Estimation gratuite Valentine Schlegel

Valentine Schlegel

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Estimation et cote de l'artiste Valentine Schlegel

Valentine Schlegel (1925-2021) est une sculptrice et céramiste française. Elle est notamment célèbre pour ses cheminées-paysages de plâtre. Valentine Schlegel est une poétesse du quotidien.

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Valentine Schlegel, artiste pluridisciplinaire

Valentine Schlegel grandit à Sète, au sein d’une famille d’artisans. Son grand-père est ébéniste et son père est dirigeant d’un atelier de restauration de mobilier. Ses deux sœurs aînées, Andrée et Suzanne, sont respectivement artiste et photographe. Durant son adolescence, elle se lie d’amitié à une voisine venue de Belgique en 1940 à cause de la guerre : Agnès Varda. Les deux artistes restent proches toute leur vie. En 1942, Valentine Schlegel entre à l’école des beaux-arts de Montpellier. Elle y étudie le dessin et la peinture. À partir de 1947, elle travaille avec son beau-frère, Jean Vilar, sur le festival d’Avignon. Pendant quatre ans, elle y est très polyvalente. Valentine Schlegel est accessoiriste, costumière, souffleuse, etc. En 1951, elle est responsable de la régie générale du festival. En parallèle, elle fabrique aussi des santons à l’effigie des personnages des pièces de théâtre. En 1954, son amie Agnès Varda fait appel à elle en tant que directrice artistique de son premier long métrage La Pointe courte. L’année suivante, elle réalise le décor de la pièce de théâtre L’Histoire de Tobie et de Sara, à la demande de Paul Claudel. Valentine Schlegel se montre douée dans plusieurs disciplines artistiques. Elle découvre aussi la céramique qui devient son activité principale pour un temps.

Valentine Schlegel et la céramique

En 1945, Valentine Schlegel monte à Paris rejoindre son amie Frédérique Bourguet. Elles se sont rencontrées aux Beaux-Arts de Montpellier. Là, Valentine Schlegel découvre auprès d’elle la sculpture et la céramique. Elles décident de partager ensemble un atelier, rue Vavin. Elles puisent leur inspiration dans les céramiques antiques méditerranéennes. Elles travaillent ainsi sur le modelage d’objets utilitaires jusqu’en 1951. Valentine Schlegel change ensuite d’atelier. De 1951 à 1957, elle s’installe rue Daguerre puis à partir de 1957, rue Bezout. Elle explore la céramique avec sa sœur, Andrée Vilar. Elle s’intéresse bientôt au plâtre également. C’est dans l’aménagement de son atelier qu’elle expérimente de nouveaux matériaux et qu’elle s’intéresse aux possibilités qu’offre le plâtre. À partir de 1954 et jusqu’aux années 1960, Valentine Schlegel produit une importante série de vases en céramique. Elle travaille la technique du montage au colombin ou encore la faïence chamottée. Valentine Schlegel s’intéresse aussi au modelage portugais. Ses œuvres sont exposées en 1955, à la galerie La Roue puis en en 1956 à La Demeure. Agnès Varda et Anne Gaillard photographient le travail de céramiste de Valentine Schlegel, notamment les compositions végétales de ses vases. Sa série de vases fleuris Germe, présente des contours amples, sinueux, une alternance de pleins et de vides et une connotation érotique. Elle les recouvre ensuite d’émail. Sa palette comprend du parme, du bleu nuit, du vert amande et du blanc. Valentine Schlegel conçoit des vases biomorphiques. Fin 2020, elle est exposée à la galerie parisienne Nathalie Obadia : « Valentine Schlegel par Agnès Varda ». Valentine Schlegel partage sa vie entre Paris et Sète. Quand elle redescend dans son sud natal, elle explore d’autres matières. Elle aime notamment le cuir et le bois dont elle fabrique des objets du quotidien. Elle réalise par exemple une porte toute de cuir pour son atelier, en 1978. À Paris, elle vit aussi de l’enseignement. En 1956, elle transmet son savoir au lycée de Sèvres. De 1958 à 1987, elle enseigne au Musée des Arts décoratifs. Elle y a en effet fondé le pôle modelage aux ateliers pour les moins de 13 ans. L’endroit lui permet aussi d’exposer son travail. Et en 1966, Agnès Varda produit un reportage sur l’activité dans ces ateliers : Les Enfants du musée. Parmi ses élèves, Jacques Grande devient un célèbre décorateur et architecte d’intérieur.

Valentine Schlegel et la sculpture

Un jour, Valentine Schlegel offre des céramiques de sa création à des amis. Hélas, elle s’aperçoit qu’elle ne peut les mettre en valeur dans leur maison. Il manque une place de choix. C’est alors que Valentine Schlegel réfléchit à l’élaboration de cheminée servant de vitrine aux objets d’art. Elle construit ainsi une centaine de cheminées in situ de 1959 à 2002. C’est une nouvelle aventure dans laquelle elle se concentre sur le travail du staff, à base de plâtre. Elle travaille en collaboration son assistant Frédéric Sichel-Dulong. C’est une production à destination de particuliers dont certains grands noms. Par exemple, Valentine Schlegel réalise une telle cheminée pour Jeanne Moreau. La forme est libre, Valentine Schlegel s’affranchit des codes. Elle donne à ces cheminées des allures de voiles de bateau, tout en courbe. Elle les agrémente d’étagères, d’alcôves, de bancs, etc. Ce sont des « sculptures à vivre ». Il s’agit d’un tout qui s’intègre harmonieusement au reste du logement. 

Elle prolonge ainsi les murs et les plafonds et leur donne dynamisme et vitalité. Les angles droits sont arrondis et des jeux de lumière se déploient au cours de la journée. C’est une œuvre de contemplation à laquelle s’ajoute encore le feu comme élément de rêverie. Valentine Schlegel reproduit l’illusion d’une grotte archaïque. Elle crée un espace continu chaleureux, doux et réconfortant. Valentine Schlegel décline aussi son invention en quelques barbecues. En 1965, elle réalise des modèles destinés à l’exposition du Salon des arts ménagers, ainsi que pour un magasin de meubles. C’est le succès pour Valentine Schlegel. L’architecte Alain Pati lui demande d’ailleurs de réaliser le plafond et les boiseries d’un hall d’immeuble à Courbevoie. En 1976, elle achète une maison avec sa compagne, Yvonne Brunhammer, conservatrice au musée des Arts décoratifs. 

Son lieu de vie est à la fois son atelier, sa vitrine d’exposition et sa boutique pour ses créations. En 2014, à l’occasion du défilé de mode printemps-été de Dior, le créateur Raf Simmons s’inspire de Valentine Schlegel pour son décor. Ces cheminées de plâtre deviennent la signature de Valentine Schlegel. Mais elle conserve sa curiosité et elle n’abandonne aucun autre art. En 1984, elle réalise une statue en bronze pour le théâtre national de Chaillot à Paris. Il s’agit d’un hommage à son beau-frère Jean Vilar, qui l’avait faite débuter à ses côtés. Elle lui dédie aussi un buste en terre cuite pour le musée Paul Valéry de Sète. Valentine Schlegel disparaît en 2021, à l’âge de 96 ans.

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Avant la construction de ses cheminées en plâtre, Valentine Schlegel concevait des maquettes miniatures. En 2022, celles-ci se vendent entre 2000€ et 10.000€. On trouve actuellement sur le marché des céramiques de Valentine Schlegel et d’autres de ses objets artistiques du quotidien. Les prix peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.Le 30 juin 2022, des Chenets à tête pour cheminée, 1968, en bronze doré poli, fer forgé, 24 x 37 x 13 cm, se sont vendus à 68.000€, à Paris. Le 10 juin 2015, un Vase nommé « L’oiseau blanc », 1957, en céramique émaillée, 49,5 cm, signé et daté, s’est vendu à 48.752€, aux États-Unis. 

Le 30 juin 2022, une Table de salle à manger à plateau rectangulaire, 1963, en céramique (carreaux en terre chamottée émaillée), bois teinté noir, pièce unique, 72,5 x 109,5 x 60,5 cm, s’est vendue à 42.000€, à Paris. Le 17 décembre 2013, un Vase en céramique (terre façonnée au colombier, émaillée), 51 cm, signé, s’est vendu à 26.000€, à Paris. Le 17 décembre 2014, un Candélabre, c. 1954, en céramique et faïence émaillée, 38,7 cm, inscription « V. Schlegel », s’est vendu à 25.715€, aux États-Unis. Le 30 juin 2022, une Sculpture en bois rouge arraché de forme libre, c. 1960, diamètre 95 cm, s’est vendue à 22.000€, à Paris. Le 30 juin 2022, une Lampe « Maison » de forme libre, 1986, en plâtre patiné teinté rouge, fragments de verres polychromes, pièce unique, 47 x 34 cm, s’est vendue à 20.000€, à Paris.

(Illus.) Valentine Schlegel

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Estimation gratuite René Gabriel

René Gabriel

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Estimation et cote de l'artiste René Gabriel

René Gabriel (1899-1950) est un designer français qui s’est illustré pendant la reconstruction suite à la Seconde Guerre mondiale. Il est notamment connu pour sa production de mobilier de série pour les sinistrés.

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Les débuts de René Gabriel

René Gabriel entre à l’école d’art Germain Pilon en 1912. Il s’y forme deux ans puis il intègre ensuite l’école nationale des arts décoratifs. Il y reste de 1914 à 1917 et en sort diplômé. Il commence à travailler pour des décors de spectacle. En 1919, il est dominotier, il fabrique du papier peint artisanal. Cette même année, il débute sa création de meubles. Il expose ses meubles et ses papiers peints au Salon d’Automne ainsi qu’au Salon des Artistes Décorateurs. René Gabriel montre déjà une réflexion sur la production industrielle. À partir de 1924, il enseigne le dessin à l’École des Arts appliqués de la Ville de Paris. Et il se met aussi au dessin de céramiques. En 1925, René Gabriel prend part à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Il présente une cuisine, une chambre de jeune fille et il participe à la réalisation de l’ambassade française. Les premiers projets de René Gabriel sont de style Art déco. Mais il délaisse rapidement l’ornementation. Il choisit des formes simples et surtout, il s’intéresse aux matériaux peu coûteux. Et en 1927, René Gabriel révèle les prémices du « meuble de série » au Salon des artistes décorateurs. Il dévoile un mobilier en chêne, aux lignes épurées et conçu avec des éléments juxtaposables et superposables. Sur ce dernier point, il s’inspire de Francis Jourdain, rencontré en 1925 à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. René Gabriel conçoit simple et surtout efficace.

René Gabriel engagé socialement

L’économie des années 1930 est en crise. En 1929, René Gabriel rejoint l’entreprise Viacroze pour l’édition et la diffusion de son mobilier et de ses papiers peints. La fabrication devient mécanique. René Gabriel s’intéresse davantage à la fabrication industrielle tout en restant attaché à une production de qualité. Il s’agit de répondre à des besoins élémentaires, de se concentrer sur l’essentiel. Il crée aussi pour des espaces de vie réduits. Les meubles sont constitués de modules afin d’optimiser les volumes et pouvoir les assembler différemment. Et il s’échine à ce que cela soit peu coûteux à fabriquer. Il conçoit ses meubles pour une population modeste dont il est lui-même originaire. Il tient à leur proposer des meubles fonctionnels qui soient aussi à la fois beaux et confortables. En faisant cela, il cherche aussi à offrir de la joie aux non fortunés. René Gabriel participe à de nombreuses expositions. Il expose notamment régulièrement au Salon des Artistes Décorateurs et à partir de 1935 il participe au Salon des Arts Ménagers chaque année. En 1934, il quitte Viacroze et fonde ses Ateliers d’Art Populaire. Cette année-là, il participe au Salon des arts ménagers et propose une version économique de ses meubles modulables, qu’il nomme « éléments RG ».

René Gabriel et les meubles pour sinistrés

La Seconde Guerre mondiale engendre les ravages que l’on sait et occasionne des milliers de sinistrés. En 1941, le Service des Constructions Provisoires commande du mobilier d’urgence pour répondre aux besoins des démunis. René Gabriel est très actif dans la conception de ces équipements. Et en 1944, le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) fait appel à René Gabriel pour créer ce mobilier, de façon industrielle et économique. C’est sa spécialité et les meubles en série sont alors une nécessité. En 1945, René Gabriel est élu président de la Société des Artistes Décorateurs.

 Le MRU s’adresse encore à lui pour aménager des cités expérimentales construites après la guerre. En 1946, il collabore avec Auguste Perret pour celle du Havre. C’est le mobilier qu’il réalise pour ces appartements témoins, tel que son Fauteuil Bridge, qui est nommé « mobilier d’urgence » ou « mobilier de sinistrés ». Son travail est reconnu et le Salon des Arts ménagers crée un prix en son honneur. Le prix René-Gabriel est décerné chaque année jusqu’à la fin des années 1970. Il est remis au créateur de mobilier en série présentant le meilleur rapport qualité/prix. René Gabriel a joué un rôle majeur dans le nouveau design d’après-guerre. Il meurt en 1950 et inspire une génération de designers, comme Marcel Gascoin, spécialisés dans la fabrication de meuble en série.

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Le mobilier de René Gabriel se vend actuellement à plusieurs milliers d’euros. Un ensemble de deux fauteuils datant de 1946 a atteint les 12.000€ le 30 septembre 2021. Le 30 septembre 2021, une paire de Fauteuils (1946), en chêne et textile, 83 x 80 x 65 cm, s’est vendue à 12.000€, à Paris. Le 13 mars 2019, une Commode (1947), en chêne ciré, 80 x 50 x 149 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris. Le 13 mars 2019, une Table basse en caillebotis (1945), en bois de hêtre ciré, 44,5 x 74 x 74 cm, s’est vendue à 7.500€, à Paris.

Le 6 octobre 2022, une Table d’appoint (1940), en bois de hêtre teinté, 52 x 74,5 x 56 cm, s’est vendue à 2.800€, à Paris. Le 21 octobre 2021, une Méridienne (1940), en chêne et tissu, 97,7 x 205,7 x 109,2 cm, s’est vendue à 2.750€, aux États-Unis. Le 15 mars 2016, un Lampadaire (c. 1946), en chêne et textile, 173 cm, s’est vendu à 1700€, à Paris.

(Illus.) Salle de séjour et bureau de l’appartement témoin Perret au Havre, composés de meubles dessinés par René Gabriel en 1946 et Paulin Guariche en 1954 dans le « style reconstruction ».

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Estimation gratuite Pierre Szekely

Pierre Székely

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Székely

Pierre Székely (1923-2001) est un sculpteur et peintre d’origine hongroise et actif en France.

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Pierre Székely et la synthèse artistique

Pierre Székely, de son vrai nom Péter Székely, naît d’un père orfèvre et d’une mère dessinatrice. Il débute sa carrière artistique en 1941, à 18 ans. Il est apprenti auprès d’Hanna Dallos dans son atelier d’arts graphiques de Budapest. Fin 1944, il part en camp de travail où il apprend la taille de la pierre, qui devient son matériau de prédilection. En 1945, il épouse Vera Székely avec qui il collabore artistiquement pendant plusieurs années. Ils s’installent en France après la Seconde Guerre mondiale. Il forme un trio d’artistes avec André Borderie. Ensemble, ils réalisent notamment la maison « Le Bateau Ivre », inscrite aux monuments historiques depuis 2007. Cette construction est basée sur l’idée d’une synthèse artistique qui décloisonne la sculpture de l’architecture, de la peinture, etc. Pierre Székely cherche ici à intégrer l’habitat en symbiose avec la nature. Il fait le parallèle entre le plan de la demeure et la formation d’un embryon en plusieurs stades. Les formes sont arrondies et fusionnent en un tout. L’ensemble est continu et s’articule autour du noyau central représenté par la cheminée. Le plan est conceptuel et organique. Pierre Székely fait preuve d’une sensibilité accrue quant à l’environnement. Les espaces extérieur et intérieur sont ici reliés et communiquent entre eux. Ces questions sont au cœur du groupe Espace fondé par André Bloc et Felix Del Marle en 1951. Pierre Székely en devient membre.

Pierre Székely et la sculpture-architecture

Pierre Székely adhère également au Groupe international d’architecture prospective (GIAP) fondé par Michel Ragon en 1965. C’est ce critique, Michel Ragon, qui évoque une tendance à « l’architecture-sculpture » où l’œuvre prend une place singulière dans l’espace. Il s’agit de proposer une architecture alternative dans une société en évolution. Déjà en 1957, Pierre Székely construit des sculptures avant-gardistes qui font office de jeux de plein air pour les enfants, à Clamart. Il travaille notamment avec du béton projeté sur armature métallique. Ce succès l’entraîne à renouveler cette production à L’Haÿ-les-Roses, Palaiseau, Amiens, Cambrai, Brest, Grenoble, etc. À partir de 1959, il conçoit des aménagements et réalise des sculptures monumentales. Ainsi, il travaille en équipe avec des architectes et il donne vie à un village de loisirs à Beg-Meil. Il fait aussi émerger l’église du Carmel de Saint-Saulve, ou encore une sculpture escalade appelée « La Dame du Lac » à Évry. En 1966, il fait évoluer sa technique de taille du granit à la flamme. Il recherche à reproduire un aspect brut, vierge de toute activité de l’homme, une forme qu’il dénomme sacrée. Ce sont ses souvenirs de la pierre transformée suite aux incendies des bombardements en Hongrie qui le poussent dans cette quête. En 1968 il réalise, pour les jeux olympiques de Mexico, son œuvre Soleil bipède sur la Route de l’amitié internationale. Il se sépare de Vera Székely dans les années 1970. Chacun poursuit sa carrière artistique individuellement.

Pierre Székely, la consécration personnelle

Pierre Székely est davantage renommé personnellement en tant que sculpteur. Il conçoit des objets en pierre, en céramique, en bois, en métal, etc. Fin 1975, la municipalité de Caen commande à Pierre Székely une fontaine qu’il réalise en granit rose provenant de Perros-Guirec. Pierre Székely a multiplié les créations en Bretagne pour sa présence emblématique de granit. En 1977, il fonde l’Institut Européen de la Technologie du Granit. Il y partage son savoir autour de cette pierre et il y promeut son utilisation dans les arts, dans la science comme dans l’industrie. En 1981, l’hôtel de la Monnaie de Paris lui organise une rétrospective. Car Pierre Székely manie aussi l’art de la médaille de bronze et d’argent. En 1984, Pierre Székely se voit passer des commandes prestigieuses. Le président François Mitterrand lui commande en effet plusieurs sculptures, notamment pour en offrir dans les hautes sphères. En parallèle de son activité de sculpteur, à échelle réduite ou monumentale, Pierre Székely réalise des dessins ou encore de la peinture à la cire. Ses œuvres sont considérées abstraites mais il les juge plutôt « expressives ». En tout cas, l’harmonie avec l’univers est un point d’honneur dans sa recherche artistique. Pierre Székely est un artiste reconnu de son vivant. Il devient notamment Chevalier de l’ordre national du Mérite en 1990 et Chevalier de la Légion d’honneur en 1998. Et deux musées lui sont consacrés : un en Hongrie, ouvert en 1991, et l’autre en 1993 au Japon. Il décède en 2001, à 77 ans.

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À ses débuts, les œuvres de Pierre Székely sont parfois communes et regroupées sous la signature « SZB ». Certaines ont pu atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Voici la cote actuelle de l’artiste en solo :

  • Le 16 octobre 2015, la sculpture « Portrait psycho-spirituel du photographe Edouard Boubat », 1966, en pierre (taille directe) et éléments divers, 134 x 24 x 26 cm, s’est vendue à 34.000€, à Paris.

  • Le 13 décembre 2016, la sculpture « L’Un », 1953, en calcaire et tige de laiton, 38,7 x 30,5 x 14 cm, s’est vendue à 16.914€, aux États-Unis.

  • Le 20 mars 2015, le bas-relief « Le Chasseur », 1960, taille directe sur pierre calcaire d’Euville, 88 x 110 x 19 cm, signé « PS », s’est vendu à 11.000€, à Neuilly-sur-Seine.

  • Le 2 juillet 2020, la sculpture « Le Zèbre circoncis », 1983, en marbre, onyx, plaque de métal, 28,5 x 15 x 38 cm, s’est vendue à 10.000€, à Paris.

  • Le 2 juillet 2020, la sculpture « Être uni », 1959, en marbre, 34 x 18 x 25 cm, s’est vendue à 8000€, à Paris.

  • Le 25 novembre 2015, la sculpture « Le Couple platonique », 1989, en marbre blanc de Carrare et en marbre rose de Transdanubie, 32 x 32 x 21 cm, signée, s’est vendue à 5.500€, à Paris.

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Estimation gratuite Nathalie du Pasquier

Nathalie Du Pasquier

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Estimation et cote de l'artiste Nathalie du Pasquier

Nathalie du Pasquier est née en 1957 à Bordeaux. Elle vit en Italie. C’est une artiste peintre, sculptrice et designer française. Elle a fait partie du Groupe Memphis avant de se concentrer sur sa peinture conceptuelle.

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Nathalie du Pasquier, les débuts avec le Groupe Memphis

Nathalie du Pasquier s’intéresse à l’art très tôt, sa mère étant historienne de l’art. Elle a la chance d’effectuer plusieurs voyages durant lesquels elle se plaît à observer les autres cultures. Elle part en Australie ou encore en Inde. Elle en puise son inspiration pour créer ses œuvres d’art. Entre 1975 et 1977 elle voyage au Gabon et en Afrique de l’Ouest. On retrouve le type de motifs et les couleurs très vives du style wax africain dans certaines de ses créations. Elle dit aussi puiser son influence dans la musique africaine. À 22 ans, en 1979, elle déménage à Milan et ne quitte plus l’Italie. 

Elle y rencontre le designer George Sowden. Tous deux sont invités à rejoindre le Groupe Memphis. Leur devise est : « la forme suit le plaisir ». Au sein de ce groupe, Nathalie du Pasquier conçoit des textiles, des meubles, des bijoux, des vêtements, des motifs pour la décoration du mobilier des autres membres du groupe, etc. Auprès d’eux, Nathalie du Pasquier se plonge dans la culture européenne et urbaine du XXe siècle et l’associe à ses autres influences. Le groupe se dissout après quelques années de production commune. À partir de 1985, Nathalie du Pasquier se concentre alors sur la peinture et sur la sculpture. En 1989, elle travaille pour la Manufacture de Sèvres. Elle réalise des décors en aplats sur des plaques de porcelaine. Ces décors viennent notamment orner un Cabinet et une Boîte à ranger les lettres. Nathalie du Pasquier s’intéresse ensuite de plus en plus à l’aspect dimensionnel. Elle propose une vision singulière des volumes.

Nathalie du Pasquier et l’art conceptuel

Dès 1987, la peinture devient le médium principal de Nathalie du Pasquier. Elle s’appuie sur toute la théorie mise en pratique avec le Groupe Memphis. Ils bouleversent les codes du design avec des couleurs vives, des formes abstraites et de nouveaux matériaux comme le plastique laminé. À partir de leurs réflexions sur la déconstruction, elle trouve progressivement son propre style. Elle intègre sa fascination pour les objets à 2 et à 3 dimensions dans ses créations. Nathalie du Pasquier produit des natures mortes en remplaçant les objets du quotidien à peindre. Elle construit des objets en bois qui viennent remplacer une tasse ou bien un vase. Ces objets, ces formes géométriques abstraites, figurent une scène du quotidien. Sa palette de couleurs reste audacieuse. Le spectateur est libre dans son interprétation. En renforçant le côté abstrait de ses œuvres, Nathalie du Pasquier cherche à moins parler d’elle. 

Car peindre des objets concrets présents dans son atelier est trop narratif, cela raconte trop de choses sur elle. Le public observe ainsi toute l’abstraction construite par Nathalie du Pasquier et peut mieux s’approprier ses œuvres. Nathalie du Pasquier est appliquée dans le choix de ces structures en bois. Il y a toujours une recherche de plaisir avant tout mais celui-ci n’est pas laissé au hasard. Il faut que ce soit intéressant à peindre et à découvrir. Nathalie du Pasquier mélange cette peinture abstraite à son travail de construction dans l’espace. Toujours dans le courant de pensée de la mouvance postmoderne, elle déhiérarchise les matériaux et mélange les techniques. C’est ce qui fait toute sa particularité. Si bien que l’on ne distingue plus l’œuvre de son support.

Nathalie du Pasquier exposée en tant qu’artiste aux multiples talents

En parallèle de sa peinture conceptuelle, Nathalie du Pasquier conçoit encore des textiles. On fait aussi appel à elle dans le design de luxe. Elle crée notamment des foulards en soie pour Hermès et des robes pour Valentino. En 2015, elle présente 35 ans de son œuvre en montant l’exposition « Big Game » à Berlin. En 2016, c’est l’institut d’art contemporain de l’université de Pennsylvanie qui l’expose. Le public découvre des dessins abstraits, des sculptures et des peintures figuratives présentées sous le nom de « Big Objects Not Always Silent ». En octobre 2019, la marque de céramique Mutina, dévoile les briques colorées et texturées de Nathalie du Pasquier. La présentation est intitulée « BRIC » et met en avant la dualité de Nathalie du Pasquier entre architecture et design. 

L’objet permet de susciter diverses émotions par des jeux d’ombre et de lumière. Cette collection est plébiscitée par le public à tel point que MUT (l’espace d’exposition Mutina For Art) produit alors des briques similaires à la vente. Il en émerge l’objet « Brac », disponible en 5 textures. À propos de ses expositions, Nathalie du Pasquier dit qu’elles présentent « une chaîne de pensées qui se succèdent. Il serait impossible de ne pas relier les deux, même si à un moment donné j’ai décidé de devenir peintre ». Le Mrac (Musée régional d’art contemporain) d’Occitanie a présenté des œuvres de Nathalie du Pasquier du 16 avril au 25 septembre 2022. Cette exposition, conçue en co-production avec le MACRO (Museo di Arte contemporanea di Roma) de Rome, est nommée « Campo di Marte ».

Et cette exposition est un peu un « Champ de Mars » pour Nathalie du Pasquier au sens où elle réunit des œuvres d’époques et de styles différents au même endroit. La réflexion autour des choix de présentation de ses œuvres l’intéresse spécialement. Comment présenter au public, quelle scénographie mettre en place. Ces questions font apparaître les liens et les influences plus ou moins inconscients entre différentes créations. Il s’agit aussi, en quelque sorte, de donner un sens à l’ensemble de l’œuvre.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Nathalie du Pasquier

Aujourd’hui, la production décalée de tout le Groupe Memphis est en vogue. Les œuvres de Nathalie du Pasquier créées durant les années 1980 ont donc une cote plus avantageuse actuellement, sauf exceptions. Le 11 novembre 2016, une boîte à couvercle « Gracieux Accueil », datant de 1983, en bois laqué, plastique laminé et métal chromé, éd. Arc 74 (Milan), 14,5 x 18,5 cm, s’est vendue à 12.551€, au Royaume-Uni.Le 18 novembre 2021, une Horloge de la série « Objects for the electronic age » (1983), en mélaminé et métal, éd. Arc 74, 21 x 18 x 18 cm, s’est vendue à 1000€, à Paris. 

Le 3 octobre 2019, un vase Carrot (1985), en grès et vitré, éd. Alessio Sarri, Ceramiche for Memphis, 30 x 13 cm, s’est vendu à 3186€, aux États-Unis. Le 11 novembre 2016, une lampe de table « Désir », 1984, en bois, plastique laminé, métal laqué et acrylique, éd. Arc 74, 35,7 x 25,8 cm, s’est vendue à 19.397€, au Royaume-Uni. Le 2 décembre 2021, une huile sur toile « Untitled » de 1999, 130 x 130 cm, signée et datée « Du Pasquier 99 », s’est vendue à 25.060€ avec frais, à Milan. Le 18 juin 2020, un Totem (pièce unique), 1989, en céramique polychromé, éd. Alssio Sarri, 133 x 32 cm, s’est vendu à 6400€, en Italie.

(Illus.) Nathalie du Pasquier, tapis suspendu « Arazona », Groupe Memphis, 1985.

En lien avec Nathalie du Pasquier

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Estimation gratuite Marc Du Plantier

Marc Du Plantier

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Estimation et cote de l'artiste Marc du Plantier

Marc du Plantier (1901-1975) est un décorateur français du XXe siècle. Il est l’un des représentants de l’élégance à la française dans le mobilier des années 1930 et 1940.

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Les débuts de Marc du Plantier et son appartement parisien

Marc du Plantier s’intéresse d’abord aux mathématiques. Il souhaite intégrer l’École Polytechnique. Puis il se dirige vers l’architecture et il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1922. Il suit aussi des cours de peinture à l’Académie Julian. Marc du Plantier débute sa carrière professionnelle dans la mode. Il travaille pour des maisons de couture parisienne (Jenny et Jacques Doucet). Et à partir de 1929, il devient ensemblier décorateur. Son style se caractérise par la rigueur de ses lignes, son travail particulier sur la couleur, son utilisation de l’éclairage indirect et le jeu des miroirs. Rapidement, il reçoit des commandes pour réaliser la décoration intérieure intégrale d’appartements. Il allie avec élégance et raffinement divers matériaux. Il aime en particulier l’emploi du bronze doré. Ce choix l’inscrit dans la lignée d’un mobilier à la française et dans un style antique idéalisé́. En 1932, il inaugure son propre appartement décoré par ses soins, boulevard Suchet à Paris. Cette présentation rencontre le succès auprès d’un cercle d’artistes et d’intellectuels qui entoure Marc du Plantier. Les grands noms sont présents : la princesse de Löwenstein Wertheim, son frère le comte Treuberg, la princesse L. de Faucigny-Lucinge, le baron
A. de Fouquières, ancien ministre des Affaires étrangères au Portugal, le docteur
Lerqueira, le couturier Paul Poiret, la baronne Le Lasseur, Mme et M. Puissant Van Cleef et Mme Maas. Cet appartement est de style néo-grec. De nombreux Antiques reposent sur des socles de marbre. La table principale est en miroir et ses pieds sont sertis de bronze doré. Marc du Plantier demande à son ami Max Ingrand de réaliser le décor gravé du plateau : un aquarium. Les rideaux de sa salle à manger sont en velours ivoire. Marc du Plantier installe une rampe lumineuse, cachée dans l’épaisseur du mur, pour éclairer les rideaux d’une façon singulière et donner de la profondeur à la pièce. Un buste de Minerve trône sur la cheminée. Des portes coulissantes séparent les pièces et les ambiances. La chambre à coucher diffère stylistiquement. L’inspiration est plutôt Second Empire. Le décor est planté, Marc du Plantier est maître dans la décoration de luxe.

Le style Marc du Plantier prisé dans les hautes sphères

Marc du Plantier reçoit des commandes de riches personnalités dont la famille Rothschild.

En 1935, la décoration de son hôtel particulier de Boulogne-sur-Seine (rue du Belvédère) est très remarquée. Sa salle à manger est recouverte d’un dallage en marbre Arabescato et Piastraccia. La table centrale est elle aussi faite de marbre imposant et impressionnant. Marc du Plantier a peint un décor sur les murs autour. Il figure un banquet antique avec des personnages proches de ses amis, nus ou vêtus de drapés. L’influence est ici très clairement gréco-romaine. Son travail séduit aussi l’élite étrangère. Et Robert Germain souhaite que la décoration de son appartement dominant la baie d’Alger soit effectuée par Marc du Plantier. Cette décoration est considérée comme le meilleur de la décoration à l’époque. L’œuvre de Marc du Plantier est à son paroxysme. Il aménage les terrasses, les fontaines et les bassins avec des effets de sol en marbre noir, blanc et rose. Il conçoit également un majestueux escalier de marbre noir agrémenté d’une rampe en marbre blanc. Dans la salle à manger, il recouvre la table de miroir. Il l’entoure de sièges de style égyptiens, en chêne cérusé et recouverts avec de la laine blanche. Marc du Plantier crée pour l’élite. En 1936, il participe à l’exposition « Formes d’architecture » à la galerie Art & Industrie. Marc du Plantier est exposé aux côtés d’artistes tels que Jean-Michel Frank ou Gilbert Poillerat. En 1939, il est exposé pour la première fois au Salon des Artistes Décorateurs. Il y présente une chambre à coucher. Marc du Plantier est demandé pour décorer la résidence du comte et de la comtesse Elda à Madrid. À l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale, Marc du Plantier quitte ainsi la France pour l’Espagne. Il y demeure pendant neuf années. Il est choisi pour décorer des Palais madrilènes. La Marquise de Morbecq fait notamment appel à son talent. Il conçoit des œuvres d’art totales : de l’architecture intérieure à l’éclairage en passant par le mobilier. Sa clientèle est très fortunée, ce qui lui permet de travailler seul, sans même une agence. Il rencontre ses clients dans des soirées mondaines. Son goût du classique, des lignes fines et luxueuses se retrouve dans ses œuvres. Il utilise le bronze doré, le bois, la laine, les pierres semi-précieuses.

L’évolution de Marc du Plantier d’après-guerre

Dans les années 1950, Marc du Plantier retourne à Paris. Mais les goûts et les attentes ont changé. Le contexte n’est plus le même. Marc du Plantier décore notamment le salon de l’ambassade française d’Ottawa. Au début des années 1960, les commandes privées se font plus rares. Marc du Plantier quitte à nouveau la France. Cette fois il s’installe à Mexico. Il y fonde sa société Art-decor. Il s’intéresse entre autres à la production de luminaires en fer forgé. En 1962, il est promu Chevalier de la Légion d’Honneur par le Ministère des Arts et des Lettres. Il rejoint ensuite New York puis Los Angeles. Il participe avec succès à des expositions. Il présente notamment son œuvre au salon The International Design Center of Los Angeles en 1964. Le public découvre une série de lampes avec des pierres précieuses accrochées aux piètements en fer forgé. Son style évolue, il délaisse ses références antiques et il tend davantage vers l’épuration. Il compose avec des nouveaux matériaux qu’il mélange : fer forgé, verre ou encore métal brut. En 1968, il développe un mobilier différent pour la galerie Lacloche. Il réalise aussi à cette époque la salle à manger de Maurice Rheims. Les formes sont aussi davantage géométriques. Son style est alors plutôt moderne mais il conserve une rigueur typique du classicisme. Marc du Plantier reste associé à une production des plus luxueuses. Sa décoration des intérieurs au Palais de l’Élysée ou encore des décors pour la Comédie française illustrent parfaitement le style Marc du Plantier : somptueux. Il meurt en 1975.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Marc du Plantier

Avec le temps, Marc du Plantier est un peu tombé dans l’oubli. Il a été redécouvert dans les années 1980. Il est maintenant très prisé des collectionneurs. Et sa rareté sur le marché fait monter les prix. Le 21 mai 2015, un Bureau à un tiroir (1957), en bois, parchemin, cuir et fer doré, 69 x 150 x 70 cm, s’est vendu à 280.000€, à Paris. Le 6 mars 2019, une console Lotus (c. 1939), en métal doré et marbre, 71 x 210 x 48 cm, s’est vendue à 209.526€, à Londres. 

Le 2 décembre 2020, une Table à cornes (c. 1950), en fer forgé, patiné et doré, granit belge, incrustations de marbre jaune de Sienne, 76 x 288 x 110 cm, s’est vendue à 150.000€, à Paris. Le 2 décembre 2020, une Table basse « lyre » (c. 1955), en acier zingué et doré, en marbre, 60 x 170 x 55 cm, signée « M. Du Plan », s’est vendue à 110.000€, à Paris. Le 20 juin 2018, un Lampadaire (c. 1960), en fer, cristaux de quartz, améthyste, 172 cm, s’est vendu à 107.837€, aux États-Unis. Le 22 novembre 2022, une paire de Fauteuils (c. 1930), en chêne et garniture en velours, 62 x 62,5 x 70 cm, s’est vendue à 26.000€, à Paris.

Marc du Plantier, Chaises

En lien avec Marc du Plantier

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Line Vautrin

Line Vautrin

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Estimation et cote de l'artiste Line Vautrin

Line Vautrin (1913-1997) est une créatrice française connue pour ses miroirs en Talosel, ses bijoux en bronze doré et ses objets décoratifs empreints de poésie. À la frontière de l’art, du design et de l’artisanat, elle développe un univers personnel fait de soleils, d’animaux, de rébus et de références à la mythologie.

Longtemps recherchées par un cercle d’initiés, les créations de Line Vautrin occupent désormais une place importante sur le marché international du design du XXe siècle. Ses miroirs les plus rares peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

Vous possédez un miroir, une boîte ou un bijou signé Line Vautrin ? Nos experts vous accompagnent pour déterminer sa valeur et étudier la solution de vente la plus adaptée.

Estimation gratuite Line Vautrin

Prix des œuvres de Line Vautrin

  • Miroirs en Talosel : de 3 000 à plus de 490 000 euros

  • Bijoux en bronze ou en Talosel : de 300 à plus de 35 000 euros

  • Boîtes, poudriers et objets décoratifs : de 500 à plus de 60 000 euros

  • Lampes et mobilier : de quelques milliers d’euros à plus de 200 000 euros

Pour obtenir une première estimation, transmettez-nous : des photographies nettes de l’objet ; des vues de face, de profil et du revers ; une photographie rapprochée de la signature ou du monogramme ; les dimensions exactes ; le poids pour les bijoux et les objets en métal ; des photographies des attaches, charnières et systèmes de fermeture ; les éventuelles étiquettes, inscriptions ou numéros ; les factures, certificats et documents de provenance ; des photographies des accidents ou restaurations visibles.

Notre équipe étudie ces éléments de manière confidentielle. Cette première analyse permet d’identifier la nature de l’objet, son modèle probable, sa période et son positionnement sur le marché. Une estimation de valeur ne constitue toutefois pas une authentification définitive. Pour une pièce importante, un examen complémentaire et une confrontation avec des œuvres documentées peuvent être nécessaires.

La cote de Line Vautrin sur le marché de l’art

La cote de Line Vautrin connaît une forte progression depuis sa redécouverte à la fin des années 1980. Les collectionneurs recherchent particulièrement ses miroirs en Talosel, devenus des œuvres emblématiques du design français de l’après-guerre. 

Les créations issues de collections historiques ou conservées par la famille de l’artiste bénéficient généralement d’une attention particulière. La provenance, la rareté du modèle et la qualité d’exécution peuvent entraîner des écarts de prix considérables.

Les miroirs dominent le marché, mais les bijoux, les boîtes en bronze et les objets ornés de rébus disposent également d’un cercle de collectionneurs actifs.

Prix des miroirs de Line Vautrin

Line Vautrin crée ses premiers miroirs en Talosel au cours des années 1950. Ils associent généralement une glace centrale, souvent convexe, à un encadrement sculpté et incrusté de fragments de miroir.

Les modèles solaires et les miroirs dits « sorcière » sont les plus connus. Les modèles Folie, Soleil à pointes, Soleil torsadé, Chardon, Gribiche, Monaco ou Roi Soleil figurent parmi les créations les plus recherchées. Parmi les résultats les plus significatifs :

  • Grand miroir feuilles vertes, pièce unique créée vers 1960, a été adjugé 491 400 euros à Paris en 2022 ;
  • Si tous les gars du monde, créé vers 1963, a atteint 421 500 euros à Paris en 2015 ;
  • Folie ou Le Soleil a rendez-vous avec la Lune, créé vers 1958, a été vendu 327 600 euros à Paris en 2022 ;
  • un rare miroir Monaco a atteint 228 600 livres sterling à Londres ;
  • un miroir Soleil torsadé a obtenu 120 650 livres sterling à Londres ;
  • un miroir Soleil à pointes, modèle no 3, a été adjugé 86 360 livres sterling à Londres.

Tous les miroirs de Line Vautrin n’atteignent pas ces montants. Les petits formats et les modèles plus courants peuvent se situer entre 5 000 et 30 000 euros. La valeur augmente pour les grands formats, les variantes colorées, les modèles rares et les pièces dotées d’une provenance prestigieuse.

Prix des bijoux de Line Vautrin

Line Vautrin commence sa carrière avec la création de boutons et de bijoux en bronze doré ou argenté. Elle conçoit des colliers, bracelets, broches, bagues, boucles d’oreilles et ceintures.

Ses bijoux se distinguent par leurs reliefs, leurs inscriptions et leurs sujets tirés de la littérature, de la mythologie ou de la nature. Certains prennent la forme de rébus qu’il faut déchiffrer. Les prix généralement observés se situent autour de :

  • Broches et boucles d’oreilles : de 300 à 5 000 euros ;
  • Bracelets : de 600 à 10 000 euros ;
  • Colliers : de 1 000 à 15 000 euros ;
  • Parures et modèles exceptionnels : jusqu’à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

Parmi les résultats marquants :

  • le collier Ne pas confondre le Cœur avec les grelots a été adjugé 35 000 euros à Paris en 2015 ;
  • le bracelet Le Monde est plein de Fous a atteint 31 250 euros la même année ;
  • la broche Si tous les gars du monde a été vendue 6 875 euros ;
  • un collier Vertèbres, créé vers 1955, a obtenu 5 000 livres sterling à Londres en 2015.

Le prix dépend du modèle, du matériau, de la complexité du décor et de l’état des attaches. Les bijoux les plus recherchés sont souvent ceux qui portent un titre, une inscription ou une iconographie identifiable.

Prix des boîtes et objets décoratifs de Line Vautrin

Les boîtes, poudriers, piluliers, cendriers et presse-papiers occupent une place majeure dans l’œuvre de Line Vautrin. Ces objets en bronze doré ou argenté associent une fonction pratique à un décor narratif.

Leur surface peut porter un poème, une phrase, un rébus, un visage ou une scène figurative. Les titres tels que Tout ou Rien, C’est idiot, Icare, La Monade ou Les Sept Péchés capitaux témoignent du goût de Line Vautrin pour les jeux de mots et les doubles sens. Les prix peuvent aller de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros :

  • la boîte Ville et Campagne a été adjugée 61 500 euros à Paris en 2015 ;
  • une boîte en bronze doré a atteint 11 430 dollars aux États-Unis en 2025 ;
  • une autre boîte en bronze doré a été vendue 7 560 dollars aux États-Unis en 2023.

Les boîtes les plus rares, les grands formats et les modèles dotés d’un décor complexe peuvent dépasser 20 000 euros. Les objets plus courants ou incomplets se situent généralement à un niveau inférieur. L’état des charnières, du fermoir, de la dorure et du miroir intérieur doit être contrôlé avec attention.

Qu’est-ce que le Talosel ?

Le Talosel est une matière synthétique à base de résine que Line Vautrin utilise principalement après la Seconde Guerre mondiale. Elle le chauffe, le façonne et le travaille en relief avant d’appliquer des patines et d’insérer des fragments de verre miroir.

Cette matière lui permet de créer des cadres complexes, plus légers que le métal et riches en effets de surface. Les variations de relief, de patine et de couleur donnent à chaque objet un caractère particulier. Les miroirs en Talosel présentent souvent :

  • une surface sculptée et irrégulière ;
  • des motifs géométriques ou rayonnants ;
  • des fragments de verre teinté ou argenté ;
  • une patine brune, noire, dorée, verte ou cuivrée ;
  • une glace centrale convexe ;
  • des variations liées à une fabrication artisanale.

Le Talosel reste une matière fragile. Avec le temps, il peut se déformer, se fissurer ou perdre certains de ses fragments de miroir. Une restauration ancienne ou un remplacement de la glace centrale peut modifier la valeur de l’œuvre.

Comment reconnaître une création de Line Vautrin ?

L’univers de Line Vautrin repose sur une combinaison de formes, de matières et de références littéraires. Elle transforme des objets usuels en créations poétiques dotées d’un sens caché. Plusieurs éléments peuvent orienter l’examen :

  • des formes solaires, lunaires ou végétales ;
  • des miroirs convexes entourés d’un cadre rayonnant ;
  • des reliefs profonds et irréguliers ;
  • des incrustations de verre miroir ;
  • des figures issues de la mythologie ;
  • des visages, animaux ou silhouettes stylisées ;
  • des citations, phrases et jeux de mots ;
  • des rébus intégrés au décor ;
  • un travail artisanal du bronze ou du Talosel.

La présence de ces caractéristiques ne suffit pas à confirmer l’authenticité. Plusieurs créateurs et élèves de Line Vautrin ont utilisé des matières et un vocabulaire esthétique proches du sien.

Comment reconnaître la signature de Line Vautrin ?

La signature de Line Vautrin varie selon la matière, la période et la nature de l’objet. Elle peut apparaître sous différentes formes :

  • LINE VAUTRIN, inscrit ou incisé au revers ;
  • Line Vautrin, estampé dans le métal ;
  • le monogramme L.V. ;
  • une signature moulée ou frappée sous une boîte ;
  • une étiquette ou une plaquette métallique d’atelier.

Sur les miroirs en Talosel, la signature est fréquemment incisée au revers. Sur les bijoux et les objets en bronze, elle peut être frappée dans le métal ou réduite au monogramme « L.V. ».

Certaines pièces documentées ne portent toutefois aucune signature. À l’inverse, la présence d’une inscription « Line Vautrin » ne garantit pas l’authenticité. L’expert doit donc confronter la signature :

  • au modèle de l’objet ;
  • à sa technique de fabrication ;
  • à la matière employée ;
  • aux dimensions connues ;
  • au dessin des motifs ;
  • à la patine ;
  • à la provenance ;
  • aux pièces de comparaison documentées.
Signature Line Vautrin
Expertise Signature Line Vautrin

Que regarde notre expert sur une œuvre de Line Vautrin ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Rudondy, commissaire-priseur, et notre équipe examinent l’objet dans sa globalité. Pour un miroir en Talosel, l’analyse porte notamment sur :

  • la forme générale et les dimensions ;
  • la structure du cadre ;
  • la qualité du moulage et des reliefs ;
  • la couleur et la patine du Talosel ;
  • la disposition des fragments de miroir ;
  • la nature de la glace centrale ;
  • la signature située au revers ;
  • le système d’accrochage ;
  • les manques et déformations ;
  • les restaurations ou remplacements ;
  • la correspondance avec un modèle connu.

Pour un bijou ou un objet en bronze, nous contrôlons :

  • la qualité de la fonte ;
  • la dorure ou l’argenture ;
  • les traces d’usure ;
  • la signature ou le monogramme ;
  • les charnières et les fermoirs ;
  • la cohérence du décor ;
  • le caractère complet de l’objet ;
  • son historique et ses documents.

La provenance joue un rôle important. Une facture ancienne, une photographie d’époque, une ancienne étiquette ou un certificat peut renforcer l’attribution et faciliter la mise en vente.

Comment faire authentifier une œuvre de Line Vautrin ?

L’authentification d’une création de Line Vautrin ne peut pas reposer sur un seul détail. Elle nécessite une analyse croisée du modèle, des matériaux, de la technique, de la signature et de la provenance.

La comparaison avec des pièces documentées permet de vérifier la cohérence des proportions, des reliefs, des patines et des finitions. Une fabrication artisanale peut entraîner des différences entre plusieurs exemplaires d’un même modèle : deux miroirs authentiques ne sont donc pas nécessairement identiques. Pour les pièces importantes, il peut être nécessaire de constituer un dossier complet avec :

  • des photographies professionnelles ;
  • les dimensions exactes ;
  • une description détaillée de l’état ;
  • les inscriptions et signatures ;
  • l’historique de propriété ;
  • les factures et certificats disponibles ;
  • les références bibliographiques ;
  • les comparaisons avec des œuvres reconnues.

Estimon’objet peut vous aider à identifier les premières caractéristiques de votre objet et à préparer les démarches complémentaires nécessaires.

Qui était Line Vautrin ?

Line Vautrin naît à Paris en 1913 dans une famille de bronziers installée dans le faubourg Saint-Antoine. Elle apprend très jeune à travailler le métal et crée ses premiers bijoux dans les années 1930. En 1937, elle présente ses créations à l’Exposition internationale de Paris. Leur succès lui permet d’ouvrir sa propre boutique, rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1938.

Après la Seconde Guerre mondiale, elle poursuit ses recherches sur les matières et développe le Talosel. Elle quitte progressivement le seul domaine du bijou pour créer des boîtes, des objets décoratifs et surtout des miroirs. À partir du milieu des années 1950, ses cadres solaires et ses miroirs convexes deviennent caractéristiques de son travail. Sa boutique de la rue de l’Université attire une clientèle française et internationale.

Line Vautrin ferme sa boutique à la fin des années 1960 et crée une école destinée à transmettre ses techniques. Son œuvre connaît une nouvelle reconnaissance internationale à partir de la fin des années 1980. Elle reçoit le Grand Prix national des métiers d’art en 1992, puis est nommée chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1993. Elle meurt en 1997. Une importante rétrospective lui est consacrée au Musée des Arts décoratifs de Paris en 1999.

Ne nettoyez jamais un miroir en Talosel avec un produit ménager, un solvant ou un abrasif. La résine, les patines et l’argenture des fragments de verre peuvent être altérées de manière irréversible.

Ne remplacez pas non plus une glace ancienne, une charnière ou un système d’accrochage avant l’expertise. Même endommagé, un élément d’origine peut apporter des informations essentielles sur la fabrication et la période de l’objet.

Pour un bijou, conservez les éléments détachés, les fermoirs et l’écrin, même s’ils semblent abîmés. Pour une boîte, photographiez l’intérieur, le dessous et les charnières avant toute intervention.

Vous souhaitez connaître la cote d’un miroir, d’une boîte ou d’un bijou de Line Vautrin ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur de votre objet et les démarches à envisager.

En lien avec Line Vautrin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Ceramiques

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Georges JOUVE (1910-1964) Exceptionnelle et monumentale pièce de forme à décor d’oiseaux stylisés En céramique émaillée noire et pattes en métal laqué

💰 Adjudication :
81 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

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Georges Jouve (1910-1964) Os. Sculpture en céramique émaillée noire sur socle en pierre. Signé et marqué du sigle d’Apollon. H. : 54 cm. Provenance :

💰 Adjudication :
56 000 €

🔎 Estimation :
6 000 € - 8 000 €

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Jean DERVAL (1925-2010) Importante composition murale Le concert aux femmes nues En terre chamottée, émaux polychromes, enchâssée dans une structure e

💰 Adjudication :
47 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Line VAUTRIN (1913-1997) Miroir dit soleil à pointes n°1 Talosel, miroir
Signé Line Vautrin « Roi »
D. : 22.5 cm. Circa 1955 Mirror
Talosel resin,

💰 Adjudication :
45 000 €

🔎 Estimation :
8 000 € - 10 000 €

Estimation gratuite Le Corbusier

Le Corbusier

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Estimation et cote du Corbusier, architecte et artiste

 

Charles-Édouard Jeanneret-Gris dit Le Corbusier (1887-1965) est un artiste pluridisciplinaire d’origine suisse et naturalisé français en 1930. Il est architecte, urbaniste, décorateur, peintre, sculpteur, dessinateur, photographe, auteur et designer. Il est l’un des ténors du Mouvement moderne.

Estimation gratuite Le Corbusier

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Le Corbusier et sa formation de graveur

Charles-Édouard Jeanneret-Gris est né d’une mère pianiste et d’un père émailleur de cadrans de montre. Déjà son grand-père est émailleur et lui-même s’apprête à suivre la voie paternelle. En 1900, il suit une formation de graveur-ciseleur à l’école d’art de La Chaux-de-Fonds (Suisse) et réalise sa première gravure sur un boîtier de montre à 15 ans. Sa première reconnaissance ne se fait pas attendre : il reçoit une récompense à l’Exposition des arts décoratifs de Turin en 1902.

Des problèmes de vue le poussent à stopper cette formation, décision renforcée par la production industrielle de montres. La tendance des montres à bracelets prend le pas sur la fabrication des montres à gousset : le Corbusier ressent ce changement d’ère et choisit de s’inscrire dans le modernisme de son temps.

Le Corbusier, l'architecte en quête de mobilier

Le Corbusier désire toutefois persévérer dans le domaine artistique et aspire à l’activité de peintre. Mais en 1904, son professeur juge pertinent de le diriger vers l’architecture et la décoration. Sans abandonner la peinture, Le Corbusier s’impose effectivement sur la scène internationale en tant qu’architecte. Il est considéré comme le père de l’architecture moderne, avec cette utilisation du béton armé. On reconnaît son style à la simplicité des ornements, aux formes les plus sobres possibles, à une certaine rigueur qui s’en dégage. Le Corbusier dit d’ailleurs que « Là où naît l’ordre, naît le bien-être. » Cette vision personnelle peut sembler paradoxale. Et cette apparente contradiction se reflète bien dans son design avant-gardiste.

Dès le début des années 1920, Le Corbusier cherche à inventer un nouveau design dans le mobilier. Dans les constructions architecturales qu’il réalise, il juge le mobilier de son époque trop inadapté à son style moderne dépouillé. Des couleurs primaires, peu nuancées et des formes pures constituent son idéal. Il a également une démarche économique propice à la reproduction industrielle. Son design découle de son architecture. Il conçoit de grandes fenêtres bandeau pour faciliter l’entrée de la lumière à l’intérieur d’une construction. Pour ne pas gâcher cet effet, le mobilier doit donc être discret. Il optimise l’espace, son style se veut fonctionnel, bien organisé. Il délaisse toute décoration superflue mettant en valeur le matériau brut, artificiel ou naturel car il travaille aussi le bois. Pour autant, ce dénuement ne l’amène pas à un retour à la nature. Au contraire de son contemporain Alvar Aalto, il se distingue dans le choix poussé de matériaux issus de l’industrie aéronautique et automobile.

Le Corbusier et ses collaborations avec des designers de renom

Au Salon d’automne de 1927, la jeune designer Charlotte Perriand se fait remarquer avec son Bar sous le toit. Cet ensemble dévoile notamment des tabourets de bar à piètement circulaire et une banquette en acier chromé, aluminium anodisé et verre. On retrouve chez elle le goût des matériaux industriels typiques des modernes et qui séduisent Le Corbusier. L’année suivante, en 1928, il embauche Charlotte Perriand pour la réalisation de l’aménagement intérieur et de l’ameublement global de deux de ses constructions. Il s’agit des villas La Roche et Chuch.

De ce travail émergent les grands modèles de mobilier corbuséen. C’est bien un travail d’équipe auquel Pierre Jeanneret, cousin de Le Corbusier et architecte-designer comme lui, participe aussi. Ils signent avec « Collection LC » aux initiales seules de Le Corbusier. Ces pièces d’ameublement sont exposées au Salon d’automne de 1929. Elles sont regroupées sous le titre de : « Équipement intérieur d’une habitation ». Dans cet ensemble, le public découvre entre autres le Fauteuil à dossier basculant LC1, le Fauteuil Grand Confort LC2 et LC3, la Table à piètement ovoïde LC6, le Fauteuil pivotant LC7 ou encore des meubles casiers dans le style international des années 1930.

Parmi ces pièces de mobilier, l’incontournable chaise longue à réglage continu dite Chaise longue LC4 est également exposée. Dans ce modèle, ils utilisent de la tôle d’acier laqué. La structure de cette chaise est en acier tubulaire chromé. À l’antipode du matériau froid choisi, le confort de l’usager est recherché. Le revêtement est de cuir et son appui-tête cylindrique est réglable. Sa ligne est épurée et épouse le corps élégamment. Le public contemporain, peu enthousiaste par ce modèle, lui a trouvé un surnom révélateur de cette antinomie : « la machine à repos ».

En cette même année 1929, Le Corbusier fonde l’U.AM. (Union des artistes modernes) avec les autres designers français : Charlotte Perriand, Pierre Jeanneret, Jean Prouvé et Robert Mallet-Stevens. Ces modernistes poursuivent leur exploration de nouveaux matériaux et leur expérimentation de nouvelles techniques. Ils se concentrent sur la structure et la fonction plutôt que sur l’aspect décoratif. Ce design à l’allure stricte mais chic n’est pas reproduit en série du vivant de Le Corbusier. Il en offre les droits exclusifs de reproduction à l’industriel de luxe italien Cassina en 1964, un an avant son décès. Aujourd’hui, la société Cassina S.p.A. reste l’éditeur exclusif de ces meubles. La modestie des reproductions des débuts laisse place à une production de masse avec un succès toujours d’actualité.

La cote des oeuvres du Corbusier sur le marché de l'art

On trouve de très nombreuses œuvres de Le Corbusier sur le marché. Sa cote est importante. Ses peintures peuvent notamment se vendre à plusieurs millions d’euros.

En ce qui concerne Le Corbusier en tant que designer, on constate des ventes de mobilier et de luminaire qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros.

  • Le 2 novembre 2021, un ensemble de tabourets « Trois dimensions », créés pour le pavillon du Brésil de la Cité Universitaire Internationale de Paris (vers 1959), en chêne, 41 x 33 x 25 cm, s’est vendu à 120 000 €, à Paris.
  • Le 21 novembre 2021, une armoire à deux battants pour une chambre d’enfant (1949), en bois laqué et chêne massif, 156 x 105 x 52,5 cm, s’est vendue à 11 500 €, en Belgique.
  • Le 23 juin 2021, un porte-manteaux (vers 1955), en chêne et en acier, 170 x 82 x 11 cm, s’est vendu à 16 900 €, en Belgique.
  • Le 5 mai 2021, une table (1929), en acier (tube), bois laqué et linoleum, 73 x 66 x 66 cm, s’est vendue à 7000 €, à Paris. Il s’agit d’un modèle réalisé pour la Cité du refuge de l’Armée du salut, à Paris.
  • Le 31 mai 2016, un lampadaire d’intérieur dit « Diabolo » (1964), en aluminium laqué et acier laqué, 207 x 26 cm, s’est vendu à 66 000 €, à Paris.

Le 20 juillet 2022, un lampadaire d’intérieur LC-100201 (vers 1955), en acier, aluminium, tôle d’aluminium emboutie sur une base en acier laqué noir, 220 cm, s’est vendu à 16.500€, à Monaco.

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Jean-Michel Frank

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Frank

Jean-Michel Frank (1895-1941) est un décorateur français. Il a notamment aménagé les riches intérieurs d’une élite parisienne et américaine. Il est connu pour son minimalisme.

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L’art minimaliste de Jean-Michel Frank

L’histoire familiale de Jean-Michel Frank est teintée de tragédies. Notamment en 1915, lorsque ses deux frères meurent à la guerre puis que son père se suicide. Jean-Michel Frank hérite de la fortune de son père et d’une mélancolie perpétuelle. Il grandit dans un milieu bourgeois et en 1921, à 26 ans, il se lance dans la décoration. Il commence par décorer les appartements de ses amis : Pierre Drieu la Rochelle et Charles Peignot. Son style est au dépouillement. Il cherche une respiration des lieux. Il retire le trop-plein de décorations. Il détourne aussi les usages. Les coloris ne doivent pas agresser la vue. Le blanc ou le beige, toujours mats, sont de rigueur. Ses choix favorisent le recueillement, le lieu se transforme en refuge. En 1926, il est engagé pour l’aménagement de l’hôtel particulier de Charles Vicomte de Noailles et de Marie-Laure de Noailles. 

Il se charge en particulier d’un grand fumoir, d’une antichambre et d’un boudoir. Il s’agit d’un palais de style Louis XIV. Jean-Michel Frank vient ici casser les conventions de la demeure aristocratique. Il épure et allège par son minimalisme. Sobriété, onirisme, rigueur, délicatesse et étrangeté des proportions décrivent le style de Jean-Michel Frank. Il aime aussi faire des mélanges inattendus de matériaux. Ici, il couvre les murs de parchemin, les tables d’appoint sont en marqueterie de paille, il choisit le bronze pour les portes et le quartz pour les lampes. La nudité qu’il crée ne passe pas inaperçue et la critique le salue. Dans un entretien donné en 1973 pour le magazine Vogue, Yves Saint Laurent évoque ce grand fumoir comme « la huitième merveille du monde ».

La popularité de Jean-Michel Frank

La ligne stylistique épurée de Jean-Michel Frank dénote et séduit. Il est à l’origine de la célèbre table Parsons. Il s’agit d’une table dont les pieds ont la même épaisseur que le plateau. Il s’en dégage une simplicité moderne. Mais il devient aussi rapidement le décorateur de plusieurs artistes du Surréalisme. Il dévoile alors un autre registre décoratif, une autre palette aux couleurs saisissantes. Pour son amie Elsa Schiaparelli, il utilise aussi de nouveaux matériaux dont le caoutchouc. Il fait aussi appel à d’autres artistes pour ses aménagements intérieurs. 

Par exemple, pour la salle de bal du baron Roland de l’Espée, il fait appel à Salvador Dalí. Il y intègre l’iconique Canapé Boca en forme de bouche pulpeuse et d’un rouge vif. À la fin des années 1920, Jean-Michel Frank s’associe avec le décorateur et ébéniste Adolphe Chanaux. Parallèlement, il débute une collaboration avec les frères Giacometti. Ce travail d’équipe est fertile. Jean-Michel Frank produit des meubles, des luminaires, des objets, etc. Il connaît encore un franc succès. En 1935, il ouvre sa boutique, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Là, il travaille à la création des décors pour une clientèle prestigieuse. Il revisite de nombreux intérieurs parisiens. Il aménage des showrooms de maisons de couture et de parfums. Il est choisi pour le salon de musique de Cole Porter et la bibliothèque de Mimi Pecci-Blunt. Il est en charge de l’intégralité de l’hôtel particulier du banquier André Meyer. Et cette effervescence ne se limite pas à la France.

Le luxe de Jean-Michel Frank à l’étranger

Des milliardaires américains font aussi appel à Jean-Michel Frank pour l’aménagement intérieur de leurs demeures. Jean-Michel Frank décore la Templeton Crocker’s house de San Francisco ou encore l’appartement de Nelson Rockefeller à New York en 1938. Durant les années de l’entre-deux-guerres, Jean-Michel Frank a offert à l’élite des refuges, du repos, du silence, un isolement, un retrait, une pause. Le tout en harmonie et très sophistiqué. C’est une réponse à un surplus de décors encore très présents dans la tendance de l’époque. Jean-Michel Frank fuit le clinquant, l’extravagant, le m’as-tu-vu, le too-much et surtout la vulgarité. Son style fait ainsi évoluer les modes et les formes sans que son influence ne soit toujours reconnue. 

La guerre de 1939 finit par éclater. En 1940, Jean-Michel Frank s’exile à Buenos Aires où il poursuit son travail. Il collabore avec la maison Comté (édition de meubles). Il mélange le savoir-faire et les matériaux sud-américains à son bagage stylistique très parisien. Il compose notamment un pavage de tesselles en pierres brésiliennes polychromes. Il reproduit là un parquet « à la Versailles » et le résultat est somptueux. En 1941, il retourne à New York. Là-bas, il retrouve une partie de l’intelligentsia européenne en exil comme lui. Mais les temps ont changé. C’est la fin d’une époque. Son heure de gloire est révolue. Jean-Michel Frank a 46 ans. Le 8 mars 1941, il décide de mettre fin à ses jours, comme son père. En décembre 2022, la mairie de Paris fait apposer une plaque commémorative sur la façade de la maison où il vécut Rue de Verneuil.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Jean-Michel Frank

Les créations Jean-Michel Frank ont une forte cote actuellement. Les pièces atteignent souvent plusieurs centaines de milliers d’euros et dépassent même le million d’euros parfois. En 2014, c’est un record de vente pour un cabinet adjugé à plus de 3 millions d’euros. Le 11 mars 2014, un Cabinet (c. 1935), en bronze patiné, pièce unique, 109 x 75,5 x 22 cm, s’est vendu à 3.200.000€, à Paris. Le 28 mai 2019, un ensemble de Fauteuils (c. 1928), en bois, gainé de galuchat, garniture tissu, 67,5 x 64,7 x 63 cm, s’est vendu à 1.300.000€, à Paris. Le 6 juin 2022, un important Cabinet (c. 1925), en bois, marqueterie de paille, bois de peroba jaune irisé, bois d’avodiré, 149,5 x 140 x 39 cm, s’est vendu à 1.121.340€, aux États-Unis.

Le 6 juin 2022, un ensemble de Fauteuils clubs (c. 1939), en chêne, cuir de sellerie, 81 x 98 x 81 cm, s’est vendu à 654.115€, aux États-Unis. Le 22 novembre 2022, une Table basse Aragon (1928), en chêne sablé, 29 x 131 x 53 cm, s’est vendue à 510.000€, à Paris. Le 12 mai 2022, une Lampe de table, unique, c. 1929, en verre, cristal de roche et bronze doré, 22,8 cm, s’est vendue à 375.788€, à Londres.

(Illus.) Jean-Michel Frank, Fauteuil Club, 1939.

Exposé au Cleveland Museum of Art, États-Unis. 

CC BY-SA 2.0, Tim Evanson from Cleveland Heights, Ohio, USA

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Estimation et cote de l'artiste Jean Royère

Jean Royère (1902-1981) est un décorateur français. Son univers, empreint de fantaisie, a fait de lui une figure importante dans le retour à l’ornement.

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Les débuts de Jean Royère

Jean Royère vient au monde au sein d’une famille aisée. Sa situation, déterminée par sa famille, est confortable… Il connaît une première carrière dans le milieu de la banque et de l’import-export, mais ses aspirations sont bien différentes et, à 29 ans, son désir de liberté est plus fort. En 1931, il se décide enfin à se lancer dans la décoration.

Il s’initie dans les ateliers d’ébénisterie du Faubourg Saint-Antoine. Il réalise une première commande pour son oncle, Jacques Raverat : un mobilier de jardin aux lignes étirées. Jean Royère ne cherche pas à s’inscrire dans un courant artistique, son style est singulier.

Dès 1933, il obtient une grande commande pour décorer la brasserie du Carlton, avenue des Champs-Élysées. Il conçoit un décor en bakélite, rotin et métal chromé qui fait son succès. Aucun élément décoratif n’est présent ici. Son œuvre est alors remarquée par le fabricant de meubles Pierre Gouffé qui lui demande de s’associer. Leur collaboration est fertile : de 1934 à 1942, ils produisent des meubles originaux et de qualité et , lors de l’Exposition universelle de 1937, Jean Royère ne présente pas moins de dix-sept ensembles qui lui ont été commandés. Sa créativité est saluée par ses pairs, et il devient à la même période sociétaire du Salon des artistes décorateurs. En 1939, il y présente un boudoir où l’ornement reprend une place triomphante, en rupture avec le design de son époque.

Il est aussi influencé par des designers avant-gardistes tels que Alvar Aalto ou Gio Ponti. Il s’inspire de ce design organique et donne des allures biomorphiques à ses créations : le Fauteuil Éléphanteau, la Chaise Trèfle, le Lampadaire Champignon ou encore l’applique Bouquet.

La renommée internationale de Jean Royère

Jean Royère ouvre sa propre agence de design à Paris en 1942. Son style est fantaisiste et les couleurs sont vives. Les matériaux sont naturels et précieux comme l’ébène de Macassar, le palissandre ou le sycomore. C’est un succès ! D’autres ouvertures d’agences suivent au Liban, en Syrie, en Égypte, au Pérou, etc. Sa renommée est maintenant internationale.

Des souverains du Moyen-Orient font alors appel à Jean Royère. En 1948, le consulat de France à Alexandrie lui passe commande pour la décoration de l’ensemble des pièces de réception. En 1950, il décore les salons de la nouvelle légation de France à Helsinki. Il intègre à sa décoration ses fameux fauteuils Boule, déclinés du célèbre canapé Boule. Il inaugure également des magasins dans le Proche-Orient et en Amérique du Sud : Le Caire (1946), Beyrouth (1947), Lima (1955) et São Paulo (1957).

De célèbres clients le sollicitent et accentuent encore sa popularité. C’est le cas avec Henri Salvador pour qui Jean Royère conçoit un mobilier en marqueterie de paille à motif d’étoiles en 1955. Il fait équipe avec Nadim Majdalani, un architecte libanais, pour réaliser la décoration de grands hôtels : Le Capitole à Beyrouth (1953), l’Ambassador Hotel à Jérusalem (1955), l’Amman Club (1958). Jean Royère évolue alors dans un univers luxueux, il devient décorateur officiel pour des dirigeants. Il obtient la faveur du roi Hussein de Jordanie ou encore du roi et de la reine d’Arabie Saoudite. En 1958, il dessine même une salle de cinéma à la demande du Shah d’Iran.

Au Salon des artistes décorateurs de 1959, il présente un luminaire très remarqué. L’apparence est végétale et il lui donne le nom de Liane. Des tubes métalliques figurent une plante grimpante qui s’intègre à l’espace tout en l’envahissant.

Le modèle Boule de Jean Royère

Jean Royère produit l’une des pièces les plus emblématiques de son œuvre en 1947. Il s’agit du canapé Boule, dit « modèle Boule », « Banane » ou encore « Ours polaire ». Les différentes appellations font référence à la forme libre d’aspect végétal ou animal du canapé. Jean Royère réalise ici une prouesse technique en ne dévoilant pas la structure complexe de son meuble. Ses choix sont audacieux : le contour est fluide, organique et la couleur est vive, sans compter sa forme sinusoïdale et son revêtement en velours pelucheux particulièrement innovants pour l’époque. L’allure est accueillante, ludique et voluptueuse. Le style est totalement novateur, et plusieurs variantes en découlent.

Ce canapé est composé de bois, de mousse et de peluche de laine. Cette conception est à l’origine à destination de l’appartement de sa propre mère. Tout le désir de liberté de Jean Royère y est retranscrit. Il s’affranchit des codes en vigueur.

En 2007, deux de ces fauteuils Ours polaires ont été vendus aux enchères à 204 500 € à Paris. Cette liberté de conception inspire les autres designers. Il travaille aussi avec des plasticiens comme Alice Colonieu. À la fin de sa vie, Jean Royère quitte la France pour les États-Unis. Il décède à New York en 1981. Il a 79 ans et une exceptionnelle carrière de décorateur.

Depuis, maintes expositions lui ont été consacrées. En 1999, le musée des arts décoratifs de Paris expose son travail. En 2008, une rétrospective est organisée à la galerie Sonnabend de New York. En 2022, la galerie Perrotin présente son exposition « Tout n’est qu’influence ». L’œuvre de Jean Royère y est mise en parallèle avec les créations d’autres artistes du post-modernisme.

Cote de Jean Royère sur le marché de l'art

Les œuvres de Jean Royère ont le vent en poupe et sa cote est actuellement très forte. En 2022, un meuble de Jean Royère se vend entre 8000 € et 1 300 000 €, plutôt autour de 300 000 €. Le 25 mai 2022, une paire de Fauteuils Boule (c. 1947), en bois de hêtre et velours, 67 x 97 x 94 cm, s’est vendue à 1 300 000 €, à Paris. Le 30 juin 2020, une Applique à 6 lumières, modèle Liane, 1962, en métal peint et rhodoïd, 168 x 234 x 18 cm, s’est vendue à 1 300 000 €, à Paris. Le 24 mai 2018, un Buffet Etoile, 1958, en bois, marqueterie de paille et intérieur chêne, 90,5 x 210,2 x 45,7 cm, s’est vendu à 1 235 691 €, aux États-Unis.

Le 25 mai 2022, un Canapé Boule (c. 1947), en bois de hêtre et velours, 75 x 235 x 120 cm, s’est vendu à 1 150 000 €, à Paris. Le 30 juin 2020, un lot de Chaises Trèfle, 1939, en frêne et velours, 80 x 50 x 50 cm, s’est vendu à 1 000 000 €, à Paris. Le 23 mai 2022, le Fauteuil Eléphanteau, 1939, en hêtre, chêne, velours, ivoire, 108 x 82 x 72 cm, s’est vendu à 341 120 € avec frais, à Paris.

(Illus.) Jean Royère, Ambassador armchair, ca. 1950 

« Galerie Jacques Lacoste – Paris » by Dave Pinter is licensed under CC BY-NC-ND 2.0.

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Jean Besnard

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Estimation et cote de l'artiste Jean Besnard

Jean Besnard (1889-1958) est un céramiste et décorateur français, figure emblématique du renouveau des arts décoratifs au XXᵉ siècle. Fils du peintre et décorateur Albert Besnard et de l’artiste Charlotte Dubray, il s’inscrit dans une lignée artistique prestigieuse. Son œuvre, à la croisée de la tradition et de la modernité, marque une étape essentielle dans l’évolution de la céramique française. Ses créations raffinées, aux émaux subtils et aux formes équilibrées, séduisent aujourd’hui collectionneurs et amateurs d’objets d’art.

Estimation gratuite Jean Besnard

Prix des œuvres de Jean Besnard

  • Céramique décorative : entre 2 000 € et 25 000 €

  • Vase émaillé : entre 4 000 € et 15 000 €

  • Lampe ou objet d’art : entre 3 000 € et 20 000 €

Vous possédez un vase, un bol ou une lampe signée Jean Besnard et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre gratuitement et en toute confidentialité grâce à Estimon’objet. Nos commissaires-priseurs et experts spécialisés en céramique française vous apportent une estimation précise sous quelques jours, basée sur l’analyse du modèle, de la technique et de la cote actuelle de l’artiste sur le marché. Estimation gratuite, rapide et sans engagement : il vous suffit d’envoyer vos photos et informations sur www.estimonobjet.fr.

Jean Besnard, un héritier de l’Art nouveau devenu maître de l’Art déco

Né à Paris en 1889, Jean Besnard grandit dans un univers où l’art tient une place centrale. Son père, Albert Besnard, est peintre académicien, et sa mère, sculptrice. Ce contexte familial le sensibilise très tôt à la beauté des formes et à la rigueur du dessin.
Après une formation à l’École des Beaux-Arts, il s’oriente vers la céramique dans les années 1910, cherchant un mode d’expression plus libre et plus proche de la matière. Dans les années 1920, il s’impose comme l’un des grands céramistes de l’époque Art déco, aux côtés de Jean Mayodon, Émile Decoeur ou Alexandre Bigot. Son style se distingue par une recherche constante d’équilibre entre la simplicité des lignes et la richesse des textures.

La singularité du style Besnard

Jean Besnard développe un langage visuel unique, reconnaissable au premier regard :

  • Des formes épurées, souvent inspirées de la nature, aux contours doux et harmonieux.

  • Des décors géométriques ou spiralés, obtenus par grattage, incisions ou jeux d’émail.

  • Une maîtrise exceptionnelle de la matière, utilisant des émaux craquelés, des engobes poudrés ou des effets de relief subtils.

Son goût pour les expérimentations le conduit à créer des pièces d’une modernité saisissante, où l’on perçoit à la fois la rigueur de la tradition artisanale et l’audace esthétique du XXᵉ siècle. Ses céramiques sont aussi bien décoratives que fonctionnelles : vases, bols, plats, lampes et objets d’intérieur. Chacune témoigne d’une approche quasi méditative du matériau et d’un dialogue constant entre le feu, la terre et la couleur.

Jean Besnard et le mouvement Art déco

Dans le contexte de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925, Jean Besnard s’affirme comme l’un des artisans majeurs du style Art déco.
Ses créations, exposées dans les galeries parisiennes et les salons prestigieux, séduisent par leur élégance et leur équilibre formel. Il collabore notamment avec des architectes et décorateurs comme Jacques-Émile Ruhlmann ou Maurice Dufrêne, qui intègrent ses pièces dans leurs ensembles décoratifs. Les vases de Besnard deviennent rapidement des symboles du raffinement français de l’entre-deux-guerres. Leur jeu de textures et de lumières reflète l’esprit d’une époque où le luxe se veut sobre, mesuré et profondément esthétique.

Un héritage durable

Jusqu’à sa mort en 1958, Jean Besnard n’a cessé d’innover dans ses recherches d’émaux et de matières. Son influence se retrouve dans les générations suivantes de céramistes, qui voient en lui un précurseur du dialogue entre art et artisanat.
Aujourd’hui, ses œuvres figurent dans les collections du Musée des Arts décoratifs de Paris, du Musée de Sèvres et dans de nombreuses collections privées en Europe et aux États-Unis. Son nom est désormais associé à une période phare de la céramique française, celle où l’objet utilitaire devenait œuvre d’art.

Cote des œuvres de Jean Besnard sur le marché de l’art

La cote de Jean Besnard est restée stable ces dernières années, soutenue par l’intérêt croissant des collectionneurs pour la céramique Art déco. Ses pièces les plus rares sont très recherchées en salle des ventes, notamment les modèles à décor géométrique ou spiralé. Quelques ventes marquantes illustrent cette tendance :

  • Vase à décor géométrique spiralé, céramique émaillée, adjugé 19 500 €  en 2021.

  • Grande lampe en grès émaillé blanc craquelé, vendue 12 000 € en 2019.

  • Coupe décorative signée Jean Besnard, céramique tournée et engobée, adjugée 8 800 € en 2020.

  • Vase ovoïde à décor de spirales brunes, vendu 15 000 € en 2023 à Drouot.

Que vous possédiez un vase, une lampe ou une coupe signée Jean Besnard, faites appel à Estimon’objet, le site de référence pour l’estimation et l’expertise d’objets d’art.
Notre équipe d’experts vous accompagne dans la valorisation, la vente ou la succession de vos pièces, en vous garantissant un accompagnement sur mesure. Demandez dès maintenant votre estimation gratuite sur www.estimonobjet.fr 

 

(Illus.) Jean BESNARD (1889-1958) Vase En céramique émaillée dans les tons brun Signé Jean Besnard France sous la base

Reconnaître la signature de Jean Besnard

Savoir reconnaître la signature de Jean Besnard est indispensable pour authentifier une œuvre de ce grand céramiste français actif dans les années 1920 et 1930. Élève de Jean Carriès et fils du décorateur Henri Besnard, Jean Besnard a développé un style immédiatement identifiable, mais ses signatures présentent plusieurs variantes selon les périodes et les supports. On retrouve le plus souvent son nom complet « Jean Besnard » incisé à la pointe ou gravé dans la pâte avant cuisson, parfois accompagné d’un décor de croix ou d’un monogramme stylisé. Certaines pièces plus précoces ou expérimentales ne portent qu’un simple « J. Besnard », souvent placé sous le talon ou sur le revers du vase. Les faux et attributions erronées existent, notamment pour des céramiques d’inspiration art déco réalisées dans le même esprit. Faire appel à un expert en céramique d’art est donc essentiel pour confirmer l’authenticité d’une signature et estimer la valeur réelle d’une pièce signée Jean Besnard. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’expertise et l’estimation en ligne de vos céramiques, qu’il s’agisse d’un vase, d’une coupe ou d’un décor signé Jean Besnard.

Signature Jean Besnard
Expertise Signature Jean Besnard

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