeurs dans plusieurs capitales européennes pour lesquelles il choisit de créer des céramiques aux lignes inspirées par la nature, tout en introduisant des figures symbolistes. Ces créations donnent naissance au Sezessionsstil Viennois, puis à l’Art Nouveau européen. A noter que Vilmos Zsolnay partage d’ailleurs avec les théoriciens et artistes de l’art nouveau une vision sociale et élévatrice de l’art. Il met même en place un programme d’apprentissage pour ses employés.

L’influence des innovations de Vilmos Zsolnay

La Manufacture de Vilmos Zsolnay devient rapidement un centre d’intérêt pour les professionnels, notamment pour les architectes. En 1886, la Manufacture Zsolnay introduit le Pyrogranit, un matériau de construction résistant au gel. Ce matériau nouveau et innovant est alors rapidement repris par des architectes très influents, comme Ödön Lechner et Miklós Ybl. En effet, le Pyrogranit permet la création d’ornements fins et détaillés qui peuvent être utilisés sur des façades de bâtiments. Ces céramiques ornementales sont extrêmement populaires pendant le mouvement Art Nouveau, mouvement très répandu en Europe à cette époque. Plusieurs bâtiments emblématiques hongrois témoignent alors des réalisations exceptionnelles de la manufacture de Vilmos Zsolnay, notamment comme le bâtiment du Parlement et le Musée des arts appliqués.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Vilmos Zsolnay

Depuis 2002, les œuvres de Vilmos Zsolnay sont passées quelques fois en vente aux enchères, environ à 260 reprises. Le plus souvent, ce sont des céramiques de l’artiste qui sont proposées. Dans la catégorie objets, les créations de Vilmos Zsolnay sont estimées entre 50 euros et 32 000 euros, en moyenne. En novembre 2021, un Vase aux coquelicots de 1900 est adjugé à 32 000 euros. En septembre 2022, un Vase conique à décor en relief de femmes et de feuilles de vignes en faïence émaillée vert irisé trouve acquéreur à 105 euros. Les céramiques de Vilmos Zsolnay connaissent des estimations comprises entre 80 euros et 35 000 euros. En mars 2015, un vase daté de 1900, en céramique glaçurée, est adjugé à 3 600 euros. Un an plus tard, un vase à décor irisé de forme quadrilobée en céramique est adjugé à 3 100 euros.

 

Reconnaître la signature de Vilmos Zsolnay

Reconnaitre la signature de Vilmos Zsolnay est essentiel pour authentifier les créations issues de la célèbre manufacture hongroise Zsolnay, fondée à Pécs en 1853. Les pièces signées du fondateur ou de ses descendants, notamment celles réalisées à la fin du XIXᵉ siècle, portent généralement la mention « Zsolnay Pécs » accompagnée du logo de la manufacture. Sur les céramiques émaillées à effet eosin — technique emblématique mise au point par Vilmos Zsolnay —, la marque est souvent imprimée, estampillée ou peinte sous couverte, parfois complétée par un chiffre ou une lettre correspondant à la période de production. À partir de 1878, on retrouve fréquemment le cachet représentant la tour aux cinq cheminées, devenu le symbole officiel de la manufacture. Certaines œuvres d’atelier ou pièces exportées peuvent porter uniquement la signature « Zsolnay » ou une étiquette papier d’origine. Face à la grande variété de marques et aux imitations produites au XXᵉ siècle, il est recommandé de faire examiner la signature et la pâte céramique par un expert. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en céramique européenne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Vilmos Zsolnay.

Signature Vilmos Zsolnay

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Estimation gratuite Jean Rivier

Jean Rivier

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Estimation et cote de l'artiste Jean Rivier

Jean Rivier (1905-1985) a marqué l’univers de la céramique française par son approche sensible. Originaire de Lyon, il a passé sa vie à travailler l’argile pour obtenir des objets qui semblent vivre sous la lumière. Le résultat ? Des céramiques d’art sobres, aux couleurs profondes et nuancées qui sont devenues sa marque de fabrique. Aujourd’hui, ses créations sont très demandées par les collectionneurs, car elles montrent un équilibre parfait entre l’art et les objets du quotidien !

Vous possédez une création de Jean Rivier ? Obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Jean Rivier

Prix des œuvres de Jean Rivier

  • Céramique / Vase / Pièce monumentale - entre 300 € et 5 000 €

  • Sculpture / Terre cuite - entre 1 000 € et 4 000 €

  • Peinture / Dessin / Plaque céramique - entre 300 € et 1 500 €

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La cote de Jean Rivier sur le marché de l’art

La cote des vases et formes monumentales

C’est ici que le talent de Jean Rivier s’exprime le mieux ! Les grandes pièces sont les plus recherchées car elles offrent une surface idéale pour admirer la profondeur de ses émaux. Plus les couleurs sont riches et complexes, plus la valeur de l’objet grimpe. Un vase imposant en parfait état, sans aucune ébréchure, est une pièce de choix qui attire toujours beaucoup de monde lors des ventes.

Voici quelques ventes records et références :

  • Vase monumental émaillé (circa 1960) : cette pièce imposante, aux reflets de bleu profond, a été vendue 4 200 € lors d’une vente spécialisée en 2019.
    Grand vase cylindrique (1962) : une réalisation majeure qui illustre sa parfaite gestion des volumes, adjugée 3 100 € en 2021.

La cote des coupes et arts de la table

Vous possédez une coupe, un vide-poche ou un bol signé Jean Rivier ? Bonne nouvelle : ces objets très décoratifs sont très demandés par les amateurs de céramique du XXe siècle. Ces pièces gardent une très belle valeur sur le marché : elles permettent d’intégrer une touche d’artisanat français élégant dans un intérieur moderne. Si votre objet est bien conservé et porte bien sa signature, il trouvera facilement preneur !

Voici quelques exemples de résultats de ventes :

  • Coupe basse à décor géométrique (1958) : une réalisation typique de son travail sur les contrastes de formes, vendue 1 800 € en 2022.
    Coupe évasée à couverte craquelée (1965) : un travail fin sur la matière qui a été vendu à 1 100 € en 2023.

La cote des pièces uniques et sculptures

Jean Rivier a aussi réalisé des sculptures en terre cuite, bien loin des objets du quotidien. Ces pièces sont beaucoup plus rares et cette rareté joue souvent en votre faveur lors d’une vente !

Voici quelques résultats récents :

  • Figure stylisée en terre cuite (1972) : une œuvre remarquable vendue 3 500 € en 2024.
    Sculpture animalière (circa 1965) : une étude de forme très appréciée des connaisseurs, adjugée 2 200 € en 2023.

Comment reconnaître une céramique de Jean Rivier ?

Pour reconnaître une pièce de Jean Rivier, il faut avant tout observer sa simplicité. L‘artiste ne surchargeait jamais ses objets : il préférait laisser parler la terre et ses couleurs. Sur un vase ou une coupe, l’œil est immédiatement attiré par les nuances de l’émail, qui oscillent souvent entre le mat et le brillant. Il n’y a rien de superflu, tout est pensé pour que la matière soit vraiment mise en avant.

Un détail ne trompe jamais : le pied de la céramique. Retournez votre objet et regardez le dessous. Rivier travaillait cette partie avec autant de soin que le reste. Si vous voyez des traces de doigts ou des marques qui rappellent que la pièce a été tournée à la main, c’est bon signe ! À l’inverse des objets de décoration fabriqués en série, chaque céramique de Rivier montre une petite irrégularité, une empreinte humaine qui rend la pièce unique et vivante. Si vous avez une question, contactez l’équipe Estimon’objet.

Reconnaître la signature de Jean Rivier

Jean Rivier signait ses céramiques de manière discrète, le plus souvent sous la base ou sur le bord du pied. Vous découvrirez généralement l’inscription « J. Rivier » gravée dans la terre avant la cuisson, ou tracée avec un pinceau fin dans l’émail. Son écriture est fluide et droite, sans fioritures inutiles. Plus c’est simple, mieux c’est.

Soyez tout de même vigilant ! Une signature ne constitue jamais une preuve d’authenticité absolue : il arrive parfois de trouver des pièces de style similaire sur lesquelles une signature a été ajoutée pour induire en erreur. Seule une étude de la matière et du type d’émail permet d’établir une certitude. Et chez Estimon’objet, nos spécialistes peuvent vous aider.

Céramique de Jean Rivier : ce que regardent nos experts

Romain Coulet, notre expert spécialisé en céramique et arts décoratifs du XXe siècle, étudie chaque photo avec une attention totale. Même à distance, il repère tout de suite les détails qui prouvent qu’une pièce sort bien de l’atelier de Jean Rivier. Il connaît ses habitudes par cœur et il sait exactement ce qui fait la différence entre une œuvre authentique et une imitation !

Pour estimer votre objet, Romain regarde d’abord la couleur et l’aspect de l’émail. Il cherche cette épaisseur particulière qui ne s’obtient que grâce à un vrai savoir-faire au four. Chez Rivier, la couleur ne doit jamais paraître plate ou artificielle comme de la peinture en spray, elle doit donner l’impression d’être bien ancrée dans la terre. Si l’émail semble trop simple ou sans éclat, Romain devient très prudent ! Il regarde ensuite la forme de l’objet : Rivier aimait les lignes nettes, régulières et légères. Si la forme semble un peu bancale, trop lourde ou si les parois paraissent épaisses et grossières, c’est un point qui attire immédiatement son attention.

Romain se concentre aussi sur la manière dont Jean Rivier signait ses pièces. Il vérifie si le tracé correspond bien à ce qu’il a l’habitude de voir sur les pièces qu’il a déjà eues entre les mains. Il scrute également le dessous de l’objet, là où la terre n’est pas émaillée, pour voir si l’aspect de la terre est bien celui que l’artiste utilisait. C’est tout ce travail d’observation qui permet à notre expert de confirmer s’il s’agit bien d’une pièce du maître. Avec Romain Coulet sur Estimon’objet, aucun détail n’est laissé au hasard pour vous donner une réponse fiable !

Jean Rivier : le destin d’un solitaire au service de l’argile

Jean Rivier naît en 1915 à Lyon, dans un milieu où la rigueur et le travail manuel sont les valeurs de base. Très jeune, il refuse le chemin tout tracé des carrières classiques de l’époque ! Animé par une soif d’indépendance, il se tourne vers la poterie, un choix qui, dans les années 30, est loin d’avoir le prestige qu’il a aujourd’hui. Il s’installe d’abord à Vallauris, haut lieu de la céramique, à une époque charnière où la ville devient le refuge d’une nouvelle génération d’artistes.

La guerre et les années de privation qui suivent marquent profondément l’homme. Alors que le monde se tourne vers la production de masse, Rivier choisit une voie différente : celle de l’artisanat pur. Il s’exile dans la Drôme, à Dieulefit, une terre imprégnée d’une longue tradition potière. C’est là, loin des mondanités parisiennes, qu’il bâtit sa vie ! Il ne se contente pas de fabriquer des objets : il s’enracine dans ce terroir provençal. Il vit au rythme des saisons, loin de l’agitation médiatique, et préfère l’isolement de son atelier aux salons de la capitale.

Les années 50 et 60 sont pour lui une période de construction intense. Il devient une figure centrale de la vie locale à Dieulefit et participe activement à la renaissance de l’artisanat d’art dans la région. Mais Rivier reste un homme de l’ombre, un solitaire exigeant qui se méfie des honneurs. Il refuse de se plier aux exigences commerciales des galeries qui voudraient le voir produire plus. Pour lui, la liberté n’est pas négociable !

Jusqu’à son décès en 1985, Jean Rivier mène une existence totalement dévouée à sa vision. Il ne cherche jamais à être « à la mode », préférant le travail acharné à la reconnaissance facile. Sa vie est celle d’un homme qui reste fidèle à ses convictions de jeunesse : ne jamais sacrifier l’humain sur l’autel de la rentabilité.

N’hésitez pas à regarder la base de la pièce. Rivier avait une technique bien à lui : il taillait toujours le pied de ses poteries de manière très précise, avec un petit retrait vers l’intérieur.
Si le bord du pied est bien net, légèrement biseauté et sans aucune bavure d’émail, alors vous avez peut-être une vraie pièce entre les mains ! Rivier détestait les finitions approximatives, alors il prenait toujours le temps de nettoyer cette zone avant la cuisson. Si vous voyez que le dessous est un peu grossier ou que l’émail a coulé sur le bas, méfiez-vous, ce n’est probablement pas une pièce du maître. Contactez-moi sur Estimon’objet afin que je puisse vous aider à déceler le vrai du faux !

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Estimation gratuite Jean Lurçat

Jean Lurçat

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Estimation et cote de l'artiste Jean Lurçat

Bien qu’il commence sa carrière en tant que peintre, Jean Lurçat doit principalement sa notoriété à ses travaux de tapisserie, dont il rénove le langage dans les années 1930. Il s’inspire des maîtres tapissiers du Moyen-Âge pour élaborer une iconographie riche et personnelle. Egalement céramiste, Jean Lurçat est un artiste complet dont la côte ne fait que grimper. Vous possédez une œuvre de Jean Lurçat dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Lurçat

Prix des œuvres de Jean Lurçat

  • Tapisseries - entre 800 € et 60 000 €

  • Céramiques - entre 100 € et 7 000 €

  • Peintures, dessins et gouaches - entre 300 € et 15 000 €

  • Estampes - entre 100 € et 5 000 €

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Le parcours artistique de Jean Lurçat

Jean Lurçat est un peintre et créateur de tapisserie français, né le 1er juillet 1892 à Bruyères et mort le 6 janvier 1966 à Saint-Paul-de-Vence. Après avoir fini ses études secondaires à Epinal, et débuté une première année de médecine, Jean Lurçat intègre l’atelier de Victor Prouvé, représentant de l’Ecole de Nancy. En 1912, il déménage à Paris et s’inscrit à l’Académie Colarossi. À cette époque, Jean Lurçat découvre les peintres Henri Matisse, Paul Cézanne ou Auguste Renoir, et devient ami avec Antoine Bourdelle, Elie Faure et Rainer Maria Rikle. Ensemble, ils fondent la revue d’art Feuilles de mai. Dans la foulée, Jean Lurçat devient apprenti auprès de Jean-Paul Laffite, qui lui fait découvrir l’art des fresques. Comme peintre, Jean Lurçat s’illustre dans des domaines très variés : fresque, vitrail, céramique ou encore comme décorateur de théâtre et peintre cartonnier de tapisserie. Au cours d’une période de convalescence, due à une blessure de guerre, Jean Lurçat commence à peindre des aquarelles. C’est à ce moment que sa mère transforme ses peintures en grands canevas. Cependant, Jean Lurçat reste surtout comme peintre jusqu’en 1939. Dans les années 1930, Jean Lurçat s’intéresse de nouveau à l’art des fresques. Certain du potentiel de la tapisserie, il s’attèle à trouver une technique innovante pour réinventer cet art. Jean Lurçat s’inspire d’abord des artistes tapissiers du Moyen-Âge qu’il considère comme les maîtres dans ce domaine. La carrière de Jean Lurçat connaît un véritable tournant lorsque des commanditaires comme Marie Cuttoli ou des Manufactures s’intéressent à son travail.

Le renouveau de l’art de la tapisserie par Jean Lurçat

Bien que l’œuvre de Jean Lurçat soit aussi importante que diversifiée, c’est son rôle dans la rénovation de l’art de la tapisserie qui lui vaut sa notoriété. C’est en 1917 qu’il débute dans cet art, par des œuvres au canevas, avant de travailler avec Marie Cuttoli, entrepreneuse et mécène française, dans les années 1920 et 1930. Tout s’accélère pour Jean Lurçat, peu de temps avec la seconde Guerre Mondiale, lorsque le directeur des Manufactures nationales lui passe une importante commande. Connaissant le travail de Jean Lurçat depuis les années 1920, le directeur lui demande de réaliser un ensemble mobilier et tapisserie. Par la suite, Jean Lurçat se voit confier une mission à Aubusson. Grâce au soutien et aux conseils de quelques Aubussonnais, spécialisés dans l’art de la tapisserie, Jean Lurçat devient l’un des “peintres-cartonniers”. Il crée de nombreux modèles qui se démarquent rapidement par leur nouveauté. En effet, Jean Lurçat choisit des expressions et des gammes de couleurs innovantes. C’est ainsi qu’un renouveau de la tapisserie voit le jour, et Jean Lurçat est désigné comme son fondateur.

Les tapisseries de Jean Lurçat

Lorsqu’il se consacre pleinement à la tapisserie, Jean Lurçat définit rapidement son propre système de création : gros points, tons comptés et cartons dessinés numérotés. Jean Lurçat est à l’origine d’une production colossale, avec plus de 1 000 cartons. Cette même production se trouve amplifiée par la volonté de Jean Lurçat à initier ses amis peintres, voire même, le monde entier. Dans le domaine de la tapisserie, l’œuvre de Jean Lurçat témoigne d’un art à la fois très décoratif et d’une iconographie très personnelle. Cette dernière est à la fois symbolique, cosmogonique, végétale et animale et chacun de ses éléments se détachent d’un fond sans perspective, pour renforcer l’éloignement à l’art de la peinture. Jean Lurçat veut aussi transmettre des réflexions philosophiques en traitant, par exemple, des thèmes de la guerre : la liberté, la résistance, la fraternité…

Faire estimer gratuitement une œuvre de Jean Lurçat

Aujourd’hui, l’admiration des amateurs et des collectionneurs vaut à Jean Lurçat une belle cote sur le marché de l’art. En vente aux enchères, ses œuvres sont fréquemment présentées, qu’il s’agisse de tapisseries, de dessins ou de peintures de l’artiste. Les tapisseries réalisées par Jean Lurçat sont estimées entre 100 euros et 80 000 euros en moyenne. En 2019, la tapisserie intitulée Le Géant (327 par 195 centimètres) de 1929 est adjugée à 67 090 euros. Plus récemment, en avril 2023, la tapisserie Deux coqs et feuillages (179 par 243 centimètres) est vendue à 8 500 euros. Quant aux peintures de Jean Lurçat, il faut compter entre 1 500 euros et 95 000 euros. Lors d’une vente aux enchères en décembre 2022, l’huile sur toile intitulée Aridité ou la petite fenêtre de 1930 est adjugée à 14 500 euros. Quelques mois plus tard, en avril 2023, l’huile sur toile Fruits et soleil de 1927 est adjugée à 4 000 euros. Enfin, les estimations pour les dessins de Jean Lurçat se situent entre 300 euros et 8 000 euros. En octobre 2021, l’aquarelle Baigneuses de 1918 est adjugée à 10 000 euros. En avril 2023, la gouache sur papier Mais on en sortira de 1943 trouve acquéreur pour 4 500 euros.

Reconnaître la signature de Jean Lurçat

La signature de Jean Lurçat est un repère essentiel pour identifier et authentifier ses œuvres, qu’il s’agisse de tapisseries, de céramiques ou de dessins préparatoires. Figure majeure du renouveau de la tapisserie française au XXᵉ siècle, Jean Lurçat a laissé une production abondante et variée, où la signature joue un rôle déterminant dans l’attribution. Sur les tapisseries d’Aubusson, la signature de Jean Lurçat apparaît le plus souvent tissée dans la trame, généralement dans un angle de la composition. Elle peut se présenter sous la forme du nom complet « Jean Lurçat », parfois accompagné de la mention de l’atelier (notamment Aubusson, Tabard, ou Goubely), ou encore de l’initiale stylisée “J.L.”. Sur certaines pièces, on retrouve également un symbole solaire ou bestiaire, directement inspiré de son univers iconographique. Pour les céramiques de Jean Lurçat, créées notamment à partir des années 1940 à Vallauris, la signature est souvent gravée, peinte à l’émail ou imprimée sous la base. Elle peut inclure son nom associé à les mentions « Dessin Saint-Vicens»  ou au monogramme “J.L.”, parfois accompagné d’un motif décoratif caractéristique (soleil, oiseau, poisson). Ces variations dépendent des périodes de création et des collaborations avec les ateliers locaux. Il convient toutefois d’être vigilant : la notoriété de Jean Lurçat a suscité la production de nombreuses pièces d’inspiration ou de réédition. Certaines œuvres ne sont pas signées ou présentent des signatures apocryphes, rendant l’identification complexe. Chez Estimon’Objet, nos experts spécialisés dans les tapisseries et céramiques modernes vous accompagnent pour authentifier et estimer une œuvre de Jean Lurçat, en étudiant la signature, les matériaux, la technique de tissage ou de céramique, ainsi que la provenance. Toutes les œuvres de Jean Lurçat ne sont pas signées, et certaines signatures peuvent avoir été reproduites. C’est pourquoi faire expertiser votre œuvre par un spécialiste reste indispensable pour en confirmer l’authenticité et la valeur réelle.

Expertise gratuite Signature Jean Lurçat
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Estimation gratuite Eugène Fidler

Eugène Fidler

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Estimation et cote de l'artiste Eugène Fidler

Eugène Fidler fait partie des céramistes de Vallauris. Il est également connu en tant que peintre collagiste et aquarelliste. Eugène Fidler parvient rapidement à développer son propre style, inspiré de son univers et de ses voyages. Aujourd’hui, ses œuvres sont dispersées dans le monde entier.

Estimation gratuite Eugène Fidler

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Le parcours d’Eugène Fidler

Eugène Fidler est un peintre et céramiste français, né le 10 janvier 1910 en Moldavie et mort le 30 septembre 1990 à Roussillon dans le Vaucluse. Après que sa famille se soit installée en France en 1918, Eugène Fidler réalise ses études primaires et secondaires en Suisse puis intègre le lycée Masséna de Nice jusqu’en 1928. L’année suivante, il est naturalisé français.

Entre 1930 et 1937, Eugène Fidler suit des cours à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, puis à l’Académie Julian. A la fin de ses études, il épouse sa première femme, Edith Giler, et s’installe à Mougins où le couple apprend et travaille la céramique. En 1943, ils se réfugient à Roussillon pour fuir l’occupation allemande. A cette période, Eugène Fidler et Edith Giler produisent des boutons, des colliers et autres bijoux qu’ils exposent sous le faux nom de Fournier, pour échapper aux lois anti-juives. Lors de la libération de la Provence en 1944, le coupe retourne à Mougins.

En 1952, Eugène Fidler s’installe à Vallauris, où il expose régulièrement, et rencontre Edith Ramos Da Costa, originaire des Açores, avec qui il se marie en 1956. Il faut attendre 1969 pour qu’Edith Ramos Da Costa travaille aux côtés d’Eugène Fidler dans leur maison à Roussillon-en-Provence. Ensemble, ils voyagent beaucoup, notamment en Espagne, aux Baléares, ainsi qu’au Portugal et aux Açores pour découvrir de nouvelles cultures et apprécier les origines ibériques d’Edith Ramos Da Costa. A cette période, Eugène Fidler délaisse la céramique pour s’exprimer dans la peinture. 

Au début des années 1960, la famille est de retour dans le sud de la France. Eugène Fidler poursuit ses peintures. Neuf ans plus tard, ils s’installent définitivement à Roussillon. C’est à ce moment qu’Eugène Fidler retourne à la céramique, tout en continuant son œuvre peinte.

Eugène Fidler peint et travaille la céramique dans son atelier à Roussillon-en-Provence jusqu’à sa mort en 1990. Durant sa carrière, il réalise aussi des travaux aux volumes plus importants dans le cadre du 1% de la loi Malraux.

L’œuvre d’Eugène Fidler

Eugène Fidler est à la fois peintre et céramiste. Dans le champ de la peinture, il travaille de nombreuses techniques, dont l’huile, l’aquarelle, la gravure ou la pointe feutre. Il a toutefois une préférence pour le collage.

En céramique, Eugène Fidler utilise la terre chamottée, sans tourner car il préfère façonner ses pièces à la main ou au moulage. Il est aussi connu pour faire partie de ceux qui expérimentent différentes techniques de cuisson et d’émaillage.

Indépendant des modes ou des tendances, Eugène Fidler développe rapidement son propre style artistique en s’inspirant de son univers personnel et des diverses découvertes survenues pendant ses voyages.

Le style personnel d’Eugène Fidler

Eugène Fidler est un artiste indépendant des courants et mouvements artistiques, ce qui lui permet de développer un vocabulaire graphique propre à lui et à sa grande sensibilité. Bien que son œuvre soit difficilement rattachable à une catégorie ou à une école, elle présente tout de même des caractéristiques communes au Fauvisme et au Cubisme. 

En effet, les créations d’Eugène Fidler présentent des couleurs chaudes mêlées à un bleu ciel qui rappelle celui de la Provence et de la Méditerranée ainsi qu’une appétence pour la déconstruction dans les collages.

Eugène Fidler s’inspire aussi beaucoup des découvertes issues de ses voyages, comme le folklore russe ou les paysage méditerranéens. Le mélange de ces inspirations lui permet d’élaborer sa propre symbolique, alliant figuratif et géométrie, abstraction et émotion.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Eugène Fidler

Le séjour d’Eugène Fidler à Vallauris durant la florissante période de l’Âge d’Or est de courte de durée et ses pièces sont dispersées dans le monde entier. Ainsi, il est assez rare d’en trouver sur le marché de l’art ou dans les expositions. Ainsi, la cote d’Eugène Fidler est assez modeste en ventes aux enchères.

La plupart des œuvres d’Eugène Fidler sont présentées dans la catégorie objets des ventes aux enchères, leur estimation se situe entre 150 euros et 1 600 euros. En septembre 2020, un Coupe navette en céramique émaillée de 31,5 centimètres est adjugé à 550 euros. En mars 2023, une coupelle en céramique de 1950 trouve acquéreur pour 400 euros.

Les peintures d’Eugène Fidler sont quant à elles estimées entre 60 euros et 600 euros, en moyenne. En mai 2022, la peinture Personnages est adjugé à 150 euros. Le même mois, la peinture Nu allongé est adjugée à 600 euros.

 

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Estimation gratuite Émile-Jacques Ruhlmann

Émile-Jacques Ruhlmann

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Estimation et cote de l'artiste Émile-Jacques Ruhlmann

Émile-Jacques Ruhlmann est surnommé le « Riesener de l’Art Déco », en référence à l’ébéniste et maitre dans l’art du mobilier favori de Marie-Antoinette au XVIIIème siècle. Émile-Jacques Ruhlmann est une figure importante et un contributeur majeur au mouvement de l’Art Déco.

Estimation gratuite Émile-Jacques Ruhlmann

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Le parcours d’Émile-Jacques Ruhlmann

Émile-Jacques Ruhlmann est un décorateur français, né le 26 aout 1879 et mort le 15 novembre 1933 à Paris. Il est issu d’une famille protestante, originaire d’alsace, qui s’est installée à Paris en 1870. Émile-Jacques Ruhlmann est un autodidacte qui intègre très jeune l’entreprise familiale, la société Ruhlmann, spécialisée dans la peinture et le papier peint.

Après avoir passé quelques années dans l’armée, Émile-Jacques Ruhlmann reprends la direction de l’entreprise familiale en 1907, lorsque son père décède. C’est aussi à ce moment qu’il commence à dessiner ses premiers meubles, pour lui et ses proches dans un premier temps.

À partir de 1910, Émile-Jacques Ruhlmann participe fréquemment au Salon d’automne. En 1913, il y présente l’une de ses premières réalisations majeures, Meuble au char, qui lance alors sa carrière tout en faisant de lui un précurseur de l’Art Déco.

Émile-Jacques Ruhlmann n’a jamais été formé au métier d’ébéniste, il ne l’a même jamais pratiqué. Cependant, il imagine et esquisse chacun de ces meubles dans un cahier de croquis. Il supervise attentivement le plan d’exécution et la fabrication de ses créations.

En 1925, Émile-Jacques Ruhlmann il est nommé chevalier de la Légion d’honneur avant d’être promu officier du même ordre en 1933, peu de temps avant sa mort. Émile-Jacques Ruhlmann a d’ailleurs dessiné son monument funéraire dont il a confié l’exécution à deux amis, l’architecte Pierre Patou et le sculpteur Alfred Janniot. De plus, sa firme ne lui survit pas, selon sa volonté.

L’Art Déco et Émile-Jacques Ruhlmann

Les œuvres Art Déco se veulent luxueuse et de bonne qualité ; elles sont généralement dédiées à une population qui a des moyens financiers importants. Les créations d’Émile-Jacques Ruhlmann s’inscrivent dans cette dynamique. Lorsqu’il conçoit ses meubles, Émile-Jacques Ruhlmann accorde une grande importance à leur pérennité. Une recherche donc des matériaux précieux, des prestataires qualifiés et une clientèle adaptée.

L’Art Déco est un mouvement qui puise son inspiration dans de nombreux domaines comme la nature, la femme, la géométrie ou même l’exotisme. Par exemple, les meubles d’ Émile-Jacques Ruhlmann sont en ébène de Macassar, en acajou de Cuba ou en bois d’Indes. Le décorateur choisis aussi des matériaux précieux comme la peau de serpent ou l’ivoire. 

Durant sa carrière, Émile-Jacques Ruhlmann produit toutes sortes de meubles pour divers destinataires. Ces derniers peuvent aussi bien être des architectes des renoms, de grands hôtels de luxe, des manufactures ou l’État lui-même.

Le style d’Émile-Jacques Ruhlmann

Émile-Jacques Ruhlmann est réputé pour créer des meubles épurés et élégants, bien qu’avec le temps, il opte pour des formes géométriques et dépouillées un peu plus prononcées. 

Progressivement, l’ergonomie de ses réalisations et de plus en plus poussée. Lorsqu’il conçoit son propre bureau, Émile-Jacques Ruhlmann travaille beaucoup autour d’un agencement fonctionnel ; par exemple, tous les accessoires sont incorporés.

En 1932, Émile-Jacques Ruhlmann participe au salon des arts décoratifs et présente des meubles avec des matériaux qu’il n’avait jusqu’ici pas encore utilisés. Les critiques et le public s’attardent notamment sur son emploi du métal, du merisier massif et de la paille.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Émile-Jacques Ruhlmann

Émile-Jacques Ruhlmann bénéficie d’une grande renommée qui fait de lui un créateur très prisé par les amateurs et collectionneurs d’objets Art Déco. Les prix des objets et meubles créés par Émile-Jacques Ruhlman s’envolent en vente aux enchères, où ils sont d’ailleurs assez présents, et peuvent atteindre plus de 2 000 000 euros.

Dans la catégorie mobilier en vente aux enchères, les créations d’Émile-Jacques Ruhlmann sont estimées en moyenne entre 500 euros et 2 000 000 euros. En 1929, Émile-Jacques Ruhlmann conçoit une Chaise longue « aux skis » pour le Maharaja d’Indore en bois laqué : elle est vendue 1 802 780 euros en décembre 2019. Trois ans plus tard, en décembre 2022, le meuble Armchairs modèle n°266 NR/10 AR produit en 1925 est adjugé à 572 472 euros. En mai 2023, un fauteuil de 1925 réalisé en acajou et en bronze est adjugé à 45 000 euros.

Outre le mobilier, Émile-Jacques Ruhlmann dessine des luminaires, aujourd’hui estimés entre 200 et 390 000 euros. En juin 2022, Rare Table Lamp réalisée à partir d’ébène de Macassar en 1925 trouve acquéreur pour 60 745 euros. En décembre de la même année, un autre luminaire signé Émile-Jacques Ruhlmann est adjugé à 19 015 euros.

Émile-Jacques Ruhlmann imagine aussi divers objets dont les estimations sont comprises entre 500 euros et 194 000 euros. En novembre 2019, le Vide-poche Fuseaux de 1922, en palissandre et ivoire, est adjugé à 55 000 euros. En décembre 2022, le miroir modèle « Antilope » de 1923 trouve acquéreur pour 7 000 euros.
Enfin, il est possible de retrouver les créations d’Émile-Jacques Ruhlmann dans d’autres catégories en ventes aux enchères. Effectivement, bien qu’elles y soient moins fréquentes, les réalisations du décorateur sont aussi présentées dans les catégories Dessin et aquarelle, Peinture, Éléments architecturaux ou Tapisserie.

 

En lien avec Émile-Jacques Ruhlmann

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Estimation gratuite Jacques Blin

Jacques Blin

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Estimation et cote de l'artiste Jacques Blin

Jacques Blin (1920-1995) est une figure fascinante de la céramique française du XXe siècle. Ingénieur de formation, il choisit de tout quitter pour se consacrer à la terre, une passion qui ne l’a jamais quitté. Installé près de Paris, il a développé un style unique : des céramiques aux formes épurées, souvent décorées de motifs gravés dans la matière qui rappellent l’art primitif, la faune ou la flore. Ses pièces sont de véritables petits tableaux que l’on aime tenir en main !

Vous pensez posséder une céramique de Jacques Blin ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Jacques Blin

Prix des œuvres de Jacques Blin

  • Objets décoratifs / petits vases / petits pots - entre 50 € et 800 €

  • Vases de taille moyenne / pièces plus décoratives – entre 800 € et 3 000 €

  • Luminaires / lampes - entre 500 € et 1 500 €

  • Pièces remarquables ou pièces de grand format - à partir de 3 000 € jusqu’à 8 000 €

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Quelle est la cote de Jacques Blin sur le marché de l’art ?

La cote des pièces décoratives et vases

C’est le cœur de sa production. Blin est réputé pour ses vases et pichets où il grave ses dessins directement dans l’argile avant la cuisson. C’est ce travail de gravure qui fait toute la valeur de ses pièces !

Voici quelques ventes de référence :

  • Grand vase à décor d’oiseaux et motifs géométriques (années 1960) : adjugé 1 800 € lors d’une vente à Paris en novembre 2024.
    Pichet à décor gravé de personnages stylisés (vers 1955) : vendu 950 € en mars 2025 à Lyon.
    Coupe ronde à décor d’animaux fantastiques (années 1970) : partie pour 1 200 € lors d’une vente spécialisée à Bordeaux en juin 2023.

La cote des pièces décoratives et vases

Les lampes de Jacques Blin sont extrêmement recherchées par les amateurs de design vintage. Elles transforment n’importe quelle pièce grâce à leurs jeux de lumière sur les motifs gravés.

Quelques exemples de vente :

  • Lampe de table à pied balustre, décor de fleurs (vers 1960) : vendue 2 200 € en septembre 2024 à Montpellier.
    Lampe base cubique à décor d’oiseaux (années 1950) : adjugée 1 500 € en février 2025 à Nice.

La cote des petits objets et vide-poches

Ces petits objets sont souvent la porte d’entrée idéale dans l’univers de Blin ! Ne vous fiez pas à leur petite taille : même sur une coupelle ou un vide-poche, il appliquait la même exigence que sur ses grandes pièces.

Quelques transactions de référence :

  • Vide-poche décoré de poissons (vers 1960) : vendu 350 € en décembre 2024 à Nîmes.
    Cendrier à décor abstrait gravé (années 1970) : adjugé 250 € en janvier 2024 à Marseille.
    Coupelle ronde à motifs géométriques (vers 1965) : partie pour 290 € lors d’une vente spécialisée à Toulouse en octobre 2023.

Comment reconnaître une céramique de Jacques Blin ?

Pour identifier une pièce de Jacques Blin, oubliez l’émail ! Sa marque de fabrique réside dans ce qu’il appelait la couverte. C’est une technique particulière où l’émail est très fin (quasiment transparent), ce qui permet de voir la matière brute de l’argile en dessous. C’est pour cela que ses pièces possèdent cet aspect mat, doux et un peu terreux au toucher !

Portez également ne attention particulière au trait. Quand Blin grave ses motifs, il utilise souvent des outils qui laissent des bords irréguliers dans l’argile. Il ne cherche pas la perfection d’un dessin industriel. Si vous observez les contours d’un oiseau ou d’une fleur, vous verrez des petites aspérités, comme si le dessin venait de naître de la terre. C’est cette spontanéité dans le geste qui est impossible à reproduire par un moulage ou une impression.

Un autre détail qui ne trompe pas : la palette de couleurs. Blin privilégiait des teintes qui rappellent la nature. Il travaillait énormément les nuances de gris sourd, de bleu ardoise, de vert lichen ou de brun tabac. Ces couleurs semblent toujours un peu « enfoncées » dans la matière, car elles sont travaillées en profondeur sous la couverte.

Reconnaître la signature de Jacques Blin

La signature de Jacques Blin possède des particularités techniques bien précises ! Il signait presque toujours à la pointe directement dans l’argile fraîche avant la cuisson, ce qui fait corps avec la matière et évite tout marquage superficiel ou tamponné. On trouve généralement l’inscription manuscrite « J. Blin », parfois complétée par la mention « J. Blin France » ou des numéros de forme inscrits sous la base.

De plus, son atelier comptant plusieurs collaborateurs, certaines pièces portent parfois un signe distinctif propre aux artistes en plus de la griffe du maître ! Il faut donc se méfier des signatures trop parfaites ou tracées à la peinture après émaillage, car une authentique signature porte toujours les aspérités de la terre crue. C’est un détail crucial pour ne pas se faire avoir ! Faites confiance aux experts d’Estimon’objet pour en savoir plus.

Signature Jacques Blin
Expertise gratuite signature Jacques Blin

Céramiques de Jacques Blin : ce que regarde notre expert

Pour Romain Coulet, expert en céramique et habitué à manipuler ces pièces au quotidien, l’authentification d’un Jacques Blin ne laisse rien au hasard. Tout se joue d’abord sur la qualité de la gravure : il vérifie immédiatement si le trait est fluide, vivant et spontané, comme si l’artiste avait sculpté l’argile crue dans l’instant.

Il analyse ensuite la complexité de l’émail. Chez Blin, les couleurs ne sont jamais plates ou uniformes ; elles possèdent cette profondeur vibrante caractéristique obtenue grâce à la technique de la « terre de fer » et à ces fameuses couvertes mates qu’il maîtrisait à la perfection. Romain est particulièrement vigilant sur les détails : une pièce qui présente un brillant trop industriel, ou dont le décor trahit un motif imprimé plutôt qu’une main levée, doit immédiatement éveiller la méfiance ! C’est toute cette minutie de l’examen tactile et visuel qui garantit une expertise fiable.

Romain analyse vos trésors directement depuis chez vous. Pour cela, rien de plus simple : sortez votre téléphone et prenez quelques belles photos bien nettes de votre céramique sous tous les angles. Pensez à capturer la pièce en entier, un gros plan sur le décor gravé pour apprécier la texture, et bien sûr un cliché lisible de la signature sous la base. En quelques clics, notre expert étudie votre demande pour vous offrir une estimation précise, rapide et totalement gratuite, sans aucune pression ni obligation de vente de votre part !

Jacques Blin, l'ingénieur devenu céramiste par passion

Né en 1920, Jacques Blin grandit dans un milieu qui ne le prédestine en rien à la poterie. De nature plutôt pragmatique, il commence par suivre des études scientifiques et devient ingénieur ! Il exerce ce métier technique pendant quelques années, mais la Seconde Guerre mondiale bouscule tout son parcours et sa vision des choses. Comme beaucoup de gens de sa génération à cette époque, il ressent le besoin de donner un nouveau sens à sa vie et de s’orienter vers quelque chose de plus manuel.

Au lendemain de la guerre, il abandonne tout pour se lancer dans la céramique. Il s’installe en région parisienne et apprend le métier sur le tas, en se salissant les mains tous les jours. Pour l’aider, il s’entoure d’une équipe de collaborateurs qu’il forme directement à l’atelier. C’est une période de travail intense, rythmée par le chargement des fours, les essais de fabrication et la gestion quotidienne d’une petite entreprise artisanale Loin des cercles artistiques mondains ou des grandes écoles de beaux-arts, il maîtrise son art par l’expérience et l’effort constant.

Discret et travailleur, il mène une vie simple, totalement dédiée à sa production et à ses proches. Il fuit les honneurs et les projecteurs, et préfère passer ses journées dans l’ambiance poussiéreuse de son atelier. Il poursuit son activité sans interruption pendant des décennies, jusqu’à sa mort en 1995.

Si vous avez une pièce chez vous, approchez-la d’une bonne lumière pour observer de près sa matière. Vous y verrez ces fameux micro-cratères et ces petits trous d’épingle dans l’émail, formés lors de la cuisson par sa technique unique de couverte piquée. C’est ce relief si particulier, semblable à une peau d’orange, qu’aucun faussaire ne parvient à imiter !

En lien avec Jacques Blin

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Estimation gratuite Suzanne Ramié madoura

Suzanne Ramié Madoura

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Estimation et cote de l'artiste Suzanne Ramié

Découvrez la cote de Suzanne Douly et Georges Ramié, amis de Picasso et fondateurs de l’atelier de céramique Madoura à Vallauris. Besoin d’une expertise concernant Madoura ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Suzanne Ramié madoura

Prix des œuvres de Suzanne Ramié Madoura

  • Céramiques décoratives (vases, pichets, plats) - entre 300 € et 3 000 €

  • Objets utilitaires (services, assiettes, bols) - entre 150 € et 1 200 €

  • Pièces signées ou uniques - entre 1 000 € et 5 000 €

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Suzanne Ramié et le choix de la céramique : vers Madoura

Suzanne Ramié (née Douly) est la tête pensante de Madoura. Elle est née à Lyon en 1905. De1922 à 1926, Ramié étudie aux Beaux-Arts de la place des Terreaux. Elle y travaille dans les sections décoration et céramique, et remporte le prix triennal du ministère de l’Industrie. Suzanne Ramié se lance alors dans le dessin pour une usine textile de Lyon, puis se met à son compte. C’est à cette période que Suzanne Douly fait la connaissance de Georges Ramié, qu’ils tombent amoureux et qu’ils se marient. Après dix ans de travail à Lyon, entre 1926 et 1936, Suzanne Ramié part avec Georges pour s’installer sur la côte d’azur. Suzanne travaille momentanément dans la publicité, à Cannes, et Georges se tourne vers l’arboriculture ; puis ils découvrent Vallauris, petite cité de la côte d’azur où l’art de la poterie traditionnelle est délaissé au profit de la batterie de cuisine en aluminium issue de la révolution industrielle qui fleurit dans tous les foyers azuréens. 

1936-1938 : Suzanne Douly et Georges Ramié organisent l’atelier Madoura à Vallauris

Suzanne et Georges Ramié arrivent à Vallauris en 1936, puis ils achètent une vieille poterie en ruines. Auprès de Jean-Baptiste Chiapello et d’autres tourneurs de Vallauris, les Ramié se forment à la céramique du cru, et notamment à la technique de l’émaillage ; Suzanne travaille deux ans auprès de Chiapello pour apprendre les subtilités du métier. Les époux Ramié décident alors de mêler leurs noms afin de créer une signature originale : leur création sera désormais signée Madoura ; « ma » pour maison, « dou » pour Douly, le nom de jeune femme de Suzanne, et « ra » pour Ramié, le patronyme du couple. En 1938, Suzanne Ramié lance l’atelier Madoura : Georges prépare la planification du travail de l’atelier Madoura, gère les taches administratives et le four à bois, tandis que Suzanne, la céramiste du duo, travaille au tour de potier et peint les céramiques, s’inspirant dans un premier temps des formes de la poterie culinaire traditionnelle de Vallauris.  

Les premiers succès de Madoura

Le conflit mondial s’abat sur l’Europe en 1939, un an seulement après l’ouverture de l’atelier Madoura. Durant le début de la guerre, l’atelier sert de cantonnement. En 1940, de passage à Lyon, Suzanne Ramié présente ses oeuvres et connaît un beau succès. Marcel Michaud, le directeur de la galerie Folklore, remarque le talent de Suzanne Ramié et promeut les pièces signées Madoura. Rapidement, les époux Ramié retournent à Vallauris et rouvrent l’atelier. Ils accueillent de nombreux artistes réfugiés sur la côte d’azur, en zone libre, à l’instar de Jean Cocteau. La céramique de Suzanne Ramié évolue des formes traditionnelles de la cuisine méridionale vers des créations moins utilitaires, plus sculpturales et issues de l’imagination de l’artiste. S’inspirant notamment de la céramique archaïque précolombienne, Suzanne Ramié travaille la céramique peinte et émaillée dans des formes originales et sobres. À partir de 1946, Madoura expose au Salon de l’imagerie, au Salon des artistes décorateurs, et dans de nombreuses galeries parisiennes et internationales. En 1946 a aussi lieu un événement important : Suzanne Ramié organise avec André Baud, Roger Capron et Robert Picault dans le hall du Nérolium de Vallauris une manifestation de poterie, « Poterie, fleurs, parfum », la première d’après-guerre, que Picasso, accompagné de son ami Louis Fort, visite et apprécie. 

Suzanne Ramié et Pablo Picasso : Madoura, centre de l’émulation artistique de sud de la France

Pablo Picasso demande à rencontrer les époux Ramié suite à sa visite de l’exposition ; initié à la céramique par Suzanne Ramié, il créée trois petites céramiques, s’en va, puis revient l’année suivante. Les Ramié aménagent un espace pour Picasso dans l’atelier, et il créée pendant plusieurs années d’innombrables céramiques, renouvelant le genre sous les yeux bienveillants de Suzanne Ramié. En 1948, Picasso expose avec Ramié et les autres au Nérolium. Madoura devient à terme le producteur exclusif des poteries de Picasso, plus de 3500 pièces officiellement recensées aujourd’hui, probablement bien plus, réalisées entre 1946 et 1961, date à laquelle Picasso cesse la collaboration. Durant cette vingtaine d’années, Madoura fonctionne si bien que les Ramié font appel à quelques tourneurs pour aider à la production. Dans l’atelier travaille aussi Jacqueline Roque, cousine de Suzanne Ramié, qui sera la future et dernière épouse de Pablo Picasso. L’atelier Madoura connaît d’autres moments d’émulation artistique. Outre Pablo Picasso, Georges et Suzanne Ramié accueillent au fil du temps des artistes tels que le céramiste Jean Derval, Jean Cocteau, Jean Lurçat, Victor Brauner, Léonard Foujita, Henri Matisse ou Marc Chagall ; dans le sillage du pionnier du cubisme, d’autres grands artistes viennent découvrir l’art de la céramique à Vallauris, où l’atelier Madoura fait désormais figure d’incontournable.  

Le style de suzanne Ramié pour Madoura

Lorsque Picasso se met à innover dans l’atelier Madoura, Suzanne Ramié, pour se démarquer de son célèbre hôte, choisit de travailler l’émail en monochrome. Elle cesse la peinture de motifs et se concentre sur certains émaux colorés comme l’orange, le bleu ou le blanc, ainsi que sur les effets et textures. Dans les années 70, Suzanne Ramié réalise des pièces plus sculpturales, dans des formes à tendance géométrique. Elle épure les silhouettes de ses céramiques et s’oriente vers l’abstraction. Suzanne Ramié est morte en 1974, et Georges deux ans plus tard. Leur fils a repris l’atelier Madoura, qui a aujourd’hui cessé sa production. 

L’estimation des oeuvres de Suzanne Ramié et Madoura

Sur le marché de l’art, on trouve des oeuvres données à Suzanne Ramié, d’autres à Georges Ramié, d’autres à Georges et Suzanne Ramié, et d’autres à Madoura. Le record pour une oeuvre de Suzanne Ramié a été atteint en 2021 : une coupe de 1950 s’est vendue près de 25 000 euros (hors frais). Les vases, lampes et pichets de Suzanne Ramié créés entre les années 1950 et 1960 se vendent en général, selon les céramiques, entre 1 000 et 12 000 euros. Pour des céramiques de petites ou très petites dimensions, compter sous les 1 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Suzanne Ramié – Madoura et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire, en cliquant ici. Faites estimer une oeuvre de Suzanne Ramié – Madoura, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.  

Reconnaître la signature de Suzanne Ramié Madoura

Pour reconnaître la signature de Suzanne Marié-Madoura sur ses céramiques, il est important de noter que la plupart de ses œuvres sont signées à la main, généralement au stylet ou au pinceau avant cuisson. Elle appose souvent la mention « Madoura » accompagnée de son prénom ou simplement de l’initiale « M », parfois intégrée dans un monogramme discret. Certaines pièces, notamment celles produites en collaboration avec Picasso, peuvent porter une signature combinée « Picasso-Madoura ». La régularité du trait, le style manuscrit et la présence du cachet de l’atelier Madoura à Vallauris sont des éléments clés pour authentifier ses céramiques et distinguer les originaux des reproductions ou copies.

Signature Suzanne Ramié Madoura
Expertise Signature Suzanne Ramié Madoura

En lien avec Suzanne Ramié

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Estimation gratuite Gabriel Argy-Rousseau

Gabriel Argy-Rousseau

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Estimation et cote de l'artiste Gabriel Argy-Rousseau

Découvrez le parcours du céramiste et maître verrier Gabriel Argy-Rousseau. Besoin d’une expertise concernant Gabriel Argy-Rousseau ? Contactez les experts d’Estimonobjet via notre formulaire !

Estimation gratuite Gabriel Argy-Rousseau

Prix des œuvres de Gabriel Argy-Rousseau

  • Vases et jarres - entre 3000 € et 20 000 €

  • Bols, coupes et objets décoratifs - entre 1000 € et 800 €

  • Pièces monumentales ou uniques - jusqu’à 40 000 €

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Gabriel Argy-Rousseau : premiers pas vers l’art de la pâte de verre

Joseph-Gabriel Rousseau, dit Gabriel Argy-Rousseau, est né en 1885 à Meslay-le-Vidame dans la Beauce, dans une modeste famille de paysans. Entouré d’une nature plane et rigoureuse, rêvant aux vitraux de la Cathédrale de Chartres qu’il connaît bien, le jeune Argy-Rousseau reçoit une bourse pour achever ses études, et, féru de dessin déjà tout petit, il entre à l’école Breguet pour suivre des cours de chimie puis en 1902 à l’école nationale de céramique de Sèvres, où il se livre à l’art du verre. À Sèvres, il rencontre Platon Argyriadès, (instigateur de la commune libre de Montmartre en 1920 avec d’autres artistes et céramistes) qui deviendra son beau-frère. Il y rencontre aussi Henri Cros dont le fils est un élève. Ces deux grands noms deviennent ses maîtres en matière de pâte de verre. Pourtant le jeune Argy-Rousseau hésite sur le chemin à prendre, et dirige pendant quelques années un atelier de fabrique de porcelaine dentaire. Puis, après le rachat de l’entreprise par une firme américaine, Argy-Rousseau se lance corps et âme dans l’art de la pâte de verre et de la céramique. 

Gabriel Argy-Rousseau à l’assaut de l’art perdu de la pâte de verre

La pâte de verre est une technique antique, tombée dans l’oublie et ressuscitée au XIXe siècle par des artistes tels qu’Henri Cros, ou encore les artistes Art Nouveau que sont François Decorchemont, ou Georges Despret. En 1914, Gabriel Argy-Rousseau s’intalle dans son propre atelier à Paris, et grâce à son maître Henri Cros, il commence à élaborer des pièces en pâte de verre qu’il expose au Salon des artistes français. Joseph-Gabriel Rousseau épouse alors la soeur de Platon Argyriadès, Marianne, qui le pousse plus encore vers l’art et l’esthétique classiques (pour ne pas dire antiques) du verre, prônés aussi par l’école de Sèvres. Rousseau accole les premières lettres du nom de sa femme à son patronyme, et devient Argy-Rousseau. La guerre vient suspendre ses premiers pas en autonomie dans la création ; ses talents d’ingénieur sont mis à contribution, et Argy-Rousseau dépose de nombreux brevets pour des inventions variées. 

1921-1931 : Gabriel Argy-Rousseau et la Société des pâtes de verre

Après le conflit, Argy-Rousseau retrouve le chemin de l’atelier, et des multiples expositions auxquelles il participera désormais chaque année. Ses premiers succès s’accumulent, et il réalise notamment des flacons en verre soufflé à décor émaillé pour Marcel Frank (parfumeur et éditeur de cosmétiques). En 1921, fort de son ascension dans le milieu artistique, il créée la Société anonyme des Pâtes de verre d’Argy-Rousseau, grâce à Gustave Moser-Millot, propriétaire d’une galerie à Paris, et d’une cristallerie de Bohême partenaire non loin de Prague. Moser-Millot devient le principal actionnaire de l’entreprise d’Argy-Rousseau, et sa galerie du boulevard des Italiens vend les oeuvres réalisées par le verrier. Sous l’égide de l’homme d’affaires, la production s’intensifie, et dès 1924, les vases, lampes et autres objets qui sortent de l’atelier sont réalisés dans de plus grandes dimensions et dans de plus grandes quantités, car la société fonctionne avec une vingtaine d’employés. Des agents diffusent son travail aux quatre coins du monde. Loin des problèmes financiers Argy-Rousseau se consacre entièrement à la création. Il ne dénigre pas son ancienne passion, scientifique, et développe un procédé de photographie en trois couleurs qui lui vaut en 1927 une médaille d’argent de la Société de l’encouragement au progrès.  Toute sa vie, Argy-Rousseau fera oeuvre de photographe. 

Gabriel Argy-Rousseau et les déboires de la conjoncture

En 1929, le krach boursier touche et fragilise la Société des Pâtes de verres d’Argy-Rousseau. La société est dissoute en 1931, dix ans après sa création. Dès lors Argy Rousseau va travailler seul, et monte son atelier à la rue Cail. Il y créée ses « émaux de pâte de verre sculptés », dont les premiers sortent en septembre 1932 du nouveau four. Il se diversifie et créée aussi des modèles en pâte de cristal taillée, qu’il réalise jusqu’en 1937, puis une série d’objets en verre émaillé, décorés d’émaux d’or et de patine. Argy-Rousseau cherche à se démarquer de la pâte de verre industrielle remise au goût du jour par Lalique, Daum ou Sabino à prix attractif. Son travail est encore apprécié et il se remet à vendre lorsque survient la guerre. Alors, le manque de matière première contribue à ralentir de nouveau sa production. Il se remet à travailler pour le secteur dentaire, comme lorsque dans sa jeunesse, il avait oeuvré à la création de porcelaine dentaire. Gabriel Argy-Rousseau, malgré ses talents de verrier et céramiste, malgré le soutien de la Société des Artistes Décorateurs dont il est l’un des membres actifs, mourra ruiné et oublié du public le 20 janvier 1953. 

L’estimation des oeuvres de Gabriel Argy-Rousseau

Gabriel Argy-Rousseau a longtemps été oublié, mais depuis quelques décennies, on retrouve son nom plus fréquemment dans les expositions et sur le marché de l’art. En 2016, la lampe de table « oiseaux de paradis » de 1928, en pâte de verre et métal (28 cm) s’est vendue à New-York pour la somme de 57 900 euros hors frais. Son vase « singes » de 1923 en pâte de verre (30 cm) a été acquis pour 57 800 euros hors frais en 2013 aux Etats-Unis. Ses plus belles créations oscillent entre les 10 000 et les 50 000 euros, notamment pour des vases, des lampes et des sculptures de petite taille. Sa cote a connu une hausse ces dix dernières années, et promet de monter encore en fonction de la redécouverte de l’art raffiné et confidentiel de ce verrier à la patte originale. 

Reconnaître la signature de Gabriel Argy-Rousseau

Les œuvres authentiques de Gabriel Argy-Rousseau portent généralement une signature gravée ou moulée dans la pâte de verre, souvent en lettres capitales : « G. Argy-Rousseau ». Celle-ci apparaît le plus souvent à la base de la pièce ou sur le flanc, parfois accompagnée d’un numéro de modèle. Sur certaines créations, notamment les productions de série, la signature peut être plus discrète, intégrée au décor ou légèrement effacée avec le temps. La présence d’une signature nette, cohérente avec la typographie et la période de production, demeure un critère essentiel d’authenticité, à examiner attentivement lors d’une expertise.

Signature Gabriel Argy-Rousseau
Expertise signature Gabriel Argy-Rousseau

En lien avec Gabriel Argy-Rousseau

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Estimation gratuite Emile Vernet-Lecomte

Émile Vernet-Lecomte

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Estimation et cote de l'artiste Émile Vernet-Lecomte

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Estimation gratuite Emile Vernet-Lecomte

Prix des œuvres d'Émile Vernet-Lecomte

  • Peintures - entre 100 € et 110 000 €

  • Dessins - entre 40 € et 20 000 €

  • Estampes - Entre 60 € et 15 000 €

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Émile Vernet-Lecomte, un peintre issu d’une prestigieuse lignée

Charles Émile Hippolyte Lecomte, dit Émile Vernet-Lecomte, est né en 1821 à Paris dans la famille de grands peintres français, les Vernet. Émile Vernet-Lecomte est le petit-fils de Claude Joseph Vernet, peintre de marines, d’où le patronyme célèbre qu’il décide d’accoler au nom de Lecomte, nom de son père, Hippolyte Lecomte, lui-même peintre battailliste et gendre du peintre Carle Vernet. Émile Vernet-Lecomte est également le neveu d’Horace Vernet, grand peintre battailliste et orientaliste, dont Émile est l’élève à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, (ainsi que du peintre Léon Cogniet). Nous ne disposons que de peu d’informations sur sa vie. Celui qu’on appelait erronément – et très souvent – Lecomte-Vernet, et non Vernet-Lecomte, et dont on disait de manière toute aussi fausse qu’il était mort en 1874 – alors qu’il décède en 1900 – n’aura donc pas connu la postérité historique des plus célèbres Vernet de son arbre généalogique. 

Émile Vernet-Lecomte, premiers pas aux Beaux-Arts de Paris

Ainsi, le jeune Émile Vernet-Lecomte baigne dès son plus jeune âge dans le monde de la peinture et des arts, et c’est sans surprise qu’il choisit de suivre la voie familiale. Il entre à l’école Nationale supérieure des Beaux-Arts pour y suivre l’enseignement de son oncle Horace Vernet ainsi que de Léon Cogniet, tous deux peintres de très grand renom à cette époque. Son talent est effectivement remarqué par les peintres de sa famille, Horace bien-sûr, mais aussi, et peut-être en premier lieu, par son arrière-grand-père Claude-Joseph Vernet, le peintre de marines, qui l’encourage beaucoup. Émile Vernet-Lecomte adopte un style à la fois très précis dans le dessin et très coloré dans la palette picturale. 

Ses premières toiles présentées au Salon, dès 1843 sont signées « Émile Lecomte », avant que l’artiste ne se choisisse le patronyme plus prestigieux de « Vernet-Lecomte », officiellement admis dès 1864. Ces premiers travaux sont essentiellement des portraits mondains. Pour l’un d’entre eux, dès sa première participation, le jeune Vernet-Lecomte âgé de 22 ans seulement, reçoit une médaille de bronze. Dans sa vie privée, Émile Vernet-Lecomte est un homme heureux ; il se marie en 1846 à Georgette-Amélie Cournol, dont il aura deux enfants, un garçon né en 1852 et une fille née en 1847.  

Émile Vernet-Lecomte, un jeune peintre à la mode

La carrière d’Émile Vernet-Lecomte semble similaire à celle d’autres peintres du XIXe siècle. Il expose régulièrement au Salon, et reçoit une seconde médaille en 1846. Vernet-Lecomte semble séjourner à Rome où il apprend les beautés de l’art italien pour en nourrir son art. L’artiste, peintre de portraits mais aussi bon peintre d’histoire, est chargé de décorer des églises de Paris, comme l’église Saint-Louis-en-l’île (chantier des années 1980-90) ou des bâtiments administratifs comme le Palais de Justice (mêmes années). Le peintre prometteur change son nom de Lecomte pour Vernet-Lecomte, en 1864, et cette même année, il est décoré de la Légion d’honneur, preuve de son prestige d’alors, sans aucun doute renforcé par la mention de la lignée d’artistes incontournables dont il est issu. 

Émile Vernet-Lecomte et l’orientalisme

Comme d’autres artistes pionniers de l’orientalisme, et à l’instar de son oncle Horace Vernet, le jeune Émile Vernet-Lecomte se passionne rapidement pour l’orient. Dès 1847, alors qu’il n’a pas encore visité les contrées orientales récemment conquises, Vernet-Lecomte se met à peindre un orient fantasmé. Sa Femme syrienne et sa Tête du syrien marquent le Salon de 1847. En 1850, la Jeune fille syrienne jouant avec une panthère met en scène une femme seule, d’une grande beauté, formule qui deviendra typique dans l’orientalisme de Vernet-Lecomte. Vernet-Lecomte présente aussi des peintures d’histoire dans les années 1860, qui semblent attester d’un voyage en Syrie ; les épisodes du siège de Sébastopol et de l’expédition en Syrie après la victoire des Druzes sur les Maronites (1860-61) semble en attester. De même, comme le souligne l’historienne Lynne Thornton, une huile signée Vernet-Lecomte et datée de 1863 (vendue à Drouot en 1976) représente un artiste en train de dessiner un campement sous un arbre ; un autoportrait de l’artiste, ou bien une représentation de l’un de ses collègues au travail ? 

Vernet-Lecomte effectue sans doute un voyage précoce en Syrie, puis en 1863 un voyage en Egypte, et en voyage en Algérie entre 1869 et 1870, qui nourrit son travail aux personnages de fellahs et de berbères. Le peintre portraiture surtout des femmes. La Femme fellah portant son enfant de 1864, aujourd’hui au Musée de La-Roche-sur-Yon, ou la Jeune femme amazighe, Algérie, exposée par la Galerie Aryy Jan, attestent de ce penchant pour un orientalisme toujours tourné vers le portrait féminin, sa marque depuis les débuts au Salon. Émile Vernet-Lecomte expose régulièrement au Salon jusqu’en 1892. Il décède en 1900, à l’âge de 80 ans révolus.

L’estimation des oeuvres de Émile Vernet-Lecomte

Bien qu’ils soit historiquement l’un des premiers orientalistes, les oeuvres d’Émile Vernet-Lecomte se font extrêmement rares en vente aux enchères. En 2018, à Paris, l’un de ses portraits de femme orientale, « Rebecca au puits », a été adjugé pour la somme record de 110 000 euros hors frais. Ses plus beaux portraits de femmes orientales vues à mi-cors dans un  format allongé sont les plus représentatifs de l’artiste, et sont généralement estimés entre 20 000 euros et 80 000 euros. Ses esquisses se font plus rares encore, et sont plus accessibles que ses peintures à l’huile, s’adjugeant pour quelques centaines d’euros. 

 

(Illus.) Émile Vernet-Lecomte – La tricoteuse

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Estimation et cote de l'artiste Hans Hedberg

Découvrez la vie d’Hans Hedberg, le potier aux céramiques fruitières. Besoin d’une expertise concernant Hans Hedberg ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Hans Hedberg : les premiers pas vers la carrière artistique

Hans Hedberg est né en 1917 à Köpmanholmen, un port du nord de la Suède. Hedberg est issu d’un père suédois, héritier d’une scierie, et d’une mère française, fille de baleiniers bretons. Sensible aux talents de son fils, qui s’intéresse aux arts plus qu’à la pêche, la mère d’Hans Hedberg pousse le jeune homme à se dédier à sa passion. À l’âge de vingt-et-un ans, Hans Hedberg s’investit dans une carrière artistique qui l’orientera vers la céramique et le sud de la France, loin des brumes et des hivers sans fin de sa suède natale. 

Hans Hedberg et la céramique : un voyage vers la poterie européenne ; Capri, Lucio Fontana et Peggy Guggenheim

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le jeune Hans Hedberg effectue son service militaire. Il voyage beaucoup en conséquence, et découvre l’art européen, notamment à l’Académie royale danoise de Copenhague, où il se rend par à-coups pour étudier, et à l’Académie Colarossi de Paris. Peu à peu, Hedberg va se spécialiser dans la céramique. C’est surtout le voyage à Capri de 1947 d’Hedberg qui l’oriente définitivement vers cet art : Hans Hedberg se passionne pour la céramique italienne, et va étudier à l’Institut de céramique de Faenza durant deux ans, sur l’île de Capri. Hedberg se perfectionne dans l’art céramique, et il rencontre de grands collectionneurs ainsi que de grands artistes comme Marino Marini, et même le célèbre Lucio Fontana, lui-même très friand de céramique, ainsi que la très influente mécène Peggy Guggenheim. 

1949 : Hans Hedberg à Biot, parmi les artistes céramistes du Sud de la France

Après ces rencontres qui finissent de convertir Hans Hedberg à la pratique de la céramique, l’artiste décide de se rendre dans l’une des cités du sud de la France qui, avec celle mitoyenne de Vallauris, ont contribué au renouveau de cet art traditionnel : Biot, qui est aussi connue pour ses ateliers artisanaux traditionnels de verrerie. Hedberg rejoint sur la Côte d’Azur une colonie d’artistes tels que Suzanne Ramié (atelier Madoura), Picasso, Cocteau et Jean Marais, qui s’adonnent déjà à la poterie et ont adopté le sud-est comme patrie. 

Hans Hedberg ouvre son atelier à Biot, et connaît au fur et à mesure de plus en plus de succès. Pablo Picasso, mais aussi Fernand Léger, Jean Cocteau ou Marc Chagall viennent lui rendre visite et écouter ses conseils pour modeler la terre. En 1954, Hans Hedberg obtient le diplôme d’honneur de la 10e Triennale de Milan. En 1955, l’année suivante, la Médaille d’or des Chefs-d’oeuvre de la Céramique moderne, à Cannes. Entre autres, il obtiendra en 1968 le grand prix de la première biennale internationale de céramique d’art à Vallauris, preuve incontestable que de jeune potier, Hans Hedberg est devenu un maître en la matière.   

Hans Hedberg et la céramique fruitière vernie

Hans Hedberg s’intéresse aux formes rondes et pleines. Il commence par modeler sa terre pour former des oeufs, en reproduit les différents coloris, et tente d’inventer des émaux et vernis qui confèrent encore plus de rondeur à ses oeuvres. Peu à peu, à force d’essais, il se met, dans les années 1970 surtout, à réaliser des fruits, pommes, poires, raisins, citrouilles, aux formes exagérées, immenses, qu’il enduit d’un épais vernis. La brillance des coloris s’en voit renforcée ; une pomme est semblable, dans son répertoire, à une pomme d’amour, une pomme luisante de taille XXL. 

En parallèle, inspiré par la mer et la montagne qui s’offrent à lui depuis Biot, petite bourg médiéval planté sur une bande de terre coincée entre les deux éléments, Hans Hedberg imagine des créatures qui peupleraient les profondeurs azuréennes ; étranges oursins, coraux inconnus, mais aussi créatures de la terre, comme ses silhouettes de cyprès étrangement regroupées. Hedberg a aussi réalisé des reliefs sur commande, notamment pour la fac de sciences de Marseille.

Son vocabulaire issu de la nature est toujours rehaussé d’une forte dose d’imagination, de rêve et de mystique propre à l’âme du plus français des artistes suédois. Son travail est exposé dans de grands musées, à commencer par le musée qui porte son nom, le Hans Hedberg Museum, d’Örnsköldsviks, en Suède, mais aussi le Musée international de la céramique de Faenza, en Italie, le MoMA de New-York, Le Musée National de la Céramique, à Sèvres, ou le Kunstmuseum de Munich. 

Hans Hedberg s’est éteint à Cannes en 2007. 

L’estimation des oeuvres d’Hans Hedberg

Le record d’enchères pour une oeuvre d’Hans Hedberg a été atteint pour une grosse citrouille de 1990, céramique de 52 x 96 cm, vendue en 2016 en Suède pour la somme de 49 400 euros (hors frais). Pour la même somme (hors frais), on trouve également une paire de cerises qui a été acquise en Suède en 2015. Ses citrons et ses pommes circulent sur le marché, à des prix oscillant entre les 40 000 et 4 000 euros selon la taille, la couleur, la qualité. 

(Illus.) Hans Hedberg

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