Estimation gratuite Aarnio Eero

Aarnio Eero

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Eero Aarnio : estimation, cote et valeur de son mobilier

Vous possédez un fauteuil, une table ou un objet dessiné par Eero Aarnio et souhaitez en connaître la valeur ? Figure majeure du design finlandais, le créateur est célèbre pour son mobilier aux formes sphériques et ses expérimentations avec la fibre de verre, l’acrylique et le plastique. Le Ball Chair, le Bubble Chair et le Pastil Chair sont devenus des icônes internationales du design des années 1960.

La valeur d’un meuble d’Eero Aarnio dépend principalement du modèle, de son époque de production, de son fabricant, de son état de conservation et de la présence de ses éléments d’origine. Les premières éditions réalisées par Asko sont généralement plus recherchées que les productions récentes. Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre mobilier, de vos objets d’art et de collection, en tenant compte des spécificités du marché du design du XXe siècle.

Estimation gratuite Aarnio Eero

Prix des œuvres d’Eero Aarnio

  • Ball Chair et premières éditions Asko : de 2 000 € à plus de 9 000 €

  • Bubble Chair suspendu : de 1 000 € à plus de 5 000 €

  • Pastil Chair, Pony, Tomato et autres modèles : de 300 € à plus de 3 000 €

L’estimation d’un meuble d’Eero Aarnio commence par l’identification précise du modèle et de son fabricant. L’expert examine les dimensions, la forme de la coque, les matériaux, le piètement, le système de suspension et la construction intérieure. Il recherche également une étiquette, une plaque ou une marque permettant d’identifier une fabrication ancienne d’Asko, une édition Adelta ou une production plus récente d’Eero Aarnio Originals. Les couleurs, les coussins et les revêtements sont comparés aux configurations documentées.

L’état de conservation joue un rôle essentiel, particulièrement pour la fibre de verre et l’acrylique. Les rayures, fissures, jaunissements, éclats, réparations, reprises de peinture ou remplacements de garniture peuvent diminuer la valeur. La provenance, les factures anciennes et les photographies du dessous, de l’intérieur et des étiquettes facilitent également l’analyse. Estimon’Objet étudie ces différents éléments afin de proposer une estimation argumentée et confidentielle, adaptée à un projet de vente, de succession, de partage, d’assurance ou d’inventaire.

La cote d’Eero Aarnio

La cote d’Eero Aarnio repose sur un marché international particulièrement sensible à l’ancienneté et à l’authenticité des exemplaires. Les premières éditions des années 1960 et 1970 sont généralement les plus recherchées, à condition de conserver leurs caractéristiques d’origine. Les rééditions officielles possèdent également une valeur, mais elles doivent être distinguées des fabrications anciennes et des nombreuses copies non autorisées.

Ball Chair ou Globe Chair

Dessiné en 1963 puis présenté à la Foire internationale du meuble de Cologne en 1966, le Ball Chair d’Eero Aarnio est devenu une icône du design Space Age. Sa coque sphérique en fibre de verre, montée sur un pied pivotant, renferme un intérieur capitonné qui forme un espace intime, souvent qualifié de « pièce dans la pièce ». Les premières éditions produites par Asko dans les années 1960 et 1970 sont les plus recherchées.

  • Un Ball Chair a été vendu pour l’équivalent d’environ 8 500 €.
  • Un exemplaire Asko des années 1960 a été adjugé 5 800 €.
  • Un modèle produit vers 1971 a atteint l’équivalent d’environ 4 200 €.
  • Un autre exemplaire ancien a été adjugé 3 800 €.

La cote du Ball Chair d’Eero Aarnio dépend avant tout de son fabricant et de sa période de production. Les premières éditions Asko conservant leur coque, leur piètement et leur garniture d’origine peuvent atteindre les montants les plus élevés. Une restauration ancienne n’exclut pas une valeur importante, mais une coque repeinte ou une réfection complète de l’intérieur doit être signalée. Les rééditions officielles disposent également d’un marché, contrairement aux nombreuses copies non autorisées dont la valeur reste beaucoup plus faible.

Bubble Chair

Créé en 1968, le Bubble Chair d’Eero Aarnio reprend le principe enveloppant du Ball Chair sous une forme transparente et suspendue. Sa coque en acrylique, entourée d’un cerclage métallique, est fixée au plafond par une chaîne. L’absence de piètement et la transparence du matériau renforcent son esthétique futuriste tout en permettant à la lumière de traverser le fauteuil.

  • Un Bubble Chair a été adjugé 3 600 €.
  • Un exemplaire produit après 2016 a atteint l’équivalent d’environ 3 700 €.
  • Un modèle édité par Adelta a été vendu pour l’équivalent d’environ 2 800 €.
  • Un Bubble Chair modèle 8360 a été adjugé environ 1 450 €.

Le prix d’un Bubble Chair dépend de son éditeur, de son ancienneté et surtout de l’état de sa coque en acrylique. Les fissures, les rayures profondes, le jaunissement du matériau ou une modification du système de suspension peuvent diminuer sa valeur. La conservation du cerclage, de la chaîne et des coussins constitue également un critère important. Un exemplaire portant une marque d’Asko, d’Adelta ou d’Eero Aarnio Originals est généralement mieux valorisé qu’un siège non identifié.

Pastil Chair, Pony et autres créations

Conçu en 1967, le Pastil Chair d’Eero Aarnio prend la forme d’une pastille en fibre de verre dont le centre est creusé pour former une assise. Dépourvu de pieds, il peut être utilisé comme fauteuil à bascule et présente la particularité de pouvoir flotter sur l’eau. Les modèles Pony, Tomato, Mushroom, Cognac, Screw Table et Tipi témoignent également du caractère ludique et sculptural du mobilier d’Eero Aarnio.

  • Un Pastil Chair en fibre de verre a été vendu 1 080 €.
  • Un exemplaire ancien a été adjugé 800 €.
  • Un Pastil Chair édité par Adelta a atteint 683 €.
  • Un Pony produit par Adelta a été adjugé 1 000 €.

Les premières éditions Asko du Pastil Chair sont généralement les plus recherchées, particulièrement lorsqu’elles conservent leur couleur et leur finition d’origine. Les exemplaires repeints, fissurés ou fortement altérés se négocient à des niveaux inférieurs. Pour les modèles Pony, Tomato ou Mushroom, la valeur dépend de l’éditeur, de la date de production, du format et de la rareté de la couleur.

Comment reconnaître un meuble d’Eero Aarnio ?

Les créations d’Eero Aarnio se distinguent par leurs volumes géométriques simples, leurs lignes arrondies et leurs couleurs franches. Le designer emploie la sphère, la pastille, le cylindre ou les formes animales pour transformer un meuble fonctionnel en véritable sculpture. Son travail incarne l’optimisme technologique et l’esthétique futuriste du design des années 1960 et 1970.

Le Ball Chair présente une coque sphérique opaque en fibre de verre, montée sur un pied central pivotant, tandis que le Bubble Chair possède une coque transparente suspendue. Le Pastil Chair repose directement sur sa structure moulée et peut basculer légèrement. Le Tomato Chair se compose de plusieurs volumes circulaires imbriqués, alors que le Pony adopte la forme stylisée d’un animal sur lequel l’utilisateur s’assoit à califourchon.

Les dimensions, les proportions et la qualité de fabrication doivent être contrôlées avec attention, car de nombreuses copies reprennent l’aspect général de ces modèles. L’épaisseur de la coque, la régularité du moulage, les assemblages, les systèmes de fixation, la forme du piètement et la conception des coussins permettent de différencier une édition authentique d’Eero Aarnio d’une imitation récente.

Comment reconnaître les marques et étiquettes d’Eero Aarnio ?

Un meuble d’Eero Aarnio n’est pas nécessairement signé à la main. Son identification repose principalement sur les marques du fabricant, les étiquettes commerciales et les caractéristiques techniques de sa construction. Les exemplaires anciens peuvent notamment porter une plaque ou une étiquette mentionnant Asko, Asko International ou une fabrication finlandaise.

Les éditions ultérieures peuvent être marquées Adelta, tandis que certaines productions contemporaines portent la marque Eero Aarnio Originals. L’absence d’étiquette n’écarte pas automatiquement l’hypothèse d’une édition ancienne : celle-ci peut avoir été retirée, décollée ou perdue. Elle impose néanmoins une comparaison approfondie des dimensions, des matériaux, du moulage et des systèmes d’assemblage.

La seule présence du nom « Eero Aarnio » ne permet pas d’affirmer qu’il s’agit d’une première édition. Pour établir une estimation fiable d’un meuble Eero Aarnio, il faut identifier simultanément le modèle, le fabricant, la période de production et les éventuelles transformations subies par la pièce.

Expertise mobilier Eero Aarnio

Estimation d’un meuble d’Eero Aarnio : ce que regardent les experts

L’expert cherche d’abord à déterminer s’il s’agit d’une première édition, d’une réédition officielle ou d’une copie. Il compare les dimensions, les proportions de la coque, la forme du socle, les matériaux, les systèmes de fixation et les coutures de la garniture avec les exemplaires documentés. Pour un Ball Chair, le piètement pivotant, le profil de l’ouverture et la construction de la coque sont examinés avec attention. Pour un Bubble Chair, l’étude porte notamment sur l’acrylique, le cerclage métallique, la chaîne et les points d’attache.

L’état général et les éventuelles transformations sont ensuite pris en compte. Une coque repeinte, un rembourrage remplacé, un coussin refait ou un système de suspension modifié peuvent avoir une incidence sur la valeur. L’expert analyse également les étiquettes, la provenance et les documents disponibles. Estimon’Objet confronte ces informations aux résultats récents du marché afin de proposer une estimation cohérente avec le modèle, son époque et son état de conservation.

Biographie d’Eero Aarnio

Eero Aarnio naît le 21 juillet 1932 à Helsinki, en Finlande. Il étudie à l’Institut des arts industriels d’Helsinki durant les années 1950, avant de travailler dans le domaine de l’aménagement intérieur et du mobilier. Après avoir expérimenté le bois et le rotin, il ouvre son propre studio en 1962 et s’intéresse aux possibilités nouvelles offertes par la fibre de verre, l’acrylique et les matières plastiques.

En 1963, il dessine le Ball Chair, présenté trois ans plus tard sur le stand d’Asko à la Foire internationale du meuble de Cologne. Son succès lui apporte une reconnaissance internationale. Eero Aarnio poursuit ses recherches avec le Pastil Chair en 1967, le Bubble Chair en 1968, le Tomato Chair en 1971 et le Pony en 1973. Ses créations associent fonctionnalité, formes sculpturales, couleurs vives et sens de l’humour.

Eero Aarnio est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures du design finlandais et du mouvement Space Age. Ses sièges sont conservés dans plusieurs collections publiques internationales, notamment au Museum of Modern Art de New York, au Victoria and Albert Museum de Londres, au Vitra Design Museum et au Design Museum d’Helsinki. Ses modèles emblématiques continuent d’être produits dans le cadre de rééditions officielles.

Pour faire estimer un meuble d’Eero Aarnio, photographiez-le sous plusieurs angles, sans oublier le dessous du socle, l’intérieur de la coque, les fixations et les éventuelles étiquettes. Les plaques, numéros et traces d’anciens marquages doivent être photographiés en gros plan. Relevez également les dimensions exactes du meuble et conservez les factures ou documents relatifs à son acquisition.

Ne repeignez pas la coque et ne remplacez pas la garniture avant l’expertise. Même usé, un revêtement ancien peut fournir des informations déterminantes sur la période de fabrication. Pour un Bubble Chair, évitez tout polissage non professionnel de l’acrylique. Estimon’Objet constitue votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de votre mobilier design, de vos objets d’art et de vos pièces de collection.

Vous possédez un Ball Chair, un Bubble Chair, un Pastil Chair ou un autre meuble attribué à Eero Aarnio ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies de l’ensemble, des détails, du dessous et des éventuelles étiquettes. Nos spécialistes pourront vous communiquer une estimation argumentée et confidentielle, puis vous accompagner dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage, d’un inventaire ou d’une assurance.

En lien avec Aarnio Eero

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Design

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Rare bibliothèque Teck, placage de teck, verre, fer, aluminium Portant l’inscription books for sale, en haut du meuble 18

💰 Adjudication :
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Sheila HICKS (1934) Sans titre, circa 1976 Tapisserie en coton et lin montée sur un châssis bois Signée Sheila Hicks et située Paris sur l’envers ains

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67 000 €

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20 000 € - 30 000 €

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Table éclairante dite Library table Teck, placage de teck, tôle de métal, verre 112 x 247 x 125 cm. Circa 1963 Illuminat

💰 Adjudication :
57 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 80 000 €

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Ado CHALE (1928) Table dite Goutte d’eau Bronze, métal
Signée
43 x 150 x 75.5 cm. Circa 1970 Goutte d’eau low table Bronze, painted steel 16.93 x 59

💰 Adjudication :
46 000 €

🔎 Estimation :
30 000 € - 40 000 €

Estimation gratuite Philippe Starck

Philippe Starck

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Estimation et cote de l'artiste Philippe Starck

Découvrez le parcours du designer génial Philippe Starck. Besoin d’une expertise concernant Philippe Starck ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Philippe Starck

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Philippe Starck et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Philippe Starck en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Philippe Starck, débuts fulgurants d’un designer passionné de dessin

Philippe Starck est né en 1949 à Paris, dans une famille dont le père est constructeur d’avions. Très jeune, sans doute en lien avec ce père si spécial, Starck se passionne pour le dessin. La voix artistique s’ouvre et le jeune Philippe Starck choisit d’étudier, dans le milieu des années 1960, à l’école Nissim de Camondo à Paris. En 1968, Starck a tout juste vingt ans. Il décide de fonder sa première entreprise, spécialisée dans les objets gonflables. Mais le tournant qui va décider de sa carrière advient dans les années 1970 : Starck est alors chargé d’aménager l’intérieur de deux night-clubs huppés de Paris, La Main Bleue en 1976, puis les Bains-Douches en 1978. Philippe Starck s’est lancé de plain-pied dans la décoration. 

Philippe Starck, « interior Designer » : l’ascension du jeune prodige

L’année suivante, en 1979, Philippe Starck fonde « Starck Product », sa nouvelle entreprise. Son succès est tel qu’en 1982, il est appelé pour réaménager les appartements (privés) de François Mitterrand à l’Elysée. Philippe Starck est déjà très célèbre, mais ce chantier confère une renommée internationale au jeune designer. Il poursuit aussi le réaménagement de lieux de restauration et de boîtes de nuits, à commencer par le Café Costes, à Paris ; mais on le retrouve aussi à Tokyo, où il conçoit le design de la boîte de nuit Manin, ou à Madrid, en 1990, où c’est au tour du night-club Teatriz d’être revu façon Starck. 

Philippe Starck, les hôtels, les entreprises, les résidences : un designer très sollicité dans les années 1990 comme architecte et designer d’intérieur

Philippe Starck poursuit son chemin dans le design d’intérieur, et désormais, les clients les plus en vue du monde entier souhaitent qu’il appose sa marque personnelle sur la décoration des immeubles qu’ils lui confient, ou même sur la conception de ces immeubles. Il s’occupe d’aménagements d’hôtels, comme c’est le cas des hôtels Royalton et Paramount  New-York en 1988 et 1990, mais conçoit aussi des restaurants, de l’architecture à l’aménagement, comme l’immeuble La Flamme conçu pour la brasserie Asahi à Tokyo. Starck ne se limite pas à ces types de bâtiments ; il réalise aussi le design de certains immeubles de bureaux, comme c’est le cas en 1991 pour l’immeuble Le Baron Vert à Osaka, ou l’immeuble Nani Nani à Tokyo pour Rikugo en 1990, son premier immeuble, à dimension anthropomorphe. Philippe Starck, petit génie français du design, se démultiplie pour assumer un large panel de projets d’aménagements d’intérieurs et de design. Philippe Starck transmet ses plans et les donne à réaliser à divers associés. Occupé par des projets liés à de grandes entreprises, il n’oublie toutefois pas les habitations particulières, et s’occupe de nombreuses résidences privées, comme Lemoult imaginée à Paris dès 1987, L’Angle, résidence située à anvers (projet de 1991) ou encore 18 maisons de rapport à Los Angeles, toujours en 1991. L’année 1991 signe l’explosion du style Starck, déjà très en vogue, mais qui devient absolument incontournable. en plus de tous les chantiers cités, Starck réalise cette année-là une maison particulière à Madrid, une usine de produits biologiques, non loin de Bordeaux, et une rue toute entière, la Rue Starck, à Paris, réalisée entièrement selon les plans projetés par le designer devenu une icône de la création française.

Philippe Starck, designer superstar de mobilier

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

Philippe Starck, un mythe du design encore aujourd’hui

En 2015, le lustre « ZEnith » à 36 feux, designé en 2005, a été acquis à Paris pour la somme de 36 000 euros hors frais. Cela constitue un record pour une oeuvre de PHilippe Starck vendue aux enchères. Une paire de chaises « costes » (conçues pour le Café Costes en 1982) a été vendue en 2021 en Australie pour 5 500 euros hors frais. Le presse-agrumes d’Alessi Juicy Salif est estimé autour des 150 euros pièce. Ses fauteuils de la série « Louis Ghost » créés pour Kartell en 2005, acrylique ou méthacrylate, sont estimés autour des 1200 euros la suite de 8 chaises. 

Accessibles et ludiques, les mobiliers et les produits de design de Philippe Starck sont toujours appréciés des collectionneurs. 

L’estimation des oeuvres de Philippe Starck

À partir des années 1980, Starck se voit confier un grand nombre d’immeubles à réaménager. Pour ce faire, le designer invente son propre mobilier. Il dessine des meubles individuels sur mesure, mais également des produits destinés à être édités en nombre, par des maisons françaises et internationales (italiennes, comme Alessi ou Kartell, espagnoles, comme Disform, suisses comme la fameuse maison Vitra, ou même japonaises). Son credo, l’utilité et le confort pour tous – avant-même d’engager la dimension esthétique. D’où l’usage de matériaux peu chers et faciles à produire en série, comme les divers plastiques colorés dont Starck fait usage. 

En parallèle, Philippe Starck se lance dans le design industriel et réalise de nombreux design de produits : pâtes pour Panzani, brosses à dent ludiques pour Fluocaril, lunettes Starck Eyes (firme rachetée par Luxottica)… mais aussi véhicules, articles de voyage pour Vuitton, ou appareils ménagers pour Alessi ; dont le plus célèbre est sans doute le presse-agrumes « Juicy Salif ». Du plus ordinaire au plus noble, Starck conçoit des produits fonctionnels avec cette pointe d’humour et de joie caractéristiques de sa patte.

En lien avec Philippe Starck

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Estimation gratuite Joe Colombo

Joe Colombo

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Estimation et cote de l'artiste Joe Colombo

Estimation Joe Colombo : la cote du designer italien, et son mobilier moderniste. Découvrez le parcours du designer italien Joe Colombo. Besoin d’une expertise concernant Joe Colombo ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Joe Colombo

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Joe Colombo, des arts visuels vers le design

Cesare Colombo, dit Joe Colombo, est né à Milan en 1930. Malgré une vie courte (1930-1971), il a marqué de son empreinte le design italien et mondial. 

Joe Colombo est issu d’une famille de manufacturiers de rubans. Son père a repris l’usine et en a fait une usine de câbles électriques. Le jeune Joe Colombo est pressenti, après le décès de son frère aîné, pour reprendre la tête de l’entreprise. En parallèle, le jeune Joe Colombo, attiré par les arts, s’inscrit à l’académie de la Brera où il poursuit des études de peinture jusqu’en 1949. En 1951, il rejoint le mouvement avant-gardiste de sculpture et peinture « Movimento Nucleare » fondé par Enrico Baj et Sergio D’angelo. Il y réalise des dessins futuristes comme La Cité Nucléaire (Musée des arts décoratifs, Paris) où Colombo invente des infrastructures, moyens de transports et appartements nouveaux. C’est en suivant cet idéal que Joe Colombo va peu à peu réformer l’aspect et la structure traditionnels du mobilier et de l’aménagement d’intérieur. 

Joe Colombo commence à expérimenter diverses techniques, et en 1953, il réalise les plafonds d’un club de jazz, ainsi que des espaces de repos de la Triennale de Milan, rendez-vous incontournable des créateurs et des designers italiens. L’année suivante, il s’inscrit à l’école polytechnique de Milan. 

Joe Colombo, designer avant-gardiste au succès fulgurant

En 1958, face à la maladie paternelle, Joe Colombo reprend les rênes de l’entreprise familiale avec son frère Gianni. Le designer en profite pour tester matériaux et techniques de production nouvelles. Il délaisse l’entreprise en 1961, fort de ses nouvelles connaissances, pour monter son studio de design créé en 1962 avec le concours de son frère Gianni Colombo. Très rapidement il trouve des clients dans l’immobilier. Joe Colombo aménage notamment de nombreuses résidences de ski. Il créée un mobilier unique, au début, puis entame la production en série dans une optique de modules à ré-assembler de diverses manières. Son approche rappelle celle de Le Corbusier, mobilier modulaire et modulable, fonctionnalisme, rationalisme des formes et maison conçue comme « appareil à habiter », que Joe Colombo renomme « cellule d’habitation ». 

En 1962, déjà, il réalise avec son frère Gianni Colombo la lampe Acrilica, qui marque le début du style Colombo. En 1963, l’année suivante, il créée le fauteuil Elda, devenu iconique, à structure en fibre de verre auto-portante, garni de coussins de cuir. Sa chaise Universale de 1965-67 est réalisée dans un seul bloc de plastique moulé, une révolution technique pour l’époque. Son fonctionnalisme et ses innovations techniques séduisent le monde, et Joe Colombo connaît un immense succès. Déjà, en 1969, au Musée des Arts Décoratifs de Paris, son travail est montré aux côtés de celui de Charles Eames, Roger Tallon, ou Verner Panton, dans l’exposition « Qu’est-ce que le design ? ». Colombo ne s’arrête pas là pour autant. L’année d’après, il réalise la lampe Alogena, elle aussi devenue un classique du genre dans le luminaire. Colombo exécute également en 1970 sa fameuse Multi-chair, qui pousse plus loin l’expérience modulaire. 

Joe Colombo et la théorie du design : Colombo digne héritier de Le Corbusier

Joe Colombo pense ses fameuses « cellules d’habitation » dans le but d’atteindre pour chacun un confort optimal grâce à des éléments prenant un minimum d’espace. Il y imagine une cellule de bain, une cellule de jour (avec l’élément mural Rotoliving créé en 1969, très modulaire, à la fois table horloge télévision et éclairage), une cellule de nuit (cabriolet bed créé en 1969), pouvant se rassembler en un espace unique, dans une vision novatrice et re-dynamisée de l’habitat intérieur, décloisonné. À cela, il adjoint une cellule de cuisine. Puis s’y ajoutent une unité centrale avec Visiona 1 (projet de 1969), et une total Furnishing Unit en 1971, destinée à remplir les cellules ; ce que tend à créer Joe Colombo dans son projet de cellule d’habitation, c’est une oeuvre d’art totale, un espace à habiter fonctionnel et complet. 

Joe Colombo, outre sa propre maison, signe avec des maisons d’édition de meubles célèbres comme Kartell, Longhi, Boffi, O-Luce, ou Zanotta. son but est de diffuser à coût raisonnable ses créations, imaginées pour permettre à tout un chacun de vivre confortablement. Joe Colombo participait également à des conférences où il exposait ses vues sur l’idéologie appliquée au design et à la création. Joe Colombo a 41 ans à peine lorsqu’il s’éteint brutalement d’une crise cardiaque. Au faîte de son art, il ne verra pas l’exposition au MoMA qui lui est consacrée, et qui ouvre ses portes en 1972. Joe Colombo laisse un héritage mythique et encore très actuel.

L’estimation des oeuvres de Joe Colombo

Le record pour une création de Joe Colombo a été atteint en 2015 à Londres pour des lambris en frêne de la maison Zancopé (Milan) réalisés en 1962-67, et acquis pour la somme de 167 700 euros hors frais. Ses chaises longues pour cellule de jour de 1970, en aluminium, métal chromé, plastique et cuir, s’estiment aux alentours des 20 000 – 40 000 euros (pour 4 pièces) selon l’état. Ses très célèbres tube-chairs, assemblage modulaire de divers cylindres pour former une assise longue, sont estimées aux alentours des 12 000-15 000 euros pièce. Quant à son fameux fauteuil Elada, comptez entre 6 000 et 10 000 euros pièce pour en faire l’acquisition.

(Illus.)

 

En lien avec Joe Colombo

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Estimation gratuite Ico Parisi

Ico Parisi

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Estimation et cote de l'artiste Ico Parisi

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Estimation gratuite Ico Parisi

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Les premiers pas d’Ico Parisi : de l’architecture vers le design

Domenico Parisi, dit Ico Parisi, est né à Palerme en 1916. Au début des années 1930, il étudie la construction en bâtiment, à Côme, où sa famille s’est installée durant son enfance. Ico Parisi obtient son diplôme de technicien en 1936, à l’âge de vingt ans. Il s’engage ensuite comme apprenti auprès de l’architecte rationaliste Giuseppe Terragni. Grâce à Terragni, Ico Parisi rencontre de nombreux architectes et designers de la région, ainsi que de l’Italie entière, comme Alberto Sartoris qui deviendra un ami proche. Ico Parisi connaît ses premiers succès d’architecte, et participe à l’exposition « Mostra Coloniale » de la Villa Olmo à Côme en 1937. 

Parisi fonde un groupe de design, le Studio Tecnico Alta Quota, avec ses amis architectes Fulvio Cappelletti, Silvio Longhi et Giovanni Galfetti. Il sera également l’un des membres fondateurs du Gruppo di Como, également structuré autour des recherches sur la géométrie et le rationalisme chers à Giuseppe Terragni. En parallèle, Ico Parisi s’adonne à la réalisation de films, notamment de deux documentaires pour le compte de la cité de Côme, et à la photographie. Peu à peu, il se détache de l’architecture pure pour se tourner vers les arts visuels et le design.   

1948, La Ruota : Luisa Aiani et Ico Parisi à l’ombre du mentor Gio Ponti

Durant la guerre, engagé sur le front russe, Ico Parisi dessine tout ce qu’il voit et filme la guerre. Rentré à Côme en 1943, il se met à dessiner du mobilier. Il collabore avec Luisa Aiani, une ancienne élève du designer Gio Ponti, qui est tout à la fois la jeune veuve de l’ami Galfetti, et la future femme d’Ico Parisi. Ensemble, ils créent des intérieurs aux décors innovants. En 1945, Ico Parisi organise la première exposition de mobilier contemporain à Côme. En 1948, les jeunes époux fondent leur studio, La Ruota. La Ruota n’est pas seulement un atelier, mais aussi un lieu de rendez-vous et d’exposition où les jeunes designers et leurs maîtres, comme Gio Ponti, entretiennent le débat et mettent à l’épreuve leur imagination.  

À la demande insistante de son ami Satoris, Ico Parisi termine ses études par un diplôme d’architecture obtenu en 1952 à l’Institut Athenaeum de Lausanne. 

Décoration intérieure : la méthode Ico Parisi.

Parisi a une vision novatrice de l’architecture comme art total. À l’innovation concernant les volumes et les murs, il veut adjoindre une réflexion sur les arts visuels, la sculpture, en un mot, imaginer une autre manière de faire architecture, en unissant les différents arts au profit d’un habitat inédit. 

Le design de mobilier est l’une des voies à employer dans cette optique. Le designer combine bois, métal et verre dans ses créations. Parisi travaille avec des artisans de Brianza, puis commencera à collaborer avec la maison d’édition Cassina, qui réalisera le mobilier projeté par Ico Parisi en série. Le designer ne se limite pas à cette firme ni au design de mobilier, travaillant avec Singer & sons, M.I.M., Longhi, Altamira, et produisant aussi de la céramique, de la verrerie et d’autres objets de décoration pour orner l’intérieur de ses inventions architecturales. En 1955, il reçoit le Compasso d’oro.

Ico Parisi poursuit dans son idée d’art total, et dès 1950 pour le projet de la maison Carcano (Maslianico, province de Côme), il implique des artistes de renom tels que Fausto Melotti ou Mario Radice. En 1954, il présente un pavillon « lounge » à la Triennale de Milan. Les projets de décoration intérieure se suivent tout au long des années 1950, comme la maison Parisi de 1958 ou l’église de Santa Maria dell’Osa à Fontebanda en Toscane, réalisée en 1961-62. 

Parisi est membre de l’Art Club de Milan, et de l’Associazione per il disegno industriale. 

Ico Parisi, l’utopie du designer

Un tournant advient toutefois dans le travail d’Ico Parisi dans les années 1960, lorsque l’architecte de formation se prend de passion pour la sculpture, et tente d’en faire l’outil d’un changement dans les modes de vie. Il s’allie avec le sculpteur Francesco Somaini pour créer les « contenitoriumani », les conteneurs humains, qui sont pour la première fois exposés à Milan, en 1968, pour le Salon du Meuble. Une idée du vivre ensemble, du mieux vivre, se dessine au fil de ses projets, qui se font de plus en plus communautaires. Accompagné d’un groupe d’artistes animé par les mêmes préoccupations, en 1972 et 1973, Ico Parisi aboutit à l’ « hypothèse pour une maison existentielle », un projet présenté à Paris en 1974. Cette quête existentielle culmine en 1974 et 1976 avec l’opération Arcevia, portée par toute une communauté de poètes, musiciens, cinéastes et créateurs variés, qui oeuvrent ensemble. Ico Parisi et tous les membres du projet sont présents à la 76e Biennale de Venise, puis à la Galerie nationale d’art moderne de Rome en 1979. Ico Parisi se laisse aller à un travail graphique de différentes « plaques de provocation », un travail typique de la dernière phase de sa carrière. 

en 1992, avec Angelo Cassi, il réalise son dernier projet professionnel, « Bobadilla », un immeuble au design futuriste, à moitié ruiné, héritier du passé et tourné vers la modernité. 

Ico Parisi est mort en 1996 à Côme. 

L’estimation des oeuvres d’Ico Parisi

La « egg chair » ( modèle n° 813, de 1953) dont même Gio Ponti disait qu’elle était une merveille est l’un des mobiliers les plus emblématiques du design d’Ico Parisi. En 2019, l’une de ces chaises si rares s’est vendue pour un peu plus de 86 000 euros frais compris à Londres. Certains de ses sofas des années 1950 connaissent des succès d’enchères et sont acquis pour des sommes allant de 50 à 65 000 euros pièce (hors frais). 

Le bureau en palissandre daté vers 1959 typique de la gamme proposée par Ico Parisi connaît lui aussi une forte croissance, atteignant la barre des 50 000 euros hors frais depuis les années 2010 lors des différentes ventes aux enchères qui en ont proposé un exemplaire. D’autres gammes de mobiliers pensées par Ico Parisi restent plus accessibles, bureaux et étagères en bois, fauteuils de différents modèles ; tout dépend de la date, du modèle, de la condition de l’objet.  

Comme d’autres designers italiens des années 1950, tels qu’Angelo Lelli ou Gino Sarfatti pour les luminaires, le travail d’Ico Parisi a connu ces dix dernières années un regain d’intérêt auprès des collectionneurs, faisant monter la cote de ce designer aux mobilier élégant et raffiné, typique de la sobriété fonctionnaliste des années 1950. 

En lien avec Ico Parisi

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Estimation André Arbus : la cote du décorateur-ensemblier français, et son mobilier Art Déco. Découvrez le parcours du décorateur André Arbus. Besoin d’une expertise concernant André Arbus ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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André Arbus et la passion du mobilier : un enfant né dans une famille d’ébénistes

André Arbus est né à Toulouse en 1903. Il est issu d’une famille d’ébénistes étalée sur plusieurs générations. La société familiale porte le nom du grand-père, Léon Arbus. Gérée par le père d’André Arbus, elle comporte un magasin de vente et une usine. Pourtant, le jeune André pense se dédier à la peinture, et entre à l’école des Beaux-Arts. Il rencontre le sculpteur Henri Parayre, qui l’accompagnera longtemps, et continue de travailler dès qu’il peut pour l’entreprise Léon Arbus. 

Les premiers pas d’André Arbus dans le monde des décorateurs

En 1925, le jeune diplômé des Beaux-Arts présente à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs de Paris une coiffeuse réalisée avec le peintre Marc Saint-Saëns. Elle est exposée dans la section art et industrie du bois et du cuir, dont l’architecte est Jean Patout. Les deux amis remportent la médaille d’argent, et Arbus décide de devenir décorateur-ensemblier. Dès 1936, André Arbus participe à l’exposition toulousaine de la société des artistes méridionaux (dont il devient membre), et au Salon d’automne à Paris. Il reprend en main l’entreprise Léon Arbus pour y développer son travail de décorateur. En outre, Arbus se marie à Jeanne Vergé, artiste, et de cette union naître une fille, Madeleine Arbus, future peintre ; les deux femmes de sa vie l’épauleront dans son travail de décorateur. Arbus et sa famille sont dans la continuité de la dynastie Arbus, unie dans le travail du mobilier d’art. 

André Arbus, un décorateur-ensemblier Art Déco et moderniste à Paris

En 1929, André Arbus ouvre une galerie, L’Epoque, rue de la Boétie, pour y vendre ses meubles. En parallèle, il continue d’exposer pour la Société des artistes méridionaux (il y sera membre sociétaire jusqu’en 1955) et au Salon d’Automne, où on le remarque. Dans ses ensembles de décoration, il travaille toujours en étroite collaboration avec Marc Saint-Saëns et Henri Parayre. Arbus est dans le mouvement de l’Art Déco. Il emploie des matériaux nobles, Macassar, palissandre, ébène, laque, galuchat, ivoire pour réaliser son mobilier. En 1932, la galerie ferme, mais Arbus décide de s’installer à Paris et loue un bureau rue de la Boétie. Cette même année, il expose au Salon de la société des Artistes Décorateurs pour la première fois, et en devient membre. En 1933, André Arbus s’installe définitivement à Paris avec sa famille. Il est exposé par la galerie des Quatre-Chemins, aux côtés du sculpteur Vadim Androusov et Marc Saint-Saëns. 

André Arbus avant et après la guerre ; le succès du décorateur et de son « retour à la courbe »

En 1934, Arbus est lauréat du prix Blumenthal des arts décoratifs, qui finit d’asseoir sa carrière de grand décorateur. André Arbus ouvre une galerie avenue Matignon. Sa carrière est couronnée d’un immense succès, il participe à toutes les expositions importantes et les rendez-vous, exposition au Petit Palais en 1936, salon annuel de la Société des Artistes Décorateurs, et obtient sa première commande d’état cette année-là. En 1937, à l’exposition Universelle il organise notamment le premier étage du pavillon des artistes décorateurs (imaginé par Jean Patout), où il propose « Une Demeure en île-de-France », mais on le retrouve dans plusieurs sections. En parallèle de ce mobilier de luxe, André Arbus créée des éditions pour le Palais de la Nouveauté, ancienne maison Dufayel dont il est nommé directeur artistique.  Arbus est honoré de diverses commandes publiques et privées. En 1941, malgré la guerre pour laquelle il est mobilisé, Arbus devient membre du Salon d’automne. 

Arbus après la Libération : une fin de carrière brillante tournée vers la décoration et la sculpture

À la libération, Arbus expose partout, est très sollicité par l’Etat (commandes pour des cabinets de la haute administration ou des cadeaux prestigieux). À côté du luxe, au 7e salon de l’imagerie (1946) il imagine un mobilier simple dans l’optique de la Reconstruction, se mettant au service des plus humbles. En 1947, avec l’architecte Jean Willerval, il est chargé de construire des logements populaires à Marseille. Mais il poursuit aussi dans le luxe, notamment, avec l’exposition Formes françaises présentée à New-York en 1949. Il participe à chaque Salon des Arts de la Table, contribue à réaménager l’Elysée, et en 1951 il est nommé professeur à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs. À partir de cette date, il va être sollicité pour décorer des paquebots, dont le Provence ou encore les Jean Laborde et Henri Poincarré (1953), puis le France en 1961 (Fumoir de première classe). 

Arbus est entre-temps devenu sculpteur. À partir de 1956, il s’adonne de plus en plus à cet art, notamment grâce à la fidélité de la galerie de Varenne qui l’expose, même s’il continue son métier de décorateur (en aménageant par exemple avec les Giacometti l’appartement de Marguerite et Aimé Maeght à Paris en 1958). En 1962, en alternance avec Zadkine et Giacometti, il obtient la chaire de sculpture à l’école Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. En 1965, il est élu à l’académie des Beaux-Arts. 

Après une vie de succès artistiques dans la décoration et la sculpture, André Arbus, chevalier de la Légion d’honneur, meurt à Paris en 1969. 

L’estimation des oeuvres d’ André Arbus

Un bureau en bois d’André Arbus vendu à Paris en 2000 a obtenu l’enchère record de 11 300 euros (hors frais). Un secrétaire à abattant typique de son travail, daté de 1936, gainé de parchemin et avec l’abattant en écailles de tortue, et gainé de cuir fauve s’est vendu à Paris pour 40 000 euros hors frais en 2013. L’une des belles et larges commodes d’André Arbus de 1937, en bois laqué de Chine, galuchat, ivoire (boutons des neufs tiroirs) a été acquise en 2016 pour 27 000 euros (hors frais). Ses sculptures sont moins cotées que son mobilier d’art, pour lequel il est aujourd’hui perçu comme une référence. En 2023, une tête de femme en plâtre (23 cm) a été acquise pour 4 000 euros hors frais. En 2006, à Paris, la sculpture Actéon (1959) un grand bronze de 246 cm, est partie pour 36 000 euros hors frais, un record pour une sculpture d’André Arbus sur le marché des enchères. 

(Illus.) 

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Découvrez la vie et l’oeuvre de Georges Frydman designer moderniste héritier de Le Corbusier. Besoin d’une expertise concernant Georges Frydman ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

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Georges Frydman et le choc Le Corbusier : du modélisme aéronautique au design d’intérieur

Georges Frydman est né à Mulhouse en 1924. Fils de tailleur, le jeune Frydman est fasciné par la géométrie dans l’espace, et par tout ce qui touche à la réalisation de structures en trois dimensions. Déjà, il mêle au coeur de cette passion le pan théorique et le pan pratique : l’abstraction des volumes et le caractère concret de la création de formes dans le monde physique… tout comme son tailleur de père qui projette les patrons avant de couper les étoffes. Georges Frydman se tourne donc en premier lieu vers l’école des Arts et Métiers. Ses spécialités sont alors le modélisme et le dessin en aéronautique ; suivant ses passions scientifiques, il pense alors faire carrière d’ingénieur dans l’aviation. 

Mais un jour, le jeune Georges Frydman tombe sur « Le Corbusier (toujours lui !) ou le lyrisme des Temps Nouveaux », une brochure sur le maître du modernisme rationalisé et des machines à habiter qui lui ouvre les yeux sur son avenir ; Georges Frydman sera designer, il dédiera sa vie à l’étude du corps et des formes dans l’espace, et à la création de structures adaptées à leur déplacement. Son parcours d’études est flou en raison de la Seconde Guerre Mondiale ; il est admis aux Beaux-Arts, et on le retrouve plus précisément inscrit à l’école régionale d’architecture de Toulouse en deuxième classe en 1942, sa fiche d’étudiant 3ème classe restant vide en 1943, signe d’un arrête prématuré de ses études en raison du conflit. 

Georges Frydman, l’influence de Le Corbusier et la création de l’EFA

À la fin de la guerre, Georges Frydman s’installe en Provence, où, en architecte de formation (bien que tronquée), il construit sa maison en appliquant les préceptes de la rationalisation des volumes instaurés par son mentor, Le Corbusier. Après la construction de l’édifice, Georges Frydman doit le meubler. Alors, tout naturellement, Frydman commence à imaginer un mobilier fonctionnel et modulaire, toujours en suivant les concepts de Le Corbusier ; ce grand designer, il le rencontrera bientôt, puisque ce dernier opère non loin de là, à Roquebrune-Cap Martin, à la réalisation de son fameux Cabanon, auprès duquel il sera même enterré. 

Georges Frydman ouvre une boutique de meubles à Nice, rencontrant parfois l’incompréhension du public pour ses créations modernistes issues de l’esthétique rationaliste sobre du Bauhaus et de celle encore plus épurée du fonctionnalisme de Le Corbusier. Frydman travaille surtout par modules, créant des structures métalliques sur lesquelles se fixent des éléments standardisés selon les besoins. Frydman expose ses projets à son mentor, qu’il a enfin rencontré, et Le Corbusier se montre enthousiaste au vu des créations de son « élève » designer autodidacte. Fort de l’appréciation positive de Le Corbusier, Georges Frydman créée en 1954 avec le peintre Louis Solères la société de fabrication, « Equipement Fonctionnel pour l’Habitation et l’Ameublement » qui deviendra rapidement EFA. Son but est la production en série du mobilier aux lignes épurées et rationalisées qu’il développe, dans un esprit social et hygiéniste : le beau pour tous, la commodité pour tous, et cela au meilleur prix, grâce à la production en série.   

L’EFA de Georges Frydman et André Bloc

L’association de Frydman et Solères fonctionne bien. L’EFA édite de nombreux meubles, lambris, bureaux, assises et tables, vendus aux particuliers. André Bloc, plasticien et fondateur de la revue L’Architecture d’aujourd’hui, grand ami de Le Corbusier, le remarque et lui dédie un article qui contribue à faire connaître son travail. André Bloc est un homme multiple ; il est alors aussi le président du groupe Espace, formé autour de Fernand Léger, Victor Vasarély et d’autres peintres et designers avant-gardistes qui se sont installés sur la côte d’azur, notamment à Biot où ils réinventent le travail de la céramique et tentent d’associer tous les arts et de les intégrer à l’architecture, au service d’une esthétique fonctionnaliste et colorée. Frydman semble y avoir été associé un temps, même si c’est un autre designer de talent, Pierre Disderot, qu’on retrouve comme exposant lors de la grande exposition du groupe en 1954, « Architectures, Formes couleur ». Georges Frydman semble ensuite poursuivre son travail de création et d’édition de mobilier design jusque dans les années 1970. 

Prix René Gabriel de 1966 : la récompense du style Frydman

En 1966, son travail complet est récompensé par le Prix René Gabriel, qui honore annuellement un designer pour sa production de mobilier en série. Georges Frydman développe un style particulier ; il mêle au plexiglas, au formica, au verre teinté et aux matériaux bon marché des bois de placage exotiques comme le palissandre ou l’acajou, qui ennoblissent ses meubles sans toutefois en alourdir le coût d’achat. Ces matériaux plus ou moins traditionnels sont fixés sur un piètement ou une base en acier tubulaire, qui sera remplacé ultérieurement par l’aluminium et l’inox dans les années 1960-70. Le travail de Georges Frydman est également reconnu dans le domaine du luminaire, où il se partage les lauriers du fonctionnalisme sobre en métal laqué et plexiglas avec d’autres grands designers-éditeurs tels que Jacques Biny ou Pierre Disderot, révolutionnant le monde de l’éclairage. 

L’estimation des oeuvres de Georges Frydman

Peu de meubles design de Georges Frydman ont circulé sur le marché de l’art ces dix dernières années. En 2014, un canapé de 1960 signé EFA s’est vendu pour 5 000 euros à Paris. Les paires d’appliques en métal laqué de Frydman se vendent généralement entre 1000 et 4 000 euros la paire, tandis que l’un de ses bureaux réalisé en bois stratifié et métal tubulaire a réalisé un prix de 1 100 euros hors frais à Paris en 2021. Si le mobilier du designer est aujourd’hui très abordable, il n’en demeure pas moins un témoignage éclatant du rationalisme des enfants du Bauhaus et de Le Corbusier, qui ont révolutionné le style de l’habitat durant les Trente Glorieuses.

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Mathieu Matégot

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Estimation et cote de l'artiste Mathieu Matégot

Découvrez la vie et l’oeuvre de Mathieu Matégot, le grand designer de la chaise Nagasaki ! Besoin d’une expertise concernant Mathieu Matégot ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Mathieu Mategot

Prix des œuvres de Mathieu Matégot

  • Mobilier - entre 100 € et 50 000 €

  • Objets - entre 100 € et 8 000 €

  • Luminaires - entre 150€ et 50 000 €

  • Tapisseries - entre 600 € et 20 000 €

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Mathieu Matégot : les premiers pas d’un décorateur touche à tout

Mathieu Matégot est un designer français d’origine hongroise. Il est né en 1910 à Tapio-Sully en Hongrie, à quelques kilomètres de Budapest. Il est inscrit à l’Académie Jaschick et à l’école des Beaux-Arts de Budapest, où il se forme et rencontre Vasarely, avant de débuter comme décorateur de théâtre, au théâtre National de Budapest. À l’âge de 19 ans, Mathieu Matégot s’envole pour l’Italie et les Etats-Unis. Il s’installe finalement à Paris en 1931, coeur des avant-gardes en Europe. Mathieu Matégot est étalagiste pour les Galeries Lafayette, mais diversifie rapidement son activité, devenant créateur de décors aux Folies Bergères, et dessinateur pour une agence de publicité. Mais surtout, Matégot se fait engager chez un éditeur de meubles. Il dessine notamment en 1933 une gamme de mobilier en métal et rotin, un matériau encore peu utilisé à l’époque, mais qui sera l’un des matériaux fétiches des designers des années 50-60. 

C’est aussi dans les années 30 que Mathieu Matégot, qui n’a jamais abandonné le dessin et la peinture, se tourne vers la tapisserie. Entre 1939 et 1944 il intensifie son travail de peintre de cartons de tapisserie. Le travail de Matégot dans divers domaines de la décoration, le mobilier design et la tapisserie, ne lui apporte pas encore la reconnaissance qu’il mérite. Et Matégot s’engage dès 1939 dans le conflit mondial, durant lequel il est fait prisonnier. Jusqu’en 1945, il disparaît de la scène artistique parisienne. 

Mathieu Matégot entrepreneur et inventeur du rigitulle

Durant la guerre, Matégot s’est familiarisé avec le travail de la tôle et du métal dans une usine de production mécanique où le prisonnier avait été réquisitionné. Mathieu Matégot rentre à Paris fort de ce savoir nouveau. Le designer est naturalisé français, et il fonde son propre atelier de mobilier, qu’il développera ensuite à Casablanca, conservant la maison-mère parisienne. Mathieu Matégot mérite le titre de pionnier : il utilise le bois, le métal, le verre, mais aussi le rotin, le formica et la tôle perforée dont il a découvert les propriétés de malléabilité et de résistance. Il conçoit des tables, des chaises, bureaux et meubles de design, ainsi que des objets du quotidien, corbeilles, porte-parapluies et caches-pots. 

Mathieu Matégot fait breveter en 1952 le rigitulle, un procédé de pliage en accordéon d’une plaque de tôle perforée, qui permet d’en augmenter la résistance mécanique. Son style est né, à mi-chemin entre le design et la décoration, la commodité et l’innovation joyeuse. En témoigne sa plus fameuse création, pensée vers 1950 et réalisée en 1954, la chaise tripode Nagasaki, mêlant la tôle, l’acier tubulaire, et les matières plastiques en plein essor comme le skaï. L’année suivante il créée le modèle de canapé Copacabana en employant les mêmes matériaux, un modèle destiné lui aussi à connaître un grand succès. 

Mathieu Matégot succès et fin de carrière dans le design

Mathieu Matégot connaît enfin la renommée qui sied à son travail novateur. Il expose régulièrement au Salon des artistes décorateurs et au Salon des arts ménagers, ou au Pavillon de Marsan, où l’on croise les grands designers de l’époque, Pierre Guariche, Motte et Mortier, Prouvé, et tant d’autres. Auprès de certains d’entre eux, Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Jean Royère notamment, il participe à de multiples chantiers, à commencer par la décoration de l’un des foyers de la Maison de la radio, à Paris. En 1949 il est membre de la Société des Artistes Décorateurs. Les affaires sont florissantes pour Matégot. Son atelier parisien emploie une vingtaine d’ouvriers, il a ouvert une succursale au Maroc et en 1959, ouvre un bureau d’études à Londres. Matégot est reconnu, et remporte de nombreuses médailles et distinctions : il est fait officier de l’Ordre des arts et des lettres en 1953, remporte le Grand prix de l’exposition internationale de Madrid la même année, ou encore la médaille d’or de la XIIème triennale de Milan. Pourtant, Mathieu Matégot nourrit une passion secrète, née dans les années 1930 : la tapisserie. Aussi, alors qu’il est au sommet, il arrête le mobilier design : entre 1959 et 1964, Matégot vend les parts de son entreprise à ses associés, peu après l’ouverture du bureau de Londres.

Mathieu Matégot un designer passionné de tapisserie

Mathieu Matégot a toujours conservé le goût du dessin de tapisserie. Découverte dans les années 1930, cette activité avait repris pour Matégot après la guerre. En 1945, il avait commencé en effet à concevoir des tapisseries éditées par la maison Tabard à Aubusson. La passion de Mathieu Matégot le pousse à adhérer en 1950 à l’Association des peintres cartonniers de tapisserie, un groupe d’artistes organisé par Jean Lurçat. Il travaille à la réalisation de cartons, et, dans le sillage de Jean Lurçat, stylise les motifs, avant d’abandonner la figuration au profit d’une abstraction géométrisante, renouvelant le vocabulaire de cet art ancestral et sur le déclin. Matégot développe la technique du piqué, qui lui permet de dégrader les couleurs et de travailler les effets de camaïeu. 

Son succès est international : les commanditaires se nomment Banker Trust Company à New-York, Musée de l’air et de l’espace de Washington, National Library of Australia à Canberra… sans oublier diverses institutions françaises. En 1961, alors qu’il cesse son activité de production de mobilier, il se met également à enseigner la tapisserie aux Beaux-Arts de Nancy. Mathieu Matégot, en passionné, tente de défendre la tapisserie lors de la crise économique des années 70. En 1990, il créée la fondation Mathieu Matégot pour la défense de la tapisserie contemporaine, à Bethesda aux Etats-Unis (Maryland), mais son travail de designer fait ombrage à sa carrière méconnue de tapissier. Matégot se consacre à la tapisserie jusqu’à son décès, en 2001, à Angers. 

L’estimation des oeuvres de Mathieu Matégot

Les meubles design de Mathieu Matégot connaissent un grand succès auprès des collectionneurs. En 2021, le record a été battu pour l’une des chaises phares du designer, la chaise papillon de 1954 conçue en rigitulle et acier tubulaire, dont un exemplaire s’est vendu à Paris pour 1650 000 euros hors frais. Parmi les modèles emblématiques de la société Matégot, les suspension « satellites » de 1953 connaissent également un intérêt croissant, et s’estiment aux alentours des 30 000 euros la paire ou les trois. En dehors du cadre des records, le mobilier de Mathieu Matégot varie dans les estimations selon le type de mobilier, la date de création, les matériaux employés et les modèles. 

Mathieu Matégot est bien plus connu comme designer que comme tapissier. Ses tapisseries connaissent cependant une belle croissance dans les estimations. Le record pour une tapisserie (datée de 1950) a été battu en 2018 pour 30 500 euros hors frais à Paris. Cependant, elles oscillent en général entre 1 000 et 8 000 euros pièce. 

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Michel Boyer

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Découvrez la vie et l’oeuvre de Michel Boyer, le designer incontournable des années 1970. Besoin d’une expertise concernant Michel Boyer ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Les premiers pas de Michel Boyer vers le design

Michel Boyer de Rebeval, dit Michel Boyer, est né en 1935 dans une famille d’artisans et d’architectes modernistes. Il étudie à l’École des Beaux-Arts de Paris avant de passer à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs sous la férule d’André Arbus, faisant ses premiers pas de designer dans l’atelier de l’un des maîtres consacrés de la Reconstruction, qui sera nommé en 1965 académicien des Beaux-Arts.

En 1960, Michel Boyer rejoint l’agence de Pierre Dufau, l’architecte reconstructeur de la ville d’Amiens. Pierre Dufau, avec son immense équipe, termine alors le chantier du Palais des Sports de Paris. C’est lui qui va ouvrir la voie du succès à Michel Boyer.

 

Michel Boyer à la conquête de Paris : les premiers chantiers de luxe et la Galerie Rouve

Après la fin de la construction du lieu, Boyer participera à un autre chantier de prestige, la construction d’un immeuble situé rue Laffitte à Paris, pour la Banque Rothschild, dont le projet débute en 1965, et où il croisera le célèbre architecte américain Max Abramovitz. Michel Boyer fait ses preuves, et ce sera lui qui sera chargé de sa décoration intérieure en 1967. Hall en verre et métal, comptoir de la réception en acier, aménagement des bureaux avec des commodes en aluminium et des portes coulissantes en inox… Ce projet le précipitera vers un immense succès auprès des grands patrons et du gouvernement, qui lui confieront tous de nouveaux aménagements à réaliser en toute liberté, jusqu’à la fin de sa carrière.

 

En parallèle, Michel Boyer poursuit ses recherches de design, et ouvre la galerie Rouve, à la rue Bonaparte à Paris, en 1968. Il y met en scène ses propres productions, comme le fameux tabouret X en cuir et acier brossé plié et courbé créé en 1968, mais aussi celles d’autres designers qu’il a à coeur de promouvoir : Sheila Hicks, Yonel Lebovici, Marino di Teana, François Arnal, Guy de Rougemont, Eric Borja ou Gae Aulenti, le designer de mobilier et successeur de Max Ingrand en tant que directeur artistique de la firme italienne Fontana Arte. Ces designers talentueux dont s’entoure Michel Boyer, il les fait également entrer dans son univers décoratif, exploitant les qualités esthétiques et fonctionnelles de leur mobilier pour les placer dans les intérieurs qu’il aménage, aux côtés de ses propres productions.

Le style de Michel Boyer

Durant les années 1970, Michel Boyer créée un mobilier et des aménagements raffinés, en associant de nouveaux matériaux bon marché comme le lamifié, la fibre de verre ou le post-formage de stratifiés à des matériaux métalliques comme l’acier ou à des produits plus nobles comme les essences de bois exotiques, le cuir ou le laque. Son fameux tabouret X ou les chauffeuses en inox tubulaire rehaussées de boudins de cuir créées pour Elie Rothschild témoignent, déjà avant 1970, de ces choix esthétiques et fonctionnels opérés par le designer. 

 

Critiqué un temps pour son accointance avec le monde de la finance et des puissants, Michel Boyer, grâce au chantier des Rothschild qui le fit connaître, aménagea ensuite les sièges sociaux de Paribas, d’UBCI en Tunisie, de la Banque Inter-arabe de Tunisie ou de Neuflize Schlumberger. De là, sans doute, ainsi que de la fréquentation de ses clients privilégiés comme Elie Rothschild, l’Aga-Khan ou Liliane Bettencourt, tire-t-il son image de décorateur mondain attiré uniquement par le luxe ; ses productions, élaborées à partir de nouveaux matériaux accessibles ainsi que son soutien aux jeunes créateurs contredisent les médisances, même s’il est évident que l’élégance et la sobriété furent toujours recherchées par le designer comme signes distinctifs, en correspondance avec le pouvoir affiché par ses commanditaires les plus prestigieux.

Michel Boyer, une brillante carrière

Michel Boyer est désormais reconnu à l’international. Les entreprises françaises le choisissent aussi : Dior et Lanvin, mais aussi Balmain, vont faire appel à ses talents pour décorer leurs espaces, sans compter l’Oréal, JCDecaux ou encore Möet et Chandon.

En 1972 déjà, Michel Boyer décorait l’hôtel PLM Saint-Jacques, où dès le hall, sa fameuse jardinière et son lustre imposant en tubes transparents annonçaient le style moderniste du décorateur. Pour son travail de mobilier moderniste, en 1978, Michel Boyer reçoit le prix René Gabriel. Outre les distinctions, ce sont ses commandes qui l’honorent et lui confèrent un statut d’incontournable : la Régie Renault, les entreprises Total et Vivendi, Alstom, la Tour Elf à la Défense, Michel Boyer semble être de tous les projets qui comptent. 

En parallèle des grands patrons, les institutions publiques s’allouent les services de Michel Boyer : la préfecture de Créteil, puis les ambassades de France à Brasilia en 1974 et à Washington DC en 1975, dont les lampes notamment sont toujours prisées des collectionneurs. Boyer resta jusqu’au bout un designer ouvert aux défis les plus surprenants : l’un de ses derniers chantiers en date fut celui de l’église Notre-Dame d’Espérance, rue de la Roquette à Paris, pour lequel il imagina en 2007 un mobilier en bois de Macassar. Michel Boyer est mort en 2011.

L’estimation des oeuvres de Michel Boyer

En 2022, le bureau conçu pour Elie de Rotschild vers 1970, en acier brossé, cuir et bois de noyer, s’est vendu pour la somme de 33 300 euros hors frais. De même, l’une des fameuses chauffeuses boudin de Boyer (édition Rouve) a trouvé preneur en 2021 pour 32 000 euros hors frais à Paris. Autre record, une paire de ses tabourets en X de 1968 a été remporté pour 19 000 euros, signe que la cote de Michel Boyer est à la hausse depuis quelques années. Ses lampes Brasilia en métal laqué, modèle créé pour l’ambassade du Brésil, s’estiment aujourd’hui entre 4 000 et 7 000 euros. 

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Pierre Guariche

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Guariche

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Les premiers pas de Pierre Guariche dans le design

Pierre Guariche est né en 1926 à Bois-Colombes près de Paris dans une famille spécialisée dans le travail du métal et la serrurerie. Féru d’art et intéressé par le jeu des matières, à 19 ans seulement, il délaisse ses études d’ingénierie électrique et entre à l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, dont il sort diplômé en 1949, comme André Simard, André Monpoix et d’autres designers de renom. Il est spécifiquement formé à la décoration-création d’ensembles. Durant sa formation, Guariche rencontre René Gabriel et Marcel Gascoin, deux importants designers de l’époque de la Reconstruction, dont il suit l’enseignement. Ses premiers pas s’affirment dans l’atelier de l’agence A.R.H.E.C. de Marcel Gascoin, où passent également d’autres jeunes designers de talent comme Joseph-André Motte et Michel Mortier qui se lient à Pierre Guariche. Gascoin est membre de l’Union des artistes modernes (la fameuse UAM), et pionnier de la rationalisation du mobilier quotidien et de sa production en série. Son influence est très importante sur le design développé par la suite par le jeune Pierre Guariche ainsi que les autres designers de sa génération.

Pierre Guariche de l’apprentissage à la création de son bureau d’études à la fin de l’année 1951

En 1954, Pierre Guariche fonde avec Joseph-André Motte et Michel Mortier, ses amis de l’atelier de Gascoin, le groupe A.R.P., ou Atelier de Recherches Plastiques. Ses deux amis designers travaillent toujours pour l’agence de Michel Gascoin, et connaissent un grand succès au Salon des Arts Ménagers de 1954 où ils présentent leurs mobiliers respectifs sur un même stand. Forts de cette expérience, ils s’associent cette même année avec Pierre Guariche pour former un groupe de réflexion autour de la rationalisation du mobilier et du design ; bientôt, les trois acolytes signeront ensemble leur production, des projets de meubles en série et de luminaires destinés à être édités par différents fabricants de meubles et d’arts décoratifs. 

En 1955, l’Atelier de recherches plastiques participe au Salon des Arts Ménagers, et Guariche Motte et Mortier sont lauréats du premier et du deuxième prix du concours du Centre Technique du Bois, pour leur projet de séjour et de chambre d’enfant. Leur visibilité est telle qu’ils sont chargés de l’aménagement des locaux d’EDF à Compiègne cette même année. Ils aménagent aussi l’appartement du designer Hughes Steiner à Neuilly. La maison Steiner fabrique des sièges dessinés par les trois designers, tout comme Airborne, tandis que Minvielle et Cabanne produisent leurs modèles de mobilier, dont un mobilier en kit avant-gardiste (les « éléments Minvielle ») qui connaîtra un grand succès commercial. Disderot se charge d’éditer les luminaires. La collaboration de Guariche Motte et Mortier est fructueuse, et ils reçoivent-même une médaille à la Xème triennale de Milan ; pourtant, désireux d’aventures artistiques nouvelles, les trois designers reprennent leur autonomie en 1957.

Pierre Guariche, designer de luminaires et architecte d’intérieur

Pierre Guariche continue à créer des luminaires édités par la maison Disderot ; au total, il aura réalisé plus d’une quarantaine de luminaires, chacun des modèles adapté à une pièce d’habitation, dans des matériaux métalliques laqués, du plexiglas ou du rotaflex, un plastique alors nouveau. Cette recherche dans le luminaire accompagne les réflexions novatrices que soumettent alors aux éditeurs les designers Jean-Boris Lacroix (avec lequel Guariche collaborera), Robert Mathieu ou Jacques Biny, tous, avec Guariche, de grands rénovateurs de l’art du luminaire. L’applique G25 (le « cerf-volant » de Guariche) combine par exemple l’éclairage direct, indirect et réfléchi, tout cela à partir d’une seule source de lumière : le travail de Guariche n’est pas qu’esthétique, il est toujours – et depuis le début- accompagné par une volonté de s’adapter aux modes de vie de l’après-guerre.

Pierre Guariche déménage en Belgique pour devenir directeur artistique de Meurop dès 1957, une fabrique de mobilier d’origine belge, et collabore avec Huchers Minvielle. À partir des années 1960, le travail d’architecte d’intérieur prend plus de place dans la carrière de Guariche, même s’il continue à créer des modèles de mobilier. En 1965, au Salon des Arts Ménagers, il reçoit le prix René Gabriel pour une chaise longue. En 1966, il aménage la Maison de la culture de Firminy, sur architecture de Le Corbusier. Puis il aménage le Palais de Justice d’Evry, ainsi que le siège de la préfecture de l’Essonne. Tout au long de cette dernière phase de sa carrière, il reçoit des prix et se concentre sur son activité de décorateur, aménageant en 1973 l’Hôtel Méridien à Paris, ou la Résidence Athéna de Bandol. En parallèle, il se lance dans l’enseignement. Entre 1975 et 1985, il est professeur de design à l’école d’architecture de Tournai, et maître de conférence à l’ENSAD, l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, qui l’avait formé à la décoration-création d’ensembles mobiliers. Pierre Guariche est décédé à Bandol en 1995.

L’estimation des oeuvres de Pierre Guariche

Le mobilier de Pierre Guariche est prisé par les collectionneurs, surtout pour les fauteuils et assises. Une paire de ses fauteuils Prefacto de 1951 se sont vendus en 2016 pour 32 000 euros (hors frais). Ce modèle, souvent vendu en paire, connaît un véritable succès, et selon les dates, les matériaux et autres critères sélectifs, ils oscillent dans l’estimation entre 15 et 30 000 euros. Les buffets et meubles suspendus en bois sont en général estimés autour de 7 000 euros selon le modèle. Les tables basses, chaises de table et autres mobiliers ne connaissent pas cette valorisation. 

Il est important de noter que les rééditions plus ou moins récentes font changer l’estimation. Concernant les arts décoratifs et objets d’art, ce sont surtout les lampes de Guariche qui plaisent. Ses luminaires aux lignes sobres peuvent monter, pour les lampadaires à double balancier, jusqu’à 26 000 euros (Paris, 2008), tandis que les lampadaires « cerf-volant » oscillent entre 2 000 et 16 000 euros en vente aux enchères. Compter un peu moins pour les estimations concernant les appliques et luminaires plus légers. 

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Jeanneret

Pierre Jeanneret (1896-1967) est un architecte et designer suisse. Il est le cousin de son célèbre confrère Le Corbusier. Ils œuvrent ensemble sur des projets d’architecture, d’urbanisme et de design. L’un de leurs grands chantiers est celui de Chandigarh. Ils commencent ensemble puis Pierre Jeanneret en devient l’architecte en chef.

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La collégialité des débuts

Pierre Jeanneret est diplômé de l’École des beaux-arts de Genève. Entre 1921 et 1922, alors âgé de 25 ans, il travaille auprès des frères architectes Auguste et Gustave Perret. Ils ont leur agence à Paris. Ils font partie du Mouvement moderne. À partir de 1922, c’est auprès de Le Corbusier qu’il lance sa carrière. En 1923, forts d’une vision commune en architecture et en design, ils ouvrent leur propre agence « Le Corbusier et Pierre Jeanneret ». Ensemble, ils travaillent sur une thèse et écrivent un manifeste d’architecture intitulé Cinq points d’une architecture moderne en 1927. La Villa Savoye, notamment très vitrée et très ouverte, est un exemple de leur idéologie. Ils ont travaillé sur ce projet architectural de 1928 à 1931. Parallèlement, en 1929, ils exposent au Salon d’automne de Paris un ensemble de meubles modernes conçus avec Charlotte Perriand et signé « Collection LC ». Pierre Jeanneret ne signe pas toujours ses œuvres issues de collaborations. Pourtant, son rôle est majeur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pierre Jeanneret entre dans la Résistance. De cette période, Pierre Jeanneret conserve une volonté de reconstruire après la guerre en proposant des bâtiments socialement utiles. Leur fabrication doit être rapide et économique. Le travail du béton s’y prête bien.

Chandigarh, une référence de l’art moderne

En 1947, suite à l’indépendance de l’Inde, une nouvelle capitale voit le jour : Chandigarh. Sa superficie est de 114km2. Le projet de construction de cette ville nouvelle est un chantier de taille. En 1951, le Premier ministre Nehru fait appelle à Le Corbusier pour relever de défi. Celui-ci accepte et embarque Pierre Jeanneret avec lui pour mettre en pratique leur thèse à grande échelle. Le projet de construction de Chandigarh a duré une quinzaine d’années.

Un urbanisme pour la vie collective

Chandigarh est réputée pour son urbanisme dans le monde entier. Aux plans rigoureusement géométriques sont associés le béton armé typique des modernes et beaucoup de verdure. Le plan de la ville est conçu par Le Corbusier à partir du plan précédent de l’américain Albert Mayer. La ville est divisée en secteurs de dimensions identiques. Le cœur de la ville est le secteur n° 17. C’est là que l’on trouve les restaurants, les bars, les hôtels, etc. Dans les autres secteurs, ils répartissent équitablement les écoles, les zones de travail, les commerces, les équipements sportifs, les lieux de culte, les espaces verts, etc. Chacun doit fonctionner en autonomie. La population y est à l’époque d’environ 500.000 habitants. Pour fluidifier le trafic routier, des voies de circulation sont hiérarchisées en 7 niveaux. On y trouve de nombreux ronds-points. Il s’agit aussi d’éviter les nuisances sonores dans les zones d’habitation, bourgeoises et sociales. La ville est pensée pour la vie en communauté.

Une architecture de béton corbuséen

En réalité, c’est souvent Pierre Jeanneret qui dessine les premiers croquis des plans. Il les affine ensuite avec Le Corbusier. Ce dernier abandonne d’ailleurs Chandigarh en cours de projet et c’est Pierre Jeanneret qui devient le maître d’œuvre des lieux. Et ici, il faut penser différemment afin de concevoir un projet adapté. Le climat de Chandigarh est subtropical humide. Les températures varient fortement pendant l’année avec des étés très chauds et des précipitations irrégulières. Avec son équipe, Pierre Jeanneret conçoit des édifices monumentaux aux structures légères. Pierre Jeanneret élabore les projets de construction des bâtiments du Complexe du Capitole, de l’Université du Panjab ou encore de la Bibliothèque. Dans ces constructions, il faut aussi penser un nouveau mobilier. Dans toute la ville, au plan et dans l’architecture, on retrouve partout ces tracés rectilignes. Et ce quadrillage se retrouve aussi dans le mobilier.

Le design Pierre Jeanneret

Aujourd’hui, après environ 50 ans d’exposition sous ce soleil et cette humidité, le béton armé corbuséen de l’architecture montre toutefois des signes d’usure. En revanche, à l’intérieur des bâtiments, Pierre Jeanneret parvient à concilier tout à fait son style moderne au territoire local. En tant qu’artiste moderne, il poursuit son exploration de nouvelles matières et de nouvelles techniques. En Inde, il fait la découverte de matériaux exotiques dont le rotin. À partir de ce matériau, Pierre Jeanneret crée un fauteuil aujourd’hui iconique :

Le Fauteuil Chandigarh en cannage.

C’est un fauteuil de bureau à la fois confortable et très solide. Le bois choisi est local : le teck. Il s’agit d’un bois massif et Pierre Jeanneret veut une structure épaisse. Cela permet au mobilier de résister aux aléas climatiques comme à l’attaque des insectes. Le fauteuil est d’allure architecturale, avec un double piètement latéral de type « compas », réuni par deux entretoises qui supportent les accoudoirs. Son dossier est incliné, légèrement galbé et attaché à l’assise par deux montants. L’assise et le dossier sont en cannage. Ce matériau naturel est lui aussi très résistant et apporte la souplesse nécessaire. La pièce mesure 83 cm de hauteur, 44 cm de largeur et 52 cm de profondeur. De nombreux autres modèles en sont inspirés. Le tissage peut varier et apporter un graphisme visuel différent. C’est aujourd’hui une pièce toujours très tendance. Pierre Jeanneret quitte l’Inde en 1965 pour raisons de santé. Il décède à Genève en 1967.

L’estimation des œuvres de Pierre Jeanneret

On retrouve de nombreuses pièces de mobilier designées par Pierre Jeanneret sur le marché. Les initiales de ses associés sont parfois mentionnées dans la signature ou dans le nom du modèle. Beaucoup d’œuvres proviennent de son œuvre phare à Chandigarh dont des fauteuils réalisés en cannage. L’estimation de l’objet dépend entre autres de l’état de conservation de ces matériaux naturels au fil des années. Le 6 octobre 2022, un Tabouret, vers 1960, en teck et en métal laqué, 56 x 33 cm, s’est vendu à 10.500€, à Paris. Le 2 novembre 2021, une Bibliothèque vitrée, créée pour la Bibliothèque Centrale de Chandigarh, vers 1960, en teck, placage teck, tôle d’acier pliée et patinée, tube d’acier chromé, aluminium, verre, 181,5 x 181 x 68,5 cm, s’est vendue à 180.000€, à Paris.Le 30 mars 2021, un Lampadaire modèle PJ-100101, vers 1955-1956, en teck et en aluminium, 169 x 72 cm, s’est vendu à 37.500€, aux Pays-Bas.

Le 26 avril 2018, un ensemble de 10 Fauteuils modèle N° PJ-SI-30-A réalisés pour l’Assemblée et les bâtiments administratifs de l’Université de Chandigarh, vers 1959, en teck et en cuir, 88,5 x 57,5 x 65,5 cm, s’est vendu à 183.875€, à Londres. Le 28 avril 2015, une Table de lecture éclairée, modèle N° PJ-TAT-10B réalisée pour l’Assemblée et la Bibliothèque de l’Université de Chandigarh, 1963-1964, en teck, placage teck, acier peint et verre givré, 102,3 x 250 ,7 121,8 cm, a été vendue à 160.689€, à Londres. Le 16 décembre 2014, un ensemble de Fauteuils N° PJ-AH-09-A, autour de 1953-54, en teck et en cannage, 85,7 x 54,6 x 63,5 cm, a été vendu à 110.896€, aux États-Unis.

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(Illus.) Chaise en bois et cannage conçue par Pierre Jeanneret, photo d’archive au centre Le Corbusier, Chandigarh.

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