Estimation gratuite Louise Nevelson

Louise Nevelson

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Estimation et cote de l'artiste Louise Nevelson

Louise Nevelson est le nom d’artiste de Leah Berliawsky (1899-1988). Elle est une des sculptrices majeures de la seconde moitié du XXe siècle. Découvrez ici l’histoire de Louise Nevelson et ses sculptures contemporaines.Besoin d’une expertise Louise Nevelson ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Louise Nevelson

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Les influences artistiques de Louise Nevelson

Louise Nevelson est née en Ukraine d’une famille juive. Ils émigrent aux États-Unis lorsqu’elle a 5 ans. Son grand-père est un marchand de bois et son père travaille également dans l’industrie du bois. C’est ce même matériau qu’elle choisit pour ses sculptures à venir. En 1920, elle épouse Charles Nevelson et change son nom. Il est alors un riche homme d’affaires et ils s’installent ensemble à New York. Ils ont un fils mais le couple se sépare quelques années plus tard seulement. Par la suite, Louise Nevelson conserve son nom de femme mariée et se fait connaître sous ce nom d’artiste.À New York, elle débute son apprentissage artistique : dessin, danse, chant ou encore art dramatique. Son approche est globale. Elle prend aussi des cours de peinture à l’Art Students League. En 1931, elle collabore à Munich avec le peintre Hans Hofmann. Elle est également l’assistante du peintre Diego Rivera à New York et à Mexico. D’ailleurs, elle effectue la visite de sites archéologiques mayas et guatémaltèques qui lui est inspirante.

À partir de 1933, elle présente ses propres œuvres au public. Suite à une exposition d’estampes et de peintures, elle choisit de se concentrer sur la sculpture. Dans cet exercice, elle dévoile un goût pour les formes géométriques avec notamment une influence du cubisme et des arts primitifs.
Elle étudie au Sculpture Center de 1949 à 1950. Elle y apprend la sculpture sur terre cuite, sur aluminium, sur bronze, etc. Elle s’intéresse également à la gravure à laquelle elle est initiée par Staley William Hayter. La sculptrice Louise Nevelson émerge vraiment dans les années 1950. Elle propose des œuvres originales qui lui apportent la reconnaissance internationale. En parallèle, elle poursuit aussi la gravure ou encore la sculpture sur métal.

Les sculptures de Louise Nevelson

Les sculptures de Louise Nevelson s’inscrivent dans le courant expressionniste abstrait. Elle choisit une esthétique anti-figurative en cherchant surtout à exprimer une émotion intense. Elle recycle des matériaux, souvent en bois, qu’elle assemble puis peint en noir. C’est le cas avec son propre bois de chauffage, déjà noirci par la combustion. Elle récupère aussi beaucoup d’objets ou de meubles mis au rebut dans les rues de New York : caisses en bois, miroirs, plexiglas, etc. Cette démarche rend l’artiste très connectée à sa ville et aux habitudes de consommation des autres habitants. Le rythme de cette ville se ressent dans le personnage Louise Nevelson, haut en couleur, très actif et plein d’énergie à échanger. Ses enchâssements d’objets n’ont rien d’un désordre. Elle élabore au préalable un dessin pour ces sculptures fantasmagoriques. Cet aspect peut rappeler les constructions impossibles du graveur Escher. On retrouve dans son œuvre nombre de barreaux de chaises en bois ou d’escalier qui font penser à un cheminement sans fin ou à un terrain de jeux d’enfants. On retrouve aussi l’esprit de juxtaposition des vestiges pré-colombiens qu’elle a visités.

Le rendu final peut être monumental ou s’apparenter à un objet totémique. On parle de mur, de bas-relief, de boîtes, de cases qu’elle remplit ou encore de corps abstrait. Louise Nevelson travaille aussi sur les jeux d’ombres et de lumières. L’impact de ses œuvres dans l’espace est primordial. Elle ne cherche pas l’admiration de sa création mais sa quête est celle de l’atmosphère générée. Elle propose la visite d’un lieu à ressentir, une expérience à vivre. Elle remplit le vide d’œuvres compactes, denses et surtout d’une ambiance. Elle propose ainsi parfois des œuvres en mouvement. Le déplacement du spectateur autour de ses arrangements est aussi réfléchi pendant le processus de création. Ses sculptures attirent l’œil car il est nécessaire de s’approcher pour se plonger dans le foisonnement de détails de ces environnements.

La sacralisation de Louise Nevelson

Il y a toujours une dimension spirituelle qui se dégage des œuvres de Louise Nevelson. Et elle ramène en quelque sorte à la vie des objets usagés. Le vécu de ces objets et les stigmates laissés par les actions humaines intéressent Louise Nevelson. Elle enrichit l’histoire de ces matériaux en y ajoutant sa manipulation artistique. La mémoire des éléments est questionnée. L’intensité de l’énergie transmise est associée à la sobriété de la monochromie. Après l’utilisation du noir comme peinture pour unifier ses assemblements, Louise Nevelson choisit le blanc et l’or. Ce changement de teinte et surtout le doré donne une allure baroque à ses constructions et évoque aussi les autels orthodoxes typiques d’Ukraine.

Louise Nevelson conçoit d’ailleurs une chapelle dans le centre de Manhattan : la Chapelle du Bon Pasteur dite Chapelle Nevelson. Celle-ci est installée dans l’église luthérienne Saint-Pierre. Louise Nevelson ne se revendique d’aucune religion et propose ici un environnement spirituel et propice à vivre un moment de paix. L’artiste est très intégrée à sa ville d’adoption. Des installations permanentes sont exposées sur la place Louise Nevelson et des commandes de sculptures monumentales en acier lui sont passées pour orner New York. Elle rend hommage à la verticalité de la « Big Apple » en 1958 avec sa première sculpture aux dimensions murales Sky Cathedral.

En 1962, Louise Nevelson est choisie pour représenter les États-Unis à la Biennale de Venise. Le Whitney Museum of American Art de New York lui consacre une rétrospective en 1967. En 1979 elle devient membre de l’Académie américaine des arts et des lettres. En 1983, on lui y décerne la médaille d’or de la sculpture. En 1985, elle obtient le National Medal of Art pour le rôle important qu’elle joue dans la production artistique aux États-Unis. Récemment, en 2021, ses œuvres sont exposées au Centre Pompidou dans « Elles font l’abstraction. Une autre histoire de l’abstraction au XXe siècle. » Louise Nevelson offre une contribution singulière dans l’histoire de l’art de la sculpture. Elle s’éteint en 1988 à l’âge de 88 ans.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Louise Nevelson

Les œuvres de Louise Nevelson sont toujours très prisées sur le marché de l’art américain. Voici les récentes meilleures ventes aux enchères de ses œuvres :

⦁ Le 14 mai 2021, la sculpture Floating Cloud VII (1977), bois peint en blanc, 171,5 × 149,9 × 19,1 cm, s’est vendue à 906.339 €, aux États-Unis. Le 18 novembre 2022, la sculpture Dawn’s Landscape XLIII (1976), bois peint en blanc, 127,2 × 84,3 × 17,7 cm, s’est vendue à 890.422 €, aux États-Unis.

⦁ Le 18 novembre 2022, la sculpture New Dawn Cathedral Column (1959-1970), bois peint en blanc et formica, 292,1 × 30,4 × 30,4 cm, s’est vendue à 532.317 €, aux États-Unis. Le 15 novembre 2017, la sculpture Floating Cloud Zag II (1977), bois peint, 106 × 128,5 × 19,6 cm, s’est vendue à 525.574 €, aux États-Unis.

⦁ Le 23 avril 2024, la sculpture Mirror-Shadow V (1985), bois peint, 267 × 307 × 70 cm, s’est vendue à 168.220 €, aux États-Unis. Le 15 mai 2024, la sculpture Sans titre (c. 1976-1978), bois peint, 203,2 × 218,4 × 29,2 cm, s’est vendue à 147.144 €, aux États-Unis.

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(Illus.) Louise Nevelson, Rain Garden Zag II, 1977, Musée d’art Miguel Urrutia de Bogotá, Colombie.

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Estimation gratuite Kim Tshang-Yeul

Kim Tschang-Yeul

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Estimation et cote de l'artiste Kim Tschang-Yeul

Kim Tschang-Yeul (1929-2021) est un peintre sud-coréen contemporain célèbre pour ses représentations de gouttes d’eau. Découvrez ici l’histoire de Kim Tschang-Yeul et ses peintures emblématiques de l’art contemporain coréen. Besoin d’une expertise Kim Tschang-Yeul ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Kim Tshang-Yeul

Prix des œuvres de Kim Tschang-Yeul

  • Peinture / huiles « Waterdrops » – entre environ 60 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Peintures de format moyen / œuvres sur toile papier – entre environ 20 000 € et 300 000 €

  • Estampes, sérigraphies, multiples – entre environ 1 000 € et 20 000 €

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Les débuts de Kim Tschang-Yeul en Corée

Kim Tschang-Yeul naît en Corée du Nord dans un paysage montagneux et fluvial. Enfant, il admire la source à proximité directe de sa maison. Il est élevé par son grand-père qui lui apprend la calligraphie. Il s’intéresse aussi aux artistes et aux philosophes occidentaux. Il nourrit des idées anti-communiste dans des écrits, ce qui lui vaut d’être arrêté en 1945, à 16 ans. C’est alors qu’il part pour le sud de la Corée. En 1946, il retrouve son père à Séoul, la capitale de la Corée du Sud. Et il commence à y fréquenter un atelier de dessin. Il apprend aussi l’anglais et le français afin d’entrer à l’Académie des Beaux-Arts de l’université nationale de Séoul. Il l’intègre en 1949 mais cette période florissante n’est que de courte durée à cause du contexte politique. En effet, le 25 juin 1950, la guerre de Corée éclate. Les Nord-Coréens ont alors la mainmise sur Séoul. Kim Tschang-Yeul est fait prisonnier pendant plusieurs mois. 

En 1951, il parvient à s’échapper et il est envoyé au combat en 1952 sur l’île de Jeju (Corée du Sud). Cette période est un réel traumatisme et l’artiste reste hanté par des souvenirs de bombardements et autres barbaries. En 1953, à la fin de la guerre, Kim Tschang-Yeul a 24 ans et il doit faire le deuil de nombreux proches. Il exprime sa douleur à travers des œuvres picturales plutôt abstraites faites de points ou de lignes monochromes, dans lesquelles la répétition du motif est frappante. Kim Tschang-Yeul devient ensuite enseignant en art à Séoul. Il participe à la création de l’association Hyundai (qui signifie Contemporain en coréen) regroupant divers artistes coréens. Mais sa curiosité artistique pour l’Occident reste inassouvie, d’autant que la Corée reste alors très cloisonnée. Grâce à la notoriété croissante de l’association Hyundai, les artistes produisent leur première exposition en 1957. Et en 1961, Kim Tschang-Yeul présente son propre ouvrage lors de la 2e Biennale de Paris, bien qu’il lui soit encore impossible de s’y rendre en personne. Les retombées de cette biennale sont formidables pour l’art contemporain coréen qui se dévoile au monde.

L’émergence du style Kim Tschang-Yeul en Occident

C’est en 1965 que Kim Tschang-Yeul peut enfin quitter la Corée. Il se rend alors à Londres à l’occasion de l’Association internationale des artistes. Il poursuit ensuite son voyage à Paris puis à New York. À chaque destination, il découvre les musées et les galeries d’art occidental comme il en a tant rêvé. Et il en est très admiratif. Il remporte une bourse de la Fondation Rockefeller grâce aussi à la recommandation de son professeur Kim Whanki. Voilà l’opportunité de faire durer son séjour newyorkais puisqu’il s’agit d’une bourse pour étudier à l’école d’art renommée Art Students League. Il y étudie pendant 4 ans. Dans sa recherche artistique, Kim Tschang-Yeul commence déjà à élaborer des silhouettes arrondies et fluides mais qui restent informelles. Cependant, il ne se sent pas en phase avec la production artistique locale contemporaine et notamment avec le Pop Art.


En 1970, il choisit de s’installer en France, à Palaiseau, près de Paris. Cette fois, c’est une installation plus durable et il y rencontre d’ailleurs sa future femme. Pourtant, les conditions financières et le confort ne sont pas optimaux. Et c’est justement ce qui aurait contribué à l’émergence de sa goutte d’eau. Dans une interview accordée à Jeong Jung-Heon en juin 1976, Kim Tschang-Yeul explique : « Durant ma première année dans l’écurie, Paris a connu le plus froid hiver depuis trente ans. Le bâtiment était très mal isolé, les murs et les fenêtres étaient sans valeur et ne protégeaient pas du vent glacial. Tout ce que j’avais pour me réchauffer était un petit poêle. Je m’asseyais dans la posture d’un moine taoïste ou bouddhiste. On aurait dit que j’étais en quête religieuse, même si je ne cherchais pas un dieu en particulier. C’est là que j’ai rencontré la goutte d’eau. »

Le succès de la goutte d’eau de Kim Tschang-Yeul

En France, Kim Tschang-Yeul poursuit ses études à l’École des Beaux-Arts de Paris et il participe à de multiples expositions. C’est lors du 28e Salon de Mai qu’il expose sa toile Événement de la nuit sur laquelle on découvre véritablement une goutte d’eau. Avec cette œuvre, Kim Tschang-Yeul trouve son propre style et il approfondit la peinture sur ce thème toute sa vie. Ces gouttes le conduisent au succès. Tandis que jusque-là il était exposé au sein de collectifs, on lui consacre désormais des expositions. C’est le cas en 1973 à la Galerie Knoll International. Les critiques sont excellentes et traduites en anglais ainsi qu’en coréen puis largement diffusées. C’est la reconnaissance mondiale. Au début, il choisit la technique de l’aérographe à laquelle il préfère celle du pinceau à partir des années 1980. Il expérimente divers supports (sable, bois, toile de jute, etc). Il explore les différentes possibilités de création de ses gouttes. C’est une obsession. En 1989, il intègre la calligraphie à ses toiles et il crée la série Récurrence. Sans jamais abandonner la goutte, on retrouve un nouveau motif : la tache. Il sculpte également la goutte en utilisant des sphères de verre. Des rétrospectives de son œuvre sont organisées à travers le monde. Il présente pour la première fois ses œuvres à Séoul en 1976.

En 1995, il ouvre un second atelier dans le sud de la France. Il y est fait Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Enfin, en 2016, le musée Kim Tschang-Yeul est ouvert dans la province de Jeju. L’artiste a 87 ans et il obtient la consécration dans son pays d’origine. Et en 2020, son fils connu sous le nom d’Oan Kim réalise un documentaire qui s’intitule « L’Homme qui peint des gouttes d’eau ». On peut voir dans ces nombreuses gouttes d’eau l’expression d’un flot de larmes retenu lors de la guerre et déversé ensuite en peinture pendant toute une vie. L’artiste dit lui-même que pour ne pas sombrer, il ne peut s’arrêter de peindre ce sujet. Pendant presque 50 ans, Kim Tschang-Yeul poursuit cette quête de pureté de la forme, de perfection de la représentation afin de surmonter ses traumatismes. Par ces trompe-l’œil et cet hyperréalisme, l’artiste témoigne d’une volonté de « dissoudre toutes les souffrances en neutralisant son ego. » Il s’éteint en 2021, à Séoul, à l’âge de 91 ans.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Kim Tschang-Yeul

Les œuvres de Kim Tschang-Yeul occupent la première place du marché de l’art de Corée du Sud. Voici quelques-unes de ses toiles parmi les meilleures ventes de ces dernières années :

⦁ Le 24 mai 2021, l’huile sur tissu, CSH I (1978), 182 × 227,5 cm, signée et datée « Traces Kim 78 », s’est vendue à 843 592 € à Hong Kong. Le 23 février 2021, l’huile sur tissu, Waterdrops (1977), 161,5 × 115,7 cm, s’est vendue à 768 560 €, à Séoul.

⦁ Le 26 mai 2022, l’huile sur toile Water Drop No.2M (1978), 182 × 228 cm, datée et titrée « No 2.M. 1978 », s’est vendue à 666 176 €, à Hong Kong. Le 29 mars 2024, l’huile sur lin Water Drops (1976), 161 × 130 cm, s’est vendue à 654 550 €, à Séoul.

⦁ Le 28 mai 2023, l’huile sur tissu Waterdrops No.16 (1977), 195 × 162 cm, signée et datée « T.Kim 77 », s’est vendue à 476 252 €, à Hong Kong. Le 29 avril 2024, l’huile sur toile Gouttes d’eau (1974), 41 × 33 cm, signée, datée et titrée au verso, s’est vendue à 460 000 €, à Paris.

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(Illus.) Tschang-Yeul KIM (1929-2021) Gouttes d’eau. 1974 Huile sur toile Signée et datée en bas à droite

Reconnaître la signature de Kim Tshang-Yeul

Reconnu comme l’un des plus grands artistes coréens du XXe siècle, Kim Tschang-Yeul s’est imposé sur la scène internationale grâce à son œuvre emblématique consacrée à la goutte d’eau, motif récurrent devenu sa véritable signature visuelle. Diplômé de l’École des beaux-arts de Séoul, puis installé à Paris dès les années 1970, il développe une peinture à la fois hyperréaliste et méditative, où la transparence et la lumière traduisent une profonde quête spirituelle. Ses toiles, comme Waterdrops (1975) ou Recurrence (1984), sont aujourd’hui conservées dans de grands musées internationaux, dont le Centre Pompidou et le National Museum of Modern and Contemporary Art de Séoul. Pour authentifier ses œuvres, il faut savoir que Kim Tschang-Yeul signait souvent “T. Kim” suivi de la date, généralement placée en bas à droite de la composition, écrite à la peinture fine ou au crayon. Cette signature concise, sobre et élégante, se retrouve sur la majorité de ses huiles sur toile et sur papier, notamment celles issues des séries “Waterdrops” et “Waterdrops on Newspaper”. Certaines œuvres plus anciennes ou de grand format comportent la signature complète “Kim Tschang-Yeul”, mais la formule “T. Kim + année” reste la plus caractéristique de sa période de maturité. Sur Estimon’Objet, nos experts s’appuient sur ces marqueurs — forme de signature, style pictural, facture des gouttes d’eau et provenance — pour authentifier et estimer les œuvres de Kim Tschang-Yeul, peintre dont la rigueur technique et la dimension poétique font aujourd’hui l’objet d’un marché international en pleine expansion.

Signature Kim Tschang-Yeul
Expertise signature Kim Tschang-Yeul

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Estimation gratuite Elizabeth Peyton

Elizabeth Peyton

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Estimation et cote de l'artiste Elizabeth Peyton

Elizabeth Peyton est une peintre et artiste américaine née en 1965 à Danbury. Elle est célèbre pour ses portraits de personnalités publiques. Découvrez ici l’histoire de Elizabeth Peyton et ses peintures contemporaines. Besoin d’une expertise Elizabeth Peyton ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Elizabeth Peyton et la culture populaire

Elizabeth Peyton étudie de 1984 à 1987 à la School of Visual Arts de l’université de New York. Peu de temps après l’obtention de son diplôme, ses œuvres sont déjà exposées. Ainsi en 1993 on peut découvrir ses dessins dans la chambre 828 du célèbre Chelsea Hotel. C’est un lieu fréquenté par de grandes vedettes contemporaines qui sont justement le sujet de prédilection d’Elizabeth Peyton. Elle a l’habitude de réaliser le portrait de ses amis proches et elle aime peindre les célébrités populaires avec la même proximité. Elle s’intéresse aux rockstars ou encore aux personnages historiques. Elizabeth Peyton signe des portraits stylisés de Kurt Cobain, David Bowie ou encore des Princes William et Harry. En 1995, elle est exposée au Prince Albert Pub de Londres. Puis ses œuvres sont dévoilées au sein de grandes expositions. Le succès vient rapidement et de façon durable.


Elizabeth Peyton fait partie du renouveau de la peinture figurative du début des années 1990. Elle est comparée aux peintres figuratifs contemporains comme Robert Mapplethorpe, John Currin ou encore Lisa Yuskavage. Elle est influencée par des représentants du Pop Art comme Andy Warhol ou encore David Hockney. Elizabeth Peyton associe la culture populaire à son hyper-sensibilité. Elle propose des portraits plus intimistes de figures très médiatisées et elle parvient à nous faire porter un regard nouveau sur eux. Elle connaît elle-même la notoriété et ses œuvres sont prisées par des collectionneurs et conservées dans de grands musées comme au MoMA de New York ou encore au Centre Pompidou à Paris.

La sensibilité peinte d’Elizabeth Peyton

Les portraits d’Elizabeth Peyton sont de petits formats réalisés à l’huile sur toile ou sur carton le plus souvent. Sa touche est large et rapide. Sa technique est particulière en ceci qu’elle peint d’abord les détails de ses dessins avant de réaliser la couche de base. Un effet doux et vaporeux enveloppe son sujet. La star dépeinte est comme soulagée du poids de la célébrité, plus proche du spectateur, à la fois tendre et mélancolique. D’ailleurs, les titres de ses œuvres se limitent aux prénoms des célébrités (John pour John Lennon ou encore Sid pour Sid Vicious), accentuant encore l’intimité qui semble exister avec eux. Elizabeth Peyton peint d’après des photos ou des extraits de vidéos mais elle donne cette impression de côtoyer intimement ces célébrités. Ses sujets sont jeunes, souvent masculins voire androgynes mais pas uniquement. D’ailleurs, en 2022, Elizabeth Peyton participe à l’exposition « Women Painting Women » au Musée d’art moderne de Fort Worth. Elle choisit des visages magnétiques, encore en devenir et mystérieux. Il y a là un culte de la jeunesse et de la beauté comme une hantise du vieillissement inéluctable. Elizabeth Peyton est fascinée par l’aura de ces idoles. Elle immortalise ces instants idéalisés. 

Ses portraits donnent aussi un aperçu d’une époque. Elle dénonce le star-système et les photos volées par les paparazzi. Elle replace des hommes et des femmes dans leur dimension humaine. Elizabeth Peyton évoque ses portraits comme des lettres d’amour, exprimant l’empathie ou encore la compassion envers ces personnalités. Elle crée une connexion émotionnelle entre ces figures et les spectateurs. Ces visages qu’elle peint expriment une émotion qui leur est propre ainsi que celle de l’artiste qui les regarde et qui les aime. Ils expriment aussi tout un ressenti générationnel par rapport au contexte dans lequel nous nous trouvons. Ils sont les témoins de l’air du temps. Ils servent de base d’expression à des émotions fortes. Ses portraits racontent la condition humaine intemporelle. Il s’en dégage toujours sobriété et intensité.

Elizabeth Peyton réinterprète des classiques

Elizabeth Peyton s’inscrit dans la tradition des portraitistes mais en y insufflant une sensibilité moderne. Elle peint également parfois d’après des œuvres existantes. Il ne s’agit pas de reproduction fidèle. Elle recadre son sujet pour concevoir une proximité nouvelle, pour en donner un portrait encore plus intime. Récemment, en 2024, elle dévoile sa réinterprétation de L’Homme au gant du Titien. Le sujet est un homme jeune avec sa part d’innocence, de candeur, une sensualité et un regard exprimant une multitude de possibles. Elizabeth Peyton se réapproprie le portrait de cet homme peint au XVIe siècle. Il semble soudain nous être contemporain. Sa gravure intitulée L’Ami (d’après Titien), est exposée à la Chalcographie du Louvre.

Elizabeth Peyton est comparée aux graveurs d’interprétation du XIXe siècle comme Hubert Robert. Le choix de ces illustres portraits sous-tend l’idée de démocratiser des œuvres bien connues qui peuvent sembler inaccessibles par le prestige du lieu de conservation notamment. Elizabeth Peyton s’affranchit de cette distance sociale comme elle le fait avec les popstars. Elle nous rapproche de ses sujets, elle nous aligne sur un plan humain avant tout. L’idée n’est pas de redécouvrir une œuvre oubliée mais de la représenter sous un autre angle, de s’en rapprocher, d’être au plus près du sujet. On parle d’un « art de l’auprès ». Dans cette quête d’émotion, d’honnêteté, de pureté, elle cherche à dire la vérité d’une âme par l’expression de son visage. Elle lui ôte tout superflus pour viser au plus juste. Elle distille l’image publique d’une personnalité et nous offre l’essence d’une personne, sa réalité profonde, son allure véritable.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Elizabeth Peyton

Sur le marché de l’art, on trouve majoritairement des estampes d’Elizabeth Peyton mais aussi quelques peintures plus onéreuses.

⦁ Le 16 novembre 2022, l’huile sur panneau « Nick with His Eyes Shut » (2003), 27,9 × 35,6 cm, signée et datée, s’est vendue à 1.926.080 € à New York. Le 15 novembre 2022, l’huile sur toile « Sid Vicious Arrested, Chelsea Hotel » (1998), 101,5 × 76 cm, avec initiales, s’est vendue à 1.658.448 € à New York.

⦁ Le 12 octobre 2023, l’huile sur toile « David, Victoria and Brooklyn » (1999), 152,3 × 101,8 cm, signée et datée, s’est vendue à 1.561.831 €, à Londres. Le 9 novembre 2021, l’huile sur toile « Liam + Noel in the 70’s » (1997), 25 × 76 cm, s’est vendue à 1.466.615 €, à New York.

⦁ Le 12 mai 2021, l’huile sur panneau « David Bowie » (2012), 35,6 × 27,9 cm, signée et datée, s’est vendue à 1.408.621 €, à New York. Le 14 novembre 2023, l’huile sur toile « Mendips, 1963 » (1996), 81,9 × 71,8 cm, s’est vendue à 873.753 €, à New York.

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(Illus.) Elizabeth Peyton, Jarvis 1996 (portrait de Jarvis Cocker), huile sur panneau, 27,9 × 35,6 cm, Whitechapel Gallery, Londres, 2009.

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Estimation gratuite Louis-Léopold Boilly

Louis-Léopold Boilly

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Léopold Boilly

Peintre, miniaturiste mais aussi graveur français, Louis-Léopold Boilly est né le 5 juillet 1761 à La Bassée et mort le 4 janvier 1845 à Paris. Fin observateur, son talent se décline dans ses oeuvres abordant la vie parisienne des années suivant la Révolution ainsi que ses multiples portraits de petit format. Découvrez ici l’histoire de Louis-Léopold Boilly et ses oeuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Louis-Léopold Boilly ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Les débuts de Louis-Léopold Boilly

Louis-Léopold Boilly est le fils d’un sculpteur sur bois, formant sa conception des volumes et du regard. Élevé à Douai, il profite des enseignements du peintre Charles-Alexandre-Joseph Caulet jusqu’à dix-sept ans. Pour parfaire son apprentissage, il étudie l’art du trompe-l’oeil auprès de Dominique Doncre à Arras, avant de s’installer à Paris en 1785. Pour vivre, il réalise des portraits, dont une importante commande pour le collectionneur Esprit Claude François Calvet entre 1789 et 1791. Amoureux de la vie parisienne et ses facéties, il va créer sa signature par une complicité avec le spectateur sous la forme de saynètes malicieuses dans ses toiles. Il expose au Salon en 1791, plaisant au public qui se délecte tant de ses portraits que de ses peintures en trompe-l’œil sans oublier ses scènes de genre alternant galanterie et grivoiserie.

Louis-Léopold Boilly, virtuose chroniqueur

En 1794, le peintre Jean-Dominique Wicar le dénonce pour obscénité : Louis-Léopold Boilly se défend en montrant des œuvres aux thèmes patriotes, ce qui le sauve. Le talent de Louis-Léopold Boilly se révèle dans son habileté à dépeindre l’incroyable diversité de la vie parisienne entre les deux révolutions, celles de 1789 et 1848. Loin de représenter les combats, il s’attelle en effet à retranscrire avec minutie les scènes de rue tout comme des portraits réalisés en un temps record (deux heures) et un format réduit (22x17cm), intimant une proximité et profondeur puissantes, séduisant le spectateur. Réalisés sur fond sombre, à l’huile et ornés d’un cadre doré Empire, ces petits portraits annoncent les prémices de la photographie tout en étant empreints d’un délicat raffinement.

Louis-Léopold Boilly, peintre du raffinement

La finesse de la touche de Louis-Léopold Boilly se dévoile dans les détails, si bien exécutés qu’il est considéré comme un maître dans l’art du trompe-l’œil, si bien que même encore aujourd’hui, le public hésite en observant ses toiles. Passionné par la peinture hollandaise du XVIIe siècle, il en maîtrise les codes : lumière diffuse, dessin fin et une sensibilité marquée pour les scènes de genre, comme révélant une vérité psychologique des personnages. Tout en discrétion, puisque ses œuvres se situent dans la même période que Jacques-Louis David, maître de la peinture d’histoire, Louis-Léopold Boilly se caractérise par un esprit humaniste bien loin des troubles animant la société. 

Ce qui l’anime et ce dont il joue, est l’humain. Tel un Jean de la Fontaine avec ses animaux comme métaphores, Louis-Léopold Boilly habille ses œuvres d’une satire élégante avec un regard presque attendri sur ses compagnons. Véritable témoin de son temps, c’est une image de la vie quotidienne, englobant sa totalité, c’est-à-dire ses préoccupations, ses loisirs y compris ses excès. A la fois acteur et voyeur, par les clins d’œil au spectateur, Louis-Léopold Boilly joue avec les limites de la censure avec agilité. Rappelant son contemporain Jean-Honoré Fragonard, Louis-Léopold Boilly alimente la tradition des passions libertines pour des clients friands, lui assurant des commandes régulières et ce, en parallèle de ses scènes de rue. Avec justesse et précision, Louis-Léopold Boilly traverse ainsi des périodes troublées, en évitant les représailles, démontrant ainsi son habileté au-delà de son pinceau. Médaille d’or du Salon de 1804, il devient Chevalier de la Légion d’honneur en 1833 et meurt en 1845.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Louis-Léopold Boilly

Reconnu de son vivant, les tableaux de Louis-Léopold Boilly ont toutefois eu une période de désuétude après la Restauration. Toutefois, la qualité documentaire des œuvres de Louis-Léopold Boilly est de très bonne facture en raison de leurs aspects historiques. C’est donc sous la forme d’une cote élevée et soutenue que les peintures de Louis-Léopold Boilly sont vendues et estimées, y compris en vente aux enchères. Bien que la cote varie selon le genre des œuvres, ce sont les trompe-l’œil qui font globalement les prix les plus élevés en raison de leur rareté, régulièrement supérieurs à 500 000€. 

En ce qui concerne les scènes de genre ou autres scènes galantes, plus courantes, elles sont estimées entre 50 000 et 100 000 euros. Ainsi une huile sur toile, « La Jarretière », a été adjugé 106 661 euros en 2018 à Londres. Pour les portraits, les estimations sont comprises entre 2 000 et 5 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Louis-Léopold Boilly et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture de Louis-Léopold Boilly en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Huile sur toile, Le Cadeau délicat – Louis-Léopold Boilly vers 1787 52.7×45

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Panayiotis Tetsis

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Estimation et cote de l'artiste Panayiotis Tetsis

Panayiotis Tetsis est connu pour ses paysages marins postimpressionnistes. Peintre prolifique, il organise plus de 90 expositions personnelles durant sa vie. Décoré en 1999 de l’ordre du mérite grec, il continue de peindre jusqu’à la fin de sa vie. Découvrez l’histoire de Panayiotis Tetsis et de ses paysages marins. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Panayiotis Tetsis

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Qui est Panayiotis Tetsis ?

Panayiotis Tetsis est un peintre grec, né en 1925 sur l’île d’Hydra et mort le 5 mars 2016 à Athènes. Il passe son enfance et son adolescence sur l’île d’Hydra où il rencontre Nikos Hadjikyriakos-Ghikas, peintre et sculpteur cubiste, et Dimitris Pikionis, architecte. Panayiotis Tetsis admire ces deux artistes qu’il considère comme ses premiers professeurs officieux. A partir des années 1940, Panayiotis Tetsis prend ses premiers cours de peinture auprès de Klaus Frieslander. Il intègre ensuite l’École des Beaux-Arts d’Athènes. Grâce à un bourse, il se rend à Paris et poursuit ses études artistiques à l’École des Beaux-Arts, entre 1953 et 1956. Panayiotis Tetsis s’intéresse alors avec l’art de la gravure sur cuivre.

La première exposition personnelle de Panayiotis Tetsis se tient en 1948, avant son départ à Paris, à la Galerie Romvos. Par la suite, plus d’une centaine suive en Grèce, en Italie et à Chypre. En 1970, Panayiotis Tetsis est nommé représentant de la Grèce à la Biennale de Venise, mais le peintre refuse de participer à cause de la situation politique du pays. La dernière exposition de Panayiotis Tetsis remonte à 2015, un an avant sa mort. Panayiotis Tetsis est réputé pour ses portraits mais, surtout, pour ses paysages marins qui rendent hommage à son île natale, Hydra.

L’œuvre figurative de Panayiotis Tetsis

Après ses études parisiennes, Panayiotis Tetsis revient en Grèce et choisit la voie figurative pour son œuvre, a contrario de ses contemporains qui s’intéressent alors à l’abstraction. Pour réaliser ses toiles, Panayiotis Tetsis s’inspire des couleurs de la lumière méditerranéenne. Il peint aussi bien les paysages de son pays natal que des paysages imaginaires, dus à des souvenirs parfois devenus flous. L’œuvre de Panayiotis Tetsis se partage en deux grands ensembles : d’un côté la figure humaine et les portraits, de l’autre les paysages marins de son île bien-aimée. Néanmoins, durant sa carrière, Panayiotis Tetsis s’oriente aussi vers la peinture de natures mortes dans les années 1980 puis vers les portraits de membre de sa famille et de son entourage dans les années 2000.

Panayiotis Tetsis et son amour pour les paysages d’Hydra

Tout comme Nikos Hadjikyriakos-Ghikas ou Nikos Engonopoulos, Panayiotis Tetsis apparait comme une figure centrale de l’art grec contemporain du XXe siècle. Après avoir appris l’art de la gravure, il se spécialise dans la peinture postimpressionniste de paysages marins. Pour ses représentations maritimes, Panayiotis Tetsis s’inspire de paysages qui lui sont familiers. Une grande partie de ses peintures est consacrée aux panoramas azurés de son île natale, Hydra, à travers un travail vigoureux sur la pureté des couleurs choisies. La peinture de Panayiotis Tetsis est souvent considérée comme une peinture du regard, comme en témoignent ses toiles consacrées aux paysages maritimes. Panayiotis Tetsis peint ce qu’il connait, ce qu’il voit. Il élabore une peinture rurale, colorée et harmonieuse qui parvient à capturer la lumière grecque.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Panayiotis Tetsis

Les œuvres de Panayiotis Tetsis sur le marché de l’art et en ventes aux enchères sont assez rares ; depuis 2002, elles sont apparues que 195 fois. Néanmoins, Panayiotis Tetsis détient actuellement une belle cote, notamment dans la catégorie peinture. Le plus souvent, les œuvres de Panayiotis Tetsis sont proposées en ventes aux enchères par des maisons de ventes localisées en Grèce. Les peintures réalisées par Panayiotis Tetsis sont en moyenne estimées entre 1 000 euros et 70 000 euros. Dans de rares cas, l’estimation haute pour l’une de ses peintures peut atteindre 140 000 euros. En novembre 2022, l’huile sur toile intitulée Nature morte avec orchidées est adjugée à 40 000 euros. 

La même année, l’huile sur toile nommée La table orange trouve acquéreur pour 48 000 euros. Panayiotis Tetsis a aussi produit des dessins et des aquarelles dont les estimations sont plus modestes, elles débutent aux alentours de 1 000 euros et atteignent 20 000 euros environ. En novembre 2015, le pastel intitulé Still life with flowers est adjugé à 8 520 euros. En juin 2022, l’aquarelle appelé Corfu est adjugé à 8 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Panayiotis Tetsis et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de Panayiotis Tetsis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Panayiotis Tetsis

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Estimation gratuite Henri Michaux

Henri Michaux

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Estimation et cote de l'artiste Henri Michaux

Henri Michaux est principalement connu pour ses écrits, mais ses voyages successifs l’ont vite conduit à s’intéresser aux arts plastiques. Ces œuvres déploient les inspirations diverses de l’artiste-poète, mêlant littérature, influences extraeuropéennes et expériences psychotropiques. Découvrez l’histoire d’Henri Michaux et ses œuvres d’art contemporain. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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La formation artistique d'Henri Michaux

Henri Michaux, né le 24 mai 1899 à Namur et mort le 19 octobre 1984 à Paris1, est un écrivain, poète et peintre belge d’expression française naturalisé français en 1955.
Né à Namur, où il ne vécut qu’un an, Henri Michaux passe son enfance dans une famille aisée, à Bruxelles, rue Defacqz 69. Après avoir séjourné dans un pensionnat de la région de Malines, il poursuit ses études à Bruxelles au collège Saint-Michel premières expériences littéraires sont marquées par la découverte des œuvres de Tolstoï et Dostoïevski ne s’oriente pas tout d’abord vers l’écriture, mais vers la médecine, qu’il abandonnera assez vite pour s’engager comme matelot. 

Pendant cette période, il émigre à Paris. Dès lors, il ne cessera de renier tout ce qui le rattache à la Belgique. En revanche, il gardera jusqu’à la fin de sa vie une réelle affinité avec la France et avec Paris en particulier3 — même s’il ne cessera pas de voyager dans le monde entier. Parallèlement à l’écriture, dès 1925, il commence à s’intéresser à la peinture et à tous les arts graphiques en général. Exposé pour la première fois en 1937, il ne cesse ensuite de travailler, au point même que sa production graphique prend en partie le pas sur sa production écrite.

Henri Michaux, l'âme poétique

Henri Michaux est souvent perçu comme un poète refusant la médiatisation de son œuvre et de lui-même. Souvent en retrait de la scène littéraire, il maintient un refus radical de paraître, s’opposant de manière irréductible et inaliénable à toutes les sollicitations publiques : interviews, émissions de télévision ou radio, photos, conférences, prix littéraires, éditions critiques, éditions de poche ou Pléiade, etc. 
Le refus de l’esthétique surréaliste témoigne du style particulier de l’auteur : il ne souhaite pas se placer sous l’égide d’un groupe ou d’un courant littéraire proclamé. Au contraire, Michaux conduira sa poétique seul développe un goût pour la forme libre. Il ne peut se cantonner à un seul mode d’expression : le poème n’est plus conçu comme une forme mais comme une voix supérieure aux formes littéraires. Mais la poésie de Michaux, loin de s’arrêter au refus des formes métriques, amalgame à la poésie d’autres genres, littéraires ou non. Ainsi il livre une œuvre où sont détruites les frontières des genres.

Henri Michaux et l'abstraction lyrique

Les œuvres d’Henri Michaux sont des évènements, des gestes instinctifs couchant sur le papier les élans et les balbutiements de l’esprit, des danses picturales figurant des idées et des émotions en devenir. Que les formes soient en train de naître ou de disparaître, peu importe : elles sont en plein remaniement, car l’esprit n’est jamais figé mais toujours en mouvement. Les signes et formes d’Henri Michaux échappent à tout alphabet et transgressent tout système de représentation. Fasciné par l’art pariétal, l’art psychiatrique et celui des enfants, Henri Michaux est un artiste de l’instable et de l’extase. Pour créer, il faut que quelque chose s’effondre, un ébranlement, une catastrophe. Ils nous plongent dans les abysses de l’esprit, révèlent la précarité de l’existence humaine et témoignent d’un état de frénésie

Faire estimer gratuitement une œuvre de Henri Michaux

La production picturale de Michaux est bien moins abondante dans les salles des ventes que ses dessins. Elle comprend essentiellement des techniques à l’huile et à l’acrylique. Ces œuvres s’évaluent de quelques centaines d’euros à 35 000 € pour l’estimation maximale à ce jour. Peinture Mescalienne (1957, huile sur toile, 40,7 x 26,5 cm) a été adjugée 47 000 € chez Sotheby en 2015. Les œuvres graphiques d’Henri Michaux sont nombreuses et souvent présentes sur le marché de l’art. On trouve essentiellement des dessins à l’encre, mais aussi beaucoup d’aquarelles, des gouaches et quelques pastels. Les aquarelles sont estimées entre 500 et 25 000 €. Au pays de la magie (aquarelle sur papier, 22,5 x 22 cm) a été adjugé 47 000 € en 2019 pour une estimation de 22 000 – 25 000 € chez Binoche et Giquello. Ses dessins à l’encre obtiennent les records d’estimation (jusqu’à 60 000 €). 

En 2021, une encre de Chine sur papier (Untitled, 1954, 74 x 104 cm) a atteint le prix exceptionnel de 85 000 € chez Sotheby, dépassant plus de quinze fois l’estimation. Certaines compositions les plus fameuses de Michaux se retrouvent également sous la forme de multiples. Parmi les différentes techniques de gravures expérimentées, on retrouve principalement à la vente des lithographies et eaux-fortes. Du fait de leur reproductibilité, ces œuvres sont évaluées à partir d’une cinquantaine d’euros et jusqu’à 6 000 € selon leur rareté. En 2021, une importante collection de 42 lithographies réalisées entre 1967 et 1974 a été vendue près de 10 000 € en Suède par la maison Uppsala Auktionskammare. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Henri Michaux et recevoir son estimation. Estimer une œuvre de Henri Michaux en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Henri Michaux

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Estimation gratuite Mai thu

Mai thu

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Estimation et cote de l'artiste Mai Thu

Mai Thu, de son vrai nom Trung Thu Mai, est un artiste vietnamien d’exception dont la carrière a marqué le monde de l’art au XXe siècle. Grand musicien, et même cinéaste, il est surtout connu pour sa peinture. Découvrez le parcours du peintre vietnamien de Paris Trung Thu Mai, dit Mai Thu. Besoin d’une expertise concernant Trung Thu Mai, dit Mai Thu ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Mai thu

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Trung Thu Mai, dit Mai Thu, de la formation artistique au Viet-Nam à l’installation à Paris

Né le 11 avril 1906 à Ro-Nha au Viet-Nam dans une famille aristocratique, c’est à Hanoï que Mai Thu passe sa scolarité, au lycée français de la ville. Puis le jeune Mai Thu entame sa formation artistique à l’École des Beaux-Arts d’Indochine, où il étudie de 1925 à 1930. Son professeur est alors Victor Tardieu, qui propose un enseignement assez académique. Mai Thu est influencé par les courants artistiques européens de l’époque, en particulier l’impressionnisme et le post-impressionnisme, qu’il étudie aussi, et qu’il découvrira plus tard « en vrai » à Paris. Cette formation académique l’aide à développer des compétences techniques solides, qu’il va choisir de combiner avec des éléments de la culture vietnamienne pour créer son propre style distinctif.

Entre 1931 et 1937, Mai Thu devient professeur de dessin à Hué. Puis il participe à Paris, en 1937, à la fameuse Exposition Internationale des Arts Décoratifs avec ses amis vietnamiens Le Pho et Vu Cao Dam, un rendez-vous incontournable des avant-Gardes où l’on retrouve tant de maîtres de l’école de Paris et de l’art Déco en section mobilier. Ce voyage oriente Mai Thu vers une peinture plus moderne et plus personnelle. L’artiste, ébloui par ses découvertes, décide de s’installer à Paris, coeur foisonnant de l’art occidental.

Trung Thu Mai, dit Mai Thu, une marche lente vers le succès

Mai Thu travaille désormais à Paris, à part pendant la mobilisation de guerre, et un rapide passage à Mâcon en 1941 à sa démobilisation, où il réalise à fresque la décoration de la chapelle des morts de 14-18 dans l’église Saint-Pierre de Mâcon. Chaque année, on le retrouve au Salon d’automne, et au Salon des Indépendants. Pendant une dizaine d’années, il évolue ainsi, sans accéder toutefois au succès public. Il expose à la Galerie Hessel en 1944, à la galerie d’Art Français, en 1947-1949. Entre 1952 et 1957, Mai Thu expose à la Galerie Conti, à la Galrie de l’Institut, à la Galerie Pro-Arte, ou encore à la Galerie Marfoen, qui lui assurent une belle visibilité. Mais c’est lorsque Mai Thu rencontre plus tard Jean-François Apesteguy, photographe et galeriste à Deauville, un personnage important du Paris de l’école de Paris, qu’il va accéder à la notoriété, grâce à l’exclusivité nouée avec Apesteguy. Mai Thu voit de plus en plus de collectionneurs se pencher sérieusement sur son travail délicat et exotique, à la croisée des cultures.

Trung Thu Mai, dit Mai Thu, un style inimitable

Les œuvres de Mai Thu sont marquées par leur représentation de la vie quotidienne, de la nature, et de la culture vietnamienne. On y voit très souvent des enfants, croqués dans des portraits de groupe, mais aussi des portraits de jeunes femmes en costume traditionnel. Son exposition organisée par Jean-François Apesteguy en 1963 à la Galerie du Péristyle, intitulée « Les enfants de Mai Thu » en dit long sur ce sujet qui parcourt tout l’oeuvre de Mai Thu, tout comme, en 1971, son exposition « L’enfant et la famille » à la Galerie Doucet. De même, en 1968, la Galerie Cardo Matignon proposera l’exposition « La Femme vue par Mai Thu », une thématique là-encore récurrente du travail de Mai Thu. 

Jean-François Apesteguy, qui le soutient et promeut son travail dans sa galerie, incite Mai Thu à s’inspirer des nus féminins de l’école de Fontainebleau pour occidentaliser ses portraits de femme traditionnelle. Les peintures de l’artiste sont toujours imprégnées de couleurs vives et d’une atmosphère paisible. Le style unique de Mai Thu, alliant les techniques occidentales à la sensibilité vietnamienne a été salué pour sa capacité à capturer l’âme du Vietnam, et notamment sur soie, une technique ancestrale également pratiquée par Le Pho et Vu Cao Dam, ses compatriotes vietnamiens. À la peinture sur soie, il faut adjoindre les gouaches de Mai Thu, et ses grandes compositions sur toile (héritées de l’époque de Hanoï), ainsi que des dessins à la mine de plomb ou au pastel.

Trung Thu Mai, dit Mai Thu, un artiste résolument engagé

Mai Thu n’a jamais complètement abandonné son Viet-Nam natal, coincé entre le gouvernement français, la répression du gouvernement viet-namien au sud et la guerre d’indépendance où France et Etats-Unis se succèdent. Soucieux du sort de ses compatriotes, Mai Thu tente d’oeuvrer à sa manière en faveur de la paix, en participant notamment aux projets de l’UNICEF entre 1960 et 1965, qui publie notamment ses peintures d’enfants. Contre la guerre du Viet-Nam, il abandonne bientôt l’UNICEF, car l’organisation refuse de pointer officiellement du doigt les atrocités commisses par les Etats-Unis à l’encontre des enfants et civils vietnamiens. De même, il refusera une collaboration avec la galerie américaine Wally Findlay. Mai thu a poursuivi sa carrière en totale autonomie, sans compromission. Il est décédé en 1980, à Vanves tout près de Paris, chez lui.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Mai Thu

Le record d’enchères pour une oeuvre de Mai Thu a été atteint en 2022, à Hong-Kong. Son portrait de Mademoiselle Phuong a dépassé les 2 millions d’euros (hors frais). Son succès est très fort sur le marché asiatique. Rares sont les oeuvres qui se vendent en Europe, même si l’on en trouve à Paris, où l’artiste a vécu, et où donc son souvenir est ancré. Ses oeuvres à la gouache et/ ou encore sur soie connaissent des estimations variables selon les formats, le sujet et la date d’exécution, ainsi que la palette déployée par l’artiste, de 2 millions à 100 000 euros en moyenne pour les plus belles pièces. Les petits formats (autour des 25 x 40 cm) sont généralement en dessous des 100 000 euros d’estimation, mais là encore, tout dépend du sujet, de la date, et de la qualité de la composition. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Trung Thu Mai, dit Mai Thu et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Trung Thu Mai, dit Mai Thu et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Mai Thu

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Estimation gratuite Liu Haisu

Liu Haisu

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Estimation et cote de l'artiste Liu Haisu

La cote du peintre chinois Liu Haisu et de ses paysages colorés. Découvrez le parcours du peintre Liu Haisu et ses oeuvres colorées à la frontière entre art moderne et art traditionnel chinois. Besoin d’une expertise concernant Liu Haisu? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Liu Haisu

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Liu Haisu, un pionnier très précoce de l'art moderne chinois

Liu Haisu est un peintre chinois considéré comme l’un des pionniers de l’art moderne en Chine, rompant avec la peinture traditionnelle. Né en 1896 à Changzhou, dans la province du Jiangsu, il a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de l’art chinois grâce à sa formation artistique, son parcours exceptionnel et son influence sur la scène artistique de son époque. Liu Haisu fait montre d’un talent précoce pour l’art et commence à étudier la peinture à l’âge de six ans. Formé dans la tradition chinoise classique de la peinture à l’encre, il a également été influencé par les mouvements artistiques occidentaux, notamment grâce à son maître, le peintre Zhou Xiang, qui, ayant fui en France après l’échec du Mouvement des Cent Jours, rentre en 1910 sur le sol natal et fonde sa propre école, berceau de tous les artistes modernes de Shangaï. Liu Haisu y entre à 14 ans avec son ami Wu Shiguang.

Liu Haisu, un peintre moderne et professeur à Shangaï

Inspiré par Zhou Xiang, Liu Haisu partira à son tour plus tard pour un voyage en France, où il poursuivra sa formation en croisant les peintres de l’Académie Julian à Paris, s’imprégnant non plus seulement du post-impressionnisme mais aussi du fauvisme de Matisse, avant de se diriger vers Berlin où c’est l’expressionnisme qui le marquera. Durant ses études en Chine, déjà, Liu Haisu découvre le travail de Cézanne et de Van Gogh, les deux post-impressionnistes qui l’influenceront le plus. Le peintre s’imprègne véritablement des courants artistiques européens tels que l’impressionnisme et le post-impressionnisme, mis en avant dans l’enseignement de Zhou Xiang, au point de rompre avec l’art traditionnel chinois, et de lui insuffler une modernité sans précédent, notamment dans le choix de la palette de couleurs. 

Liu Haisu ne se contente pas de découvrir pour lui seul le modernisme des avant-Gardes européennes, il veut transmettre, appuyer le renouveau de la peinture chinoise dans l’ouverture à l’Occident. En 1912, alors qu’il n’est âgé que de 16 ans, Liu Haisu fonde donc sa propre école avec Wu Shiguang, exactement comme l’avait fait Zhou Xiang avant lui, afin de libérer la peinture chinoise de ses codifications ancestrales. L’école fondée par Liu Haisu, l’académie de peinture chinoise de Shangaï, deviendra plus tard l’école des Beaux-Arts de Shangaï.

Liu Haisu, un peintre controversé

Dans son école, Liu Haisu souhaite que les femmes puissent étudier la peinture. Ceci constitue déjà une rupture avec l’ordre anciennement établi. De plus, à partir de 1914, Liu Haisu fait étudier le drapé occidental, issu de la tradition grecque antique, à ses élèves, un drapé dévoilant les formes du corps sous-jacent. En outre, à partir de 1926, Liu Haisu va encore plus loin, introduisant des nus dans ses compositions et engageant les élèves à représenter le corps ainsi totalement dévoilé. Il créé le scandale, et les autorités menacent de fermer l’école, qui, grâce à l’irréprochable moralité de son fondateur, résiste et obtient gain de cause. Mieux, peu à peu, l’étude du nu commence à se développer dans les écoles d’art chinoises. Le peintre est également connu pour avoir été l’un des premiers, en Chine, à pratiquer la peinture en extérieur, comme les impressionnistes dont il se réclame le lointain héritier. En parallèle de son école, la figure de Liu Haisu s’impose à la Chine ; l’universitaire et savant Cai Yuanpei invite en 1918 Liu Haisu à participer à une conférence à l’université de Pékin. Cette-même année, le jeune professeur expose pour la première fois en solo. 

Liu Haisu, voyages d’un peintre en quête de liberté

En 1929, avec ses collègues pionniers de l’art moderne de Shangaï, Yao Fei’an, Lin Fengmian, ou encore Sha Menghai, Liu Haisu participe à l’exposition des Cinq de Shangaï, qui marque véritablement le début du renouveau de l’art en Chine, sous la houlette de ces peintres qui regardent vers l’Occident. En 1930, il participe à la Biennale de Venise, preuve de son engagement à l’international. En 1933, Liu Haisu participe à l’exposition de l’Association des artistes chinois, leur ouvrant ainsi son univers fait de multiples héritages. Mais le peintre regarde vers l’Europe. Entre les années 20 et 30, Liu Haisu voyage à Paris, à Genève et à Berlin, et séjourne à plusieurs reprises au Japon, pour se nourrir de nouvelles influences. Il est en Europe à deux reprises, entre 1929 et 1931, puis entre 1931 et 1935. 

Il écrit une biographie de Cézanne, de Jean-François Millet, et une brève histoire de la peinture occidentale, qui vont servir de manuel à tous les jeunes peintres chinois, et jouer un rôle-clé dans leur émancipation artistique. Le peintre fait désormais figure d’autorité, même s’il est contesté par le gouvernement, et en 1946, il contribue à réorganiser l’Académie des Beaux-Arts de Shangaï. Pendant les premières décennies du communisme, sa peinture occidentalisée déplaît. Il obtient une exposition personnelle à Shangaï en 1956, puis il faut attendre 1978 pour le voir retrouver le soutien des autorités lors d’une exposition monographique au Musée National de Pékin. Durant la dernière partie de sa vie, Liu Haisu séjourne souvent au Mont Huangshan, dont les paysages l’inspirent. Il est considéré, avec Xu Beihong, comme le père de la peinture moderne chinoise. Il s’éteint en 1994. Un musée Liu Haisu a ouvert ses portes en 2016 en Chine pour célébrer l’importance de l’artiste.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Liu Haisu

Liu Haisu est considéré comme le père de la peinture moderne chinoise, avec Xu Beihong. Ses plus belles huiles sur toile se vendent pour plusieurs millions d’euros. Le record a été atteint en 2022 à Pékin, pour la toile « Shangaï Temple Fairs », vendue pour plus de 5 millions d’euros hors frais. Ses encres sur papier, où la calligraphie traditionnelle côtoie les paysages, peuvent atteindre le million d’euros. De manière générale, ses beaux dessins sont estimés autour des 100 000 – 400 000 euros selon la technique, la date, le sujet, et la composition. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Liu Haisu et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Liu Haisu et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Liu Haisu

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Estimation gratuite Johann Heinrich Füssli

Johann Heinrich Füssli

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Estimation et cote de l'artiste Johann Heinrich Füssli

Johann Heinrich Füssli : la vie et l’oeuvre du grand peintre de l’onirisme. Découvrez en un clic l’histoire de Johann Heinrich Füssli et ses oeuvres majeures. Besoin d’une expertise concernant Johann Heinrich Füssli ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Les débuts fracassants de Füssli à Zurich et la fuite vers l’Angleterre

Johann Heinrich Füssli (1741-1825) est un peintre britannique romantique d’origine suisse. Né à Zurich d’un père peintre de portraits et historien de l’art, sa famille ne le destine pourtant pas à la carrière artistique ; en 1761, Johann Heinrich Füssli est nommé pasteur. Jusque là, Füssli a mené des études brillantes aux côtés de son ami, le futur poète et penseur Johann Kaspar Lavater à l’université Caroline. La vie du jeune Füssli n’est pourtant pas aussi lisse que son parcours scolaire sans accroc ne le laisse entendre ; peu après son ordination, Füssli aide son ami Lavater à dénoncer un magistrat malhonnête dont la puissante famille menace les deux jeunes gens, au point de les pousser à l’exil. C’est ainsi que s’achève la vocation religieuse à peine entamée de Johann Heinrich Füssli, appelé à devenir l’un des plus grands artistes de son temps.

Johann Heinrich Fussli : la formation d’un peintre-écrivain au coeur de ses voyages en Europe

Son errance mène tout d’abord le jeune Füssli vers l’Allemagne de Goethe, puis vers l’Angleterre de William Blake dès 1765. À Londres, où il anglicise son nom en Henry Fuseli, la rencontre du peintre Joshua Reynolds lui ouvre les portes de la peinture, alors-même que Füssli avait commencé sa carrière à l’étranger en tant qu’écrivain. Bon écrivain, certes, mais surtout excellent dessinateur ; Reynolds le sent et l’encourage à vouer sa vie entière à la peinture. Johann Heinrich Füssli s’y lance tard, il a plus de vingt ans déjà, mais il est virtuose. Jamais, cependant, il ne reniera la littérature. 

L’artiste a toujours eu un goût prononcé pour l’écriture et la lecture. Il apprécie notamment les grands textes qui ont émaillé l’histoire de l’Occident et dans lesquels il puisera son étrange iconographie de peintre : Goethe, Shakespeare, ainsi que les textes majeurs italiens tels que la Divine Comédie de Dante, qu’il redécouvre lors de son long séjour initiatique en Italie entre 1770 et 1778. Ces voyages sont aussi l’occasion de s’absorber dans les oeuvres de la Renaissance et du Maniérisme, et surtout celles de Michel-Ange, artiste adulé par Joshua Reynolds, et père spirituel de tous les peintres romantiques ; ses fresques terribles ne cesseront jamais de hanter la peinture de Füssli. Outre Dante et Michel-Ange, Füssli découvre aussi le travail du Parmesan, du Titien, et d’autres célèbres artistes italiens qui figureront dans son panthéon personnel. 

Füssli et l’Angleterre : la consécration du peintre académicien

Début 1779, stimulé par les oeuvres de Michel-Ange vues à Rome, Johann Heinrich Füssli rentre à Londres. Le conseiller municipal John Boydell, également graveur et éditeur, lui commande des représentations de scènes issues de l’univers théâtral de Shakespeare. Johann Heinrich Füssli remplit son carnet de commandes, et en profite pour illustrer la Physiognomonie, le livre de son ami d’enfance Lavater. Après avoir prouvé sa valeur d’artiste en exécutant le Cauchemar, son oeuvre la plus réputée, exposée à la Royal Academy en 1782, il est admis comme membre associé de cette même Royal Academy en 1788, et y devient académicien deux ans plus tard ; c’est une consécration. En 1799, il y sera nommé professeur de peinture, puis conservateur. En 1810 et jusqu’à la fin de sa vie en 1825, il y reprendra son titre de professeur : l’Academy, et l’Angleterre a travers elle aura tout de suite reconnu et salué le talent de son peintre d’adoption. Son dernier honneur sera d’être enterré en la cathédrale Saint Paul de Londres.

La « patte Füssli » : le Cauchemar, ou l’inquiétante étrangeté

Les sujets des oeuvres de Füssli sont étranges et toujours centrés sur la figure humaine, excluant presque totalement la peinture de paysage ; Homère, Shakespeare, Dante, Goethe ou John Milton, et même William Blake, peintre-écrivain comme lui, Füssli se nourrit des drames en clairs-obscurs de la grande littérature européenne et de ses héros tragiques, à l’instar de la Lady MacBeth marchant dans son sommeil du musée du Louvre. Son style si particulier, nimbé d’ombre, et présentant des corps aux proportions et aux poses souvent exagérées et suggestives, fantomatiques et grotesques, est inspiré de sa profonde connaissance de Michel-Ange, du Maniérisme et de la statuaire antique. 

On ne s’étonne pas, dans ces conditions, que le grand sculpteur contemporain de Füssli, Antonio Canova, inspiré par les mêmes phares, ait fait élire en 1817 le peintre britannique à l’Académie de Saint Luc de Rome. Füssli fut aussi admiré par Goethe, le maître du romantisme allemand, qui collectionna ses oeuvres. Sa peinture la plus célèbre, le Cauchemar (conservée à Détroit), a été réalisée en 1781. On en connaît deux autres versions. Peu exposées de son vivant, les fantasmagories de Johann Heinrich Füssli, auteur de plus de deux-cents tableaux, ont cependant marqué son siècle et influencé artistes et peintres jusqu’à nos jours.

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Si les peintures de Füssli se font rares sur le marché, les dessins du maître romantique sont plus fréquents. Les prix s’étirent entre 1000 et 200 000 euros, selon la taille, le sujet, et le traitement. Le record pour un dessin est atteint en 2018 à Londres, pour 677 821 euros. Le record pour une peinture est atteint en 2021, à New-York, avec une toile adjugée 2 502 656 euros. Les estampes restent plus abordables, entre 500 et 6000 euros en moyenne. La côte de Füssli remonte de manière constante à partir des années 2000. Grâce à la rétrospective de 2022 organisée au musée Jacquemart André de Paris, un sursaut de la côte est envisageable. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Johann Heinrich Füssli et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Johann Heinrich Füssli, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Johann Heinrich Füssli

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Thomas Hart Benton, les débuts : d’un art réaliste à l’ouverture aux Avant-gardes de Paris

Thomas Hart Benton (1889-1975) est un peintre américain du XXe siècle, surtout connu pour ses fresques et ses scènes régionales de la vie américaine. Né le 15 avril 1889 à Neosho, Missouri, il est rapidement devenu une figure emblématique du mouvement artistique régionaliste aux États-Unis. Benton a d’abord étudié à la Art Students League de New York, où il a été influencé par les enseignements de Robert Henri, un leader du mouvement réaliste américain. Thomas art Benton commence à faire des dessins, publiés dans le Joplin American, un journal du Missouri, sa région natale. En 1907, il entre à l’Art Institute of Chicago pour se perfectionner. Benton part ensuite à Paris, en 1909, où il perfectionne ses compétences à l’académie Julian, et s’imprègne de l’art européen, notamment des avant-gardes qui ont tant marqué le XXe siècle, à commencer par le Cubisme et le Fauvisme et leur traitement de la forme et de la couleur. Il rencontre aussi Diego Rivera ; la stylisation propre à Rivera et la façon de travailler sur les murs vont durablement influencer le travail de Benton. Thomas Hart Benton s’imprègne donc, en Europe, de tous ces mouvements occidentaux pour évoluer du pur réalisme vers une peinture plus personnelle.

Thomas Hart Benton, l’art régional ou la révélation de la Guerre

Thomas Hart Benton rentre aux Etats-Unis en 1913, et partage alors un atelier à New-York avec Ralph Barton. Commence alors pour Benton une carrière qui va être déstabilisée par la Première Guerre Mondiale. Thomas Hart Benton sert dans la Navy. Durant son séjour en Europe, il est témoin de la vie quotidienne et des atrocités de la guerre. Ces sujets vont déterminer son style pictural à venir. Dans les années 1920, Benton se déclare ennemi du modernisme. Pourtant, son art coloré aux formes plastiques laisse peu de doutes sur ses influences, à commencer par le surréalisme européen qui s’établit aussi dans les années 1920, et le futurisme italien. Benton est à Paris en 1925, puis séjourne en Italie. Ces divers voyages ont certainement influencé l’art de Thomas Hart Benton, qui rentre dans les années 1930 aux Etats-Unis pour asseoir son statut de peintre. La Galerie d’art américain de New York organise sa première exposition solo en 1933, marquant un tournant dans sa carrière.

Thomas Hart Benton, un style et une idéologie réalistes controversés

Dans les années 1930, en effet, Benton devient célèbre pour ses fresques murales, notamment celles réalisées pour le New School for Social Research à New York. Des galeries comme la Downtown Gallery d’Edith Halpert, la Ferargil Gallery ou la Midtown Gallery favorisent son succès par des expositions et une confiance renouvelées. En 1935, Thomas Hart Benton est nommé enseignant au Kansas City Art Institute. Dans cette ville rurale, il s’intéresse à la vie agricole et peint les hommes à la tâche et les paysages qu’il voit. Ses peintures représentent généralement des scènes de la vie américaine, mettant en avant les travailleurs, les fermiers, et les aspects les plus authentiques du pays. Benton prend ainsi le contrepied des mouvements modernistes dans les sujets qu’il choisit de traiter, ceux de la ruralité, de l’humilité populaire, une sensibilité découverte durant son séjour en Europe lors de la Première Guerre Mondiale. Influencé par le mouvement politique et social de l’époque, ses œuvres d’art régional reflètent un profond engagement envers le peuple américain.

C’est donc sans surprise qu’on retrouve Benton comme illustrateur des fameux ouvrages littéraires de John Steinbeck. Thomas Hart Benton ne rechigne devant aucun thème, et il peint des membres du Klu Klux Klan alors très actif, à l’occasion d’une commande par l’Etat de l’Indiana en 1933. Ce travail est pour lui l’occasion de dénoncer le racisme profondément ancré aux Etats-Unis. La controverse gronde, mais Thomas Hart Benton n’en a cure. En 1938, son oeuvre « Perséphone », où l’on voit une femme nue allongée devant un fermier, lui vaut d’être remercié du Kansas City Institute. Ses propos homophobes, par la suite, lui vaudront encore l’opprobre publique. Thomas Hart Benton ne cache pas ses zones d’ombres, mais continue de lutter dans son oeuvre en faveur de la société précaire et contre le racisme.

Thomas Hart Benton, fin de carrière et importance de son art régional aux Etats-Unis

Benton devient peu à peu un artiste renommé à l’échelle nationale et ses œuvres sont désormais emblématiques du mouvement régionaliste. Ses tableaux, tels que « America Today » (1930-1931), montrent son talent à représenter l’Amérique d’une manière authentique, en employant un style pictural bien à lui, au carrefour de celui de Diego Rivera et des surréalistes européens. Benton a également été professeur à l’Art Students League, où il a influencé de nombreux artistes en devenir. 

Son cercle comprenait des figures notables telles que Jackson Pollock et Charles Pollock, dont il fut l’un des maîtres. Au fil des décennies, Thomas Hart Benton a continué à produire des œuvres majeures, y compris des portraits et des nus. Son oeuvre est abritée par les plus grands musées ; la National Gallery of Art de Washington, le Metropolitan Museum, le Whitney Museum of American Art, ou la Smithsonian American Art Institution, pour ne citer que les plus célèbres. Benton est décédé le 19 janvier 1975 à l’âge de 85 ans, laissant un héritage durable dans le monde de l’art américain.

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Les oeuvres de Thomas Hart Benton connaissent un grand succès sur le marché de l’art. Le record d’enchères d’une toile de Benton a été atteint en 2022, pour le paysage « Nashaquitsa » de 1953, une petite huile sur toile qui a été acquise pour plus de 4 millions et demis d’euros à New-York. De nombreuses huiles et tempera sur toile dépassent le million d’euros d’enchères, ou le frôlent. Les aquarelles se vendent, pour les plus belles, pour quelques centaines de milliers d’euros. De même, les toiles les plus récentes semblent moins prisées. Les estampes les plus recherchées de Benton sont estimées en général autour des 30 000 euros, tandis que les plus répandues ne dépassent pas quelques centaines d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Thomas Hart Benton et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Thomas Hart Benton et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Portrait de l’artiste devant Sniper, 2019.

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