Estimation gratuite Félicien Rops

Félicien Rops

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Estimation et cote de l'artiste Félicien Rops

Félicien Rops (1833-1898), né Félicien Victor Joseph Rops à Namur le 7 juillet 1833, est un artiste peintre, illustrateur, dessinateur et graveur d’origine belge. Sa notoriété est basée sur ses talents de dessinateur et son tempérament sulfureux qui a souvent frisé la provocation et parfois défrayé la chronique. Ses mises en scène, surtout lorsqu’elles concernent la femme, sont alors humoristiques, sensuelles ou insolentes. Rops n’a aucun tabou et utilise l’art pour s’exprimer sans retenue, loin des convenances bourgeoises.

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Félicien Rops, la cage dorée

Fils unique de Sophie Maubille (1794-1872) et Nicolas-Joseph Rops (1782-1849), Félicien Rops grandit dans un climat bourgeois qui leur permet de vivre aisément dans un hôtel de maître. En 1838, il rentre au Collège Notre-Dame de la Paix chez les Jésuites, où il se lie d’amitié avec Octave Pirmez (1832-1883), tout en bénéficiant en parallèle d’un enseignement privé à domicile. Ses résultats scolaires l’amènent à recevoir le premier prix d’excellence en 1844.En 1849, Félicien Rops intègre l’Athénée royal de Namur pour y poursuivre ses études, tout en prenant des cours de peinture avec Ferdinand Marinus (1808-1890), enseignant et directeur de l’académie de peinture. Plus tard dans l’année, le père de Félicien Rops décède et le jeune homme se retrouve placé chez son cousin, qu’il décrit comme sermonnaire et inflexible. Plus il est bridé, plus le garçon rêve de liberté, loin de la bourgeoisie de la ville.

Félicien Rops, une carrière d'illustrateur

En 1851, Félicien Rops étudie la philosophie préparatoire au droit à l’Université libre de Bruxelles, non pas dans le but d’obtenir un diplôme mais davantage pour profiter de ce milieu où la créativité est en ébullition. Il est invité à rejoindre le cercle littéraire Les Joyeux, dans lequel se trouve déjà Charles De Coster (1827-1879), écrivain qui deviendra l’un de ses plus proches amis. Il crée aussi un hebdomadaire tout en poursuivant sa formation en peinture auprès d’artistes d’avant-garde.Les premières réalisations artistiques de Félicien Rops sont des caricatures qui paraissent dans un journal. L’une d’elles fait d’ailleurs scandale et provoque la colère d’un fils d’officier de l’Empire. Le jeune homme se dirige alors vers l’illustration et commence par dessiner pour les œuvres de son ami écrivain De Coster. Très vite, le succès lui ouvre les portes de Paris, de la Société libre des beaux-arts de Bruxelles ainsi que de la Société des agathopèdes, dont il est aussi membre. En 1884, il expose au premier salon des XX avec La Tentation de saint Antoine (1878), qui provoque un nouveau scandale. L’année suivante, il est élu membre du Groupe des XX avec Anna Boch (1848-1936).

Félicien Rops

Lors de ses années à Paris, Félicien Rops découvre le journalisme et la vie parisienne. Il fréquente les cercles artistiques et intellectuels au café Larochefoucauld et au café Guerbois. Homme connu pour ses infidélités, il quitte définitivement la Belgique où se trouve son épouse pour s’installer à Paris et découvrir, d’une part, les bas-fonds de la capitale, et d’autre part les rassemblements d’artistes et écrivains.Tout au long de sa vie, il s’investit dans le journalisme et ne cesse d’illustrer tous types d’ouvrages, notamment les textes censurés. En 1884, Félicien Rops s’installe à Essonnes et se plonge dans la botanique, passion héritée de son défunt père. Il est décoré de la Légion d’honneur en 1889 et poursuit ses activités d’artiste jusqu’à ses derniers jours.

La cote des œuvres de Félicien Rops

Artiste protéiforme, davantage connu pour ses illustrations et ses gravures que pour ses peintures, Félicien Rops a marqué l’Europe avec ses œuvres non conventionnelles. Issu de la bourgeoisie où tout doit être parfaitement lisse et à sa place, l’artiste cherche à se libérer de ce carcan dans lequel la société s’engonce. En s’exprimant sans aucun tabou, qu’il s’agisse de sexualité, de mort, des écritures saintes ou bien de l’homme et de la femme, il se défait des valeurs convenues avec lesquelles il a été forcé de cohabiter toute sa jeunesse. Sollicité pour illustrer les recueils censurés, il prend volontiers le rôle de l’artiste provocateur en ayant pour adage : « Rops suis, vertueux ne puis, hypocrite ne daigne ».L’œuvre de Félicien Rops comprend quelques multiples, notamment des eaux-fortes et héliogravures estimées entre 100 et 8 000 €. Sa série Les Sataniques (vers 1880) est probablement l’ensemble de gravures le plus connu de l’artiste. Avant tout illustrateur, les dessins de Félicien Rops sont estimés entre 1 000 et 209 000 €. Aquarelle, pierre noire, gouache, pastel, charbon ou encore crayon : Rops use de toutes les techniques, même mixtes. Son dessin Coin de rue, quatre heures du matin (Parodie humaine), mélange d’aquarelle, de craie et de pastel a été estimé entre 140 000 et 209 000 €, pour être adjugé 106 000 € en 2008. Quant aux peintures de Félicien Rops, plus rares, il s’agit plutôt de paysages à l’huile, à l’opposé de ses productions inconvenantes. La peinture étant son refuge en fin de vie, il aura apprécié brosser quelques tableaux calmes. Il faut compter entre 40 et 20 000 € pour un tableau de Félicien Rops. Son huile sur toile Bord de Seine (vers 1878), estimée entre 15 000 et 18 000 €, a été adjugée 18 750 € en 2008.

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(Illus.) Félicien Rops – La Dame au pantin (1877), aquarelle, crayons de couleur et rehauts de gouache sur une esquisse au crayon, 40 x 28 cm

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Estimation gratuite Edward Burne-Jones

Edward Burne-Jones

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Estimation et cote de l'artiste Edward Burne-Jones

Edward Burne-Jones (1833-1898), né Edward Coley Burne Jones le 28 août 1833 à Birmingham, est un peintre et designer britannique associé aux préraphaélites tardifs. Attiré par la littérature romantique ainsi que les mythes et légendes, il se distingue des autres peintres par ses affiliations au style esthétique britannique ainsi qu’au symbolisme qui, très vite, lui permettent de trouver sa propre identité.

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Edward Burne-Jones, un voyage crucial

Edward Burne-Jones est le fils du Gallois Edward Richard Jones et d’Elizabeth Jones, décédée moins d’une semaine après sa naissance. Son père l’élève seul, avec l’aide de leur gouvernante. Il fréquente le lycée King Edward VI en 1844, où il se révèle doué en mathématiques, mais également en dessin. Son entourage scolaire remarque bien vite ses portraits, si bien qu’il intègre la Birmingham School of Art de 1848 à 1852, avant de finalement réaliser des études de théologie au Collège d’Exeter d’Oxford à partir de l’année suivante.Là-bas, Edward Burne-Jones se fait comme ami William Morris (1834-1896), avec lequel il collaborera de nombreuses fois et qui restera loyal jusqu’à la fin de ses jours. Avec d’autres étudiants, ils fondent la société The Brotherhood, une confrérie axée autour de l’église, du Moyen Âge et des œuvres de John Ruskin (1819-1900) et d’Alfred Tennyson (1809-1892). En 1855, il part avec Morris dans le nord de la France. Ce voyage est décisif pour Burne-Jones, puisque lorsqu’il revient en Angleterre, il est résolu à devenir peintre. Pour cela, il abandonne ses études et part s’installer à Londres en 1856.

Edward Burne-Jones, l'influence de Rossetti

L’appartement qu’il loue à Londres, autrefois occupé par Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), signe la première rencontre d’Edward Burne-Jones avec l’artiste, bien qu’il fût au fait de son œuvre bien avant. Rossetti dira de Jones que ses créations sont des merveilles et lui donnera quelques cours privés, bien qu’il admette très vite ne plus rien pouvoir apprendre à son élève.Les premières années en tant qu’artiste, Edward Burne-Jones subvient à ses besoins en concevant des vitraux pour divers fabricants, ce qui lui permettra de devenir le dessinateur principal de la société crée par son ami Morris.

Edward Burne-Jones, de l'aquarelle à l'huile

En 1862, Edward Burne-Jones se rend pour la deuxième fois en Italie et commence à développer son identité. L’influence de Rossetti est toujours présente mais moindre, si bien que le style de l’artiste est un mélange emprunté aux primitifs italiens et au préraphaélisme de son professeur.Dans les années 1870, Edward Burne-Jones est au cœur de deux scandales qui l’ébranlent. Ayant quitté la Old Watercolour Society, il commence à peindre des tableaux à l’huile, ce qui ne manque pas de faire évoluer sa cote de popularité. Ses œuvres sont très appréciées, notamment en France, puisqu’il les présente à l’Exposition universelle de 1878 à Paris. Dans les années 1880, il réalise plusieurs travaux de décoration pour la compagnie de William Morris et devient membre, en 1885, de l’Académie Royale de peinture. Il n’y exposera qu’une fois pour démissionner en 1893. L’année suivante, il est élevé au rang de baronnet par le premier ministre, qui le reconnaît comme un peintre majeur du préraphaélisme tardif.

La cote des œuvres d'Edward Burne-Jones

Edward Burne-Jones s’affranchit très vite de l’influence de son maître en développant son propre style. Il apprend rapidement et s’entraîne de manière acharnée pour progresser, bien qu’il conserve l’influence de Rossetti de nombreuses années avant de trouver sa voie. Ses aquarelles ont un tel succès qu’il exposa durant sept ans ses œuvres dans la même galerie avant de commencer à peindre à l’huile. Edward Burne-Jones a également beaucoup contribué à l’art décoratif au travers de sa conception de vitraux, de la même manière qu’il était connu pour ses décors et costumes de théâtre ainsi que ses illustrations. Son œuvre a beaucoup influencé la peinture française, notamment les symbolistes.Edward Burne-Jones laisse en héritage quelques estampes, à savoir des photogravures, estimées entre 90 et 1 000 €. Ses dessins sont surtout des études et des esquisses préparatoires mais ses aquarelles constituent ses œuvres principales. Ainsi, les prix vont de 500 à 5 800 000 €, comme en atteste l’œuvre Amour au milieu des ruines (1894) réalisée à l’aquarelle, à la gouache et à la gomme arabique, estimée entre 3 500 000 et 5 800 000 €, puis adjugée 16 808 540 € en 2013. Quant aux peintures d’Edward Burne-Jones, dont les huiles sont moins courantes, les prix vont de 21 400 à 3 500 000 €. Le tableau The Prince entering the Briar Wood (1869), évalué entre 2 320 000 et 3 500 000 €, est vendu 2 811 000 € en 2021.

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(Illus.) Edward Burne-Jones – Amour au milieu des ruines (1894), aquarelle, gouache et gomme arabique sur papier, 96,5 x 152,4 cm

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Estimation gratuite John Everett Millais

John Everett Millais

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Estimation et cote de l'artiste John Everett Millais

John Everett Millais (1829-1896), 1er baronnet, est un peintre et illustrateur né à Southampton le 8 juin 1829. Il fait partie du mouvement préraphaélite, désireux de restaurer la beauté des primitifs, tout en explorant les thèmes de la littérature de Shakespeare (-1616) ainsi que les légendes du Moyen Âge. Il est principalement connu pour son œuvre majeure, Ophélie (1851-52), aux accents symbolistes et à la nature si minutieuse.

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John Everett Millais, la naissance des préraphaélites

Fils de John William Millais et Emily Mary Millais, née Evermy, John Everett Millais a passé une partie de sa petite enfance à Jersey avant que sa famille et lui ne déménagent en Bretagne, à Dinan. Dès son plus jeune âge, il est attiré par l’art et soutenu par sa mère, elle-même passionnée par ce domaine. En voyant les capacités de son fils, elle suggère un autre déménagement, mais cette fois à Londres, pour favoriser les contacts à la Royal Academy of Art, école britannique qu’il intègre à onze ans en raison de son talent précoce.Il y fait rapidement la connaissance de Dante Gabriel Rossetti (1828-1882) et William Holman Hunt (1827-1910), avec lesquels il fonde en 1847 la Confrérie préraphaélite, un mouvement qui considère les maîtres italiens du XVe siècle comme étant les peintres à imiter, en signe de contestation du conformisme académique britannique. Le réalisme remplace l’esthétique lisse et idéalisée du classicisme encore en vigueur en Angleterre, qui cherche à poursuivre la tradition classique.

John Everett Millais, mariage et changement de style

Les œuvres de John Everett Millais deviennent vite populaires, bien que quelques-unes soient controversées. Globalement, les éléments naturalistes de ses peintures attirent un public friand de ces détails. Si les préraphaélites ont connu leurs détracteurs, le critique John Ruskin (1819-1900) s’est chargé de les défendre tout en encourageant le mouvement à prendre de l’ampleur. Devenus bons amis, Ruskin présente sa femme Effie Ruskin (1828-1897), née Gray, à Millais. Mais lorsqu’elle pose pour le peintre, les deux tombent amoureux. Elle annule son mariage non consommé avec le critique pour se marier avec Millais, en dépit du scandale, et ont par la suite huit enfants ensemble.Suite à son mariage avec Effie, John Everett Millais a commencé à délaisser le préraphaélisme et les nombreux détails pour un style plus libre et large. D’aucuns disent que sa femme a poussé le peintre à préférer cette manière pour vendre davantage et subvenir aux besoins de sa famille, mais Millais lui-même disait se sentir plus audacieux de cette manière.

John Everett Millais, une peinture plus libre

À la fin des années 1850, les peintures de Millais montrent des blocs harmonieux de couleurs très proches du symbolisme, lesquels laissent deviner un premier pas dans le mouvement britannique de l’esthétisme. Toutefois, dans les années 1870, les thèmes historiques prennent de l’ampleur dans l’œuvre de l’artiste et l’influence des anciens maîtres tels que Diego Vélasquez (1599-1660), Rembrandt (1606-1689) et Joshua Reynolds (1723-1792) est présente. À la fin des années 1880, ses peintures d’enfants sont populaires.De 1870 jusqu’au crépuscule de sa vie, John Everett Millais s’est plu à peindre des paysages témoignant de son nouveau style. Il accorde toujours de l’importance aux détails importants, qui témoignent de son observation fine, mais ne passe plus autant de temps à les multiplier. Progressivement, il s’éloigne du Moyen Âge et de la littérature pour représenter ce qu’il a devant les yeux Ses dernières années sont d’ailleurs consacrées aux portraits. Il est le premier artiste doté d’un titre de noblesse héréditaire, lorsqu’il est fait baronnet en 1885 par la reine Victoria, avant de devenir président de l’Académie royale en 1896.

La cote des œuvres de John Everett Millais

John Everett Millais est un préraphaélite convaincu pendant de nombreuses années. Il prend toutefois du recul sur les thèmes lyriques et la confrérie au début des années 1850 pour se concentrer sur la vie réelle, sa famille et les scènes mondaines. Ce choix a été largement condamné par de nombreux critiques, accusant l’artiste de se vendre pour gagner un nom et de l’argent. Toutefois, Millais disait qu’il se sentait simplement plus audacieux en tant que peintre. Cela ne l’a jamais empêché de continuer à admirer les anciens maîtres et à peindre des thèmes historiques.L’œuvre de John Everett Millais se compose de dessins, d’illustrations et de peintures. Ses dessins et aquarelles, plutôt rares sur le marché de l’art, sont souvent des portraits, des croquis de scènes de genre ou bien des études préparatoires accompagnées de texte. Ils sont estimés entre 800 et 7 000 €, comme en témoigne son dessin Studies of Emma Moreland for Tennyson’s Edward Gray au crayon, évalué entre 2 320 et 3480 €, et vendu 3 900 € en 2007. Quant aux peintures de John Everett Millais, il faut compter entre 700 et 3 500 000 €. Ses petits paysages sont les moins cotés, tandis que ses portraits, notamment de jeunes filles, sont plutôt appréciés.

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(Illus.) John Everett Millais – Ophelia (1851-51), huile sur toile, 76,2 x 111,8 cm

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Estimation gratuite Edvard Munch

Edvard Munch

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Estimation et cote de l'artiste Edvard Munch

Edvard Munch (1863-1944) est un peintre et graveur né le 12 décembre 1863 à Ådalsbruk, en Norvège. Pionnier de l’expressionnisme, malgré une reconnaissance tardive, il est surtout célèbre pour son tableau Le Cri. De constitution fragile et marqué par les drames, la maladie et la mort autour de lui, Edvard Munch délivre une peinture mélancolique et morbide : c’est-à-dire profondément symboliste.

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Edvard Munch, l'appel de la peinture

Edvard Munch est le fils du médecin militaire Christian Munch (1817-1889) et de Laura Cathrine Bjølstad (1837-1868). Bien que ses parents soient issus de familles riches, ils vivent tous deux modestement. Munch a également plusieurs frères et sœurs mais la maladie et la mort frappent vite la sphère familiale. Lui-même chétif et fragile, il est, avec sa soeur Inger, l’un des seuls à survivre, et par extension l’un des seuls à subir le deuil répété.Il doit déménager régulièrement selon les affectations de son père mais va à l’école de la cathédrale de Christiania. En 1880, alors âgé de seize ans, il décide qu’il sera peintre. Son père s’y oppose, le force à réaliser des études d’ingénierie, mais le laisse pratiquer la peinture comme un passe-temps. Edvard Munch affronte les colères de son père pour se consacrer à la peinture et parvient à pratiquer dans un atelier loué par des étudiants sans le sou.

Edvard Munch, le soutien d'un peintre

Pendant qu’il déserte ses cours d’ingénierie, Edvard Munch en profite pour suivre les cours de nu à l’école royale de dessin. Là-bas, il est corrigé et soutenu par Christian Krohg (1852-1925), un peintre naturaliste renommé. Avec ses amis, ils appuient la demande de Munch auprès du ministère pour qu’il puisse obtenir une bourse d’études dans l’art. Grâce à eux, le jeune homme intègre l’école royale de design en 1885.La même année, il se rend à Paris et réalise son premier tableau. Bien que la critique ne soit pas bonne, Munch considère qu’il doit sa carrière à cette première œuvre, que tout découle d’elle. En 1889, alors qu’il est de nouveau à Paris, il apprend le décès de son père dans un journal norvégien. À partir de cette année, il rejoint un cercle d’anarchistes radicaux et décide de peindre sa propre vie, en explorant ses émotions les plus sombres.

Edvard Munch, la gloire et la dépression

Lorsqu’il est en France, Edvard Munch lâche le néoromantisme pour s’essayer à l’impressionnisme et au pointillisme dans le but de retranscrire les émotions autrement que par l’esthétique. Les œuvres réalisées à la suite de son séjour sont présentées en 1892 lors de l’exposition de l’Union artistique berlinoise, mais ses travaux sont considérés comme une provocation anarchiste et l’exposition est annulée. Toutefois, c’est grâce à ce scandale que Munch se fait un nom à Berlin. Il rejoint un cénacle composé de nombreux Scandinaves avant de revenir en France en 1896.L’artiste cherche à se diversifier lors de cette période. Il réalise beaucoup de lithographies en couleurs, une gravure sur bois, des affiches de théâtre et des illustrations pour un journal. Il peint en parallèle une frise ainsi que des tableaux influencés par les nabis. En 1902, il expose sa frise achevée à l’exposition de Sécession de Berlin qui lui apporte le succès. Mais les années qui suivent ne sont pas de tout repos : femmes, alcool et jeux font partie de son quotidien. Sa dépression, qui lui cause des hallucinations, le pousse à subir une électrothérapie pour se ressaisir.En meilleure forme, il reprend ses activités et est promu chevalier de l’ordre de Saint-Olaf en 1908. Il peint davantage et vend suffisamment pour s’offrir une propriété qu’il ne cesse d’étendre pour peindre en plein air. Malheureusement, un problème oculaire en 1930 le contraint à freiner. Au début de 1940, son art est considéré comme dégénéré par les nazis. Il décède quelques années plus tard, affaibli par sa santé fragile et ce sentiment de trahison par l’Allemagne, qu’il considérait comme sa seconde maison, bien qu’il fût résolument antifasciste.

La cote des œuvres d'Edvard Munch

D’aucuns disent qu’Edvard Munch est un peintre des émotions, des plus pures comme des plus sombres. Il représente le plus souvent ses propres démons, ses névroses et ses excès qui prennent l’apparence de la maladie ou de la mort. Ses angoisses et ses souffrances sont omniprésentes dans ses peintures, à chaque fois plus profondes quand il perd un proche ou vit une histoire passionnelle qui se termine dans la violence. Taxé d’artiste dégénéré par les nazis, consumé par une vie de bohème et des problèmes de santé depuis son enfance, Edvard Munch s’inscrit dans le grand catalogue des artistes torturés. Précurseur de l’expressionnisme, bien qu’il soit reconnu tardivement, l’artiste rompt magistralement avec le naturalisme pour offrir une œuvre psychologique et symboliste, fondamentalement expressionniste.Edvard Munch laisse des dessins, des peintures, des sculptures et des croquis parfois sur des feuilles volantes. Avec peu ou pas de mots mais de nombreuses images, il exprime ses émotions sur tous les supports. Ses dessins et aquarelles sont estimés entre 2 500 et 180 000 €, bien que l’une des versions de Le Cri (1895), réalisée aux pastels, fut adjugée 119 922 500 € en 2012. Les estampes d’Edvard Munch, très nombreuses, vont de 550 à environ 813 000 €. Son aquatinte à la pointe sèche Young Woman on the Beach (1896), estimée entre 580 000 et 813 000 €, a été vendue 2 479 000 € en 2013. Quant aux peintures d’Edvard Munch, elles sont estimées entre 18 000 et 44 000 000 €. Si l’une des versions de Le Cri a été vendue 120 000 000 € en 2012, un record à cette époque, d’autres tableaux enregistrent des prix forts. C’est le cas de Girls on the Bridge (1902), une huile sur toile vendue 54 487 500 € en 2016.

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(Illus.) Edvard Munch – Vampire (1893), huile sur toile, 80,5 x 100,5 cm

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Estimation gratuite Eugene Delacroix

Eugène Delacroix

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Estimation et cote de l'artiste Eugène Delacroix

Eugène Delacroix (1798-1863), de son nom complet Ferdinand-Victor-Eugène Delacroix, est né à Charenton-Saint-Maurice le 26 avril 1798. Il est l’un des peintres français les plus importants du XIXe siècle et représente le romantisme, bien qu’il eût quelques démêlés avec le genre, en plus d’être le chef de fil des coloristes jusqu’au XXe siècle. Rival de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), Delacroix a ses détracteurs parmi les académistes, mais il s’impose comme un maître et influence les générations à venir, jusqu’au néo-impressionnisme.

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Eugène Delacroix, doué pour les arts

Enfant issu d’un milieu bourgeois, Eugène Delacroix est le fils de Victoire Œben (1759-1814), descendante d’ébénistes, et de l’avocat, député, ministre, puis ambassadeur Charles-François Delacroix (1741-1805). Il perd son père jeune et rejoint Paris avec sa mère, où il fréquente un lycée prestigieux et apprend le latin ainsi que le grec. À cette époque, Eugène Delacroix griffonne sur ses cahiers et témoigne très vite d’un certain talent pour l’art. Il est également doué pour la musique et encouragé à suivre cette voie en pratiquant le violon, mais il se dirige définitivement vers l’art pictural quand son oncle lui fait intégrer, en 1815, l’atelier de Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833).Il y rencontre Théodore Guéricault (1791-1824), qui l’inspire et l’influence grandement, bien que l’enseignement de Guérin soit plutôt néo-classique, sans pour autant rejeter la peinture moderne. L’année suivante, Eugène Delacroix rejoint également les Beaux-Arts de Paris où il dessine et copie les grands maîtres. Malheureusement, ses résultats ne sont pas assez bons pour espérer le prix de Rome et ses lacunes en apprentissage lui desserviront toute sa vie.

Eugène Delacroix, le début du romantisme

C’est en 1816 qu’Eugène Delacroix se familiarise avec l’aquarelle et commence à s’éloigner de l’académisme. Il trouvera d’ailleurs le plaisir et l’inspiration dans le théâtre quelques années plus tard, en voyageant en Angleterre. En 1819 puis 1821, l’artiste se voit confier la décoration de deux salles à manger d’hôtel. En parallèle, il entame ses premiers tableaux de chevalet. En 1822, enfin, Eugène Delacroix expose pour la première fois au Salon et l’État lui achète son tableau, en dépit des controverses.En 1824, Eugène Delacroix se présente à nouveau au Salon Officiel puis obtient, deux ans après, une médaille de seconde classe. Cette année 1826, il commence à fréquenter Victor Hugo (1802-1885) et son cercle d’amis. Ce petit groupe d’artistes et d’intellectuels qui se réunit à la Bibliothèque de l’Arsenal donnent naissance au style troubadour, un mouvement qui idéalise le Moyen Âge et la Renaissance. Toutefois, Hugo et Delacroix finissent par s’éloigner quand l’auteur se trouve être farouchement attaché au romantisme, là où le peintre ne s’engage pas plus dans le mouvement.

Eugène Delacroix, une peinture poétisée

À la fin des années 1820, Eugène Delacroix tente de prouver son génie en piochant dans l’Orient et diverses sources historiques, mais le public et la critique accueillent mal ses œuvres exposées au Salon. Pourtant, la même année, Ingres présente ses propres tableaux néo-classiques et une rivalité naît entre eux. Les années 1830 sont fructueuses pour Eugène Delacroix qui reçoit de nombreuses commandes de personnages importants ainsi que de l’État. C’est en 1831 qu’il présentera son chef d’œuvre : La Liberté guidant le peuple (1830). Si les conservateurs sont réticents à l’afficher à l’époque en raison de la peur de la révolte, la peinture est aujourd’hui en exposition permanente.Toujours en 1831, Eugène Delacroix se rend en Afrique du Nord. Profondément touché par la culture et les paysages, il y réalise de nombreuses aquarelles et pas moins de quatre-vingt tableaux orientaux. Il est d’ailleurs l’un des premiers à brosser l’Orient d’après nature. Quand il revient en France, il réalise de nombreux ensembles décoratifs, s’installe dans un atelier de campagne pour traiter sa tuberculose, puis se penche sur la photographie. Sa consécration vient en 1855 lors de l’Exposition universelle. S’il est à la fois critiqué et adulé, il est toujours considéré comme le plus poétique des peintres.

La cote des œuvres d'Eugène Delacroix

Peintre romantique et coloriste influent, Eugène Delacroix a marqué son époque et celles à venir. Lassé par cette querelle entre le classicisme et le romantisme, il cherche à faire reconnaître les peintres modernes comme étant aussi, si ce n’est plus talentueux que les peintres classiques. Les premières récompenses officielles permettent de rendre la peinture moderne et ses artistes légitimes. Bien qu’il fût longtemps critiqué, Eugène Delacroix a fait faire à la peinture moderne un véritable pas de géant dans l’histoire. Grand coloriste, il influence et inspire directement les pointillistes tels que Paul Signac (1863-1935) et Vincent van Gogh (1853-1890), ou encore les Nabis, et même les cubistes. Son héritage est grand, constitué de dessins, de lithographies et de peintures en tous genres.Les estampes d’Eugène Delacroix, qu’il s’agisse de gravures à l’eau-forte ou de lithographies, sont estimées entre 150 et 40 000 €. Par exemple, sa lithographie Tigre Royal (1829) a été adjugée 26 000 € en 2005. Les dessins et aquarelles d’Eugène Delacroix, en revanche, sont les plus courants sur le marché de l’art. Ce sont majoritairement des études, souvent issues de son voyage en Orient. Il faut compter entre 150 et 450 000 € pour ces médiums, bien que son œuvre Tigre attaquant un cheval à l’aquarelle, gouache, gomme arabique, crayon et encre, estimée à l’origine entre 58 000 et 81 400 €, a été vendue 588 500 €. Quant aux peintures d’Eugène Delacroix, elles sont globalement estimées entre 1 200 et 10 000 000 €. Ses animaux ont toujours beaucoup de succès puisque son huile sur toile Tigre jouant avec une tortue (1862), estimée entre 7 000 000 et 10 000 000 €, a été adjugée 9 875 000 € en 2018.

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(Illus.) Eugène Delacroix – Autoportrait, huile sur toile

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Edgar Degas

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Estimation et cote de l'artiste Edgar Degas

Edgar Degas (1834-1917), de son vrai nom Hilaire-Germain-Edgar de Gas, est un artiste protéiforme né à Paris le 19 juillet 1834. Il est à fois peintre, sculpteur, graveur, naturaliste et photographe. Célèbre pour ses ballerines, il est surtout l’un des représentants de l’impressionnisme français. Avant-garde d’exception au cœur des débats, il est toutefois difficile de classer son œuvre, qui n’emprunte que la technique et la liberté de peindre à l’impressionnisme, son style demeurant unique.

Estimation gratuite Edgar Degas

Prix des œuvres d'Edgar Degas

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) : entre 10 000 € et plus de 30 000 000 €

  • Aquarelle, pastel, encre et dessin sur papier (feuilles, études, grandes compositions sur papier) : entre 300 € et plus de 25 000 000 €

  • Sculpture (bronzes, plâtres originaux, petites éditions dérivées) : entre 1 000 € et plus de 25 000 000 €.

  • Estampe, gravure, lithographie, reproductions (tirages courants, éditions) : entre 50 € et 50 000 €

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Edgar Degas, son propre chemin vers l'art

Edgar Degas grandit dans un climat familial bourgeois cultivé, réalise ses études dans un lycée où sont dispensés des cours de dessins par le peintre Léon Cogniet (1794-1880) et poursuit son enseignement en faculté de droit à partir de 1853 pour répondre à la pression de son père. En parallèle, il étudie les estampes et se met à dessiner en copiant les œuvres de grands peintres tels que Rembrandt (1606-1669), Paul Véronèse (1528-1588) ou encore Albrecht Dürer (1471-1528). Il passe de plus en plus de temps au Louvre, où il commence à travailler en tant que copiste en 1953, passionné par les maîtres italiens et les grands peintres français et hollandais. Il décide alors d’abandonner le droit deux ans plus tard pour se consacrer à la peinture. La même année, en 1855, Edgar Degas rejoint l’atelier de Félix-Joseph Barrias (1822-1907) et son père, qui accepte alors sa décision, lui présente des contacts comme des collectionneurs d’art réputés. Il s’inscrit à l’École des beaux-arts de Paris, présente ses dessins à Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) et décide de voyager en Italie de 1856 à 1860 pour étudier les maîtres. En 1859, il prend un atelier à Paris : sa vie d’artiste débute.

Edgar Degas, l'impressionnisme au Café Guerbois

Edgar Degas commence à fréquenter le Café Guerbois, lieu de rencontres entre les artistes de la fin du XIXe siècle, où il fait la connaissance de nombreux artistes, entre autres Claude Monet (1840-1926), Camille Pissarro (1830-1903), Frédéric Bazille (1841-1870) ou encore Émile Zola (1840-1902). Il fait également la rencontre d’Édouard Manet (1832-1883) en 1862, lors d’une de ses visites au Louvre. À la fin des années 1860, Edgar Degas voyage beaucoup avec Manet. Il vend des tableaux, signe un contrat avec un marchand d’art et expérimente le pastel avec lequel il a une certaine affinité. Il est enrôlé avec son ami dans l’infanterie lors de la guerre de 1870 puis enchaîne l’année suivante avec des expositions. À partir de 1873, Edgar Degas ralentit les voyages et profite de Paris qui l’inspire, notamment pour ses ateliers, cafés et cénacles, en tant que mondain. Il continue de fréquenter le Café Guerbois, où il aime échanger autour de l’art, bien que ses critiques cinglantes lui valent quelques ennemis.

Edgar Degas, l'intransigeant impressionniste

En 1873, Edgar Degas fonde avec d’autres artistes la Société anonyme coopérative des artistes peintres, sculpteurs et graveurs pour organiser une exposition clandestine afin de présenter les premiers impressionnistes, nom donné par la critique que Degas aurait aimé changer pour Les Intransigeants. Néanmoins, il est actif au sein du groupe des impressionnistes et expose régulièrement. À partir de 1880, la vue d’Edgar Degas se détériore et l’artiste change de technique, préférant le pastel, parfois mélangé à la gouache et à l’aquarelle. Il poursuit sa vie mondaine parisienne et se lance dans la sculpture, bien que la première exposée fasse scandale. Puis, il se consacre aux pastels et s’intéresse davantage à la photographie, pour finalement ne pratiquer que la sculpture à la fin des années 1890 en raison de sa vue. Sa cécité finit par le rendre aigri, il s’isole au début des années 1900, devient peu à peu sourd et déambule dans les rues de Paris jusqu’à ce qu’il ne soit plus jamais en mesure de créer, lorsqu’il s’éteint en 1917.

La cote d'Edgar Degas sur le marché de l'art

Avant tout dessinateur sur les conseils d’Ingres, maître qui le fascine et dont il s’inspire, mais également sculpteur, photographe et graveur, Edgar Degas est pourtant principalement reconnu pour sa peinture. Il ne cesse jamais d’explorer et expérimenter plusieurs genres et développe une technique innovante qui témoigne de son attrait pour la photographie, d’après les compositions qui ne sont pas sans rappeler les prises de vue de ce domaine. Sa recherche de la luminosité et de la couleur dans un mouvement qu’il veut réaliste font de son art une esthétique complexe mais unique. S’il est davantage connu pour ses ballerines et ses femmes nues sans prétention, parfois comparées à des bêtes, Edgar Degas a exploré de nombreux thèmes : les courses hippiques, les modistes, les repasseuses, les musiciens d’orchestre, la maison close et, moins souvent, les paysages. Les estampes et multiples d’Edgar Degas sont estimés entre 180 et 190 000 €, tandis que ses nombreux dessins, pastels, gouaches et aquarelles valent entre 2 000 et 8 000 000 €. L’œuvre Danseuses à la barre (vers 1880), estimée entre 4 666 880 et 7 000 000 €, a été adjugée environ 15 730 000 € en 2008. Les sculptures d’Edgar Degas, quant à elles, oscillent entre 50 et 30 000 000 €. La Petite danseuse de quatorze ans (vers 1879-81) en bronze, estimée entre 20 000 000 et 30 000 000 €, a été vendue 41 610 000 € en 2022. Quant aux peintures d’Edgar Degas, il faut compter entre 22 000 et 9 000 000 €. 

(Illus.) Le Bureau de coton à La Nouvelle-Orléans (1873), huile sur toile, 73 × 92 cm, musée des beaux-arts de Pau

Reconnaître la signature d'Edgar Degas

Identifier la signature d’Edgar Degas est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de ce maître de l’Impressionnisme et du réalisme moderne. Sur ses pastels emblématiques représentant danseuses, repasseuses ou jockeys — comme Danseuses bleues ou La Classe de danse — Degas signe généralement « Degas » en lettres capitales sobres, souvent placées en bas à gauche. Sa signature est concise, légèrement inclinée, avec un « D » anguleux suivi de lettres compactes et régulières. Sur certaines huiles ou monotypes, la signature peut être peinte en rouge ou en ocre pour se distinguer de la composition, tandis que ses dessins et études comportent parfois un simple « Degas » au crayon, au graphite ou à l’encre. Les œuvres tardives montrent une signature plus rapide mais toujours cohérente avec la graphie de l’artiste. Face au nombre important d’œuvres non signées, d’ateliers ou de copies circulant sur le marché, l’expertise d’un professionnel reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’authentification, l’identification et l’estimation de vos peintures, pastels et dessins signés Degas.

Expertise signature Edgar Degas
Signature Edgar Degas

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Paul Gauguin

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Estimation et cote de l'artiste Paul Gauguin

Paul Gauguin (1848-1903), de son nom complet Eugène Henri Paul Gauguin, est un peintre français né à Paris le 7 juin 1848. Il est l’un des peintres français les plus importants du XIXe siècle et un représentant considérable de l’art moderne. Apparenté au postimpressionnisme et à l’École de Pont-Aven en Bretagne, il inspire les nabis ainsi que le mouvement symbolisme par sa capacité à employer le cloisonnisme et le synthétisme pour se distinguer de l’impressionnisme.

Estimation gratuite Paul Gauguin

Prix des œuvres de Paul Gauguin

  • Peinture : entre 50 000 € et plus de 100 000 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin sur papier : entre 2 000 € et 1 000 000 €

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 800 € et 700 000 €

  • Sculpture (bois, terre cuite) : entre 3 000 € et plus de 10 000 000 €

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Paul Gauguin, premier contact avec l'art

Fils du journaliste Clovis Louis Pierre Guillaume Gauguin (1814-1851) et de la femme de lettres Flora Tristan (1803-1844), Paul Gauguin est élevé dans un climat particulièrement bourgeois et noble. Son enfance se déroule au Pérou, où il prend déjà goût aux terres exotiques, mais son père décède en mer en 1851, laissant sa famille avec peu de moyens. Il revient en France en 1855 où il étudie d’abord au pensionnat d’Orléans puis au petit séminaire. Il tente d’entrer à l’École navale de Paris mais échoue et poursuit ses études à Orléans.À seize ans, Paul Gauguin s’engage comme matelot et grimpe les échelons jusqu’à devenir lieutenant puis second lieutenant. Il poursuit dans la marine nationale pour y réaliser son service militaire puis, suite à la guerre franco-prussienne de 1870, il quitte la marine pour travailler dans les affaires à Paris. Financièrement aisé, marié, père de cinq enfants et agent de change accompli, Paul Gauguin voit sa vie se transformer quand il est présenté par son tuteur, collectionneur et amateur d’art, aux impressionnistes.

Paul Gauguin, une vie précaire

Paul Gauguin rencontre Camille Pissarro (1830-1903) en 1874 et découvre en même temps la première exposition de ce mouvement. Chamboulé et définitivement attiré par ce courant et l’art en général, l’homme décide de se lancer lui aussi dans la peinture. En 1882, il quitte son emploi pour se consacrer à la peinture et participe aux cinq dernières expositions des peintres impressionnistes de 1879 à 1886.Seulement, il ne peut vivre de ses tableaux et s’installe avec sa famille à Copenhague, où il met la peinture sur pause pour retourner dans les affaires. Malheureusement, il échoue et se voit contraint de retourner seul à Paris, incapable de subvenir aux besoins de sa femme et ses enfants. Il décide toutefois de se consacrer à temps plein à la peinture et part rejoindre Pissarro à Rouen en 1884. Là-bas, il est productif et s’essaye à la céramique dès 1885. Les années suivantes, Paul Gauguin découvre Pont-Aven, nouvelle école à laquelle il sera affilié, ainsi que des peintres qui vont marquer sa vie, comme Vincent van Gogh (1853-1890).

Paul Gauguin, à la recherche de l'exotisme

Paul Gauguin tente de réunir les fonds nécessaires lui permettant de rejoindre la Martinique. Il fait face à la dysenterie et au paludisme, mais son inspiration est telle qu’il peint de nombreuses toiles. L’artiste retourne un temps à Paris, en Bretagne, puis rend visite à Van Gogh à Arles où il connaît un épisode de dépression. En 1891, Paul Gauguin est ruiné et vit dans un hôtel parisien. Grâce à une vente, il part s’installer à Tahiti où il se sent véritablement inspiré et réalise la plus grande partie de son œuvre.Puis il s’enfonce progressivement à partir de 1893 : son tibia brisé finit par s’infecter, il est au centre de plusieurs altercations et procès, enlève une jeune fille de treize ans pour en faire sa vahiné et lui faire un enfant, perd l’un de ses premiers enfants, tente de nouveau de se suicider, contracte la syphilis et se voit forcé de vendre ses toiles pour s’offrir de la morphine. Sa terrible réputation due notamment à son usage des femmes lui vaudra finalement une mort peu sereine.

La cote des œuvres de Paul Gauguin sur le marché de l'art

Paul Gauguin a une une influence forte et certaine sur l’art moderne, notamment au sein du postimpressionnisme français. Toutefois, il était de son vivant un peintre maudit, souvent sans le sou, contraint de peindre au verso de toiles dénuées de signatures ou à moindre coût. Il est décédé en ayant mauvaise réputation auprès des habitants de Polynésie, où il vivait, ainsi que des colons. Certaines de ses œuvres y ont été détruites ou vendues à des prix très bas. La majorité de ses œuvres représente des scènes de genre de sa vie dans les îles, où il était le plus inspiré, désireux de fuir la vie occidentale.En dépit de sa vie précaire dans ses dernières années, Paul Gauguin était un peintre particulièrement productif lorsqu’il était inspiré et son contrat avec le marchand d’art Ambroise Vollard (1866-1939) lui garantissait des toiles et de la couleur ainsi que la sauvegarde de ses œuvres. On retrouve dans l’œuvre de Gauguin des estampes réalisées tardivement. Ces eaux-fortes, lithographies, monotypes, zincographies et gravures sur bois sont estimés entre 100 et 101 000 €. En ce qui concerne ses sculptures, principalement en bronze ou en bois, les prix vont de 4 500 à 25 000 000 €. Sa statuette sculptée Thérèse (vers 1902-03), estimée entre 18 000 000 et 25 000 000 €, a été adjugée 30 965 000 € en 2015. Les aquarelles et dessins de Paul Gauguin, au crayon, à la gouache, au pastel, au graphite ou au fusain, se vendent entre 300 et 2 500 000 €. Quant aux peintures de l’artiste, ses tableaux sont estimés entre 62 000 et 300 000 000 €. Son huile sur toile Nafea faa ipoipo ? (1892), vendue 300 millions de dollars en 2015, est l’un des tableaux les plus chers de l’histoire. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Paul Gauguin et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Paul Gauguin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Paul Gauguin – La Cueillette des Fruits, ou Aux Mangos (1887), huile sur toile, 89 x 116 cm

Reconnaître la signature de Paul Gauguin

Reconnaître la signature de Paul Gauguin est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur du post-impressionnisme. Ses signatures, bien que relativement sobres, présentent des constantes observables sur de nombreuses œuvres reconnues, comme La Orana Maria (1891), Femmes de Tahiti (1891) ou encore Le Christ jaune (1889). Gauguin signe majoritairement « P. Gauguin » ou « Paul Gauguin », en lettres cursives légèrement inclinées, parfois en capitales irrégulières. Sur ses toiles bretonnes, la signature apparaît souvent en bas à gauche, discrètement intégrée dans les aplats de couleur. Durant sa période tahitienne, elle peut être plus visible, tracée en ocre, rouge ou brun, directement dans la matière, parfois accompagnée de la date. Plus rares, certaines œuvres sur papier montrent un simple « Gauguin » au crayon ou au fusain. Dans un marché où circulent copies et faux anciens, faire examiner la signature d’un Paul Gauguin par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos peintures, dessins ou gravures attribuées à Paul Gauguin.

Expertise signature Paul Gauguin
Signature Paul Gauguin

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Georges Seurat

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Estimation et cote de l'artiste Georges Seurat

Georges Seurat (1859-1891), né le 2 décembre 1859 à Paris, est un dessinateur et peintre français particulièrement célèbre dans le post-impressionnisme. Père du pointillisme, ou plus exactement de la technique divisionniste menant à ce mouvement, il a influencé tous les plus grands peintres avant-gardistes du XXe siècle. Malgré une courte carrière en raison de son décès à l’âge de trente-et-un ans, il a tant apporté à l’histoire de l’art qu’il en est devenu le pont entre l’idéal de l’impressionnisme et l’innovation picturale.

Estimation gratuite Georges Seurat

Prix des œuvres de Georges Seurat

  • Peinture : entre 200 000 € et plus de 149 240 000 €

  • Dessin, pastel, conté, gouache, encre sur papier : entre 20 000 € et plus de 5 000 000 €

  • Estampe, gravure, lithographie, affiches : entre 50 € et 50 000 €

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Georges Seurat, un excellent dessinateur

Georges Seurat est né de parents bourgeois. Son père, Chrysostome Antoine Seurat, est un huissier de justice au tempérament reclus qui lui transmet ce trait de caractère. Sa tante est mariée à un artiste amateur et marchand d’art qui lui inculque les bases. Dès ses sept ans, Georges Seurat dessine et fait preuve d’un certain talent. Résigné à poursuivre dans cette voie, il intègre l’École des beaux-arts de Paris en 1878 auprès du peintre Henri Lehmann (1814-1882). Cependant, malgré ses facilités en dessin, ses capacités en peinture ne lui permettent pas d’être bien classé. Georges Seurat renonce alors aux études mais loue avec deux de ses amis, Ernest Laurent (1859-1929) et Admond Aman-Jean (1858-1936), un atelier en 1879. Au bout de quelques mois, il doit s’absenter une année entière à Brest pour réaliser son service militaire, au cours duquel il réalisera de nombreux croquis de plages et de bateaux. Deux ans après son retour, en 1882, Georges Seurat se consacre à la peinture.

Georges Seurat, l'invention du pointillisme

Fort dans sa maîtrise des contrastes et du clair obscur en noir et blanc, Georges Seurat commence à se tourner vers la couleur. Pour cela, il étudie la loi scientifique du contraste simultané des couleurs énoncée par le célèbre chimiste français Michel-Eugène Chevreul (1786-1889), la Théorie scientifique des couleurs (1881) du physicien Ogden Rood (1831-1902), ainsi que la Grammaire des arts du dessin (1867) du critique Charles Blanc (1813-1882). De ces écrits, il en retire le principe d’une couleur existant grâce à celles qui se trouvent autour et développe la théorie du divisionnisme. En résulte alors une technique qu’il est le premier à expérimenter : le pointillisme, aussi appelé chromo-luminarisme, lequel est un procédé pictural jouant sur la lumière et les effets d’optique.

Georges Seurat, un court succès

Georges Seurat ne réalise que six grands tableaux dans sa vie, mais le premier d’entre eux, Une baignade à Asnières (1884), est un franc succès. Après avoir aidé à former la Société des artistes indépendants, il expose sa peinture au premier Salon des artistes indépendants. Le critique Félix Fénéon le soutient dans ses recherches et sa démarche, baptisant la nouvelle école de Georges Seurat le néo-impressionnisme. Toutefois, lorsque l’artiste expose son tableau suivant à la huitième exposition des impressionnistes auprès de Paul Signac (1863-1935), et ce grâce à l’appui de Camille Pissarro (1830-1903), les peintres impressionnistes tels que Claude Monet (1840-1926), Alfred Sisley (1839-1899) ou encore Gustave Caillebotte (1848-1894) s’insurgent. Ceci sera alors le dernier salon impressionniste.En 1890, Georges Seurat séjourne dans le nord de la France où il peint des marines et réalise quelques croquis, puis revient à Paris pour présenter sa toile inachevée, Le Cirque, au Salon des indépendants. Il décède malheureusement lors de cette exposition, signant certes la fin de sa courte carrière, mais également le début d’une notoriété éternelle.

La cote des œuvres de Georges Seurat sur le marché de l'art

La vie de Georges Seurat est courte et sa carrière d’autant plus, si bien qu’il existe peu d’œuvres de lui en circulation sur le marché de l’art. Cependant, il subsiste une poignée d’estampes, d’eaux-fortes, d’héliogravures et de lithographies qui sont estimées entre 30 et 27 000 €. Ses dessins, au carré noir et au crayon, parfois au charbon et au pinceau, sont bien plus nombreux. Souvent très sombres et figuratifs, les dessins de Georges Seurat sont estimés entre 1 000 et 9 000 000 €. Son Étude pour une baignade, Asnières (vers 1883-84) au carré noir sur papier a été estimée entre 5 810 000 et 8 130 000 €, pour être adjugée à environ 9 000 000 € en 2015. Quant aux peintures de Georges Seurat, les estimations vont de 106 000 à 33 000 000 €, bien que l’huile sur toile Les Poseuses, Ensemble (Petite version) de 1888 ait été vendue 149 240 000 € en 2022.

(Illus.) Georges Seurat – Une baignade à Asnières (1884), huile sur toile, 202 x 301 cm

Reconnaître la signature de Georges Seurat

Identifier la signature de Georges Seurat est une étape cruciale pour authentifier une œuvre de l’un des pionniers du pointillisme. Contrairement à d’autres artistes de son époque, Seurat signe rarement ses tableaux, comme l’illustre Un dimanche après-midi à l’Île de la Grande Jatte ou Le Cirque, œuvres majeures dépourvues de signature visible. En revanche, ses dessins au conté sur papier Michallet – tels que Le Chahut (étude) ou Femme assise – présentent plus souvent une signature discrète, généralement « Seurat » en lettres droites et sobres, placée dans un coin de la feuille. Certaines études comportent également les initiales « G.S. » tracées d’un geste léger, parfois suivies d’une date. Parce que l’artiste a produit de nombreuses études et que le marché voit circuler des œuvres attribuées à tort, faire examiner une signature de Georges Seurat par un expert spécialisé reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos peintures, dessins et études signés Seurat.

Signature Georges Seurat
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Roy Lichtenstein

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Estimation et cote de l'artiste Roy Lichtenstein

Roy Lichtenstein (1923-1997) est un artiste américain célèbre pour sa contribution au Pop Art des années 1950. Son style, qu’il définit comme étant « aussi artificiel que possible », est issu des comics, du secteur publicitaire et de la culture populaire de son temps.

Il était à la fois peintre, dessinateur, lithographe, céramiste et sculpteur, bien que ce soit surtout pour son activité de peintre et d’affichiste qu’il soit connu. Les points Benday sont sa marque de fabrique.

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Roy Lichtenstein, un artiste à la vocation solide

Fils de la pianiste Beatrice Werner et de l’agent immobilier Milton Lichtenstein, Roy Lichtenstein est issu de parents juifs de classe moyenne supérieure. Après un enseignement en école publique, il réalise ses études secondaires à la Franklin School for Boys de Manhattan. C’est pendant son temps libre qu’il commence à être attiré par l’art et le design. Lorsqu’il se rend à des concerts de jazz, il s’entraîne à croquer le portrait des musiciens. Ses aptitudes ainsi que sa passion grandissantes pour le dessin le poussent à s’inscrire à la Art Students League of New York en 1939.

L’année suivante, Roy Lichtenstein sait désormais ce qu’il veut faire et intègre l’université d’État de l’Ohio pour accéder au diplôme des beaux-arts ainsi qu’aux ateliers. Toutefois, il est mobilisé de 1943 à 1946 lors de la Seconde Guerre mondiale et se voit contraint de mettre ses études en pause. Mais cela ne l’empêche pas de dessiner et de peindre, notamment lorsqu’il traverse l’Europe et y découvre des expositions. Il étudie le français à Paris jusqu’à ce que son père décède en 1946, libérant le jeune homme de son bagage militaire. Il profite alors du financement par le Gouvernement, grâce à une bourse accordée à ceux ayant servi le pays, pour reprendre ses études d’art.

Roy Lichtenstein, de professeur à artiste

Pendant ses études, Roy Lichtenstein enseigne à l’université de l’Ohio tout en étant élève de Hoyt L. Sherman (1903-1981), un professeur et artiste américain qui influence énormément le jeune homme, à tel point qu’il donnera son nom à l’un de ses ateliers en 1995.

En 1949, Roy Lichtenstein obtient son diplôme, lequel lui permet de devenir professeur. Bien que l’expressionnisme abstrait ne l’intéresse pas au premier abord, il finit par en apprécier le style. Au début des années 1960, alors qu’il est toujours enseignant, Roy Lichtenstein se penche une nouvelle fois sur l’imagerie populaire. Il faudra alors attendre l’année suivante pour qu’il réalise ses premières toiles Pop Art.

Roy Lichtenstein, le style Benday

En 1961, les premiers tableaux de Roy Lichtenstein sont fortement inspirés par la publicité, les dessins animés et les bandes dessinées. Plus tard la même année, suite à un défi prononcé par son fils, l’artiste réalise Look Mickey, sa première grande toile et surtout la première à exploiter les points de trame Benday inspirés par l’imprimerie. Il n’utilisera les bandes parallèles à la place des points Benday qu’à partir de 1972.

Au cours des années 1960, Roy Lichtenstein gagne tant en notoriété qu’il est mondialement connu et s’éloigne doucement de l’enseignement pour se consacrer intégralement à la pratique de son activité. Il devient membre de l’American Academy of Arts and Sciences en 1979, à la même période où il s’essaye aux sculptures et structures. Bientôt, ses œuvres se retrouvent aussi bien dans les espaces publics que chez des particuliers.

La cote de Roy Lichtenstein sur le marché de l'art

L’œuvre particulièrement fournie de Roy Lichtenstein est facilement reconnaissable, notamment en raison du Benday, les points de trame propres à l’imprimerie qu’il s’approprie comme marque de fabrique. Issu du secteur publicitaire dans lequel il a travaillé, Roy Lichtenstein en exploite tous les codes et se les approprie pour offrir un style unique qui le démarque de ses pairs.

Comme les autres artistes affiliés au Pop Art, Lichtenstein dénonce la société de consommation en mélangeant la critique à l’humour. Mais il va également plus loin en s’affichant comme artiste engagé quand il représente la guerre en bande dessinée.

Les experts estiment que plus de 4500 œuvres de Roy Lichtenstein sont dans la nature. Parmi elles, on retrouve par exemple des dessins et des aquarelles estimés entre 7 000 et 2 000 000 €. Sa production comprend aussi une immense quantité de multiples et d’estampes, d’affiches et de lithographies, dont les prix vont de 100 à 600 000 €.

Par exemple, son œuvre Waterlilies with Willows (1992), estimée entre 400 000 et 600 000 €, est vendue 722 500 € en 2012. Du côté des sculptures de Roy Lichtenstein, souvent en bronze et en bois, les estimations oscillent entre 3 000 et 5 500 000 €. Quant à ses peintures, il faut plutôt compter entre 10 000 et 50 000 000 €, même si certains tableaux dépassent l’estimation, comme Nurse (1964), une huile et acrylique sur toile vendue 95 365 000 € en 2015. Beaucoup d’œuvres de Roy Lichtenstein sont également difficiles à répertorier car il s’agit de techniques mixtes.

(Illus.) Roy Lichtenstein – Jeune Fille qui se noie (1963), huile et polymère sur toile, 171,6 x 169,5 cm

En lien avec Roy Lichtenstein

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Helen Frankenthaler

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Estimation et cote de l'artiste Helen Frankenthaler

Helen Frankenthaler (1928-2011), parfois surnommée Motherwell ou Mrs. Robert Burns, est une peintre américaine née le 12 décembre 1928 à New York. Elle appartient à l’expressionnisme abstrait, et plus exactement au Color Field, un mouvement en réaction à l’action painting qui est défini par ses aplats de couleurs vives. L’artiste joue avec l’intensité des couleurs pour composer des paysages abstraits ou trouver une dynamique à partir d’une application précise de sa peinture, alternant entre sensibilité et force de caractère.

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Helen Frankenthaler, le cercle des expressionnistes abstraits

Fille de Martha Lowenstein et d’Alfred Frankenthaler, juge à Cour suprême de l’État de New York, Helen Frankenthaler est issue d’une famille aisée. Attirée par l’art depuis ses jeunes années, elle intègre l’école Dalton pour étudier auprès du peintre Rufino Tamayo (1899-1991) et obtient son diplôme en 1945. Elle rejoint ensuite le Bennington College dans le Vermont, où elle est l’élève du peintre Paul Feeley (1910-1966), lequel lui fait découvrir le cubisme qui influencera l’artiste tout au long de sa vie.Elle rencontre là-bas, en 1950, le critique d’art Clement Greenberg (1909-1994), qui va l’introduire auprès de plusieurs artistes essentiels tels que Jackson Pollock (1912-1956), Willem de Kooning (1904-1997), Elaine de Kooning (1918-1989), David Smith (1906-1965), ou encore Franz Kline (1910-1962).

Helen Frankenthaler, le début de la notoriété

En 1952, Helen Frankenthaler expose lors de sa seconde exposition personnelle la toile Mountains and See (1952) qui la fait connaître et entame officiellement sa carrière d’artiste. Elle est l’une des seules femmes de l’avant-garde mais ne se laisse dominer à aucun moment par les critiques acerbes sur le rendu jugé parfois trop féminin.Les années qui suivent, la jeune femme voyage à travers l’Europe pour découvrir des artistes comme Claude Monet (1840-1926), Titien (vers 1488-1576), Diego Vélasquez (1599-1660) ou encore Henri Matisse (1869-1954). Helen Frankenthaler explore divers courants et artistes pour s’inspirer, notamment dans le traitement et l’utilisation de la couleur.

Helen Frankenthaler, la maîtrise des couleurs

Helen Frankenthaler utilise la technique du stained color depuis le début des années 1950, celle qui initie d’ailleurs le mouvement du Color Field et qui consiste à imprégner directement une toile crue en y versant la peinture. Cette technique influencera de nombreux peintres, et Helen Frankenthaler n’arrêtera jamais de la développer pour explorer toutes les possibilités dans l’utilisation des couleurs.Au début des années 1950, l’artiste couche les couleurs sur sa toile par flaques pour réaliser des formes qui rappellent des paysages. Aux prémices des années 1960, toutefois, elle durcit ses peintures avec une matière plus épaisse qu’elle n’hésite pas à retoucher pour prouver sa capacité à exprimer la sensibilité et la douceur comme la force. Quelques années plus tard, Helen Frankenthaler retourne à ses couleurs étalées, mais sur de plus petites surfaces. La décennie suivante, elle recherche davantage le mouvement en faisant se chevaucher des couleurs travaillées. Enfin, dans les années 1980, Frankenthaler retourne vers le cubisme qui l’avait autrefois inspirée en travaillant le blanc comme une partie de la peinture plutôt qu’un vide.

La cote des œuvres de Helen Frankenthaler

En dépit des critiques qui jugent son travail trop tendre et féminin, Helen Frankenthaler parvient à se démarquer parmi les plus grands coloristes de l’abstraction. Inspirée par des artistes tels que Pollock et De Kooning, elle parvient tout de même à trouver sa propre identité très rapidement, au point d’inspirer à son tour des artistes comme Kenneth Noland (1924-2010) et Morris Louis (1912-1962). Femme au cœur d’une avant-garde majoritairement masculine, Helen Frankenthaler alterne entre les flaques liquides et la peinture épaisse abimée après-coup pour y ajouter du caractère et prendre une direction plus masculine, prouvant qu’elle est autant capable de l’un comme de l’autre.Helen Frankenthaler a exploré plusieurs techniques puisque l’on retrouve des estampes et multiples comme des monotypes, des xylographies en couleurs, ou encore des gravures à l’eau-forte sur le marché de l’art. Ils sont estimés entre 1 500 et 120 000 €. À titre d’exemple, la xylographie Freefall (1993), estimée entre 80 000 et 120 000 €, a été adjugée à 175 000 € en 2021. Helen Frankenthaler est aussi à l’origine de quelques sculptures, structures et céramiques évaluées entre 3 000 et 15 000 €. Quant à ses dessins, gouaches et aquarelles sur divers supports, les prix vont de 6 000 à 60 000 €. La cote pour les peintures de Helen Frankenthaler est la plus haute : ses toiles, des acryliques ou huiles pour la plupart, sont estimées entre 4 000 et 3 500 000 €. Certains tableaux dépassent largement l’estimation, comme ce fut le cas en 2020 pour Royal Fireworks (1975), estimé entre 2 000 000 et 3 000 000 €, puis adjugé environ 7 895 300 €.

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(Illus.) Helen Frankenthaler – Mountains and Sea (1952), huile et charbon sur toile, 219,4 x 297,8 cm

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