Estimation gratuite Le Pho

Le Pho

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Estimation et cote de l'artiste Le Pho

Lê Phổ, également écrit Le Pho, (1907-2001) est l’un des artistes majeurs de la peinture vietnamienne moderne. Formé à l’École des beaux-arts de l’Indochine, il développe une œuvre qui associe la tradition picturale asiatique aux influences de l’art occidental.

Ses femmes élégantes, ses scènes familiales et ses bouquets de fleurs sont aujourd’hui recherchés par les collectionneurs français, américains et asiatiques. Les peintures sur soie de sa première période et les grandes compositions anciennes peuvent dépasser le million d’euros.

Vous possédez une peinture sur soie, une huile sur toile ou un dessin signé Lê Phổ ? Nos experts vous accompagnent pour déterminer sa valeur et étudier la meilleure solution de vente.

Estimation gratuite Le Pho

Prix des œuvres de Le Pho

  • Peintures sur soie anciennes : de 20 000 euros à plus de 2 millions d’euros

  • Huiles sur toile : de 10 000 euros à plus de 2 millions d’euros ;

  • Encres, gouaches et dessins : de 3 000 à plusieurs centaines de milliers d’euros ;

  • Lithographies et estampes : de quelques centaines à quelques milliers d’euros.

Pour obtenir une première estimation de votre tableau, transmettez-nous : une photographie nette de l’ensemble de l’œuvre ; une photographie rapprochée de la signature ; une photographie du revers ; les dimensions avec et sans le cadre ; la technique et le support présumés ; les étiquettes, cachets et numéros visibles ; les factures, certificats et documents de provenance ; des photographies des accidents ou restaurations éventuelles.

Pour une peinture sur soie, il est important de photographier la surface sous plusieurs angles. Cela permet d’observer les déformations, les déchirures, les taches et les éventuels décollements du support. Notre équipe étudie ces informations de manière confidentielle. Cette première analyse permet d’identifier la période probable de l’œuvre et son positionnement sur le marché.

La cote de Lê Phổ sur le marché de l’art

La cote de Lê Phổ s’est fortement développée avec l’intérêt international porté aux artistes formés à l’École des beaux-arts de l’Indochine. Son marché est particulièrement actif en France, aux États-Unis, au Vietnam et à Hong Kong. Les collectionneurs distinguent généralement trois périodes dans sa carrière :

  • La première période ou période de Hanoi, de la fin des années 1920 au milieu des années 1940 ;
  • La période Romanet, approximativement de 1946 à 1962 ;
  • La période Findlay, de 1963 jusqu’à la fin de sa carrière.

Cette distinction joue un rôle essentiel dans l’estimation. Les œuvres anciennes sur soie sont généralement les plus rares. Les peintures de la période Findlay apparaissent plus régulièrement sur le marché, mais les grands formats et les compositions importantes peuvent atteindre des prix élevés.

Prix des peintures sur soie de Lê Phổ

Les peintures sur soie de Lê Phổ comptent parmi ses œuvres les plus recherchées. L’artiste utilise principalement l’encre, la gouache et les couleurs sur une soie ensuite marouflée sur un support plus rigide.

Ces compositions se distinguent par la finesse des visages, la délicatesse des mains, la transparence des couleurs et l’élégance des vêtements. Les femmes vietnamiennes, les maternités et les scènes familiales sont particulièrement appréciées. Parmi les résultats les plus significatifs :

  • La Famille dans le jardin, peinture à l’encre et à la gouache sur soie de 1938, a été adjugée 18 600 000 dollars de Hong Kong, soit environ 2,37 millions de dollars américains, à Hong Kong en 2023 ;
  • Jeune fille aux pivoines, réalisée vers 1938, a été vendue 1 164 000 euros à Paris en 2020 ;
  • Family Life, réalisée vers 1937-1939, a atteint 9 100 000 dollars de Hong Kong, soit environ 1,17 million de dollars américains, à Hong Kong en 2017 ;
  • Sur la terrasse, réalisée vers 1940, a été adjugée 641 000 euros à Paris en 2021 ;
  • Les Deux Sœurs au balcon a obtenu 590 000 euros à Paris.

Ces résultats concernent des œuvres anciennes, importantes et dotées d’une provenance documentée. Une peinture sur soie de petit format ou issue d’une période plus tardive peut présenter une valeur inférieure.

Prix des huiles sur toile de Lê Phổ

Lê Phổ se tourne progressivement vers l’huile sur toile. Cette évolution devient particulièrement visible durant sa période Findlay, à partir de 1963.

Ses huiles représentent souvent des femmes et des enfants dans des jardins, des scènes d’intérieur ou de grands bouquets de fleurs. Les couleurs deviennent plus vives et la touche plus libre. L’influence de l’impressionnisme et de peintres comme Pierre Bonnard devient plus sensible. Quelques résultats permettent de mesurer les écarts de valeur :

  • Figures dans un jardin, triptyque peint vers 1973, a été adjugé 17 920 000 dollars de Hong Kong, soit environ 2,28 millions de dollars américains, à Hong Kong en 2022 ;
  • Nu, peint en 1931, a atteint environ 1,39 million de dollars américains à Hong Kong en 2019 ;
  • Autoportrait dans la forêt, une œuvre ancienne, a dépassé 880 000 euros à Paris ;
  • La Clarté d’été, peinte dans les années 1970, a été vendue 432 300 dollars aux États-Unis en 2025 ;
  • Fleurs, une huile sur toile de 1973-1974, a obtenu 193 750 dollars aux États-Unis en 2026.

Les peintures tardives de bouquets apparaissent assez régulièrement sur le marché. Leur valeur dépend fortement des dimensions, de la richesse de la composition, de la fraîcheur des couleurs et de leur provenance.

Prix des dessins, gouaches et estampes de Lê Phổ

Les dessins, encres et gouaches de Lê Phổ sont moins fréquents que ses huiles et ses peintures sur soie. Leur valeur dépend de leur date, de leur degré d’achèvement et de leur rapport avec une composition connue. Une étude ancienne ou un portrait réalisé durant la période de Hanoi peut atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les dessins préparatoires et les œuvres de petit format se situent généralement à des niveaux plus accessibles.

Des lithographies représentant des femmes, des bouquets ou des scènes familiales circulent également sur le marché. Leur prix varie habituellement de quelques centaines à quelques milliers d’euros. Pour une estampe, il faut notamment vérifier :

  • la technique d’impression ;
  • la qualité du papier ;
  • la présence d’une signature manuscrite ;
  • la numérotation du tirage ;
  • l’état des marges ;
  • les éventuelles inscriptions au revers.

Une reproduction décorative ou une impression postérieure ne possède pas la même valeur qu’une lithographie originale signée et numérotée.

Comment reconnaître les différentes périodes de Lê Phổ ?

La période de création constitue l’un des principaux critères d’estimation d’une œuvre de Lê Phổ.

La période de Hanoi et les premières années parisiennes

Cette première période s’étend de la fin des années 1920 au milieu des années 1940. Lê Phổ peint alors des portraits, des paysages vietnamiens, des scènes familiales et des femmes vêtues de l’áo dài traditionnel.

Il utilise l’huile sur toile, mais aussi l’encre et la gouache sur soie. Les compositions sont précises et équilibrées. Les lignes restent fines, les couleurs douces et les personnages présentent une grande élégance. Les œuvres de cette période sont rares et particulièrement recherchées.

La période Romanet

Entre 1946 et 1962 environ, Lê Phổ développe un univers plus romantique. Les femmes, les enfants et les fleurs occupent une place croissante dans ses compositions.

Les personnages apparaissent dans des intérieurs ou des jardins. Les couleurs gagnent en intensité, mais les lignes restent délicates. Les œuvres associent encore la transparence de la peinture asiatique à une construction plus occidentale de l’espace. 

Les peintures sur soie de cette période disposent d’une cote soutenue, surtout lorsqu’elles présentent plusieurs personnages.

La période Findlay

À partir de 1963, Lê Phổ privilégie davantage l’huile sur toile. Ses compositions deviennent plus lumineuses, plus colorées et souvent plus décoratives.

Les bouquets de fleurs, les maternités et les jeunes femmes dans des jardins dominent cette production. La touche devient plus souple et les contours moins précis. Les œuvres sont aussi plus nombreuses.

Cette période présente des écarts de prix importants. Les petits bouquets peuvent rester accessibles, tandis que les grandes compositions avec plusieurs personnages peuvent dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros.

Comment reconnaître une œuvre de Lê Phổ ?

Lê Phổ développe un style qui associe les traditions asiatiques et la peinture moderne européenne. Plusieurs caractéristiques peuvent orienter l’examen :

  • des femmes vietnamiennes aux silhouettes allongées ;
  • des visages fins et ovales ;
  • des mains longues et délicates ;
  • des vêtements traditionnels aux lignes souples ;
  • des maternités et scènes familiales ;
  • des jardins abondants ;
  • des bouquets de pivoines, roses ou lys ;
  • une palette douce dans les œuvres anciennes ;
  • des couleurs plus vives dans les peintures tardives ;
  • un espace sans perspective rigide dans les œuvres sur soie.

Sur les tableaux tardifs, les personnages peuvent se fondre dans les fleurs et la végétation. Les contours deviennent plus souples et la lumière se diffuse sur l’ensemble de la composition. Ces caractéristiques ne suffisent toutefois pas à confirmer l’authenticité d’une œuvre. Le succès de Lê Phổ a entraîné l’apparition de nombreuses copies et attributions incertaines.

Comment reconnaître la signature de Lê Phổ ?

La signature de Lê Phổ varie selon la période et la technique. Elle peut comprendre :

  • la mention « Le Pho » ou « Lê Phổ » en lettres latines ;
  • des caractères sino-vietnamiens ;
  • une combinaison des deux formes ;
  • un cachet rouge sur certaines peintures anciennes ;
  • une signature placée dans la partie inférieure ou supérieure de la composition.

Sur les œuvres sur soie, la signature peut être très fine et se fondre dans le décor. Certaines œuvres présentent une signature en caractères accompagnée d’un sceau.

Les huiles de la période Findlay sont fréquemment signées « Le Pho » en lettres latines, parfois avec des caractères asiatiques. La signature peut se trouver en bas à droite ou en bas à gauche. Pour l’étudier, notre expert vérifie :

  • la forme des lettres ;
  • la position de la signature ;
  • la présence éventuelle d’un sceau ;
  • sa cohérence avec la période ;
  • la matière utilisée pour signer ;
  • le rapport entre la signature et la couche picturale ;
  • les inscriptions et étiquettes au revers.

La signature seule ne permet jamais d’authentifier une peinture de Lê Phổ.

Expertise gratuite signature Le Pho
Signature de l'artiste Le Pho

Que regarde notre expert sur une œuvre de Lê Phổ ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Rudondy, commissaire-priseur, et notre équipe examinent l’œuvre dans sa globalité. L’analyse porte notamment sur :

  • la technique et la nature du support ;
  • la période de création présumée ;
  • les dimensions ;
  • le sujet représenté ;
  • la qualité des visages et des mains ;
  • la composition et la palette ;
  • la signature et les éventuels cachets ;
  • le cadre et le montage ;
  • les étiquettes situées au revers ;
  • les numéros d’inventaire ;
  • l’état de conservation ;
  • les restaurations ;
  • l’historique de propriété ;
  • les certificats et factures ;
  • les résultats obtenus par des œuvres comparables.

Pour une peinture sur soie, nous examinons aussi la qualité du marouflage, les tensions du support, les déchirures, les repeints et les zones de décoloration.

Pour une huile sur toile de la période Findlay, les étiquettes et numéros présents sur le châssis peuvent apporter des informations essentielles. Il faut donc conserver le revers dans son état actuel et éviter de retirer les anciennes étiquettes.

Comment faire authentifier une œuvre de Lê Phổ ?

L’authentification d’une œuvre de Lê Phổ repose sur plusieurs éléments concordants : le style, la technique, la signature, la provenance et la comparaison avec des œuvres documentées.

Un projet de catalogue raisonné des peintures, encres, gouaches, œuvres sur soie et huiles de Lê Phổ est actuellement en cours de constitution. L’intégration éventuelle d’une œuvre à ce catalogue nécessite la présentation d’un dossier documentaire et photographique. Pour préparer cette démarche, il convient de réunir :

  • des photographies en haute définition ;
  • les dimensions exactes ;
  • une photographie de la signature ;
  • des vues du revers et du cadre ;
  • les anciennes étiquettes ;
  • l’historique de propriété ;
  • les factures et certificats ;
  • les références à d’anciennes expositions ou publications.

Une analyse réalisée à partir de photographies constitue une première orientation. Elle ne remplace pas toujours un examen physique de l’œuvre.

Qui était Lê Phổ ?

Lê Phổ naît en 1907 à Hadong, près de Hanoi, dans une famille de hauts fonctionnaires vietnamiens. En 1925, il intègre la première promotion de l’École des beaux-arts de l’Indochine, fondée par Victor Tardieu. Il y étudie les techniques occidentales, mais aussi la peinture sur soie, la calligraphie et les traditions artistiques asiatiques. Diplômé en 1930, il découvre ensuite l’Europe et séjourne à Paris.

De retour au Vietnam, il enseigne à l’École des beaux-arts de Hanoi de 1933 à 1936. Un séjour à Pékin lui permet d’approfondir sa connaissance de la peinture chinoise traditionnelle. En 1937, il revient en France pour participer à l’Exposition internationale de Paris et choisit de s’y installer définitivement. Ses premières expositions personnelles lui apportent une reconnaissance en France et à l’étranger.

À partir des années 1940, son œuvre évolue vers un univers plus intime, dominé par les femmes, les enfants et les fleurs. Il abandonne progressivement la soie au profit de l’huile sur toile et développe une peinture plus lumineuse. Lê Phổ poursuit sa carrière à Paris jusqu’à sa mort en 2001. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des figures fondatrices de l’art moderne vietnamien.

(Illus.) LE PHO (1907-2001) Jeune vietnamienne alanguie. 1932 Huile sur toile Signée, datée 1

La période et la provenance sont essentielles pour déterminer la valeur d’une œuvre de Lê Phổ. Avant toute mise en vente, réunissez les factures, certificats, correspondances, anciennes photographies et informations relatives aux précédents propriétaires.

Ne retirez pas une peinture sur soie de son montage et ne faites pas remplacer son cadre sans avis préalable. Certains cadres, cachets et éléments de montage peuvent être contemporains de l’œuvre et participer à son historique.

Évitez également toute restauration avant l’expertise. Une intervention sur la soie ou un nettoyage trop agressif peut entraîner des dommages irréversibles.

Vous souhaitez connaître la cote d’une peinture sur soie, d’une huile ou d’un dessin de Lê Phổ ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur de votre œuvre et les démarches à envisager.

En lien avec Le Pho

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

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Estimation gratuite Olivier Debré

Olivier Debré

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Estimation et cote de l'artiste Olivier Debré

Olivier Debré est un peintre abstrait né à Paris en 1920. Issu d’une famille de médecins et d’artistes, il étudie à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts dans la section architecture, et fréquente l’atelier du Corbusier. Après l’obtention de son diplôme en 1938, il décide de s’orienter finalement vers la peinture.

Estimation gratuite Olivier Debré

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Qui est Olivier Debre, peintre de talent ?

Debré est impressionné par Guernica (1937) de Pablo Picasso, qui est exposé à Paris l’année de sa réalisation ; néanmoins, ses premières toiles sont très influencées par l’art impressionniste de son grand-père, Édouard Debat-Ponsan. Debré représente principalement les paysages de Touraine, où sa famille possède une résidence secondaire.

À la fin des années 1940, Debré trouve son expression artistique propre en conceptualisant les “Signes”. Il s’agit de motifs abstraits qui incarnent la perception de l’artiste d’un objet ou d’un personnage, souvent nommé dans le titre.

Il utilise ces “signes-personnages” dans des toiles marquées par l’horreur de la Seconde Guerre, durant laquelle il s’est engagé dans le maquis. Dans Le Sourire sadique du nazi (1946), la sensation que donne le nazi à l’artiste s’exprime dans ce signe tordu dans une gamme de noirs.

Le Sourire sadique du nazi est cependant une exception car les “signes-personnages” des années 1940 et 1950 sont majoritairement très colorés, presque lyriques, et rencontrent un grand succès lors de la première exposition personnelle de l’artiste à la galerie Bing en 1949. Il commence dès lors à fréquenter les plus grands artistes du temps, tels Hans Hartung ou Pierre Soulages.

Estimation et cote d'Olivier Debré

Le style personnel de Debré s’établit véritablement au tournant des années 1960. Il revient au paysage avec les “signes-paysages” avec des toiles de format carré. Il peint exclusivement en plein air, sur le motif. Cette pratique surprend chez un peintre non-figuratif, mais est révélatrice de sa démarche artistique : il transcrit, grâce à ses signes abstraits, les émotions que lui procure le paysage qu’il contemple, dans des harmonies colorées d’un grand raffinement. Il qualifie alors son travail “d’abstraction fervente” car il peint ce qu’il ressent face au paysage, et non le paysage en tant que tel. Par ailleurs, les “signes” deviennent beaucoup plus épais et matiérés : il cherche à conférer un caractère presque tridimensionnel à ses œuvres. Enfin, les titres des œuvres de cette période sont souvent composés du nom de de la couleur dominante accolé au nom du lieu représenté. On retrouve toutes ces caractéristiques dans Bleu le soir à Royan (1965), dans laquelle trois signes épais surgissent sur un fond bleu serein.

Dans les années 1970 et 1980, Debré approfondit ses principes stylistiques et accède à une reconnaissance internationale. Il expose en Norvège dès 1966, au Japon en 1970 et à la Biennale de Venise en 1984.

À la fin de sa carrière, Debré s’essaie aux arts décoratifs et dessine par exemple les rideaux de scène de plusieurs salles de spectacle (Comédie-Française, Théâtre des Abesses, Opéra de Shanghai). Il collabore également avec la Manufacture de Sèvres pour une série de vases en 1995, et exécute les décors et les costumes du spectacle Signes, présenté à l’Opéra Bastille en 1997.

Ayant ainsi créé jusqu’aux derniers mois de sa vie, Olivier Debré s’éteint le 17 mars 1999.

Sur le marché de l’art, les huiles sur toile d’Olivier Debré sont généralement adjugées à des prix allant de 3 000 euros pour les plus petits formats à 40 000 euros pour les moyens et grands formats. Par exemple, Paysage ocre orange Touraine, Nov 93 (1963), toile carrée d’un mètre de côté, a été adjugée 37 200 euros en 2021. Certaines toiles dépassent les 100 000 euros ; le record de vente de l’artiste est aujourd’hui détenu par la Femme grise (1956), adjugée 175 000 euros en 2014.

Vous souhaitez faire expertiser un tableau d’Olivier Debré et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre tableau d’Olivier Debré en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Olivier Debré

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Albert Marquet

Albert Marquet

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Estimation et cote de l'artiste Albert Marquet

Albert Marquet (1875-1947) est un peintre français célèbre pour ses vues de Paris, ses ports et ses paysages traversés par l’eau. Proche d’Henri Matisse, il participe à la naissance du fauvisme avant de développer une peinture plus personnelle, reconnaissable à ses lignes simples, ses vues plongeantes et ses subtiles nuances de bleu, de gris et de vert.

Ses tableaux représentent souvent la Seine, le Pont-Neuf, Notre-Dame, les ports de Marseille, du Havre ou d’Alger. Ces sujets restent très recherchés sur le marché de l’art, tout particulièrement lorsqu’ils appartiennent à sa période fauve.

Vous possédez une peinture, une aquarelle ou un dessin d’Albert Marquet ? Les experts en art moderne et les commissaires-priseurs d’Estimon’Objet vous proposent une estimation gratuite, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats récents du marché.

Estimation gratuite Albert Marquet

Prix des œuvres d'Albert Marquet

  • Peintures et huiles sur toile : de 5 000 € à plus de 1,5 million d’euros

  • Aquarelles et gouaches : de 1 000 € à plus de 300 000 €

  • Dessins à l’encre, au crayon ou au fusain : de 300 € à 30 000 €

  • Lithographies et estampes signées : de 100 € à près de 10 000 €

Pour faire estimer gratuitement une œuvre d’Albert Marquet, remplissez le formulaire d’estimation en ligne d’Estimon’Objet. La démarche est gratuite, confidentielle et sans engagement.

Afin de permettre à nos experts d’étudier votre œuvre, transmettez : une photographie nette de l’œuvre entière ; plusieurs photographies de la peinture ou du dessin ; une photographie de la signature ; une vue du revers, du châssis ou du dos de la feuille ; les dimensions avec et sans le cadre ; la technique et le support, s’ils sont connus ; les étiquettes, cachets, numéros et inscriptions ; les factures, certificats et documents de provenance disponibles.

Notre spécialiste examine ces éléments, recherche les caractéristiques propres à Albert Marquet et compare l’œuvre aux résultats obtenus aux enchères. Vous recevez généralement une première fourchette de valeur sous quelques jours. Cette estimation constitue un premier avis. Pour une peinture importante ou une œuvre dont l’attribution reste incertaine, un examen physique et une consultation des archives spécialisées peuvent être nécessaires.

La cote d’Albert Marquet sur le marché de l’art

La cote d’Albert Marquet est stable et internationale. La France reste son principal marché, mais ses œuvres importantes sont également proposées à Londres, New York et dans les grandes ventes européennes.

Toutes les périodes n’ont pas la même valeur. Les tableaux fauves, peints au début du XXe siècle, sont rares et particulièrement recherchés. Les vues de Paris, les ports, les paysages d’Algérie et les compositions liées à ses nombreux voyages occupent aussi une place importante sur le marché.

La cote des peintures d’Albert Marquet

Les peintures représentent la partie la plus recherchée de l’œuvre d’Albert Marquet. Une petite huile sur carton peut être estimée quelques milliers d’euros, tandis qu’un paysage important atteint régulièrement entre 50 000 et 300 000 euros. Les œuvres fauves les plus rares peuvent dépasser le million d’euros. Voici quelques résultats de référence :

  • La Plage de Sainte-Adresse (1906) : cette importante huile sur toile de la période fauve a été adjugée 1 217 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Terrasse aux drapeaux, Hôtel de la Réserve (1919) : cette huile sur panneau peinte à Marseille a été vendue 708 500 dollars à New York en mai 2018.
  • Paris, quai du Louvre, soleil d’hiver (vers 1906) : cette grande vue de Paris a atteint 500 000 livres sterling à Londres en mars 2021.
  • Paris, le quai des Grands-Augustins, crépuscule (1938) : cette vue de la Seine a été adjugée 409 600 dollars à New York en mai 2026.
  • Port du Havre (vers 1907) : cette toile de la période fauve a été vendue 337 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Notre-Dame de Paris (1908) : cette vue parisienne a atteint 121 600 livres sterling à Londres en juin 2026.

Le sujet joue un rôle essentiel. Les vues de Paris et les ports sont très recherchés, mais les tableaux de la période fauve bénéficient d’une prime importante en raison de leur rareté. Les grands formats, les œuvres exposées et les tableaux conservés longtemps dans une même collection attirent également davantage les collectionneurs.

La cote des aquarelles, gouaches et dessins d’Albert Marquet

Albert Marquet maîtrise parfaitement l’aquarelle et le dessin. Lors de ses voyages, il utilise fréquemment le papier pour noter rapidement un paysage, une silhouette ou un port. Ses aquarelles conservent souvent une grande fraîcheur, avec peu de couleurs et un dessin très précis.

Les études à l’encre et les petits croquis peuvent se vendre quelques centaines ou quelques milliers d’euros. Les aquarelles abouties se négocient généralement entre 3 000 et 20 000 euros. Les compositions importantes, proches de ses peintures, peuvent atteindre des montants beaucoup plus élevés. Voici quelques exemples :

  • Le Port d’Alger : cette importante gouache sur papier a été adjugée environ 305 000 euros lors d’une vente organisée à Londres.
  • Mytilène, Lesbos (1933) : cette aquarelle et mine de plomb sur papier a été vendue 9 450 euros à Paris en avril 2025.
  • Boulogne-sur-Mer, bateaux dans le port (1930) : cette œuvre sur papier a été adjugée 7 000 euros à Paris.
  • Le Quai de Conti : cette aquarelle a atteint un prix au marteau de 5 800 euros lors d’une vente publique à Paris.
  • Scène de port (1939) : cette aquarelle sur traits de crayon a été présentée à New York avec une estimation comprise entre 4 000 et 6 000 dollars.

Pour une œuvre sur papier, l’expert vérifie la qualité du trait, la transparence des couleurs, le type de papier, les dimensions et la présence d’une signature ou d’un cachet. Il recherche aussi un éventuel rapport avec une peinture connue.

La cote des lithographies et estampes d'Albert Marquet

Les lithographies d’Albert Marquet sont plus accessibles que ses peintures et ses aquarelles. Elles représentent principalement des ports, des ponts, des paysages urbains et des scènes de la vie quotidienne.

Une estampe courante peut valoir entre 100 et 500 euros. Les épreuves signées, les tirages anciens, les petits tirages et les suites complètes peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros. Quelques résultats illustrent ce marché :

  • Le Port de Boulogne : cette eau-forte a été vendue environ 3 800 euros à Paris en 1995.
  • Le Port de Naples (1926) : une épreuve d’essai signée au crayon, réalisée avant un tirage de seulement 35 exemplaires, a été présentée à New York en mars 2003 avec une estimation comprise entre 800 et 1 200 dollars.
  • L’Académie des Dames, vingt attitudes : un exemplaire de cette suite a été adjugé 325 euros lors d’une vente publique.
  • Le Pont-Neuf, Paris : selon le tirage, l’état et la présence d’une signature, cette pointe-sèche peut se vendre de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros.

Le prix dépend du procédé d’impression, du nombre d’exemplaires, du papier, de la présence d’une signature au crayon et de l’état de la feuille. Une reproduction ou une impression éditée après la mort de l’artiste n’a pas la même valeur qu’une estampe originale tirée de son vivant.

Comment reconnaître une peinture d’Albert Marquet ?

Les paysages d’Albert Marquet sont souvent représentés depuis une fenêtre, un balcon ou un point situé en hauteur. Cette vue plongeante permet à l’artiste de montrer à la fois un quai, une étendue d’eau, des bateaux et une partie du ciel. Les personnages, les voitures et les embarcations sont réduits à de petites silhouettes très simples.

Le dessin constitue un premier indice important. Marquet utilise fréquemment une ligne sombre pour délimiter un pont, un bateau, un toit ou un personnage. Ce contour reste souple et va directement à l’essentiel. Les détails sont peu nombreux, mais chaque élément demeure facile à identifier.

La palette varie selon les périodes. Ses premières œuvres fauves comportent des rouges, des verts, des jaunes et des bleus très francs. Par la suite, Marquet adopte des couleurs plus douces. Les gris, les bleus pâles, les verts et les tons violets lui permettent de traduire un temps brumeux, une pluie légère ou les reflets d’un port.

L’eau occupe très souvent une grande partie de la composition. Elle n’est pas peinte par une accumulation de petites touches comme chez certains impressionnistes. Marquet utilise plutôt de larges zones de couleur, traversées par quelques reflets et lignes horizontales. Les bateaux et les quais donnent ensuite de la profondeur à la scène. Il travaille principalement à l’huile sur toile, mais aussi sur panneau, carton ou toile marouflée. La nature du support doit toujours être comparée à la période supposée de l’œuvre.

Reconnaître la signature d’Albert Marquet

Albert Marquet signe le plus souvent de son nom, « Marquet ». La signature se trouve généralement dans un angle inférieur, à droite ou à gauche du tableau. Elle peut commencer par une majuscule ou être entièrement écrite en minuscules.

L’écriture reste simple, compacte et légèrement inclinée. Sur certaines peintures, le nom est tracé avec une couleur sombre. Sur d’autres, Marquet choisit une teinte proche de celles de la composition afin que la signature reste discrète.

Certaines œuvres portent aussi une date, un titre ou une indication de lieu au revers. Ces mentions sont particulièrement intéressantes chez Marquet, car il a beaucoup voyagé. Une inscription comme « Alger », « Marseille », « Venise » ou « La Frette » peut aider à replacer une œuvre dans son parcours.

Après sa mort, un cachet de signature a été apposé sur certaines œuvres restées dans son atelier. Ce cachet ne doit pas être confondu avec une signature manuscrite. Sa présence ne suffit pas à prouver l’authenticité de l’œuvre.

Il existe également de nombreuses copies et reproductions de ses ports et de ses vues parisiennes. Une signature ressemblante doit donc toujours être étudiée avec la matière, le support, le revers et la provenance.

Signature Albert Marquet
Expertise signature Albert Marquet

Tableau d’Albert Marquet : ce que regardent nos experts

Pour estimer une peinture d’Albert Marquet à partir de photographies, Romain Rudondy, commissaire-priseur et spécialiste de l’art moderne, commence par étudier le point de vue choisi. Il vérifie si la scène a été observée depuis une position surélevée et si l’organisation des quais, de l’eau et du ciel correspond aux habitudes de l’artiste. Il regarde ensuite le dessin. Chez Marquet, une ligne sombre suffit souvent à construire un bateau, un pont ou une silhouette. Ce trait doit rester souple et précis. Une ligne trop appliquée, des contours identiques partout ou une accumulation de petits détails peuvent susciter des réserves.

La manière dont l’eau est peinte constitue aussi un indice précieux. Romain examine les reflets, les changements de couleur et la place des bateaux dans la composition. Marquet savait suggérer la profondeur d’un port avec peu d’éléments. Une copie reprend souvent le sujet, mais perd cette simplicité.

L’examen du revers permet de vérifier la toile, le panneau ou le carton, mais aussi le châssis, les étiquettes de galerie et les inscriptions anciennes. La Galerie Druet a notamment représenté Albert Marquet pendant une grande partie de sa carrière. Une étiquette ou un numéro lié à cette galerie peut donc apporter une information importante, sous réserve d’en vérifier la cohérence. Pour les œuvres majeures, nos experts recherchent également leur présence dans le catalogue raisonné et dans les archives consacrées à Albert Marquet. Ces recherches permettent de vérifier l’historique de l’œuvre et de la rapprocher des peintures connues de l’artiste.

Albert Marquet, du fauvisme aux ports de la Méditerranée

Albert Marquet naît à Bordeaux en 1875. Enfant réservé, il éprouve des difficultés à marcher et supporte mal la vie scolaire. Sa mère l’accompagne à Paris lorsqu’il décide d’étudier l’art. Il entre à l’École des arts décoratifs en 1890 et y rencontre Henri Matisse. Une profonde amitié naît entre les deux jeunes hommes. Ils poursuivent ensuite leur formation à l’École des beaux-arts dans l’atelier de Gustave Moreau.

En 1905, Marquet expose au Salon d’Automne avec Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et Kees van Dongen. Les couleurs de leurs tableaux provoquent un scandale et leur valent le surnom de « Fauves ». Marquet partage leurs recherches, mais conserve un tempérament plus discret. Il rencontre rapidement le succès grâce à ses vues de Paris et à ses ports. Il voyage en Normandie, sur la côte méditerranéenne, en Allemagne, en Italie, en Scandinavie et en Afrique du Nord.

Au cours d’un séjour à Alger, il rencontre Marcelle Martinet, qu’il épouse en 1923. Elle devient sa compagne de voyage et joue un rôle essentiel dans la conservation de son œuvre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le couple reste en Algérie avant de revenir en France en 1945. Albert Marquet partage alors son temps entre Paris et La Frette-sur-Seine. Il meurt à Paris le 14 juin 1947. Marcelle Marquet consacrera ensuite une grande partie de sa vie à défendre et documenter son travail.

Regardez attentivement le revers de votre tableau avant de faire remplacer son châssis ou son encadrement. Albert Marquet a beaucoup voyagé et certaines œuvres portent au dos un nom de ville, une date, un ancien numéro de stock ou une étiquette de galerie. Ces informations peuvent permettre de rattacher le tableau à un séjour précis de l’artiste !

Une inscription « Alger », « Le Havre », « Marseille » ou « La Frette » doit être photographiée, même si elle semble difficile à lire. La cohérence entre le lieu indiqué, le sujet et la date supposée constitue un élément important de l’expertise.

Ne nettoyez pas non plus la peinture avant son examen. Les ciels et les étendues d’eau de Marquet reposent souvent sur de fines nuances de gris, de bleu et de vert. Un nettoyage trop agressif peut altérer ces passages délicats et réduire la valeur de l’œuvre.

Vous possédez un tableau, un dessin, une aquarelle ou une lithographie attribuée à Albert Marquet ? Confiez son étude aux experts et commissaires-priseurs d’Estimon’Objet. Vous recevrez une estimation argumentée, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats du marché. Si une vente est envisageable, notre équipe pourra également vous orienter vers la solution la plus adaptée.

En lien avec Albert Marquet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Camille Claudel

Camille Claudel

Home » artistes » Page 176

Estimation et cote de l'artiste Camille Claudel

Camille Claudel, peintre et sculptrice française, a longtemps été réduite à son rôle de muse du célèbre sculpteur Auguste Rodin et à son destin tragique. Cependant, depuis plusieurs années, différents travaux ont sorti de l’ombre le travail d’une artiste talentueuse et ambitieuse, dont les œuvres mêlent, certes, l’influence du maître – influence qui fut réciproque – et une originalité tout à fait propre dans le traitement du nu, l’utilisation des courbes, la maîtrise des attitudes et des compositions.

Estimation gratuite Camille Claudel

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Camille Claudel et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Camille Claudel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Camille Claudel ?

Camille Claudel naît en 1864 dans le village de Fère-en-Tardenois. Elle manifeste très tôt une appétence pour le travail plastique de la terre, ainsi qu’une personnalité affirmée. Dès la fin des années 1870, elle est remarquée par le sculpteur Alfred Boucher qui la prend sous son aile. En 1882, la famille Claudel emménage à Paris, où Camille suit des cours à l’Académie Colarossi, puisque l’École nationale supérieure des Beaux-Arts est interdite d’accès aux femmes jusqu’en 1897 : de cette formation non-académique résulte un style affranchi des conventions.

C’est à cette période qu’elle fait la rencontre d’Auguste Rodin (1840-1917), sculpteur de vingt-quatre ans son aîné, dont l’art révolutionnaire commence à connaître un grand succès. Elle devient une de ses praticiennes et collabore avec lui sur plusieurs œuvres importantes ; cependant, il est difficile de lui attribuer des éléments précis car à l’époque, le travail et la personnalité des assistants et collaborateurs d’un maître ne sont pas reconnus. La légende veut ainsi qu’elle ait réalisé les pieds et les mains des Bourgeois de Calais (1895) ou encore participé à la Porte de l’Enfer (1880–1917). Parallèlement à ce chantier, elle exécute La jeune fille à la gerbe (1886). Cette œuvre marque un tournant dans sa pratique artistique : Camille Claudel se dégage réellement de l’influence du maître. La jeune fille représentée allie des formes géométriques à une attitude délicate, et l’aspect inachevé de l’œuvre renforce sa puissance expressive. Rodin s’est directement inspiré de cette œuvre pour sa Galatée (1887-1888). De même, Sakountala (1886), qui représente un couple enlacé, est acclamée par de nombreux critiques, qui vantent les attitudes originales mêlant abandon et subtile tendresse.

Cote et estimation de l'artiste Camille Claudel

Parallèlement, Camille Claudel entame une relation amoureuse tumultueuse avec Auguste Rodin, qui refuse cependant de quitter Rose Beuret, sa compagne de toujours. L’élève et le maître se séparent définitivement en 1898, ce qui porte un coup supplémentaire à la santé mentale instable de Camille Claudel. Il est probable que cet épisode douloureux lui ait inspiré L’Âge mûr (1899–1902), où l’on voit un couple âgé tourner le dos à une jeune femme qui, suppliante et à genoux, tente de se raccrocher à la main de l’homme.

Camille Claudel glisse lentement dans la paranoïa et en 1913, sa famille demande son internement à l’asile psychiatrique de Montdevergues (Vaucluse). Cela marque le début d’une isolation quasi-totale qui durera près de trente ans. Oubliée de tous, Camille Claudel y meurt en 1943 sans qu’aucun membre de sa famille ne soit présent à son enterrement.

Ces dernières années, les œuvres de Camille Claudel ont pu atteindre des adjudications très élevées sur le marché de l’art. Sa récente redécouverte et la quantité relativement restreinte d’œuvres lui étant attribuées avec certitude en sont les deux facteurs principaux. Ainsi, en 2017, deux de ses bronzes, La Valse (1892) et L’Abandon (1886) ont été adjugés à 1,18 million d’euros chacun, des prix impressionnants pour des œuvres d’aussi modestes dimensions (entre quarante et soixante centimètres). Cependant, les terres cuites ou les plâtres, de moindres dimensions et d’aspect moins abouti, sont généralement adjugés entre 7 000 et 10 000 euros.

Par ailleurs, on observe une présence importante des musées dans les salles de ventes en ce qui concerne les œuvres de cette artiste, avec un nombre conséquent de préemptions. Ainsi, lors d’une vente de dix-sept sculptures de Claudel en 2017, douze ont été préemptées par des musées français.

Vous souhaitez faire expertiser une sculpture de Camille Claudel et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Camille Claudel en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Camille Claudel

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pierre Bonnard

Pierre Bonnard

Home » artistes » Page 176

Estimation et cote de l'artiste Pierre Bonnard

Membre du groupe des Nabis aux côtés d’Édouard Vuillard, Maurice Denis et Paul Sérusier, il est célèbre pour ses scènes d’intérieur, ses paysages lumineux, ses natures mortes et ses portraits de Marthe, son épouse et principal modèle. Ses tableaux sont aujourd’hui conservés dans les plus grands musées et recherchés par les collectionneurs du monde entier.

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie de Pierre Bonnard ? Les experts en art moderne et les commissaires-priseurs d’Estimon’Objet vous proposent une estimation gratuite, fondée sur les caractéristiques de votre œuvre et les résultats récents du marché.

Estimation gratuite Pierre Bonnard

Prix des œuvres de Pierre Bonnard

  • Peintures et huiles sur toile : de 20 000 € à plus de 15 millions d’euros

  • Aquarelles et gouaches : de 5 000 € à plus d’un million d’euros

  • Dessins au crayon, à l’encre ou au fusain : de 1 000 € à plus de 100 000 €

  • Lithographies signées et numérotées : de 500 € à 10 000 €

  • Affiches originales et estampes rares : de 1 000 € à plusieurs dizaines de milliers d’euros

Pour faire estimer gratuitement une œuvre de Pierre Bonnard, il vous suffit de remplir le formulaire d’estimation en ligne d’Estimon’Objet. La démarche est gratuite, confidentielle et sans engagement. Afin de permettre à nos experts d’étudier votre œuvre, pensez à transmettre : une photographie nette de l’œuvre entière ; plusieurs photographies de détail ; une photographie de la signature ; une vue du revers, du châssis ou du dos de la feuille ; les dimensions avec et sans le cadre ; la technique et le support, s’ils sont connus ; les étiquettes, numéros, cachets et inscriptions visibles ; les factures, certificats ou documents de provenance disponibles.

Notre spécialiste confronte ces informations aux œuvres répertoriées de Pierre Bonnard et aux résultats obtenus récemment aux enchères. Vous recevez généralement une première fourchette d’estimation sous quelques jours seulement. Cette estimation constitue un premier avis de valeur. Pour une peinture importante ou une œuvre dont l’attribution demande des recherches supplémentaires, un examen physique et une consultation des archives peuvent être nécessaires.

La cote de Pierre Bonnard sur le marché de l’art

La cote de Pierre Bonnard demeure particulièrement solide. Ses œuvres attirent des collectionneurs français, européens, américains et asiatiques. Ses grandes peintures comptent parmi les œuvres les plus recherchées du mouvement nabi.

Les paysages du Cannet et de Vernonnet, les scènes de terrasse, les intérieurs colorés et les nus de Marthe obtiennent généralement les meilleurs résultats. La date de création joue également un rôle majeur : les œuvres des périodes nabi et méditerranéenne sont très appréciées.

La cote des peintures de Pierre Bonnard

Les huiles sur toile représentent la partie la plus prestigieuse du marché de Pierre Bonnard. Les petits formats et les œuvres moins caractéristiques peuvent se vendre quelques dizaines de milliers d’euros. Les tableaux bien documentés atteignent régulièrement plusieurs centaines de milliers d’euros, tandis que les chefs-d’œuvre dépassent plusieurs millions. Voici quelques ventes de référence :

  • La Terrasse ou Une terrasse à Grasse (1912) : cette importante huile sur toile a été adjugée 19 570 000 dollars lors d’une vente organisée à New York en mai 2019. Il s’agit du record mondial de Pierre Bonnard aux enchères.
  • Terrasse à Vernon (1923) : cette grande toile signée et datée « Bonnard 23 » a été vendue 7 014 200 livres sterling à Londres en février 2011, soit environ 8,5 millions d’euros au moment de la vente.
  • Deux corbeilles de fruits (vers 1935) : cette nature morte a atteint 6 660 000 dollars lors d’une vente à New York en novembre 2022.
  • Vue du Cannet (1927) : ce paysage monumental de plus de deux mètres de côté a été adjugé 3 401 250 livres sterling à Londres en juin 2008.
  • Midi au jardin (1946) : cette huile sur toile provenant de la famille de Claude Terrasse a été vendue 762 000 euros à Paris en avril 2026.

Ces résultats montrent l’importance du sujet et de la provenance. Une scène de terrasse très aboutie, un intérieur du Cannet ou un tableau qui représente Marthe peut atteindre un prix bien supérieur à celui d’une petite étude ou d’un paysage moins caractéristique.

La cote des dessins, aquarelles et gouaches

Pierre Bonnard dessinait quotidiennement. Il gardait souvent un petit carnet dans sa poche afin de noter une silhouette, un animal ou un détail aperçu pendant une promenade. Ses œuvres sur papier vont du croquis rapide à la grande composition en couleurs.

Un dessin au crayon peut valoir quelques milliers d’euros. Les aquarelles, gouaches et pastels très travaillés peuvent dépasser 100 000 euros. Les œuvres exceptionnelles, bien documentées et liées à une peinture importante atteignent parfois des sommes beaucoup plus élevées. Voici quelques résultats de ventes :

  • Autoportrait (1930) : cette aquarelle, gouache et mine de plomb sur papier a été vendue 2 238 000 dollars à New York en novembre 2023.
  • Étude pour le “Nu à la baignoire” (vers 1931) : cette gouache, aquarelle et mine de plomb a été adjugée 228 600 euros à Paris en avril 2026.
  • Trois bouquets de fleurs (1920) : cette aquarelle et mine de plomb sur papier a atteint 109 650 dollars lors d’une vente à New York en mai 2026.
  • Projet de programme pour la Villa Bach, Deux cavaliers (vers 1891) : cette œuvre à l’aquarelle, à l’encre et au crayon a été vendue 13 970 euros à Paris en avril 2026.
  • Jardin au bord de la Seine (1936) : ce petit dessin à la mine de plomb, pourvu du cachet « PB », a été adjugé 1 097 dollars à New York en octobre 2025.

La qualité du dessin, la présence de couleurs, les dimensions, la provenance et le lien avec une peinture connue peuvent faire varier considérablement l’estimation.

La cote des lithographies et estampes

Pierre Bonnard occupe une place importante dans l’histoire de la lithographie. Dès les années 1890, il réalise des affiches, des programmes, des illustrations et des estampes. Il collabore notamment avec La Revue blanche et l’éditeur Ambroise Vollard.

Les estampes courantes se vendent parfois quelques centaines d’euros. Un tirage signé, numéroté, bien conservé et imprimé sur un papier recherché peut valoir plusieurs milliers d’euros. Les affiches originales et les épreuves rares en couleurs peuvent atteindre des montants plus élevés. Quelques exemples de résultats :

  • Les Chiens (1893) : une lithographie signée sur papier Japon, tirée à seulement vingt exemplaires sur ce papier, a été vendue 5 670 dollars à New York en avril 2021.
  • Coin de rue vu d’en haut, issu de l’album Quelques aspects de la vie de Paris (1899) : cette lithographie en couleurs, signée des initiales et numérotée, a été adjugée 2 286 dollars à New York en avril 2023.
  • Daphnis et Chloé (1902) : un ensemble de cinq lithographies en noir a été vendu 2 286 euros à Paris en avril 2026.
  • La Rue Molitor (vers 1925) : cette lithographie signée et numérotée 36/50 a atteint 1 677 dollars à New York en octobre 2025.
  • Jeune femme aux bas noirs (1893) : un exemplaire signé et numéroté, issu d’une édition de cent épreuves, a été vendu 1 016 dollars à New York en avril 2023.

Pour estimer une lithographie de Pierre Bonnard, il faut vérifier la technique, le papier, les dimensions de la feuille, la présence d’une signature, le numéro du tirage et les références du catalogue de l’œuvre gravé.

Comment reconnaître une peinture de Pierre Bonnard ?

Une peinture de Pierre Bonnard représente souvent une scène familière : une table après le repas, une femme dans une salle de bain, une fenêtre ouverte sur un jardin ou un chien installé dans une pièce. Pourtant, la scène n’est jamais organisée comme une photographie classique. Un personnage peut être placé au bord du tableau, un visage peut presque disparaître dans le décor et une porte ou un miroir peut ouvrir un second espace.

La couleur constitue un autre indice important. Bonnard ne cherche pas toujours à reproduire les teintes exactes de la réalité. Il associe des jaunes lumineux, des roses, des oranges, des verts et des violets afin de traduire le souvenir d’un lieu. Certaines parties restent légères, alors que d’autres montrent plusieurs couches de peinture et de nombreuses retouches.

Il faut aussi examiner la perspective. Les tables semblent parfois inclinées, les murs ne suivent pas des lignes parfaitement droites et les objets peuvent paraître décalés. Ces particularités correspondent à sa manière de reconstruire une scène à partir de ses souvenirs et de ses dessins préparatoires.

Le support fournit enfin de précieux renseignements. Bonnard travaillait souvent sur des morceaux de toile non montés, fixés directement au mur de son atelier. Il choisissait parfois les dimensions définitives seulement lorsque la peinture lui paraissait terminée. Les bords, les anciens trous de fixation et le montage de la toile doivent donc être examinés avec attention.

Reconnaître la signature de Pierre Bonnard

Pierre Bonnard signe généralement ses peintures du nom « Bonnard ». La signature se trouve souvent dans un angle inférieur, à droite ou à gauche. Elle peut être tracée au pinceau dans une couleur proche de celles du tableau afin de rester discrète.

Certaines œuvres portent une date placée à côté du nom, comme l’inscription « Bonnard 23 » visible sur Terrasse à Vernon. L’écriture reste généralement simple, légèrement inclinée et assez souple.

Tous les tableaux de Pierre Bonnard ne sont toutefois pas signés. Une absence de signature ne permet donc pas d’écarter immédiatement une œuvre. À l’inverse, une signature ressemblante ne suffit jamais à confirmer son authenticité.

Sur certains dessins et certaines œuvres restées dans l’atelier, on rencontre un cachet composé des lettres « PB ». Ce cachet, répertorié sous le numéro Lugt 3887, ne correspond pas à une signature manuscrite de l’artiste. Il doit être étudié avec le papier, la technique, la provenance et les éventuels certificats.

Signature Pierre Bonnard
Expertise signature Pierre Bonnard

Tableau de Pierre Bonnard : ce que regardent nos experts

Pour estimer un tableau de Pierre Bonnard à partir de photographies, Romain Rudondy, commissaire-priseur et spécialiste de l’art moderne, commence par examiner la composition générale. Il recherche les sujets familiers de l’artiste, mais aussi sa façon particulière de placer les personnages, les objets, les fenêtres et les miroirs.

Il étudie ensuite la matière picturale. Une photographie prise de côté permet de distinguer les différences d’épaisseur, les reprises et les zones où la toile reste visible. Bonnard pouvait modifier ses peintures pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Une surface trop uniforme ou une œuvre qui reproduit mécaniquement les couleurs d’un tableau connu demande donc une grande prudence.

Le revers est tout aussi important. Romain vérifie la trame de la toile, le châssis, les clous, les étiquettes de galerie, les numéros d’exposition et les anciennes marques de transport. Chez Bonnard, la manière dont la toile a été découpée puis montée peut apporter des informations précieuses.

La provenance et la bibliographie complètent cette analyse. Pour les peintures importantes, la présence de l’œuvre dans le catalogue raisonné établi par Jean et Henry Dauberville constitue un élément essentiel. L’estimation sur photographies permet de donner une première fourchette de valeur, mais elle ne remplace pas une authentification matérielle lorsque celle-ci est nécessaire avant une vente.

Pierre Bonnard, peintre des Nabis et de la vie quotidienne

Pierre Bonnard naît en 1867 à Fontenay-aux-Roses, dans une famille de la bourgeoisie française. Son père souhaite le voir embrasser une carrière dans l’administration. Le jeune homme suit donc des études de droit et obtient sa licence, mais il fréquente parallèlement l’Académie Julian et l’École des beaux-arts de Paris. Il y rencontre Édouard Vuillard, Maurice Denis et Paul Sérusier. Ensemble, ils fondent le groupe des Nabis à la fin des années 1880.

Sa carrière prend un premier tournant en 1891 grâce à une affiche créée pour France-Champagne. Cette commande attire l’attention de Toulouse-Lautrec et lui ouvre les portes du monde de l’édition et de la presse. Bonnard dessine alors des affiches, des programmes de théâtre, des décors et des illustrations pour La Revue blanche. Son goût pour les estampes japonaises lui vaut le surnom de « Nabi japonard ». En 1893, il rencontre Maria Boursin, qui se présente sous le nom de Marthe de Méligny. Elle devient sa compagne, son modèle puis son épouse en 1925.

Bonnard quitte peu à peu l’agitation parisienne. En 1912, il achète une maison à Vernonnet, près de Giverny, où il rend régulièrement visite à Claude Monet. En 1926, il s’installe au Bosquet, une maison située au Cannet, sur les hauteurs de Cannes. Marthe meurt en 1942. Très affecté, Bonnard continue néanmoins à travailler. Le Museum of Modern Art de New York lui consacre une rétrospective en 1946. Il meurt au Cannet le 23 janvier 1947, quelques jours après avoir apporté ses dernières retouches à L’Amandier en fleurs.

(Illus.)Pierre Bonnard, La nappe à carreaux rouges (1910, coll. privée)

Ne vous inquiétez pas immédiatement si votre tableau possède un châssis qui semble plus récent que la peinture. Pierre Bonnard travaillait souvent sur de grandes pièces de toile fixées directement au mur, sans châssis définitif. La toile pouvait être découpée et montée seulement après son achèvement. Un changement de châssis n’est donc pas nécessairement un mauvais signe !

Avant de faire nettoyer, restaurer ou retendre une toile attribuée à Pierre Bonnard, photographiez soigneusement ses bords, son revers et tous les anciens trous de fixation. Ces détails peuvent disparaître au cours d’une intervention, alors qu’ils fournissent parfois des renseignements importants sur la réalisation de l’œuvre.

Évitez également de retirer les anciennes étiquettes. Une simple mention de galerie, d’exposition ou de transport peut aider à reconstituer la provenance du tableau et avoir une influence directe sur son estimation.

En lien avec Pierre Bonnard

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art moderne

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Marc CHAGALL (1887 - 1985) Les amoureux de Vitebsk. 1959 Huile sur carton marouflé sur toile Signée en bas à gauche 54 x 44,8 cm Provenance : - Galer

💰 Adjudication :
600 000 €

🔎 Estimation :
300 000 € - 600 000 €

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Pierre BONNARD (1867-1947) Le Chemin vert et le canal. Vers 1919 Huile sur toile Signée en bas à droite 50 x 62 cm Provenance : - Collection particul

💰 Adjudication :
210 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Zdzisław BEKSINSKI (1929-2005) Les deux tours de 1885, 1980 Huile sur isorel Signée et datée 1980 au dos 89 x 89 cm

💰 Adjudication :
103 000 €

🔎 Estimation :
15 000 € - 20 000 €

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Eugène GIRARDET (1853-1907) La prière Huile sur toile
Signée en bas à droite 70 x 110 cm Provenance : Famille de l’artiste

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite yonel lebovici

Yonel Lebovici

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Estimation et cote de l'artiste Yonel Lebovici

Yonel Lebovici est un designer français, né en 1937. Il obtient en 1955 un diplôme d’aéronautique, puis suit des cours de dessin à la Grande-Chaumière, académie d’art privée située à Paris. Par la suite, il entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Appliqués, puis à l’École des Arts et Métiers en 1957.

Estimation gratuite yonel lebovici

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Yonel Lebovici, le design au service de la maison

Il rejoint en 1962 le studio de Serge Mansau, sculpteur et designer spécialisé dans la création de flacons de parfums, où il s’initie à la technique du verre soufflé. Sa première œuvre, intitulée Aquariophile, est une table créée en 1965.

En 1969, Yonel Lebovici ouvre son propre atelier de sculpture à Paris. Il y réalise ses premières œuvres lumineuses. La même année, il conçoit la lampe Satellite, en plexiglas et acier chromé. Il l’édite en 1977 en vingt exemplaires de plus petite taille.

En parallèle, il ouvre la galerie Formes et Couleurs dans le XVIIIème arrondissement parisien, et y expose des objets insolites chinés aux Puces, qui côtoient ses propres créations.

Au début des années 1970, Yonel Lebovici commence à transposer et agrandir des objets industriels et usuels avec beaucoup d’humour : la prise électrique devient Lampe Fiche Mâle en 1978, la table de salle à manger est montée sur des couverts de taille monumentale avec Les Dessous de table en 1992. Il donne d’ailleurs le nom de Sculptures utiles à ce type de création. Parmi celles-ci, Burotube et la lampe Pantographe sont des créations uniques, en l’espèce détenues par Yvon Poullain, collectionneur et mécène de l’artiste.

Les oeuvres et la cote de Yonel Lebovici

En 1980, le designer participe à plusieurs expositions, notamment au Musée des Arts Décoratifs et au Salon du Luminaire ; il s’y voit décerner le prix « Lampe d’argent ». Lebovici voit alors ses œuvres régulièrement exposées, au Salon des Artistes Décorateurs ou encore au Centre Pompidou, dans le cadre de l’exposition « Lumière, je pense à vous ».

L’artiste meurt en 1998. Son œuvre est abondamment présente aujourd’hui dans les collections permanentes du Fonds National d’Art Contemporain et du Musée des Arts Décoratifs. Entre sculpture et design, ses créations oscillent entre 500 et 2 000 euros pour les petites pièces et entre 3 000 et 50 000 euros pour les luminaires. Les Dessous de table reste l’œuvre adjugée au montant le plus élevé, avec 170 232 euros en septembre 2007.

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En lien avec Yonel Lebovici

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Mado Jolain

Mado Jolain

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Estimation et cote de l'artiste Mado Jolain

Mado Jolain (1921-2019) est une figure essentielle de la céramique française d’après-guerre. Artiste à la fois discrète et audacieuse, elle a contribué à redéfinir la place de la céramique dans l’art moderne, oscillant entre sculpture et objet du quotidien. Ses créations, empreintes d’une grande liberté formelle, séduisent aujourd’hui les collectionneurs et amateurs d’art décoratif du XXe siècle.

Estimation gratuite Mado Jolain

Prix des œuvres de Mado Jolain

  • Céramiques et sculptures : entre 500 € et 15 000 €

  • Pièces décoratives uniques ou collaborations avec René Legrand : jusqu’à 25 000 €

  • Dessins, croquis et œuvres sur papier : entre 200 € et 2 000 €

Vous possédez une céramique, un vase ou une sculpture de Mado Jolain et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre gratuitement et en toute confidentialité avec Estimon’objet. Notre équipe d’experts et de commissaires-priseurs spécialisés dans les arts décoratifs et le design du XXe siècle vous fournit une estimation précise sous quelques jours. Grâce à notre expertise reconnue, vous bénéficiez d’une analyse fiable basée sur les dernières tendances du marché de l’art et les ventes aux enchères récentes.

Mado Jolain, une pionnière de la céramique moderne

Née à Paris en 1921, Mado Jolain étudie à l’École nationale des arts décoratifs, où elle s’oriente d’abord vers le dessin et la peinture. Son intérêt pour la terre cuite et la matière brute se révèle après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où la céramique retrouve un statut artistique majeur en France. En 1948, elle fonde son propre atelier à Paris, puis s’installe à Biot, haut lieu de la céramique provençale. C’est là qu’elle développe un langage artistique unique : des formes épurées, des volumes architecturés et des glaçures d’une grande modernité. Mado Jolain s’éloigne volontairement de la production traditionnelle pour créer un art à mi-chemin entre sculpture et objet d’usage. Son œuvre traduit une recherche constante d’équilibre entre fonctionnalité et esthétique, entre rigueur et spontanéité.

Un art entre nature et architecture

Les céramiques de Mado Jolain se reconnaissent à leur géométrie claire et à leurs textures minérales, souvent inspirées des paysages méditerranéens. Ses vases, jarres, plats et lampes jouent sur la lumière, les creux, les reliefs et les variations de tonalités.
L’artiste privilégie les engobes mates, les terres chamottées et les glaçures naturelles. Elle conçoit ses pièces comme des architectures miniatures, parfois monumentales, toujours poétiques. Elle collabore régulièrement avec René Legrand, son mari et architecte, notamment pour des projets décoratifs intégrant ses créations dans l’architecture contemporaine. Ce dialogue entre céramique et construction confère à son œuvre une dimension rare, à la croisée de l’art et du design.

Une reconnaissance progressive

Bien que Mado Jolain ait longtemps œuvré dans une certaine discrétion, son talent est aujourd’hui pleinement reconnu. Ses œuvres figurent dans plusieurs collections publiques et musées de design, dont le Musée des Arts Décoratifs de Paris et le Centre Pompidou.
Ses créations, recherchées pour leur modernité intemporelle, séduisent une nouvelle génération de collectionneurs sensibles à l’esthétique brute et organique du design d’après-guerre. Depuis les années 2000, la cote de Mado Jolain ne cesse de croître, portée par le regain d’intérêt pour les grands céramistes français des années 1950 aux années 1970, tels que Jacques et Dani Ruelland, Accolay, Vallauris ou Roger Capron.

Un univers sensible et authentique

L’œuvre de Mado Jolain s’inscrit dans un rapport très personnel à la matière. Elle s’attache à révéler la beauté de l’imperfection, la chaleur du fait main et la puissance expressive de la terre. Son travail, à la fois sensuel et rigoureux, incarne parfaitement la philosophie du “beau utile”, chère aux artisans d’art de l’après-guerre. Chaque pièce, unique, témoigne d’une approche quasi méditative du geste, où la simplicité devient synonyme d’émotion.

Cote des œuvres de Mado Jolain sur le marché de l’art

Aujourd’hui, la cote de Mado Jolain est en nette progression, notamment lors des ventes dédiées au design et à la céramique d’après-guerre. Les collectionneurs recherchent ses pièces pour leur authenticité et leur équilibre formel. Les enchères récentes illustrent cette tendance :

  • Grand vase en grès émaillé, vers 1960, adjugé 12 000 € en 2023.

  • Paire de lampes en céramique et laiton, vers 1955, vendue 9 500 € à Paris, en 2022.

  • Vase sculptural en terre chamottée, pièce unique signée, adjugé 7 200 € en 2021

  • Grand plat décoratif émaillé bleu et ocre, vendu 4 000 € (Paris, 2020).

Les créations les plus recherchées sont celles réalisées entre 1950 et 1970, période où Mado Jolain développe son langage plastique le plus abouti. Vous possédez une céramique, une lampe ou un vase signé Mado Jolain ? Grâce à Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, confidentielle et sans engagement. Nos experts spécialisés en céramique et design du XXe siècle vous accompagnent dans la mise en vente de votre œuvre ou dans l’évaluation de votre patrimoine artistique. Faites estimer votre œuvre dès aujourd’hui sur Estimonobjet.fr et découvrez la vraie valeur de votre Mado Jolain.

Reconnaître la signature de Mado Jolain

Identifier une œuvre authentique de Mado Jolain passe aussi par l’examen attentif de sa signature. L’artiste apposait généralement ses initiales « MJ », parfois gravées ou incisées directement dans la terre avant cuisson, parfois peintes sous l’émail. Ces marques, sobres et discrètes, se retrouvent principalement à la base des vases, plats ou sculptures. Certaines pièces plus anciennes ou réalisées en collaboration avec René Legrand portent un monogramme stylisé “MJ”, formé de lettres entrelacées, typique de la période des années 1950-1960. Ce monogramme MJ, sobre et géométrique, témoigne de l’attention portée par Mado Jolain au moindre détail de ses créations, jusque dans la signature. Cette marque est aujourd’hui un véritable gage d’authenticité et de qualité, permettant de distinguer les œuvres originales de la céramiste de celles, anonymes, issues d’ateliers contemporains.

Signature Mado Jolain
Expertise Signature Mado Jolain

En lien avec Mado Jolain

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Joseph Andre Motte

Joseph-André Motte

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Estimation et cote de l'artiste Joseph-André Motte

Né en 1925 et décédé en 2003, Joseph-André Motte est un designer et architecte d’intérieur français très reconnu. Il est formé à l’école des arts appliqués à l’industrie à Paris, avec des professeurs tels René Gabriel et Louis Sognot. Il est influencé par le designer américain Charles Eames et l’architecte Ludwig Mies van der Rohe dans la recherche d’une ligne pure et la création de mobilier à partir de matériaux industriels (métal et cuir par exemple).

Estimation gratuite Joseph Andre Motte

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Joseph-André Motte, les débuts d'un designer hors-pair

En 1954, il cofonde l’Atelier de recherche plastique (ARP) aux côtés de Pierre Guariche et Michel Mortier. Cet atelier signe collectivement des travaux de recherche, une première à l’époque. Ils cherchent à créer du mobilier accessible tout en soignant l’esthétique des objets dans un certain héritage classiciste. La même année, il forme le Groupe 4 avec Alain Richard, Geneviève Dangles et René-Jean Caillette. Ses œuvres sont finalement emblématiques des années 1950 par leur forme alliant rondeur, simplicité et élégance.

La cote et les créations de Joseph-André Motte

Joseph-André Motte a autant créé des meubles que participé à des projets d’architecture dans le cadre de commandes publiques et privées. Il est par exemple à l’origine de l’aménagement intérieur de l’aéroport d’Orly-Sud ou de l’aménagement de la gare maritime du Havre. Entre 1974 et 1984 il réalise aussi la rénovation et l’aménagement d’une centaine de stations du métro parisien, comme la station La Chapelle par exemple, suite à la demande de la RATP. De son travail émerge le style surnommé « Andreu-Motte » qui fait référence à sa collaboration avec l’architecte Paul Andreu. Le fruit de leur travail se traduit par le carrelage blanc, les banquettes embouties sur rame métallique et sièges en plastique et des lignes d’éclairage de couleur. Chaque station est aménagée autour d’une couleur particulière, ce qui permet à ses usagers de la reconnaître plus facilement. Le siège à coque individuel devient la pièce maîtresse emblématique du métro.

De plus, il a été enseignant à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et a reçu Le Compasso d’Oro en 1970, le prestigieux prix italien du design.

Les créations du designer Joseph-André Motte sont toujours présentes sur le marché comme en attestent les dernières ventes aux enchères. Sa cote est élevée en ce qui concerne des lots très caractéristiques de son travail, les fauteuils ou chauffeuses : environ 55 000 euros. Un lot de deux Chauffeuses chromées, réalisées en métal chromé et de 79,5 centimètres de hauteur a été adjugé 40 000 euros lors d’une vente aux enchères qui a eu lieu en juin 2021.

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Estimation gratuite Serge Mouille

Serge Mouille

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Estimation et cote de l'artiste Serge Mouille

Serge Mouille est un artiste français spécialisé dans les luminaires, né à Paris en 1922. Il entre à treize ans à l’École des Arts Appliqués, à Paris et s’y spécialise en orfèvrerie et travail du métal. Après avoir travaillé quelques années auprès de Gabriel Lacroix, il ouvre son propre atelier en 1945.

Estimation gratuite Serge Mouille

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Serge Mouille ou l'art de créer des luminaires d'exception

Sa rencontre avec Jacques Adnet, directeur de la Compagnie des Arts Français, marque un tournant dans sa vie : en 1951, celui-ci lui demande de concevoir un « grand luminaire » pour sa clientèle Sud-Américaine. Il crée alors le Lampadaire trois bras, l’un de ses premiers modèles. Dès 1953, il commence ses recherches sur la fabrication artisanale de luminaires à plus grande échelle, tout en occupant le poste de directeur de l’atelier d’orfèvrerie de l’École des Arts Appliqués. En 1955, il est élu au sein de la Société des Artistes Décorateurs.

L’année suivante, Steph Simon ouvre une galerie de design boulevard Saint-Germain. Y sont exposées les créations d’artistes contemporains tels que Jean Prouvé ou Charlotte Perriand. La galerie accueille également les travaux de Serge Mouille en exclusivité, permettant le début d’une diffusion plus large de sa production. En parallèle, il se voit commander les luminaires des réfectoires et espaces verts de la Cité Universitaire d’Antony, ou encore les luminaires du paquebot transatlantique France.

Les oeuvres et la cote de Serge Mouille sur le marché de l'art

En 1962, Serge Mouille choisit de suivre une ligne radicalement opposée : du luminaire monochrome, il passe à l’imagination de la série des colonnes lumineuses utilisant le tube fluorescent, une nouveauté pour l’époque. Les deux séries sont alors si différentes que l’on peut penser qu’elles relèvent de deux artistes différents. Cette série fluorescente est moins bien reçue par le public et son succès est mitigé.

Il arrête alors sa production de luminaires en 1963. Vingt ans plus tard, il rencontre Alan Grizot, re-découvreur des maîtres du design français de l’après-guerre. Ce dernier devient son marchand et organise une première exposition à Paris, suivie d’une exposition en 1985 à New-York, Serge Mouille / Jean Prouvé, deux maîtres du métal.

Serge Mouille meurt en décembre 1988. Aujourd’hui, ses paires d’appliques monochromes en acier laqué atteignent une côte de 5 000 euros environ, tandis que ses suspensions à trois bras atteignent souvent une estimation de 20 000 euros. La vente la plus onéreuse est le Luminaire Gratte-ciel, produit en 1962. Ce dernier a été adjugé 190 000 euros en octobre 2016. Le Lampadaire trois bras, l’une de ses toutes premières créations en 1952, a atteint le montant de 128 000 euros en décembre 2020.

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Estimation gratuite Couple Székely

Székely (couple)

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Estimation et cote des artistes Pierre et Vera Székely

Les époux Székely sont des artistes sculpteurs, peintres et céramistes hongrois, installés en France après la Seconde Guerre mondiale.

Estimation gratuite Couple Székely

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Pierre Székely et ses oeuvres de design

Pierre Székely (1923-2001) a reçu une formation au dessin et à la gravure traditionnelle à Budapest, sa ville natale. C’est dans un camp de travail pendant la guerre qu’il découvre la taille de la pierre : il poursuit alors à Paris, à la fin de la guerre, la tradition avant-gardiste de la sculpture abstraite. À partir de 1960, il s’impose comme l’explorateur d’un domaine propre, entre l’architecture et la sculpture.

Alternant entre des œuvres poursuivant la logique surréaliste de « l’objet à fonctionnement poétique » et autres œuvres non-figuratives en lien avec l’architecture, son style innovant lui permet d’être sollicité pour réaliser une sculpture monumentale, Forme noire, destinée à orner un immeuble rue du Docteur-Blanche dans le XVIème arrondissement parisien en 1953.

À partir de la fin des années 1950, l’artiste réalise de nombreuses œuvres monumentales destinées à l’aménagement urbain : en 1957, il construit un ensemble de structures de jeux à Clamart (92), puis à l’Haÿ-les-Roses (94), Amiens (80) ou encore Grenoble (38). Il réalise également avec d’autres artistes l’aménagement du village de loisirs de Beg Meil (29) ou encore une structure d’escalade à Evry (91).

En 1981, une rétrospective est organisée à l’hôtel de la Monnaie à Paris. En 1984, le président François Mitterrand lui rend visite et lui commande plusieurs sculptures. En 1998, Pierre Székely est nommé chevalier de la Légion d’honneur. L’artiste continue de produire jusqu’à sa mort, en 2001.

Véra Székely, une artiste touche à tout

Véra Székely (1919-1994) a également reçu une formation traditionnelle dans l’atelier d’Hanna Dallos, dans le but de devenir graphiste. Elle commence en 1946 une collaboration artistique avec Pierre Székely, devenu son mari, et André Borderie.

Véra Székely se spécialise d’abord dans le domaine de la céramique et de la sculpture. Elle crée alors des œuvres abstraites aux formes dépouillées, s’inspirant des arts primitifs et objets de culte. En 1947, elle participe à l’exposition de l’Association France-Hongrie, dont le comité d’honneur regroupe des artistes tels que Georges Braque ou Henri Matisse. Ses œuvres sont exposées en galerie à partir de 1950, notamment au sein de la galerie Maxime Old ou de la galerie MAI.

Elle ouvre par la suite sa palette à la peinture, à la mosaïque, aux tapisseries ou aux vitraux, et présente son travail lors d’expositions à Paris, au musée d’Art moderne et à l’orangerie du jardin du Luxembourg à Paris, mais aussi ailleurs en France, ou encore aux Pays-Bas et en Hongrie.

Véra Székely meurt en 1994, à l’âge de 75 ans.

La cote et les oeuvres des époux Székely

Les époux ont également collaboré sur divers projets tels que la restauration intérieure de l’église Saint-Nicolas de Fossé dans les Ardennes en 1954. L’absence de moyens financiers les pousse à réaliser des œuvres d’une extrême simplicité esthétique. Également, en 1966, les époux travaillent à l’aménagement intérieur de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Clichy (92).

Si Pierre et Véra avaient des spécialités artistiques distinctes, il va sans dire que leur travail respectif a permis une émulation mutuelle, favorisant leur processus de création tout à fait novateur.

Aujourd’hui, le travail des époux Székely est largement reconnu dans le monde de la décoration et de l’ameublement : certaines productions apparaissent sur le marché de l’art à des montants excédant 10 000 euros, à l’instar d’une table en acier des années 1950, adjugée 17 920 euros en juin 2015.

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En lien avec Pierre et Vera Székely

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