Estimation gratuite Sam Francis

Sam Francis

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Sam Francis

Sam Francis (1923-1994) est un peintre, lithographe et sculpteur américain (Californie) lié à l’Abstraction post-moderne. Vous possédez une œuvre de Sam Francis dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts et commissaires-priseurs d’Estimon’objet via notre formulaire en ligne. Estimation gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Sam Francis

Prix des œuvres de Sam Francis

  • Peinture : entre 5 000 € et 250 000 €

  • Dessin / œuvre sur papier : entre 500 € et 25 000 €

  • Sculpture / mobilier : entre 2 000 € et 60 000 €

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Sam Francis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Sam Francis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques du peintre Sam Francis

La Seconde guerre mondiale interrompt ses études de médecine et psychologie à l’université de Californie. Blessé dans un accident aérien dans le désert de l’Arizona en 1945, Sam Francis reste quatre ans à l’hôpital. C’est pendant sa convalescence qu’il commence à peindre, avant tout pour survivre. A partir de 1947, Sam Francis suit des cours privés avec David Park. Il abandonne alors ses études de médecine, pour entrer à la California School of Fine Arts de San Francisco. Sous la direction de Clyfford Still, il obtient une licence en peinture en 1949 puis une maitrise en 1950. Durant cette période, il expérimente différents styles de peinture. D’abord inspiré par Claude Monet et Pierre Bonnard, il dit faire du « Monet tardif pur ». A partir de 1947, Sam Francis tend vers l’Abstraction, se tournant d’abord vers le surréalisme, puis l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, Mark Rothko et surtout Clyfford Still. Après toutes ces expériences, son style personnel transparait dans les années 1949-1950, avec Opposites (1950). Il adopte des formes de couleurs vives et fluides, qui transmettent une « instabilité incessante ». La peinture, brossée légèrement, compose des cellules régulières et monochromes qui dévoilent la toile. Sam Francis se montre plus sensible à la couleur et à la lumière qu’à l’énergie, contrairement à ses contemporains de l’expressionnisme abstrait.

Sam Francis et ses inspirations artistiques du monde entier

De 1950 à 1960, Sam Francis réside à Paris. Il fréquente l’Académie de Ferdinand Léger, et côtoie les artistes américains vivant à Paris. Observant les œuvres de Pierre Bonnard, Henri Matisse, et de Claude Monet, qu’il ne connaissait jusque-là que par reproductions, Sam Francis transforme sa manière. Accordant encore davantage d’importance à la qualité et la luminosité de la couleur, il initie sa série des White Paintings. Il limite d’abord sa palette à des gris et blancs, avant de peindre des monochromes de couleurs transparentes. Ces toiles peuvent être interprétées comme un désir de renouer avec l’origine de la peinture. Pour Sam Francis, peindre, c’est recréer « la substance même dont est faite la lumière ». Son intérêt pour la qualité de la lumière et de la couleur transparait dans les titres donnés à ses œuvres, tels que Pale Green (1951) ou Yellowish Green (1952). Dans ces toiles, la couleur s’intensifie aux limites de la toile, éclairant un vide central noir ou blanc. En 1955, San Francis change d’atelier, ce qui lui permet d’entreprendre une série de peintures murales de plus grand format.

Dans ces nouvelles compositions, telles que Lovely Blueness (1955-1957) ou Adorable Colour Blue (1955-1957), Sam Francis donne davantage d’importance au bleu, et ses cellules colorées prennent la forme de tesselles de mosaïques, en référence aux mosaïques byzantines qu’il a vues en Italie. Elles se désagrègent, laissant apparaitre un vide sur la toile. En 1957, Sam Francis réalise son premier tour du monde. La découverte du Japon constitue un choc esthétique, qui coïncide avec des transformations dans sa manière d’occuper la toile. Ses compositions se font plus asymétriques, et il laisse davantage d’espace au blanc, comme dans The Whiteness of the Whale (1957). Peintre reconnu, Sam Francis reçoit désormais des commandes de peinture de grande taille pour la Kunsthalle de Bâle (1956-1958), la Sogetsu School of Flower Arrangement à Tokyo (1957) ou encore la Chase Manhattan Bank à New York (1959).

La combinaison de l'art européen et américain

Entre 1960 et 1962, la couleur bleue devient la teinte dominante de ses toiles. Il se consacre à la série des Blue Balls, projetant des bulles sur la toile, créant ainsi des formes organiques et arrondies. Installé à Santa Monica en 1962, Sam Francis revient à des compositions de couleurs vives plus froides qu’auparavant, ce qui concorde avec son intérêt pour la lithographie. A la fin des années 1960, Sam Francis se rapproche du Minimalisme, avec des toiles telles que Mako (1966). Il cherche toujours à transmettre « la substance de la lumière », mais cette fois par l’intermédiaire de monochromes blancs bordés de lignes fluides et colorées. Entre 1971 et 1977, les contacts de Sam Francis avec un psychiatre ravivent son intérêt pour la représentation des rêves. En réaction à cette stimulation, il peint une série de toiles inspirée par les mandalas, ornées de carrés, rectangles et cercles. Ces mandalas se transforment en grilles perpendiculaires à la fin des années 1970, puis se muent au début des années1980 en lettres et formes serpentines. Dans cette dernière partie de sa carrière, le peintre introduit parfois la figure humaine. Jusqu’à la fin de sa carrière, Sam Francis réussit à concilier l’attrait européen pour la lumière et le goût américain pour l’échelle et l’espace.

Estimation et cote de Sam Francis sur le marché de l'art

La cote de Sam Francis témoigne de l’hégémonie du marché américain. Le prix de vente de ses toiles a connu une croissance stable depuis 2004, cependant interrompue depuis 2019. Ses peintures, qui constituent 30% des ventes, s’échangent pour la plupart pour 10 000 à 30 000 €. Ce sont surtout les peintures du milieu des années 1950 qui remportent l’adhésion des collectionneurs, et dépassent les 1 000 000 € aux enchères. Record Summer #1, une toile de 1957, détient le record des ventes, avec un prix au marteau de 9 094 545 € (10 350 000 $ ) en 2016 à New York. Les vendeurs sont cependant plus nombreux pour les estampes et multiples, également plus abordables. Généralement estimés entre 1 000 et 5 000 €, les multiples représentent 60% des ventes. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Sam Francis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet de Sam Francis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Sam Francis

Savoir reconnaître la signature de Sam Francis est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’expressionnisme abstrait américain. Sam Francis signait la plupart de ses peintures, aquarelles et lithographies de son nom complet « Sam Francis », généralement tracé à la main dans un geste fluide et énergique, souvent en bas à droite ou au verso de l’œuvre. Ses signatures, parfois accompagnées de la date d’exécution, présentent une écriture à l’encre, au crayon ou au pinceau, fidèle à son style libre et gestuel. Sur ses œuvres sur papier, notamment dans les séries de Blue Balls ou de Edge paintings, la signature s’accompagne fréquemment d’un cachet sec ou encreur apposé par la Sam Francis Foundation, garantissant l’authenticité de l’œuvre et souvent assorti d’un certificat officiel. Face à la grande diffusion de son travail et aux nombreuses œuvres d’atelier ou d’éditions posthumes, faire authentifier une signature de Sam Francis par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, la vérification du cachet de la fondation et l’estimation de vos œuvres signées Sam Francis, qu’il s’agisse d’une toile, d’une aquarelle ou d’une estampe originale.

Signature Sam Francis
Expertise signature Sam Francis

En lien avec Sam Francis

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Maurice Marinot

Maurice Marinot

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Maurice Marinot

Maurice Marinot (1882-1960) est un peintre et verrier Art déco à la trajectoire très originale. Louis Vauxcelles le considérait comme « l’anti-Gallé et l’anti-Lalique ».

Estimation gratuite Maurice Marinot

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Maurice Marinot et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Maurice Marinot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique de Maurice Marinot

Maurice Marinot a avant tout une formation de peintre. Après ses études au lycée de Troyes, il étudie auprès du peintre Fernand Cormon à l’École des Beaux-Arts à Paris à partir de 1901. Il est cependant rapidement exclu de l’atelier pour « non-conformisme dangereux ». Maurice Marinot ne renonce pas pour autant à la peinture, et se rapproche des Nabis puis des Fauves entre 1905 et 1913. Il fréquente alors Henri Manguin, Othon Friesz, Maurice de Vlaminck, Kees Van Dongen, ou encore Henri Matisse. A leurs côtés, Maurice Marinot expose au Salon des Artistes Indépendants et aux Salon d’Automne des toiles à la palettes éclatante, appliquée en aplats.

En 1911, la visite de Maurice Marinot dans la gobeleterie de ses amis Viard à Bar-sur-Seine constitue un tournant décisif dans sa carrière. Fasciné par la transparence et l’éclat du verre, il débute une activité de décoration émaillée sur verrerie. Se considérant comme un opposant au style Art nouveau, il cherche à renouveler les décors. Il orne alors les bols et les cols des bouteilles de fleurs et de grâcieux danseurs, associés à des motifs géométriques. Dès 1911, il multiplie également les recherches techniques sur les procédés décoratifs, jouant du nombre d’immersions dans des bains d’acides pour créer des effets de profondeur lorsqu’il fait des gravures à l’acide. Ses premières expositions au public remportent un succès immédiat. En 1912, à l’instigation d’André Mare, il participe à la décoration de la Maison cubiste organisée par le groupe de Puteaux, présentée au Salon d’automne de 1912. La critique, élogieuse, confirme la réussite de Maurice Marinot l’année suivante, lors de sa première exposition particulière dans la galerie du fondeur d’art Adrien-Aurélien Hébrard. C’est son travail de décor sur verre qui remporte l’adhésion de collectionneurs tels que Jacques Zoubaloff et Louis Barthou.

Maurice Marinot et l'art du soufflage de verre

Pendant la Première guerre mondiale, Maurice Marinot est affecté au Service de Santé. Envoyé au Maroc en 1917, il découvre un nouveau vocabulaire formel qui l’inspire. Après la guerre, de retour à Bar-sur-Seine, il assure désormais lui-même la production du verre. Ayant commencé comme décorateur, il maitrise le soufflage du verre en 1920, et dès 1923, peut assurer l’intégralité de la production des pièces. Il abandonne alors l’émaillage des verres, pour se concentrer sur le modelage du verre à chaud, et travailler à la fois les formes et textures. Maurice Marinot s’attache à diversifier les méthodes, et à mener de véritables expérimentations techniques. Si ses premières pièces sont transparentes, il emploie rapidement la technique des verres intercalaires. Certains verres sont décorés à chaud, emprisonnant une multitude de bulles d’air ou encore des volutes de couleur, ou présentent une transparence fumée. D’autres, ornés à froid, sont gravés à la roue et à l’acide. Ses créations sont utilitaires mais uniques. Les œuvres de Maurice Marinot remportent un vif succès à l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Il est alors considéré par la critique comme le nouveau Palissy de sa génération, car il semble associer le travail du verre à l’alchimie, en représentant les différents états du verre. Grâce à ces différentes techniques, il réconcilie visuellement des états contradictoires, les parois semblant à la fois liquides et solides, lourdes et légères.

A partir de 1927, Maurice Marinot se tourne vers le modelage du verre à haute température, d’un seul bloc, ce qui donne à ses pièces un aspect sculptural. Ses réflexions sur la forme plastique sont connues par ses dessins, rehaussés d’ombres ou de craies, qui trahissent sa formation de peintre. Pour manipuler le verre, il crée ses propres outils. Il inclut des éléments chromatiques dans la pâte de verre en insérant des poudres colorées, et estampe parfois les verres d’une seule forme géométrique répétée, et insérée dans la surface organique. Bien que ses créations en verre soient très appréciées du public, l’état de santé de Maurice Marinot ralentit sa production verrière, qui s’interrompt en 1938 quand ferme la gobeleterie Viard dans laquelle il avait son atelier. En 26 ans, il aura réalisé 2 500 pièces.

Contraint de mettre fin à son activité de verrier, Maurice Marinot renoue alors avec la peinture. Ses tableaux, figuratifs, représentent des scènes intimes et de maternité, à l’aide de couleurs vives, en particulier le rouge et le turquoise, deux tons autrefois fréquents dans ses verres.

Estimation et cote de Marinot sur le marché de l'art

Après la rétrospective de l’œuvre de Maurice Marinot organisée en 1990 au musée de l’Orangerie, les prix de vente ont connu une croissance importante jusqu’en 2009, avant de chuter brutalement. Malgré une reprise actée au milieu de la décennie suivante, les ventes n’atteignent plus de tels niveaux. Le record reste détenu par la vente d’une bouteille avec son bouchon (1930) à Londres en 2012, adjugée à 67 540 € (55 000 £). Aujourd’hui, 98% des ventes ont lieu en France, avec une gamme de prix comprise entre 100 et 500 € pour les dessins et estampes, 1 000 et 5 000 € pour les peintures, et 5 000 à 50 000 € en ce qui concerne les objets. Les peintures et objets se partagent chacun un tiers des ventes, dans un rapport relativement équilibré. Ce sont cependant les objets qui représentent la part la plus importante du chiffre d’affaires (73%).

Vous souhaitez faire expertiser une pièce de Maurice Marinot et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Maurice Marinot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Maurice Marinot

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Maurice Denis

Maurice Denis

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Maurice Denis

Maurice Denis est le plus jeune peintre du groupe Nabi, dont il est aussi le théoricien. Dans ses peintures, il s’attache aux thématiques religieuses et familiales.

Estimation gratuite Maurice Denis

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Estimation gratuite Maurice Denis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Estimation gratuite Maurice Denis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Maurice Denis : un artiste symboliste

Dès 1888, Maurice Denis fréquente l’Académie Julian, aux côtés de Paul Sérusier, Pierre Bonnard, Paul Ranson et Henri-Gabriel Ibels. La même année, Maurice Denis est reçu à l’École des Beaux-Arts dans l’atelier de Jules Lefèbvre et de Lucien Doucet. Très religieux, Maurice Denis affirme en 1886 son ambition d’être un peintre chrétien, à la dernière exposition du groupe Impressionniste. En réaction au matérialisme de son époque, il rejette le naturalisme et choisit alors le symbolisme. Il puise inspiration dans l’art des Primitifs, qui précèdent selon lui toute codification artistique. Admirateur de Fra Angelico, Maurice Denis cherche à en imiter la simplicité décorative, et l’expression synthétique des formes et des couleurs.

Maurice Denis, peintre et théoricien Nabi

Le « Nabi aux belles icônes »

En 1889, Maurice Denis est l’un des fondateurs du groupe Nabi. Inspiré par le Talisman (1888), peint par Paul Sérusier, il abandonne la perspective linéaire et le modelé, pour construire ses tableaux en grands aplats de couleur subjective, sans profondeur ni relief, cloisonnés par des cernes. En cela, il s’inspire avant tout de Pierre Gauguin, mais aussi de Pierre Puvis de Chavannes, de l’art des Primitifs, et des estampes japonaises. La « définition du néo-traditionnisme » rédigée par Maurice Denis, publiée dans le journal Art et Critique en 1890, constitue le manifeste du mouvement Nabi. Maurice Denis se singularise parmi les Nabis par sa volonté de créer des images ancrées dans la foi chrétienne et la nature, comme le montre L’Enfant de chœur (1890). En visite à Pont-Aven en 1893-1894, il retient de la rencontre avec Paul Gauguin sa capacité à représenter le sacré dans un espace quotidien et familier.

Le décorateur de succès

Souhaitant diffuser l’art dans la vie quotidienne, Maurice Denis diversifie les supports de création. Il réalise une série d’objets d’usage, tels que des éventails, abat-jours, papiers peints, carreaux de céramique, meubles, cartons de vitraux. Il privilégie le décor mural, et reçoit dès les années 1890 des commandes d’amateurs. Il présente notamment une frise pour chambre à coucher à l’exposition inaugurale de la galerie L’Art nouveau de Bing à Paris en 1895. En renouvelant le décor mural, Maurice Denis suit le modèle de Pierre Puvis de Chavannes. Maurice Denis connaît aussi un grands succès dans le monde littéraire. Il réalise des illustrations lithographiques pour la partition de La Damoiselle élue de Claude Debussy et pour le conte symboliste Le Voyage d’Urien d’André Gide en 1892-1893.

Vers un nouveau classicisme

Le voyage en Italie de Maurice Denis

Maurice Denis fait un premier voyage en Italie en 1895, découvrant la Rome papale, et les fresques de Raphaël au Vatican. De retour en France, il étude l’art d’Ingres et de Poussin, et s’en inspire pour renouveler le classicisme. En 1899, il réalise son premier décor religieux au collège Sainte-Croix du Vésinet. Cette évolution artistique s’accompagne d’une démarche de théorisation. Dans ses Théories (1890-1910), Maurice Denis défend la place du classicisme au cœur de la tradition culturelle en France.

L’influence de Paul Cézanne

En 1906, Maurice Denis rend visite à Paul Cézanne, qui lui inspire une cherche d’équilibre esthétique entre modernité et tradition. Cette quête se traduit plastiquement dans son Hommage à Paul Cézanne (1906). Il privilégie alors les compositions ordonnées et mesurées, et adopte une gamme extrêmement pâle. Il s’oppose fermement à l’art Fauve, qui s’impose alors, et à l’emploi de la couleur pure. Maurice Denis présente la même esthétique pour ses commandes officielles. Rare artiste capable de peindre sur de très larges surfaces, il réalise plusieurs grandes compositions. En 1912, il peint le plafond et les frises du Théâtre des Champs-Élysées, construit par Auguste Perret. Dix ans plus tard, au Petit Palais, il peint sur la coupole une Histoire des Arts français (1924-1925). Artiste renommé, Maurice Denis diffuse ses théories par ses publications et enseignements dispensés aux Ateliers d’Art Sacré qu’il ouvre en 1919 avec Georges Desvallières. Sa carrière est couronnée par son élection à l’Académie de France en 1932, et la rétrospective présentée à l’exposition des Maîtres de l’Art Indépendant au Petit Palais en 1937.

Estimation et cote de Maurice Denis sur le marché de l'art

La hausse de l’indice des prix de vente des œuvres de Maurice Denis (+71% en 2021) témoigne du goût des collectionneurs pour cet artiste. Les peintures et céramiques se vendent pour la plupart entre 10 000 et 50 000 €, mais dépassent parfois largement ces sommes. Ainsi, l’huile sur toile La Cuisinière (1893) a été acquise pour 1 951 840 € (2 200 000 $ ) à New York en 2015. Ses lithographies sont également très prisées par les collectionneurs, en particulier celles de la série Amour, qui font les prix les plus hauts. Pour ce médium, la gamme de prix est très large, puisqu’elles s’échangent pour 1 000 à 50 000 €. Ce sont cependant les dessins et aquarelles qui atteignent les prix les plus hauts, se vendant pour la plupart pour 500 000 à 1 000 000 €.

(Illus.)Maurice Denis, Saint Georges aux rochers rouges (1910), musée des beaux-arts d’Angers.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Maurice Denis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Maurice Denis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Maurice Denis

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Henri Lebasque

Henri Lebasque

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Henri Lebasque

Henri Lebasque est un peintre post-impressionniste français. Né en 1865 dans un foyer modeste du Maine-et-Loire, il se forme d’abord à l’École régionale des Beaux-Arts d’Angers, puis se rend à Paris et intègre l’Académie Colarossi. Il fait également un bref passage à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts.

Estimation gratuite Henri Lebasque

Vous souhaitez expertiser une œuvre d’Henri Lebasque et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre tableau d’Henri Lebasque par de véritables commissaires priseurs en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Débuts et inspirations artistiques du peintre Henri Lebasque

Lors de cette période parisienne, qui dure jusqu’en 1927, Lebasque se lie aux artistes majeurs du postimpressionnisme français. Il rencontre ainsi Camille Pissarro et Auguste Renoir, anciennes figures majeures de l’impressionnisme. Il fréquente également les pointillistes Paul Signac et Maximilien Luce, et les Nabis Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, dont l’art l’intéresse tout particulièrement. Enfin, il rencontre les fauvistes Henri Matisse et Henri Manguin et organise à leurs côtés le premier Salon d’Automne en 1903.

À partir de 1906, Lebasque découvre le Midi sur les conseils de Manguin et séjourne dans un premier temps à Saint-Tropez. Sous l’effet des lumières et les couleurs du Sud de la France, sa touche se libère et sa palette devient plus claire, tandis que son style synthétise les différents courants modernes. Il est considéré comme le peintre de la douceur de vivre méditerranéenne par excellence. Il exécute principalement des portraits féminins, des paysages et des scènes de la vie quotidienne en plein air. Ses modèles favoris sont son épouse, Catherine Fisher, et leurs deux filles Hélène et Marthe. Promenade sur l’eau (1915) constitue un très bon exemple de cette peinture paisible et délicate : une femme dans une barque, sous son ombrelle, contemple l’eau calme, l’air pensif.

Ces œuvres connaissent rapidement un certain succès : Le Goûter sur l’herbe (1903) lui est acheté par l’État dès l’année de sa création. Il reçoit également des commandes pour des décors de salles de spectacle parisienne et collabore avec de grands marchands de l’époque comme Georges Petit.

En 1924, Lebasque s’installe définitivement dans le Midi, au Cannet, où il restera jusqu’à sa mort. Il cesse de commercialiser ses œuvres à la dissolution de la galerie Georges Petit et mène dès lors une existence discrète jusqu’à sa mort en 1937.

Estimation et cote de Lebasque sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, la cote d’Henri Lebasque est stable depuis les années 2000. Les huiles sur toile de format moyen représentant des femmes ou des scènes de genre du Midi sont généralement adjugées entre 10 000 et 60 000 euros, comme les Baigneurs à Cagnes-sur-Mer (1929), adjugée 59 000 euros en 2019. Mais certains grands formats particulièrement aboutis peuvent dépasser les 100 000 euros, voire exceptionnellement les 200 000 euros : en 2016, Préfailles, la sortie de bain (1922) a été adjugée 221 357 euros.

En lien avec Henri Lebasque

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite François Morellet

François Morellet

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste François Morellet

François Morellet est un artiste peintre, sculpteur et graveur français né à Cholet en 1926. Mordu d’art abstrait, il déclare : « j’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs […] au risque de les faire trébucher dans l’escalier » lorsqu’il présente ses vitraux décalés Esprit d’Escalier (2010) installés aujourd’hui dans l’escalier Lefuel du musée du Louvre. Ces quelques mots témoignent bien de sa personnalité truculente. 

Estimation gratuite François Morellet

Prix des œuvres de François Morellet

  • Peinture / reliefs et constructions murales (acrylique, techniques mixtes, pièces uniques) – entre 5 000 € et plus de 430 000 €

  • Sculpture et installations (dont œuvres lumineuses / néon, pièces en volume) – entre 3 000 € et 600 000 €

  • Dessin, gouache et œuvres sur papier (études, projets, compositions) – entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie et multiples – entre 40 € et 20 000 €

Vous souhaitez expertiser une œuvre de François Morellet et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de François Morellet en quelques clics par des professionnels de l’art et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le parcours artistique de François Morellet

Né à Cholet en 1926, François Morellet s’installe à Paris avec sa famille en 1937 où il commence à peindre dès l’âge de quatorze ans. Morellet grandit auprès de son père, directeur d’une entreprise industrielle dans le Maine-et-Loire qu’il intègre de 1948 à 1975, en parallèle de son activité artistique. Cette période est déterminante pour ses productions futures, qui en font l’un des acteurs majeurs de l’abstraction géométrique du XXème siècle et comme le précurseur du minimalisme français.

François Morellet et l'art concret

Lors d’un voyage au Brésil dans les années 1950, François Morellet découvre l’art concret à travers les travaux de Max Bill. Cette approche artistique devient aussitôt fondamentale dans son orientation artistique puisqu’à son retour en France, il réalise ses premières œuvres géométriques (lignes, carrés, bandes de couleur, triangles). Il peint de manière uniforme et répétitive sur le support (toiles, surfaces de bâtiments), en adoptant volontairement une facture anonyme. A la même époque, a lieu sa première exposition à la galerie Creuze à Paris. Il se familiarise avec les readymade de Marcel Duchamp et se passionne pour l’œuvre de Piet Mondrian, dont certains aspects se retrouvent dans son œuvre.

François Morellet, protagoniste du mouvement GRAV

Dans les années 1960, ses recherches évoluent : il établit des systèmes de formes (superposition, fragmentation, juxtaposition, interférences) et crée sa première trame qui consiste en un réseau de lignes noires parallèles qui se superposent selon un ordre précis. Il devient rapidement un des créateurs et principaux protagonistes de l’art cinétique au sein du Groupe de Recherches d’Art Visuel (GRAV), aux côtés de Francisco Sobrino, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, Yvaral et Joel Stein. Leur ambition est de rendre l’art accessible au spectateur en lui permettant de toucher et manipuler les œuvres. Les différents groupes auxquels il se rattache l’inscrivent plus largement dans le mouvement international de la « Nouvelle Tendance » dont le but est de créer un art expérimental s’appuyant sur les connaissances scientifiques modernes, et notamment celles de la perception visuelle. Morellet, riche de son expérience d’industriel, se met à produire des œuvres avec des tubes de néon à l’instar de l’américain Dan Flavin. Ses intégrations architecturales, qu’il développe dans les années 1970, sont l’aboutissement de son parcours artistique. Elles tirent leur forme de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent, comme l’illustre son Fantôme de Malevitch, un carré en marbre installé sur la façade du musée des Beaux-Arts de Chambéry en 1981. Dès lors, ses œuvres font preuve d’un plus grand dépouillement et jouent avec leur support. Il déclare dans les années 1980 : « J’ai toujours cherché à réduire au minimum mes décisions subjectives et mon intervention artisanale pour laisser agir librement mes systèmes simples, évidents et de préférence absurdes ». De cette volonté, naissent des œuvres comme Beaming Pi (2002), articulation de segments et de droite en métal dont l’aspect élémentaire rappelle le minimalisme.

Estimation et cote de Morellet sur le marché de l'art

Bien qu’il veuille s’affranchir du culte de la personnalité de l’artiste, superflu à son goût, il accède à une reconnaissance internationale dès les années 1980. Il reçoit de nombreuses commandes publiques et privées à travers le monde (Allemagne, Suisse, Italie, Etats-Unis) et collabore avec les établissements les plus prestigieux (Manufacture Nationale de Sèvres en 1991, Musée d’Art Moderne de Paris en 2007, Musée du Louvre en 2010). Aujourd’hui, ses œuvres sont très convoitées dans les salles de ventes du monde entier. Les œuvres les plus précoces dans la carrière de Morellet obtiennent les cotes les plus hautes. Les prix pour une peinture des années 1990 débutent à 25 000 euros et peuvent atteindre les 100 000 euros pour celles qui datent des années 1950. Concernant les néons, les prix varient entre 20 000 et 70 000 euros. Il est également possible de se procurer des sculptures en salle de ventes dont les prix oscillent entre 10 000 et 30 000 euros. Ce sont les enchères de sphères qui atteignent des prix record. Elles sont formées d’une structure orthogonale métallique, et peuvent être suspendues ou mises en rotation afin d’offrir au regard une multiplicité de points de vue. A titre d’exemple, en 2015, Sphère-Trame, a été adjugée 240 000 euros soit plus de deux fois son estimation.

(Illus.) François Morellet

Reconnaître la signature de François Morellet

Savoir reconnaître la signature de François Morellet est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique, figure centrale du GRAV. Sur ses œuvres emblématiques — des séries Trames, Néons, Systèmes aux compositions à angles aléatoires et dispositifs lumineux exposés au Centre Pompidou et dans de grandes collections internationales — Morellet signe généralement « François Morellet » ou « Morellet », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature apparaît le plus souvent au verso (sur le châssis, le panneau ou le cadre) afin de préserver la rigueur formelle de la composition, mais peut figurer discrètement en bordure sur certains formats anciens. Sur ses multiples, sérigraphies et estampes, la signature manuscrite au crayon est associée au numéro de tirage et aux mentions d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de François Morellet par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées François Morellet, qu’il s’agisse d’une œuvre géométrique, d’un relief ou d’un néon.

Expertise signature François Morellet
Signature François Morellet

En lien avec François Morellet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle est un peintre et sculpteur québécois. Né à Montréal en 1923, il partage sa carrière entre la France et le Canada.

Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jean-Paul Riopelle et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jean-Paul Riopelle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est l'artiste Jean-Paul Riopelle ?

Se destinant d’abord à devenir architecte, Riopelle découvre sa passion pour le dessin au cours de sa formation à l’École polytechnique de Montréal. Il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts en 1942 et à l’École du meuble en 1943, où enseigne alors le peintre Paul-Émile Borduas. Sous son influence, Riopelle adhère aux principes du courant automatiste, une forme de surréalisme abstrait qui vise à laisser l’inconscient de l’artiste guider son pinceau.

Les toiles de cette première période des années 1940 ont majoritairement disparu, car elles étaient constituées de matériaux fragiles. Riopelle les qualifie plus tard d’œuvres “de destruction plutôt que de construction”, à cause de la rage de peindre qui l’animait alors. Ontario, 9 décembre (1945) en est un bon exemple, dans la violence du mouvement du pinceau et l’entrechoquement des couleurs.

En 1946, Riopelle et son épouse Françoise Lespérance s’installent à Paris. Deux ans plus tard, Riopelle signe le Refus global, manifeste principalement rédigé par Paul-Émile Borduas, dans lequel il dénonce l’obscurantisme de la société qui empêche la liberté des artistes.

Dans les années 1950, Riopelle réalise ses œuvres les plus célèbres, les « mosaïques ». Ces toiles abstraites monumentales sont composées de petites touches de peinture très épaisses et minutieusement appliquées. Pour ce faire, il expérimente avec de nombreuses techniques : peinture directement sortie du tube, appliquée à la spatule, au couteau… L’exemple le plus iconique est La Roue (Cold Dog – Indian Summer), exécutée vers 1954-1955.

Il produit également des sculptures en bronze à la cire perdue, technique qu’il emploie tout au long de sa carrière et qui sont quant à elles figuratives.

Les années 1950 et 1960 sont aussi celles de la notoriété : Riopelle contribue à des expositions importantes comme Les Véhémences Confrontées, organisée par Georges Mathieu en 1951. Il est également exposé dans des galeries majeures, comme la galerie Pierre Loeb en 1953.

Vers 1958, il se sépare de Françoise Lespérance et entame une relation avec l’artiste Joan Mitchell qui dure vingt-cinq ans.

À partir des années 1970, Riopelle passe de plus en plus de temps au Canada. Il poursuit ses expérimentations avec la sculpture : La Joute (1970-1974) est une sculpture-fontaine qui rassemble plus de trente éléments représentant des humains ou animaux, Le Hibou étant le plus célèbre de l’ensemble car cet animal revient souvent dans son œuvre sculptée.

Estimation et cote de Riopelle sur le marché de l'art

À la fin de sa vie, Riopelle se retire dans un atelier sur la pointe de l’Île-aux-Grues, au Québec, endroit qui lui est cher où il renoue avec la nature. Il réalise des projets monumentaux et ambitieux, bien que sa production soit moins abondante. Sa dernière œuvre majeure est L’Hommage à Rosa Luxemburg (1992) : il s’agit en réalité d’un hommage à son ancienne compagne Joan Mitchell, réalisé lorsqu’il apprend sa mort en 1992. Dans cette fresque composée de trois éléments horizontaux mesurant chacun plus de dix mètres de long, Riopelle retourne à la figuration et témoigne de son goût renouvelé de la nature en représentant des oiseaux en vol sur fonds colorés.

Il s’éteint à l’Île-aux-Grues en 2002, à l’âge de 79 ans.

Sur le marché de l’art, les collectionneurs privilégient les « mosaïques » des années 1950. Les formats moyens sont généralement adjugés plusieurs centaines de milliers d’euros, entre 200 000 et 800 000 euros environ, comme Black Abstraction (1953), adjugée 650 000 euros en 2018. C’est une de ces toiles qui détient le record de vente de l’artiste : Vent du Nord (1952) a été adjugée près de 5,3 millions d’euros en 2017, ce qui en a fait la deuxième toile canadienne la plus chère au monde. Les toiles plus tardives sont adjugées pour une fourchette de prix plus basse, entre 30 000 et 150 000 euros. Enfin, les sculptures trouvent acquéreur pour des prix oscillant entre 15 000 et 20 000 euros, avec un record à 27 000 euros pour un Hibou (1969).

(Illus.)Jean-Paul Riopelle – La Joute

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Jean-Paul Riopelle et recevoir son estimation ? Estimez votre oeuvre de Jean-Paul Riopelle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Jean-Paul Riopelle

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Auguste Rodin

Auguste Rodin

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Auguste Rodin

Auguste Rodin, né en 1840 à Paris et décédé en 1917 à Meudon (Île-de-France), est un célèbre sculpteur français. Il appartient à la génération des impressionnistes qu’il fréquente comme Monet (1840 – 1926) et Cézanne (1839 – 1906).

Estimation gratuite Auguste Rodin

Prix des œuvres d'Auguste Rodin

  • Sculpture (bronze, marbre, plâtre, terre cuite) – entre 2 000 € et plus de 18 000 000 €

  • Bronzes (réductions / petits modèles) – entre 5 000 € et 2 000 000 €

  • Marbre / grand format (épreuves uniques) – entre 50 000 € et plusieurs millions d’euros

  • Dessin, aquarelle, encre sur papier (études, lavis, fusain) – entre 800 € et 500 000 €

  • Estampe, lithographie, eau-forte (séries et états) – entre 200 € et 50 000 €

Vous souhaitez  expertiser une sculpture d’Auguste Rodin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Auguste Rodin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques d'Auguste Rodin

Refusé à l’École des Beaux-Arts, il fait ses classes à l’École spéciale de dessin, découvre l’inspiration religieuse en tant que novice chez les Pères religieux du Très-Saint-Sacrement de Paris et travaille pour les sculpteurs à la mode dans les années 1960 : Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824 -1887), Antoine-Joseph Van Rasbourgh (1831 – 1902). À 36 ans, il découvre l’Italie et ses artistes majeurs qui l’inspireront toute sa carrière. Déjà connu de son vivant, Rodin travaille comme décorateur pour la Manufacture de Porcelaine de Sèvres, reçoit des commandes de l’État français et des municipalités. Son œuvre est découverte dès 1875 et il connaît un succès international. À la tête d’un atelier prolifique, Rodin crée, commercialise ses œuvres et forme des artistes. En 1883, il rencontre Camille Claudel (1864 – 1943) sculptrice aujourd’hui célèbre qui fut son élève, sa muse et sa collaboratrice. Il travaille avec de nombreux assistants dont Antoine Bourdelle (1861 – 1929) ou François Pompon (1855 – 1933).

Auguste Rodin, un sculpteur, dessinateur et photographe prolifique

Sculpteur, dessinateur et auteur, il a réalisé environ 7 000 sculptures, 10 000 dessins et 10 000 photographies. Des milliers de dessins ou de notes évoquent des projets non réalisés, des études ou des variantes. Il défend un art « pour tous » et crée de nombreuses petites sculptures accessibles à un public plus large et lui assurent un revenu régulier. Son style est en rupture avec les codes de l’époque : il s’attache davantage au processus de création et au matériau qu’au sujet final. De nombreuses œuvres apparaissent comme inachevées, ainsi L’homme qui marche (avant 1900, agrandissement en 1907) n’a pas de tête. Ses œuvres aux traits naturalistes, souvent monumentales, expriment le mouvement ou le sentiment. La Porte de l’enfer, 1880 – 1917, commande de l’État pour le futur musée des arts décoratifs, est l’une de ses œuvres les plus célèbres. Inspirée de l’univers de la Divine Comédie, écrite au début du XIVème siècle par l’Italien Dante Alighieri (1265 – 1321), cette immense œuvre (6,35m sur 4m) est l’un des plus longs projets de l’artiste : Rodin y travaille toute sa vie, ajoutant et modifiant des éléments. Jamais achevée, la porte n’est créée en bronze qu’après la mort de l’artiste. Au centre de la partie haute, on peut observer Le Penseur dont des répliques se trouvent au Panthéon, à San Francisco, Copenhague, Venise ou encore Buenos Aires, illustrant l’immense succès de l’artiste. Soucieux de sa postérité, Rodin fait don à l’État de ses collections, créations et des droits de reproduction. En 1919, le musée Rodin ouvre ses portes dans l’hôtel Biron à Paris, occupé par l’atelier Rodin depuis 1908. Les œuvres et études de l’artiste y sont présentées au public et reproduites. En effet, les moules créés par Rodin sont encore utilisés pour créer des bronzes attribuables à l’artiste.

Estimation et cote de Rodin sur le marché de l'art

Actuellement parmi les 200 premiers artistes dans le classement du nombre de ventes aux enchères, Rodin reste un sculpteur important. Le nombre de lots sur le marché a légèrement baissé depuis 2020, environ 80 œuvres, et de même la moyenne du prix d’achat a baissé aux environs de 70 000€. Ces vingt dernières années, les ventes de Rodin se sont majoritairement faites aux États-Unis (36%) puis en France (26%). Vous pouvez trouver des dessins ou aquarelles, mais surtout des sculptures qui composent les deux tiers de l’offre et représentent 98% des montants récoltés. Ces dernières années, les dessins et aquarelles ont été adjugés entre 630€ (Study for a sculpture, Aquarelle, crayon, vendu en 2020) et 190 000€ (Prométhée, 1875 – 1876, fusain vendu en 2011). Pour les sculptures, Ssn bronze record, une Iris, messagère des Dieux de 1890 – 1891, a atteint 13 500 000€ en 2016. Cependant l’œuvre la plus chère de Rodin est son Éternel printemps de 1884, sculpté par l’artiste dans le marbre, qui s’est vendue pour 15 700 000€ en 2016. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Auguste Rodin et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet d’Auguste Rodin en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Auguste RODIN (1840-1917) L’Âge d’airain, petit modèle Plâtre original conçu en 1875-1877

Reconnaître la signature d'Auguste Rodin

Savoir reconnaître la signature d’Auguste Rodin est indispensable pour authentifier une sculpture, un dessin ou un bronze de ce maître incontesté de la sculpture moderne. La signature de Rodin, bien que variable selon les périodes et les fondeurs, présente des constantes qui reflètent l’exigence et la notoriété de l’artiste. Sur ses sculptures en bronze, telles que Le Penseur, Le Baiser ou Les Bourgeois de Calais, la signature « Rodin » est généralement gravée ou moulée directement dans la matière, souvent sur la base ou sur le côté du socle. Elle apparaît en lettres capitales légèrement inclinées, aux contours nets et profonds. À partir des années 1890, les bronzes édités par les fondeurs Barbedienne, Alexis Rudier ou Eugène Blot comportent également leur marque d’atelier, souvent associée à la signature de l’artiste, gage d’authenticité et d’édition officielle. Sur ses dessins et aquarelles, Rodin signe parfois d’un simple « A. Rodin » à la mine de plomb ou à l’encre, dans une écriture cursive souple et assurée. Certaines œuvres préparatoires ou études d’atelier peuvent rester non signées, notamment celles conservées dans les carnets de travail. Compte tenu du grand nombre de fontes posthumes et de reproductions circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’un Rodin par un expert est une étape essentielle avant toute transaction ou estimation. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la sculpture et du marché de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Auguste Rodin, qu’il s’agisse d’un bronze, d’un plâtre ou d’un dessin original.

Expertise signature Auguste Rodin
Signature Auguste Rodin

En lien avec Auguste Rodin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation Art Contemporain

Hans Hartung

Home » artistes » Page 169

Estimation, cote et valeur de l'artiste Hans Hartung

Hans Hartung, né en 1904, est un peintre et photographe allemand naturalisé français. Il est l’une des figures majeures de l’abstraction de la seconde moitié du XXème siècle.

Estimation gratuite Hans Hartung

Prix des œuvres d'Hans Hartung

  • Peinture (huile, acrylique, mixed media sur toile/panneau) – entre 250 € et plus de 2 700 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, pastels et compositions sur papier) – entre 70 € et 180 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples (tirages signés/numérotés) – entre 50 € et 11 000 €

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Hans Hartung et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Hans Hartung en quelques clics par de vrais commissaires priseurs et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est le peintre et photographe Hans Hartung ?

Manifestant très jeune un intérêt prononcé pour l’art et les sciences sociales, Hartung étudie les lettres classiques, l’histoire de l’art et les arts plastiques à Leipzig, Dresde et Munich. Dès 1922, il produit ses premières aquarelles abstraites dont l’audace frappe encore les historiens de l’art : c’est le cas de Will Grohmann, auteur d’Aquarelle 1922, qui écrit que « si les aquarelles avaient été connues en 1922, elles seraient restées incomprises tant elles étaient en avance sur son temps. » Bleu au centre (1922) est un bon exemple de cette originalité et de l’intérêt que porte l’artiste au procédé de l’aquarelle : autour des formes abstraites, l’humidité a laissé des auréoles aux contours sombres. En 1926, Hartung part à Paris. Il rencontre l’artiste norvégienne Anna-Eva Bergman, qu’il épouse trois ans plus tard, mais le couple se sépare rapidement. Il étudie auprès d’André Lhote et Fernand Léger et fréquente assidûment le musée du Louvre, enrichissant grandement sa culture visuelle et ses influences diverses. Il met au point sa première technique picturale : il exécute d’abord un premier dessin spontané, qu’il reporte ensuite minutieusement à la peinture à l’huile sur une grande toile, grâce à la technique de la mise au carreau (un procédé permettant de reproduire une œuvre originale à plus grande échelle). Cette quête d’un équilibre entre spontanéité et parachèvement inspira de nombreux artistes du XXème siècle, comme Jean Degottex. Du point de vue stylistique, ses œuvres des années 1930 préfigurent l’abstraction lyrique. Ce courant se fonde sur le surgissement de formes abstraites dans un camaïeu de couleurs lumineuses et s’oppose à l’abstraction géométrique, privilégiant la spontanéité du geste. Enfin, Hartung met au point deux aspects emblématiques de son art : les formes brossées telles qu’on peut les voir dans l’œuvre T-46-17 (1946), et les titres chiffrés. Par exemple, cette même œuvre, T-46-17, indique que l’œuvre a été réalisée en 1946 et qu’il s’agit de la dix-septième version mise au carreau à partir du dessin initial. Ce procédé, qui semble d’abord difficile à comprendre, vise à empêcher toute lecture narrative d’une toile abstraite.

Hans Hartung et la tournure artistique après guerre

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Hartung combat dans l’armée française, mais il est blessé et amputé d’une jambe en 1945. À son retour à Paris, il est récompensé par plusieurs décorations militaires, tandis que sa peinture commence à être reconnue. Il expose dans des lieux prestigieux, comme à Venise lors de la Biennale de 1948, ou au musée de Bâle en 1952. C’est également à cette période qu’il retrouve Anna-Eva Bergman, dont il obtient la main pour la seconde fois en 1957. En 1960, Hans Hartung change radicalement son processus technique de création : il abandonne la mise au carreau pour peindre directement sur la toile, et travailler la matière des peintures industrielles comme l’acrylique. Il exécute alors des œuvres monumentales comme T-1964-E34 (1964), réalisée à la peinture vinylique sur toile. À la toute fin de sa vie, il expérimente le pistolet à peinture. Il continue à travailler jusqu’aux semaines précédant sa mort le 7 décembre 1989. Hans Hartung fut aussi un photographe de talent. Il s’adonna toute sa vie à cet art, en jouant avec les ombres, les lumières, la disposition des motifs, cherchant une forme d’abstraction via ce médium pourtant profondément figuratif.

Estimation et cote de Hartung sur le marché de l'art

Icône de l’abstraction, Hans Hartung fait l’objet de ventes importantes et sa cote n’a cessé de croître depuis sa disparition. Les huiles sur toile proches de l’abstraction lyrique de la première partie de carrière sont les plus prisées. Les adjudications démarrent autour de 300 000 euros pour les formats moyens, comme T-1952-45 (1952), adjugé 250 000 euros en 2017. Mais les adjudications peuvent atteindre des records, comme celle de T-1956-13 (1956), envolée pour 2,25 millions d’euros en 2017. Les peintures industrielles des années 1960-1980 font également l’objet de belles ventes : P40-1985-H21 (1985) a été adjugée 158 000 euros en 2021. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Hans Hartung et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre tableau ou votre photographie de Hans Hartung en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(illus.) Hans HARTUNG (1904-1989) P 40 1985 H1 Acrylique sur carton monté sur planche, ruban adhésif et papier kraft
Marqué «fait le 31.07.85» et titrée au dos

Reconnaître la signature d'Hans Hartung

Savoir reconnaître la signature de Hans Hartung est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art abstrait gestuel et de l’expressionnisme européen d’après-guerre. Ses toiles, souvent marquées par des rythmes dynamiques et des traces gestuelles puissantes, présentent des signatures aux constantes précises. Hartung signe la plupart de ses œuvres de son nom complet « Hans Hartung » ou simplement « H. Hartung », généralement en bas à droite de la toile, à l’encre, à la peinture ou parfois au crayon. La signature peut être cursive ou imprimée de manière stylisée, reflétant la spontanéité et l’énergie qui caractérisent ses compositions, comme celles visibles dans T1960-15 ou L1970-T9 conservées dans des collections privées et muséales. Sur ses dessins et gravures, la signature est souvent accompagnée de la date ou d’un numéro d’édition, tracée au crayon ou à l’encre fine, intégrée dans un coin de la feuille ou sur le bord inférieur. Compte tenu du marché où circulent de nombreuses estampes, reproductions ou œuvres d’atelier, faire vérifier la signature d’un Hans Hartung par un expert qualifié est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art abstrait et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Hans Hartung, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gravure originale.

Expertise signature Hans Hartung
Signature Hans Hartung

En lien avec Hans Hartung

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite James Ensor

James Ensor

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste James Ensor

James Ensor est un peintre, graveur et dessinateur belge qui se distingue par son regard satyrique.

Estimation gratuite James Ensor

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de James Ensor et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de James Ensor en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

James Ensor et les années d’expérimentation artistique à Bruxelles

James Ensor nait à Ostende en 1860. Il entre à l’âge de 13 ans en apprentissage auprès de deux peintres d’Ostende, qu’il considère comme trop traditionnels. A cette période, James Ensor représente des ports, des dunes, et des études de pêcheurs.
En 1877, James Ensor part à Bruxelles étudier à l’Académie des Beaux-Arts. Il se lie d’amitié avec Théo Hannon, qui l’introduit dans le cercle réuni autour du couple Rousseau, où il rencontre l’Avant-garde artistique bruxelloise. Il réalise alors des portraits à taille naturelle d’anonymes, tels que La Femme au nez retroussé (1879) ou encore Le Lampiste (1880). Ses tableaux sont cependant fortement critiqués par ses professeurs. Déçu par le milieu artistique, James Ensor retourne en 1880 à Ostende, et ne quitte plus la ville.

La maturité du style de James Ensor (1881-1890)

Les peintures satyriques de James Ensor

De retour à Ostende, James Ensor installe son atelier dans le grenier de l’immeuble du magasin familial, qu’il quitte peu. Il puise alors inspiration dans les scènes de rue observées depuis la fenêtre. Marqué par la boutique familiale et le carnaval d’Ostende, il adopte comme motif de prédilection les masques, symboles des dérives et de l’hypocrisie de la société, et les squelettes, la mort étant vue comme sens de l’existence. Inspiré par Pierre Paul Rubens, James Ensor réalise également de nombreux autoportraits. L’humour et le sarcasme sont très présents dans son art, comme le montre Squelettes se disputant un hareng-saur (1891), dont le titre constitue un jeu de mot sur le nom d’Ensor.
James Ensor se rapproche du symbolisme en créant des atmosphères oppressantes, suggérant indirectement des situations inquiétantes. A partir de 1881, ses toiles prennent des couleurs franches et expressives, formant des empâtements. Les expressions de ses modèles annoncent l’Expressionisme.

James Ensor, dessinateur et graveur

En 1880, James Ensor commence une série de dessins représentant des portraits, des scènes de rue, et des natures mortes. Vivant dans un monde clos, il représente ce qu’il observe dans son environnement immédiat, soit les femmes de sa famille et ses lieux de vie. Les scènes de rue sont des juxtapositions de situations observées depuis la fenêtre, avec une économie de moyen, sans intérêt pour la cohérence et l’échelle.
James Ensor expérimente également la gravure à la taille sèche et douce à partir de 1885, menant alors des expériences pour capter la lumière.

La réception des créations de James Ensor

Isolé à Ostende, James Ensor participe néanmoins à la vie artistique bruxelloise. La critique se montre d’abord peu réceptive. Ses créations sont montrées à Bruxelles pour la première fois en 1880, mais on moque ses toiles telles que Le chou (1880) pour leur « turpitude ».
Cherchant une alternative au monde artistique conventionnel, James Ensor participe à la fondation du « groupe des XX » en 1883, un cercle d’artistes bruxellois revendiquant la liberté d’expression. Il en reste membre jusqu’à sa dissolution en 1893, mais ne s’entend pas avec le secrétaire du groupe, Octave Maus. Quand « La libre esthétique » succède au « groupe des XX », James Ensor en est exclu.

Le tournant des années 1890 : apaisement et reconnaissance du public

En 1893, James Ensor connaît une crise qui bouleverse sa production. Il cesse de peindre pendant un an, puis renoue avec la peinture avec un style plus léger. Il n’abandonne pas ses thématiques macabres, mais représente également des sujets religieux de façon décorative, tels que Moïse et les oiseaux (1924), des natures mortes et des paysages. Il retravaille également certaines œuvres réalisées entre 1880 et 1890, ce qui a parfois fait dire que sa créativité s’était tarie.
James Ensor reçoit une reconnaisse artistique à partir de la deuxième moitié des années 1890. En 1896, l’État belge lui achète Le Lampiste en 1896, et il organise sa première exposition personnelle à Bruxelles la même année. En 1903, il est fait Chevalier de l’Ordre de Léopold.
Le travail de James Ensor a eu une grande influence en Allemagne. Emil Nolde, Paul Klee, Erich Heckel, Alfred Kubin, Marc Chagall, et George Grosz en particulier sont particulièrement admiratifs du peintre.

Estimation et cote d'Ensor sur le marché de l'art

Au sein des Symbolistes, l’estimation des œuvres de James Ensor compte parmi les plus élevées, et connaît une hausse depuis les années 2000. Artiste important du marché belge, il est également bien représenté sur les marchés anglais, américains et français. Ses peintures, qui représentent 79% des ventes, s’échangent rarement pour moins de 10 000 €. Il faut généralement compter 100 000 à 500 000 € pour acquérir l’une de ses toiles. Le record historique a été atteint en 2016 avec Squelette arrêtant masques, vendue pour 6 400 000 € à Paris. Les dessins pour leur part s’acquièrent le plus souvent pour 1000 à 5000 €. Le record des ventes de dessin a été atteint en 2020 à Londres, montrant la continuité du goût des collectionneurs pour cet artiste.

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de James Ensor et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Estimer une peinture de James Ensor en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.)James Ensor, Squelettes se disputant un hareng-saur (1891), Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Vous souhaitez faire expertiser un tableau de James Ensor et recevoir son estimation ?  Estimez votre œuvre de James Ensor en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec James Ensor

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation Yves Klein

Yves Klein

Home » artistes » Page 169

Estimation et cote de l'artiste Yves Klein

Yves Klein (1928-1962) est un artiste en haut en couleurs ; et pour cause, c’est au cours des années 1950 qu’il développe et brevète sa propre teinte connue sous le nom d’IKB (pour International Klein Blue), persuadé que dans le futur, les artistes ne peindraient plus que des monochromes. Cette invention, devenue la véritable marque de fabrique de l’artiste français, découle d’une volonté de représenter les émotions par la couleur plutôt que par la ligne, qui selon lui n’est pas en mesure de nous donner accès « à une quelconque autre dimension ».

Estimation Yves Klein

Vous souhaitez expertiser une œuvre de Yves Klein et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer votre objet de Yves Klein en quelques clics par des experts de l’art et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts artistiques du peintre Yves Klein

Alors qu’il avait pour première vocation d’être judoka, Yves Klein se dédie à une carrière artistique en autodidacte et se livre à des expérimentations diverses ; dont certaines, comme l’usage du pigment outremer, rencontrent un vif succès. En somme, il est un véritable pionnier dans son domaine, avide de nouveautés.

Yves Klein s’inscrit dans le mouvement du « Nouveau Réalisme », qui apparaît en octobre 1960. A l’instar du groupe des « artistes indépendants », qui deviennent “impressionnistes” dans les années 1870-1880, le Nouveau Réalisme est une initiative collective ayant pour but de réunir des artistes aux langages plastiques divers mais aux aspirations communes (utilisation d’objets de récupération et volonté de symboliser une nouvelle société de consommation après la guerre). Ce mouvement met en relation des figures connues du grand public telles que Niki de Saint Phalle et César, mais aussi Arman, François Dufrêne et Raymond Hains. Cette expression est forgée par le critique d’art Pierre Restany à l’occasion d’une première exposition collective en mai 1960.

En convoquant le concept de « réalisme », il se réfère au mouvement artistique et littéraire né au XIXème siècle qui entendait décrire, sans la magnifier, une réalité banale et quotidienne. Cependant, ce réalisme est « nouveau », de même qu’il y a eu un Nouveau Roman ou une Nouvelle Vague cinématographique. Sa vocation est de dépeindre une société contemporaine sans artifice à travers le prisme d’un objet spécifiquement choisi par l’artiste plutôt que par une image adéquate. Il s’agit plus simplement d’une façon de désacraliser l’art en explorant de nouvelles représentations du réel. Il est apparenté au mouvement américain du Pop Art par ses similitudes (sources d’inspiration puisées dans la réalité quotidienne et dans la publicité) mais n’en est pas une adaptation française. Yves Klein propose en une phrase sa définition personnelle du courant dans un de ses Monochromes : « Les Nouveaux Réalistes ont pris conscience de leur singularité collective ». Il faut d’ailleurs souligner que les artistes de ce groupe n’hésitent pas à avoir recours à la provocation afin de se faire une place sur la scène médiatique.

Yves Klein et le monochrome

Klein ne fait pas exception à la règle, il est tout aussi audacieux que ses contemporains. Le mélange entre art conceptuel et performance inhérent à son œuvre contraste avec l’expressionnisme ou les premières sensibilités Pop d’autres artistes de l’époque. En effet, il explore à lui seul toutes les possibilités que son époque met à disposition. Ses Monochromes, des toiles recouvertes d’une seule couleur et systématiquement estimées par les experts au-delà d’un million d’euros, figurent parmi les œuvres les plus emblématiques de Klein. Toutefois, ce n’est pas lui, mais Restany qui choisit de les désigner comme « propositions monochromes ». Bien que l’on retienne essentiellement ses peintures bleu outremer (IKB), il faut rappeler que Klein choisit de présenter un tableau orange au salon des Réalités Nouvelles de 1955. Il est cependant refusé par le jury en raison de sa « trop grande simplicité ». C’est à l’occasion d’une soirée privée en 1958, que Klein renouvelle ses Monochromes en inventant les Anthropométries. Elles lui permettent de dépasser les frontières de la création artistique pour atteindre le concept de performance ou happening. Ces Anthropométries sollicitent des femmes nues en guise de pinceau pour appliquer de la peinture sur une toile. Le corps devient par cet acte à la fois créateur et création, faisant partie intégrante de l’œuvre finale. Il renouvelle l’expérience en 1960, cette fois-ci devant un public. Enfin, l’originalité de Klein réside dans la diversité de ses productions qui, loin de se limiter à la peinture, explorent aussi les voies de la sculpture, de l’estampe, du dessin et de l’ameublement.

Estimation et cote de Klein sur le marché de l'art

De nos jours, les œuvres de Klein et plus largement des artistes du Nouveau Réalisme sont très prisées sur le marché de l’art. Les innovations de Klein et sa contribution au groupe des Nouveaux Réalistes expliquent les prix élevés de ses productions : une peinture d’Yves Klein peut valoir entre 28 000 et 6 500 000 euros, tandis qu’une de ses sculptures peut valoir entre 4 000 et 3 000 000 euros. Les œuvres de Klein battent souvent des records : son tableau Feu Couleur 1 (1962) a été estimé à 30 millions de dollars en 2012, et La Rose du bleu (1960) a été vendue pour 29,8 millions d’euros la même année. Sa Sculpture éponge Bleue Sans titre (Se168, 1958) quant à elle, a été vendue aux enchères au prix record de 15 030 600 euros en 2013.

En lien avec Yves Klein

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.