Estimation gratuite Francisco Sobrino

Francisco Sobrino

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Francisco Sobrino

Francisco Sobrino (1932-2014) est un artiste espagnol venu s’installer à Paris en 1959 pour participer à l’essor de l’art cinétique. Il compte parmi les membres fondateurs du G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel. 

Estimation gratuite Francisco Sobrino

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Francisco Sobrino et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Francisco Sobrino en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

De l’Espagne à l’Argentine

Madrid, entre 1946 et 1948. Il poursuit ses études à l’École des Beaux-arts de Buenos Aires, où il obtient le diplôme de professeur d’art et de gravure. 

Francisco Sobrino cherche alors à s’écarter de toute subjectivité. Pour rendre ses toiles objectives et immédiatement perceptibles au spectateur, il peint des formes géométriques sur un fond noir et blanc. 

L’artiste commence à exposer en Argentine, mais est rapidement attiré par la scène artistique française, où se réunissent les artistes sensibles aux effets optiques dans l’art. 

Francisco Sobrino, artiste du G.R.A.V.

Francisco Sobrino immigre en France en 1959, et participe immédiatement à la fondation du G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel, aux côtés de Garcia Rossi, Julio Le Parc, François Morellet, Joël Stein et Jean-Pierre Yvaral.

Les peintures parisiennes de Francisco Sobrino

A Paris, Francisco Sobrino reste lié à l’abstraction géométrique, cependant il réintroduit la couleur dans ses peintures dès 1959. Il associe les couleurs primaires et leurs complémentaires dans des compositions mathématiques, les associant de manière à créer un effet de relief sur une surface plane. Le peintre utilise alors principalement la peinture à l’huile, à la gouache, et le collage. 

Le passage à la tridimensionnalité

En 1960, Francisco Sobrino décide d’investir la troisième dimension pour interroger les rapports de l’œuvre avec l’espace, la lumière, et le spectateur. 

Pour explorer la thématique de l’instabilité, Francisco Sobrino ajoute des éléments perturbateurs dans ses créations. Il introduit notamment des structures de plexiglas dans ses compositions à partir de 1960. Il s’agit de plaques qu’il juxtapose de manière à ce que la perception du spectateur soit modifiée selon ses mouvements. Dans les Espaces indéfinis et les Transformations instables, la position des formes dans l’espace n’est désormais plus figée, suscitant ainsi l’instabilité recherchée par Francisco Sobrino.  

L’artiste poursuit sa quête relative au mouvement et réalise sa première œuvre architecturale, Structure permutationnelle, en 1965. A partir de 1967, c’est à l’étude de la transmission du mouvement que se consacre Francisco Sobrino. Ses Déplacements linéaires, œuvres à mouvement mécanique programmé, correspondent à cet objectif. Certaines de ces œuvres nécessitent la participation du public, comme Libres dans le vent, exposée à la Biennale de Paris en 1967

Ces créations donnent lieu à de multiples expositions. Francisco Sobrino participe aux expositions cinétiques sur le thème de l’instabilité, notamment l’exposition Arte Programmata présentée à Milan, Venise et Rome en 1962, et l’exposition du G.R.A.V. dans les rues de Paris le 19 avril 1966. La même année, il organise sa première exposition personnelle à la galerie Op-Art à Esslingen, en Allemagne.

Francisco Sobrino et la technologie

Francisco Sobrino s’intéresse vivement aux évolutions de la technologie, et aux différentes techniques lui permettant de diversifier les mouvements de ses œuvres. 

Au début des années 1970, l’intérêt de Francisco Sobrino porte sur le mouvement aléatoire, suscité par l’environnement de ses sculptures. Ainsi, avec Sphères-Pulsations (1970), série de sphères mobiles réunies par une structure métallique, l’artiste rend possible le mouvement aléatoire de l’œuvre sous l’effet du vent. 

Francisco Sobrino se concentre également sur l’énergie solaire à partir de 1976, et intègre dès 1981 des cellules solaires dans ses sculptures, qui deviennent alors auto-énergétiques. 

Dans les années 2000, l’artiste tire même parti du numérique, complétant par ordinateur ses séries des années 1958-1959. 

Guadalajara, ville natale de Francisco Sobrino, a rendu hommage à sa carrière avec l’organisation d’une exposition rétrospective en 1998. Un musée a également été ouvert en son honneur en 2013 dans cette même ville.  

La cote des œuvres de Francisco Sobrino

La cote des œuvres de Francisco Sobrino connaît une croissance certaine depuis 2007, avec une hausse de l’indice des prix de 134% depuis lors. 

Ce sont ses sculptures qui représentent la majorité du volume des ventes, et qui constituent les records. Les œuvres s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 5 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2020 à New York avec Permutationelle M (1967), une sculpture en inox adjugée pour 34 165 € (38 000 $). 

Les estampes circulent également très facilement sur le marché de l’art, généralement pour des prix compris entre 100 et 1 000 €. 

Les peintures, moins abondantes sur le marché, suscitent elles-aussi un grand enthousiasme des collectionneurs, avec une gamme de prix située entre 5 000 et 20 000 €. 

(Illus.) Francisco Sobrino, Structure permutationnelle, 1972, Madrid, 41 Paseo de la Castellana.

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Francisco Sobrino et recevoir son estimation.  Estimer une œuvre de Francisco Sobrino en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Francisco Sobrino

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Carlos Cruz Diez

Carlos Cruz-Diez

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Carlos Cruz-Diez

Carlos Cruz-Diez (1923-1960) est un peintre français né vénézuélien, particulièrement reconnu aujourd’hui pour ses recherches sur l’interférence des couleurs. L’artiste se rattache au mouvement Op Art.

Estimation gratuite Carlos Cruz Diez

Prix des œuvres de Carlos Cruz Diez

  • Physichromies (panneaux/reliefs cinétiques : acrylique, lamelles, éléments plastiques) – entre 15 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Chromointerférences / Inductions / Transchromies (œuvres optiques, parfois en boîtes/objets) – entre 2 000 € et 120 000 €

  • Œuvres sur papier (dessin, gouache, projets, études) – entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe et multiples (sérigraphie, lithographie, chromographie) – entre 80 € et 20 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Carlos Cruz-Diez et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Carlos Cruz-Diez en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Une formation de peintre figuratif

La formation de Carlos Cruz-Diez à l’École des arts plastiques et appliqués de Caracas (1940-1945) est tournée vers les arts classiques et figuratifs. Dès cette période, il travaille comme illustrateur pour des journaux et revues reconnues, telles que La Esfera, Elite et El Farol. Une fois diplômé, Carlos Cruz-Diez continue comme illustrateur pour le journal El Nacional, et devient directeur artistique de McCannErickson, une agence de publicité au Venezuela. Il occupe ce poste de publicitaire de 1946 à 1951. Carlos Cruz-Diez pratique un art figuratif jusqu’à son voyage en Espagne et en France en 1955. Au cours de ce périple, il visite l’exposition Le Mouvement à la galerie Denise René. Ce séjour lui inspire ses premières compositions abstraites en 1956, notamment Parénquimas, et ses premiers objets rythmiques mobiles (Objetos Rítmicos Móviles). À son retour au Venezuela, il se consacre à l’abstraction. 

Les fondements de la théorie optique de Carlos Cruz-Diez

Dans l’abstraction, Carlos Cruz-Diez s’intéresse aux théories sur l’art optique et chromatique. En 1957, à son retour d’Europe, il fonde le Visual Arts Studio pour l’étude du design graphique et industriel. Étudiant le phénomène de la persistance rétinienne, il cherche à montrer l’évolution de la couleur dans le temps et dans l’espace, et à modifier la perception des représentations selon le mouvement du spectateur. En 1959, Carlos Cruz-Diez réalise ses premières couleurs additives (Color Aditivo) et physiochromies (Fisicromía). Ces créations résultent de recherches sur la superposition des couleurs par irradiation -lorsque deux plans colorés se rencontrent – dans le cas des couleurs additives, et par déplacement du spectateur en ce qui concerne les physiochromies. Les physiocromies qui impliquent la collaboration active du visiteur sont proches des expériences artistiques menées à la même période par Victor Vasarely et Yaacov Agam. Alors qu’il élabore ses recherches sur l’optique, Carlos Cruz-Diez occupe le poste de directeur adjoint et enseignant à l’école d’art de Caracas de 1958 à 1960. Il quitte tous ses engagements en 1960 pour développer sa carrière artistique à Paris.

Un artiste de l’Op Art à Paris

En 1960, Carlos Cruz-Diez s’installe à Paris et rencontre les personnalités de l’avant-garde artistique, et en particulier l’Op Art, tels que Yaacov Agam, Julio Le Parc, Victor Vasarely, ou encore Jésus Rafael Soto. Au sein de ce milieu artistique, Carlos Cruz-Diez cherche à accentuer la dimension participative de ses créations. En 1965, il élabore les Chromo-interférences, qui correspondent à une sophistication des Couleurs additives. Carlos Cruz-Diez propose au spectateur de manipuler une plaque de plexiglas transparent devant une trame colorée, provoquant ainsi des effets visuels nouveaux. La même année, l’artiste débute sa série des transchromies et les chromosaturations. Les transchromies sont des installations de plaques colorées transparentes jouant des effets chromatiques entrainés par la combinaison des plaques et l’intensité de la lumière. Elles permettent à Carlos Cruz-Diez de valoriser la manière dont la couleur évolue à la fois dans le temps et dans l’espace, et de rendre le spectateur actif. Les chromosaturations, chambres monochromes dans lequel le spectateur circule, participent à la même ambition. Progressivement, Carlos Cruz-Diez est amené à réaliser des parcours chromatiques qui sont même présentés dans l’espace public. Ainsi, il créé un Parcours chromatique au Carrefour de l’Odéon à Paris en 1969. Cette réflexion sur la diffusion de la couleur dans l’espace se poursuit par la réalisation d’Environnements Chromointerférents à partir de 1974. Il s’agit de bandes colorées projetées par une vidéo dans un espace ouvert au public. Le visiteur est rendu acteur par l’ombre qu’il porte sur la trame matérialisée au sol. Ces environnements sont proposés dans les musées, mais également dans l’espace urbain tels que les passages piétons. Carlos Cruz-Diez synthétise l’évolution de sa pensée sur la couleur dans son ouvrage Reflexión sobre el color (Réflexion sur la couleur), publié en 1989 à Caracas. 

La cote de Carlos Cruz-Diez sur le marché de l'art

Les œuvres de Carlos Cruz-Diez suscitent l’engouement des collectionneurs, et sa cote a connu une croissance importante dans la seconde moitié des années 2000, aujourd’hui stabilisée. Ses œuvres s’échangent avant tout aux États-Unis, et il est également bien représenté sur le marché européen. Les estampes représentent 75% du volume des ventes de l’artiste. Les feuilles s’échangent généralement pour 100 à 5 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 100 000 €. Les peintures constituent la majorité du chiffre d’affaires (60%), avec des ventes comprises entre 10 000 et 500 000 €. Les sculptures atteignent des sommes comparables, et s’échangent pour 1 000 à 500 000 €. Le record des ventes a été atteint en 2018 avec la peinture Physichromie Panam (2015), adjugée 635 986 € (720 000 $) à New York. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Carlos Cruz-Diez et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer une peinture de Carlos Cruz-Diez en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Carlos Cruz-Diez, Sans titre 1970 

Reconnaître la signature de Carlos Cruz-Diez

Savoir reconnaître la signature de Carlos Cruz-Diez est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art cinétique et de la recherche chromatique contemporaine. Sur ses œuvres emblématiques — telles que les séries de Physichromies, Chromointerférences, Chromosaturations et Transchromies, exposées dans les plus grands musées internationaux — Cruz-Diez signe généralement « Cruz-Diez » ou « Carlos Cruz-Diez », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au dos de l’œuvre, sur le châssis ou le panneau, afin de préserver l’intégrité visuelle de la composition, mais elle peut apparaître discrètement sur la tranche ou en bas de panneau sur certains reliefs anciens. Sur ses multiples et sérigraphies, la signature manuscrite au crayon est associée au numéro de tirage et à la mention d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de Carlos Cruz-Diez par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Carlos Cruz-Diez, qu’il s’agisse d’un relief cinétique, d’une installation ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Carlos Cruz Diez
Signature Carlos Cruz Diez

En lien avec Carlos Cruz-Diez

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Bridget Riley

Bridget Riley

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Bridget Riley

Bridget Riley (1931-…) est une peintre anglaise rattachée au groupe cinétique et en particulier au Space Limited group. Vous possédez une œuvre de Bridget Riley dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Bridget Riley

Prix des œuvres de Bridget Riley

  • Peinture (toile / panneau) : entre 10 000 € et plus de 5 200 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 500 € et 500 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie, multiples : entre 50 € et 60 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Bridget Riley et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Bridget Riley en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La découverte de la modernité artistique

La découverte de l’œuvre de Vincent Van Gogh à la Tate Gallery en 1947 bouleverse la perception de l’art de Bridget Riley, qui suit alors des cours de dessin académique. Elle choisit la carrière artistique, et s’inscrit au Goldsmiths College (1949-1952) puis au Royal College of Art de Londres (1952-1955). Tout en continuant à se former au dessin académique, Bridget Riley s’essaie à l’abstraction picturale et à la peinture en aplat. La peintre, qui recherche son style personnel, est fortement marquée par la visite de l’exposition Jackson Pollock à la Whitechapel Art Gallery en 1958. Bridget Riley s’intéresse particulièrement à l’énergie et à la vibration de la couleur. À l’incitation de son enseignant Maurice de Sausmarez, elle étudie l’art de Georges Seurat. À la fin des années 1950, elle adopte une touche pointilliste, qu’elle présente tant dans ses toiles que dans ses créations pour une agence de publicité (1958-1959). Pink landscape (1960) est un témoignage de cette période concentrée sur la vibration de la couleur. 

Les effets optiques

Progressivement, l’intérêt de Bridget Riley porte sur les effets optiques et la relation entre les formes. Dès 1959, elle se détourne du pointillisme pour appliquer la peinture en champ de couleur. Elle représente des formes simples, telles que des carrés, des triangles et des cercles, qu’elle déforme de multiples manières, comme dans Movement in Squares (1961). Pour provoquer des effets de mouvement, Bridget Riley exploite les lignes courbes parallèles. Ainsi, les toiles semblent onduler, comme Straight Curve (1963) ou Current (1964). Sous l’inspiration du mouvement britannique « Basic Design », la peinture de Bridget Riley se fait plus graphique et abstraite. L’attention de l’artiste porte sur les effets de perception visuelle. Bridget Riley privilégie le noir et blanc entre 1961 et 1965. Les séries Blaze, Twist et Disfigured Circle cherchent à perturber l’œil du spectateur par leurs contrastes. Pour l’artiste, ces toiles ont un but cathartique avoué. Outre ses créations personnelles, Bridget Riley travaille en tant que conseillère auprès de l’agence de publicité J. Walter Thompson, et en tant que professeur. Elle enseigne au Loughborough College of Art (1959-1961), au Hornsey College of Art (1960) et enfin au Croydon College of Art (1962-1964).  L’artiste rencontre un succès critique, dont témoigne le prix de l’AICA reçu en 1963. C’est cependant sa participation à l’exposition The Responsive Eye au Museum of Modern Art de New York en 1965 qui fait connaitre Bridget Riley du grand public.  

Space limited group

Poursuivant ses recherches optiques, Bridget Riley participe à la fondation du Space limited group avec Peter Sedgley. Au sein de ce groupe, elle explore divers effets optiques, s’inscrivant dans la lignée des recherches de Johannes Itten, reprises par Victor Vasarely et les artistes de l’Op Art. Afin de provoquer des déformations des perceptions du spectateur, Bridget Riley introduit des lignes noires et blanches et des points dans ses toiles. À partir de 1964, la tonalité des œuvres de Bridget Riley s’adoucit. La peintre réintroduit la couleur dans ses toiles. La juxtaposition de lignes de couleur pur se substitue aux formes ondulantes. Pour animer la composition, elle joue des contrastes entre couleurs complémentaires, et élargit progressivement la gamme chromatique comme en témoigne Late Morning (1968). Poursuivant ses recherches sur la couleur, Bridget Riley s’emploie à rendre les transitions de plus en plus fluides, et à augmenter la portée expressive des coloris. Elle réintroduit le noir pour accentuer la profondeur de ses toiles, comme le montre Cantus Firmus (1972-1973). Cette évolution artistique est récompensée par le prix international de la 34ème Biennale de Venise en 1972. 

Le tournant lyrique de Bridget Riley

Les toiles de Bridget Riley prennent une dimension lyrique à partir de 1974, en conséquence de l’admiration qu’elle développe à ce moment pour les maîtres anciens tels qu’Albrecht Altdorfer, Pierre-Paul Rubens, Titien et Giambattista Tiepolo. Cette mutation se traduit par la réalisation exclusive de Curve Paintings entre 1974 et 1978.

Les peintures murales

À partir des années 1980, Bridget Riley se tourne vers les décors muraux. En 1983, elle reçoit une commande de décor pour les murs du Royal Liverpool University Hospital. Elle poursuit cette expérience en 1998, réalisant un grand dessin mural éphémère, Composition with Circles 1. L’artiste fait alors du mur un élément de la composition. Bridget Riley continue avec sa première peinture murale en 2007, Arcadia 1. Cette création montre son évolution vers un nouveau type de courbes. C’est encore aujourd’hui à la peinture murale que se consacre Bridget Riley. 

La cote des œuvres de Bridget Riley

Bridget Riley compte parmi les artistes les plus prisées sur le marché de l’art, et sa cote connait une croissance exponentielle. Elle occupait le 12ème rang des artistes femmes les plus performantes du marché de l’art en 2019. Ce sont les estampes qui représentent la plus grande part du marché en termes de volume (75%). Les feuilles s’échangent généralement pour 1 000 à 50 000 €. La gamme des prix des dessins et gouaches est elle-aussi assez élevée, avec des adjudications comprises entre 10 000 et 300 000 €. Ce sont les peintures qui atteignent les prix les plus hauts, avec des prix qui s’échelonnent entre 100 000 et 5 000 000 €. Le record des ventes a été atteint avec Untitled (Diagonal Curve) (1966), adjugé 4 593 820 € (3 800 000 £) en 2016 à Londres. Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Bridget Riley et recevoir son estimation. Estimer une peinture de Bridget Riley en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel. 

(Illus.) Bridget Riley, Bolt of Colour, 2017-2019, Chinati Foundation, Marfa, Texas

Reconnaître la signature de Bridget Riley

Savoir reconnaître la signature de Bridget Riley est essentiel pour authentifier une œuvre de cette figure emblématique de l’Op Art. Bridget Riley signe la plupart de ses peintures et dessins de son nom complet « Bridget Riley », généralement en bas à droite de la composition, de manière discrète mais lisible, souvent avec un crayon ou un marqueur fin. Sa signature reflète la précision et la rigueur qui caractérisent son travail, notamment dans ses célèbres séries Movement in Squares ou Nataraja, où les formes géométriques et les contrastes chromatiques dominent. Sur certaines œuvres sur papier, y compris ses lithographies et sérigraphies, la signature est manuscrite au crayon, parfois accompagnée de la date et du numéro de tirage, ce qui constitue un indicateur clé pour l’authentification. Face à un marché où circulent des reproductions et éditions non certifiées, faire vérifier la signature de Bridget Riley par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bridget Riley, qu’il s’agisse d’une peinture originale, d’un dessin ou d’une estampe.

Expertise signature Bridget Riley
Signature Bridget Riley

En lien avec Bridget Riley

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Donald Judd

Donald Judd

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Donald Judd

Donald Judd (1928-1994) est un peintre, sculpteur et designer américain qui compte parmi les pionniers du Minimalisme. Ses recherches sur l’espace et l’épure des formes ont une influence durable sur l’architecture et le design contemporain.

Estimation gratuite Donald Judd

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Donald Judd et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Donald Judd en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Donald Judd, critique d’art et peintre

Lorsque Donald Judd débute sa carrière, il est d’abord connu comme critique d’art, bien qu’il pratique aussi la peinture. Il étudie l’art au College of William and Mary de Williamsburg (1948-1949), avant de rejoindre l’Art Students League de New York (1948-1949). Il achève sa formation par un bachelor en philosophie à l’Université de Colombia (1950-1953).

Dans ses premières peintures, qu’il qualifie de « half-baked abstractions », il s’inspire des œuvres de Barnett Newman, et propose des compositions simples, rejetant l’équilibre des formes européen.

Bien qu’il occupe un poste d’enseignant au Brooklyn Institute of Arts and Sciences (1962-1964), c’est surtout l’activité de critique d’art pour ARTnews et Arts Magazine (1959-1965) qui assure à Donald Judd une notoriété dans le monde artistique. Il y témoigne de son admiration pour Lee Bontecou, John Chamberlain, Dan Flavin, Yayoi Kusama, Claes Oldenburg, et Frank Stella.

Le sculpteur minimaliste

Donald Judd abandonne la peinture en 1962, qu’il considère comme nécessairement illusionniste, pour se consacrer à la sculpture. Donnant impulsion au courant minimaliste, il cherche à se libérer du symbolisme, pour concentrer l’attention sur la présence réelle des sculptures qu’il qualifie de « specific objects ».

L’artiste rejette la taille directe, privilégiant les matériaux bruts, pour empêcher que l’œuvre ne traduise de sentiment. Donald Judd refuse par ailleurs d’employer des socles, afin que les objets soient aussi simples que possibles.

La première exposition personnelle de Donald Judd en 1963 le fait connaître comme artiste, et lui octroie un rôle majeur dans le développement du Minimalisme, aux côtés de Carl Andre, Dan Flavin, Robert Morris, et Frank Stella.

La même année, Donald Judd se consacre à la réalisation de structures géométriques murales. Jusqu’à la fin de sa carrière, il s’emploie à créer des structures qui répètent des formes géométriques. La forme qu’il choisit le plus volontiers est la boite, qui est pour lui la plus apte à éviter tout symbolisme.

Pour réaliser ces structures, il commande les pièces à des fournisseurs industriels, ce qui lui permet d’employer de nouveaux matériaux comme le métal, et de disposer de formes plus précises. L’accent n’est plus mis sur l’objet, formellement parfait, mais sur la dialectique entre l’espace ouvert et fermé, et l’ordonnancement de la composition. En effet, Donald Judd s’intéresse avant tout à l’organisation sérielle et au séquençage mathématique des pièces, formant généralement des colonnes de boîtes horizontales ou verticales, alternant entre les pleins et les vides. Dans les Progressions, les ensembles de boîtes sont reliés par des barres.

Artiste reconnu, Donald Judd est invité à enseigner la sculpture à l’Université de Yale en 1967, et ouvre un musée en plein air à grande échelle à Marfa au début des années 1970, avec l’aide de la Chinati Foundation. Dans ce musée en plein air, le sculpteur présente son travail, ainsi que celui de ses contemporains, notamment John Chamberlain, Dan Flavin, Roni Horn, Richard Long, David Rabinowitch, Claes Oldenburg et Coosje van Bruggen. La très grande ampleur du musée lui permet de changer d’échelle, et il expose une composition de 100 boîtes monumentales dans un hangar, ainsi qu’une installation extérieure massive faite de 15 blocs de béton. Donald Judd étudie alors l’importance de la place des objets dans l’espace.

Un artiste designeur

Une fois sa carrière de sculpteur établie, Donald Judd s’affirme également comme designeur. Il conçoit ses premiers meubles, un lit en bois et des éviers en métal, au début des années 1970 pour le 101 Spring Street à New York. Ses meubles suivent les principes que ses sculptures minimalistes, en se concentrant sur l’ordonnancement géométrique des pleins et des vides.

Donald Judd réitère l’expérience en 1977 lorsqu’il doit meubler sa nouvelle résidence au Texas. Il développe un savoir-faire sur lequel il prend appui pour lancer une gamme de meubles en bois et métal chez Max Protetch à New York en 1984. Il dessine et commercialiste des meubles jusqu’en 1993. Il détaille ses préoccupations concernant la fabrication, la distribution et l’exposition de ses meubles dans son essai « It’s Hard To Find A Good Lamp » en 1993. Les meubles sont encore aujourd’hui produits par la Judd Foundation d’après les plans de l’artiste.

La cote des œuvres de Donald Judd

Artiste majeur du mouvement minimaliste américain, Donald Judd est aujourd’hui très prisé des collectionneurs.

Ses sculptures s’échangent généralement pour 100 000 € à 5 000 000 €. Le record des ventes est détenu par Untitled (DSS 42) (1963), sculpture vendue pour 9 341 250 € (12 500 000 $ ) en 2013 à New York.

Le mobilier créé à la fin de sa carrière est plus accessible. Les peintures du début de sa carrière sont elles aussi l’objet des attentions des collectionneurs.
Témoignages d’une pratique rapidement délaissée, elles sont estimées le plus souvent 10 000 à 50 000 €, et peuvent atteindre 1 000 000 €. Les objets de design de l’artiste, plus accessibles, peuvent être acquis avec un budget de 1 000 à 50 000 €.

Untitled (1988-1991), Donald Judd., béton, Jérusalem, Israel museum, Billy Rose Art Garden.

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Donald Judd et recevoir son estimation. Estimez une œuvre de Donald Judd en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Donald Judd

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Franck Stella

Frank Stella

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Frank Stella

Frank Stella (1936-) est considéré comme l’initiateur du Minimalisme américain. Au cours de ses études de peinture à Phillips Academy d’Andover (Massachussetts), qu’il complète par des études d’histoire à l’Université de Princeton (1958), il s’insère immédiatement dans la tradition de l’Ecole de New York. Cependant, détectant des traces d’illusionnisme encore perceptibles dans les toiles de l’expressionniste abstrait Jasper Johns (1958), il cherche à retourner à la simplicité de l’art de Kasimir Malevitch et Piet Mondrian. Son œuvre est jalonnée de grandes séries.

Estimation gratuite Franck Stella

Prix des œuvres de Frank Stella

  • Peinture (émail/alkyde/acrylique sur toile, œuvres majeures) – entre 5 000 € et plus de 25 000 000 €

  • Relief / sculpture (aluminium, acier, structures et pièces en volume) – entre 3 000 € et 500 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin et techniques mixtes sur papier – entre 200 € et 200 000 €

  • Estampe (lithographie, sérigraphie, gravure, éditions Tyler/Petersburg, etc.) – entre 150 € et 30 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Frank Stella et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire juste ci-dessus. Faites estimer une œuvre de Frank Stella en quelques clics en nous communiquant vos photos et informations (provenance, type d’œuvre, signature). Nos experts qualifiés en art contemporain examineront votre œuvre puis vous recevrez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Des toiles découpées peintes de bandes (1958-1965)

L’application de la peinture en bandes sur des toiles découpées apparaît immédiatement dans le travail de Frank Stella. Si les couleurs sont mélangées dans les Pre Black Paintings (1958-1960), il privilégie rapidement le noir, avec les Black Paintings qu’il expose à la manifestation des 16 Americains au Museum of Modern Art de New York (1959). Frank Stella cherche à limiter au maximum l’expression de la spontanéité de l’artiste, réalisant des compositions organisées et cycliques. Ce procédé lui permet de nier l’illusion et la profondeur. A partir des années 1960, Frank Stella découpe les toiles suivant l’organisation des rayures appliquées sur la toile. Avec les Aluminum Paintings (1960) et les Copper Paintings (1960-1961), il popularise la technique du châssis découpé, affirmant ainsi le statut d’objet du tableau. La couleur est alors considérée comme un élément arbitraire. Chaque toile est peinte d’une seule couleur d’une marque commerciale, à laquelle le titre rend hommage. Frank Stella réintroduit cependant la couleur après un voyage en Europe et en Afrique du Nord. Dans les séries dites « marocaines » (1962-1965), la polychromie réapparaît, avec des couleurs éclatantes, toujours appliquées en bandes, comme dans Gran Cairo (1962). Pour cette série, Frank Stella opère un retour à la forme carré, plutôt qu’au format découpé.

Complexification des formes (1965-1978)

Progressivement, les toiles de Frank Stella se complexifient. De 1965 à 1970, il développe sur ses tableaux une forme géométrique irrégulière, s’étendant jusqu’aux bords. La série des Polygones irréguliers (1966-1967 et 1969-1970), présentant des formes géométriques imbriquées, bordées de bandes, permet l’instauration d’un vaste champ de couleur central. C’est dans ces années que le peintre s’initie à la gravure, et conçoit les décors et costumes du spectacle Scramble de Merce Cunningham, diversifiant ainsi son répertoire. Frank Stella innove avec la série Protractor (1967-1969), créant pour la première fois des formes curvilignes dessinées avec un rapporteur. Sur des toiles monumentales (jusqu’à 3 x 6 m), il juxtapose des couleurs, les disposant en arc-en-ciel. A partir de 1970, Frank Stella investit la troisième dimension. Il construit ses peintures en relief, en superposant des formes complexes, comme le montre sa série des Villages polonais (1971-1973). Les constructions imbriquées s’inspirent des synagogues de bois détruites par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Les séries de reliefs de Frank Stella se font de plus en plus excentriques et investissent l’espace du spectateur. En témoignent la série brésilienne (1974-1975), suivie par la série des Oiseaux exotiques (1976-1980).

Les œuvres sculpturales de Frank Stella (depuis 1979)

Depuis 1979, Frank Stella crée des œuvres de plus en plus baroques et sculpturales. Il se considère cependant comme peintre car le mur est l’appui principal de ses compositions. L’artiste est très marqué par l’année passée à Rome, à l’Académie américaine des arts et des lettres en 1982. Frank Stella s’inspire de la manière dont Caravage, Rubens, Rembrandt et Velasquez entrent dans l’espace. Il démultiplie les formes, élargissant l’espace pictural et l’espace réel, avec des séries telles que Circuit (1980-1984) et South African Mine (1982). Frank Stella continue également la gravure, explorant les mêmes thèmes que dans les peintures. A partir de 1967, il pratique la lithographie, la sérigraphie, l’héliogravure et l’impression en relief, et expérimente des tirages complexes, sur supports mixtes. Dans les années 1980-1990, le peintre investit encore davantage l’espace, avec des toiles de plus en plus tridimensionnelles, qu’il explique dans Working Space (1986). La série Cones and Pillars (1984) témoigne d’une influence de Pablo Picasso et Vassily Kandinsky émergeant dans le style de Frank Stella. Dans les années 1990, Frank Stella franchit le pas de la sculpture et de l’architecture. Ainsi, à Toronto, il imagine un nouveau théâtre, conçu comme une œuvre d’art totale. Il explore également les possibilités offertes par les matériaux industriels, en créant une série de sculptures abstraites, assemblages d’éléments collectés et coulés dans le bronze et l’acier.

La cote des œuvres de Frank Stella

Stella est l’un des artistes vivants les plus importants, dont les œuvres sont considérées comme des jalons de l’art contemporain américain. La hausse des prix de ses œuvres après 2015 est l’une des répercussions de la rétrospective qui lui a été consacrée au Whitney Museum of American Art de New York en 2015-2016 (+ 35% depuis 2015). Le record récent des ventes, Point of Pines (1959) vendu en 2019 pour 21 867 475 € (24 500 000 $ ), témoigne de cette hausse des prix. Depuis cette date, ses peintures se vendent le plus souvent pour 50 000 à 5 000 000. Les sculptures de Frank Stella peuvent elles être acquises 10 000 à 500 000 €. Les estampes, plus accessibles, sont les œuvres qui circulent le plus sur le marché de l’art. Elles s’échangent généralement pour un prix compris entre 1 000 à 50 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Frank Stella et recevoir son estimation. Estimez une œuvre de Frank Stella en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Frank Stella à l’occasion de l’exposition « Frank Stella – The Retrospective. Works 1958 – 2012 », au Kunstmuseum Wolfsburg.

Reconnaître la signature de Frank Stella

Savoir reconnaître la signature de Frank Stella est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’art contemporain américain, figure centrale du minimalisme et de l’abstraction géométrique. Sur ses œuvres emblématiques — des séries Black Paintings et Aluminum Paintings aux Protractors, Irregular Polygons et reliefs monumentaux — Stella signe généralement « Frank Stella » ou « F. Stella », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature apparaît le plus souvent au verso (sur le châssis, le panneau ou le cadre) afin de préserver la rigueur formelle de la composition, mais elle peut aussi figurer discrètement en bas de panneau sur certains formats anciens. Sur ses estampes, sérigraphies et gravures, la signature manuscrite au crayon est accompagnée du numéro de tirage et des mentions d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de Frank Stella par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Frank Stella, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un relief ou d’une œuvre graphique.

Signature Frank Stella
Expertise signature Frank Stella

En lien avec Frank Stella

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jackson Pollock

Jackson Pollock

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Jackson Pollock

Jackson Pollock (1912-1956), peintre américain, renouvelle l’art de la peinture à travers l’Expressionnisme abstrait et l’Action Painting. Il met en place une pratique plus spontanée et intuitive de la peinture, qui se diffuse au sein de l’Ecole de New York.

Estimation gratuite Jackson Pollock

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jackson Pollock et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jackson Pollock en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premières œuvres de Jackson Pollock

Les premières œuvres de Jackson Pollock sont figuratives et relativement traditionnelles. Après des études de peinture et sculpture à la Manual Art School de Los Angeles (1928), il s’inscrit à la Student Art League de New York en 1930. L’artiste y suit les cours du peintre régionaliste Thomas Hart Benton, qui lui enseigne la composition et le dessin selon les maîtres anciens.

Jackson Pollock élargit ses connaissances en étudiant l’art amérindien. Attiré par l’art expressionniste et apocalyptique des peintres muraux mexicains, il participe à l’atelier expérimental de David Alfaro Siqueiros à Union Square en 1936. Pour la première fois, Jackson Pollock utilise la peinture émaillée, et il est alors encouragé à explorer de nouvelles techniques de peinture, comme verser et projeter la matière liquide pour obtenir des effets spontanés.

A la même période, l’artiste réalise des dessins inspirés par Michel Ange, Tintoret, et Le Greco, dont il admire les mouvements et gestes.

Progressivement, au fil de ses réalisations murales pour le Works Progress Administration Federal Art Project de 1935 à 1943, Jackson Pollock élabore un style personnel, s’éloignant de la figuration stricte à travers l’expressionnisme dès 1936.

Vers l’Expressionnisme

Dans les années 1940, Jackson Pollock mêle les références culturelles, et adopte un style expressionniste.

Male and Female (1942), qui s’inspire formellement de Pablo Picasso et de l’inventivité de Joan Mirò, constitue un bouleversement dans son œuvre.

Jackson Pollock puise également inspiration dans l’Expressionnisme allemand, qu’il connaît grâce à Hans Hofmann, dans l’écriture automatique des Surréalistes, arrivés aux Etats-Unis avec la guerre, et dans les outils découverts au cours de sa thérapie en 1939-1940. Si la technique du dessin employée pendant les sessions de psychanalyse ne suffit pas à le libérer de son alcoolisme et de sa dépression, elle encourage néanmoins la direction subjective et symbolique que prend son style.
Grâce à ces inspirations renouvelées, les œuvres de Jackson Pollock se font plus libres et originales. Les motifs amérindiens continuent de jouer un rôle central dans son art. Les motifs, excentriques, ne sont souvent plus identifiables.

A partir de 1942, les dimensions des toiles de Jackson Pollock sont de plus en plus larges. C’est à cette période que Peggy Guggenheim le découvre, et elle organise sa première exposition individuelle en 1943.

Le tournant de l’Abstraction

Jackson Pollock passe à l’Abstraction dès 1946, et met au point la technique du « dripping » et du « all-over » dès l’année suivante, en se souvenant des expériences menées dans l’atelier de Siqueiros en 1936. Les toiles, couvertes de peinture liquide sans préparation, sont pour l’artiste l’expression la plus libre de sa subjectivité.

Ce sont les œuvres réalisées entre 1947 et 1950 qui font la renommée internationale de Jackson Pollock. Ses toiles adoptent des dimensions gigantesques, seules aptes à traduire son intériorité en lui permettant d’impliquer tout son corps. Il appose tous types de matériaux, du sable au verre brisé, sur la toile posée à même le sol, à la truelle ou bien au couteau. En cela, Jackson Pollock s’inspire des techniques surréalistes. Cependant il ne cherche pas à recourir à l’inconscient, mais à supprimer les freins techniques entre l’esprit et la création.

En 1950, alors que Jackson Pollock est dans sa période « noir et blanc », il adopte davantage de sobriété. Son esthétique évolue, car il renoue avec des références abstraites à des formes animales et humaines.

A partir de 1952, Jackson Pollock opère un retour à la couleur. Dans des œuvres telles que Conversation (1952), sont geste devient de plus en plus riche et varié. S’il traduit des images, il les couvre de couches épaisses, qui les voilent tout en les dévoilant. Les formats, toujours plus grands, sont probablement inspirés de l’immensité des paysages de son enfance, en Arizona et dans le Wyoming.

En 1953, la technique de Jackson Pollock connaît une nouvelle inflexion. L’artiste abandonne le dripping, pour réaliser de nouveau des formes circulaires, comme dans sa jeunesse. En témoignent notamment Lunar Vibrations – Ocean Colour Grey (1953); et White Light (1954).

Après les années d’hésitations et de combat intérieur des années 1950-1954, Jackson Pollock cesse finalement de peindre en 1955, alors qu’il a enfin acquis une célébrité internationale. Il meurt l’année suivante, dans un accident de voiture dû à une ivresse avancée.

La cote des œuvres de Jackson Pollock

Jackson Pollock, considéré comme le principal peintre abstrait américain du XXe siècle, a eu une influence considérable sur l’art international de la seconde moitié du XXème siècle. A ce titre, il est classé au 33ème rang des ventes aux enchères publiques de 2021.

Il reste encore un grand nombre de toiles en circulation, et la plupart s’échangent pour plus de 5 000 000 €. Ce sont les œuvres peintes entre 1948 et 1951 qui atteignent les adjudications les plus hautes. Le record est détenu par la vente de Number 17 (1951) en 2021 à New York pour 46 548 045 € (53 000 000 $ ).

Ses dessins, qui ont eu une grande importance dans l’élaboration de la manière de Jackson Pollock, sont généralement adjugés entre 10 000 et 500 000 €. Enfin ses estampes, plus accessibles, peuvent être acquises pour 1 000 à 50 000 €.

Portrait de Jackson Pollock

Vous souhaitez faire expertiser une peinture de Jackson Pollock et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez une peinture de Jackson Pollock en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Jackson Pollock

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto (1923-2005) est un peintre, sculpteur et artiste environnemental vénézuélien, actif en France à partir de 1950. Cherchant avant tout à déstabiliser les perceptions visuelles de ses spectateurs, il se distingue par son implication dans Op Art, et son art cinétique.

Estimation gratuite Jésus Rafael Soto

Prix des œuvres de Jésus Rafael Soto

  • Sculpture et installation cinétique (dont Pénétrables, grandes structures) : entre 30 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Reliefs / constructions cinétiques murales (bois, métal, plexiglas, éléments suspendus ; pièces uniques ou éditions) : entre 5 000 € et 500 000 €

  • Peinture (compositions géométriques / Op art, œuvres de chevalet) : entre 3 000 € et 200 000 €

  • Dessin, gouache, encre et œuvres sur papier : entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie et multiples (souvent 3D / “Vibrations”) : entre 80 € et 20 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Jésus Rafael Soto et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Jésus Rafael Soto en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le début de la carrière de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto débute sa carrière comme peintre d’affiches de cinéma à l’école d’art de Caracas (1942-1947). Artiste de talent, il est rapidement nommé directeur de la Escuela de Bellas Artes de Maracaibo (1947). Jésus Rafael Soto réalise alors des portraits et paysages d’influence Cubiste, esthétique extrêmement Avant-gardiste à Caracas à cette époque. Il ne connait alors l’art de Paul Cézanne et de Pablo Picasso que par la reproduction. Pour se rapprocher de ses influences, Jésus Rafael Soto déménage à Paris en 1950, où il vit en jouant de la guitare dans les restaurants. En visite en Hollande l’année suivante, il découvre les œuvres de Kasimir Malévitch, Vassily Kandinsky et Paul Klee. Jésus Rafael Soto admire leur peinture libérée de la figuration, mais souhaite dépasser leur recherche, pour ne pas présenter une représentation simplifiée du monde, mais plutôt aller au-delà des idées. L’artiste conclue de cette réflexion que l’art doit être dynamique. Dès lors, il se consacre à la dimension temporelle des œuvres. A partir de 1951, Jésus Rafael Soto réalise des œuvres abstraites, composées de formes géométriques répétées en série pour donner un rythme et ainsi suggérer un effet de mouvement. Guitariste chevronné, il codifie les couleurs comme des notes, suivant les méthodes de composition de la musique dodécaphonique d’Arnold Schoenberg. Cette démarche lui permet de minimiser sa subjectivité d’artiste. Les œuvres, présentées au Salon des Réalités Nouvelles, attirent en 1954 l’attention de Victor Vasarély et de la galeriste Denise René.

L’art cinétique de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto participe en 1955 à l’exposition Le Mouvement, au sein de la galerie Denise René, qui constitue un moment historique dans le développement de l’art cinétique. Il y présente sa première œuvre cinétique, Spiral (1955), composée de deux plaques de plexiglas superposées, chacune peinte d’un motif de spirale pour produire une image vibrante. Rotative demi-sphère de Marcel Duchamp, présentée à cette même exposition, inspire à Jésus Rafael Soto sa Structure cinétique (1956), dont le mouvement est créé par le passage des spectateurs. L’artiste investit progressivement la troisième dimension. A partir de 1957, Jésus Rafael Soto se consacre à sa série des Désintégration Optique et Vibrations. Il fixe alors des éléments trouvés à des fonds striés, afin de créer un effet de vibration optique qui désintégrerait les formes. Les éléments fixés sont des rebuts choisis chez les ferrailleurs, que fréquentent également Yves Klein et Daniel Spoerri. Ensemble, les trois artistes collaborent à la réalisation d’un assemblage destiné au Festival d’avant-garde de la Porte de Versailles en 1960. A partir de 1962, Jésus Rafael Soto renouvelle son esthétique, et crée une série de tableaux de taille moyenne, jonchés de fines tiges sombres suspendues vers l’avant à partir d’un fond, lui-même peint de lignes parallèles verticales, alternativement en noir et en blanc. Le mouvement créé optiquement est renforcé par les mouvements du spectateur.

Les pénétrables de Jésus Rafael Soto, la consécration

Suivant le même principe, Jésus Rafael Soto réalise de 1965 à 1968 ses Vibrations non matérielles. Pour ces œuvres, il suspend par des fils de nylon des tiges métalliques sur un fond orné de bandes verticales noires et blanches. Le fond semble apparaître et disparaître avec les mouvements des tiges ou du spectateur. Il prend progressivement possession de l’espace du spectateur avec ses Pénétrables, série initiée en 1968. Le spectateur peut désormais circuler au milieu d’un environnement formé de longs tubes de métal ou de plastique peint, montés verticalement sur une base ou suspendus. Après 1980, les créations de Jésus Rafael Soto renouent avec ses tableaux optiques des années 1960. Avec les Open Spaces puis les Ambivalences, il retourne à des compositions statiques en plans parallèles, portant des carrés appliqués sur un front strié. L’effet optique de mouvement est provoqué par les mouvements du spectateur. Jésus Rafael Soto reçoit de très nombreuses commandes publiques. Artiste à la renommée internationale, il crée un musée dans sa ville natale pour exposer sa collection personnelle. Le Museo de Arte Moderno Jesús Soto, initié en 1963, est finalement achevé en 1973. Il reçoit une série de prix internationaux, notamment le prix national de peinture du Venezuela (1960), et la médaille Picasso de l’Unesco (1990).

La cote des œuvres de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto est une figure majeure de l’art latino-américain. La bulle spéculative autour de ses œuvres s’est cependant calmée après 2012, et sa cote est aujourd’hui décroissante. Aujourd’hui, ses toiles sont le plus souvent acquises pour 100 000 à 500 000 €. Le record est détenu par la vente de Vibración Blanca (1959) en 2018 à New York pour 720 374 € (850 000 $ ). La gamme de prix de ses sculptures est bien plus étendue, et les ventes se repartissent de façon équilibrée entre 1 000 € et 500 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Jésus Rafael Soto et recevoir son estimation.  Estimez une œuvre de Jésus Rafael Soto en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) JESUS RAPHAEL SOTO (1923-2005) Boucles d’oreilles en argent et vermeil. Poinçon des Editions GEM Montebello, Milan. 1967

Reconnaître la signature de Jésus Rafael Soto

Savoir reconnaître la signature de Jesús Rafael Soto est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art cinétique et figure majeure de l’abstraction géométrique internationale. Sur ses œuvres emblématiques — telles que les séries de Vibrations, Physichromies, Penetrables et ses compositions optiques exposées au Centre Pompidou, au MoMA et au musée Soto de Ciudad Bolívar — Soto signe généralement « Soto » ou « J. R. Soto », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au dos de l’œuvre, sur le châssis ou sur un certificat d’atelier, afin de préserver la pureté visuelle de la composition, mais elle peut également apparaître discrètement en bas de panneau sur certains reliefs anciens. Sur ses œuvres multiples et sérigraphies, la signature manuscrite au crayon est accompagnée du numéro de tirage. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de Jesús Rafael Soto par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Jesús Rafael Soto, qu’il s’agisse d’un relief cinétique, d’une sculpture ou d’une œuvre graphique.

Signature Jesus Rafael Soto
Expertise signature Jesus Rafael Soto

En lien avec Jésus Rafael Soto

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Mark Rothko

Marc Rothko

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l’artiste Mark Rothko

Mark Rothko (1903-1970), peintre né en Russie sous le nom de Marcus Rothkowitz, rejoint les Etats-Unis en 1913, et y devient l’un des représentants majeurs du Field Painting.
Estimation gratuite Mark Rothko

Prix des œuvres de Mark Rothko

  • Peinture à l’huile sur toile - entre 10 000 000 € et 80 000 000 €

  • Œuvre sur papier (gouache, aquarelle, encre) - entre 500 000 € et 6 000 000 €

  • Dessins et études préparatoires - entre 150 000 € et 1 000 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Mark Rothko et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Mark Rothko en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les premières œuvres de Mark Rothk

Les premières œuvres de Mark Rothko sont des paysages expressionnistes et des natures mortes sur toile ou sur masonite. Il commence sa carrière artistique par une formation à l’Art Student League de New-York (1925-1926), après avoir étudié les mathématiques à l’Université de Yale. Ses œuvres personnelles dans les années 1930 sont plus sombres. Elles traduisent un sentiment de mystère et de terreur. Les couleurs non naturelles des visages de ses personnages contribuent à l’atmosphère sinistre. Avec Adolph Gottlieb et Ilya Bolotowsky, Mark Rothko fonde le groupe The Ten en 1935. Les trois artistes de sensibilité expressionniste exposent ensemble à New-York et à Paris jusqu’en 1940. Pour financer sa carrière artistique, Mark Rothko illustre The Graphic Bibble, du Rabbi Lewis Browne (1928), dans une esthétique inspirée de l’antiquité orientale. Il donne également des cours de dessin aux enfants du Jewish Center de Brooklyn, de 1929 à la fin des années 1950. Pendant la Grande dépression, Mark Rothko travaille également sur le WPA Federal Project à New-York (1936-1943). Malgré ces différentes activités, il demeure dans une grande précarité économique.

Le tournant des années 1940

Au début des années 1940, Mark Rothko découvre le Surréalisme et les théories de Carl Gustav Jung sur la conscience collective. Cette découverte constitue un tournant dans sa carrière. Mark Rothko abandonne alors l’Expressionnisme, et s’attache désormais à transmettre les émotions des mythes anciens, à travers l’emploi de symboles anciens et d’images archétypales. S’inspirant de ses travaux pour The Graphic Bibble, il peint des formes ressemblant à des frises archaïques. Ce renouvellement de son art se nourrit des contacts entretenus par Mark Rothko avec les Surréalistes parisiens présents aux Etats-Unis de 1941 à 1945. Le changement de son art s’accompagne d’une évolution de sa technique de l’aquarelle, au milieu des années 1940. Au pinceau et à la brosse, Mark Rothko mêle l’aquarelle, la gouache et la tempera sur un papier épais, définissant les formes à l’encre avant que la peinture ne sèche. Il crée ainsi des coulures et éclats noirs sur le dessin. Il traduit ensuite cette nouvelle esthétique dans ses peintures. Ainsi, pour Horizontal Vision (1946), Mark Rothko peint à l’huile en diluant la matière et en l’appliquant en glacis superposés, comme s’il s’agissait d’une aquarelle.

L’Abstraction radicale : Field Painting

A partir de 1947, Mark Rothko franchit le pas de l’Abstraction, mais développe une approche originale, qualifiée de Field Painting. Le peintre abandonne progressivement le réalisme, à travers la réalisation de paysages sous-marins toujours plus indistincts. Mark Rothko délaisse également la peinture à l’huile, au profit de l’acrylique et de l’aquarelle, qui permettent plus de luminosité. Finalement, l’artiste réalise des rectangles aux couleurs diffuses, posés horizontalement sur toute la largeur de la toile. Mark Rothko joue sur les variations de luminosité et de teinte pour permettre de distinguer les rectangles des fonds. Il s’agit pour Mark Rothko de traduire les émotions humaines fondamentales à travers les coloris et les formes rectangulaires. Il qualifie son esthétique de « field painting », et en attribue l’invention à Henri Matisse, qui aurait été selon lui le premier à peindre en surface.

Outre l’influence d’Henri Matisse, Mark Rothko s’inspire également du Constructivisme de Kazimir Malevitch, et du Néoplasticisme de Piet Mondian dans ses formes fluides flottantes. Avec Robert Motherwell, Robert Newman et William Baziotes, Mark Rothko fonde la Subjects of the Artistes school (1948-1949), par laquelle il diffuse l’esthétique de l’Expressionnisme abstrait. De 1947 à 1949, il enseigne également à la California School of Fine Arts de San Francisco, où il travaille aux cotés de Clyfford Still. Au cours de l’été 1968, Mark Rothko entame sa dernière grande série de peintures sur papier et sur toile. Travaillant sur les 14 toiles commandées par John et Dominique de Ménil pour la chapelle du Texas Medical Center de Houston, il réalise des compositions divisées en deux zones horizontales, la partie supérieure étant peinte en brun ou en noir, et la partie inférieure en gris. Ces œuvres sont une réflexion sur la tragédie de l’isolement de l’homme. Les couleurs solaires de ses peintures sont progressivement substituées par une palette plus sombre, qui traduisent sa dépression, et annoncent son suicide en 1970.

La cote des œuvres de Mark Rothko

Pilier de l’expressionnisme abstrait, Mark Rothko se classe au 4ème rang du classement mondial des meilleures ventes en 2022. Ses toiles s’échangent rarement pour moins d’un million d’euros, et le record des ventes a été atteint en 2015, avec No. 10 (1958), acquis pour 65 159 800 € (73 000 000 $ ) à New York. La gamme des prix de ses aquarelles est assez étendue, et s’échelonne de 5 000 € à 1 000 000 €. La plupart des feuilles sont adjugées pour 10 000 à 50 000 €.

(Illus.) Mark Rothko vers 1949, par Consuelo Kanaga (Brooklyn Museum)

En lien avec Mark Rothko ​

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Michel Parmentier

Michel Parmentier

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Michel Parmentier

Michel Parmentier (1938-2000) est un artiste parisien, représentant de l’art conceptuel. Il compte parmi les quatre membres du groupe BMPT. Après un début de carrière consacré à la peinture, il se tourne par la suite vers les arts graphiques.

Estimation gratuite Michel Parmentier

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Michel Parmentier et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Michel Parmentier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Michel Parmentier, artiste peintre

Michel Parmentier étudie la peinture à l’l’École Supérieure des Beaux-Arts de Paris, où il rencontre Claude Viallat et Vincent Bioulès. Il pratique alors une forme d’Action Painting, dans le style de l’Expressionnisme abstrait. Les toiles sont peintes en contraste de noir et blanc, par l’intermédiaire de forts coups de pinceaux.

A partir de 1965, Michel Parmentier adopte la technique du pliage, qu’il reprend de Simon Hantaï, qu’il fréquente depuis le début des années 1960. Il cherche avec le pliage à rompre avec le monochrome moderniste, sans pour autant transmettre d’émotion, ni laisser paraitre de sensibilité ou talent.

Michel Parmentier réalise donc de 1966 à 1968 une série d’œuvres figurant des bandes de couleur horizontales de 38 centimètres de large, appliquées au pistolet sur des toiles blanches pliées. Il change chaque année la couleur : les toiles de 1966 sont peintes de bleu, celles de 1967 en gris, et celles de 1968 en rouge. L’emploi de bandes d’égales hauteur, et la codification des couleurs lui permet de ne céder ni à la symbolique des couleurs, ni à la tentation de laisser paraitre son geste artistique.

A partir de 1967, Michel Parmentier rejoint le groupe BMPT, et présente ses toiles monochromes rayées de gris au Salon de la Jeune Peinture, à la Biennale de Paris, et au Musée des Arts Décoratifs. Il expose avec Daniel Buren, Olivier Mosset et Niele Toroni, les autres fondateurs du groupe. Niant le talent, les quatre artistes s’emploient à réaliser des « happening frustrants ». Ils cherchent à réduire l’œuvre à sa matérialité, pour atteindre un « degré zéro » de la peinture.

Le groupe se sépare dès l’année suivante cependant, car s’ils sont unis par une recherche artistique commune, Michel Parmentier demeure très attaché au statut d’auteur et à la signature. Il utilise alors un tampon dateur pour signer, afin de ne pas laisser de trace manuelle sur la toile. Lorsque Daniel Buren, Olivier Mosset et Niele Toroni proposent de signer indifféremment leurs œuvres entre eux, Michel Parmentier quitte le groupe, et abandonne la peinture pour quelques années.
Lorsque Michel Parmentier renoue avec la peinture en 1983, il reprend sa démarche précédente, et se tient au principe du pliage et de la bombe, pour peindre de manière mécanique. Il abandonne cependant la couleur, et ne peint plus qu’en noir pendant deux ans.

Les arts graphiques

A partir de 1986, Michel Parmentier se tourne vers les arts graphiques. Il marque des intervalles réguliers au trait de crayon, sur un support simple. Les rouleaux de papier sont coupés en lés de dimensions égales, pré-pliés, et assemblés de manière aléatoire. Certaines bandes sont colorées partiellement, elles-aussi aléatoirement. Ses créations sont intitulées par leur date de réalisation. 22 avril 1986 est sa première œuvre sur papier.

La recherche de Michel Parmentier porte d’abord sur le double mouvement d’espacement et d’inscription de la matière lorsqu’elle est appliquée sur un support. Pour approfondir cette recherche, il adopte comme support le papier-calque pour certaines œuvres telles que 12 octobre 1989. Apposé sur le mur, le papier-calque fait apparaitre à la fois le mur et le fusain frotté, qui masque par là-même la transparence du papier-calque.

Par la suite, Michel Parmentier cherche à mettre en avant les plis du papier. Au lieu de recouvrir la surface, en frottant du fusain, il choisit de surligner les plis à certains endroits, comme sur 2 août 1989.

Tout au long de sa carrière, Michel Parmentier demeure fidèle à sa préoccupation première, à savoir faire disparaitre le geste artistique, pour mettre en évidence la matérialité des œuvres. Il reçoit en 1963 le Prix Lefranc en récompense de sa carrière.

La cote des œuvres de Michel Parmentier

Michel Parmentier a marqué la scène artistique française, et voit ses ventes faire des records en France. Ses toiles sont d’autant plus prisées qu’elles circulent très peu sur le marché. Longtemps moins côté que son ami Daniel Buren, plus international, les ventes de ses toiles atteignent aujourd’hui des sommes comparables. Elles sont généralement adjugées pour 10 000 à 80 000 €, avec un record atteint en 2013 avec une toile sans titre de 1967, vendue 85 000 € à Paris.

Michel Parmentier à la Manifestation I (1967), peignant des bandes sur la toile de Daniel Buren

Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Michel Parmentier et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimer œuvre de Michel Parmentier en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

En lien avec Michel Parmentier

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Olivier Mosset

Olivier Mosset

Home » Artiste » Art Contemporain » Page 30

Estimation et cote de l'artiste Olivier Mosset

Olivier Mosset (1944-…), peintre conceptuel, compte parmi les représentants majeurs de l’Abstraction analytique. Artiste suisse, il mène ses recherches en France en 1966-1967, avant de partir aux Etats-Unis en 1977. A travers l’Abstraction analytique et le monochrome, il s’interroge sur le devenir de la peinture moderne. Vous possédez une œuvre d’Olivier Mosset dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Estimation gratuite, rapide en ligne sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Olivier Mosset

Prix des œuvres d'Olivier Mosset

  • Peinture (acrylique / huile sur toile, hard-edge, monochromes) : entre 4 000 € et plus de 150 000 €

  • Reliefs / pièces murales et supports non-toile (acrylique sur bois, uréthane sur aluminium) : entre 3 000 € et 60 000 €

  • Estampe, sérigraphie / lithographie, multiples – entre 400 € et 1 500 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Olivier Mosset et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Olivier Mosset en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La formation artistique d’Olivier Mosset

Olivier Mosset suit une formation artistique à Lausanne, qu’il approfondit auprès de Jean Tinguely et Daniel Spoerri. Il assiste ces deux artistes plasticiens dans leur travail, tout en élaborant un style personnel. A partir de 1965, Olivier Mosset réalise de petits tableaux verticaux, sur lesquels il trace la lettre A. Dès l’année suivante, il est invité à exposer au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Il s’installe alors pour un an à Paris.

Olivier Mosset, le fondateur du groupe BMPT

Une fois établi à Paris, Olivier Mosset fonde le groupe BMPT avec trois autres jeunes peintres, Daniel Buren, Michel Parmentier, et Niele Toroni. Les quatre peintres considèrent la peinture comme un acte, et cherchent à mettre en évidence la matérialité des œuvres. Leur première manifestation collective se tient au Salon de la Jeune Peinture en janvier 1967. Elle est conçue comme un « happening frustrant », et suscite une grande agitation, renforcée par le contexte social des années 1967-1968. A cette occasion, Olivier Mosset trace un cercle noir au centre d’une toile blanche de format carré de 1 m de côté. C’est ce même format qui est repris pour ses créations postérieures. Le format du « happening frustrant » est répliqué à plusieurs reprises, jusqu’à leur dernière manifestation collective en septembre 1967. Après un séjour à New-York en 1967, au cours duquel Olivier Mosset rencontre Andy Wahrol et découvre le travail de Robert Ryman, le peintre organise sa première exposition personnelle à Paris, à la Galerie Rive Droite (1968). Le groupe BMPT se dissout en 1968, et Olivier Mosset rejoint alors le groupe « Support-Surfaces », qui regroupe des artistes mettant l’accent sur la matérialité de la peinture. Il conserve le style mis au point au sein de BMPT jusqu’en 1974. Au cours de cette période, il réalise plus de 200 tableaux constitués de cercles.

Le monochrome, nouvelle passion d'Olivier Mosset

Olivier Mosset fait évoluer sa manière dans les années 1970, en adoptant le monochromatisme. Menant des recherches sur les rapports entre les différents tons de couleurs, il arrive finalement au monochrome vers 1971. Cela devient sa technique principale de 1977 à 1985, sous l’influence de peintres de l’Abstraction hard-edge tels que Larry Poons, Ellsworth Kelly et Frank Stella. Olivier Mosset ne se limite plus au format carré d’un mètre de côté, et exploite également le format rectangulaire, horizontal ou vertical. Progressivement, Olivier Mosset intègre dans ses toiles des aplats de couleurs, et dote ses œuvres de titres, ce qu’il ne faisait pas nécessairement auparavant. S’étant installé à New-York en 1977, Olivier Mosset s’intéresse alors particulièrement à l’Abstraction américaine. Il étudie même l’art et l’histoire de l’art à l’Université Columbia (1980-1983), avant de s’installer à Tucson, en Arizona. Dans les années 1980, suivant les traces de Frank Stella, Olivier Mosset commence à découper les formes de ses toiles. L’œuvre radicale et minimaliste d’Olivier Mosset se prolonge dans la troisième dimension, avec la réalisation d’une installation en carton pour le Musée des Beaux-Arts de Sion (Suisse) en 1994. Pour ce musée, il conçoit des Toblerones, structures géométriques monumentales de carton qui reprennent la forme des chocolats suisses, tout en évoquant les barrages antichars de la Seconde guerre mondiale. Olivier Mosset poursuit cette expérience de la sculpture avec son installation Les socles révolutionnaires, composée de socles de statues témoignant de la Révolution, à l’Exposition Suisse 02 en 2002. Son œuvre a donné lieu à une rétrospective en deux volets en 2003 au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne et au Kunstmuseum de Saint Gall.

La cote des œuvres d’Olivier Mosset sur le marché de l'art

Bien qu’il compte parmi les représentants de l’art conceptuel français, Olivier Mosset n’atteint pas les records de ses comparses du groupe BMPT, Daniel Buren et Michel Parmentier. Il affiche cependant un record des ventes récent, qui pourrait le faire monter en notoriété sur le marché de l’art. Il s’agit d’une œuvre sans titre réalisée en 1974, adjugée pour 120 000 € à Paris. Ce sont avant tout les peintures d’Olivier Mosset qui s’échangent sur le marché de l’art, le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €. Les records dépassent désormais les 100 000 €. Les estampes, bien plus accessibles, s’échangent pour 100 à 50 000 €. Vous possédez une peinture, un dessin ou une estampe d’Olivier Mosset et souhaitez connaître sa valeur actuelle sur le marché de l’art ? Estimon’objet vous propose une expertise en ligne rapide, fiable et confidentielle. Nos commissaires-priseurs partenaires analysent votre œuvre et vous accompagnent dans votre projet de vente ou de transmission patrimoniale. Estimon’objet s’impose aujourd’hui comme la référence de l’expertise d’œuvres d’art en ligne, au service des collectionneurs, héritiers et amateurs d’art contemporain.

(Illus.) Olivier Mosset

Reconnaître la signature d'Olivier Mosset

Savoir reconnaître la signature d’Olivier Mosset est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’art minimal et conceptuel, membre fondateur du groupe BMPT. Sur ses toiles emblématiques — des séries de cercles noirs sur fond blanc (1966-1967) aux grands monochromes des décennies suivantes — Mosset signe généralement « Olivier Mosset » ou plus simplement « Mosset », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au verso (sur la toile, le châssis ou le cadre) afin de préserver la radicalité formelle de la composition, mais elle peut aussi apparaître discrètement en bas de toile sur certains formats anciens. Sur ses œuvres multiples, sérigraphies et éditions, la signature manuscrite au crayon est accompagnée du numéro de tirage. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature d’Olivier Mosset par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Olivier Mosset, qu’il s’agisse d’une toile, d’un monochrome ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Olivier Mosset
Signature Olivier Mosset

En lien avec Olivier Mosset

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.