Estimation gratuite André Vincent Becquerel

André-Vincent Becquerel

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste André Vincent Becquerel

André Vincent Becquerel (1893-1981) est un sculpteur et bronzier au style Art déco, spécialisé dans la sculpture animalière, bien qu’il ait également réalisé des figures humaines.

Estimation gratuite André Vincent Becquerel

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’André Vincent Becquerel et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’André Vincent Becquerel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’intérêt précoce de André Vincent Becquerel pour la sculpture

André Vincent Becquerel naît dans l’Oise au sein d’une famille de scientifiques, mais manifeste dès l’enfance un intérêt pour la sculpture.

André Vincent Becquerel se forme donc à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, auprès d’Hector Lemaire pour les études de figures, et avec le sculpteur animalier Prosper Lecourtier. S’orientant vers la sculpture animalière, il perfectionne sa formation aux côtés de Charles Valton, lui-même élève d’Emmanuel Frémiet et Louis Barye.
Dès le début de sa carrière, André Vincent Becquerel privilégie la représentation d’animaux sauvages, en particulier les félins. Il réalise également des chevaux et oiseaux.

André Vincent Becquerel présente ses œuvres pour la première fois à l’âge de 21 ans au Salon des Artistes Français, en 1914. Sa production artistique est cependant interrompue par la Première guerre mondiale, durant laquelle il sert dans l’aviation. L’aviation demeure un thème dans ses créations, puisqu’il est par la suite choisi pour réaliser un monument en hommage aux aviateurs Dieudonné Costes et Maurice Bellonte à Saint-Valery en Caux.

André Vincent Becquerel expose de nouveau au Salon des Artistes français en 1921, et s’y affirme comme sculpteur animalier, présentant un chien (Un vieux gardien, 1921). L’année suivante, c’est avec une sculpture de chat qu’André Vincent Becquerel se fait remarquer au Salon. La maison Susse, intéressée par son talent, signe avec l’artiste un contrat d’édition pour éditer ses œuvres à la fonte à la cire perdue.

André Vincent Becquerel collabore à cette période avec d’autres éditeurs, tels que les neveux de Jules Lehmann, qui laissent comme cachet sur les pièces la marque « L.N Paris J .L ».

André Vincent Becquerel, sculpteur Art Déco

Au début des années 1930, André Vincent Becquerel multiplie les collaborations, et réalise un certain nombre de statuettes et objets décoratifs dans un esprit Art Déco.

S’inspirant des créations de Demetre Chiparus, André Vincent Becquerel réalise pour la maison Etling des statuettes mêlant l’ivoire, les émaux, l’onyx et l’or. La Vénitienne ou encore Fillette à la poupée jouant avec un chien remportent un grand succès. Pour la même maison, il conçoit également des objets décoratifs, tels que des paires de serre-livres.

En parallèle, André Vincent Becquerel conçoit des statuettes et plats de céramique, édités par Marcel Guillemard.
En ce qui concerne les bronzes animalier, André Vincent Becquerel devient son propre éditeur. L’artiste pratique la fonte au sable, et délivre les œuvres avec un certificat spécifiant qu’elles ont été ciselées par lui. André Vincent Becquerel fait alors de très faibles tirages, numérotés, et généralement couverts d’une patine polychrome.

Dans ses compositions, André Vincent Becquerel privilégie des formes simples et monumentales, en portant une grande attention au détail du modelé et au poli des surfaces. André Vincent Becquerel crée des animaux auxquels il donne une grande présence. Parmi ses sujets de prédilection, on compte le félin à l’arrêt, les cerfs et sangliers, les poissons bondissant hors de l’eau, et les oiseaux posés sur de délicates branches. Le sculpteur continue à présenter ses créations personnelles au Salon, et ce jusqu’en 1954. Les oiseaux et poissons d’André Vincent Becquerel, rares et originaux, remportent un grand succès critique.

André Vincent Becquerel participe à de nombreuses expositions dans les années 1930-1940. Ainsi, il est choisi pour présenter une sculpture monumentale pour le Pavillon international du Champ de Mars à l’Exposition Universelle de 1937. A cette occasion, André Vincent Becquerel expose le plâtre patiné de La Jeune fille aux colombes. Dans les années 1940, il est aussi admis au Salon de la Société des Beaux-arts de la France d’Outre-mer.

Reconnu pour son talent, le sculpteur reçoit un grand nombre de décorations. Après avoir obtenu la médaille de bronze au Salon de 1944, il obtient la médaille d’or à celui de 1945, et enfin le Prix d’Yser en 1952. Sa production se tarit après 1950, et il décède à Paris en 1981.

La cote des œuvres d’André Vincent Becquerel

La cote des œuvres d’André Vincent Becquerel s’est stabilisée, après le pic atteint en 2013. Aujourd’hui, la gamme des prix s’étend entre 100 et 10 000 €, avec un record atteint en 2011 pour Deux panthères, vendu à Paris en 2011 pour 26 000 €, soit le triple de son estimation. Ce sont généralement ses panthères qui remportent les adjudications les plus hautes.

Photographie de l’artiste en atelier

Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’André Vincent Becquerel et recevoir son estimation. Estimer une sculpture d’André Vincent Becquerel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec André Vincent Becquerel

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Alphonse Mucha

Alphonse Mucha

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Alphonse Mucha

Alphonse Mucha (1860-1939) est un affichiste et peintre tchèque, actif en France de 1888 à 1910. Il s’illustre également dans les arts décoratifs, et ses créations restent aujourd’hui emblématiques de l’Art nouveau à Paris.

Estimation gratuite Alphonse Mucha

Prix des œuvres d'Alphonse Mucha

  • Peinture – entre 20 000 € et plus de 4 000 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin sur papier – entre 2 000 € et 300 000 €

  • Affiche, lithographie, estampe (posters originaux et tirages) – entre 800 € et 500 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Alphonse Mucha et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Alphonse Mucha en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation d’Alphonse Mucha

L’ambition première d’Alphonse Mucha était de devenir peintre d’histoire. Pour ce faire, il souhaite étudier à l’Académie des Beaux-Arts de Prague, mais il ne parvient pas à s’y faire admettre (1877). Il part donc travailler et se former à l’étranger. A Vienne, où il admire l’œuvre de Hans Makart, il travaille comme décorateur. Il rentre ensuite en République tchèque, à Mikulov, où il gagne sa vie en peignant des portraits de personnalités locales. C’est ainsi qu’Alphonse Mucha rencontre le comte Khuen-Belassi, qui devient son mécène. Après qu’il ait réalisé le décor mural du château du comte à Mikulov (1882-1884), ce dernier l’envoie étudier à l’Akademie der Bildenden Künste de Munich (1885-1887). Le comte lui permet également de continuer sa formation à Paris, en 1888. Alphonse Mucha s’inscrit alors à l’Académie Julian, et fréquente l’atelier de de Jules Lefebvre et Jean-Paul Laurens. A la mort du comte Khuen-Belassi, pour se maintenir dans la capitale, Alphonse Mucha travaille comme illustrateur. Il collabore notamment à La Vie populaire, et à la revue pour enfants Le Petit Français illustré. C’est également à cette période qu’Alphonse Mucha débute la réalisation d’affiches.

Alphonse Mucha, artiste renommé

Dès 1894, Alphonse Mucha accède à une grande renommée artistique grâce à sa rencontre avec Sarah Bernhardt, chez son imprimeur. C’est l’affiche Gismonda qu’il réalise pour le Théâtre de la Renaissance à Paris qui le fait connaitre du grand public. L’affiche, de format allongé, représente l’actrice à taille naturelle, dans une esthétique d’inspiration byzantine qui rompt avec celle de ses concurrents, comme Jules Chéret ou de Théophile-Alexandre Steinlen. Sa création provoque l’émerveillement à Paris. Satisfaite, Sarah Bernhardt signe alors un contrat de six ans avec Alphonse Mucha. Il réalise pour elle six autres grandes affiches de théâtre, ainsi que des décors, costumes et bijoux pour le théâtre de la Renaissance dont elle est directrice. La même année, Alphonse Mucha reçoit une médaille d’honneur au Salon des artistes français, qui confirme son succès. En parallèle de ses activités pour Sarah Bernhardt, Alphonse Mucha réalise des affiches pour des entreprises commerciales telles que Job (1898) et Moët et Chandon (1899). Son esthétique ses diffuse également sur les timbres, calendriers, illustrations, et panneaux décoratifs. Il réalise notamment des dessins pour des papiers peints et meubles, ainsi que des bijoux pour Georges Fouquet (1900-1901). Le style d’Alphonse Mucha fait la synthèse de l’influence de Hans Makart, d’Eugène-Samuel Grasset et des préraphaélites. Son goût pour l’ornement et l’art byzantin se traduit par les fonds de mosaïque et les vêtements parés d’or et de pierres précieuses des figures féminines de ses créations. Ces dernières, à la ligne sinueuse, adoptent des poses théâtrales. Alphonse Mucha multiplie sur ses affiches les motifs fleuris et les entrelacs délicats. Souhaitant rendre l’art accessible à tous, Alphonse Mucha fonde avec Eugène-Samuel Grasset, René Lalique, Emile Gallé et Victor Horta la Société Internationale de l’Art Populaire. Poursuivant ce même idéal, il fonde également avec James McNeill Whistler l’Académie Carmen en 1898. La période la plus prolifique d’Alphonse Mucha se situe entre 1895 et 1900. Ses créations pour l’Exposition universelle de Paris en 1900 le font connaitre internationalement et font renaitre ses ambitions de peintre d’histoire. A la demande de l’empire d’Autriche-Hongrie, Alphonse Mucha conçoit le décor du pavillon de la Bosnie-Herzégovine. Cette réalisation, véritable ode au peuple slave, est récompensée par la remise de la médaille d’argent de l’Exposition universelle. Il est fait chevalier de la Légion d’Honneur l’année suivante.

Alphonse Mucha, peintre d’histoire

Après cette première commande officielle de l’Autriche-Hongrie, Alphonse Mucha retourne à sa première ambition d’être peintre d’histoire. Pour financer son cycle de tableaux consacré à l’épopée slave, Alphonse Mucha se rend régulièrement aux Etats-Unis entre 1904 et 1909. Il enseigne alors à l’Art Institute of Chicago, et réalise les portraits des notables. En 1910, Alphonse Mucha convainc l’industriel Richard Crane de financer ce travail, ce qui lui permet de débuter L’Epopée Slave, une série de 20 tableaux monumentaux. Pour réaliser ces peintures d’histoire, l’artiste retourne au style académique de son début. L’artiste achève le cycle en 1928, et l’offre à la ville de Prague. Lorsque la Tchécoslovaquie obtient son indépendance, en 1919, Alphonse Muche dessine les timbres postaux, les billets de banque, et les documents officiels de la nouvelle administration de son pays. Patriote notoire, Alphonse Mucha est arrêté par la Gestapo lors de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1939. Rapidement relâché, il meurt quelques mois plus tard.

L’estimation des œuvres d’Alphonse Mucha

La valeur des œuvres d’Alphonse Mucha a connu une hausse notoire depuis les années 2000. Bien qu’il ait diversifié les créations, ce sont ses estampes qui constituent la quasi-totalité des ventes (86%). Ces dernières se vendent le plus souvent pour 1 000 à 5 000 €, mais peuvent dépasser les 100 000 € lorsqu’il s’agit d’affiches majeures. Les peintures d’Alphonse Mucha, bien plus rares sur le marché de l’art, peuvent généralement être acquises pour 10 000 à 500 000 €. Le record est détenu par une de ses peintures d’histoire, une version miniature de l’Abolition du servage en Russie (1920), de l’ancienne collection de Charles R. Crane, vendue 1 053 650 € (1 300 000 $ ) à New York en 2006. Vous souhaitez faire expertiser une peinture d’Alphonse Mucha et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une peinture d’Alphonse Mucha en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature d'Alphonse Mucha

Savoir reconnaître la signature d’Alphonse Mucha est indispensable pour authentifier une œuvre de ce maître incontesté de l’Art nouveau. Ses signatures, visibles sur des œuvres emblématiques telles que Gismonda (1894), La Trappistine (1897), Zodiac (1896) ou encore les planches décoratives de la série Les Fleurs, présentent des caractéristiques très reconnaissables. Mucha signe le plus souvent « Mucha » ou « A. Mucha », en lettres élégantes et allongées, parfois légèrement stylisées, en harmonie avec ses compositions ornementales. Sur ses affiches, la signature est généralement intégrée au décor, souvent en bas à gauche ou inscrite dans un cartouche dessiné. Dans ses lithographies, on retrouve également une signature imprimée dans la planche, accompagnée sur certaines épreuves d’une signature manuscrite au crayon en marge inférieure, particulièrement recherchée des collectionneurs. Face à un marché où circulent de nombreuses rééditions, tirages tardifs et contrefaçons, faire vérifier la signature d’un Alphonse Mucha par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos affiches, lithographies et dessins signés Alphonse Mucha.

Expertise signature Alphonse Mucha
Signature Alphonse Mucha

En lien avec Alphonse Mucha

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Alfredo Pina

Alfredo Pina

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Alfredo Pina

Alfredo Pina (1883-1966), sculpteur italien né à Milan, s’installe à Paris en 1911, et fait sa carrière en France. Assistant d’Auguste Rodin, il en assimile et diffuse le style dans ses œuvres.

Estimation gratuite Alfredo Pina

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Alfredo Pina et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Alfredo Pina en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premières sculptures d’Alfredo Pina

Alfredo Pina réalise ses premières sculptures à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, où il étudie l’anatomie. Etudiant talentueux, il reçoit le Grand Prix national d’Italie de sculpture en 1904, en récompense.

A l’issue de ses études, Alfredo Pina se rend à Bologne puis à Rome. Surtout attiré par le dynamisme de la scène artistique parisienne, il envoie des créations au Salon en 1911. Leur réception étant positive, il décide de s’installer à Paris.

A son arrivée à Paris, Alfredo Pina devient l’assistant d’Auguste Rodin. Le jeune sculpteur de 24 ans est fasciné par le maître, dont il s’inspire pour ses propres créations. Alfredo Pina expose alors au Salon des Artistes Français de 1911 à 1914. Il fréquente également la communauté italienne à Paris, et est nommé secrétaire général de la Société des Artistes Italiens à Paris en 1914.
La carrière d’Alfredo Pina prend son essor en 1914, lorsqu’il reçoit une première commande publique, pour réaliser le buste de M. Capet, l’adjoint au maire de Sceaux, où il réside. Il se consacre alors à la réalisation de portraits en buste de personnages célèbres, à la fois personnalités politiques et littéraires.

A la déclaration de la Première guerre mondiale, Alfredo Pina s’isole à Montpellier. Le musée acquiert une première œuvre de l’artiste, le Buste de Beethoven. Il retourne cependant rapidement à Paris, et en 1917, s’installe avenue du Maine dans un atelier jouxtant celui d’Antoine Bourdelle. La dispute violente d’Alfredo Pina avec Amedeo Modigliani lors du banquet donné en l’honneur de Georges Braque blessé au front en 1917 témoigne de l’insertion du sculpteur dans le milieu artistique de Montparnasse.

Le succès d’Alberto Pina

A partir de 1920, Alfredo Pina connait un grand succès critique, grâce à la rétrospective de ses œuvres organisée à la galerie Allard en 1920. Il y présente La Douleur, qui marque les esprits.
Le Salon des Tuileries ayant refusé son Comte Ugolin, il l’expose finalement au Salon des Artistes Indépendants la même année, ainsi qu’au Salon des Artistes Français et au Salon d’Automne. Clément Morro, critique de la Revue Moderne des Arts et de la Vie, décrit l’art d’Alberto Pina comme « plus humain que [celui d’Auguste] Rodin ». En effet, si son style est très proche de celui d’Auguste Rodin, il accentue la transmission des émotions, se faisant plus passionnel, plus tragique, et plus humain. La douleur demeure une thématique récurrente dans la création personnelle d’Alfredo Pina.

Ses œuvres servent de modèle à d’autres artistes. Ainsi, certains de ses croquis sont gravés sur bois par Madeleine Bazin-Lysis et Marguerite-Jeanne Jacob-Bazin, et présentés au Salon des artistiques Français en 1921 et 1924.

Cette visibilité permet à Alfredo Pina d’obtenir de nouvelles commandes officielles, telles qu’un buste d’Henri Herriot, Maire de Lyon et Sénateur du Rhône (1920). Recevant de nombreuses commandes de sculptures pour les monuments aux morts, Alfredo Pina acquiert une carrière dans la Nièvre, à Mesves-sur-Loire, au début des années 1920.

Après un bref retour à Paris, Alfredo Pina part quelques années à Rome, car il est choisi par Benito Mussolini pour réaliser le Monument à Dante. Son talent est en effet connu en Italie grâce à sa participation aux Biennales de Venise de 1920 et 1922. Si le monument n’est finalement pas achevé, il effectue également un buste du duce, qu’il présente au Salon de 1926.

De retour à Paris en 1929, Alfredo Pina organise une exposition des artistes italiens de la capitale au Cercle de l’Union artistique, la rue Boissy d’Anglas.

Alfredo Pina obtient finalement la nationalité française lorsqu’il se marie en 1939. Il retourne à Mesves-sur-Loire, où se trouve sa carrière, et il expose désormais à Nevers et à Vézelay. A sa mort, Alfredo Pina lègue le fonds de son atelier au musée de la Charité-sur-Loire.

La cote des œuvres d’Alfredo Pina

Les œuvres d’Alfredo Pino s’échangent avant tout sur le marché français, mais circulent également au Royaume Uni. Ses sculptures peuvent être acquises pour 1 000 à 10 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2002, à Londres, avec L’effort suprême adjugé pour 34 353 € (22 000 £ ).

Un budget de 100-500 € permet généralement d’acquérir un dessin d’Alfredo Pina.

Portrait de Alfredo Pina, 1916.

Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Alfredo Pina et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une sculpture d’Alfredo Pina en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Alfredo Pina

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Alberto Giacometti

Alberto Giacometti

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Alberto Giacometti

Alberto Giacometti (1901-1966), artiste surréaliste d’origine suisse, est considéré comme l’un des sculpteurs les plus importants du XXème siècle. Actif en France à partir de 1922, il s’insère dans l’Avant-garde parisienne, et renouvelle l’art de la sculpture.

Estimation gratuite Alberto Giacometti

Prix des œuvres d'Alberto Giacometti

  • Sculpture (bronze, plâtre, marbre, épreuves/réductions) : entre 1 000 € et plus de 126 000 000 €

  • Peinture (toile / panneau — huiles, gouache, compositions) : entre 10 000 € et plus de 30 000 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier, dessin, pastel : entre 500 € et 5 500 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte, multiples (tirages signés/numérotés) : entre 50 € et 200 000 €

Vous souhaitez expertiser une œuvre d’Alberto Giacometti et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre sculpture d’Alberto Giacometti en quelques clics par des experts de l’art et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique d’Alberto Giacometti

Alberto Giacometti commence sa formation très jeune, dans l’atelier de son père, Giovanni Giacometti, peintre néo-impressionniste. Il s’initie au dessin, débute la peinture en 1913, et sculpte son premier buste, une représentation de son frère Diego, en 1914. Il choisit la carrière de sculpteur en 1919, et s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts puis à l’Ecole des Arts et Métiers de Genève, en classe de sculpture. Dès l’année suivante, il découvre par un voyage en Italie l’art byzantin, la première renaissance italienne, et l’art baroque. Ce voyage le marque durablement à la fois esthétiquement et humainement, car il y perd un ami. A son retour d’Italie, il s’installe à Paris pour achever sa formation. Dès 1922, il suit l’enseignement d’Emile-Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande-Chaumière. Il fréquente alors assidûment le Musée du Louvre, et débute à cette période une collaboration avec Alexander Archipenko. Sa première œuvre de commande est un portrait sculpté de Joseph Müller.

Alberto Giacometti, artiste surréaliste (1925-1934)

Le style d’Alberto Giacometti élaboré à partir de 1925 lui permet d’être inséré au sein du milieu surréaliste dès 1929. S’inspirant des travaux de Jacques Lipchitz et de Henri Laurens, ainsi que de la statuaire africaine, Alberto Giacometti réalise des œuvres non imitatives. Réduites à leurs formes essentielles, frontales, elles sont conçues en jeu de contrastes, comme Le couple (1927). Il tend à l’abstraction, dans le sillage des œuvres de Constantin Brancusi. Les cages dans lesquelles elles sont parfois présentées matérialisent l’espace qui l’entoure. Son exposition à la galerie Jeanne Bucher en 1928-1929 permet à Alberto Giacometti de rencontrer Jean Cocteau, les Noailles, et André Masson. Il est alors introduit dans le groupe surréaliste, dont il partage les recherches. La même année, il conçoit du mobilier pour le décorateur Jean-Michel Frank, avec l’aide de son frère Diego Giacometti. Le sculpteur poursuit ses recherches sur la sculpture, remettant en cause sa structure traditionnelle à partir de 1930. Il réalise alors des œuvres sans supports, comme Objet désagréable (1931), des sculptures s’étalant au sol (Femme égorgée, 1932), ou encore des œuvres instables (Boule suspendue, 1922). Ces créations donnent lieu à sa première exposition personnelle à la galerie Pierre Colle, à Paris, en 1932. Artiste surréaliste reconnu, Alberto Giacometti est cependant exclu du groupe en 1934 en raison de son retour à la figuration. Souhaitant de nouveau travailler d’après le modèle humain, il renie de son œuvre, qu’il détruit partiellement.

Alberto Giacometti et le retour à la figuration humaine

Le retour d’Alberto Giacometti à la figuration humaine est annoncé par son œuvre en apparence la plus abstraite, Le Cube (1934). Dès lors, il se concentre sur la représentation humaine, traduite par des figures verticales, émaciées, alternativement isolées ou en groupe. Traversant une période de doute importante, Alberto Giacometti se retire de la scène artistique et n’expose pas avant 1946. Ses œuvres, produites de façon aléatoires, voient progressivement leur taille diminuer, jusqu’à mesurer 1 cm de hauteur. Leur miniaturisation est telle que le sculpteur raconte avoir fui la France au début de la Seconde guerre mondiale en les emportant dans une boite d’allumettes. De 1939 à 1945, Alberto Giacometti est installé à Genève. Il y rencontre Simone de Beauvoir, Pablo Picasso et Jean-Paul Sartre, ainsi que celle qui deviendra son épouse et son modèle favori, Annette Arm.

Alberto Giacometti après la Seconde guerre mondiale

A l’issue de la Seconde guerre mondiale, Alberto Giacometti rentre à Paris. Dès 1946, il retourne sur le devant de la scène artistique, et expose dans la galerie du marchand Pierre Matisse à New York. Les figures de l’artiste sont désormais des corps décharnés, allongés, aux pieds et têtes disproportionnés qui s’inspirent à la fois des antiquités étrusques et du maniérisme. Ses recherches se traduisent en sculpture et en peinture. L’artiste renouvelle en effet son intérêt pour la peinture, et peint la quasi-totalité de ses toiles à partir de 1946. Traitées comme des grisailles, les peintures aux couleurs ternes sont alors striées de lignes, et traduisent la même fébrilité que ses sculptures. C’est pour ses dernières œuvres qu’Alberto Giacometti est aujourd’hui le plus connu. Il connait à cette période une reconnaissance internationale. En 1955, ont lieu des rétrospectives de son œuvre dans des musées à New York, Londres, et en Allemagne. Il remporte le prix Carnegie décerné par la Fondation Pittsburgh en 1961, le grand prix de sculpture de la Biennale de Venise en 1962 et le prix national des Arts en 1965. Il meurt l’année suivante en Suisse.

La cote des œuvres d’Alberto Giacometti sur le marché de l'art

Artiste majeur du XXème siècle, Alberto Giacometti occupe la 12ème place au classement mondial des ventes aux enchères publiques en 2021. L’indice des prix connait une croissance sûre depuis les années 2000. Les sculptures s’échangent pour la plupart pour 50 000 à 5 000 000 d’euros, avec une prédilection pour les œuvres des années 1945-1960. Les ventes atteignent cependant régulièrement les 50 000 000 €, et le record des ventes est détenu par L’homme au doigt (1947), adjugée pour 112 518 000 € (126 000 000 $) à New York. Les peintures remportent elles aussi des estimations hautes, généralement comprises entre 50 000 et 5 000 000 euros. Les prix peuvent elles aussi dépasser ce seuil, dans des proportions moindres. Pour ce médium, le record a été atteint en 2013, avec Diego en chemise écossaise (1954), adjugé pour 21 483 200 € (29 000 000 $).

Reconnaître la signature d'Alberto Giacometti

Savoir reconnaître la signature d’Alberto Giacometti est essentiel pour authentifier une œuvre de ce grand maître du surréalisme et de la sculpture moderne. L’artiste suisse signe la plupart de ses œuvres, qu’il s’agisse de dessins, lithographies, bronzes ou peintures, d’un sobre « Alberto Giacometti » inscrit en lettres fines, allongées et légèrement penchées vers la droite. Sa signature, discrète mais caractéristique, reflète la précision et la rigueur de son trait. Sur ses dessins et estampes, comme ceux de la série Tête de Diego ou Portrait de Caroline, la signature est souvent apposée au crayon à papier dans la marge inférieure droite, tandis que sur ses sculptures en bronze, elle est parfois gravée ou moulée directement dans la base, accompagnée du cachet du fondeur (souvent Alexis Rudier ou Susse Frères). En raison de la valeur exceptionnelle de ses œuvres et de la présence de nombreuses copies et éditions posthumes, il est primordial de faire authentifier la signature d’Alberto Giacometti par un expert spécialisé. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Alberto Giacometti, qu’il s’agisse d’un dessin original, d’une sculpture ou d’une estampe.

Expertise signature Alberto Giacometti

En lien avec Alberto Giacometti

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Gian Lorenzo Bernini

Giovanni Lorenzo Bernini

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Giovanni Lorenzo Bernini

Giovanni Lorenzo Bernini (1598-1680), autrement dit Gian Lorenzo Bernini, Le Bernin ou encore Cavalier Bernin, est un sculpteur, architecte et peintre italien éminent, né à Naples en 1598. Ses œuvres s’inscrivent dans le mouvement baroque par sa recherche du mouvement et l’aspect théâtral de ses travaux.

Estimation gratuite Gian Lorenzo Bernini

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Giovanni Lorenzo Bernini et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Giovanni Lorenzo Bernini en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Giovanni Lorenzo Bernini, des débuts précoces

À peine âgé de 7 ans, Gian Lorenzo travaille aux côtés de son père, Pietro Bernini (1562-1629), sur des chantiers commandés par Paul V Borghese. En achevant plusieurs travaux d’exception comme l’Assomption de la Vierge du baptistère de Sainte-Marie-Majeure, Giovanni Lorenzo gagne très vite de l’expérience sur place et se fait dès lors remarquer par le pape Paul V. Le neveu de ce dernier, le cardinal Scipione Borghese, décide de prendre le jeune homme sous son aile en joignant patronage et nouveaux chantiers, de manière à ce que Giovanni Lorenzo acquière rapidement une expérience significative, lui permettant de se hisser au rang des meilleurs sculpteurs de Rome au début du XVIIe siècle.

Giovanni Lorenzo Bernini réalise ses premières œuvres collectives pour la villa Borghese, comme Priape et Flore (1615 – 1616), une sculpture décorative destinée au jardin. Pendant cette période qui s’étend jusqu’à 1617, Le Bernin est d’abord influencé par la sculpture hellénistique, à laquelle il emprunte le style antique. Sa première œuvre entièrement sculptée de sa main serait la Chèvre Amalthée avec Zeus enfant et un faune, alors qu’il n’a que 17 ans.

Giovanni Lorenzo Bernini, ses œuvres profondément baroques

Pendant cinq années consécutives, les quatre groupes de la famille Borghese lui attribuent des chantiers importants. Giovanni Lorenzo Bernini crée en 1619 sa célèbre sculpture Énée, Anchise et Ascagne, issue d’une scène de l’Énéide, ensuite Rapt de Proserpine en 1622, sujet rattaché aux Métamorphoses d’Ovide, puis David en 1624. Le Bernin n’a que 25 ans lorsqu’il sculpte un David dynamique et énergique. Le mouvement palpable, qui contraste avec le calme et la courbe élégante de Michel-Ange, signe les prémices de l’art baroque chez Giovanni Lorenzo.

Entre 1622 et 1625, l’artiste réalise Apollon et Daphné, dont l’impression de mouvement, la construction en spirale et la mise en scène dramatique s’inscrivent sensiblement dans le style. L’achèvement de ce groupe marque un tournant dans la vie et la carrière de Giovanni Lorenzo puisque c’est le nouveau pape, Urbain VIII, qui confie ensuite une série de réalisations à l’artiste jusqu’à ce qu’il devienne le maître d’œuvre du Saint-Siège.

Giovanni Lorenzo Bernini, la gloire du second Michel-Ange

En 1927, Giovanni Lorenzo Bernini a l’occasion de se mesurer une fois de plus au talent de Michel-Ange en réalisant le tombeau du pape, comme celui-ci l’avait fait pour le tombeau de Jules II. Les commandes ne s’arrêtent pas et Gian Lorenzo Bernini se voit confier le chantier du palais Barberini vers 1630, puis la fontaine du Triton en 1643, parmi d’autres sculptures. L’artiste connaît toutefois une décennie difficile lorsque Gian Battista Pamphili s’assoit sur le trône de Saint-Pierre en 1644. Mais il retrouve vite sa réputation.

Entre 1647 et 1652, Giovanni Lorenzo réalise pour le compte du cardinal Federico Cornaro, l’Extase de sainte Thérèse, qui deviendra un véritable chef-d’œuvre baroque. L’artiste n’a de cesse d’être comparé à un Michel-Ange de son temps, si bien qu’il continue à travailler pour la ville de Rome et les églises. En dépit de sa notoriété, son passage en France marque seulement le déclin de l’influence italienne sur l’architecture française. L’Extase de la bienheureuse Ludovica Albertoni en 1675 est sa dernière œuvre avant son décès en 1680.

La cote des œuvres de Giovanni Lorenzo Bernini

Les œuvres du Cavalier Bernin sont très rares, mais l’artiste a réalisé tant de travaux et gardé dans sa maison tant d’autres, qu’il n’est pas impossible de voir une de ses œuvres circuler. Bien qu’il fut surtout un sculpteur renommé, il a aussi réalisé des dessins et des peintures. Par ailleurs, le 20 mars 2021, un dessin de Giovanni Lorenzo Bernini s’est vendu à 1 937 500 € aux enchères : un record mondial pour l’artiste, qui avait été établi à 139 000 € en 2014, puis 235 000 € pour un autre dessin. Peu d’informations sont disponibles, mais posséder une œuvre du Cavalier Bernin peut valoir entre 30 000 € et 2 000 000 €.

En lien avec Giovanni Lorenzo Bernini

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Georges Jouve

Georges Jouve

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Georges Jouve

Georges Jouve (1910-1964), céramiste français du XXe siècle né à Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne, est considéré par nombre de potiers comme le père de la céramique contemporaine. Il est connu pour son travail des formes, des textures et des couleurs.

Estimation gratuite Georges Jouve

Prix des œuvres de Georges Jouve

  • Céramiques - entre 400 € et 140 000 €

  • Sculptures - entre 500 € et 90 000 €

  • Luminaires - entre 400 € et 80 000 €

  • Mobiliers - entre 1 000 € et 100 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Georges Jouve et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Georges Jouve en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Georges Jouve, ses jeunes années d'artiste en formation

Georges Jouve est né de parents décorateurs et fut le petit frère de Denise Gatard, elle-même céramiste française reconnue grâce à sa représentation des arts décoratifs entre les années 1950 et 1970. Georges Jouve n’a que 17 ans lorsqu’il rejoint l’École Boulle à Paris pour apprendre les bases de la sculpture ainsi que l’histoire de l’art. Il en sort diplômé en 1930, après avoir reçu le surnom d’Apollon. Influencé par la carrière de ses parents, Georges Jouve se dirige naturellement vers la décoration murale tout en prenant des cours de peinture à l’Académie Julian. Il rejoint ensuite l’Académie de la Grande Chaumière et entame sa carrière d’architecte décorateur pour le théâtre jusqu’à ce que la Guerre éclate.

Georges Jouve, sa rencontre avec la céramique

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Georges Jouve est fait prisonnier dans un camp allemand, mais s’évade après plusieurs tentatives en 1942 pour rejoindre ses grands-parents et sa femme à Dieulefit, un petit village provençal situé dans la Drôme. C’est ici que Jouve découvre la céramique et crée ses premières pièces en suivant la tradition provençale, avec de la terre locale et du sulfure de plomb comme émail. Il développe ici sa technique et se tourne progressivement vers le modelage plutôt que le tournage. Il y fabrique des objets décoratifs souvent religieux. Son travail est reconnaissable par ses formes qu’il désire épurées car plus proches de la nature et de la douceur de la terre.

Des oeuvres de Paris à Aix-en-Provence

À la fin de l’occupation allemande, Georges Jouve retourne à Paris avec sa famille pour y ouvrir son atelier. Le céramiste échange l’alquifoux contre des émaux plus profonds, puisque le sulfure provençal ne lui permettait qu’un faible panel de couleurs fades. Pendant qu’il développe sa technique, Jouve expose dans quelques galeries et participe à de nombreux salons dans lesquels il se fait souvent remarquer. C’est à cette période que certaines de ses œuvres deviennent connues : les pattes d’ours en guise de cendrier, les lampes ou encore les coupes en forme de banane représentent toute la sobriété de l’artiste. Pendant 9 ans, Jouve ne cesse de gagner en notoriété, jusqu’à ce qu’il décide de se reposer en 1953 au château de Ratilly pour lutter contre la fatigue et le saturnisme, auprès du couple Jeanne et Norbert Pierlot. Un an plus tard, Georges Jouve quitte Paris avec sa femme pour rejoindre Aix-en-Provence.

Georges Jouve, une technique très personnelle

C’est ici, au cœur de son atelier dans le sud de la France, que Georges Jouve connaît l’apogée de sa carrière. Il perfectionne alors son style pour le rendre toujours plus lisse, épuré, sans attrait particulier pour l’utilitaire, mais davantage pour la beauté. Sa bouteille pomme, ses vases ronds, ses sphères ou encore ses coupes en boule incarnent son goût pour les formes dénuées de rigidité. En délaissant le tour pour du modelage proche de la sculpture, Georges Jouve voulait rendre la terre cuite vivante, semblable à la nature par son absence de géométrie. Ses œuvres se reconnaissent à ses contretemps, qui sont de véritables échos à sa personnalité tantôt sérieuse, tantôt légère. Du lisse au craquelé, du noir métallique au blanc crémeux, Georges Jouve joue avec des tonalités sobres, et invente aussi bien le pichet « Chouette » en 1953 que le vase « Femme à nichons » en 1948.

La cote des œuvres de Georges Jouve

Avec leur caractère généreux, les œuvres de Georges Jouve témoignent d’une esthétique contemporaine. Il décède prématurément à l’âge de 54 ans mais laisse derrière lui de nombreuses œuvres iconiques. De la céramique, de la sculpture, des luminaires ou bien du mobilier : Jouve a marqué plusieurs domaines. Ses vases sont très recherchés car ils représentent la technique aboutie de l’artiste. Ses œuvres en céramique se vendent entre 400 € et 50 000 €, bien qu’il y ait déjà eu un vase noir de 73 cm vendu 192 864€ en 2014. Ses sculptures, quant à elles, sont estimées entre 500 € et 90 000 €, bien qu’ici aussi le record ait grimpé jusqu’à 182 040 € lors d’une vente publique en 2015. En 2024, la maison R&C a vendu une sculpture exceptionnelle de Georges Jouve adjugée 81 000 €. Chaque œuvre de Georges Jouve est susceptible d’avoir beaucoup de valeur, notamment parce que la majorité de ses pièces ont été signées. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Georges Jouve et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Estimez une œuvre de George Jouve en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Georges Jouve

La signature de Georges Jouve est un élément essentiel pour identifier et authentifier ses créations. Le célèbre céramiste apposait fréquemment son nom – « Jouve », incisé ou peint à l’émail noir – sous ses pièces. Cette signature est souvent accompagnée de la lettre grecque Alpha (α), parfois interprétée comme une croix stylisée. Ces signes distinctifs, placés sous la base ou sur le flanc des céramiques constituent des indices d’authenticité. Cependant, reconnaître une authentique signature de Georges Jouve demande une observation attentive. Selon les périodes, les formats ou la nature des pièces (vases, plats, sculptures), l’artiste a fait évoluer sa manière de signer. Certaines œuvres portent une inscription nette et lisible, d’autres présentent une marque plus discrète, et plusieurs créations issues de l’atelier ne sont pas signées du tout. Aujourd’hui, le succès de Georges Jouve a entraîné la multiplication des copies et rééditions, rendant l’identification plus complexe. L’œil d’un expert reste indispensable pour distinguer une œuvre véritable d’une imitation. Chez Estimon’Objet, nos spécialistes de la céramique moderne et d’après-guerre vous accompagnent pour authentifier et estimer une céramique signée Georges Jouve, en analysant la signature, les émaux, la forme et la facture de chaque pièce. Toutes les œuvres de Georges Jouve ne sont pas signées, et certaines signatures peuvent être trompeuses. C’est pourquoi faire expertiser votre céramique par un spécialiste qualifié est essentiel pour confirmer son authenticité et en déterminer la juste valeur.

Signature Georges Jouve expertise gratuite
Expertise Signature Georges Jouve

En lien avec Georges Jouve

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Nicola L

Nicola L.

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Nicola L

Née en 1932 au Maroc et décédée à Los Angeles en 2018, Nicola L., pseudonyme de Nicola Leuthe, est une performeuse et designer d’origine française. Elle a étudié à l’Académie Julian puis à l’École des beaux-arts de Paris. Elle voyage à New-York en 1966 et s’installe définitivement dans cette ville à la fin des années 1970.

Estimation gratuite Nicola L

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Nicola L et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Nicola L en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La fascination du corps par Nicola L

Elle se distingue rapidement par ses performances autour du thème du corps. L’une de ses œuvres les plus connues s’intitule Je suis la dernière femme-objet, en 1969. Il s’agit d’un objet sculpture qui a la forme d’un corps de femme au centre duquel il se trouve une télévision. Le corps est à l’image d’une poupée gonflable où les seins sont des tiroirs. Son œuvre est synonyme d’un engagement féministe où elle revendique le fait d’être « la dernière femme-objet. Je répète, c’est la dernière fois », comme elle l’affirme dans une interview de E. Lebovici.

Son univers créatif est lumineux, coloré et décalé selon l’esthétique du Pop art international. Né à partir de la peinture dans les années 1960, le pop art est devenu un vaste courant artistique inspiré des produits industriels de masse, de la bande-dessinée, de la science-fiction et de la technologie, le tout dans un environnement très coloré, vif, où les hiérarchies de genre et de valeurs n’existent plus. Nicola L. « active les objets par le corps vivant[1]», humain dans ses travaux, à l’image de Je suis la dernière femme-objet, mais aussi de ses armoires et ses chiffonniers qui reprennent une forme humaine, telle que La Femme commode. Cette œuvre reprend les formes féminines en y conférant la fonction de commode avec des tiroirs au niveau du visage et de la poitrine. Ces créations biomorphiques entrent en totale résonance avec les acteurs du design dans les années 1970 : dépasser la modernité qui promouvait une standardisation des objets afin d’optimiser la production industrielle. Ses commodes, par leurs formes si particulières, sont en complet décalage avec des productions en métal et aux formes très géométriques. Son travail entre dans la Tate Modern de Londres en 2015 à l’occasion d’une exposition collective intitulée « The World Goes Pop ».

La cote des œuvres de Nicola L

Le travail de Nicola L. rencontre toujours un vrai succès aujourd’hui. Sa cote moyenne est d’environ 18 000 euros en ce qui concerne ses cabinets ou ses chiffonniers à forme anthropomorphe en bois. Son cabinet « Les amants » (1969), en contreplaqué et mesurant 210, 8 x 116, 8 x 47, 6 centimètres, a été adjugé 57 428 euros lors d’une vente qui a eu lieu en mai 2021.

[1] Philippe Dagen, « Mort de l’artiste Nicola L. », Le Monde.fr,‎ 9 janvier 2019

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Nicola L. et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de Nicola L. en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Nicola L

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pierre Cardin

Pierre Cardin

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Pierre Cardin

Pierre Cardin (1922-2020) est une figure incontournable de la mode et du design du XXe siècle. Couturier visionnaire, entrepreneur audacieux et designer prolifique, il a marqué son époque par une esthétique futuriste et une approche multidisciplinaire de la création. Véritable pionnier du prêt-à-porter de luxe et du design total, Pierre Cardin a également laissé sa trace dans les domaines de l’architecture, du mobilier et des arts décoratifs.

Estimation gratuite Pierre Cardin

Prix des œuvres de Pierre Cardin

  • Mobilier / design - entre 800 € et 50 000 €

  • Objets / luminaires - entre 300 € et 20 000 €

  • Vêtements / Haute couture - entre 150 € et 10 000 €

  • Œuvres architecturales / prototypes - prix très variables selon leur rareté

Vous possédez un meuble, un objet de design, un vêtement signé Pierre Cardin ? Vous souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement votre pièce grâce à Estimon’objet, la référence en expertise d’objets et d’œuvres de créateurs. Nos commissaires-priseurs partenaires vous fournissent une estimation rapide, confidentielle et professionnelle, en ligne, en quelques jours seulement.

Pierre Cardin, couturier du futur et designer total

Né en 1922 en Italie, Pietro Cardin émigre en France avec sa famille dans les années 1920. Très jeune, il se passionne pour la couture et débute son apprentissage chez un tailleur à Saint-Étienne, avant de rejoindre la Maison Paquin puis Elsa Schiaparelli. En 1947, il devient le chef d’atelier de Christian Dior, juste après la révolution du New Look. Mais c’est en fondant sa propre maison en 1950 que Cardin commence réellement à marquer de son empreinte le monde de la mode. Très vite, il impose une esthétique futuriste et expérimentale, influencée par l’espace, la technologie et les formes géométriques. Ses robes « bulles », ses vestes structurées et ses créations unisexes défient les conventions du vêtement.

Pierre Cardin, l’art du design et de la diversification

Visionnaire, Cardin ne se limite pas à la mode. Il est l’un des premiers à envisager la création comme un art de vivre global. Dès les années 1970, il conçoit du mobilier, des luminaires, des montres, des stylos, des parfums, et même de la vaisselle ou des voitures. Son style, reconnaissable entre mille, joue sur les formes arrondies, les matières plastiques et métalliques, et un goût affirmé pour la modularité. Son mobilier des années 1970-1980, en collaboration avec des designers comme Serge Manzon, incarne cette esthétique : formes galbées, couleurs franches, laque brillante, intégration technologique. Ces pièces sont aujourd’hui hautement recherchées par les collectionneurs de design vintage et souvent adjugées dans les grandes maisons de ventes.

Une carrière entre modernité, audace et indépendance

Pierre Cardin est aussi célèbre pour son esprit d’indépendance. Refusant les codes de la haute couture traditionnelle, il mise très tôt sur le prêt-à-porter et développe une stratégie de licences à l’international, le rendant accessible à un large public tout en bâtissant un empire mondial. Dans les années 1980, il rachète le théâtre des Ambassadeurs (qu’il rebaptise Espace Cardin) à Paris, en fait un lieu de création pluridisciplinaire, et acquiert le château de Lacoste, ancien domaine du marquis de Sade, qu’il restaure entièrement. Figure à la fois célébrée et controversée pour son approche commerciale, il n’en reste pas moins une icône de la modernité et de la démocratisation du luxe, dont le nom résonne toujours avec force dans l’histoire de la création contemporaine.

Pierre Cardin, une cote en pleine redécouverte

Depuis sa disparition en 2020, l’intérêt pour les créations de Pierre Cardin ne cesse de croître. Les collectionneurs, les passionnés de design et les amateurs de mode vintage redécouvrent l’ampleur de son œuvre. Son mobilier des années 1970 et 1980, encore sous-estimé il y a quelques années, fait désormais l’objet de ventes record. Les créations de Cardin sont régulièrement à l’honneur, qu’il s’agisse de vêtements Haute Couture, de prototypes de mobilier ou d’objets signés. Quelques ventes remarquables des œuvres de Pierre Cardin :

  • Table basse circulaire laquée rouge (1970), adjugée 16 900 € 

  • Commode en laque noire et chrome (années 1980), vendue 9 500 € 

  • Robe Haute Couture (modèle 1968), adjugée 7 800 € 

  • Lampe sculpturale en métal chromé, vendue 4 300 € 

  • Bureau et fauteuil en laque blanche et aluminium, ensemble vendu 22 000 € 

Vous avez en votre possession une pièce de mobilier signée Pierre Cardin, une robe d’époque ou un luminaire d’avant-garde ? Ne laissez pas ces trésors dans l’ombre. Estimon’objet vous propose un service d’estimation en ligne rapide, gratuit et confidentiel, réalisé par des professionnels du marché de l’art et du design. Obtenez une évaluation fiable et vendez au meilleur prix. Pierre Cardin n’a jamais cessé de créer, d’innover, de repousser les frontières entre art, mode et design. Aujourd’hui, ses œuvres séduisent une nouvelle génération de collectionneurs. Estimon’objet vous accompagne pour révéler leur véritable valeur.

En lien avec Pierre Cardin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Michel Sanejouand

Jean-Michel Sanejouand

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Sanejouand

Figure libre et radicale de l’art contemporain, Jean-Michel Sanejouand est un peintre et sculpteur français, originaire de la région lyonnaise. Après l’obtention de son diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Lyon en 1955, il réalise quelques œuvres de peinture abstraite. À partir de 1962, il se tourne vers les assemblages d’objets du quotidien, dans la lignée des ready-made de Marcel Duchamp : cette production prend le nom de Charges-Objets.

Estimation gratuite Jean Michel Sanejouand

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean-Michel Sanejouand et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean-Michel Sanejouand en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Jean-Michel Sanejouand sculpture avant peinture

Jean-Michel Sanejouand réalise sa première exposition en 1967, Sculpture sur mesure, dans la cour de l’École Polytechnique. Il s’agit de plusieurs compositions métalliques, et plus précisément de douze modules autoportants. Chacun comporte des échafaudages formant deux cubes superposés de quatre mètres de côté : le cube supérieur doit être empli d’un ballon-sonde gonflé. Cette installation détonne par des dimensions qui ne connaissent que peu d’équivalent en Europe. Il s’agit pour l’artiste de transposer son travail d’assemblage, initié quelques années auparavant, à une autre dimension, quasiment architecturale.

Début des espaces-peintures

À la fin des années 1960, Jean-Michel Sanejouand débute la création de ses Espaces-Peintures, série de toiles en couleur représentant des paysages naturels. Les lignes directrices des tableaux sont tracées grâce à des routes colorées. Il abandonne par la suite la couleur avec la série des Peintures Noir et Blanc entre 1986 et 1992.

Jean-Michel Sanejouand est alors décrit comme une figure emblématique de la scène artistique à partir des années 1960. Certains spécialistes, à l’instar de Didier Ottinger, conservateur du patrimoine, le qualifient “d’héritier de la démarche entreprise par Marcel Duchamp”. Son travail oscille ainsi entre plusieurs disciplines : sculpture, peinture et assemblage.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Bernard Lorjou

Ses œuvres, tant dans le domaine de la sculpture que de la peinture ou de la production mobilière, se retrouvent abondamment sur le marché de l’art. La côte des fauteuils de type Rocking Chair se situe autour de 6 000 euros, tandis que des sculptures telles que Le silence, produite en 1996, atteignent un prix d’adjudication élevé, en l’espèce 90 000 euros.

(Illus.)Sculpture sur mesure, 1967 – Cour de l’École Polytechnique

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Jean-Michel Sanejouand et recevoir son estimation. Estimer une œuvre de Jean-Michel Sanejouand en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Jean-Michel Sanejouand

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Charles Steiner

Charles Steiner

Home » artistes » Page 167

Estimation et cote de l'artiste Charles Steiner

Né en 1894 à Bucarest il fonde sa fabrique de fauteuils club dans le quartier du Faubourg St Antoine à Paris à partir de 1926. Les fauteuils clubs ont été baptisés à l’origine “fauteuils confortables” au XIXème siècle. En cuir, on pouvait y rester des heures et dans les clubs londoniens ils étaient très prisés, ils tirent donc leur nom de ces derniers. Steiner est influencé dans son travail par les travaux du Bauhaus.

Estimation gratuite Charles Steiner

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Charles Steiner et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Charles Steiner en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Charles Steiner ?

C’est à la fois une école et un lieu de création et de production d’objets, de textile notamment, qui s’est développé entre 1919 et 1933 en Allemagne. L’esthétique prônée par le Bauhaus est dénuée d’ornements, très géométrique, les tons sombres y dominent et on emploie des matériaux jusqu’alors réservés à l’industrie : le métal, le verre et le béton. Parmi les premiers artistes et architectes du Bauhaus nous pouvons nommer Walter Gropius, Marcel Breuer, ou encore Ludwig Mis van der Rohe. C’est influencé par le Bauhaus qu’il dessine la chaise Constance en 1930. Cette chaise en tube nickelé rappelle le premier design épuré et industriel de la chaise Wassily de Marcel Breuer créée en 1925-25. C’est aussi durant cette période qu’il entre en collaboration avec le designer et décorateur Etienne-Henri Martin qui s’est spécialisé dans le travail du métal et qui lui offre de nouveaux champs de réalisation. Charles Steiner est décédé en 1946 et c’est son fils, Hugues Steiner, qui prend la relève de l’entreprise familiale. Progressivement, cette fabrique devient un lieu incontournable dans le Faubourg Saint-Antoine à Paris, où sont créées des pièces de mobilier moderne ; le lieu et les pièces influencent le reste du monde du design français.

Début de l'ascension

Alors que les premières années de la fabrique ont été marquées par la quête de confort, notamment avec le modèle SK 140 (1937) et son siège inclinable, les années 1940 sont synonymes d’un tournant dans le design de l’époque avec l’apparition du mobilier en bow wood ou bois plié. Hugues Steiner démocratise l’usage de ce bois courbé à la vapeur et l’accorde avec des sièges aux couleurs pastels. Il rencontre un grand succès car son produit est novateur et répond aux attentes d’une clientèle aisée. Les années 1950 sont chez Steiner davantage marquées par une recherche d’élégance alliée à une simplicité dans la ligne du mobilier. Il y a aussi une volonté de créer des meubles modernes et de faire rupture avec ce qui précédait, à savoir les meubles en tube de métal par exemple. Steiner édite aussi les meubles de L’Atelier de recherche plastique, l’association menés par trois grands noms de design français : Pierre Guariche (1926-1995) et ses modèles de fauteuil Vampire ou Amsterdam, Joseph-André Motte et Michel Mortier. Dans la fabrique, les années 1960 signent quant à elles l’avènement du fauteuil comme nouvel élément central de la maison. Le designer Michel Mortier crée le modèle Teckel qui offre des accoudoirs confortables. Gilbert Steiner, frère de Hugues Steiner propose aussi un élément révolutionnaire dans le design : les chaises empilables. Elles permettent un gain de place dans l’espace domestique. De nouvelles techniques commencent à être employées comme le moulage en polyuréthane. Formé à partir de polymère, le polyuréthane permet dans le domaine du design de réaliser du mobilier en mousse, à la fois souple tout en ayant une bonne tenue. Hughes Steiner édite de cette manière la chaise Pussycat, créée par Kwok Hoï Chan. La particularité de cette chaise est d’avoir une structure en suspension. Les années 1970 ouvrent la voie à un design très novateur, notamment avec les formes futuristes de Kwok Hoï Chan (qui évoquent l’esthétique de la science-fiction et des engins spatiaux notamment) et ses gammes chromatiques éclatantes avec son Canapé chromatique modulable à l’infini. Aujourd’hui, la maison Steiner est toujours un acteur majeur dans la valorisation du design. Elle ne cesse de se réinventer, entre intemporalité et innovation. Elle cherche à valoriser un « art de vivre à la française », où les fauteuils et les sièges côtoient aussi des tapis, des luminaires et des objets de décoration afin de créer un ensemble où les pièces se complètent.

Estimation gratuite Charles Steiner

Parmi les designers qui ont travaillé au sein de la fabrique Steiner, certains noms peuvent être retenus. Hugues Steiner, successeur du fondateur Charles Steiner, bénéficie actuellement d’une cote d’environ 250 euros pour ses bow chairs, littéralement chaises en arc. En 2016 a eu lieu la vente d’un lot de bow chairs, les chaises Bow-wood n°3, (c. 1950), en frêne et mesurant 84 x 56 x 52,2 cm. Le lot a été adjugé pour un total de 800 euros. Pierre Guariche, qui a aussi travaillé pour la maison Steiner, bénéficie d’une cote d’environ 1200 euros pour ses modèles de fauteuils. Un lot de fauteuils, modèle SK670 (datant des années 1960) en bois a ainsi été adjugé pour 1250 euros lors d’une vente en juin 2021.

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Charles Steiner et recevoir son estimation. Estimer une œuvre de Charles Steiner en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Charles Steiner

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.