Estimation gratuite Alexandre Cabanel

Alexandre Cabanel

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Estimation et cote de l'artiste Alexandre Cabanel

Alexandre Cabanel (1823-1889) est un peintre français né le 28 septembre 1823 à Montpellier. Admiré à son époque pour sa peinture académique, il est l’un des grands peintres du Second Empire et excelle aussi bien dans la peinture d’histoire que la peinture de genre, mais également dans les portraits ; en témoignent ses nombreux prix et médailles.

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Alexandre Cabanel, des débuts prometteurs

Alexandre Cabanel est le fils d’un menuisier modeste qui ne s’oppose pas à l’éducation artistique de son fils. Ce dernier intègre en premier lieu l’école des beaux-arts de Montpellier et, en raison de ses résultats, se voit octroyer une bourse pour continuer ses études à Paris en 1839. L’année suivante, il est accepté à l’École des beaux-arts de Paris et devient l’élève de François-Édouard Picot (1786-1868).Malgré deux échecs en 1843 et 1844, Alexandre Cabanel remporte le second prix de Rome l’année suivante, ce qui lui permet de bénéficier d’une bourse pour résider à la villa Médicis jusqu’en 1850. À son retour en France, il fait des allers et retours entre Paris et Montpellier pour brosser le portrait de familles bourgeoises. Progressivement, sa peinture et ses thèmes deviennent romantiques, en raison des sujets sentimentaux et de la mélancolie voluptueuse qui transparaît dans ses femmes peintes. En utilisant Dante, Shakespeare, le Bible, l’histoire ancienne ou encore la mythologie, Alexandre Cabanel ravit les lecteurs poétiques.

Alexandre Cabanel, un artiste adulé et critiqué

Bien qu’il obtienne le titre de chevalier de la Légion d’honneur en 1855, Alexandre Cabanel atteint son pic de notoriété en exposant son tableau La Naissance de Vénus au Salon de 1863. Le prompt achat de Napoléon III pour sa propre collection incite le public à porter davantage d’intérêt à l’artiste. À partir de là, tout s’enchaîne pour Cabanel. Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1863, nommé professeur-chef d’atelier de peinture aux Beaux-Arts de Paris en 1864, promu officier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de chevalier de première classe de l’ordre du Mérite de Saint-Michel à l’Exposition universelle de 1867, nommé dix-sept fois membre du jury du Salon, médaillé d’honneur du Salon en 1865, promu commandeur de la Légion d’honneur en 1884 et élu associé de l’Académie Royale de Belgique en 1887.Toutefois, Alexandre Cabanel est un peintre officiel qui tend à perpétuer la tradition du beau, surtout en tant que membre du jury du Salon. Il s’oppose ainsi farouchement aux nouvelles tendances, notamment au naturalisme et à l’impressionnisme, ce qui lui vaut d’être vivement critiqué, en particulier par Émile Zola (1840-1902). On lui reprochera même d’être à l’origine de la décadence de la peinture française.

Alexandre Cabanel, la controverse de Vénus

Bien qu’admiré et acheté par Napoléon III, La Naissance de Vénus d’Alexandre Cabanel a fait couler de l’encre. D’un côté, Zola en fervent défenseur des tendances novatrices et combattant de l’académisme, disait de son sujet qu’elle ressemblait à une pâte d’amande blanche et rose. Il disait également que Cabanel était doué pour maquiller n’importe quelle mégère pourvu qu’il suive les règles sacrées du style académique, avec seulement une pincée de poudre de riz.Théophile Gautier (1811-1872) et Louis Auvray (1810-1890), de leur côté, ne se tarissent pas de remarques élogieuses, notamment à propos du corps pétri par l’écume, de l’élégance des formes, de la finesse du trait et de la fraîcheur des couleurs, en particulier cette nuance rose que les deux artistes adorent et en laquelle ils décèlent de la pure poésie.

La cote des œuvres d'Alexandre Cabanel

Bien qu’il fût oublié pendant un temps voire méprisé en raison de sa peinture lisse et dite trop parfaite, lui décernant le titre de peintre officiel et académique du Second Empire, Alexandre Cabanel a révélé plus qu’une conscience technique. Car il a apporté de nouvelles choses au portrait, abordé l’orientalisme et réalisé de grands décors qui embellissent encore des lieux publics et chargés d’histoire. Il était aussi un grand dessinateur et sa finesse était comparable aux grands maîtres italiens. Sa vie uniforme et couronnée de succès ont permis à Alexandre Cabanel de laisser derrière lui un grand nombre de peintures et de dessins.En dépit de la critique, les œuvres de Cabanel présentent une cote élevée, qu’il s’agisse de scènes de genre, de tableaux religieux ou de portraits. Ses dessins, majoritairement des études anatomiques ou des esquisses préparatoires, sont estimés entre 400 et 3000 €. Quant aux peintures d’Alexandre Cabanel, elles sont estimées entre 1500 et 700 000 €. Principalement des huiles sur toile, sur panneau ou sur bois, les prix dépassent souvent les attentes aux enchères. Pour exemple, l’huile sur toile La Naissance de Venus (vers 1865-69) est évaluée entre 400 000 et 600 000 €, mais adjugée 823 850 € en 2002.

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(Illus.) Alexandre Cabanel – Portrait d’Olivia Peyton Murray Cutting (1855–1949), 1887, huile

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Estimation gratuite Eugene Fromentin

Eugène Fromentin

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Estimation et cote de l'artiste Eugene Fromentin

Eugène Fromentin (1820-1876), de son nom complet Eugène Samuel Auguste Fromentin, est un peintre et écrivain français né à La Rochelle le 24 octobre 1820. Représentant majeur de l’orientalisme, les critiques chantent ses louanges. Théophile Gautier (1811-1872) dira d’ailleurs de lui que Fromentin a le privilège d’avoir deux muses et de peindre en deux langues, à savoir avec sa plume et son pinceau.

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Eugène Fromentin, la stricte bourgeoisie

Fils du peintre et médecin Pierre-Samuel-Toussaint Fromentin-Dupeux (1786-1867), ainsi que de Françoise-Jenny Billotte (1797-1867), Eugène Fromentin est un enfant issu de la bourgeoisie à qui tout lui réussit. Sa scolarité est brillante mais le jeune homme souhaite se diriger vers l’art. Faisant face au refus de son père, il réalise des études de droit à Paris de 1839 à 1843. Il publie deux ans plus tard une critique du Salon de 1845 ainsi que des poèmes.Grâce à sa licence, ses facultés artistiques et littéraires ainsi que l’aide d’un ami, Eugène Fromentin parvient à convaincre son père de lui faire accéder à des études en art. Il intègre alors l’atelier de Jean-Charles Rémond (1795-1875), puis l’année suivante celui de Louis-Nicolas Cabat (1812-1893), auprès duquel il apprend à brosser le paysage. Toutefois, ce sont d’autres terres que le jeune artiste souhaite peindre : à savoir l’Orient.

Eugène Fromentin, inspiration d'Afrique du Nord

Eugène Fromentin se rend en Algérie en 1846 avec deux amis, à l’insu de sa famille. Pour masquer son voyage, il envoie cinq lettres à sa mère, postées par un ami depuis la France. En Afrique du Nord, le jeune homme remplit ses carnets d’esquisses et de dessins sur les habitants et les paysages qui lui permettront de réaliser ses premiers tableaux orientalistes. Sur place, Fromentin est frappé par la lumière si particulière d’Algérie, qui rend le ciel gris plutôt que bleu.En 1852, il retourne en Algérie avec son épouse lors d’une mission archéologique qui lui permet de plonger plus profondément dans la culture locale. Installé à Laghouat, il y réalise plus d’une centaine d’études aussi bien artistiques qu’ethnologiques. Il retournera une troisième et dernière fois en Algérie pour alimenter sa production de tableaux.

Eugène Fromentin, une reconnaissance dans deux domaines

Eugène Fromentin envoie ses trois premiers tableaux orientalistes au Salon de 1847, lesquels sont tous acceptés, puis cinq autres au Salon de 1849 qui lui permettent d’obtenir une récompense de seconde classe. Il en expose onze au Salon de 1850, d’autres en 1857, puis d’autres encore pendant dix ans à partir de 1859, année à laquelle il obtient une médaille de première classe. Il exposera de nouveau en 1872 puis en 1876, année de sa mort.Le récit de voyage d’Eugène Fromentin inspiré de l’Algérie paraît dans la Revue de Paris en 1854, lui octroyant une place de membre correspondant de l’Académie des belles-lettres, sciences et arts de La Rochelle. Deux ans plus tard, les critiques positives le poussent à rédiger un second journal de voyage qui sera publié en 1857. Puis, en 1862, Eugène Fromentin publie son premier et seul roman autobiographique. Se considérant davantage comme un peintre qu’un écrivain et malgré des critiques élogieuses, l’artiste se consacrera entièrement à la peinture jusqu’à ses derniers jours.

La cote des œuvres d'Eugène Fromentin

Eugène Fromentin n’appartient à aucune école. Son style est considéré comme un genre nouveau, et ce même dans le mouvement orientaliste. Son sens du détail, sa palette de couleurs et la poésie qui réside dans ses tableaux captivent les spectateurs. Considéré comme l’un des plus grands maîtres orientalistes, Eugène Fromentin atteint une notoriété méritée parmi les artistes de cette époque. Mais plus qu’un peintre de talent, il est aussi un grand écrivain. Il laisse en héritage des tableaux mais aussi des dessins, la plupart du temps au crayon, à la mine de plomb avec des rehauts de crayon blanc, ou bien à la craie noire et blanche.Qu’il s’agisse d’études anatomiques humaines ou animales, ou bien de scènes de genre, les dessins d’Eugène Fromentin vont de 400 € pour les esquisses les plus simples, à 7000 € pour les paysages aboutis. Le dessin Le marabout de Sidi-Hadj-Aiça, estimé entre 5000 et 7000 €, est adjugé 6250 € en 2007, tandis que le dessin Une Chasse au lion est vendu 11 800 € aux enchères en 2010. Quant aux tableaux d’Eugène Fromentin, ce sont avant tout des huiles sur toile, sur carton, sur bois ou sur toile. Ils sont estimés entre 400 et 200 000 €, mais les prix s’envolent parfois puisque l’huile sur toile Tempête de Vent sur les plaines d’Alparto du Sahara (1864), pourtant estimée entre 458 000 et 686 500 €, est adjugée 731 200 € en 2019.

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Estimation gratuite Johan Jongkind

Johan Jongkind

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Estimation et cote de l'artiste Johan Jongkind

Johan Jongkind (1819-1891), né Johan Barthold Jongkind, est un artiste peintre, aquarelliste et graveur né le 3 juin 1819 à Lattrop, aux Pays-Bas. Considéré comme l’un des chefs de file de l’impressionnisme les plus importants, l’artiste a influencé les grands maîtres de ce mouvement à venir comme Claude Monet (1840-1926) et Eugène Boudin (1824-1898). Il est connu et estimé pour ses paysages et scènes côtières, mais encore davantage pour ses vues de Paris.

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Johan Jongkind, une rencontre décisive

Issu d’une fratrie de dix enfants dont deux décédés, Johan Jongkind et sa famille suivent leur père à travers les Pays-Bas, au gré de ses affectations professionnelles. Il passe une partie de son enfance à Vlaardingen, le plus grand port de pêche du pays, où il développe déjà un attrait pour ce genre de scène. En 1835, il sait qu’il veut devenir peintre mais son père s’y oppose le place dans un cabinet de notaire. Toutefois, celui-ci décède l’année suivante et Johan Barthold Jongkind en profite pour intégrer l’académie de dessin de La Haye lorsqu’il a dix-sept ans, comme élève de Andreas Schelfhout (1787-1870). Encouragé par sa mère, Jongkind y apprend le dessin et l’aquarelle d’après nature.En 1843, le jeune artiste expose dans les locaux d’une association, puis obtient une bourse d’études et de nombreux soutiens en raison de son talent évident. C’est en 1845 que Johan Jongkind réalise une rencontre importante : celle d’Eugène Isabey (1803-1886), venu assister à l’inauguration d’une statue. Recommandé à celui-ci par son maître Schelfhout, Jongkind devient son élève à Paris. L’année suivante, le prince d’Orange lui octroie l’aide financière nécessaire à couvrir tous ses frais, permettant à Jongkind de s’installer dans la capitale française.

Johan Jongkind, une vie de bohème à Paris

Il loge à Montmartre, dont il explore les rues et où il aime flâner ainsi que peindre en plein air. Dès 1848, Paris devient récurrent dans l’œuvre de Johan Barthold Jongkind, qui réalise aussi bien des dessins que des tableaux.Lors de ses dix premières années dans la capitale, l’artiste accède à une reconnaissance certaine. Il expose au Salon dès 1848, obtient une médaille de troisième classe quatre ans plus tard, et l’État fait partie de ses acheteurs. Mais en cette année 1852, le roi des Pays-Bas lui retire sa pension et Johan Jongkind affiche des signes de paranoïa. Il participe à l’Exposition universelle de 1855 ainsi qu’au Salon de la même année mais ne reçoit aucune récompense de ce dernier. En proie à une santé fragilisée par l’alcool, la paranoïa, la déception d’une exposition à blanc et le décès de sa mère, l’artiste retourne en Hollande.

Johan Jongkind, précurseur de l'impressionnisme

Durant son retour aux Pays-Bas, Johan Jongkind est soutenu par quelques amis dont Joséphine Fesser (1819-1891), une peintre néerlandaise mariée à un français qui stabilise l’état psychologique de l’artiste lorsqu’elle est à ses côtés. Mais très vite, Jongkind se languit de Paris et y retourne brièvement. Grâce à une vente aux enchères organisée par ses amis français, l’artiste s’installe durablement dans la ville.Néanmoins, dans les années 1860, Johan Jongkind rejoint les peintres de Barbizon avec lesquels il travaille activement. Il y fait la rencontre d’Eugène Boudin et Claude Monet, sur lesquels il a une grande influence. Il organise plusieurs réunions avec ses amis de Barbizon à la Ferme Saint-Siméon, où Jongkind peint jusqu’à quinze aquarelles par jour. Il expose alors en 1863 au Salon des refusés puis retourne à Paris avant de voyager en Belgique, en Hollande, en Suisse et dans le sud de la France. Un refus lors d’un Salon de 1873 pousse Johan Jongkind à ne plus participer, pas même à la première exposition impressionniste à laquelle il était convié.

La cote des œuvres de Johan Jongkind

L’œuvre de Johan Jongkind, située à la jonction entre Corot et Monet, est annonciatrice de l’impressionnisme. Puisqu’il travaillait dans un atelier à partir de croquis, le seul élément qui lui manquait de ce mouvement était la palette de couleurs pures et vives que les impressionnistes utilisaient en peignant en plein air. Qu’il s’agisse de paysages hollandais, de vues de Paris ou de scènes côtières et portuaires, Johan Jongkind propose une véritable constance dans son travail. Il contribue également à faire de l’aquarelle un art à part entière. Trop en avance sur son temps en raison de l’académisme encore présent aux Salons, Johan Jongkind avait malgré tout le profond respect et l’admiration de tous ses pairs. Il laisse derrière lui de nombreuses aquarelles, des gravures et des peintures.Les dessins et aquarelles de Johan Jongkind sont estimés entre 700 et 20 000. Ses dessins sont généralement des vues de Paris au graphite, évalués entre 800 et 1500 € mais vendus plus chers, comme ce fut le cas de L’estacade à Paris de 1852, un dessin préparatoire en graphite et estompe adjugé à 6875 €. Ses gravures et eaux-fortes sont estimées entre 500 et 1200 €. Quant aux peintures de Johan Jongkind, il faut compter entre 2000 et 200 000 €. Son huile sur toile Le Marché aux fleurs, Boulevard Richard Lenoir, Paris de 1855, estimé entre 150 000 et 200 000 €, est adjugé 156 250 € en 2015.

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(Illus.) Johan Jongkind – Vue de Paris, la Seine, l’Estacade (1853), huile sur toile

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Estimation gratuite Théodore Chassériau

Théodore Chassériau

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Estimation et cote de l'artiste Théodore Chassériau

Théodore Chassériau (1819-1856) est un artiste peintre français né le 20 septembre 1819 à Santa Bárbara de Samaná sur l’île de Saint-Domingue, en République dominicaine. Il est connu pour avoir été le plus jeune peintre exposé au Louvre en réalisant à l’âge de quinze ans le portrait du peintre orientaliste Prosper Marilhat (1811-1847). Il représente le classicisme romantique ainsi que l’orientalisme.

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Théodore Chassériau, le jeune prodige

Théodore Chassériau vit ses premières années à Saint-Domingue avec sa mère Marie-Madeleine Couret de la Blaquière (1791-1866), plus tard nommée Marie-madeleine Chassériau. Son père, Benoît Chassériau (1780-1844), est à la fois ministre de l’Intérieur et agent secret, ce qui lui vaut d’être absent du foyer. C’est le grand-frère Chassériau, Frédéric-Victor-Charles Chassériau (1807-1881), qui est en charge de sa famille, qu’il fera d’ailleurs venir à Paris en 1822.Théodore Chassériau, prédisposé à l’art, intègre l’École des beaux-arts de Paris où il devient l’élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) de 1830 à 1834. Ce dernier voit en Chassériau un talent qui le mènera loin, au point de lui proposer de le suivre à Rome, mais le jeune homme refuse, faute de moyens. Toutefois, son succès ne tarde pas à émerger puisqu’il expose au Salon en 1839 et part l’année suivante à Rome.

Théodore Chassériau, rencontre avec l'Orient

Le jeune artiste aspire à de nouveaux horizons, notamment l’Orient. Il est invité par le calife de Constantine à se rendre en Algérie en 1846, où Théodore Chassériau découvre la palette de couleurs chaudes ainsi que le mouvement qui sont propres à l’orientalisme. Désireux de s’éloigner de l’influence de son maître Ingres, il réalise des scènes de vie, brosse les cavaliers arabes ainsi que les femmes orientales nues qui cultivent l’exotisme de l’Orient.À cette période, Théodore Chassériau réalise de nombreux tableaux de harems et femmes nues ou dévêtues, sinon des dessins de femmes maures. À partir de 1850, ses tableaux orientalistes sont davantage des batailles ou des cavaliers arabes. Il utilise la palette orientaliste pour faire évoluer son propre style, résolument romantique à présent que sa plus grande inspiration est Eugène Delacroix (1798-1863), qui avait lui-même étudié l’Orient des années durant.

Théodore Chassériau, les fresques religieuses

La maturité artistique de Théodore Chassériau est si précoce qu’il réalise en 1843 une fresque à l’église Saint-Merri de Paris, ayant pour thème Sainte Marie l’Égyptienne. De 1845 à 1848, son frère lui obtient une commande particulière lui permettant de réaliser les fresques de l’escalier d’honneur de la Cour des comptes du palais d’Orsay. Malheureusement, son œuvre majeure est en majorité perdue lors de l’incendie de la Commune. Seules quelques fresques sont conservées grâce au comité Chassériau.En 1849, Théodore Chassériau reçoit les insignes de chevalier de la Légion d’honneur. En 1853, il réalise une huile sur toile pour l’église Saint-Roch à Paris, tout en travaillant de 1852 à 1855 sur une fresque dans l’abside de l’église Saint-Philippe-du-Roule à Paris. Sa descente de croix à l’église Sainte-Marie à Saint-Étienne est l’un de ses derniers travaux avant son décès précoce en 1856, alors qu’il n’est âgé que de 37 ans.

La cote des œuvres de Théodore Chassériau

L’ami et défenseur de l’œuvre de Théodore Chassériau, Théophile Gautier (1811-1872), rédige son oraison funèbre avec ces mots : « […] Parti d’Ingres, ayant traversé Delacroix comme pour colorer son dessin si pur, il était depuis longtemps lui-même un maître. ». La majeure partie des œuvres de Chassériau sont des portraits oscillant entre le romantisme et l’orientalisme. Il cultivait l’exotisme et l’érotisme des femmes dans ses tableaux, bien qu’il eût aussi peint des fresques religieuses et des batailles de cavaliers arabes. Théodore Chassériau a aussi réalisé de nombreux dessins issus d’études, ainsi que des gravures, qu’il s’agisse de lithographies ou d’eaux-fortes.Ainsi, ses gravures vont entre 400 et 2600 € tandis que ses dessins et aquarelles sont estimés entre 500 et 60 000 €. Le Portrait du Baron Claude-François Ménéval dessiné en 1852 est adjugé 87 000 € alors qu’il avait été estimé entre 15 000 et 20 000 €. Les tableaux de Théodore Chassériau réalisés sous l’influence de Jean-Auguste-Dominique Ingres ont une cote plus basse que ceux de sa période romantique, mais les prix oscillent entre 2000 et 1 500 000 € aux enchères. Son huile sur panneau Jeune Fille Mauresque, assise dans un riche intérieur (Almée) de 1853, estimée entre 228 000 et 340 000 €, est adjugée 329 000 €.

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(Illus.) Théodore Chassériau – Esther se parant pour être présentée au roi Ahasuerus, dit La Toilette d’Esther (1841), huile sur toile, 45 × 35 cm

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Estimation gratuite Charles-François Daubigny

Charles-François Daubigny

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Estimation et cote de l'artiste Charles-François Daubigny

Charles-François Daubigny (1817-1878) est un peintre et graveur français né le 15 février 1817 à Paris. Associé à l’école de Barbizon pour ses paysages de forêts et de lacs, il est surtout l’un des artistes les plus recherchés et appréciés pour avoir été le pont entre le romantisme et l’impressionnisme. Il était également un fervent défenseur des artistes.

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Charles-François Daubigny, une famille d'artistes

Charles-François Daubigny est issu d’une large famille de peintres en tous genres. Son père Edmé-François Daubigny (1789-1843) lui apprend très tôt les bases de l’art pictural tandis que son oncle Pierre Daubigny (1793-1858) est non seulement peintre et dessinateur, mais également miniaturiste, tout comme sa tante Amélie Daubigny (1796-1861). En raison de sa faible santé, Charles-François Daubigny est mis en nourrice à la campagne jusqu’à ses neuf ans, où il découvre la nature loin de Paris.De retour dans la capitale française, le garçon va à l’école mais reste à domicile quand sa santé décline, si bien qu’il passe son temps à dessiner au point d’être bientôt plus avancé en dessin qu’en écriture. À quinze ans, Charles-François Daubigny décore des coffrets à bijoux, des boîtes et des fonds de pendules pour aider financièrement ses parents. À partir de 1834, le jeune homme devient indépendant. Il partage un logement avec un ami peintre, trouve un emploi au Louvre pour la restauration des tableaux du château de Versailles, puis décide deux ans plus tard de mettre cet argent à profit pour visiter l’Italie.

Charles-François Daubigny, un atelier sur l'eau

De retour à Paris, Charles-François Daubigny se fait d’abord connaître avec des illustrations dans les journaux. En 1838, il expose aux côtés de son père au Salon et regroupe une communauté d’artistes avec Victor Geoffroy-Dechaume (1816-1892). Il y réalise ses premières gravures, dont certaines seront mêmes exposées au Salon de 1841 à 1845. Il intègre ensuite les beaux-arts de Paris et devient l’élève de Paul Delaroche (1797-1856), qui l’aide à se préparer au concours du Prix de Rome. Toutefois, en raison d’un rendez-vous manqué, Daubigny est disqualifié.C’est en 1848 que l’artiste réalise son premier séjour à Barbizon. Au cœur de la nature, il y découvre une nouvelle manière de peindre. Il reçoit la même année une médaille de seconde classe pour une toile au Salon, puis fait la rencontre en 1852 de Camille Corot (1796-1875), qui deviendra l’un de ses plus proches amis. En 1857, Charles-François Daubigny achète un bateau, le « Botin », qui devient son atelier sur l’eau et avec lequel il navigue. Puis il en fait une buvette dans son atelier à Auvers-sur-Oise et le remplace par le « Bottin » en 1868, un bateau plus spacieux.

Charles-François Daubigny, le défenseur de l'art

Dès 1866, les artistes de la nouvelle école impressionniste comme Paul Cézanne (1839-1906) et Auguste Renoir (1841-1919) se démarquent mais sont refusés au Salon en raison du manque de règles académiques. Ils sont cependant soutenus par Daubigny et Corot, qui vont jusqu’à imposer ces artistes en 1868 malgré la fureur des Beaux-arts. Toutefois, quand Claude Monet (1840-1926) et Alfred Sisley (1839-1899) sont refusés aux Salons de 1869 et 1870, Charles-François Daubigny et Camille Corot démissionnent du jury.À mesure que le temps passe, la peinture de l’artiste se fait de plus en plus proche de l’impressionnisme. Sa toile La Neige, exposée au Salon en 1873, essuie de vives critiques mais remporte malgré tout un grand prix. Il aura défendu ce mouvement et ses artistes jusqu’au crépuscule de sa vie, allant jusqu’à héberger de nombreux artistes impressionnistes dans son atelier dans les années 1870.

La cote des œuvres de Charles-François Daubigny

Charles-François Daubigny est un peintre essentiel du XIXe siècle qui a fait progresser la peinture grâce à ses paysages, et dont le travail sur la lumière et la couleur témoignent de l’impressionnisme imminent. Grand ami de Corot et défenseur des artistes refusés aux Salons à l’aube de l’impressionnisme, Daubigny était un peintre d’exception mais également un homme très apprécié, respecté et admiré de ses pairs ainsi que de la future génération d’artistes. Amoureux de l’eau et des bateaux, son œuvre se constitue de paysages qui prennent vie sous sa plume.Charles-François Daubigny a réalisé de nombreux croquis portuaires et d’études en pleine nature, mais également des aquarelles douces de bords de mer, de falaises ou de lacs. Ses dessins et aquarelles sont estimés entre 500 et 5000 €. Charles-François Daubigny a également réalisé quelques gravures comme des eaux-fortes, estimées entre 80 et 500 €. Quant aux peintures de Charles-François Daubigny, l’estimation va de 600 à 100 000 €. Son huile sur panneau de 1869, Lavandières et vaches près de l’île de Vaux, a été adjugée 155 000 € alors qu’elle avait été estimée entre 25 000 et 35 000 €.

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(Illus.) Charles-François Daubigny – Le Printemps (1862), huile sur toile, 133 x 240 cm

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Estimation gratuite Thomas Couture

Thomas Couture

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Estimation et cote de l'artiste Thomas Couture

Thomas Couture (1815-1879) est un peintre français né à Senlis le 21 décembre 1815. Il est connu pour ses compositions historiques, son important travail d’enseignement et les formations prodiguées à de grands artistes en devenir, comme Édouard Manet (1832-1883). Sa maîtrise de la technique picturale ainsi que son style à mi-chemin entre le romantisme et le réalisme font de lui un des plus grands artistes du milieu du XIXe siècle.

Estimation gratuite Thomas Couture

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Thomas Couture, un artiste opiniâtre

Fils d’un artisan bottier, Thomas Couture n’a que onze ans lorsqu’il s’installe à Paris avec sa famille. Il intègre d’abord l’École des arts et métiers puis l’École des beaux-arts de Paris pour se former. En 1830, il devient l’élève du baron Antoine Gros (1771-1835) puis celui de Paul Delaroche (1797-1856) et tente de décrocher le prix de Rome. En dépit de six échecs simultanés, Thomas Couture ne baisse pas les bras et obtient le deuxième prix en 1837.Sa carrière est dès lors déjà lancée puisque l’artiste expose au Salon en 1840. Sept ans plus tard, il est récompensé d’une médaille pour sa toile Les Romains de la décadence, puis est fait chevalier de la Légion d’honneur l’année suivante, en 1848. Sa notoriété lui permet d’ouvrir un atelier indépendant dans lequel il commence à former de grands talents de la peinture historiques, mais également des maîtres à venir, comme Édouard Manet. Son atelier concurrence directement les institutions officielles par la qualité de ses enseignements.

Thomas Couture, un portraitiste reconnu

À la fin des années 1840, Thomas Couture commence à être commissionné par l’État pour ses capacités de portraitiste. Le clergé, de son côté, commande une peinture murale à l’artiste qui rencontre cependant peu de succès. Dans les années 1850, Thomas Couture réalise pour le compte de Jules Desfossé (1816-1890) le tableau Les Prodiges ou Le Souper de Pierrot, présenté à l’Exposition universelle de 1855.En conflit avec le pouvoir et se sentant incompris, Couture ne termine ni l’Enrôlement des volontaires, ni Le Baptême du prince impérial et part de Paris pour retrouver sa ville natale en 1859. Un atelier est mis à sa disposition pour qu’il puisse peindre, principalement des portraits, mais également pour continuer de dispenser ses enseignements. Thomas Couture publie en 1867 ses techniques artistiques puis s’offre une propriété à Villiers-le-Bel où il y réalisera ses dernières toiles.

Thomas Couture, le courant de l'éclectisme

Plus qu’un artiste, Thomas Couture était également une personnalité. Ce trait se retrouvait dans ses œuvres éclectiques, à travers son style qui associait la rigueur classique à des procédés modernes. Les empâtements ainsi que les couleurs lumineuses, observés chez les anciens maîtres, se combinaient aux contours épais de ses figures pour donner un résultat à la fois réaliste et romantique. Ce courant éclectique a par ailleurs beaucoup séduit la bourgeoisie et permis de faire un pas en avant dans l’évolution de la peinture.Thomas Couture ne s’est jamais considéré comme appartenant à un courant précis, bien qu’il fût souvent associé au romantisme malgré lui. C’est pourquoi l’éclectisme lui correspond davantage car il s’agit d’un amalgame entre les styles anciens et la couleur romantique, présente dans l’œuvre de l’artiste.

La cote des œuvres de Thomas Couture

Thomas Couture était réputé pour sa technique picturale particulièrement maîtrisée, son enseignement où il livrait tous ses secrets d’artiste, ainsi que sa personnalité contradictoire qui faisait écho à son art. Entre règles académiques et tendances innovantes, Thomas Couture était un véritable artiste de transition, parfois incompris en tant que tel mais toujours respecté pour son enseignement. Bien qu’il fût réputé pour ses compositions historiques, Thomas Couture a également peint des scènes de genre, mythologiques et religieuses.Les dessins de Thomas Couture, qu’ils soient au crayon, au fusain, à la pierre noire, au pastel ou à la gouache, sont estimés entre 200 et 40 000 €. Toutefois, son Étude pour Les Romains de la décadence à la craie, estimée entre 15 200 et 20 250 €, a été adjugée à 185 000 € en 2013. L’artiste a aussi réalisé des études anatomiques et des portraits au crayon, mais également des esquisses figuratives et des représentations spirituelles. Les tableaux de Thomas Couture sont estimés entre 230 et 106 600 €. Ses portraits sont nombreux, mais il existe aussi des scènes de genre et des représentations religieuses. Pour exemple, son huile sur toile Deux Soeurs (Étude pour « Les Promises » dans l’Enrôlement des Volontaires de 1792) est estimée entre 60 800 et 81 100 €.

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(Illus.) Thomas Couture – Les Romains de la décadence (1847), huile sur toile, 472 x 772 cm

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Estimation gratuite Ernest Meissonier

Ernest Meissonier

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Estimation et cote de l'artiste Ernest Meissonier

Ernest Meissonier (1815-1891) a dominé la scène artistique française du XIXe siècle grâce à un sens du détail poussé. Son talent immense lui a permis de devenir l’un des peintres les plus riches et les plus célèbres de son temps. Surnommé le « maître du petit format », il adorait peindre des scènes historiques, (surtout les scènes Napoléoniennes). Même si les modes ont changé après sa mort, son travail reste aujourd’hui très respecté pour sa perfection technique.

Vous possédez une œuvre d’Ernest Meissonier ? Avec Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Ernest Meissonier

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La cote d’Ernest Meissonier sur le marché de l’art

La cote des peintures à l’huile

Ses peintures à l’huile sont toujours très recherchés. Au XIXe siècle, c’était un artiste extrêmement cher, et ses œuvres gardent aujourd’hui une très belle valeur auprès des collectionneurs qui aiment la précision et les scènes militaires ! Peu importe la taille de la toile : c’est la qualité du sujet et la finesse des détails qui font grimper le prix.

Voici quelques ventes :

  • La Partie de cartes (1858) : une scène typique de son talent pour les petits personnages, adjugée plus de 400 000 € en 2018 lors d’une vente à Paris !
    Napoléon à Friedland (Étude, circa 1875) : une pièce historique très importante, vendue pour près de 250 000 € en 2021 lors d’une vente spécialisée à Londres.
    Les Joueurs d’échecs : une très belle scène d’intérieur, adjugée pour 82 500 € en 2023 lors d’une vente aux enchères chez Sotheby’s à New York.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Meissonier ne commençait jamais une peinture sans avoir tout préparé sur papier. Il passait des heures à croquer ses personnages pour que chaque muscle ou chaque pli de vêtement soit juste. Ces dessins sont de vrais trésors pour les amateurs de travail bien fait !

Quelques résultats de ventes :

  • Étude de cavalier (fusain et craie blanche) : un dessin plein de vie, parti à 8 200 € en 2023 lors d’une vente à Drouot (Paris).
    Croquis pour un tableau militaire (mine de plomb) : cette recherche rapide a été adjugée 3 800 € en 2022 lors d’une vente à Lyon.
    Portrait d’homme (sanguine) : une étude technique d’une grande finesse, vendue 5 800 € en 2024 lors d’une vente à Bruxelles chez Horta !

La cote des estampes et gravures

À l’époque, Meissonier voulait que tout le monde puisse admirer son art. Il a donc beaucoup fait graver ses tableaux. Aujourd’hui, ces gravures sont une belle occasion de commencer une collection sans devoir investir des sommes folles !

Quelques résultats de ventes :

  • La Rixe (Gravure d’après le tableau) : un tirage d’époque magnifique, adjugé 1 350 € en 2022 lors d’une vente à Nantes !
    L’Empereur à Solférino (Eau-forte) : une pièce qui retrace bien son intérêt pour l’histoire, partie pour 950 € en 2023 lors d’une vente à Bordeaux.
    Les Amateurs de peinture (Gravure) : un classique très demandé, vendu 820 € en 2021 lors d’une vente aux enchères à Genève.

Comment reconnaître une peinture d'Ernest Meissonier ?

Le style de Meissonier, c’est la précision totale : il détestait l’à-peu-près. Quand vous regardez un de ses tableaux, vous devez être surpris par le rendu des matières : le velours d’un habit, le métal d’une arme ou la peau d’un personnage sont peints avec une netteté impressionnante. La surface du tableau est lisse comme une vitre, vous ne verrez aucune trace de pinceau ni de relief. Si la peinture semble épaisse ou rapide, méfiez-vous, ce n’est probablement pas un vrai Meissonier.

Il excelle aussi dans la mise en scène. Il place ses personnages dans des espaces confinés, mais tout est calculé pour raconter une histoire forte. Les visages ont toujours une petite étincelle de vie ou une émotion particulière, comme si les personnages allaient sortir de la toile à tout moment !

Reconnaître la signature d’Ernest Meissonier

L’artiste signe souvent ses œuvres avec beaucoup de discrétion, en bas à gauche ou à droite. Vous verrez le plus souvent « E. Meissonier » ou « Meissonier », parfois accompagné d’une date. Cette signature est tracée avec la même rigueur que le reste du tableau : elle est fine et propre, sans chercher à attirer le regard.

Attention toutefois : une signature ne prouve pas à elle seule que l’œuvre est authentique. Beaucoup de copistes ont voulu imiter son style dès le XIXe siècle pour profiter de son immense succès. Pour être sûr de ce que vous possédez, il faut demander l’avis d’un professionnel ! Estimon’objet est là pour vous aider en toute simplicité.

Tableau de Ernest Meissonier : ce que regardent nos experts

René Millet, notre spécialiste des tableaux anciens, examine vos photos avec un œil très attentif. Son but ? Repérer cette technique unique au maître pour vous dire si vous avez entre les mains un original ou une copie.

Pour estimer votre œuvre, René vérifie d’abord comment la lumière est utilisée. Meissonier joue avec des éclairages très précis pour mettre en valeur les détails de ses costumes d’époque. Si la lumière semble un peu trop floue ou mal placée, cela l’alerte tout de suite.

Ensuite, il regarde la finesse du trait : chez Meissonier, tout est net, rien ne bave. S’il voit un trait hésitant ou une touche trop épaisse, c’est un signal d’alarme pour notre expert ! Il analyse aussi les regards : ils doivent toujours être vivants et précis, même si le personnage est minuscule. Même en photo, René Millet est capable d’analyser votre tableau avec rigueur.

Ernest Meissonier, le peintre de l’histoire napoléonienne

Ernest Meissonier naît à Lyon en 1815. Très vite, il se rend à Paris pour découvrir le monde de l’art mais les cours classiques à l’école ne lui plaisent pas vraiment : il préfère passer ses journées seul au musée du Louvre, à observer et copier les grands peintres hollandais. C’est là qu’il apprend à aimer les petits formats et le soin apporté à chaque détail. Avec son tempérament de travailleur acharné, il se fixe une discipline de fer qui ne le quittera jamais.

Sa carrière décolle quand il se lance dans les sujets historiques. Il se passionne pour la période napoléonienne et achète même des objets authentiques ayant appartenu à l’Empereur pour que tout soit parfaitement exact sur ses toiles. Le succès est énorme ! Il devient l’un des artistes les plus riches et les plus connus de tout le pays. Sa maison à Poissy devient un palais magnifique où tout le monde se presse pour le voir à l’œuvre.

Il n’est pas seulement un peintre, c’est aussi un homme très engagé. Il préside la Société nationale des beaux-arts et se bat pour que les peintres soient mieux reconnus. Même si de nouvelles modes comme l’impressionnisme arrivent vers la fin de sa vie, il reste jusqu’à son décès en 1891 une figure que personne n’oublie. Il nous laisse des tableaux incroyables et le souvenir d’un homme qui a consacré sa vie entière à la perfection !

Regardez bien tous les petits accessoires autour des personnages : meubles, épées, vêtements… Meissonier possédait une vraie collection d’objets anciens chez lui pour s’en servir de modèles ! Si vous remarquez des erreurs historiques dans les objets représentés, cela peut être un indice que l’œuvre a été peinte par un élève ou quelqu’un qui a copié son style plus tard. Un vrai Meissonier est toujours irréprochable sur l’histoire !

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite François Millet

François Millet

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Estimation et cote de l'artiste François Millet

François Millet (1814-1875) n’est pas un peintre de salon comme les autres. Né dans une famille de paysans du Cotentin, il a gardé toute sa vie un lien particulier avec la terre. En s’installant à Barbizon, il a choisi de montrer la réalité du travail des champs, sans fioritures mais avec une force incroyable ! C’est ce regard vrai qui a ouvert la voie aux impressionnistes et qui fait que ses œuvres, des décennies plus tard, restent des piliers du marché de l’art.

Si vous avez un tableau ou un dessin de Millet, il mérite une attention particulière. Chez Estimon’objet, nos commissaires-priseurs vous aident à y voir clair avec une estimation gratuite et confidentielle.

Estimation gratuite François Millet

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La cote de François Millet sur le marché de l’art

Sur le marché de l’art, François Millet reste un artiste qui attire l’attention des collectionneurs, mais ses prix varient beaucoup selon le type d’œuvre.

La cote des tableaux à l’huile et des pastels majeurs

Ses grandes toiles à l’huile, celles qui montrent vraiment son regard sur la vie paysanne, peuvent atteindre des sommes très élevées. Certains pastels de premier plan, comme « La Bergère gardant ses moutons », ont ainsi trouvé preneur pour plus de 450 000 € lors d’une vente chez Sotheby’s en 2021. On voit parfois des œuvres importantes s’envoler bien plus haut encore, surtout lorsqu’elles viennent d’une collection prestigieuse, à l’image d’une étude majeure pour « L’Angélus » qui a dépassé les 300 000 $ à New York en 2018 !

La cote des dessins, fusains et aquarelles

Entre les chefs-d’œuvre de musée et les estampes, les dessins au fusain et les aquarelles occupent une gamme intermédiaire. Des feuilles magnifiques comme « Le Repos des moissonneurs » ou des études de paysages de Barbizon se vendent souvent entre plusieurs milliers et plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un beau fusain comme « La petite bergère » a par exemple été adjugé autour de 35 000 € en 2022. Tout dépend ici de la force du trait et de l’état de conservation de la feuille, mais c’est un segment très dynamique !

La cote des gravures et des estampes originales

Du côté des œuvres graphiques, comme les estampes ou les multiples tirés de ses planches, les prix sont bien plus modestes. On trouve des gravures originales très recherchées, comme « La Cardeuse » (souvent vue en vente aux alentours de 1 500 € à 2 500 € ces dernières années, notamment en 2023) ou « Le Départ pour le travail », dans une fourchette allant de quelques centaines à quelques milliers d’euros.

Comment reconnaître une peinture de François Millet ?

Pour reconnaître un tableau de François Millet, il suffit souvent de plonger dans la scène et de sentir l’ambiance. Il peint la vie paysanne au quotidien : les champs, les labours, les femmes qui travaillent, les gestes simples mais essentiels. Ses personnages sont solides, ancrés dans leur environnement, et tout reste réaliste sans jamais perdre de chaleur ou de sensibilité.

La lumière compte autant que le sujet : clair-obscur, atmosphère douce ou dramatique, chaque toile a sa propre vibration. Et puis il y a ces petits détails qui font la différence : un outil, un chapeau, la façon dont le pinceau trace la matière… Ce sont autant de signes qui permettent de reconnaître sa main parmi d’autres artistes de Barbizon.

Reconnaître la signature de François Millet

Millet n’était pas un homme de fioritures, et sa signature lui ressemble. Elle est sobre, discrète, souvent tracée d’une main ferme : « J.F. Millet ». On la trouve généralement dans un coin inférieur, se fondant dans les bruns ou les ocres de la terre qu’il aimait tant peindre.

Mais attention, la célébrité de l’école de Barbizon a entraîné dans son sillage de nombreux copistes et admirateurs dont le style peut parfois prêter à confusion. Une signature, aussi convaincante soit-elle, n’est qu’un indice parmi d’autres. C’est l’harmonie entre le trait, la préparation de la toile et l’authenticité du pigment qui nous permet d’affirmer qu’il s’agit bien de la main du maître. Et chez Estimon’objet, notre expert Romain Rudondy, spécialiste de l’art moderne, saura vous dire si votre tableau est un vrai Millet ou non.

Tableau de François Millet : ce que regardent nos experts

Lorsque vous déposez vos photos sur Estimon’objet, c’est un véritable travail d’analyse qui commence sous l’œil expert de Romain Rudondy. Estimer une œuvre de Millet demande une grande expérience du marché et une connaissance parfaite de la « main » de l’artiste.

Grâce à la précision de vos clichés, notre spécialiste scrute la profondeur des pigments, la nervosité du trait au fusain et la manière dont Millet sculpte la matière. Il analyse également les indices visibles au revers de l’œuvre : une ancienne étiquette de galerie, un cachet de collection ou une inscription d’époque. Cet examen minutieux de vos photos nous permet de situer votre œuvre dans la carrière de l’artiste et de vous transmettre une estimation fiable et argumentée !

François Millet, un peintre annonciateur de l’impressionnisme

Millet n’est pas devenu le maître de Barbizon par hasard. Né paysan dans le Cotentin, il a grandi entre la Bible et les travaux des champs avant de monter à Paris pour étudier l’art. Mais les salons feutrés ne sont pas pour lui. En 1849, il décide de s’installer à Barbizon, à l’orée de la forêt de Fontainebleau, pour retrouver ce qu’il a de plus cher : la vérité de la nature. C’est là qu’il fonde, avec ses complices de l’École de Barbizon, une nouvelle façon de peindre. Il ne cherche pas à faire « joli », il veut montrer la dignité de ceux qui travaillent la terre, transformant un simple geste de semeur ou de glaneuse en un moment d’éternité !

Ce qui rend Millet si fascinant pour un expert aujourd’hui, c’est son immense contribution à la peinture moderne. En passant des heures à observer comment la brume du matin floute les collines ou comment la lumière du soir tombe sur les blés, il a préparé le terrain pour Monet et Renoir… Et donc pour l’impressionnisme. Son obsession pour l’atmosphère et sa liberté de pinceau ont brisé les codes de l’époque. Son influence est telle que Van Gogh lui-même le considérait comme son maître absolu.

En possédant un Millet, vous ne détenez pas seulement une scène champêtre, mais le point de départ d’une révolution artistique qui a changé notre façon de voir le monde !

(Illus.) François Millet – Les Glaneuses (1857), huile sur toile, 83,5 x 110 cm

Si vous avez un Millet entre les mains, faites attention. Un fusain ou un pastel est d’une fragilité extrême : un simple frottement peut effacer des années d’histoire. Pour mon expertise, prenez vos photos à la lumière du jour, sans flash, et n’oubliez pas de photographier le dos du tableau. C’est souvent là, entre une étiquette ancienne et une marque de châssis, que se cachent les preuves d’authenticité que je traque !

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Estimation gratuite Antoine Chintreuil

Antoine Chintreuil

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Estimation et cote de l'artiste Antoine Chintreuil

Antoine Chintreuil (1814-1873) est un peintre français né à Pont-de-Vaux le 15 mai 1814. Il n’a pas connu le succès qu’il méritait pendant son existence, vivant la plupart du temps dans la misère et récompensé tardivement pour ses œuvres. Élève de Camille Corot (1796-1875), il est considéré comme l’un des précurseurs de l’impressionnisme grâce à ses paysages étudiés dans toute leur palette de nuances, que ce soit en matière de lumière ou de couleurs.

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Antoine Chintreuil, une jeunesse difficile

Le père d’Antoine Chintreuil perd sa fortune lors des invasions étrangères, contraignant la famille à vivre avec peu de moyens. Lorsqu’il fréquente le collège Pont-de-Vaux, le jeune garçon reçoit en même temps des cours de dessin d’un ami de la famille, lequel lui permet de s’orienter professionnellement dans ce domaine. Il devient alors maître de dessin dans son collège quand sa mère décède en 1832, puis maître d’études au collège de Mâcon. Finalement, Antoine Chintreuil retourne dans sa ville natale pour se consacrer intégralement à l’art.Le jeune homme s’en va à Paris vers 1836 pour débuter sa carrière d’artiste grâce à l’héritage laissé par sa grand-mère. Dans la capitale française, il rencontre Joseph Desbrosses (1819-1844) et son frère Léopold Desbrosses (1821-1908), avec lesquels il se lie d’une solide amitié. Alors que son petit emploi de commis libraire lui permettait jusqu’ici de subvenir à ses besoins, Antoine Chintreuil perd son travail mais choisit malgré cela de poursuivre son art sans la moindre ressource. Bien qu’il ne fréquente pas son atelier, il devient l’élève de Camille Corot, lequel lui prodigue des conseils et de la motivation pour poursuivre dans cette voie. Un support qui deviendra essentiel à l’artiste lors du décès de son ami Joseph Desbrosses.

Antoine Chintreuil, de Paris à la nature

Le premier Salon d’Antoine Chintreuil est en 1847, où il expose son tableau Paysage de la Butte Montmartre. C’est à partir de cette période, alors qu’il est âgé de 33 ans, que Chintreuil commence à attirer l’attention sur son art. Deux ans plus tard, il prend le troisième frère Desbrosses, Jean-Alfred Desbrosses (1835-1906), comme élève chez lui. Au début des années 1850, et ce pendant sept ans, Antoine Chintreuil commence à se rendre régulièrement à Igny pour observer et peindre la nature.Le peintre recherche la pureté de la nature, sans aucun artifice, sa beauté naturelle du lever au coucher du soleil. Pour cela, il est prêt à prendre la rosée chaque matin et à rester dans le froid lorsque la nuit tombe. Ce rythme finit par avoir raison de lui : Antoine Chintreuil tombe gravement malade et demeure en convalescence jusqu’en 1856, années pendant lesquelles il peint malgré son état. En 1857, c’est à Septeuil que l’artiste se rend avec son élève pour y peindre le château et la vallée de ces lieux.

Antoine Chintreuil, une reconnaissance tardive

Profondément amoureux de la nature, Antoine Chintreuil passe sa vie à rechercher toutes les nuances offertes par celle-ci afin de les représenter dans ses tableaux. Pour cela, il obtient une médaille d’argent à l’Exposition de Genève en 1861. Mais les trois tableaux qu’il propose deux ans plus tard au Salon sont refusés. C’est ainsi que naît le Salon des Refusés, fondé avec le soutien de Napoléon III (1808-1873), où seront exposés les artistes en marge du Salon officiel.En 1867, Antoine Chintreuil est récompensé d’une médaille à l’Exposition universelle, puis est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1870. Ses œuvres sont de plus en plus remarquées, exposées et récompensées, mais il retombe malade en 1873. En dépit d’une cure thermale, il ne s’en remet pas et termine sa dernière pièce Pluie et soleil avant de rendre son dernier souffle.

La cote des œuvres d'Antoine Chintreuil

En dépit de son vaste corpus de paysages et son entrée dans les collections du musée du Louvre en 1884, Antoine Chintreuil n’a pas obtenu la même gloire que ses pairs. Pourtant, la vente de ses toiles lors de son décès connaît un certain succès. Chintreuil laisse en héritage des centaines de tableaux de paysages, mais également des marines, plus rares, réalisées lorsqu’il séjournait à Fécamp, Boulogne ou encore à Dieppe.Les dessins d’Antoine Chintreuil sont plutôt rares, mais brossent eux aussi la nature, le plus souvent à l’aquarelle, à l’encre brune, au crayon ou à la craie noire et blanche sur du papier marron. Ils sont estimés entre 20 et 400 €, bien que son dessin Berger et son troupeau dans un paysage vallonné à l’encre et crayon, soit adjugé 632 € après avoir été évalué entre 300 et 400 €. Quant aux peintures d’Antoine Chintreuil, ce sont principalement des huiles sur toile marouflée ou panneau, et en très grande majorité des paysages sinon quelques marines, estimées entre 25 et 103 000 €. Son huile sur toile Le Bois Ensoleillé au parc de Millemont, estimée entre 86 000 et 103 000 €, a été vendue 71 000 €.

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(Illus.) Antoine Chintreuil –

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Estimation gratuite Camille Corot

Camille Corot

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Estimation et cote de l'artiste Camille Corot

Camille Corot (1796-1875) occupe une place essentielle dans l’histoire de la peinture française. Passionné par les paysages, il parcourt la France et l’Italie avec son matériel pour travailler directement face à la nature. Ses vues de Rome, ses forêts, ses étangs de Ville-d’Avray et ses portraits féminins annoncent les recherches que les impressionnistes mèneront quelques décennies plus tard.

La valeur de ses œuvres varie fortement. Une gravure peut valoir quelques centaines d’euros, tandis qu’une peinture importante atteint plusieurs millions. Cette différence s’explique aussi par le nombre considérable de copies et de faux tableaux signés Corot qui circulent depuis la fin du XIXe siècle.

Vous possédez un tableau, un dessin ou une estampe de Camille Corot ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en tableaux anciens et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Camille Corot

Prix des œuvres de Camille Corot

  • Peinture à l’huile sur toile, panneau ou papier : entre 400 € et plus de 6 500 000 €

  • Dessin, fusain, crayon ou aquarelle : entre 250 € et plus de 200 000 €

  • Eau-forte, lithographie ou cliché-verre : entre 50 € et plus de 40 000 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre de Camille Corot ? Remplissez le formulaire d’Estimon’objet et joignez des photographies de la face, du revers, de la signature, du châssis et des éventuelles étiquettes. Indiquez aussi les dimensions, la technique supposée et l’histoire connue de l’œuvre.

Nos experts commencent par vérifier si le tableau peut correspondre à la période, aux supports et à la manière de peindre de Corot. Ils étudient ensuite la provenance, l’état de conservation et la présence éventuelle de l’œuvre dans les catalogues de référence. Cette étape est particulièrement importante pour Corot, car de nombreuses copies anciennes et fausses attributions existent. Vous recevrez une première estimation gratuite et confidentielle sous quelques jours.

La cote de Camille Corot sur le marché de l’art

La cote de Camille Corot dépend de la période, du lieu représenté, du support et de la qualité d’exécution. Les vues d’Italie peintes sur le motif figurent parmi ses œuvres les plus recherchées. Les paysages français, les « souvenirs » tardifs et les figures possèdent également un marché international solide. Une provenance ancienne et une référence dans le catalogue raisonné peuvent multiplier la valeur d’un tableau.

La cote des vues d’Italie de Camille Corot

Corot effectue trois séjours en Italie, entre 1825 et 1828, en 1834 puis en 1843. Il peint Rome, Tivoli, Florence, Venise et leurs environs. Les études réalisées directement devant le paysage séduisent par leur lumière franche, leur dessin précis et leur grande modernité.

Voici plusieurs résultats de référence :

  • Venise, vue du quai des Esclavons (vers 1834) : cette huile sur toile exceptionnelle a été adjugée environ 6,5 millions d’euros en 2018 à New York. Il s’agit du record public de Camille Corot.
  • Souvenir de la Villa Borghèse (vers 1855) : cette peinture issue d’une provenance prestigieuse a obtenu environ 291 000 € en 2022 à Paris.
  • Souvenir de Toscane (vers 1845) : les différentes peintures et études liées à ce sujet sont très recherchées, surtout lorsqu’elles peuvent être rapprochées des séjours italiens de l’artiste.

Les vues exécutées en Italie ne valent pas toutes plusieurs centaines de milliers d’euros. Le caractère original de la composition, la date, les dimensions et l’inscription de l’œuvre au catalogue raisonné restent déterminants.

La cote des paysages français et des « souvenirs »

Corot peint dans la forêt de Fontainebleau, en Normandie, en Bretagne, en Bourgogne, dans le Morvan et sur les bords de l’Oise. Il revient aussi régulièrement à Ville-d’Avray, où sa famille possède une maison. Les étangs, les arbres et les chemins de cette commune deviennent des sujets emblématiques de son œuvre.

À partir des années 1850, Corot réalise également des paysages qu’il appelle ses « souvenirs ». Il ne reproduit plus exactement un lieu observé. Il rassemble ses impressions pour composer un paysage calme, souvent baigné d’une lumière argentée.

Voici quelques résultats significatifs :

  • Souvenir des dunes de Scheveningen (1872) : cette huile sur toile de 38,1 × 46,1 cm a été vendue 95 200 $ en 2026 à New York. La même peinture avait obtenu 31 200 $ à Paris en 1975.
  • Souvenir de Dardagny, portrait présumé de Monsieur et Madame Leleux (vers 1852-1853) : cette huile sur papier marouflé sur carton a été adjugée 59 220 € en 2023 à Fontainebleau. Elle a rejoint les collections d’un musée privé genevois.
  • Cours d’eau sur des rochers (date non précisée) : cette peinture accompagnée d’une provenance documentée a été vendue environ 23 140 € en 2024 à Houston.
  • Ville-d’Avray, pêcheurs au bord des étangs (date non précisée) : cette huile sur panneau a atteint 604 800 € lors d’une vente publique en France.

Les paysages tardifs présentent des niveaux de prix très différents. Une grande toile bien documentée peut dépasser 100 000 €, tandis qu’un petit paysage à l’authenticité incertaine peut rester sous la barre des 1 000 €.

La cote des dessins, eaux-fortes et clichés-verre

Camille Corot dessine beaucoup au cours de ses voyages. Il utilise la mine de plomb, le fusain, la plume, l’encre et l’aquarelle. Ses feuilles lui permettent d’étudier un arbre, une silhouette, un bâtiment ou l’organisation générale d’un paysage.

Corot pratique également l’eau-forte et le cliché-verre. Pour cette dernière technique, il dessine sur une plaque de verre enduite d’une matière opaque. La plaque est ensuite posée sur un papier sensible à la lumière pour obtenir une épreuve. Les premiers tirages anciens sont plus recherchés que les éditions réalisées après sa mort.

Voici quelques références de marché :

  • La Petite Sœur (1854) : une épreuve en cliché-verre issue de l’édition Maurice Le Garrec de 1921, numérotée 144/150, a été adjugée 150 € en 2014 à Paris.
  • Le Songeur ou Le Soleil couchant (1854) : un premier tirage de ce cliché-verre s’est vendu 1 000 € sur le marché spécialisé.
  • La Jeune Mère à l’entrée d’un bois (1856) : un premier tirage a trouvé preneur pour 1 500 € sur le marché français.
  • Le Bois de l’Ermite (1858) : une épreuve ancienne de premier tirage a été vendue 4 000 € sur le marché spécialisé.

Pour une estampe, la date du tirage fait toute la différence. Une épreuve ancienne, réalisée du vivant de Corot, n’a pas la même valeur qu’un retirage du XXe siècle. Le filigrane du papier, les cachets, les marges et la référence au catalogue de Loys Delteil doivent être vérifiés.

Comment reconnaître un tableau de Camille Corot ?

La manière de peindre de Corot évolue au cours de sa carrière. Ses premières études d’Italie présentent des formes bien délimitées, une peinture assez fine et des contrastes nets entre les zones éclairées et les parties à l’ombre. Les bâtiments, les rochers et les arbres gardent une réelle solidité. Les couleurs associent souvent des terres brunes, des ocres, des verts et des bleus lumineux.

Ses paysages français tardifs sont différents. La palette devient plus grise, avec des verts assourdis, des bruns et des blancs argentés. Les troncs sont fins et les feuillages sont posés par petites touches légères. Corot place souvent un étang, un chemin ou une rivière au centre de la scène. Quelques personnages, parfois très petits, donnent une échelle au paysage.

La matière reste généralement assez mince. Corot prépare souvent son tableau avec une première couche brune ou grise qu’il laisse apparaître par endroits. Il ajoute ensuite les arbres, les reflets et les nuages, puis termine par de petites touches plus claires. Sur les œuvres tardives, les feuillages peuvent paraître flous à quelques centimètres, mais ils retrouvent leur cohérence lorsque l’on recule.

Les faux Corot imitent surtout ses paysages gris et vaporeux. Ils présentent souvent des arbres trop répétitifs, un ciel uniforme et des personnages ajoutés de façon maladroite. Chez Corot, même une étude rapide garde une organisation précise de l’espace et une lumière cohérente.

Reconnaître la signature de Camille Corot

Camille Corot signe souvent « COROT », en lettres majuscules. Cette inscription apparaît généralement dans un angle inférieur de la toile, le plus souvent à gauche, mais elle peut aussi se trouver à droite. La signature est appliquée au pinceau, dans une couleur brune, rouge sombre ou noire qui reste discrète dans le paysage.

Certaines œuvres portent une date ou une indication de lieu à côté du nom. D’autres ne sont pas signées du tout. Sur les dessins, on peut rencontrer une signature manuscrite, une annotation ou un cachet apposé lors d’une vente d’atelier.

La signature de Corot est malheureusement assez simple à imiter. Le peintre a aussi autorisé des élèves à copier certaines de ses œuvres. Il lui est même arrivé de reprendre un tableau peint par un proche et d’y apposer son nom pour l’aider à le vendre. Une véritable signature ne prouve donc pas nécessairement que l’ensemble du tableau est entièrement de sa main.

L’examen doit porter sur la peinture, le support et la provenance. Une signature « COROT » placée sur un paysage du XIXe siècle ne suffit jamais à établir une attribution. Dans le doute, confiez votre tableau aux spécialistes d’Estimon’objet !

Expertise signature Camille Corot
Signature Camille Corot

Tableau de Camille Corot : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier la période à laquelle le tableau pourrait appartenir. Une vue d’Italie des années 1820 ne possède ni les mêmes couleurs ni la même touche qu’un « souvenir » peint vers 1870.

Romain observe ensuite la préparation de la toile et l’épaisseur de la peinture. Une photographie prise de côté permet de voir les zones minces, les petites touches claires et les éventuelles restaurations. Chez Corot, la couleur ne forme pas partout une couche épaisse. Le peintre laisse souvent apparaître une préparation brune ou grise qui participe à l’équilibre général du tableau.

Il analyse aussi les arbres. Corot construit d’abord les troncs et les branches principales, puis place les feuillages avec des touches rapides. Sur une copie, les feuilles peuvent ressembler à une répétition mécanique de petits points. Romain vérifie également les reflets dans l’eau : ils doivent correspondre à la position des arbres, du ciel et de la lumière.

Le revers fournit enfin des informations importantes. Le châssis, la toile, les clous, les étiquettes et les numéros doivent correspondre à l’époque supposée. Romain recherche surtout une référence au catalogue raisonné d’Alfred Robaut, publié en 1905. Pour Corot, la présence de l’œuvre dans cette documentation ancienne peut avoir une influence considérable sur son estimation.

Camille Corot, le peintre qui a ouvert la voie aux impressionnistes

Jean-Baptiste Camille Corot naît à Paris le 16 juillet 1796 dans une famille aisée de commerçants. Sa mère dirige une boutique de mode réputée et son père s’occupe des affaires familiales. Le jeune Camille travaille d’abord chez des marchands de drap, mais le commerce l’ennuie profondément. Il remplit ses carnets de dessins et finit par convaincre ses parents de le laisser devenir peintre. À l’âge de 26 ans, il entre dans l’atelier d’Achille-Etna Michallon, puis poursuit sa formation auprès de Jean-Victor Bertin.

Entre 1825 et 1828, Corot part pour l’Italie. Il découvre Rome, Naples et la campagne italienne, où il travaille longuement face au paysage. Ce séjour transforme sa vie ! De retour en France, il expose au Salon et voyage sans cesse pour peindre. Il retourne deux fois en Italie, mais parcourt aussi la Normandie, la Bretagne, l’Auvergne, la Bourgogne et la forêt de Fontainebleau. Il se rapproche des artistes qui fréquentent Barbizon, sans toutefois appartenir officiellement à un groupe organisé.

La reconnaissance arrive progressivement. Corot reçoit la Légion d’honneur en 1846, puis une médaille de première classe à l’Exposition universelle de 1855. Il connaît alors un véritable succès commercial. Malgré cette aisance, il reste réputé pour sa simplicité et sa générosité. Il achète notamment une maison à Honoré Daumier, menacé d’expulsion, et aide la famille de Jean-François Millet après la mort du peintre. Corot s’éteint à Paris le 22 février 1875. Ses recherches sur le plein air et la lumière influencent profondément Berthe Morisot, Camille Pissarro, Claude Monet et plusieurs générations de paysagistes.

Ne commencez jamais par nettoyer un tableau signé Corot. Les paysages du peintre possèdent souvent une matière fine et des glacis fragiles. Un nettoyage trop fort peut supprimer les dernières touches claires du feuillage ou modifier l’aspect argenté du ciel. Il peut aussi effacer une ancienne inscription au revers.

Photographiez plutôt le tableau sous plusieurs lumières. Une vue générale prise à la lumière du jour permet d’observer les couleurs. Une photographie de côté fait apparaître les reliefs, les craquelures et les anciennes restaurations. Ajoutez des vues rapprochées des arbres, des personnages, de la signature et des bords de la toile.

Surtout, photographiez l’intégralité du revers avant de retirer le cadre. Une ancienne étiquette ou un simple numéro peut permettre de rapprocher l’œuvre du catalogue d’Alfred Robaut ou d’une collection connue. Chez Corot, ce détail peut faire passer un tableau du statut de simple attribution à celui d’œuvre sérieusement documentée !

Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des tableaux de Camille Corot, ainsi que de vos objets d’art et de collection.

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