Estimation gratuite Joseph-Marie Vien

Joseph-Marie Vien

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Estimation et cote de l'artiste Joseph-Marie Vien

Faites connaissance avec Joseph-Marie Vien (1716-1809), peintre et dessinateur français et découvrez ses pièces maîtresses

Estimation gratuite Joseph-Marie Vien

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Formation et voyage en Italie De Joseph-Marie Vien

Issu d’un milieu modeste (son père était serrurier), Joseph-Marie Vien travaille d’abord dans une usine de faïences. Il se forme à la peinture de portraits auprès de Jacques Giral, peintre du roi, architecte et décorateur.
Après avoir quitté Montpellier pour Paris, il entre dans l’atelier de Charles-Joseph Natoire, à l’Académie royale. Il aurait aussi reçu des leçons de Charles Parrocel.

Sa rencontre avec le Comte de Caylus, antiquaire et passionné d’archéologie, qui lui accorde sa protection, et sa visite de l’Italie vont avoir une influence décisive sur son style.
Ayant remporté le prix de Rome en 1743, Joseph-Marie Vien est donc reçu pensionnaire à l’Académie de France à Rome l’année suivante.
Sa découverte des peintures antiques provenant d’Herculanum et des divers vestiges romains l’amènent à modifier son style, qui se fait plus sévère, statique et architecturé, au rebours du genre rococo alors à la mode.

Joseph-Marie Vien entre à l’Académie

Ce retour à l’antique et à l’imitation de la nature est mal perçu des autorités en place, qui jugent son Embarquement de sainte Marthe (1750) trop peu impressionnant pour que la candidature de VIen à l’Académie royale de peinture soit agréée. Présenté au public lors du Salon de 1753, le tableau est cependant fort remarqué. 
L’année suivante, en 1754, Vien expose Dédale et Icare, peinture frontale se souvenant de Champaigne et Poussin (son premier tableau mythologique conservé).
Bien que le style de Vien se situe aux antipodes du sien, François Boucher déclare qu’il ne reparaitra plus à l’Académie royale si Vien n’y est pas admis. Cette consécration amorce un nouveau tournant dans la carrière de Joseph-Marie Vien.

Joseph-Marie Vien, entre retour à l’antique et réalisme

Après sa réception à l’Académie, Joseph-Marie Vien produit plusieurs peintures dont le thème mythologique, désormais débarrassé de toute théâtralité (Une Vestale couronnée de fleurs, 1760), rejoint une veine allégorique plus dépouillée (La Douce mélancolie, 1756). 

L’inspiration antique reste centrale (La Marchande d’amours, 1763, inspirée d’une fresque romaine), cohabitant avec des sujets plus quotidiens qui s’attirent la prédilection du public (Denis Diderot vante sa Marchande à la toilette, 1763). 

 

En 1771, Joseph-Marie Vien décore le palais de justice de Montpellier d’un plafond allégorique, La Province du Languedoc se mettant sous la protection de la Justice. Les commandes officielles affluent. 

En 1772, la comtesse du Barry, favorite de Louis XV, fait remplacer les tableaux conçus par Jean-Honoré Fragonard pour son pavillon de Louveciennes par quatre toiles de Joseph-Marie (cycle des Progrès de l’Amour dans le cœur des jeunes-filles). Suivra une série de grandes toiles inspirées d’Homère commandée par le directeur des Bâtiments du roi (Les Adieux d’Hector et d’Andromaque, 1786). 

Joseph-Marie Vien, professeur de David

Joseph-Marie Vien fonde une école qui connaît un grand succès : parmi ses nombreux élèves, on compte son propre fils, Joseph-Marie Vien le Jeune, Jean-Baptiste Regnault, Gaspard Duché de Vancy et, surtout, Jacques- Louis David, qui fera triompher la veine néo-classique de son maître. 

Joseph-Marie Vien est nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1775 et premier peintre du roi en 1789, peu avant la Révolution. 

 

Ruiné par cette dernière, Vien reparaît sur le devant de la scène à partir de 1796 et se voit couvert d’honneurs par l’empereur Napoléon, qui le nomme comte de l’Empire en 1808 et lui accorde des funérailles nationales l’année suivante : Joseph-Marie Vien est ainsi le seul artiste à reposer au Panthéon. 

 

Aujourd’hui, Joseph-Marie Vien est surtout connu comme précurseur du néoclassicisme, du style « à l’antique », et comme professeur de David. 

Jugé assez froid et parfois mièvre en son temps, il eut pour mérite d’amorcer le retour à un certain naturel de la forme, à la fermeté du dessin et à la clarté de la composition, tout en prêtant attention à des sujets modestes qui n’avaient pas, avant lui, la prédilection des commanditaires.

À combien sont estimées les œuvres de Joseph-Marie Vien ?

Les œuvres de Joseph-Marie Vien sont plutôt rares et leur cote reste fluctuante : le grand tableau Agamemnon dans sa tente a été adjugé plus bas que son estimation (à 8000€ seulement), tandis qu’une autre toile mythologique, Pan et Syrinx, atteignait les 20 000€. 

En 2021, son huile sur toile La Flagellation du Christ est partie pour 40 000€, mais cela reste une exception. 

Ses encres, fort belles et travaillées, se négocient aux environs de 1000€.

En lien avec Joseph-Marie Vien

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Estimation gratuite Louis-Jean-François Lagrenée

Louis Jean François Lagrenée

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Estimation et cote de l'artiste Louis-Jean-François Lagrenée

Louis-Jean-François Lagrenée, dit L’Aîné, est un peintre français (1725-1805), qui traversa avec les honneurs divers régimes : monarchie, Révolution, Directoire, Consulat et premier Empire. S’il est dit « L’Aîné », c’est pour le distinguer de son frère Jean-Jacques, dit Le Jeune, également peintre ; l’un de ses fils et élèves, Anthelme-François, embrassa la même profession.

Estimation gratuite Louis-Jean-François Lagrenée

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Premiers succès de Louis-Jean-François Lagrenée

Grâce à son professeur Charles André van Loo, Louis-Jean-François Lagrenée intègre l’École royale des élèves protégés, fondée en 1748 par Louis XV pour assurer trois ans d’études aux lauréats du grand prix de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Cette formation prélude au séjour à l’Académie de France à Rome. Lagrenée décroche le prix de Rome en 1749 et, désormais pensionné, réside au palais Mancini (où se tient l’Académie de France à Rome) de 1750 à 1754. 

 

En 1755, le succès de L’Enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus (aujourd’hui au Louvre) vaut à Lagrenée d’être reçu membre à part entière de l’Académie royale. En 1758, il réalise une vaste toile – Saint Jean dans l’ile de Patmos – pour la Primatiale Saint-Jean de Lyon. 

 

Lagrenée directeur

En 1760, l’impératrice Elisabeth de Russie fait de Lagrenée le peintre officiel de sa cour et le nomme directeur de l’Académie des beaux arts de Saint-Pétersbourg, fondée par le Français Louis-Joseph Le Lorrain, dont Lagrenée prend ainsi la succession. Lagrenée revient cependant dès 1763 en France pour diriger, cette fois, l’Académie royale. Il enseigne également à l’Académie de France à Rome, où il assume des responsabilités de plus en plus importantes.

Il multiplie alors les toiles allégoriques ou mythologiques, obtenant diverses commandes officielles (Allégorie à la mort du Dauphin, 1767, Château de Fontainebleau) ou privées (Diane et Endymion, 1768, Musée de Stockholm). Denis Diderot juge cependant avec sévérité les toiles de Lagrenée exposée au Salon de 1767: « tu peins, tu dessines à merveille, écrit-il, mais tu n’as ni imagination, ni esprit ; tu sais étudier la nature, mais tu ignores le cœur humain. ». S’il ne produit plus guère après 1790, Lagrenée reste apprécié du pouvoir en place, puisque Napoléon le fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1804.
Il décède le 19 juin 1805 (un an après la proclamation du Premier Empire) au palais du Louvre, où il résidait.

Le style de Louis-Jean-François Lagrenée

Dans ses premières productions, Lagrenée emploie une touche vive et claire, volontiers galante, dans la lignée de François Boucher. Son art du mouvement, s’il n’a pas la modernité de celui de Jean-Honoré Fragonard, est aussi remarquable (par exemple dans Vénus et Mars, 1770). Son sens du coloris et de la composition lui vaut le surnom d’ « Albane moderne » – en référence au peintre bolonais Francesco Albani, assistant d’Annibal Carrache – et témoigne d’une solide formation italienne.

Ses miniatures allégoriques ou sacrées séduisent les amateurs tandis que ses grands formats à sujets historiques ou mythologiques servent à décorer les bâtiments officiels et sont parfois déclinés sous forme de tapisseries. Ses productions tardives, plus hiératiques (La Mort de la femme de Darius, 1785), annoncent le néoclassicisme d’un Jacques-Louis David.

Combien vaut une œuvre de Louis-Jean-François Lagrenée l’Aîné ?

La cote des peintures à l’huile est très variable : les moins achevées peuvent être estimées aux environs de 2000€, mais il faut compter jusqu’à… cent fois plus pour les œuvres majeures. Au cours des trois dernières années, Pygmalion et Galatée a été adjugé 34 000€, Le Retour d’Abraham au pays de Canaan 66 000€ tandis qu’Aurore et Titon partait pour 140 000€.

Les petites peintures de genre et médaillons ne dépassent guère les 10 000€, tandis que les grisailles, esquisses et gouaches se contentent d’adjudications plus modestes : entre 500 et 1500€.

 

En lien avec Louis-Jean-François Lagrenée

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Estimation gratuite Louis Tocqué

Louis Tocqué

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Estimation et cote de l'artiste Louis Tocqué

Découvrez l’art de Louis Tocqué et ses principaux portraits. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet, nos experts sont à votre disposition !

Estimation gratuite Louis Tocqué

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Louis Tocqué, imitateur virtuose

Fils d’un artiste controversé, Louis Tocqué se retrouva orphelin à dix ans. Il fut alors adopté par le peintre à la mode Jean-Marc Nattier, dont il devint naturellement le disciple, et dont il épousa la fille aînée en 1747. 

Cette double ascendance n’a pas été sans conséquence pour son art. Son père adoptif l’astreint à une certaine discipline en l’obligeant à copier les grands maîtres. Un exercice qui permet à Louis Tocqué d’acquérir une réelle virtuosité, une touche brillante, propre à séduire. Les leçons qu’il prend auprès de Nicolas Bertin le familiarisent avec une manière plus large, plus grandiose, qui plonge ses racines dans la peinture d’histoire du siècle précédent. Néanmoins, durant la première partie de sa vie, Louis Tocqué semble en proie à une certaine dissipation : doué mais jouisseur, il produit nombre de copies qu’il vend pour assouvir ses plaisirs. 

Les besoins de sa famille (deux sœurs elles aussi laissées sans ressources), le succès de sa peinture et l’estime des artistes contemporains – dont celle de François Boucher, avec qui il est admis à l’Académie royale de peinture en 1734 – l’amènent à s’assagir pour se livrer plus décisivement à son art.

Louis Tocqué portraitiste

 

Estimé pour son habileté et l’expressivité de ses portraits, non dénués de théâtralité, Louis Tocqué connaît le succès aussi bien à la cour de Louis XV qu’auprès de la grande bourgeoisie. 

En 1734, pour son entrée à l’Académie, il livre entre autres une représentation pleine de vivacité de Jean-Baptiste Lemoyne, sculpteur du roi. 

 

En 1739, Tocqué peint un expressif portrait du grand dauphin Louis, alors âgé de dix ans, et l’année suivante, celui de sa mère la reine, posant en grand apparat : cette représentation de Marie Leszczynska, dont on conserve plusieurs exemplaires (au Louvre comme à Versailles ou à Fontainebleau), se voit unanimement célébrée pour sa « coloration souple et puissante » et l’air de « majesté aimable, d’autorité souriante » qu’elle donne au personnage. Autre tableau célèbre : le portrait du ténor Pierre de Jélyotte, chanteur favori de Rameau, posant dans le rôle d’Apollon, peinture lumineuse et spirituelle, parfaitement adaptée à la psychologie du modèle.

Louis Tocqué peintre européen

 

De 1737 à 1759, Louis Tocqué participe ainsi à tous les salons importants, s’attirant une flatteuse réputation. 

Celle-ci lui vaut d’être invité en 1759 à Saint-Pétersbourg, la tsarine Elisabeth souhaitant être portraiturée à son tour et faire représenter plusieurs hauts personnages de sa cour. Généreusement payé, Louis Tocqué visite sur le chemin du retour d’autres cours européennes : il se rendra par exemple à deux reprises, à dix ans d’intervalle, à Copenhague au Danemark, où il est tout aussi royalement reçu. 

 

Désormais à l’abri du besoin, membre de la plupart des grandes académies d’Europe, couvert d’honneurs, Louis Tocqué cesse progressivement son activité au cours des années 1760 pour jouir de sa fortune.

Estimation des œuvres de Louis Tocqué

 

Contrairement à d’autres artistes de son temps, Louis Tocqué semble avoir laissé assez peu d’esquisses préparatoires.
En revanche, ses portraits sont fréquemment négociés, à des prix variables en fonction de leur qualité ou de leur notoriété : s’ils se vendent, en moyenne, aux environs de 15 000€, le Portrait de Jean-Nicolas Mégret de Sérilly est récemment parti à 45 000€.
Aucune vente excédant les 100 000€ n’a été conclue depuis dix ans.

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Estimation gratuite Nicolas Bernard Lépicié

Nicolas-Bernard Lépicié

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas-Bernard Lépicié

Découvrez le peintre Nicolas-Bernard Lépicié et ses plus belles toiles. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Nicolas Bernard Lépicié

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Lépicié renonce à la gravure

Né à Paris, Nicolas-Bernard est le fils du graveur, dessinateur et secrétaire perpétuel de l’Académie Bernard François Lépicié. Sa mère, Renée-Élisabeth Marlié est aussi une artiste émérite, qui a réalisé nombre de gravures d’après Chardin et Téniers. Sa mauvaise vue empêche Nicolas-Bernard Lépicié de se livrer à la pratique minutieuse de la gravure : il se tourne vers la peinture qu’il étudie à partir de 1751 auprès de Charles André van Loo, proche de la marquise de Pompadour et gouverneur de l’École royale des élèves protégés.

La consécration académique de Lépicié

Bien qu’ayant obtenu le second prix de Rome en 1759, Nicolas-Bernard Lépicié  ne se rend pas en Italie. Il entre à l’Académie royale de peinture et sculpture en 1764 grâce à La Descente de Guillaume le conquérant en Angleterre, vaste toile sacrifiant au genre historique, dont on admire la composition mais critique le dessin. 

Avec La Conversion de saint Paul (Salon de 1767), il reste fidèle au grand genre : on vante son sens dramatique et son traitement de la lumière davantage que l’expression des personnages. Les premiers ouvrages d’importance de Nicolas-Bernard Lépicié  sont d’inspiration sacrée (Le Baptême du Christ, 1765) ou mythologique (Achille et le Centaure, qui lui vaut d’être nommé peintre du roi en 1769). 

 

L’année suivante, en 1770 (qui voit le mariage du futur Louis XVI avec Marie-Antoinette), Nicolas-Bernard Lépicié  peint Narcisse changé en fleur et Le Martyre de saint Denis pour le Pavillon français de Trianon. En 1773, il contribue au cycle consacré à saint Louis par l’École militaire avec Saint Louis rendant la justice sous un chêne ; et, en 1779, l’année où il est nommé professeur en titre de l’Académie royale, Régulus retournant à Carthage, où s’affirme toujours sa science de l’éclairage mais où la composition se fige, se faisant moins mouvementée et plus « classique ».

Lépicié, miroir de l’intimité

C’est plutôt vers le style intimiste que Bernard François Lépicié penche  durant ses dernières années. Il opte pour des scènes de genre (Les Bassesse de Zizi ; Le Lever de Fanchon, 1773), des aperçus réalistes (L’intérieur d’une douane, 1775 ; Cour de ferme, 1784), des portraits (bel Autoportrait plein d’inquiétude de 1777), des motifs rustiques, animaliers ou religieux. 

Il manifeste alors l’influence des maîtres flamands et se rapproche d’un Greuze ou d’un Chardin. De plus en plus souvent retiré à la campagne, malade de la poitrine, Bernard François Lépicié connaît à la fin de sa vie une crise spirituelle, qui l’incite à réclamer par testament la destruction de ses études féminines, jugées trop dénudées. Il décède à Paris, à quarante-neuf ans. 

 

Combien vaut une œuvre de Bernard François Lépicié ?

Si les peintures à l’huile de Lépicié restent rares sur le marché (seul un Portrait de jeune garçon a été vendu 17 000€ en 2022), dessins et sanguines se présentent en nombre, leur prix s’échelonnant entre 400 et 2000€. 

L’exceptionnelle pierre noire Villageois assis à une table a été adjugée 38 000€  il y a trois ans – les pièces relevant de cette technique, permettant un dessin souple, ample et varié, restent très prisées. 

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Greuze

Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) s’est fait connaître au XVIIIe siècle avec ses scènes familiales et ses portraits chargés d’émotion. Une jeune fille qui pleure, un enfant inquiet, une famille réunie : ses personnages racontent toujours quelque chose, ce qui séduit rapidement le public parisien. Aujourd’hui, ses tableaux les plus importants peuvent atteindre plusieurs millions aux enchères.

Vous pensez posséder une œuvre de Greuze ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

Estimation gratuite Jean-Baptiste Greuze

Prix des œuvres de Jean-baptiste Greuze

  • Peinture à l’huile (toile) : entre 15 000 € et plus de 600 000 €

  • Dessin, sanguine, lavis, étude : entre 5 000 € et 150 000 €

  • Pastel ou œuvre sur papier moins fréquente : entre 1 000 € et 20 000 €

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Quelle est la cote de Jean-Baptiste Greuze sur le marché de l’art ?

La cote des peintures à huile

Les huiles sur toile ou sur panneau constituent la partie la plus importante du marché de Greuze. Ses portraits et ses scènes de genre peuvent atteindre des prix très élevés lorsqu’ils sont bien documentés et reconnus comme autographes. Les œuvres importantes de sa période de maturité sont particulièrement recherchées.

Voici quelques ventes majeures et références :

  • Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau (1757) : cette huile sur toile ovale, signée et datée par Greuze, a été adjugée 2 470 000 $ chez Christie’s à New York en avril 2024. Elle est devenue à cette occasion le nouveau record mondial de l’artiste aux enchères.
    Innocence : une jeune fille en buste, vêtue d’une chemise blanche et regardant vers le haut (vers 1780) : cette huile a atteint 512 000 £ chez Christie’s à Londres en juillet 2005, pour une estimation de 150 000 à 250 000 £.
    Le Petit Mathématicien (vers 1780) : cette huile sur toile de 46,4 × 38,1 cm possède une provenance particulièrement documentée, avec notamment les collections Demidoff, Potocki et Yousoupoff. Elle avait été vendue 115 500 $ chez Sotheby’s à New York en janvier 1988.
    L’Effroi (XVIIIe siècle) : cette représentation d’une jeune fille effrayée illustre les célèbres études d’expression de Greuze. Une version sur panneau de 46,9 × 36,5 cm a été proposée chez Sotheby’s à New York en mai 2025 avec une estimation de 15 000 à 20 000 $. Le fait qu’elle soit alors décrite comme provenant d’une vente de 2021 sous l’attribution « cercle de Greuze » montre bien la prudence nécessaire lorsqu’une œuvre est réattribuée à l’artiste.

Ces écarts de prix sont importants à comprendre : le nom de Greuze inscrit au dos d’un tableau ne suffit absolument pas à lui donner une cote de plusieurs centaines de milliers d’euros. Pour cet artiste, la question de l’attribution peut changer radicalement la valeur.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Greuze est également un dessinateur très recherché. Il a réalisé de nombreuses études de têtes, de personnages et de scènes destinées à préparer ses peintures ! Les fameuses « têtes d’expression » occupent une place importante dans son œuvre : Greuze y étudie une émotion à travers un visage, parfois pour la réutiliser ensuite dans une composition plus importante. Le marché peut être particulièrement élevé pour les dessins rares, bien conservés et accompagnés d’une provenance ancienne.

Voici quelques résultats de ventes :

  • Tête d’enfant portant un bonnet (XVIIIe siècle) : ce dessin à la sanguine a été vendu 85 500 € chez Christie’s à Paris en mars 2015, pour une estimation de 60 000 à 80 000 €. Il s’agissait alors d’un record mondial pour un dessin de Greuze.
    Tête d’enfant portant un bonnet (XVIIIe siècle) : le même dessin a ensuite été revendu 101 600 $ chez Sotheby’s à New York en février 2026. Il avait déjà atteint 92 300 $ chez Christie’s en 2015.
    Maman, ou La Bonne Mère (XVIIIe siècle) : cette feuille à la pierre noire, plume, encre noire et lavis a une provenance exceptionnelle, puisqu’elle est passée par plusieurs collections anciennes et a notamment été vendue à Paris dès 1778. Elle est également répertoriée dans le catalogue raisonné de Greuze.
    Le Retour du fils prodigue (XVIIIe siècle) : ce grand dessin signé et daté fait partie des œuvres sur papier les plus importantes de Greuze apparues sur le marché. Sotheby’s souligne notamment sa rareté et le fait que très peu de dessins de cette ampleur ont été proposés aux enchères depuis 2005.

Pour un dessin de Greuze, la technique compte énormément : sanguine, pierre noire, lavis ou combinaison de plusieurs techniques ne correspondent pas forcément aux mêmes périodes ni aux mêmes usages. La provenance est également précieuse, surtout lorsqu’elle remonte à des collectionneurs du XVIIIe ou du XIXe siècle.

La cote des estampes et gravures

Greuze n’est pas principalement recherché pour des estampes originales comme peuvent l’être certains graveurs. En revanche, ses peintures ont été largement diffusées par la gravure au XVIIIe siècle. Des graveurs ont reproduit ses compositions, ce qui a largement contribué à faire connaître son travail auprès du public.

Quelques exemples permettent de comprendre ce marché :

  • Le Geste napolitain (vers 1763) : cette composition de Greuze a notamment été reproduite par Pierre-Étienne Moitte sous la forme d’une gravure. Le Metropolitan Museum of Art conserve cette estampe réalisée d’après Greuze.
    Le Petit Mathématicien : la composition a elle aussi été gravée, ce qui témoigne de son succès auprès du public. Christie’s et Sotheby’s signalent notamment une gravure de cette œuvre dans leurs notices.

Il faut donc être particulièrement prudent si vous possédez une gravure portant le nom de Greuze. Une œuvre « d’après Greuze » n’est pas une estampe originale réalisée par Greuze lui-même. Cette distinction est fondamentale pour l’estimation.

Comment reconnaître une peinture de Jean-Baptiste Greuze ?

Greuze est surtout connu pour ses personnages représentés de près, souvent des enfants, des jeunes femmes ou des familles. Les visages occupent une place très importante dans ses tableaux. Il cherche à faire comprendre immédiatement ce que ressent son personnage : tristesse, peur, tendresse, surprise ou inquiétude. Cette attention portée aux expressions explique aussi le succès de ses « têtes d’expression », réalisées à l’huile ou au dessin.

La peau est un autre élément intéressant à observer. Dans ses meilleures œuvres, Greuze soigne particulièrement les visages et les mains. Les chairs sont modelées avec des changements subtils de couleur et de lumière, tandis que les vêtements permettent de montrer sa maîtrise des matières. Dans Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, Christie’s souligne par exemple la finesse des carnations, mais aussi le soin apporté aux cheveux, aux perles, au tissu et aux plumes du petit oiseau.

Le sujet peut également mettre sur une piste. Greuze représente souvent des scènes de la vie familiale et des personnages pris dans une situation qui raconte quelque chose. L’Accordée de village, peinte en 1761, en est un excellent exemple : le tableau montre les fiancés entourés de leur famille au moment où le père de la jeune femme remet sa dot au futur époux. Le Louvre conserve l’œuvre originale et précise qu’elle fut présentée au Salon de 1761.

Comment reconnaître la signature de Jean-Baptiste Greuze ?

Greuze signe certaines œuvres de manière bien visible, mais il n’existe pas une signature unique permettant d’authentifier automatiquement un tableau. Un exemple particulièrement intéressant est Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, signé et daté « I. GREUZE. 1757 » sur la cage de l’oiseau, dans l’angle inférieur droit. Cette signature est directement intégrée à la composition.

Il faut donc regarder la signature, mais aussi son emplacement, sa couleur, son état et surtout la peinture qui l’entoure. Une signature ajoutée plus tard peut donner l’impression qu’une œuvre est ancienne alors qu’elle ne l’est pas. Le dos du tableau peut également apporter des informations : anciennes étiquettes, inscriptions, numéros de collection ou marques de marchands peuvent aider à retracer son histoire.

Cette prudence est particulièrement importante avec Greuze. Les maisons de ventes distinguent clairement les œuvres autographes des tableaux « attribués à », « cercle de », « atelier de » ou « d’après ». Ces mentions ne sont pas interchangeables et peuvent entraîner des différences considérables de prix.

Expertise signature Jean-baptiste Greuze
Signature Jean-Baptiste Greuze

Peinture de Jean-Baptiste Greuze : ce que regarde notre expert

René Millet, notre expert en tableaux anciens et peintures de maître, commence par regarder le visage des personnages. Chez Greuze, c’est souvent là que se trouve une grande partie des informations ! Il observe les yeux, la bouche, les joues, mais aussi la façon dont la lumière arrive sur le visage. Une jeune fille qui semble triste ou inquiète peut rappeler immédiatement les sujets de Greuze, mais Romain cherche surtout à savoir comment cette émotion est peinte.

Il regarde ensuite les mains, les cheveux et les vêtements. Ce sont des détails auxquels Greuze accorde beaucoup d’importance. Dans une bonne peinture, les matières ne sont pas traitées de la même façon : la peau est douce, les cheveux ont leur propre texture et les tissus sont peints avec suffisamment de précision pour donner une idée de leur matière. Dans Une jeune fille qui pleure la mort de son oiseau, Christie’s relève justement le travail très fin des cheveux, de la peau, de la soie, de la mousseline et des perles.

Romain vérifie aussi si le sujet et la manière de peindre correspondent à ce que Greuze réalisait à la période supposée du tableau. C’est particulièrement important pour cet artiste, car certaines compositions ont été reprises plusieurs fois. Le Petit Mathématicien en est un bon exemple : plusieurs versions existent et les spécialistes les comparent entre elles pour déterminer leur place dans l’œuvre de Greuze.

Enfin, Romain regarde tout ce qui peut raconter l’histoire du tableau. Une étiquette ancienne au dos, un numéro d’inventaire, une inscription ou un document de famille peut être très précieux. Pour un peintre du XVIIIe siècle comme Greuze, une provenance ancienne peut permettre de relier une œuvre à une collection connue ou à une vente historique. Faites confiance à Estimon’objet !

Jean-Baptiste Greuze, une vie entre Tournus, Paris et les grands collectionneurs

Jean-Baptiste Greuze naît à Tournus, en Bourgogne, en 1725. Il vient d’une famille modeste : son père exerce le métier de couvreur. Le jeune homme montre très tôt un intérêt pour le dessin et part étudier la peinture à Lyon avant de rejoindre Paris. Il travaille notamment auprès de Charles-Joseph Natoire et entre dans le monde artistique parisien au milieu des années 1750. En 1755, il présente ses premières œuvres à l’Académie royale.

Sa carrière prend rapidement de l’ampleur. Après un séjour en Italie avec son protecteur, l’abbé Louis Gougenot, Greuze revient à Paris en 1757 et connaît plusieurs succès au Salon. Ses scènes de la vie quotidienne rencontrent un véritable enthousiasme, notamment auprès de Denis Diderot, qui apprécie particulièrement leur dimension morale et émotionnelle. Avec L’Accordée de village, présentée au Salon de 1761, Greuze atteint l’un des grands moments de sa carrière. Le tableau entre finalement dans les collections de Louis XVI en 1782.

Greuze souhaite pourtant obtenir une reconnaissance encore plus prestigieuse. Il rêve d’être reçu à l’Académie royale comme peintre d’histoire, catégorie considérée comme la plus importante. En 1769, il présente Sévère et Caracalla, mais l’œuvre est mal accueillie et il est finalement reçu comme peintre de genre. Cette déception marque durablement ses relations avec l’institution. Il continue néanmoins à travailler pour des collectionneurs privés et produit de nombreux portraits, scènes familiales et études de têtes jusqu’à la fin de sa vie. Il meurt à Paris en 1805.

Ne vous fiez pas au visage seul ! Chez Greuze, les têtes d’expression sont particulièrement reconnaissables, mais elles ont aussi été largement reprises par l’atelier et copiées par d’autres artistes. Notre expert conseille donc de regarder aussi les détails moins évidents : la façon dont les cheveux sont peints, les mains, les vêtements et surtout la matière dans les zones de lumière. La comparaison avec les œuvres connues est indispensable, car certaines compositions de Greuze existent en plusieurs versions. Le Petit Mathématicien, par exemple, est connu à travers de nombreuses copies !

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Estimation gratuite Jean Raoux

Jean Raoux

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Estimation et cote de l'artiste Jean Raoux

Jean Raoux (1677-1734) est un peintre et portraitiste français. Découvrez le peintre Jean Raoux et ses plus beaux tableaux. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Raoux

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Formation de Jean Raoux : de Montpellier à l’Italie

Dans sa ville natale, Montpellier, Jean Raoux se forme auprès d’un autre natif du cru, Antoine Ranc, son aîné de quarante ans. Et comme un troisième Montpelliérain, Joseph-Marie Vien (son cadet de quarante ans, celui-ci), c’est la découverte de l’Italie qui décide d’abord de son style. 

 

Après avoir obtenu le prix de Rome pour son David tue Goliath d’un coup de fronde en 1704, il est reçu pensionnaire à l’Académie française du palais Capranica, dans la Ville éternelle. Durant trois ans, Jean Raoux parcourt l’Italie, exerçant ses talents de décorateur au palais Giustiniani de Venise. Les coloris de l’école vénitienne mais aussi le sens dramatique des caravagesques semblent l’avoir particulièrement marqué. 

Jean Raoux adoubé

Ayant fait la connaissance du grand prieur de l’ordre de Malte, Philippe de Vendôme, il reçoit la protection de ce haut personnage, qui, après son retour à Paris en 1711, lui fournit logement et premières commandes. 

À une époque où la peinture d’histoire se place en tête dans la hiérarchie des arts, Jean Raoux se fait d’abord connaître dans ce genre monumental et exigeant (La Chasse de Didon et Enée, réalisée entre 1714 et 1725). En 1717, Pygmalion amoureux de sa statue – sujet mythologique aux hardis jeux de lumière, qui montre la statue Galatée s’animant sous les yeux énamourés de son créateur – lui vaut d’être reçu comme « peintre d’histoire » à l’Académie royale de peinture et de sculpture.

Jean Raoux durant la Régence

Sans cesser d’aborder les sujets mythologiques, Jean Raoux s’attaque durant la Régence, – période souvent considérée comme hédoniste et insouciante -, aux scènes de genre, avec des compositions d’une grande vivacité, théâtralisées par de vigoureux jeux d’ombre et de lumière (La Diseuse de bonne aventure, 1720). 


C’est cependant dans le genre confidentiel du portrait que Jean Raoux s’illustre particulièrement, introduisant dans ses peintures ce fondu chromatique et cette lumière poudrée propre aux artistes hollandais, Vermeer, notamment, dont il a étudié les œuvres (Jeune fille lisant une lettre, vers 1730).

Un maître du portrait féminin 

À partir du milieu du XVIII° siècle, Jean Raoux est avec Antoine Watteau l’un des peintres parisiens les plus demandés, Voltaire estimant qu’il « égale Rembrandt » dans ses pièces les plus réussies. Les grands mécènes, dont Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie collectionnent ses tableaux (l’une de ses représentations de Vestale se trouve aujourd’hui au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg). 

 

Ses portraits féminins – visages lumineux à la douce carnation, mêlant pudeur et discret érotisme, vêtements aux draperies voluptueuses se fondant dans l’ombre – sont particulièrement réussis : la façon dont l’artiste a assimilé les leçons des maîtres vénitiens et néerlandais engendre un style sensuel, intimiste dans son propos et cependant audacieux dans ses choix de mise en scène (Le Silence, dit aussi L’Indiscrète, 1728). Nombre des plus importants tableaux de Jean Raoux sont aujourd’hui conservés au Musée Fabre de Montpellier. 

Combien vaut une œuvre de Jean Raoux ?

Certaines huiles ambitieuses et de grand format de Jean Raoux trouvent difficilement preneur, mais ses peintures plus intimistes, où se révèle son sens du clair-obscur, se vendent à des prix confortables : 16 000€ pour La toilette avant le bal, 19 000€ pour le Portrait de la marquise de Changey.
Ses dessins sont rares et partent aux environs de 2000€.

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Jean II Restout

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Estimation et cote de l'artiste Jean Restout

Estimation gratuite : Jean II Restout ou Jean Restout « le Jeune » (1692-1768) est un peintre français. Découvrez la carrière et les œuvres de Jean II Restout. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Jean Restout

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Les Restout : une dynastie d’artistes

Les Restout forment une vaste congrégation d’artistes rouennais, dont Jean le Jeune (ainsi surnommé pour le distinguer de son père portant le même prénom) est aujourd’hui le membre le plus célèbre.
Il fut d’abord l’élève de son géniteur ainsi que de ses oncles paternels, Eustache et Jacques. Jean II Restout reçut par la suite les leçons de son oncle maternel, Jean- Baptiste Jouvenet (lui-même fameux auteur de peintures religieuses et disciple de Charles Le Brun) et, peut-être, une fois monté à Paris, de Nicolas de Largillierre, portraitiste à la mode formé en Angleterre. Ces ascendances prestigieuses (sa mère elle-même était peintre !) fertilisent le terreau de son talent naturel. Celui-ci se perpétua par le mariage de Jean II Restout avec Marie-Anne Hallé, fille du peintre religieux Claude Guy Hallé : de leur union naquit un nouveau peintre, Jean-Bernard Restout, l’un des précurseurs du style néoclassique.

Succès de Jean Restout le Jeune à l’Académie

Jean II Restout est reçu comme élève à l’Académie royale de peinture et sculpture à vingt-cinq ans, grâce à deux œuvres mythologiques inspirées de L’Énéide de Virgile qui lui valent le grand prix : Vénus demandant à Vulcain des armes pour Énée et Vénus présentant ses armes à Énée (1717). Plutôt que d’entreprendre le traditionnel voyage de formation en Italie, Jean Restout le Jeune demeure à Paris, ce qui lui permet de gravir rapidement les échelons d’une carrière officielle au sein de l’Académie, dont il devient membre à part entière en 1720, professeur en 1734 et directeur en 1760.

Jean II Restout, maître des « pointus »

Dans les années 1730, Hercule-Mériadec de Rohan, prince de Soubise, confie à Jean II Restout la décoration de l’hôtel du même nom, à Paris, où l’on peut encore admirer la Gageure de Phébus et Pan (1738) et Mercure donnant des leçons à l’Amour (1738). Frédéric II de Prusse comptera parmi ses autres fameux commanditaires. Vers la même époque, Jean II Restout fonde un atelier, connu sous le nom d’ « école des pointus », car le maître conseille à ses disciples d’accentuer les pointes et les angles, selon une pratique associée au style rococo. Parmi ses élèves, outre son fils et son neveu, on trouve Maurice Quentin de La Tour, portraitiste virtuose.

 

Le peintre janséniste

Proche du milieu janséniste, Jean II Restout s’illustre particulièrement dans la peinture sacrée, notamment dans la réalisation de retables (Pentecôte, 1732) et de portraits de dignitaires ecclésiastiques (Dom Baudouin du Basset, chartreux de Gaillon, 1716). Dans ces œuvres, la veine théâtrale (composition en triangle, contrastes de lumière accusés, contre-plongée) côtoie le souci de réalisme dans le rendu des visages. Jean II Restout est également connu comme décorateur, réalisateur de dessins pour les tapisseries des Gobelins, illustrateur (La Vérité des miracles de M. François de Pâris, 1737) et théoricien (il a rédigé un Essai sur les principes de la peinture, publié après sa mort). 

Combien vaut une œuvre de Jean Restout le Jeune ?

Jean II Restout n’est pas un peintre très connu mais la rareté de ses oeuvres disponibles leur garantit une estimation assez haute : entre 15 000€ et 20 000€ environ, pour une huile – mais ces ouvrages ne sont pas toujours adjugés. La dernière vente dépassant les 50 000€ date de 2016 ; depuis, les prix ont tendance à baisser. Dessins au fusain, à la craie, à la pierre noire sont vendus entre 1000€ et 2000€.

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Estimation gratuite Hyacinthe Rigaud

Hyacinthe Rigaud

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Estimation et cote de l'artiste Hyacinthe Rigaud

Découvrez la brillante carrière de Hyacinthe Rigaud et ses plus célèbres portraits. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! 

Estimation gratuite Hyacinthe Rigaud

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Origine et formation

Il naît à Perpignan en juillet 1659, dans la province du Roussillon, qui ne deviendra française que quelques mois plus tard (lors du traité des Pyrénées). Son nom catalan complet, Jacint Francesc Honorat Matias Rigau-Ros i Serra, est rapidement francisé en Hyacinthe Rigaud. De son père tailleur et de son grand-père décorateur-doreur, il hérite son talent esthétique. À la mort de son géniteur, Hyacinthe part se former à Montpellier, ville qui abrite une vie artistique intense. Il y découvre la peinture flamande, celle de Rubens et Van Dyck notamment, à laquelle son nom sera plus tard associé. À Montpellier, Hyacinthe Rigaud suit sans doute les cours d’Antoine Ranc – auquel l’Autoportrait au manteau bleu, daté de 1696, sera dédié. Ranc lui aurait déclaré : « jamais je ne saisirai comme vous la nature avec tant de précision. Vous avez été mon écolier, vous serez mon maître ; souvenez-vous de cette prophétie ! ». Quatre ans plus tard, Hyacinthe Rigaud part achever sa formation à Lyon et, en 1681, alors qu’il dispose déjà d’une solide clientèle dans le Midi et jusqu’en Suisse, il se lance à la conquête de Paris. 

Premiers succès parisiens de Hyacinthe Rigaud

Son succès y sera fulgurant. En 1682, il remporte le premier prix du concours de Rome avec Caïn bâtissant la ville d’Enoch, l’une de ses rares « peintures d’histoire ». Néanmoins, sur les conseils du peintre du roi Charles le Brun, qui l’a déjà remarqué, Rigaud ne se rend pas en Italie, préférant entamer une lucrative carrière de portraitiste. En 1683, son portrait d’Etienne Matheron, joailler de Monsieur, frère de Louis XIV, est jugé si réussi qu’on l’attribue d’abord à Antoine van Dyck. Les bourgeois fortunés qui font partie de ses premiers commanditaires admirent le naturel de ses visages, la vivacité de ses couleurs et de ses postures : « la vérité brillait dans tout ce qu’il faisait. Rigaud savait donner à ses portraits une si parfaite ressemblance, que du plus loin qu’on les apercevait, on entrait pour ainsi dire en conversation avec les personnes qu’ils représentaient. » 

Rigaud et l’Académie

 

En 1684, Hyacinthe Rigaud est agréé à l’Académie royale de peinture. Sa nomination en tant qu’académicien trainera cependant en longueur car, surchargé de commandes, il peine à rendre les deux portraits que lui réclame le jury de l’Académie ; quant à la peinture d’histoire qui lui permettrait de postuler dans cette catégorie prestigieuse, il ne la rendra que… quarante-deux ans plus tard (en 1742). 

Ce n’est donc qu’en 1700 que Hyacinthe Rigaud devient académicien puis professeur, poste qu’il ne remplit que de façon épisodique. En 1735, il démissionnera d’ailleurs de tous ses postes officiels, sans pour autant rompre avec la noble institution. Entretemps, les hommes les plus célèbres du temps se battent pour être croqués par lui : Jules Hardouin Mansart en 1685, Jean de La Fontaine en 1690, Jacques Bossuet en 1702, Antoine Coysevox et Nicolas Boileau en 1704, etc.

Hyacinthe Rigaud, portraitiste des têtes couronnées

C’est cependant grâce à ses portraits de cour que Hyacinthe Rigaud va entrer dans l’histoire. Bien qu’il n’obtienne pas le titre de peintre du roi à la mort de Le Brun, en 1690 (c’est Pierre Mignard qui est nommé), on peut considérer Rigaud comme le portraitiste officiel des Bourbons durant quatre générations. 

Sa représentation de Louis, grand Dauphin de France en 1697 – posant en habit militaire, bâton de commandement à la main, sur fond de bataille – lance un type de composition promis à un riche avenir. 

 

Dès 1694, Louis XIV lui-même sollicite les talents de Rigaud, qui s’impose particulièrement dans le somptueux Louis XIV en costume de sacre (1701, Musée du Louvre), aujourd’hui reproduit par tous les livres d’histoires. À la somptuosité des draperies cramoisies qui auréolent le monarque fait pendant le moelleux de l’hermine qu’il porte, tandis que sa pose majestueuse se voit contrebalancée par la finesse expressive du visage, mêlant majesté et bienveillance.

 

Hyacinthe Rigaud poursuivra sa carrière à la cour durant le règne de Louis XV, dont il ne réalisera pas moins de trois portraits – le premier l’année même de la mort du Roi-Soleil, en 1715, le dernier (conservé à Versailles), en 1727. De l’enfant au monarque fraichement sacré, on y voit évoluer la physionomie du Bien-aimé, très différente de celle de son arrière-grand père.

 

Les têtes couronnées d’Europe se pressent dans l’atelier de Rigaud : Frederick IV de Danemark en 1693, Charles XII de Suède en 1715 (peint non d’après nature mais à partir d’un autre portrait, le Suédois n’ayant pu se rendre à Paris) et, la même année, Auguste le Fort roi de Pologne. 

Le « Van Dyck français »

« Il a joint à l’aimable naïveté et à la belle simplicité de Van Dick une noblesse dans ses attitudes et un contraste gracieux qui lui ont été particuliers. Il a pour ainsi dire amplifié et étendu les draperies de ce célèbre peintre et répandu dans ses compositions cette grandeur et cette magnificence qui caractérisent la majesté des rois et la dignité des grands dont il a été le peintre par prédilection », écrira son filleul – ce qui vaudra à Rigaud le surnom de « Van Dyck français ». On estime à un millier le nombre de modèles qui ont sollicité Rigaud. En conséquence, celui-ci doit faire appel à l’aide de collaborateurs, spécialisés qui dans les paysages, qui dans les plantes, qui dans les fonds et ciels. Joseph et Gaspard Parrocel ainsi que Jean-Baptiste Belin de Fontenay appartiendront à son atelier. 

Ce travail « en commun » complique aujourd’hui l’attribution des toiles. 

La vie privée de Hyacinthe Rigaud

D’un naturel plaisant et agréable, Hyacinthe Rigaud était cependant affecté d’un fort bégaiement (« il lui faut un quart d’heure pour chaque mot », raillera la Princesse palatine). Il ne se mariera que sur le tard, en 1710 (un premier mariage, en 1703, est dissout sans être consommé), à cinquante ans passés, avec Elisabeth de Gouy, dont il n’aura pas d’enfant. Hyacinthe Rigaud décède en son domicile de la rue Louis-le-Grand à Paris, à la fin de l’année 1743. Sa fortune a été écornée par les dépenses liées à son atelier mais il laisse une riche collection d’œuvres d’art, parmi lesquelles plusieurs tableaux de Van Dyck. En 1820, le Musée Hyacinthe Rigaud est fondé à Perpignan, sa ville natale. 

Combien vaut une œuvre de Hyacinthe Rigaud?

Maître reconnu et prolixe, Rigaud bénéficie d’une cote confortable : en 2022, son Portrait de Pierre Vincent Bertin a été adjugé 420 000€ ! L’Autoportrait à la palette, pas moins expressif mais moins achevé, n’a, lui, pas dépassé les 45 000€. Beaucoup de toiles signées Rigaud sont en fait des travaux d’atelier : lorsque celui-ci est avéré, la cote s’en ressent et les prix se voient divisés par dix. Mais il est fréquemment arrivé, ces dernières années, que des œuvres portant le nom de Rigaud et estimées autour de 5000€ partent…. pour des sommes dix fois plus élevées.  Une expertise est donc souvent nécessaire.

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Estimation gratuite Charles Parrocel

Charles Parrocel

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Estimation et cote de l'artiste Charles Parrocel

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Charles Parrocel, peintre des cavaliers 

Charles Parrocel (1688-1752) est un peintre et dessinateur français. Il fait partie d’une vaste et célèbre famille de peintres, parmi lesquels on peut citer son grand-père Barthélémy, son oncle Louis, son père Joseph, apprécié de Louis XIV, dont il illustra les campagnes et pour qui il effectua des décorations à Versailles, et son cousin Pierre, spécialisé dans la veine religieuse. À l’instar de Joseph, Charles s’est attiré le surnom de « peintre des batailles », car il joua auprès de Louis XV le même rôle que son géniteur auprès du Roi-Soleil. 

Si les sujets traités par les deux artistes se ressemblent, les œuvres de Charles, d’une touche plus rapide, plus colorée, d’une plus grande légèreté et d’un climat moins sombre, témoignent de l’évolution du goût depuis celles produites par son père.  

Débuts et formation de Charles Parrocel

On prête à Charles Parrocel une vie aventureuse, même si le fait qu’il se soit engagé dès ses dix-sept ans dans la cavalerie est aujourd’hui mis en doute. Dégagé de ses obligations militaires, formé à la peinture auprès de son père puis de Bon Boullogne, il parcourt l’Italie à partir de 1712, poussant jusqu’à Malte. 

Son Moïse sauvé des eaux – thème déjà illustré par son oncle Louis Parrocel – lui vaut d’être reçu pensionnaire à l’Académie de France à Rome. Il rentre en 1721 à Paris, où son Combat de cavalerie et d’infanterie lui ouvre les portes de l’Académie royale de peinture et de sculpture. 

Sa familiarité avec l’univers équestre sera en outre confirmée par les illustrations qu’il conçoit pour l’ouvrage de François Robichon de la Guérinière, L’école de cavalerie, contenant la connaissance, l’instruction et la conservation du cheval (1733). Ses dessins donnent lieu à une série de gravures qui seront fréquemment reproduites à des fins de documentation.

Charles Parrocel remarqué par le roi

Par ailleurs, Charles Parrocel réalise une vaste toile qui va asseoir sa réputation : Mehemet Effendi, ambassadeur turc, arrive aux Tuileries, 21 mars 1721 (1723). Comme la toile est destinée à être reproduite sur une tapisserie des Gobelins, Parrocel en réalise un carton, complété de son pendant (La Sortie de l’ambassadeur). En 1739, l’ouvrage rejoint la collection personnelle de Louis XV – il est aujourd’hui exposé au Musée de Versailles. 

 

Charles Parrocel se fait remarquer dans les Salons avant de jouir d’une reconnaissance officielle, notamment au sein de l’Académie royale, dont il est nommé conseiller en 1735, en remplacement de Joseph Vivien, puis adjoint-professeur en 1744 et professeur en 1746. Logé à l’Hôtel des Gobelins, il produit de nombreux cartons de tapisseries, commandés aussi bien par la Ville de Paris que par le pouvoir royal. À la mort de Hyacinte Rigaud, en 1743, Louis XV accorde à Charles Parrocel une pension (moitié moindre que celle de son illustre prédécesseur). 

Adoubé comme «  peintre ordinaire des conquêtes du roi » Charles Parrocel suit le Bien-Aimé dans ses campagnes. Il commémore notamment la célèbre bataille de Fontenoy (au cours de laquelle aurait été prononcée la réplique popularisée par Voltaire : « Messieurs les Anglais, tirez les premiers »), à travers un portrait du monarque (Louis XV à la bataille de Fontenoy, 1745) et divers tableaux de plus grande ampleur, pas tous achevés, dont l’un sera reproduit en bas-relief par Claude Nicolas Francin et un autre réalisé par son élève Pierre Lenfant. 

Les dernières années de Charles Parrocel

Des attaques de paralysie empêchent Charles Parrocel de terminer les vastes projets destinés au château de Choisy (La bataille de Lawfelt, 1747), pour lesquels il ne peut livrer que des esquisses préparatoires.

Doué d’une grande facilité d’exécution, d’un style souple et aéré, Charles Parrocel a finalement réalisé peu de tableaux. En revanche, il laisse un grand nombre de dessins (Marche pour la publication de la paix, 1752, légué à la Ville de Paris), de cartons et de grisailles, qui donnèrent lieu à de multiples reproductions ou réalisations postérieures (Portrait équestre de Louis XV, gravé par Jean-Georges Wille, 1747). Il eut pour élèves Pierre Lenfant et Philibert-Benoît de La Rue. 

Combien coûte une œuvre de Charles Parrocel ?

Les études de Charles Parrocel (à la sanguine, au crayon, à la pierre noire, à l’encre) ont été produites et redécouvertes en nombre : leur prix reste donc modeste – entre 300€ et 1000€. Certaines pièces particulièrement travaillées et mariant diverses techniques partent à des sommes plus conséquentes : 4600€ pour L’Engagement de cavalerie, mêlant encre et crayons. 

Les divers portraits de Louis XV à cheval esquissés par le peintre ont souvent été achevés et déclinés par son atelier ou ses élèves : on les trouve sur le marché aux environs de 5000€.

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Estimation gratuite Antoine Ranc

Antoine Ranc

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Antoine Ranc (1634-1716) est un peintre français, spécialisé dans les sujets religieux.

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La formation d’Antoine Ranc

La date de naissance d’Antoine Ranc n’est pas certaine : il voit sans doute le jour en 1634 à Montpellier, ville qui vient d’être reconquise sur les protestants par le pouvoir royal et va être l’objet d’une intense reconstruction – dont témoigne aujourd’hui le centre historique. Antoine Ranc devient l’élève du flamand Jean Zueil, surnommé « le Français », par l’intermédiaire duquel la cité languedocienne s’ouvre à l’école hollandaise. À cette influence nordique, Antoine Ranc va joindre une influence italienne plus attendue, en entreprenant le désormais traditionnel voyage de formation à Rome en 1654.  On ne sait s’il y rencontra Nicolas Poussin (qui y résidait alors faute de retrouver le succès en France), mais Ranc semble avoir été familier de l’art du grand maître.

Premiers chantiers montpelliérains

De retour à Montpellier, Antoine Ranc reçoit sa première commande d’importance en 1667 : il s’agit d’un vaste tableau représentant le Christ Sauveur du monde, la Vierge et différents saints destinés au maître-autel de Notre-Dame-des-Tables.  En 1671, le jeune Hyacinthe Rigaud, qui deviendra l’un des plus célèbres portraitistes de la cour, reçoit son enseignement : Ranc lui fait alors découvrir les peintres flamands, particulièrement les tableaux d’Antoine Van Dyck qu’il possède.  Le premier fils d’Antoine Ranc, Jean, qui deviendra aussi peintre (sous le nom de « Ranc le Jeune ») naît en 1684. Antoine Ranc participe à divers chantiers confiés par les églises de Montpellier au peintre Jean de Troy, qui, en 1679, est nommé premier directeur de l’École de peinture (ou Académie des Arts) nouvellement créée.  En 1691, au décès de Jean de Troy, c’est Antoine Ranc qui est amené à achever une partie de la décoration de la cathédrale commandée à son prédécesseur, un diptyque de deux immenses tableaux inspirés de Poussin (Jésus remettant les clefs à Saint Pierre est entièrement de sa main).

Antoine Ranc décorateur des églises de Montpellier

En 1697, Charles-Joachim Colbert de Croissy (futur codirecteur de l’Académie des Sciences et Lettres de Montpellier) est nommé évêque de la cité languedocienne, et se tourne vers Antoine Ranc pour la décoration de ses principaux lieux de culte : église Saint-Mathieu (L’Apparition de l’Ange à saint Joseph, 1699 ; Christ en croix, 1701)  église paroissiale de la Présentation-du-Seigneur (Saint Augustin ; Saint Jacques, 1698), etc. 

Parallèlement, admis en tant que membre (laïc) de la Confrérie des Pénitents blancs de Montpellier en 1698, Antoine Ranc réalise pour la chapelle de cette confrérie huit médaillons en grisaille et deux dessus de porte. 

 

Antoine Ranc décède peu après Louis XIV, en 1716, à plus de quatre-vingt ans ; il est inhumé en l’église Saint-Mathieu, qu’il a contribué à décorer.

La côte des œuvres d’Antoine Ranc ?

Les oeuvres d’Antoine Ranc n’encombrent pas le marché et sont difficiles à distinguer de celles de son atelier ou de ses disciples. D’autre part, la plupart de ses peintures sacrées restent la propriété des institutions pour lesquelles elles ont été conçues. Le prix des rares toiles vendues sous son nom ces dix dernières années oscillaient entre 500€ et 3000€.
(Illus.) Albert Gleizes, Portrait de Florent Schmitt (Le Pianiste), 1914-1915, pastel, reproduction photographique en noir et blanc.

En lien avec Antoine Ranc

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