Estimation gratuite Henryk Siemiradzki

Henryk Siemiradzki

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Henryk Siemiradzki

Né en 1843 dans la slobada de Novobelgorod (actuel village de Petchenegui en Ukraine), Henryk Siemiradzki est un peintre reconnu pour son style académique et ses représentations aux thématiques religieuses traitant de l’antiquité gréco-romaine.

Estimation gratuite Henryk Siemiradzki

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Henryk Siemiradzki et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Henryk Siemiradzki en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est d’Henryk Siemiradzki, peintre et aquarelliste d’art contemporain

Fils d’un médecin militaire polonais, Henryk Siemiradzki né dans un milieu social plutôt aisé et reçoit une éducation stricte. Ses débuts dans la peinture sont étroitement liés au domaine de la science et des mathématiques. Il entre à l’école de Kharkov où il suit l’enseignement d’un disciple de Karl Briullov (1799-1852), grand maître du classicisme en Russie, Dmitri Ivanovitch Bespertchi. Par la suite il rentre à l’université de Kerkhove en section mathématique et physique mais poursuit son apprentissage en peinture auprès de Bespertchi.

Plus tard, Siemiradzki abandonnera ses études scientifiques une fois l’obtention de son diplôme. Dans les années 1864 à 1870, Henryk Siemiradzki s’installe à Saint-Pétersbourg afin de suivre le cursus artistique de l’Académie impériale des arts. L’artiste découvre alors la rigueur du courant classique et s’en approprie les codes. 

Grâce à une subvention de l’Académie, Henryk Siemiradzki part pour Munich où il étudie auprès de Karl von Piloty (1826-1886). Le peintre finit par quitter Munich pour partir et déménager à Rome en 1871. Après ce voyage l’artiste rentre en 1873 à Saint-Pétersbourg où il reçoit le titre d’académicien de l’Académie Impériale. Il s’insère aussi au cœur des sphères artistiques russes et devient l’un des membres de la Société des Artistes de peinture historique à Moscou. 

Henryk Siemiradzki  travaille ensuite de 1876 à 1879 sur les fresques de la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Le résultat laisse entendre que son apprentissage auprès des grandes figures de la peinture classique russe n’a pas été anodin. Il exploite d’ailleurs, en 1876, ce talent dans la réalisation d’une de ses toiles les plus connues intitulée Les torches de Néron qu’il offre en don au Musée National polonais de Cracovie. 

À partir de 1893, Henryk Siemiradzki travaille sur deux grands tableaux pour le musée historique d’État de Moscou. Nombreuses de ses œuvres sont exposées dans les musées de l’Empire russe surtout en Pologne, en Russie et en Ukraine.

Les inspirations artistiques d’Henryk Siemiradzki

Henryk Siemiradzki est d’abord influencé par son enseignement reçu par Dmitri Ivanovitch Bespertchi, l’un des maîtres de la peinture classique russe. La plupart de ces représentations traitent de scènes de l’Antiquité ou encore des compositions présentant la vie des premiers chrétiens. Siemiradzki peint également des portraits et des paysages aux allures utopiques qu’il ajuste à une lumière particulièrement ensoleillée.

Henryk Siemiradzki participe aussi à des projets de décoration comme les fameux rideaux peints du théâtre Juliusz Słowacki de Cracovie et pour le théâtre de Lwow. Cette complémentarité dans son art, aliénant décoration et peinture classique, fait que le peintre accorde une importance inévitable au détail révélant ainsi son sens de l’authenticité. Dans sa toile intitulée Les torches de Néron, Siemiradzki laisse au spectateur l’impression d’une action en plein déroulement. Il témoigne aussi d’une recherche et d’une culture affirmée de l’Antiquité à travers la représentation des costumes ainsi que de l’architecture de l’époque. 

Siemiradzki use d’une palette chromatique digne de la peinture académique avec un respect de la composition rendant ses scènes religieuses presque aussi précises que les écrits. Lorsqu’il peint en 1897 la toile intitulée Dircé chrétienne dans le cirque de Néron, le peintre applique du rouge pour les figures importantes ainsi que dans la représentation du sang. L’œil du spectateur est donc dirigé par l’importance des événements. 

Faites estimer gratuitement une œuvre d’Henryk Siemiradzki

Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Henryk Siemiradzki et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formule en ligne. Faites estimer une œuvre d’Henryk Siemiradzki en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

(Illus.) Les torches de Néron, 1876, huile sur toile, 385cm x 704cm, Pologne, Musée national de Cracovie.

En lien avec Henryk Siemiradzki

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite François-Marius Granet

François-Marius Granet

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste François-Marius Granet

À la fois peintre, lithographe, aquarelliste mais aussi conservateur des peintures du musée du Louvre puis du musée historique de Versailles, François-Marius Granet (1775 – 1849) est une figure du néoclassicisme. Ses œuvres aux sujets historiques ou anecdotiques, comme ses représentations d’églises, de cloîtres ou de temples en ruine, comptent parmi les plus marquantes dans l’histoire de la peinture.

 

Estimation gratuite François-Marius Granet

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de François-Marius Granet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de François-Marius Granet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

François-Marius Granet, peintre néoclassique du XIXe siècle

Né à Aix-en-Provence en 1775, François-Marius Granet est le fils d’un maître maçon. De milieu modeste, le jeune artiste est remarqué pour son attirance envers les beaux-arts. Il s’inscrit à l’école municipale de dessin en 1774. Assidu, il devient le « maître-assistant » de Jean-Antoine Constantin qui l’influencera durablement dans toutes ses peintures. François-Marius Granet y rencontre Auguste de Forbin, dont il devient l’ami fidèle tout au long de sa vie.  

En 1792 débutent les troubles révolutionnaires. François-Marius Granet s’associe à la société populaire pour combattre devant Toulon. Il y réalise des aquarelles, dont un grand lavis intitulé Fête révolutionnaire à Aix. À cette époque, le jeune homme assiste à des scènes de misères et de guerre.
Nommé peintre de l’Arsenal, l’artiste décore des proues et des poupes de navire. Débarqué à Paris en 1798, il intègre l’atelier de Jacques-Louis David. C’est l’année suivante qu’il présente son premier tableau au Salon, Le Cloître des feuillants. Fort de son succès d’estime, il part en Italie en 1802 avec son ami Auguste de Forbin où, tombé amoureux du pays, il y réalise de nombreux paysages sur le motif, notamment à Rome où il s’installe. François-Marius Granet peint des monuments anciens, tel le Colisée. À cette occasion, Jean-Auguste-Dominique Ingres, le célèbre peintre avec qui il se lie d’amitié, peint son Portrait de François-Marius Granet, premier d’une série de portraits à Rome, en 1807. 

Depuis l’Italie, François-Marius Granet envoie ses tableaux à Paris. Le peintre prometteur reçoit en 1808 une médaille d’or au Salon de 1808. Il ne cesse alors de voyager entre Rome, Paris et Aix-en-Provence. Le Chœur de la chapelle des Capucins place de Barberini à Rome, exposé au Salon de 1819, suscite l’intérêt de Louis XVIII. François-Marius Granet réalise plusieurs copies et versions de cette toile.

En 1826, François-Marius Granet est nommé conservateur au musée du Louvre grâce à l’appui d’Auguste de Forbin. Puis, il devient conservateur du musée historique de Versailles en 1833. C’est à cette époque qu’il exécute de petites aquarelles représentant la vie parisienne et versaillaise. François-Marius Granet y décède en 1849, léguant à la ville d’Aix-en-Provence de nombreuses œuvres. Le musée Granet est inauguré en 1949.

Les thèmes des peintures de François-Marius Granet

Des paysages lumineux aux intérieurs entre ombre et lumière, les peintures de François-Marius Granet s’attachent à capter l’émotion du moment. La composition y est rigoureuse. Inspiré par la peinture flamande et hollandaise, l’artiste représente des scènes aux contrastes forts. Ses sujets révèlent son attirance pour les cloîtres, les intérieurs, les grottes, les chapelles et les églises. À Rome, il choisit des motifs inédits telle la prison du Capitole. Des mendiants, enrôlés pour y figurer, apparaissent en silhouettes. Élève de David, François-Marius Granet est aussi un peintre d’histoire. Cherchant à rivaliser avec son maitre, il peint en 1839 son plus grand tableau au sujet historique : Les Funérailles des victimes de l’attentat de Fieschi. Le peintre privilégie cependant la période du Moyen Âge comme dans sa peinture à l’huile intitulée La Reine Blanche de Castille délivrant les prisonniers (1801).

De la vie religieuse, François-Marius Granet peint non pas des scènes bibliques, mais des scènes ancrées dans son époque. Son tableau Moines dans une grotte en est un exemple. Il met en valeur l’architecture des lieux par un habile jeu de contrastes entre l’ombre et la lumière.
Le peintre témoigne également de la vie populaire comme dans son tableau La Récolte des citrouilles à la Bastide de Malvalat, peint dans la campagne aixoise, ou encore Veillée funèbre. 

La côte d’une œuvre de François-Marius Granet

Parmi les peintures de François-Marius Granet les plus recherchées sur le marché de l’art figurent les paysages de Rome, de Paris ou de Versailles. En 2016, la toile Vue de Rome depuis la villa Malta a été vendue au prix de 105 000 euros. La peinture Les Ruines du Colisée animées de personnages a été achetée au prix de 7 500 euros en 2022.
En 2014, une aquarelle intitulée Paysage (1835/40) a été adjugée au prix de 28 958 euros. Plus récemment, son dessin Vue de Rome depuis la Porta Pia, exécuté en 1819 lors de son séjour dans la ville Éternelle, s’est vendu 6 200 euros en 2022. Quant à Louis XII visitant l’atelier de Poussin, cette aquarelle a été achetée à 15 000 euros en 2019.
 

(Illus.) François-Marius Granet La Religieuse malade Vers 1830

En lien avec François-Marius Granet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Francisco de Goya

Francisco De Goya

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Francisco de Goya

Qualifié de « génie visionnaire » de la peinture, l’artiste Francisco de Goya (1746 – 1828) est un artiste extrêmement novateur et révolutionnaire dans l’art pictural. Les plus célèbres œuvres du peintre et graveur espagnol sont marquées par son regard ironique, par la violence et la folie.

 

Estimation gratuite Francisco de Goya

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Francisco de Goya et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Francisco de Goya en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique du peintre espagnol Francisco de Goya

Francisco José de Goya y Lucientes, dit Francisco de Goya, est né en 1746 dans la région de Saragosse, en Espagne. Par son père maître doreur, il côtoie le monde artistique. En 1759, à treize ans, le jeune homme débute son apprentissage en intégrant l’Académie de dessin de sa ville, dans l’atelier de José Luzán. L’Académie royale des beaux-arts de Madrid le recale aux concours à deux reprises, en 1763 et en 1766. Francisco de Goya part en Italie, notamment à Rome, jusqu’en 1771. Il y découvre les chefs-d’œuvre de l’art italien. 

Francisco de Goya, peintre de cour néoclassique

De retour à Saragosse, précédé par sa notoriété grandissante, Francisco de Goya exécute des fresques religieuses. Déjà engagé intellectuellement, le peintre rejoint les cercles des Ilustrados, sensibles aux idées des Lumières. En 1773, il épouse Maria Josefa, sœur des peintres aragonais Ramon et Francisco Bayeu. Grâce à l’appui de ce dernier, le jeune artiste s’établit à Madrid pour travailler à la Fabrique royale de tapisseries. Les cartons réalisés pendant cette période représentent des scènes populaires, fort appréciées par la cour et les cercles aristocratiques. 

Nommé à la cour d’Espagne en 1775, Francisco de Goya devient peintre du roi Charles III en 1786, puis de son successeur Charles IV en 1788. Les commandes affluent, la gloire est assurée. Il exécute plusieurs portraits de membres de la haute société, dont Le Comte de Cabarrus, La Duchesse d’Osuna ou encore La Comtesse de Chinchon.

Cependant, suite à la Révolution française de 1789 dont le peintre partage certaines idées, Francisco de Goya se retrouve écarté de la cour. En 1792, une maladie le rend paralysé pendant un temps, et sourd. Il se consacre à de petits tableaux dont les thèmes portent sur la folie et la sorcellerie.

Francisco de Goya, un artiste résolument engagé

En 1799 parait Les Caprices de Francisco de Goya, un recueil de gravures à l’eau-forte et à l’aquatinte. L’artiste y dresse un constat satirique des tares humaines, des méchancetés et de la bêtise de la société espagnole fortunée. Des créatures morbides, des scènes persifleuses sur la vie madrilène y figurent.
À cette même période, Francisco de Goya peint La Famille de Charles IV. Dans ce grand portrait, le peintre ironise sur l’apparent faste de la royauté, en faisant preuve d’un réalisme cruel. Il peint en 1805 La Maja nue, son célèbre portrait d’une femme nue qui heurte les mœurs de l’Espagne catholique.

Cependant, en 1808, les troupes napoléoniennes envahissent l’Espagne. Francisco de Goya, témoin des violences sur le peuple espagnol, réalise alors la série d’eaux-fortes Les Désastres de la guerre. Ses tableaux El Dos de mayo et El Très de Mayo, compositions audacieuses et modernes, sont des hommages à la résistance espagnole. 

Francisco de Goya se réfugie à la campagne en 1820. Sur les murs de sa Quinta del Sordo (maison de campagne du sourd), il réalise les « peintures noires », des représentations de personnages horribles, tragiques et angoissés. Ces fresques ont été transférées sur toile. Les tableaux Le sabbat des sorcières, Deux vieillards mangeant de la soupe ou, pour le plus connu, Saturne dévore un de ses fils en sont issus. 

Fuyant la politique absolutiste de son pays, Francisco de Goya s’exile en France, à Bordeaux, en 1824. Il y décède en 1828.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Francisco de Goya

Ces dernières années, sur le marché de l’art, les œuvres de Francisco de Goya les plus vendues sont ses estampes. La réputation de l’artiste est telle que certaines de ses productions sont préemptées par de grands musées mondiaux. Cela a été le cas en 2022 pour le musée du Louvre. L’institution a déboursé 1 905 000 euros (frais inclus) pour acquérir deux dessins satiriques : La Femme demande des comptes au mari et La tante Chorriones allume le feu.
En 2018, une encre au pinceau, No llenas tanto la cesta a été adjugée pour 1 407 180 euros. Un dessin à la pierre noire, Loco, a été vendu au prix de 1 930 559 euros. Pour les prix plus modestes, les sanguines sur papier Mucho hay que chupar et Hasta la muerte ont été achetées respectivement à 1 200 euros et 2 200 euros. 

Concernant les peintures de Francisco de Goya, les portraits de Doña Maria Vicenta Barruso Valdés et de sa mère Doña Leonora Antonia Valdes de Barrusso ont été adjugés (prix au marteau) à 12 843 628 euros en 2023. En 2021, l’huile sur toile Une Danse sur une rive du fleuve Manzanares a été vendue pour la somme de 314 927 euros. L’année précédente, le tableau Hannibal le Conquérant voit l’Italie depuis les Alpes pour la première fois a atteint 1 362 937 euros à la vente.

(Illus.) Francisco de Goya El Très de Mayo 1814

En lien avec Francisco de Goya

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Théodore Géricault

Théodore Géricault

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Théodore Géricault

Considéré comme un artiste majeur du romantisme français, Théodore Géricault (1791 – 1824) a vécu une vie intense et passionnée. Le Radeau de la Méduse, son plus célèbre tableau, marque un bouleversement dans les codes traditionnels de la peinture.

 

Estimation gratuite Théodore Géricault

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Théodore Géricault et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Théodore Géricault en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts flamboyants du peintre Théodore Géricault

Né à Rouen en 1791, Théodore Géricault grandit dans une famille bourgeoise monarchiste. À dix-sept ans, il hérite de la fortune de sa mère et il décide de se consacrer à la peinture. Théodore Géricault débute son apprentissage artistique en 1810, à Paris, dans l’atelier de Carle Vernet, peintre de genre et maître dans la représentation des chevaux. Théodore Géricault poursuit ses études avec le peintre néoclassique Pierre-Narcisse Guérin.
En 1811, à l’École des beaux-arts, Théodore Géricault rencontre Eugène Delacroix. Fasciné par les peintures plus anciennes, le jeune artiste fréquente assidûment le musée du Louvre où il exécute de nombreuses copies. En reproduisant de grandes toiles, Théodore Géricault acquiert les techniques des plus grands maîtres de la peinture. Passionné par les chevaux, il réalise également de nombreuses études de l’animal aux Grandes Écuries impériales de Versailles. 

En 1812, Théodore Géricault, alors âgé de vingt-et-un ans, envoie son premier tableau au Salon de Paris. Son portrait équestre représente le lieutenant de la garde impériale Dieudonné, sabre à la main, fier sur son cheval cabré. Il est immédiatement salué par le jury qui lui octroie une médaille d’or. Intitulé Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant, ce tableau séduit par ses couleurs et sa composition magistrale. Quelques mois plus tard, le lieutenant qui a tenu rôle de modèle est tué lors de la campagne de Russie. 

En 1814, le tableau Cuirassier blessé quittant le feu ne connaît pas le même succès à cause de son thème politique. Malgré sa magistrale exécution, il symbolise la débâcle des armées napoléoniennes, ce qui est loin d’être un sujet en vogue sous la Restauration.
Cette même année, le jeune Théodore Géricault tombe passionnément amoureux de sa tante Alexandrine, provoquant un scandale familial.

Théodore Géricault, grande figure du romantisme

Après un voyage en Italie en 1816, Théodore Géricault peint des portraits, avec une prédilection pour les figures de brigands, et des scènes de genre. Son Marché aux bœufs, peint en 1817, reprend une scène de la vie quotidienne romaine. C’est à cette période qu’il entreprend son œuvre la plus mondialement connue : Le Radeau de la Méduse.
Voulant présenter au Salon de 1819 une toile monumentale, Théodore Géricault recherche un sujet d’actualité. Il s’inspire du naufrage de « La Méduse », frégate échouée au large du Sénégal et dont les rescapés se livrent au cannibalisme pour survivre. Cette frégate, à la demande du roi Louis XVIII, avait pour mission de reprendre les Comptoirs français en Afrique. Le capitaine, incompétent, est jugé responsable du naufrage. Cette scène glaçante est représentée par l’artiste avec expressivité, dureté et crudité. Le désir de réalisme conduit le peintre à faire construire une réplique du radeau dans son atelier, et à réaliser des études préparatoires de cadavres. Le tableau, alors exposé au Salon, sème le trouble et divise le public. Certains en sont fascinés tandis que d’autres le rejettent avec dégoût. Théodore Géricault part l’exposer à Londres en 1820 où le tableau emporte l’adhésion de la critique. Par la représentation de ce fait divers dramatique comme sujet politique, le peintre marque avec une incontestable virtuosité un tournant dans l’histoire de l’art. 

De retour à Paris en 1821, Théodore Géricault, de santé fragile, entame une série de portraits de malades mentaux. Le peintre, par sa fine observation, montre les tourments intérieurs et les troubles psychologiques des monomanes.
Théodore Géricault décède en 1824, à trente-deux ans.

Les œuvres de Théodore Géricault sur le marché de l‘art

Les peintures de Théodore Géricault restent très prisées sur le marché de l’art. Si son Portrait d’Alfred et Élisabeth Dedreux, huile sur toile peinte vers 1818, a atteint la somme record de 8 000 000 euros en 2009, des œuvres plus récentes se sont vendues à des prix relativement inférieurs.

En 2016, la peinture Léda et le Cygne, aux dimensions modestes, a été adjugée à 745 450 euros. Le Portrait du Naufragé, une tête d’étude pour son œuvre Le Radeau de la Méduse, a été vendu 447 000 euros en 2020 tandis que son étude pour un Cuirassier a été vendue au prix de 34 874 euros en 2022. Cette même année, Tullia fait écraser son père sous les roues de son char, une huile sur toile aux dimensions de 65 par 80,5 centimètres, a été vendue pour la somme de 30 000 euros.

Quant aux nombreux dessins de Théodore Géricault, ils sont également très recherchés. Une étude à la pierre noire pour Le Radeau de la Méduse a atteint 406 725 euros en 2013. L’année suivante, la gouache Vue de la colline de Montmartre est vendue au prix de 856 685 euros. Plus récemment, en 2022, Le Cheval du plâtrier est adjugé à 40 000 euros tandis que son étude à l’encre brune représentant un homme nu qui pleure la mort d’un autre est vendue 23 280 euros. 

(Illus.) Théodore Géricault Le Radeau de la Méduse 1818


En lien avec Théodore Géricault

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Charles Durupt

Charles Durupt

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Charles Durupt

Le peintre Charles Durupt (1804 – 1838) est un artiste représentatif du mouvement romantique, contemporain de Victor Hugo, Hector Berlioz ou encore Alfred de Musset. Ses tableaux sont inspirés par les récits littéraires et les héros de légende. 

Estimation gratuite Charles Durupt

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Charles Durupt et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Charles Durupt en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Charles Durupt, peintre romantique

Charles Barthélémy Jean Durupt, dit Charles Durupt, est né en 1804 à Paris. Entré à l’École des beaux-arts de Paris en 1822, il y côtoie les peintres Félix Auvray, Paul Huet ou encore Pierre-Jules Jollivet. Charles Durupt est un élève d’Antoine-Jean Gros dit baron Gros, peintre néoclassique et préromantique. En 1827, Charles Durupt expose pour la première fois au Salon de Paris. Cette année-là, les classiques s’opposent encore aux romantiques. Le tableau de Paul Delaroche Mort d’Élisabeth, reine d’Angleterre, en 1603 remporte un grand succès tandis que La Mort de Sardanapale d’Eugène Delacroix scandalise le public. L’huile sur toile de Charles Durupt intitulée Flagellation du Christ ne s’y distingue pas particulièrement. Elle est destinée à l’église de Saint-Claude dans le Maine-et-Loire.
Prolifique, le peintre expose ses œuvres au Salon tous les ans, jusqu’à sa mort en 1838, à l’âge de trente-quatre ans.

Les thèmes des peintures de Charles Durupt

Présenté comme un peintre d’histoire dans le Dictionnaire des artistes de l’école française de Charles Gabet (1831), Charles Durupt, comme certains de ses contemporains, s’attache à représenter des scènes légendaires, qu’elles soient historiques ou littéraires. En 1832, il peint Manfred et l’Esprit d’après le drame en vers du poète britannique Lord Byron. Le héros, hanté par le souvenir de sa femme Astarté qu’il a lui-même tué, invoque les esprits pour oublier. Dans cette œuvre, Manfred est représenté, habillé avec soin comme à l’époque de la Renaissance, dans une pièce sombre. Une percée de lumière éclaire un personnage féminin, venant apparemment le hanter. Les détails, des bijoux aux globes terrestres posés sur la table, sont soignés. Le contraste entre l’ombre et la lumière est souligné. Quant au personnage de Manfred, il symbolise un homme à l’âme tourmentée et passionnée, un des héros romantiques par excellence. 

Cette même année, Charles Durupt exécute Henri III poussant du pied le cadavre du duc de Guise l’un de ses tableaux les plus connus. Cette toile représente la mort d’Henri de Lorraine, assassiné sur ordre du roi Henri III en 1588. 
Charles Durupt met en scène le même personnage en 1833 dans son tableau La Marquise de Noirmoutier cherchant à détourner le duc de Guise de se rendre à l’assemblée des États de Blois. Cette fois, le duc est représenté, billet en main glissé par sa maîtresse tentant de l’avertir, à l’hôtel de Condé. Il part sans le soupçonner se jeter dans un guet-apens. Son amante essaie de le retenir. Le duc de Guise, dont l’histoire écrite par Alexandre Dumas dans sa pièce Henri III et sa cour est donnée en 1829 à la Comédie-Française, fascine les romantiques.  

L’un des derniers tableaux de Charles Durupt représente un autre épisode historique, avec pour personnage principal le chevalier Bayard. Intitulée Bayard à Brescia, cette toile, peinte en 1838, représente le seigneur Pierre Terrail, surnommé le chevalier sans peur et sans reproche. Celui-ci s’illustre durant les guerres d’Italie. Charles Durupt le représente blessé à la cuisse. De retour de la célèbre bataille de Brescia, il est recueilli dans une maison de riche apparence. Dans cette peinture de genre, rappelant le style troubadour, une minutie particulière est apportée aux détails notamment sur les costumes du Moyen Âge. Au Salon de 1838, en même temps que ce tableau est présentée son œuvre Départ de Bayard de Brescia. Elle illustre la suite de l’histoire du chevalier, lorsqu’il prend congé de la maison de ses hôtes. 

La côte d’une œuvre de Charles Durupt

Peu d’œuvres du peintre Charles Durupt ont circulé sur le marché de l’art ces dernières années. Parmi les ventes sur le marché de l’art, en 2013, le Portrait de la famille Bastard, toile datée de 1832, représente un couple et ses deux enfants, dans une forêt. Il a été adjugé à 1 800 euros. Son tableau Retour de Guerre a également été adjugé au prix de 1 800 euros en 2018.

Par ailleurs, l’huile sur toile de Charles Durupt intitulée Portrait de peintre (1832), qui semble être un autoportrait, a été vendue en 2015 au prix de 9 000 euros. Plus récemment, en 2021, son tableau Bayard à Brescia, au sujet historique peint en 1838, a été vendu pour la somme de 6 500 euros. En 2022, les deux tableaux Portrait d’un abbé et Portrait de femme, datés de 1836 et formant une paire, ont été adjugés à 550 euros.

(Illus.) Charles Durupt Manfred et L’Esprit 1831

En lien avec Charles Durupt

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite François-Hubert Drouais

François-Hubert Drouais

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste François-Hubert Drouais

Réputé pour l’habileté de ses portraits, François-Hubert Drouais (1727 – 1775) s’est illustré dans les représentations de la famille royale et de la noblesse. Portraitiste de la cour, l’artiste était le peintre attitré de Madame de Pompadour, puis celui de Madame du Barry, favorites du roi Louis XV.

Estimation gratuite François-Hubert Drouais

Prix des œuvres de François-Hubert Drouais

  • Peintures - entre 400 € et 35 000 €

  • Dessins et Aquarelles - entre 200 € et 10 000 €

  • Estampes - Entre 100 € et 5 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de François-Hubert Drouais et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de François-Hubert Drouais en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’apprentissage artistique du peintre François-Hubert Drouais

Né à Paris, François-Hubert Drouais se forme auprès de son père, le peintre portraitiste et miniaturiste français Hubert Drouais. Le jeune homme poursuit ensuite son apprentissage auprès des artistes Donat Nonotte, Carle van Loo et Charles-Joseph Natoire. Il est également l’élève de François Boucher, peintre représentatif du style rocaille. En 1755, François-Hubert Drouais expose pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Le Petit Polisson représente l’un de ses premiers portraits d’un jeune enfant. Le peintre devient un maître en ce domaine. Le talent de portraitiste de François-Hubert Drouais est rapidement reconnu. Agréé à l’Académie royale de peinture à vingt-sept ans, il en devient membre en 1758, à trente et un ans, en présentant les portraits des sculpteurs Edme Bouchardon et Guillaume Couston. Exposées au Salon de 1759, ces deux huiles sur toiles reçoivent des éloges. François-Hubert Drouais se perfectionne dans l’art du portrait, ce qui lui vaut une popularité croissante auprès des aristocrates et à la cour de France.

Le portraitiste François-Hubert Drouais à la cour de Louis XV

François-Hubert Drouais exécute donc de nombreux portraits de nobles personnalités. En 1757, il est appelé à Versailles pour représenter le duc de Berry, futur Louis XVI, et le comte de Provence qui deviendra Louis XVIII. Suivent des commandes de la part de la famille royale. Les dames, conquises par la fraîcheur de son coloris et la mise en valeur de la beauté féminine, se pressent pour obtenir leur portrait ainsi que celui de leur enfant. Dès le début des années 1760, François-Hubert Drouais devient le peintre attitré de Madame de Pompadour. En 1764, il peint le tableau Madame de Pompadour à son métier à broder. L’artiste représente l’ancienne maîtresse de Louis XV brodant, vêtue d’une somptueuse robe aux motifs floraux. Son chien noir se dresse devant elle. Dans sa bibliothèque sont rangés les volumes de l’Encyclopédie, à ses pieds est posée une mandoline. Ces objets témoignent de son intérêt pour les arts et la littérature. La marquise se détache par sa blancheur en opposition au décor où trône un riche mobilier. Mécène des beaux-arts, la marquise était remarquée pour son goût de la mode, en particulier de style rococo. Ce tableau célèbre constitue son ultime portrait avant sa mort.

Le peintre est demandé par les courtisans de Versailles. En 1769, François-Hubert Drouais expose au Salon le Portrait de Madame du Barry en Flore, ce qui officialise le statut de la nouvelle favorite de Louis XV. Incarnée en divinité des fleurs et du printemps, la comtesse s’y tient droite et digne. Cependant, l’écrivain Denis Diderot critiquera cette toile pour son manque de ressemblance avec le modèle et « l’incertitude dans le pinceau ». La peinture obtient tout de même du succès et est reproduite. François-Hubert Drouais continue de réaliser d’importantes commandes royales ou ordonnées par des personnalités de la haute société. Parmi ses tableaux les plus renommés figurent le portrait du Comte de Vaudreuil (1758), celui des enfants Charles-Philippe de France, comte d’Artois, et sa sœur Madame Clotilde future reine de Sardaigne (1763) ou encore celui du Marquis de Sourches et sa famille (1756). En effet, portraitiste à la mode, François-Hubert Drouais est très recherché pour les poses gracieuses de ses modèles. Il enjolive et il idéalise ses sujets. Les familles qu’il représente posent dans des cadres champêtres. Les portraits d’enfants touchent le public par leur aspect émouvant et leur grâce particulière. Jean-Germain, le fils de François-Hubert Drouais, est également un peintre prometteur. Élève de l’illustre Jacques-Louis David, il succombe à la variole en 1788, à vingt-quatre ans. Quant à François-Hubert, il décède quelques années auparavant, en 1775, à Paris.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François-Hubert Drouais

Les œuvres de François-Hubert Drouais présentes sur le marché de l’art sont principalement constituées de ses portraits. En 2016, le Portrait du père de l’artiste, Hubert Drouais, a atteint la somme de 211 800 euros, l’un des prix les plus élevés de ces dernières années. Le Portrait du marquis de Briges, qui représente un portrait du jeune aristocrate âgé de sept ans, s’est vendu à 88 072 euros en 2016. En 2023, le Portrait d’une dame s’est vendu à 1 504 euros, un prix inférieur aux sommes auparavant atteintes. En 2022, des portraits exécutés par François-Hubert Drouais se sont vendus entre 15 000 euros et 35 000 euros, comme le Portrait de mademoiselle Doré en robe blanche et rose adjugé à 20 000 euros. Les dessins et les aquarelles de François-Hubert Drouais sont plus rares sur le marché de l’art. Ces dernières années, certains n’ont pas trouvé d’acquéreurs.

(Illus.) François-Hubert Drouais Madame Sophie de France 1762

En lien avec François-Hubert Drouais

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Nicolas de Largillière

Nicolas de Largillière

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Nicolas de Largillière

Nicolas de Largillière (1656 – 1746) est un peintre reconnu comme un brillant portraitiste de la haute société. Réputé et recherché sous le règne du roi Louis XIV et de la Régence, l’artiste représente finement la famille royale, mais aussi des personnalités artistiques et des bourgeois. 

Estimation gratuite Nicolas de Largillière

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Nicolas de Largillière et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Nicolas de Largillière en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les années d’apprentissage du peintre Nicolas de Largillière

Nicolas de Largillière, dit aussi Nicolas de Largillierre, nait à Paris en 1656. D’origine flamande, il suit à Anvers sa famille où il devient élève dans l’atelier d’Antoine Goubeau. Talentueux, le jeune homme est admis à la guilde de Saint-Luc en 1673, à dix-sept ans. Deux ans plus tard, Nicolas de Largillière arrive à Londres où il avait déjà résidé enfant pour y apprendre le commerce. Cette fois, c’est en tant que peintre qu’il y travaille. Nicolas de Largillière assiste le portraitiste Peter Lely, peintre de la cour du roi Charles Ier, qui lui confie entre autres la restauration de tableaux.

Nicolas de Largillière, artiste de l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris

En 1678, fuyant les querelles religieuses anglaises, Nicolas de Largillière est de retour à Paris. Il fréquente les peintres Adam-François Van der Meulen et Charles Le Brun. Le jeune artiste présente d’ailleurs un Portrait de Le Brun comme tableau de réception à l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. Il est agréé dans cette institution en 1683, puis reçu en 1686.
Nicolas de Largillière s’impose peu à peu comme portraitiste auprès d’une clientèle bourgeoise. Il reçoit également des commandes officielles, notamment de la municipalité de Paris. Trois grandes compositions, Le Repas donné à Louis XIV, le Mariage du duc de Bourgogne et sainte Geneviève intercédant pour faire tomber la pluie lui sont demandées.
En 1699, le peintre épouse Marguerite-Élisabeth Forest, fille du paysagiste Jean-Baptiste Forest, avec qui il aura trois enfants.

Nicolas de Largillière, peintre de portraits dans la haute société

Le portraitiste Nicolas de Largillière est recherché pour la finesse de son exécution, son rendu des étoffes précieuses, ses couleurs riches et son sens du clair-obscur. Il sait flatter les dames en mettant en valeur leur grâce et leur beauté.
Parmi les illustres personnalités représentées figurent des membres de la famille royale anglaise et française tels Élisabeth-Charlotte d’Orléans, mademoiselle de Chartres, Jacques II d’Angleterre ou Louis XIV lui-même. Il a également réalisé des portraits du philosophe Voltaire, du ministre des Finances Jean-Baptiste Colbert, de l’écrivain Jean de la Fontaine ou encore du voyageur et marchand de pierres précieuses Jean-Baptiste Tavernier. Des parlementaires, des financiers et de grands bourgeois constituent également sa clientèle. C’est en 1703 que Nicolas de Largillière exécute le fameux tableau La Belle Strasbourgeoise.

Parallèlement à ses portraits, Nicolas de Largillière exécute quelques tableaux d’histoire tels L’Entrée du Christ à Jérusalem ou Le Portement de Croix, peints vers 1710. Il peint également des paysages et des natures mortes comme Fruits, oiseaux et perdrix rouge (1680) ou Nature morte avec instrument de musique (1695-1700).

Déjà membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, Nicolas de Largillière est ensuite nommé professeur en 1705. Il a notamment pour élèves Jean-Baptiste Oudry, Jacob van Schuppen, Jacques-François Delyen ou encore Théodore-Edmond Plumier. De maître, il occupe progressivement les fonctions de recteur, de chancelier, puis de directeur de 1738 à 1742.
Il décède à Paris quelques années plus tard, à quatre-vingt-dix ans, en 1746.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Nicolas de Largillière

Les peintures de Nicolas de Largillière sont plus fréquentes sur le marché de l’art que ses dessins et ses croquis qui, eux, sont plus rares. Les prix des tableaux fluctuent entre 4 000 euros et plus de 800 000 euros.
En 2023, le Portrait de Jeanne-Henriette Augustine de Fourcy, marquise de Puységur a été adjugé à 137 610 euros. Le Portrait présumé de madame de Parabère a été vendu au prix de 897 700 euros en 2022 tandis que celui de Jacques-François de Chastenet, marquis de Puységur était vendu à 280 000 euros en 2017. Quant au Portrait d’une femme avec des boucles d’oreilles en perles et châle bordeaux, il s’est vendu 4 030 euros en 2020.

Cependant, La Belle Strasbourgeoise, considéré comme un chef d’œuvre dans l’art du portrait, a été adjugé à 1 300 000 euros en 2020. Faisant figure d’exception, ce tableau a obtenu une somme jamais atteinte pour cet artiste. Ce célèbre portrait d’une femme inconnue est le tableau jumeau de celui appartenant au musée des Beaux-Arts de Strasbourg.

Concernant les rares dessins de Nicolas de Largillière présents sur le marché de l’art, un croquis de mains à la pierre noire et à la craie blanche a été adjugé à 2 500 euros en 2013.

(Illus.) Nicolas de Largillière Portrait de Charles de France

 

En lien avec Nicolas de Largillière

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Henri-Pierre Danloux

Henri-Pierre Danloux

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Henri-Pierre Danloux

Peintre et dessinateur, Henri-Pierre Danloux (1753 – 1809) fonde sa renommée sur ses portraits d’aristocrates. Durant la Révolution française, l’artiste s’exile en Angleterre où il connaît une gloire certaine.

Estimation gratuite Henri-Pierre Danloux

Prix des œuvres d'Henri-Pierre Danloux

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 250 € et 2 472 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (dessins aquarellés / lavis) : entre 300 € et 20 000 €

  • Dessin (pierre noire, craie, sanguine, fusain) : entre 300 € et 3 500 €

  • Estampe / lithographie (lots très rares) : entre 200 € et 2 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Henri-Pierre Danloux et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Henri-Pierre Danloux en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques du peintre Henri-Pierre Danloux

Né à Paris, Henri-Pierre Danloux est élevé par son oncle l’architecte Guillaume Le Foullon. Encouragé à s’engager dans la voie artistique, le jeune orphelin se forme auprès du peintre Nicolas-Bernard Lépicié, réputé pour ses scènes de genre intimistes et ses tableaux d’histoire. Il poursuit ensuite son apprentissage avec Joseph-Marie Vien. Là, il fait la connaissance du peintre Jacques-Louis David.  De 1775 à 1780, Henri-Pierre Danloux séjourne à l’Académie de France à Rome, alors dirigée par son professeur Joseph-Marie Vien. Il loge ensuite à Lyon avant de retourner à Paris en 1785. En 1787, le peintre épouse Antoinette de Saint-Redan, fille adoptive de Françoise Thomas de Pange issue d’une famille noble, veuve de l’intendant Antoine Mégret d’Étigny. Il peindra à plusieurs reprises le portrait de sa femme. Fréquentant la noblesse, Henri-Pierre Danloux reçoit des commandes de portraits de personnalités de cette haute société. Sa notoriété mondaine s’amplifie. Dans ses toiles, le peintre accorde un soin particulier au mouvement et à la composition. Il s’attache aussi à représenter finement les tissus des habits et les accessoires. 

L’exil en Angleterre de l’artiste Henri-Pierre Danloux

Afin d’échapper à la Révolution française, Henri-Pierre Danloux se voit contraint de se réfugier en Angleterre. Avec sa famille, il s’installe à Londres où il y fréquente les expatriés français comme la haute société britannique. Le peintre représente ses modèles dans leur quotidien, instaurant une familiarité avec les personnages. Il donne l’impression de saisir un instant volé en nouant une complicité avec les protagonistes.  Lors de son séjour britannique, Henri-Pierre Danloux est influencé par les peintres en vogue tels Thomas Lawrence, John Hoppner ou encore Georges Romney. Il découvre également les tableaux du portraitiste écossais Henry Raeburn et de l’artiste allemand Johan Zoffany. En 1793, son exposition à la Royal Academy de Londres étend encore davantage sa renommée. Les demandes de portraits se font plus nombreuses. Henri-Pierre Danloux devient alors le peintre attitré du comte d’Artois. L’artiste effectue des portraits de famille, mais aussi des portraits d’enfants et d’adolescents comme dans sa représentation du jeune Henry John Lambert. Ce sont les parents, conquis par son talent, qui passent commande auprès du peintre pour une représentation de leur descendant. Des administrateurs, militaires ou civils, réclament eux aussi leur portrait. Les poses sont détendues, plus spontanées que ne l’exigeait la peinture académique. Cependant, le peintre voulant se diversifier, Henri-Pierre Danloux commence à s’essayer à la peinture d’histoire.

Le retour à Paris d’Henri-Pierre Danloux

Même si les peintures d’Henri-Pierre Danloux sont principalement adjugées au Royaume-Uni, les œuvres de l’artiste circulent également sur le marché de l’art français. Ces dernières années, les tableaux d’Henri-Pierre Danloux se vendent dans un ordre de prix allant de 1 000 euros à plus de 400 000 euros. En effet, en 2020, le Portrait de Lum A’kao a atteint la somme de 417 967 euros. Un autre portrait, celui d’Amable Hugues Anne Hyacinthe de Fontanges, a été vendu 100 000 euros en 2021. Cette œuvre se distingue par le choix du personnage, qui n’est autre que le jeune comte, âgé de onze ans. Ce genre du portrait d’enfant était particulièrement prisé à la fin du XVIIIe siècle. Plus récemment, en 2022, le Portrait d’un gentleman, identifié comme étant lord Feilding, a été adjugé pour 8 718 euros.  Concernant les dessins d’Henri-Pierre Danloux, un portrait à la pierre noire du chevalier Victor François de Gibelin a été vendu à 5 926 euros en 2017. Un Portrait d’une jeune femme, à l’aquarelle, a été adjugé 2 500 euros en 2020.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Henri-Pierre Danloux

De retour en France en 1802 sous le Consulat, Henri-Pierre Danloux continue de se perfectionner dans les scènes historiques. Il expose au Salon de peinture et de sculpture de Paris Le Supplice d’une vestale, peint en Angleterre. La prêtresse de la Rome antique y est représentée à genoux, vêtue d’une robe d’un blanc immaculé. Elle est condamnée à être enfermée pour avoir rompu ses vœux. Les mains de la prisonnière se lèvent vers la main masculine occupée à relever l’échelle pour refermer la trappe. Cette œuvre d’Henri-Pierre Danloux est remarquée et saluée. Le poète Jacques Delille, ami du peintre et dont celui-ci exécutera le portrait, en fait l’éloge dans son poème La Pitié. Néanmoins, Henri-Pierre Danloux peine à retrouver le succès. Le peintre décède à Paris en 1809.

(Illus.) Henri-Pierre Danloux Portrait d’Henry John Lambert 1800

Reconnaître la signature d'Henri-Pierre Danloux

Savoir reconnaître la signature d’Henri-Pierre Danloux est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de ce peintre néoclassique réputé du XVIIIᵉ siècle. Élève de Joseph-Marie Vien, Danloux fut l’un des portraitistes les plus recherchés de la noblesse française et anglaise de son temps. Ses œuvres, souvent datées entre 1780 et 1809, portent une signature soignée et discrète, généralement inscrite en bas à droite de la toile. Henri-Pierre Danloux signe le plus souvent « H. P. Danloux » ou simplement « Danloux », à la plume ou au pinceau, en lettres cursives fines et élégantes, parfois accompagnées d’une date complète (« 1793 », « 1805 ») ou abrégée. Sur certains portraits de commande, notamment Portrait de Madame de Saint-Morys ou Portrait du comte de Fries, la signature est intégrée avec discrétion dans le décor, sur un élément d’architecture ou le rebord d’un meuble. Les œuvres exécutées durant son exil en Angleterre présentent parfois une graphie légèrement anglicisée, plus rapide, traduisant l’évolution de son geste. Compte tenu des nombreuses attributions anciennes ou d’œuvres d’atelier parfois confondues avec les siennes, il est vivement recommandé de faire vérifier la signature d’un Henri-Pierre Danloux par un expert. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture du XVIIIᵉ siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos tableaux signés Danloux, qu’il s’agisse d’un portrait aristocratique, d’une scène d’histoire ou d’une œuvre sur papier.

Expertise signature Henri-Pierre Danloux
Signature Henri-Pierre Danloux

En lien avec Henri-Pierre Danloux

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Alexandre-Marie Colin

Alexandre-Marie Colin

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Alexandre-Marie Colin

Ami d’Eugène Delacroix et de Théodore Géricault, Alexandre-Marie Colin (1798 – 1875) fait partie des peintres romantiques du XIXe siècle. L’artiste a réalisé de nombreuses peintures d’histoire, de genre, des portraits et des paysages. Il est reconnu pour ses toiles inspirées par la littérature, notamment anglaise. 

Estimation gratuite Alexandre-Marie Colin

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Alexandre-Marie Colin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Alexandre-Marie Colin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Alexandre-Marie Colin, peintre du romantisme

Élève à seize ans dans l’atelier d’Anne-Louis Girodet, Alexandre-Marie Colin y côtoie les peintres Robert Fleury, Ferdinand Lancrenon ou encore Édouard Bertin. Il effectue, à la pierre noire ou à la mine de plomb, de nombreux croquis de ses camarades. En 1815, Alexandre-Marie Colin rencontre Eugène Delacroix. Devenus des amis intimes, les deux peintres s’inspirent mutuellement. En 1818, le jeune homme fait la connaissance du peintre anglais Richard Parkes Bonington dont il peindra le portrait. Les deux artistes voyagent ensemble à plusieurs reprises, comme en attestent les croquis de voyage d’Alexandre-Marie Colin. En effet, des esquisses montrant le peintre britannique figurent dans ses carnets.

Après un séjour en Italie, Alexandre-Marie Colin expose pour la première fois au Salon de Paris en 1819. Il y est récompensé en 1824 et en 1831 par l’obtention de médailles de deuxième classe. Gage de sa reconnaissance, il remporte une médaille de première classe en 1840, année où il expose Les Cygnes, un petit tableau de genre. Y figurent une femme et son fils, penchés sur le bord d’un étang où nagent des cygnes. La « couleur charmante », sa « fraîcheur et son agrément » y sont remarqués par Jules Robert dans l’Album du Salon de 1840. Cette année-là, Alexandre-Marie Colin présente aussi l’un de ses premiers tableaux de peinture religieuse, La Résurrection.
Le peintre expose régulièrement dans les salons français, dont vingt-neuf œuvres au Salon de Paris. Il envoie ses œuvres en Angleterre à la Royal Academy de Londres et à la British Institution, et ce à plusieurs reprises de 1829 à 1853. Pour l’église parisienne Saint-Roch, Alexandre-Marie Colin exécute en 1851 les tableaux Les Funérailles de saint Nicolas et Saint Nicolas apaisant la tempête. 

Directeur de l’École des beaux-arts de Nîmes de 1834 à 1839, Alexandre-Marie Colin devient professeur à l’École polytechnique de Paris dès 1849.

Les thèmes abordés dans les tableaux d’Alexandre-Marie Colin

Influencé par le mouvement romantique, Alexandre-Marie Colin s’est intéressé à des thèmes divers. Il s’empare de sujets littéraires, notamment des écrits de lord Byron. Le Giaour, poème de l’écrivain britannique, inspire le peintre qui réalise en 1826 une représentation du héros oriental. Son tableau est présenté à la galerie Lebrun en 1926 lors d’une exposition en faveur du soulèvement grec contre l’Empire ottoman. En 1831, Alexandre-Marie Colin peint la toile Don Juan et Haïdée imaginée à partir du poème inachevé, qualifié de chef-d’œuvre, du même lord Byron. Dans cette œuvre, le peintre met en scène la déclaration amoureuse de la princesse face au jeune séducteur.
Le tableau Othello et Desdémone révèle l’intérêt d’Alexandre-Marie Colin pour le dramaturge William Shakespeare. Peinte en 1829, la toile représente la mort de Desdémone, assassinée par Othello dans le dernier acte de la célèbre tragédie. 

Parmi ses tableaux d’histoire figure Valentine de Milan implore la justice du roi Charles VI pour l’assassinat du duc d’Orléans, commandé par Louis-Philippe en 1835. En effet, le peintre reçoit des commandes officielles pour le musée de l’Histoire de France à Versailles ou pour la galerie d’Apollon du musée du Louvre.
Alexandre-Marie Colin se plaît aussi à peindre des sujets inspirés par la découverte du Nouveau Monde, tel son Christophe Colomb devant le Conseil de Salamanque, présenté au Salon de 1843. Sur ce même thème, il a illustré le roman de Jean-François Marmontel intitulé Les Incas, ou la destruction de l’empire du Pérou. Les tableaux d’Alexandre-Marie Colin représentant Ataliba, héros du livre, font partie de sa série sur les Incas. 

Par ailleurs, l’artiste dresse des portraits de la société parisienne, dont des peintres et des comédiens dans leur costume de scène. Un recueil de lithographies rassemble une collection de portraits d’artistes de théâtres parisiens. Dessinées d’après nature avec Louis Stanislas Marin-Lavigne et en collaboration avec le graveur Francisque Noel, des gravures y représentent de célèbres acteurs de la Comédie-Française.

La côte des tableaux d’Alexandre-Marie Colin

Sur le marché de l’art, les œuvres d’Alexandre-Marie Colin sont apparues à plusieurs reprises. En 2016, son huile sur toile intitulée Portrait de Sa Majesté l’empereur Napoléon III en ¾ de face, en uniforme de général a été adjugée au prix de 19 000 euros. Plus récemment, son tableau Suzanne et les vieillards a été vendu 10 125 euros en 2019. Don Juan et Haïdée, inspiré par le poème de lord Byron comme évoqué précédemment, a atteint la somme de 32 200 euros en 2021. 

Les prix peuvent cependant être plus modestes si le format est de taille réduite. Une petite huile sur toile représentant un paysage de mer et intitulée Pêcheurs et famille sur la plage a été adjugée à 2 125 euros en 2020. Quant aux dessins d’Alexandre-Marie Colin, le Portrait de jeune homme, exécuté au crayon noir, a été vendu au prix de 1 517 euros en 2015.

(Illus.) Alexandre-Marie Colin Visite de François 1er aux monuments de Nîmes

 

En lien avec Alexandre-Marie Colin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Antoine Boizot

Antoine Boizot

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 20

Estimation et cote de l'artiste Antoine Boizot

Peintre ordinaire du roi et dessinateur français, Antoine Boizot travaille notamment à la manufacture royale des Gobelins. L’artiste réalise également des tableaux de scènes mythologiques et d’histoire. 

Estimation gratuite Antoine Boizot

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Antoine Boizot et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Antoine Boizot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation et les débuts artistiques du peintre Antoine Boizot

Le peintre Antoine Boizot est né à Paris en 1702 et il décède en 1782. Lors de son apprentissage artistique, il est l’élève de François Lemoyne, l’un des fondateurs du style rococo.
Antoine Boizot présente son tableau Joab fait lapider le prophète Zacharie dans le parvis du temple au prix de Rome en 1729. Second, il se place derrière Philothée-François Duflot. Mais c’est avec sa toile Giézi , serviteur du prophète Élisée, obtient par surprise les présents que le prophète avait refusés qu’il remporte le prix l’année suivante. Cette récompense permet à Antoine Boizot de partir séjourner au palais Mancini de l’Académie de France à Rome jusqu’en 1735.

En 1736, Antoine Boizot est agréé à l’Académie de peinture et de sculpture de Paris. Il y est reçu l’année suivante en tant que peintre d’histoire. Il présente Apollon caressant Leucothoé comme morceau de réception. Le sujet est tiré des Métamorphoses d’Ovide, épopée mythologique. Le tableau illustre l’histoire de ces amants malheureux. La scène se situe au moment de l’étreinte de la fille du roi de Babylone avec le dieu du soleil et des arts, juste avant la dénonciation de la sœur de la jeune fille à son père. Dans cette composition, Antoine Boizot place Leucothoé au centre de la composition. Vêtue d’une robe aux tons bleus, l’amante au teint pâle a la poitrine dénudée. Elle se tourne vers Apollon qui porte une simple cape jaune. Les couleurs pastel contrastent avec le décor. Un Amour ailé est le témoin de leur relation. 

En 1738, Antoine Boizot épouse Marie Oudry, la fille du peintre Jean-Baptiste Oudry. La jeune femme meurt l’année suivante en donnant naissance à leur fils François-Marie-Antoine Boizot. Celui-ci s’établira comme architecte, dessinateur et graveur.
Antoine Boizot se marie en secondes noces avec Jeanne-Marie Flottes, avec qui il a sept enfants. Parmi eux, le sculpteur Louis-Simon Boizot et la graveuse Marie-Louise-Adélaïde Boizot deviendront de célèbres artistes. 

Les portraits et les peintures mythologiques du peintre Antoine Boizot

En 1737, le peintre expose pour la première fois au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Il y présente régulièrement ses œuvres jusqu’en 1771. Antoine Boizot s’emploie à exécuter des toiles aux sujets mythologiques comme Venus priant Vulcain de forger des armes pour son fils Énée (1774) ou L’Aurore invoquant l’Amour pour obtenir le rajeunissement de Titon. Ce tableau sera montré au salon de Paris de 1753. Le thème de l’amour y est encore une fois pleinement exposé. 

En 1738 parait le Recueil des portraits des rois de France depuis Pharamond jusqu’à Louis XV. Le livre contient une série de portraits de personnalités illustres dessinées par Antoine Boizot.  

L’artiste occupe également la fonction de peintre, dessinateur et professeur à la manufacture royale des Gobelins. Il détient ce poste jusqu’à son décès, en 1782. Chargé de réaliser les cartons de tapisserie, Antoine Boizot exécute des tableaux sans pour autant ajouter sa signature au bas des toiles. De ce fait, l’établissement d’un catalogue de son œuvre n’en est pas facilité. Certaines productions ne lui sont pas attribuées avec certitude. En 1746, Antoine Boizot peint notamment les deux tableaux L’Aurore et La Nuit. Ils sont réalisés par la suite en tapisseries à la manufacture royale des Gobelins. 

En ce qui concerne les thèmes religieux, Antoine Boizot exécute notamment Le Sermon sur la montagne en 1758 pour la collégiale Notre-Dame-de-L’Assomption située à Vitry-le-François, dans la Marne. Le tableau illustre la prédication de Jésus à ses fidèles, rapportée dans l’Évangile selon saint Matthieu. Son œuvre reste influencée par son maître de jeunesse, le peintre François Lemoyne. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Antoine Boizot

Les œuvres d’Antoine Boizot sont rarement présentes sur le marché de l’art. Certaines, sans trace de signature, lui sont cependant attribuées. Le prix de vente de ses peintures se situe entre 2 000 et 50 000 euros. Leur estimation varie en fonction de divers critères comme les dimensions, la provenance ou le sujet. 

En 2018, le tableau Renaud et Armide, attribué au peintre Antoine Boizot, a été adjugé pour la somme de 4 200 euros. En 2016, une autre huile sur toile portant sur le même sujet a obtenu la somme de 9 000 euros. Quant à la toile de petite dimension intitulée Bacchus consolant Ariane, qui a été attribuée à Antoine Boizot, elle a été vendue au prix de 9 500 euros en 2016.
Ces œuvres font partie des rares ventes récentes attribuées au peintre.

(Illus.) Antoine Boizot Apollon caressant Leucothoé 1737



En lien avec Antoine Boizot

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.