Estimation gratuite Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud (1939-…) est un artiste plasticien minimaliste dont l’œuvre radicale vise à faire ressentir le vide et l’angoisse à son spectateur. Il se rattache au Nouveau Réalisme, avec un goût morbide affirmé.

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Les expériences artistiques de Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud expérimente la création artistique par plusieurs biais dans les années 1950. Il fait des études d’horticulture à Versailles, et étudie en parallèle la peinture à Paris. 

Après son service militaire (1959-1961), Jean-Pierre Raynaud part en Orient, et découvre de nouveaux emplois de la céramique. Ce périple a une influence majeure sur l’essor du travail radical du plasticien. 

A son retour en France, Jean-Pierre Raynaud s’installe à La Celle Saint-Cloud et débute sa carrière d’artiste. 

Les assemblages Nouveau Réalistes

Lorsque Jean-Pierre Raynaud débute la sculpture, il choisit de réaliser des assemblages dans un esprit Nouveau Réaliste. Il s’intéresse aux objets du quotidien, dans lesquels il voit un symbole poétique de la vie même. 

Dès le début de sa carrière, Jean-Pierre Raynaud manifeste sa préférence pour le rouge et le blanc, couleurs qu’il considère comme cruelles, symbolisant à la fois le deuil et la mort. 

Les premières œuvres de Jean-Pierre Raynaud sont inspirées par l’environnement urbain. Il s’intéresse rapidement à la signalétique et peint des sens interdits sur du bois recyclé. Le plasticien cherche à créer des œuvres puissantes et radicales, qui transmettent une forte angoisse avec une économie de moyen. 

L’artiste expose pour la première fois au Salon de la Jeune sculpture en 1964, puis présente sa première exposition personnelle à la Galerie Larcade et Mathias Fels à Paris l’année suivante.

La mise en série et morbide

Jean-Pierre Raynaud développe une esthétique morbide et met ses compositions en série pour susciter un sentiment de mal-être et de claustrophobie auprès du spectateur.
Il réalise ainsi des séries de pots de fleurs remplis de ciment, symbolisant à la fois une nature stérile et l’enterrement de sa carrière. La démultiplication des pots et leur monumentalisation vise à créer un effet invasif.
En 1969, Jean-Pierre Raynaud intègre pour la première fois le carrelage blanc à joint noir dans ses créations, sur commande Jean-Marie Rossi.
Au début des années 1970, l’artiste continue à exploiter la peinture laquée pour provoquer le malaise du spectateur. Il conçoit plusieurs séries d’objets en quatre exemplaires, peints en rouge, vert, jaune et bleu. L’élargissement de sa gamme chromatique permet de donner un aspect joyeux à ses séries morbides, accroissant encore l’angoisse du visiteur. C’est notamment le cas pour Economic Model Coffins, une série de couteaux militaires et armes à feu laquées.
Progressivement, Jean-Pierre Raynaud se tourne vers l’environnement médical et carcéral, et adopte un procédé plus mental. Avec les Psycho-objets, pots de fleurs monumentaux contenant des photographies de personnes atteintes de troubles psychiques et des objets liés à l’enfance, il inaugure cette nouvelle thématique. Jean-Pierre Raynaud, qui propose alors des univers froids et cliniques, privilégie l’emploi de plaques de céramiques réfléchissantes, et met en série des objets de façon systématique. C’est notamment le cas dans Manifeste (1984), qui présente une série de lits alignés, évoquant un espace carcéral.

Architecture : l’espace Zéro

Jean-Pierre Raynaud aborde également l’architecture de façon minimaliste. Il cherche à créer l’« espace Zéro », un espace qui ferait ressentir le vide.
Il débute ses recherches en construisant sa maison à La Celle Saint-Cloud, à partir de 1969. La maison, couverte intégralement de carreaux de céramique de 15 cm de côté, évoque à la fois un bunker, une chambre funéraire, et une salle de bain. Elle est conçue comme un refuge artistique hors du temps. Jean-Pierre Raynaud ajoute cependant une crypte en 1974, destinée à accueillir des peintures retraçant l’évolution de sa carrière. La maison est ouverte au public de 1971 à 1988, puis fermée à tous. Seul l’artiste peut alors s’y rendre et il y vit en prisonnier volontaire, faisant l’expérience de la solitude interne. Jean-Pierre Raynaud détruit finalement la maison en 1993, et ses vestiges sont aujourd’hui réunis en conteneurs.

Après cette première expérience, on propose à Jean-Pierre Raynaud de réaliser d’autres constructions. Il conçoit ainsi une fontaine de céramique pour la place de la Bastille à Paris, et un centre culturel à la Garenne-Colombe (1986). Ce dernier, intitulé Mastaba 1, prend la forme d’une tombe égyptienne pharaonique, et présente ses œuvres.

Le retour à la lumière

Après l’introversion suscitée par la création de la maison, Jean-Pierre Raynaud cherche à renouer artistiquement avec le monde extérieur. Sa série des drapeaux correspond avec une économie de moyen à cet objectif. Les vitraux que Jean-Pierre Raynaud dessine pour l’abbaye cistercienne de Noirlac en 1973 constituent également un tournant crucial dans son œuvre, et lui permettent de se retourner vers l’extérieur. Ils entrainent notamment une importante réflexion sur la lumière. La carrière de Jean-Pierre Raynaud est récompensée par les multiples prix de sculpture qu’il reçoit, notamment le grand prix national de la sculpture en 1983, le grand prix Robert Gizon en 1985, et le grand prix de la sculpture de la ville de Paris en 1986.

La cote des œuvres de Jean-Pierre Raynaud

La cote des œuvres de Jean-Pierre Raynaud est relativement stable, avec un pic en 2006 dû à la vente record de «Sens + sens» (1962) pour 260 000 € à Paris. 

Les sculptures de Jean-Pierre Raynaud s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 100 000 €. La gamme des prix des peintures est comparable, avec des ventes comprises entre 1 000 et 50 000 €. Les estampes sont les créations de l’artiste les plus accessibles, avec une majorité des ventes pour 100 à 500 €. 

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(Illus.) Jean-Pierre Raynaud, Stèle pour les droits de l’homme, Barcelone, jardin Palauet Albéniz, 1990.

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Horacio García Rossi

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Estimation et cote de l'artiste Horacio García Rossi

Horacio García Rossi (1929-2012), artiste luminocinétique né à Buenos Aires, s’installe à Paris en 1959, devenant ainsi membre de la seconde école de Paris. Le plasticien mène ses recherches sur la lumière et le mouvement, et compte parmi les membres fondateurs du G.R.A.V. 

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Les années à Buenos Aires

À Buenos Aires, Horacio García Rossi s’intéresse d’abord au cinéma. Dès 1935, il réalise ses propres films avec du papier calque. C’est lors de ses études au sein de l’école de publicité de Buenos Aires (1948-1949) qu’il fait l’expérience de la peinture à l’huile. 

Encouragé par ces premières créations, Horacio García Rossi décide de poursuivre dans la voie artistique. Il s’inscrit à l’école préparatoire des Beaux-Arts Manuel Belgrano (1950-1952), et réussit à intégrer l’école nationale des Beaux-Arts Prilidiano Pueyrredon à Buenos Aires (1953-1959). L’enseignement d’Hector Cartier sur la théorie des couleurs et celui de Lorenzo Gigli sur le dessin ont une influence durable sur sa création. Au cours de ses études, Horacio García Rossi se lie d’amitié avec Hugo Demarco et Francisco Sobrino, avec qui il partage même un atelier. Ensemble, ils se rapprochent du constructivisme. 

Le G.R.A.V. en France

 

En 1959, Horacio García Rossi, très inspiré par le Manifeste jaune de Victor Vasarely, vend sa bibliothèque pour acquérir un billet transatlantique, et part s’installer en France. Il y rejoint un groupe d’artistes intéressés par l’art optique, et fonde avec Julio Le Parc Francisco Sobrino, François Morellet, Joël Stein et Jean-Pierre Yvaral le G.R.A.V., Groupe de Recherche d’Arts Visuels dès 1960. 

Au sein du G.R.A.V., Horacio García Rossi commence à envisager à la lumière comme un moyen d’expression plastique, et à étudier la luminosité des couleurs. Avec Julio Le Parc et Joël Stein, il est une figure majeure de l’art lumino-cinétique. L’artiste conçoit notamment des boites à lumières à manipuler, dont la lumière est parfois instable, et des cylindres lumineux en rotation. Par ces créations, Horacio García Rossi explore également la thématique de l’instabilité dans l’art. 

Horacio García Rossi se fait rapidement connaître comme un artiste lumino-cinétique d’envergure internationale. En 1961, il participe à la première exposition du G.R.A.V. à la galerie Denise René à Paris, et présente ses œuvres dans la rue auprès d’un public non averti aux côtés du G.R.A.V. en 1966. Il noue également des contacts avec ses homologues à l’étranger, notamment les membres du Gruppo N de Padoue et du Gruppo T de Milan en 1962. Grâce à ses échanges, Horacio García Rossi est invité à exposer en 1964 à la Documenta III de Kassel, et en 1965 à l’exposition The Responsive Eye du Museum of Modern Art de New York. 

Au cours de ses expositions, Horacio García Rossi renouvelle ses inspirations, et réalise en 1964 ses premières sculptures en plexiglas. Ces dernières sont parfois associées aux boîtes à lumière, proposant ainsi un jeu de superposition lumineuse. En 1965, Horacio García Rossi débute également ses recherches sur l’écriture. C’est en tant que membre du G.R.A.V. qu’il réalise son premier Abécédaire en mouvement (1965). Il approfondit cet intérêt après la dissolution du groupe en 1968. 

L’alphabet tridimensionnel d’Horacio García Rossi

Horacio García Rossi poursuit ses recherches sur l’écriture en concevant son alphabet tridimensionnel en 1969. Il réalise alors des portraits par l’intermédiaire de lettres composant le prénom de son modèle, en tenant compte de ses préférences formelles. Il s’agit pour l’artiste d’un moyen d’explorer le lien entre la parole, la forme, et la signification. 

Horacio García Rossi remporte un franc succès avec son alphabet tridimensionnel, et expose pour la première fois en Italie en 1971. Sa rencontre avec le critique Luciano Caramel en 1973 lui permet également d’exposer de façon itinérante sur le lac de Côme. L’artiste faisant escale avec un bateau chargé d’œuvres va ainsi à la rencontre du public. 

La couleur-lumière

En 1972, l’intérêt d’Horacio García Rossi retourne exclusivement à la lumière, et il cherche à trouver la manière d’unifier de façon durable la couleur et la lumière. Il explore cette thématique de façon analytique, par des œuvres simples et bidimensionnelles. L’artiste privilégie les matériaux modernes, et cherche à provoquer un effet électrisant dans ses peintures.

Cette recherche sur la couleur-lumière s’accentue à la fin des années 1970. Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’agressivité de ses coloris va croissante. La couleur-lumière d’Horacio García Rossi gagne en force, et investit l’espace dans les années 2000. Elle s’étend aux sculptures et aux objets. L’artiste reste actif jusqu’à sa mort en 2012. 

La cote des œuvres d’Horacio García Rossi

La cote des œuvres d’Horacio García Rossi a connu une hausse exemplaire dans la seconde moitié des années 2000, et se maintient encore aujourd’hui. C’est avant tout sur le marché italien que ses œuvres sont le plus prisées. 

Les peintures représentent 78% du volume des ventes de l’artiste. Les toiles s’échangent généralement pour 1 000 à 10 000 €. Les dessins et aquarelles circulent également aisément (13% des ventes). Les prix de vente sont le plus souvent compris entre 100 et 5 000 €. 

Seules sept sculptures ont été vendues entre 2000 et 2022, et ce sont elles qui suscitent le plus d’enthousiasme de la part des collectionneurs, avec des prix compris entre 5 000 et 40 000 €. C’est Structure lumière à couleur changeante (1965-1966), sculpture adjugée 40 000 € à Bruxelles en 2017, qui détient le record des ventes. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste en 1987

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Estimation gratuite Herbert Zangs

Herbert Zangs

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Estimation et cote de l'artiste Herbert Zangs

Herbert Zangs (1924-2003) est un artiste plasticien allemand rattaché au courant de l’art informel. Sa pratique artistique hérite directement de son engagement dans l’armée de l’air pendant la Seconde guerre mondiale. En effet, de 1941 à 1945, il sert le Troisième Reich en Norvège, en Finlande et au Danemark. Après une brève captivité en 1945, il se tourne vers une carrière artistique dès son retour en Allemagne.

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La formation d’Herbert Zangs

De 1945 à 1949, Herbert Zangs étudie à la Kunstakademie de Düsseldorf, aux côtés de Joseph Beuys et Günter Grass et sous la direction d’Otto Pankok. Cette formation académique se complète d’un long voyage en Allemagne en 1946-1947. Il finance son périple en échangeant des services et des tableaux contre de la nourriture. 

Enthousiasmé par ce voyage bohème, Herbert Zangs renouvelle l’expérience à l’issue de ses études. Il parcourt de cette manière l’Italie, le sud de la France, l’Algérie et la Tunisie, entre 1947 et 1950. Ses œuvres sont alors figuratives, dans le goût des œuvres d’Othon Friesz. L’artiste réalise principalement des portraits et des paysages, peints à l’huile ou à l’aquarelle, et parvient à vivre de son art. 

A son retour à Krefeld, sa ville natale, en 1950, Herbert Zangs organise sa première exposition personnelle au musée municipal. Le peintre rencontre un certain succès, et reçoit même le prix du Bas-Rhin en 1952 pour ses créations. 

L’adoption de l’art informel

Au cours d’un voyage à Paris en 1951, Herbert Zangs découvre l’Abstraction lyrique, qui suscite son adoption de l’art informel. A partir de cette date, il retourne régulièrement à Paris, et s’installe un atelier à Denfert-Rochereau en 1955. 

Le bouleversement esthétique de la découverte de l’Abstraction lyrique se traduit par le choix radical de ne peindre plus qu’en monochrome. En cela, Herbert Zangs se rapproche de la démarche contemporaine d’Yves Klein, Piero Manzoni, ou encore Richard Rauschenberg. Les monochromes d’Herbert Zangs sont encore liés à la figuration. Ils s’inspirent de son expérience de la guerre et des vols effectués en avion au-dessus de paysages enneigés et dévastés.   

Les reliefs d’Herbert Zangs reflètent eux-aussi l’impact de la guerre sur son art. Il les compose au début des années 1950 à partir de matériaux de récupération qui évoquent les privations de la guerre. Ces éléments sont assemblés et couverts d’un fin voile de peinture blanche, ou encore de chaux. Herbert Zangs les intitule donc des « blanchiments ». On peut notamment citer Objet (1952) ou encore Collage-objet (1953) parmi les œuvres relevant de cette série. En blanchissant la surface de l’œuvre, Herbert Zangs suscite l’interrogation envers les éléments sous-jacents. Cette série a également une dimension très personnelle pour l’artiste. En raison d’un accident d’avion lors d’une mission en 1943, il avait passé trois jours bloqué dans son parachute, sous la neige, avant d’être secouru. Les blanchiments évoquent la vision traumatisante qu’il avait alors eu du paysage enneigé.  

Le précurseur du mouvement Zéro

Herbert Zangs, qui se tourne progressivement vers une abstraction totale, est aujourd’hui considéré comme le précurseur du mouvement Zéro. 

A partir de 1953, l’artiste propose des toiles couvertes d’un revêtement monochromes, structurées par un réseau de lignes entrecroisées, et parfois perforées. Les symboles mathématiques deviennent récurrents dans ses toiles, et donnent lieu à la série « PlusMinus », des toiles et collages jalonnés de « x », « – », et « + », généralement en relief. 

La structuration en grilles des œuvres est également un caractère important des créations d’Herbert Zangs. Ce motif systématique symbolise pour l’artiste la quête d’une création libre, dénuée de tout carcan.   

L’emploi du monochrome et de motifs sériels font d’Herbert Zangs un initiateur du mouvement Zéro, bien qu’il ne se soit officiellement allié à aucun mouvement. Il ne limite cependant pas sa palette au blanc, et réintroduit notamment le bleu et le noir, sans pour autant mêler les coloris. 

Au cours de sa carrière, Herbert Zangs innove sans cesse, et multiplie les expériences artistiques. Il expérimente des techniques variées, qui donnent lieu à des séries dédiées. Ainsi, en 1957, il applique la peinture à l’essuie-glace, introduisant ainsi la série des « essuie-glace ». En 1959, c’est au fusain que s’adonne l’artiste. Sa série des « poussières » des années 1960 est pour sa part réalisée à la suie. 

A partir de années 1970, Herbert Zangs se tourne vers les performances. A la même période, il commence à occuper une place importante sur la scène artistique française. L’artiste, qui ne cesse d’expérimenter de nouvelles techniques de peintures, s’essaye notamment à la peinture au fouet dans les années 1980 et 1990. La perte de ses jambes en 1992 ne le freine en rien, et il exploite même les roues de son fauteuil roulant pour réaliser des œuvres radicales. 

La cote de œuvres d’Herbert Zangs

La vente des œuvres d’Herbert Zangs a connu une hausse très importante depuis les années 2010. L’indice des prix de ses créations enregistre une croissance de 113% depuis cette date. 

Les peintures s’échangent généralement pour 1 000 à 5 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Les dessins et aquarelles circulent eux-aussi aisément sur le marché de l’art, pour des sommes généralement comprises entre 100 et 5 000 €. 

Ce sont les sculptures d’Herbert Zangs qui suscitent le plus d’attention de la part des collectionneurs. Les prix de ventes s’échelonnent entre 100 et 50 000 €, avec une majorité comprise entre 1 000 et 5 000 €. Le record des ventes a été atteint à Vienne en 2017 avec l’assemblage Drahtfaltung verweißt (1954), adjugé pour 60 000 €. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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Gyula Kosice

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Estimation et cote de l'artiste Gyula Kosice

Gyula Kosice (1924-2016), né Fernando Fallik, est un sculpteur et théoricien argentin d’origine hongroise. Véritable pionnier de la modernité en Argentine, il compte parmi les précurseurs de l’art concret et de l’art hydro-cinétique.

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Les études de Gyula Kosice en Argentine

Gyula Kosice est né à Kosice en Hongrie, mais réside en Argentine dès l’âge de 4 ans. A partir de 1940, il s’initie à la peinture, au dessin, et à la sculpture, et réalise ses premières œuvres non figuratives. Il poursuit sa formation artistique à l’Escuela Nacional de Bellas Artes « Manuel Belgrano » de Buenos Aires. C’est à cette période qu’il choisit Kosice comme nom d’artiste, en souvenir de sa ville natale. 

Gyula Kosice adhère très rapidement à l’Abstraction géométrique. Il participe en 1944 à Arturo, la première revue à diffuser ce style en Argentine. Attaché à l’innovation, l’artiste créé la même année Röyi, la première sculpture articulée et mobile d’Amérique latine. Dès l’année suivante, Gyula Kosice participe à la fondation du groupe Arte Concreto – Invención. Il poursuit sa recherche sur les sculptures mobiles, et publie cette même année 1945 Invención, un recueil de photographies de sculptures mobiles, théories et poèmes.

Gyula Kosice et Arte Madí

Souhaitant proposer une liberté de création totale dans l’art, Gyula Kosice fonde avec Carmelo Arden Quin le groupe d’avant-garde Arte Madí en 1945. C’est Gyula Kosice qui rédige le manifeste, et qui nomme le groupe d’après slogan politique des républicains espagnols, « Madrí, Madrí, ils ne passeront pas ». Il assure également la direction de la revue Arte Madí Universal (1947-1954), diffusant ainsi les idées du groupe. Enfin, c’est Gyula Kosice qui sélectionne les œuvres Madí présentées au Salon des Réalités nouvelles à Paris. L’artiste exerce donc une influence prépondérante sur le développement du groupe et sa diffusion. 

Ce mouvement s’approprie les idées du Bauhaus en ajoutant une dimension ludique à la création. L’intervention du public est encouragée, et entendue comme une expression de la liberté artistique. Gyula Kosice bâtit sur ses premiers mobiles articulés en proposant au public de les manipuler. Une œuvre telle que la Pintura articulada Madí (1946), constituée de formes géométriques en bois émaillé, peut ainsi être arrangée de multiples façons selon l’intervention du public. Dès 1946, Gyula Kosice propose également des sculptures en néon, comme Madí Aluminium Structure No. 3 (1946), ce qui est absolument novateur sur la scène internationale.  

Innovant sans cesse, l’artiste créé l’année suivante sa première sculpture hydraulique, Una gota de agua acunada a toda velocidad (Une goutte d’eau bercée à toute vitesse) (1947). L’eau, qui devient un élément récurant dans sa production artistique, assure sa célébrité. Gyula Kosice réalise des machines en plexiglas recueillant de l’eau mise en mouvement par des moteurs électriques. Il s’agit d’une proposition très personnelle, qui renvoie au souvenir d’une quasi-noyade dans son enfance.  S’il s’éloigne du groupe Madí en 1954, Gyula Kosice aura néanmoins donné son essor à l’école de Buenos Aires. Il poursuit à partir de cette date une trajectoire indépendante.

La pensée urbaine de Gyula Kosice

inspiré par les constructivistes russes et le Bauhaus. Il s’inspire alors des avancées technologiques, et crée de véritables projets urbains utopiques. Ainsi, il dessine la cité Hydro-spatiale en 1975, une agglomération dont les bâtiments seraient suspendus dans les airs grâce à l’énergie hydraulique.  

Gyula Kosice poursuit par ailleurs ses recherches hydro-cinétiques, qui lui permettent de mettre en évidence la réfraction de la lumière dans l’eau et de créer des effets colorés perceptibles notamment dans Vibration du spectre de l’eau (1962-1963) et Langage codé de l’eau (1963). L’artiste réalise également des sculptures monumentales qui prennent place dans des parcours urbains, comme Júbilo, sculpture installée en 2013 à Kosice, et en 2014 en Uruguay, dans le Parc de sculptures Pablo Atchugarry. 

Pionnier de l’avant-garde artistique en Amérique du Sud, Gyula Kosice reçoit le prix international Torcuato di Tella en 1962, ainsi que le Platine Konex en 1982. Il a également reçu le Lifetime Achievement Award in Plastic Arts du Fondo National Arts en 1994.

La cote des œuvres de Gyula Kosice

Les œuvres de Gyula Kosice ont connu un véritable engouement des collectionneurs dans la seconde moitié des années 2000, non démenti à ce jour. Les installations de Gyula Kosice constituent 93% du volume des ventes. Elles s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €. Les peintures s’échangent dans la même gamme de prix, mais circulent moins aisément sur le marché de l’art. Le record des ventes a été atteint en 2016 avec Formas intercambiables (1945), adjugé à Miami pour 62 274 € (71 000 $).
(Illus.) Gyulia Kosice, « Tríada” ou « Fuente del Milenio », Argentine, Junín, 2000.

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Patrick Rubinstein

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Estimation et cote de l'artiste Patrick Rubinstein

Patrick Rubinstein (1960-…) est un peintre français né à Paris, où il vit et travaille. Mêlant les influences de l’Op Art, du Street Art et du Pop Art, il est aujourd’hui considéré comme un pionnier du Cinétique Pop Art.
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Prix des œuvres de Patrick Rubinstein

  • Œuvre cinétique - de 800 € à 45 000 €

  • Sérigraphie ou édition limitée - de 400 € à 6 500 €

  • Photographie sur support - de 300 € à 3 800 €

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Les premières expériences artistiques de Patrick Rubinstein

Les premières expériences artistiques de Patrick Rubinstein se nourrissent de la culture Pop. Dès son plus jeune âge, il est fasciné par le cinéma américain, le pop américain et le rock britannique. Il apprécie également la photographie argentique, qu’il pratique en famille. Visitant les musées parisiens, Patrick Rubinstein découvre les œuvres des maîtres du XXème siècle, surtout les représentants de l’art Pop et cinétique. Ainsi, il admire les œuvres d’Andy Warhol, Jesus-Rafael Soto, Carlos Cruz-Diez, Victor Vasarely, Roy Lichtenstein, et Jean-Michel Basquiat. Il apprécie particulièrement la dimension ludique de l’art cinétique, et cherche à reproduire certaines expériences chez lui. Ainsi, s’inspirant du procédé optique de Yaacov Agam, Patrick Rubinstein réalise ses premières œuvres en accordéon. Il assemble sur un support plié deux photographies différentes découpées en lamelles, composant ainsi une nouvelle image en relief. Patrick Rubinstein remporte un certain succès avec ces premières expériences, et conclut sa première vente dès l’âge de 18 ans. Patrick Rubinstein raffine alors son procédé et choisit la carrière artistique. 

Les dooble et triple

Patrick Rubinstein effectue des recherches autour de la technique lenticulaire et brevète les procédés du « dooble » et du « triple ». En sophistiquant sa technique de découpage, collage et pliage d’images, Patrick Rubinstein produit des œuvres qui évoluent en fonction de l’angle de vision. L’emploi du numérique permet à l’artiste d’accroître progressivement la taille de ses compositions. Le dooble lui permet de fondre deux images appliquées sur un support en forme d’accordéon. Selon la position du spectateur, trois points de vue sont possibles. L’effet visuel nait du déplacement du public. Quant au triple, il consiste en un procédé de fusion de trois images, créant par là-même deux images distinctes. À l’aide de ces deux procédés, Patrick Rubinstein propose des « éditions » ou bien des « collection », la différence résidant dans la taille et l’ambition des créations. Les « éditions » sont de petit format et présentent un simple motif rattaché à la culture pop. Les « collections », plus complexes, réinterprètent les icônes de la culture populaire.

Les séries de Patrick Rubinstein

Les séries de Patrick Rubinstein sont autant d’hommages aux emblèmes de la culture visuelle populaire. Icônes Pop est ainsi une série consacrée aux personnalités emblématiques du XXème siècle. Il représente les stars du cinéma, des arts visuels, ou encore de la musique, dans une esthétique dominée par le noir et blanc. Ainsi, Pink Audrey, en hommage à Audrey Hepburn, Marilyn is so Wiggly, dédié à Marilyn Monroe, ou encore Lennon Forever, John Lenon sont des tableaux consacrés aux représentants de la culture pop, pour lesquels Patrick Rubinstein nourrit dès l’enfance une grande admiration. Patrick Rubinstein ne se cantonne pas aux personnalités du monde Pop, et rend également hommage aux maîtres de l’histoire de l’art, rattachés tant à l’art classique qu’à l’avant-garde du XXème siècle. Il réinterprète aussi bien les tableaux d’Elisabeth-Louise Vigée Le Brun que ceux de Vincent Van Gogh ou encore Fernand Léger. Patrick Rubinstein s’approprie ces chefs-d’œuvre, en associant les images de manière savante dans les dooble et les triple, pour former des compositions unitaires et cohérentes. Esthétiquement, l’artiste adopte les codes du Pop art, en créant des œuvres vives et colorées, inspirées de la culture populaire, et accessible au public. Ses compositions s’inspirent par ailleurs de l’anarchie du Street Art, et Patrick Rubinstein présente même certaines œuvres dans la rue, comme À la folie (2020). Enfin, sa quête de renouvellement constant des perceptions du spectateur, en fonction de ses mouvements et de la lumière, est à rattacher à l’Op Art. Patrick Rubinstein est donc bien un pionnier du cinétique Pop Art.

Les Exceptions de Patrick Rubinstein

L’année 2016 constitue un tournant dans la carrière de Patrick Rubinstein, qui inaugure à cette date la série des « exceptions ». L’artiste renouvelle ses thématiques, en insufflant davantage de poésie à ses compositions. Le motif des papillons en feuille d’or sur un fond bleu profond devient récurrent dans l’œuvre de Patrick Rubinstein. Les coloris de l’artiste s’assagissent, et il restreint sa gamme chromatique. Patrick Rubinstein initie une réflexion sur la lumière. Inspiré par l’observation de l’œuvre de Pierre Soulages, il décide d’introduire des éléments métalliques à ses compositions. Le peintre apprécie particulièrement l’or, qui permet de jouer des variations de la lumière tout en donnant un effet précieux. Patrick Rubinstein multiplie donc les effets de luminosité, accentués par les contrastes entre les couleurs sourdes et l’or.

La cote des œuvres de Patrick Rubinstein sur le marché de l'art

Le chiffre d’affaires des ventes d’œuvres de Patrick Rubinstein a triplé depuis 2012. Les marchés les plus friands de ses œuvres sont la France et la Belgique. Les œuvres de Rubinstein se vendent aux enchères entre 300 € et 45 000 €. Par exemple, Envolez-Vous a été adjugée aux alentours de 45 000 € chez Phillips Londres en 2023, bien au-dessus de son estimation initiale entre 5000 et 8000 euros.  Quant à ses œuvres en volume, elles s’échangent généralement pour 5 000 à 10 000 €.

(Illus.) Portrait de l’artiste

Reconnaître la signature de Patrick Rubinstein

Savoir reconnaître la signature de Patrick Rubinstein est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste contemporain français, reconnu pour ses créations cinétiques et ses portraits en illusion d’optique. Patrick Rubinstein, né en 1960, signe généralement « P. Rubinstein » ou « Rubinstein » en lettres cursives nettes et lisibles, apposées à la main sur la tranche ou au bas de l’œuvre. Sur des pièces emblématiques comme ses compositions cinétiques représentant Marilyn Monroe ou Audrey Hepburn, où l’image se transforme selon l’angle de vue, la signature est souvent discrètement intégrée à la structure, parfois accompagnée de la date, du numéro d’exemplaire et de la mention du tirage limité. Certaines œuvres comportent également un certificat d’authenticité signé de la main de l’artiste, élément déterminant sur le marché de l’art contemporain. L’étude du graphisme, du support (plexiglas, aluminium, structure à lamelles) et de la cohérence avec la période de production constitue un point clé dans l’authentification d’un Patrick Rubinstein. Face à la multiplication des éditions et des reproductions, faire vérifier la signature par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Patrick Rubinstein, qu’il s’agisse d’un portrait cinétique, d’une œuvre pop ou d’une création en édition limitée.

Signature Patrick Rubinstein
Expertise signature Patrick Rubinstein

En lien avec Patrick Rubinstein ​

Estimation d’objet de Patrick Rubinstein en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Victor Vasarely

Victor Vasarely

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Estimation et cote de l'artiste Victor Vasarely

Victor Vasarely (1906-1997) est considéré comme le père de l’art optique, plus connu sous le nom d’Op Art. Avec ses formes géométriques, ses contrastes noirs et blancs et ses couleurs très vives, il transforme une surface plane en une image qui semble avancer, reculer ou se déformer sous nos yeux. Ses séries Zèbres, Hommage à Malevitch, Vega et Folklore planétaire comptent parmi les plus célèbres de l’art du XXe siècle.

La cote de Victor Vasarely présente des écarts considérables. Une sérigraphie courante peut valoir quelques centaines d’euros, tandis qu’une peinture originale importante peut dépasser plusieurs centaines de milliers d’euros. Son record public atteint 770 000 € soit près de 890 000 $ au moment de la vente ! Vous possédez une peinture, une gouache, une sculpture ou une sérigraphie de Victor Vasarely ? Chez Estimon’Objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art moderne et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Victor Vasarely

Prix des œuvres de Victor Vasarely

  • Peinture originale, huile, acrylique ou tempera : de 3 000 € à plus de 770 000 €

  • Gouache, collage ou dessin : de 500 € à plus de 50 000 €

  • Sérigraphie, estampe ou multiple : de 100 € à plus de 12 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre de Victor Vasarely, il faut d’abord déterminer sa nature exacte. Une peinture unique sur toile ou sur panneau n’a pas la même valeur qu’une gouache préparatoire, une sérigraphie numérotée, un multiple en bois ou une reproduction décorative. Il est donc important de photographier l’œuvre de face, mais aussi son revers, sa signature, ses dimensions, ses étiquettes, ses inscriptions et, pour une édition, son numéro de tirage.

Les experts d’Estimon’Objet examinent ensuite la technique, la période, le motif, l’état de conservation et la provenance. Ils vérifient la cohérence de la signature et recherchent les références utiles dans les catalogues et les archives consacrés à l’artiste. Ces éléments permettent d’établir une première attribution et de comparer l’œuvre aux résultats récents du marché. Une estimation sur photographies ne remplace toutefois pas une authentification officielle lorsque celle-ci s’avère nécessaire.

La cote de Victor Vasarely sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre de Victor Vasarely dépend d’abord de son caractère unique ou multiple. Les peintures originales des années 1950 à 1970, les œuvres issues des séries historiques et les grands formats bien documentés dominent le marché. Les gouaches, collages et études préparatoires occupent une place intermédiaire. Les sérigraphies sont beaucoup plus nombreuses et leur prix varie selon le tirage, la signature, le sujet et l’état du papier.

La cote des peintures originales de Victor Vasarely

Les huiles, acryliques et temperas originales représentent le sommet de la cote de Vasarely. Les compositions en noir et blanc de la période Gordes-Cristal, les premières recherches optiques, les œuvres proches d’Hommage à Malevitch et les tableaux de la série Vega sont particulièrement recherchés. La date, le format, la provenance et la présence d’une confirmation de la Fondation Vasarely peuvent avoir une influence décisive.

Voici quelques résultats de référence :

  • Altaï III (1955-1958) : cette grande huile sur toile en noir et blanc de 162 × 130 cm a été adjugée 565 250 £ à Londres en février 2010. Elle constitue le record public largement reconnu de l’artiste.
  • Zèbres (1932-1942) : cette huile sur toile, directement liée aux premières recherches optiques de Vasarely, a atteint 485 000 £ à Londres en mars 2017.
  • Vega Mat (1969) : cette acrylique sur toile de 100 × 100 cm, confirmée par Pierre Vasarely et destinée au catalogue raisonné, a été vendue 123 500 € à Vienne en mai 2024.
  • FEM (date non précisée) : cette tempera sur panneau de 80 × 80 cm a obtenu 79 250 dollars canadiens au Canada en mai 2023.

Ces prix concernent des œuvres originales de grande qualité. Une composition tardive de petit format, une œuvre peu documentée ou un tableau en mauvais état peut se négocier à un niveau nettement inférieur.

La cote des gouaches, collages et œuvres sur papier

Victor Vasarely utilisait la gouache, la tempera, le collage et le papier quadrillé pour préparer ses recherches sur les formes et les couleurs. Certaines feuilles sont de véritables œuvres autonomes, tandis que d’autres servent de modèles pour une peinture, une sérigraphie ou une intégration architecturale. Les études directement liées à une œuvre monumentale ou à une série connue sont les plus recherchées.

Quelques résultats illustrent ce marché :

  • Mekka (date non précisée) : cette grande composition en technique mixte et collage sur papier a été vendue 25 000 dollars canadiens au Canada en octobre 2024.
  • Laika (date non précisée) : cette gouache et tempera sur carton fort a atteint 17 550 dollars canadiens au Canada en avril 2013.
  • Mercure-C (1987) : ce collage de papier sur panneau de 45,1 × 39,4 cm, signé, titré et daté, a été adjugé 16 250 $ à Dallas en novembre 2025.
  • Studies for Jerusalem Wall, série de sept études (vers 1965) : cet ensemble de dessins à l’encre et au graphite sur papier quadrillé a obtenu 6 875 $ à Dallas en février 2023.

Une œuvre sur papier doit être examinée avec soin. Les pliures, les taches, une exposition prolongée à la lumière ou l’acidité d’un ancien encadrement peuvent diminuer sa valeur.

La cote des sérigraphies, estampes et multiples

Vasarely souhaitait rendre l’art accessible au plus grand nombre. Il a donc accordé une place essentielle à la sérigraphie, une technique parfaitement adaptée à ses aplats de couleurs et à ses motifs géométriques. Il existe toutefois une grande différence entre une sérigraphie originale signée et numérotée, une épreuve d’artiste, un portfolio complet, une édition tardive et une simple reproduction imprimée.

Voici plusieurs ventes significatives :

  • Hommage à l’Hexagone (1969) : ce portfolio complet de huit sérigraphies en couleurs, chacune signée et numérotée, a été vendu 12 500 $ à Dallas en octobre 2021.
  • Code, portfolio complet de huit œuvres (1967) : cet ensemble de sérigraphies, gaufrages et eau-forte a atteint 4 250 $ à Dallas en mai 2024.
  • Untitled (vers 1980) : cette sérigraphie en couleurs signée et numérotée 132/250 a été adjugée 3 500 $ à Dallas en juin 2025.
  • Paris-Tokyo (1980) : ce portfolio de six sérigraphies en couleurs, tiré à 75 exemplaires, a été vendu 3 000 $ en avril 2020.

Une sérigraphie isolée de grand tirage peut rester sous la barre des 500 €. À l’inverse, une épreuve rare, un ensemble complet ou une composition emblématique en excellent état peut atteindre plusieurs milliers d’euros.

Comment reconnaître une œuvre de Victor Vasarely ?

Une œuvre de Victor Vasarely se reconnaît d’abord à la précision de sa construction. Dans ses compositions en noir et blanc, l’artiste répète des lignes, des carrés, des losanges ou des cercles afin de troubler le regard. Les formes semblent se superposer, pivoter ou sortir du tableau. Ses célèbres zèbres ne possèdent presque aucun contour : les corps apparaissent seulement grâce à l’alternance des bandes noires et blanches.

À partir des années 1950, Vasarely développe un vocabulaire composé de formes géométriques simples. Son alphabet plastique associe notamment des carrés, des cercles, des ellipses, des triangles et des losanges à une sélection précise de couleurs. Ces unités se répètent sur une grille, comme les éléments d’un jeu de construction. Dans les œuvres de la série Vega, la grille se courbe autour d’une sphère imaginaire. Le centre du tableau paraît alors gonfler vers le spectateur ou s’enfoncer dans la surface.

La réalisation reste généralement très nette. Les couleurs forment des aplats réguliers, sans empâtement important ni geste de pinceau spectaculaire. Il faut cependant rester prudent : le succès de Vasarely a entraîné la diffusion de très nombreuses affiches, reproductions et éditions d’après ses œuvres. Un motif géométrique fidèle à son style ne suffit donc jamais à prouver qu’il s’agit d’une œuvre originale.

Reconnaître la signature de Victor Vasarely

Victor Vasarely signe fréquemment ses peintures et ses gouaches « Vasarely », avec une écriture assez lisible et légèrement inclinée. La signature se trouve souvent dans l’angle inférieur droit, mais certaines œuvres sont uniquement signées au revers. Le dos peut aussi porter le titre, la date, les dimensions, un numéro d’inventaire ou une référence d’atelier. Cet ensemble d’inscriptions est souvent plus instructif que la seule signature visible sur la face.

Sur les sérigraphies de Victor Vasarely, la signature est généralement apposée au crayon dans la marge inférieure. Le numéro de tirage apparaît sous la forme d’une fraction, par exemple « 22/250 ». Certaines feuilles portent également un cachet à sec ou la marque de l’éditeur. Les sculptures et les multiples peuvent être signés ou numérotés sur la base, au revers ou sur une étiquette fixée sous l’objet.

Il faut toujours comparer la signature avec la technique et l’époque supposée de l’œuvre. Une signature authentique ne transforme pas une reproduction en œuvre originale ! La provenance, les anciennes étiquettes, les factures, les certificats et la correspondance avec les archives de l’artiste restent indispensables pour établir un dossier sérieux.

Expertise signature Victor Vasarely
Signature Victor Vasarely

Œuvre de Victor Vasarely : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par déterminer si l’œuvre est unique ou éditée. Il observe la surface afin de distinguer une peinture, une gouache, une sérigraphie, un collage ou une impression photomécanique. Sur une peinture originale, une photographie prise de côté peut révéler les passages du pinceau, les limites des aplats et la superposition des couches. Sur une sérigraphie, l’encre doit présenter un dépôt régulier et différent de la trame d’une impression industrielle.

Il étudie ensuite la composition. La taille des formes, la progression des couleurs et les déformations de la grille doivent rester cohérentes avec la période annoncée. Une œuvre supposée appartenir à la série Vega doit notamment présenter une déformation progressive et maîtrisée des carrés ou des cercles. Un motif approximatif, des lignes irrégulières ou une gamme chromatique incohérente peuvent indiquer une reproduction ou une œuvre réalisée d’après Vasarely.

Enfin, Romain examine le revers, les inscriptions, les anciennes étiquettes, la qualité du support et l’historique de propriété. Pour une édition, il contrôle la signature au crayon, le numéro de tirage, l’éditeur, le format et la présence éventuelle d’un cachet à sec. Lorsque les éléments le justifient, une recherche complémentaire auprès de la Fondation Vasarely, qui prépare le catalogue raisonné de l’œuvre peint, peut être nécessaire.

Victor Vasarely, le père de l’Op Art

Victor Vasarely naît en 1906 à Pécs, en Hongrie, sous le nom de Győző Vásárhelyi. Il commence des études de médecine à Budapest, mais les abandonne après deux ans pour se consacrer à l’art. Cette première formation scientifique marque durablement sa façon de travailler. Il étudie ensuite la peinture à l’Académie Podolini-Volkmann, puis rejoint le Mühely de Sándor Bortnyik, une école hongroise proche des principes du Bauhaus. Il y rencontre Claire Spinner, qu’il épouse au début des années 1930.

En 1930, le jeune couple s’installe à Paris. Vasarely gagne d’abord sa vie comme graphiste publicitaire auprès de l’agence Havas et de l’imprimeur Draeger. Il apprend à produire des images simples, immédiatement lisibles et adaptées à la reproduction. Après la guerre, il se consacre davantage à la peinture et expose à Paris dès 1944. Ses séjours à Belle-Île et à Gordes lui inspirent de nouvelles formes, puis son Manifeste jaune, publié en 1955, pose les bases d’un art fondé sur les effets optiques et la participation du regardeur.

La renommée internationale arrive dans les années 1960, lorsque l’Op Art rencontre un immense succès. Vasarely ne veut pas réserver ses créations aux collectionneurs : il imagine des façades, des décors urbains et des œuvres monumentales destinées à tous. La Fondation Vasarely, inaugurée à Aix-en-Provence en 1976, incarne ce projet d’une « cité polychrome du bonheur ». Naturalisé français, l’artiste poursuit ses recherches jusqu’à un âge avancé et meurt à Paris en 1997. Son influence reste considérable dans l’art cinétique, le design, l’architecture et la création numérique.

Pour une œuvre de Victor Vasarely, photographiez toujours la face sans le verre du cadre lorsque cela est possible, puis réalisez une seconde image sous une lumière légèrement oblique. Cette lumière aide à différencier l’encre parfaitement plate d’une reproduction industrielle, le dépôt plus dense d’une sérigraphie et les passages de peinture d’une œuvre originale.

Ne négligez surtout pas le revers ! Une référence composée de lettres et de chiffres, un titre manuscrit, une date, une étiquette ancienne ou un numéro d’atelier peuvent permettre de retrouver une œuvre dans les archives. Pour une estampe, photographiez les quatre marges, la signature, la numérotation et tout cachet en relief. N’essayez pas de gommer une tache ou de nettoyer le papier avant l’expertise : une intervention maladroite peut faire disparaître des informations et réduire sensiblement la valeur de l’œuvre.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre de Victor Vasarely ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions, la technique supposée et les documents en votre possession. Nos spécialistes étudieront votre demande et vous accompagneront dans le cadre d’un projet de vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

En lien avec Victor Vasarely

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Art contemporain

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LE PHO (1907-2001) 
Jeune vietnamienne alanguie. 1932 
Huile sur toile
Signée, datée 11. 1932 et située Hanoï en bas à gauche 110,5 x 170,5 cm Usures

💰 Adjudication :
630 000 €

🔎 Estimation :
150 000 € - 200 000 €

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CHU TEH CHUN (1920-2014) N° 294, composition. 1968 Huile sur toile 
Signée en chinois et latin et datée en bas à droite Contresignée en chinois

💰 Adjudication :
510 000 €

🔎 Estimation :
250 000 € - 350 000 €

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Georges MATHIEU (1921-2012) Forets attentives. 1989 Alkyde sur toile
Signée en bas à gauche Titrée au dos
146 x 114 cm Provenance :
- Galerie Guy P

💰 Adjudication :
430 000 €

🔎 Estimation :
100 000 € - 150 000 €

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Georges MATHIEU (1921-2012) Jour immense. 1986 Huile sur toile
Signée et datée en bas à gauche Titrée au dos
120,5 x 120 cm

💰 Adjudication :
250 000 €

🔎 Estimation :
120 000 € - 150 000 €

Estimation gratuite Yvaral

Yvaral

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Estimation et cote de l'artiste Yvaral

Yvaral (1934-2002), né Jean-Pierre Vasarely, est un pionnier dans l’art numérique français. Fils de Victor Vasarely, il choisit ce pseudonyme pour se distinguer de son père. Il s’investit dès le début de sa carrière dans un art géométrique, s’engageant d’abord dans l’Op Art, avant de formaliser l’art numérique.

Estimation gratuite Yvaral

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Art géométrique

Yvaral propose un art géométrique dès le début de sa carrière. Il étudie les arts graphiques à l’École des Arts Appliqués de Paris, et se tourne immédiatement vers l’Abstraction. Ses créations, réalisées exclusivement en noir et blanc, sont fondées sur l’emploi de formes géométriques, dans un esprit constructiviste.
Yvaral commence une carrière de publicitaire, et rencontre un fort succès dans les années 1950. Il s’essaie à d’autres pratiques, et se consacre à ses « compositions » en 1955. Il s’agit d’objets cinétiques qui proposent des effets visuels selon les mouvements du spectateur. Le mouvement est désormais inclus dans l’œuvre d’Yvaral.
Les compositions d’Yvaral gagnent progressivement en rigueur, et en 1959 elles sont bâties sur un système mathématique extrêmement rigoureux. De cette manière, l’artiste s’emploie à démystifier le geste créateur.

Le G.R.A.V.

Poursuivant ses recherches cinétiques, Yvaral fonde en 1960 le G.R.A.V. (groupe de recherches d’art visuel) avec Julio Le Parc, François Morellet, Joël Stein, Horacio Garcia Rossi, Francisco Sobrino. Ces artistes partagent l’ambition de proposer un art social, directement accessible au spectateur, en encourageant son mouvement et son interaction directe avec les œuvres. Ensemble, les membres du G.R.A.V. organisent des expositions collectives jusqu’à la dissolution du groupe en 1968. Ainsi, Yvaral présente des œuvres à la galerie Denise René en 1961 avec le G.R.A.V., puis participe à The Responsive Eye au Museum of Modern Art de New York en 1965, et même à Lumière et Mouvement au Musée d’Art Moderne de la ville de Paris en 1967. Yvaral diffuse également son esthétique par le cinéma, et crée avec Joël Stein les décors cinétiques de La Prisonnière d’Henri-Georges Clouzot, en 1967. La création artistique d’Yvaral se transforme en 1967. Il élargit alors sa gamme chromatique, et se tourne vers la production en série. Dans ses peintures, il exploite désormais toutes les couleurs, classées entre les couleurs « fondamentales » et « spectrales », et joue sur la modulation de la luminosité et de la saturation pour créer des effets optiques. Selon la clarté et la densité des couleurs, Yvaral créé une impression de mouvement et de volume.

Nouvelle Tendance

En 1968, lorsque se dissout le G.R.A.V., Yvaral rejoint le groupe international Nouvelle Tendance – Recherche Continuelle. Il poursuit les recherches cinétiques initiées au sein du G.R.A.V., mais privilégié désormais l’emploi de matériaux modernes. Il réalise ses compositions en formes simples, des carrés, cercles et cubes, découpées dans des plaques de plexiglas, caoutchouc et vinyle. Les formes sont superposées pour créer des effets optiques, et donner une impression de mouvement. 

Yvaral cherche également à donner plus de monumentalité à ses œuvres. Il propose des environnements, dans lesquels les visiteurs circulent et interagissent avec l’œuvre. Cette ambition montre combien Yvaral demeure attaché à l’esprit du G.R.A.V. 

Certaines installations sont d’ailleurs présentées dans l’espace public. Ainsi, en collaboration avec son père Victor Vasarely, il habille en 1970 la façade de l’immeuble du siège de RTL, 22 rue Bayard à Paris. 

Yvaral présente sa première exposition personnelle en France à la Galerie Denise René en 1969, trois ans après son exposition en Allemagne à Esslingen, à l’(Op)Art Galerie de Hans Mayer (1966).

Art numérique

A partir des années 1970, Yvaral se distingue par son engagement pour l’Art numérique. Dans sa définition, qu’il propose en 1975, il l’entend comme un art « régi par les nombres » et non un art informatique. Il faut atteindre le début des années 1980 pour qu’il ne fasse usage de l’ordinateur dans ses œuvres numériques. Les mathématiques occupaient déjà une place essentielle dans son art dès le début de sa carrière, mais elles prennent désormais une place prépondérante. 

Yvaral retourne alors à la figuration, mais à travers la traduction des formes par les nombres. Il réalise des portraits numérisés. Parmi ses modèles de prédilection, figurent son épouse Michèle et Marilyn Monroe. Yvaral diffuse alors ses œuvres par la sérigraphie. 

Yvaral défend cet art dans son ouvrage publié en 1999, Propositions pour un Art numérique. 

La cote des œuvres d’Yvaral

La cote des œuvres d’Yvaral connaît un regain d’intérêt fulgurant de la part des collectionneurs, qui ne se démentit pas depuis 2005. Ainsi entre 2005 et 2006, le chiffres d’affaires de ses ventes a montré une croissance de 139 000 €. Depuis lors, l’indice des prix a donc connu une forte hausse, avec une croissance de 283%. Les œuvres d’Yvaral sont prisées avant tout sur le marché français. 

Les peintures représentent 45% du volumes des ventes d’œuvres d’Yvaral. Elles s’échangent généralement pour 1 000 à 30 000 €. Le record des ventes est détenu par Marilyn numérisée (1989), toile adjugée pour 125 000 € à Paris en 2005. 

Quant aux prix de vente des estampes (42% des ventes), ils sont le plus souvent compris entre 100 et 500 €, mais atteignent parfois les 5 000 €.  

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Estimation gratuite Grazia Varisco

Grazia Varisco

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Estimation et cote de l'artiste Grazia Varisco

Grazia Varisco (1937-…) est une artiste milanaise rattachée à l’art cinétique. À l’issue de sa formation auprès d’Achille Funi à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, l’artiste s’est engagée dans l’expérimentation artistique par la peinture et la sculpture. Pionnière dans la recherche d’une interaction directe avec le public, Grazia Varisco a eu une influence au sein du Gruppo T.

Estimation gratuite Grazia Varisco

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Des œuvres encourageant l’interaction

Dès ses premières œuvres, Grazia Varisco encourage l’interaction avec le public en l’invitant à manipuler ses créations. Elle commence par la série des Tavole magnetiche (1959-1962), des surfaces agrémentées d’aimants symbolisant des opposés, comme l’avant et l’après, le dessus et le dessous ou encore l’ordre et le désordre. Elle propose au public de déplacer les aimants, provoquant ainsi des variations dans l’expressivité des œuvres. 

Grazia Varisco forme le Gruppo T avec Giovanni Anceschi, Davide Boriani, Gianni Colombo et Gabriele de Vecchi, quatre artistes milanais qui partagent ses vues sur l’importance d’impliquer le public dans la création. Ensemble, ils organisent six expositions interactives entre 1959 et 1962. 

Grazia Varisco participe également aux événements Miriorama, « milles images », dont la première édition est présentée par Lucio Fontana en 1961. Elle compte également parmi les exposants d’Arte Programmata, exposition cinétique organisée par Adriano Olivetti en 1962. 

A Arte Programmata, Grazia Varisco interroge la perception spatio-temporelle du spectateur avec 9x9xX, une œuvre présentant des variations de l’espace par l’intermédiaire d’un motif systématique. 

Ces expositions collectives sont pour l’artiste l’occasion de multiplier les expérimentations, et de nourrir sa création. Elles constituent le fondement de sa production de la seconde moitié des années 1960. 

Les recherches spatio-temporelles

Grazia Varisco approfondit la recherche sur la perception spatio-temporelle initiée avec Arte Programmata en réalisant les Schemi Luminosi Variabili. 

Pour accentuer les effets optiques de ses créations, elle intègre de nouveaux matériaux à ses œuvres. Ainsi, l’emploi de verres industriels lenticulaires permet de jouer avec le schéma géométrique de ses compositions, en les déformant ou en les réfléchissant. 

Les développements artistiques de Grazia Varisco donnent lieu à trois expositions personnelles à Milan, d’abord à la Galleria Vismara (1966), puis à la Galleria Schwartz (1969), et enfin à la Galleria del Naviglio (1971). 

En parallèle de ses activités de peintre, Grazia Varisco exerce comme graphiste pour l’entreprise Rinascente (1961-1967), ainsi que pour la revue Abitare. Elle collabore également au plan intercommunal milanais (1962-1963). En raison de ses multiples activités et de ses deux enfants alors en bas-âge, Grazia Varisco s’éloigne progressivement des groupes artistiques auxquels elle était jusqu’alors liée. Cette émancipation provoque un renouvellement de ses œuvres, encouragé par ailleurs par ses séjours aux États-Unis entre 1969 et 1973. 

Un art de l’épure

Au tournant des années 1970, Grazia Varisco souhaite épurer ses créations. Sa réflexion la mène à proposer des cahiers lignés et à carreaux, sur lesquels sont tracés des points et des diagonales, et dont les feuilles sont parfois cornées. Extrapagina (1983), Grande depliant (1984), et Grande diagonale (1983/1984) participent à cette recherche de simplification. Les pliures qu’elle crée sur les pages à motif régulier permettent à Grazia Varisco de continuer à proposer des effets de perturbation visuelle. Cette même recherche d’épure pousse Grazia Varisco à s’intéresser aux absences et aux espaces potentiels. Cette réflexion donne lieu aux séries Assenze et Spazi potenziali (1974/1975). Il s’agit de structures métalliques aux formes géométriques, dont l’équilibre semble instable par la création de pliures.

L’instabilité comme sujet

À partir de 2001, l’attention de Grazia Varisco se concentre sur la thématique de l’instabilité et sur la perception de l’intérieur et de l’extérieur. Cette quête est à l’origine de plusieurs séries, notamment les Quadri Comunicanti en 2008. Les tableaux de la série sont disposés de façon irrégulière, mais les représentations qu’ils portent sont alignées horizontalement. De cette manière, les tableaux provoquent à la fois un sentiment de porosité des œuvres et d’instabilité. Les recherches de Grazia Varisco sur l’optique et l’instabilité sont récompensées par l’obtention de la chaire de Théorie de la perception à l’Accademia di Belle Arti di Brera à Milan, qu’elle occupe de 1981 à 2007. En 2007, elle reçoit même le prix national de la sculpture.

La cote des œuvres de Grazia Varisco

La cote des œuvres de Grazia Varisco connait un essor inédit depuis 2010, avec une hausse de l’indice des prix de 582% depuis lors. Ses sculptures constituent la moitié du volume des ventes. Elles s’échangent généralement pour 10 000 à 40 000 €. Le prix de vente des peintures et aquarelles est compris entre 1 000 et 5 000 €, et celui des estampes entre 100 et 500 €. Le record des ventes a été atteint en 2021 à Brescia (Italie) avec Schema luminoso variabile (1965/66), un assemblage adjugé pour 44 000 €.

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(Illus.) Portrait de l’artiste 

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Estimation gratuite Getulio Alviani

Getulio Alviani

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Estimation et cote de l'artiste Getulio Alviani

Getulio Alviani (1939-2018) est un artiste italien du mouvement lumino-cinétique, rattaché au groupe Nouvelle Tendance.

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Un intérêt précoce pour le dynamisme optique

L’intérêt de Getulio Alviani porte de façon précoce sur le mouvement, à la fois dans son travail d’ingénieur et dans sa création artistique. Ingénieur de formation, il remporte en 1954 un concours pour sa conception de vannes électriques. Après plusieurs conceptions de produits, il devient directeur artistique d’AVE. 

Getulio Alviani nourrit sa création artistique des principes du Bauhaus, notamment de la notion d’Abstrait-Concret. Dans ses œuvres personnelles, il se concentre sur les aspects optiques, en particulier le reflet de la lumière sur les objets. 

Les premières œuvres de Getulio Alviani visent à provoquer des effets lumineux pour capturer l’œil du spectateur. Il réalise dès 1958 les superficie a struttura vibratile. Il s’agit de plaques de métal (acier ou aluminium) fixées sur du bois. Les feuilles métalliques, de taille variable, sont brossées de différentes manières pour diversifier les textures et ainsi multiplier les effets de reflets lumineux. 

Getulio Alviani considère que certains problèmes plastiques ne peuvent se résoudre que graphiquement. Il s’essaie donc également au graphisme à partir de 1959. La dimension plastique de ses créations en devient un aspect prépondérant. 

Structurer les effets lumineux

créations par la quête de structuration des effets lumineux. 

Il réalise cette année-là ses premières strutture monocrome polivalenti. La construction même de ces structures monochromes dépend de la lumière. L’intérêt de l’artiste porte alors sur les vibrations lumineuses provoquées par ses œuvres. Getulio Alviani complexifie ses structures en 1962, en alternant les plaques d’aluminium laminé convexes et concaves. Il crée ainsi un jeu de formes vides et pleines, qui accentue les effets lumineux.  

C’est également à cette période que Getulio Alviani donne sa première exposition personnelle à la Mala Galerija de Ljubljana (1961). Il fréquente alors les personnalités liées au mouvement constructiviste, notamment Georges Vantongerloo, Konrad Wachsmann, Josef Albers ou encore Max Bill. Bien inséré dans la communauté artistique, Getulio Alviani compte parmi les exposants de l’exposition Arte Programmata, ce qui lui permet de présenter ses œuvres à Venise, Rome, Düsseldorf, et Londres en 1962. 

L’intégration de nouveaux matériaux

Progressivement, Getulio Alviani aborde de nouveaux supports. En 1963, il réalise des motifs cinétiques à imprimer sur des textiles destinés au monde de la mode. L’effet optique est alors accentué par le plissement des vêtements, et se renouvelle constamment en raison des mouvements du modèle.  Germana Marucelli et Rudi Gernreich en particulier lui commandent des créations. 

Les recherches de Getulio Alviani rejoignent celles du groupe Nouvelle Tendance. Il se lie donc au groupe en 1964, et commence à exposer à la galerie Denise René à Paris. Il participe notamment à l’exposition Le Mouvement de la galerie. 

Encouragé dans ses recherches, Getulio Alviani déploie ses œuvres dans l’espace et s’intéresse à la création murale à partir de 1964 avec ses chromostructures. Il cherche à fluidifier les rapports entre l’œuvre et son environnement architectural. Il conçoit donc des environnements complets, dans lesquels le spectateur peut circuler, devenant ainsi protagoniste du dynamisme de l’œuvre. Cette recherche le mène à participer à l’exposition Lo spazio dell’immagine, consacrée à l’art environnemental au Palazzo Trinci de Foligno en 1967. 

Les œuvres au mouvement programmé

À partir de 1967, Getulio Alviani dote ses œuvres de dispositifs leur permettant d’avoir un mouvement autonome. Il réalise des « objets lumineux » au mouvement thermomécanique. Le mouvement ne dépend désormais plus de l’action du spectateur, mais est inhérent à l’œuvre. Ce dernier type de création provoque donc un effet à la fois optique et dynamique. 

Getulio Alviani est alors au sommet de sa carrière. On lui propose même un poste d’enseignant à l’Académie des Beaux-arts de Carrara. Il l’occupe de 1976 à 1981, avant son départ pour le Venezuela. Une fois émigré, Getulio Alviani s’éloigne pendant une dizaine d’années du monde artistique. Il cesse de créer, et n’expose presque plus. Il renoue cependant avec ce milieu lorsqu’il est chargé de la reconstruction et direction du Musée d’art moderne de Ciudad Bolivar, qu’il dédie à l’art constructiviste (1981-1985). Une fois ce projet achevé, il renoue avec les expositions internationales, auxquelles il se présente de nouveau à partir de 1986. 

La cote des œuvres de Getulio Alviani

Getulio Alviani est un artiste dont les œuvres circulent très aisément sur le marché de l’art. L’indice des prix de ses œuvres a connu une hausse exemplaire entre 2003 et 2016 (+1470%), mais l’élan s’est aujourd’hui essoufflé. 

La gamme des prix de ses sculptures est très étendue, avec des adjudications comprises entre 100 € et 100 000 €. Les œuvres s’échangent cependant généralement pour 10 000 à 50 000 €. Les peintures sont également prisées des collectionneurs, et principalement acquises pour 1 000 à 50 000 €. Pour une estampe, un budget de 100 à 1 000 € suffit généralement à obtenir une feuille.  

Le record des ventes a été atteint en 2014 à Florence, avec la sculpture Superficie a testura vibratile ll 14 1-2-4 (1961/63), adjugée 160 000 €.

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Estimation et cote de l'artiste Franco Grignani

Franco Grignani (1908-1999) est un artiste italien rattaché au mouvement de l’Op Art. Bien qu’il ait étudié les mathématiques et l’architecture, l’essentiel de son œuvre est dans les arts graphiques. Lui-même se considérait comme un amateur autodidacte.

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Un artiste du second futurisme

Franco Grignani se rapproche du monde de l’art dans les années 1930, au cours des manifestations du Second futurisme à Pavie puis à Turin, où il étudie. Il mène des expériences photographiques, en utilisant la camera oscura pour représenter les perturbations optiques. En se concentrant sur les alternances, les distorsions et les vibrations, l’artiste explore les thématiques futuristes de la vitesse et des machines. Son Introspezione est même présentée à la Grande Mostra Nazionale Futurista de Rome en 1933.

Lorsqu’il obtient son diplôme d’architecture (1934), Franco Grignani s’installe à Milan et se rapproche de galeries d’art. La Galleria delle Tre Arti compte parmi les premières à présenter ses œuvres. 

À partir de 1935, Franco Grignani s’éloigne cependant de l’art figuratif, et se tourne vers l’abstraction. 

La carrière de graphiste de Franco Grignani

Après avoir participé à l’Exposition internationale de 1937 à Paris, Franco Grignani débute véritablement sa carrière de graphiste et publicitaire. À partir de 1938, il réalise des publicités pour différentes entreprises, notamment Cyma-Tavannes, SCAC, Fiat, Editoriale Domus, Electrolux, ou encore Fratelli Borletti. 

Ses activités artistiques sont interrompues lors de la Seconde guerre mondiale, lorsqu’il est chargé d’un cours de repérage d’avion, en tant qu’officier de l’armée italienne. Son enseignement sur la manière d’identifier des formes en mouvement nourrit ses recherches artistiques sur les phénomènes optiques. 

À l’issue du conflit, Franco Grignani retourne à sa carrière de graphiste et publicitaire et noue plusieurs partenariats de long terme. Entre 1947 et 1961, il occupe le poste de directeur artistique de Bellezza d’Italia. A la même période, il travaille pour le Studio Boggeri, et commence à collaborer avec Alfieri & Lacroix (1952-1979). Les publicités qu’il conçoit alors sont autant d’expériences visuelles, très différentes des propositions de ses concurrents, qui mettent en valeur le travail et la vie familiale. 

La carrière de Franco Grignani est récompensée par l’obtention de la palme d’or de la publicité en 1959, et du Leone d’Argento à la première exposition nationale de photographie à Venise en 1962.

Les peintures de Franco Grignani et l’abstraction géométrique

En parallèle de son activité de publicitaire, Franco Grignani pratique la peinture de façon plus personnelle, dans un style inspiré de l’abstraction géométrique. 

Les toiles de Franco Grignani, le plus souvent en noir et blanc, traduisent ses recherches sur les déformations visuelles. Il compose des formes géométriques, le plus souvent des rubans et spirales, qui proposent des effets optiques déstabilisant le spectateur. Par ses recherches sur l’optique et le dynamisme des formes, Franco Grignani compte parmi les pionniers du mouvement de l’Op Art. 

La création picturale de Franco Grignani ne prend le pas sur son activité de graphiste qu’après la grande rétrospective organisée par la ville de Milan à la Rotonda della Besana en 1975. Après cette date, l’artiste se concentre sur la peinture et la critique artistique. 

Les groupes de recherche de Franco Grignani

Les toiles de Bridget Riley prennent une dimension lyrique à partir de 1974, en conséquence de l’admiration qu’elle développe à ce moment pour les maîtres anciens tels qu’Albrecht Altdorfer, Pierre-Paul Rubens, Titien et Giambattista Tiepolo. Cette mutation se traduit par la réalisation exclusive de Curve Paintings entre 1974 et 1978.

La cote des œuvres de Franco Grignani

La cote des œuvres de Franco Grignani a pris un essor considérable à partir de 2006. Bien que l’élan initial se soit essoufflé, l’indice des prix de l’artiste est aujourd’hui 495% supérieur à celui de 2006. 

Ses œuvres s’échangent avant tout en Italie, mais les marchés autrichiens et anglais sont également friands des œuvres de Franco Grignani. 

Les estampes et dessins s’échangent généralement pour 500 à 5 000 €. Pour obtenir une photographie, il faut compter 1 000 à 5 000 €. Enfin, un budget compris entre 1 000 et 50 000 € permet d’acquérir une toile de Franco Grignani. Les adjudications hautes peuvent atteindre les 90 000 € comme le montre le record des ventes, remporté à Londres en 2016 avec Proiezione accumulata (1965), adjugé 96 543 € (85 000 £). 

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(Illus.) Franco Grignani, couverture livre Venezia, alla galleria l’Elefante dessiné par Franco Grignani.

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