Estimation gratuite Arnold Böcklin

Arnold Böcklin

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Estimation et cote de l'artiste Arnold Böcklin

Arnold Böcklin (1827-1901) est un peintre, graphiste, dessinateur et sculpteur suisse né à Bâle le 16 octobre 1827. Il est à la tête du mouvement symboliste allemand qui s’oppose au naturalisme ainsi qu’à la peinture académique pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. Avec le temps, l’œuvre de Böcklin qui devient plus sombre et subjective, relève alors du symbolisme morbide.
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Arnold Böcklin, des débuts nomades

Arnold Böcklin est le fils d’Ursula Lipp et du marchand Christian Friedrich Böcklin. Il sait déjà qu’il veut devenir peintre et s’envole alors pour l’Allemagne de 1845 à 1847 pour intégrer l’académie des beaux-arts de Düsseldorf, où il devient l’élève du directeur Johann Wilhelm Chirmer (1807-1863), un peintre paysagiste prussien sous l’influence du romantisme, qu’il transmet à Arnold Böcklin.Il retourne ensuite dans son pays natal, où il y fait la rencontre de Jacob Burckhardt (1818-1897), un historien de l’art avec lequel il prévoit un voyage en Italie. Arnold Böcklin s’installe à Rome de 1850 à 1857, où il conjugue son travail pictural et sa vie privée en épousant Angela Pascucci. Puis il part pour Munich en 1859, où il devient enseignant à l’École des beaux-arts de Weimar, avant de quitter son poste en 1862 pour retourner à Rome. Désireux d’évoluer dans sa carrière de peintre, Arnold Böcklin parcourt Naples et Pompéi pour s’inspirer.

Arnold Böcklin, l'inspiration mythologie

Lorsqu’il revient dans sa ville natale en 1866, Arnold Böcklin a réussi à réunir toutes les sources d’inspiration de ces dernières années pour réaliser des fresques mythologiques à destination du salon du Kunstmuseum. Plusieurs de ses toiles y sont exposées, mais l’envie de retourner en Italie le pousse à partir de nouveau. Il va cette fois à Florence et y rencontre Hans von Marées (1837-1887), qui fera comme lui partie des Deutsch-Römer, autrement dit les Romains allemands, des artistes d’origine allemande qui s’installent et travaillent en Italie dans les années 1860.La même année, Arnold Böcklin connaît un drame : le décès de sa fille peu après sa naissance. À partir de là, les tableaux d’Arnold Böcklin deviennent plus sombres voire sinistres, et la mort est un thème qui revient régulièrement. Il réalise en 1872 son célèbre Autoportrait avec la mort jouant du violon (1872) et, en 1879, sa première version de L’Île des morts, qui était à l’origine une commande mais que le peintre décide finalement de garder pour lui. Il en réalisera quatre autres versions, qui inspireront des générations entières ainsi que de nombreux mouvements artistiques à venir, qu’il s’agisse d’art pictural ou musical.

Arnold Böcklin, vers la subjectivité

Arnold Böcklin retourne ensuite en Suisse mais, victime d’un accident vasculaire cérébral, il part sur la côte italienne pour se reposer avant de s’installer à Florence en 1893. Deux ans plus tard, il y achète une villa pour ses vieux jours.Dans les vingt dernières années de sa vie, le style d’Arnold Böcklin devient plus subjectif et allégorique, mais également plus sombre encore. Il réalise des scènes spectrales, représente la mort et les mauvais présages par des faucheuses et squelettes chevauchant leur créature fantastique. La ruine, la destruction et la mort sont très présents mais Arnold Böcklin laisse au spectateur la libre interprétation, le but étant de provoquer l’imaginaire. À la fois oppressantes et apaisantes, les œuvres d’Arnold Böcklin sont encore un mystère aujourd’hui.

La cote des œuvres d'Arnold Böcklin

Arnold Böcklin fait partie de ces artistes qui fascinent et inspirent de nombreuses générations après lui. Si ses premières peintures se révèlent être proches du romantisme, elles prennent progressivement une nouvelle allure plus sombre et mélancolique, avec l’intégration notamment de créatures métaphoriques, ou bien d’éléments mystérieux et abstraits. Il est alors perpétuellement à la croisée du chemin entre le romantisme et le symbolisme, sans qu’il ne soit possible de lui attribuer un seul genre. Arnold Böcklin puise dans la mythologie pour s’inspirer et donne du mouvement ainsi que des émotions à ses personnages.Sur le marché de l’art, l’esthétique morbide d’Arnold Böcklin est particulièrement appréciée. Quelques estampes et multiples peuvent être trouvés entre 80 et 1200 €, tandis que ses dessins à la mine ou à l’encre, ainsi que ses esquisses préparatoires, se situent plutôt entre 400 et 30 000 €, bien que les ventes dépassent parfois largement le plafond. C’est le cas de la gouache sur papier Ulysse et Polyphème (1896) estimée entre 20 000 et 30 000 €, puis adjugée 409 000 € en 2009. Les peintures d’Arnold Böcklin, en revanche, sont estimées entre 400 et 1 532 750 €. Ses portraits et scènes mythologiques se vendent aisément, mais ce sont ses tableaux mystérieux, presque vaporeux, qui remportent les suffrages. Son huile sur toile La Nuit de 1870 est cotée entre 1 220 000 et 1 532 750 €, bien que sa vente soit conclue à 1 200 000 €.

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(Illus.) Arnold Böcklin – Autoportrait avec la Mort au violon (1872), huile sur toile, 75 x 61 cm

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Estimation gratuite Léon Adolphe Belly

Léon Adolphe Belly

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Estimation et cote de l'artiste Léon Adolphe Belly

Léon Adolphe Belly (1827-1877), de son nom complet Léon Adolphe Auguste Belly, est un peintre orientaliste français né le 18 avril 1827 à Saint-Omer. D’abord membre de l’École de Barbizon, il s’est ensuite intéressé de près aux sujets orientalistes comme nombreux de ses pairs. Il réalise notamment des scènes de genre rapportées de ses voyages en Égypte, bien qu’il ait également abordé la mythologie et la religion dans quelques-uns de ses tableaux. Il est cependant surtout connu pour ses paysages et ses toiles orientalistes.

Estimation gratuite Léon Adolphe Belly

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Léon Adolphe Belly, les paysages de Fontainebleau

Fils du polytechnicien et capitaine d’artillerie Nicolas Joseph Belly, Léon Adolphe Belly bénéficie de l’aisance financière de son père pour développer ses dispositions précoces au dessin et à la peinture. Dès qu’il est en âge, il se rend à Paris pour étudier dans l’atelier de Constant Troyon (1810-1865), lequel l’introduit au cercle des membres de l’École de Barbizon dont il fait lui-même partie.Léon Adolphe Auguste Belly rencontre par la suite Théodore Rousseau (1812-1867) qui l’invite et l’initie à la peinture en plein-air des paysages de Fontainebleau. Très vite, Léon Belly affiche une réelle capacité à manier les couleurs. L’influence de son maître Troyon est particulièrement présente dans ses premiers tableaux mais, progressivement, le jeune artiste trouve ses marques et affine son propre style, considéré comme plus fluide que celui de son maître.

Léon Adolphe Belly, voyages en Égypte

En 1850, Léon Adolphe Belly se joint à l’archéologue et numismate Félicien de Saulcy (1807-1880) pour une mission scientifique qui doit se dérouler au Liban, en Palestine et en Égypte, dans le but d’étudier la géographie historique du bassin de la mer Morte. À une époque où l’orientalisme fascine tous les artistes, Léon Adolphe Auguste Belly ne fait pas exception à la règle. Une fois sur place, ses peintures se dirigent rapidement vers des sujets orientalistes, qu’il s’agisse de paysans ou esclaves arabes s’affairant au bord du Nil ou de pèlerins chameliers, de vastes étendues près du Caire ou encore de portraits.En 1855, Léon Belly retourne en Orient en compagnie d’un groupe de plusieurs autres peintres dont Jean-Léon Gérome (1824-1904) et Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904), puis traverse le Sinaï l’année suivante aux côtés de son ami Narcisse Berchère (1819-1891). Entre 1857 et 1858, Belly retourne une troisième et dernière fois en Égypte pour se documenter et ramener chez lui les études et croquis de son succès imminent.

Léon Adolphe Belly, un retour à la nature

Lorsque Léon Adolphe Belly expose Pèlerins allant à La Mecque au Salon de 1861, il remporte la médaille de première classe devant un public particulièrement sensible au cortège de chameliers duquel ils ont la sensation de faire partie. Cette œuvre propulse la carrière Léon Adolphe Auguste Belly, à tel point qu’il est décoré en 1862 de la Légion d’honneur.De 1862 à 1864, Léon Belly met de côté ses sujets orientalistes pour se concentrer à nouveau sur la campagne française, plus précisément normande. Il réalise encore quelques tableaux d’Orient mais retrouve satisfaction à peindre les paysages verts. Il fait construire sa propriété en Sologne à partir de 1867, où il passe les dernières années de sa vie à brosser les forêts et la Sauldre, même lorsqu’il tombe gravement malade.

La cote des œuvres de Léon Adolphe Belly

Attiré par la nature et toutes les nuances qu’elle a à offrir, Léon Adolphe Belly est à la fois un peintre paysagiste et un peintre orientaliste. S’il est l’un des peintres de l’École de Barbizon au début de sa carrière, il se prend de passion pour l’exotisme de l’Orient mais finit malgré tout par revenir aux natures vertes lorsqu’il s’installe en Sologne. Dans les lettres adressées à sa mère, il s’émerveille de la campagne autour de lui, du chêne devant sa maison aux vastes landes. Pourtant, ce sont principalement les peintures orientalistes que l’on retient de Léon Belly.La plupart des œuvres de l’artiste sont exposées dans les musées, mais il arrive qu’un tableau surgisse de temps à autre. Ils sont estimés entre 800 et 400 000 € selon le sujet. Ses huiles sur toile des paysages français ont moins de succès que ses tableaux orientalistes. En 2017, sa peinture préparatoire Grand pâturage de chameau monté, étude pour les pèlerins allant à La Mecque, estimée entre 8000 et 12 000 €, est adjugée 10 000 €.

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(Illus.) Léon Adolphe Auguste Belly – Pélerins allant à La Mecque (1861), huile sur toile, 161 x 242 cm

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Carpeaux

Jean-Baptiste Carpeaux

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Carpeaux

Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) est l’un des sculpteurs français les plus importants du XIXe siècle. Associé au Second Empire, il renouvelle la sculpture académique par des compositions animées, des visages expressifs et un travail de la matière d’une remarquable vivacité. Ses sculptures les plus célèbres, parmi lesquelles La Danse, Ugolin et ses fils, Le Pêcheur à la coquille ou Pourquoi naître esclave !, sont aujourd’hui conservées dans de grands musées internationaux.

La cote de Jean-Baptiste Carpeaux dépend fortement du matériau, des dimensions, de la période de création et des conditions d’édition. Les marbres exécutés du vivant de l’artiste peuvent atteindre des montants très élevés, tandis que les bronzes, terres cuites, plâtres, dessins et peintures présentent des niveaux de valeur très variables. Vous possédez une œuvre signée Carpeaux ou attribuée au sculpteur ? Estimon’Objet vous accompagne pour son expertise et son estimation, en toute confidentialité.

Estimation gratuite Jean-Baptiste Carpeaux

Prix des œuvres de Jean-Baptiste Carpeaux

  • Sculpture authentique en marbre de Jean-Baptiste Carpeaux : de 10 000 € à plus de 1 000 000 €

  • Bronze, terre cuite ou plâtre de Jean-Baptiste Carpeaux : de 500 € à plus de 500 000 €

  • Dessin ou peinture de Jean-Baptiste Carpeaux : de 150 € à plus de 500 000 €

L’estimation d’une sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux commence par l’identification précise du modèle et de son matériau. Un marbre, un bronze, une terre cuite et un plâtre issus d’un même modèle ne possèdent ni la même rareté ni la même valeur. Il faut également déterminer s’il s’agit d’une création exécutée du vivant du sculpteur, d’une édition autorisée par son atelier ou sa famille, d’une fonte posthume ou d’une reproduction plus récente. La qualité du modelé, les dimensions, la signature, les cachets d’atelier, les marques de fondeur et la provenance sont donc étudiés avec attention.

L’état de conservation joue également un rôle essentiel. Une patine altérée, une terre cuite restaurée, un marbre accidenté ou un bronze présentant une fonte peu précise peut connaître une décote importante. À l’inverse, une œuvre bien documentée, présentant une belle qualité d’exécution et une provenance ancienne peut susciter un vif intérêt. Grâce à son expérience du marché, Estimon’Objet constitue votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des sculptures, dessins, peintures et objets de collection.

La cote de Jean-Baptiste Carpeaux sur le marché de l’art

La cote de Jean-Baptiste Carpeaux demeure soutenue sur le marché international, en particulier pour les sculptures en marbre et les exemplaires anciens présentant une provenance claire. Les collectionneurs recherchent aussi les modèles emblématiques de l’artiste en bronze ou en terre cuite, à condition que leur édition soit correctement identifiée.

La cote des marbres et des modèles exceptionnels

Les marbres de qualité muséale représentent le sommet du marché de Carpeaux. En février 2026, une paire composée de Jeune Fille à la coquille et du Pêcheur à la coquille, signée et datée de 1873, a atteint 1 575 000 dollars à New York. Ce résultat constitue une référence majeure pour l’artiste et confirme la rareté des grands marbres exécutés avec un très haut niveau de finition.

En 2023, le marbre Flore accroupie a été adjugé 512 624 € frais compris à Paris. La qualité du matériau, la sensualité du modelé et le lien de cette figure avec les grands décors publics de Carpeaux expliquent l’importance de ce résultat. En 2021, un modèle d’Ugolin et ses fils, exécuté vers 1875, a par ailleurs atteint 149 000 dollars, malgré une estimation initiale nettement inférieure.

La cote des bronzes, terres cuites et plâtres

Les bronzes de Jean-Baptiste Carpeaux présentent des écarts de prix considérables. Un exemplaire ancien, bien fondu, portant des marques cohérentes et conservant une belle patine peut dépasser plusieurs dizaines de milliers d’euros. En 2025, un bronze des Trois Grâces, signé et marqué PROPRIÉTÉ CARPEAUX, a atteint environ 148 200 dollars à Londres. Un exemplaire du Chinois avait également obtenu environ 47 400 dollars en 2016.

Les terres cuites et les plâtres sont généralement plus accessibles, mais certains exemplaires d’atelier peuvent atteindre des montants importants. La finesse des détails, la présence d’un cachet, la qualité de la cuisson, l’ancienneté et l’état de conservation sont déterminants. Une terre cuite ancienne ne doit pas être confondue avec un tirage décoratif moderne réalisé d’après un modèle de Carpeaux.

La cote des dessins et des peintures

Carpeaux était aussi un dessinateur et un peintre particulièrement énergique. Ses feuilles présentent souvent des études de figures, des recherches pour ses sculptures, des portraits ou des scènes observées sur le vif. Les dessins de Jean-Baptiste Carpeaux se négocient généralement de quelques centaines d’euros à plus de 20 000 € pour les études les plus abouties et les mieux documentées.

Ses peintures sont moins connues du grand public, mais certaines peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Les portraits, scènes familiales et compositions présentant une matière nerveuse sont particulièrement appréciés. Leur valeur dépend de la technique, du sujet, de la qualité picturale, de la provenance et de leur éventuel lien avec une sculpture célèbre.

Comment reconnaître une sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux ?

Les œuvres de Carpeaux se reconnaissent d’abord à leur sens du mouvement. Les corps tournent, les étoffes se soulèvent et les chevelures sont travaillées avec énergie. Les visages, qu’ils expriment la joie, la souffrance ou la surprise, paraissent saisis dans l’instant. Cette expressivité distingue Carpeaux de nombreux sculpteurs académiques de son époque.

Le modelé est généralement souple et vivant. Sur les terres cuites et les plâtres anciens, il est parfois possible d’observer les traces du travail de l’artiste ou de l’atelier. Les bronzes de qualité conservent la nervosité du modèle, avec des détails précis dans les cheveux, les yeux et les plis des vêtements. Une surface trop lisse ou un relief manquant de profondeur peut signaler un surmoulage ou une édition tardive.

Certains sujets sont particulièrement associés à Carpeaux : les jeunes Napolitains, les figures issues de La Danse, les portraits de la famille impériale, les bustes féminins, Ugolin et ses fils et les études réalisées pour la fontaine de l’Observatoire. L’identification du modèle permet toutefois seulement d’engager l’expertise : elle ne suffit pas à établir l’authenticité ou la période d’exécution.

Reconnaître la signature de Jean-Baptiste Carpeaux

La signature peut prendre plusieurs formes, notamment « J.-B. Carpeaux », « JB Carpeaux » ou « JBte Carpeaux ». Elle est souvent incisée ou gravée dans la terrasse, sur le côté du socle ou à l’arrière de la sculpture. Certaines œuvres portent également une date, un numéro ou une inscription désignant le modèle.

Les éditions liées à l’atelier peuvent présenter le cachet PROPRIÉTÉ CARPEAUX, parfois accompagné de l’aigle impérial. On rencontre aussi la marque ATELIER & DÉPÔT – 71 RUE BOILEAU – AUTEUIL PARIS. Ces inscriptions sont importantes, mais elles ne prouvent pas à elles seules que la sculpture a été directement exécutée par Carpeaux.

Une signature peut être ajoutée, imitée ou reproduite par moulage. Son graphisme doit donc être rapproché du matériau, de la technique de fabrication et des marques présentes sous le socle. L’examen de la signature ne peut jamais remplacer une expertise complète de l’œuvre.

Signature Jean-baptiste Carpeaux

Sculpture de Jean-Baptiste Carpeaux : ce que regardent nos experts

Pour expertiser une œuvre attribuée à Carpeaux, nos spécialistes commencent par examiner le matériau, les dimensions et la méthode de fabrication. Sur un bronze, ils étudient la qualité de la fonte, les coutures, les reprises de ciselure, la patine et les éventuelles marques de fondeur. Sur une terre cuite ou un plâtre, ils recherchent les cachets d’atelier, les traces de moulage, les réparations et les indices permettant d’identifier l’ancienneté de l’exemplaire.

Le modèle est ensuite comparé aux exemplaires répertoriés et à la documentation consacrée au sculpteur. La provenance, les anciennes étiquettes, les factures, les photographies et l’historique familial peuvent renforcer l’intérêt de l’œuvre. Nos experts prennent également en compte les restaurations et les transformations du socle. Cette étude permet de distinguer une œuvre ancienne, une édition posthume autorisée et une simple reproduction décorative.

Jean-Baptiste Carpeaux, le sculpteur qui fit bouger le Second Empire

Jean-Baptiste Carpeaux naît à Valenciennes le 11 mai 1827 dans une famille modeste liée aux métiers de la pierre. Installé à Paris avec ses parents, il étudie à la Petite École avant d’intégrer l’École des beaux-arts en 1844. Après un passage auprès de François Rude, il rejoint l’atelier de Francisque Duret. Il remporte le Prix de Rome en 1854 avec Hector implorant les dieux en faveur de son fils Astyanax.

À Rome, Carpeaux étudie avec passion Michel-Ange et les maîtres de la Renaissance. Il réalise notamment Le Pêcheur à la coquille et entreprend son ambitieux groupe Ugolin et ses fils, inspiré de Dante. De retour en France, il reçoit plusieurs commandes de la cour impériale et réalise des portraits du prince impérial, de la princesse Mathilde et de Napoléon III. Sa manière libre et expressive lui apporte rapidement une importante reconnaissance.

Carpeaux participe aux grands décors du Paris de Napoléon III. Il exécute notamment Le Triomphe de Flore pour le palais du Louvre et La Danse pour la façade du nouvel Opéra, œuvre qui provoque un scandale lors de son installation en 1869. Il travaille également aux figures de la fontaine des Quatre-Parties-du-Monde. Affaibli par la maladie, il meurt à Courbevoie le 12 octobre 1875, à seulement 48 ans. Son art annonce par sa liberté et son énergie les recherches de la sculpture moderne.

Ne nettoyez jamais une sculpture attribuée à Carpeaux avec un produit abrasif et ne tentez pas de refaire sa patine. Sur une terre cuite, une intervention maladroite peut effacer des traces de modelage ou fragiliser une restauration ancienne. Photographiez l’œuvre sous plusieurs angles, sans oublier le dessous du socle, les signatures, les cachets et les éventuelles étiquettes. 

Pour obtenir une première estimation, transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions exactes, le poids, le matériau présumé et toutes les informations disponibles sur la provenance. Nos experts vous apportent un avis confidentiel et vous orientent vers la solution la plus adaptée. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos sculptures, tableaux, objets d’art et objets de collection.

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Estimation gratuite Frederic Edwin Church

Frederic Edwin Church

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Estimation et cote de l'artiste Frederic Edwin Church

Frederic Edwin Church (1826-1900), né le 4 mai 1826 à Hartford dans le Connecticut, est un peintre paysagiste américain. Il appartient au mouvement informel de l’Hudson River School, dont il est l’un des représentants, grâce à ses paysages influencés par le romantisme. Ses œuvres sont reconnaissables aux vastes espaces très détaillés, souvent exotiques, qui invitent au voyage.

Estimation gratuite Frederic Edwin Church

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Frederic Edwin Church, le plus jeune membre du cénacle

Fils d’Eliza Janes et de l’orfèvre, horloger et président d’une compagnie d’assurances Joseph Church, Frederic Edwin Church grandit dans un environnement suffisamment aisé pour qu’il puisse se consacrer à la pratique artistique. À ses dix-huit ans, le jeune homme devient le seul élève de Thomas Cole (1801-1848), fondateur de l’Hudson River School, ce qui poussera Frederic Edwin Church à devenir le représentant de la seconde génération de ce mouvement.En 1849, alors qu’il n’a que vingt-trois ans, Frederic Edwin Church est élu le plus jeune membre de l’Académie américaine des beaux-arts. Déjà attiré par les paysages, il vend peu de temps après sa première toile au musée Wadsworth Atheneum, puis s’envole l’année suivante à New York pour peindre les paysages de la Nouvelle-Angleterre. Il se balade et voyage à pieds, quelle que soit la saison, pour y croquer les paysages soumis aux variations du temps. Bien que son style soit encore très empreint de celui de son maître Cole, Frederic Edwin Church commence à dévoiler son identité dans ses paysages alors moins éthérés mais plus dramatiques, grâce à l’utilisation d’une palette chromatique très chaude.

Frederic Edwin Church, des voyages exotiques

Très vite célèbre pour ses tableaux, Frederic Edwin Church souhaite toutefois faire évoluer son style et trouver de nouvelles inspirations qu’il ne peut avoir où il vit. Il part ainsi en 1853 en Amérique du Sud, sur les traces du géographe prussien Alexandre von Humboldt (1769-1859), et séjourne à Quito en Équateur pour découvrir des paysages plus exotiques.Son deuxième voyage est prévu en 1857, mais c’est davantage grâce au financement d’un homme d’affaires que pour la découverte du monde qu’il entreprend celui-ci. Toutefois, c’est lors de ce second périple qu’il réalise Le Coeur des Andes et répond au défi de Humboldt, lequel invitait les artistes à représenter la « physionomie » atypique de la cordillère des Andes.

Frederic Edwin Church, le "Michel-Ange du paysage"

Frederic Edwin Church dévoile Le Coeur des Andes au Metropolitan Museum of Art de New York en 1859, grâce à une mise en scène spectaculaire dont il fait payer l’entrée. Son tableau gigantesque, mesurant un mètre cinquante sur trois mètres de largeur, remporte tous les suffrages et Frederic Edwin Church obtient le record du prix le plus élevé pour la vente d’une peinture par un artiste américain de son vivant, à savoir 10 000 $. Il est alors surnommé le « Michel-Ange du paysage ».Dans les années 1860, Frederic Edwin Church est financièrement à l’abri, ce qui lui permet d’acheter une ferme et d’y construire, dix ans plus tard, une maison persane pouvant accueillir toute sa famille. En raison d’une polyarthrite rhumatoïde qui se déclare en 1876, Church est contraint de n’utiliser que sa main gauche et de peindre lentement. Il consacre ses dernières années à l’embellissement de sa maison familiale.

La cote des œuvres de Frederic Edwin Church

Frederic Edwin Church est sans conteste l’artiste qui offre une expression complète du romantisme dans la peinture américaine. Ses paysages colossaux et dramatisés, comme le Crépuscule sur une étendue Sauvage, ont largement contribué à son succès. Quelque peu obsédé par le sens du détail, Frederic Edwin Church se rapproche de l’hyperréalisme lorsqu’il cherche à reproduire l’intensité de la lumière de la manière la plus douce et intime qui soit. En ce sens, il se rapproche du luminisme, un mouvement artistique américain non officiel et dérivé de l’Hudson River School dont il fait déjà partie, consistant à dissimuler les coups de pinceau au profit d’un réalisme exacerbé. Bien qu’il soit parfois moqué pour cela, il est aussi surnommé le « Michel-Ange du paysage ».Les peintures de Frederic Edwin Church se font plutôt rares, en raison de leur taille et du temps qu’il a fallu à l’artiste pour peindre chacun d’eux. Toutefois, leur cote est élevée. Les tableaux de Frederic Edwin Church sont estimés entre 8000 et 7 000 000 €. L’huile sur toile Crépuscule (1863), estimée entre 1 000 000 et 1 500 000 €, est adjugée 3 218 500 € en 2011. Plus récemment, l’huile sur toile Tour de Guet en Italie (1873) est vendue 239 400 € en 2021, alors qu’elle avait été évaluée entre 120 000 et 180 000 €.

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(Illus.) Frederic Edwin Church – Crépuscule sur une étendue Sauvage (1860), huile sur toile, 101,6 x 162,6 cm

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Estimation gratuite Gustave Moreau

Gustave Moreau

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Estimation et cote de l'artiste Gustave Moreau

Gustave Moreau (1826-1898) est né à Paris le 6 avril 1826. C’est un artiste français à la fois peintre, graveur, dessinateur et sculpteur. Il est l’un des chefs de file du symbolisme dix ans avant que le manifeste ne sorte officiellement. Il est d’abord reconnu pour ses copies des maîtres italiens, puis plus tard pour ses propres tableaux, lesquels apparaissent comme un souffle nouveau pour la peinture d’histoire. Du romantisme au symbolisme, Moreau est l’un des artistes les plus importants de son temps.

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Gustave Moreau, première fois en Italie

Fils de l’architecte de la Ville de Paris Louis Moreau (1790-1862) et de Pauline Desmoutiers (1802-1884), Gustave Moreau commence à dessiner dès ses six ans, sous les encouragements de son père qui le pousse volontiers dans cette voie. En 1839, Moreau remporte un prix de dessin mais sa santé fragile le force à poursuivre ses études chez lui.En 1841, alors qu’il n’a que quinze ans, Gustave Moreau se rend en famille en Italie mais profite de ce séjour pour remplir le carnet de dessins offert par son père de croquis de paysages. Galvanisé par ce premier pied dans l’art italien, le jeune homme retourne à Paris pour y obtenir son baccalauréat, condition de son père pour accéder à une formation de peintre. Il devient alors l’élève de François-Édouard Picot (1786-1868), qui lui permet de réussir l’examen d’entrée aux Beaux-Arts en 1846. Mais ses deux échecs au prix de Rome lui font quitter l’école en 1849. C’est la rencontre avec l’art d’un autre artiste qui fait évoluer Gustave Moreau en tant qu’artiste.

Gustave Moreau, la reconsidération de son Art

Devant les peintures de Théodore Chassériau (1819-1856) de l’escalier de la Cour des comptes, Gustave Moreau prend conscience qu’il veut réaliser un art épique qui ne soit pas académique. Il devient ami avec Chassériau en 1850 et suit ses pas, prenant l’artiste pour son maître en art comme dans la vie. Il rencontre également Eugène Delacroix (1798-1863) à cette période, et les deux peintres vont avoir une influence considérable sur le jeune Moreau.Sa carrière commence lorsqu’il expose au Salon en 1852, bien que sa toile ne soit remarquée que par Théophile Gautier (1811-1872). La même année, les parents de Moreau lui offrent une maison dans laquelle il installe son atelier au troisième étage (devenue depuis une maison-musée), et dans laquelle il vit avec sa famille.

Gustave Moreau, les prémices du symbolisme

Le décès de Chassériau en 1856 est un bouleversement pour Gustave Moreau qui rend hommage à son ami mais constate tristement les limites de son art. Il décide alors de repartir en Italie, où il y restera deux ans. Il séjourne d’abord aux abords de la villa Médicis où il prend des cours du soir, tandis qu’il est copiste le jour. Pendant deux mois, il copie les fresques de Michel-Ange à la chapelle Sixtine pour s’imprégner de son expérience. Il reproduit ce schéma dans de nombreux lieux empreints de la Renaissance italienne, puis fait de même avec les statues antiques sur le conseil de son père.Progressivement, Gustave Moreau prend conscience que la peinture d’histoire à sujet mythologique est ce qu’il préfère. Quand il revient d’Italie, il n’expose pas avant 1864, en raison de la longue liste d’œuvres inachevées. Mais c’est cette année-là qu’il connaît le triomphe et prouve que la peinture d’histoire est encore présente.Au Salon de 1866, Moreau propose Jeune Fille thrace portant la tête d’Orphée, un tableau d’histoire représentant un épisode inventé par l’artiste : une œuvre symboliste bien avant que le concept n’existe. L’artiste remporte ensuite plusieurs médailles au Salon mais cesse d’exposer jusqu’en 1876 en raison des critiques et caricatures. Son dernier Salon, en 1880, lui permet d’être officier de la Légion d’honneur et de recevoir pour les années à venir une reconnaissance officielle.

La cote des œuvres de Gustave Moreau

C’est d’abord en tant que copiste que Gustave Moreau se fait un nom, lorsqu’il reproduit les tableaux des grands maîtres italiens. Mais lorsque son style change au cours des années 1860, ses peintures révèlent de nouveaux thèmes : une nouvelle manière de brosser l’histoire mais également des tableaux religieux, mythologiques et antiques, dans lesquels on retrouve du mysticisme. Dix ans avant que le terme ne soit employé et officiellement publié dans le manifeste, Gustave Moreau est déjà l’un des pionniers du symbolisme.Le corpus des œuvres de Gustave Moreau est particulièrement dense, composé en partie de copies et de tableaux originaux, mais également de dessins, d’aquarelles, de gravures et de sculptures. Ses estampes, principalement des eaux-fortes, des héliogravures ou des lithographies, n’ont pas la cote la plus haute, à savoir entre 110 et 700 €. Cependant, le prix s’envole pour ses sculptures en bronze, en marbre, en porcelaine ou en plâtre. Gustave Moreau utilisait également souvent la sculpture comme une technique d’étude pour ses tableaux. Elles sont estimées entre 2500 et 64 000 €. Du côté de ses dessins, pour lesquels il faut compter entre 450 et 573 800 €, on y trouve souvent des aquarelles rehaussées de gouache. Son œuvre Les satyres, à l’aquarelle et à la gouache, est estimée entre 250 000 et 350 000 €, puis adjugée 625 500 € en 2015. Quant aux peintures de Gustave Moreau, les prix varient entre 250 et 1 500 000 €. Son huile sur toile Sainte Cécile et les anges de la musique (vers 1880-85) est estimée entre 230 000 et 344 000 €, puis vendue 538 617 €.

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(Illus.) Gustave Moreau – Moïse exposé sur le Nil (1878), huile sur toile, 185 x 136,2 cm

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Giovanni Fattori

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Estimation et cote de l'artiste Giovanni Fattori

Giovanni Fattori (1825-1908) est un peintre, dessinateur et aquafortiste italien du XIXe siècle, né le 18 octobre 1825 à Livourne. Il est l’un des représentants majeurs du mouvement des Macchiaioli, ces peintres du plein air. Sa notoriété lui vient de ses paysages et de ses tableaux militaires, bien qu’il ait également réalisé de nombreuses eaux-fortes et des aquarelles.

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Giovanni Fattori, une formation à Florence

Issu d’une famille modeste de Livourne, Giovanni Fattori réalise ses études à l’école privée de Giuseppe Beezuoli (1784-1855) à Florence, avant d’intégrer l’Académie des Beaux-Arts de 1847 à 1851. À cette époque, l’enseignement pictural suit les règles strictes de l’académisme. À la fin des années 1850, il prépare le Concours Ricasoli avec un grand tableau militaire contemporain qui aborde la période du Risorgimento. Son tableau Le Camp italien après la bataille de Magenta lui permet de remporter le premier prix du concours. Toutefois, le sujet ne lui plaisant pas, il retourne la toile pour la réutiliser entre 1861 et 1862 à l’occasion d’une autre peinture militaire.

Giovanni Fattori, le groupe des Macchiaioli

Au début des années 1850, Giovanni Fattori fréquente le Caffè Michelangiolo, où se rassemblent les artistes florentins pour parler d’art et de politique. Il découvre auprès d’eux le style français de l’école de Barbizon et s’intéresse à cette nouvelle pratique de la peinture en plein air. À la moitié des années 1860, Giovanni Fattori perd sa femme et rencontre les Macchiaioli à Castiglioncello en rendant visite au mécène et critique d’art Diego Martelli (1839-1896). La recherche du groupe sur la lumière, et cette manière de diluer les formes dans la lumière comme des taches de couleur inspirent grandement Giovanni Fattori. Il retourne régulièrement sur le domaine, jusqu’en 1875, pour continuer à développer ce style.Les Macchiaioli renouvellent la culture picturale en opposition au romantisme et à l’académisme. Le groupe accorde une vive importance à la pratique en plein air, notamment de paysages contrastés, bien que le mouvement comprenne également des scènes de genre ou historiques. Ainsi, progressivement, Giovanni Fattori s’éloigne du clair-obscur romantique pour se diriger vers les contrastes des Macchiaioli. En 1869, l’artiste devient professeur de peinture à l’Académie des Beaux-Arts.

Giovanni Fattori, un graveur d'exception

À partir de 1884, Giovanni Fattori réalise un grand nombre d’eaux-fortes exposées à Florence et à Bologne, ainsi que des lithographies originales. Quatre ans plus tard, il devient professeur résident de dessin à l’Académie de Florence ainsi que professeur d’étude de la figure à l’École d’architecture. Il obtient d’ailleurs une médaille d’or à l’Exposition Universelle de 1900 pour l’une de ses gravures.Dès 1891, les difficultés financières de l’artiste l’empêchent d’exposer, faute de moyens pour acheter des cadres. Il donne des cours particuliers et réalises des illustrations pour un journal satirique afin de renforcer ses revenus. Mais la direction artistique que prennent certains de ses élèves, comme le style néo-impressionniste, dérange vivement Giovanni Fattori qui s’oppose notamment au pointillisme. Il juge l’influence française néfaste à l’art toscan, ce qui a pour effet de détériorer sa notoriété dans les dernières années de sa vie.

La cote des œuvres de Giovanni Fattori

L’œuvre de Giovanni Fattori est dominée par des scènes militaires, qu’il s’agisse de batailles, de soldats rassemblés ou d’unités d’infanterie au repos. Ce sont les tableaux qui trouvent le moins d’acquéreurs de son vivant, mais qui plaisent aujourd’hui. Il peint aussi des portraits, des paysages, des chevaux, des scènes paysannes et des scènes champêtres. Dans la dernière partie de sa vie, alors que les problèmes financiers s’accumulent et qu’il prend ses distances avec les nouveaux courants de peinture, il se met à produire de nombreuses eaux-fortes.Bien que la reconnaissance du grand public se soit quelque peu effondrée dans ses dernières années en raison de sa prise de position contre les courants les plus récents, la notoriété de Giovanni Fattori ne s’est jamais éteinte, en témoigne la cote de ses œuvres. Ses dessins, pastels et aquarelles sont estimés entre 200 et 400 000 €. Son œuvre au pastel Chevaux de course (vers 1900), estimée entre 22 700 et 34 000 €, a été adjugée 49 170 €. Les gravures de Giovanni Fattori, lesquelles sont principalement des eaux-fortes, se vendent entre 60 et 20 000 €. Quant à ses peintures, des huiles sur toile romantiques dans ses débuts et progressivement impressionnistes par la suite, il faut compter entre 500 et 600 000 €. Par exemple, son huile sur toile Artilleurs sur le Lungarno, estimée entre 15 000 et 180 000 €, est adjugée 225 275 € en 2005.

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(Illus.) Giovanni Fattori – Les Butteri (1893), huile sur toile, 200 x 300 cm

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William Bouguereau

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Estimation et cote de l'artiste William Bouguereau

William Bouguereau (1825-1905), de son nom complet Adolphe Williams Bouguereau, né le 30 novembre 1825 à La Rochelle, est un peintre français qui figure parmi les représentants majeurs de la peinture académique. Il est notamment reconnu pour sa figuration du corps féminin associée au nu académique, et ses portraits d’enfants. Il fait partie de ces artistes coincés dans la controverse qui oppose le modernisme à l’art académique.

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William Bouguereau, un succès international

Issu d’une famille catholique aux origines anglaises, William Bouguereau est le fils d’un négociant en vins de Bordeaux, ville dans laquelle il apprend le dessin à l’école municipale de dessins et de peintures. Il intègre les Beaux-Arts de Paris en 1846 et devient l’élève du peintre néo-classique François Édouard Picot (1786-1868). Deux ans plus tard, il tente sa chance au concours prix de Rome, pour lequel il obtient la seconde place, ex-æquo avec Gustave Boulanger (1824-1888).C’est en 1850 que William Bouguereau remporte le premier prix de Rome, lui permettant d’accéder très rapidement à une certaine notoriété. En 1866, le marchand de tableaux Paul Durand-Ruel (1831-1922) propose à l’artiste de s’occuper de vendre ses toiles, ce qu’il fait avec succès auprès de collectionneurs américains, à tel point qu’en 1878, il ne reste plus que douze œuvres disponibles en France pour l’Exposition universelle de Paris.

William Bouguereau, un succès durable

William Bouguereau devient membre de l’Académie des beaux-arts en 1876, puis président de la Fondation Taylor en 1885, une association dédiée à l’entraide entre artistes. Cette même année, il obtient la médaille d’honneur au Salon. En 1888, Bouguereau s’engage en tant que professeur à l’École des beaux-arts de Paris ainsi qu’à l’Académie Julian. Jusqu’au crépuscule de sa carrière, ses œuvres sont exposées chaque année au Salon, tandis qu’il poursuit en parallèle des pièces d’envergure.En 1865, alors que le Grand-Théâtre de Bordeaux est en pleine campagne de restauration, William Bouguereau réalise la peinture ovale qui orne le plafond. Il s’occupe également du décor de la chapelle Saint-Pierre-Saint-Paul de l’église Saint-Augustin, de celui de la chapelle Saint-Louis de l’église Sainte-Clotilde, ainsi que de celui de l’église Saint-Vincent-de-Paul. Le soin qu’il porte à chaque détail est très apprécié dans l’art religieux.

William Bouguereau, au cœur du conflit

À une époque où les artistes avant-gardistes se battent pour la légitimité de leur expression et du modernisme, William Bouguereau fait encore partie des peintres académiques qui refusent cette progression, vécue comme une rébellion. Il est moqué par les critiques Émile Zola (1840-1902) et Joris-Karl Huysmans (1848-1907), sévèrement jugé par Paul Cézanne (1839-1906) qui condamne sa position de juge opposé au modernisme.À la mort de William Bouguereau, son œuvre disparaît même de la plupart des enseignements et des documentations d’art. Elle revient toutefois quelques décennies plus tard, notamment lorsque Dalvador Dalí (1904-1989) témoigne de son admiration envers le peintre.

La cote des œuvres de William Bouguereau

En raison de la fracture entre la peinture académique et le modernisme, l’œuvre de William Bouguereau est déconsidérée dans toute l’Europe juste après sa mort. Elle attise toutefois de nouveau l’intérêt lorsque les collectionneurs américains cherchent une fois de plus à acquérir ses tableaux, alors qu’ils étaient déjà de fervents admirateurs du travail du peintre de la grâce lors de son vivant. En dépit des vives critiques prononcées par les détracteurs de l’art académique comme Zola et Huysmans, lesquels n’hésitent pas à tourner l’artiste en dérision, et malgré des artistes comme Cézanne qui ont utilisé son nom comme un verbe synonyme de l’opposition aux mouvements modernes, William Bouguereau a connu un vif succès tout au long de sa carrière.Si l’artiste a réalisé quelques estampes, elles vont de 65 à 130 € en moyenne, là où ses sculptures sont évaluées entre 500 et 3800 €, quoique le prix aille jusqu’à 30 000 € lorsqu’il s’agit d’associations avec d’autres artistes, comme les angelots décoratifs. Les dessins de William Bouguereau, qu’il s’agisse d’aquarelles, d’encre, de mine de plomb ou de graphite, oscillent entre 50 et 60 000 €. Il s’agit surtout d’études de nus académiques ou de portraits. Son dessin à la mine de plomb rehaussé de craie blanche Après le bain (1875), estimé entre 2000 et 3000 €, est adjugé 30 000 € en 2016. Quant aux peintures de William Bouguereau, principalement des scènes mythologiques ou religieuses, des nus et des portraits en pied d’enfants, elles sont estimées entre 2000 et 35 000 000 €. À titre d’exemple, l’immense huile sur toile La Jeunesse de Bacchus (1884) est estimée entre 25 000 000 et 35 000 000 €.

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(Illus.) William Bouguereau – Dante et Virgile (1850), huile sur toile, 280,5 x 225,3 cm

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Jean-Léon Gérôme

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Léon Gérôme

Jean-Léon Gérôme (1824-1904), né le 11 mai 1824 à Vesoul, est un peintre et sculpteur français connu pour ses scènes religieuses, mythologiques, orientalistes et historiques. Membre de l’Académie des beaux-arts, il a été le professeur de plus de deux mille élèves en quarante ans de carrière, enseignant la peinture académique du Second Empire comme modèle à suivre.

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Jean-Léon Gérôme, un succès immédiat

Jean-Léon Gérôme est le fils de l’orfèvre Pierre Gérôme et de la fille d’un négociant, Mélanie Vuillemot. Dès le collège, le jeune homme semble naturellement doué pour le dessin. Ainsi, une fois son baccalauréat obtenu en 1840, Gérôme se rend l’année suivante à Paris pour étudier l’art. Il intègre les Beaux-Arts de Paris en étant l’élève de Paul Delaroche (1797-1856) et expose en 1842 ses premiers tableaux dans sa ville natale.Quelques années plus tard, son maître Delaroche lui propose de le suivre en Italie. Ce voyage initiatique permet au jeune homme de réaliser l’un de ses plus célèbres tableaux : Jeunes Grecs faisant se battre des coqs (1846). Il propose cette toile au Salon de 1847 qui le gratifie d’une médaille d’or. Sa reconnaissance est fulgurante, faisant de Jean-Léon Gérôme un représentant du mouvement néo-grec.

Jean-Léon Gérôme, une exploration des genres

Jean-Léon Gérôme ne se cantonne pas à ce mouvement et explore cette fois la mythologie ainsi que la religion, thèmes qui lui permettent d’obtenir en 1848 une seconde médaille. Puis, en 1854, il est attiré comme d’autres artistes de son époque par l’Empire ottoman. Il se rend alors aux abords du Danube et en Égypte trois ans plus tard pour se documenter et remplir ses carnets de croquis.Jean-Léon Gérôme participe à l’Exposition universelle de 1855, durant laquelle l’État achète l’un de ses tableaux, puis au Salon de 1857 où il propose un genre populaire qui fait monter sa réputation de plusieurs crans. En 1859, il aborde les peintures romaines et de l’Antiquité en général, puis en 1861 les philosophes grecs. C’est à partir de cette année-là que Jean-Léon Gérôme commence à envoyer des tableaux orientalistes, bien qu’il n’abandonne pas les scènes historiques pour autant.

Jean-Léon Gérôme, un artiste en plusieurs dimensions

Grand peintre mais également grand sculpteur, Jean-Léon Gérôme a pourtant abordé ce type d’art tardivement, lors de l’Exposition universelle de 1878. À partir de là, il réalise principalement des sculptures polychromes qui font écho à ses tableaux, ainsi que d’autres sculptures travaillées dans les pierres et métaux précieux. Ses sujets sont antiques, orientaux ou modernes, représentant des corps humains ou bien des animaux.

Jean-Léon Gérôme, le rejet de l'avant-gardisme

Le succès de Jean-Léon Gérôme est tel que l’Institut de France conserve un buste de l’artiste dans sa cour. Toutefois, dans ses dernières années, il était si hostile aux avant-gardistes, et tout particulièrement envers l’impressionnisme, que sa popularité s’est éteinte en même temps que lui. On note toutefois un regain d’intérêt pour l’artiste, notamment à la fin du XXe siècle, lorsque son travail est redécouvert au profit des péplums. Aujourd’hui, son œuvre orientaliste est prisée des collectionneurs.

La cote des œuvres de Jean-Léon Gérôme

Professeur estimé et peintre utilisé comme référence pour les reconstitutions historiques, notamment pour le cinéma italien au début du XXe siècle et les productions hollywoodiennes du siècle suivant, Jean-Léon Gérôme connaît un large succès durant son vivant. Bien qu’il fût détrôné en raison de sa vive hostilité envers l’impressionnisme, il demeure l’un des artistes les plus importants de son époque, que ce soit dans l’art pictural ou la sculpture. Le dessin étant la base de tout son enseignement, il laisse en héritage un corpus d’œuvres impressionnant.Les dessins de Jean-Léon Gérôme, lesquels sont des études au crayon, des esquisses préparatoires ou bien des aquarelles, sont estimés en moyenne entre 1000 et 20 000 €, bien que certains dépassent largement l’estimation. Pour exemple, le Bashi-Bazouk Dansant, estimé entre 15 000 et 20 000 €, est adjugé pour 46 600 € en 2007. Ses sculptures se situent entre 2000 et 500 000 €, comme l’atteste La Joueuse de Boules, estimée entre 292 000 et 486 000 € et vendue à 318 400 €. Enfin, les peintures de Jean-Léon Gérôme, qui sont alors des scènes de genre, des tableaux orientalistes, historiques ou bien néo-grecs, oscillent entre 150 et 5 000 000 €. Son huile sur toile Markos Botsaris est estimée entre 2 718 000 et 3 688 000 €, puis adjugée pour 3 276 00 € en 2019.

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(Illus.) Jean-Léon Gérôme – Jeunes Grecs faisant se battre des coqs (1846), huile sur toile, 143 x 204 cm

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Pierre Puvis de Chavannes

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Puvis de Chavannes

Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898), de son nom de naissance Pierre Cécile Puvis de Chavannes, est un peintre français né à Lyon le 14 décembre 1824. Artiste majeur du XIXe siècle, il est un précurseur important du mouvement symboliste et influence non seulement les idéalistes à venir mais également les nabis. Il est le brillant représentant du genre allégorique auquel il a apporté un regard nouveau.

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Pierre Puvis de Chavannes, une vocation tardive

Issu d’une famille d’ancienne bourgeoisie, Pierre Puvis de Chavannes est le fils d’un ingénieur des mines à Lyon, Marie Julien César Puvis (1785-1843), et d’une fille de négociant, Marguerite Guyot (1795-1841). Bien qu’il soit attiré par la peinture, Pierre Puvis de Chavannes se dirige vers des études de philosophie et de rhétorique au lycée Henri-IV de Paris. Il commence seulement à étudier la peinture auprès de Henry Scheffer (1798-1862) après un voyage en Italie. Il devient ensuite l’élève d’Eugène Delacroix (1798-1863) sur une courte période après une autre escale en Italie, et enfin poursuit son enseignement dans l’atelier de Thomas Couture (1815-1879).Mais ce sont les grandes fresques décoratives de Théodore Chassériau (1819-1856), réalisées pour la Cour des comptes entre 1844 et 1848, qui touchent profondément Pierre Puvis de Chavannes. Un jour, alors qu’il est déjà âgé de trente ans, il trouve sa vocation de peintre en réalisant le décor de la salle à manger du foyer de campagne de son frère. Il décide alors de se consacrer à cette voie.

Pierre Puvis de Chavannes, le genre allégorique

Les premières contributions de Pierre Puvis de Chavannes au Salon sont refusées voire grandement critiquées, jusqu’à ce qu’un tableau remporte le succès en 1861, acheté par l’État. Puvis de Chavannes le complète par la suite avec trois décors considérés comme novateurs dans le traitement. L’artiste est si doué pour figurer les idées abstraites qu’il devient un véritable représentant du genre allégorique. Si l’allégorie et le symbolisme semblent s’opposer à la fin du XIXe siècle, il convient d’admettre que Pierre Puvis de Chavannes est un pont entre les deux, trente ans avant l’apparition du symbolisme.

Pierre Puvis de Chavannes, les grands décors

Pierre Puvis de Chavannes est particulièrement connu pour ses grands décors muraux qui habillent les institutions. Que ce soit à l’hôtel de ville de Paris ou de Poitiers, au palais Longchamp de Marseille, au Panthéon de Paris, à la bibliothèque publique de Boston, à la Sorbonne de Paris ou encore au musée des Beaux-Arts de Lyon, Puvis inspire durablement l’histoire de l’Art avec sa propre vision du symbolisme.Bien qu’incompris par de nombreux pairs, il est apprécié et estimé, au point d’être fait chevalier de la Légion d’honneur en 1867 puis promu officier en 1877 et commandeur en 1889. En 1882, il est également décoré de la médaille d’honneur. Puis, en 1890, il refonde avec d’autres artistes la Société nationale des beaux-arts en tant que vice-président, avant d’en devenir le président.

La cote des œuvres de Pierre Puvis de Chavannes

Peu compris des réalistes mais adulé par les idéalistes, Pierre Puvis de Chavannes a divisé l’art contemporain tout en inspirant de nombreux artistes et mouvements à venir, comme Georges Seurat (1859-1891) et le divisionnisme, Maurice Denis (1870-1943) et les nabis, ou encore le primitivisme avec Paul Gauguin (1848-1903). En dépit d’une certaine reconnaissance lors de son vivant, son œuvre a été pleinement comprise bien après sa mort, quand le symbolisme s’est officiellement implanté. Pierre Puvis de Chavannes était avant tout un peintre, mais il a aussi réalisé, en plus des dessins et des aquarelles, quelques estampes via la lithographie.Ses gravures sont évaluées entre 50 et 3200 €, les plus onéreuses étant celles réalisées lors du Centenaire de la Lithographie de 1895. Les dessins de Pierre Puvis de Chavannes connaissent plusieurs techniques comme l’encre, le fusain, la sanguine, l’aquarelle, le crayon ou bien le pastel. Ce dernier est d’ailleurs très apprécié des collectionneurs puisque son dessin au pastel sur toile, La liseuse (1885-87), est adjugé à environ 60 000 € en 2008 alors qu’il avait été estimé entre 15 000 et 25 000 €. Quant aux peintures de Pierre Puvis de Chavannes, ses tableaux sont estimés entre 1000 et 250 000 €. Si ses toiles abouties dépassent régulièrement les estimations, les peintures préliminaires ne sont pas en reste. Ainsi, son huile sur toile d’une peinture préparatoire pour Les Muses inspiratrices acclament le Génie, Messager de Lumière de 1895, estimée entre 171 400 et 286 000 €, est vendue 207 100 € en 2009.

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(Illus.) Pierre Puvis de Chavannes – Le Sommeil (1867), huile sur toile, 381 x 600 cm

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William Holman Hunt

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Estimation et cote de l'artiste William Holman Hunt

William Holman Hunt (1827-1910), de son vrai nom William Hobman Hunt, est un peintre britannique né à Londres le 2 avril 1827. Il est l’un des deux fondateurs de la confrérie des préraphaélites, un mouvement anglais qui démarre à la fin de la première moitié du XIXe siècle et qui considère les primitifs italiens comme des modèles absolus à imiter, alliant esthétisme et moralité.

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William Holman Hunt, le rejet de l'école anglaise de peinture

Issu d’une famille aisée, William Holman Hunt est le fils de William Hunt (1800-1856), un directeur de maison de commerce, et de Sarah Hobman (vers 1798-1884). Dès l’âge de douze ans, il commence à étudier la peinture tout en étant employé dans les affaires. Il tente par deux fois d’intégrer la Royal Academy mais n’y parvient qu’en 1844, année durant laquelle il rencontre John Everett Millais (1829-1896).Ce dernier l’incite à lire les œuvres de John Keats (1795-1821) et de John Ruskin (1819-1900), dans lesquelles William Holman Hunt puise un désir profond de réformer l’art contemporain en revenant à des valeurs anciennes. Il commence alors à se rebeller contre l’influence du fondateur de l’école, Joshua Reynolds (1723-1792). Le jeune artiste et son ami Millais considèrent que l’art anglais est figé dans un conformisme académique qu’il convient de bouleverser. Quand ils font la rencontre de Dante Gabriel Rossetti (1828-1882), qui partage la même opinion qu’eux, ils décident ensemble de fonder le mouvement préraphaélite en 1848.

William Holman Hunt, le mouvement préraphaélite

Si les trois artistes avaient pour trait commun une lassitude des enseignements vides de l’académisme, c’est en contemplant une œuvre de Raphaël qu’ils déterminent à quel point les attitudes et poses surfaites effacent la spiritualité et la vérité du sujet. Ils voient dans le chef-d’œuvre de ce grand maître italien une forme de décadence de l’art de la Renaissance italienne.En créant le mouvement préraphaélite, le groupe cherche à retourner au sens moral, aux tonalités et au but artistique des artistes d’autrefois, autrement dit ceux qui existaient avant Raphaël. Là où tous les enseignements conseillaient d’imiter les grands maîtres de la Renaissance, la confrérie préraphaélite consiste à explorer la pureté des primitifs italiens, qui proposaient un style plus réaliste et des couleurs plus vives, en opposition au rationalisme incarné par Raphaël. De nombreux artistes rejoignent ce mouvement, mais William Holman Hunt est le seul à y rester fidèle jusqu’à la fin de ses jours.

William Holman Hunt, un retour aux sources

En 1854, William Holman Hunt décide de se rendre en Syrie et en Palestine pour entreprendre des recherches sur la Terre Sainte. Il dit vouloir revenir aux sources de la vie en Judée d’autrefois pour s’imprégner de l’histoire et n’omettre aucun détail dans ses représentations religieuses.Lors de ce premier voyage, il réalise son tableau Le Bouc émissaire. Attiré par les sujets religieux et spirituels, il tente une représentation décrite dans le Lévitique, mais sa toile ne fait pas beaucoup de bruit en raison d’une mauvaise compréhension du public. Il retournera en 1869 puis en 1875 en Palestine pour réaliser Le Triomphe des Innocents, un tableau d’envergure qui sera, lui, considéré comme son chef-d’œuvre.

La cote des œuvres de William Holman Hunt

L’œuvre de William Holman Hunt, comme tout préraphaélite, aborde souvent le dramatique, la relation entre le bien et le mal, et des thèmes propres aux pièces de William Shakespeare (-1616). Son travail obtient des avis très divisés en raison de la volonté de l’artiste d’un retour à un certain réalisme dans l’art contemporain. Entre la précision des détails et un fond moralisateur se situent les tableaux de William Holman Hunt, lequel n’hésitait jamais à se plonger dans diverses documentations pour reproduire les faits historiques et archéologiques avec exactitude, jusqu’à voyager en Palestine, le berceau biblique. Si le naturalisme couplé à l’ésotérisme présents dans ses toiles ont fait de William Holman Hunt un maniaque de la description, il a malgré tout marqué l’Angleterre d’un mouvement auquel il est resté fidèle tout au long de sa vie.De très nombreux dessins, esquisses et aquarelles se retrouvent sur le marché de l’art ; ils sont même plus nombreux que les tableaux de William Holman Hunt. Il peut s’agir d’études de paysages, de fleurs, de portraits ou bien de dessins préparatoires, estimés pour la plupart entre 800 et 115 000 €. Le Portrait de Sir John Everett Millais (1853), évalué entre 80 400 et 115 000 €, est d’ailleurs adjugé au prix maximum de son estimation en 2021. Quant aux peintures de William Holman Hunt, leur estimation va de 11 500 à 9 200 000 €. L’huile sur toile Isabelle et le Pot de Basilic (1868), évaluée entre 5 800 000 et 9 200 000 €, est vendue 3 300 3500 € en 2014.

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(Illus.) William Holman Hunt – Le Bouc émissaire (1854-56), huile sur toile, 32,2 x 45,3 cm

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