Estimation gratuite Bengt Lindström

Bengt Lindström

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Estimation et cote de l'artiste Bengt Lindström

Bengt Lindström (1925-2008), de son nom complet Bengt Karl Erik Lindström, est un peintre, lithographe et sculpteur suédois né le 3 septembre 1925 à Storsjö Kapell. Il est réputé pour son œuvre expressionniste, souvent massive et très colorée, dont l’inspiration mythologique et l’application ont marqué l’art contemporain du XXe siècle.

Estimation gratuite Bengt Lindström

Prix des œuvres de Bengt Lindström

  • Peinture (huile, acrylique, mixed media sur toile/panneau) : entre 40 € et 90 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (dessins, lavis, études) : entre 50 € et 10 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples (tirages signés/numérotés) : entre 20 € et 3 500 €

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Bengt Lindström, l'influence d'une culture scandinave

Bengt Lindström naît dans un petit village de Suède d’un père instituteur fasciné par les traditions et mythes nordiques. Il grandit au cœur des terres Sápmi, entre les légendes et les paysages suédois, lesquels auront une importante influence dans ses œuvres au cours de sa vie. Toutefois, dans son enfance, Bengt Lindström est d’abord attiré par le sport et les histoires, qu’il aime écrire. Progressivement, il s’initie à la peinture et rejoint l’école d’art Isaac Grünewald de Stockholm avant de poursuivre sa formation au dessin à l’école des Beaux-Arts de Copenhague, au Danemark. C’est à cette période que le jeune homme réalise ses premières lithographies. Bengt Lindström continue ses études à l’Art Institute de Chicago en 1946, avant de s’envoler l’année suivante à Paris pour apprendre auprès de Fernand Léger (1881-1955) et André Lhote (1885-1962). Quelques mois plus tard, Lindström obtient une bourse de son pays natal pour s’installer en France où il réalise ses premières fresques et mosaïques. Au début des années 60, son style s’affine, la lithographie et la gravure prennent davantage de place dans ses œuvres et se ressentent jusque dans ses toiles, où la peinture semble presque sculptée. Dans cette période, ce qu’il produit est très figuratif mais l’inspiration scandinave se fait de plus en plus forte.

Bengt Lindström, le folklore monumental

Entre 1968 et 1978, Bengt Lindström possède un atelier à Savigny-sur-Orge et un autre à Sundsvall, en Suède. L’artiste navigue entre les deux et réalise d’une part une série de lithographies inspirées de la mythologie nordique, et d’autre part de grandes fresques publiques dans son pays d’origine. Il explore également de nouveaux mediums, s’essaye aux estampes, à la tapisserie et aux sculptures, toujours dans le domaine des contes et légendes scandinaves. À la fin des années 70, Bengt Lindström créé même des sculptures sur verre et d’autres en papier mâché, mais aussi quelques bijoux. En parallèle, l’artiste réalise Le Marteau de Thor, une immense sculpture commandée par Volvo en 1980. Lors de son exposition Les Grands Dieux Ase et les Walkyries à Stockholm en 1983, il dévoile sept œuvres immenses de 3m x 2,5m représentant les Dieux scandinaves accompagnés des serviteurs d’Odin. Bengt Lindström fait le tour des mythes et des supports artistiques avant d’achever, dans les années 90, ses séries représentant les Dieux nordiques. Des couleurs très vives, il dérive vers le noir et blanc.

Bengt Lindström, l'expressionnisme scandinave

Si Bengt Lindström est célèbre dans le monde entier pour son travail inspiré de la mythologie sami et des chamanes du Grand Nord, il s’est aussi fait connaître par ses embellissements publics et la palette de couleurs très vives et pures employées dans ses œuvres. Le bleu, le jaune, le vert, le rouge et le blanc sont très présents, en pleine pâte sur ses toiles, comme sculptés. L’emploi des couleurs, des textures et de l’art figuratif à travers une stylisation et des thèmes symboliques, ont fait de Bengt Lindström un artiste expressionniste important. Il dira même se sentir proche de la peinture nordique au même titre que Edvard Munch (1863-1944) ou Emil Nolde (1867-1956), lorsque son travail sera comparé au mouvement CoBra qui oppose l’art figuratif à l’art abstrait. Tout au long de sa vie, l’artiste ne cessera jamais d’explorer tout le folklore du Grand Nord et de l’exprimer à travers des peintures, des sculptures et des gravures.

 

La cote des œuvres de Bengt Lindström

Artiste suédois particulièrement polyvalent, Bengt Lindström a influencé son temps de bien des manières. Il ne s’est pas limité aux paysages, masques, esprits, Dieux, monstres et créatures peuplant la mythologie de son pays. L’artiste a également illustré des poèmes et réalisé de nombreux portraits de philosophes et écrivains contemporains. Ses fresques monumentales ne sauraient être délogées de leur habitat, mais Bengt Lindström laisse derrière lui beaucoup d’autres œuvres. Les estampes et les gravures ne figurent pas au catalogue des travaux les plus cotés de Bengt Lindström puisqu’elles sont estimées entre 200 et 1200€. Toutefois, ses dessins varient entre 800 et 10 000€, tandis que la fourchette de prix pour une sculpture est estimée entre 400 et 15 000€. Mais ce sont ses tableaux qui ont la cote la plus haute, estimés entre 1000 et 20 000€. Son huile sur toile de 1970, Enquiring, est adjugée à 12 236€ en 2014, tandis que l’huile sur toile colorée Le poète est vendue 25 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Bengt Lindström et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Bengt Lindström en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Bengt Lindström, La Déposition (1978), huile sur toile, 162×151 cm

Reconnaître la signature de Bengt Lindström

Savoir reconnaître la signature de Bengt Lindström est indispensable pour authentifier une œuvre de cet artiste suédois emblématique de la seconde École de Paris. Bengt Lindström signe la plupart de ses toiles, lithographies et sculptures de son nom complet « Lindström », en lettres capitales épaisses et dynamiques, souvent tracées à la peinture blanche ou noire pour se détacher de ses fonds vivement colorés. Sa signature, énergique et spontanée, reflète parfaitement son geste pictural puissant et expressif. On la retrouve fréquemment en bas à droite de ses œuvres majeures, comme Les Deux Visages ou Le Cri, et parfois accompagnée de la date d’exécution. Sur ses gravures et lithographies, Lindström appose un simple « Lindström » manuscrit au crayon, suivi du numéro de tirage, conformément aux usages de l’estampe contemporaine. Cette signature, au tracé ferme et reconnaissable, constitue un repère essentiel pour distinguer une œuvre authentique d’une reproduction. Face à un marché actif où circulent de nombreuses éditions et faux tirages, faire authentifier la signature de Bengt Lindström par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bengt Lindström — qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une sculpture ou d’une lithographie originale.

Expertise signature Bengt Lindström
Signature Bengt Lindström

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Estimation gratuite Pierre Alechinsky

Pierre Alechinsky

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Alechinsky

Le peintre et graveur Pierre Alechinsky naît le 19 octobre 1927 en Belgique mais bénéficie de la naturalisation française plus tard dans sa vie. Pierre Alechinsky est le membre fondateur de l’Internationale des artistes expérimentaux (IAE ou CoBrA), un mouvement artistique qui a duré quelques années. Les œuvres de Pierre Alechinsky se distinguent par sa capacité à mélanger le surréalisme à l’expressionnisme.

Estimation gratuite Pierre Alechinsky

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Pierre Alechinsky, fondateur du groupe CoBrA

Pierre Alechinsky tient ses origines belges de sa mère wallonne, tandis que son père, Pierre Alechinsky, est russe avec des racines juives. En dépit de ses parents médecins, Pierre Alechinsky étudie malgré tout l’illustration, la typographie et les techniquse d’imprimerie de 1944 à 1948, à l’École nationale supérieure d’Architecture et des Arts visuels de Bruxelles.
Il découvre pendant ces années-là les artistes Henri Michaux (1899-1984) et Jean Dubuffet (1901-1985), le critique d’art Jacques Putman (1926-1994), ainsi que l’œuvre de surréalistes. Ces rencontres seront très importantes pour Pierre Alechinsky qui commencera alors à peindre en 1947, intégrant la même année le groupe Jeune Peinture belge.



Pierre Alechinsky, sa fascination pour l'Extrême-Orient

Très vite, le succès se présente à Pierre Alechinsky qui devient l’un des artistes belges majeurs de la période après-guerre. L’artiste rencontre par la suite le peintre et poète Christian Dotremont (1922-1979), un des piliers du groupe CoBrA, que Pierre Alechinsky rejoint en 1949 auprès de nombreux autres artistes belges.
Ce mouvement artistique validé à Paris l’année précédente a été lancé en réponse à la bataille qui se livre entre le figuratif et l’abstrait dans le monde de l’art. Le but étant de réunir des artistes dans une aventure collective, sans qu’aucune théorie ou polémique ne vienne interférer dans le travail et la perception de chacun, de manière à ce que l’expression artistique soit spontanée, voire irrationnelle, mue par l’expérimentation.
Si le groupe s’est officiellement éteint en 1951, il s’est pourtant poursuivi pour et à travers Pierre Alechinsky, dans ses œuvres qui ont continué de véhiculer le langage dit primitif et naïf des artistes CoBrA, exprimant le rejet de l’abstraction et du réalisme.

Pierre Alechinsky, de Central Park à la consécration

Cette courte période pour Pierre Alechinsky est très importante pour lui car elle influence définitivement ses travaux et lui fait faire des rencontres qui feront davantage évoluer son œuvre, comme ce fut le cas en 1954 avec le peintre chinois Walasse Ting.
Progressivement, alors que Pierre Alechinsky est exposé un peu partout, l’artiste délaisse l’huile pour les encres. La calligraphie orientale et les gestes spontanés, souples et fluides de cette technique fascinent Alechinsky qui puise alors dans l’Extrême-Orient pour trouver l’inspiration. Mais c’est en 1965 qu’il découvre la technique qui définira son style définitif, à l’aide de Walasse Ting qui l’initie à l’acrylique. C’est grâce à cette révélation que Pierre Alechinsky réalise la même année Central Park, une acrylique sur papier marouflé.
Depuis cette toile, qui est devenue l’œuvre la plus célèbre de l’artiste, Pierre Alechinsky connaît la consécration et les expositions comme les commandes abondent. À tel point que la décoration de la rotonde de l’hôtel de Lassay à l’Assemblée nationale lui est confiée en 1992. Et si bien qu’en 2006, Pierre Alechinsky est nommé chevalier de la Légion d’honneur.




La cote des œuvres de Pierre Alechinsky

L’artiste belge Pierre Alechinsky a principalement réalisé des peintures au cours de sa vie, même si l’on retrouve des gravures ainsi que de nombreuses encres de Chine en lavis. Ces dernières sont estimées entre 2000 et 60 000€, le record appartenant à son œuvre Le passé inaperçu, vendue aux enchères au prix de 211 559€. Les gravures, plus rares, ont été réalisées à partir de 1952, juste après la fin de CoBrA. Si la moyenne est estimée entre 200 et 15 000€, sa grande gravure l’Aveuglette réalisée en 1975 a été adjugée en 1990 à 57 892€.
Les peintures de Pierre Alechinsky sont les plus recherchées. Les premières sont des huiles sur toile, et les suivantes des acryliques. Le prix moyen est de 200 000€, bien qu’il y ait des tableaux dont le prix d’entrée est de 10 000€, au même titre que son œuvre Mur d’oiseaux fut vendu à 1 150 000€ en 2018. Ainsi, le prix des œuvres de Pierre Alechinsky fluctue beaucoup selon la période, sachant que ses travaux d’après-guerre sont plus estimés.



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(Illus.) Pierre ALECHINSKY – Mardi Gras (1978), lithographie en couleurs

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Estimation gratuite Alighiero Boetti

Alighiero Boetti

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Estimation et cote de l'artiste Alighiero Boetti

Alighiero Boetti (1940-1994) est un artiste italien conceptuel et pluridisciplinaire lié à l’Arte povera. Considéré comme l’un des pionniers du mouvement, l’artiste est aussi reconnu pour ses immenses tapisseries représentant des cartes du monde et illustrant des questionnements géopolitiques. Artiste de renommée internationale, les oeuvres d’Alighiero Boetti sont exposées dans les plus grandes institutions.

Estimation gratuite Alighiero Boetti

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Alighiero Boetti, pionnier de l’arte Povera

Au début des années 1960, Alighiero Boetti abandonne ses études d’école de commerce pour étudier l’art à l’Université de Turin. Il se lie d’amitié avec les artistes Luciano Fabro et Michelangelo Pistoletto, autres membres du groupe en devenir de l’arte povera. 

 

Les premières années de création d’Alighiero Boetti donnent lieu à des objets composés de matériaux communs tels que le bois, le carton et l’aluminium. Réalisée en métal et en verre, la Lampada Annuale (1966) est une lampe, de forme rectangulaire et noire, qui s’allume onze secondes par an. À l’esthétique sobre et austère, cet objet ordinaire est dépourvu de sa fonctionnalité et soumis à l’aléatoire, qui régit le processus créatif. 

 

En janvier 1967, Boetti réalise sa première exposition personnelle à la galerie Stein de Turin où il présente ses sculptures faites de juxtapositions et d’empilement de différents matériaux. 

En septembre de la même année, Boetti participe à une exposition collective, organisée par le critique d’art Germano Celant, aux côtés de Mario Merz, Jannis Kounellis, Giulio Paolini et de ses amis Luciano Fabro et Michelangelo Pistoletto. Intitulée « Arte Povera », cette exposition est l’évènement fondateur du mouvement, caractérisé par la sobriété et l’usage de matériaux ordinaires, et par une attitude critique vis-à-vis de la société de consommation.

Alighiero Boetti, un artiste conceptuel

À la fin des années 1960, Alighiero Boetti interroge l’identité de l’artiste et se renomme Alighiero e Boetti pour souligner la dualité qui le compose. Dans le photomontage Gemelli, l’artiste se met en scène avec humour, main dans la main avec son double. Alighiero Boetti développe une approche conceptuelle de l’art valorisant l’oeuvre en tant qu’idée et processus, davantage qu’objet fini et commercialisable.

Progressivement, Alighiero Boetti délaisse les objets et transfert son goût pour l’assemblage et les matériaux ordinaires à divers techniques graphiques. À partir de 1969, il entame ses Viaggi Postali, des cartes postales envoyées à ses proches et à des inconnus. Le papier, la lettre, la carte postale, l’enveloppe et le timbre deviennent des matériaux artistiques, qui témoignent également de son goût pour le jeu.

Dans les années 1970, Alighiero Boetti entame un travail sur l’alphabet et le langage. Réalisée au stylo bille, l’oeuvre Seguire il filo del discurso (1977) se compose de cinq toiles bleues ponctuées de virgules et d’un alphabet inscrit à gauche. Chacune des virgules correspond à une lettre de l’alphabet et compose ensemble une phrase codée à déchiffrer. Ludique, cette oeuvre se veut également une transgression de l’alphabet que Boetti assimile à l’ordre social.

Alighiero Boetti, un artiste (géo)politique

Rapidement, Alighiero Boetti ouvre son oeuvre à l’international en intégrant des questions liées à la géopolitique. L’artiste réalise de nombreux voyages au Moyen-Orient et développe une sensibilité aux cultures et à l’histoire de ses pays. En 1967, il crée la série de gravures sur cuivre Twelve Shapes Starting form 10 June suite à la guerre des Six Jours en Israel.

 

Au cours d’un deuxième voyage en Afghanistan, Alighiero Boetti s’intéresse aux broderies afghanes, et entame une collaboration avec des artisanes afghanes réfugiées au Pakistan. À partir de 1971, Boetti confie la réalisation d’immenses tapis-tableaux à ces femmes, dessinés au préalable par ses soins. 

En 1973, ils conçoivent une série de broderies colorées figurant des lettres de l’alphabet dans des carreaux, qui découpent le format carré de l’oeuvre. 

Fruit le plus célèbre de cette collaboration, la série Mappa représente des carte du monde où chaque pays est représenté par son drapeau. 


À partir de 1987 et jusqu’à sa mort, Alighiero Boetti se consacrera à la création de Tutto. Réalisée avec quatre-vingt quatre fils et couleurs différentes, ce tableau-tapis agence un espace saturé des formes abstraites ou figuratives, géographiques ou lyriques, inspirées des journaux et magazines, qui représente la diversité culturelle du monde.

Quelle est la cote d’Alighiero Boetti sur le marche de l’art

La conservation des oeuvres d’Alighiero Boetti dans les musées explique sa présence timide sur le marché de l’art. Toutefois, on retrouve certaines oeuvres textiles, des oeuvres sur papier à techniques mixtes, des oeuvres imprimées et quelques objets. 

Principalement issues de la série de broderies colorées sur l’alphabet, les oeuvres textiles d’Alighiero Boetti obtiennent la plus jolie cote avec des prix variant entre 20 000 et 70 000 euros. Les ventes récentes de 2022 semblent jouer à faveur d’une révision à la hausse de ces oeuvres avec des ventes autour de 90 000 euros. Pour des grands formats (minimum 1m), signée et datée de l’artiste, il faudra compter davantage autour de 100 000 voire 200 000 euros. 

Les oeuvres sur papier composent la grande majorité des oeuvres et ventes de Boetti sur le marché de l’art. Il faudra compter entre 3 000 et 15 000 euros en moyenne, et entre 20 000 et 60 000 euros pour des dessins de grand format, des collages, des lettres de l’alphabet. 

Les affiches ou sérigraphies d’Alighiero Boetti sont évaluées entre 1 000 et 3 000 euros, tandis que les rares objets et mobiliers céramiques présents sont adjugés, quant à eux, entre 300 et 3 000 euros. 

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(Illus.) Mappa, tapisserie, 1990, Gallerai Nazionale d’Arte Moderna, Roma

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Estimation gratuite Pol Bury

Pol Bury

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Estimation et cote de l’artiste Pol Bury

Pol Bury (1922 – 2005) est un artiste belge contemporain qui a marqué le XXème siècle. Durant sa carrière, il a pratiqué la peinture, le dessin, la sculpture, la gravure mais aussi l’écriture, l’architecture et même la réalisation de courts métrages expérimentaux. Il est notamment connu, et ce de façon internationale, pour ses reliefs et ses sculptures cinétiques qui ont marqué l’Histoire de l’Art.
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Prix des œuvres de Pol Bury

  • Sculpture cinétique - entre 8 000 € et 90 000 €

  • Œuvre sur papier ou estampe - entre 500 € et 5 000 €

  • Sculptures monumentales ou pièces uniques - jusqu’à 300 000 €

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La formation artistique de Pol Bury

Il commence sa formation artistique à 16 ans, en 1938, à l’Académie des Beaux-Arts de Mons en Belgique ; dans la foulée, il intègre le groupe surréaliste Rupture. Dans les années 1940, il côtoie des artistes surréalistes tels que René Magritte et participe à l’Exposition internationale du surréalisme. En 1946, Pol Bury s’oriente progressivement vers l’abstraction et souhaite aller au-delà des peintures représentatives, thématiques et fixes du surréalisme. Quelques années plus tard, en 1952, il devient alors l’un des fondateurs du groupe Art Abstrait. Néanmoins, un an plus tard, il abandonne peu à peu la peinture pour réaliser ses Plans mobiles, des installations composées de panneaux jouant avec l’effet d’optique.

À partir de 1955, les œuvres de Pol Bury s’inscrivent dans le courant du cinétisme. La même année, il participe à l’exposition historique intitulée “Le Mouvement” qui s’est tenue à la Galerie Denise René, à Paris. À cette occasion, il présente ses nouvelles créations et devient alors l’un des pionniers de l’art cinétique. Au début des années 1960, l’artiste emménage à Paris où il inaugure sa première exposition personnelle dans la célèbre galerie d’Iris Clert. À cette époque, il débute sa grande série des Volumes ouverts et fermés et part plusieurs mois aux Etats-Unis pour enseigner à l’Université de Berkeley et au College of art and design à Minneapolis. C’est en 1976 que l’artiste belge crée sa première fontaine, création devenue emblématique dans son œuvre. Jusqu’à la fin de sa vie, Pol Bury poursuit cette série des fontaines en acier, tout en variant les formes : simples, cylindriques, sphériques, triangulaires… Ces dernières étaient destinées à diverses institutions comme le musée Guggenheim à New York ou les jardins du Palais Royal à Paris.

L’art cinétique : entre mouvement et illusion

L’art cinétique est un courant artistique qui propose des œuvres contenant des parties en mouvement. Ce dernier peut être produit par le vent, le soleil, un moteur ou par le spectateur lui-même. Cet art englobe une grande variété de techniques et de styles qui se croisent. Les origines de l’art cinétique sont variées : la volonté des artistes à introduire le mouvement dans leurs œuvres diffère selon le courant artistique auquel ils sont rattachés. Par exemple, les Futuristes italiens ont fait de la vitesse et du mouvement mécanique un idéal esthétique, tandis que les Cubistes se sont intéressés à la mouvance de la perception. Il est alors possible d’admettre que l’art cinétique résulte de diverses recherches sur l’introduction du mouvement dans l’art par des artistes issus de différents courants du début du XXème siècle. Plus précisément, il est communément admis que l’art cinétique est né en France dans les années 1955, puis consacré par la célèbre exposition parisienne “Le Mouvement” à laquelle Pol Bury a donc participé. On pouvait alors y découvrir les œuvres abstraites de Victor Vasarely ou les tableaux de Yacoov Agam.

L’art de Pol Bury

L’art cinétique de Pol Bury se distingue de ses contemporains par une utilisation extrêmement lente du mouvement. En effet, cette lenteur engendre un mouvement presque imperceptible à l’œil nu. De plus, les mouvements choisis par Pol Bury sont aléatoires : les sculptures et les reliefs de l’artiste visent alors à confronter le public à son rapport au temps. Afin de ramener le spectateur dans l’instant présent, ces installations prévoient une interruption volontaire et programmée du mouvement. Bien que Pol Bury soit principalement connu pour ses sculptures cinétiques, il a également réalisé des peintures, des estampes, des dessins et des aquarelles.

Cote des œuvres de Pol Bury sur le marché de l'art

Aujourd’hui, les œuvres de Pol Bury sont considérées comme des valeurs sûres sur le marché de l’art et sont assez fréquentes dans les salles de ventes aux enchères en Europe. Ses créations les plus recherchées demeurent les fontaines et les sculptures cinétiques, suivies par les sculptures figées et les œuvres graphiques (peintures, dessins, lithographies, estampes et sérigraphies). Les peintures de Pol Bury sont généralement estimées entre 300 et 30 000 euros ; les estimations des estampes de l’artiste sont comprises entre 30 et 18 000 euros et celles de ses dessins et aquarelles s’établissent entre 200 et 6 000 euros. Un photocollage de 1966, estimé à 1 500 – 2 000 euros a été adjugé à 2 576 euros en 2017. Les sculptures cinétiques et les fontaines connaissent une estimation plus élevée pouvant aller de 4 000 à 50 000 euros.

Les sculptures cinétiques multiples de Pol Bury présentent un prix d’achat moyen de 10 000 euros. Les sculptures cinétiques uniques réalisées dans les années 1950 et 1960, le prix d’achat moyen est de 50 000 euros. En 2017, la sculpture en acier et bois Deux demi-sphères coniques sur un cube a été adjugée à 16 300 euros. Quant aux sculptures figées de Pol Bury, le prix de vente aux enchères est compris entre 4 000 et 15 000 euros. Les fontaines de Pol Bury sont plébiscitées dans les salles de ventes aux enchères, leurs estimations étant équivalentes à leur prix d’achat. Celles-ci débutent donc à 40 000 euros et peuvent aller jusqu’à 190 000 euros pour les pièces uniques en grand format. Une fontaine de 140 centimètres de haut a été adjugée à 170 000 euros en 2017.

(Illus.) Pol Bury – Fontein – 1995 – Brussel

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Estimation gratuite Patrick Hughes

Patrick Hughes

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Estimation et cote de l'artiste Patrick Hughes

Patrick Hughes (1939-…) est un peintre anglais, vivant et travaillant à Londres, dont la renommée s’est bâtie sur sa création de reverspectives. L’artiste conçoit des reliefs muraux, sur lesquels il peint des paysages en perspectives illusionnistes. La critique le rattache au Surréalisme et au Pop Art.

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Les premières œuvres de Patrick Hughes

Les premières œuvres de Patrick Hughes sont inspirées par son enfance et son expérience personnelle. Le concept de ses reverspectives proviendrait de l’escalier sous lequel il se réfugiait lors des bombardements de la Seconde guerre mondiale. La sensation de cette vision renversée dans des moments de tension extrême aurait marqué toute sa carrière. Durant ses études, il développe un intérêt pour la perspective et la représentation des ombres. Installé à Londres dès l’âge de 17 ans, il passe son temps libre dans les galeries, où il admire surtout le travail de René Magritte, Marcel Duchamp, et Paul Klee. Souhaitant enseigner la littérature, Patrick Hughes s’inscrit au Leeds Day Training College en littérature anglaise en 1959. Sa professeure lui conseille plutôt de suivre l’enseignement dispensé au sein du département d’art, alors dirigé par Muriel Atkinson et John Jones. Encouragé par ces derniers, Patrick Hughes réalise des premiers bas-reliefs en plâtre, agrémentés de découpages de papier et de bois, imaginant un espace complexe. Malgré la proximité de ses œuvres avec l’art de Maurits Cornelis Escher, Patrick Hughes est qualifié d’artiste Pop en 1961, lors de sa première exposition à la Portal Gallery de Londres. Il rencontre dès le début de sa carrière un grand succès, et on lui propose en 1963 d’enseigner à la Bradford School of Art, puis en 1964 au Leeds College of Art.

Les peintures en perspective renversée

Patrick Hughes réalise à Leeds sa première peinture en perspective renversée, Sticking-out Room, en 1964. Il qualifie de « reverspective » ces œuvres qui convoquent le subconscient par des « perspectives paradoxales ». L’emploi de structures tridimensionnelles, composées de prismes et de pyramides en saillie renforce le sentiment d’inversion de la profondeur. Sur les volumes de ces structures, Patrick Hughes peint des paysages en démultipliant les points de vue. Les éléments les plus proches du spectateur sont perçus comme les plus éloignés. L’artiste incite ainsi le spectateur à remettre en question ses propres sensations.


En raison de la tridimensionnalité de ses œuvres, la composition semble évoluer en fonction des mouvements du spectateur, et s’ouvre successivement sur des étagères, des portes, ou encore des paysages. Ainsi, Paradoxymoron (1996) représente une bibliothèque donc les étagères se déplacent au gré des pas du spectateur.
Les perspectives illusionnistes des peintures sculptées de Patrick Hughes sont rapprochées de l’expérience surréaliste.

Les peintures arc-en-ciel

Dans les années 1970, Patrick Hughes initie sa série des rainbow paintings, les peintures arc-en-ciel. Ces compositions rencontrent un grand succès auprès du public, qui les considère comme des œuvres joyeuses et colorées. Patrick Hughes les diffuse donc aussi par le biais de sérigraphies et de cartes postales réalisées avec les Coriander Studios et Camden Graphics. 

Le tirage est très important, de l’ordre du million de cartes postales et des 10 000 sérigraphies. En dépit de ce succès populaire, Patrick Hughes considère que ses œuvres ont été mal comprises. Il souhaitait en effet représenter la contradiction résidant dans le fait de fixer une expérience éphémère et intangible dans une œuvre durable et solide. Il s’agissait de son point de vue d’un jeu de mot visuel et non d’un motif décoratif. 

Exploration thématique et méthodique

Comprenant qu’il consacre bien plus de temps à imaginer ses créations qu’à les réaliser, Patrick Hughes décide de renouveler sa méthode de travail en 1983. Ne souhaitant plus dédier des mois de réflexion à des œuvres ne suscitant que quelques secondes d’attention du spectateur, l’artiste explore de nouvelles techniques et méthodes. Il renouvelle également ses thématiques.
De 1983 à 1985, Patrick Hughes réalise une série de petites aquarelles, dont il peint généralement trois feuilles par jour. Il explore des motifs symboliques tels que le crucifix, les squelettes, les œufs, le Yin et le Yang, ou encore les ombres.


Après deux ans de réflexion thématique, Patrick Hughes retourne à la peinture à l’huile en 1985. Il ne souhaite cependant pas retrouver le processus précédent de lente maturation des œuvres, mais au contraire passer plus de temps à pratiquer la peinture qu’à penser ses compositions. Il y parvient dans les années 1990. Sa méthode s’accélère encore grâce à l’emploi de l’informatique pour concevoir la géométrie de ses œuvres.
Patrick Hughes explore les possibilités offertes par les technologies de pointe, et a lancé une collection de NFT sur la plateforme MakersPlace.
La carrière de Patrick Hughes a été récompensée par l’obtention du titre de docteur ès sciences en 2014 par l’université de Londres, en hommage à sa contribution à l’étude de la psychologie de la perception.

La cote des œuvres de Patrick Hughes

Le chiffre d’affaires des ventes de Patrick Hughes connaît une croissance exceptionnelle depuis 2015. Les sérigraphies et cartes postales de l’artiste représentent 71% du volume des ventes. Les multiples s’échangent le plus souvent pour 100 à 5 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Les reverspectives et les peintures sont quant à elles sont généralement acquises pour 1 000 à 50 000 €, avec un record des ventes qui dépasse les 100 000 €. Le record est détenu par For the Venice Biennale (2005), reverspective acquise pour 111 128 € (80 000 £) à Londres en 2015. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste

En lien avec Patrick Hughes

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Estimation gratuite Nicolas Schöffer

Nicolas Schöffer

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Schöffer

Nicolas Schöffer (1912-1992) est un artiste français né hongrois, rattaché au mouvement cinétique par ses sculptures. Il est un pionnier de l’utilisation de technologies contemporaines dans l’art, et compte parmi les représentants du cyberart.

Estimation gratuite Nicolas Schöffer

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Une formation classique

Après des études de droit, Nicolas Schöffer reçoit une formation artistique classique à l’école des Beaux-arts de Budapest. Il poursuit ensuite sa formation à l’école des Beaux-arts de Paris, entre 1937 et 1939. 

Nicolas Schöffer développe des goûts éclectiques. Il admire à la fois l’art antique et les maîtres des écoles du nord, comme Johannes Vermeer. Il puise également inspiration dans l’art des avant-gardes contemporaines, notamment le constructivisme russe et le Bauhaus. 

Après-guerre, Nicolas Schöffer renouvelle ses recherches, et se tourne vers l’Abstraction. Il expérimente la peinture automatique, réalisant ses premières toiles abstraites au pistolet ou encore au pendule à peindre. En 1947, il rejoint le mouvement surréaliste, ce qui lui permet de se libérer de sa formation classique. 

Nicolas Schöffer s’essaie également à la sculpture dans un esprit constructiviste. Sa première création, Hommage à Mondrian (1948), cherche à intégrer le néoplasticisme dans la troisième dimension. Ses œuvres évoquent alors les constructions plastiques de Jean Gorin. 

Après trois ans d’expérimentations, Nicolas Schöffer se détourne de la peinture et se consacre exclusivement à la sculptures (1950). 

Les sculptures cinétiques et cybernétiques

Nicolas Schöffer adopte des problématiques cinétiques en 1950, en créant des œuvres mobiles. Sa quête de mouvement le pousse appliquer l’électronique à ses créations. Il devient alors un pionnier de l’art cybernétique. 

Nicolas Schöffer puise inspiration dans l’ouvrage Cybernétique et société de Norbert Wiener (1952), qui le marque fortement. Il cherche à mêler espace et dynamisme dans ses sculptures, initiant ce qu’il nomme le « spatio-dynamisme ». Pour intégrer l’espace à des créations dynamiques, Nicolas Schöffer fixe des plans métalliques ou plastiques sur un cadre, et les dote d’un mouvement. Il créé ainsi des rythmes spatiaux tridimensionnels. 

Pour appliquer l’électronique à ses œuvres, Nicolas Schöffer collabore avec des ingénieurs. Ainsi, Henri Perlstein l’aide à concevoir une horloge spatio-dynamique, et c’est avec le concours de l’entreprise Philips que Nicolas Schöffer parvient à construire une tour sonore spatio-dynamique et cybernétique dans le Parc de Saint-Cloud en 1954. 

Progressivement, Nicolas Schöffer parvient à doter ses œuvres d’une autonomie complète de mouvement.  Cysp 1 (1956), sa première sculpture entièrement indépendante, se met ainsi en mouvement en réagissant aux stimuli extérieurs de façon automatique. Elle est présentée la même année dans un ballet de Maurice Béjart à Marseille, sur le toit de la Cité radieuse du Corbusier. 

Nicolas Schöffer présente sa première exposition personnelle en 1954 à la galerie Denise René, grâce à l’aide de Victor Vasarely. 

Lumière et musique

Nicolas Schöffer poursuit ses recherches cybernétiques en intégrant la lumière et la musique à ses créations. Il s’essaie au lumino-dynamisme en 1957, en ajoutant de la lumière à ses créations. Pour cela, l’artiste projette des faisceaux lumineux colorés sur des écrans. Ces faisceaux, modifiés par des filtres, provoquent des jeux d’ombres portées et de couleurs. Nicolas Schöffer réalise également la série Lux en 1957, en assemblant des plaques d’acier ajourées pour faire passer la lumière. C’est pour l’artiste une manière de dépasser l’objet et de concentrer l’attention sur les effets d’ombre et de miroitement. 

Nicolas Schöffer intègre ensuite la musique à ses créations. En 1960, il propose le Musicoscope, mêlant les jeux de couleurs, lumières, et musique. L’année suivante, l’artiste réalise une tour cybernétique musicale et lumineuse pivotante de 200 mètres de haut, destinée au Palais des Congrès de Liège.

Les tours mobiles

À partir de 1962, Nicolas Schöffer développe un intérêt pour l’urbanisme, et renouvelle ses expériences portant sur les tours mobiles. Il théorise ses recherches grâce au groupe international d’architecture prospective, qu’il fonde en 1965. 

Nicolas Schöffer conçoit plusieurs projets architecturaux, notamment une tour mobile de 307 mètres destinée au quartier de La Défense à partir de 1967. La tour, dotée de projecteurs, de lampes torches, et de miroirs pivotants, devait pouvoir émettre des signaux. La mort de Georges Pompidou en 1974 et d’André Malraux en 1976 met cependant un terme au projet. 

Chronos 8, une tour s’animant en fonction des bruits de la circulation urbaine, est en revanche réalisée en 1967. L’artiste fait ainsi la synthèse du son et de la vue. 

Nicolas Schöffer continue par ailleurs à proposer un certain nombre de machines mobiles, à faisceaux lumineux colorés et mobiles, parmi lesquels la Brique luminodynamique, le Téléluminoscope, ou encore le Luminorelaxe. Ces dernières sont éditées en séries limitées. 

La cote des œuvres de Nicolas Schöffer

L’indice des prix des œuvres de Nicolas Schöffer s’est stabilisé après le pic de 2006. Les sculptures représentent 71% du volume des ventes, et 93% du chiffre d’affaires. Les sculptures s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 5 000 €, mais les adjudications hautes dépassent les 10 000 €. Le record des ventes est détenu par une sculpture de métal sans titre, réalisée vers 1970, adjugée pour 39 000 € à Paris en 2014. 

Les estampes, accessibles à davantage de bourses, peuvent être acquises pour un budget de 100 à 500 €. Rares sont les ventes de peintures de l’artiste, mais les prix des toiles sont généralement compris entre 1 000 et 4 000 €.  

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(Illus.) Nicolas Schöffer, Chronos-8, 1967, Hongrie, Kolacsa.

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Œuvre de Martial Raysse

Martial Raysse

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Estimation et cote de l'artiste Martial Raysse

Martial Raysse est un peintre et sculpteur français né à Golfe-Juan. Rattaché à la fois au Nouveau Réalisme de l’école de Nice et au Pop Art, il retourne ensuite à une pratique classique de l’art, renouant avec les techniques anciennes.

Œuvre de Martial Raysse

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Martial Raysse, un artiste de l’école de Nice

Étudiant en lettres à la faculté de Nice, Martial Raysse choisit en 1954 de se tourner vers la carrière artistique. Il rejoint alors le courant nouveau réaliste, et compte parmi les membres de l’école de Nice.

Voyant dans la nature contemporaine un réservoir d’image, Martial Raysse se consacre aux assemblages d’objets de la vie courante dans un esprit nouveau réaliste. Il se distingue de ses camarades par son emploi d’objets neufs et réalise ses premières expérimentations avec des objets achetés chez Prisunic en 1959. L’année suivante, l’artiste concentre son attention sur l’emploi de matières plastiques. Il réalise ainsi ses premiers étalages-hygiène et son Arbre (1959-1960), qui font allusion à l’avènement de la société de consommation.

Les œuvres de Martial Raysse s’organisent alors autour de trois thématiques, à savoir l’univers domestique, les objets de l’enfance, et le monde féminin. Travaillant à Nice, il intègre souvent des références à l’environnement balnéaire à ses créations. Ainsi en 1962, Martial Raysse propose Raysse Beach, un montage de sérigraphies colorées portant sur les stéréotypes féminins, agrémentées de d’objets usuels et de néons. Cette création est proposée à l’exposition « Dylaby » au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1962. La même année, Martial Raysse présente ses œuvres à la galerie Sidney Janis de New York, pour l’exposition The New Realists.

L’artiste remporte un succès rapide en Europe et outre-Atlantique, ce qui l’incite à émigrer aux États-Unis en 1963.

Les années Pop de Martial Raysse

En 1963, Martial Raysse s’installe à Los Angeles et se rapproche des artistes du Pop Art américain. Il débute alors la série Made in Japan (1964) qui détourne les icônes de la peinture classique, en y intégrant des éléments de la culture contemporaine. Le peintre adopte alors l’esthétique des artistes du Pop Art, en appliquant des couleurs vives en aplat, en détourant les formes, et en juxtaposant des éléments hétérogènes. Made in Japan – La grande odalisque (1964) est emblématique de cette série de détournements esthétiques. 

Martial Raysse multiplie les expérimentations, et cherche notamment à intégrer la projection vidéo à ses tableaux. Il explore ainsi les limites de la peinture et ses liens avec le cinéma dans Suzanna Suzanna (1964). 

La période Pop de Martial Raysse est cependant de courte durée, et dès 1966 il s’en éloigne. Il conçoit alors des œuvres « à géométrie variable ». Il se consacre à la représentation de visages féminins schématisés, figurés à l’aide d’images qui semblent brisées et réassemblées. 

Lorsqu’il rentre en France pour participer aux événements de mai 1968, Martial Raysse se détourne définitivement du Pop art et rompt avec le marché de l’art. Le peintre se rapproche alors de la communauté hippie, et commence à proposer des « formes en liberté ». Pour libérer ces formes, il propose des images indépendantes du support, projetées dans l’espace, comme avec Oued Laou (1971).

Les années chamaniques de Martial Raysse

Martial Raysse se retire de la scène artistique au tournant des années 1970, et inaugure alors ce qu’il appelle les « années chamaniques », tournées vers l’étude des rituels magiques. Il multiplie alors les expérimentations, et se tourne notamment vers le cinéma. En 1970, il tourne le film Le Grand départ, une parodie à l’esthétique psychédélique.

La série Coco Mato que Martial Raysse débute en 1973 relève des expérimentations des années chamaniques, mais annonce sa volonté de renouer avec la tradition artistique. En 1974, l’artiste opère une nouvelle rupture dans ses recherches artistiques et se tourne vers la tradition picturale.

Martial Raysse et l'œuvre mythologique

En 1974, Martial Raysse retourne à la peinture artisanale et renoue avec l’histoire de l’art. Il débute alors une période consacrée à la peinture mythologique, nourrie de lectures érudites et de visites de musées. La série Spelunca, sept tableaux inspirés du roman vénitien du XVème siècle Le Songe de Poliphile, constitue un tournant dans sa carrière.

Stylistiquement, Martial Raysse fait la synthèse du classicisme et du naturalisme, et cherche à actualiser les motifs de la peinture classique. Il expérimente également les techniques picturales anciennes telles que la peinture à la détrempe, pour réhabiliter le classicisme.

Martial Raysse continue également à pratiquer la sculpture, réalisant tant des petites figurines humoristiques à partir de matériaux de rebuts que des sculptures classicisantes en bronze. Ces dernières sont généralement associées à des commandes publiques.

L’artiste reçoit en effet de nombreuses commandes publiques, souvent d’échelle monumentale. Il réalise ainsi de grands décors muraux destinés à des bâtiments publics, comme Mais dites une seule parole (1996), installé à Bibliothèque nationale de France – site François Mitterrand.

La cote de Martial Raysse sur le marché de l'art

Martial Raysse est l’un des artistes français contemporains les plus prisés du marché de l’art. Ses œuvres circulent surtout sur le marché français et anglais.

La gamme des prix de ses peintures est très étendue, avec des prix qui s’échelonnent de façon équilibrée entre 1 000 et 500 000 €. Les enchères hautes peuvent atteindre le million. Le record des ventes a été atteint en 2011 à Londres avec L’année dernière à Capri (titre exotique) (1962), une toile adjugée pour 4 286 880 € (3 600 000 £). Ce sont généralement les toiles de la période Pop de Martial Raysse qui attisent le plus l’intérêt des collectionneurs.

Les estampes et dessins de l’artiste, plus accessibles, sont généralement acquis pour 100 à 10 000 €, et peuvent dépasser les 50 000 €.

(Illus.) Portrait de l’artiste

En lien avec Martial Raysse ​

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Estimation gratuite Ludwig Wilding

Ludwig Wilding

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Estimation et cote de l'artiste Ludwig Wilding

Ludwig Wilding (1927-2010) est un artiste allemand qui compte parmi les principaux représentant de l’art cinétique, en particulier par son emploi des procédés stéréoscopique.

Estimation gratuite Ludwig Wilding

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Les recherches géométriques

Dès ses études, Ludwig Wilding mène des recherches portant sur la géométrie dans l’art. Il étudie l’histoire de l’art et la philosophie à l’université de Mainz (1949-1950), puis la peinture à la Kunstschüle de Mainz (1950-1952), et enfin intègre l’atelier de Will Baumeister à l’Académie des beaux-arts de Stuttgart (1952-1954). 

À cette période, Ludwig Wilding réalise des peintures à construction géométrique, superposant les structures linéaires pour provoquer un effet moiré (1951-1955). Il privilégie le noir et blanc pour accentuer les effets optiques. A partir de 1953, Ludwig Wilding inaugure sa série des Interférences optiques, dans laquelle il isole des éléments considérés comme primaires dans la vision, et les multiplie. Il focalise son attention sur les caractères élémentaires et présente des œuvres composées de lignes et de formes primaires, en noir et blanc. 

 

L’art visuel de Ludwig Wilding

Ludwig Wilding mène des recherches sur la perception visuelle, et se rapproche en 1960 du Groupe de Recherche d’Art Visuel naissant à Paris. Il rejoint également le courant de la Nouvelle Tendance.
L’art de Ludwig Wilding bénéficie de cette émulation artistique, et il commence à proposer des œuvres stéréoscopiques. L’artiste introduit la troisième dimension dans ses toiles en superposant les structures dans ses interférences optiques. Ludwig Wilding conçoit un réseau de lignes superposées et décalées, qui provoquent un effet de mouvement lorsque le spectateur se déplace. Les motifs semblent animés, ce qui perturbe le regard du spectateur. Ludwig Wilding lui-même parle d’art « irritant ».
L’artiste présente ses œuvres aux cotés des artistes cinétiques et des membres de Nouvelle Tendance. Ainsi, il est invité à exposer avec Nouvelle Tendance au Musée des Arts Décoratifs de Paris en 1965. La même année, il participe à The Responsive Eye avec les artistes de l’Op Art au Modern Museum of Art de New York. En 1967, ses œuvres sont présentées dans l’exposition Kinetika au Museum des 20. Jahrhunderts de Vienne. Ludwig Wilding se fait connaitre du grand public à l’international, et rencontre un succès certain. On lui propose donc en 1969 un poste de professeur à la Hochschüle Bildende Künste de Hambourg. Il l’occupe jusqu’en 1992.

Les environnements

Les recherches de Ludwig Wilding s’étendent dans l’espace dans les années 1970, et portent même sur les environnements. Ainsi, il conçoit des espaces tout en jeux optiques, peuplés d’anamorphoses et d’hologrammes, perturbant la vision et l’équilibre des spectateurs. Il cherche ainsi à bouleverser leur perception, et à provoquer une gêne optique. 

La transmission de l’image

Ludwig Wilding explore les modes de transmission et de recréation de l’image notamment par le biais d’objets stéréoscopiques, qui proposent des visions sur plusieurs plans. A ce titre, il est invité à collaborer avec la télévision allemande pour mettre au point des systèmes expérimentaux de transmission de l’image. 

L’artiste d’avant-garde est désormais bien connu du grand-public, et organise même des expositions personnelles. La première a lieu à la Kunsthalle de Düsseldorf en 1976. 

Ludwig Wilding continue également à présenter ses œuvres à l’international. Il expose notamment à l’événement L’ultima avanguardia au Palazzo Reale de Milan, ou encore à Eyes, Lies, and Illusions à la Hayward Gallery de Londres en 2004. Il demeure donc très actif sur la scène artistique jusqu’à la fin de sa carrière. 

Ludwig Wilding a également une action philanthropique et crée avec son épouse Ingeborg Wilding la Fondation pour l’art concret et le de

La cote des œuvres de Ludwig Wilding

Le volume des ventes des œuvres de Ludwig Wilding n’a cessé de croitre depuis 2010.  La majeure partie des ventes se déroule en Allemagne et en Autriche, où il a passé toute sa carrière. 

Les estampes représentent 75% du volume des ventes. Les feuilles s’échangent pour 100 à 5 000 € pour la plupart, mais les enchères hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Les sculptures (18% des ventes) sont comprises dans la même gamme de prix, et acquises pour 100 à 5 000 €. 

Les peintures sont bien moins représentées sur le marché de l’art. Ce sont elles qui remportent les enchères les plus élevées, pouvant être acquises pour 1000 à 50 000 €. Le record des ventes a été atteint par une peinture à l’encre sur bois sans titre de 1963, adjugée 55 000 € à Vienne en 2016.

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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Estimation gratuite Karl Otto Gotz

Karl Otto Götz

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Estimation et cote de l’artiste Karl Otto Götz

Karl Otto Götz (1914-2017) est un peintre, photographe et auteur allemand, rattaché au mouvement de l’art informel. Il est notamment associé aux groupes Quadriga et Phases.

Estimation gratuite Karl Otto Gotz

Prix des œuvres de Karl Otto Götz

  • Acrylique ou huile sur toile - entre 8 000 € et 80 000 €

  • Gouache ou œuvre sur papier - entre 2 000 € et 12 000 €

  • Œuvres majeures ou grand format - jusqu’à 150 000 €

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Les œuvres de jeunesse de Karl Otto Götz

Dans ses œuvres de jeunesse, Karl Otto Götz s’inspire de l’avant-garde européenne. Il se forme en 1932-1933 à la Webe- und Kunstgewerbeschule d’Aix-la-Chapelle, et y découvre l’art de Pablo Picasso, de Juan Gris, de Paul Klee, et l’expressionnisme allemand. Il réalise sa première œuvre abstraite dès 1933. L’artiste choisit de limiter ses compositions à leur contour linéaire. Ayant choisi de rallier l’avant-garde artistique, Karl Otto Götz est interdit d’exercer par le Troisième Reich dès 1935. Lors de son service militaire en 1936-1938, Karl Otto Götz réalise néanmoins des peintures à la bombe et des photogrammes, qu’il reprend parfois à la peinture. En 1940, l’artiste s’installe à Dresde et se concentre sur l’étude de l’abstraction. Il s’insère dans le milieu artiste de la cité, et compte parmi ses amis Will Grohmann et Otto Dix. Mobilisé lors de la Seconde guerre mondiale, Karl Otto Götz sert dans l’armée allemande en Norvège (1941-1945). Bien que la création abstraite et l’exposition lui soient interdites, il continue à mettre au point un style personnel. L’artiste étudie en particulier le surréalisme, dont il s’inspire pour élaborer son abécédaire (Fakturenfibel). Karl Otto Götz compose un alphabet systématique, imaginant des symboles et leurs variations. En cela, il s’inspire fortement de Paul Klee, tout en reprenant la palette d’Heinz Trökes et l’humour des créations de Willi Baumeister.

Karl Otto Götz dans l’après-guerre

Dans l’immédiate après-guerre, de 1946 à 1949, Karl Otto Götz élargit la gamme des techniques qu’il pratique. Outre la peinture à la détrempe et à la gouache, il réalise des monotypes, et solarise ses photogrammes. L’exposition du photogramme à la lumière pendant son traitement provoque l’apparition d’un halo, qui correspond à ses recherches esthétiques. Karl Otto Götz se rapproche de différents groupes artistiques européens, notamment le groupe CoBra en 1948, et participe à la fondation de Zen 49 en 1949 et de Quadriga en 1952. Il a également une influence en tant qu’auteur. De 1948 à 1953, Karl Otto Götz édite en effet la revue Meta sous le pseudonyme d’André Tamm, rédigeant notamment des articles sur la théorie des couleurs. Ces différentes activités font progressivement de lui une personnalité essentielle de la scène artistique allemande.

Une figure majeure de l’art informel

Karl Otto Götz devient une figure majeure de l’art informel allemand en 1952, lorsqu’il adopte la peinture gestuelle. Il délaisse progressivement la peinture à la gouache sur papier au profit de la peinture sur toile. L’artiste applique la peinture sur le sol humide, et ajoute ou bien retire la matière à l’aide de différents outils, notamment le couteau. Karl Otto Götz adopte généralement une gamme chromatique restreinte, en contraste de noir et rouge, jaune ou bleu sur fond blanc. Karl Otto Götz apprécie particulièrement la rapidité de cette méthode, qui permet de nombreuses variations fortuites, et se rapproche de l’automatisme recherché par les surréalistes. Il adopte donc presque exclusivement la peinture gestuelle à partir de 1954. Dans la seconde moitié des années 1950, l’œuvre de Karl Otto Götz connaît des inflexions. En 1956, il se concentre sur les tableaux en spirales, présentant des diagonales croisées et des horizontales. L’année suivante, Karl Otto Götz privilégie les tableaux dits « sous-marins », structurés par une diagonale et une verticale dominante, et les tableaux « en cascades », dont la surface est divisée en diagonales parallèles. Artiste reconnu, Karl Otto Götz se voit proposer un poste d’enseignant à Kunstakademie de Düsseldorf en 1959. Il compte notamment parmi ses élèves Gerhard Richter et Sigmar Polke.

La quête de fluidité

Dans les années 1960 et 1970, les compositions de Karl Otto Götz présentent une fluidité accentuée. Il compose des spirales, mais également des œuvres divisées en trois parties, indépendantes l’une de l’autre. Chaque partie est peinte en une journée, puis masquée le temps que ne soient réalisées les autres. Dans les années 1980, la vivacité de la touche de Karl Otto Götz s’accentue. Les coloris deviennent plus éclatants, et les coups de pinceaux se complexifient. Bien qu’il perde progressivement la vue, le peintre n’abandonne pas la création et continue à peindre avec l’aide de son épouse Rissa.

La cote des œuvres de Karl Otto Götz

La cote des œuvres de Karl Otto Götz a connu une croissance stable depuis la fin des années 2000, qui s’incarne par une hausse de l’indice des prix de 47% depuis 2000. Les peintures s’échangent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €, avec prix hauts dépassant les 100 000 €. C’est Brien-Elven (1957) qui détient le record des ventes, avec une adjudication pour 140 000 € à Munich en 2013. Les estampes et techniques graphiques circulent plus aisément sur le marché de l’art, et représentent 90% des ventes de Karl Otto Götz. Les estampes sont les œuvres les plus accessibles, et peuvent être acquises pour 100 à 5 000 €, tandis que les dessins et aquarelles sont généralement adjugés pour 1 000 à 10 000 €.
(Illus.) Karl Otto Götz, 27.5.1954, 1954, techniques mixtes sur toile, atelier de l’artiste.

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Estimation gratuite Joël Stein

Joël Stein

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Estimation et cote de l'artiste Joël Stein

Joël Stein (1926-2012) est un sculpteur et peintre de l’art cinétique, membre fondateur du G.R.A.V. 

Estimation gratuite Joël Stein

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La formation du style de Joël Stein

Joël Stein se forme à l’Académie des Beaux-Arts de Paris, avant de rejoindre l’atelier de Fernand Léger. Il est alors en quête d’un style artistique personnel. L’artiste pratique la peinture, mais se découvre rapidement un talent pour la gravure dans l’atelier de Georges Vitat. Il privilégie la pointe sèche et le monotype de 1945 au début des années 1960, et fréquente alors les peintres et graveurs Georges Braque et Roberto Matta. 

À cette période, Joël Stein concentre sa recherche sur la délimitation des formes et des couleurs. Il cherche à adopter une démarche aussi rationnelle que possible. En 1956, l’artiste se tourne vers l’abstraction géométrique. Il réalise ses premières peintures fondées sur un système mathématique. Explorant le procédé mathématique, il conçoit en 1958 un labyrinthe bidimensionnel. 

Joël Stein s’intéresse alors fortement aux effets optiques et aux recherches de Victor Vasarely. Il souhaite encourager la participation du spectateur et rejoint le mouvement cinétique. L’artiste conçoit ses premiers reliefs manipulables en 1959. 

Joël Stein au sein du G.R.A.V.

Joël Stein partage ses recherches avec François Morellet, Julio Le Parc, Francisco Sobrino, Jean-Pierre Yvaral, et Horacio Garcia-Rossi. Ensemble, ils fondent le G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel, pour proposer un art cinétique social, encourageant la participation du spectateur. En parallèle, Joël Stein nourrit ses recherches optiques de son travail pour le département de recherche cinématographique de l’ORTF. 

Au sein du G.R.A.V., Joël Stein se concentre sur les effets moirés en 1961. Dès l’année suivante, il focalise son attention sur la polarisation des couleurs en lumières parallèles, et propose des « jeux de trames ». L’artiste explore alors les jeux de lumière polarisée par des projections et par des objets manipulables. Ainsi, Joël Stein imagine des séries associant des ballons blancs et des miroirs sur lesquels il projette des faisceaux lumineux. Une interaction est proposée au visiteur, qui peut mettre en mouvement les boules. Joël Stein conçoit également à partir de 1963 des boites lumineuses de formes variables, que le spectateur est invité à manipuler. Ces boites, qui diffusent la lumière comme des kaléidoscopes, sont nommées « polascopes ».  

Les objets de Joël Stein ont un aspect ludique pour le spectateur. L’artiste réfléchit aux interactions possibles avec le public, et propose des objets pouvant être mis en mouvement, comme les tourne-disques, les trièdres et les kaléidoscopes. Il exploite notamment les effets lumineux provoqués par la superposition et la juxtaposition des matériaux. L’emploi de structures métalliques réfléchissantes encourage ces effets. 

En peinture, Joël Stein explore les transitions chromatiques à partir de 1966. L’artiste mène une réflexion autour des anneaux de Möbius, dont il reproduit et colore la structure, avec des œuvres telles qu’Anamorphoses II (1967).  Joël Stein s’essaie en outre au cinéma, et réalise en 1967 les effets spéciaux du film La prisonnière d’Henri-Georges Clouzot. Il crée également des dessins animés pour le centre audiovisuel de Saint-Cloud. Cette abondante production est présentée en 1967 lors de la première exposition personnelle de Joël Stein au Saba-studio à Villingen, en Allemagne. 

La lumière comme objet

À partir de 1968, l’aventure du G.R.A.V. s’arrête, mais Joël Stein poursuit ses recherches sur la lumière, qu’il envisage comme un objet tangible. Il propose au spectateur de contrôler les faisceaux lumineux à l’aide de miroirs, comme s’il s’agissait d’objets. Pour cela, il utilise les possibilités du laser dont l’intensité et la direction des rayons peuvent être modifiés. Les rayons sont alors concentrés, divisés, multipliés, et réfléchis dans l’espace par l’intermédiaire de panneaux de métal. Artiste reconnu, Joël Stein enseigne à l’École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1969.

La cote des œuvres de Joël Stein

Les œuvres de Joël Stein, peu représentées sur le marché de l’art jusqu’aux années 2010, y circulent avec facilité depuis lors. Cet afflux nouveau témoigne du regain de l’intérêt des collectionneurs pour les artistes de l’Op Art. Les peintures, qui représentent 66% des ventes, s’échangent généralement pour 1 000 à 10 000 €. Les sculptures et volumes sont compris dans la même gamme de prix. Les estampes et multiples, plus accessibles, sont généralement acquis pour 100 à 500 €.  Le record des ventes a été atteint en 2021 par Variation chromatique (1966) une peinture adjugée pour 38 565 € (1 000 000 CZK ) à Brno, en République Tchèque. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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