Estimation gratuite Willem de Kooning

Willem de Kooning

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Estimation et cote de l'artiste Willem de Kooning

Willem de Kooning (1904-1997), né à Rotterdam le 24 avril 1904, est un peintre et sculpteur néerlandais naturalisé américain considéré comme étant le père de l’expressionnisme abstrait, bien qu’il refuse d’être rattaché au moindre mouvement. Principalement connu pour ses tableaux de femmes et sa peinture agressive issue d’une gestuelle forte et unique, il est l’un des plus grands artistes du XXe siècle, largement reconnu pour son rôle dans l’évolution de l’action painting aux États-Unis.

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Willem de Kooning, la révélation artistique

Fils du négociant en vin Leendert de Kooning et de la gérante d’un bar Cornelia de Kooning, Willem de Kooning subit leur divorce en 1907 et se retrouve à vivre avec l’un, puis l’autre. À l’âge de douze ans, il devient apprenti dans une société de décoration intérieure. Il y restera quatre ans et suivra ensuite, jusqu’en 1921, une formation à l’école des arts et techniques de Rotterdam en même temps qu’il travaillera pour un designer.Le jeune homme, qui alors baigne dans un climat artistique, part en Belgique en 1924 pour réaliser des travaux en tant que décorateur et peintre. Lorsqu’il rentre chez lui pour terminer sa formation, il abandonne et décide de partir s’installer aux États-Unis en 1926. Willem de Kooning enchaîne alors les emplois pour subvenir à ses besoins jusqu’à ce qu’il fasse la rencontre de plusieurs artistes et marchands d’art dans le quartier de Greenwich Village. C’est en découvrant l’œuvre de Chaïm Soutine (1893-1943) que sa vie bascule.

Willem de Kooning, rencontres et succès

Fasciné par les tableaux de Soutine, Willem de Kooning décide de rejoindre en 1934 l’Artists’ Union. Dès 1935, il reçoit ses premières commandes qui l’amènent à rencontrer des critiques d’art, des photographes et ses premiers clients. Aussi, dès l’année suivante, le jeune homme prend la décision de consacrer sa vie à la peinture. Il est demandé à de nombreuses reprises pour réaliser des travaux publics et agrandit son cercle de connaissances jusqu’à rencontrer celle qui deviendra sa première femme en 1943.Entre 1938 et 1944, Willem de Kooning réalise sa toute première série de Femmes, qui lui apportera un certain succès. Il travaille en même temps sur d’autres projets, comme les décors et les costumes d’un ballet. Puis, lors d’une exposition collective en 1942, il y fait la rencontre de Jackson Pollock (1912-1956) et de Marcel Duchamp (1887-1968). Quelques années plus tard, Willem de Kooning entame ses abstractions en noir et blanc et enchaîne avec sa seconde série de Femmes.

Willem de Kooning, les femmes dans sa peinture

En 1947, Willem de Kooning partage un atelier avec le peintre arménien Arshile Gorky (1904-1948). Ce dernier, à la fois attiré par l’abstraction et la figuration, influence grandement De Kooning. Leur attrait mutuel pour Pablo Picasso (1881-1973) et Joan Miró (1893-1983) les inspirent tous deux à explorer le champ des possibles. L’année suivante, Willem de Kooning réalise sa première exposition personnelle. Sa notoriété est telle qu’il est invité par Josef Albers (1888-1976) à donner des cours au Black Mountain College.À partir de 1950, l’artiste expose à l’étranger, entame sa troisième série de Femmes, tout en dispensant des cours à l’école des beaux-arts et d’architecture de Yale. Dès 1955, toutefois, il commence à intégrer les femmes dans des paysages abstraits, avant de se concentrer uniquement sur des paysages abstraits à partir de 1957. À la fin des années 1960, il expose dans toute l’Europe puis au Japon, où il apprend de nouvelles techniques, comme le nihonga. C’est en navigant entre l’abstraction et la figuration que Willem de Kooning se révèle être l’un des plus grands artistes de la peinture du XXe siècle.

La cote des œuvres de Willem de Kooning

Doté d’une gestuelle et d’un caractère forts, Willem de Kooning fait partie de ces artistes à la personnalité marquante. S’il n’aime pas rentrer dans des cases, il est malgré lui rattaché à l’expressionnisme abstrait, en dépit de ses tableaux de femmes qui s’avèrent être un véritable retour à la figuration. Sa série de Femmes et ses toiles en noir et blanc ont fait une majeure partie de sa notoriété, bien qu’il fût critiqué pour ses changements de style en cours de route, apparaissant comme réactionnaire aux yeux des uns et avant-gardiste pour les autres. Finalement, Willem de Kooning suivait ses désirs sans se soucier de la moindre mode, considérant le style comme une supercherie.Willem de Kooning est à l’origine de l’œuvre Interchange (1955), un des tableaux les plus chers au monde, vendu au prix de 300 millions de dollars en 2015. Il a aussi réalisé des estampes, notamment des lithographies en couleurs ou monochromes, estimées entre 40 et 447 200 €. Les dessins de Willem de Kooning, lesquels représentent le plus souvent sa série de Femmes au graphite, au charbon, au pastel et à l’huile, oscillent entre 500 et 7 200 000 €. Les sculptures abstraites de Willem de Kooning sont aussi très appréciées puisque les prix vont de 3 000 à 35 000 000 € ; en témoigne sa sculpture en bronze Le Pêcheur de Palourdes (1972), évaluée entre 25 000 000 et 35 000 000 €, puis adjugée 29 285 000 €. Enfin, les peintures de Willem de Kooning atteignent souvent des sommets, avec une moyenne allant de 200 à 71 000 000 €.

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(Illus.) Willem de Kooning – Femme I (1950-52), huile sur toile

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Estimation gratuite Kenneth Noland

Kenneth Noland

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Estimation et cote de l'artiste Kenneth Noland

Kenneth Noland (1924-2010) est un peintre et sculpteur américain né à Asheville le 10 avril 1924. Il est connu pour être l’un des représentants du minimalisme grâce à ses formes simples, bien qu’il soit en réalité spécialisé dans la couleur et son traitement. L’artiste estime qu’il sculpte la couleur, de la même manière que pouvaient le faire les Fauves dans le domaine abstrait. Toutefois, sa démarche le mène à employer une technique de coloration qui fera de lui le chef de file du mouvement Color Field.

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Kenneth Noland, premier attrait pour la couleur

Dans sa jeunesse, Kenneth Noland est introduit à l’art par son père qui est peintre amateur. À ses vingt-deux ans, le jeune homme s’engage lors de la Seconde Guerre mondiale dans la US Air Force, en 1942. Il est démobilisé au bout de quatre ans et profite du financement du Gouvernement pour réaliser ses études au Black Mountain College. Il est alors l’élève de l’artiste Ilya Bolotowsky (1907-1981), lequel l’initie à l’utilisation des couleurs primaires et à l’abstraction géométrique dans le cadre du mouvement initié par Piet Mondrian (1872-1944) et le néoplasticisme. Kenneth Noland apprend également auprès de Josef Albers (1888-1976), avec lequel il découvre la théorie des couleurs de Paul Klee (1879-1940).En 1948, Noland fait un séjour à Paris pour étudier avec l’artiste Ossip Zadkine (1888-1967), sculpteur cubiste dont il se détachera vite. En 1952, Jackson Pollock (1912-1956) élimine le champ dans ses tableaux grâce à ses techniques de all-over et de dripping issues de l’action painting. Ses jets de couleur sur toile crue inspirent grandement Kenneth Noland qui ne tarde pas à traiter la couleur de la même manière pour travailler à même la toile, de manière à ce que cette dernière devienne la peinture. Il est également inspiré par les travaux de Helen Frankenthaler (1928-2011) et ses techniques de coloration, qu’il utilisera plus tard lorsque naîtra le mouvement Color Field.

Kenneth Noland, une direction minimaliste

Entre 1958 et 1962, dans sa recherche d’effets d’optique à travers les formes simples, Kenneth Noland commence une série d’abstraction chromatiques appelée Cibles, lesquels représentent des anneaux concentriques. Il combine les couleurs de manière unique mais lorsqu’il sent qu’il arrive au bout des combinaisons possibles, Kenneth Noland commence à se concentrer sur les chevrons, puis les rayures et enfin les découpes atypiques de toiles.L’artiste est considéré comme un artiste minimaliste, bien que ses structures deviennent de plus en plus complexes avec le temps. Son obsession pour la couleur et ses techniques innovantes pour colorer, notamment en faisant pénétrer la peinture dans la toile crue, font de lui un pionnier du Color Field.

Kenneth Noland, un maître de la couleur

Entre les années 1950 et 1960, Kenneth Noland fait partie de ces artistes qui exposent et gagnent en notoriété à Washington DC. Son utilisation de rayures colorées et son appartenance au Color Field font de lui un acteur important de l’École de Washington. Bien qu’il fût largement inspiré par Pollock, Noland se démarque de l’action painting grâce à de grands aplats de couleurs maîtrisées qui excluent totalement la perspective. La couleur est alors autonome, elle devient le sujet en se débarrassant de toute figuration. En cela, Kenneth Noland fait partie des plus grands expressionnistes abstraits.

La cote des œuvres de Kenneth Noland

Peintre représentant du mouvement Color Field et fondateur de l’école de la couleur de Washington, Kenneth Noland s’intéresse d’abord aux aplats de couleur avant que les formes simples comme les cibles, les chevrons et les rayures ne deviennent à leur tour une obsession. Il est le fruit de l’enseignement de ses deux maîtres : Josef Albers, théoricien des couleurs au Bauhaus, et Ilya Bolotowsky, adepte de l’œuvre de Mondrian, initié au néoplasticisme et spécialisé dans l’abstraction géométrique. Kenneth Noland puise son inspiration dans les enseignements reçus tout au long de sa vie et les artistes découverts au gré de celle-ci. En résulte une notoriété qui ne fane jamais, en témoigne sa cote sur le marché de l’art.Kenneth Noland laisse en héritage quelques sculptures rares, notamment des impressions en couleur sur toile et montées sur panneau, estimées entre 1 000 et 10 000 €. Il a également réalisé des dessins, aux crayons de couleur notamment, qui sont évalués entre 1 200 et 20 000 €. Mais Kenneth Noland a surtout créé de nombreux multiples, impressions et estampes qui oscillent entre 150 et 25 000 €. Lithographies embossées ou encore monotypes, les prix dépassent souvent l’estimation, comme ce fut le cas en 2018 avec un monotype coloré à l’huile et à l’aquarelle Sans Titre (1981), estimé entre 8 000 et 12 000 €, puis adjugé 43 750 €. Quant aux peintures de Kenneth Noland, qu’il s’agisse d’acryliques ou d’huiles, elles sont estimées entre 800 et 5 000 000 €.

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(Illus.) Kenneth Noland – Rhyme (1960), acrylique sur toile

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Estimation gratuite Ruth Asawa

Ruth Asawa

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Estimation et cote de l'artiste Ruth Asawa

Ruth Asawa (1926-2013), née à Norwalk le 24 janvier 1926, est une sculptrice nippo-américaine. Elle fait partie des figures majeures dans son domaine aux États-Unis, en dépit d’une reconnaissance tardive due à sa nationalité, les conflits de cette époque et ses choix artistiques. Elle est majoritairement connue pour ses sculptures abstraites en métal tressé à la main, ainsi que pour son implication dans l’éducation artistique.

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Ruth Asawa, une jeunesse difficile

Ruth Asawa est issue de parents maraîchers qui ont quitté le Japon. Elle grandit au sein d’une famille de sept enfants dont les conditions de vie sont difficiles, d’autant plus que la nationalité américaine n’est pas délivrée aux immigrés japonais, et qu’il leur est impossible d’acheter des terres en raison du contexte pré-guerre. De plus, ils sont au cœur de la crise économique des années 1930 et peinent à s’en sortir.À l’école, toutefois, Ruth Asawa se révèle douée en dessin. Ses professeurs l’encouragent dans cette voie, lui permettant de remporter un concours de dessin en 1939. Entre-temps, elle apprend la calligraphie ainsi que le japonais dans une école dédiée. Mais la Seconde Guerre mondiale accentue la discrimination envers les immigrés japonais et le père de la jeune fille est arrêté un an après l’attaque de Pearl Harbor. Avec sa mère et ses frères et sœurs, Ruth Asawa est contrainte de dormir dans les écuries d’un hippodrome mais n’arrête pas le dessin pour autant grâce aux autres artistes internés sur place. En 1942, ils sont déplacés dans un camp d’internement de l’Arkansas, où Ruth Asawa parvient à terminer sa scolarité.

Ruth Asawa, une base d'apprentissage au Mexique

Grâce à une association, Ruth Asawa décroche une bourse pour étudier au Milwaukee State College Teachers dans le but de devenir enseignante d’arts, mais ses origines l’empêchent d’aller jusqu’au bout. Elle se rend alors au Mexique avec sa sœur pour en étudier l’art et la langue. À Toluca, elle apprend les bases du tissage de fil de fer galvanisé.Ainsi, lorsque Ruth Asawa s’installe en Caroline du Nord après son séjour, elle part étudier au Black Mountain College de 1946 à 1949. Elle apprend auprès d’artistes renommés comme le peintre Josef Albers (1888-1976) ou l’architecte Buckminster Fuller (1895-1983), et fait la rencontre de l’architecte Albert Lanier (1927-2008), qui deviendra son mari et avec lequel elle aura six enfants. Durant ces études, on enseigne à Ruth Asawa comment crocheter des paniers ainsi que des techniques de tissage qu’elle réutilisera dans ses suspensions métalliques.

Ruth Asawa, le retour à l'enseignement

En 1949, Ruth Asawa et Albert s’installent à San Francisco pour se marier, en dépit de l’opinion de leurs familles. La jeune femme s’attache à la ville et s’investit totalement dans sa production artistique. Elle commence à exposer en 1953, d’abord modestement, puis de manière plus remarquable en 1955 à la Biennale de São Paulo et au Whitney Museum of American Art de New York. Progressivement, les expositions deviennent personnelles puis internationales. À partir des années 1960, on demande même à Ruth Asawa de réaliser des œuvres publiques d’envergure.En 1968, Asawa n’a pas perdu son rêve d’enseigner et décider de fonder un atelier de création avec d’autres parents d’élèves pour que les enfants puissent travailler auprès d’artistes. Plus tard dans l’année, le maire Joseph Alioto (1916-1998) lui propose un mandat de quatre ans pour rejoindre la Commission des Arts de la ville de San Francisco. Elle devient ensuite membre de la Commission de Jimmy Carter (1924-) pour « Le rôle des Arts » en 1974, puis membre du Conseil des arts de Californie deux ans plus tard, avant d’administrer les Musées des Beaux-Arts de San Francisco pendant huit ans. En 1982, Ruth Asawa fonde la School of the Arts, renommée quelques années après Ruth Asawa San Francisco School of the Arts, une école publique d’arts.

La cote des œuvres de Ruth Asawa

Ruth Asawa a traversé des épreuves difficiles et s’est confrontée aux nombreux obstacles en tant qu’artiste femme, mère et d’origine japonaise en Amérique. En raison de ces critères et des matériaux employés, ses travaux ont longtemps été réduits à de simples suspensions décoratives, voire à du tricot de femme au foyer. Elle est heureusement défendue par plusieurs artistes à son époque et désormais reconnue comme une artiste à part entière. Ruth Asawa renoue entre l’artisanat et l’art : une relation qui avait été oubliée depuis l’émergence de l’art contemporain.

On trouve parfois quelques dessins de Ruth Asawa aux enchères, bien qu’ils soient rares. Ce sont principalement des esquisses au stylo et à l’encre sur papier qui représentent des fleurs ou des plantes, son rapport à la nature. Ils sont estimés entre 600 et 15 000 €. Les sculptures et structures de Ruth Asawa, en revanche, sont estimées entre 600 et 5 000 000 €. Elles sont pour la plupart réalisées en fil de fer, de cuivre, de laiton, ou bien de métal galvanisé. Le record de vente est d’ailleurs détenu par une suspension Sans Titre (S.401, Forme suspendue à sept lobes, à emboîtement continu, avec des sphères dans deux lobes), en fils de cuivre et de laiton, réalisée vers 1953-54. Estimée entre 3 000 000 et 5 000 000 €, la sculpture suspendue de Ruth Asawa a été adjugée 5 382 500 € aux enchères en 2020.

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(Illus.) Ruth Asawa – Sans Titre (1954-55)

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Estimation gratuite Sol LeWitt

Sol LeWitt

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Estimation et cote de l'artiste Sol LeWitt

Sol LeWitt (1928-2007), de son nom complet Solomon LeWitt, est un artiste protéiforme né à Hartford le 9 septembre 1928. Il est à la fois peintre, sculpteur, dessinateur, graveur, illustrateur, photographe et architecte. Connu pour son art minimaliste et conceptuel, il est surtout célèbre pour ses Wall Drawings (dessins muraux) et ses structures géométriques réalisées dans une démarche conceptuelle où l’idée de base d’une œuvre doit être plus importante que son exécution ou son résultat.

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Prix des œuvres de Sol LeWitt

  • Wall drawings (certificats + diagrammes d’exécution, parfois avec instructions) – entre 30 000 € et plus de 500 000 €

  • Sculpture / structures (cubes, modules, œuvres en acier/bois/aluminium) – entre 15 000 € et plus de 1 500 000 €

  • Dessin, gouache, encre et œuvres sur papier – entre 800 € et 750 000 €

  • Estampe, lithographie, sérigraphie et multiples – entre 200 € et 90 000 €

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Sol LeWitt, rencontre avec la géométrie

Encouragé par sa mère à réaliser des études d’art, Sol LeWitt intègre d’abord l’Université de Syracuse, puis l’école des beaux-arts de l’État de New York et la Cartoonists and Illustrators School. Il est diplômé en 1949 mais se doit de réaliser son service militaire lors de la guerre de Corée. De retour, il est embauché comme graphiste dans le cabinet d’architecture de Ieoh Ming Pei (1917-2019), où il explore davantage la géométrie et apprend à structurer ses idées et concepts, ce qui deviendra le pilier de sa démarche artistique.Pendant quelques années, il collabore avec divers architectes mais n’entame pas encore sa carrière d’artiste. Il découvre en revanche l’importance des assistants et de l’aide qu’ils peuvent apporter aux artistes dans leurs projets. Ce parallèle sera le deuxième moteur de la démarche conceptuelle de Sol LeWitt.

Sol LeWitt, ses premiers pas à New York

Sol LeWitt emménage définitivement à New York dans les années 1950. Il travaille comme graphiste pour un journal puis devient réceptionniste au MoMA (Museum of Modern Art) dix ans plus tard. Il y rencontre de nombreux artistes ainsi que des critiques qui l’influencent et l’inspirent, si bien que LeWitt réalise ses premiers tableaux en 1962. La géométrie et les reliefs apparents sur ses toiles témoignent du langage minimaliste de l’artiste. Selon lui, l’utilisation de formes simples rend un ensemble plus harmonieux.La première exposition de Sol LeWitt se déroule en 1965, mais il ne s’agit pas de ses tableaux. Il dévoile à la place des structures modulaires représentatives du minimalisme. L’année suivante, il expose avec d’autres artistes de la scène minimale américaine, mais déjà il commence à s’en éloigner pour développer une expression plus conceptuelle.

Sol LeWitt, du minimalisme au conceptuel

À la fin des années 1960, Sol LeWitt publie plusieurs manifestes qui traitent de la perception spatiale d’une œuvre. Dans « Sentences on Conceptual Art », Art-language, vol.1 n°1, mai 1969, l’artiste y développe sa vision de l’art conceptuel. Selon lui, la démarche est à l’origine de tout, tandis que son exécution n’a pas ou peu d’importance. Une œuvre peut être détruite, elle demeure intacte tant qu’elle a été réalisée dans l’esprit puisque rien ne saurait la défaire.De cette démarche naîtra son système de certificats d’authenticité, permettant à ses assistants de réaliser ses œuvres pourvu qu’elles soient basées sur ses concepts écrits et authentifiés, le résultat n’étant qu’une illustration de l’idée. Sa démarche, expliquée dans ses ouvrages, devient dès lors un principe fondateur de l’art conceptuel.

La cote des œuvres de Sol LeWitt

Artiste minimaliste et conceptuel connu pour ses Wall Drawings et ses structures, Sol LeWitt a pourtant su se démarquer dans de nombreux domaines artistiques. Tout au long de sa carrière, il réalise aussi bien des peintures et dessins que des sculptures, de la céramique, des estampes, des photographies et du mobilier. Au fur et à mesure de sa vie, il se considère davantage comme un artiste conceptuel, laissant la réalisation de ses œuvres à des exécutants qui reproduisent ses idées grâce à un modèle, voire seulement des textes explicatifs. Sa démarche conceptuelle va encore plus loin puisqu’il met également en place un système de certificat pour l’authentification de ses œuvres. Quel que soit le résultat, le concept est le seul élément pouvant primer sur le reste.Les céramiques de Sol LeWitt sont estimées entre 200 et 6 000 €, ses photographies entre 5 000 et 30 000 €, et son mobilier entre 2 700 et 80 000 €. Les multiples, estampes et sérigraphies de l’artiste sont évaluées entre 80 et 100 000 €. Pour exemple, la collection Six Figures Géométriques & Toutes Leurs Combinaisons (1980), estimée entre 70 000 et 100 000 €, a été adjugée 88 200 € en 2022. Les peintures de Sol LeWitt oscillent quant à elles entre 700 et 200 000 €. Son Wall Drawing #1158 e (2005) à l’acrylique, estimé entre 150 000 et 200 000 €, est vendu 212 500 € en 2017. Ses dessins, très réputés, vont de 350 à 300 000 €. En ce qui concerne les sculptures de Sol LeWitt, tout du moins ce qu’il préfère appeler structures, il faut compter entre 250 et 580 000 €. Sa Structure de Sol Modulaire (1966-68), estimée entre 600 000 et 800 000 €, a été adjugée à 605 000 € en 2015. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Sol LeWitt et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Sol LeWitt en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Sol LeWitt – Cube Modulaire (1979)

Reconnaître la signature de Sol LeWitt

Savoir reconnaître la signature de Sol LeWitt est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’art conceptuel et du minimalisme, figure fondatrice de l’art systémique américain. Sur ses œuvres emblématiques — des séries de Wall Drawings et Structures (cubes modulaires) aux dessins muraux et compositions géométriques — LeWitt signe généralement « Sol LeWitt » ou « LeWitt », parfois accompagné de la date d’exécution et d’un numéro de projet. La signature apparaît le plus souvent au verso (sur le support, le certificat d’authenticité ou la documentation d’installation), afin de préserver la neutralité formelle de la composition ; elle peut également figurer sur les cartons de montage et les plans d’exécution. Sur ses estampes, sérigraphies et éditions, la signature manuscrite au crayon est associée au numéro de tirage et aux mentions d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de Sol LeWitt par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Sol LeWitt, qu’il s’agisse d’un dessin mural, d’une structure ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Sol Lewitt
Signature Sol Lewitt

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Estimation gratuite Ilya Bolotowsky

Ilya Bolotowsky

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Estimation et cote de l'artiste Ilya Bolotowsky

Ilya Bolotowsky (1907-1981), né le 1er juillet 1907 à Saint-Pétersbourg, est un peintre d’origine russe naturalisé américain du début du XXe siècle. Il est reconnu pour son travail abstrait et pour avoir été l’un des principaux peintres de ce style en Amérique. Entre abstraction géométrique et cubisme, son œuvre inspirée de Piet Mondrian (1872-1944) s’inscrit dans le modernisme américain à travers un large panel de formes géométriques qui se rencontrent et cohabitent.

Estimation gratuite Ilya Bolotowsky

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Ilya Bolotowsky, le groupe The Ten

En 1920, Ilya Bolotowsky et sa famille sont contraints de fuir la Russie. Ils se réfugient d’abord à Bakou puis à Constantinople pendant quelques années avant de s’installer à New York en 1923. De 1924 à 1930, le jeune homme réalise ses études à la National Academy of Design de New York. Une fois diplômé, il travaille comme designer textile et enseigne l’art pour subvenir à ses besoins.Pendant ces années-là, Ilya Bolotowsky découvre la Pierre Matisse Gallery où sont exposés des artistes tels que Joan Miró (1893-1983), Jean Arp (1886-1966) et Pablo Picasso (1881-1973), lesquels influencent grandement Bolotowsky. Il s’associe également au groupe The Ten, ou Ten American Painters, qui lutte contre le mercantilisme de la Société des artistes américains. Entre-temps, il devient officiellement un citoyen américain. En 1932, Ilya Bolotowsky a suffisamment économisé pour se permettre de voyager en Europe : cette année marque définitivement l’homme en tant qu’artiste.

Ilya Bolotowsky, vers l'abstraction géométrique

Lors de son voyage en Europe, Ilya Bolotowsky y découvre la peinture abstraite géométrique, notamment grâce à l’œuvre du peintre Jean Hélion (1904-1987). À partir de là, l’artiste s’y consacre et cofonde en 1936 la coopérative American Abstract Artists pour donner de la visibilité aux peintres abstraits et favoriser la compréhension entre eux et le public. La même année, il est commandité pour réaliser une peinture murale dans le cadre du Federal Art Project pour le Williamsburg Housing Project de Brooklyn. Il s’agit là de l’une des toutes premières fresques abstraites.En 1942, la Valentine Gallery organise une exposition Piet Mondrian qui influence considérablement Ilya Bolotowsky. En admiration devant cet artiste, il en reprend les codes et s’attache aux principes du mouvement néerlandais De Stijl. Quant à ses tableaux, lesquels deviennent constructivistes en raison de l’influence néerlandaise, Bolotowsky s’inspire d’une grille du néoplasticisme pour créer sa propre composition.

Ilya Bolotowsky, les formes tridimensionnelles

À partir des années 1940, Ilya Bolotowsky utilise exclusivement des tableaux ronds, carrés ou en losange pour présenter ses compositions néoplastiques. Toutefois, dans les années 1960, l’artiste passe aux structures tridimensionnelles en peignant sur les quatre faces de colonnes en bois, voire en réalisant des structures en plexiglas. Bolotowsky disait rechercher la tension, l’équilibre et l’harmonie dans l’art, que seul le néoplasticisme pouvait lui apporter grâce à la relation entre les formes horizontales et verticales.La première exposition personnelle de l’artiste se déroule en 1974. Son œuvre est reconnue tardivement mais finit par rejoindre la National Collection of Fine Arts. Depuis, sa cote sur le marché de l’art ne cesse de grimper.

La cote des œuvres d'Ilya Bolotowsky

À la croisée de l’abstraction géométrique et du cubisme se trouve Ilya Bolotowsky, fortement inspiré par Piet Mondrian et le mouvement De Stijl, lequel aspire à une harmonie universelle à travers l’art abstrait et l’utilisation de formes et couleurs pures. Pour atteindre cet idéal de l’art visuel, Ilya Bolotowsky emploie des motifs majoritairement verticaux et horizontaux ainsi qu’une palette restreinte de couleurs primaires. Si l’artiste explore parfois d’autres motifs, c’est davantage vers cette forme épurée qu’il se tourne au fil de sa vie. Toutefois, il s’intéresse à cette vision sur divers supports, qu’ils soient en bois, en toile ou en lin, mais également en trois dimensions. En plus de son activité d’artiste, Ilya Bolotowsky était aussi un enseignant en sciences humaines et en beaux-arts.Ilya Bolotowsky a réalisé des multiples et gravures en tous genres, à savoir bidimensionnels avec ses sérigraphies, ou bien tridimensionnels à travers sa série sur plexiglas, estimés dans leur ensemble entre 700 et 4 000 €. Ses dessins, au crayon et à la gouache représentant des études de motifs et de décorations murales pour la plupart, sont estimés entre 1 000 et 1 500 €. Quant aux peintures d’Ilya Bolotowsky réalisées sur divers supports, elles vont de 750 à 60 000 €. Ses différents styles sont appréciés puisque l’étude murale Composition abstraite (vers 1936) a été adjugée 60 000 € alors qu’elle était estimée entre 40 000 et 60 000 €. Pourtant, son huile sur toile Diamant Bleu (vers 1940-41), estimée entre 20 000 et 30 000 €, a été vendue 50 000 € en 2018.

Faites estimer une œuvre d'Ilya Bolotowsky

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(Illus.) Ilya Bolotowsky – Étude pour la fresque du Hall of Medical Sciences à l’Exposition universelle de 1939 à New York

En lien avec Ilya Bolotowsky

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Estimation gratuite Johannes Itten

Johannes Itten

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Estimation et cote de l'artiste Johannes Itten

Johannes Itten (1888-1967), né le 11 novembre 1888 à Thoune, est un peintre suisse rattaché au mouvement expressionniste, mais également un enseignant associé à l’école du Bauhaus qui a apporté des méthodes révolutionnaires à l’apprentissage artistique. Il cherche à aller au-delà de l’appréciation de l’art par le seul moyen de la vue en proposant à ses étudiants une relation entre le corps et l’esprit. Celle-ci a notamment permis de faire évoluer la théorie des couleurs et la compréhension d’un sujet en étudiant la forme, la texture et la gestuelle.

Estimation gratuite Johannes Itten

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Johannes Itten, un esprit pédagogue

C’est à partir de ses seize ans que Johannes Itten se met à dessiner et peindre sérieusement. De 1904 à 1904, il réalise une formation pour devenir instituteur et commence à enseigner à partir de 1908. Il décide d’intégrer en 1909 l’École des Beaux-Arts de Genève dans le but d’approfondir ses connaissances, mais les professeurs l’ennuient. L’année suivante, le jeune homme se rend dans la capitale française et y découvre l’art moderne parisien et le cubisme grâce à des artistes tels que Paul Cézanne (1839-1906) et Pablo Picasso (1881-1973).En 1911, Johannes Itten réalise un voyage à Munich et rencontre le groupe Der Blaue Reiter. Ces deux découvertes marquent profondément le jeune artiste qui décide de poursuivre et terminer sa formation artistique auprès d’Adolf Hölzel (1853-1934), pionnier du modernisme, de 1913 à 1916. À ce terme, l’attrait de Johannes Itten pour l’enseignement est tel qu’il prend la décision de fonder une école d’art privée à Vienne et de devenir lui-même professeur.

Johannes Itten, la période du Bauhaus

En 1912, Johannes Itten devient l’élève du peintre abstrait Eugène Gilliard (1861-1921) pendant un temps. Il utilise d’ailleurs le manuel de son maître comme base d’enseignement pour les élèves de son école privée. De son autre maître Hölzel, Itten lui emprunte une série de formes et des exercices de relaxation pour détendre les élèves et les préparer aux expériences créatives.Entre 1919 et 1922, Johannes Itten est recruté pour donner le cours préliminaire de l’école du Bauhaus, qui consiste à enseigner les bases comme la composition, les formes et la couleur. L’artiste va alors théoriser les contrastes de couleurs en sept déclinaisons et, durant plusieurs années, inviter de grands artistes comme Paul Klee (1879-1940) et Georg Muche (1895-1987) à le rejoindre au Bauhaus. En parallèle, il publie ses théories et participe à un magazine d’art expressionniste allemand.

Johannes Itten, un retrait progressif

Petit à petit, Johannes Itten est mis à l’écart des élèves et du corps enseignant. D’une part parce qu’il n’est pas d’accord avec la direction industrielle que peut prendre l’art au sein de l’école, mais aussi parce que ses propres méthodes d’enseignement sont contestées par les élèves et le directeur du Bauhaus. Ses rituels de relaxation visant à développer la créativité sont liés de près à ses croyances et pratiques sectaires et sont rapidement condamnées.En 1926, alors qu’il revient de Suisse, Johannes Itten fonde une autre école à Berlin puis en dirige une autre à Krefeld. En 1938, il s’installe à Amsterdam puis à Zurich pour y gérer l’école des arts appliqués. Il quitte cependant sa fonction en 1954 pour devenir peintre à temps plein et publier davantage d’ouvrages théoriques sur la couleur, dont le célèbre livre L’art de la couleur en 1961.

La cote des œuvres de Johannes Itten

Enseignant aux théories dites révolutionnaires, Johannes Itten est un artiste qui a apporté de nouvelles manières d’appréhender l’art à son époque, que ce soit dans l’étude, la pratique ou son appréciation. Il est à l’origine de plusieurs ouvrages théoriques qui ont eu un fort impact sur le programme du Bauhaus, et dont certaines normes sont encore utilisées aujourd’hui pour l’art pictural comme le design. Artiste d’avant-garde, les œuvres de Johannes Itten comportent des études sur la forme, des lithographies, des dessins, gouaches, pastels, aquarelles et encres, de l’acrylique, des peintures à l’huile et des objets en métal.Les estampes et gravures de Johannes Itten vont entre 1000 et 5000 €, tandis que ses dessins sont estimés entre 4000 et 20 000 €. La cote dépend de la technique utilisée : ses encres ont généralement moins de valeur que ses aquarelles. À titre d’exemple, son aquarelle Composition en orange et bleu-vert (1957), estimée entre 15 000 et 20 000 €, a été vendue 51 250 € en 2010. Du côté des objets métalliques, ils sont estimés entre 10 000 et 20 000 €, notamment en raison de leur rareté sur le marché de l’art. Son œuvre en laiton martelé Un unique et important bol (1914), évalué entre 11 500 et 17 300 €, a été adjugée 27 700 € en 2007. Quant aux peintures de Johannes Itten, qu’il s’agisse d’acryliques ou d’huiles sur toile, il faut compter entre 8000 et 45 000 €. Ce sont principalement des compositions de couleurs.

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(Illus.) Johannes Itten – Cercles (1916), tempera sur toile, 90 x 80 cm

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Estimation gratuite Camille Bombois

Camille Bombois

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Estimation et cote de l'artiste Camille Bombois

Camille Bombois (1883-1970), né à Venarey-les-Laumes le 3 février 1883, est un peintre français appartenant aux primitifs modernes. Sa peinture s’inscrit dans le style naïf, autrement dit avec une manière enfantine et sans précision pour le dessin ou la perspective, mais avec une identité unique qui le place parmi les maîtres de son époque. Il peint la vie avec dynamisme, que ce soit dans les volumes, les couleurs ou encore sa manière de modeler l’espace.

Estimation gratuite Camille Bombois

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Camille Bombois, l'art en seconde place

Bien qu’il soit attiré dès son plus jeune âge par l’art, Camille Bombois est issu d’une famille modeste qui ne lui permet pas de se consacrer à la peinture. Au lieu de cela, il tire profit de son physique puissant et robuste pour exercer des métiers manuels et éprouvants. S’il est de taille normale, sa carrure est parfois décrite comme herculéenne : large et forte.Après une enfance au bord des canaux grâce à son père batelier, Camille Bombois se lance dans divers métiers comme terrassier ou ouvrier agricole. À partir de 1899, il commence toutefois à dessiner pour le plaisir. Entre-temps, sa carrure lui donne l’opportunité d’intégrer une troupe de cirque ambulant en tant que lutteur. Il quitte néanmoins le milieu un peu plus tard pour rejoindre Paris en 1907 et travailler dans le métropolitain.

Camille Bombois, les débuts à Paris

En 1911, Camille Bombois se marie à Eugénie Christophe. L’année suivante, alors qu’il voit des artistes peindre à la butte Montmartre, il décide de s’investir davantage dans cette activité qui n’avait été jusqu’ici qu’un loisir. Seulement, il doit mettre la peinture de côté car il est appelé à se battre au front lors de la Première Guerre mondiale en 1914.Camille Bombois est nommé trois fois pour son courage lors de la guerre. Lorsqu’il revient dans la capitale française, sa femme lui annonce qu’elle est parvenue à vendre quelques-unes de ses toiles. De constater que son art intéressait suffisamment pour être vendu, Camille Bombois est motivé à s’y consacrer de nouveau. Pour vivre, il travaille néanmoins en parallèle dans une imprimerie la nuit pour peindre le jour.

Camille Bombois, la découverte de l'artiste

En 1922, Camille Bombois expose sur les trottoirs de Montmartre lors de la foire aux croûtes, un événement créé l’année précédente pour découvrir de nouveaux talents, bien que la manifestation soit à l’origine une plaisanterie. Bombois est cependant découvert à cette occasion par le journaliste Noël Bureau (1892-1967), lequel lui consacre un encart dans sa revue Rythme et Synthèse, permettant à l’artiste de se faire connaître officiellement.Deux ans plus tard, en 1924, des marchands d’art et des collectionneurs s’intéressent de plus près à Camille Bombois. Il est alors soutenu par des mécènes occasionnels tels que Whilelm Uhde (1874-1947), Florent Fels (1891-1977) ou encore Henri Bing (1888-1965), dont il brosse même le portrait. Dès 1925, Bombois réalise suffisamment de commandes et de ventes pour vivre pleinement de la peinture et s’offrir un atelier. En 1928, il expose auprès d’artistes du même genre et participe, en 1932, à l’exposition consacrée aux primitifs modernes. Il deviendra alors l’un des maîtres du style naïf, bien qu’il n’atteigne pas la popularité d’autres artistes comme Henri Rousseau (1844-1910), autrement dit le célèbre Douanier Rousseau, représentant du style naïf. Ce qui n’empêchera pas Camille Bombois d’obtenir une renommée mondiale après la guerre, lui permettant entre-autres d’exposer aux États-Unis.

La cote des œuvres de Camille Bombois

Peintre de style naïf qui se plaît à brosser la vie avec souvent une pointe d’humour, Camille Bombois a su gagner l’intérêt du public et des collectionneurs lors de son vivant, mais également après sa mort. La femme sensuelle voire érotique est souvent au centre de ses préoccupations, mais Camille Bombois peint aussi des paysages et des scènes de l’univers du cirque, thèmes et inspirations qu’il puise directement dans ses souvenirs. Ses compositions uniques dans lesquelles on retrouve une perspective naïve laissent souvent le spectateur imaginer que les chemins peints, qu’ils soient pavés ou nichés au creux d’un village, aboutissement précisément quelque part.Les peintures de Camille Bombois sont estimées entre 600 et 70 000 €. À titre d’exemple, son huile sur toile Le parc de Baden Baden, estimée entre 15 000 et 20 000 €, a été adjugée pour 47 000 €. Depuis 2020, la cote de l’artiste ne cesse de grimper. En 2021, l’huile sur toile Après-midi au parc, estimée entre 10 000 et 15 000 €, a été vendue environ 88 200 €..

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(Illus.) Camille Bombois – La Blonde sur le Poud (vers 1935), huile sur toile, 55 x 46,2 cm

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Estimation gratuite Yves Brayer

Yves Brayer

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Estimation et cote de l'artiste Yves Brayer

Yves Brayer (1907-1990) est un peintre, graveur et illustrateur français, particulièrement connu pour ses paysages de Provence et de Camargue. Les Alpilles, les Baux-de-Provence, les chevaux et les grands espaces méditerranéens deviennent des sujets emblématiques de son travail après la Seconde Guerre mondiale. Mais Brayer a aussi beaucoup voyagé, de l’Espagne au Maroc en passant par l’Italie, et ces séjours ont nourri une production très variée. Certaines de ses peintures dépassent aujourd’hui les 20 000 € aux enchères !

Vous possédez une peinture, une aquarelle ou une lithographie signée Yves Brayer ? Chez Estimon’objet, nos experts et commissaires-priseurs peuvent étudier votre bien à partir de photographies et vous proposer une estimation gratuite !

Estimation gratuite Yves Brayer

Prix des œuvres d'Yves Brayer

  • Peintures - entre 2 000 € et 20 000 €,

  • Dessins et techniques mixtes - entre 500 € et 5 000 €.

  • Gravures et estampes - entre 200 € et 1 500 €.

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Quelle est la cote de Yves Brayer sur le marché de l’art ?

La cote des peintures à l’huile

Les paysages provençaux occupent une place importante dans les ventes de Brayer. En 2008, Les Alpilles en été, une huile sur toile estimée entre 7 000 et 9 000 €, a ainsi été adjugée environ 21 250 €. Plus récemment, un Paysage aux Baux de Provence, huile sur toile de 97 × 130 cm, a été vendu 16 000 €, après une estimation de 12 000 à 15 000 €.

D’autres paysages de dimensions plus modestes affichent également de beaux résultats :

  • Les Baux de Provence, 1957, huile sur toile, vendu 9 200 € chez Millon à Paris le 20 novembre 2015.
    Les Baux de Provence, 1960, huile sur toile, vendu 9 500 € à l’Hôtel des Ventes de Monte-Carlo le 12 décembre 2019.
    Les deux chemins au printemps en Provence, huile sur toile, vendu 10 000 € chez Ivoire Nantes le 12 juin 2012.
    Oliviers aux Alpilles rayées, huile sur toile, vendu 3 300 € chez Ivoire Troyes le 26 janvier 2019.

La cote des dessins, aquarelles et gouaches

Yves Brayer a beaucoup travaillé sur papier au cours de ses voyages. L’Espagne, l’Italie, la Provence, la Camargue et les scènes équestres apparaissent régulièrement dans ses dessins et aquarelles. Le marché de ces techniques est plus accessible que celui des grandes huiles, mais certaines pièces peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

Un exemple particulièrement intéressant est Rome, aux courses, le concours hippique, gouache de 1934, adjugée 16 700 €, alors qu’elle était estimée entre 8 000 et 10 000 €. Ce type de résultat rappelle que les œuvres sur papier ne doivent pas être sous-estimées lorsqu’elles présentent un sujet recherché, une belle qualité d’exécution et une bonne provenance !

La cote des gravures et lithographies

Brayer a également produit de nombreuses estampes, notamment des lithographies et des gravures. Il a par ailleurs illustré des ouvrages de luxe avec des textes de Blaise Cendrars, Paul Claudel, Jean Giono ou Frédéric Mistral.

Les estampes sont généralement moins cotées que les peintures originales. Leur prix dépend notamment du procédé utilisé, du tirage, de la présence de la signature au crayon et de l’état de conservation. À titre d’exemple, une lithographie intitulée La Maison du peintre aux Baux de Provence, signée au crayon et numérotée 152/175, a été adjugée 140 € à l’Hôtel des ventes d’Avignon en 2022.

Comment reconnaître une peinture de Yves Brayer ?

Chez Yves Brayer, plusieurs indices peuvent mettre sur la piste de l’artiste. Les paysages méditerranéens sont particulièrement caractéristiques, avec les reliefs des Alpilles, les villages des Baux-de-Provence, les mas et les vastes étendues de Camargue. Les chevaux et les taureaux occupent également une place importante dans sa production. Mais un paysage provençal ou un cheval ne suffit évidemment pas : ces sujets ont été peints par de nombreux artistes !

Il faut alors regarder la façon dont le paysage est construit. Brayer privilégie souvent des compositions très lisibles, avec de grandes étendues de ciel ou de terrain et des silhouettes nettement détachées. Dans ses paysages provençaux, les arbres, les maisons en pierre et les reliefs calcaires sont traités avec des formes simplifiées, tandis que sa palette peut aller des ocres et terres chaudes aux gris et aux bleus plus sourds. La lumière et les contrastes jouent aussi un rôle important dans l’identification.

Les chevaux et les taureaux méritent, eux aussi, une attention particulière. Brayer les représente souvent par des silhouettes puissantes et facilement identifiables, placées dans de grands espaces plutôt que dans des scènes très chargées. Pour les œuvres représentant la Camargue, la présence de chevaux blancs ou de taureaux noirs peut donc être un indice intéressant, à condition de la confronter au reste du tableau.

Enfin, la période compte beaucoup. Brayer ne peint pas de la même manière ses sujets espagnols des années 1920-1930 et ses paysages provençaux réalisés après 1945. Pour déterminer si une peinture peut réellement être de sa main, faites appel à Estimon’objet !

Comment reconnaître la signature de Yves Brayer ?

Frida Kahlo a fait évoluer sa signature tout au long de sa vie, et ces changements sont de précieux indices chronologiques ! Dans ses toutes premières œuvres, à la fin des années 1920, elle utilisait souvent l’orthographe allemande « Frieda Kahlo » (un clin d’œil à son père né en Allemagne). Ce n’est qu’au début des années 1930, en pleine montée du nationalisme mexicain, qu’elle simplifie définitivement son prénom pour adopter la forme « Frida Kahlo ».

Ses signatures sont fines, appliquées à l’aide d’un pinceau, avec une écriture cursive très fluide et penchée. En général, elle complétait en indiquant l’année exacte de création et le lieu, presque toujours écrit sous la forme « México ».

Mais le vrai secret de l’artiste réside dans l’intégration de son nom : Frida Kahlo ne signait jamais au hasard sur la toile. Souvent, elle l’incorporait directement dans les éléments du décor, comme s’il s’agissait d’une inscription gravée sur un cadre en bois, d’une dédicace peinte sur un parchemin en bas du tableau, ou d’un texte écrit sur une fine plaque métallique imitant les ex-voto.

Expertise signature Yves Brayer
Signature Yves Brayer

Peinture de Yves Brayer : ce que regarde notre expert

Face à une peinture attribuée à Yves Brayer, Romain Rudondy, notre spécialiste de l’art moderne, commence notamment par regarder le sujet et la période supposée du tableau. Un paysage des Alpilles des années 1950 ne se compare pas de la même manière à une scène espagnole ou à une vue réalisée pendant les années de jeunesse de l’artiste.

Il observe ensuite la façon dont Brayer traite les paysages : les reliefs des Alpilles, les silhouettes des arbres, les constructions, les chevaux ou encore les personnages donnent des indications utiles. La palette est également importante, car Brayer a connu différentes périodes liées à ses voyages : ses premières expériences espagnoles et italiennes ne présentent pas exactement les mêmes tonalités que ses paysages provençaux plus tardifs !

Enfin, notre expert regarde attentivement le dos du tableau. Une inscription, une ancienne étiquette, un numéro de collection ou un certificat peuvent permettre de retrouver l’historique de la pièce. Pour Brayer, cette documentation est particulièrement intéressante puisque certaines œuvres sont référencées dans des catalogues ou accompagnées de certificats liés à la famille de l’artiste. Un tableau des Baux-de-Provence vendu par Artcurial en 2007 était par exemple accompagné d’un certificat de Madame Brayer et devait être inclus dans le catalogue raisonné alors en préparation.

Yves Brayer, une vie entre voyages et paysages méditerranéens

Yves Brayer naît à Versailles le 18 novembre 1907 et passe une grande partie de son enfance à Bourges. Il arrive à Paris en 1924 et fréquente les académies de Montparnasse avant d’intégrer les Beaux-Arts. Alors qu’il expose déjà dans les Salons pendant ses études, une bourse de voyage lui permet de partir en Espagne en 1927. Il séjourne ensuite au Maroc avant d’obtenir le Grand Prix de Rome en 1930.

De retour à Paris en 1934, Brayer poursuit les expositions et travaille également pour le spectacle. Jacques Rouché lui confie notamment des maquettes de décors et de costumes pour l’Opéra de Paris. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il séjourne dans le Tarn avant de revenir dans la capitale. À partir de 1945, ses séjours en Provence deviennent réguliers et les paysages des Alpilles et de la Camargue occupent une place centrale dans son travail.

Sa carrière prend une nouvelle dimension dans les années 1950. Yves Brayer est élu à l’Académie des Beaux-Arts en 1957 et devient ensuite professeur à l’Académie de la Grande Chaumière. Il poursuit parallèlement ses voyages, ses expositions et ses activités d’illustrateur, de graveur et de décorateur. Il meurt à Paris le 29 mai 1990.

(Illus.) Yves Brayer – Rue à Almunecar, Espagne (1962), huile sur toile, 45 x 37 cm

Mon conseil aux collectionneurs qui s’interrogent sur la valeur de leur tableau, c’est de bien regarder le support de l’œuvre. Yves Brayer a énormément voyagé, notamment en Espagne, en Italie et dans les pays du Sud, et il travaillait souvent sur le motif avec des moyens adaptés à ses déplacements.

Si vous observez une gouache ou une aquarelle, vérifiez la texture du papier et la manière dont les pigments accrochent la lumière. Un vrai Brayer se distingue par une mise en place rapide mais rigoureuse des plans, sans ces hésitations molles que l’on retrouve sur les copies de suiveurs. Prenez une photo rapprochée des contrastes lumineux et de la zone signée pour qu’on puisse étudier ensemble la touche de l’artiste !

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Estimation gratuite Jules-René Hervé

Jules-René Hervé

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Estimation et cote de l'artiste Jules-René Hervé

Jules-René Hervé (1887-1981) est un peintre français connu pour ses représentations lumineuses de Paris, de ses jardins et de ses rues animées. Héritier de la peinture impressionniste, il pose un regard joyeux sur la capitale : les élégantes se promènent aux Tuileries, les enfants jouent autour des bassins et les passants se pressent devant l’Opéra ou la Madeleine. Il peint également Langres, sa ville natale, ainsi que des scènes rurales et des processions religieuses.

Aujourd’hui, les tableaux de Jules-René Hervé séduisent une clientèle française et internationale. Les vues de Paris les plus recherchées peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros, voire dépasser 10 000 € lorsqu’elles présentent un grand format, une composition particulièrement animée et une provenance bien documentée.

Vous possédez un tableau, un dessin ou une aquarelle de Jules-René Hervé ? Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une première estimation gratuite, rapide et confidentielle.

Estimation gratuite Jules-René Hervé

Prix des œuvres de Jules-René Hervé

  • Peinture à l’huile sur toile ou sur panneau : entre 150 € et plus de 19 000 €

  • Dessin, aquarelle, gouache ou pastel : entre 40 € et 2 400 €

  • Estampe, gravure ou lithographie : entre 70 € et 300 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’un tableau de Jules-René Hervé ? Commencez par photographier l’œuvre de face, dans une lumière naturelle et sans reflet. Prenez ensuite des images rapprochées de la signature, des personnages et des principaux détails du décor. Le revers doit également être photographié dans son intégralité, car Hervé y inscrit fréquemment son nom et parfois le titre de la composition.

Nos experts étudient la technique, les dimensions, le sujet, la qualité d’exécution, l’état de conservation et la cohérence des signatures. Ils comparent également l’œuvre aux nombreuses compositions documentées de l’artiste et aux résultats récents du marché. Une vue des Tuileries, de l’Opéra ou de la place de la Concorde ne possède pas nécessairement la même valeur qu’une étude rurale ou qu’un petit paysage.

Grâce à cette analyse, Estimon’objet vous apporte un premier avis fiable et confidentiel. Notre équipe peut ensuite vous accompagner si votre tableau nécessite une expertise complémentaire, une recherche de provenance ou une mise en vente

La cote de Jules-René Hervé sur le marché de l’art

La cote de Jules-René Hervé dépend principalement du sujet, des dimensions et de la qualité de la composition. Les collectionneurs recherchent surtout ses vues animées de Paris, ses jardins publics, ses scènes de l’Opéra et ses tableaux consacrés à la vie élégante de la capitale. Les œuvres représentant Langres et les processions religieuses possèdent également un intérêt particulier.

La cote des vues de Paris et des jardins des Tuileries

Les scènes parisiennes forment le cœur du marché de Jules-René Hervé. L’artiste représente les quais de Seine, Notre-Dame, la place de la Concorde, la Madeleine, Montmartre et surtout le jardin des Tuileries. Les compositions les plus appréciées associent un monument reconnaissable, une foule de promeneurs et une lumière vive.

Voici quelques résultats de référence :

  • Grand Bassin, Jardin des Tuileries (œuvre non datée) : cette huile sur toile de 59,7 × 72,4 cm a été vendue 12 500 $ en juin 2013 à Dallas, frais compris.
  • Sortie du Métro, La Madeleine, Paris (œuvre non datée) : cette grande huile sur toile de 75,6 × 92,7 cm a atteint 12 650 dollars canadiens en octobre 2007 au Canada, frais compris.
  • Le Bassin des Tuileries (œuvre non datée) : cette huile sur toile de 45,7 × 55,9 cm a été adjugée 8 365 $ en mai 2011 à Dallas, frais compris.
  • Les Bouquinistes sur les quais (œuvre non datée) : cette scène parisienne a été vendue 800 € en décembre 2021 à Paris.

Ces écarts montrent l’importance du format, de la densité de la scène et de la provenance. Une grande vue parisienne avec de nombreux personnages peut atteindre un résultat bien supérieur à celui d’un petit tableau consacré au même lieu.

La cote des scènes de l’Opéra et de la vie parisienne

Jules-René Hervé aime représenter les lieux de spectacle et les loisirs de la capitale. Les ballerines, les spectateurs, les enfants et les promeneurs lui offrent des sujets pleins de mouvement. Ses petits tableaux peuvent contenir de nombreux personnages, peints avec quelques touches rapides mais toujours faciles à identifier.

Plusieurs ventes permettent de situer leur valeur :

  • Place de la Concorde, la nuit (œuvre non datée) : cette huile sur toile de 61 × 75,6 cm a été vendue 7 500 $ en décembre 2016 à Dallas.
  • Les Critiques au Salon (œuvre non datée) : cette petite huile sur toile de 22,2 × 27,3 cm a atteint 4 625 $ en juillet 2024 à Dallas, frais compris.
  • Ballerines de l’Opéra (œuvre non datée) : ce tableau consacré aux danseuses a été adjugé 2 500 € en novembre 2014 à Paris.
  • Ballerines descendant un escalier (œuvre non datée) : cette petite huile sur panneau de 21,6 × 25,7 cm a été vendue 2 750 $ en mars 2025 à Dallas.

Le prix ne dépend donc pas seulement des dimensions. Une petite peinture très animée, avec un sujet original et une exécution précise, peut dépasser le résultat d’une toile plus grande mais moins caractéristique.

La cote des paysages, scènes rurales et vues de Langres

Jules-René Hervé reste profondément attaché à Langres et à la campagne française. Il représente les rues de sa ville natale, le faubourg de Brévoines, les églises, les marchés, les villages et les processions. Ces œuvres sont moins connues que ses vues de Paris, mais elles occupent une place importante dans sa carrière.

Quelques résultats illustrent ce marché :

  • Marché aux bestiaux (1937) : cette huile sur toile représentant une scène rurale animée a été vendue 5 975 $ en mai 2010 à Dallas, frais compris.
  • Sortie de l’église à Avallon (œuvre non datée) : ce tableau a été adjugé 2 000 € en juin 2017 à Paris.
  • Devant la mairie de Langres (œuvre non datée) : cette vue de la ville natale du peintre a également atteint 2 000 € en juin 2017 à Paris.
  • Les Lavandières (œuvre non datée) : cette scène de la vie quotidienne a été vendue 1 200 € en avril 2012 à Paris.

Une vue précisément située à Langres ou une procession bien documentée peut intéresser les collectionneurs régionaux et les amateurs de l’artiste. Une ancienne exposition ou une provenance locale peut aussi renforcer sa valeur.

Comment reconnaître un tableau de Jules-René Hervé ?

Les tableaux de Jules-René Hervé sont souvent remplis de petits personnages. À Paris, les femmes portent des robes colorées, les hommes des manteaux sombres et les enfants jouent près des bassins. L’artiste ne peint pas chaque visage en détail : quelques touches suffisent pour faire apparaître une silhouette, un chapeau ou un mouvement. La lumière constitue un autre indice important. Hervé utilise des blancs, des jaunes, des bleus clairs et des roses pour éclairer ses scènes. Les couleurs les plus vives apparaissent souvent sur les vêtements, les fleurs, les parasols ou les reflets de l’eau. Même sous un ciel gris ou dans une scène de neige, ses tableaux conservent une atmosphère lumineuse.

Ses vues de Paris associent généralement un monument identifiable à une foule en mouvement. La Madeleine, Notre-Dame, l’Opéra, la place de la Concorde et les bassins des Tuileries reviennent régulièrement. Les bâtiments restent reconnaissables, mais Hervé ne cherche pas une précision photographique. Il simplifie les façades afin de laisser davantage de place aux promeneurs et à l’animation de la rue. La touche est rapide et visible, surtout dans les feuillages, le ciel et les vêtements. Les figures du premier plan sont plus détaillées, tandis que celles de l’arrière-plan sont parfois réduites à quelques points de couleur. Cette différence donne une véritable profondeur à la composition.

Dans ses scènes rurales, les couleurs deviennent souvent plus douces. On retrouve des églises, des chemins, des groupes de fidèles, des animaux et des bâtiments de village. Les processions religieuses sont particulièrement caractéristiques de sa production liée à Langres. Il faut néanmoins rester prudent. De nombreux peintres du XXᵉ siècle ont représenté Paris dans un style proche de l’impressionnisme. Une scène des Tuileries ou de Montmartre ne suffit jamais à attribuer un tableau à Jules-René Hervé.

Reconnaître la signature de Jules-René Hervé

Jules-René Hervé signe généralement ses tableaux « Jules R. Hervé ». Cette inscription se trouve le plus souvent dans l’angle inférieur gauche ou droit de la peinture. Les lettres sont assez lisibles, avec un prénom et une initiale reliés au nom de famille. L’accent sur le dernier « e » n’est pas toujours clairement visible.

Une particularité importante de l’artiste se trouve au revers. De nombreux tableaux portent une seconde signature au dos de la toile. Hervé peut également y inscrire le titre de l’œuvre, le lieu représenté ou un numéro. Cette double signature constitue un élément intéressant pour l’expertise, même si elle ne suffit pas à elle seule à garantir l’authenticité.

La couleur de la signature varie selon le fond. Elle peut être sombre sur un trottoir clair ou plus claire sur une zone foncée. L’artiste prend généralement soin de placer son nom dans un espace où il reste visible sans détourner le regard du sujet principal.

La signature doit être étudiée avec la matière picturale. Une inscription ajoutée après l’exécution du tableau peut recouvrir les craquelures ou présenter une couleur différente. L’expert vérifie donc son ancienneté, son graphisme et sa cohérence avec la seconde signature parfois présente au revers.

Signature Jules-René Hervé
Expertise signature Jules-René Hervé

Tableau de Jules-René Hervé : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier le lieu et le sujet représentés. Une vue de la Madeleine, de Notre-Dame ou du jardin des Tuileries peut être comparée aux nombreuses compositions connues de Jules-René Hervé. Il vérifie l’emplacement des monuments, les perspectives et la manière dont l’artiste répartit les personnages.

Il examine ensuite les silhouettes. Chez Hervé, les personnages sont peints avec peu de détails, mais leurs attitudes restent naturelles. Une touche claire forme un visage, une ligne sombre dessine un manteau et une couleur vive permet de reconnaître un chapeau ou une robe. Si les figures paraissent trop rigides, trop dessinées ou au contraire totalement confuses, l’attribution doit être étudiée avec prudence.

Romain regarde aussi la façon dont le peintre traite la lumière. Les ciels sont souvent réalisés avec des bleus, des gris et des blancs posés en touches visibles. Dans les scènes parisiennes, de petits accents rouges, jaunes ou roses guident le regard. Les arbres et les bassins ne sont pas décrits dans chaque détail : Hervé préfère suggérer les feuilles, les reflets et les mouvements de l’eau.

Le support apporte également des renseignements utiles. L’expert examine la toile ou le panneau, le châssis, les clous, les anciennes réparations et les éventuelles marques de marchand de couleurs. Il contrôle l’état du tableau, car un nettoyage trop agressif peut faire disparaître les touches légères et les petits personnages de l’arrière-plan.

Enfin, il photographie le revers. Chez Jules-René Hervé, la présence d’une seconde signature, d’un titre ou d’un numéro peut aider à documenter l’œuvre. Ces inscriptions doivent toutefois présenter une ancienneté et une écriture cohérentes avec la peinture.

Jules-René Hervé, le peintre du Paris lumineux

Jules-René Hervé naît à Langres le 14 avril 1887. Son oncle, Jules Alfred Hervé, est professeur de dessin et l’encourage dans sa vocation. Le jeune artiste étudie au collège Diderot de Langres avant de partir pour Paris en 1908. Il poursuit sa formation à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et découvre une capitale qui devient rapidement son principal sujet.

Il expose pour la première fois au Salon des artistes français en 1910. Dès l’année suivante, il commence à enseigner la peinture, activité qu’il poursuit jusqu’en 1943. Sa carrière est interrompue par la Première Guerre mondiale, durant laquelle il est mobilisé. De retour à la vie artistique, il reçoit une bourse du gouvernement français qui lui permet de voyager en Europe en 1924.

Les récompenses suivent rapidement. Il obtient une médaille d’argent au Salon en 1914, une médaille d’or en 1925 puis une autre médaille d’or lors de l’Exposition internationale de Paris en 1937. Il devient également vice-président du Salon des artistes français. À une époque où l’abstraction et les nouvelles avant-gardes occupent une place croissante, Hervé reste fidèle à une peinture figurative et lumineuse.

Il partage sa vie entre Paris et sa région natale. Aux boulevards, jardins et théâtres de la capitale répondent les églises, les rues et les campagnes de Haute-Marne. Il meurt à Langres le 13 novembre 1981. Ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections publiques, notamment au musée d’Art et d’Histoire de Langres, ainsi que dans des musées français et américains.

Pour une peinture attribuée à Jules-René Hervé, retournez toujours le tableau avec précaution et photographiez l’ensemble du revers. L’artiste signe très souvent une seconde fois au dos de la toile. Il peut aussi ajouter le titre, le nom du monument ou un numéro. Ces éléments permettent parfois de distinguer une vue précise de Paris d’une scène simplement inspirée de la capitale.

Prenez ensuite une photographie rapprochée des personnages. Chez Hervé, les visages et les vêtements sont construits avec très peu de peinture. Un nettoyage trop puissant peut effacer ces détails et réduire fortement la qualité de l’œuvre. Si les silhouettes paraissent faibles ou incomplètes, il faut vérifier si le tableau a subi une ancienne restauration.

Ne nettoyez jamais la signature et ne retirez aucune étiquette. Photographiez séparément chaque inscription, puis envoyez ces images à Estimon’objet. Nos experts pourront comparer votre tableau aux œuvres documentées de Jules-René Hervé et vous fournir une estimation gratuite, confidentielle et argumentée.

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Josef Albers

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Estimation et cote de l'artiste Josef Albers

Josef Albers (1888-1976), né le 19 mars 1888 à Bottrop, ancienne province du royaume de Prusse, est un peintre et enseignant réputé pour son Interaction des couleurs, lui-même considéré comme un classique des arts visuels. Son enseignement dans ce domaine lui vaut une certaine reconnaissance de ses pairs, notamment pour avoir été l’un des précurseurs de l’art optique, aussi appelé op art, qui consiste à créer de l’art en exploitant les failles de l’œil et en jouant sur les illusions d’optique.

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Josef Albers, à la fois élève et enseignant

Issu d’une famille d’artisans, Josef Albers est naturellement attiré par l’art depuis ses plus jeunes années. Son père, peintre en bâtiment et créateur de décors de théâtre, lui enseigne les bases de son métier. Entre 1905 et 1908, Josef Albers réalise une formation d’instituteur, lui permettant d’enseigner durant huit années. De 1913 à 1915, il étudie à l’Académie royale des beaux-arts de Berlin en même temps qu’il enseigne, de manière à obtenir un diplôme d’éducateur artistique. L’année suivante, Josef Albers intègre l’École des Arts décoratifs d’Essen afin de poursuivre son éducation artistique, tout en continuant comme professeur.Entre 1919 et 1920, il est l’élève de Franz von Stuck (1863-1928), peintre symboliste allemand à l’Académie de Munich, puis étudie à la célèbre école d’architecture et d’arts appliqués, le Bauhaus de Weimar, durant les trois années qui suivent pour assister au cours préliminaire du peintre Johannes Itten (1888-1967). Il est rapidement remarqué et entame sa carrière d’artiste à cette époque en étant nommé compagnon en 1922, puis Maître au Bauhaus l’année suivante.

Josef Albers, la construction et les matériaux

De 1923 à 1933, Josef Albers dispense ses élèves au Bauhaus de cours sur la Théorie des matériaux et la Théorie du travail. Il devient d’ailleurs directeur officiel du cours préliminaire à partir de 1928 lors du premier semestre, puis désigné en charge de l’atelier de menuiserie pendant l’année qui suit. Quant aux semestres suivants, Josef Albers enseigne le dessin figuratif. Du reste, ses cours sont majoritairement basés sur la construction et les matériaux : ce qu’ils sont et comment ils sont perçus par l’œil.

Josef Albers, l'artiste professeur

En plus de ses cours, Josef Albers est également un artiste protéiforme. Il réalise des peintures d’abord expressionnistes, puis s’oriente très vite vers la géométrie dans l’abstrait. À côté, il travaille et assemble le verre, les vitraux et le métal, tout en créant des meubles, des objets utiles et des projets de typographie.Suite à la fermeture du Bauhaus par l’Allemagne nazie en 1933, Josef Albers emménage aux États-Unis avec sa femme et poursuit le métier d’enseignant au Black Mountain College pendant quinze ans. Dès 1940, ses travaux et ses cours s’orientent vers les effets d’optique générés par la couleur. De 1950 à 1959, Josef Albers est proviseur du Département de Design de l’Université de Yale à New Haven. Jusqu’à la fin de ses jours, il sera un enseignant et un artiste.

La cote des œuvres de Josef Albers

Auteur de L’Interaction des couleurs, Josef Albers est un enseignant de la couleur qui a permis d’initier l’art optique et de développer la perception des couleurs. Il considère que « l’éducation du voir implique la vision interprétative », faisant des yeux son instrument d’artiste. En proposant une démarche pratique et théorique, Josef Albers offre à ses étudiants et au monde artistique des expériences visuelles qui donnent une impulsion à l’avant-garde aux États-Unis des années 1960 et 1970. Il est également un peintre figuratif réputé. Parfois controversé sur certains points, en raison de zones d’obscurité sur la théorie, son enseignement n’en reste pas moins une référence dans ce domaine.Josef Albers a réalisé plus de mille variations de son œuvre Hommage au Carré, aussi bien en dessin qu’en peinture, en tapisserie ou en gravure, de manière à pouvoir étudier les différences et les nuances. Il a réalisé d’autres productions expressionnistes et abstraites mais ce sont principalement ses carrés qui sont sur le marché de l’art. Les estampes, gravures, sérigraphies et impressions de Josef Albers vont de 10 à 5 000 €, tandis que ses assemblages, objets, meubles et sculptures oscillent entre 500 et 30 000 €. Du côté des dessins de l’artiste, ils sont évalués entre 2 000 et 40 000 €. Enfin, les estimations d’une peinture de Josef Albers commencent à 4 000 € et vont jusqu’à 1 500 000 €. Pour exemple, son huile sur isorel Hommage au Carré : Tempéré (1957), estimé entre 808 400 et 1 155 000 €, a été adjugé 2 650 000 € en 2017. De nombreux tableaux de Josef Albers sont vendus au-dessus de 1 000 000 € sur le marché de l’art.

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(Illus.) Josef Albers – Hommage au Carré – Encart (1959), huile sur isorel, 121,9 x 121,9 cm

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