Estimation gratuite Pierre Guariche

Pierre Guariche

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Guariche

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Estimation gratuite Pierre Guariche

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Les premiers pas de Pierre Guariche dans le design

Pierre Guariche est né en 1926 à Bois-Colombes près de Paris dans une famille spécialisée dans le travail du métal et la serrurerie. Féru d’art et intéressé par le jeu des matières, à 19 ans seulement, il délaisse ses études d’ingénierie électrique et entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, dont il sort diplômé en 1949, comme André Simard, André Monpoix et d’autres designers de renom. Il est spécifiquement formé à la décoration-création d’ensembles. Durant sa formation, Guariche rencontre René Gabriel et Marcel Gascoin, deux importants designers de l’époque de la Reconstruction, dont il suit l’enseignement. Ses premiers pas s’affirment dans l’atelier de l’agence A.R.H.E.C. de Marcel Gascoin, où passent également d’autres jeunes designers de talent comme Joseph-André Motte et Michel Mortier qui se lient à Pierre Guariche. Gascoin est membre de l’Union des artistes modernes (la fameuse UAM), et pionnier de la rationalisation du mobilier quotidien et de sa production en série. Son influence est très importante sur le design développé par la suite par le jeune Pierre Guariche ainsi que les autres designers de sa génération.

Pierre Guariche de l’apprentissage à la création de son bureau d’études à la fin de l’année 1951

En 1954, Pierre Guariche fonde avec Joseph-André Motte et Michel Mortier, ses amis de l’atelier de Gascoin, le groupe A.R.P., ou Atelier de Recherches Plastiques. Ses deux amis designers travaillent toujours pour l’agence de Michel Gascoin, et connaissent un grand succès au Salon des Arts Ménagers de 1954 où ils présentent leurs mobiliers respectifs sur un même stand. Forts de cette expérience, ils s’associent cette même année avec Pierre Guariche pour former un groupe de réflexion autour de la rationalisation du mobilier et du design ; bientôt, les trois acolytes signeront ensemble leur production, des projets de meubles en série et de luminaires destinés à être édités par différents fabricants de meubles et d’arts décoratifs. 

En 1955, l’Atelier de recherches plastiques participe au Salon des Arts Ménagers, et Guariche Motte et Mortier sont lauréats du premier et du deuxième prix du concours du Centre Technique du Bois, pour leur projet de séjour et de chambre d’enfant. Leur visibilité est telle qu’ils sont chargés de l’aménagement des locaux d’EDF à Compiègne cette même année. Ils aménagent aussi l’appartement du designer Hughes Steiner à Neuilly. La maison Steiner fabrique des sièges dessinés par les trois designers, tout comme Airborne, tandis que Minvielle et Cabanne produisent leurs modèles de mobilier, dont un mobilier en kit avant-gardiste (les « éléments Minvielle ») qui connaîtra un grand succès commercial. Disderot se charge d’éditer les luminaires. La collaboration de Guariche Motte et Mortier est fructueuse, et ils reçoivent-même une médaille à la Xème triennale de Milan ; pourtant, désireux d’aventures artistiques nouvelles, les trois designers reprennent leur autonomie en 1957.

Pierre Guariche, designer de luminaires et architecte d’intérieur

Pierre Guariche continue à créer des luminaires édités par la maison Disderot ; au total, il aura réalisé plus d’une quarantaine de luminaires, chacun des modèles adapté à une pièce d’habitation, dans des matériaux métalliques laqués, du plexiglas ou du rotaflex, un plastique alors nouveau. Cette recherche dans le luminaire accompagne les réflexions novatrices que soumettent alors aux éditeurs les designers Jean-Boris Lacroix (avec lequel Guariche collaborera), Robert Mathieu ou Jacques Biny, tous, avec Guariche, de grands rénovateurs de l’art du luminaire. L’applique G25 (le « cerf-volant » de Guariche) combine par exemple l’éclairage direct, indirect et réfléchi, tout cela à partir d’une seule source de lumière : le travail de Guariche n’est pas qu’esthétique, il est toujours – et depuis le début- accompagné par une volonté de s’adapter aux modes de vie de l’après-guerre.

Pierre Guariche déménage en Belgique pour devenir directeur artistique de Meurop dès 1957, une fabrique de mobilier d’origine belge, et collabore avec Huchers Minvielle. À partir des années 1960, le travail d’architecte d’intérieur prend plus de place dans la carrière de Guariche, même s’il continue à créer des modèles de mobilier. En 1965, au Salon des Arts Ménagers, il reçoit le prix René Gabriel pour une chaise longue. En 1966, il aménage la Maison de la culture de Firminy, sur architecture de Le Corbusier. Puis il aménage le Palais de Justice d’Evry, ainsi que le siège de la préfecture de l’Essonne. Tout au long de cette dernière phase de sa carrière, il reçoit des prix et se concentre sur son activité de décorateur, aménageant en 1973 l’Hôtel Méridien à Paris, ou la Résidence Athéna de Bandol. En parallèle, il se lance dans l’enseignement. Entre 1975 et 1985, il est professeur de design à l’école d’architecture de Tournai, et maître de conférence à l’ENSAD, l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, qui l’avait formé à la décoration-création d’ensembles mobiliers. Pierre Guariche est décédé à Bandol en 1995.

L’estimation des oeuvres de Pierre Guariche

Le mobilier de Pierre Guariche est prisé par les collectionneurs, surtout pour les fauteuils et assises. Une paire de ses fauteuils Prefacto de 1951 se sont vendus en 2016 pour 32 000 euros (hors frais). Ce modèle, souvent vendu en paire, connaît un véritable succès, et selon les dates, les matériaux et autres critères sélectifs, ils oscillent dans l’estimation entre 15 et 30 000 euros. Les buffets et meubles suspendus en bois sont en général estimés autour de 7 000 euros selon le modèle. Les tables basses, chaises de table et autres mobiliers ne connaissent pas cette valorisation. 

Il est important de noter que les rééditions plus ou moins récentes font changer l’estimation. Concernant les arts décoratifs et objets d’art, ce sont surtout les lampes de Guariche qui plaisent. Ses luminaires aux lignes sobres peuvent monter, pour les lampadaires à double balancier, jusqu’à 26 000 euros (Paris, 2008), tandis que les lampadaires « cerf-volant » oscillent entre 2 000 et 16 000 euros en vente aux enchères. Compter un peu moins pour les estimations concernant les appliques et luminaires plus légers. 

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Estimation gratuite Pierre Jeanneret

Pierre Jeanneret

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Jeanneret

Pierre Jeanneret (1896-1967) est un architecte et designer suisse. Il est le cousin de son célèbre confrère Le Corbusier. Ils œuvrent ensemble sur des projets d’architecture, d’urbanisme et de design. L’un de leurs grands chantiers est celui de Chandigarh. Ils commencent ensemble puis Pierre Jeanneret en devient l’architecte en chef.

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La collégialité des débuts

Pierre Jeanneret est diplômé de l’École des beaux-arts de Genève. Entre 1921 et 1922, alors âgé de 25 ans, il travaille auprès des frères architectes Auguste et Gustave Perret. Ils ont leur agence à Paris. Ils font partie du Mouvement moderne. À partir de 1922, c’est auprès de Le Corbusier qu’il lance sa carrière. En 1923, forts d’une vision commune en architecture et en design, ils ouvrent leur propre agence « Le Corbusier et Pierre Jeanneret ». Ensemble, ils travaillent sur une thèse et écrivent un manifeste d’architecture intitulé Cinq points d’une architecture moderne en 1927. La Villa Savoye, notamment très vitrée et très ouverte, est un exemple de leur idéologie. Ils ont travaillé sur ce projet architectural de 1928 à 1931. Parallèlement, en 1929, ils exposent au Salon d’automne de Paris un ensemble de meubles modernes conçus avec Charlotte Perriand et signé « Collection LC ». Pierre Jeanneret ne signe pas toujours ses œuvres issues de collaborations. Pourtant, son rôle est majeur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pierre Jeanneret entre dans la Résistance. De cette période, Pierre Jeanneret conserve une volonté de reconstruire après la guerre en proposant des bâtiments socialement utiles. Leur fabrication doit être rapide et économique. Le travail du béton s’y prête bien.

Chandigarh, une référence de l’art moderne

En 1947, suite à l’indépendance de l’Inde, une nouvelle capitale voit le jour : Chandigarh. Sa superficie est de 114km2. Le projet de construction de cette ville nouvelle est un chantier de taille. En 1951, le Premier ministre Nehru fait appelle à Le Corbusier pour relever de défi. Celui-ci accepte et embarque Pierre Jeanneret avec lui pour mettre en pratique leur thèse à grande échelle. Le projet de construction de Chandigarh a duré une quinzaine d’années.

Un urbanisme pour la vie collective

Chandigarh est réputée pour son urbanisme dans le monde entier. Aux plans rigoureusement géométriques sont associés le béton armé typique des modernes et beaucoup de verdure. Le plan de la ville est conçu par Le Corbusier à partir du plan précédent de l’américain Albert Mayer. La ville est divisée en secteurs de dimensions identiques. Le cœur de la ville est le secteur n° 17. C’est là que l’on trouve les restaurants, les bars, les hôtels, etc. Dans les autres secteurs, ils répartissent équitablement les écoles, les zones de travail, les commerces, les équipements sportifs, les lieux de culte, les espaces verts, etc. Chacun doit fonctionner en autonomie. La population y est à l’époque d’environ 500.000 habitants. Pour fluidifier le trafic routier, des voies de circulation sont hiérarchisées en 7 niveaux. On y trouve de nombreux ronds-points. Il s’agit aussi d’éviter les nuisances sonores dans les zones d’habitation, bourgeoises et sociales. La ville est pensée pour la vie en communauté.

Une architecture de béton corbuséen

En réalité, c’est souvent Pierre Jeanneret qui dessine les premiers croquis des plans. Il les affine ensuite avec Le Corbusier. Ce dernier abandonne d’ailleurs Chandigarh en cours de projet et c’est Pierre Jeanneret qui devient le maître d’œuvre des lieux. Et ici, il faut penser différemment afin de concevoir un projet adapté. Le climat de Chandigarh est subtropical humide. Les températures varient fortement pendant l’année avec des étés très chauds et des précipitations irrégulières. Avec son équipe, Pierre Jeanneret conçoit des édifices monumentaux aux structures légères. Pierre Jeanneret élabore les projets de construction des bâtiments du Complexe du Capitole, de l’Université du Panjab ou encore de la Bibliothèque. Dans ces constructions, il faut aussi penser un nouveau mobilier. Dans toute la ville, au plan et dans l’architecture, on retrouve partout ces tracés rectilignes. Et ce quadrillage se retrouve aussi dans le mobilier.

Le design Pierre Jeanneret

Aujourd’hui, après environ 50 ans d’exposition sous ce soleil et cette humidité, le béton armé corbuséen de l’architecture montre toutefois des signes d’usure. En revanche, à l’intérieur des bâtiments, Pierre Jeanneret parvient à concilier tout à fait son style moderne au territoire local. En tant qu’artiste moderne, il poursuit son exploration de nouvelles matières et de nouvelles techniques. En Inde, il fait la découverte de matériaux exotiques dont le rotin. À partir de ce matériau, Pierre Jeanneret crée un fauteuil aujourd’hui iconique :

Le Fauteuil Chandigarh en cannage.

C’est un fauteuil de bureau à la fois confortable et très solide. Le bois choisi est local : le teck. Il s’agit d’un bois massif et Pierre Jeanneret veut une structure épaisse. Cela permet au mobilier de résister aux aléas climatiques comme à l’attaque des insectes. Le fauteuil est d’allure architecturale, avec un double piètement latéral de type « compas », réuni par deux entretoises qui supportent les accoudoirs. Son dossier est incliné, légèrement galbé et attaché à l’assise par deux montants. L’assise et le dossier sont en cannage. Ce matériau naturel est lui aussi très résistant et apporte la souplesse nécessaire. La pièce mesure 83 cm de hauteur, 44 cm de largeur et 52 cm de profondeur. De nombreux autres modèles en sont inspirés. Le tissage peut varier et apporter un graphisme visuel différent. C’est aujourd’hui une pièce toujours très tendance. Pierre Jeanneret quitte l’Inde en 1965 pour raisons de santé. Il décède à Genève en 1967.

L’estimation des œuvres de Pierre Jeanneret

On retrouve de nombreuses pièces de mobilier designées par Pierre Jeanneret sur le marché. Les initiales de ses associés sont parfois mentionnées dans la signature ou dans le nom du modèle. Beaucoup d’œuvres proviennent de son œuvre phare à Chandigarh dont des fauteuils réalisés en cannage. L’estimation de l’objet dépend entre autres de l’état de conservation de ces matériaux naturels au fil des années. Le 6 octobre 2022, un Tabouret, vers 1960, en teck et en métal laqué, 56 x 33 cm, s’est vendu à 10.500€, à Paris. Le 2 novembre 2021, une Bibliothèque vitrée, créée pour la Bibliothèque Centrale de Chandigarh, vers 1960, en teck, placage teck, tôle d’acier pliée et patinée, tube d’acier chromé, aluminium, verre, 181,5 x 181 x 68,5 cm, s’est vendue à 180.000€, à Paris.Le 30 mars 2021, un Lampadaire modèle PJ-100101, vers 1955-1956, en teck et en aluminium, 169 x 72 cm, s’est vendu à 37.500€, aux Pays-Bas.

Le 26 avril 2018, un ensemble de 10 Fauteuils modèle N° PJ-SI-30-A réalisés pour l’Assemblée et les bâtiments administratifs de l’Université de Chandigarh, vers 1959, en teck et en cuir, 88,5 x 57,5 x 65,5 cm, s’est vendu à 183.875€, à Londres. Le 28 avril 2015, une Table de lecture éclairée, modèle N° PJ-TAT-10B réalisée pour l’Assemblée et la Bibliothèque de l’Université de Chandigarh, 1963-1964, en teck, placage teck, acier peint et verre givré, 102,3 x 250 ,7 121,8 cm, a été vendue à 160.689€, à Londres. Le 16 décembre 2014, un ensemble de Fauteuils N° PJ-AH-09-A, autour de 1953-54, en teck et en cannage, 85,7 x 54,6 x 63,5 cm, a été vendu à 110.896€, aux États-Unis.

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(Illus.) Chaise en bois et cannage conçue par Pierre Jeanneret, photo d’archive au centre Le Corbusier, Chandigarh.

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Estimation gratuite Pierre Paulin

Pierre Paulin

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Paulin

Pierre Paulin est né à Paris en 1927, mais rapidement sa famille s’installe à Laon, où le jeune Paulin passe son enfance. Cité ouvrière terne, mère d’origine suisse-allemande d’une grande sévérité, vie austère, quasi martiale ; le jeune Pierre Paulin s’évade en rêve, songeant à son oncle Georges Paulin, dandy dessinateur d’automobiles à qui l’on doit entre autres le design de la Bentley Streamline.

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Pierre Paulin à la découverte du design

Cette même année, il entre à l’académie Ranson, où ses professeurs ne sont autres que Paul Sérusier et Maurice Denis, deux artistes issus du groupe des Nabis, les fervents élèves qui s’étaient réunis autour de Gauguin pour renouveler dans son sillage le langage de la couleur picturale. Influencé par ses illustres maîtres, La Fresnaye entre dans la peinture par la porte de l’inspiration du courant Nabi avant de s’orienter vers une peinture d’avant-garde ; au tournant des années 1910, il se tourne vers le cubisme de Braque et de Picasso. Ce goût de la forme idéalisée et restructurée se retrouve en dessin, mais aussi en sculpture, lorsqu’en compagnie d’Aristide Maillol, à l’académie de la Grande Chaumière, il se lance dans cet art. Dans son château de la Beauvernay, dans la Loire, l’artiste organise son atelier de peinture mais aussi de sculpture. Il y poursuivra son travail avant-gardiste jusqu’au déclenchement de la guerre.

Pierre Paulin designer. Le début de carrière en plusieurs temps : l’atelier Gascoin, les Galeries Lafayette, l’auto-production et l’entrée chez l’éditeur Thonet

Paulin entre chez Gascoin et rencontre Guariche et Mortier. Il apprend l’esthétique et le fonctionnalisme du mobilier scandinave auprès d’eux, mais il n’a pas de temps à perdre, et se rend directement en Scandinavie, où il découvre notamment les oeuvres d’Alvar Aalto, pionnier d’un design organique devenu fameux. Pierre Paulin rentre très inspiré de son voyage. Il se met à travailler pour les ateliers des Galeries Lafayette, où il découvre dans la revue Interiors le travail novateur des américains, notamment le couple formé par Ray et Charles Eames ainsi que George Nelson dont il s’inspire particulièrement. Paulin voue un culte à ces designers qui travaillent pour l’agence Knoll ou la Herman-Miller, et ne niera jamais les similitudes entre son propre design et celui de ses mentors lointains. Stimulé par ses découvertes, Pierre Paulin se lance dans la création, et, ne trouvant pas d’éditeur, c’est son père qui produit ses premières pièces. Paulin les présente au Salon des Arts ménagers de 1953, ce qui lui vaut d’emblée une parution en couverture de la revue La Maison française. C’est un franc succès. 

Cette même année commence sa collaboration avec la mythique maison Thonet, éditrice des oeuvres de Le Corbusier, Charlotte Perriand et autres grands designers français (que l’on appelle pas encore « designers » à l’époque), une collaboration destinée à durer jusqu’en 1967. En 1954, un siège édité par les Meubles TV signe l’arrivée de Pierre Paulin à une évolution stylistique qui le guidera toute sa vie. Il va créer pour Thonet sa première chaise monocoque, et son imagination s’envole : le design aux lignes courbes, organiques et pourtant rigoureuses de Pierre Paulin est né. C’est aussi avec Thonet qu’il fait breveter de nouveaux matériaux textiles élastiques.   

Pierre Paulin chez Artifort : les années créatives

En 1958, le président de la maison hollandaise Artifort, Harry Wagemans, ainsi que son directeur artistique, Kho Liang, offrent une opportunité exceptionnelle à Pierre Paulin : le recruter en lui permettant de laisser libre-cours à son imagination pour développer son design. Dès lors Pierre Paulin se lance dans l’imagination de nouvelles formes et l’usage de nouveaux matériaux ; s’inspirant des sièges sanglés des voitures, utilisant le latex, le caoutchouc, le jersey élastique, une matière qu’il a mise au point, ainsi que d’autres matériaux innovants. Pierre Paulin est dans l’air du temps, ses lignes arrondies séduisent et s’accordent parfaitement avec l’insouciance des années 1960. Le fauteuil Champignon de 1959, réadaptation réussie du fauteuil crapaud du XIXème siècle, est considéré par Paulin comme son assise la plus aboutie. Composé de formes « relax » qui évoquent les lignes d’un corps libéré de toute contrainte, sans perdre en élégance, le design à la Paulin séduit tous les types de clients. En 1963, Paulin aménage le hall du Salon des Artistes Décorateurs à Paris, renforçant son statut de designer à la mode. La collaboration avec Artifort dure jusqu’en 1974. 

Pierre Paulin, des honneurs du décorateur d’intérieur à la fin de carrière : lignes industrielles chez ADSA et retour à l’ordre classique

En parallèle, le designer Paulin se lance aussi dans la décoration d’intérieur. Les bureaux Dior en 1967, la Maison de la radio, la Maison de la télévision, divers hôtels et bien-sûr, à partir de 1967, la collaboration avec le Mobilier National dont il rencontre l’administrateur Jean Coural, et avec lequel il travaille à la réalisation du mobilier de l’appartement des Pompidou à l’Elysée (1972). Paulin multiplie les succès médiatiques et les expositions. Avec Monpoix, il réaménage les salles du Louvre. En 1970, il représente la France à l’Exposition universelle d’Osaka. Entre 1968 et 2008, Paulin collabore avec le Mobilier National pour divers chantiers. C’est à ce jour un record de longévité pour un designer français. 

 

Mais ces succès se retournent contre Pierre Paulin, qualifié dans les années 1970 de designer à la solde du pouvoir, élitiste et reniant l’aspect social du modernisme. Maïa Wodzislawska, la femme de Pierre Paulin, créée en 1975 une agence avec son mari et Marc Lebailly, renommée ADSA. C’est là désormais que travaillera Pierre Paulin, bientôt rejoint par Roger Tallon. Pendant vingt ans il travaille à la réalisation de modèles pour une production industrielle massive, et conseille les entreprises. Des rasoirs électriques pour Calor aux produits de Villeroy & Bosch ou de la SNCF, Pierre Paulin couvre tous les domaines du design de produits.  

Mais Paulin n’est jamais là où on le croit ; travaillant à l’ergonomie du mobilier bon marché du quotidien des français, il se met dans les années 1980 à rechercher dans les formes du mobilier traditionnel des lignes à moderniser. Avec le Mobilier National il se met à réaliser des gammes de meubles d’ébénisterie, des meubles marquetés, précieux, aux formes modernisées, loin de l’usage des matériaux plastiques accessibles à tous des années 1960. En 1984 il aménage le bureau du président Mitterrand à l’Elysée. En 1987, il obtient le Grand Prix National de la création industrielle, et en 1988 et 1992, expose au Centre Pompidou. Pierre Paulin est devenu une légende. 

Entre-temps, il s’est retiré avec Maïa dans les Cévennes, où il s’intéresse au dialogue entre nature, jardin et habitat. Parallèlement, il expose, réédite, participe à des conférences, tant son nom est devenu mythique pour le design français et international. En 2008, Pierre Paulin, frustré que certains de ses meubles n’aient jamais été édités, le fera lui-même (projet Paulin, Paulin, Paulin). Pierre Paulin s’éteint en 2009.

L’estimation des oeuvres de Pierre Paulin

Le design mis en oeuvre par Pierre Paulin pour l’appartement des Pompidou à l’Elysée est devenu mythique, et est à l’origine de ses records en ventes aux enchères. 200 000 euros (hors frais) pour un canapé « Elysée » en 2022 à Paris, 170 000 euros (hors frais) pour deux fauteuils de la même gamme en 2021 à Paris… les prix de certains modèles de Pierre Paulin semblent en pleine ascension depuis une dizaine d’années. Mis à part les records réalisés pour cette gamme spécifique, les estimations des meubles de design de Paulin diffèrent beaucoup selon les formats, les matériaux, les éditeurs et les dates de fabrication (édition originale, réédition etc.). En 2019, deux des fameux fauteuils Champignons de 1960 édités chez Artifort se sont vendus pour 2 000 euros hors frais. Ses luminaires oscillent entre 1 000 et 30 000 euros (toujours pour la gamme Elysée).

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(Illus.) Pierre Paulin, Fauteuil

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Estimation gratuite Raphaël Raffel

Raphaël Raffel, dit Raphaël

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Estimation et cote de l'artiste Raphaël Raffel dit Raphaël

Raphaël Raffel, dit Raphaël, est né en 1912. Il étudie aux Beaux-Arts et fait son apprentissage à la Maison Jansen entre 1929 et 1934, prestigieuse institution de meubles de plus de 700 employés, dirigée par Stéphane Boudin.

Estimation gratuite Raphaël Raffel

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Raphaël Raffel dit Raphaël : les débuts d’un designer français

Alors que la mode du mobilier oscille entre Art Déco et modernisme, Raphaël Raffel opte pour une modernisation du style Louis XVI, à l’instar d’André Arbus ou Jacques Quinet qui s’inscrivent eux aussi, à leurs débuts, dans cette mouvance néo-Louis XVI. En 1934, après avoir quitté les ateliers de la Maison Jansen, Raphaël s’installe à son compte comme décorateur. Talentueux, le designer connaît rapidement le succès auprès de la clientèle mondaine de Paris. Parmi ses clients les plus prestigieux, on compte Joséphine Baker, qui le remarque à ses débuts. Mais la guerre éclate et ralentit l’activité dans le monde parisien des arts décoratifs.

Raphaël Raffel après la Seconde Guerre Mondiale : un style qui s’affirme

Après la guerre, Raphaël Raffel poursuit son entreprise de création de mobilier. Son design a évolué depuis le style néo-Louis XVI, et s’épanouit désormais à la frontière avec un style hérité des lignes organiques et fonctionnelles d’Alvar Aalto et du mobilier scandinave. Désireux de s’adapter aux nouveaux besoins, Raffel s’inscrit dans un entre-deux, entre tradition et modernisme, luxe et tendance bon marché : il mêle bois nobles et matériaux plus accessibles dans des formes ergonomiques mais toujours élégantes, afin de répondre aux habitudes quotidiennes du mode de vie contemporain. Sa marque sera toujours celle d’un raffinement discret et adapté aux usages courants. Le métal, l’acier tubulaire, le verre dont il fera grand usage à partir de 1953 ; Raphaël Raffel mêle les matériaux nouveaux et l’ébénisterie traditionnelle, et malgré son modernisme, il se refuse à industrialiser sa production, continuant à l’inverse à estampiller manuellement ses meubles, comme d’autres grands décorateurs du mouvement de l’Art Déco finissant dont il est incontestablement l’un des héritiers par sa conception du meuble.

 

Le décorateur est désormais reconnu. Raphaël Raffel participe pour la première fois au Salon des Arts ménagers en 1939, et y exposera régulièrement ses créations. En parallèle des salons, les commandes affluent, notamment pour les grands paquebots sur lesquels il travaille avec André Arbus, puis pour des édifices publics, comme la poste de la rue du Louvre et celle de la rue d’Ulm, ou la cité universitaire d’Antony en 1956, où Raphaël Raffel officie notamment avec Jean Prouvé. 

Pour ses chantiers de décoration totale, Raphaël Raffel s’allie les qualités de plusieurs artistes : pour la céramique il fait confiance à Georges Jouve, pour les motifs de tissu à René Fumeron, pour les bronzes à Georges Lévy-Mazaud. Amateur de la délicatesse du travail oriental, Raffel fait appel aux délicates laques de Saïn et Tambuté, qui ont fondé leur atelier commun en 1929 et ne cessent d’innover dans le travail du laque, notamment avec leur laque de Béka.

À partir de 1955, Raphaël Raffel sera aussi présent au Salon des artistes décorateurs. 

Les commandes les plus prestigieuses de Raphaël Raffel à cette période sont celles de l’Assemblée Nationale pour laquelle il réalise un ensemble mobilier, et de l’Hôtel de Ville de Paris dont il réaménage le rez-de-chaussée et l’aile gauche.    

La fin de carrière de Raphaël Raffel dit Raphaël

De plus en plus, Raffel utilise le verre pour réaliser le piètement de ses meubles, et ainsi en alléger l’allure. En 1958, il est invité à l’Exposition internationale de Bruxelles pour y exposer son mobilier aux côtés d’autres designers français tels que Maxime Old, Jules Leleu ou Joseph-André Motte. Dans les années 1960, Raffel offre ses services à diverses administrations publiques, lui qui est déjà à ce moment bien connu et apprécié des institutions françaises officielles. Son style continue vers l’épure des formes, et Raphaël s’éloigne de l’ébénisterie qu’il avait privilégiée pendant la première partie de sa carrière, limitant son usage du bois. L’agence de Raphaël reste ouverte jusqu’en 1983. Pourtant, le designer continue d’honorer certaines commandes jusqu’à sa mort, à l’aube du siècle nouveau. Raphaël Raffel, dit Raphaël, est mort en 2000.

L’estimation des oeuvres de Raphaël Raffel dit Raphaël

En 2015, un meuble bas en bois laqué vert sombre de 1954, et au piètement de bronze, s’est vendu pour la somme de 44 800 euros hors frais à New-York. C’est à ce jour le record pour un meuble de Raphaël Raffel. 

Son canapé le plus emblématique, nommé « Croissant », édité en 1970 par la maison Honoré, est une forme de demi-lune recouverte de cuir. Ce modèle est généralement estimé entre 3 000 et 4 000 euros pièce pour les grands modèles de près de 3 mètres de long, autour de 1500 pour les plus petits. Parmi ses signatures, le « club chair » de 1970, monocoque en polycarbonate et tissu, est estimé en général aux alentours de 1000-1500 euros. 

Concernant les luminaires de Raphaël Raffel, les fameuses appliques datées 1953 en laiton, à trois ou 5 bras de lumière, sont les plus prisées des collectionneurs et s’estiment entre 1000 et 5 000 euros la paire.

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Estimation gratuite Roger Capron

Roger Capron

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Estimation et cote de l'artiste Roger Capron

Roger Capron est né à Vincennes en 1922. À seize ans, il entre à l’École des Arts appliqués, à Paris, pour étudier le dessin, sa passion première. Il y étudie jusqu’en 1943. Deux ans plus tard, on retrouve Roger Capron à l’École des Arts appliqués, en tant que professeur de dessin, cette fois-ci. En cette année qui signe la fin de la guerre, Roger Capron suit aussi l’enseignement de René Gabriel, le grand designer français qui influence toute la génération des créateurs qui officient après-guerre. René Gabriel est un décorateur de talent, et Roger Capron découvre grâce à lui la céramique. Une passion dévorante est née. En 1946, Capron part s’installer à Vallauris, et avec Robert Picault, il fonde l’atelier Callis.

Estimation gratuite Roger Capron

Prix des œuvres de Roger Capron

  • Céramiques - entre 200 € et 7 000 €

  • Panneaux décoratifs - entre 2 000 € et 50 000 €

  • Lampes - entre 600 € et 4 000 €

  • Mobiliers - entre 1 000 € et 15 000 €

  • Pièces rares - entre 5 000 € et 42 000 €

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Roger Capron, Robert Picault, Jean Derval : l’atelier Callis de Vallauris

En 1946 a lieu une importante exposition, dans le hall du Nérolium de Vallauris, intitulée « Poterie, fleurs, parfum ». Elle est co-organisée par Madoura, l’atelier de Georges et Suzanne Ramié, ainsi que l’atelier Callis de Capron et Picault. Les deux compères de l’atelier Callis en sont véritablement à l’origine. Pablo Picasso visitera cette exposition, et y découvrira le pouvoir expressif de la céramique. Picasso viendra dès lors chaque année concevoir lui-même des céramiques à Vallauris chez Madoura, exposant ses créations en 1948 à l’exposition du Nérolium, et conférant l’artisanat délaissé de la poterie un immense prestige. Les belles années de Vallauris commencent, grâce aux pionniers Roger Capron et Robert Picault qui ont pensé l’exposition de 1946 et ouvert la voie à la réhabilitation de la céramique comme art à la mode. En 1947, Jean Derval rejoint Capron et Picault à Vallauris. Ensemble, les trois artistes ressuscitent la céramique de Vallauris, en déclin à cause de l’essor de la batterie de cuisine moderne. Les céramistes travaillent des formes artisanales massives, décorées de motifs très en relief. On y retrouve le langage caractéristique de Capron : usage de branchages, éléments géométrisés et sytlisés (formes circulaires, soleils…). À partir de 1950, Roger Capron souhaite diffuser l’oeuvre de l’atelier Callis. Pour ce faire, il passe du tour de potier à la technique du coulage, qui permet de produire plus rapidement.

Roger Capron se sépare de Picault et Derval : l’aventure industrielle

Roger Capron se lance seul dans l’aventure. En 1952, il achète une ancienne fabrique de poterie, la réaménage en usine de céramiques et y emploie sept ouvriers. Son style se précise : formes libres et toujours stylisées, décors quadrillés, exécutés en réserve, choix de couleurs souvent associées à la terre et à l’eau. L’année suivante, au Salon des ateliers d’art, il propose ses créations, aux côtés de personnages tels que Line Vautrin ou Georges Jouve. En 1954, il reçoit une médaille d’or à la Xème triennale de Milan. Roger Capron créée des céramiques à destination des boutiques de cadeaux, des panneaux décoratifs, et à partir de 1955, il commence à réaliser des tables, qui sont aujourd’hui son type de meubles le plus significatif. Cette année-là, il épouse Jacotte (Jacqueline Hubin) qui devient son assistante. Capron gagne des prix, et la ville de Cannes, qui l’a honoré d’une médaille à l’exposition universelle de 1955, lui commande bientôt un panneau en bandeau de 300 m2 ; Roger Capron le produit en utilisant de grès cérame en carreaux industriels. Capron veut exploiter les carreaux industriels pour réaliser ses panneaux décoratifs, afin de rendre le beau accessible à tous. Les couleurs de terre du grès vont prendre le dessus dans sa production, même si en parallèle il poursuit la production de petits objets en céramique. En 1958, Roger Capron obtient une médaille d’or à l’exposition internationale de céramique architecturale de Bruxelles.

Roger Capron et la céramique d’architecture

Capron, fort de ses succès dans les panneaux décoratifs, développe sa production de céramique architecturale et de carrelage. Il travaille le grès grand feu pour en faire des carreaux. Son but est la production massive, mêlée à l’art et à la décoration, dans l’intention de rendre le beau accessible au plus grand nombre par la production mécanisée. Roger Capron présente des éléments de décoration lors du salon Bâtimat en 1963. Il collabore avec Jean-Michel Carré, scénariste de talent qui lui ouvre les portes de plusieurs chantiers. Capron obtient notamment la commande de la piste de danse de l’hôtel Byblos de Saint-Tropez en 1968, en collaboration avec Jean Derval. Le directeur de l’hôtel est le beau-frère de Jean-Michel Carré. En parallèle, Roger Capron prend part à la reconstruction d’après-guerre, offrant ses services pour décorer de nombreux édifices publics, écoles et centres éducatifs (comme le lycée de Saint-Laurent du Var ou la cité des Loisirs de Vallauris). Ses activités lui valent une reconnaissance officielle ; en 1965, il reçoit le Prix de l’Académie d’architecture, et en 1968 celui du ministère des affaires culturelles. Roger Capron est désormais reconnu pour ses céramiques architecturales, et répond à d’innombrables commandes pour des hall d’entrées, des boutiques, en les ornant de grès à motifs typiques de son travail (grès des garrigues par exemple, dans la lignée du goût pour les branchages de ses débuts). Le parcours de Capron est sanctionné par de nouveaux prix : en 1970, le prix international de la Céramique, puis l’élection au titre de membre de l’Académie internationale de la céramique.

Roger Capron et les aléas de la fin de carrière

Pourtant, les années 1980 seront difficiles pour Roger Capron en raison de la crise économique. Alors qu’il emploie plus de 120 ouvriers, il est bientôt contraint de fermer son atelier, et de céder ses brevets et secrets de fabrication. L’entreprise Ets Carré rachète tout. Un temps Capron songe à s’associer à l’entreprise italienne Marazzi Sassuolo en 1988 pour créer une gamme nouvelle de céramiques. Il se met à travailler la ronde bosse, presque à sculpter. La dernière phase de l’oeuvre de Roger Capron bouleverse ses habitudes de céramiste. En 1991, Roger Capron ouvre un petit atelier à Vallauris. En 1993, ses travaux sont exposés par la galerie Sassi-Milici, qui continuera de le produire jusqu’en 2006. Durant cette période de maturité, Roger Capron exposera partout en Europe (notamment en Allemagne et en France) ainsi qu’aux Etats-Unis, à la galerie Hammer et à la galerie Guéridon de New-York. Il connaît une rétrospective de son oeuvre au Musée National de la Céramique, à Sèvres en 2003, une consécration. Roger Capron est mort le 8 novembre 2006.

L’estimation des oeuvres de Roger Capron

Le record pour un panneau en céramique de Roger Capron a été atteint en 2022, à Paris. Le panneau céramique Claustra de 1975 s’est vendu pour 42 000 euros hors frais. Le record pour une table à manger de Roger Capron a aussi été battu en 2022, à Paris : 15 000 euros hors frais pour une table en fer au panneau en céramique émaillée. Les estimations pour ses tables basses en grès, qui font office de « signature » pour l’oeuvre de Roger Capron, oscillent généralement entre les 800 euros et 8 000 euros. Pour ses vases et petites céramiques utilitaires, les prix varient selon les techniques, les dates, les dimensions, mais elles se situent en général sous la barre des 8 000 euros. Concernant ses sculptures de la dernière phase, et notamment les Raku, leur estimation augmente, et l’une d’elles s’est même vendue pour la somme de 18 000 euros hors frais à Paris en 2022. La cote de Roger Capron est en légère hausse, et est à surveiller. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Roger Capron et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une oeuvre de Roger Capron, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Roger Capron

La signature de Roger Capron constitue un repère fondamental pour identifier et authentifier ses céramiques. Actif à Vallauris dès les années 1950, le céramiste français a marqué son époque par un style reconnaissable et par une grande diversité de signatures au fil de sa carrière. La mention « Capron » est la plus courante, souvent incisée à la main, imprimée à l’aide d’un cachet, ou encore peinte à l’émail. Sur certaines pièces, elle est accompagnée du mot « Vallauris », rappelant l’ancrage de son atelier dans cette ville emblématique de la céramique d’après-guerre. Selon les périodes, Roger Capron a également utilisé différentes marques d’atelier ou monogrammes stylisés, parfois associés à la mention « Atelier Capron » ou à des symboles décoratifs. La signature se trouve le plus souvent sous la base des céramiques, mais elle peut aussi apparaître sur la tranche ou à proximité d’un motif émaillé, notamment sur les pièces murales et les carreaux décoratifs. Identifier une authentique signature de Roger Capron nécessite une analyse minutieuse. Les variations d’écriture, de cachets ou de graphisme sont fréquentes selon les collaborateurs de l’atelier, les périodes de production et les types d’objets (vases, plats, sculptures, lampes, tables). Le succès de Roger Capron a entraîné la circulation de nombreuses copies et rééditions, parfois difficilement différenciables des originaux. Faire appel à un expert est donc indispensable pour confirmer l’origine d’une pièce. Chez Estimon’Objet, nos spécialistes de la céramique française du XXᵉ siècle vous accompagnent pour authentifier et estimer une céramique signée Roger Capron, en examinant la signature, la pâte, les émaux et la technique de fabrication. Toutes les œuvres de Roger Capron ne sont pas signées, et certaines signatures peuvent avoir été apposées postérieurement. C’est pourquoi une expertise professionnelle demeure essentielle pour garantir l’authenticité et la valeur réelle de votre céramique de Roger Capron.

Expertise gratuite Signature Roger Capron
Signature Roger Capron

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Estimation gratuite Roger de la Fresnaye

Roger de la Fresnaye

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Estimation et cote de l'artiste Roger de La Fresnaye

Roger de La Fresnaye est né au Mans en 1885 au sein d’une famille de l’aristocratie normande. Il s’installe à Paris et étudie à l’Académie Julian, avec André Dunoyer de Segonzac, puis est inscrit aux Beaux-Arts entre 1904 et 1908.

Estimation gratuite Roger de la Fresnaye

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Roger de La Fresnaye : une enfance dans le monde de l’art

Cette même année, il entre à l’académie Ranson, où ses professeurs ne sont autres que Paul Sérusier et Maurice Denis, deux artistes issus du groupe des Nabis, les fervents élèves qui s’étaient réunis autour de Gauguin pour renouveler dans son sillage le langage de la couleur picturale. Influencé par ses illustres maîtres, La Fresnaye entre dans la peinture par la porte de l’inspiration du courant Nabi avant de s’orienter vers une peinture d’avant-garde ; au tournant des années 1910, il se tourne vers le cubisme de Braque et de Picasso. Ce goût de la forme idéalisée et restructurée se retrouve en dessin, mais aussi en sculpture, lorsqu’en compagnie d’Aristide Maillol, à l’académie de la Grande Chaumière, il se lance dans cet art. Dans son château de la Beauvernay, dans la Loire, l’artiste organise son atelier de peinture mais aussi de sculpture. Il y poursuivra son travail avant-gardiste jusqu’au déclenchement de la guerre.

1911 : La révélation du cubisme pour Roger de La Fresnaye et le groupe de la Section d’Or

La révélation que fut le cubisme pour La Fresnaye n’est pas isolée ; le jeune peintre fréquente un groupe d’artistes à Puteaux dès 1911, le fameux groupe de la « Section d’Or », initialement formé par Albert Gleizes, Jean Metzinger, Francis Picabia et Marcel Duchamp. À leur suite, de nombreux artistes comme Jacques Villon, Fernand Léger ou Roger De la Fresnaye, mais aussi Robert Delaunay et d’autres, tentés par l’aventure cubiste, rejoignent les rangs du mouvement, en réadaptant le vocabulaire géométrique de Braque et Picasso à leur convenance. Ils exposent ensemble en 1912, et La Fresnaye participe notamment au projet « La maison cubiste ». En parallèle, La Fresnaye expose au Salon des Indépendants et au Salon d’automne à partir de 1910-11, et jusqu’au début de la guerre. Son importance est grande dans le panorama des avant-gardes du Paris du début du siècle. Il jouit même d’une exposition personnelle en 1914, avant que le conflit mondial n’éclate.

Le cubisme de Roger de la Fresnaye et le « retour à l’ordre » d’après-guerre

Inspiré par la géométrisation des formes de Cézanne, grand précurseur du cubisme, ainsi que par les coloris de Gauguin et des Nabis, la peinture de La Fresnaye, comme celle des artistes de la Section d’Or, oscille entre géométrie et couleur pure étalée en aplats, même s’il se permet aussi des jeux de profondeurs et d’ombres dans certaines oeuvres. C’est avant tout la liberté qui dicte Roger de La Fresnaye dans ses choix formels, mais aussi dans les sujets. Le jeune peintre apprécie les larges compositions peuplées de figures, les paysages et les natures mortes, en un mot, les iconographies traditionnelles, qu’il entend réhabiliter et renouveler à l’aide d’un cubisme coloré et lisible, plus clair que celui des pères du mouvement, Braque et Picasso. Il théorise son travail dans De l’initiation dans la peinture et de la sculpture en 1913. La guerre brise l’élan cubiste de La Fresnaye. Engagé dans l’infanterie, le peintre fait état de sa situation dans une série de dessins où il documente la difficulté du quotidien des soldats qui partagent sa vie alors ; puis il inhale un gaz toxique qui le rend malade, et contracte la tuberculose, en 1918. Les dernières années de sa vie sont douloureuses ; cependant, lorsqu’il le peut, il continue de peindre, après avoir délaissé le cubisme pour un style typique du « retour à l’ordre » d’après-guerre, un style plus classique, qui peut faire penser à De Chirico dans ses formes (notamment visages et animaux, comme les chevaux) ; La Fresnaye se met en scène à diverses reprises, dans des auto-portraits saisissants de véracité, qui laissent envisager le mal qui le ronge, et aura raison de lui en 1925. Il meurt âgé de quarante ans à peine, à Grasse où il s’était installé dès la fin de la guerre. Si son oeuvre est toujours estimé, sa place (centrale) au sein des avant-gardes et de l’histoire de l’art du XXe siècle demanderait à être réévaluée à la hausse.

L’estimation des oeuvres de Roger de la Fresnaye

Les plus belles compositions cubistes de Roger de La Fresnaye, peuplées de figures, remportent un franc succès. Le record a été battu en 2017 avec une toile, « La conquête de l’air », vendue pour 2 millions d’euros à Paris. Les oeuvres cubistes où sont représentés des personnages oscillent en général plutôt autour des 300 000 euros, tandis que les paysages et natures mortes se situent plus bas dans l’échelle des prix, dans une fourchette allant de 10 000 à 150 000 euros pour les plus belles pièces.

Ses dessins, plus nombreux sur le marché, sont également prisés des collectionneurs. Les compositions cubistes conçues comme des oeuvres à part entières (techniques mixtes colorées) peuvent aller jusqu’à 60 000 euros d’estimation, tandis que ses esquisses les plus simples ne dépassent pas les 3 000 euros. Tout dépend de la taille, du sujet, de l’année de réalisation et du style de La Fresnaye. De manière générale, son cubisme des années 1911-1914 et ses premières années de peinture (inspirées par les Nabis et par Cézanne) sont mieux estimées.

Concernant sa sculpture, les grands bronzes de femmes nues réalisés à la période de la Grande Chaumière (années 1910-11), mesurant un peu plus d’un mètre de hauteur, sont estimés entre 80 000 et 20 000 euros. Plus la sculpture est petite, plus de le prix décroît. Le matériau, l’originalité de la sculpture, sa rareté, conditionnent les estimations et la valeur. Les plâtres en modèle réduit sont extrêmement abordables, avoisinant les 3 000 euros.

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(Illus.) Roger de La Fresnaye, Les baigneurs, 1912, huile sur toile, 162 x 130 cm, Washington, National Gallery

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Roger Tallon

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Estimation et cote de l'artiste Roger Tallon

Roger Tallon est né en 1929 à Paris. Il envisage des études techniques à partir de 1944, interrompues par la guerre, où il est envoyé en Allemagne. Quelques temps après son retour, en 1951, le jeune Tallon va entrer chez Caterpillar France grâce à ses contacts allemands, firme où il est chargé de la communication graphique. Roger Tallon entre la même année chez DuPont de Nemours, firme américaine où il est consultant des filiales européennes. Tallon est fasciné par ce que l’on appelle pas encore le « design » américain.

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Roger Tallon : mélange entre art et industrie

En parallèle, il rencontre Jacques Viénot qui va décider de sa carrière. De retour des Etats-Unis, Viénot, qui y a appris les stratégies de design industriel (élaborées par le français immigré Raymond Loewy) compte les développer en France et ouvre son agence, Technès. Puis il recrute Jean Parthenay et fonde dès 1951 l’Institut d’études industrielles dont Roger Tallon devient membre. En 1953, une rencontre entre les deux hommes fait basculer le destin de Roger Tallon : Viénot l’embauche à Technès, et Tallon y restera vingt ans, avant de monter sa propre agence.

Roger Tallon à la frontière avec l’art du mouvement

Roger Tallon est au croisement entre art et industrie : il fréquente les nouveaux réalistes Yves Klein et César, et avec eux, en 1962 il participe à l’exposition « Antagonisme 2. L’objet » du Musée des Arts Décoratifs de Paris. L’activité de Roger Tallon à cette période est grande, et mêle expositions et créations industrielles ; il réalise par exemple deux projets de fraiseuses pour Gambin et Vernier en 1964, et participe en 1965 à l’exposition « La Main » à la galerie Claude Bernard. En 1967, après avoir participé à l’exposition des têtes parlantes à la galerie Zunini, Roger Tallon adhère au groupe Automat de Jack Vanarsky, qui a pour objet de montrer des oeuvres d’art en mouvement. En 1973, Roger Tallon sera nommé membre honoraire de la Faculty of Royal Designers for Industry de la Royal Society of Arts, une distinction qui témoigne de la perméabilité de plus en plus grande entre design et art.

Roger Tallon défenseur de l’environnement et fondateur de Design Programme SA (1973-1984).

Roger Tallon a plusieurs cordes à son arc. En 1968, il fonde à l’ENSAD un collectif enseignant pour penser le premier projet de l’Institut de l’environnement, et l’année suivante il est nommé membre expert du Haut Comité de l’environnement.
Ses projets de design sont à cette période incontournables, notamment le projet du métro de Mexico en 67, la série de meubles Cryptogramme créée en 1968 pour le Mobilier National, ou en 1971 l’étude du train corail pour la SNCF. Durant les années 1960 en effet, Tallon se spécialise dans les projets de trains. Il poursuivra dans cette voie avec le projet du métro de Caracas en 1976, la signalétique du RER l’année suivante, ou encore la nouvelle tenue des agents de la SNCF en 1983. En parallèle, il est nommé coordinateur du Pavillon français à l’exposition universelle d’Osaka, en 1970.

En 1973, Roger Tallon fonde sa propre agence de design, l’agence Design Programme SA. Il participe à des concours, et remporte celui pour le nouveau téléphone de Télécom France. Il réalise des projets de bidons pour Elf, un pèse-personne pour Testud, ou encore des chaussures de ski pour Salomon : la firme est sollicitée par d’innombrables entreprises touchant à tous les domaines. À partir de 1975, Eurocom avec Jacques Douce, du groupe Havas, est le partenaire principal de Design Programme SA. Cette année-là, Tallon projette l’aménagement des avions d’Air France, avec Jean-Charles de Castelbajac, il réalise les luminaires Quartz Control pour l’éditeur Lita, ou encore les montre Electronic de Lip. Il est l’inventeur en 1980 du nom et du projet du minitel.
L’aventure Design Programme SA se termine en 1984. Roger Tallon rejoint ADSA partners. En 1985, il est honoré du grand prix national de la création industrielle.

La brillante fin de carrière de Roger Tallon et les honneurs

Dans les années 90, Roger Tallon poursuit ses collaborations avec la SNCF et la RATP. Il est désormais officiellement célébré pour son travail de designer : Tallon est fait commandeur des arts et des lettres en 1992, et en 1993 a lieu la rétrospective de son travail au Centre Pompidou, tandis qu’en 1994 une exposition de son design sera organisée à Toronto. Mais Roger Tallon ne compte pas s’arrêter là ; en 1997, il est membre du groupe de recherche de Bremenhaven, dirigé par François Burkhardt. Roger Tallon continue ses recherches et ses projets, créant des verres pour Arnolfo di Cambio, une « collection basique contemporaine » pour le Mobilier National en 2002 ou le projet de Bus BB pour la RATP. En 2006, un espace consacré à Roger Tallon est inauguré au Musée des Arts Décoratifs, célébrant l’immense accomplissement du maître du design industriel français. Roger Tallon donne en 2009 ses archives au musée. En 2011, il s’éteint à Paris.

L’estimation des oeuvres de Roger Tallon

La cote de Roger Tallon est en hausse. L’oeuvre de mobilier la plus chère vendue est le Fauteuil Zombie, créé en 1969 pour le bar l’Astroquet, qui a atteint à Paris en 2021 le prix hors frais de 65 000 euros. Ses escaliers à forme hélicoïdale se vendent aux alentours des 11 000 euros pièce, les chaises « module 400 » de 1965 sont prisées : un lot de dix chaises s’est vendu en 2021 pour 30 000 euros, tandis qu’un fauteuil seul a réalisé 12 000 euros lors d’une vente en 2018. Ses tabourets de bar de la même série, vendus en paire, s’estiment autour des 1 500 euros. 

Le record pour un luminaire de Roger Tallon a été atteint en 2022, pour le lampadaire Soleil de la série M400 de 1965, vendu 26 000 euros hors frais à Paris.

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(Illus.) Commons. Roger Tallon, Chaise échiquier, 1966, Musée National d’art Moderne, Paris

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Estimation gratuite Suzanne Ramié

Suzanne Ramié

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Estimation et cote de l'artiste Suzanne Ramié

Suzanne Ramié (née Douly) a vu le jour à Lyon en 1905. À dix-sept ans, en 1922, la jeune femme intègre les Beaux-Arts de la place des Terreaux, et y reste jusqu’en 1926. Suzanne Ramié y étudie dans les sections décoration et céramique, et remporte le prix triennal du ministère de l’Industrie. Elle se lance alors dans le dessin textile, devenant dessinandière pour une usine textile de Lyon, puis se mettant à son compte. C’est à cette période que Suzanne Douly fait la connaissance de Georges Ramié, qu’ils tombent amoureux et qu’ils se marient. Après dix ans de travail à Lyon, entre 1926 et 1936, Suzanne Ramié part avec Georges pour s’installer sur la côte d’azur. Suzanne travaille momentanément dans la publicité, à Cannes, et Georges se tourne vers l’arboriculture ; puis ils découvrent Vallauris, petite cité de la côte d’azur où l’art de la poterie traditionnelle est délaissé au profit de la batterie de cuisine en aluminium issue de la révolution industrielle qui fleurit dans tous les foyers azuréens.

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Prix des œuvres de Suzanne Ramié Madoura

  • Céramiques décoratives (vases, pichets, plats) - entre 300 € et 3 000 €

  • Objets utilitaires (services, assiettes, bols) - entre 150 € et 1 200 €

  • Pièces signées ou uniques - entre 1 000 € et 5 000 €

  • Collaborations avec Picasso (éditées par Madoura) - entre 5 000 € et 150 000 €

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1936-1938 : Suzanne Douly et Georges Ramié organisent l’atelier Madoura à Vallauris

Issue d’une famille bourgeoise, Paul Sérusier reçoit au Lycée Condorcet de Paris une éducation classique, où la philosophie et les mathématiques voisinent avec le latin et le grec.  Après avoir un moment envisagé de suivre les traces de son père, homme d’affaire, il entre à l’Académie Julian en 1885.  C’est là qu’il rencontre Maurice Denis, avec qui il restera lié jusqu’à sa mort et qui partagera ses positions artistiques. Durant l’été 1888, lors de vacances en Bretagne, Paul Sérusier côtoie certains des peintres que l’on regroupera a posteriori sous l’étiquette d’ « École de Pont-Aven », parmi lesquels Paul Gauguin, qui a une quinzaine d’années de plus que lui.  Gauguin encourage Sérusier à se démarquer de la pure imitation.

Suzanne Ramié et les premiers succès de Madoura

Le conflit mondial s’abat sur l’Europe en 1939, un an seulement après l’ouverture de l’atelier Madoura. Durant le début de la guerre, l’atelier sert de cantonnement. En 1940, de passage à Lyon, Suzanne Ramié présente ses oeuvres et connaît un beau succès. Marcel Michaud, le directeur de la galerie Folklore, remarque le talent de Suzanne Ramié et promeut les pièces signées Madoura. Rapidement, les époux Ramié retournent à Vallauris et rouvrent l’atelier. Ils accueillent de nombreux artistes réfugiés sur la côte d’azur, en zone libre, à l’instar de Jean Cocteau. La céramique de Suzanne Ramié évolue des formes traditionnelles de la cuisine méridionale vers des créations moins utilitaires, plus sculpturales et issues de l’imagination de l’artiste. S’inspirant notamment de la céramique archaïque précolombienne, Suzanne Ramié travaille la céramique peinte et émaillée dans des formes originales et sobres. À partir de 1946, Madoura expose au Salon de l’imagerie, au Salon des artistes décorateurs, et dans de nombreuses galeries parisiennes et internationales. En 1946 a aussi lieu un événement important : Suzanne Ramié organise avec André Baud, Roger Capron et Robert Picault dans le hall du Nérolium de Vallauris une manifestation de poterie, « Poterie, fleurs, parfum », la première d’après-guerre, que Picasso, accompagné de son ami Louis Fort, visite et apprécie.

Suzanne Ramié et Pablo Picasso : Madoura, centre de l’émulation artistique de sud de la France

Pablo Picasso demande à rencontrer les époux Ramié suite à sa visite de l’exposition ; initié à la céramique par Suzanne Ramié, il créée trois petites céramiques, s’en va, puis revient l’année suivante. Les Ramié aménagent un espace pour Picasso dans l’atelier, et il créée pendant plusieurs années d’innombrables céramiques, renouvelant le genre sous les yeux bienveillants de Suzanne Ramié. En 1948, Picasso expose avec Ramié et les autres au Nérolium. Madoura devient à terme le producteur exclusif des poteries de Picasso, plus de 3500 pièces officiellement recensées aujourd’hui, probablement bien plus, réalisées entre 1946 et 1961, date à laquelle Picasso cesse la collaboration. Durant cette vingtaine d’années, Madoura fonctionne si bien que les Ramié font appel à quelques tourneurs pour aider à la production. Dans l’atelier travaille aussi Jacqueline Roque, cousine de Suzanne Ramié, qui sera la future et dernière épouse de Pablo Picasso. L’atelier Madoura connaît d’autres moments d’émulation artistique. Outre Pablo Picasso, Georges et Suzanne Ramié accueillent au fil du temps des artistes tels que le céramiste Jean Derval, Jean Cocteau, Jean Lurçat, Victor Brauner, Léonard Foujita, Henri Matisse ou Marc Chagall ; dans le sillage du pionnier du cubisme, d’autres grands artistes viennent découvrir l’art de la céramique à Vallauris, où l’atelier Madoura fait désormais figure d’incontournable.

Le style de suzanne Ramié

Lorsque Picasso se met à innover dans l’atelier Madoura, Suzanne Ramié, pour se démarquer de son célèbre hôte, choisit de travailler l’émail en monochrome. Elle cesse la peinture de motifs et se concentre sur certains émaux colorés comme l’orange, le bleu ou le blanc, ainsi que sur les effets et textures. Dans les années 70, Suzanne Ramié réalise des pièces plus sculpturales, dans des formes à tendance géométrique. Elle épure les silhouettes de ses céramiques et s’oriente vers l’abstraction. Suzanne Ramié est morte en 1974, et Georges deux ans plus tard. Leur fils a repris l’atelier Madoura, qui a aujourd’hui cessé sa production.

L’estimation des oeuvres de Suzanne Ramié et Madoura

Sur le marché de l’art, on trouve des oeuvres données à Suzanne Ramié, d’autres à Georges Ramié, d’autres à Georges et Suzanne Ramié, et d’autres à Madoura. Le record pour une oeuvre de Suzanne Ramié a été atteint en 2021 : une coupe de 1950 s’est vendue près de 25 000 euros (hors frais). Les vases, lampes et pichets de Suzanne Ramié créés entre les années 1950 et 1960 se vendent en général, selon les céramiques, entre 1 000 et 12 000 euros. Pour des céramiques de petites ou très petites dimensions, compter sous les 1 000 euros.

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Estimation gratuite Paul Sérusier

Paul Sérusier

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Estimation et cote de l'artiste Paul Sérusier

Paul Sérusier (Paris, 1864 – Morlaix, 1927) est un peintre français, co-fondateur du groupe des nabis. Ses travaux sur la couleur ont ouvert la voie au fauvisme. Vous possédez une oeuvre de Paul Sérusier dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Paul Sérusier

Prix des œuvres de Paul Sérusier

  • Peinture (huile sur toile / panneau, tempera) : entre 800 € et plus de 1 350 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin sur papier : entre 80 € et 305 000 €

  • Estampe, lithographie : entre 400 € et 6 200 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Paul Sérusier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Paul Sérusier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Paul Sérusier, formation et début artistique

Issue d’une famille bourgeoise, Paul Sérusier reçoit au Lycée Condorcet de Paris une éducation classique, où la philosophie et les mathématiques voisinent avec le latin et le grec. Après avoir un moment envisagé de suivre les traces de son père, homme d’affaire, il entre à l’Académie Julian en 1885. C’est là qu’il rencontre Maurice Denis, avec qui il restera lié jusqu’à sa mort et qui partagera ses positions artistiques. Durant l’été 1888, lors de vacances en Bretagne, Paul Sérusier côtoie certains des peintres que l’on regroupera a posteriori sous l’étiquette d’ « École de Pont-Aven », parmi lesquels Paul Gauguin, qui a une quinzaine d’années de plus que lui. Gauguin encourage Sérusier à se démarquer de la pure imitation.

Le Talisman de Paul Sérusier

C’est sous la direction de Gauguin que Paul Sérusier réalise, en 1892, Le Talisman, un petit tableau (27 x 21,5 cm, que l’on peut admirer au Musée d’Orsay de Paris), ou plutôt une étude, représentant un bord de rivière arboré à travers la juxtaposition de couleurs pures. De retour à Paris, Sérusier fait admirer son œuvre à ses amis artistes, qui lui donnent le nom de « talisman ». Maurice Denis, qui ajoutera la toile à sa collection, en fera l’icône d’un nouveau mouvement artistique, d’une nouvelle conception de la peinture, qui lui inspire cette célèbre définition : « se rappeler qu’un tableau, avant d’être un cheval de bataille, une femme nue ou une quelconque anecdote, est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées. »(Art et critique, 1890)

Paul Sérusier et le groupe des nabis

Les peintres qui partagent cette vision se rassemblent autour de Paul Sérusier pour former le groupe des « nabis » (« prophètes », en hébreu). Parmi eux, il faut citer Pierre Bonnard, Maurice Denis et, venu plus tardivement, Édouard Vuillard. Plusieurs de ces artistes ont en commun le goût des couleurs complémentaires, d’une juxtaposition volontiers décorative, d’un espace non soumis aux lois de la perspective, mais penchent aussi vers le symbolisme, voire vers l’occultisme. Si le groupe participe à diverses expositions d’avant-garde et décors de spectacles, il se dissout aux environs de 1896.

Évolution de l’art de Paul Sérusier

Quant à Paul Sérusier il s’installe dès 1893 dans le Finistère, où il continue à peindre sur le motif mais dans une palette aux teintes plus étouffées, plus terreuses (Les Batteurs de blé noir, 1919, Musée des Beaux-Arts de Brest). À Paris, il poursuit son activité de décorateur aux côtés de Lugné-Poe, fondateur du Théâtre de l’Oeuvre et proche de Maeterlinck. Dès 1908, Paul Sérusier enseigne à l’Académie Ranson. L’approche postimpressionniste, symboliste et l’inspiration bretonne que l’on trouve aux débuts de la peinture de Sérusier vont, par la suite, se mâtiner d’autres influences : celle des primitifs italiens, des tapisseries médiévales et des arts orientaux ou égyptien, qui lui inspirent de grands panneaux décoratifs, assez proches, par l’esprit, des œuvres « tahitiennes » de Gauguin. À partir de 1913, il réalise dans sa maison de Châteauneuf-du-Faou une série de fresques murales évoquant l’art crétois comme la technique des lissiers. En 1921, il publie un court traité, ABC de la peinture, dans lequel il développe ses théories à propos de l’art. Il décède d’une crise cardiaque à Morlaix, où il est enterré sous une stèle dessinée par Maurice Denis.

Cote des oeuvres de Paul Sérusier sur le marché de l'art ?

Les tableaux et dessins de Sérusier n’encombrent pas le marché de l’art. Si ses lithographies se négocient à des tarifs abordables (environ 250€), ses peintures à l’huile atteignent des prix plus conséquents : Nature morte au potiron a été vendue à 61 000 € en 2021, Eve et le serpent à près de 80 000 € la même année, tandis que Les porteuses de sac a dépassé les 220 000 € en 2022. Un record a été enregistré a plus d’un million d’euros il y a quelques années. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Paul Sérusier et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Paul Sérusier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Paul Serusier, Le Talisman, l’Aven au Bois d’Amour (1888), huile sur bois 

Reconnaître la signature de Paul Sérusier

Savoir reconnaître la signature de Paul Sérusier est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre majeur du mouvement des Nabis et figure centrale du symbolisme français. Sur ses toiles emblématiques — telles que Le Talisman, Les Rochers de Belle-Île, Paysage à Châteauneuf-du-Faou ou ses nombreuses scènes bretonnes et compositions spirituelles — Sérusier signe généralement « Paul Sérusier » ou plus simplement « Sérusier », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture manuscrite souple et lisible, utilisant une teinte sombre contrastant avec ses aplats colorés et ses constructions synthétiques. Sur ses dessins, études et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre, parfois assortie d’une indication de lieu. Dans un marché très actif où circulent copies anciennes, œuvres d’atelier et faux, faire vérifier la signature de Paul Sérusier par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Paul Sérusier, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Paul Serusier
Signature Paul Serusier

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Estimation gratuite Sanyu

Sanyu

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Estimation et cote de l'artiste Sanyu

Sanuy, ou Chang Yu (1907, Nanchong – 1966, Paris) est un peintre et dessinateur chinois surnommé  le « Matisse chinois ». Artiste chinois majeur du XXe siècle, considéré comme un pionnier de la modernité orientale. Formé en France, il parvient à fusionner avec brio les traditions artistiques chinoises avec les courants de l’art occidental, notamment le fauvisme, l’expressionnisme et la modernité parisienne. Son œuvre, reconnaissable entre toutes, séduit aujourd’hui les plus grands collectionneurs d’art asiatique et moderne.

Estimation gratuite Sanyu

Prix des œuvres de Sanyu

  • Peintures - entre 400 000 € et 20 000 000 €

  • Dessins ou encre sur papier - entre 15 000 € et 700 000 €

  • Estampes - entre 2 000 € et 20 000 €

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Sanyu, de l’Orient à l’Occident

Né dans la province chinoise de Sichuan en 1901, Sanyu est issu d’une famille de notables : son père possède l’une des plus grandes fabriques de soieries de la région, que dirige son frère Chang Junmin, de trente-sept ans son aîné. Ce dernier, reconnaissant le talent artistique de Sanyu, le soutient financièrement, lui permettant de se former, d’abord auprès de son père, peintre animalier de renom, puis auprès du calligraphe Zhao Xi, enfin à l’université de Shangaï. En 1919, Sanyu décide de poursuivre son éducation au Japon, avant de se rendre en Europe – à Berlin et, finalement, à Paris, où il s’installe dès 1920. Plutôt que de s’inscrire à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Sanyu préfère l’Académie de la Grande Chaumière (fondée au tout début du siècle par des artistes tels que Delacroix, Manet, Cézanne), qui s’est spécialisée dans le travail du nu sur modèles vivants. Sanyu fait ainsi parti des tout premiers peintres chinois à se former dans la France de l’entre-deux guerres. 

Sanyu dans le Paris d’entre deux-guerres

C’est sans doute dès cette époque que Sanyu découvre l’art d’Henri Matisse, artiste très en vogue, plus âgé que lui de trente ans, avec lequel il se liera d’amitié. Les odalisques, le travail sur le trait et les variations sur le corps féminin qu’affectionne Matisse auront une influence certaine sur l’évolution de Sanyu, qui fut parfois surnommé le « Matisse chinois ». La carrière parisienne de Sanyu prend son essor vers 1929. Il attire alors l’attention des galeristes et de l’écrivain et marchand d’art Henri-Pierre Roché, qui vante notamment sa série de bouquets mêlant un art de la ligne d’origine chinoise à une simplification des formes résolument moderne (Fleurs en pot, 1929). Le nu, notamment féminin (traits amples et courbes, taches de couleurs rappelant Van Dongen : Nu connu sous le titre de Pink cheek nude, 1920) et la nature morte au sens large (teintes volontiers pastels sur fond clair et dépouillé) ont ses préférences. Sanyu s’exprime alors indifféremment par le dessin, l’encre, l’aquarelle ou la peinture à l’huile.

Maturité et dernières années de Sanyu

C’est dans les années 1930-1940 que Sanyu se montre le plus fécond, osant des formes moins naturalistes destinées à reproduire la personnalité du modèle, volontiers grand et en chair, dans un style qui évoque tantôt Maillol (Femme nue de profil, vers 1930), tantôt Modigliani. Parallèlement, sa palette tend à se dépouiller, accentuant le caractère presque mystique de certaines toiles (Chrysanthèmes dans un vase en verre, 1950). Le graphisme se libère jusqu’à frôler l’abstraction, même si Sanyu reste ancré dans un panthéisme bien oriental. Sanyu décède subitement en 1966, asphyxié par une fuite de gaz dans son atelier du XIV° arrondissement. Ses œuvres sont alors vendues aux enchères sans être sérieusement répertoriées : on les trouve aujourd’hui dans tous les musées du monde, de Paris (il eut droit à une rétrospective au Musée Guimet en 2004) à Taipei ou New York, mais plus souvent encore au sein de collections particulières. 

Les caractéristiques de l’art de Sanyu

Les œuvres de Sanyu se distinguent par leur élégante simplicité, leur minimalisme expressif et leur subtilité colorée. Peintre du silence et du vide, il sublime les formes en réduisant le sujet à l’essentiel. Ses toiles mêlent souvent des éléments issus de la nature — nus féminins, fleurs, animaux, vases — dans une esthétique empruntée à la fois à l’art chinois classique et à l’esprit de la modernité parisienne. Parmi les thématiques fortes de son œuvre :

  • Les nus : corps féminins épurés, couchés ou assis, souvent traités en teintes monochromes ou pastel. Leur sensualité n’est jamais outrancière, mais plutôt méditative et sereine.

  • Les natures mortes : notamment les fleurs dans des vases, stylisées et centrées sur la toile, évoquent les rouleaux de peinture traditionnels chinois, mais transposés à la modernité occidentale.

  • Les animaux : en particulier les panthères, chevaux ou oiseaux, souvent rendus avec des lignes souples, quasi calligraphiques.

La cote des œuvres de Sanyu

Celle-ci est variable mais a tendance à atteindre de fort belles sommes, l’artiste étant notamment prisé de nos voisins anglo-saxons et des riches orientaux. Ses estampes restent ses œuvres les plus abordables (aux alentours de 15 000€), quand ses dessins originaux, de nus, notamment, sont attribués entre 10 000 et 30 000€. Ses autres créations peuvent atteindre des sommes considérables : jusqu’à 60 000 € pour une aquarelle, 169 000 € pour une encre (Femme à la robe jaune à pois), 9,5 millions d’euros pour l’huile sur carton Branches, en 2022. En 2017, l’une de ses peintures à l’huile sobrement intitulée Pot de fleurs (92 x 73 cm) a été attribuée pour la somme record de 17 millions d’euros à un acheteur de Hong-Kong ! Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Sanyu et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Sanyu en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Sanyu

Reconnaître la signature de Sanyu

Identifier la signature de Sanyu, maître sino-français de la première École de Paris et auteur d’œuvres iconiques comme ses Nus roses, ses Fleurs dans un vase ou ses silhouettes félines minimalistes, est essentiel pour authentifier des peintures aujourd’hui parmi les plus recherchées du marché asiatique. Sanyu signe majoritairement en caractères latins sous la forme « Sanyu », avec une écriture simple, légèrement inclinée et très épurée, généralement placée en bas à droite. Sur certaines toiles des années 1930–1940, notamment ses natures mortes et ses compositions florales, on retrouve aussi sa signature en caractères chinois — « 常玉 » (Chang Yu) — souvent tracée au pinceau noir. Ses œuvres sur papier, dessins à l’encre et lithographies présentent fréquemment une signature manuscrite au crayon, parfois accompagnée de la date. L’homogénéité entre la signature, la palette réduite, les lignes fluides et l’esthétique dépouillée propre à Sanyu constitue un critère déterminant, d’autant que le marché est particulièrement sensible aux faux. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne asiatique vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Sanyu.

Expertise signature San Yu
Signature San Yu

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