Estimation gratuite Camille Hilaire

Camille Hilaire

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Estimation et cote de l'artiste Camille Hilaire

Camille Hilaire (1916-2004) est un peintre français rattaché à la nouvelle École de Paris. Paysages lumineux, nus féminins, bouquets de fleurs, chevaux et scènes de spectacle composent un univers immédiatement reconnaissable. Son œuvre associe des formes simplifiées, héritées du cubisme, à une palette vive dominée par les bleus, les verts, les rouges et les jaunes. Très présent sur le marché de l’art, l’artiste a aussi réalisé des aquarelles, des lithographies, des cartons de tapisserie, des vitraux et des mosaïques. Ses peintures les plus recherchées dépassent 10 000 € et son record public depuis 2000 atteint 18 750 $.

Vous possédez une peinture, une aquarelle, une lithographie ou une tapisserie de Camille Hilaire ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Camille Hilaire

Prix des œuvres de Camille Hilaire

  • Peinture à l’huile sur toile : entre 200 € et plus de 15 000 €

  • Dessin, gouache ou aquarelle : entre 40 € et 7 000 €

  • Lithographie ou estampe : entre 5 € et 1 100 €

  • Tapisserie d’Aubusson : entre 700 € et 11 000 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre de Camille Hilaire ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, photographiez aussi les côtés de la toile, le châssis et les étiquettes anciennes. Pour une œuvre sur papier, laissez visibles les marges et évitez de retirer la feuille de son encadrement. Dans le cas d’une tapisserie, ajoutez une photographie de la signature tissée, du numéro de tirage et du bolduc fixé au revers.

Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, le sujet, la période de création, l’état de conservation et la provenance. Ils vérifieront également si l’œuvre est une création originale, une lithographie, une reproduction imprimée ou une tapisserie issue d’un atelier identifié. Ces éléments seront comparés à la cote actuelle de Camille Hilaire et aux résultats obtenus par des œuvres similaires. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.

La cote de Camille Hilaire sur le marché de l’art

La cote de Camille Hilaire repose sur un marché abondant, alimenté par des peintures, des œuvres sur papier et de nombreuses estampes. Les collectionneurs recherchent surtout ses huiles sur toile aux couleurs vives, notamment les paysages méditerranéens, les bouquets, les scènes équestres et les compositions consacrées au spectacle. Les œuvres de grandes dimensions et les tableaux très représentatifs de son style obtiennent généralement les meilleurs résultats.

La valeur varie néanmoins de façon importante selon la technique et le sujet. Une grande huile sur toile peut dépasser 10 000 €, tandis qu’une petite peinture se situe souvent entre quelques centaines et quelques milliers d’euros. Les aquarelles restent plus accessibles. Les lithographies, produites en nombre, présentent habituellement une valeur inférieure. Les tapisseries peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros lorsqu’elles proviennent d’un atelier d’Aubusson reconnu et conservent leur bolduc d’origine.

La cote des peintures de Camille Hilaire

Les huiles sur toile dominent le marché de Camille Hilaire. Les compositions florales, les nus, les paysages structurés par de larges aplats de couleur et les scènes de chevaux figurent parmi les sujets les plus appréciés. Le format, l’intensité de la palette et la période de création jouent un rôle essentiel dans l’estimation. Voici quelques résultats de référence :

  • Jeux de fleurs sur la cheminée : cette huile sur toile de 92,1 × 73 cm a été vendue 18 750 $ à New York en septembre 2008. Il s’agit de son record public depuis 2000.
  • Nu au fauteuil : cette huile sur toile a atteint 13 200 $ à New York en mars 2018.
  • In the Paddock : cette scène équestre a été adjugée 10 687 € à Londres en juin 2017.
  • Les Coulisses : cette peinture consacrée au monde du spectacle a obtenu 5 875 € à Londres en février 2017.
  • La Piscine (1961) : cette huile sur toile de 40,6 × 80 cm a été vendue 4 250 $ aux États-Unis en décembre 2019.
  • Le Torrent : cette grande huile sur toile de 146 × 114 cm a atteint 3 600 € à Paris en juillet 2018.

Ces résultats montrent que les sujets caractéristiques et les compositions de qualité peuvent dépasser plusieurs milliers d’euros. Une attribution certaine ne suffit toutefois pas à garantir une valeur élevée. Une petite toile, une œuvre tardive, un sujet moins recherché ou une peinture restaurée de manière excessive peut obtenir un prix beaucoup plus modeste.

La cote des dessins, gouaches et aquarelles

Camille Hilaire a beaucoup travaillé sur papier. Ses aquarelles reprennent ses thèmes habituels : paysages, arbres, cavaliers, personnages, musiciens et nus féminins. La fluidité des couleurs et la construction du dessin permettent souvent de retrouver les principales caractéristiques de son style. Plusieurs résultats permettent de situer leur cote :

  • Les Musiciens : cette composition à l’aquarelle, à l’encre et aux crayons de couleur de 61 × 46 cm a été adjugée 820 € à Paris en juin 2021.
  • Les Oliviers à Vence : cette aquarelle de 54 × 71 cm a obtenu 500 € à Paris en octobre 2017.
  • Femme à l’antique : cette petite aquarelle rehaussée d’encre de 17,5 × 12 cm a été vendue 150 € à Paris en novembre 2017.
  • Cavalier : ce dessin à l’encre et aux crayons de couleur de 18 × 17 cm a atteint 100 € à Paris en septembre 2021.

Les œuvres sur papier de grand format, très colorées et bien conservées peuvent obtenir des prix supérieurs. La présence de taches, de rousseurs, de déchirures ou d’une décoloration due à la lumière réduit en revanche leur valeur. Une aquarelle doit également être distinguée d’une reproduction en couleurs ou d’une lithographie.

La cote des lithographies et tapisseries

Camille Hilaire a réalisé de nombreuses lithographies en couleurs. Elles représentent des paysages, des nus, des chevaux, des acrobates et des scènes de cirque. La plupart portent une signature au crayon et un numéro de tirage. Leur prix dépend du format, du nombre d’exemplaires, de l’état du papier et de la qualité de l’impression. Quelques résultats illustrent ce marché :

  • La Normandie : cette suite de dix lithographies en couleurs signées a été vendue 120 € à Paris en mai 2020.
  • L’Acrobate : cette lithographie signée et numérotée 1/80 a obtenu 30 € à Paris en février 2023.
  • Parade à cheval : cette lithographie signée et numérotée 8/80 a également atteint 30 € à Paris en février 2023.
  • En coulisses : cette lithographie numérotée 11/80 a été adjugée 15 € à Paris en janvier 2025. Les plis et les taches visibles ont limité sa valeur.
  • La Serre bleue : cette tapisserie numérotée XLIX et signée dans le tissage a été vendue 1 650 $ aux États-Unis en mars 2020.

Les tapisseries occupent une place particulière dans l’œuvre de Camille Hilaire. Certains modèles ont été tissés à Aubusson par des ateliers reconnus. Une pièce de grande taille, conservée dans de bonnes conditions et accompagnée de son bolduc peut atteindre plusieurs milliers d’euros. L’absence d’étiquette, une exposition prolongée au soleil ou des restaurations importantes peuvent toutefois diminuer son prix.

Comment reconnaître une œuvre de Camille Hilaire ?

Les peintures de Camille Hilaire restent figuratives, même lorsque les formes semblent découpées en facettes. Les maisons, les arbres, les montagnes et les personnages sont simplifiés, mais le sujet demeure lisible. Cette construction rappelle le cubisme sans faire disparaître la profondeur du paysage ni le mouvement des figures.

La couleur constitue l’un des meilleurs indices. Camille Hilaire utilise des bleus profonds, des verts lumineux, des jaunes, des rouges et des violets. Il place souvent les couleurs côte à côte afin de structurer la composition. Les contours foncés soulignent parfois les personnages, les chevaux, les arbres ou les objets.

Ses paysages représentent volontiers la campagne, les bords de rivière, la côte méditerranéenne et les villages observés depuis un point de vue élevé. Les routes, les champs et les plans d’eau forment alors de grandes zones colorées. Dans ses bouquets, les fleurs se détachent souvent devant une fenêtre ou au cœur d’un intérieur. Les nus se reconnaissent à leurs courbes souples et à leurs couleurs franches.

Les chevaux et les scènes de spectacle constituent un autre aspect important de son œuvre. Cavaliers, danseuses, acrobates et musiciens lui permettent de jouer avec les mouvements du corps. Ces sujets sont recherchés lorsqu’ils présentent une composition dynamique et une palette particulièrement vive. Aucun de ces éléments ne suffit toutefois à confirmer seul l’authenticité d’une œuvre.

Reconnaître la signature de Camille Hilaire

Camille Hilaire signe généralement « Hilaire ». Cette signature se trouve souvent dans la partie inférieure de la composition, à droite ou à gauche. Elle peut être peinte dans une couleur claire sur un fond sombre ou, au contraire, tracée avec une couleur foncée sur une zone lumineuse.

Sur certaines huiles, une seconde signature, un titre ou une date peuvent apparaître au revers de la toile. Ces inscriptions sont précieuses pour identifier le sujet et situer l’œuvre dans la carrière de l’artiste. Leur graphisme doit rester cohérent avec la technique, l’usure du support et la période supposée de réalisation.

Les aquarelles et les dessins portent souvent une signature tracée au crayon, à l’encre ou à la couleur. Les lithographies sont généralement signées au crayon dans la marge inférieure. Le numéro de tirage ou la mention « E.A. », pour épreuve d’artiste, apparaît fréquemment de l’autre côté de la feuille.

Sur une tapisserie, la signature « Hilaire » peut être intégrée au tissage. Le revers peut aussi conserver un bolduc qui indique le titre, les dimensions, le numéro du tirage et le nom de l’atelier. Une signature isolée ne permet jamais d’établir l’authenticité : elle doit être étudiée avec le support, la technique, le sujet et la provenance.

Tableau de Camille Hilaire : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par déterminer la nature exacte de l’objet. Le marché comprend des huiles originales, des aquarelles, des lithographies et de nombreuses reproductions décoratives. Une photographie prise sous une lumière latérale l’aide à observer les reliefs de la peinture. Une huile présente des touches irrégulières et des variations de matière, alors qu’une impression possède généralement une surface plus uniforme.

Romain compare ensuite la palette, les contours et la construction du sujet avec des œuvres documentées de Camille Hilaire. Il étudie la manière dont les couleurs forment les arbres, les maisons, les visages ou les chevaux. Il vérifie aussi la cohérence de la toile, du châssis, des agrafes ou des clous avec la période supposée de création.

Le revers apporte souvent des renseignements essentiels. Une ancienne étiquette, un titre manuscrit, un numéro d’exposition ou une facture peut renforcer la provenance. Pour une œuvre sur papier, Romain recherche les traces propres à l’aquarelle et les éventuels points réguliers produits par une impression. Pour une tapisserie, il examine la signature tissée, la qualité de la laine, le numéro du tirage et le bolduc de l’atelier.

Camille Hilaire, un peintre français de la nouvelle École de Paris

Camille Hilaire naît à Metz le 2 août 1916 dans une famille modeste. Il quitte rapidement l’école et travaille comme peintre en bâtiment. Il fréquente toutefois la bibliothèque municipale de Metz, où il copie des œuvres de Dürer et de Holbein. Ses premiers dessins attirent l’attention de l’écrivain Jean Giono et du peintre Nicolas Untersteller, futur directeur de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.

Mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale, Camille Hilaire participe à la campagne de France avant d’être fait prisonnier. Il s’évade et rejoint Paris au début de l’année 1941. Sous l’Occupation, il s’inscrit aux Beaux-Arts sous un faux nom. Il travaille ensuite dans l’atelier d’André Lhote, dont l’enseignement marque durablement sa façon d’organiser les formes et les couleurs. Il obtient plusieurs distinctions à la fin des années 1940 et reçoit le second Grand Prix de Rome en 1950.

Camille Hilaire enseigne à l’École des beaux-arts de Nancy de 1947 à 1958, puis à l’École des beaux-arts de Paris jusqu’en 1968. Sa première exposition personnelle parisienne a lieu en 1951. Il expose ensuite aux États-Unis et dans de nombreux pays. Au fil de sa carrière, il étend son travail à la lithographie, à la tapisserie, au vitrail et à la mosaïque, tout en conservant un goût marqué pour la couleur et les sujets figuratifs. Il meurt à Fourges le 7 juin 2004.

Pour une œuvre attribuée à Camille Hilaire, il faut d’abord vérifier s’il s’agit d’une peinture originale, d’une aquarelle ou d’une impression. Une photographie de face ne permet pas toujours de faire cette distinction. Je conseille donc de photographier la surface sous une lumière oblique, puis le revers, les bords et la signature en gros plan. Sur une huile, cette lumière révèle les coups de pinceau et les différences d’épaisseur. Sur une reproduction, les couleurs restent plates et de petits points réguliers peuvent apparaître sous une loupe. »

« Ne nettoyez pas la peinture et ne retirez pas une œuvre sur papier de son cadre avant l’expertise. Conservez également les étiquettes, les factures, les certificats et les documents anciens, même s’ils semblent incomplets. Pour une tapisserie, le bolduc situé au revers peut être aussi important que la signature visible sur la face. Ces éléments permettent de confirmer l’origine de l’œuvre et d’affiner sensiblement son estimation.

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Estimation gratuite Maurice Brianchon

Maurice Brianchon

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Brianchon

Maurice Brianchon (1899-1979) est un peintre français né à Fresnay-sur-Sarthe le 11 janvier 1899. Artiste figuratif connu comme étant l’un des peintres de la réalité poétique, il laisse de côté l’intellectualisme pour se concentrer sur les émotions et la sensibilité. En plus de l’art pictural, Brianchon s’est particulièrement fait connaître dans le milieu du théâtre pour avoir réalisé les décors et costumes de nombreuses pièces à l’Opéra de Paris.

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Maurice Brianchon, formations et rencontres

C’est en 1917 que Maurice Brianchon devient l’élève de Fernand Cormon (1845-1924) à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, avant de devenir celui de Paul Renouard (1845-1924) et d’Eugène Morand (1853-1930) l’année suivante à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il y rencontre de nombreux autres artistes dont Roland Oudot (1897-1981) et Raymond Leugueult (1898-1971) qui feront partie, comme lui, des peintres de la réalité poétique.Le succès de Maurice Brianchon ne se fait pas attendre puisqu’il expose pour la première en 1919 au Salon d’automne, seulement deux ans après sa première admission aux Beaux-Arts. Il part alors aux Pays-Bas et en Belgique, où il découvre les peintres hollandais et flamands, puis abandonne sa formation dans les Arts décoratifs. En 1922, il partage un atelier avec son ami Legueult et devient membre du comité du Salon d’automne.

Maurice Brianchon, son implication à l'Opéra de Paris

Toujours en 1922, le directeur de l’Opéra de Paris, Jacques Rouché (1862-1957), commissionne Maurice Brianchon pour réaliser les costumes du ballet de Griselidis la même année, puis les décors de La Naissance de la Lyre en 1925, cette fois-ci aux côtés de Legueult. Entre-temps, le peintre voyage en Espagne, se passionne pour les maîtres espagnols et reçoit le prix Blumenthal en 1924. Il devient professeur de dessin à l’École Estienne à Paris la même année.En 1934, Brianchon participe à la Biennale de Venise, quitte l’atelier qu’il partage avec son ami et devient, deux ans plus tard, professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Il est de nouveau récompensé en 1939 par le Carnegie Institute, mais l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale modifie les plans de l’artiste qui se retrouve à créer les peintures de camouflage. Toutefois, il continue de réaliser les costumes et décors pour l’Opéra de Paris, et continuera de nombreuses années en travaillant à la fois dans son atelier et à l’Opéra.

Maurice Brianchon, peintre de la réalité poétique

Maurice Brianchon porte de nombreuses casquettes. Il est à la fois membre du comité du Salon des Tuileries en 1940, en charge des costumes et des décors pour l’Opéra de Paris, décorateur pour la Compagnie des arts français, décorateur de vaisselle et de plusieurs institutions comme Aubusson, les Gobelins et le Conservatoire de musique et d’art dramatique de Paris, mais également illustrateur d’ouvrages. Artiste largement reconnu, Maurice Brianchon est alors fait chevalier de la Légion d’honneur.En 1949, il devient professeur aux Beaux-arts de Paris et figure dans l’ouvrage Peintres de la réalité poétique aux côtés de sept autres peintres qui, comme lui, redéfinissent l’art figuratif dans une dimension poétique. Dès lors, Maurice Brianchon connaît un succès toujours plus grand. Il est promu Officier de la Légion d’honneur en 1953 puis commence à exposer dans le monde entier, notamment aux États-Unis entre 1942 et 1959, puis au Japon en 1969.

La cote des œuvres de Maurice Brianchon

Maurice Brianchon est fortement influencé par ses voyages, par la scène comme la danse et le théâtre, mais également par des artistes comme Pierre Bonnard (1867-1947) et Édouard Manet (1832-1883). Sa palette est équilibrée, entre le riche et le subtile, afin de pouvoir exprimer un large nuancier d’émotions avec une poésie rare. Plus qu’un peintre, il est aussi décorateur de théâtre et costumier à l’Opéra de Paris, professeur à l’école Estienne et chef d’atelier à l’École des beaux-arts de Paris. Surnommé l' »aristocrate de la peinture » d’après le critique d’art George Besson (1882-1971), Maurice Brianchon propose des tableaux structurés et lumineux, qu’il s’agisse de paysages, de scènes d’intérieur ou de nus. Comme les autres peintres de la réalité, les femmes sont omniprésentes dans ses peintures.Brianchon laisse en héritage quelques multiples et estampes estimés entre 200 et 500 €, mais également de nombreux croquis, dessins à l’encre noire ou à la mine de plomb, aquarelles, gouaches et pastels estimés entre 150 et 5 000 €. Son dessin à la gouache et mine de plomb Femme s’habillant, au lever (vers 1942-43) a été évalué entre 1 000 et 1 500 €, puis adjugé 3 750 € en 2011. Quant aux peintures de Maurice Brianchon, principalement des huiles sur toile ou panneau, les estimations vont entre 1 500 et 70 000 €. Son huile sur toile Avant le départ, estimée entre 50 000 et 70 000 €, est adjugée 81 250 € en 2016.

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(Illus.) Maurice Brianchon – Danseuses (1939), huile sur toile, 130,4 x 97 cm

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Estimation gratuite Marcel Mouly

Marcel Mouly

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Estimation et cote de l’artiste Marcel Mouly

Marcel Mouly (1918-2008) est un peintre et lithographe français né à Paris le 6 février 1918. Son œuvre compose d’une part avec l’art formel en raison du traitement de la forme, très important chez l’artiste, mais également l’art informel d’après l’abstraction de ses natures mortes, paysages, scènes d’intérieur et marines particulièrement colorés. Il est alors associé au fauvisme, à la croisée entre le cubisme et une palette de couleurs audacieuse.
Estimation gratuite Marcel Mouly

Prix des œuvres de Marcel Mouly

  • Lithographie ou estampe - entre 150 € et 1 200 €

  • Gouache ou œuvre sur papier - entre 800 € et 5 000 €

  • Peinture à l’huile sur toile - entre 2 000 € et 15 000 €

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Marcel Mouly, l'appel de l'art

Les premiers pas de Marcel Mouly dans l’art se font très progressivement et à intervalles longs. Issu de parents modestes et fils de forgeron, c’est seulement à partir de 1931, quand il découvre le port du Havre, que le jeune homme alors âgé de treize ans a envie de dessiner. Mais Marcel Mouly doit laisser tomber l’école pour aider financièrement ses parents. Pour cela, il devient apprenti, vend des journaux et du vin… jusqu’à ce que son patron, ancien comédien dramatique et peintre à ses heures perdues, pousse le jeune homme en 1935 à se distraire avec la peinture.Marcel Mouly se découvre une véritable passion, tant et si bien qu’il peint les murs de sa chambre quand il se trouve à court de surfaces à décorer. À l’aide de fusain et de peinture, le jeune homme habille son espace de motifs exotiques. Cette découverte lui donne l’impulsion pour s’inscrire, la même année, aux cours du soir d’André Auclair (1893-1976), dans les ateliers des Beaux-Arts.

Marcel Mouly, une carrière très tardive

Marcel Mouly apprend doucement mais se voit contraint d’effectuer son service militaire dans la Marine entre 1938 et 1940. Pendant cette période, il tombe malade mais aide malgré tout les infirmiers à l’hôpital. Il subit ensuite les bombardements et devra attendre sa permission couplée à l’armistice de juin 1940 pour se désengager de l’armée. Durant toutes ces années, Marcel Mouly trouve peu de temps pour peindre, d’autant plus qu’il doit réaliser des métiers de fortune pour s’en sortir.Toutefois, il ne perd pas son ambition et partage un atelier de peinture à Auteuil avec un ami. Ensemble, ils dessinent dedans et dehors et se font surprendre en 1942 par la Gestapo, leur valant trois mois de prison à Fresnes. À leur sortie, innocentés, ils rencontrent Édouard Pignon (1905-1993). Marcel Mouly emménage avec lui dans l’atelier de Chaim Jacob Lipchitz (1891-1973) où, en plus de la peinture, il va apprendre la poterie et en faire son nouveau métier de fortune. Il faudra alors attendre 1945 pour que Marcel Mouly entame officiellement sa carrière de peintre.

Marcel Mouly, l'expression figurative

Entre 1945 et 1947, Marcel Mouly expose enfin, auprès des plus grands de son époque : avec son ami et colocataire Pignon au Salon d’automne puis au Salon de mai, mais aussi aux côtés de Henri Matisse (1869-1954), Pablo Picasso (1881-1973), ou encore Fernand Léger (1881-1955), parmi bien d’autres artistes figuratifs. En 1982, Marcel Mouly est l’un des membres fondateurs de l’Association 109, créée pour rompre avec le Salon d’Automne qui s’avère ne pas être suffisamment sélectif dans le choix des artistes à exposer. En résulte en 1983 la Biennale 109, une nouvelle manifestation annuelle pour les peintres figuratifs.Marcel Mouly sera dès lors plusieurs fois récompensé pour son travail. Il est sélectionné en 1956 et 1957 pour le Prix de la Critique, fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres la même année, puis Chevalier du Mérite culturel et artistique en 1974. Il reçoit également le Prix Farey-Nivelt en 1988 ainsi que le Prix Fernand-Cormon de la même Fondation en 1991.

La cote des œuvres de Marcel Mouly

Marcel Mouly est un artiste figuratif qui appartient difficilement à un seul mouvement : ses compositions se situent entre le cubisme de Picasso et les couleurs fauvistes de Matisse. Le peintre aime exploiter toutes les nuances de sa palette pour proposer une peinture solaire, vivante et particulièrement forte, sans toutefois renier la forme, laquelle s’illustre dans une composition architecturale qui rappelle alors le vitrail ou les puzzles. Marcel Mouly est aussi un lithographe renommé, en témoigne le premier prix de lithographie qu’il remporte en 1973.Ses estampes sont estimées entre 60 et 200 € en moyenne. Les dessins de Marcel Mouly, au fusain ou à la gouache pour la plupart, sont estimés entre 500 et 3000 €. L’une de ses gouaches Route sous l’orage, estimée entre 2000 et 3000 €, a été vendue 3 500 €. Quant aux peintures de Marcel Mouly, lesquelles sont des huiles ou bien des acryliques sur toile, il faut compter entre 2 000 et 18 000 €. Son huile sur toile Les tulipes (1989), estimée entre 8 000 et 12 000 €, est vendue 12 500 € aux enchères en 2011.
(Illus.) Marcel Mouly – Départ du Grand Port (1997), lithographie sur papier, 21,25 x 31,5 cm

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Estimation gratuite Bernard Cathelin

Bernard Cathelin

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Estimation et cote de l'artiste Bernard Cathelin

Bernard Cathelin (1919-2004) est un peintre, illustrateur et lithographe français né le 20 mai 1919 à Paris. Il est reconnu pour ses tableaux harmonieux réalisés avec seulement quelques tons et de grands à-plats de couleurs vives qui prennent le pas sur la forme. Il est grandement influencé par le Fauvisme, qu’il s’agisse de ses paysages de la Drôme, de ses nus ou bien de ses natures mortes.

Estimation gratuite Bernard Cathelin

Prix des œuvres de Bernard Cathelin

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 100 € et 70 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (dessins, lavis, pastels) : entre 60 € et 2 500 €

  • Estampe, lithographie, multiples : entre 20 € et 6 000 €

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Bernard Cathelin, formation et premières expositions

Bien qu’il naisse à Paris, la famille maternelle de Bernard Cathelin est originaire de la Drôme, département auquel le peintre restera attaché toute sa vie. Il réalise ses études aux lycées Carnot et Hanson-de-Sailly à Paris, puis au lycée Émile-Loubet de Valence avant d’intégrer l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris entre 1945 et 1948. Deux ans plus tard, c’est lui qui devient professeur pour préparer au concours d’entrée à l’École nationale des arts décoratifs. Pour cela, il enseigne à l’académie Colarossi et reçoit la même année le prix Blumenthal qui récompense les artistes.En 1951, Bernard Cathelin fait une rencontre importante : celle de Henri Matisse (1869-1954), lequel lui offre des conseils ainsi que des enseignements que le jeune artiste emmènera avec lui tout au long de sa vie. Le style fauviste de Matisse ne fait d’ailleurs que renforcer celui de Cathelin, déjà profondément fauviste dans la palette de couleurs qu’il emploie.

Bernard Cathelin, l'influence des pays visités

Dans les années 1950, Bernard Cathelin se fait connaître au-delà de la France : il expose en Suisse, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Chine. Ces expositions sont une occasion pour le peintre de voyager et de découvrir de nouveaux pays à explorer de manière picturale. Si la Drôme est son premier sujet de prédilection, Bernard Cathelin commence à brosser des portraits, des paysages et des bouquets de fleurs relatifs à ces pays. Il représente ainsi le Mexique, l’Inde, le Mexique et surtout, le Japon.C’est en 1973 que Bernard Cathelin découvre pour la première fois le Japon. Le pays l’inspire tant qu’il décide non seulement de le peindre mais aussi de réaliser, plus tard en 1990, six lithographies gigantesques, mesurant pas moins de 2,5 mètres par 1,5 mètre. Le Japon a notamment inspiré Bernard Cathelin dans la composition et l’architecture de ses toiles.

Bernard Cathelin, son amour pour la Drôme

Bernard Cathelin passe chaque année trois mois dans la Drôme, pendant la saison estivale. Son amour pour la région est flagrant puisqu’une grande partie de son œuvre est constituée de paysages de ce département. En 1991, il offre au comité départemental du tourisme de la Drôme une affiche Hommage à la Drôme.En 1994, Bernard Cathelin reçoit une classe entière d’enfants drômois pour leur faire découvrir la peinture et partager son vécu. L’expérience est si bénéfique pour les élèves comme pour l’artiste qu’ils réitèrent cette journée chaque année comme un rituel. En 1996, Bernard Cathelin décide d’ailleurs d’offrir une de ses œuvres à l’école d’Alixan, celle qui a initié cette rencontre des années auparavant, et dont le tableau trône désormais dans le hall.

La cote des œuvres de Bernard Cathelin

L’œuvre de Bernard Cathelin, influencée par le Fauvisme, prend sa source dans les nombreux paysages visités au cours de sa vie. Si la Drôme est un sujet récurrent en raison de l’amour qu’il porte à ce département, c’est le Japon qui inspire beaucoup l’artiste quand il réalise son tour du monde. Il peint alors de grandes lithographies de femmes japonaises ou de compositions florales qui sont, comme ses peintures, très appréciées dans ce pays. Les palettes de Bernard Cathelin, riches en couleurs et en matières, ont fait le succès de l’artiste dans le monde entier, ce qui lui a d’ailleurs valu le titre de Chevalier de la légion d’honneur en 1995, remis par François Mitterrand (1916-1996).Bernard Cathelin a réalisé des dessins et aquarelles qui sont évalués entre 300 et 2 500 €, ainsi que des motifs pour la tapisserie que l’on peut trouver entre 2 500 et 15 000 €. Sa tapisserie Les Deux Indiennes (Le Deux Tarasques) (1974), estimée entre 5 000 et 7 000 €, a été vendue 6 000 €. Les lithographies de l’artiste, déjà plus réputées, sont estimées entre 20 et 6000 €. Quant aux peintures de Bernard Cathelin, lesquelles représentent des paysages, des portraits de femmes et des bouquets à la peinture à l’huile, il faut compter entre 700 et 70 000 € aux enchères. Son huile sur toile Le bouquet sicilien (1960), estimée entre 15 000 et 20 000 €, a été adjugée environ 34 600 € en 2008. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Bernard Cathelin  et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Bernard Cathelin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Bernard Cathelin Nature morte 

Reconnaître la signature de Bernard Cathelin

Savoir reconnaître la signature de Bernard Cathelin est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur du XXᵉ siècle, célèbre pour ses compositions colorées, ses portraits stylisés et ses natures mortes empreintes de douceur. Bernard Cathelin signe la plupart de ses toiles, lithographies et dessins de son nom complet « Cathelin », rarement précédé du prénom. Sa signature, souvent placée en bas à droite de l’œuvre, se distingue par une écriture manuscrite droite et allongée, aux lettres capitales nettes et légèrement espacées, exécutée avec assurance. Sur les lithographies originales, notamment celles éditées par Mourlot ou les ateliers de Paris, on retrouve une signature au crayon gras noir ou gris, apposée à la main sous l’image, parfois accompagnée du numéro de tirage. Certaines contrefaçons ou reproductions posthumes peuvent présenter une signature imprimée ou un graphisme trop rigide, sans la spontanéité du tracé authentique de l’artiste. Pour éviter toute confusion, il est recommandé de faire examiner la signature d’un Bernard Cathelin par un expert qualifié. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bernard Cathelin, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une lithographie ou d’un dessin original.

Expertise signature Bernard Cathelin
Signature Bernard Cathelin

En lien avec Bernard Cathelin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Isaac Israëls

Isaac Israëls

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Estimation et cote de l'artiste Isaac Israëls

Isaac Israëls (1865-1934), de son nom complet Isaac Lazarus Israëls, est un artiste peintre néerlandais né le 3 février 1865 à Amsterdam. Associé au mouvement impressionniste d’Amsterdam et de l’école de La Haye, il est considéré comme l’un de leurs plus importants représentants. Il connaît un franc succès en tant qu’artiste aux Pays-Bas, notamment pour ses scènes de rue et portraits puis, plus tard, ses représentations de la haute couture.

Estimation gratuite Isaac Israëls

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Isaac Israëls, le groupe des Tachtigers

Fils de Jozef Israëls (1824-1911), peintre reconnu et respecté de l’école de La Haye, Isaac Israëls fait preuve lui aussi d’un intérêt et d’un talent précoces pour la peinture. Ce premier l’emmène alors régulièrement au Salon des Artistes Français puis chaque été dans la station balnéaire de Scheveningen, où il rencontre Édouard Manet (1832-1883) et Max Liebermann (1847-1935). Isaac Israëls suit les traces de son père en intégrant la Royal Academy of Art de La Haye en 1880, où il se lie d’amitié avec Goerge Hendrik Breitner (1857-1923). Il vend l’année suivante un tableau inachevé à un collectionneur puis arrête ses études avec son ami en 1882.L’artiste expose pour la première fois la même année et reçoit une mention honorable au Salon de 1885. Il commence à voyager en Belgique puis revient à Amsterdam en 1886 pour terminer ses études à la Royal Academy of Visual Arts avec son acolyte Breitner. Toutefois, les deux abandonnent pour rejoindre le cercle des Tachtigers, un groupe littéraire influencé par l’impressionnisme et le naturalisme et qui s’oppose au romantisme, considérant que l’art est avant tout l’esthétisme du beau.

Isaac Israëls, marqué par l'impressionnisme français

La philosophie des Tachtigers pousse Isaac Israëls à peindre les rues, les cabarets et les cafés d’Amsterdam. Ses rencontres précédentes avec Manet et Liebermann ainsi que les Tachtigers l’influencent grandement. Il se détache alors naturellement de l’inclinaison de son père pour développer son propre style, bien que ses premières toiles soient plutôt naturalistes à cette époque.En 1904, Isaac Israëls installe son atelier à Paris, à proximité de celui d’Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901) et se met à peindre, comme à Amsterdam, les rues et quartiers de la capitale. Progressivement, son utilisation des couleurs, de la lumière et des formes est influencée par l’impressionnisme français. D’inspiration française et néerlandaise, Isaac Israëls compose alors un impressionnisme qui tient de ces deux mouvements.

Isaac Israëls, le monde de la mode

À la fin du XXe siècle, Isaac Israëls est introduit par une amie d’enfance à la maison de couture d’Amsterdam Hirsch & Cie. De la cabine d’essayage aux bourgeoises en passant par les couturières, l’artiste brosse de nombreux vêtements. Lorsqu’il s’installe à Paris, il contacte les maisons de couture Drecoll et Paquin pour continuer ses études de la haute couture. Il expose peu pendant cette période mais réalise de nombreux tableaux liés à cet univers.Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Isaac Israëls est à Londres et tourne son intérêt vers d’autres sujets comme les boxeurs et les ballerines, avant de retourner vivre en Hollande. Il réalise à ce moment de nombreux portraits pour vivre confortablement. Ainsi, quand la guerre prend fin, il voyage à Paris, à Copenhague, à Stockholm, à Londres, puis en Inde de 1921 à 1922 où il se plaît à brosser des scènes de la vie quotidienne. Il revient ensuite à La Haye pour s’y installer durablement, bien qu’il ne cesse jamais de voyager et de peindre. En 1928, Isaac Israëls remporte une médaille d’or aux Jeux olympiques dans la catégorie artistique.

La cote des œuvres d'Isaac Israëls

Isaac Israëls est un artiste moderne qui ne s’est pas contenté d’un seul sujet durant sa vie. Il est apparenté à l’impressionnisme d’Amsterdam, un mouvement de la Hollande de la fin du XIXe siècle qui se distingue de l’impressionnisme français grâce à la nouveauté insufflée par les artistes de l’école de La Haye dont fait partie Isaac Israëls. La vie urbaine est par ailleurs un sujet qui revient souvent dans ce mouvement et dans les œuvres de l’artiste. Cependant, Israëls aimait brosser tout ce qui contenait de l’émotion à ses yeux : les rues, les cabarets, les cafés… mais aussi le bord de mer, la haute couture, l’équitation, la boxe, la danse, la guerre et des scènes de genre issues de ses voyages.Isaac Israëls réalise quelques gravures qui se vendent entre 150 et 2 000 €, soit bien moins que ses dessins à la mine, à la craie, au fusain ou au charbon, pastels et aquarelles, qui sont estimés entre 200 et 150 000 €. Le dessin La jeune Couturière (vers 1905), estimé entre 100 000 et 150 000 €, est adjugé 193 500 € en 2014. Quant aux peintures d’Isaac Israëls, il faut compter entre 400 et 500 000 €, comme en témoigne son huile sur toile Café dansant, Moulin de la Galette, Paris (vers 1905-1906), estimée entre 300 000 et 500 000 €, puis vendue 458 500 € en 2017.

Faites estimer une œuvre de Isaac Israëls

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(Illus.) Isaac Israëls – Jeune fille lisant sur le divan (1920), huile sur toile

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Estimation gratuite Roger Mühl

Roger Mühl

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Estimation et cote de l'artiste Roger Mühl

Roger Mühl (1929-2008) est un peintre, dessinateur, lithographe et sculpteur français particulièrement connu pour ses paysages de Provence, ses jardins, ses bouquets et ses vues du littoral méditerranéen. Dans ses tableaux, les pins, les oliviers, les maisons blanches et les collines deviennent de grandes surfaces colorées, baignées d’une lumière calme et immédiatement reconnaissable.

La cote de Roger Mühl dépend fortement de la technique, du format et du sujet. Une lithographie peut valoir quelques dizaines ou quelques centaines d’euros, tandis qu’une grande huile sur toile de Roger Mühl peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Son record public s’élève actuellement à 62 500 €. Vous possédez un tableau, une aquarelle ou une lithographie de Roger Mühl ? Les experts d’Estimon’Objet vous accompagnent pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle de votre œuvre.

Estimation gratuite Roger Mühl

Prix des œuvres de Roger Mühl

  • Peinture originale, huile sur toile ou sur panneau : de 200 € à plus de 62 500 €

  • Aquarelle, gouache ou dessin : de 30 € à plus de 3 200 €

  • Lithographie, estampe ou multiple : de 10 € à plus de 1 400 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre de Roger Mühl, il faut d’abord identifier précisément sa nature. Une huile sur toile ou sur panneau n’a pas la même valeur qu’une aquarelle, une gouache, un dessin, une lithographie originale ou une reproduction. Le sujet joue également un rôle important : les paysages méditerranéens, les pins, les oliviers, les jardins, les intérieurs et les natures mortes comptent parmi les compositions les plus caractéristiques de l’artiste. Le format, la qualité d’exécution, la date de création, l’état de conservation et la provenance doivent ensuite être étudiés.

Les experts d’Estimon’Objet examinent la matière picturale, la palette, la construction de la composition, la signature et les inscriptions présentes au revers. Ils recherchent également les anciennes étiquettes, les références d’exposition et les documents permettant de retracer l’historique de l’œuvre. Ces informations sont confrontées aux résultats de vente d’œuvres comparables afin d’établir une estimation de tableau de Roger Mühl cohérente avec le marché actuel. 

La cote de Roger Mühl sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre de Roger Mühl varie considérablement selon qu’il s’agit d’une peinture originale, d’une œuvre sur papier ou d’une estampe. Les grandes huiles sur toile qui représentent des pins, des oliviers, des jardins et des paysages du Midi dominent le marché. Les scènes d’Alsace, les intérieurs, les bouquets et les natures mortes bénéficient également d’une demande régulière.

Le format joue un rôle essentiel. Les grandes compositions bien documentées peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, alors que les petits tableaux se vendent généralement entre quelques centaines et plusieurs milliers d’euros. La provenance, l’état de conservation, la qualité de la composition et l’inscription de l’œuvre au catalogue raisonné de Roger Mühl, actuellement en préparation, peuvent avoir une influence importante sur son prix.

La cote des peintures de Roger Mühl

Les huiles sur toile de Roger Mühl représentent la partie la plus recherchée de son œuvre. Les collectionneurs apprécient particulièrement les paysages méditerranéens de grand format, les compositions dominées par le bleu, les vues plantées de pins et d’oliviers ainsi que les jardins aux couleurs claires. Les œuvres des années 1960 à 1980 occupent une place importante, mais la qualité du tableau compte davantage que sa seule date.

Voici quelques résultats de référence :

  • Les Pins : cette grande huile sur toile de 120 × 130 cm, signée et titrée au dos, a été adjugée 62 500 € à Lyon en avril 2023. Il s’agit du record public actuellement connu de l’artiste.
  • Le Tilleul : cette importante composition a été vendue à Zurich en juillet 2017 pour l’équivalent d’environ 22 500 €.
  • Cap d’Antibes : cette huile sur toile a atteint 56 700 $ à New York en novembre 2021, confirmant l’intérêt du marché international pour les paysages méditerranéens de Roger Mühl.
  • La Plaine : cette peinture a été adjugée 7 150 € à Paris en octobre 2017, alors que son estimation se situait entre 3 000 et 4 000 €.
  • Les Blés, vers 1963 : cette huile sur toile a obtenu 3 149 € à Paris en décembre 2022.
  • Les Pins, dans un format plus réduit de 25 × 25 cm : cette peinture a été vendue 3 584 € en juin 2023, ce qui montre l’importance du format dans la détermination du prix.

Ces résultats ne signifient pas que toutes les peintures de Roger Mühl atteignent de tels montants. Une œuvre tardive de petit format, un sujet moins représentatif ou un tableau qui présente des restaurations importantes peut se négocier à un niveau nettement inférieur.

La cote des aquarelles, gouaches et dessins de Roger Mühl

Roger Mühl a également réalisé des aquarelles, des gouaches, des dessins à l’encre et différentes techniques mixtes sur papier. Ces œuvres reprennent ses thèmes favoris : paysages, jardins, bouquets, nus et études de personnages. Leur valeur dépend de la technique, du format, de la qualité de la composition, de la présence d’une signature et de l’état du papier.

Les dessins et petites études peuvent rester sous la barre des 500 €. Les aquarelles et les gouaches signées, bien composées et correctement conservées se situent généralement entre 500 et 1 500 €. Les feuilles les plus importantes peuvent dépasser 3 000 €, notamment lorsqu’elles possèdent une provenance claire ou présentent un lien avec une peinture connue.

Parmi les résultats de vente documentés :

  • Femme nue à la fenêtre, aquarelle signée de 75 × 55,5 cm : adjugée 1 300 € à Avignon en 2025.
  • Femme nue debout, aquarelle signée de 74 × 55 cm : adjugée 1 290 € à Paris.
  • Les Moissons, aquarelle signée de 70 × 50 cm : adjugée 500 € à Paris.

La cote des sérigraphies, estampes et multiples de Roger Mühl

Roger Mühl a produit de nombreuses lithographies en couleurs consacrées aux paysages méditerranéens, aux jardins, aux bouquets, aux nus et aux natures mortes. Leur prix varie selon le format, le tirage, la qualité d’impression, l’état du papier et la présence d’une signature manuscrite. Une épreuve d’artiste ou un tirage réalisé en peu d’exemplaires peut être davantage recherché.

Les lithographies courantes se vendent généralement entre 30 et 300 €. Les grandes épreuves signées et numérotées, conservées avec leurs marges, peuvent atteindre 500 à 1 000 €. Certains ensembles ou tirages rares peuvent approcher ou dépasser 1 400 €.

Parmi les résultats de vente documentés :

  • Paysage de Provence, lithographie signée et numérotée 147/150, de 78 × 81 cm : adjugée 250 € à Paris en 2022.
  • Paysage, lithographie signée et numérotée 66/125 : adjugée 30 € à Paris en 2021.
  • Nu assis, lithographie en couleurs signée et numérotée 56/150 : adjugée 37 € à Paris en 2018.

Il faut distinguer une lithographie originale de Roger Mühl, signée au crayon et numérotée, d’une affiche d’exposition ou d’une reproduction décorative. Une signature imprimée dans l’image ne possède pas la même valeur qu’une signature manuscrite.

Comment reconnaître une œuvre de Roger Mühl ?

Une œuvre de Roger Mühl se reconnaît notamment à la simplification des formes. Les maisons, les arbres, les collines et les chemins ne sont pas décrits avec précision : l’artiste les transforme en grandes masses colorées afin de restituer l’atmosphère du paysage. Les pins apparaissent fréquemment sous la forme de silhouettes sombres, tandis que les façades, les chemins et les ciels sont traités dans des tonalités blanches, bleues, roses, jaunes ou grises.

La lumière occupe une place centrale dans son travail. Les tableaux méditerranéens présentent souvent des murs blancs, des ombres bleutées, des terres ocre et des verts profonds. Les formes restent figuratives, mais leur dépouillement peut rapprocher certaines compositions de l’abstraction.

La matière picturale varie selon les périodes. Certaines peintures présentent une surface relativement lisse, tandis que d’autres se caractérisent par une touche plus large et des empâtements visibles. Un paysage lumineux portant une signature « Muhl » ne suffit donc pas, à lui seul, à confirmer une attribution.

Reconnaître la signature de Roger Mühl

Roger Mühl signe généralement ses œuvres « Muhl », le tréma n’étant pas toujours visible. La signature est courte, légèrement inclinée et exécutée d’un geste rapide. Elle apparaît fréquemment dans la partie inférieure de la composition, le plus souvent à droite, mais elle peut également se trouver au centre ou à gauche.

Le revers d’un tableau de Roger Mühl peut comporter un titre, une date, une référence d’atelier, des dimensions ou une seconde signature. Les anciennes étiquettes de galerie, les numéros d’exposition, les factures et les certificats constituent également des éléments utiles pour retracer la provenance de l’œuvre.

Sur les lithographies, la signature de Roger Mühl est généralement apposée au crayon dans la marge inférieure. La numérotation se présente sous la forme d’une fraction, par exemple « 66/125 ». Une signature cohérente doit toujours être étudiée avec le papier, la technique d’impression, le tirage et la provenance.

Expertise signature Roger Mühl
Signature Roger Mühl

Tableau de Roger Mühl : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur d’Estimon’Objet spécialisé en art moderne, commence par identifier le support et la technique. Il examine la surface de l’œuvre afin de différencier une huile sur toile, une peinture sur panneau, une gouache, une aquarelle ou une impression. Une photographie réalisée sous une lumière légèrement oblique permet d’observer la matière, les passages de la brosse, les craquelures et les éventuelles restaurations.

L’expert analyse ensuite la composition, la palette et le traitement de la lumière. La simplification des arbres, la répartition des surfaces colorées et les rapports entre les ombres et les zones lumineuses doivent correspondre au langage pictural de Roger Mühl. Une perspective inhabituelle, des couleurs étrangères à sa palette ou une exécution trop décorative peuvent nécessiter des vérifications supplémentaires.

Enfin, il contrôle la signature de Roger Mühl, le revers, le châssis, les inscriptions et la provenance. L’œuvre est comparée à des peintures documentées ainsi qu’à des résultats de vente correspondant à une technique, une période et un format similaires. Le catalogue raisonné préparé par Patrice Mühl peut également constituer une référence dans le cadre de recherches approfondies.

Biographie de Roger Mühl

Roger Philippe Mühl naît le 20 décembre 1929 à Geudertheim, en Alsace. Il suit sa formation à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Strasbourg et achève ses études en 1948. Au début de sa carrière, il travaille notamment à la réalisation de décors de théâtre. Il s’installe ensuite dans le territoire de Belfort, puis à Montreux-Château en 1954.

Sa première exposition personnelle est organisée à Strasbourg en 1953. Il expose à Paris à partir de 1960, avant que son travail ne soit présenté en France et à l’étranger, notamment à Genève, Londres, Milan, Cologne, Stuttgart, New York, Dallas, Tokyo et Kyoto. Parallèlement à la peinture, Roger Mühl pratique le dessin, l’aquarelle, la lithographie et la sculpture. Il réalise également des projets destinés à la tapisserie.

À partir des années 1960, l’artiste partage son activité entre l’Alsace et le sud de la France. Il s’installe à Mougins en 1965, où la lumière méditerranéenne devient une source d’inspiration essentielle. Il peint les paysages de Provence, les pins, les oliviers, les jardins et les maisons, mais aussi des intérieurs, des bouquets et des natures mortes. Roger Mühl meurt à Mougins le 4 avril 2008.

Pour obtenir une estimation de tableau de Roger Mühl, photographiez l’œuvre dans son ensemble, puis réalisez plusieurs vues rapprochées de la matière et de la signature. Une photographie prise de côté sous une lumière naturelle peut révéler les reliefs de la peinture, les repeints, les craquelures ou une ancienne restauration. Évitez le flash direct, qui modifie les couleurs et crée des reflets.

Photographiez également le revers de l’œuvre, le châssis, les étiquettes et toutes les inscriptions visibles. Ne nettoyez jamais la toile et ne tentez pas de retirer un vernis avant l’expertise. Pour une lithographie, une gouache ou une aquarelle, conservez l’œuvre dans son encadrement tant que les marges et le montage n’ont pas été examinés.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre de Roger Mühl ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions, la technique supposée et les documents en votre possession. Partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, Estimon’Objet vous accompagne dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

En lien avec Roger Mühl ​

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Vassili Vassilievitch Verechtchaguine

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine

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Estimation et cote de l'artiste Vassili Vassilievitch Verechtchaguine

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine (1842-1904), aussi connu sous le nom de Vasilij Vasilevic Verescagin, ou encore Vasily Vasilevich Vereshchagin, est un peintre russe né à Tcherepovets le 26 octobre 1842. Il est célèbre pour ses peintures réalistes et orientalistes sur lesquelles figurent des scènes de batailles ainsi que des témoignages de guerre proches du métier d’un reporter. Il est l’un des peintres russes les plus connus dans le monde à la fin du XIXe siècle et au début du siècle suivant.

Estimation gratuite Vassili Vassilievitch Verechtchaguine

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Vassili Vassilievitch Verechtchaguine, formation et voyages dans le monde

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine réalise ses études dans un collège naval avant de s’engager dans le corps des cadets de la marine, qu’il quitte en 1860 pour changer radicalement d’orientation. Pour se former à la peinture, il étudie à l’Académie des beaux-arts de Saint-Pétersbourg de 1861 à 1863 puis à Paris, où il est l’élève de Jean-Léon Gérôme (1824-1904). Auprès de son maître, Vassili Vassilievitch Verechtchaguine développe une technique de peinture basée sur la précision et les détails.En 1867, le jeune artiste voyage au Turkestan pendant un an, puis de nouveau de 1869 à 1871 lors d’expéditions militaires. C’est pendant cette période qu’il s’oriente vers la peinture de guerre. Il emménage ensuite à Munich et commence à exposer sa peinture, d’abord à Londres en 1873, à Munich l’année suivante, puis encore en Angleterre en 1879. Le succès est tel qu’un marchand achète la quasi-totalité des œuvres proposées. Après cela, Vassili Vassilievitch Verechtchaguine voyage en Inde en 1875, s’installe en France, part en Bulgarie puis rencontre le succès en France dès 1880.

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine, la censure de L'Oublié

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine voyage énormément durant sa carrière de peintre et de soldat. Il ira également aux Philippines, aux États-Unis et au Japon, mais surtout en Asie Centrale et dans les Balkans à la fin des années 1860 et 1870 lors des campagnes russes. Bien que l’œuvre de l’artiste comporte aussi des paysages et des monuments, ce sont les scènes de bataille qui font de Verechtchaguine l’un des peintres les plus célèbres de son époque. Il est d’ailleurs désigné peintre officiel de l’armée.Les tableaux de l’artiste sont pour la plupart des témoignages de guerre, mais aussi des critiques de la conquête russe au Turkestan. Sa toile L’Oublié, qui représente un soldat russe laissé à l’abandon, est mal vu par les généraux qui accusent l’artiste de chercher à déshonorer l’armée. Indigné, Vassili Vassilievitch Verechtchaguine brûle son œuvre, que le musicien Modeste Moussorgski (1839-1881) tentera de ressusciter en musique en 1874 ; en vain, puisque la ballade est censurée. La Russie censurera deux autres pièces de l’artiste, qu’il brûlera aussi.

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine, orientalisme réaliste et sujets religieux

Vassili Vassilievitch Verechtchaguine propose une réalité crue dans ses tableaux, loin de l’exotisme rapporté par ses pairs, si bien qu’une partie de son travail n’a jamais été exposée. En 1884, l’artiste voyage en Syrie et en Palestine, où il se documente sur le Nouveau Testament. Mais sa représentation du Christ suscite la controverse en raison du réalisme jugé inconvenant et des traits sémitiques trop prononcés selon certains critiques.

La cote des œuvres de Vassili Vassilievitch Verechtchaguine

De réputation mondiale, Vassili Vassilievitch Verechtchaguine est un peintre orientaliste qui a contribué à rendre l’Asie centrale coloniale attrayante grâce à ses œuvres orientalistes. Il n’y a ni exotisme ni fantasmes dans ses tableaux, contrairement à de nombreux peintres de son époque qui s’inscrivent aussi dans ce mouvement. Verechtchaguine choisit quant à lui des sujets militaires qu’il retranscrit dans la plus stricte et cruelle réalité. Il consacre même une série à certains événements comme la période d’annexion des khanats de l’Asie centrale. Son style, étranger à l’art russe, entre alors dans la nouvelle école russe.Bien qu’ils soient plus rares, Vassili Vassilievitch Verechtchaguine a réalisé quelques dessins au crayon, notamment des croquis très précis et des études humaines. Ils sont estimés entre 8000 et 14 000 €. L’esquisse pour Procession Religieuse à Shush a été adjugée 11 500 € en 2014. Quant aux peintures de Vassili Vassilievitch Verechtchaguine, il faut compter entre 8 000 et 5 000 000 €. Son huile sur toile La Mosquée de Perle à Agra (vers 1870-1880), estimée entre 1 150 200 et 1 725 100 €, a été vendue en 2014 au prix de 4 300 000 €. Souvent, les tableaux de l’artiste voient leur prix s’envoler aux enchères, sans qu’il n’y ait de sujet privilégié, bien que les grands formats présentent naturellement une cote supérieure.

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(Illus.) Vassili Vassilievitch Verechtchaguine – L’Attaque surprise (1871), huile sur toile, 82 x 206,7 cm

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Estimation gratuite Youri Pavlovitch Annenkoff

Youri Pavlovitch Annenkoff

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Estimation et cote de l'artiste Youri Pavlovitch Annenkoff

Youri Pavlovitch Annenkoff (1889-1974), de son nom russe Iouri ou Iurii Pavlovitch Annenkov, et connu sous celui de Georges Annenkov ou Annenkoff, est un peintre, costumier et décorateur de cinéma né le 18 juillet 1889 à Petropavlovk. Il est une figure importante du cinéma européen de 1926 à 1966 et un peintre avant-gardiste au style plutôt surréaliste, quelques années déjà avant l’apparition officielle du mouvement.

Estimation gratuite Youri Pavlovitch Annenkoff

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Youri Pavlovitch Annenkoff, des études entre la Russie et la France

Depuis petit, Youri Pavlovitch Annenkoff est passionné par les décors de théâtre. Il intègre les Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg et en sort diplômé sans peine. Il aspire à devenir peintre et décorateur de théâtre. En 1911, il s’envole pour Paris et rencontre Marc Chagall (1887-1985) ainsi que Jean Pougny (1892-1956) en fréquentant l’atelier de l’artiste Félix Vallotton (1865-1925).Curieux de nature et intéressé par la culture quelle qu’elle soit, Youri Pavlovitch Annenkoff se rend ensuite en Bretagne avec Nadejda, sa sœur biologiste, pour y étudier les animaux marins. Durant ce séjour, le peintre russe réalise plusieurs huiles sur toile représentant des bretons et des maisons bretonnes. Son succès en tant que peintre ne tarde pas à fleurir puisque lorsqu’il retourne en Russie à partir de 1913, il commence déjà à exposer ses œuvres.

Youri Pavlovitch Annenkoff, pionnier de l'avant-garde

La première exposition des tableaux de Youri Pavlovitch Annenkoff est organisée pour les associations l’Union de la jeunesse et Mir iskousstva. Cette dernière prône par ailleurs le renouveau pictural russe en regroupant les différents domaines artistiques comme la décoration et le théâtre.Dans ces années-là, les portraits de Youri Pavlovitch Annenkoff présentent des caractéristiques surréalistes quelques années avant l’émergence de ce mouvement. Il peint aussi beaucoup de nus et de scènes érotiques. En 1921, Annenkoff commence à peindre sur différents supports et brosse plusieurs fois le portrait de la poétesse russe Anna Akhmatova (1889-1966).

Youri Pavlovitch Annenkoff, une carrière brillante dans le cinéma

En 1924, Youri Pavlovitch Annenkoff se marie avec Valentine Motyleff mais le couple est contraint de quitter l’Union soviétique. Ils emménagent à Paris et, sans pour autant abandonner la peinture et le dessin, le peintre russe s’engage comme costumier et décorateur pour la scène. Durant sa carrière, il contribuera à pas moins de soixante films et une centaine de pièces de théâtre et de ballets. Bien qu’il ne cesse jamais de peindre, c’est dans le cinéma que l’artiste s’illustrera le plus.Dans les années 1950, il est le costumier favori du réalisateur et cinéaste Max Ophüls (1902-1957), pour lequel il dessine et réalise les costumes de ses quatre derniers films. En 1954, Youri Pavlovitch Annenkoff est nommé à l’Oscar de la meilleure création de costumes pour le film de son ami, Madame de…. L’artiste travaille aussi avec Abel Gance et les plus grands noms du cinéma européen. Il ne quittera plus Paris ni même la France, et sera naturalisé peu de temps après son arrivée définitive dans la capitale.

La cote des œuvres de Youri Pavlovitch Annenkoff

Youri Pavlovitch Annenkoff est avant tout un costumier, du moins un « créateur de costumes » comme il aime le rappeler, ayant son métier en haute estime. Il conjugue plusieurs compétences pour habiller chaque acteur avec la même minutie, du figurant à la tête d’affiche, et un style qui témoigne de son génie dans le domaine. Mais Youri Pavlovitch Annenkoff est aussi un peintre qui illustre des livres pour les auteurs russes et français et brosse des portraits aux airs surréalistes voire cubistes. Il s’essaye également aux collages sur peinture et diversifie ses sujets pour puiser l’inspiration dans ce qui l’entoure. Annenkoff dessine aussi régulièrement et varie les techniques pour esquisser toutes ses réalisations, qu’il s’agisse de costumes, de portraits ou de décors de cinéma.Il existe quelques estampes et multiples signés G. Annenkov estimés entre 100 et 3000 €. Les dessins, aquarelles, pastels, gouaches et esquisses à l’encre de Youri Pavlovitch Annenkoff sont toutefois bien plus nombreux et vont de 200 à 250 000 €. À titre d’exemple, le Portrait de Vsevolod Meyerhold (1922) au crayon a été estimé entre 35 000 et 58 000 €, puis adjugé 1 200 000 € en 2012. Quant aux peintures de Youri Pavlovitch Annenkoff, principalement des huiles sur toile ou mixed media, les estimations vont de 4000 à 5 000 000 €. L’huile sur toile avec verre et plâtre Le Portrait d’Aleksandr Tikhonov (1922) est d’ailleurs vendu 4 425 400 € en 2014.

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Estimation gratuite Nicolas Tarkhoff

Nicolas Tarkhoff

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Tarkhoff

Nicolas Tarkhoff (1871-1930), de son nom complet Nicolas Alexandrovitch Tarkhoff ou Tarkhov, est né le 20 janvier 1871 à Moscou. C’est un peintre russe dont l’apprentissage et le succès arrivent sur le tard. Sa rencontre avec l’impressionnisme le pousse à explorer ce mouvement et à proposer de nombreuses toiles pointillistes. Il est aussi considéré comme un fauve impressionniste, voire comme l’un des précurseurs du Fauvisme pour son application de couleurs intenses, de coups de pinceau instinctifs, et sa peinture parfois très figurative.

Estimation gratuite Nicolas Tarkhoff

Prix des œuvres de Nicolas Tarkhoff

  • Peinture (huile sur toile) : entre 500 € et plus de 240 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre, dessin et techniques mixtes sur papier : entre 300 € et 40 000 €

  • Estampe, gravure, lithographie (plus rare sur le marché) : entre 100 € et 3 000 €

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Nicolas Tarkhoff, un accès à l'art tardif

Fils d’Alexandre Ivanov et d’Olga Féodorova, Nicolas Tarkhoff est issu d’une famille de commerçants financièrement aisés. Toutefois, ses parents décèdent tous les deux avant ses dix ans et le reste de sa famille s’oppose à son désir précoce de devenir peintre. Sa vocation est d’autant plus retardée qu’il réalise son service militaire à dix-huit ans puis s’engage professionnellement sur les Chemins de Fer de Brest-Litovsk.En 1894, alors âgé de vingt trois ans, Nicolas Tarkhoff tente l’examen d’entrée à l’École de peinture, sculpture et architecture de Moscou. Bien qu’elle soit réputée pour être moins conservatrice, le jeune homme est recalé à cause de son tempérament rebelle. Il passe trois ans à se former en voyageant puis devient l’élève, en 1897, du post-impressionniste Constantin Korovine (1861-1939), l’un des rares représentants de ce mouvement en Russie. Cette rencontre marque profondément Nicolas Tarkhoff.

Nicolas Tarkhoff, formation et premiers succès en Russie

Dans l’atelier de son maître, Nicolas Tarkhoff y fait la rencontre de Pavel Kouznetsov (1878-1968), Piotr Savvitch Outkine (1877-1934) et Nicolas Millioti (1874-1962), des peintres symbolistes russes qui lui inspireront quelques toiles comme La grande faucheuse. Il y fait également la connaissance du peintre impressionniste Valentin Serov (1865-1911). Tous, à leur manière, influenceront Tarkhoff. Il expose aux côtés d’une partie d’entre eux, dont son maître, lors de la 17ème exposition de la Société des Amis des Beaux-Arts de Moscou, en 1897.L’avis du public moscovite est favorable aux travaux de Nicolas Tarkhoff, qui attire même des critiques élogieuses. Malgré son succès en Russie, il souhaite aller plus loin dans son art et décide de se rendre à Munich en 1898 pour y rejoindre le cercle d’artistes russes. Cependant, ce n’est pas assez pour le jeune artiste qui, quelques mois plus tard, s’installe définitivement à Paris.

Nicolas Tarkhoff, les années parisiennes

Nicolas Tarkhoff parle déjà couramment français et son intégration est aisée. Il rejoint l’atelier de Jean-Paul Laurens (1838-1921) à l’Académie Julian en 1898 pour améliorer ses dessins mais son tempérament revêche le pousse à n’en faire qu’à sa tête. Il rejoint alors l’atelier de Luc-Olivier Merson (1846-1920) et visite les galeries où sont exposés les impressionnistes français, et par lesquels il est fasciné.La vie parisienne offre à Nicolas Tarkhoff des sujets qui l’enthousiasment, comme les boulevards bondés, les carnavals, les marchés ou les fêtes. De temps en temps, le peintre se rend en Bretagne pour y brosser des marines et des paysages. Il expose au Salon des Indépendants à partir de 1901, puis au Salon de la Société des Beaux-Arts et le Salon d’Automne. En rejoignant l’Union des Artistes russes, il expose aussi dans son pays natal. Une exposition lui est consacrée en 1906, dont le succès lui offre l’opportunité de se voir racheter toute sa production, mais Nicolas Tarkhoff juge le prix indécent. Le succès dure jusqu’à la Première Guerre mondiale et la Révolution bolchévique de 1917 qui freinent les ventes et l’empêchent d’exposer en Russie. Il luttera jusqu’à ses derniers jours contre la précarité et la maladie, mais son œuvre sera redécouverte dans les années 1960, lui assurant un succès durable.

La cote des œuvres de Nicolas Tarkhoff sur le marché de l'art

En dépit de ses débuts tardifs et d’une fin dans la misère en raison d’une maladie du larynx et de la crise artistique et immobilière, Nicolas Tarkhoff a malgré tout rencontré le succès et l’admiration durant sa vie d’artiste. Ses tableaux évoluent avec le temps, passant des grandes artères parisiennes occupées par la foule à des scènes intimistes constituées de portraits et de maternités, sujets que l’artiste affectionne et qui témoignent de son cadre familial. À l’origine impressionniste, Nicolas Tarkhoff manifeste toutefois quelques inspirations expressionnistes qui le qualifieront de Fauve impressionniste.Les dessins au pastel ainsi que les aquarelles de Nicolas Tarkhoff, lesquels sont principalement des paysages de nature, sont estimés entre 50 et 20 000 €. Quant à la valeur des peintures de l’artiste, qu’il s’agisse des huiles sur toile ou sur carton, il faut compter entre 600 et 30 000 €. À titre d’exemple, son tableau impressionniste Les Travaux des Champs est estimé entre 300 000 et 400 000 €. Son huile sur toile Carnaval de Rue, Paris, plus figurative, est évaluée entre 40 000 et 62 800 €, puis adjugée 193 300 € en 2011. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Nicolas Tarkhoff et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Nicolas Tarkhoff en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Nicolas Tarkhoff – Sur la plage, Soulac sur mer, huile sur carton, 26 x 37 cm

Reconnaître la signature de Nicolas Tarkhoff

Savoir reconnaître la signature de Nicolas Tarkhoff est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre russe de l’École de Paris, apprécié pour ses paysages, ses vues de villages et ses scènes de la vie quotidienne aux harmonies lumineuses. Sur ses huiles sur toile et ses œuvres sur papier — telles que ses vues de Montmartre, de la campagne française et ses intérieurs intimistes exposés au début du XXᵉ siècle dans les galeries parisiennes — Tarkhoff signe généralement « N. Tarkhoff » ou « Tarkhoff », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive souple et lisible, utilisant une teinte sombre (brun, noir ou rouge foncé) qui se détache de sa palette claire et vibrante. Sur ses études et dessins, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, homonymies et attributions incertaines, faire vérifier la signature de Nicolas Tarkhoff par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Nicolas Tarkhoff.

Expertise signature Nicolas Tarkhoff
Signature Nicolas Tarkhoff

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Estimation gratuite Abdur Rahman Chughtai

Abdur Rahman Chughtai

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Estimation et cote de l'artiste Abdur Rahman Chughtai

Abdur Rahman Chughtai (1894-1975) est l’une des figures majeures de l’art moderne en Asie du Sud. Né à Lahore, il a développé un univers immédiatement reconnaissable, nourri par les miniatures mogholes et persanes, la poésie ourdoue, l’histoire islamique et les lignes souples de l’Art nouveau. Ses personnages aux silhouettes allongées, ses couleurs délicates et ses scènes empreintes de poésie ont donné naissance au style Chughtai.

Les aquarelles et gouaches originales de Chughtai sont les œuvres les plus recherchées. Leur prix peut dépasser 100 000 €, tandis que ses eaux-fortes et aquatintes permettent d’aborder son travail à des montants plus accessibles. L’attribution reste toutefois délicate, car les reproductions, les impressions tardives et les œuvres simplement inspirées de l’artiste sont nombreuses.

Vous possédez une peinture, un dessin ou une estampe d’Abdur Rahman Chughtai ? Estimon’Objet vous accompagne pour en déterminer la nature et la valeur. Notre équipe constitue votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection.

Estimation gratuite Abdur Rahman Chughtai

Prix des œuvres d’Abdur Rahman Chughtai

  • Aquarelle, gouache, tempera ou lavis original : de 3 000 € à plus de 180 000 €

  • Dessin, étude ou œuvre de petit format sur papier : de 1 000 € à plus de 35 000 €

  • Eau-forte, pointe sèche ou aquatinte : de 300 € à plus de 8 000 € par épreuve

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Abdur Rahman Chughtai, il faut d’abord déterminer s’il s’agit d’une aquarelle originale, d’une gouache, d’un dessin à l’encre, d’une eau-forte ou d’une reproduction. Les experts examinent la finesse du trait, les lavis, le papier, les dimensions, la signature, les inscriptions et les éventuelles indications de titre. Des photographies de la face, du revers et de l’œuvre hors de son cadre, lorsque cela est possible sans risque, facilitent cette première étude.

Les experts d’Estimon’Objet recherchent ensuite les éléments propres au style de Chughtai et comparent l’œuvre aux compositions documentées. Ils étudient aussi la provenance, l’état de conservation et les anciennes étiquettes. Cette analyse permet d’établir une première attribution et une estimation conforme au marché, sans confondre l’estimation sur photographies avec une authentification officielle.

La cote d’Abdur Rahman Chughtai sur le marché de l’art

La cote d’Abdur Rahman Chughtai repose principalement sur ses œuvres originales sur papier. Les grandes compositions figuratives, les sujets moghols, les personnages féminins et les œuvres liées à la poésie ou à l’histoire du sous-continent atteignent les prix les plus élevés. Les estampes possèdent également un marché actif, mais leur valeur varie fortement selon le tirage et la qualité d’impression.

La cote des grandes aquarelles, gouaches et peintures au lavis

Les grandes compositions originales de Chughtai constituent la catégorie la plus recherchée. Les collectionneurs privilégient les œuvres richement travaillées, avec plusieurs personnages, des étoffes détaillées et un sujet tiré de l’histoire moghole, de la poésie ou de la mythologie. Les pièces dotées d’une provenance ancienne peuvent atteindre des montants supérieurs à 100 000 €.

Voici quelques résultats de vente de référence :

  • Yassoda (1930) : cette composition majeure a été adjugée à New York en mars 2023 pour 195 300 $, soit environ 180 000 €.
  • Mughal (non daté) : cette aquarelle sur carton a été vendue lors d’une vente organisée en Inde en juin 2024 pour 132 000 $, soit environ 123 000 €.
  • The Tutor (non daté) : cette gouache sur carton de petit format a été adjugée à New York en septembre 2021 pour 37 500 $, soit environ 32 000 €.

Le prix d’une aquarelle d’Abdur Rahman Chughtai dépend du sujet, du niveau de détail, de la fraîcheur des couleurs et de la provenance. Les grandes figures féminines et les scènes mogholes restent généralement les plus recherchées.

La cote des dessins, études et œuvres de petit format

Les dessins et œuvres de petit format de Chughtai présentent une cote plus accessible, mais les feuilles abouties peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les collectionneurs recherchent les portraits, les jeunes femmes, les musiciens et les figures issues des traditions littéraires de l’Inde et du Pakistan.

Voici quelques résultats de vente de référence :

  • Untitled (Hasrat Stare) (vers 1960) : cette aquarelle sur papier a été adjugée à New York en mars 2013 pour 37 500 $, soit environ 29 000 € à la date de la vente.
  • Untitled (Girl with Instrument) (non daté) : cette aquarelle sur papier a été vendue à New York en septembre 2013 pour 32 500 $, soit environ 24 500 €.
  • Untitled (non daté) : une composition à l’encre et à l’aquarelle, signée en ourdou, a atteint 37 500 $ lors d’une vente internationale.

Le prix d’un dessin d’Abdur Rahman Chughtai dépend de son degré d’achèvement, de la précision du trait et de la présence de couleurs. Une étude rapide ou une feuille abîmée reste généralement sous les résultats obtenus par les compositions complètes.

La cote des eaux-fortes, pointes sèches et aquatintes

Les eaux-fortes et aquatintes de Chughtai occupent une place importante dans son œuvre. Certaines épreuves ont été tirées en plusieurs exemplaires et peuvent présenter des différences de papier, d’encrage ou d’état. Les estampes signées et titrées au crayon, dotées de marges complètes et d’une provenance connue, sont les plus recherchées.

Voici quelques résultats de vente de référence :

  • Village Maiden, The Romance, Sunder et In the Rain (dates non précisées) : cet ensemble de quatre eaux-fortes a été adjugé à Londres en juin 2013 pour 27 500 £, soit environ 32 000 €.
  • Sunder (non daté) : une épreuve sur papier a été vendue à New York en septembre 2011 pour 8 125 $, soit environ 5 900 €.
  • Two Earth et Dupatta (vers le milieu du XXe siècle) : cet ensemble de deux eaux-fortes a été adjugé à New York en mars 2021 pour 5 000 $, soit environ 4 200 €.
  • End of the Journey (non daté) : cette eau-forte signée et titrée a été vendue à New York en mars 2021 pour 4 750 $, soit environ 4 000 €.

Le prix d’une estampe d’Abdur Rahman Chughtai dépend du nombre d’épreuves connues, de la qualité de l’encrage, de la présence de la signature et de l’état des marges. Une reproduction photomécanique possède une valeur très inférieure à celle d’une véritable eau-forte.

Comment reconnaître une œuvre d’Abdur Rahman Chughtai ?

Les personnages de Chughtai possèdent souvent un visage fin, des yeux étirés ou baissés, des doigts très longs et une silhouette élancée. Les vêtements dessinent de grandes courbes souples, tandis que les cheveux, les voiles et les bijoux sont traités avec une grande précision. Les personnages semblent calmes, parfois absorbés par la lecture, la musique ou la contemplation.

La ligne joue un rôle essentiel. Chughtai trace les contours avec une grande finesse, puis ajoute des couches légères d’aquarelle ou de lavis. Les couleurs restent généralement douces : bleu, vert, ocre, rose pâle ou brun. Certains détails plus soutenus mettent en valeur une étoffe, une fleur, un bijou ou le regard d’un personnage.

Les décors comprennent régulièrement des terrasses, des arcs moghols, des jardins, des fleurs stylisées ou des intérieurs peu meublés. L’artiste laisse volontiers certaines parties du papier presque nues. Cet équilibre entre les zones colorées et les espaces clairs constitue un bon indice, mais il ne suffit pas à confirmer seul l’authenticité d’une œuvre.

Reconnaître la signature d’Abdur Rahman Chughtai

Abdur Rahman Chughtai a signé ses œuvres de plusieurs manières. Sur les aquarelles et les gouaches, on trouve notamment les inscriptions « Rahman Chughtai », « Chughtai » ou une signature rédigée en caractères ourdous. Certaines œuvres portent également la mention « Chughtai Lahore ».

La signature apparaît souvent dans la partie inférieure de la composition. Sur les eaux-fortes, l’artiste peut signer et inscrire le titre au crayon dans la marge basse. Cette position permet de distinguer une signature manuscrite d’un nom directement imprimé dans l’image.

Il faut toutefois rester prudent : les variantes sont nombreuses et certaines reproductions portent une signature reproduite mécaniquement. Une signature de Chughtai doit toujours être étudiée avec le papier, la technique, la provenance et la qualité de l’œuvre. Elle ne constitue jamais une preuve suffisante à elle seule.

Expertise signature Abdur Rahman Chughtai
Signature Abdur Rahman Chughtai

Œuvre d’Abdur Rahman Chughtai : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur, examine d’abord la technique employée. Sur une aquarelle, il recherche les lavis transparents, les superpositions de couleurs et le trait d’encre très fin qui délimite les visages, les mains et les vêtements. Une couleur trop opaque, un contour hésitant ou un papier récent peuvent l’amener à approfondir l’examen.

Il étudie ensuite les proportions des personnages. Chez Chughtai, les mains, le cou et les silhouettes sont volontairement allongés, mais les gestes restent souples. Les yeux, les sourcils et la ligne du nez sont dessinés avec peu de traits. Une copie reprend parfois les mêmes sujets, mais perd cette finesse dans les visages et les extrémités.

Pour une estampe, l’expert observe l’empreinte laissée par la plaque, la qualité de l’encrage, les marges et la signature au crayon. Il vérifie aussi si le titre correspond aux compositions connues. Lorsque l’œuvre le nécessite, Estimon’Objet peut solliciter un spécialiste de l’art moderne d’Asie du Sud afin de compléter l’étude.

Abdur Rahman Chughtai, figure majeure de l’art moderne pakistanais

Abdur Rahman Chughtai naît à Lahore le 21 septembre 1894, même si certaines publications retiennent l’année 1897. Il grandit dans une famille de décorateurs, artisans et architectes. Après des études à la Railway Technical School, il rejoint en 1911 la Mayo School of Arts de Lahore, aujourd’hui connue sous le nom de National College of Arts. Il travaille ensuite comme photographe, professeur de dessin et instructeur en chromolithographie.

Sa première œuvre publiée paraît en 1916 dans la revue Modern Review. Il expose en 1920 auprès de la Punjab Fine Art Society, puis participe aux activités de l’Indian Society of Oriental Art. En 1927, il publie le Muraqqa-i-Chughtai, un ouvrage illustré consacré à la poésie de Mirza Ghalib. Cette publication joue un rôle décisif dans sa reconnaissance. Durant les années 1930, il séjourne également à Londres, où il approfondit sa pratique de l’eau-forte.

Après la création du Pakistan en 1947, Chughtai devient l’un des principaux représentants culturels du nouveau pays. Il conçoit une série de timbres en 1951 et participe plus tard à la création du logo de la télévision pakistanaise. Il reçoit plusieurs distinctions nationales, dont le Pride of Performance et le Hilal-i-Imtiaz. Il meurt à Lahore le 17 janvier 1975, laissant une œuvre devenue incontournable dans l’histoire de l’art pakistanais.

Ne retirez pas une œuvre de Chughtai de son montage sans l’avis d’un professionnel. Certaines aquarelles et estampes anciennes sont collées sur un carton ou maintenues par des montages fragiles. Une mauvaise manipulation peut déchirer le papier ou faire disparaître une inscription importante.

Photographiez attentivement la marge inférieure. C’est souvent à cet endroit que se trouvent la signature, le titre et parfois une indication supplémentaire. Pour une estampe, une photographie prise en lumière rasante peut aussi révéler la marque de la plaque, élément essentiel pour différencier une eau-forte d’une reproduction.

Pour obtenir une estimation de votre œuvre d’Abdur Rahman Chughtai, transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des marges, avec les dimensions et les informations de provenance. Estimon’Objet vous accompagne de l’expertise à la valorisation de votre œuvre, dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

En lien avec Abdur Rahman Chughtai

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Asie

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TIBET, XVIe siècle Groupe en bronze à patine brune, représentant la divinité Chakrasamvara debout terrassant ses ennemis, sur une base ovale à double

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NEPAL, XIXe siècle Groupe en bronze doré représentant Padmasambhaya assis sur une base en forme de bouton de lotus reposant elle-même sur un quadruple

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