Estimation gratuite Germaine Richier

Germaine Richier

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Estimation et cote de l'artiste Germaine Richier

Germaine Richier (Grans, 1902 – Montpellier, 1959) est une sculptrice française d’origine provençale, dont les créations polymorphes ont ouvert la voie à ses consoeurs Niki de Saint Phalle et Louise Bourgeois.

Estimation gratuite Germaine Richier

Prix des oeuvres de Germaine Richier

  • Scuptures - entre 200 € et 2 400 000 €

  • Estampes - entre 100 € et 2 500 €

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Formation de Germaine Richier

Dès 1920, Germaine Richier entre à l’École supérieure des Beaux-Arts de Montpellier, où elle apprend la technique de la taille directe et produit surtout des bustes. Elle y remporte le premier prix de sculpture avec Jeunesse (œuvre détruite – les premiers ouvrages conservés de Richier datent de 1938). Ce qui lui vaut d’être accueillie en 1926 par le sculpteur Antoine Bourdelle (qui n’a pas d’autre élève particulier) dans son atelier parisien de l’avenue du Maine, où Richier reste en formation jusqu’au décès du maître, en 1929.  De Bourdelle, Germaine Richier apprend la technique de la triangulation, qui consiste à prendre sur le modèle vivant des repères osseux permettant de quadriller l’ensemble du corps et de reporter ce réseau de lignes sur la forme en terre, sans passer par des études préliminaires. Germaine Richier travaille et étire la glaise, la superpose en couches puis la déchire et la transperce à l’aide d’outils qu’elle nomme épées, afin de donner un « aspect changeant et vivant à ces formes déchiquetées. Les trous, les perforations éclairent la matière qui devient organique et ouverte ; c’est par là que la lumière passe. »

Germaine Richier dans l’ombre de la guerre

En 1929, Germaine Richier épouse le sculpteur suisse Otto Bänninger, metteur en place de Bourdelle, et s’installe avec lui dans un grand atelier du XIV° arrondissement de Paris. Elle prend des élèves, monte des expositions : en 1934 dans la galerie de Max Kaganovitch (où elle révèle notamment l’homme en bronze dit « Loretto », sa première figure conservée) ; au Musée du Jeu de paume en 1937. Germaine Richier reçoit la médaille d’or universelle pour Méditerranée, une œuvre exposée dans la pavillon Languedoc de l’Exposition universelle de 1937. Elle devient une figure incontournable du mouvement artistique de Montparnasse. Lorsque déclare la Seconde Guerre mondiale, Germaine Richier se réfugie avec son époux en Suisse, à Zurich, où elle retrouve un certain nombre d’artistes expatriés (Giacometti, Marini, Arp). Le succès de Germaine Richier ne se dément pas : on lui réclame des cours, lui propose des séances de pose, etc. Son style évolue vers une expressivité plus tourmentée et les premiers animaux apparaissent (Le Crapaud, 1940, suivi, en 1946, de L’Araignée). 

Germaine Richier et l’expression de la nature

Si la figure humaine reste le principal sujet d’inspiration de Germaine Richier, elle se plaît désormais à l’intégrer à la nature, allant jusqu’à greffer des branches et feuilles dans les modèles en bois, terre et plâtre, dont les reliefs restent apparents après la fonte (L’Homme-forêt grand, 1948). En octobre 1946, Germaine Richier et son époux reviennent à Paris ; elle réintègre l’atelier de l’avenue de Châtillon, fréquente à nouveau les intellectuels de la Rive gauche : Nathalie Sarraute, Colette, Jean Paulhan, Marcel Arland. Des créations hybrides naissent alors, dans lesquelles Richier intègre des fils tendus, de façon à en souligner et dynamiser la forme. La Chauve-souris puis la série des Don Quichotte (1949) sont conçues grâce à l’usage de la filasse et du plâtre. La récupération d’éléments naturels se diversifie, des morceaux de brique et des galets inspirent des formes qui mêlent abstraction et silhouettes humanoïdes (Le Berger des Landes, 1951) ou insectoïdes.

Le Christ de Germaine Richier

C’est alors que Germaine Richier est sollicitée pour participer à la décoration de la nouvelle église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d’Assy, construite de 1937 à 1946 par Maurice Novarina, et à laquelle les plus grands artistes contemporains (Pierre Bonnard, Fernand Léger, Henri Matisse, George Braque, Georges Rouault, Jean Lurçat, etc.) ont apporté leur contribution. Germaine Richier reçoit la commande d’un christ en croix devant être installé derrière le maître-autel – figure émaciée, tendue et scarifiée, au bronze non patiné, aux formes saillantes et déchiquetées. Bien que d’abord accepté sans réserve, le Christ d’Assy provoque l’ire des catholiques intégristes et doit être décroché en 1951 – il sera cependant réinstallé en 1969 et classé monument historique deux ans plus tard. 

Dernières années de Germaine Richier

A partir de 1951, Germaine Richier intègre la couleur à ses bronzes : le fond de La Ville (1951) est peint par Vieira da Silva, celui de La Toupie (1952) par Hans Hartung. « J’ai commencé à introduire la couleur dans mes statues en y incrustant des blocs de verre colorés où la lumière jouait par transparence. Ensuite, j’ai demandé à des peintres de peindre sur l’écran qui sert de fond à certaines de mes sculptures. Maintenant, je mets la couleur moi-même. La sculpture est grave, la couleur est gaie. J’ai envie que mes statues soient gaies, actives.» (propos recueillis dans la revue XX° siècle, n°4, 1958). En 1953, Richier illustre Les Illuminations et Une saison en enfer d’Arthur Rimbaud.

Germaine Richier transporte son atelier à Saint-Tropez en 1952. Elle divorce de Bänninger en 1954 et se remarie avec l’écrivain René de Solier, qui rédige plusieurs de ses catalogues. En 1955, au Moma (Museum of Modern Art) de New York, elle participe à l’exposition collective « The New decade : 22 european painters and sculptors » où elle présente notamment La Mandoline. L’année suivante, elle entreprend la sculpture monumentale La Montagne (180 x 325 x 125 cm), commandée par le Musée d’Art moderne de la ville de Paris. En 1958, elle illustre le recueil de poésie de René de Solier Contre Terre. Elle décède en 1959 à Antibes, dont le Musée Picasso lui consacre, la même année, une grande exposition. 

Quelle est la cote des œuvres de Germaine Richier ?

Les créations de Germaine Richier atteignent des prix variables selon qu’il s’agit de pièces uniques ou de formes déclinées en plusieurs exemplaires.  Les eaux-fortes et dessins préparatoires se négocient à des tarifs modestes (entre 100 et 300€). L’Homme qui marche, bronze de 1945 dont il existe plusieurs versions, s’est récemment vendu à 90 000€, tandis que la Femme nue a été adjugée à 31 400 €. Mais le tarif des réalisations plus complexes s’envole : le Cheval à six têtes a atteint les 300 000 € en 2021 tandis que L’Échiquier – petit s’est vendu 440 000€ un an plus tard. 

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(Illus.) Germaine Richier – La Fourmi

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Estimation gratuite Henry Moret

Henry Moret

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Estimation et cote de l'artiste Henry Moret

Henry Moret (Cherbourg, 1856 – Paris, 1913) est un peintre français, rattaché à l’École de Pont-Aven.

Estimation gratuite Henry Moret

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Les débuts d’Henry Moret, jusqu’à Pont-Aven

Peu de chose sont connues de ses premières années dans le département de la Manche : né de père inconnu et de Louise Moret, Henry semble avoir démontré jeune un caractère renfermé et secret. 

Lors de son service militaire à Lorient, il découvre la côte Sud de la Bretagne, région qui restera sa principale source d’inspiration. 

Henry Moret devient l’élève du peintre lorientais Ernest Coroller, avant d’entrer à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1876, fréquentant notamment la classe du peintre d’histoire Jean-Léon Gérôme. 

Dès sa première exposition au Salon des artistes français de 1880, s’affirme le goût d’ Henry Moret pour les paysages et, notamment, les marines (La plage de Loqueltaz à marée basse). En 1881, il s’installe dans le port côtier du Pouldu (La chapelle du Pouldu, 1889), notamment peint par Paul Gauguin. 

Il fait la rencontre de ce dernier quelques années plus tard, en 1888, au moment où se forme l’École de Pont-Aven (bourg du Sud-Est du Finistère), dont il devient l’un des représentants majeurs. 

Henry Moret et la tentation de l’impressionnisme

Durant les années 1890, la peinture d’Henry Moret évolue, d’un naturalisme encore ancré dans le XIX° siècle (Bord de mer à Larmor-Plage, 1891) à un style plus coloré et « cloisonné », proche de celui de Gauguin (Falaises en Bretagne, 1898) jusqu’à un impressionnisme lumineux (Matinée brumeuse à Ouessant, 1901).

Travaillant sous contrat pour la galerie parisienne Durand-Ruel, grand soutient de l’École de Barbizon puis des impressionnistes, Henry Moret a droit à sa première exposition en 1898. 

Sa carrière étant désormais lancée, Henry Moret reste cependant fidèle aux paysages de Bretagne, faisant alterner visions champêtres de la côte Sud (La Pointe de Pen-Men, 1904, propriété du Musée d’Orsay) et aperçus plus tourmentés et sauvages des îles de l’Ouest, notamment d’Ouessant, le territoire le plus occidental de France. 

Henry Moret, peintre d’atmosphère

Amoureux de la mer et des effets atmosphériques qui l’entourent, Henry Moret parvient à concilier la veine décorative en aplats, d’inspiration orientale, propre aux peintres de Pont-Aven, avec la juxtaposition de touches colorées plus courtes et scintillantes proche du « divisionnisme » cher à Seurat. 

Il est difficile de savoir comment son art aurait évolué car Henry Moret décède prématurément de la tuberculose à cinquante-six ans, à la veille de la Grande Guerre.

De nombreuses œuvres d’Henry Moret (huiles et fusains) sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Brest mais on en trouve aussi un au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg (Port Manec’h, 1896) ainsi que dans diverses institutions bretonnes. 

Combien vaut une toile d’Henry Moret ?

Ses œuvres se rencontrent encore rarement sur le marché de l’art, leur rareté compensant le peu de notoriété du peintre. 

Si ses esquisses sont vendues entre 800 et 1200€, ses peintures à l’huile atteignent des prix confortables : 61 000 € pour Automne, et jusqu’à 113 000 € pour la marine Voile rouge, voile blanche, en 2022.

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(Illus.) Henry Moret Roches Rouges

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Estimation gratuite Marcel Cosson

Marcel Cosson

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Estimation et cote de l'artiste Marcel Cosson

Marcel Cosson (1878-1956) est un peintre français connu pour ses scènes de ballet, ses danseuses, ses sorties à l’Opéra et ses élégantes attablées dans les cafés parisiens. Ses tableaux nous plongent dans le Paris de la première moitié du XXe siècle, entre coulisses de spectacles, brasseries animées et soirées mondaines. Les œuvres consacrées à l’Opéra et à la vie nocturne restent les plus recherchées. Certaines peintures ont dépassé 15 000 € aux enchères, tandis qu’un résultat ancien approche même 40 000 € !

Vous possédez un tableau, une gouache ou un dessin de Marcel Cosson ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Marcel Cosson

Prix des œuvres de Marcel Cosson

  • Peinture à l’huile sur toile, panneau ou carton : entre 150 € et plus de 15 000 €

  • Gouache, aquarelle ou pastel : entre 100 € et 6 500 €

  • Dessin au crayon, fusain ou encre : entre 50 € et 1 500 €

  • Estampe ou multiple : entre 20 € et 150 €

Vous possédez une œuvre de Marcel Cosson et souhaitez connaître sa valeur ? Vous pouvez remplir notre formulaire d’estimation en ligne et joindre plusieurs photographies nettes du tableau. Pensez à photographier la face, le revers, la signature, le cadre et les éventuelles étiquettes anciennes.

Nos experts et commissaires-priseurs étudieront le sujet, la technique, les dimensions, le support, l’état de conservation et la provenance de l’œuvre. Ils compareront également votre tableau avec les résultats récents obtenus par des œuvres similaires de Marcel Cosson. Vous recevrez une première estimation sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.

La cote de Marcel Cosson sur le marché de l’art

La cote de Marcel Cosson varie fortement selon le sujet, les dimensions, la technique et la qualité d’exécution. Les scènes de l’Opéra, les danseuses dans leurs loges et les intérieurs de cafés constituent le cœur de son marché. Une composition animée avec plusieurs personnages obtient généralement une meilleure estimation qu’une petite étude ou qu’un paysage peu caractéristique.

La majorité des tableaux de Marcel Cosson se vendent entre quelques centaines et 3 000 €. Les grandes peintures consacrées au ballet, aux brasseries et à la vie parisienne peuvent toutefois dépasser 5 000 €, voire 10 000 € lorsqu’elles réunissent un sujet recherché, un beau format, une provenance connue et un bon état de conservation.

La cote des scènes de ballet et de l’Opéra

Les danseuses, les loges et les foyers de l’Opéra sont les sujets les plus connus de Marcel Cosson. Les collectionneurs apprécient les tableaux qui montrent les artistes avant leur entrée en scène, pendant une répétition ou au milieu des spectateurs. Les compositions avec plusieurs personnages, de belles couleurs et un format généreux sont particulièrement recherchées. Voici quelques résultats de référence :

  • Les Ballerines (date non précisée) : cette huile sur toile de 65,5 × 81 cm a été adjugée 1 950 € à Paris en avril 2018, soit plus de trois fois son estimation haute.
  • Danseuses dans le foyer de l’Opéra (date non précisée) : cette peinture consacrée à l’un des thèmes emblématiques de Cosson a atteint 2 500 € à Paris en juin 2012.
  • Danseuses (date non précisée) : cette scène de ballet a été vendue 3 250 $ à New York en décembre 2016.
  • Dans la loge (date non précisée) : cette huile sur panneau de petit format a obtenu 1 350 € à Paris en 2013.

Une scène de danse n’atteint pas automatiquement plusieurs milliers d’euros. La composition, le nombre de personnages, la lisibilité des visages et la qualité de la touche restent essentiels pour établir la valeur du tableau.

La cote des cafés, bals et scènes de la vie parisienne

Marcel Cosson a aussi peint les cafés, les brasseries, les bals, les restaurants et les champs de courses. Ces œuvres montrent des couples élégants, des clients assis au bar ou des groupes réunis dans un intérieur parisien. Les tableaux les plus animés peuvent rivaliser avec les meilleures scènes de ballet. Parmi les résultats les plus significatifs :

  • À la brasserie (date non précisée) : cette importante scène parisienne a été vendue 15 850 € à Paris en décembre 2007. Il s’agit de l’un des meilleurs résultats publics récents de Marcel Cosson.
  • Au bar, chez Maxim’s (date non précisée) : cette huile sur panneau de 73 × 60 cm a atteint 12 000 € à Paris en 2013.
  • Le Bistrot (date non précisée) : cette scène d’intérieur a été adjugée 3 000 € à Paris en juin 2014.
  • Au café (date non précisée) : cette peinture a obtenu 1 800 € à Paris en mai 2019.
  • Les Courses (date non précisée) : cette scène mondaine a été vendue 1 500 € à Paris en mars 2015.

La différence de prix entre deux tableaux peut être importante. Une œuvre très vivante, avec plusieurs figures et un lieu identifiable, possède souvent davantage d’attrait qu’un intérieur plus simple ou qu’une composition répétitive.

La cote des gouaches, pastels et œuvres sur papier

Marcel Cosson a utilisé la gouache, le pastel, le crayon et parfois l’aquarelle. Ces œuvres sur papier sont généralement plus accessibles que ses peintures à l’huile. Les gouaches très colorées consacrées aux cafés ou à l’Opéra peuvent néanmoins dépasser 1 000 €, car leur rendu se rapproche parfois de celui d’un tableau.

Quelques exemples permettent de situer leur valeur :

  • Le Bar (date non précisée) : cette gouache de 36 × 42 cm a été vendue 2 900 € à Paris en 2010.
  • Paris, foyer de l’Opéra Garnier (date non précisée) : cette gouache de 32 × 47 cm a obtenu 1 200 € à Paris en 2016.
  • Danseuse dans un intérieur (date non précisée) : ce pastel de 17,5 × 11,5 cm a été adjugé 450 € à Paris en 2012.
  • Couple de danseurs (date non précisée) : ce pastel de 55 × 33,5 cm a été vendu 300 € à Paris en 2016.
  • La Danseuse de l’Opéra (date non précisée) : cette eau-forte de petit format a obtenu 80 € à Paris en 2012.

L’état du papier doit être examiné avec soin. Des taches, une décoloration, des plis ou une exposition prolongée à la lumière peuvent réduire sensiblement la valeur d’une gouache ou d’un pastel.

Comment reconnaître un tableau de Marcel Cosson ?

Marcel Cosson peint souvent des intérieurs animés. Ses personnages sont placés dans les loges, les coulisses, les cafés ou les foyers de l’Opéra. Les femmes portent des robes de soirée, des chapeaux ou des costumes de danse. Les hommes apparaissent en habit sombre, parfois de dos ou légèrement en retrait. L’artiste ne cherche pas toujours à détailler précisément les visages : quelques touches de couleur suffisent à faire apparaître une attitude ou une expression.

Sa peinture se reconnaît aussi à sa touche rapide et visible. Les robes, les tutus et les éléments du décor sont construits avec des coups de pinceau souples. Certaines zones restent très précises, tandis que d’autres semblent seulement suggérées. Les blancs, les roses, les rouges et les bleus clairs des costumes ressortent souvent sur des fonds bruns, noirs ou gris.

Marcel Cosson travaille régulièrement sur de petits panneaux de bois, du carton ou de l’isorel. Il utilise aussi la toile pour ses compositions plus importantes. La présence d’un support léger ou d’un panneau ancien n’est donc pas inhabituelle. En revanche, le sujet et le style ne suffisent jamais à confirmer une attribution, car de nombreux peintres ont représenté les danseuses et la vie parisienne à la même époque.

Reconnaître la signature de Marcel Cosson

Marcel Cosson signe le plus souvent « Cosson », au pinceau, dans l’angle inférieur gauche ou droit du tableau. La signature peut être légèrement inclinée et tracée avec des lettres liées. Sa couleur varie selon le fond : elle apparaît claire sur une zone sombre et brune ou noire sur une partie plus lumineuse.

On rencontre aussi des œuvres attribuées à Marcel Cosson qui ne portent aucune signature. Cette absence n’exclut pas automatiquement une œuvre authentique, mais elle rend l’examen du support, de la technique et de la provenance encore plus important.

Une signature visible ne constitue jamais une preuve suffisante. Elle peut avoir été ajoutée après l’exécution du tableau ou copiée sur une œuvre ancienne. Son emplacement, son graphisme, sa matière et son degré d’usure doivent rester cohérents avec le reste de la peinture.

Tableau de Marcel Cosson : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par examiner le sujet et la composition. Une danseuse dans sa loge, une scène de café ou un foyer de l’Opéra correspondent bien au répertoire de Marcel Cosson. Il vérifie toutefois que les attitudes, les vêtements et le décor restent cohérents avec l’époque de l’artiste.

Il étudie ensuite la manière dont les personnages sont peints. Chez Cosson, les visages peuvent être résumés par quelques touches, mais les silhouettes restent faciles à lire. Les robes et les tutus sont souvent traités avec davantage de lumière que le reste de la scène. Une peinture trop lisse, des contours très rigides ou des personnages lourdement dessinés peuvent susciter des réserves.

Romain examine enfin le support et la matière. Marcel Cosson a beaucoup peint sur panneau, carton et isorel, mais aussi sur toile. Une photographie prise de côté permet de voir l’épaisseur de la peinture, les coups de pinceau et les éventuelles restaurations. Le revers peut révéler une ancienne étiquette, un titre, un numéro ou une marque de fabricant. Tous ces éléments aident à dater l’œuvre et à établir une estimation plus fiable.

Marcel Cosson, le peintre des nuits parisiennes et de l’Opéra

Jean-Louis Marcel Cosson naît à Bordeaux en 1878. Il choisit rapidement la voie artistique et rejoint les grands rendez-vous parisiens du début du XXe siècle. Il reçoit une mention honorable au Salon des artistes français en 1901, puis une médaille de troisième classe en 1911. Ces distinctions contribuent à installer son nom dans le paysage artistique de son époque.

Cosson expose également au Salon de la Société nationale des beaux-arts et au Salon des Tuileries. Sa carrière se construit à Paris, au moment où les théâtres, les cafés-concerts, les cabarets et les grandes brasseries occupent une place centrale dans la vie culturelle. L’artiste fréquente cet univers et en fait son principal terrain d’observation. Il s’intéresse autant aux spectacles qu’aux instants plus discrets qui les entourent : l’attente dans une loge, une répétition, une conversation au bar ou une rencontre dans le foyer de l’Opéra.

Au fil des années, Marcel Cosson devient particulièrement connu pour ses représentations de danseuses et de femmes élégantes. Il peint aussi des scènes de cirque, des courses hippiques, des paysages et quelques natures mortes. Il poursuit son activité jusqu’au milieu du XXe siècle et meurt à Paris en 1956. Ses tableaux conservent aujourd’hui le souvenir d’un Paris animé, élégant et tourné vers le spectacle.

Photographiez toujours l’œuvre sans son verre lorsque cela peut être fait sans risque. Sur les tableaux de Marcel Cosson, les reflets peuvent masquer la finesse des touches, les différences de matière et les éventuelles restaurations. Une photographie générale doit être complétée par plusieurs vues rapprochées du visage des personnages, des costumes et de la signature.

Regardez également les bords de la peinture et l’intégralité du revers. Un panneau ancien peut avoir été recoupé, tandis qu’une toile peut avoir été rentoilée ou remontée sur un châssis plus récent. Ces modifications ne rendent pas forcément l’œuvre invendable, mais elles doivent être identifiées avant de fixer sa valeur. Ne nettoyez pas la peinture et ne retirez aucune étiquette : un détail qui semble sans importance peut fournir un indice précieux sur l’histoire du tableau !

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Estimation gratuite Henri Martin

Henri Martin

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Estimation et cote de l'artiste Henri Martin

Henri Jean Guillaume Martin, dit Henri Martin (Toulouse, 1860 – Labastide-du-Vert, 1943) est un peintre symboliste français.

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Les débuts d’Henri Martin

Né d’un père ébéniste, Henri Martin débute sa formation à dix-sept ans à l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse, avant de se rendre à Paris, muni d’une bourse municipale, en 1879. Il suit alors les cours de Jean-Paul Laurens, peintre réputé pour ses scènes historiques. Tout en conservant des liens avec les milieux artistiques parisiens, Henri Martin retourne se marier dans sa région en 1881 (deux de ses quatre fils deviendront aussi peintres). 

En 1885, lors d’un voyage en Italie, sa fréquentation des primitifs italiens l’amène à infléchir son style, passant de la « grande manière » héritée de Laurens à un art plus décanté, sacrifiant la perspective à la juxtaposition des couleurs, un peu à la façon des « pointillistes », mais privilégiant le fondu sur la division chromatique. 

Henri Martin et le symbolisme

En 1892, Henri Martin expose au sein du Salon de la Rose-croix esthétique, aux côtés de Gustave Moreau et de Pierre Puvis de Chavannes, manifestant se penchants pour le symbolisme. Peintre cultivé, Henri Martin est un lecteur assidu de Baudelaire, Verlaine, Dante, Byron ou Poe, et ses toiles se réfèrent volontiers aux anciens mythes (Orphée, 1880 ; Sérénité, d’après Virgile, 1890) ou baignent dans une ambiance mystérieuse (Vers l’abîme, 1897).

En 1899, Henri Martin rejoint la Société nouvelles de peintres et de sculpteurs, regroupés autour du galeriste Georges Petit (à laquelle adhèrera aussi Auguste Rodin), et expose dans la galerie de ce dernier. 

Henri Martin, peintre officiel

Il se fixe dans le Lot dès le début du XX° siècle, acceptant diverses commandes publiques passées par sa région (Capitole de Toulouse, siège de la Préfecture à Cahors) ou par les institutions parisiennes (à l’Hôtel de Ville, à la Sorbonne, pour un cabinet de l’Elysée). Nommé commandeur de la Légion d’honneur en 1914, il siège à l’Académie nationale des Beaux-Arts à partir de 1917. 

Henri Martin a fréquenté tous les genres, de l’autoportrait aux scènes de la vie quotidienne (Homme au marteau-piqueur ; Faneuse, 1925), du paysage (Collioure, les toits rouges) aux fresques monumentales. 

Henri Martin, un peintre à redécouvrir

Il semble cependant particulièrement tenté par le mysticisme, créant des atmosphères brumeuses et secrètes, insérant dans de vastes panoramas idéalisés des figures hiératiques, allégoriques, appelant à la spiritualité. Du point de vue de la facture, il opère une synthèse entre le style néo-impressionniste « climatique » (juxtaposition des touches, adoucissement des lignes et formes) et les compositions d’un Puvis de Chavannes.

En 2012, quarante-trois toiles d’Henri Martin ont été découvertes dans une maison de Rennes ayant appartenu au magistrat et collectionneur Paul Riff. Une partie de cette collection Paul Riff a rejoint le fond exceptionnel du Musée Henri-Martin de Cahors (qui rassemble en tout une cinquantaine d’œuvres de l’artiste). Si le Musée d’Orsay de Paris n’en exhibe que deux, plusieurs autres de ses tableaux peuvent être admirés aux Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, ainsi qu’à Toulouse.  

La cote d’Henri Martin

Bien qu’il ne s’agisse pas d’un peintre de grand renom, les tableaux d’Henri Martin atteignent des prix très confortables, notamment outre-Manche : La Treille de Marquayrol et Le Vieux Port de Marseille sont récemment partis, respectivement, à 299 000 € et 256 000€ !  Les estimations de ses huiles s’échelonnent entre 15 000 et 300 000€, les paysages se vendant mieux que les portraits. Dessins à la craie et héliogravures sont plutôt cotés aux environs de 500 €.

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(Illus.) Martin La Vallée Du Vert à l’automne.

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Estimation gratuite Henri Hayden

Henri Hayden

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Estimation et cote de l'artiste Henri Hayden

Henri Hayden (Varsovie, 1883 – Paris, 1970) est un peintre et lithographe français d’origine polonaise. 

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Formation et débuts d’Henri Hayden

Né Henryk Hayden-Wurzel à Varsovie d’un père négociant en vins, Henri Hayden est destiné par ses parents à la carrière d’ingénieur. En 1902, il s’inscrit donc à l’École polytechnique de Varsovie, tout en entamant parallèlement des études à l’École des Beaux-Arts. 

Ayant fait la preuve de son talent artistique, il reçoit l’aide financière de son père pour poursuivre sa formation à Paris, en 1907. Il ne retournera plus en Pologne.

 

Il s’installe dans un atelier du boulevard Saint-Michel, fréquentant durant quelques mois de l’année 1908 l’académie de la Palette, ou enseignent Charles Guérin et George Desvallières. 

Il passe l’été de la même année en Bretagne, à Pont-Aven, région dans laquelle il se rend à nouveau régulièrement jusqu’en 1912 : dans ses premières productions, Henri Hayden semble ainsi vouloir suivre les traces de Paul Gauguin. 

Henri Hayden et le cubisme

Si Henri Hayden participe au Salon d’automne dès 1909, sa première exposition personnelle a lieu en  1911, dans la galerie d’Eugène Druet, rue Royale. Il se trouve alors en contact avec l’avant-garde de la peinture française et connaît, jusqu’en 1914, une période « cézanienne » (Paysage à l’estuaire, 1912). 

En 1915, recommandé par Juan Gris, Henri Hayden signe un contrat d’exclusivité avec le marchand d’art Léonce Rosenberg, fondateur de la galerie L’Effort moderne, où exposent les peintres cubistes. 

Henri Hayden côtoie aussi Apollinaire (il participe au banquet donné en l’honneur de ce dernier, à l’Ancien Palais d’Orléans, en 1916) et les musiciens du Groupe des Six, parmi lesquels Erik Satie (dont il illustre, la même année, l’édition des Trois morceaux en forme de poire). 

L’intrication des formes et aplats dans un cadre ovale de Bouteille et journal (1919) évoque la manière de Gris et de Picasso. 

Henri Hayden fuit l’avancée allemande

La montée du nazisme inquiète Henri Hayden, qui est d’origine juive. 

Durant la Seconde Guerre mondiale, il fuit Paris, pour se réfugier d’abord en Auvergne, où il fait la connaissance de Robert Delaunay. 

L’avancée des troupes allemandes l’amène à descendre plus au Sud : il s’installe à Roussillon-d’Apt, où il se lie d’amitié avec l’écrivain Samuel Beckett (alors engagé dans la Résistance), avec qui il partage, entre autres, le goût du whisky, des romans policiers et des échecs. 

De retour à Paris en 1944, Henri Hayden trouve son atelier pillé. 

Durant cette période, il produit nombre de gouaches, dont seront ensuite tirées des lithographies. 

Maturité et consécration et d’Henri Hayden

Les vingt dernières années de la vie d’Henri Hayden voient l’épanouissement d’un style personnel, désormais émancipé du cubisme, au profit d’un art moins intellectualisé, fluide et sensuel, où ne sont conservés que les lignes essentielles (Paysage vert, 1968). 

Dans les années 1950, Henri Hayden abandonne les formes géométriques, faisant retour à une figuration dépouillée, à travers la peinture de paysages et de nombreuses estampes. « La peinture, ce n’est pas l’addition, mais la soustraction », déclare-t-il, en exergue d’un style qui n’est pas sans parenté avec celui de Paul Klee et paraît ouvrir la voie à certains figuratifs américains, comme Georgia O’Keefe.

S’il a été régulièrement exposé depuis la fin de la guerre, la consécration d’Henri Hayden a lieu deux ans avant sa mort, en 1968, lors d’une rétrospective organisée par le Musée national d’Art moderne (« Soixante ans de peinture, 1908-1968 : Henri Hayden »). 

Il décède à 86 ans, sans jamais avoir cessé de peindre.

Combien vaut une oeuvre d’Henri Hayden ?

Pour l’heure, la cote d’Henri Hayden n’est pas très élevée : les collectionneurs n’ont récemment déboursé que 8600€ pour La Théière bleue, 6700€ pour un Bouquet, 5700€ pour une Vue de Saint-Tropez. Les huiles se vendent en moyenne dans les 5000€. Lithographies et sérigraphies sont estimées entre 500 et 600€.

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Estimation gratuite Tsuguharu Foujita

Tsuguharu Foujita

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Estimation et cote de l'artiste Tsuguharu Foujita

Tsuguharu Fujita (Tokyo, 1886 – Zurich, 1968), aussi connu sous le simple patronyme de Foujita, ou, après sa conversion au catholicisme, sous son nom français de Léonard Foujita, est un peintre, dessinateur, illustrateur (mais aussi photographe, céramiste, cinéaste et styliste) franco-japonais.

Estimation gratuite Tsuguharu Foujita

Prix des œuvres de Tsuguharu Foujita

  • Peinture (huile, acrylique, gouache sur toile, panneau, carton, etc.) Estimation : entre 20 000 € et 7 000 000 €

  • Dessin, aquarelle, encre sur papier Estimation : entre 1 000 € et 100 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte Estimation : entre 800 € et 30 000 €

  • Photographie Estimation : entre 2 000 € et 30 000 €

  • Sculpture Estimation : entre 600 € et 30 000 €

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Les débuts de Foujita et l’arrivée à Paris

Tsuguharu Fujita est le fils cadet d’un général de l’armée impériale japonaise : choyé dans sa jeunesse, il reçoit une éducation soignée, où le français et la culture européenne ont une part plus large qu’il n’était d’usage au Japon. Ayant obtenu son diplôme de peinture (occidentale) aux Beaux-Arts de Tokyo en 1910, il s’embarque pour Paris trois ans plus tard. Ses débuts parisiens vont être des plus rapides. Bien que Foujita hésite d’abord entre la danse et la peinture, la rencontre avec Picasso (le lendemain de son arrivée !), celles de Soutine et Modigliani le font pencher vers la seconde. En 1917, Foujita s’installe dans un atelier du XIV° arrondissement et, la même année, expose cent-dix aquarelles chez George Chéron. Il a d’ores et déjà élaboré un style personnel, qualifié de mi-oriental, mi-gothique, salué par Picasso et caractérisé par un trait fluide courant sur un fond de couleur claire. Cette première exposition triomphale amène Foujita à prendre aussitôt une place non négligeable au sein de ce que l’on a qualifié d’ « École de Paris », appellation fourre-tout faisant davantage référence à une époque qu’à un style, où se côtoient entre autres Derain, Soutine, Modigliani, Vlaminck, Léger et Matisse. 

Foujita, star des années folles

Après deux ou trois expositions (notamment une vente rémunératrice au Salon d’automne 1922), Foujita devient l’un des peintres les plus demandés des années folles. Il modernise son atelier, fait appel à de célèbres modèles (dont la scandaleuse Kiki de Montparnasse), se voit exposé en Allemagne, aux États-Unis, au Japon. Un voyage en Italie en 1921, qui lui rend familier les peintres de la Renaissance italienne – notamment, les fresques de Michel-Ange -, amène Foujita à modifier son trait, désormais moins désincarné, à représenter des corps aux formes plus opulentes (Nu couché à la toile de Jouy, 1922).  Foujita multiplie les études anatomiques et les croquis au fusain, qu’il reproduit ensuite de façon apparemment spontanée sur des fonds unis (ivoires, noirs, dorés), ressortissant à la tradition japonaise. Égérie des fêtes de Montparnasse, Foujita est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1925 et gagne énormément d’argent. Ses portraits finement ouvragés, ses images de chats rappelant les estampes japonaises ou ses précieuses miniatures raniment la vogue orientale en Occident. Un rigoureux redressement fiscal, en 1928, va mettre un terme à cette première ascension : Foujita vend ses biens et quitte temporairement Paris. 

La guerre : Foujita de retour au Japon

Entre 1931 et 1933, Foujita effectue une tournée triomphale en Amérique du Sud. Durant les années suivantes, ses pérégrinations l’amènent à se transporter de la France à la Chine, puis finalement à revenir au japon lorsqu’éclate la Seconde Guerre mondiale. Patriote convaincu, Foujita produit alors des œuvres de propagande destinées à mettre en valeur l’héroïsme japonais et la cause impériale, sans cependant dissimuler les horreurs des conflits – rejoignant en esprit, si ce n’est en apparence, certaines productions d’Otto Dix. Habile diplomate, Foujita parvient cependant, après la défaite du Japon, à se concilier les bonnes grâces des attachés américains, notamment en aidant les vainqueurs désireux d’acquérir des peintures orientales au profit des collections américaines. Foujita ne se fait d’ailleurs pas faute de placer ses propres créations. Après avoir attendu trois ans un visa, Foujita, protégé par le général MacArthur, part pour New York en 1949 : dans ce nouveau temple de l’art, il créée et expose à nouveau avec succès. 

Les années mystiques de Foujita

Néanmoins, en 1950, il retrouve ses premières amours : Paris et le quartier Montparnasse. Il renoue avec ses anciens marchands, mène désormais une vie plus retirée, calme et laborieuse. Les peintures de sa dernière période possèdent un caractère à la fois allégorique et décoratif, proche des illustrations de Francisque Poulbot (Un bistrot à Saint-Germain-des-Prés, 1958). Il se convertit au catholicisme en 1955 et obtient la nationalité française en 1959 : il se fait désormais appeler Léonard Foujita, en référence à Léonard de Vinci, bien sûr, mais aussi à Léonard Kimura, l’un des premiers martyrs du Japon. Car les ultimes années de Foujita sont marquées par un tournant mystique : sa dernière entreprise consistera à faire construire et à décorer de fresques une chapelle à Reims, la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix, achevée en 1966 et désormais baptisée Chapelle Foujita. C’est entre les murs de cet édifice que reposent aujourd’hui les restes de Foujita, décédé d’un cancer à Zurich, en 1968.

La cote de Foujita sur le marché de l’art

Dessinateur doué, inventif illustrateur (entre autres de Claudel, Apollinaire, Tagore, Louÿs), artisan inspiré d’une fusion des techniques orientale et des expérimentations des années folles, dont il n’a pas épousé, cependant, les hypothèses les plus radicales (expressionnisme, cubisme, abstraction), Foujita est prisé du marché de l’art, où certains de ses tableaux ont atteint des sommes colossales (4 millions d’euros pour Jeune-fille dans le parc en 1990). Si la plupart des pièces disponibles sont de formats plus modestes, on peut espérer tirer jusqu’à 350 000€ d’une huile, 40 000€ d’une aquarelle (en 2022, Voilier à Collioure à atteint les 48 000€), entre 500 et 1000€ d’une lithographie et autour de 400€ pour un dessin ou une petite estampe. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Tsuguharu Foujita et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Tsuguharu Foujita en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Tsuguharu FOUJITA (1886-1968) Portrait d’une petite fille. 1956. Dessin à l’encre de Chine et lavis. Signé et daté en bas à droite

Reconnaître la signature Tsuguharu Foujita

Savoir reconnaître la signature de Tsuguharu Foujita est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître franco-japonais de l’École de Paris. Ses signatures, bien que variables selon les périodes et les supports, présentent des constantes qui reflètent son style délicat et précis. Foujita signait la plupart de ses peintures, dessins et gravures de son nom complet « Tsuguharu Foujita » ou parfois simplement « Foujita », en lettres fines et élégantes, souvent à l’encre noire ou au crayon, généralement dans l’angle inférieur droit. Sur certaines œuvres emblématiques, comme ses célèbres Chats blancs ou portraits de femmes, la signature est accompagnée de la date et parfois d’un petit sceau japonais, ajoutant une touche personnelle et traditionnelle. Sur les dessins et lithographies, elle apparaît le plus souvent au crayon, lisible et soigneusement tracée. Face à la circulation d’éditions posthumes et de contrefaçons sur le marché de l’art, faire authentifier la signature d’un Tsuguharu Foujita par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Tsuguharu Foujita, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une gravure.

Expertise signature Foujita
Signature Tsuguharu Foujita

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Estimation gratuite Émile Bernard

Émile Bernard

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Estimation et cote de l'artiste Émile Bernard

Émile Henri Bernard (Lille, 1868 – Paris, 1941) est un peintre, graveur et écrivain français. 

Estimation gratuite Émile Bernard

Les débuts d’Émile Bernard : Pont-Aven et les impressionnistes

Son père dirigeant la branche parisienne d’une entreprise textile, c’est à l’École des Arts décoratifs de Paris qu’Émile Bernard reçoit sa première formation, avant d’entrer, en 1884, dans l’atelier du peintre Fernand Cormon (où étudie aussi Henri de Toulouse-Lautrec). 

Il en est cependant exclu pour indiscipline deux ans plus tard et quitte la capitale pour un voyage à pieds à travers la Normandie et la Bretagne. 

Émile Bernard  rencontre alors Vincent Van Gogh, puis, en 1888, Paul Gauguin, avec qui il fonde le groupe de Pont-Aven, prônant un style synthétique, la simplification des formes et de la palette de couleur. 

Lors de la première exposition du groupe de Pont-Aven, au Café des Arts de Paris, en 1889, Émile Bernard expose vingt-cinq toiles signées du pseudonyme de « Ludovic Nemo ». 

Néanmoins, en 1891, Émile Bernard  rompt avec Gauguin, avant de participer aux deux premières expositions des Peintres impressionnistes et symbolistes chez Le Barc de Boutteville, aux côtés de Maurice Denis, Pierre Bonnard, Paul Signac et Édouard Manet.

Émile Bernard en Orient

Ayant perdu le soutien financier de sa famille, Émile Bernard quitte Paris pour l’Égypte en 1893. 

Il y restera dix ans, y épousant en 1894 une jeune Syriaque de quinze ans, Hanenah. 

En dépit des grandes difficultés matérielles qu’entraîne sa charge de famille (Hanenah lui donne cinq enfants, dont seuls deux survivent), Émile Bernard sillonne le bassin méditerranéen – Grèce, Turquie, Jérusalem, Espagne – et réalise d’ambitieuses fresques (celles de Samos, dans le style byzantin, ont été photographiées avant leur destruction durant la guerre), ainsi que nombre de tableaux orientalisants et des bas-reliefs en bois. 

Émile Bernard quitte l’Égypte en 1904, abandonnant son épouse au profit d’Andrée Fort, sœur du poète Paul Fort (qu’il épousera en 1938 à la mort d’Hanenah – non sans avoir vécu plusieurs années comme un bigame). 

La même année, il passe un mois en compagnie de Paul Cézanne, qu’il contribue à faire connaître, notamment via la revue qu’il a fondée, La rénovation esthétique.

Consécration et prospérité d’Émile Bernard

En 1911, son père décède : grâce à son héritage, Émile Bernard  achète sur l’île Saint-Louis à Paris un appartement ayant autrefois appartenu à Philippe de Champaigne – filiation dont l’artiste, qui amorce alors, de son propre aveu, un retour à la tradition « classique »,  se montre très fier. 

Débute alors une fructueuse association avec l’éditeur Ambroise Vollard, pour qui Émile Bernard  illustre de gravures sur bois, entre autres, Les Amours de Ronsard (1915), Les Fleurs du mal de Baudelaire (1918), les Fioretti de Saint François d’Assises (1928) et l’Odyssée d’Homère (1930). 

Au fil de sa carrière, Émile Bernard réalisera plus de deux mille bois gravés, dont certains colorés à la main, qui lui assureront revenus et notoriété.

Les dernières d’Émile Bernard

Durant la Grande Guerre, Émile Bernard s’adonne à la poésie, amorçant une ambitieuse trilogie, La divine épopée, retraçant les divers âges religieux de l’humanité. 

Entre 1922 et 1924, Bernard séjourne à Venise, où il rédige un ouvrage consacré à Michel-Ange et réalise un cycle de quatre vastes toiles consacrées à la même problématique (La Construction du Temple, Les Héros et les dieux, Le Christ guérissant les malades et Le Doute), qui ne trouvent pas grâce aux yeux du public français. 

Durant les années 1930, Émile Bernard séjourne à nouveau fréquemment en Bretagne, notamment à Pont-Aven, où il peint des fresques religieuses, écrit un roman régional et peint des toiles aux thèmes réalistes, rappelant sa première période. 

Élu chevalier de la Légion d’honneur en 1936, il meurt à Paris en 1941 ; il est enterré au cimetière de Pantin.

Émile Bernard : un artiste aux multiples facettes

Artiste ambitieux, curieux et versatile, Émile Bernard – qui a publié plusieurs romans, volumes de poésies, chroniques et articles – a traversé diverses «périodes » picturales : pointilliste (Deux Bretonnes dans un pré, 1886), synthétiste (Femmes bretonnes devant un mur, 1892), orientaliste (L’Africaine, 1895), symboliste, néo-classique (Après le bain, 1908), etc. 

Tenté d’abord par le paysage et les scènes de genre, puis par la fresque, un certain occultisme et finalement par l’art religieux, Émile Bernard est un remarquable portraitiste (il laisse une cinquantaine d’autoportraits, mais aussi des portraits saisissants de ses amis peintres) et un illustrateur au trait séduisant. 

Combien vaut une œuvre d’Émile Bernard ?

Si Bernard a beaucoup produit, il a aussi beaucoup vendu : ses toiles sont donc plus rares qu’on pourrait croire, et ce sont surtout les plus confidentielles qu’on trouve sur le marché de l’art. Son tableau représentant Sept baigneuses a récemment été vendu à 81 000€. Le prix moyen des huiles disponibles tourne plutôt autour de 40 000€, tandis que dessins, eaux-fortes, fusains partent à des prix très abordables (entre 100 et 300€)

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Estimation gratuite Victor Charreton

Victor Charreton

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Estimation et cote de l'artiste Victor Charreton

Victor Léon Jean Pierre Charreton (1864-1936) est un peintre paysagiste français. Né dans une famille bourgeoise d’Isère, Victor Charreton se destine d’abord au métier d’avoué. Mais il manifeste aussi très tôt un goût prononcé pour la poésie et la peinture. Ses premières productions picturales sont présentées au Salon de la Société lyonnaise des Beaux-Arts en 1894 (Vue de Montpeyroux). 

Estimation gratuite Victor Charreton

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Victor Charreton en Auvergne

En 1893, Victor Charreton a épousé Elmy Chatin, fille d’un entrepreneur du Puy-de-Dôme, alliance qui va s’avérer déterminante pour la suite de sa carrière. Il découvre alors les sites montagneux d’Auvergne, aux teintes profondes, aux ombres violacées, qui vont compter parmi ses motifs de prédilection. En 1902, Victor Charreton vend son étude afin de se consacrer pleinement à la peinture. 

Il n’est déjà plus un inconnu : à Paris, il fréquente le galeriste Georges Petit, le sculpteur Auguste Rodin ainsi que les peintres Claude Monet et Pierre Bonnard. En compagnie de ce dernier, il fonde, en 1903, le Salon d’automne – une institution toujours florissante ayant généralement lieu au Grand Palais de Paris. En 1913, Victor Charreton obtient la médaille d’or du Salon des artistes et, l’année suivante, il est décoré de la Légion d’honneur au titre des Arts et des Belles Lettres. 

Victor Charreton et l’École de Murol

L’approche de la guerre et son peu de goût pour les mondanités amènent Victor Charreton à séjourner de plus en plus souvent en Auvergne. Il y devient l’âme de ce que l’on a appelé l’École de Murol(s) – petit bourg de montagne situé entre le Puy de Sancy et le Puy de Dôme, dont l’animation se voit encouragée par le curé Léon Boudal, qui y fonde un syndicat d’initiative en 1912. 

Entre 1910 et 1930, divers peintres (parmi lesquels Maurice Busset, Alphonse Cellier, Mario Pérouse et Victor Fonfreide) vont travailler à Murol aux côtés de Victor Charreton : si les techniques sont diverses, le principe de l’étude sur le motif, en plein air, le goût des paysages et le travail sur le rendu de l’atmosphère sont des préoccupations communes. Victor Charreton s’acquiert le titre de « peintre de la neige », grâce à la technique de la finette, toile cotonneuse qui permet de produire un effet cristallisé (Les Toits de Murol sous la neige, matin de givre).

Victor Charreton, un amoureux de la terre

En 1922, Victor Charreton achète la maison forte La Tour fondue à Saint-Amant-Tallende. Définitivement fixé en Auvergne, il n’en sillonne pas moins la Bretagne, le Sud de la France et le Maghreb, cherchant inlassablement à rendre les irisations de la lumière à travers une juxtaposition de touches colorées, tantôt proche des Nabis, tantôt des œuvres de George Seurat (de cinq ans son aîné), bien que la pâte en soit plus épaisse, plus « charnue ». 

Au Salon d’automne de 1933, ses peintures de frondaisons, de paysages automnaux et de jardins font sensation. Une trentaine de toiles de Victor Charreton a pu être admirée en juillet 2022, lors d’une vente à Clermont-Ferrand, mais on peut aussi en découvrir dans les collections publiques de Riom, Lyon, Grenoble, Carcassonne – et, bien sûr, à Murol.

Combien coûte une œuvre de Victor Charreton ?

Lors des enchères clermontoises, les toiles de Victor Charreton ont été estimées à des prix allant de 2000€ (pour les plus petites) à 25 000€ (pour les huiles de grandes dimensions, assez rares). En 2022, Hiver précoce (73 x 92 cm) a atteint le prix de 15 000€ et Verger en fleurs dans un village (73 x 91 cm) celui de 14 200€. Une majorité de ses panneaux sur carton, dont les collectionneurs américains se montrent friands, part entre 3000€ et 5000€

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(Illus.) Victor Charreton Jardin Sous La Neige

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Estimation gratuite Achille Granchi Taylor

Achille Granchi-Taylor

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Estimation et cote de l'artiste Achille Granchi-Taylor

Vous possédez une peinture d’Achille Granchi-Taylor et souhaitez connaître sa valeur ? Peintre et illustrateur français rattaché à la peinture naturaliste bretonne, Achille Granchi-Taylor est principalement recherché pour ses représentations de pêcheurs, de sardiniers et de femmes attendant le retour des bateaux. La cote d’Achille Granchi-Taylor dépend de la technique, du sujet, des dimensions, de l’état de conservation et de la provenance de l’œuvre.

Les peintures les plus appréciées sont les scènes maritimes de Concarneau et de Pont-Aven, les portraits de pêcheurs et les compositions illustrant les difficiles conditions de vie des communautés littorales. Les experts d’Estimon’Objet vous accompagnent dans l’expertise et l’estimation de votre œuvre d’Achille Granchi-Taylor, qu’il s’agisse d’une huile, d’un dessin, d’une affiche ou d’une illustration originale.

Estimation gratuite Achille Granchi-Taylor

Prix des œuvres d'Achille Granchi Taylor

  • Peinture originale, scène maritime ou portrait à l’huile : de 800 € à environ 5 000 €

  • Dessin, fusain, pastel ou étude sur papier : de 100 € à plus de 700 €

  • Affiche, illustration ou ensemble d’œuvres originales : de 150 € à plus de 8 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Achille Granchi-Taylor, il faut d’abord identifier sa nature exacte. Une peinture représentant des pêcheurs sur les quais de Concarneau n’a pas la même valeur qu’un fusain préparatoire, une affiche ou une illustration destinée à l’édition. Les photographies de la face, du revers, de la signature, des dimensions, du support et des éventuelles étiquettes permettent d’effectuer une première analyse.

Les experts d’Estimon’Objet examinent ensuite la technique, la qualité d’exécution, le sujet, l’état de conservation et la provenance. Ils recherchent notamment le dessin au fusain visible sous une peinture très diluée, caractéristique de certaines œuvres de l’artiste, et comparent la pièce aux résultats du marché de l’art. Cette étude permet de proposer une estimation gratuite et confidentielle, sous réserve d’un examen direct lorsqu’une authentification approfondie est nécessaire.

La cote d’Achille Granchi-Taylor sur le marché de l’art

La cote d’Achille Granchi-Taylor demeure accessible, mais présente des écarts importants selon la technique et la qualité de l’œuvre. Les peintures abouties consacrées au monde maritime breton concentrent l’essentiel de la demande, tandis que les dessins, affiches et illustrations originales s’échangent généralement à des niveaux plus modérés. Certains ensembles cohérents peuvent cependant atteindre des montants nettement supérieurs.

La cote des peintures originales d’Achille Granchi-Taylor

Les peintures originales d’Achille Granchi-Taylor constituent la catégorie la plus recherchée. Leur valeur dépend du sujet, du format, de la période, de la qualité des figures et de la présence d’un décor maritime identifiable. Les compositions montrant des pêcheurs, des sardiniers ou des femmes sur les quais de Concarneau sont particulièrement représentatives de son œuvre.

Quelques repères de marché permettent d’apprécier leur valeur :

  • Femme et enfant, huile sur papier marouflé sur toile mesurant environ 33 × 25 cm, a atteint 6 755 $, soit approximativement 5 000 € selon le taux de change de l’époque, en 2007.
  • Les huiles sur toile ou sur panneau de format courant se situent fréquemment entre 800 € et 4 000 €.
  • Une peinture de qualité muséale, bien documentée et consacrée à la vie des pêcheurs bretons peut dépasser les estimations habituelles.

Ainsi, la cote des peintures d’Achille Granchi-Taylor progresse sensiblement lorsque l’œuvre réunit un sujet emblématique, une exécution aboutie et une provenance vérifiable.

La cote des dessins et œuvres sur papier d’Achille Granchi-Taylor

Les dessins et œuvres sur papier d’Achille Granchi-Taylor comprennent des fusains, des pastels, des aquarelles et des études préparatoires. Leur valeur dépend de la précision du dessin, du degré d’achèvement, du sujet et de la présence d’une signature ou d’un cachet d’atelier. Les études de marins et de figures bretonnes sont généralement les plus recherchées.

Quelques repères de marché permettent d’apprécier leur valeur :

  • Les fusains et études de personnages sont généralement valorisés entre 100 € et 500 €.
  • Les œuvres sur papier les plus abouties peuvent atteindre environ 700 $, soit près de 650 €.
  • Une feuille présentant un cachet d’atelier peut être intéressante, mais ce cachet doit être étudié avec le support, la technique et la provenance.

Ainsi, la cote des dessins d’Achille Granchi-Taylor repose avant tout sur la qualité graphique, la lisibilité du sujet et la relation de la feuille avec ses grandes compositions peintes.

La cote des affiches et illustrations d’Achille Granchi-Taylor

Les affiches et illustrations d’Achille Granchi-Taylor témoignent de son activité dans le domaine de l’édition. L’artiste a notamment illustré Les Travailleurs de la mer de Victor Hugo et conçu l’affiche de la Fête des Filets Bleus, créée à Concarneau pour venir en aide aux pêcheurs touchés par la crise sardinière.

Quelques repères de marché permettent d’apprécier leur valeur :

  • Un exemplaire ancien de l’affiche de la Fête des Filets Bleus a atteint 700 $, soit environ 650 €.
  • Les illustrations isolées et affiches en état courant se négocient généralement entre 150 € et 700 €.
  • Une suite de vingt-trois huiles originales destinées à illustrer Les Travailleurs de la mer a atteint 8 294 € frais compris en 2017.

Ainsi, la cote des illustrations d’Achille Granchi-Taylor dépend fortement de leur caractère original, de leur état, de leur rareté et de leur appartenance à un ensemble éditorial cohérent.

Comment reconnaître une œuvre d’Achille Granchi-Taylor ?

Une œuvre d’Achille Granchi-Taylor se reconnaît d’abord à ses sujets. Le peintre représente fréquemment des pêcheurs en ciré, des mousses, des femmes raccommodant des filets ou attendant sur les quais, ainsi que des scènes de retour de pêche. Les personnages adoptent souvent des attitudes graves et retenues, traduisant la pénibilité de la vie maritime.

Sa palette est dominée par des ocres, des bruns, des gris et des tonalités sourdes. Les couleurs sombres, la lumière diffuse et les gestes silencieux confèrent à ses compositions une atmosphère mélancolique. Cette sobriété distingue son travail des représentations plus pittoresques de la Bretagne produites à la même époque.

La technique constitue également un indice important. Achille Granchi-Taylor applique parfois une peinture à l’huile très diluée sur un dessin préparatoire au fusain dont les contours restent visibles. Cette manière renforce le caractère graphique de ses figures et permet de rendre avec précision les cirés, les vêtements usés et les visages des travailleurs de la mer.

Reconnaître la signature d’Achille Granchi-Taylor

La signature d’Achille Granchi-Taylor peut prendre plusieurs formes. L’artiste signe notamment « A. Granchi-Taylor », « Granchi-Taylor » ou emploie un monogramme. La signature se trouve généralement dans un angle inférieur de la composition, mais sa position et sa graphie peuvent varier selon la période et le support.

Certaines œuvres provenant de l’atelier portent un cachet d’atelier plutôt qu’une signature manuscrite. Ce cachet peut constituer un élément documentaire utile, mais il ne suffit pas à lui seul pour confirmer l’authenticité d’une peinture ou d’un dessin. Son empreinte doit être comparée aux marques déjà répertoriées.

L’étude d’une signature doit toujours être complétée par l’analyse du support, des pigments, du dessin préparatoire et de la provenance. Les experts d’Estimon’Objet peuvent examiner ces différents éléments afin de distinguer une œuvre autographe, une œuvre d’atelier ou une attribution plus incertaine.

Signature Achille Granchi-Taylor
Expertise signature Achille Granchi-Taylor

Œuvre d’Achille Granchi-Taylor : ce que regardent nos experts

Pour expertiser une peinture d’Achille Granchi-Taylor, nos spécialistes commencent par déterminer la technique et la nature du support. Ils recherchent notamment la présence d’un dessin au fusain sous-jacent, la fluidité de la matière picturale et les couleurs sourdes caractéristiques de l’artiste.

Le sujet est ensuite comparé au répertoire connu du peintre : pêcheurs de Concarneau, sardiniers, femmes sur les quais, scènes portuaires et illustrations littéraires. Les dimensions, les inscriptions, les anciennes étiquettes, l’encadrement et l’historique de propriété apportent des informations complémentaires sur la période et l’origine de l’œuvre.

Enfin, les experts confrontent la pièce aux œuvres conservées dans les collections publiques et aux résultats documentés du marché. Cette approche permet à Estimon’Objet d’établir une valeur argumentée et de vous orienter vers la solution la plus adaptée pour assurer, transmettre ou vendre votre œuvre.

Achille Granchi-Taylor, peintre de la vie maritime bretonne

Né à Lyon en 1857 d’un père italien et d’une mère anglaise, Achille Granchi-Taylor passe sa jeunesse à Paris. Après avoir commencé une carrière dans la finance, il choisit la peinture et fréquente l’atelier de Fernand Cormon, où évoluent notamment Henri de Toulouse-Lautrec et Émile Bernard. Proche de Paul Gauguin, qui réalise son portrait en 1885, il séjourne à Pont-Aven entre 1886 et 1888.

L’artiste s’installe ensuite durablement à Concarneau, dont il observe les pêcheurs et les familles. Contrairement aux artistes attirés par une Bretagne idéalisée, il montre la pauvreté, le chômage et les conséquences de la crise sardinière. Présenté au Salon des artistes français, son travail comprend notamment Chômage, Mousses mouillant le grappin, Marins paysans sardiniers et L’Attente des pêcheurs. Plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans des collections publiques françaises.

Achille Granchi-Taylor mène parallèlement une importante activité d’illustrateur. Il travaille autour des textes de Victor Hugo, de René Bazin et de Théodore Botrel et crée l’affiche de la Fête des Filets Bleus. Après près de trente années passées à Concarneau, il s’installe à Asnières-sur-Seine, où il meurt en 1921. Son œuvre constitue aujourd’hui un témoignage majeur sur le monde maritime breton de la fin du XIXe siècle.

Selon Romain Rudondy, la présence d’un sujet breton ne suffit pas à attribuer une œuvre à Achille Granchi-Taylor. Il faut observer conjointement la sobriété de la palette, la construction des figures, la technique picturale et la cohérence de la signature. Une provenance ancienne ou une documentation liée à Concarneau peut renforcer considérablement l’intérêt de la pièce.

Avant toute restauration, il est recommandé de faire examiner l’œuvre. Un nettoyage trop appuyé peut altérer les jus de peinture très dilués et les traits de fusain caractéristiques de l’artiste. Il convient également de conserver les étiquettes, inscriptions et anciens encadrements, qui peuvent contribuer à retracer l’histoire du tableau.

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En lien avec Achille Granchi-Taylor

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Tableaux anciens

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École FRANÇAISE vers 1730 Portrait d’un flûtiste dans son cabinet de travail Toile 80 x 64 cm Dans un cadre en chêne sculpté et doré à décor de c

💰 Adjudication :
230 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919) La maison Blanche Huile sur toile
Monogrammée en bas à droite 16,5 x 25,5 cm Bibliographie :
- Ambroise Vollard,

💰 Adjudication :
160 000 €

🔎 Estimation :
150 000 € - 200 000 €

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Louis Michel VAN LOO (Toulon 1707 – Paris 1771) Carle Van Loo et sa famille Sur sa toile d’origine 115 x 87 cm Provenance : Acquis par échange le 12

💰 Adjudication :
105 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 80 000 €

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Henri Pierre DANLOUX (Paris 1753 - 1809) Portrait d’Amable Hugues Anne Hyacinthe de Fontanges Sur sa toile d’origine 76 x 64 cm Signé en bas à gau

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Vera Székely

Vera Székely

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Estimation et cote de l'artiste Vera Székely

Vera Székely (1919-1994) est une artiste peintre, céramiste et sculptrice d’origine hongroise et active en France.

Estimation gratuite Vera Székely

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Les débuts artistiques de Vera Székely

Vera Székely est née Vera Harsányi. En 1932, à 13 ans, elle s’intéresse au métier de graphiste. Elle entre alors dans l’atelier d’Hanna Dallos. Là, elle fait la rencontre d’une entraîneuse de natation. Vera Székely commence finalement sa carrière comme nageuse professionnelle. En 1936, elle fait même partie de l’équipe hongroise de natation qui participe aux jeux olympiques de Berlin. Mais rapidement, elle choisit de revenir à une activité artistique. Elle intègre alors l’école L’Atelier de Budapest. Elle y rencontre Pierre Székely. Ils se marient en 1945 et ils veulent fuir la dictature communiste hongroise. En sa compagnie, elle effectue un séjour de plusieurs mois à Vienne. Ils y rencontrent le peintre André Borderie. Ils débutent ensemble une collaboration artistique qui dure plusieurs années. Ils signent en commun « SZB ». Ils rejoignent ensuite Paris. Vera Székely obtient le statut de réfugiée. Le trio s’intéresse à l’art abstrait et leurs œuvres se caractérisent par leur épuration formelle. Vera Székely puise son inspiration dans les objets de culte et dans les arts primitifs. En juin 1947, elle est exposée à la galerie de Bussy à Paris. C’est l’Association France-Hongrie qui organise l’événement. De grands artistes sont présents au comité d’honneur : Georges Braque, Henri Matisse ou encore Jacques Villon. Les œuvres de Vera Székely commencent à acquérir une bonne visibilité dans le monde de l’art. 

Les œuvres collaboratives de Vera Székely

En 1950, les œuvres de Vera Székely sont exposées à la galerie Maxime Old. À partir de 1953, elles sont diffusées à la galerie MAI. Vera Székely explore différentes formes d’art. Elle s’exprime au travers de la céramique, de la sculpture, de la peinture, mais aussi de la mosaïque, de la tapisserie ou encore dans la réalisation de vitraux. Le public découvre ses plats, coupes, ou encore tables basses. Elle dévoile un travail de terre émaillée décorée de figures anthropomorphes ou incisée de motifs abstraits. Vera Székely présente ses œuvres à Paris, à Orléans, à Amiens, à Nice, à La Haye, à Lund, à Amsterdam et à Budapest. Sa renommée s’accroit, notamment auprès de personnalités comme Henri Salvador ou Agnès Varda. En 1954, elle reçoit une médaille d’or lors de la Triennale de Milan. Cette année-là, elle se lance dans les travaux de restauration intérieure de l’église Saint-Nicolas, à Fossé. C’est un projet dans lequel elle collabore toujours avec Pierre Székely, André Borderie mais aussi Agnès Varda. Ils bénéficient de peu de moyens financiers pour cette réalisation. L’esthétisme s’en ressent. Leur réalisation est très sobre mais pure et de haute qualité. Le couple Gelas fait appel au trio pour concevoir leur demeure à Saint-Marcellin, en Isère. Ils dessinent cette maison intégralement. Elle est baptisée « Le Bateau ivre » et elle est classée Monument historique en 2007. Vera Székely y réalise notamment une grande fresque en céramique qui est la pièce maîtresse de la maison. À partir de 1957, André Borderie quitte le couple Székely. Ils continuent en duo. Par exemple, ils laissent leur marque à la piscine du Palm Beach de Cannes. Pierre conçoit le bassin et Vera réalise la mosaïque de l’entrée. Leur œuvre apparaît dans le film Mélodie en sous-sol d’Henri Verneuil. En 1965 et 1966, ce sont les sculptures de Vera Székely qui sont exposées au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Elle sculpte l’argile, le métal, comme le bois. En 1966, elle s’occupe d’une autre commande liturgique. Avec Pierre Székely, elle aménage l’intérieur de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Clichy. Et vers 1970, elle se sépare de Pierre Székely. En 1979, elle prend part à l’exposition « Présence Paris-Budapest » qui a lieu à l’orangerie du jardin du Luxembourg de Paris. À partir des années 1980, Vera Székely se spécialise dans les installations éphémères.

Les réalisations solitaires de Vera Székely

La démarche artistique en solo de Vera Székely évolue dans les années 1980. Elle souhaite faire participer le public à ses œuvres. Elle ne crée plus pour faire durer mais pour faire vivre l’instant. Elle conçoit des scénographies dans lesquelles elle invite le spectateur à prendre place activement. Le musicien peut venir jouer de son instrument. L’acteur peut y improviser un spectacle. Vera Székely imprègne l’espace d’installations textiles qui s’animent au vent, comme la grand-voile d’un bateau. Son approche tourne autour de l’idée d’apesanteur. Dans cette recherche, elle s’intéresse aussi au feutre. Vera Székely a toujours eu une démarche essentialiste en rejetant le superflu. Elle tient cet enseignement d’Hanna Dallos. En 1998, Vera Székely publie son ouvrage Contretemps. La postface est écrite par Aleksandra Kroh. Celle-ci met en évidence trois autres sources d’enseignement qui ont guidé Vera Székely dans son œuvre. Le graphiste Paul Colin incite Vera Székely à explorer les possibilités de l’espace dans son activité artistique. C’est ce qu’elle réalise à travers ses scénographies. L’artiste Henri Michaux entraîne Vera Székely à transformer chacun des événements de sa vie en matière première pour ses créations artistiques. Il l’encourage ainsi à surmonter son parcours accidenté par le contexte de la guerre et de l’exil. Enfin, elle tire profit d’une certaine solitude qui a favorisé une réflexion personnelle. Cela a permis à Vera Székely de cultiver sa propre personnalité et de trouver sa voie artistique. En 1985, elle expose son installation « Fibres Art 85 » au Musée des arts décoratifs de Paris. C’est une commande de l’artiste Michel Thomas. Le musée d’art moderne de la ville de Paris consacre une exposition à Vera Székely de septembre 85 à janvier 86. À côté de sa carrière artistique, Vera Székely mène aussi une vie de famille. Elle est la mère de deux enfants : Anne-Maria Székely-Conchard et Martin Székely. Vera Székely disparaît en 1994 à l’âge de 75 ans. Son fils devient aussi un designer reconnu.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Vera Székely

On trouve quelques centaines de peintures de Vera Székely sur le marché. Ses sculptures et sa production de céramique sont rares. Ses œuvres sont des pièces uniques. Sa signature attestant d’une création en solo fait monter les prix. Le 12 décembre 2018, une Table basse, pièce unique, c. 1958, en céramique émaillée et métal laqué, 35,2 x 40 x 40 cm, signée « V. Székely », s’est vendue à 22.874€, aux États-Unis. Le 23 mai 2022, un Relief sur panneau de bois brûlé, c. 1966, 153 x 98 cm, s’est vendu à 21.000€, à Paris. Le 11 juin 2015, une Tapisserie, 1966, en laine, 106 x 205 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris.

Le 2 juillet 2020, une Coupe à décor abstrait, en faïence et peinte, diamètre 25 cm, signé et dédicacé « à Mimi », s’est vendue à 4200€, à Paris. Le 29 mai 2019, une Tapisserie, 1964, en laine tissée, pièce unique, 177 x 180 cm, signée et datée, s’est vendue à 5500€, à Paris. Le 9 février 2019, une Sculpture sur bois, 1978, en lattes, 120 x 98 cm, signée et datée, s’est vendue à 1500€, à Lyon.

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(Illus.) Vera Székely, Pierre Székely et André Borderie, Vitrail de l’église Saint-Nicolas de Fossé.

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