Estimation gratuite Niele Toroni

Niele Toroni

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Estimation et cote de l’artiste Niele Toroni

Niele Toroni (1937-…), peintre suisse vivant à Paris, est un représentant majeur de l’Abstraction analytique. Il compte parmi les membres fondateurs du groupe BMPT.

Estimation gratuite Niele Toroni

Prix des œuvres de Niele Toroni

  • Peinture sur toile - entre 5 000 € et 70 000 €

  • Œuvre sur papier - entre 2 000 € et 15 000 €

  • Œuvres majeures ou grands formats muséaux - jusqu’à 150 000 €

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La formation style de Niele Toroni

La première partie de la carrière de Niele Toroni est tournée vers l’enseignement. Il étudie à Locarno pour devenir professeur. Ce n’est que dans les années 1950 qu’il se met à pratiquer la peinture avec assiduité, et qu’il décide de devenir peintre professionnel. La formation de son style est alors relativement rapide. Niele Toroni part à Paris en 1959 pour se rapprocher des peintres qui l’influencent. Il est alors très stimulé par le Structuralisme, qui se diffuse chez les artistes français au début des années 1960. Ce mouvement cherche à élaborer une méthode de peinture qui réduise la peinture à un acte, en rejetant l’idée de style. Niele Toroni élabore des séries pour mettre en pratique cette recherche. Ainsi, la série Linos (1965) présente des morceaux de linoléum marqués d’une grille rhomboïdale, les rhomboïdes étant alternativement peints de carrés blancs, à la manière des carreaux de cuisine. Progressivement, Niele Toroni décide de se dispenser des rhomboïdes, qui ne sont pas nécessaires pour traduire l’acte de la peinture. Il initie alors la série des Coups de Pinceau (1965-6), pour laquelle il se limite à apposer des marques de pinceau rectangulaires régulièrement espacées sur des fonds sombres. Les Coups de Pinceau constituent une étape intermédiaire, qui le mène aux Empreintes en 1966. C’est à cette dernière série qu’il consacre tout le reste de sa carrière.

La maturité artistique de Niele Toroni

Niele Toroni, membre du groupe BMPT

Niele Toroni partage ses recherches avec Daniel Buren, Olivier Mosset, et Michel Parmentier, avec qui il fonde le groupe BMPT en 1967. Ensemble pour atteindre le « degré zéro de la peinture », ils organisent des « happening frustrants », dont le premier a lieu au Salon de la Jeune Peinture. A cette occasion, ils réalisent devant les spectateurs quatre toiles, qu’ils n’accrochent pas au mur, pour mettre l’accent sur le geste créateur du peintre. Niele Toroni propose avec les autres membres de BMPT un retour à la réalité concrète et matérielle de la chose peinte, tout comme les Minimalistes américains, et précédant le groupe « Support-Surface ». Ce retour à la matérialité de l’œuvre se traduit par des œuvres telles que Empreintes de pinceau n°50 répétées à intervalles réguliers (1967). Il ne cherche pas à créer de formes, et par le titre de l’œuvre désigne de qui est visible. Si le groupe se sépare dès 1968, Niele Toroni consacre tout le reste de sa carrière à cette recherche.

Le style de maturité de Niele Toroni

En 1966, Niele Toroni adopte une méthode qu’il conserve tout au long de sa carrière. A l’aide de pinceaux plats n°50, larges de 5 cm, il applique des taches de peinture sur un support donné, à intervalle régulier de 30 cm. Afin de conserver un espacement rigoureux, Niele Toroni sépare les coupes de pinceaux par un tracé au compas préalable. L’agencement reprend la structure rhomboïdale de Linos, mais les rhomboïdes ne sont désormais plus matérialisés. S’il ne mêle pas les couleurs, Niele Toroni peut faire côtoyer deux couleurs pour délimiter des zones différentes. Le peintre exploite différents supports, qu’il s’agisse de supports classiques comme la toile, ou le journal, ou bien de supports monumentaux comme le mur, le sol, en béton, bois et toile cirée. Ainsi, In Memoriam : La Luna e il Faló (1997) a été réalisé sur béton et bois. L’artiste accorde une grande importance au fait que la peinture soit apposée à la main : pour traduire le geste du peintre, il doit s’agir d’une tâche manuelle et répétitive. Malgré les variations de supports et couleurs, la technique employée reste toujours la même, ce qui permet à Niele Toroni de remettre en question les notions d’originalité de l’œuvre et de talent artistique. Pour identifier les œuvres individuelles au sein de la série, un sous-titre supplémentaire est généralement choisi. Niele Toroni se refuse à modifier son approche de la peinture car il considère essentiel de « peindre sans contexte », c’est-à-dire de créer un tableau qui ne traduise pas les conditions historiques et idéologiques de sa production. En hommage à sa carrière, Niele Toroni a reçu le premier prix national de peinture en 1995, le Prix Meret-Oppenheim en 2012, et le Rubenspreins décerné par la ville de Siegen en 2017.

La cote des œuvres de Niele Toroni

Avec 1 à 6 lots vendus chaque année, les œuvres de Niele Toroni sont relativement rares sur le marché de l’art. Elles s’échangent pour leur grande majorité pour 10 000 à 50 000 €, et les records peuvent dépasser les 100 000 €. La meilleure vente a eu lieu en 2019, pour la vente d’une peinture sans-titre de 1974, adjugée 250 500 € à Paris.

(Illus.) Exposition de Niele Toroni au Museum Kurhaus Kleve en Allemagne, 2002-2003.

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Yaacov Agam

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Estimation et cote de l'artiste Yaacov Agam

Yaacov Agam (1928-…) est un peintre et sculpteur israélien, actif principalement en Israël et en Europe. Après une implication dans le mouvement Bauhaus, il s’affirme aujourd’hui comme représentant de l’art cinétique.

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Yaacov Agam et le Bauhaus

Yaacov Agam étudie l’art à l’Académie Bezalel à Jérusalem, et reste entre 1946 et 1949 sous la direction de Mordecai Ardon, qui avait fréquenté le Bauhaus à Weimar sous le nom de Max Bronstein.

Ce dernier incite Yaacov Agam à se rentre à Zurich, pour fréquenter la Kunstgewerbeschule de Johannes Itten. Auprès de l’ancien enseignant du Bauhaus de Dessau, et théoricien du mouvement, il approfondit son étude de la couleur et des principes du constructivisme.

Après deux ans en Suisse, Yaacov Agam part en 1951 à Paris, pour étudier dans l’Atelier d’Art Abstrait de Jean Dewasne et Edgard Pillet. Au sein de cet atelier, il rencontre Fernand Léger et Auguste Herbin qui l’influencent dans son esthétique.

Yaacov Agam est alors avant tout influencé par les théories de Vassily Kandinsky, qu’il connaît par Du Spirituel dans l’Art (1912), ainsi que par le courant Bauhaus auquel l’ont formé plusieurs artistes dont Johannes Itten, Siegfried Giedion, et Max Bill.

L’Art cinétique de Yaacov Agam

Dans les années 1950, Yaacov Agam renouvelle sa perspective artistique, et s’intéresse davantage au mouvement. Il cherche avant tout à prolonger la perception qu’a le spectateur de ses œuvres.

Pour ce faire, Yaacov Agam réalise entre 1951 et 1953 une série de Tableaux transformables et de Contrepoints. Il s’agit de compositions transformables au moyen d’un mécanisme de pivotement, et de compositions tactiles. Le mouvement n’est pas intrinsèque à l’œuvre mais initié par le changement de perspective du spectateur. L’attention et le mouvement du spectateur font donc partie inhérente de la création. Pionnier de l’Art cinétique, Yaacov Agam compte parmi les premiers artistes à encourager la participation des spectateurs dans ses créations. En incitant les visiteurs à modifier les tableaux, activer des mouvements, ajouter des sonorités, il encourage un art « aléatoire ».

La première exposition personnelle de Yaacov Agam à la Galerie Craven à Paris en 1953 remporte un succès critique. L’artiste présente de nouveau ses œuvres à l’exposition historique « Mouvement, » à Paris, à la galerie Denise René, en 1955. Pour cette exposition, qui inaugure l’art cinétique en tant que courant artistique, c’est André Breton qui choisit le titre des œuvres de Yaacov Agam.

Sa première série cinétique pousse Yaacov Agam à mener des recherches approfondies en optique et en musique. Il s’intéresse à l’incidence de la lumière sur l’apparence des formes, les transformations des couleurs, et les relations entre les mouvements et les sons. Cette quête se traduit par la création de peintures tactiles et acoustiques, telles que Sonore (1961).

Yaacov Agam se concentre également sur les métamorphoses, en particulier lorsque les motifs fusionnent et se dissolvent sous l’effet du mouvement du spectateur.
Yaacov Agam théorise ses conceptions artistiques à l’occasion d’une conférence donnée à Chicago en 1961. Il propose le temps comme quatrième dimension de la peinture. L’artiste présente à cette occasion son intérêt pour le caractère éphémère des formes, et l’action de la lumière sur celles-ci. Il les considère comme une marque de l’irréversibilité et l’inévitabilité du temps.

A partir des années 1960, Yaacov Agam adapte son esthétique pour des commandes officielles. Ainsi, il réalise des peintures murales pour le Jerusalem national convention centre, ou encore le Mur de séparation métamorphique pour le navire à vapeur israélien Shalom (1964). Yaacov Agam reçoit également des commandes en France, notamment le Salon du Palais de l’Elysée, à la demande du Président Georges Pompidou en 1974.

Yaacov Agam traduit également son esthétique sur les arts décoratifs. A partir de 1971, il réalise des décors complexes pour la Manufacture nationale de Sèvres, pour les assiettes de petit feu du service de table Diane. Les assiettes en édition limitées sont présentées au palais de l’Elysée.

La cote des œuvres de Yaacov Agam

L’art cinétique est aujourd’hui très prisé sur le marché de l’art. Yaacov Agam, en tant que pionnier de ce mouvement, fait l’objet d’un intérêt croissant des collectionneurs. Le chiffre d’affaires de ses ventes a connu une importante hausse depuis les années 2000.

Ce sont avant tout les estampes de Yaacov Agam qui s’échangent sur le marché de l’art (73% des ventes). Il est possible d’acquérir une feuille de l’artiste pour 100 à 5 000 €, ce qui explique leur circulation aisée sur le marché. Les œuvres cinétiques en volume de l’artiste sont elles aussi assez accessibles, et constituent 15% des ventes. Elles sont généralement adjugées pour 1 000 à 5 000 €, bien que les records dépassent les 100 000 €.

Ce sont cependant les peintures de Yaacov Agam qui suscitent le plus d’enthousiasme de la part des collectionneurs. Elles s’échangent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €, ey les records dépassent régulièrement les 100 000 €. La meilleure vente a été réalisée en 2010 à New York, avec Growth (1972), adjugée 437 378 € (580 000 $).

Yaakov Agam, Power, 1966, Beilinson medical center, Petah Tikva, Israël

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Estimation gratuite Nicola L

Nicola L.

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Estimation et cote de l'artiste Nicola L

Née en 1932 au Maroc et décédée à Los Angeles en 2018, Nicola L., pseudonyme de Nicola Leuthe, est une performeuse et designer d’origine française. Elle a étudié à l’Académie Julian puis à l’École des beaux-arts de Paris. Elle voyage à New-York en 1966 et s’installe définitivement dans cette ville à la fin des années 1970.

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La fascination du corps par Nicola L

Elle se distingue rapidement par ses performances autour du thème du corps. L’une de ses œuvres les plus connues s’intitule Je suis la dernière femme-objet, en 1969. Il s’agit d’un objet sculpture qui a la forme d’un corps de femme au centre duquel il se trouve une télévision. Le corps est à l’image d’une poupée gonflable où les seins sont des tiroirs. Son œuvre est synonyme d’un engagement féministe où elle revendique le fait d’être « la dernière femme-objet. Je répète, c’est la dernière fois », comme elle l’affirme dans une interview de E. Lebovici.

Son univers créatif est lumineux, coloré et décalé selon l’esthétique du Pop art international. Né à partir de la peinture dans les années 1960, le pop art est devenu un vaste courant artistique inspiré des produits industriels de masse, de la bande-dessinée, de la science-fiction et de la technologie, le tout dans un environnement très coloré, vif, où les hiérarchies de genre et de valeurs n’existent plus. Nicola L. « active les objets par le corps vivant[1]», humain dans ses travaux, à l’image de Je suis la dernière femme-objet, mais aussi de ses armoires et ses chiffonniers qui reprennent une forme humaine, telle que La Femme commode. Cette œuvre reprend les formes féminines en y conférant la fonction de commode avec des tiroirs au niveau du visage et de la poitrine. Ces créations biomorphiques entrent en totale résonance avec les acteurs du design dans les années 1970 : dépasser la modernité qui promouvait une standardisation des objets afin d’optimiser la production industrielle. Ses commodes, par leurs formes si particulières, sont en complet décalage avec des productions en métal et aux formes très géométriques. Son travail entre dans la Tate Modern de Londres en 2015 à l’occasion d’une exposition collective intitulée « The World Goes Pop ».

La cote des œuvres de Nicola L

Le travail de Nicola L. rencontre toujours un vrai succès aujourd’hui. Sa cote moyenne est d’environ 18 000 euros en ce qui concerne ses cabinets ou ses chiffonniers à forme anthropomorphe en bois. Son cabinet « Les amants » (1969), en contreplaqué et mesurant 210, 8 x 116, 8 x 47, 6 centimètres, a été adjugé 57 428 euros lors d’une vente qui a eu lieu en mai 2021.

[1] Philippe Dagen, « Mort de l’artiste Nicola L. », Le Monde.fr,‎ 9 janvier 2019

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Jean-Michel Sanejouand

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Sanejouand

Figure libre et radicale de l’art contemporain, Jean-Michel Sanejouand est un peintre et sculpteur français, originaire de la région lyonnaise. Après l’obtention de son diplôme de l’Institut d’Études Politiques de Lyon en 1955, il réalise quelques œuvres de peinture abstraite. À partir de 1962, il se tourne vers les assemblages d’objets du quotidien, dans la lignée des ready-made de Marcel Duchamp : cette production prend le nom de Charges-Objets.

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Jean-Michel Sanejouand sculpture avant peinture

Jean-Michel Sanejouand réalise sa première exposition en 1967, Sculpture sur mesure, dans la cour de l’École Polytechnique. Il s’agit de plusieurs compositions métalliques, et plus précisément de douze modules autoportants. Chacun comporte des échafaudages formant deux cubes superposés de quatre mètres de côté : le cube supérieur doit être empli d’un ballon-sonde gonflé. Cette installation détonne par des dimensions qui ne connaissent que peu d’équivalent en Europe. Il s’agit pour l’artiste de transposer son travail d’assemblage, initié quelques années auparavant, à une autre dimension, quasiment architecturale.

Début des espaces-peintures

À la fin des années 1960, Jean-Michel Sanejouand débute la création de ses Espaces-Peintures, série de toiles en couleur représentant des paysages naturels. Les lignes directrices des tableaux sont tracées grâce à des routes colorées. Il abandonne par la suite la couleur avec la série des Peintures Noir et Blanc entre 1986 et 1992.

Jean-Michel Sanejouand est alors décrit comme une figure emblématique de la scène artistique à partir des années 1960. Certains spécialistes, à l’instar de Didier Ottinger, conservateur du patrimoine, le qualifient “d’héritier de la démarche entreprise par Marcel Duchamp”. Son travail oscille ainsi entre plusieurs disciplines : sculpture, peinture et assemblage.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Bernard Lorjou

Ses œuvres, tant dans le domaine de la sculpture que de la peinture ou de la production mobilière, se retrouvent abondamment sur le marché de l’art. La côte des fauteuils de type Rocking Chair se situe autour de 6 000 euros, tandis que des sculptures telles que Le silence, produite en 1996, atteignent un prix d’adjudication élevé, en l’espèce 90 000 euros.

(Illus.)Sculpture sur mesure, 1967 – Cour de l’École Polytechnique

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Estimation gratuite Guy de Rougemont

Guy De Rougemont

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Estimation et cote de l'artiste Guy de Rougemont

Guy de Rougemont est un peintre et sculpteur français, né en 1934 à Paris. Après des études aux Arts-Déco, il séjourne deux ans à Madrid, durant sa formation au sein de la Casa de Velázquez, école française proposant une formation culturelle. L’artiste participe rapidement à ses premières expositions, à l’instar de la Biennale de Paris en 1965 et du Salon de Mai de 1966.

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Guy de Rougemont, un vrai touche à tout

Guy de Rougemont prend également part à plusieurs programmes d’aménagement urbain et intervient dans des lieux quotidiens de passage : il réalise notamment la gare du RER de Marne-la-Vallée, le parvis du musée d’Orsay, l’hôpital Saint-Louis, ou encore d’autres œuvres à l’international, à l’instar de l’Hakone Open Air Museum au Japon ou l’Hofgarten de Bonn. Son travail est marqué par la volonté de supprimer la frontière entre les différents types d’art, en particulier entre la peinture et la sculpture.

 

La peinture pour commencer

Artiste pluridisciplinaire, Guy de Rougemont est avant tout un peintre, à la palette riche. Il se définit d’ailleurs comme tel dans l’un de ses derniers catalogues : « Je suis peintre : ma sculpture, mes meubles, mes tapis sont d’un peintre ».

Il s’inspire notamment de sa peinture afin de nourrir sa création sur les autres supports : l’artiste se lance alors dans la lithographie et la production d’objets mobiliers et de lampes. Par cette démarche, il cherche à exprimer son souci de rattacher les productions artistiques au quotidien.

René Faroux, critique d’art et journaliste, définit Guy de Rougemont comme ayant « inventé une galaxie faite de formes cylindriques, d’ellipses, de totems, de lignes serpentines qui proposent une symbiose polychrome entre le minimalisme et le Pop Art ».

Le Musée des Arts Décoratifs de Paris lui consacre en 1990 une spectaculaire rétrospective. Quelques années plus tard, en 1997, Guy de Rougemont est élu à l’Académie des Beaux-Arts.

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Ses œuvres appartiennent aujourd’hui à de prestigieuses collections privées à travers le monde. Certaines productions emblématiques apparaissent sur le marché de l’art. La série des Lampes nuages, produite au début des années 1970, atteint une valeur d’environ 5 000 euros, tandis que ses emblématiques Colonnes colorées peuvent atteindre 20 000 euros, à l’instar d’un lot vendu en avril 2006, datant de 1976.

(Illus.)Table basse dit Nuages, Guy de Rougemont

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Estimation gratuite Sam Francis

Sam Francis

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Estimation et cote de l'artiste Sam Francis

Sam Francis (1923-1994) est un peintre, lithographe et sculpteur américain (Californie) lié à l’Abstraction post-moderne. Vous possédez une œuvre de Sam Francis dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts et commissaires-priseurs d’Estimon’objet via notre formulaire en ligne. Estimation gratuite, rapide et confidentielle !

Estimation gratuite Sam Francis

Prix des œuvres de Sam Francis

  • Peinture : entre 5 000 € et 250 000 €

  • Dessin / œuvre sur papier : entre 500 € et 25 000 €

  • Sculpture / mobilier : entre 2 000 € et 60 000 €

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Les débuts artistiques du peintre Sam Francis

La Seconde guerre mondiale interrompt ses études de médecine et psychologie à l’université de Californie. Blessé dans un accident aérien dans le désert de l’Arizona en 1945, Sam Francis reste quatre ans à l’hôpital. C’est pendant sa convalescence qu’il commence à peindre, avant tout pour survivre. A partir de 1947, Sam Francis suit des cours privés avec David Park. Il abandonne alors ses études de médecine, pour entrer à la California School of Fine Arts de San Francisco. Sous la direction de Clyfford Still, il obtient une licence en peinture en 1949 puis une maitrise en 1950. Durant cette période, il expérimente différents styles de peinture. D’abord inspiré par Claude Monet et Pierre Bonnard, il dit faire du « Monet tardif pur ». A partir de 1947, Sam Francis tend vers l’Abstraction, se tournant d’abord vers le surréalisme, puis l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, Mark Rothko et surtout Clyfford Still. Après toutes ces expériences, son style personnel transparait dans les années 1949-1950, avec Opposites (1950). Il adopte des formes de couleurs vives et fluides, qui transmettent une « instabilité incessante ». La peinture, brossée légèrement, compose des cellules régulières et monochromes qui dévoilent la toile. Sam Francis se montre plus sensible à la couleur et à la lumière qu’à l’énergie, contrairement à ses contemporains de l’expressionnisme abstrait.

Sam Francis et ses inspirations artistiques du monde entier

De 1950 à 1960, Sam Francis réside à Paris. Il fréquente l’Académie de Ferdinand Léger, et côtoie les artistes américains vivant à Paris. Observant les œuvres de Pierre Bonnard, Henri Matisse, et de Claude Monet, qu’il ne connaissait jusque-là que par reproductions, Sam Francis transforme sa manière. Accordant encore davantage d’importance à la qualité et la luminosité de la couleur, il initie sa série des White Paintings. Il limite d’abord sa palette à des gris et blancs, avant de peindre des monochromes de couleurs transparentes. Ces toiles peuvent être interprétées comme un désir de renouer avec l’origine de la peinture. Pour Sam Francis, peindre, c’est recréer « la substance même dont est faite la lumière ». Son intérêt pour la qualité de la lumière et de la couleur transparait dans les titres donnés à ses œuvres, tels que Pale Green (1951) ou Yellowish Green (1952). Dans ces toiles, la couleur s’intensifie aux limites de la toile, éclairant un vide central noir ou blanc. En 1955, San Francis change d’atelier, ce qui lui permet d’entreprendre une série de peintures murales de plus grand format.

Dans ces nouvelles compositions, telles que Lovely Blueness (1955-1957) ou Adorable Colour Blue (1955-1957), Sam Francis donne davantage d’importance au bleu, et ses cellules colorées prennent la forme de tesselles de mosaïques, en référence aux mosaïques byzantines qu’il a vues en Italie. Elles se désagrègent, laissant apparaitre un vide sur la toile. En 1957, Sam Francis réalise son premier tour du monde. La découverte du Japon constitue un choc esthétique, qui coïncide avec des transformations dans sa manière d’occuper la toile. Ses compositions se font plus asymétriques, et il laisse davantage d’espace au blanc, comme dans The Whiteness of the Whale (1957). Peintre reconnu, Sam Francis reçoit désormais des commandes de peinture de grande taille pour la Kunsthalle de Bâle (1956-1958), la Sogetsu School of Flower Arrangement à Tokyo (1957) ou encore la Chase Manhattan Bank à New York (1959).

La combinaison de l'art européen et américain

Entre 1960 et 1962, la couleur bleue devient la teinte dominante de ses toiles. Il se consacre à la série des Blue Balls, projetant des bulles sur la toile, créant ainsi des formes organiques et arrondies. Installé à Santa Monica en 1962, Sam Francis revient à des compositions de couleurs vives plus froides qu’auparavant, ce qui concorde avec son intérêt pour la lithographie. A la fin des années 1960, Sam Francis se rapproche du Minimalisme, avec des toiles telles que Mako (1966). Il cherche toujours à transmettre « la substance de la lumière », mais cette fois par l’intermédiaire de monochromes blancs bordés de lignes fluides et colorées. Entre 1971 et 1977, les contacts de Sam Francis avec un psychiatre ravivent son intérêt pour la représentation des rêves. En réaction à cette stimulation, il peint une série de toiles inspirée par les mandalas, ornées de carrés, rectangles et cercles. Ces mandalas se transforment en grilles perpendiculaires à la fin des années 1970, puis se muent au début des années1980 en lettres et formes serpentines. Dans cette dernière partie de sa carrière, le peintre introduit parfois la figure humaine. Jusqu’à la fin de sa carrière, Sam Francis réussit à concilier l’attrait européen pour la lumière et le goût américain pour l’échelle et l’espace.

Estimation et cote de Sam Francis sur le marché de l'art

La cote de Sam Francis témoigne de l’hégémonie du marché américain. Le prix de vente de ses toiles a connu une croissance stable depuis 2004, cependant interrompue depuis 2019. Ses peintures, qui constituent 30% des ventes, s’échangent pour la plupart pour 10 000 à 30 000 €. Ce sont surtout les peintures du milieu des années 1950 qui remportent l’adhésion des collectionneurs, et dépassent les 1 000 000 € aux enchères. Record Summer #1, une toile de 1957, détient le record des ventes, avec un prix au marteau de 9 094 545 € (10 350 000 $ ) en 2016 à New York. Les vendeurs sont cependant plus nombreux pour les estampes et multiples, également plus abordables. Généralement estimés entre 1 000 et 5 000 €, les multiples représentent 60% des ventes. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Sam Francis et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre objet de Sam Francis en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Sam Francis

Savoir reconnaître la signature de Sam Francis est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’expressionnisme abstrait américain. Sam Francis signait la plupart de ses peintures, aquarelles et lithographies de son nom complet « Sam Francis », généralement tracé à la main dans un geste fluide et énergique, souvent en bas à droite ou au verso de l’œuvre. Ses signatures, parfois accompagnées de la date d’exécution, présentent une écriture à l’encre, au crayon ou au pinceau, fidèle à son style libre et gestuel. Sur ses œuvres sur papier, notamment dans les séries de Blue Balls ou de Edge paintings, la signature s’accompagne fréquemment d’un cachet sec ou encreur apposé par la Sam Francis Foundation, garantissant l’authenticité de l’œuvre et souvent assorti d’un certificat officiel. Face à la grande diffusion de son travail et aux nombreuses œuvres d’atelier ou d’éditions posthumes, faire authentifier une signature de Sam Francis par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, la vérification du cachet de la fondation et l’estimation de vos œuvres signées Sam Francis, qu’il s’agisse d’une toile, d’une aquarelle ou d’une estampe originale.

Signature Sam Francis
Expertise signature Sam Francis

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Estimation gratuite François Morellet

François Morellet

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Estimation et cote de l'artiste François Morellet

François Morellet est un artiste peintre, sculpteur et graveur français né à Cholet en 1926. Mordu d’art abstrait, il déclare : « j’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs […] au risque de les faire trébucher dans l’escalier » lorsqu’il présente ses vitraux décalés Esprit d’Escalier (2010) installés aujourd’hui dans l’escalier Lefuel du musée du Louvre. Ces quelques mots témoignent bien de sa personnalité truculente. 

Estimation gratuite François Morellet

Prix des œuvres de François Morellet

  • Peinture / reliefs et constructions murales (acrylique, techniques mixtes, pièces uniques) – entre 5 000 € et plus de 430 000 €

  • Sculpture et installations (dont œuvres lumineuses / néon, pièces en volume) – entre 3 000 € et 600 000 €

  • Dessin, gouache et œuvres sur papier (études, projets, compositions) – entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie et multiples – entre 40 € et 20 000 €

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Le parcours artistique de François Morellet

Né à Cholet en 1926, François Morellet s’installe à Paris avec sa famille en 1937 où il commence à peindre dès l’âge de quatorze ans. Morellet grandit auprès de son père, directeur d’une entreprise industrielle dans le Maine-et-Loire qu’il intègre de 1948 à 1975, en parallèle de son activité artistique. Cette période est déterminante pour ses productions futures, qui en font l’un des acteurs majeurs de l’abstraction géométrique du XXème siècle et comme le précurseur du minimalisme français.

François Morellet et l'art concret

Lors d’un voyage au Brésil dans les années 1950, François Morellet découvre l’art concret à travers les travaux de Max Bill. Cette approche artistique devient aussitôt fondamentale dans son orientation artistique puisqu’à son retour en France, il réalise ses premières œuvres géométriques (lignes, carrés, bandes de couleur, triangles). Il peint de manière uniforme et répétitive sur le support (toiles, surfaces de bâtiments), en adoptant volontairement une facture anonyme. A la même époque, a lieu sa première exposition à la galerie Creuze à Paris. Il se familiarise avec les readymade de Marcel Duchamp et se passionne pour l’œuvre de Piet Mondrian, dont certains aspects se retrouvent dans son œuvre.

François Morellet, protagoniste du mouvement GRAV

Dans les années 1960, ses recherches évoluent : il établit des systèmes de formes (superposition, fragmentation, juxtaposition, interférences) et crée sa première trame qui consiste en un réseau de lignes noires parallèles qui se superposent selon un ordre précis. Il devient rapidement un des créateurs et principaux protagonistes de l’art cinétique au sein du Groupe de Recherches d’Art Visuel (GRAV), aux côtés de Francisco Sobrino, Horacio Garcia Rossi, Julio Le Parc, Yvaral et Joel Stein. Leur ambition est de rendre l’art accessible au spectateur en lui permettant de toucher et manipuler les œuvres. Les différents groupes auxquels il se rattache l’inscrivent plus largement dans le mouvement international de la « Nouvelle Tendance » dont le but est de créer un art expérimental s’appuyant sur les connaissances scientifiques modernes, et notamment celles de la perception visuelle. Morellet, riche de son expérience d’industriel, se met à produire des œuvres avec des tubes de néon à l’instar de l’américain Dan Flavin. Ses intégrations architecturales, qu’il développe dans les années 1970, sont l’aboutissement de son parcours artistique. Elles tirent leur forme de l’environnement dans lequel elles s’inscrivent, comme l’illustre son Fantôme de Malevitch, un carré en marbre installé sur la façade du musée des Beaux-Arts de Chambéry en 1981. Dès lors, ses œuvres font preuve d’un plus grand dépouillement et jouent avec leur support. Il déclare dans les années 1980 : « J’ai toujours cherché à réduire au minimum mes décisions subjectives et mon intervention artisanale pour laisser agir librement mes systèmes simples, évidents et de préférence absurdes ». De cette volonté, naissent des œuvres comme Beaming Pi (2002), articulation de segments et de droite en métal dont l’aspect élémentaire rappelle le minimalisme.

Estimation et cote de Morellet sur le marché de l'art

Bien qu’il veuille s’affranchir du culte de la personnalité de l’artiste, superflu à son goût, il accède à une reconnaissance internationale dès les années 1980. Il reçoit de nombreuses commandes publiques et privées à travers le monde (Allemagne, Suisse, Italie, Etats-Unis) et collabore avec les établissements les plus prestigieux (Manufacture Nationale de Sèvres en 1991, Musée d’Art Moderne de Paris en 2007, Musée du Louvre en 2010). Aujourd’hui, ses œuvres sont très convoitées dans les salles de ventes du monde entier. Les œuvres les plus précoces dans la carrière de Morellet obtiennent les cotes les plus hautes. Les prix pour une peinture des années 1990 débutent à 25 000 euros et peuvent atteindre les 100 000 euros pour celles qui datent des années 1950. Concernant les néons, les prix varient entre 20 000 et 70 000 euros. Il est également possible de se procurer des sculptures en salle de ventes dont les prix oscillent entre 10 000 et 30 000 euros. Ce sont les enchères de sphères qui atteignent des prix record. Elles sont formées d’une structure orthogonale métallique, et peuvent être suspendues ou mises en rotation afin d’offrir au regard une multiplicité de points de vue. A titre d’exemple, en 2015, Sphère-Trame, a été adjugée 240 000 euros soit plus de deux fois son estimation.

(Illus.) François Morellet

Reconnaître la signature de François Morellet

Savoir reconnaître la signature de François Morellet est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de l’abstraction géométrique et de l’art cinétique, figure centrale du GRAV. Sur ses œuvres emblématiques — des séries Trames, Néons, Systèmes aux compositions à angles aléatoires et dispositifs lumineux exposés au Centre Pompidou et dans de grandes collections internationales — Morellet signe généralement « François Morellet » ou « Morellet », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature apparaît le plus souvent au verso (sur le châssis, le panneau ou le cadre) afin de préserver la rigueur formelle de la composition, mais peut figurer discrètement en bordure sur certains formats anciens. Sur ses multiples, sérigraphies et estampes, la signature manuscrite au crayon est associée au numéro de tirage et aux mentions d’atelier. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de François Morellet par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées François Morellet, qu’il s’agisse d’une œuvre géométrique, d’un relief ou d’un néon.

Expertise signature François Morellet
Signature François Morellet

En lien avec François Morellet

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Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Paul Riopelle

Jean-Paul Riopelle est un peintre et sculpteur québécois. Né à Montréal en 1923, il partage sa carrière entre la France et le Canada.

Estimation gratuite Jean-Paul Riopelle

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Qui est l'artiste Jean-Paul Riopelle ?

Se destinant d’abord à devenir architecte, Riopelle découvre sa passion pour le dessin au cours de sa formation à l’École polytechnique de Montréal. Il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts en 1942 et à l’École du meuble en 1943, où enseigne alors le peintre Paul-Émile Borduas. Sous son influence, Riopelle adhère aux principes du courant automatiste, une forme de surréalisme abstrait qui vise à laisser l’inconscient de l’artiste guider son pinceau.

Les toiles de cette première période des années 1940 ont majoritairement disparu, car elles étaient constituées de matériaux fragiles. Riopelle les qualifie plus tard d’œuvres “de destruction plutôt que de construction”, à cause de la rage de peindre qui l’animait alors. Ontario, 9 décembre (1945) en est un bon exemple, dans la violence du mouvement du pinceau et l’entrechoquement des couleurs.

En 1946, Riopelle et son épouse Françoise Lespérance s’installent à Paris. Deux ans plus tard, Riopelle signe le Refus global, manifeste principalement rédigé par Paul-Émile Borduas, dans lequel il dénonce l’obscurantisme de la société qui empêche la liberté des artistes.

Dans les années 1950, Riopelle réalise ses œuvres les plus célèbres, les « mosaïques ». Ces toiles abstraites monumentales sont composées de petites touches de peinture très épaisses et minutieusement appliquées. Pour ce faire, il expérimente avec de nombreuses techniques : peinture directement sortie du tube, appliquée à la spatule, au couteau… L’exemple le plus iconique est La Roue (Cold Dog – Indian Summer), exécutée vers 1954-1955.

Il produit également des sculptures en bronze à la cire perdue, technique qu’il emploie tout au long de sa carrière et qui sont quant à elles figuratives.

Les années 1950 et 1960 sont aussi celles de la notoriété : Riopelle contribue à des expositions importantes comme Les Véhémences Confrontées, organisée par Georges Mathieu en 1951. Il est également exposé dans des galeries majeures, comme la galerie Pierre Loeb en 1953.

Vers 1958, il se sépare de Françoise Lespérance et entame une relation avec l’artiste Joan Mitchell qui dure vingt-cinq ans.

À partir des années 1970, Riopelle passe de plus en plus de temps au Canada. Il poursuit ses expérimentations avec la sculpture : La Joute (1970-1974) est une sculpture-fontaine qui rassemble plus de trente éléments représentant des humains ou animaux, Le Hibou étant le plus célèbre de l’ensemble car cet animal revient souvent dans son œuvre sculptée.

Estimation et cote de Riopelle sur le marché de l'art

À la fin de sa vie, Riopelle se retire dans un atelier sur la pointe de l’Île-aux-Grues, au Québec, endroit qui lui est cher où il renoue avec la nature. Il réalise des projets monumentaux et ambitieux, bien que sa production soit moins abondante. Sa dernière œuvre majeure est L’Hommage à Rosa Luxemburg (1992) : il s’agit en réalité d’un hommage à son ancienne compagne Joan Mitchell, réalisé lorsqu’il apprend sa mort en 1992. Dans cette fresque composée de trois éléments horizontaux mesurant chacun plus de dix mètres de long, Riopelle retourne à la figuration et témoigne de son goût renouvelé de la nature en représentant des oiseaux en vol sur fonds colorés.

Il s’éteint à l’Île-aux-Grues en 2002, à l’âge de 79 ans.

Sur le marché de l’art, les collectionneurs privilégient les « mosaïques » des années 1950. Les formats moyens sont généralement adjugés plusieurs centaines de milliers d’euros, entre 200 000 et 800 000 euros environ, comme Black Abstraction (1953), adjugée 650 000 euros en 2018. C’est une de ces toiles qui détient le record de vente de l’artiste : Vent du Nord (1952) a été adjugée près de 5,3 millions d’euros en 2017, ce qui en a fait la deuxième toile canadienne la plus chère au monde. Les toiles plus tardives sont adjugées pour une fourchette de prix plus basse, entre 30 000 et 150 000 euros. Enfin, les sculptures trouvent acquéreur pour des prix oscillant entre 15 000 et 20 000 euros, avec un record à 27 000 euros pour un Hibou (1969).

(Illus.)Jean-Paul Riopelle – La Joute

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Estimation Art Contemporain

Hans Hartung

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Estimation, cote et valeur de l'artiste Hans Hartung

Hans Hartung, né en 1904, est un peintre et photographe allemand naturalisé français. Il est l’une des figures majeures de l’abstraction de la seconde moitié du XXème siècle.

Estimation gratuite Hans Hartung

Prix des œuvres d'Hans Hartung

  • Peinture (huile, acrylique, mixed media sur toile/panneau) – entre 250 € et plus de 2 700 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, pastels et compositions sur papier) – entre 70 € et 180 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples (tirages signés/numérotés) – entre 50 € et 11 000 €

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Qui est le peintre et photographe Hans Hartung ?

Manifestant très jeune un intérêt prononcé pour l’art et les sciences sociales, Hartung étudie les lettres classiques, l’histoire de l’art et les arts plastiques à Leipzig, Dresde et Munich. Dès 1922, il produit ses premières aquarelles abstraites dont l’audace frappe encore les historiens de l’art : c’est le cas de Will Grohmann, auteur d’Aquarelle 1922, qui écrit que « si les aquarelles avaient été connues en 1922, elles seraient restées incomprises tant elles étaient en avance sur son temps. » Bleu au centre (1922) est un bon exemple de cette originalité et de l’intérêt que porte l’artiste au procédé de l’aquarelle : autour des formes abstraites, l’humidité a laissé des auréoles aux contours sombres. En 1926, Hartung part à Paris. Il rencontre l’artiste norvégienne Anna-Eva Bergman, qu’il épouse trois ans plus tard, mais le couple se sépare rapidement. Il étudie auprès d’André Lhote et Fernand Léger et fréquente assidûment le musée du Louvre, enrichissant grandement sa culture visuelle et ses influences diverses. Il met au point sa première technique picturale : il exécute d’abord un premier dessin spontané, qu’il reporte ensuite minutieusement à la peinture à l’huile sur une grande toile, grâce à la technique de la mise au carreau (un procédé permettant de reproduire une œuvre originale à plus grande échelle). Cette quête d’un équilibre entre spontanéité et parachèvement inspira de nombreux artistes du XXème siècle, comme Jean Degottex. Du point de vue stylistique, ses œuvres des années 1930 préfigurent l’abstraction lyrique. Ce courant se fonde sur le surgissement de formes abstraites dans un camaïeu de couleurs lumineuses et s’oppose à l’abstraction géométrique, privilégiant la spontanéité du geste. Enfin, Hartung met au point deux aspects emblématiques de son art : les formes brossées telles qu’on peut les voir dans l’œuvre T-46-17 (1946), et les titres chiffrés. Par exemple, cette même œuvre, T-46-17, indique que l’œuvre a été réalisée en 1946 et qu’il s’agit de la dix-septième version mise au carreau à partir du dessin initial. Ce procédé, qui semble d’abord difficile à comprendre, vise à empêcher toute lecture narrative d’une toile abstraite.

Hans Hartung et la tournure artistique après guerre

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Hartung combat dans l’armée française, mais il est blessé et amputé d’une jambe en 1945. À son retour à Paris, il est récompensé par plusieurs décorations militaires, tandis que sa peinture commence à être reconnue. Il expose dans des lieux prestigieux, comme à Venise lors de la Biennale de 1948, ou au musée de Bâle en 1952. C’est également à cette période qu’il retrouve Anna-Eva Bergman, dont il obtient la main pour la seconde fois en 1957. En 1960, Hans Hartung change radicalement son processus technique de création : il abandonne la mise au carreau pour peindre directement sur la toile, et travailler la matière des peintures industrielles comme l’acrylique. Il exécute alors des œuvres monumentales comme T-1964-E34 (1964), réalisée à la peinture vinylique sur toile. À la toute fin de sa vie, il expérimente le pistolet à peinture. Il continue à travailler jusqu’aux semaines précédant sa mort le 7 décembre 1989. Hans Hartung fut aussi un photographe de talent. Il s’adonna toute sa vie à cet art, en jouant avec les ombres, les lumières, la disposition des motifs, cherchant une forme d’abstraction via ce médium pourtant profondément figuratif.

Estimation et cote de Hartung sur le marché de l'art

Icône de l’abstraction, Hans Hartung fait l’objet de ventes importantes et sa cote n’a cessé de croître depuis sa disparition. Les huiles sur toile proches de l’abstraction lyrique de la première partie de carrière sont les plus prisées. Les adjudications démarrent autour de 300 000 euros pour les formats moyens, comme T-1952-45 (1952), adjugé 250 000 euros en 2017. Mais les adjudications peuvent atteindre des records, comme celle de T-1956-13 (1956), envolée pour 2,25 millions d’euros en 2017. Les peintures industrielles des années 1960-1980 font également l’objet de belles ventes : P40-1985-H21 (1985) a été adjugée 158 000 euros en 2021. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Hans Hartung et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre tableau ou votre photographie de Hans Hartung en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(illus.) Hans HARTUNG (1904-1989) P 40 1985 H1 Acrylique sur carton monté sur planche, ruban adhésif et papier kraft
Marqué «fait le 31.07.85» et titrée au dos

Reconnaître la signature d'Hans Hartung

Savoir reconnaître la signature de Hans Hartung est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art abstrait gestuel et de l’expressionnisme européen d’après-guerre. Ses toiles, souvent marquées par des rythmes dynamiques et des traces gestuelles puissantes, présentent des signatures aux constantes précises. Hartung signe la plupart de ses œuvres de son nom complet « Hans Hartung » ou simplement « H. Hartung », généralement en bas à droite de la toile, à l’encre, à la peinture ou parfois au crayon. La signature peut être cursive ou imprimée de manière stylisée, reflétant la spontanéité et l’énergie qui caractérisent ses compositions, comme celles visibles dans T1960-15 ou L1970-T9 conservées dans des collections privées et muséales. Sur ses dessins et gravures, la signature est souvent accompagnée de la date ou d’un numéro d’édition, tracée au crayon ou à l’encre fine, intégrée dans un coin de la feuille ou sur le bord inférieur. Compte tenu du marché où circulent de nombreuses estampes, reproductions ou œuvres d’atelier, faire vérifier la signature d’un Hans Hartung par un expert qualifié est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art abstrait et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Hans Hartung, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gravure originale.

Expertise signature Hans Hartung
Signature Hans Hartung

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Estimation gratuite Maurice Esteve

Maurice Estève

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Estève

Maurice Estève est un peintre et dessinateur français lié au groupe des Réalités Poétiques et l’un des membres de la Nouvelle École de Paris.

Estimation gratuite Maurice Esteve

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Qui est l'artiste Maurice Estève ?

Maurice Estève passe son enfance à Culan, dans le Cher, où il connaît sa première expérience artistique à l’âge de neuf ans. Saisi par la beauté de la nature, il y trouve tout au long de sa vie une source d’inspiration primordiale. La seconde expérience décisive qui détermine sa vocation artistique a lieu en 1913, lorsqu’il découvre au Louvre les tableaux de Chardin, Corot, Delacroix, Courbet, et surtout de Paolo Uccello. En 1915, retenu à Culan par la guerre, Maurice Estève réalise ses premières peintures. A la fin de la guerre, il s’installe à Paris et travaille comme typographe et apprenti dans une fabrique de meubles, tout en fréquentant le soir les Académies libres de Montparnasse. Il représente alors ce qui l’entoure dans un style naturaliste.

Maurice Estève : du naturalisme à la peinture de paysage

Après avoir passé un an à Barcelone pour diriger un atelier de dessin textile, Maurice Estève rentre à Paris en 1924, et s’inscrit à l’Académie Colarossi à Montparnasse. Il donne alors libre-court à son intérêt pour les Primitifs du Louvre, et pour l’œuvre de Cézanne. Maurice Estève se détourne progressivement du naturalisme, et ses œuvres prennent des accents pointillistes, fauves, et surtout surréalistes dans les années 1927-1928. Inspiré par Henri Matisse et Fernand Léger, Maurice Estève choisit la voie du non-illusionniste, et peint des figures statiques ou actives en compartimentant les surfaces par des bandes de couleurs vives. La thématique privilégiée est celle du couple, représenté par des combinaisons de plans échelonnés et arabesques. Il participe à sa première exposition de groupe en 1929, au Salon des Surindépendants à Paris.

L’intérêt nouveau de Maurice Estève pour le cinéma et la mise en scène ralentit sa production au début des années 1930. Elle reprend cependant en 1933 avec une facture et des sujets nouveaux. Il s’attache à représenter des scènes d’ablutions, en créant des jeux d’ombres et de lumières. Les figures, aux volumes robustes, sont réalisées sans dessin préalable.

La guerre civile espagnole ravive les souvenirs de Catalogne de Maurice Estève, et provoque sa période expressionniste en 1936. Ses œuvres telles que Les sœurs de Barcelone présentent des alors personnages aux silhouettes torturées, et aux visages comparables à des masques. Cette phase expressionniste est intense mais brève. Dès 1937, Maurice Estève se lie avec Robert et Sonia Delaunay, pour qui la couleur est forme et mouvement. A leurs côtés, Maurice Estève réalise des décors muraux pour l’Exposition universelle de Paris. En 1938, Maurice Estève se rapproche du Primitivisme hiératique, et se consacre à la réalisation de natures mortes et de tableaux intimes, à présence féminine, sous l’influence de Cézanne et de Pierre Bonnard. Pendant l’Occupation, pour échapper à l’atmosphère d’enfermement parisienne, il retourne cependant à la penture de paysage, avec un intérêt marqué pour l’ouverture des espaces et la brillance des couleurs.

Estimation et cote de Maurice Estève sur le marché de l'art

Dans les années 1940, après avoir rencontré Ferdinand Léger en 1946, Maurice Estève évolue vers l’Abstraction. Il consomme cette transition avec Hommage à Fouquet (1952), dans lequel il utilise la couleur pure, sans référent extérieur, en donnant une grande importance à la couleur et à la lumière. Son cheminement n’est pas le résultat d’une conversion mais plutôt l’aboutissement de ses multiples expérimentations artistiques.

A partir des années 1950, Maurice Estève multiplie d’ailleurs les pratiques, et traduit son art sur tous types de supports. Il réalise ses premières lithographies en 1952 à l’atelier Clot. Ayant reçu la commande de cartons de vitraux pour l’église de Berlincourt, il les conçoit comme une couronne de lumière (1957). Après les vitraux, Maurice Estève s’essaie à la réalisation de cartons de tapisserie, sur la commande du marchand Iram Iynedjian en 1963. La même année, il commence à pratiquer activement le collage, mais réserve cette pratique à ses séjours dans le Cher. Maurice Estève mène des recherches sur la matérialité des œuvres jusqu’à la fin de sa carrière, récompensées en 1970 par le Grand Prix national des Arts, puis en 1987 par une exposition hommage au Grand-Palais.

Les œuvres des membres de la Seconde école de Paris ont suscité un véritable engouement des collectionneurs entre les années 1996 et 2006, avec une hausse de leur estimation de 130%. Les œuvres de Maurice Estève ont bénéficié de cette faveur, comme en témoigne la vente de succession d’Olga Carré, veuve du galerie Louis Carré, en 2002. Maurice Estève ayant signé un contrat d’exclusivité avec ce galeriste en 1942, les œuvres présentées à cette vente étaient nombreuses. Ce sont les dessins qui ont eu le plus de succès, étant souvent adjugés à 4 fois au-delà des estimations hautes (soit à 3 000 – 8 000€). Les ventes n’atteignent cependant plus les niveaux des années 1990, et le record des ventes est encore détenu par une vente londonienne de 1990 (Trigourec (1972), adjugé pour 483 988 € soit 297 000 £). Aujourd’hui, pour un budget de 10 000 à 50 000 €, l’amateur peut trouver un large choix de travaux sur papiers, et pour 50 000 à 150 000 €, il est possible d’acquérir une peinture.

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