Estimation gratuite Julio le parc

Julio le Parc

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Estimation et cote de l'artiste Julio Le Parc

Julio Le Parc (1928-…) est un artiste lumino-cinétique français né argentin. Actif en France à partir de 1958, il est un représentant éminent de la seconde école de Paris. Découvrez ici l’histoire de Julio Le Parc et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Julio Le Parc ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Julio le parc

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Julio Le Parc, artiste lumino-cinétique de la seconde école de ParisDe Buenos Aires à Paris

Julio Le Parc étudie à l’école des Beaux-Arts de Buenos Aires de 1943 à 1946. Au cours de ses études, il entre en contact avec l’Asociación Arte Concreto Invención, et adhère à la conception sociale de l’art du groupe. Julio Le Parc se rapproche un temps du mouvement spatialiste de Lucio Fontana, et réalise sous son influence des œuvres en aplat de couleur. Une bourse de l’État français permet à Julio Le Parc de venir étudier à Paris en 1958. Il rencontre alors Victor Vasarely, et s’insère dans le milieu international de la seconde école de Paris. Il fréquente notamment Sergio Camargo, Jesús Rafael Soto et Carlos Cruz-Diez, et adopte pleinement l’art cinétique. Julio Le Parc s’associe également rapidement à la galeriste Denise René, soutien principal de l’art géométrique et cinétique.

Julio Le Parc au sein du G.R.A.V.

Julio Le Parc compte parmi les membres fondateurs du G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel, aux côtés de François Morellet, Joël Stein, Horacio García Rossi, Jean-Pierre Yvaral, et Francisco Sobrino. Ensemble, ils prônent la fonction sociale de l’art, et encouragent la participation du public. Ils partagent un atelier, et multiplient les expositions. Dans son art, Julio Le Parc s’inspire des effets optiques de Victor Vasarely, et de la grâce des mobiles d’Alexandre Calder. Il puise également inspiration dans le Pop art, en exploitant avant tout des objets du quotidien. Au sein du G.R.A.V., Julio Le Parc est un représentant du courant lumino-cinétique. Il privilégie l’emploi de matériaux métalliques et plastiques, qui sont les plus adaptés pour réfléchir et laisser passer la lumière. Il réalise à partir de 1960 une série d’œuvres éclairées par une lumière rasante latérale, elle-même réfléchie par des surfaces de métal poli. L’artiste cherche à exprimer de cette manière un mouvement intense et continu, avec des œuvres telles que Light-continuum (1962).

Julio Le Parc propose également des projections sur des objets dont le mouvement s’active thermiquement : sous l’effet de la chaleur d’un éclairage électrique, les éléments colorés qu’il dispose dans des boites lumineuses s’animent. L’artiste multiplie les expositions, proposant au spectateur diverses manières de mettre les objets en mouvement. Alors qu’il expose ses œuvres cinétiques à Biennale de Venise de 1966, il remporte le Grand prix de peinture de cet événement. Il est alors très critiqué, car cette décoration contredit son rejet de l’élitisme dans l’art et de la peinture de chevalet. Il n’y a en effet pas d’intention esthétique dans l’œuvre de Julio Le Parc. Il se détourne de l’idée de subjectivité de l’artiste, au profit de l’objectivité des phénomènes visuels. La dimension sociale de l’œuvre de Julio Le Parc s’accentue en 1968, lors des troubles qui agitent la France. Il qualifie même les événements de mai 1968 de « guérilla culturelle ». En raison de son implication politique, Julio Le Parc est expulsé de France, mais est rapidement autorisé à revenir grâce aux pétitions de ses amis artistes. A son retour en France, ses œuvres cinétiques changent de tonalité, et se font plus critiques. Elles interrogent notamment le rôle social de l’artiste.

Le retour à la peinture

Lorsque le G.R.A.V. se dissout en 1968, Julio Le Parc évolue dans sa pratique artistique. Il retourne à des problématiques bidimensionnelles, qu’il explore par l’intermédiaire de la peinture. Julio Le Parc conserve cependant un goût pour les effets optiques cinétiques, dont témoignent ses séries sur le thème des Ondes et des Volumes Virtuels. Dans ces toiles, il crée des effets visuels en combinant jusqu’à quatorze couleurs dans des formes ondulantes. A partir des années 1970, Julio Le Parc se retire progressivement de la scène artistique internationale. Il continue néanmoins à travailler sur la thématique de la lumière. En 1974, le peintre débute la série des Modulations, qui l’occupe encore aujourd’hui. Par ces œuvres, il propose de faire l’expérience combinée du mouvement de la lumière et de l’air. Bien qu’il se concentre sur la peinture, Julio Le Parc n’abandonne pas tout à fait la sculpture, et propose en 2004 une série de sculptures présentées lors de l’événement Verso la Luce, dans le jardin du château de Boldeniga (Brescia, Italie).

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Les ventes d’œuvres de Julio de Parc sont extrêmement dynamiques depuis la seconde moitié des années 2000. L’indice des prix qui connaissait une hausse stable depuis 2004, s’est accéléré depuis 2021. Les peintures et sculptures se répartissent les deux tiers du marché. Elles s’échangent généralement pour 1000 à 50 000 €, avec des adjudications hautes pouvant dépasser les 100 000 €. Les estampes et multiples, plus accessibles, sont généralement acquis pour 100 à 5 000 €. C’est la sculpture Seuil de Perception, Continuel-lumiére-Mobile (1960-1962) qui remporte le record des ventes, avec une adjudication pour 309 372 € (420 000 $) à New York en 2010. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Julio Le Parc et recevoir son estimation. Estimer une œuvre de Julio Le Parc en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Julio Le Parc 

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Francis Newton Souza

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Estimation et cote de l'artiste Francis Newton Souza

La cote du peintre indien Francis Newton Souza et de ses peintures du progressive art group. Découvrez le parcours du peintre du Progressive Art Group Francis Newton Souza. Besoin d’une expertise concernant Francis Newton Souza ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Francis Newton Souza

Prix des œuvres de Francis Newton Souza

  • Peinture – entre 30 000 € et plus de 7 000 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier – entre 2 000 € et 500 000 €.

  • Estampe, lithographie – entre 500 € et 50 000 €

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Francis Newton Souza, enfance indienne entre arts et idéologie

Francis Newton Souza est né à Saligao, dans l’état indien catholique portugais du Goa, en 1924. Sa soeur et son père meurent alors que Francis Newton Souza est enfant ; avec sa mère, le jeune Souza arrive en 1929 à Mumbay (Bombay). Sa mère se remarie avec un homme dont le fils n’est autre que Lancelot Ribeiro, qui sera lui aussi peintre, lui aussi orienté vers la modernité, plus précisément l’expressionnisme. Fasciné dès son jeune âge par les arts, Souza est d’abord renvoyé de son établissement scolaire en raison des graffiti qu’il a faits dans les toilettes. Puis il s’inscrit aux Beaux-Arts (la Sir Jamsetjee Jeejeebhoy School of Art) où il suit une formation artistique de 1940 à 1945. Là encore, le sulfureux Francis Newton Souza se fait remarquer, et en 1945, lorsque durant une cérémonie, il retire le drapeau britannique flottant sur l’école, en fervent partisan du mouvement « Quint India ». Francis Newton Souza est remercié de l’université.

Francis Newton Souza, naissance d’un artiste partisan

Le jeune Souza, révolté, partisan, ne s’arrête pas là. Après son départ des Beaux-Arts, il rejoint le parti communiste, et s’engage dans une peinture revendicatrice de libertés. En 1947, avec d’autres jeunes artistes comme Maqbool Fida Husain et S.H. Raza, il co-fonde le groupe qu’il nomme le « Progressive Artist’s Group », le groupe des artistes progressifs. Ainsi, art et idéologie seront menés de front, ou pour ainsi dire, dans l’esprit de Souza, l’art portera l’idéologie, la soutiendra et l’exprimera. La revendication du Progressive Artist’s Group se base d’abord, sur le plan esthétique, sur l’idée de rupture avec l’art académique. Pour autant, ke groupe ne connaît pas d’unité stylistique, chacun reste libre de ses choix. Francis Newton Souza s’oriente, comme son beau-frère Lancelot Ribeiro, vers un expressionnisme pictural. Expressionnisme, mais aussi primitivisme et libération de la forme et de la couleur. Regardant vers les avant-Garde d’Europe et la peinture moderne naissante aux Etats-Unis, Souza peint et sculpte avec des lignes fortes, des couleurs vives, et bien-sûr, des thèmes provocants (détournement de thèmes religieux, notamment) ; qu’il s’agisse du style ou du sujet, Francis Newton Souza propose un art résolument radical et tourné vers l’avenir, un pied-de-nez idéologique aux carcans qui étreignent encore l’Inde des années 50.

Francis Newton Souza, une carrière brillante contestée par les puritains

Dès 1948, la peinture de Francis Newton Souza est montrée à Londres à la Bulington House, qui présente alors une exposition d’art contemporain indien. Son succès déplaît aux habitants de la région de Goa, fervents catholiques, qui considèrent son oeuvre comme un vaste blasphème : en témoigne, plus tard, lors d’une exposition à la fameuse galerie Chemould Frames, à Mumbai, le saccage de son travail exposé par la galerie, un saccage organisé par quelques goans. À partir de 1949, un long exil commence pour l’artiste, qui se réfugie à Londres. 

La controverse le poursuit aussi dans sa vie privée, où les maîtresses se succèdent et un avortement provoque son excommunication de la religion catholique à laquelle il appartient. Malgré les ennuis, le succès du Progressive Artist’s Group et de l’art de Francis Newton Souza se fait de plus en plus vif. En 1955, Souza publie un essai autobiographique, « Nirvana of a Maggot » dans un magazine. Repéré par Victor Musgrave, le grand galeriste de l’art brut, il expose ses oeuvres à la Gallery One. Tout se vend très rapidement, et la courbe s’emballe. En 1959, fort de sa renommée et désireux de faire connaître sa démarche afin de libérer l’Inde artistique, l’artiste publie sa biographie, Worlds and Lines.

Francis Newton Souza, deuxième partie de carrière à New-York

Le style de Francis Newton Souza se nourrit des avant-gardes, on y reconnaît tantôt le cubisme de Picasso, tantôt l’art des Fauves comme Matisse, tantôt la patte d’un artiste singulier dans le panorama artistique européen : Bernard Buffet. Les scènes de crucifixion (1963) ou de prières se ressentent de cette inflexion vers le graphisme géométrique et cerné de noir d’un artiste comme Buffet. Mais cela n’est pas tout ; l’art brut et le primitivisme s’invitent aussi dans les influences de Souza, qui multiplie les provocations dans ces divers langages entremêlés. Les galeries et les musées s’emparent de cette voix indienne si spéciale, si décalée et si révoltée : la Galerie Grosvenor à Londres, et la Galerie Sincere à Mumbay soutiennent activement le travail de Souza. En 1958 déjà, le nom de Souza apparaît dans la « shortlist » des artistes pressentis pour recevoir le Guggenheim international award, c’est dire l’importance prise très tôt par Francis Newton Souza dans le monde culturel anglo-saxon. 

Attiré par la liberté d’expression qui voit naître une série de mouvements d’avant-garde aux Etats-Unis, l’expressionnisme abstrait, le Pop Art etc., Francis Newton Souza part s’installer à New-York dans les années 1960. À son arrivée, certains galeristes promeuvent son travail, à commencer par le marchand et galeriste célèbre Samuel Kootz, qui a présenté le travail de Souza à la Koots Gallery de New-York. La Galerie Zabriskie à New-York, mais aussi la Galerie Adler/Corbeil à Chicago ont soutenu le travail de Souza, et ont contribué à accroître sa notoriété. Parmi les institutions qui ont contribué à faire la renommée de Francis Newton Souza, nous pouvons citer le Guggenheim Museum qui l’a exposé, tout comme la Tate Modern de Londres, deux références incontournables de l’art contemporain. De même, en 1967, l’Institute of Contemporary Arts de Boston a exposé son travail dans une exposition individuelle qui a contribué à faire connaître le travail de l’artiste. Jusqu’en 2002, date de son décès, l’artiste a continué de travailler aux Etats-Unis avec la verve et la liberté que nous lui connaissons.

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Le record d’enchères pour un tableau de Francis Newton Souza a été atteint en 2023, à Mumbai, lorsqu’un tableau réalisé à l’huile et au poly-vinyl sur toile s’est vendu à 3 millions 400 000 euros hors frais. De nombreux portraits et tableaux de Francis Newton Souza dépassent le million d’euros d’enchères, ou le frôlent. Ses toiles les plus appréciées et les mieux valorisées sur le marché sont les oeuvres des années 1950-60, où le style de l’artiste est tourné vers le cubisme et le primitivisme ; fonds « misérabilistes » blanchâtres, personnages aux volumes contrariés, géométrisés, coloris contrastés empâtés et expressionnistes. Récemment la Maison R&C a vendu une huile sur toile intitulée Church datant de 1960 à 100 000 euros. Les dessins de Souza atteignent en moyenne entre 15 000 et 80 000 euros d’adjudication, pour des portraits et compositions envisagées comme des oeuvres finies, tandis que le esquisses les plus simplistes se vendent autour des 500 – 3 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Francis Newton Souza et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Francis Newton Souza et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Francis Newton SOUZA (1924-2002) Church. 1960 Huile sur toile Signée et datée

Reconnaître la signature de Francis Newton Souza

Pour authentifier une œuvre de Francis Newton Souza (1924-2002), il est essentiel de connaître les particularités de ses signatures, observables sur plusieurs de ses tableaux et dessins célèbres. Souza signait très fréquemment ses œuvres du simple nom « Souza » suivi de l’année (ex : “Souza 52”, “Souza 58”, “Souza 61”, “Souza 84”) en bas à droite ou en haut à droite du tableau.Dans certains cas, la signature se trouve en haut à gauche ou même au centre droit selon la composition, mais la formule “Souza + date” reste constante pendant les périodes les plus prolifiques de l’artiste. Souvent, la signature est également complétée sur le verso de la toile d’inscriptions comme le titre de l’œuvre, parfois la mention F.N. Souza ou même des indications de galerie. Par exemple, Red Houses (1959) est signé “Souza 59” en bas à droite et porte le titre, la date, et le label de la Gallery One au verso. Parmi les signes permettant de vérifier l’authenticité :

  • que la signature “Souza” suive immédiatement ou soit proche de la date et que l’écriture corresponde à celle observée sur des œuvres d’époque,
  • que la signature soit cohérente avec la facture (épaisseur du trait, style expressif, usage de noir contrasté dans le contour),
  • la présence, si possible, de l’inscription “F.N. Souza” ou du titre sur le verso,
  • la zone de signature typique : bas à droite ou haut à droite dans les peintures ou dessins, parfois haut ou centre selon support.

Sur Estimon’Objet, nos experts utilisent ces repères — signature + date visible, placement adapté, consistance stylistique — pour aider à authentifier vos œuvres de Francis Newton Souza, et à évaluer leur valeur sur le marché de l’art.

Expertise gratuite signature Francis Newton Souza
Signature Francis Newton Souza

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Ellsworth Kelly

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Estimation et cote de l'artiste Ellsworth Kelly

La cote du peintre et sculpteur abstrait Ellsworth Kelly et de ses colorfield paintings « curves ». Découvrez le parcours du peintre minimaliste américain Ellsworth Kelly. Besoin d’une expertise concernant Ellsworth Kelly? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Ellsworth Kelly, une formation académique aux Etats-Unis

Ellsworth Kelly (1923-2015) est l’un des artistes américains les plus fameux du XXe siècle, reconnu pour sa contribution à l’art abstrait américain. Sa carrière artistique a été marquée par une recherche constante de la simplicité de la géométrie dans la forme et de la simplicité de la couleur. Ellsworth Kelly est ainsi rattaché aux mouvements du Colorfield painting (Mark Rothko, Morris Louis) et au minimalisme américain (Frank Stella, Donald Judd). Né à Newburgh, près de New-York en 1923, Ellsworth Kelly a commencé son parcours artistique en 1941-42, lorsqu’il étudie au Pratt Institute de New-York, dans le quartier de Brooklyn. Mobilisé durant la Seconde Guerre Mondiale en 1943, il interrompt ses études et sert dans une unité de camouflage. Après le débarquement en Normandie, Ellsworth Kelly visite Paris pour la première fois. De 1946 à 1948, Ellsworth Kelly reprend ses études d’art à la School of the Museum of Fine Arts à Boston. Il vit et donne des cours au Norfolk House Center (Massachussets) durant le printemps 1948. Cette même année, avec d’autres, il participe à une exposition collective à la Boris Mirski Gallery de Boston.

Ellsworth Kelly à Paris, la découverte de l’abstraction et les premiers succès

Ellsworth Kelly se souvient de sa visite à Paris, coeur des arts occidentaux, et en 1948 il se rend à Paris où il étudie à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris grâce à la G.I. Bill. Kelly reste dans la capitale française jusqu’en 1954. Il rencontre Michel Seuphor et Jean Arp, visite l’atelier de ce dernier, celui de Brancusi, croise Picabia et d’autres grands noms de la modernité parisienne, à cette époque où l’école de Paris est la première du monde occidental. Kelly découvre le Fauvisme, le cubisme, le surréalisme et l’Avant-Garde dans son ensemble. En 1949, Kelly peint sa première composition abstraite. Ellsworth Kelly visite la France, l’Alsace, la Bretagne, part dans le sud à Antibes. Dès 1950-51, Kelly expose à Paris avec les Beaux-Arts, mais aussi au Salon des Réalités Nouvelles, et à la Galerie Maeght. Et en 1951, la Galerie Arnaud lui offre sa première exposition personnelle. Un peu plus tard, Ellsworth Kelly rencontre Joan Miro, Alexander Calder et Alberto Giacometti. Ces rencontres des plus éminents représentants de l’art abstrait et de l’art moderne achèvent de tracer le chemin artistique du jeune Ellsworth Kelly, qui rentre aux Etats-Unis et s’installe à New-York pour promouvoir son travail abstrait.

Ellsworth Kelly à New-York, le début d’une carrière internationale détonnant dans l’art abstrait avec ses « curves »

En 1956, la Betty Parsons Gallery lui offre son premier solo show à New-York.
Aux côtés de James Rosenquist, Robert Indiana et Agnes Martin, dont il partage le studio, Ellsworth Kelly débute une carrière new-yorkaise pleine de promesses. Dès 1957, il reçoit ses premières commandes de sculpture, et le Whitney Museum lui achète une première toile. En 1961, Ellsworth Kelly reçoit le 4ème prix de peinture du Carnegie Hall de Pittsburg ; l’année suivante, c’est le Flora Mayer Witkowsky Prize qui lui est décerné par l’Art Institute de Chicago. Dès lors, l’artiste collectionne les récompenses, sa carrière s’envole. Kelly participe en 1966 à la biennale de Venise, et en 1969, l’UNESCO lui commande une fresque murale. À partir de 1973, Ellsworth Kelly collabore avec la très fameuse Leo Castelli Gallery de New-York. En 1979, une rétrospective de son travail est organisée par le Metropolitan Museum, preuve de son importance dans le panorama de la peinture et de la sculpture contemporaines. 

Cette même année, une exposition itinérante de son travail est proposée par plusieurs grands musées européens, le Stedelijk Museum, le Centre Pompidou, la HayworthGallery de Londres, et la Kunsthalle de Baden-Baden en Allemagne. La courbe du succès d’Ellsworth Kelly est exponentielle ; prêtant des oeuvres à de grands musées, réalisant des sculptures pour divers hôtels et des institutions, l’artiste continue son travail sur la simplicité des formes et des couleurs, célébrant la nature. Ses toiles et sculptures intitulées « curves » font son renom. De Tokyo à Toronto en passant par Barcelone, ses oeuvres sont partout. Aux Etats-Unis, tous les grands musées participent à des expositions itinérantes qui célèbrent son travail, comme, en 1987, la « Ellsworth Kelly : a print retrospective » qui explore l’univers de l’estampe, dans lequel le peintre et sculpteur s’est aussi lancé.

Ellsworth Kelly, fin de carrière tonitruante

Dans les années 1990, Ellsworth Kelly est toujours aussi actif. Il installe « Yellow Curves », une sculpture monumentale, à Francfort, participe à la Documenta de Kassel en 1992, expose plusieurs années d’affilée à la Matthew Marks Gallery de New-York, et est fait chevalier de la Légion d’Honneur française (il sera plus tard fait commandeur). En 1993, la Tate Gallery de Londres expose ses nouvelles réalisations, et en 1994 il installe une sculpture monumentale dans le jardin Jacqueline Kennedy de la Maison Blanche. En 1996, le Solomon R. Guggenheim Museum lui consacre une grande rétrospective, présentée à la Tate Gallery de Londres et à Munich. Dans les années 2000, Ellsworth Kelly continue à recevoir d’innombrables récompenses pour son travail minimaliste issu du colorfield, et son travail de « curves » à être présenté partout en Europe et dans le monde. Les plus grands musées d’art moderne et contemporain, le Centre Pompidou, le musée de San Francisco, le Museum of Modern Art de New York, le Whitney Museum of American Art et tant d’autres font l’acquisition de plusieurs de ses oeuvres. 

En 2002, une exposition le comparant à Matisse est ouverte au Centre Pompidou de Paris ; sa recherche sur la couleur est posée en reflet de celle du maître du Fauvisme, Henri Matisse, l’un de ses inspirateurs, dont il avait pu voir le travail à Paris lors de ses jeunes années. En 2008, ce sera le tour du Musée d’Orsay, qui comparera son oeuvre à celle de Cézanne. En 2011, la Gagosian Gallery et l’intégrera dans l’héritage de Malevitch (« Malevitch and the American Legacy »). En parallèle de ces expositions qui mettent l’accent sur l’héritage européen d’Ellsworth Kelly, et le hissent au rang des plus grands artistes modernes, sa peinture, ses dessins et ses sculptures sont présentées régulièrement par des musées et des institutions dans des expositions dédiées. L’année de sa mort, en 2015, l’artiste continue à être visible sur la scène internationale ; de plus, le premier volet de son catalogue raisonné sort, écrit par Yves-Alain Bois. Une monographie est également éditée chez Phaidon, à Londres en 2015. Après son décès, la première rétrospective de ses photographies est organisée par la Matthew Marks gallery de New-York (en 2016).

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Ellsworth Kelly est une légende de l’art moderne new-yorkais des années 60-70. Son travail est est extrêmement prisé des collectionneurs. Ses toiles minimalistes, les fameuses « curves », sont nombreuses à avoir réalisé des enchères de plusieurs millions d’euros. Il en va de même pour ses sculptures en inox, en acier ou en aluminium. Ses estampes les plus onéreuses sont estimées autour des 60 000 euros, mais la plupart de ses gravures et lithographies se situent dans une fourchette comprise entre 5 000 et 13 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre d’Ellsworth Kelly et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre d’Ellsworth Kelly et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Ellsworth Kelly

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Estimation et cote de l'artiste Kaws

La cote de l’artiste contemporain KAWS et de ses personnages de toy art. Découvrez le parcours de l’artiste contemporain américain KAWS. Besoin d’une expertise concernant KAWS ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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KAWS, les débuts académiques d’un jeune talent de l’art urbain

KAWS, de son vrai nom Brian Donnelly, est un artiste contemporain américain à l’oeuvre coloré, principalement connu pour son travail dans le domaine de l’art urbain et de la culture pop à la frontière entre les arts d’animation et l’art de rue. Né en 1974 à Jersey City dans le New Jersey, KAWS s’est forgé un nom désormais incontournable de l’art contemporain, grâce à son utilisation audacieuse de l’iconographie populaire. Brian Donnelly alias KAWS a étudié l’illustration à la School of Visual Arts de New York, où il a acquis des compétences techniques et une compréhension approfondie de l’art dans tous ses états. C’est en 1996 que KAWS sort diplômé de l’institution. Sa formation académique lui permet de maîtriser divers médiums, notamment la peinture, la sculpture et l’illustration, que KAWS va mettre à contribution pour élaborer un style contemporain, à la croisée des chemins entre les arts urbains et le manga.

KAWS, de l’art d’animation aux graffiti : naissance d’un artiste libre

Autre expérience importante pour KAWS, même si elle fut brève : le début de sa carrière artistique se déroule chez Disney, studios pour lesquels il travaille pour les séries d’animation Daria et Doug, et les 101 Dalmatiens. Le travail d’animation entraîne KAWS à créer des personnages en 3 dimensions. Sa façon de réaliser les personnages dans le graphisme cher à l’animation (formes stylisées façon bande dessinée au cerne noir, aplats de couleurs, volumes géométrisés) témoigne de cette formation dans les arts d’animation. 

Pourtant, le jeune Brian Donnelly cherche autre chose, un art plus libre, où il peut exprimer tout ce qu’il souhaite ; il quitte Disney et se tourne rapidement vers l’art de rue ; influencé par le graffiti, une forme d’art urbain, KAWS acquiert rapidement une belle renommée en tant que graffeur, inscrivant son nom en lettres capitales dans les rues de la ville de New-York, et y ajoutant parfois la tête de mort soutenue par une paire d’os en croix, symbole par excellence de la piraterie. Nous sommes alors dans les années 1990 ; KAWS se met à détourner les affiches publicitaires en plaçant ce symbole à la place des visages, dont les yeux sont barrés de croix, et en enroulant un corps de serpent au personnage principal de la publicité, serpent dont la tête est également un crâne : ces deux « personnages », le skully des pirates et le bendy, deviennent sa signature de graffeur.

KAWS à Tokyo, un émule de Keith Haring et des mangaka

KAWS se fait ainsi connaître à Paris, à Londres et à Tokyo. Dans la ville du Manga, son travail plaît et il s’initie au Toy Art, l’art de dessiner des jouets, des figurines. À la fin des années 1990, KAWS édite son premier jouet en vinyle en collaboration avec la maison Medicom Toy, « Companion », dont le corps ressemble à celui de Mickey, et la tête est ce fameux Skully, ce crâne aux yeux en X déjà utilisé par KAWS du temps de son activité de graffeur. Le succès est au rendez-vous, immédiatement. KAWS créée ensuite Chum, dont le corps de cosmonaute (ou de bonhomme Michelin) est surmonté du même crâne aux yeux en X. Le style de KAWS se caractérise par l’utilisation de personnages de dessins animés familiers, tels que Mickey Mouse et les Peanuts, qu’il a déconstruits et recomposés pour créer des œuvres originales. Ces créations suscitent un vif intérêt, et KAWS se fait connaître de plus en plus dans le monde de l’art par cette plongée dans l’art populaire et dans la démocratisation qu’il entend en faire. 

Emballant ses tableaux dans du plastique comme s’il s’agissait d’oeuvres multiples, ouvrant ensuite « Original Fake » son propre shop, comme Keith Haring l’avait fait avant lui, KAWS accentue la démarche Pop Art de son travail, réalisant des produits dérivés de son oeuvre, vêtements, art toys et autres produits iconiques de la société de consommation. KAWS protège toutefois son travail en ne produisant ses séries d’objets qu’en nombre limité ; ce qui explique le succès de ces éditions restreintes. L’artiste s’entoure aussi de galeristes et expose partout, à la galerie Parco de Tokyo, aussi bien qu’à la galerie Elms Lester à Londres et Vancouver, ou avec Emmanuel Perrotin, sans parler des galeries américaines, telles que Gering & Lopez (New-York) ou Honor Fraser (Los Angeles).

KAWS, une oeuvre en renouvellement constant

Au fil du temps, KAWS a élargi sa palette artistique en explorant diverses formes d’expression artistique, dont l’art numérique, ou la sculpture monumentale. Ses sculptures monumentales, comme « Companion » et « HOLIDAY », ont été exposées dans des villes emblématiques du monde entier, marquant ainsi sa présence dans l’espace public. En 2019, par exemple, KAWS a exposé une sculpture gonflable de 33 mètres à Taipei. En outre, l’artiste collabore avec diverses marques, dont Nike, Dior ou Uniqlo, mais aussi avec des artistes, comme le rappeur Kanye West dont il a réalisé une pochette d’album. Aujourd’hui, les personnages phare de KAWS, Chum, Accomplice et Companion, sont connus dans le monde entier. Son travail a été exposé dans des galeries et des institutions d’art renommées à travers le monde, notamment le Brooklyn Museum et le MoMA de New York, le Musée d’art contemporain de Los Angeles (MOCA), La National Gallery of Victoria de Melbourne, le musée d’art moderne de Forth Worth et le Musée d’art moderne de Tokyo. KAWS continue de créer ses personnages entre cartoon et objets d’art, pour le plus grand plaisir des collectionneurs.

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Les oeuvres de KAWS connaissent un succès qui ne se dément pas. Le record d’enchères a été atteint en 2019, à Hong Kong, pour une oeuvre détournant les figures de Simpson ; une toile de 2005, « The KAWS album », acrylique sur toile de 101,6 x 101,6 cm, a été acquise pour plus de 13 millions d’euros frais compris. Plusieurs de ses toiles dépassent ainsi le million d’euros d’enchères. De même, sa sculpture monumentale de 7 mètres de haut « Clean state », réalisée en 2014 en fibre de verre, a été acquise en 2018 à New-York pour près d’un million et demis d’euros hors frais. 

Parmi les produits dérivés, les planches de skateboard se vendent autour des 20-30 000 euros. Les prix varient selon les dimensions, les techniques de ses art toys, l’édition et donc la rareté. Certaines pièces sont généralement estimées dans les 10 000 euros, notamment les « Dior Plush » de 2019, ou la série des Pinocchio and Jiminy Cricket en vinyle de 2010 (vendus à l’Original Fake, et produits par Medicom Toys). Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de KAWS et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de KAWS et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

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Estimation gratuite Morris Louis

Morris Louis

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Estimation et cote de l'artiste Morris Louis

La cote du peintre abstrait américain Morris Louis et de ses « stain paintings ». Découvrez le parcours du peintre de l’abstraction américaine Morris Louis et ses oeuvres de colorfield. Besoin d’une expertise concernant Morris Louis ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Morris Louis

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Morris Louis, des débuts poussifs entre Baltimore et New-York

Morris Louis, de son vrai nom Morris Louis Bernstein, est un artiste américain renommé du courant de l’expressionnisme abstrait, initié par Jackson Pollock, qui fut l’un des inspirateurs de Morris Louis. Né le 28 novembre 1912 à Baltimore, Maryland, Morris Louis est décédé précocement, le 7 septembre 1962. Sa carrière artistique est marquée par sa contribution exceptionnelle à l’art abstrait, en particulier par sa technique innovante d’application de la peinture façon colorfield. Morris Louis décroche une bourse en 1927 pour étudier au Maryland Institute of Applied Arts, dont il sort diplômé en 1932. Avec son ami artiste Charles Shucker, le jeune Morris Louis décide de partager un petit appartement à Baltimore. Il vit de travaux divers et variés, puis en 1935 il est élu président de la Baltimore artists’ Union, fondé un an plus tôt. En 1936, Louis s’installe à New-York, d’abord Chex un ami, Chet LaMore, dont il peint l’appartement. 

Entre 1936 et 1937, Morris Louis travaille dans l’atelier de Siqueiros, qui repart bientôt pour l’Espagne. Pour subvenir à ses besoins, Morris Louis devient décorateur de fenêtres. Il fait la connaissance de Leonard Bocour, un industriel de la peinture qui développe alors de nouveaux matériaux picturaux. En mars 1837, avec d’autres peintres de Baltimore comme Mervin Jules et Herman Maril, Morris Louis expose à la A.C.A. Gallery. Morris Louis peint alors de nombreuses scènes représentant des ouvriers et la population pauvre qu’il voit. Son peintre favori est alors Max Beckman. Très sensible aux horreurs de la guerre civile en Espagne, il s’intéresse au sujet, un sujet relayé par le célèbre roman de son compatriote Ernest Hemingway (Pour qui sonne le glas). En 1939, Morris Louis expose « Broken bridge » à la New-York World’s Fair.

Morris Louis, de retour à Baltimore, : un professeur de peinture apprécié

En 1943, Morris Louis rentre à Baltimore, d’abord chez ses parents, où il continue de peindre, puis il se marie en 1947 et s’installe avec son épouse. De 1948 à 1950, il participe aux expositions annuelles des artistes du Maryland, et dès la première année, ce sont des oeuvres composées avec la fameuse peinture (résine acrylique) « Magna » de Leonard Bocour qu’il propose. Ses tableaux sont bien reçus et récompensés. Les artistes locaux le remarquent, et dès 1951, Morris Louis donne des cours à trois d’entre eux, Gus Highstein, Helen Jacobson et Lila Katzen. Le couple Louis s’installe à Washington, et Morris Louis, aidé par un ami peintre, Jacob Kainen, obtient un poste d’enseignant au Washington Workshop Center of Arts. En 1953, il obtient aussi de donner des cours à la Howard University, outre ses cours privés donnés à Baltimore, à Washington, et son poste fixe d’enseignant dans cette même ville.

Morris Louis et la visite à Clement Greenberg : 1953, le tournant de l’expressionnisme abstrait

Un autre professeur de Washington devient son ami, Kenneth Noland. Un jour, en 1953, Noland le présente au grand critique d’art Clement Greenberg, alors qu’ils séjournent à New-York. Pendant une semaine, visitant les galeries d’art et les ateliers, les deux amis accompagnés de Greenberg découvrent l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, Franz Kline, et surtout, les oeuvres d’Helen Frankenthaler dont ils visitent l’atelier. L’oeuvre « Moutains and sea » de 1952, peinte selon la technique du « stain painting », des coulures, marque profondément Morris Louis. Helen Frankenthaler ne cessera d’inspirer Morris Louis. Une semaine plus tard, à Workshop Art Center Gallery de Washington a lieu la première exposition solo de Morris Louis, composée de peintures mais aussi de collages. 

Clement Greenberg soutient activement Morris Louis, et en 1954 retient des oeuvres de l’artiste pour une exposition de jeunes talents à la Galerie Kootz de New-York, tenue par le célèbre marchand Sam Kootz. Il rencontre à cette occasion Helen Frankenthaler, Harry Jackson et d’autres peintres notoires de l’expressionnisme abstrait, dont il devient lui-même l’un des représentants, avec ses fameuses peintures « veil », qui utilisent la technique du colorfield painting obtenue par dilution de peintures acryliques, dont les coloris translucides forment un voile continu de peinture aux teintes différentes sur la toile. Morris Louis est ensuite inclus par Kenneth Noland dans une exposition de la Catholic University de Wahsington, et toujours en 1954, Morris Louis expose à la Barnett Aden Gallery. 

Soutenu par Clement Greenberg qui le lui conseille, Louis envoie des oeuvres à Pierre Matisse ; mais Matisse n’est pas réceptif, et Greenberg pointe un peu plus tard, venant visiter l’atelier de Morris Louis à Washington, les fragilités du travail de ce dernier, l’encourageant à venir voir plus souvent à New-York le travail des autres expressionnistes abstraits. Son travail plaît toutefois. Soutenu par d’éminents critiques et galeristes, Morris Louis expose à la galerie de Leo Castelli en 1957, puis pour une exposition personnelle à la Martha Jackson Gallery (son travail est préfacé dans le catalogue de l’exposition par Michel Tapié, qui a remarqué son potentiel).

Morris Louis, la consécration du peintre de l’expressionnisme abstrait et du colorfield

Morris Louis a détruit un certain nombre de ses peintures des années 1955, 1956 et 1957. En 1958, son travail est exposé au Baltimore Museum of Art, au festival international d’Osaka où Tapié a sélectionné un grand nombre de ses toiles. Ses oeuvres se vendent mieux, un collectionneur achète les 6 toiles présentées quelques années plus tôt à Pierre Matisse, et qu’avait conservées jusque là Clement Greenberg, un autre achète un grand tableau de Morris Louis (de la série des Veils), abandonné en 1954. En 1959, nous retrouvons Morris Louis à New-York à la French & Company, dont le directeur artistique du département d’art contemporain est alors Clement Greenberg. Il rencontre Barnett Newman dont il admire le travail, continuant d’explorer la diversité de l’expressionnisme abstrait qui l’influence, de Jackson Pollock à Helen Frankenthaler, en passant par les nouveaux talents comme Barnett Newman. 

Repéré à l’occasion de cette exposition par Lawrence Rubin, marchand d’art, Morris Louis commence à lui vendre des oeuvres.Lawrence Rubin lui ouvre les portes de l’Europe : Morris Louis est désormais exposé à Paris (Galerie Neufville), puis à Londres, à l’Institute of contemporary Art, à Milan, à Rome. Aux Etats-Unis, Andre Emmerich devient le galeriste de Morris Louis. Leonard Bocour invente une nouvelle peinture, plus fluide, spécialement pour Morris Louis et Kenneth Noland, en 1960. En 1961, l’une de ses « stripe paintings » où des bandes colorées se répartissent de manière très hétérogène sur la toile, est exposée au Solomon R. Guggenheim Museum. 

En 1962, une exposition conjointe avec osn grand ami Kenneth Noland ouvre à la Andre Emmerich Gallery. Alors que le succès se fait plus pressant, Morris Louis apprend qu’il souffre d’un cancer des poumons. Il meurt le 7 septembre 1962. Sa seconde exposition personnelle à la Andre Emmerich Gallery ouvre le 16 octobre, selon ses voeux. Et en 1963, au Guggenheim Museum a lieu la première rétrospective de son travail, éMorris Louis 1912 – 1962 : A memorial Exhibition of Paintings from 1954 – 1960 ».

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Morris Louis

Le record d’enchères pour un oeuvre de Morris Louis a été atteint à New-York en 2022 pour un tableau au Magna (1959-60), adjugé hors frais pour près de 4,5 millions d’euros. Nombreuses sont les toiles Veil ou Stripe de Morris Louis à dépasser le million d’euros d’adjudication. Les rares dessins connus de l’artiste sont datés avant les années 1950 et ne concernent donc pas son style expressionniste abstrait coloré, le seul qui soit véritablement très prisé. 

Il existe peu d’estampes de Morris Louis, et leur cote est là encore très basse. Sa carrière ayant été réduite en raison d’un décès précoce, ses oeuvres peintes circulent assez rarement sur le marché et sont donc prisées des collectionneurs d’expressionnisme abstrait. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Morris Louis et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Morris Louis et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Morris Louis

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Estimation gratuite Alberto Burri

Alberto Burri

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Estimation et cote de l'artiste Alberto Burri

Cote de l’artiste plasticien de l’Art informel italien Alberto Burri et de ses célèbres sacs et combustions. Découvrez le parcours du plasticien assimilé à l’Arte Povera italien Alberto Burri, pionnier de l’art informel matiériste. Besoin d’une expertise concernant Alberto Burri ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Alberto Burri

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Alberto Burri, de la médecine aux arts plastiques : un destin orienté par la Seconde Guerre Mondiale

Alberto Burri (1915-1995) est l’un des artistes italiens les plus influents du XXe siècle. Sa carrière artistique a été marquée par une évolution constante, de sa formation en médecine à son passage à la peinture, en passant par ses expériences de prisonnier de guerre et ses collaborations avec d’autres artistes notables de l’Art informel et de l’Arte Povera. Né le 12 mars 1915 à Città di Castello en Italie, Alberto Burri entame des études de médecine à l’Université de Pérouse. Il se destine donc à la médecine, lorsque sa vie prend un tournant majeur et inattendu : il est mobilisé en 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Capturé par les Alliés en Afrique du Nord (Tunisie), Burri passe ensuite plusieurs années dans un camp de prisonniers de guerre aux États-Unis, à Hereford au Texas.

C’est là qu’il commence à s’intéresser à l’art, en expérimentant sa technique avec des matériaux trouvés, notamment la toile de sac de jute. Toujours, son goût pour la récupération et le travail de nouvelles matières sera guidé par ce premier contact si particulier avec l’art. C’est déjà là que se dessine le « matiérisme », que Burri appelle « polymatiérisme » de l’art Informel, c’est-à-dire le mouvement distinctif qui caractérisera le travail d’Alberto Burri et le fera connaître dans le monde occidental.

Alberto Burri, l’après-guerre et les débuts artistiques dans la Rome post-mussolinienne de l’Art informel et de l’Arte Povera

Après sa libération en 1946, Alberto Burri décide d’abandonner ses études de médecine et de poursuivre une carrière artistique. Burri s’installa à Rome, où il commence à fréquenter des artistes plus âgés et déjà très célèbres comme l’artiste du spatialisme Lucio Fontana, qui oeuvre surtout à Milan, mais aussi le grand sculpteur abstrait Ettore Colla, qui ont une influence significative sur son travail, et sont eux aussi reconnus aujourd’hui comme des artistes majeurs de l’art informel italien du XXe siècle. La première exposition personnelle de Burri a lieu en 1947 à Rome, à la Galleria La Margherita qui propose des oeuvres abstraites composées de lignes dessinées. En 1950, avec Ettore Colla et quelques autres, dont Giuseppe Capogrossi, Alberto Burri fonde le groupe « Origine ».

Les premiers pas de Burri sur la scène artistique sont vites récompensés. En 1948, la Galleria La Margherita expose ses « Bianchi e Catrami », autrement dit ses « Blancs et goudrons », et l’année suivante, Burri retrace ses expérimentations initiées pendant la guerre avec SZ1, son premier toile de jute peint (son premier « Sacco »), sur lequel la colle, les trous et les adjonctions de matières symbolisent des restes de chair humaine. La voie de Burri est désormais tracée, elle sera matiériste, en lien avec l’art informel, nouveau reflet du monde éclaté dans lequel vit l’artiste. Le goudron, les sacs en toile de jute, le plastique, voici le vocabulaire que développera Burri : une exploration des matériaux du quotidien, et de la violence ou de l’anonymat social qu’ils représentent. Suivent les séries Muffe (moisissures) et Gobbi (bossus). La consécration d’Alberto Burri a lieu en 1952, alors qu’il est convié à la décoration du pavillon italien lors de la biennale de Venise. 

Alberto Burri, l’italien favori des américains

Les Etats-Unis sourient à Burri. En 1953, Alberto Burri est présent dans l’exposition des jeunes peintres européens du Guggenheim Museum de New-York. Avec Antoni Tapiés, Burri fait figure d’avant-garde dans tous les mouvements qui emploieront l’assemblage ; ainsi, Robert Rauschenberg, pionnier du Pop Art, rend visite à Rome à Alberto Burri dans les années 50, le considérant comme un mentor, un précurseur de son art. Entre 1953 et 1960, c’est Burri qui vient aux Etats-Unis pour y faire connaître l’art informel matiériste dont il est le tenant. Burri s’installe en effet à New York, où il se lie d’amitié avec des artistes de l’École de New York (Expressionnisme abstrait), notamment Jackson Pollock et Willem de Kooning. Dès 1953, la Galerie Martha Jackson l’expose à New York. 

En parallèle, ses oeuvres sont présentes dans l’exposition « twelve american » au Museum of Modern Art (MoMA), contribuant, avec le Solomon R. Guggenheim Museum à sa renommée occidentale. En 1955, le MoMA lui dédie une première rétrospective, alors qu’Alberto Burri a commencé à réaliser la série qui fera de lui l’un des artistes incontournables du XXe siècle : les fameuses « combustioni », les combustions, ces tableaux tendus de plastique que l’artiste brûle par endroits. 

Alberto Burri, le succès du matiérisme et de l’Art informel partout en Europe et en Occident

À partir de la fin des années 1950, le travail informel d’Alberto Burri est exposé partout ; La Galerie d’Art Moderne de Rome organisera plusieurs expositions majeures de son travail, il participe à la Documenta de Kassel à plusieurs reprises (1959, 1964 et 1982), la Galleria Dell’obelisco à Rome présente en fanfare ses séries de « combustioni » en 1955. L’une des caractéristiques les plus marquantes du travail de Burri est l’utilisation de matériaux bruts, depuis l’usage de la toile de sac de jute, la pâte de bois, jusqu’au plastique brûlé pour créer des œuvres à la fois sculpturales et picturales. Son art est une exploration de la texture, de la couleur et de la forme, reflétant un intérêt pour les expériences sensorielles. L’œuvre d’Alberto Burri évolue au fil du temps, passant, nous l’avons vu, de ses premières toiles abstraites à ses célèbres « Combustioni » (combustions) réalisées en brûlant des matériaux. 

Mais l’art de Burri est plus vaste ; l’artiste informel est également connu pour ses séries de peintures « Cellotex » usant d’un matériau d’isolation mêlant ciment et cellulose, et les « Cretti » (crevasses), des reliefs craquelés. À Gibellina en Sicile, petite ville détruite par un tremblement de terre, Burri a projeté, à partir de 1973, une oeuvre immense, grandeur nature, composée de dunes crevassées (grâce à l’effet de la colle vinyle sur l’argile et la chaux).  Le Solomon R. Guggenheim Museum lui dédie une rétrospective en 1963, et le Centre Georges Pompidou l’expose en 1977. Alberto Burri meurt en 1995. En 1996, le Guggenheim propose une exposition posthume du travail d’Alberto Burri, achevant de l’ériger comme artiste phare du XXe siècle. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Alberto Burri

Le record d’enchères pour une oeuvre d’Alberto Burri a été atteint en 2016, à Londres, pour une oeuvre de la série des sacs (« sacchi ») : « Sacco e Rosso », une peinture à l’acrylique et toile de jute sur toile de 1959 s’est vendue pour plus de 10 millions d’euros hors frais. Le deuxième record d’enchères a été atteint à New-York pour une combustion (« combustione »), intitulée « Nero Plastica L.A. », datée de 1963, où le plastique noir tendu sur le tissu est brûlé à certains endroits. Cette oeuvre a dépassé les 8 millions d’euros hors frais d’adjudication. Les sacs et les combustion sont les oeuvres les plus recherchées d’Alberto Burri, elles dépassent très souvent le million d’euros d’estimation. 

Les « cretti », ou crevasses, des tableaux à technique mixte présentant des craquelures, sont également très prisés et dépassent pour les plus beaux exemples le million d’euros d’adjudication. Les cellotex d’Alberto Burri connaissent aussi leur succès, toutefois légèrement inférieur en terme d’estimations, autour des 500 000 euros en moyenne pour les plus belles pièces. Les bois (série des « legni »), sont plus rares sur le marché, et très prisés des collectionneurs de Burri ; les plus beaux bois s’arrachent pour plusieurs millions d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre d’Alberto Burri et recevoir son estimationi. Faites estimer une oeuvre d’Alberto Burri et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Alberto Burri

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Estimation gratuite Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

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Estimation et cote de l'artiste Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

Cote du peintre moderne Aboudia et de ses toiles d’art urbain. Découvrez le parcours du peintre Aboudia et ses oeuvres colorées de street art. Besoin d’une expertise concernant Aboudia ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

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Aboudia, une formation à l’art urbain (street art) et les débuts pendant la guerre civile

Aboudia, de son nom complet Aboudia Abdoulaye Diarrassouba, est un peintre ivoirien contemporain né en 1983 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Aboudia est largement reconnu pour son style artistique unique et l’engagement social dont il fait preuve à travers son travail. Il est considéré comme un « artiste émergent », un jeune talent dont la cote s’envole et qui est donc à suivre de près. La formation artistique d’Aboudia a débuté à au Centre Technique des Arts Appliqués d’Abidjan, où il étudie les arts plastiques, et sort diplômé en 2005 dans la spécialité de l’art mural (street art). Son talent artistique s’est rapidement manifesté, et Aboudia a développé un style distinctif, au carrefour de l’art urbain et des graffitis du street art, combinant la spontanéité de l’art de rue visible à Abidjan avec des éléments plus traditionnels de l’art ivoirien.

C’est pendant le conflit qui agite la Côte d’Ivoire en 2011 que l’artiste révèle tout son talent, et notamment à l’occasion de la « bataille d’Abidjan », qu’Aboudia dépeint dans toute son horreur dans ses oeuvres, dans lesquelles les scènes de cadavres et les armes côtoient la foule en colère. Lors de cette guerre civile, les oeuvres d’Aboudia sont visibles, et diffusées à travers le monde par les média, notamment, par les photographies de l’agence de presse londonienne Reuters.

Aboudia, les premiers succès de l’artiste urbain

Le parcours d’Aboudia a été marqué par une série d’expositions personnelles et collectives qui l’ont propulsé sur la scène artistique internationale. Le Centre culturel français d’Abidjan, la Villa Kaïdin, soutient assez tôt son travail inspiré du street art. En 2010, Aboudia participe déjà à la Biennale d’Art Contemporain de Dakar, au Sénégal, où son travail est remarqué pour sa fraîcheur et son originalité. Cette exposition signe un tournant dans sa carrière, lui offrant une reconnaissance internationale, qui va se voir renforcée par les événements de 2011. 

Suite aux publications des photographies de l’agence Reuters, en effet, le travail d’Aboudia est remarqué en Europe. Les grandes toiles colorées de l’artiste ont d’abord été présentées par la Galerie Cécile Fakhoury d’Abidjan (née en 2012), qui a joué un rôle clé dans la promotion de son travail en Afrique. Puis, suite à la diffusion de ses oeuvres en 2011 par Reuters, des expositions d’Aboudia ont également été accueillies par la Jack Bell Gallery à Londres et toujours, la Galerie Cécile Fakhoury, non plus à Abidjan mais à Paris, où elle ouvre une succursale en 2021, ayant disposé avant cela d’un showroom (dès 2018) et d’un « ProjectSpace » (2020) afin d’y exposer les artistes africains émergents. Aboudia expose désormais dans de prestigieuses galeries et institutions à travers le monde. En 2014, il a participé à l’exposition « Pangea II New Art from Africa and Latin America » à la prestigieuse Saatchi Gallery de Londres. En 2021, Aboudia voit son travail exposé et vendu par Christie’s New-York, une forme de consécration étant donné le prestige dont jouit la maison de vente et son point d’ancrage new-yorkais.

Aboudia, un style urbain fort et engagé

Si le succès est au rendez-vous, il ne faut pas oublier qu’Aboudia peint d’abord pour exprimer une souffrance et un engagement, envers les jeunes martyrs de son pays en guerre. Ses toiles inspirées du street art, souvent de grande taille et éclatantes de couleurs, sur fond d’acrylique et travaillées au pastel gras et à la bombe pour les personnages, explorent des thèmes comme la guerre, la jeunesse, la migration et la vie urbaine. L’environnement artistique d’Aboudia est imprégné de la réalité complexe de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique contemporaine. 

Ses œuvres reflètent les défis socio-politiques et culturels auxquels la région est confrontée. Aboudia puise son inspiration dans les rues d’Abidjan, en observant la vie quotidienne des jeunes citadins, tout en dénonçant la violence et l’injustice qui ont marqué l’histoire de la Côte d’Ivoire. Aboudia est également impliqué dans des projets sociaux, notamment à travers sa fondation, la « Aboudia Foundation », fondée en 2018 à Bingerville, la banlieue d’Abidjan dont il est originaire. L’artiste s’efforce de donner aux jeunes artistes ivoiriens les moyens de s’exprimer et de créer des opportunités pour les talents émergents.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

Le record d’enchères pour une oeuvre d’Aboudia a été réalisé à Hong-Kong en 2022 ; la toile « Jeux d’enfants » a été acquise pour plus de 490 000 euros hors frais. De nombreuses toiles d’Aboudia dépassent les 100 000 euros d’enchères. Les prix varient selon la qualité, la couleur, la date d’exécution et la composition de ses toiles, dont certaines ne dépassent pas (encore) les 50 000 euros d’estimation. Ses dessins (techniques mixtes) se vendent autour des 2000 euros en moyenne. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre d’Aboudia et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre d’Aboudia et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Aboudia Abdoulaye Diarrassouba

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Estimation gratuite Peter Doig

Peter Doig

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Estimation et cote de l'artiste Peter Doig

Peter Doig (né en 1959) est un peintre britannique capable de transformer une simple image en un souvenir ! Alors que tout le monde s’enfermait dans l’art abstrait ou conceptuel dans les années 90, lui a fait le pari audacieux de reprendre ses pinceaux. Il nous livre des toiles où la peinture semble vivante et aujourd’hui, il est devenu une véritable star du marché mondial.

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La cote de Peter Doig sur le marché de l’art

La cote des peintures

Il n’y a pas de secret : les peintures à huile de Doig sont les pièces les plus convoitées par les grands musées et les collectionneurs privés. Ce qui fait flamber les prix, c’est cette incroyable maîtrise de la lumière. Il ne se contente pas de peindre un paysage : il travaille la matière par couches successives jusqu’à obtenir un résultat quasi mystique. Quand une de ses œuvres majeures arrive aux enchères, la bataille est souvent rude entre les acheteurs !

Voici quelques records qui donnent le vertige :

  • Swamped (1990) : le canoë le plus célèbre du marché, parti à plus de 35 millions d’euros chez Christie’s à New York en 2021.
    The Architect’s Home in the Ravine (1991) : une œuvre qui témoigne de sa virtuosité, vendue pour 30 millions d’euros chez Christie’s à Londres en 2016.
    Gasthof (2002) : une scène européenne fascinante, adjugée autour de 15 millions d’euros chez Christie’s à Londres en 2014.

La cote des œuvres sur papier

Si vous possédez un dessin ou une gouache de Doig, vous avez entre les mains une pièce très recherchée ! Ces travaux sont un peu comme les « coulisses » du maître. Ils révèlent sa spontanéité, ses premières idées et sa recherche de la ligne parfaite. C’est beaucoup plus accessible que ses toiles monumentales, mais c’est tout aussi prisé pour la collection.

Quelques exemples de ventes :

  • Étude pour un paysage (gouache sur papier) : adjugée 85 000 € chez Sotheby’s à Londres en 2024.
    Croquis de forêt (aquarelle) : toute l’ambiance du maître vendue 62 000 € lors d’une vente chez Artcurial à Paris en 2023.
    Esquisse de figure (encre sur papier) : un format plus confidentiel échangé pour 45 000 € chez Christie’s à New York en 2022.

La cote des éditions et estampes

Au-delà des œuvres uniques, Peter Doig a collaboré avec des ateliers renommés pour produire des gravures, des lithographies et des sérigraphies. Ces éditions limitées sont très recherchées car elles permettent d’acquérir une œuvre authentifiée avec une signature à un prix plus accessible !

Quelques résultats de ventes :

  • Echo Lake (sérigraphie signée) : une estampe emblématique adjugée 12 000 € chez Christie’s à Londres en 2025.
    Hitchhiker (lithographie) : un tirage numéroté qui a trouvé preneur à 9 500 € chez Sotheby’s à New York en 2024.
    Country Rock (estampe originale) : une pièce graphique prisée, vendue 7 000 € lors d’une vente chez Phillips à Londres en 2023.

Comment reconnaître une peinture de Peter Doig ?

Son style, c’est sa signature. Doig pratique une forme de « réalisme magique ». Il utilise des photos pour construire son image, mais il les transforme tellement par la couleur et le pinceau que le résultat semble sortir d’un brouillard lointain.

Si vous avez une œuvre sous les yeux, observez bien la surface : ce n’est jamais plat ! Cherchez les empâtements, les coulures qui semblent maîtrisées et ces jeux de transparence qui donnent du relief. Les couleurs, elles, sont souvent surprenantes : des tons très vifs qui viennent bousculer des fonds sombres ou vaporeux. Si le tableau vous donne l’impression de plonger dans un univers mélancolique et un peu mystérieux, c’est que vous êtes probablement devant un Doig.

Reconnaître la signature de Peter Doig

Ne vous attendez pas à une marque trop voyante. Peter Doig signe discrètement ses tableaux, le plus souvent en bas de la toile ou sur le châssis. C’est généralement « P. Doig » ou « Peter Doig », parfois accompagné de la date. Il fait cela avec une délicatesse absolue, comme si la signature devait se faire oublier pour laisser toute la place à la peinture.

Attention, le marché de l’art attire les curieux et les copies ! Une signature, même si elle semble authentique, n’est pas le seul gage d’authenticité d’une œuvre. Pour valider l’historique et l’authenticité de votre tableau, rien ne remplace l’avis d’un professionnel. Faites confiance à l’expertise d’Estimon’objet !

Tableaux de Peter Doig : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre spécialiste en art contemporain, ne se contente pas de regarder vos photos de loin. Pour lui, chaque toile est comme une enquête : il se base sur ses compétences et son expérience pour analyser le travail de Doig.

Quand vous lui envoyez des clichés, Romain prend vraiment le temps. Il cherche la fameuse « patte » de l’artiste : cette façon unique de superposer les couches et de jouer avec la transparence. C’est ce qui donne cette lumière si particulière aux toiles de Doig ! Si les couleurs manquent de profondeur ou si le rendu semble trop lisse, Romain va tout de suite tiquer. Il préfère être prudent plutôt que de laisser passer un doute. 

Avec les éléments que vous lui transmettez, il est capable de poser une estimation précise et fiable, appuyée par toute l’expérience qu’il a acquise sur le marché international !

Peter Doig, un peintre contemporain au parcours unique

Peter Doig, c’est avant tout une vie de voyageur infatigable. Né à Édimbourg en 1959, il n’est encore qu’un enfant quand sa famille déménage à Trinidad, puis au Canada. Ces années de jeunesse, passées à naviguer les Caraïbes et les forêts canadiennes, ont façonné l’homme qu’il est devenu. C’est dans ces grands espaces qu’il a nourri cet œil si particulier.

Son parcours d’homme est aussi celui d’un passionné qui a toujours suivi son instinct. Dans les années 80 et 90, alors qu’il étudie à la prestigieuse Saint Martins School of Art de Londres, il est témoin d’une époque en pleine effervescence. Mais contrairement à beaucoup de ses contemporains, il ne se laisse pas séduire par les sirènes de l’art purement conceptuel. Il préfère s’isoler pour travailler, pour comprendre ce que signifie vraiment « peindre ». C’est cette intégrité qui force le respect : il a toujours refusé de suivre les modes pour rester fidèle à sa vision personnelle.

Aujourd’hui, c’est à Trinidad, là où tout a commencé, qu’il a choisi de poser ses valises. Loin du tumulte des capitales de l’art, il mène une vie paisible : il est très investi dans la scène locale, aidant à faire découvrir des artistes caribéens et participant activement à la vie culturelle de Port-d’Espagne. C’est un homme discret, loin de l’image de la star du marché de l’art, qui préfère la simplicité d’un quotidien rythmé par la lumière et la chaleur !

Le saviez-vous ? Chaque toile de Peter Doig puise sa source dans une documentation photographique très précise, souvent glanée au fil de ses voyages. Ce traitement du « flou » n’est jamais le fruit du hasard : il est utilisé volontairement pour créer cette atmosphère si particulière de souvenir lointain qui imprègne toute son œuvre !

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Estimation gratuite Theodore Deck

Théodore Deck

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Estimation et cote de l'artiste Théodore Deck

Théodore Deck (1823-1891) contribue à renouveler l’art de la céramique française à la fin du XIXème siècle, grâce à ses motifs d’inspiration japonaise et à ses recherches techniques sur l’émail. Découvrez ici l’histoire de Théodore Deck et ses œuvres emblématiques. Besoin d’une expertise Théodore Deck ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Theodore Deck

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Théodore Deck, artiste alsacien

Théodore Deck nait en Alsace à Guebwiller. Bien qu’il se soit intéressé à la poterie dès son plus jeune âge, c’est en tant que teinturier sur soie qu’il débute sa carrière. En effet, il prend la suite de son père Richard Deck dans l’entreprise familiale. C’est probablement au sein de cet atelier qu’il acquiert son goût pour la couleur. Après la faillite de son entreprise familiale, Théodore Deck décide de se consacrer à l’art de la céramique. Il entre en apprentissage chez Hügelin à Strasbourg (1841), potier et céramiste poêlier. Il se forme en parallèle en dessin et modelage auprès du sculpteur André Friederich (1798-1877). A partir de 1844, Théodore Deck fait un tour de compagnonnage en Allemagne. Il y rencontre un certain succès et reçoit des commandes prestigieuses, notamment de la part du palais impérial de Schönbrunn en Autriche.

Théodore Deck, faïencier-poêlier

Théodore Deck s’installe à Paris en 1847 en tant que faïencier-poëlier, et rejoint les ateliers de la manufacture de poêles Vogt. La révolution de 1848 le contraint à retourner en Alsace. L’artiste cherche à développer son propre atelier, mais il peine à s’établir. Théodore Deck retourne alors à Paris, et réintègre en 1851 les ateliers Vogt. Il occupe désormais le poste de contremaître, et contribue à l’obtention d‘un prix par la maison Vogt à l’Exposition Universelle de 1855. En parallèle de ses activités pour la manufacture Vogt, Théodore Deck ouvre son propre atelier à Paris en 1852. Son frère Xavier Deck l’aide dans cette entreprise. Le projet prend véritablement son essor en 1858, date à laquelle les frères Deck inaugurent l’atelier du 46 boulevard Saint-Jacques. Ils débutent par la production de poêles de faïence, puis élargissent leur offre et proposent également des pièces décoratives et des plaques de revêtement de façade.

Le renouvellement des arts décoratifs

Par son œuvre, Théodore Deck participe au renouvellement des arts décoratifs à Paris dans les années 1860-1890. S’inspirant de l’art oriental, l’artiste multiplie les expérimentations pour proposer des effets nouveaux sur ses céramiques. Théodore Deck expose pour la première fois en son nom au Salon des Arts et de l’Industrie de Paris en 1861. La critique est alors plutôt mitigée, mais il remporte un franc succès l’année suivante, à l’Exposition Universelle de Londres. A cette dernière exposition, Théodore Deck présente le Vase de l’Alhambra (1862), qui se distingue par ses dimensions exceptionnelles (4,36 x 2,25 m). La participation active de Théodore Deck aux expositions européennes l’incite à redoubler de créativité. S’inspirant de l’art oriental, il mène des expérimentations autour de l’émail. 

En 1865, Théodore Deck fait ses premiers essais de relief sous émail transparent et améliore la technique du glacis coloré. Il met au point un émail bleu transparent si vif qu’il est désigné sous le nom de « bleu Deck » par le public. Théodore Deck propose également des pièces lustrées, émaillées à l’étain, qui s’inspirent tant de la majolique italienne que des céramiques persanes. Ses recherches sur le lustre métallique sont récompensées par l’obtention de la médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1867. S’intéressant également aux productions du Moyen-Âge et de la Renaissance, il réalise aussi des céramiques à incrustation, dans le style de la faïence de Saint-Porchaire (XVIème siècle). En raison de son exceptionnelle maîtrise technique, Théodore Deck obtient en 1875 le poste de directeur de la commission de perfectionnement de la manufacture de Sèvres en 1875. Il y mène des expérimentations sur l’emploi de la porcelaine à pâte tendre pour des pièces de grande dimension. 

Théodore Deck publie le fruit de ses recherches techniques dans son traité intitulé La Faïence en 1887. Dans les années 1860-1890, le style décoratif de Théodore Deck correspond au goût orientalisant et japonisant qui émerge alors en France. Le vocabulaire ornemental de Théodore Deck ne se limite cependant pas au répertoire asiatique, islamique, et égyptien, mais renvoie également à l’art du Moyen Âge européen et de la Renaissance. Par leur aspect décoratif et coloré, ses compositions sont parfois rapprochées de celles des peintres nabi Pierre Bonnard et Edouard Vuillard. Théodore Deck s’entoure d’artistes réputés tels que Louis-Robert Carrier-Belleuse (1848-1913) pour composer les ornements de ses pièces. C’est Edmond Lechenal (1855-1948), son élève le plus proche, qui reprend l’atelier à sa mort, et le dote d’un style Art Nouveau.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Théodore Deck

La cote des œuvres de Théodore Deck bénéficie du regain d’intérêt des collectionneurs pour les arts décoratifs depuis les années 1990. Ses œuvres s’échangent avant tout sur le marché français, et ce sont les pièces créées dans les années 1880-1890 qui attisent le plus d’intérêt auprès des collectionneurs. Les céramiques de Théodore Deck s’échangent en moyenne pour 4 000 €, mais les enchères peuvent monter jusqu’à 60 000 €. Le record des ventes est détenu par une paire de vase éléphant vendue en 2014 à Paris pour 66 300 €. Vous souhaitez faire expertiser une céramique de Théodore Deck et recevoir son estimation. Estimer une céramique de Théodore Deck en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Plat avec Daturas et Capucines, Théodore Deck et Anthony Ludovic Régnier, 1881, faïence et émaux polychromes, Marseille, Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode.

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Estimation gratuite Robert Rauschenberg

Robert Rauschenberg

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Estimation et cote de l'artiste Robert Rauschenberg

Robert Rauschenberg (1925-2008) est un artiste américain de la seconde moitié du XXème siècle, rattaché au mouvement Néo-dada.

Estimation gratuite Robert Rauschenberg

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Robert Rauschenberg, le néo-dada américain

Sa pratique artistique rompt avec l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock (1912-1956). Robert Rauschenberg travaille en particulier le collage et l’assemblage de plusieurs médiums pour repousser les limites du champ artistique. C’est en raison de son emploi des collages que l’on qualifie Robert Rauschenberg de Néo-dada. Il reprend en effet la technique Dada popularisée par Tristan Tzara (1896-1963), mais dépasse ce mouvement en proposant non plus un collage-tableau mais un collage dans l’espace. Il puise son inspiration majoritairement dans la culture américaine contemporaine.

Robert Rauschenberg, un artiste du Texas à Paris

Robert Rauschenberg naît au Texas, où il suit des études de pharmacie. Cependant, après avoir servi dans l’armée lors de la Seconde guerre mondiale, Robert Rauschenberg se réoriente et intègre le Kansas City Art Institute. De 1947 à 1948, il y étudie l’histoire de l’art, la peinture, la mode ou encore la musique. Cet enseignement pluridisciplinaire pose les bases de l’esprit d’ouverture qui caractérise sa pratique artistique. Durant ses études, Robert Rauschenberg fait la connaissance de Willem de Kooning (1904-1997), qui l’inspire fortement. En 1948, l’artiste part à Paris où il suit les cours de l’Académie Julian. Il y fait la rencontre de sa femme, l’artiste peintre Susan Weil (1930).

L’art monochrome de Robert Rauschenberg

Au début des années 1950, Robert Rauschenberg peint en monochrome, en réaction contre l’expressionnisme abstrait. Il cherche à supprimer toute subjectivité artistique, afin de faire de l’œuvre le reflet du monde, au même titre qu’un écran de cinéma ou une photographie. Dans ces années-là, Robert Rauschenberg peint sur du papier journal marouflé, réalisant des œuvres telles que White painting (1951). L’artiste organise sa première exposition en 1951, et participe dès 1952 à l’un des premiers happenings de l’histoire avec John Cage (1912-1992). De cette manière, Robert Rauschenberg révèle son goût pour l’inclusion de l’art dans le réel et la scène. Sa deuxième exposition se tient en 1954 à la Charles Egan Gallery de New York.

Robert Rauschenberg et les assemblages

Vers 1955, Robert Rauschenberg développe ses « combines », qui consistent en un assemblage de matériaux hybrides tirés d’objets du quotidien. Ses œuvres relèvent à la fois de la peinture et de la sculpture, comme le montre Monogram (1955). Robert Rauschenberg adjoint même la musique et la danse dans certaines de ses productions. Ainsi, dans Munutiae (1954), l’œuvre devient décor de scène et ne prend toute sa dimension que par l’action des danseurs. Ce sont ces derniers qui créent le lien entre les différents éléments constitutifs du « paravent », et donnent son unité à la création. Jusqu’en 1964, Robert Rauschenberg collabore avec la troupe de la Merce Conningham Company.

Les expériences de Robert Rauschenberg

Dans les années 1960, Robert Rauschenberg mène des expériences liées à la sérigraphie, et produit des « écran de soie » comme Barge (1962). L’artiste témoigne ainsi de son goût pour la photographie, qu’il mêle régulièrement à la peinture dans ses autres créations. Par ses œuvres, Robert Rauschenberg interroge la visibilité du processus de création dans l’œuvre, l’intégration de l’objet réel dans l’œuvre, et l’inscription de l’œuvre dans son époque. Robert Rauschenberg ne représente plus les objets mais les transfère sur la surface picturale.

Il développe cette réflexion à l’extrême dans Marché noir (1961), une œuvre réalisée pour l’exposition l’Art en Mouvement au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1961. La création consiste en une valise ouverte dans laquelle le spectateur prend un objet et le substitue par un autre lui appartenant. De cette manière, l’œuvre ne cesse d’évoluer. Friand d’innovation, Robert Rauschenberg souhaite encourager les inventions pluridisciplinaires et l’emploi de nouvelles techniques. Il forme en 1966 le groupe Experiments in Art and Technology avec Billy Klüver (1927-2004), pour inciter les émulations entre artistes et ingénieurs.

Cote de Robert Rauschenberg sur le marché de l'art

Beaucoup d’œuvres de Robert Rauschenberg circulent sur le marché de l’art. Cette présence reflète l’importance de sa production et l’intérêt qu’elle suscite auprès du public. Le record des ventes est détenu par Buffalo II (1964) adjugé en 2019 à New York pour 79 262 902 €. La plupart des œuvres de Robert Rauschenberg sont acquises pour plusieurs dizaines voire centaines de millier d’euros. Les sérigraphies, ses œuvres les plus abordables, peuvent être achetées pour quelques milliers d’euros. Ainsi, Shoot from a main stem (from suite of nine prints) (1979) a été vendu en 2022 pour 4 371 € à Lambertville (États-Unis).

(Illus.) Robert Rauschenberg, Retroactive II, 1963, Chicago, Museum of Contemporary Art.

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