Estimation gratuite Sculpture pierre indienne

Sculpture pierre indienne

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Estimation gratuite Sculpture indienne en pierre

Les sculptures en pierre indienne sont avant tout des hauts et bas-reliefs. Rares sont les rondes-bosses de pierre en sculpture indienne. Le plus souvent, les sculptures sont des frises et panneaux historiés d’ordre religieux, qui se distinguent par une composition dense et de nombreux motifs animaliers. L’art de la sculpture sur pierre existe depuis les prémices de l’art indien. Vous souhaitez faire expertiser d’une sculpture en pierre indienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre sculpture en pierre indienne sur le site Estimon’objet !

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Les premières sculptures sur pierre indiennes

La première sculpture sur pierre indienne connue est la statuette de stéatite représentant un roi prêtre, découverte à Mohenjo Daro, datable de la fin du IIème millénaire avant notre ère. Cette œuvre témoigne déjà d’une maitrise exceptionnelle de la sculpture. L’art de la sculpture sur pierre connaît son essor sous les Maurya, entre le IVème et le IIème siècle avant notre ère. Les créations sont emblématiques de l’influence de l’art grec et achéménide dans les sculptures indiennes. Ainsi, le chapiteau de Sarnath est représentatif de la sculpture Maurya, avec ses formes géométriques, traitées en grandes masses, et son poli lisse et brillant. 

La sculpture sur pierre indienne et le Bouddhisme

La sculpture sur pierre connaît un essor nouveau en Inde avec la diffusion du Bouddhisme. Sous les Çunga et les Kanva, les sculptures sur pierre apparaissent sur les stupas. Cet essor se prolonge sous les dynasties Kushana (vallée du Gange) et Satavahana (vallée du Dekkan). Les balustrades des stupas sont ornées de génies agrestes (yaksa), de dryades (yaksi), et de serpents divinisés (naga). Quant aux reliefs narratifs, ils relatent la vie de Bouddha, d’abord de manière aniconique, puis la figure de Bouddha apparaît entre le Ier et le IIIème siècle de notre ère. Les foyers de l’art de la sculpture Kushana sont à Mathura et dans le Gandhara. C’est à Mathura que l’iconographie du Bouddha se codifie. 

Quant aux Satavahana, ils s’illustrent par l’école de sculpture d’Amaravati, où l’on emploie un calcaire marmoréen. L’art classique connaît son apogée dans le Nord de l’Inde sous les Gupta (IIIème-VIème siècle). Les sculptures de pierre ont une apparence simple et raffinée. Les sculpteurs recherchent la perfection formelle. Les visages de la statuaire Gupta se caractérisent par des sourcils fortement arqués, des yeux mi-clos, des lèvres pleines, un menton arrondi, et trois plis à la base du cou, qui constituent un trait de beauté conventionnel. 

Les sculptures de pierre de l’Inde médiévale

L’art de la sculpture se renouvelle en Inde à la période médiévale. On observe alors une distinction entre la sculpture du Nord et du Sud de l’Inde. Au Nord de l’Inde, sous les Shailodbhava, au VIIème siècle, les sculptures sont très sensibles et dynamiques. Elles traduisent avec finesse le naturel. Au Nord-Est, de manière contemporaine, les Pala et les Sena font vivre l’héritage Gupta, avec un art recherchant la perfection formelle. Les sculptures sont progressivement de plus en plus géométrisées. A partir du XIème siècle, les sculptures Pala et Sena présentent une richesse ornementale toujours plus grande. Les fonds des stèles de basaltes sont ornés de feuillages, les personnages se font de plus en plus nombreux, et les parures des modèles s’enrichissent. 

Les stèles sont alors sculptées dans des pierres noires, qui sont polies jusqu’à s’apparenter à l’aspect du métal. Enfin, les Chandella (Xème-XIIIème siècle) constituent la dernière école de sculpture du Nord de l’Inde médiévale. Les dieux et déesses ont un canon élancé, et les figures féminines se distinguent par leur taille fine, leurs cuisses galbées, et leur poitrine proéminentes. Les visages sont identiques pour les figures masculines et féminines, cependant une différenciation est effectuée dans le traitement de la coiffure. Cette dernière dynastie étant hindouistes, la plupart des statues représentent les divinités du panthéon hindou. 

La sculpture sur pierre dans le Sud de l’Inde médiévale

Dans le Sud de l’Inde, les sculptures sur pierre se raffinent progressivement au début de la période médiévale. Ainsi, les sculptures Chalukya (VIème-VIIIème siècle), dans l’État du Karnataka, se font progressivement plus délicates. Si les anatomies des sculptures demeurent massives, en revanche les ornements sont traités avec une grande finesse. Quant à la dynastie Pallava (VIIème-VIIIème siècle), dans l’État du Tamil Nadu, elle est réputée pour l’harmonie des volumes et des proportions de ses sculptures. Les modèles adoptent des proportions élancées, et présentent un modelé à la fois souple et solide. La dynastie des Chola endosse l’héritage des Pallavas, dans le Tamil Nadu et dans la plaine du Deccan, entre le IXème et le XIIème siècle. Les figures sont d’abord d’un grand naturel. Les modèles aux canons élancés ont une attitude sobre, simplement hanchée. 

L’anatomie de ces sculptures se raidit cependant progressivement jusqu’au XIIème siècle. L’attention de leurs successeurs, les Hoysala (Karnataka, XIème-XIVème siècle), porte avant tout sur l’ornement. Les sculpteurs de cette dynastie proposent de très nombreuses images de petites dimensions, de 40 à 70 cm de haut. Les costumes et parures sont particulièrement soignés, et les sculptures se font de plus en plus décoratives. Le nombre de personnages se multiplie : on parle d’une tendance « baroque » de l’art indien. La sculpture sur pierre connaît un déclin en Inde avec l’implantation de l’Islam, d’abord dans le Nord du pays, puis dans tout le sous-continent Indien. 

Faire estimer gratuitement une sculpture en pierre indienne

La valeur d’une sculpture indienne de pierre est estimée en fonction de l’ancienneté de la statue, de la qualité, de son état de conservation, de sa taille, et de sa rareté sur le marché de l’art. La connaissance de la provenance et de l’historique de l’œuvre influencent également la valeur de l’œuvre. Les statues indiennes de pierre antiques et médiévales fragmentaires à la provenance imprécise s’échangent pour quelques centaines ou milliers d’euros. Ainsi, une tête fragmentaire de Ganesh du VIIIème-XIIème siècle du nord de l’Inde a été vendu pour 600 € à Paris en 2022. Les statues indiennes de pierre en parfait état de conservation et de provenance prestigieuse attisent davantage l’intérêt des collectionneurs. Ainsi, une statue noire Pala de Lokanatha (Avalokiteshvara) du XIIème siècle, anciennement dans les collections du musée de Boston, a été adjugé pour 24 millions de dollars à New York en 2017. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture en pierre indienne et recevoir son estimation. Faites estimer une sculpture en pierre indienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Danseuse, dynastie Hoysala, début du XIIème siècle, Temple hindou de Chennakeshava, Inde, Karnataka.

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Estimation gratuite Sculpture indienne en bois

Sculpture indienne bois

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Estimation gratuite Sculpture en bois indienne

La sculpture sur bois en Inde est un artisanat ancien, d’une grande diversité régionale. Les bois sculptés sont le plus souvent polychromés. Les sculptures de bois indiennes sont très appréciées des collectionneurs pour leur composition raffinée et pour le soin apporté aux finitions. Les sujets les plus fréquents sont les représentations de divinités et génies. Vous souhaitez faire expertiser d’une sculpture en bois indienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre sculpture en bois indienne sur le site Estimon’objet !

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Un art ancien de la sculpture de bois en Inde

L’art de la sculpture en Inde est une tradition ancienne. Les plus anciennes mentions de bois sculptés indiens figurent dans les Vedas (1500-800 av. n.-è.) et dans les épopées Mahabharat et Ramayana (1000 av. n.-è.). L’usage du bois sculpté est très important en Inde, cependant en raison de l’humidité du climat, la conservation des bois les plus anciens est rare. Ainsi, on sait que les palais du roi Maurya Chandragupta (IVème siècle av. n.-è.) étaient de bois sculptés et rehaussés d’ornements d’or et d’argent, cependant rien ne subsiste de ces monuments. Les plus anciens éléments de bois conservés datent du VIIème-VIIIème siècle de notre ère, à cause de la périssabilité du matériau.

Les bois sculptés indiens ont été employés pour les tablettes, statues, panneaux décorés et piliers décoratifs. Le bois est un élément majeur du décor architectural, notamment dans le Gujarat. Ainsi, les balcons et écrans sont le plus souvent réalisés en bois peint. Le bois est également le matériau privilégié pour réaliser les ratha, les chars de procession des statues représentant les divinités. Cet artisanat ancien perdure encore aujourd’hui, et la production demeure très importante. La plupart des sculptures indiennes en bois conservées datent du XIXème siècle. Ainsi, les chaises de bois sculpté de Malabar et les écrans ajourés à décor géométrique du Cachemire comptent parmi les œuvres de bois indiennes les plus diffusées aujourd’hui. 

Les techniques du bois sculpté en Inde

Les techniques employées pour les bois sculptés sont d’un grand raffinement en Inde. Les sculptures sur bois sont le plus souvent réalisées en bois de santal, mais d’autres essences peuvent être employées. Ainsi, on utilise également le teck, qui est le bois le plus précieux. Le sheesham, le babul, le cèdre, le bois de rose, le Mahua, et le Nim sont également privilégiés, en raison de leur dureté, de leur poids, et de leur durabilité. Le babul est le plus souvent employé pour les matrices d’impression textile. Les statues et objets sont taillés dans une seule pièce de bois ou bien constitués de l’assemblage de différentes pièces. Les pièces d’assemblage peuvent être particulièrement complexes. 

Les décors des bois sculptés en Inde

Les décors sont le plus souvent peints, incrustés, ou laqués. Les incrustations sont faites d’éléments d’ivoire, d’or ou de bois coloré, incrustés dans les cavités creusées dans le bois. En ce qui concerne les décors peints et dorés, les plus anciens témoignages connus remontent au XVIème siècle. C’est le cas du Takhat Mahal de Bidar par exemple. L’abondance de peintures blanches au XVIIIème et XIXème siècle témoigne d’une volonté de concurrencer les sculptures de marbre. La pratique de la peinture sur bois est particulièrement prisée dans le Gujarat, le Maharastra, le Punjab et le Kerala. De nombreuses sculptures sur bois du XVIIème au XIXème siècles proviennent donc de ces régions. Enfin, le décor de laque peut être appliqué au pinceau ou tourné. Dans ce cas, la laque est appliquée sur un bois posé sur un tour. La technique de la laque tournée est une spécificité de la sculpture indienne. Les sculptures de bois ne sont pas les seules à être laquées : c’est également le cas des objets de papier maché. La laque est ensuite polie à l’huile, pour assurer la finition. 

Faire estimer gratuitement une sculpture en bois indienne

L’estimation d’une sculpture en bois indienne varie en fonction de la qualité de l’œuvre, de son état de conservation, de son ancienneté, de sa taille, et de sa rareté. La conservation des bois étant délicate, rares sont les objets n’ayant souffert ni de déformations, ni de l’humidité, ni des insectes. Un panneau sculpté de petite taille à l’historique incomplet, du XIXème siècle, peut être vendu pour quelques centaines d’euros. Ainsi, une statuette de Chamunda, sculptée dans le Madhya Pradesh au XVIIème siècle mais en état de conservation médiocre a été adjugé à Paris pour 480 € à Paris en 2020. La valeur de l’œuvre est influencée par la connaissance de sa provenance. Ainsi, une sculpture de bois de palmier du XXème siècle provenant de la collection de Lee Bouvier Radziwill a été adjugée à New York en 2019 pour 33 750 dollars. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture en bois indienne et recevoir son estimation.  Faites estimer une sculpture en bois indienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Sculpture sur bois, Mohini séduit les sages, temple d’Ayodhyapattinam Sri Rama, près de Salem, Tamil Nadu, Inde.

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Estimation gratuite Peinture traditionnelle indienne

Peinture traditionnelle indienne

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Estimation gratuite Peinture traditionnelle indienne

La peinture indienne traditionnelle suit les principes codifiés de la peinture en Inde, théorisés au tournant de notre ère. Ces principes, qualifiés de Shadanga, identifient les six « membres » de la peinture. L’attention est portée sur la beauté de la forme, l’harmonie, l’expression des sentiments, la grâce de l’esthétique, le mimétisme, et enfin la beauté des couleurs. La peinture indienne traditionnelle suit ainsi ces principes, et désigne les créations en Inde jusqu’à la conquête britannique, au XIXème siècle. Ces préceptes s’incarnent sur tous types de supports, en particulier la peinture murale, la peinture sur tissu, et sur feuilles séchées. Vous souhaitez faire expertiser d’une peinture indienne traditionnelle ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre peinture indienne traditionnelle sur le site Estimon’objet !

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Peinture murale traditionnelle en Inde

Les premières peintures indiennes traditionnelles sont des peintures murales. Les plus anciens témoignages remontent à 26 000 avant notre ère. Technique privilégiée de la peinture préhistorique, la peinture murale est également pratiquée de façon moderne dans le contexte rituel et palatial. Ainsi, les peintures murales bouddhique sont très fréquentes. En ce qui concerne la peinture murale indienne, les sujets sont traditionnellement anthropomorphes, zoomorphes, ou bien géométriques. 

La peinture traditionnelle sur tissu en Inde

Le tissu est également un support privilégié de la peinture traditionnelle en Inde. Ainsi, les kalamkari, tissus peints de récits mythologiques, sont réalisés dans les royaumes hindous de l’Inde médiévale méridionale puis dans l’Andrah Pradesh à partir du XVIème siècle. Les mandala, peintures méditatives, sont également souvent réalisés sur tissu en contexte bouddhique. Ces peintures connaissent des prolongements dans les thangkas bouddhiques en Inde et dans le monde himalayen. 

La miniature indienne, peinture sur feuilles de palmier et sur papier

Les miniatures indiennes connaissent deux supports principaux, la feuille de palmier et le papier. Les miniatures les plus anciennes, réalisées en contexte bouddhique à partir du VIIIème siècle, sont réalisées sur des supports en feuilles de palmier séchées, cuites et cousues. Elles accompagnent l’essor de l’art du livre dans le monde bouddhique et dans le culte Jaïn (XIème-XVIème siècle). La conquête islamique du nord de l’Inde entraine des bouleversements dans l’art du livre et de la miniature. En effet, l’installation du pouvoir Moghol se traduit par l’introduction du papier en Inde, et par le développement de la miniature inspirée par l’esthétique safavide. Les miniatures mogholes connaissent leur apogée sous Akgar, Jahangir, et Shah Jahan. Elles sont réputées pour la préciosité des matériaux employés, la fraicheur de leurs coloris, et la délicatesse des traits notamment des visages indiens.  

L’imagerie populaire dans la peinture traditionnelle indienne

Outre les productions de luxe telles que la miniature, on observe le développement d’une imagerie populaire à la période moderne. Des styles régionaux se développent, mais les images populaires partagent une esthétique commune, caractérisée par des couleurs vives et des formes synthétiques. Les peintres hindous de Madras sont particulièrement réputés pour leurs créations du XVIIIème siècle, des images saintes destinées aux pèlerins. Les sujets de prédilection de l’imagerie populaire sont les figures de divinité, les représentations des mythes, et les grandes épopées telles que le Ramayana. 

Les Company Paintings et la peinture indienne traditionnelle

À partir du XVIIIème siècle, les peintres indiens traditionnels adaptent leur production à la demande des agents de la Compagnie anglaise des Indes. Ils produisent des peintures à la gouache diluée pour imiter l’aquarelle, sur papier européen. L’esthétique est le plus souvent de style européen, mais peut également être de goût indien. Les Company paintings sont souvent reliées en carnets pour les voyageurs, et représentent généralement des architectures, des métiers, ou encore des costumes. 

Faire estimer gratuitement une peinture indienne traditionnelle

La valeur d’une peinture indienne est estimée en fonction de la qualité de la peinture, de son ancienneté, de son état de conservation, et de son auteur. La présence de marques de collection ou la connaissance précise de la provenance de l’œuvre influencent également l’intérêt des collectionneurs pour les peintures indiennes traditionnelles. Les peintures s’échangent le plus souvent pour quelques centaines ou quelques milliers d’euros. Ainsi, un panneau en kalamankari indien du début du XIXème siècle restauré a été adjugé pour 400 € à Paris en 2023. 

Les peintures mogholes demeurent les plus recherchées des collectionneurs, avec des ventes qui peuvent dépasser le demi-million lorsque la provenance de l’œuvre est bien connue. Ainsi, une feuille représentant Shâh Jahân entrant dans son palais de Burhanpur, probablement destinée au Windsor Padshahnamah, signée Abid, a été adjugée 702 000 € à Paris en 2019. Vous souhaitez faire expertiser une peinture indienne traditionnelle et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture indienne traditionnelle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Peinture Rajput, Asavari Ragini, 1750, aquarelle sur papier, Honolulu Museum of Art 

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Estimation gratuite Peinture contemporaine indienne

Peinture contemporaine indienne

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Estimation gratuite Peinture contemporaine indienne

La peinture indienne contemporaine connaît un fort essor sur le marché de l’art. La peinture indienne moderne et contemporaine reflète le renouvellement de la peinture en Inde après la conquête britannique de 1857. Vous souhaitez faire expertiser d’une peinture indienne moderne ou contemporaine ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre peinture indienne moderne ou contemporaine sur le site Estimon’objet !

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Naissance de la peinture indienne moderne sous influence britannique

La peinture indienne moderne émerge sous l’influence britannique. Son développement est encouragé par la vogue des Company Paintings, au XVIIIème-XIXème siècle. Il s’agit de peintures réalisées par les artistes indiens, à destination du marché européen. Ces Company Paintings sont généralement des peintures de petit format à la gouache diluée, technique imitant l’aquarelle. Les traditions et techniques importées par les Britanniques et adoptées par les artistes indiens suscitent la naissance de l’art moderne indien. Ce renouvellement est encouragé par l’ouverture d’écoles d’art en Inde, à l’initiatique des Britanniques. Ce phénomène entraine l’essor de la peinture à l’huile et de la peinture de chevalet à la fin du XIXème. Raja Ravi Varma est la figure de proue de l’école de peinture académique qui émerge à Calcutta. 

Le tournant nationaliste dans la peinture indienne moderne

En réaction à l’influence occidentale, certains artistes prennent un tournant nationaliste, renouent avec la peinture indienne traditionnelle. C’est le cas de l’école du Bengale, au tournant du XXème siècle. Cette école, associée au mouvement nationaliste indien, est le fait du professeur d’art britannique Ernest Binfield Havell, soutenu par l’artiste Abanîndranâth Tagore. Il s’agit de renouer avec un art national, authentiquement indien, en s’inspirant notamment des miniatures mogholes, et en retournant aux principes de la peinture indienne codifiée au Ier siècle (le Shadanga). Les artistes de l’école du Bengale se réunissent au sein de l’Indian Society of Oriental Art entre 1907 et les années 1940. Les artistes les plus réputés de ce mouvement contemporain sont Abanindranath Tagore, Surendranath Ganguly, Nandalal Bose, Asitkumar Haldar et Gaganendranath Tagore. 

De façon contemporaine, à Calcutta, on remarque l’émergence d’un style populaire qui devient le représentant d’un art identitaire indien. Dans le quartier de Kalighat à Calcutta, entre les années 1850 et 1940, de nombreuses peintures sur rouleau populaires sont réalisées. Les thématiques sont d’abord centrées sur la religion hindoue, avant d’aborder des questions politiques et sociales au début du XXème siècle. Ce style de Calcutta devient alors emblématique d’un art identitaire et nationaliste indien. Ces recherches conduisent à un renouvellement de la peinture au milieu du XXème siècle.  

La modernité d’avant-garde dans la peinture contemporaine indienne

Dans les années 1920, certains artistes se tournent vers l’art d’avant-garde européen, et introduisent l’art contemporain indien. Ils intègrent les recherches cubistes, futuristes, ou encore symbolistes. L’art se renouvelle alors, notamment à Santiniketan avec l’école de Rabindranath Tagore, fondée en 1924. La recherche d’une esthétique d’avant-garde est menée également par le Bombay Contemporary India Artists’ Group (« Young Turks »), fondé en 1941. Ce groupe puise inspiration à la fois dans l’art indien et dans le postimpressionnisme occidental. Les figures de proue du mouvement sont P. T. Reddy, B. C. Sanyal et Sailoz Mookherjea. La peinture contemporaine indienne prend un tournant politique dans les années 1940, avec le Calcutta Group, entre 1943 et 1953. Lorsque la famine sévit au Bengale, un groupe d’artistes mené par Subho Tagore se forme à Calcutta. Il s’agit pour eux de représenter les évolutions du monde moderne, en intégrant les courants de la modernité. Le Calcutta Group adopte une démarche liée au réalisme social. 

L’art contemporain indien depuis l’Indépendance

L’indépendance indienne obtenue en 1947 entraîne des conséquences sur l’art contemporain indien. L’art se renouvelle, avec la fondation d’écoles d’art innovantes et la création de galeries d’art. La naissance du Bombay Progressive Artists’ Group (1947-1956) exprime la volonté des artistes de moderniser l’art indien. Ses principaux représentants sont les fondateurs du groupe, K. H. Ara, S. K. Bakre, H. A. Gade, Maqbool Fida Husain, Sayed Haider Raza et F. N. Souza. Ces artistes contemporains adhèrent à l’art conceptuel et à l’Abstraction. Ils forment un courant néo-tantrique, qui est spécifique à l’art indien. Pakhal Tirumal Reddy, Ghulam Rasool Santosh, S.H. Raza, Mahirwan Mamtani, et Biren De sont les principaux représentants de ce courant de l’Abstraction indienne. Les peintres contemporains indiens connaissent aujourd’hui une renommée internationale. Les groupes du Cholamandal Artists’ Village et du Madras Movement of Art (fondé en 1966) sont reconnus pour leur dynamisme et leur créativité. L’art contemporain indien a également livré des œuvres d’Art Brut, avec l’Outsider Art à New Dehli, ainsi que les créations de Street Art. Aujourd’hui, les principaux centres de l’art contemporain indien sont Dehli et Mumbai.

Faire estimer gratuitement une peinture indienne moderne ou contemporaine

La valeur des peintures indiennes et contemporaines est estimée en fonction de la qualité de la peinture, ses dimensions, son ancienneté, et la cote de l’auteur qui les ont produites. L’histoire de l’œuvre a également une influence sur l’estimation de sa valeur. Les peintures des maîtres de l’abstraction indienne sont aujourd’hui vivement recherchées sur le marché de l’art français. Ainsi les maîtres de la scène artistique indienne ayant également exercé en Europe tels que Sayed Haider Raza, M. F. Husain, ou encore Akbar Padamsee, attisent l’intérêt des collectionneurs. La bataille d’enchère ayant entouré la vente de Composition (1963) d’Akbar Padamsee (1928-2020) en février 2022 en ligne a souligné tout le dynamisme du marché de l’art contemporain indien. 

Estimée 25 000/30 000 €, la toile a finalement été adjugée 171 420 €. Le record des ventes est détenu par une œuvre d’art contemporain influencé par le bouddhisme Zen. Il s’agit d’Untitled (1995), un tableau à l’huile sur toile de V. S. Gaitonde. La toile a été adjugée en 2015 à Londres pour 3,1 millions de livres, soit 3,6 millions d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une peinture indienne moderne ou contemporaine et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture indienne moderne ou contemporaine en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Liberation War by Zainul Abedin, Bangladesh National Museum.

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Miniature indienne

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Estimation gratuite Miniature indienne

La miniature indienne est un art qui se développe à partir du VIIIème siècle. Les peintures sont exécutées à très petite échelle sur du papier ou du tissu. Si les premières miniatures apparaissent dans un contexte bouddhique, l’art de la miniature indienne connaît son apogée sous la dynastie Moghole. Vous souhaitez faire expertiser d’une miniature indienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre miniature indienne sur le site Estimon’objet !

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Les premières miniatures indiennes

Les Pala et les Sena (VIIIème-XIIIème siècle) du Nord du sous-continent indien sont véritablement des pionniers dans l’art de la miniature indienne. Les premières miniatures sont employées dans un contexte religieux, à la fois bouddhiste pour les Pala-Sena, et jaïn et hindou dans l’Orissa. Ces premières miniatures indiennes sont réalisées sur des feuilles de palme séchée et cousues, ou bien sur bois, sur manuscrit, ou sur tissu. La pratique jaïn de la miniature indienne donne naissance au style du Gujarat, qu’on surnomme également le style jaïna. Ce dernier se distingue par une richesse décorative. Les miniatures sont réalisées à l’encre d’or et d’argent, sur fond pourpre et bleu, pour l’introduction et la conclusion des textes. L’abondance de l’usage de l’or est caractéristique du style jaïna

Les miniatures indiennes mogholes

Humayun, le fils du fondateur de la dynastie moghole, fait venir à Dehli des maîtres de la miniature safavide. À la fin du XVIème siècle, l’art de la miniature indienne connaît un renouveau. La miniature indienne est réinventée sous les moghols, et les miniaturistes mêlent les apports safavides, l’art des peintres hindous, et l’influence européenne. La miniature indienne se développe sous les successeurs d’Humayun, en particulier les empereurs Akbar, Jahangir, et Shah Jahan.  La miniature moghole se distingue par son art de l’équilibre et son naturalisme. Sous Jahangir, l’introduction du clair-obscur et de la perspective dans les miniatures est le fait des contacts avec l’Occident. On considère que la miniature atteint la perfection classique sous Shah Jahan. Les représentations historiques, les portraits de dignitaires, et les portraits de fleurs sont les sujets les plus fréquents. La miniature moghole connaît son apogée sous Shah Jahan, avant de décliner sous les règnes d’Aurangzeb et Muhammad Shah, au XVIIIème siècle. Leurs règnes donnent cependant lieu à de belles compositions de plus en plus aérées.  

Après le pillage de Dehli, la capitale moghole, en 1739, les artistes se réfugient dans les provinces de l’empire, ce qui entraine le développement des écoles provinciales. Désormais, les sujets se diversifient. Outre les faits du prince, les sujets de genres et les thèmes romanesques se diffusent. Les peintres Rajput et ceux de Mysore dans le Sud de l’Inde sont réputés pour la beauté et la qualité des miniatures du XVIIIème siècle. L’art du portrait connaît à la même période un grand développement dans les royaumes chiites du Deccan. La palette et l’abondance de l’or témoignent de l’influence de l’enluminure moghole. La production de miniatures indiennes se maintient jusqu’à la prise de pouvoir par les Britanniques en 1857. 

La technique de la miniature indienne moghole

Les miniatures mogholes sont le fait d’artisans spécialisés réunis en atelier, qui mettent leurs techniques au service de la production des miniatures (calligraphes, dessinateurs, coloristes, et relieurs). Le peintre travaille assis par terre, en tendant la feuille sur une planche. Les papiers peuvent être faits de fibres végétales ou bien de soie, et sont souvent teintés. Les feuilles peuvent être encollées à l’amidon ou à la gomme avant d’être lustrées. Ce traitement permet d’accroître la résistance de la feuille, et de fluidifier le passage du pinceau. Dans le cas des miniatures mogholes, le peintre applique d’abord le fond blanc, puis réalise l’esquisse en rouge. Les couleurs sont appliquées en masses, avant d’être rehaussées de lignes de contour pour le détail. Parmi la gamme colorée, le jaune orpiment est spécifique à la miniature indienne. Une fois appliquée, la peinture est polie pour donner un aspect émaillé à la miniature. Elle est aussi parfois sablée d’or et d’argent pour rehausser le prestige de la peinture. Pour les miniatures mogholes, les marges sont également très décorées, le plus souvent à l’aide de lavis.

Faire estimer gratuitement une miniature indienne

La miniature est l’un des arts les plus appréciés sur le marché de l’art indien. La valeur d’une miniature est estimée en fonction de son ancienneté, de la qualité de la peinture, et de son état de conservation. La connaissance du commanditaire, du miniaturiste et du calligraphe accroissent la désirabilité de l’œuvre. Les miniatures indiennes s’échangent le plus souvent pour quelques dizaines de milliers d’euros. C’est le cas de la miniature moghole représentant un Hommage à la Vierge en prière (vers 1590-1610, attribuée à Kesu Das), adjugée 39 928 € à Corbas en 2023. Le plus souvent, les miniatures indiennes ne sont qu’attribuées. Lorsque la provenance de l’œuvre est connue avec précision et l’œuvre signée, les prix peuvent dépasser le demi-million. Ainsi, l’Illustration de la vie de Shâh Jahân entrant dans son palais de Burhanpur, probablement destinée au Windsor Padshahnamah, signée Abid, a été adjugée 702 000 € à Paris en 2019. Vous souhaitez faire expertiser une miniature indienne et recevoir son estimation. Faites estimer une miniature indienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Courtisane mélancolique, Bundi ou Kota, miniature Rajput, 1610, Or, encre et couleurs sur papier, 32,7 × 27,3 cm, Metropolitan Museum of Art 

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Estimation gratuite Sculpture indienne en métal

Sculpture métal indienne

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Estimation gratuite Sculpture indienne en métal

La sculpture de métal est un art majeur en Inde. Les œuvres de métal ont souffert des fontes au gré des troubles historiques, cependant nombreux sont les chefs d’œuvres encore visibles aujourd’hui. La plupart ont été découverts dans des caches, dans le cadre de fouilles archéologiques. Les fontes sont le plus souvent faites d’un alliage de cuivre et d’étain, auquel on adjoint parfois du zinc, de l’argent et de l’or. Si ces trois matériaux sont ajoutés, on parle de Panchaloha. La plupart des œuvres de métal sont creuse, bien qu’il existe quelques exemplaires de fonte pleine. Les œuvres de métal sont souvent réhaussées de décors gravés, dorés ou repoussés. Vous souhaitez faire expertiser d’une sculpture en métal indienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre sculpture en métal indienne sur le site Estimon’objet !

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Les premières sculptures métalliques d’Inde

Les premiers essais de créations métalliques sont réalisés dans le nord de l’Inde. Les premières œuvres connues relèvent de la civilisation harappéenne, au IIIème-IIème millénaire avant notre ère. Ainsi, la Danseuse de Mohenjo-Daro est la plus ancienne statuette métallique connue. L’art du bronze se développe également au IIIème millénaire avant notre ère. Les œuvres de métal se développent, et leur raffinement s’accroît. Au tournant de notre ère, sous les Gupta, les statuettes anthropomorphes de métal se distinguent par la délicatesse de leurs traits. Les visages caractéristiques du style Gupta adoptent un visage rond au large front, dont la courbe des sourcils épouse celle des yeux, mi-clos. 

Les sculptures de métal de l’Inde médiévale

Dans l’Inde médiévale, l’esthétique raffinée des Gupta est reprise par les Pala et les Sena à l’Est du sous-continent indien, les Maitrajas à l’Ouest, les Chedis en Inde centrale, et les Pallava et Cholas dans le Sud. Ainsi au XIème-XIIème siècle, l’art du bronze est parfaitement maitrisé des Pala-Sena, qui assument l’héritage des Gupta. Ces derniers s’inspirent de l’art Gupta par l’élégance des poses, mais les volumes et les traits des sculptures sont plus géométrisés. Les sculpteurs insistent davantage sur l’ornement, et la richesse des décors est soulignée par les dorures des bronzes. La période des Pala et des Sena (VIIIème au XIIème siècle) est considérée comme un âge d’or de l’art du bronze en Inde médiévale. Encore aujourd’hui, les bronzes Pala-Sena au décor doré et aux auréoles flamées influencent l’art du bronze au Népal. La technique de la sculpture de métal se développe plus largement. Originaire du Nord de l’Inde, la technique de la fonte du bronze prend son essor dans le Sud de l’Inde à partir du IIIème-IVème siècle de notre ère. 

La sculpture de métal connaît un âge d’or dans le Sud de l’Inde sous les Chola, au IXème-XIIème siècle. Les statues de bronze se substituent alors aux œuvres de pierre dans le cadre des processions. Réalisées à la cire perdue, les sculptures métalliques se distinguent par la perfection des modelés et la beauté des traits idéalisés. Les bronzes de style Chola adoptent des proportions longilignes, et le plus souvent les statues hindouistes portent leurs attributs au-dessus de leurs doigts croisés. L’apogée des principaux centres de création, Tanjore et Trivenkradu, se situe au XIème siècle. La tradition des Chola est continuée dans les royaumes de Vijayanagar, Nayaka et Kerala au Sud de l’Inde. Progressivement, les figures sont plus allongées, et l’accent des artistes porte sur l’ornement. Au Nord, la tradition de sculpture de bronze perdure jusqu’à l’arrivée des dynasties islamiques. 

Faire estimer gratuitement une sculpture en métal indien

Les sculptures de métal indiennes sont très prisées des collectionneurs en raison de la qualité du savoir-faire indien dont elles témoignent, et à cause de la relative rareté des œuvres conservées. La valeur d’une sculpture de métal indien varie en fonction de la qualité de la fonte et des finitions, de l’état de conservation, de l’ancienneté de l’œuvre, et du métal employé. Les bronzes indiens s’échangent le plus souvent pour plusieurs dizaines à centaines de milliers d’euros. Ainsi, un bouddha de petite taille de bronze du Nord de l’Inde du IXème-XIVème siècle a été adjugé pour 158 760 € à Mandelieu-La-Napoule en 2019. Les pièces exceptionnelles, de provenance prestigieuse et au parfait état de conservation, peuvent dépasser le million d’euros. Ainsi, une statue de bronze Chola représentant Shiva Tripuravijaya (v. 1050), de l’ancienne collection James et Marilynn Alsdorf, a été adjugé 4,350,000 USD à New York en 2020. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture en métal indien et recevoir son estimation. Faites estimer une sculpture en métal indien en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Shiva Nataraja (Seigneur de la danse). Inde, Tamil Nadu, époque Chola, XIème siècle, bronze, Paris, Musée national des arts asiatiques – Guimet.

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Estimation gratuite Livre indien

Livre indien

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Estimation gratuite livre indien

L’art du livre en Inde est réputé pour sa diversité et sa variété. Les supports et techniques employés pour la littérature indienne sont d’une grande richesse. Vous souhaitez faire expertiser un livre indien ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre livre indien sur le site Estimon’objet !

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Les livres indiens sur supports végétaux

Les livres indiens anciens sont rares, car étant réalisés sur supports végétaux, ils sont le plus souvent d’une grande fragilité. Il s’agit le plus souvent de livres de bois, de feuilles de palme, ou encore d’écorces soumises à un traitement particulier. Le plus ancien ouvrage de littérature indien connu aujourd’hui est le Dhammapada (Vers sur la Loi), un livre datable entre le Ier et le IIIème siècle de notre ère. Si les supports végétaux sont variés, on observe des préférences régionales. L’écorce de bouleau est le support d’écriture privilégié au Cachemire. Les feuilles d’écorce de bouleau ont généralement de 20 cm de largeur, et leur maintien est assuré par une couture latérale. Les feuillets d’écorce peuvent être repliés pour former des cahiers de 4 à 5 centimètres d’épaisseur. Les ouvrages ont alors un format oblong. Ces livres indiens sont un support privilégié de l’écriture au calame. 

Les auteurs et copistes indiens du reste de l’Inde privilégient l’emploi de la feuille de palmier comme support. On qualifie alors les livres de « manuscrit sur ôle », d’après le mot tamoul pour désigner la feuille, ôlei. Différentes essences de palmier peuvent être utilisées, notamment le latanier, le tallipot, ou encore le palmier à sucre. Les ouvrages sont gravés au stylet, ou écrits à l’encre au calame, et ce depuis le Ier siècle de notre ère. Les feuilles de palmier sont réputées pour leur légèreté, leur souplesse, et leur résistance au climat tropical. Les feuilles sont cuites au four, ce qui leur permet de résister aux moisissures. Les manuscrits de feuilles de palmier mesurent généralement 50 à 60 cm de long, pour une largeur de 5 à 6 cm. Les ouvrages adoptent là-aussi un format oblong.

L’art du copiste indien

Le copiste indien achète les feuilles en liasse et grave au stylet le recto et le verso. Les pages sont le plus souvent numérotées au verso, dans la marge gauche, par l’emploi de lettres de l’alphabet. Puis grâce à l’emploi de noir de fumée, les lettres gravées dans les feuilles sont révélées. Certains exemplaires inachevés n’ont pas reçu le traitement au noir de fumée, réalisé dans un second temps. Par ailleurs, en début et fin de volume, les copistes laissent le plus souvent plusieurs feuillets vierges, afin d’assurer la protection des pages inscrites. Bien que les ouvrages de littérature sur feuilles de palmier soient les plus fréquents, les gravures peuvent être réalisées également sur pierre, sur bois, ou encore sur cuivre. 

Le papier dans la littérature indienne

Le papier apparait dans la littérature en Inde à partir du XIIème siècle, à la suite de la conquête islamique dans le Nord du sous-continent indien. Le papier est alors fait de fibres végétales (jute, chanvre, bambou), et de chiffons de textiles (coton, lin, soie). Une fois encollées, lustrées, et teintées, ces feuilles deviennent un support idéal des livres luxueux. L’essor du papier permet le développement de l’enluminure et de la miniature indienne Moghole. Les manuscrits les plus variés sont produits : les thématiques les plus courantes sont le pouvoir du prince, son pouvoir militaire, mais également ses plaisirs, et la botanique. Les peintures sont réalisées avec une grande délicatesse à la gouache sur les livres. Ce sont ces peintures qui assurent la réputation des enluminures mogholes. 

Les livres indiens modernes

La feuille de palmier est utilisée comme support du livre jusqu’au début de la modernité, à l’aube du XXème siècle. La production des manuscrits se tarit alors progressivement, alors les imprimeries se développent. Les derniers manuscrits sur ôle sont le fait de commandes d’institutions telles que la Société asiatique, dans les années 1950. Le développement de l’imprimerie permet cependant l’essor d’une littérature jeunesse en Inde, aujourd’hui très estimée des lecteurs. 

Faire estimer gratuitement un livre indien

L’art du livre en Inde est d’une grande richesse, mais les manuscrits conservés sont relativement rares en raison de la grande fragilité des matériaux employés. Les albums illustrés obtenus à l’impression sont plus communs aujourd’hui. Les livres indiens manuscrits gravés et peints sur support végétal circulent peu sur le marché de l’art. Ils s’échangent le plus souvent pour quelques milliers d’euros. Ainsi, un lot de feuillets de manuscrit illustrés tantriques du Nord de l’Inde (XIXème siècle) a été adjugé pour 3500 livres en 2011 à Londres. Les livres indiens associés à l’empire Moghol sont très recherchés des collectionneurs. Un ouvrage moghol calligraphié et enluminé du XVIIIème siècle peut atteindre le demi-million. 

C’est le cas du manuscrit en arabe de Lucknow, calligraphié et enluminé, adjugé à Paris en 2022 pour 54 600 €. Les albums illustrés de la fin du XIXème siècle attisent également l’intérêt des collectionneurs. Ainsi, un album de quinze lithographies imprimées et colorées à la main à Calcutta en 1883, œuvre du Calcutta Art Studio, fondé par Annadaprasad Bagchi en 1876, a été adjugé 70 600 USD à New York en 2006. Vous souhaitez faire expertiser un livre indien et recevoir son estimation. Faites estimer un livre indien en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Le sutra jaïn du Shravaka Pratikramana, Mewar, 1260, manuscrit sur feuille de palmier, Boston, Museum of Fine Arts

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Estimation gratuite Ceramique indienne

Céramique indienne

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Estimation gratuite Céramique indienne

L’art de la céramique indienne s’illustre par sa diversité. Les sculptures et la vaisselle sont les deux productions de céramique indienne les plus courantes. La richesse des sols de la vallée du Gange, de l’Uttar Pradesh à l’Ouest du Bengale, justifie la popularité de l’art de la terre cuite à l’Est de l’Inde. Les pièces indiennes sont réalisées par des céramistes qui peuvent être des hommes ou des femmes. Vous souhaitez faire expertiser une céramique indienne ? Demandez une estimation gratuite et en ligne de votre céramique indienne sur le site Estimon’objet !

Estimation gratuite Ceramique indienne

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La sculpture de céramique indienne

Les sculptures de céramique indienne se développent particulièrement à l’Est du sous-continent indien, tandis que l’Ouest privilégie la statuaire de pierre jusqu’au VIIème siècle de notre ère. Le plus ancien usage connu de la céramique en statuaire date de la civilisation harappéenne, au VIIème millénaire avant notre ère. Cette civilisation, contemporaine des Sumériens, donne naissance à des statuettes anthropomorphes et zoomorphes. Les figures humaines sont stylisées, et les canons insistent sur les symboles de fertilité. Les statuettes de la civilisation de Merghar sont à ce titre particulièrement réputées. Les statuettes peuvent être utilisées dans le cadre d’offrandes, comme en témoignent les figurines animales et humaines trouvées dans les tombes de Nilgiri, dans le Tamil Nadu (Inde du Sud). Ces offrandes datables du IIIème siècle avant notre ère illustrent l’emploi de statuette de terre cuite dans le cadre funéraire. Certaines de ces statues de céramique indienne témoignent de contact avec l’extérieur. 

Ainsi, les figurines féminines du nord de l’Inde du IVème siècle avant notre-ère à 60 de notre-ère témoignent des échanges avec le monde hellénisé. Certaines figurines, notamment dans le royaume gréco-bouddhique de Bactriane, sont emblématiques de l’influence hellénistique dans la statuaire. Cette influence perdure chez les Gupta, et dans le Penjab dans les sculptures de céramique post-Maurya. Les statues de la vallée du Gange sont réputées pour leur élégance formelle et leur narrativité sous les Gupta, entre le IVème et le VIème siècle. Les thèmes de ces statues anciennes sont à la fois sacrés et séculiers. Les artisans pratiquent à la fois le moulage et le modelage, ce qui donne naissance à des œuvres particulièrement sophistiquées. Les terres cuites modelées et moulées sous les Kushana sont ainsi très réputées.

Les céramiques d’usage indiennes

Outre la statuaire décorative et rituelle, nombre de céramiques indiennes ont une fonction utilitaire. Les principaux centres de production célèbres pour la céramique d’usage sont aujourd’hui l’Himachal Pradesh, le Maharashtra, Dehli, l’Uttar Pradesh, et le Kutch. La vaisselle indienne la plus ancienne connue remonte à la civilisation harappéenne, dans l’Uttar Pradesh. La plupart des motifs et techniques alors développés sont encore en usage aujourd’hui. La céramique grise peinte (Painted grey ware) est développée dès la période védique (1500-600 av. n.-è.), et donne même son nom à une culture. La couleur grise est obtenue par une cuisson en réduction. La céramique Northern Black Polished Ware est également une poterie caractéristique du sous-continent indien, qui se développe sous les Maurya. Sous les Gupta, on observe une multiplication des céramiques d’usage décorées. Les techniques décoratives se diversifient. 

Ainsi, il n’est pas rare de voir des tuiles, briques décoratives, et des vaisselles rehaussées de peintures, estampages, incisions et décors moulés. La présence islamique au XIème siècle permet l’introduction de la glaçure dans l’art céramique indien. Cependant, cette technique n’est véritablement adoptée par les potiers que tardivement, car elle requiert des fours à très haute cuisson. En dehors des principaux centres urbains, rares sont les potiers qui disposent de tels fours. Parmi les formes les plus emblématiques de la céramique d’usage traditionnelle indienne, figurent les pots de terre cuite à pieds rond, le plus souvent de couleur rouge ou noire. Ces derniers permettent de transporter l’eau sur de longues distances tout en la maintenant propre et fraiche.

Faire estimer gratuitement une céramique indienne

La valeur d’une céramique indienne est estimée en fonction de la nature et de la qualité de l’œuvre, de son ancienneté, de son état de conservation, et de sa rareté. Les œuvres de céramique archéologiques fragmentaires circulent pour quelques centaines ou milliers d’euros, le plus souvent en lots. Ainsi, une paire de carreaux de céramiques mogholes du XVIIème siècles décorés à la cuerda seca a été adjugée à Londres en 2007 pour 7 500 livres, tandis qu’un lot de huit statuettes maurya fragmentaires du IIIème siècle avant notre ère a été adjugé à New-York en 2007 pour 1 000 USD.

Les céramiques au décor particulier et à la provenance connue remportent davantage d’intérêt auprès des collectionneurs. Ainsi, une jarre de céramique à décor glaçuré de la Bombay Art School des années 1870-1890 a été acquis en 2016 à Londres pour 2 500 livres. La céramique est aujourd’hui un matériau mis à profit par les grands noms de l’art contemporain indien. Ainsi, Anish Kapoor mêle volontiers le verre et la céramique pour ses jarres. Dans ce cas, le prix de vente de l’œuvre est également lié à la cote de l’artiste. Vous souhaitez faire expertiser une céramique indienne et recevoir son estimation. Faites estimer une céramique indienne en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Relief de terre cuite, Krishna combattant le démon Keshi, Uttar Pradesh, Vème siècle, Gupta, New York, Metropolitan Museum.

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