Estimation gratuite François Watteau

François Watteau

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Estimation et cote de l'artiste François Watteau

Lillois, François Watteau (1758 – 1823) a représenté des fêtes populaires, des scènes de genre et des scènes de cavalerie dans ses tableaux. Avec son père Louis Joseph Watteau, les deux peintres sont surnommés les « Watteau de Lille ». Par leurs peintures, ils témoignent de leur époque. Ils étaient considérés comme les peintres officiels de la ville lilloise.

Estimation gratuite François Watteau

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L’apprentissage artistique du peintre François Watteau

Né à Valenciennes, François Louis Joseph Watteau apprend la peinture auprès de son père, le peintre Louis Joseph Watteau. Il obtient la première médaille dans la classe de dessin de la ville de Lille en 1770. En 1774, il y remporte la médaille d’honneur.

Le jeune François Watteau poursuit sa formation artistique aux Beaux-Arts de Paris, sur la demande de son père. De nature indisciplinée, il en est congédié. Le peintre suit également l’enseignement du peintre d’histoire Louis-Jacques Durameau. En 1782, François Watteau obtient une troisième médaille à l’Académie des beaux-arts. Durant ses études parisiennes, il effectue toutefois de nombreux séjours à Lille.

François Watteau appartient à la famille de Jean-Antoine Watteau, célèbre pour ses représentations des fêtes galantes. N’appartenant pas à la même génération (il est son petit-neveu), les deux artistes ne se sont pas connus. 

Des illustrations de mode aux scènes de genre de François Watteau

À Paris, le jeune artiste contribue à la Gallerie des modes et costumes français. Cette publication périodique de mode rassemble des estampes en noir et blanc ou en couleurs. François Watteau y livre une centaine de dessins. Il représente avec talent les élégantes de l’époque, vêtues et coiffées de tenues à la mode. Son attirance pour les frivolités et les scènes galantes s’en ressent.

François Watteau continue également l’exécution de croquis et de tableaux. Parmi eux figure Le Menuet sous le chêne, peinture réalisée en 1787. Dans le même genre, Une Fête au Colisée, peint vers 1789, représente la haute société de Lille qui festoie. Les messieurs et les dames, habillés avec goût, se divertissent dans la guinguette réservée à la classe sociale aisée. Les enfants participent à la fête et ils jouent sur l’herbe. Ce tableau témoigne des loisirs des bonnes familles. La fraîcheur du coloris et la grâce des personnages confèrent à cette toile mondaine une atmosphère charmante. Le lieu, très en vogue et emblématique des lieux de plaisir de la société frivole de l’époque, sera pourtant éphémère et détruit en 1792.

François Watteau expose au Salon du Louvre en 1795. Se voulant peintre militaire, il réalise des toiles d’histoire comme La Bataille des pyramides en 1799 ou Le Siège de Beauvais la même année. Quelque temps plus tard, en 1802, il présente à nouveau deux tableaux au Salon de Paris, représentant les batailles d’Alexandre le Grand. Intitulées La Défaite de Porus par Alexandre et La Défaite de Darius par Alexandre, ces toiles lui valent une médaille d’or.

François Watteau, peintre de la ville de Lille

En 1786, François Watteau retourne à Lille où il est nommé professeur adjoint à l’Académie des Arts, puis professeur en 1798, succédant ainsi à son père. Il prend les fonctions de directeur en 1812. Par la suite, il devient conservateur adjoint du musée des Beaux-Arts de Lille de 1808 jusqu’à sa mort, en 1823.

Ancré dans sa ville, François Watteau a réalisé de nombreuses toiles représentatives de l’époque. Les fêtes populaires locales sont illustrées. Les œuvres La Fête du Broquelet (1803), La Procession de Lille (1801) ou encore La Braderie de Lille (1800) en témoignent. Dans ces deux derniers tableaux, la population régionale y figure, déambulant devant dans les lieux emblématiques de la ville comme l’ancien théâtre ou sur la Grand’Place. Au contraire de ses tableaux de scènes mondaines, la vie populaire y est ici brossée, non sans un sens du détail et un regard facétieux. Les coloris y sont cependant plus ternes. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François Watteau

Ce sont majoritairement les dessins et les aquarelles de François Watteau qui sont présents sur le marché de l’art. En 2021, le dessin à la pierre noire intitulé Concert de musiciens improvisé dans un parc a obtenu un prix de vente au marteau de 5 500 euros. Trois dessins d’une dame élégante, à la mine graphite, ont été vendus pour 3 966 euros en 2018. Les prix des sanguines et des crayonnés débutent approximativement à 200 euros. 

Concernant les tableaux, en 2022, Fête au parc s’est vendu 1 600 euros. La toile Réjouissance familiale dans un paysage a atteint la somme de 23 000 euros en 2016. Ces dernières années, les prix des œuvres de François Watteau, selon leurs dimensions et leur sujet, s’échelonnent généralement entre 700 et 10 000 euros. En 2013, l’huile sur toile Le Bal de Tivoli fait figure d’exception. Elle a été adjugée à 220 000 euros.

 

(Illus.) François Watteau La Braderie de Lille 1800

En lien avec François Watteau

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Estimation gratuite Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

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Estimation et cote de l'artiste Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Né le 29 janvier 1767 à Montargis, Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson est un peintre, illustrateur et graveur qui se situe à la charnière entre deux grands courants artistiques du début du XIXe siècle : la période néoclassique et romantique.

Estimation gratuite Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

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Qui est Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson, peintre d’art contemporain

La mère d’Anne-Louis Girodet était la fille d’un banquier expéditionnaire auprès du pape et possédait une place importante auprès de la noblesse. Elle était connue pour être une femme lettrée dont l’éducation donné à son jeune fils eu un impact déterminant pour la suite de sa formation. Le père de Girodet était issu d’un milieu plus modeste, mais il réussit à gravir l’échelle sociale pour devenir Directeur des domaines de l’apanage du duc d’Orléans. L’homme possédait l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert ainsi que l’œuvre de Rousseau. Girodet a donc disposé très tôt d’un bagage culturel conséquent qui renforça son indépendance et son ouverture d’esprit.

 À la mort de ses parents,  le jeune Girodet est envoyé à Paris où il poursuit de grandes études classiques qui révèlent presque aussitôt c’est dont littéraire et artistique. Le futur artiste a pour tuteur le docteur Benoît-François Trioson avec qui il crée une relation très forte, celui-ci le considère pratiquement comme son fils adoptif. Anne-Louis Girodet rentre dans l’atelier de Jacques-Louis David (1748-1825) en 1785 et demeure comme l’un de ses meilleurs élèves.

En 1789, Anne-Louis Girodet se prépare pour le Prix de Rome qu’il obtient avec brio avec son œuvre intitulée Joseph reconnu par ses frères. Durant son séjour en Italie, le peintre côtoie les travaux des plus grands maîtres de la Renaissance italienne et puise en eux un renouveau pictural. Girodet s’étant construit dans la lignée de David, il décide d’emprunter un chemin orienté vers les codes de la Renaissance. Dès lors ses travaux s’imprègnent d’un mélange entre romantisme et néoclassisme qui lui vaut un grand succès.

Dès 1791, par l’influence de Léonard de Vinci ainsi que Corrège (1489-1534), il use d’un sfumato unique en son genre et fait de son œuvre intitulée Sommeil d’Endymion, son premier succès romantique. À partir de 1793, Anne-louis Girodet se réfugie à Naples, où inspiré par les paysages qui l’entourent, il se met à exécuter des paysages néoclassiques. Le peintre décide de rentrer à Paris en 1795, mais la maladie le retient à Gênes où il fait la rencontre de Antoine-Jean Gros (1771-1835), venu avec l’armée d’Italie et réalise son autoportrait. Autoportrait qu’il vient à échanger avec celui que Gros avait réalisé de lui. 

À son retour à Paris, Anne-Louis Girodet est amené à réaliser de nombreux portraits, celui de Jean-Baptiste Bellay en 1797 ou bien encore le fameux portrait de Napoléon Bonaparte en 1802. Inspiré par la littérature, il réalise le portrait de Chateaubriand méditant sur les ruines de Rome en 1809.

 

À partir de 1812, Anne-louis Girodet, par sa famille, vient à hériter d’une fortune qui lui permet de se consacrer à l’écriture de poème sur l’esthétisme. Il participe en 1813 au projet de décoration du château de Compiègne où il y peint plusieurs fresques murales.

Les inspirations artistiques d’Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson

Même si la facture d’Anne-Louis Girodet reste essentiellement classique, le peintre ne réprime pas sa volonté d’exprimer les passions. Le peintre se situe à une époque charnière entre la fin du courant néoclassique et le début du courant romantique. Lorsqu’il réalise ses portraits, Girodet accorde une attention particulière au trait et à la personnalité du modèle. C’est le cas par exemple avec le célèbre portrait de Chateaubriand en 1809 où l’artiste interprète les prémices du romantisme.

Grâce à son bagage culturel hérité dès son plus jeune âge, Girodet trouve un complément dans la littérature de grands classiques. L’artiste allie ses références littéraires à ses réalisations picturales. Girodet interprète en 1800 l’œuvre littéraire intitulée Ossian et laisse librement cours à ses émotions. Ayant entretenu une certaine relation avec Chateaubriand, de par la réalisation de son portrait, l’artiste décide d’interpréter une de ses œuvres littéraires. Dès 1808 Girodet se met à peindre une illustration fidèle à l’écrit et réalise Atala au tombeau. La critique et notamment son maître David ont été directement touchés par la pureté de la composition.

Anne-Louis Girodet alterne donc entre les codes néoclassiques et les codes romantiques pour créer des œuvres où émotions et académisme trouvent leur complémentarité. Le peintre trouve son inspiration au cœur de la Renaissance italienne,  de Léonard de Vinci en passant par le célèbre sculpteur Canova. C’est d’ailleurs avec le portrait de Galatée réalisé en 1819, qu’il rend hommage au travail du sculpteur.

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(Illus.) Portrait de Châteaubriand, 1808, huile sur toile, Saint-Malo, musée d’histoire de la ville et du Pays Malouin.

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Estimation gratuite Hubert Robert

Hubert Robert

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Estimation et cote de l'artiste Hubert Robert

Surnommé « Robert des ruines » par ses contemporains, Hubert Robert (1733 – 1808) est un peintre, graveur, concepteur de jardins et professeur. Il est particulièrement réputé pour ses paysages d’architectures antiques délabrées, mêlant le réel à l’imaginaire. L’artiste a également endossé des fonctions administratives en tant que conservateur du muséum central des arts de la République, qui deviendra le musée du Louvre. Il est considéré comme un visionnaire, imprégné de poésie.

Estimation gratuite Hubert Robert

Prix des œuvres d'Hubert Robert

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) – entre 20 000 € et plus de 1 500 000 €

  • Dessin (plume et encre, lavis, sanguine) – entre 3 000 € et 200 000 €

  • Aquarelle, gouache – entre 5 000 € et 150 000 €

  • Estampe, gravure – entre 500 € et 8 000 €

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La formation artistique du peintre Hubert Robert

Après une éducation classique au collège de Navarre, à Paris, Hubert Robert est l’élève de Michel-Ange Slodtz. Ce sculpteur est l’un des représentants du style baroque. En 1754, Hubert Robert part en Italie. Mécéné par le futur duc de Choiseul, Hubert Robert est pensionnaire à l’Académie de France à Rome. Il y rencontre Jean-Honoré Fragonard et l’architecte Charles de Wailly. Le jeune artiste suit les cours de Giovanni Paolo qui lui enseigne l’art de la perspective. Quant au graveur Piranèse, il l’initie à la représentation des monuments.
Hubert Robert dessine et croque des jardins, des paysages et surtout les monuments et les sites exceptionnels de Rome, puis de Naples. Ceux en ruines détiennent sa préférence. Le peintre Hubert Robert retourne à Paris en 1765. L’année suivante, il est agréé et reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture avec Le Port de Ripetta à Rome comme tableau de réception. La toile représente une vue imaginaire du port, où se dressent des monuments antiques et modernes dans une atmosphère poétique. Elle est exposée en 1767 au Salon de peinture et de sculpture de Paris.

Des tableaux d’un monde en ruine par l’artiste Hubert Robert

La renommée du peintre Hubert Robert s’accroit rapidement. Ses tableaux représentant des architectures en ruine sont prisés. Le philosophe Denis Diderot écrit à propos du tableau Grande galerie éclairée du fond, exposé au Salon en 1767 : « Ô les belles, les sublimes ruines […] Le morceau dont il s’agit ici est le plus beau de ceux qu’il a exposés. L’air est épais ; la lumière chargée de la vapeur des lieux frais et des corpuscules que des ténèbres visibles nous y font discerner. Et puis cela est d’un pinceau si doux, si moelleux, si sûr. C’est un effet merveilleux produit sans effort. On ne songe pas à l’art. On admire, et c’est de l’admiration même que l’on accorde à la nature. ». En 1766, Hubert Robert s’intéresse à l’art des jardins. Il est chargé de la réalisation du parc du château d’Ermenonville. Il devient par la suite dessinateur des jardins du roi. C’est en 1777 qu’il est nommé conservateur des tableaux du roi. Puis, en 1778, Hubert Robert contribue à l’aménagement de la Grande Galerie du Louvre. Son tableau Vue imaginaire de la grande galerie en ruine, peint en 1796 représente une scène imaginaire où l’architecture est envahie par la végétation. Les statues sont renversées, les tableaux délabrés. C’est une vision de fin de monde mélancolique issue de l’imagination du peintre. En 1793, suspecté par le Comité de surveillance révolutionnaire, Hubert Robert est détenu pendant dix mois à la prison de Sainte-Pélagie. À sa libération, il est nommé conservateur au muséum central des arts de la République, le musée du Louvre. Il ne cesse de peindre, même sur des assiettes durant sa détention.

L’œuvre du peintre Hubert Robert

Hubert Robert crée des scènes pittoresques, entremêlant le réel au fantastique. Son œuvre se caractérise par son atmosphère poétique. Elle montre la fragilité, l’éphémère et honore la nature. Des personnages sont souvent utilisés pour marquer un contraste avec la grandeur et la majestuosité des ruines. Comme l’écrit Denis Diderot, « s’il me reste quelque chose à dire sur la poésie des ruines, Robert m’y amènera ».

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Hubert Robert

Les prix des tableaux d’Hubert Robert s’échelonnent entre 8 000 euros et plus de 1 000 000 euros. Cet écart se justifie en fonction du sujet, de l’état de conservation et des dimensions des toiles. En effet, en 2023, son huile sur toile intitulée Personnages au pied d’une statue a été adjugée pour la somme de 8 000 euros. La toile Une mère et son enfant tirant du vin d’un tonneau dans une cave en ruine a atteint le prix de 73 392 euros. Toujours en 2023, les œuvres La Cueillette des pommes et Paysage avec des lavandières près d’un pont ont été vendues respectivement à 33 000 euros et 30 000 euros. Ces sommes n’égalent pas celles atteintes sur le marché de l’art en 2020. Le tableau Vue du palais Durazzo, Gênes, avec les lavandières et d’autres personnages en premier plan a été adjugé à 578 830 euros. Le Temple de Diane à Nîmes a été acheté pour 468 107 euros. Quant à son diptyque Le Matin / Le Soir, il a été vendu pour 1 100 000 euros en 2019. Malgré tout, la vente des dessins et aquarelles de l’artiste Hubert Robert est majoritairement plus nombreuse que ses tableaux. Une sanguine sur papier dont le titre est Cour près du camp Vaccino à Rome a été adjugée à 93 122 euros en 2022. En 2023, le dessin Vue d’une maison de campagne inspirée par la villa de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre dans l’Essonne a été vendu à 7 339 euros.

(Illus.) Hubert Robert Le Vieux Temple 1788

Reconnaître la signature d'Hubert Robert

Savoir reconnaître la signature d’Hubert Robert est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître du paysage et des architectures imaginaires, surnommé par ses contemporains « Robert des ruines ». Hubert Robert (1733–1808), figure majeure de la peinture française du XVIIIe siècle, signe généralement « H. Robert » ou « Hubert Robert », d’une écriture cursive souple, le plus souvent apposée en bas de la composition, dans des tonalités brunes ou rougeâtres harmonieusement intégrées à la matière picturale. Sur des œuvres emblématiques telles que Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines (1796) ou Le Bassin d’Apollon à Versailles, la signature se fond discrètement dans l’architecture ou le paysage, sans rompre l’équilibre lumineux caractéristique de son style. Certaines feuilles et dessins préparatoires portent également une signature manuscrite à l’encre, parfois accompagnée d’annotations anciennes. L’étude du graphisme, de la position de la signature et de sa cohérence avec la technique (huile sur toile, lavis, sanguine) constitue un élément déterminant dans l’authentification d’un tableau d’Hubert Robert. Face à la présence d’œuvres d’atelier, de copies anciennes ou d’attributions incertaines sur le marché de l’art, faire expertiser la signature d’un Hubert Robert par un spécialiste reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts en peinture du XVIIIe siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Hubert Robert, qu’il s’agisse d’un paysage de ruines, d’une scène de parc ou d’une composition architecturale.

Expertise signature Hubert Robert
Signature Hubert Robert

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau (1715 – 1783) est un artiste réputé pour ses portraits au pastel. Souvent comparé à Maurice Quentin de la Tour, peintre de la cour, il demeure l’un des grands pastellistes de son époque. Nomade, il parcourt l’Europe pour y représenter les personnalités influentes de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie.

Estimation gratuite Jean-Baptiste Perronneau

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Les premières années artistiques du peintre Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau, dit aussi Perroneau, débute son apprentissage auprès du graveur Jean-François Cars. Il entre ensuite à l’atelier de Charles-Joseph Natoire, illustre peintre rococo. Le jeune homme ne tarde pas à travailler comme graveur, puis en tant que portraitiste. Il utilise la peinture à l’huile comme le pastel.
À trente-et-un ans, Jean-Baptiste Perronneau est agréé à l’Académie de peinture et de sculpture de Paris. Il y est reçu sept années plus tard, en 1753. 

Jean-Baptiste Perronneau expose au Salon du Louvre dès 1746, année de son agrément à l’Académie. Il y présente régulièrement ses tableaux, sans toutefois recueillir des louanges sur son œuvre. Au Salon de 1750, Jean-Baptiste Perronneau y est même moqué. En effet, comme le rapporte le critique Denis Diderot dans Le Salon de 1767, Maurice Quentin de La Tour, installé et estimé, commande son portrait au jeune artiste. Le pastel est alors présenté à côté de l’autoportrait réalisé en cachette par Maurice Quentin de La Tour. Les deux œuvres sont confrontées et comparées. Celle de son adversaire est encensée. Les deux artistes ne cessent d’être rivaux, parfois malgré eux.

C’est en 1753 que Jean-Baptiste Perronneau présente au Salon de Paris ses deux morceaux de réception. Le premier est un portrait du peintre Jean-Baptiste Oudry, et le second celui du sculpteur Lambert Sigisbert Adam. Ces deux œuvres lui valent enfin la reconnaissance. Jean-Baptiste Perronneau devient dès lors recherché pour ses portraits élégants et modernes.

En 1754, Jean-Baptiste Perronneau épouse Louis-Charlotte Aubert, fille du miniaturiste François Aubert. C’est deux ans plus tard, en 1756, que le pastelliste commence à voyager.  

Les portraits au pastel de l’artiste Jean-Baptiste Perronneau

Jean-Baptiste Perronneau excelle dans la maîtrise du pastel, même s’il ne délaisse pas complètement la peinture à l’huile. Le pastel lui permet de donner de l’expressivité à ses modèles. Ses portraits, principalement des personnages en buste ou en pied, se découpent sur un fond neutre. Les textures, les couleurs et les effets de lumière sont particulièrement étudiés. Jean-Baptiste Perronneau s’attache à donner à ses sujets une allure naturelle, à leur livrer de l’intensité dans le regard. Les modèles sont reconnaissables. Ils se distinguent par un ou deux accessoires qui les caractérisent.
Le pastel, moins couteux que la technique de la peinture à l’huile et plus rapide dans l’exécution, permet aussi d’atteindre une clientèle moins fortunée. Il s’agit principalement de bourgeois, de commerçants, d’intellectuels et d’artistes.

De Bordeaux à Orléans, de Turin à Londres, Jean-Baptiste Perronneau parcourt l’Europe pour répondre aux commandes. Parmi ses modèles figurent le juriste Daniel Jousse, le mathématicien Pierre Bouguer, le graveur Gabriel Huquier, l’homme d’affaires Charles-François Tassin de Charsonville, le diplomate Jacob van Kretschmar ou le danseur Jean-Georges Noverre. Jean-Baptiste Perronneau séjourne en Italie, en Angleterre, en Pologne, en Espagne ou encore aux Pays-Bas. Il décède à Amsterdam en 1783.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Baptiste Perronneau

Sur le marché de l’art, les ventes des dessins de Jean-Baptiste Perronneau, notamment ses portraits au pastel, surpassent en nombre et en prix celles de ses peintures. Par exemple, en 2016, le dessin au pastel intitulé Portrait d’Aignan-Thomas Desfriches, seigneur de la Cartaudière, un collectionneur et mécène, a atteint la forte somme de 330 000 euros.
En 2019, le Portrait d’un gentilhomme en habit sable et veste bleue a été vendu 70 000 euros. Le Portrait présumé de François Gorsse en habit gris s’est quant à lui vendu 45 000 euros en 2019. L’un des portraits au pastel ayant le prix le plus minime pour cet artiste ces dernières années s’est vendu en 2021. Il s’agit du Portrait d’une dame à la robe bleue portant un livre. Il a été adjugé à 1 628 euros. 

Le prix des peintures de Jean-Baptiste Perronneau se situe généralement entre 4 000 euros et 30 000 euros. En 2014, l’huile sur toile du Portrait d’une dame, probablement madame Blondel d’Azincourt, vêtue d’une cape à pois bleus et d’un manchon de fourrure, a été vendue pour la somme de 29 288 euros. Le Portrait présumé de Barthélémy Augustin Bondel d’Azincourt s’est quant à lui vendu 26 000 euros en 2016.
En 2022, le Portrait d’une dame portant un manteau bleu doublé de fourrure et le Portrait d’une élégante à la robe aux nœuds bleus tenant une rose ont été achetés pour des sommes plus modiques. Ils ont été adjugés respectivement à 4 304 euros et à 6 000 euros. 

(Illus.) Jean-Baptiste Perronneau Une Fille avec un chaton Vers 1743

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Oudry

Jean-Baptiste Oudry

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Oudry

Peintre à la cour du roi Louis XV, Jean-Baptiste Oudry (1686 – 1755) se distingue par ses représentations de scènes de chasse et ses natures mortes. Son observation fine des animaux lui permet de représenter les bêtes avec réalisme et finesse. Ses Fables de Jean de la Fontaine figurent parmi les plus illustrations les plus remarquables du XVIIIe siècle. 

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L’apprentissage et les débuts artistiques du peintre Jean-Baptiste Oudry

Né à Paris, Jean-Baptiste Oudry entame sa formation artistique avec son père, le peintre et marchand de tableaux Jacques Oudry. Il poursuit son apprentissage auprès du portraitiste réputé Nicolas de Largillierre. En 1708, Jean-Baptiste Oudry est reçu membre de l’Académie de Saint-Luc, où son père est directeur. Élève brillant et appliqué, Jean-Baptiste Oudry ne tarde pas à être remarqué. Il se consacre particulièrement à l’étude des tableaux religieux et aux portraits. 

Par la suite, Pierre le Grand, de séjour à Paris, découvre Jean-Baptiste Oudry. Il est particulièrement touché par sa peinture. En 1717, le tsar de Russie lui commande son portrait et, conquis, il aurait même souhaité l’emmener à Saint-Pétersbourg. Deux ans plus tard, le jeune homme entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris en qualité de peintre d’histoire. Jean-Baptiste Oudry y présente son tableau allégorique L’Abondance et ses attributs.

Scènes de chasse et natures mortes par l’artiste Jean-Baptiste Oudry

Jean-Baptiste Oudry excelle dans la réalisation de natures mortes. En outre, il s’attache particulièrement à représenter les animaux, aussi bien domestiques que sauvages. Ses scènes de chasse sont remarquées pour leur réalisme. Il en exécute en 1724 pour la salle des gardes du château de Chantilly. Appréciant sa peinture, le roi lui commande alors le portrait de Misse et Turlu, ses deux levrettes. Suivront d’autres demandes de peintures animalières, genre où Jean-Baptiste Oudry est novateur en attribuant les places centrales aux bêtes. Il s’attache également à rendre leurs attitudes expressives et il joue sur les contrastes entre les pelages et les décors.

En 1726, Jean-Baptiste Oudry est nommé peintre ordinaire de la vénerie royale. Le tableau Nature morte au gibier et aux pêches dans un paysage (1727) montre le talent du peintre en ce qui concerne sa maîtrise de la matière, de la texture et des couleurs. De style rococo, cette œuvre affirme son savoir-faire pictural pour les animaux et les fruits.

Les cartons de tapisserie de Jean-Baptiste Oudry, sur le thème des Chasses royales de Louis XV, sont représentatifs de son œuvre à cette période. Commandés en 1733 par le roi, grand amateur de vénerie, ils témoignent de la passion du souverain pour la chasse. Jean-Baptiste Oudry s’inspire des paysages réels de Fontainebleau et il travaille d’après nature. Pour les espèces exotiques, il fréquente la ménagerie royale et les cabinets de curiosité. Son sens de la composition, sa touche précise et réaliste, sa palette variée et lumineuse prévalent dans ses œuvres. La réputation de Jean-Baptiste Oudry est telle que les commandes affluent de la part de la haute société française comme européenne. 

Jean-Baptiste Oudry devient inspecteur de la manufacture nationale des Gobelins, puis directeur artistique de la manufacture royale de tapisserie de Beauvais en 1734. En commandant des œuvres aux artistes renommés, il contribue au rayonnement international de cette institution. Jean-Baptiste Oudry réalise notamment 176 dessins illustrant les Fables de la Fontaine (1736) pour la manufacture. Ce sujet de choix pour qui aime les animaux lui offre une abondante variété de thèmes à illustrer.
Jean-Baptiste Oudry décède en 1755, à Beauvais. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Baptiste Oudry

Sur le marché de l’art, les peintures de Jean-Baptiste Oudry sont généralement estimées entre 1 000 et 500 000 euros. Ses dessins sont évalués entre 5 000 et 80 000 euros pour la plupart. Certaines exceptions sont cependant notables.

À titre d’exemple, en 2023, l’huile sur toile Nature morte de pêches, figues, melons et raisins sur un entablement (1722) a été adjugée pour la somme de 73 630 euros. En 2022, trois peintures de scènes naturalistes de chasse, représentant des chiens, des canards et des cygnes, ont été vendues respectivement à 8 500 euros, 50 000 euros et 120 000 euros.
Ces dernières années, l’une de ses œuvres au prix parmi les plus élevés était la Nature morte au violon, flûte à bec, livres, partitions, pêches et raisins sur une table. Elle s’est vendue à 448 500 euros. Quant à la peinture au prix le moins élevé, il s’agit du Portrait présumé de madame Desbarres qui a été achetée à 1 400 euros en 2019. La toile intitulée Chasse au loup a obtenu une vente à 2 000 euros en 2021.

Les dessins de Jean-Baptiste Oudry sont également recherchés. Son encre sur papier intitulée Trophée de chasse au sanglier a été adjugée 7 500 euros en 2021 tandis que celle représentant Louis XV tenant le limier a atteint le prix de 50 000 euros en 2016.
Reconnu comme un chef-d’œuvre, le second volume du recueil de dessins illustrant les Fables de Jean de la Fontaine s’est vendu 2 018 284 euros (2,7 millions de dollars frais inclus) en 2023.

(Illus.) Jean-Baptiste Oudry Le Lion et la Mouche 1732

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Estimation gratuite Jean-Marc Nattier

Jean-Marc Nattier

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Marc Nattier

Le peintre Jean-Marc Nattier (1685 – 1766) est un portraitiste réputé du XVIIIe siècle à la cour de Louis XV. Doté d’un style inventif, il réalise entre autres les portraits du tsar Pierre le Grand, de Madame de Pompadour et de la famille royale.

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La formation artistique du peintre Jean-Marc Nattier

Né à Paris en 1685, Jean-Marc Nattier est issu d’une famille artistique. Son père est le portraitiste Marc Nattier, et sa mère Marie Courtois est miniaturiste. Son frère ainé, Jean-Baptiste Nattier, est un peintre d’histoire.
Portraitiste estimé, Marc Nattier se charge de l’enseignement artistique de son fils. Le parrain de celui-ci n’est autre que le célèbre peintre Jean-Baptiste Jouvenet, membre influent à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Jean-Marc Nattier étudie les tableaux de Pierre Paul Rubens consacrés à l’histoire de Marie de Médicis, et exposés à la galerie du Palais du Luxembourg. Il en tire des gravures. Dès 1715, l’artiste est agréé à l’Académie de peinture et de sculpture. 

En 1717, Jean-Marc Nattier séjourne en Hollande, à Amsterdam, où il reçoit des commandes du tsar Pierre le Grand. Il y exécute des portraits de personnalités de la cour de Russie mais aussi des tableaux historiques tels La Bataille de la Poltava ou La Bataille de Lesnaya. Son style inscrit dans la grande tradition française séduit. La renommée de Jean-Marc Nattier s’accroit, portée par son talent de portraitiste.

Jean-Marc Nattier, peintre à la cour du roi Louis XV

Désireux de revenir en France pour y vivre avec sa femme Marie-Madeleine de la Roche, Jean-Marc Nattier présente son tableau Persée assisté par Minerve, pétrifie Phinée et ses compagnons en leur présentant la tête de Méduse à l’Académie. Il en devient membre en 1718. Cependant, Jean-Marc Nattier abandonne la peinture d’histoire pour se consacrer au genre du portrait.

Le maréchal de Saxe lui commande son portrait en 1728. C’est le Portrait de mademoiselle de Clermont prenant les eaux minérales de Chantilly, peint en 1729, qui lui vaut le succès. La princesse, fille de Louis III de Bourbon, est représentée dans des tonalités de bleu et de gris perle en déesse des eaux. Sa mise en scène de la mythologie est remarquée. Jean-Marc Nattier soigne particulièrement l’habillement et le décor, revêtant les femmes de costumes. Le peintre est reconnu pour enjoliver ses modèles tout en maintenant le réalisme. 

Portraitiste de la maison d’Orléans, Jean-Marc Nattier prend la relève de Jean Raoux pour la décoration de l’hôtel du chevalier Jean-Philippe d’Orléans. Dans le même temps, en 1737, Jean-Marc Nattier commence à présenter ses tableaux au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Il continue d’y exposer jusqu’en 1763.

En 1748, Jean-Marc Nattier devient le peintre officiel de la famille royale. Sa nomination lui permet de recevoir de nombreuses commandes de la part de la haute aristocratie. Parmi ses tableaux les plus célèbres figurent surtout des portraits féminins tels ceux d’Anne-Henriette de France, fille du roi Louis XV, de Madame Adélaïde de France en Diane ou encore de la princesse de Rohan. Sa série Les Quatre Éléments représente Mesdames de France, les filles du roi Louis XV, sous les traits de la terre, de l’eau, de l’air et du feu. Elle est représentative du genre allégorique dans lequel le peintre excelle. Jean-Marc Nattier utilise particulièrement la gamme chromatique du bleu, et crée une tonalité entre le bleu marine et le bleu roi. Cette couleur sera nommée « bleu Nattier » en son honneur.

Cependant, le succès de Jean-Marc Nattier se tarit peu à peu. L’artiste décède à Paris en 1766 dans la pauvreté et la maladie. 

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Marc Nattier

Sur le marché de l’art, une peinture de Jean-Marc Nattier peut atteindre la somme de 617 750 euros comme le Portrait de la marquise de Pleumartin, née Anne de Laÿ de Villemaré, vendue en 2016. Ses œuvres se vendent généralement à des prix moins élevés. Le Portrait d’une jeune femme dans une robe blanche, probablement une duchesse, une huile sur toile de petite dimension, a été cédée à 1 752 euros en 2018.
En 2022, plusieurs toiles se sont vendues aux enchères. Parmi elles, le Portrait d‘une jeune fille dite autrefois madame Lenormant d’Etiolles (Madame de Pompadour) a été vendu 115 000 tandis que le Portrait de Marie Henriette de Polastron, comtesse d’Andlau, a été adjugé pour 460 000 euros. Récemment, le Portrait d’une dame a obtenu la somme de 67 770 euros en 2023.

Concernant les dessins de Jean-Marc Nattier, le pastel à la technique soignée, représentant le Portrait de madame Royer, a exceptionnellement atteint la somme de 421 781 euros en 2020. Dans le même style, le Portrait de René Pahoyau de Bonneval, une aquarelle et pastel sur papier, a été adjugé à 17 000 euros en 2013. Les dessins à la pierre noire de Jean-Marc Nattier se vendent entre 3 000 et 40 000 euros.

(Illus.) Jean-Marc Nattier Portrait d’une femme en Diane 1752

 

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Estimation gratuite Charles-Joseph Natoire

Charles-Joseph Natoire

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Estimation et cote de l'artiste Charles-Joseph Natoire

Charles-Joseph Natoire (1700 – 1777) est un peintre du XVIIIe siècle, très apprécié par ses contemporains. Son œuvre riche, aux couleurs raffinées, est marquée par la grâce et l’élégance. L’artiste excelle dans l’illustration rococo de sujets mythologiques, historiques, religieux et littéraires. 

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La formation artistique du peintre Charles-Joseph Natoire

Fils du sculpteur Florent Natoire, Charles-Joseph Natoire débute son apprentissage artistique auprès de son père. De Nîmes où il est né, le jeune homme monte à Paris pour parfaire sa formation dans l’atelier de Louis Galloche, peintre du roi. Il est ensuite l’élève de François Lemoyne, premier peintre du roi. Celui-ci l’influencera fortement dans son œuvre.

En 1721, Charles-Joseph Natoire remporte le premier prix de peinture de l’Académie avec son tableau Manué fait un sacrifice au Seigneur pour obtenir un fils. L’huile sur toile représente un épisode biblique tiré de L’Ancien Testament. Unanimement apprécié par les juges, ce tableau à la composition harmonieuse est remarqué pour sa palette lumineuse et variée.  

De 1723 à 1729, Charles-Joseph Natoire séjourne à l’Académie de France à Rome. Il y contemple les toiles de maîtres italiens et notamment celles de Pierre de Cortone et du Titien. Charles-Joseph Natoire obtient le premier prix de l’Académie Saint-Luc en 1726.    

Les commandes prestigieuses offertes à l’artiste Charles-Joseph Natoire

De retour à Paris, Charles-Joseph Natoire est reçu à l’Académie de peinture et de sculpture en 1730. Son morceau de réception présenté en 1734 s’intitule Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée. Pour cette œuvre, l’artiste s’inspire du tableau de François Boucher sur le même thème afin de bâtir sa composition. Charles-Joseph Natoire sera nommé professeur pour l’Académie en 1737.

La renommée de Charles-Joseph Natoire s’accroit. Les commandes commencent à affluer de la part de la noblesse de la cour et de financiers. L’artiste exécute notamment des toiles pour le château de la Chapelle-Godefroy appartenant à Philibert Orry, contrôleur général des Finances. Puis, il est chargé en 1734 de peindre des dessus de porte pour la Chambre de la Reine au château de Versailles. Cette glorieuse commande royale entraîne d’autres demandes pour les petits appartements de Fontainebleau, le château de Marly ou encore pour la Bibliothèque royale. 

L’année suivante, le général Pierre Grimod du Fort, désirant une tenture pour la décoration de son hôtel Chamillart, adresse sa commande à la manufacture de Beauvais. Charles-Joseph Natoire, très prisé à cette époque, s’occupe de la réalisation des cartons de tapisserie. L’artiste peint une série de onze œuvres sur L’Histoire de don Quichotte. Celles-ci illustrent les épisodes principaux du roman de Miquel de Cervantès. Des variations de couleurs y créent de notables effets de profondeur. 

Deux ans plus tard, c’est pour le salon ovale de l’hôtel de Soubise que Charles-Joseph Natoire réalise L’Histoire de Psyché, une remarquable série de seize tableaux. Considérée comme un chef-d’œuvre de l’art rococo, cette œuvre constitue un décor harmonieux et somptueux. Les coloris délicats et le style élégant séduisent. La série reflète le goût de l’époque pour la grâce, la volupté et la joie de vivre.
Puis, en 1747, Charles-Joseph Natoire reçoit l’honneur de peindre le Portrait de Louis de France, dauphin. 

Charles-Joseph Natoire, directeur de l’Académie de France à Rome

La grande réputation de Charles-Joseph Natoire lui permet d’être nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1751. Il occupe ce poste jusqu’en 1775, deux ans avant son décès à Castel Gandolfo (Italie).
Le peintre est très investi dans ses fonctions de directeur. En 1751, Charles-Joseph Natoire réalise tout de même avec soin un travail gigantesque. Il s’agit du plafond de la voûte de l’église Saint-Louis des Français. La fresque représente l’apothéose de Saint-Louis. Après son achèvement, l’artiste est nommé chevalier de l’Ordre royal de Saint-Michel.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Charles-Joseph Natoire

Les prix des peintures de Charles-Joseph Natoire fluctuent entre 6 000 et 600 000 euros. En 2017 par exemple, l’huile sur toile Diane au bain surprise par Actéon a été vendue à 610 000 euros tandis que l’œuvre de petite dimension Les Trois Marie au tombeau du Christ a été adjugée à 7 800 euros. Plus récemment, en 2023, La Source – Le Triomphe de Bacchus a atteint la somme de 550 441 euros.

Les aquarelles et dessins de Charles-Joseph Natoire peuvent obtenir plus de 100 000 euros sur le marché de l’art. En 2014, l’aquarelle et gouache intitulée L’arrivée de Cléopâtre à Tarse a été vendue à 115 000 euros. En 2012, l’encre brune Orphée charmant les animaux et les nymphes a été adjugée à 96 087 euros. La sanguine La Procession de Silène et le dessin à la pierre noire intitulé La Cascade des jardins de la villa Aldobrandini à Frascati ont respectivement été vendus 42 066 euros et 41 000 euros en 2015 et 2017.
Cependant, en 2022, La Chute des géants, une esquisse réalisée à la sanguine, a été achetée à seulement 335 euros. 

(Illus.) Charles-Joseph Natoire Adame et Eve chassés du Paradis terrestre 1740

 

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François Lemoyne

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Estimation et cote de l'artiste François Lemoyne

Annonciateur du style rococo, François Lemoyne (1688 – 1737) est premier peintre du roi Louis XV. L’artiste réalise principalement des peintures d’histoire, des œuvres aux sujets religieux et mythologiques. Le plafond du salon d’Hercule, commandé pour le château de Versailles, reste l’une de ses œuvres les plus magistrales. 

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L’apprentissage du peintre François Lemoyne

Né en 1688 à Paris, François Lemoyne, aussi appelé Le Moyne ou Le Moine, est un élève du peintre Louis Galloche. Le maitre lui enseigne notamment la peinture sur modèle et d’après nature. Par la suite, les deux artistes seront amenés à collaborer. À cette époque, le jeune homme suit également les cours du peintre Pierre-Jacques Cazes.
Avec son tableau Ruth glane dans les champs de Booz, François Lemoyne obtient le prix de Rome en 1711, sans pour autant pouvoir se rendre immédiatement en Italie. Agréé en 1716 à l’Académie de peinture et de sculpture, il en devient membre en 1718 sur présentation de son morceau de réception Hercule assommant Cacus. Le héros grec et le géant Cacus s’y affrontent. Les couleurs chaudes et contrastées mettent en exergue la violence du combat. 

Les compositions mythologiques et religieuses de François Lemoyne lui valent la reconnaissance de ses pairs et du public. Certains de ses élèves resteront influencés par sa palette. Il s’agit, pour les plus célèbres, de Charles-Joseph Natoire et de François Boucher.

Les peintures religieuses de l’artiste François Lemoyne

Entre 1723 et 1724, François Lemoyne séjourne en Italie pour y contempler les toiles des grands maitres vénitiens tels Titien ou Tintoret. Il est profondément marqué par les chefs-d’œuvre du Corrège et de Véronèse.
C’est à son retour à Paris qu’il obtient des commandes pour décorer des hôtels particuliers et des églises. Auparavant, il avait exécuté le tableau Saint Paul aveuglant Elymas pour l’église Saint-Germain-des-Prés. En 1727, François Lemoyne achève la voûte de l’église des Jacobins. Cette œuvre représentant la Transfiguration du Christ sur le mont Thabor lui vaut de nombreux éloges et une reconnaissance officielle. 

L’Apothéose d’Hercule, une œuvre flamboyante pour Versailles par François Lemoyne

En 1733, François Lemoyne est désigné par ordre du Roi sous la direction du duc d’Antin pour décorer le plafond d’un salon au château de Versailles. Sur le thème de l’apothéose d’Hercule, le plafond constitue une vaste surface de 400 mètres à peindre. Le salon est situé à l’entrée du Grand Appartement du Roi. La fresque représente le héros, vêtu d’une peau de lion, vainqueur de ses douze travaux et rejoignant l’Olympe. Il accède à l’immortalité, tout un symbole pour le décor de cette pièce précédant la chambre du monarque. Au centre de cette composition figure le ciel bleu. Hercule se tient sur son char, accueilli par Jupiter et Junon. Les personnages, au nombre de 142, sont des figures de la mythologie grecque et romaine comme Hébé, la déesse de la jeunesse et du printemps, Apollon, le dieu du soleil, ou encore les muses protectrices des arts et des sciences. La palette de couleurs est lumineuse, mettant en valeur les personnages. Cette fresque de François Lemoyne se distingue également par la touche fluide du peintre et son sens du détail.

Achevée en 1736, cette œuvre vaut à François Lemoyne le titre de premier peintre du roi. Cependant, tourmenté et épuisé par la pression, le peintre se suicide par des coups d’épée à son domicile l’année suivante, à quarante-neuf ans.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre François Lemoyne

Sur le marché de l’art, les œuvres du peintre rococo François Lemoyne sont estimées entre 10 000 euros et plus de 150 000 euros. En effet, en 2104, son tableau Le Triomphe de Vénus a été adjugé à 10 980 euros tandis que son huile sur toile La Fécondité, dans un ovale sculpté, a atteint la somme de 164 060 euros.
Plus récemment, le tableau intitulé Ananias redonne la vue à saint Paul a été vendu pour 12 153 euros en 2018. En 2021, l’œuvre Les Amours pécheurs a été adjugée pour 40 282 euros.

Certains dessins de François Lemoyne peuvent atteindre 240 000 euros comme son Étude pour la figure d’Hercule, œuvre à la pierre noire vendue en 2018. D’autres, tel son dessin à la pierre noire et craie blanche sur papier Allégorie du dessin, vendu en 2019, sont adjugés à moins de 1 000 euros.
En 2020, une Étude de femme assise pour le plafond du salon d’Hercule à Versailles a été vendue 55 000 euros. Une sanguine sur papier, représentant une Étude de chasseur assis, avec reprise du bras et d’une main, a obtenu un prix au marteau de 16 000 euros.

(Illus.) François Lemoyne Vénus et Adonis 1729



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Estimation gratuite Jules-Romain Joyant

Jules-Romain Joyant

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Estimation et cote de l'artiste
Jules-Romain Joyant


Jules-Romain Joyant (1803 – 1854) est un peintre français, associé au mouvement romantique. Ses paysages d’architectures urbaines, et particulièrement ceux représentant Venise qui lui ont d’ailleurs valu le surnom de Canaletto français, le caractérisent. Virtuose dans la technique de l’aquarelle, il s’est également illustré par ses croquis et par ses dessins.

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Les paysages urbains du peintre Jules-Romain Joyant

Né en 1803 à Paris, Jules-Romain Joyant entre à l’atelier du peintre Jean-Joseph-Xavier Bidault, puis de Guillaume Lethière. Il suit des cours d’architecture avec Jean-Nicolas Huyot. Ce dernier participa à l’édification de l’Arc de Triomphe. Cet apprentissage permet à Jules-Romain Joyant de comprendre avec exactitude la conception et la construction des bâtiments.

Dès 1828, sur les conseils du peintre Richard Parkes Bonington, Jules-Romain Joyant s’essaie à l’aquarelle, comme le font les artistes anglais. L’artiste britannique autorise même Jules-Romain Joyant à recopier ses propres études, l’aidant ainsi à se perfectionner dans cette pratique. Ce dernier est certainement l’un des premiers Français à en maîtriser parfaitement la technique. Richard Parkes Bonington lui recommande également d’effectuer le Grand Tour. Celui-ci consiste à voyager dans les foyers artistiques européens afin de découvrir les œuvres du patrimoine culturel. Prisé par les artistes, ce circuit traverse l’Italie. Suivant ces conseils, Jules-Romain Joyant visite alors Turin, Milan, Rome, Florence et d’autres villes italiennes. Il y découvre et y admire les tableaux de Giovanni Panini, Antonio Canal, dit Canaletto, et Francesco Guardi, maîtres de la peinture au XVIIIe siècle. Amoureux du pays, Jules-Romain Joyant s’attarde à Venise. Il y exécute de nombreux croquis et dessins avant de peindre ses toiles en atelier. 

En 1835, Jules-Romain Joyant expose pour la première fois au Salon de Paris. Ses vues de Venise y sont remarquées par la critique. Sa Vue de l’église de Sainte-Marie à Venise y est présentée. L’architecture de l’édifice y est minutieusement détaillée. Les couleurs claires utilisées rendent la toile lumineuse et douce. Par la suite, Jules-Romain Joyant remporte à deux reprises la médaille d’or au Salon parisien, et une médaille à Bruxelles. Certaines de ses œuvres sont acquises par l’État ce qui lui vaut une solide reconnaissance. En 1853, le peintre est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Jules-Romain Joyant décède en 1854, à Paris.

Venise, cité artistique des plus inspirantes pour Jules-Romain Joyant

Séduit par les paysages vénitiens, Jules-Romain Joyant en peint de nombreuses vues. La Sérénissime le fascine. Du palais des Doges à la place Saint-Marc, du pont du Rialto sur le Grand Canal à l’église Santa-Maria, il saisit les panoramas d’après nature. L’artiste sera d’ailleurs surnommé le Canaletto français par le poète et romancier Théophile Gautier, en référence au peintre Giovanni Antonio Canal, l’un des plus grands représentants du védutisme. 

Jules-Romain Joyant se plaît donc à croquer, dessiner et peindre la lagune. Il exécute de nombreuses études préparatoires en extérieur. Son observation minutieuse du paysage lui permet de soigner son dessin. Sur ses tableaux, Jules-Romain Joyant magnifie l’architecture. Il met en avant les somptueux bâtiments tout en établissant d’élégants jeux de perspective. Pour cela, le peintre utilise une camera lucida (chambre claire) lui permettant de voir simultanément l’image et le support. Ce jeu de miroirs réfléchissants projette les éléments extérieurs sur la feuille. Ce dispositif optique lui est précieux pour reproduire des perspectives parfaites. 

Ses tableaux Intérieur du Palais des Doges à Venise (1837), Le Grand Canal à Venise (1849) sont parmi les compositions les plus remarquables de Jules-Romain Joyant dans cette ville de Vénétie.

La côte d’une œuvre de Jules-Romain Joyant

La renommée de Jules-Romain Joyant se fonde particulièrement sur ses paysages de Venise. Récemment, ses tableaux ont été estimés entre 500 euros et 30 000 euros. Pour exemple, en 2017, son huile sur toile La Riva degli Schiavoni avec le palais des Doges, la piazzetta et Santa Maria a été acquise pour la somme de 27 232 euros. En 2022, sa Vue de Venise, l’école primaire de San Marco et le pont Cavallo sur le rio dei Mendicanti a atteint 17 500 euros tandis qu’en 2021, son tableau Venise, le Grand Canal animé a été adjugé pour la somme de 9 900 euros.

Concernant les dessins, leurs prix de vente s’échelonnent entre 350 euros et 6 000 euros environ pour certains lots. Les dessins, exécutés à la plume et à l’encre de Chine, et les aquarelles apparaissent plus fréquemment sur le marché de l’art que les tableaux. En 2022, Vues de Venise : Canal à Venise et Place saint Marc, exécutés au crayon sur papier, ont été vendus à 1 200 euros. La même année, une encre brune intitulée Vue de Rome a été adjugée au prix de 1 000 euros.

(Illus.) Jules-Romain Joyant Tempête sur Santa Maria della Salute 1854


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