Estimation gratuite Lucien Freud

Lucien Freud

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Estimation et cote de l'artiste Lucien Freud

Né en 1922 à Berlin, Lucien Freud est un artiste figuratif du XXe siècle. De par son style réaliste et brut, Freud a capturé l’essence de la condition humaine, explorant la complexité et la fragilité de la nature humaine. Sa carrière artistique, qui a traversé plus de six décennies, est marquée par une profonde introspection et une quête constante de vérité dans ses portraits et ses nus.

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Qui est Lucien Freud, peintre d’art contemporain

Issu d’une grande famille d’artistes et d’intellectuels, Lucien Freud baigne déjà dans une atmosphère artistique prononcé. Son père, Ernst Freud, était un architecte renommé et son grand-père n’était autre que Sigmund Freud, le célèbre psychanalyste. L’artiste s’éprend pour autant d’une époque agitée, l’Allemagne alors nazie, subissait de grande vague d’antisémitisme. En 1933, la famille Freud est forcée à quitter l’Allemagne pour se rendre à Londres. Cette période d’exil a fortement marqué l’artiste dans son travail et son interprétation de l’art.  

En 1939, alors âgé de dix-sept ans, Lucien Freud s’inscrit à la Central School of Art de Londres et étudie la peinture pendant trois ans. Le jeune peintre découvre le travail des maîtres anciens de la peinture allemande, tels qu’Albrecht Dürer et Hans Holbein le Jeune. Il étudie aussi les peintres contemporains comme Francis Bacon et Franks Auerbach et ces recherches se manifestent dans la traduction de son style personnel. 

Entre 1950 et 1970, Lucien Freud rentre dans la période d’émergence de son propre style. Le peintre explore différentes techniques, sujets, cherchant à trouver sa voie parmi les mouvements artistiques de son époque. Dès lors, il se met à réaliser des portraits, des nus, des paysages en expérimentant des approches stylistiques variées. L’artiste s’oriente alors vers une palette de couleurs terreuses, des pinceaux épais et sur une intention minutieuses des détails anatomiques. En 1952, Freud expose pour sa première exposition individuelle à la Hanover Gallery de Londres. Ses œuvres vont être perçues par la critique et recevront un grand succès de la part du public. Durant sa carrière, il participe à plusieurs biennale notamment celle de Sao Paulo en 1961 et celle de Venise en 1996.

Lucien Freud réalise plusieurs commandes, au fil de sa carrière, ce qui participe activement à sa reconnaissance. Entre 1966 et 1967, il travaille pour la Reine Elizabeth II afin de lui produire son portrait. La réalisation durera huit mois et dépeint la reine assise dans une pose informelle. Le tableau est présenté au public en 1967 et aujourd’hui, est exposé dans la Royal Collection au château de Windsor. Plus récemment, Freud obtient une commande du célèbre artiste britannique, David Hockney, aussi ami et collègue du peintre. Cette œuvre est exposé à la rétrospective de Freud à la Tate Britain en 2002.

Les inspirations artistiques de Lucien Freud

Freud s’inspire d’un catalogue d’inspirations variées tout au long de sa carrière. Son style est souvent qualifié de « réalisme brut » ou encore de « réalisme cru ». Sa représentation sans concession de la réalité, révélant des corps nus et les visages de ses sujets avec une franchise remarquable, font de son œuvre un exemple singulier de l’étude de la physionomie et de l’anatomie. Le peintre est réputé pour passer de nombreuses heures à étudier ses modèles, capturant non seulement leur apparence physique, mais également leur psychologie intérieure.

L’une de ses œuvres les plus connues est certainement Benefits Supervisor Sleeping peinte en 1995. Ce portrait monumental représente une femme obèse allongée sur un canapé, endormie. Freud a pris plusieurs mois pour réaliser cette œuvre complexe, capturant avec une précision presque photographique chaque détail du corps de son modèle. Cette pièce a marqué un tournant dans la carrière de Freud, lui apportant une reconnaissance internationale. En 2008, elle a été vendue aux enchères chez Christie’s pour la somme record de 33,6 millions de dollars, faisant de Freud un des artistes vivants le plus cher de l’époque.

(Illus.) Lucien Freud, Portrait de la Reine, 1966, Royal Collection, Château de Windsor.

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Estimation gratuite Joan Mitchell

Joan Mitchell

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Estimation et cote de l'artiste Joan Mitchell

Née le 12 février 1925 à Chicago, Joan Mitchell est une artiste américaine de renom qui s’inscrit dans le mouvement des expressionnistes abstraits. Par son utilisation audacieuse de la couleur, sa gestuelle énergique et sa représentation des émotions, l’artiste laisse derrière elle, un héritage artistique de caractère.

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Qui est Joan Mitchell, peintre d’art contemporain

Joan Mitchell manifeste dès son plus jeune âge un intérêt passionné pour l’art. La peintre début sa formation à l’Ecole du musée des Beaux-Arts de Chicago où elle est initiée à la peinture figurative. Dès 1947, elle obtient son diplôme aux Beaux-Arts et décide de poursuivre sa formation à New York, centre artistique en effervescence. Installé à New York, Mitchell fréquente les cercles artistiques précurseurs du mouvement de l’expressionisme abstrait. Elle se lie d’amitié avec des artistes de renoms tels que Willem de Kooning, Franz Kline et Jackson Pollock. Ce réseau d’artiste va considérablement influencer son œuvre et son propre développement artistique.

A la fin des années 1950, Joan Mitchell part s’installer en France où elle y vivra la majeure partie de sa vie. L’artiste s’établit d’abord dans la capitale où elle découvre une scène artistique abondante et en plein renouvellement. Mitchell finit par quitter Paris pour partir vivre dans la région de Bourgogne. L’influence qu’ont eu les paysages bourguignons sur son travail se traduise par l’observation de la lumière et ses effets sur la faune et la flore. 

Au cours des décennies suivantes, Joan Mitchell continua à développer son style et à produire une œuvre prolifique. Ses tableaux reflétaient sa sensibilité aux émotions, et ses couleurs vives et contrastées créaient des compositions dynamiques et vibrantes. L’artiste utilisait également des formats monumentaux pour ses toiles, cherchant à immerger le spectateur dans une expérience visuelle intense. En 1951, Mitchell participe à une exposition collective intitulée Ninth Street Show à la 9th Street Gallery de New York, première exposition du groupe des expressionnistes abstraits, aux côtés de Jackson Pollock et Willem de Kooning. A Paris, elle expose en 1957 à la galerie Jean Fournier où l’artiste expose seule pour la première fois en France.

Les inspirations artistiques de Joan Mitchell

Les inspirations artistiques de Joan Mitchell sont multiples et rassemblent un style pourtant singulier. Elle était initialement inspirée par les artistes de l’expressionnisme abstrait tels que Willem de Kooning, Franz Kline et Jackson Pollock, avec qui elle était en contact étroit à New York. Leur gestuelle dynamique et leur approche non figurative de la peinture ont joué un rôle déterminant dans le développement de son style. Cependant, Mitchell ne se limitait pas à ces influences. Elle était également attirée par l’art européen, en particulier par les peintres impressionnistes français, tels que Claude Monet, dont elle admirait les compositions lumineuses et la représentation de la nature. Son emménagement en France l’a grandement inspiré, notamment  Mitchell par l’environnement artistique parisien, en particulier par l’abstraction lyrique qui y était pratiquée. 

L’une des œuvres emblématiques de Joan Mitchell est Ladybug, réalisée en 1957, une toile monumentale qui incarne parfaitement son style et ses préoccupations artistiques. Dans cette œuvre, Mitchell utilise une palette de couleurs vives et contrastées, allant du rouge vif au bleu profond, appliquées avec une gestuelle énergique. La composition est dynamique et tourbillonnante, évoquant à la fois un paysage abstrait et une explosion d’émotions. Cette toile reflète également l’intérêt de l’artiste pour la nature et les paysages. Sa touche est épaisse, créant ainsi une texture généreuse et une profondeur qui permet au spectateur de ressentir l’intensité de son processus créatif.

(Illus.) Joan Mitchell, Lady Bug, 1957, huile sur toile, MOMA, New York.

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Estimation gratuite Jasper Johns

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Estimation et cote de l'artiste Jasper Johns

Né en 1930 à Augusta en Géorgie, aux Etats-Unis, Jasper Johns est un artiste reconnu comme l’un des pionniers de l’art contemporain américain. Son travail a ouvert de nouvelles voies dans la pratique artistique en intégrant des éléments de l’expressionnisme abstrait, du pop art et du néo-dadaïsme.

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Qui est Jasper Johns, peintre d’art contemporain

Jasper Johns commence sa formation artistique en 1947 à l’Université de Caroline du Sud à Columbia où il y restera une brève année. En 1948, le peintre part s’installer à New York où il découvre une nouvelle atmosphère et une scène artistique bien plus active. Cependant, 1949, l’artiste s’engage dans l’armée américaine pendant la guerre de Corée. Une période bouleversante pour Johns mais aussi inspirante puisqu’il continue de pratiquer l’art pendant son service. 

En 1952, Jasper Johns est de retour à New York où il étudie brièvement à la Parsons School of Design et fait la rencontre des célèbres artistes Robert Rauschenberg et Merce Cunningham. Son activité artistique est de plus en plus conséquentes jusqu’en 1954 où le peintre s’installe cette fois, à Manhattan. Durant cette période (1954-1958), Johns commence à créer ses premières œuvres d’art emblématiques, notamment ses peintures de cibles et de drapeaux américains. La première exposition personnelle du peintre a lieu à la galerie Leo Castelli à New York en 1958, marquant le début de sa reconnaissance en tant qu’artiste majeur.

Johns a été l’objet de nombreuses expositions majeures dans des institutions de renommée mondiale. Ses rétrospectives au Museum of Modern Art de New York en 1967 et au Whitney Museum of American Art en 1988 ont marqué des jalons importants dans sa reconnaissance artistique. Ces expositions ont permis de mettre en évidence la profondeur et l’innovation de son travail, le consacrant ainsi comme l’un des artistes les plus importants de sa génération. La contribution exceptionnelle de Jasper Johns à l’art américain lui a valu de nombreuses récompenses et distinctions. En 1964, le peintre remporte le prix spécial pour la peinture à la Biennale de Venise, un honneur considérable. En 1990, il est récompensé par la médaille présidentielle de la Liberté, décernée par le président américain George H. W. Bush, en reconnaissance de son impact durable sur la culture américaine.

Les inspirations artistiques de Jasper Johns

Les inspirations de Jasper Johns font de lui le maître de l’iconographie américaine, célèbre pour utilisation d’icônes américaines telles que le drapeau, la cible, les chiffres et les lettres dans son art. En explorant ces motifs familiers, le peintre a remis en question les notions de signification et de représentation, transformant ainsi le rôle de l’image dans l’art. Par exemple, son œuvre Flag réalisée entre 1954 et 1955 incarne un symbole national. Son utilisation subtile de la couleur, de la texture et de la matière a ajouté une dimension supplémentaire à ses œuvres. De plus, le style de Jasper Johns rassemble des inspirations de plusieurs mouvements artistiques comme le pop-art, le néo-dadaïsme et l’expressionnisme abstrait. Connu pour son traitement minutieux des détails et son utilisation de techniques variées, allant de la peinture à l’encaustique à la gravure, en passant par le collage et l’assemblage, font du peintre un artiste polyvalent. 

Johns a également exploré des thèmes liés à l’individualité et à l’expression personnelle à travers son travail. En déconstruisant et en réinterprétant des symboles familiers, il a invité les spectateurs à examiner leur propre identité et à réfléchir à la manière dont ils se positionnent dans la société. Son art a donc offert un espace de réflexion sur des questions sociales et existentielles plus larges. Tout comme Marcel Duchamp, Willem de Kooning et Robert Raushenberg, l’artiste participe au renouvellement de l’art contemporain, inspiré par une société bercée par la consommation.

(Illus.) Jasper Johns, Flag, 1954-1955, Museum of Modern Art, New York.

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Estimation et cote de l'artiste Fu Baoshi

Né en novembre 1904 dans la province du Zhejiang en Chine, Fu Baoshi fait partis des artistes les plus éminents de son époque. L’artiste laisse un héritage artistique conséquent qui viendra inspirer ses prédécesseurs sur plusieurs générations.

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Qui est Fu Baoshi, peintre d’art contemporain

Fu Baoshi aspire déjà à un certain talent et ce dès son plus jeune âge. En 1922, le jeune artiste commence une formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Hangzhou. Il étudie et apprend la peinture traditionnelle chinoise et l’histoire de l’art de son pays. Sous la tutelle de ses maîtres, de grands maîtres de la peinture classique tels que Huang Binhong ou encore Wu Changshuo, Baoshi commence à acquérir des bases solides dans la maîtrise de la peinture à l’encre, de la calligraphie et de la poésie chinoise.

Entre 1929 et 1935, Fu Baoshi voyage à travers la Chine, visitant des lieux historiques et des sites culturels afin d’approfondir sa compréhension de l’histoire et des traditions chinoises. L’artiste expérimente de nouveaux sujets comme les paysages qu’ils observent durant ses voyages, mais aussi les légendes mythologiques encré dans le folklore chinois. Son style se transforme au fur et à mesure vers un mélange de traditions à la fois anciennes et contemporaines. A partir de 1936, la Chine traverse une période tumultueuse politiquement et Baoshi s’engage dans la promotion de l’art nationaliste. Le peintre finit par rejoindre l’Académie nationale des arts de Chongqing où il obtient le titre d’enseignant. L’artiste participe alors à la création d’une identité artistique chinoise, mêlé à un fort sentiment de patriotisme. Durant la guerre sino-japonaise, il réalise plusieurs peintures dénonçant les atrocités de l’occupation japonaise, inspirant à la population chinoise, du soutien et du courage.

Après 1949 et la fondation de la République populaire de Chine, Fu Baoshi est nommé professeur à l’Académie centrale des Beaux-Arts de Pékin. Son influence sur les générations d’artistes est considérable. Il encourageait ses étudiants à embrasser à la fois les traditions artistiques chinoises et les influences modernes, et à trouver leur propre voix artistique. Son enseignement a contribué à la vitalité et à la diversité de l’art chinois contemporain. Au cours des années 1950-1960, le peintre participe à de nombreuses expositions nationales et internationales où son œuvre suscite un grand intérêt. Ses peintures ont été présentées dans des galeries d’art prestigieuses à travers le monde, notamment à New York, Paris et Tokyo.

Les inspirations artistiques de Fu Baoshi

Les inspirations artistiques de Fu Baoshi sont tout d’abord orientées vers les traditions chinoises, particulièrement la peinture classique à l’encre et la calligraphie. Les voyages de Fu Baoshi à travers la Chine ont été une source d’inspiration majeure pour son art. Le peintre a visité des sites historiques, des paysages naturels et des lieux culturels, absorbant les atmosphères et les émotions qu’il a ensuite exprimées dans ses peintures. On peut citer sa série de huit peintures à l’encre, intitulée Huit Vues de Yonghegong peinte en 1947, représentant les paysages et les bâtiments du temple Yonghegong à Pékin. 

Fu Baoshi a développé un style unique en fusionnant les techniques traditionnelles de la peinture à l’encre avec des éléments contemporains. L’artiste a réussi à créer une harmonie entre ancienneté et nouveauté, intégrant des influences modernes dans sa représentation des sujets traditionnels. Par exemple, ses paysages reflétaient l’idéologie de l’expressionisme par des traits puissants et des coups de pinceaux expressifs afin de capturer l’essence des paysages naturels. Baoshi a notamment réalisé des portraits de figures historiques chinoises mais aussi des scènes de quotidien. L’œuvre Lecture du Livre des Mille Caractères peinte en 1940 représente un groupe d’enfants étudiant un ancien livre chinois. Elle montre le talent de Fu Baoshi pour capturer des expressions et des gestes subtils, tout en créant une atmosphère intemporelle.

(Illus.) Fu Boashi, Gathering in Mountains, 1956, encre.

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Estimation et cote de l'artiste Banksy

Banksy est un artiste contemporain britannique dont l’identité reste encore inconnue, un mystère qui lui vaut une reconnaissance confirmée. Cependant, malgré son anonymat, Banksy est devenu l’un des artistes les plus célèbres et influents de notre époque, grâce à son art urbain provocateur et engagé.

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Les débuts de Banksy, ou l'art urbain à l'international

Né vers la fin des années 1970 à Bristol, en Angleterre, son vrai nom, sa date de naissance et d’autres détails personnels demeurent un mystère.

Les débuts de Banksy dans le monde de l’art remontent au début des années 1990. L’artiste se fait d’abord connaître en tant que graffeur dans les rues de Bristol où il développe son style distinctif par l’utilisation des pochoirs pour laisser sur les murs, des imagines percutantes et sarcastiques. Bristol est le premier lieu où est apparue l’œuvre du street artiste, un rat en pochoir qui deviendra très vite l’un de ses motifs les plus récurrents.

Au fil des années, Banksy étend sa zone d’application au-delà de Bristol afin d’envahir les rues de Londres, puis celles du reste du monde. Ses œuvres murales subversives et politiquement chargées ont suscité un vif intérêt du public et ont été exposées sur des murs, des bâtiments et même des monuments célèbres. L’artiste est donc présent au Moyen-Orient, en Europe et même aux Etats-Unis, faisant de lui une icône de l’art urbain. Ses graffitis finissent par attirer l’attention et à susciter des débats sur la place de l’art dans l’espace public.

Durant sa carrière, Banksy élargit son champ d’action en utilisant d’autres supports artistiques. L’artiste réalise des installations, des peintures sur toile et produit même un film documentaire, intitulé Exit Through the Gift Shop réalisé en 2010. En 2006, Banksy transforme une cabine téléphonique traditionnelle de Londres en une installation percutante. Il recouvre l’intérieur de la cabine d’autocollants et d’affiches avec des messages politiques sociaux, créant aussitôt un contraste entre l’aspect traditionnel de l’icône britannique et le contenu subversif de l’installation. L’œuvre se nomme One Nation Under CCTV et critiquait le niveau élevé de surveillance dans la société moderne. La transformation de la cabine téléphonique a été réalisée de manière clandestine ce qui a suscité beaucoup d’attention médiatique. L’œuvre a été enlevée peu de temps après son apparition, mais renforce toute de même la notoriété de Banksy en tant qu’artiste urbain engagé et provocateur.

L'engagement politique de Banksy malgré l'anonymat

En plus de son succès dans le monde de l’art, Banksy réussit à conserver son identité secrète, une vraie première dans un domaine où l’artiste est finalement la représentation de son œuvre. De nombreuses spéculations et théories circulent sur sa véritable identité, pour autant, le street artiste reste fidèle à sa volonté de garder l’anonymat. Ce voile mystérieux sur l’artiste a contribué à créer un engouement considérable autour de son art et suscite l’intérêt des médias et du public sur ses réalisations. Par son succès, ses œuvres se vendent aux enchères à des sommes exorbitantes et sont exposées dans des galeries prestigieuses. 

En plus de son activité artistique, Banksy est également connu pour son engagement politique. L’artiste utilise son art comme un moyen de protestation et de critique sociale, dénonçant les inégalités, la violence policière, l’exploitation des animaux et d’autres problèmes contemporains. Ses actions ont souvent fait les gros titres, comme lorsqu’il a créé une œuvre non autorisée en 2017 sur le mur séparant Israël et la Palestine (The Walled Off Hotel), ou lorsqu’il a pulvérisé une de ses œuvres (Girls with a Balloon) en 2018 après qu’elle ait été vendue aux enchères.

Les inspirations artistiques de Banksy

Les thèmes abordés par Banksy dans son art sont variés, mais il se concentre souvent sur des problématiques telles que l’injustice sociale, la guerre, la liberté et la surveillance de masse. Il utilise l’humour, l’ironie et le détournement pour mettre en évidence les problèmes de notre société contemporaine et remettre en question les valeurs établies. Son travail est souvent accompagné de slogans incisifs qui suscitent la réflexion et l’action.

Banksy use de plusieurs supports techniques, qu’il s’agisse d’un mur peint aux pochoirs ou de la transformation d’une toile déjà existante, l’artiste se renouvelle constamment. Ses installations restent, sans doute, les plus impressionnantes. On peut citer comme exemple son œuvre Sirens of the Lambs où l’artiste avait installé dans un camion de boucherie de nombreuses peluches animales en mouvement. Le camion a alors parcouru les rues de New York afin de dénoncer l’industrie de la viande et de la consommation aveugle d’animaux.

(Illus.) Bansky, Well Hung Lover, 2006, pochoir, Park Street, Bristol.

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Découvrez le parcours du peintre néerlandais Rembrandt van Rijn. Besoin d’une expertise concernant Rembrandt van Rijn ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Les débuts de Rembrandt van Rijn dans l’art à Leyde

Rembrandt van Rijn, dit Rembrandt, est né en 1606 à Leyde, (Provinces-Unies, actuels Pays-Bas), dans la famille d’un meunier relativement aisé. Le jeune Rembrandt, neuvième enfant d’une fratrie de dix, étudie à l’école élémentaire, puis à l’école latine (d’obédience calviniste) où il se forme notamment au dessin. Inscrit à l’université de Leyde, Rembrandt cesse très vite ses études pour se tourner vers sa véritable passion : la peinture. Il entre en apprentissage auprès de Jacob Van Swanenburgh et y reste de 1621 à 1623, avant de passer dans l’atelier de Joris Van Schooten. Dans l’atelier du peintre, Rembrandt rencontre Jan Lievens, autre grand peintre flamand de la période. Rembrandt travaille six mois dans l’atelier de Pieter Lastman, à Amsterdam, puis il rentre à Leyde, ayant appris à maîtriser chez Lastman les codes de la peinture d’histoire. 

Rembrandt van Rijn ouvre son atelier de peinture à Leyde

À Leyde, Rembdrant ouvre son atelier de peinture chez ses parents dès 1624. Deux ans plus tard, son ami le peintre Jan Lievens, rencontré durant les études, le rejoint. C’est à cette période que Rembrandt commence, en parallèle de son oeuvre de peintre, la gravure.  Le jeune artiste plaît, et son style si particulier, à la fois sombre et sensuel, se fait une place parmi les noms de la peinture hollandaise. Constantin Huygens, secrétaire du prince d’Orange, rend même visite à l’artiste en 1629 pour voir son atelier. Après la mort du père de Rembrandt en 1630, le grand peintre désormais renommé va se réinstaller à Amsterdam, où il avait passé une partie de sa carrière d’apprenti.  

Rembrandt van Rijn à Amsterdam

C’est chez le marchand de tableaux Hendrick van Uylenburch que s’installe Rembrandt. Les commandes prestigieuses se succèdent dès son arrivée, notamment en 1632 celle du fameux tableau « la leçon d’anatomie du Docteur Tulp ». En 1634, Rembrandt épouse la nièce de son protecteur, Saskia Van Uylenburch, dont on retrouve le visage et la silhouette dans de nombreux tableaux du maître. En 1635 et 1638, Saskia donne naissance à deux enfants qui ne survivent que quelques mois. Avec Saskia, Rembrandt s’installe dans une grande maison en 1639. Il y fait entrer de nombreuses oeuvres d’art. Son art connaît des sommets, et J. J Orlers écrit une biographie du peintre. Pourtant, les heures sombres se précisent déjà pour Rembrandt. Sa mère meurt à Leyde en 1640, un troisième enfant de Saskia ne survit pas plus de quelques mois. En 1642, Saskia elle-même est emportée par la tuberculose, après avoir donné un fils, Titus, à Rembrandt, orphelin et veuf. En 1642, le peintre termine la Ronde de Nuit, son tableau le plus célèbre.  

Rembrandt : fin de carrière face aux difficultés

La nourrice de Titus, Geerje Dircks, devient la maîtresse de Rembrandt ; mais il ne l’épouse pas, et perdant patience celle-ci l’attaque en justice en 1648. L’année suivante, Rembrandt se lie avec Hendrickje Stoffels, une domestique qui devient sa muse. La situation financière du peintre décline irrémédiablement. Ses audaces picturales ne convainquent plus, et ses excès le livrent aux créanciers. Rembrandt demande un prêt à Jan Six, un ami, en 1653. Avec sa nouvelle muse, Rembrandt vit selon la loi ecclésiastique dans le péché, car ils ne sont pas mariés. en 1654, un procès leur est fait, et Hendrickje est excommuniée. Elle donne une fille à Rembrandt cette même année. Mais en 1656, la Haute Cour déclare le peintre en faillite ; ses biens sont inventoriés et liquidés. La dispersion a lieu entre 1657 et 1658. Désormais logés dans une modeste demeure, en 1663, Hendrickje meurt de la peste. Relégué au rang de peintre excentrique, Rembrandt reste un virtuose. En 1660, son tableau La conspiration de Claudius Civilis, réalisé pour la mairie d’Amsterdam, est rejeté, signe que les temps ont changé pour Rembrandt. Certains commanditaires font encore appel à lui, comme la guilde des drapiers dont il représente les membres dans un portrait de groupe en 1662, et en 1667, le duc Cosme III de Médicis vient voir son atelier, et achète un de ses célèbres autoportraits. L’année suivante, Titus, le fils de Rembrandt, décède. Un an plus tard, son père le suit, à l’âge de 63 ans. Comme Hendrickje, sa deuxième épouse, il est enterré au cimetière de Westerkerk. 

L’estimation des oeuvres de Rembrandt van Rijn

En 2020, un autoportrait de Rembrandt peint à l’huile, de 21,8 x 16,3 cm s’est vendu pour 13 900 000 euros hors frais à Londres. Les tableaux autographes de Rembrandt sont peu nombreux sur le marché de l’art et sont systématiquement estimés pour plusieurs millions d’euros. En 2028, à Londres, une estampe à la pointe sèche de Rembrandt représentant la scène de l’Ecce homo a été adjugée pour près de 2 500 000 euros hors frais. Ses plus belles eaux-fortes sont estimées autour des 300 000 euros. Quant à ses dessins, assez rares en ventes aux enchères, ils sont adjugés entre 215 000 euros et quelques milliers d’euros selon le format, la technique, et la qualité de l’oeuvre. Rembrandt est l’un des artistes anciens (old masters) les plus cotés et incontournables du marché de l’art. 

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Estimation gratuite Pierre-Paul Rubens

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Estimation et cote de l'artiste Pierre-Paul Rubens

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Pierre-Paul Rubens, entre Anvers et l’Italie, la découverte de la peinture de la Renaissance

Pierre-Paul Rubens est né en 1577 à Siegen, en Westphalie (Allemagne), dans la famille d’origine anversoise d’un échevin prospère en exil en raison de son adhésion religieuse à la Réforme. À la mort de ce père exilé, en 1587, la famille de Rubens rentre à Anvers, dans les Flandres. Le tout jeune Rubens étudie chez les jésuites d’Anvers, où il consolide ses connaissances en latin et dans les langues modernes. Très rapidement, ses talents d’artistes se dessinent. Sa mère envoie Rubens dès l’âge de 14 ans en apprentissage auprès de plusieurs peintres du cru, dont Tobias Verhaecht, Adam van Noort et surtout Otto Van Veen, dit Otto Venius. En parallèle, Rubens devient page pour la comtesse Philippe de Lalaing d’Oudenarde. 

En 1600, Rubens part comme courtisan en Italie, une découverte qui marque de manière indélébile l’âme et la peinture de Rubens. À Venise, il découvre les peintures de Titien, qui le marquent à vie et dont toujours il s’inspirera, dans sa palette de couleurs comme dans ses nus féminins. Puis à Mantoue, auprès du peintre de cour Giulio Romano, il copie les antiques de la collection du prince Gonzague, et découvre l’art renaissant d’Andrea Mantegna. Rubens se rend ensuite à Rome, où Raphaël et Michel-ange ont laissé leurs plus belles oeuvres, et dont Rubens ne se lasse pas, poursuivant son rêve de Renaissance italienne. Continuant son tour de l’Italie, l’artiste-courtisan s’initie à la technique du portrait à la cour de Gênes. De retour à Rome, il achève trois peintures remarquables pour le choeur de la Chiesa Nuova (en 1608). Puis Rubens repart à Anvers, où sa mère, très malade, est sur le point de mourir.

Pierre-Paul Rubens, peintre diplomate à Anvers

En 1609, Rubens, excellent peintre et diplomate, entre au service de l’archiduc Albert d’Autriche et de son épouse, l’infante d’Espagne Isabelle, qui n’est autre que la fille du roi d’Espagne Philippe II, maître en ce temps-là des Pays-Bas espagnols. La cour s’installe à Bruxelles. En 1610, à Anvers, où il a épousé l’année précédente Isabelle Brandt, fille d’avocat, Rubens construit sa maison-atelier, à la façon d’un palais de la Renaissance, et qu’il orne d’une fameuse collection d’antiques qu’il acquiert peu à peu au cours de ses missions diplomatiques hors du pays. Rubens est désormais bien installé, et incontournable dans le panorama européen de la peinture. Il s’entoure de collaborateurs, comme Paul de Vos ou Frans Snijders, spécialisés dans la peinture animale, ou encore Lucas Van Uden, spécialiste du paysage. En effet, il doit honorer d’innombrables commandes et a besoin de développer son atelier. Parmi les jeunes talents qui évoluent auprès de Rubens, Anton Van Dyck et Jacob Jordaens sont ses élèves les plus célèbres. Ils viennent s’instruire auprès du maître dans sa maison d’anvers (la « Rubenhuis »). 

Pierre-Paul Rubens et l’exercice de la diplomatie européenne

En 1622-25, Rubens réalise le fameux cycle de grands formats (aujourd’hui au Louvre) sur Marie de Médicis, destiné au Palais du Luxembourg où vivait la reine. Devenu intime de l’infante Isabelle, cette dernière envoie ensuite Rubens à Madrid en 1628 dans le cadre de la guerre de Trente ans. Il rencontre et noue une amitié avec un autre immense peintre de la période, Diego Velazquez. Par la suite, Rubens sera envoyé à Londres pour négocier une paix entre Angleterre et Espagne ; il accepte la commande du plafond de la salle des banquets de Whitehall, série de toiles réalisées à Bruxelles et mises en place en 1636. À Londres, Rubens laissera son élève préféré, Van Dyck, qui devient le peintre de la cour royale. En 1631-32, Rubens est également chargé de signer la trêve entre les Pays-Bas catholiques et les Provinces-Unies, de religion réformée. Entre-temps, en 1630, il s’est remarié, suite au décès de sa première épouse, avec Hélène Fourment, qui devient sa muse inconditionnelle. Hélène lui donnera quatre enfants.

Pierre-Paul Rubens, fin de carrière d’un peintre brillant

En 1635, il acquiert le château de Steen, non loin d’Anvers, et y installe sa famille. Il y réalisera de nombreux paysages, notamment celui qui tient lieu de décor à sa kermesse (Louvre) ; à chaque fois, la nature y est courtoise, préfigurant le XVIIIe siècle français, tantôt symbolique, idéalisée, sacralisée. En 1636, il est nommé peintre officiel de la cour des Pays-Bas espagnols, gérée par le cardinal Ferdinand. Il réalise toujours des tableaux sur le thème mythologique, qui lui est cher, et au total, on compte pas moins de 2000 oeuvres sorties de son atelier. Sa plus grosse commande est celle du pavillon de chasse du toi d’Espagne Philippe IV, et pour la tour de la Parada, un ensemble pour lequel Rubens réalise 60 toiles. Jusqu’à sa mort, sa renommée est flamboyante. Rubens est atteint de la goutte, qui le handicape de plus en plus, malgré une vie des plus saines. Il meurt en 1640, à Anvers. 

L’estimation des oeuvres de Pierre-Paul Rubens

Les oeuvres de Pierre-Paul Rubens sont rares sur le marché de l’art. Ses tableaux sont extrêmement précieux et disputés. En 2002, une toile sur le thème du Massacre des Innocents de Rubens (huile sur panneau, 142 x 182 cm) a été adjugé pour le prix record de 70 159 500 euros hors frais à Londres, soit plus de 77 millions d’euros avec frais. Ses compositions d’histoire connaissent des estimations très hautes. Ses plus beaux portraits peints, comme celui d’un commandant en armes avec deux personnages, vendu à Londres en 2010, sont estimés entre 9 millions et 15 millions d’euros. Certains dessins de Rubens atteignent également des prix très hauts. Son étude de nu masculin aux bras levé, vendu à New-York en 2019, a atteint l’adjudication record de 6 128 800 euros hors frais. À côté de ces exceptions, certains dessins de très belle qualité se vendent autour de 400 000 euros (petites encres brunes sur papier de moins de 20 cm de hauteur), et peuvent descendre jusqu’à 50 000 euros selon qu’il s’agit d’une esquisse rapide ou d’un projet plus appliqué. Concernant les estampes, il faut compter entre 20 000 et 200 euros pour en faire l’acquisition, selon le sujet, la datation, le format, la technique de gravure, le tirage…

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Léopold Gottlieb, des débuts artistiques favorisés par une famille en deuil

Léopold Gottlieb est né en 1879 à Drohobycz, en Galicie, dans l’empire Austro-hongrois. Son frère aîné, Maurycy Gottlieb, prédisposé aux arts, meurt l’année de la naissance de Léopold, alors qu’il a tout juste vingt-trois ans. Les parents de Léopold et de Marcin Gottlieb, deux commerçants d’origine juive, espèrent que leurs plus jeunes enfants suivront eux aussi cette carrière dans l’art pour honorer leur défunt frère ; par chance, ce sera le cas pour les deux. 

Léopold Gottlieb entre à l’école des Beaux-Arts de Cracovie en 1896, et il y reste jusqu’en 1902, où sous la férule de Jacek Malczewski et Théodor Axentowicz, il développe ses talents de dessinateur et de peintre. Durant cet apprentissage, peut-être, en 1899, aurait-il voyagé à Paris, une ville où il s’installera bien plus tard. Très doué, le jeune Léopold Gottlieb obtient à la fin de ses études une bourse, assortie au premier prix de peinture, qui va lui permettre de parcourir l’Europe à la découverte des centres artistiques du moment. 

Léopold Gottlieb, le groupe des Cinq et l’école de Paris

Léopold Gottlieb part à Munich en 1903, dans l’optique de poursuivre ses études auprès d’Anton Azbe, peintre austro-hongrois qui fonda sa propre école dans la ville bavaroise. Tout de suite, en parallèle de ses études, les talents de portraitiste de Gottlieb lui permettent de vivre. 

En 1905, et durant un an seulement, il participe au « groupe des cinq », qui, sur le mode du plus célèbre groupe des cinq, (un groupe de musiciens au nombre desquels on compte Rimski-Korsakov), propose de renouveler l’orientation de la peinture. Dans ce groupe on trouve notamment le beau-frère de Gottlieb, Mieczyslaw Jakimowicz, et l’ami cher de Léopold Gottlieb, Witold Wojtkiewicz. Le groupe expose en Pologne et à l’étranger. 

Après avoir passé un an d’enseignement à l’école des Beaux-Arts de Bezalel à Jérusalem, Léopold Gottlieb s’installe à Paris en 1906, à Montparnasse où il fréquente d’autres étrangers de l’école de Paris. Il y côtoie le poète André Salmon et son groupe, Diego Rivera ou encore Mela Muter, elle aussi d’origine polonaise. Lié à son pays natal, Léopold Gottlieb suit avec attention et participe aux révolutions artistiques de la peinture polonaise, et notamment celle du formisme (ou expressionnisme polonais). 

Léopold Gottlieb, un artiste engagé à la fin de carrière tragique

Léopold Gottlieb est un artiste très engagé. En 1941, il fend le nez du grand peintre – et compatriote de Gottlieb – Moïse Kisling lors d’un duel au sabre, sur fond de désaccord – marque d’un tempérament orageux. Gottlieb fréquente de nombreux polonais de l’école de Paris. Il participe notamment au cercle de la Société des artistes polonais de Paris, la TAP, créée par le sculpteur Ostrowski ; il prend part à des débats, auprès de Mela Muter ou Eugène Zak, où il clame avec ardeur son adhésion à l’indépendance du pays natal, dont il a toujours le souvenir vif, et où il se rend régulièrement. De même, Léopold Gottlieb se fait remarquer en participant activement aux séances de l’organisation paramilitaire Le Tireur, fidèle soutien à l’indépendance polonaise. 

En parallèle de ses engagements forts (comme celui concernant le maréchal Pilsudski), l’artiste de Montparnasse continue sa brillante carrière de portraitiste et de peintre. Mais, à l’arrivée de la guerre de 14, Gottlieb décide de regagner la Pologne. Il y peint les conditions de vie extrêmement difficiles des soldats et en conçoit une édition lithographiée. 

Après la guerre, en 1919, on retrouve Léopold Gottlieb dans les Carpates, à l’Académie des arts de Zakopane, où l’artiste enseigne. Puis, dans les années 1920, Léopold Gottlieb rentre finalement à Paris. Il continue sa carrière mais souffre d’un mal destiné à l’emporter. En effet, Gottlieb  meurt en 1933, dans sa maison de Montrouge, d’une maladie du foie. En 1943, sa femme sera déportée.

L’estimation des oeuvres de Léopold Gottlieb

La toile « Le souper des pêcheurs », 73 x 92 cm, datée de 1926, a été adjugée en 2020 pour la somme de 145 000 euros hors frais à Varsovie. Les plus beaux paysages, comme le paysage du midi (vers 1910) vendu à Paris en 2018 a été acquis pour 110 000 euros hors frais. Ses plus beaux portraits peuvent aussi atteindre les 100 000 euros. De manière générale, les tableaux de Léopold Gottlieb oscillent entre 12 000 et 50 000 euros pour les toiles, moins de 10 000 euros pour les gouaches et oeuvres sur papier. 

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Pierre Buraglio, naissance d’un artiste

Pierre Buraglio est né en 1939 à Charenton, près de Paris, d’un père architecte d’origine italienne, Robert Buraglio, absent du domicile familial car retenu captif entre 1940 et 1945. Après le conflit, Buraglio emmène son fils Pierre dans les musées et manifestations artistiques, attisant une passion naissante. Attiré dès son enfance non seulement par la contemplation, mais aussi par la pratique des arts, Pierre Buraglio entre en 1960 à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il est inscrit dans l’atelier de Maurice Brianchon et Pierre Eugène Clairin, mais fréquente aussi l’atelier de Roger Chastel, à l’instar de Claude Viallat, Michel Parmentier, Kermarec et d’autres jeunes talents émergents dont certains seront les grands noms du groupe Supports/surfaces. Dès 1961, le jeune Pierre Buraglio participe au Salon de la Jeune Peinture avec quelques camarades. Il rencontre Gilles Aillaud, un autre fils d’architecte devenu peintre et scénariste. En 1962, c’est une rencontre plus importante encore qui l’attend. En effet, Buraglio participe à la revue Clarté (mensuel des étudiants communistes de l’UCE), et il s’y lie avec Pierre Soulages, dont l’art abstrait est alors au coeur de la polémique artistique. 

Pierre Buraglio et l’expérience new-yorkaise

En 1963, Pierre Buraglio part à New-York, et découvre la nouvelle école artistique qui s’y déploie entre expressionnisme abstrait et pop. Dans la direction de ses collègues, futurs acteurs de Supports/Surfaces, Buraglio expérimente et créée ses premiers « recouvrements », ses premiers « papiers » aussi, fruits d’une superposition de fragments de papier et de matériaux « pauvres ». Comme Soulages, ou Bram Van Velde qu’il admire beaucoup, Pierre Buraglio sent que l’heure n’est plus à la figuration ; ayant commencé comme peintre figuratif, c’est donc très tôt qu’il se tourne vers un nouveau mode d’expression. De retour à Paris, Buraglio participe à la Biennale de Paris et y reçoit un prix ; il y met en scène des oeuvres dans toute leur matérialité, pour ainsi dire en train de se faire. Son orientation ne déviera plus de cette ligne férocement engagée. 

Pierre Buraglio, les rencontres et les innovations : agrafages, camouflages, série des châssis et cadres

En 1965, Pierre Buraglio entre au comité du Salon de la Jeune Peinture. L’année suivante, l’artiste rencontre le galeriste Jean Fournier, et travaille avec les plus grands artistes du modernisme à une exposition commune : Simon Hantaï, Daniel Buren, Jean-Paul Riopelle, son ami Parmentier, ou encore Antoni Tapies. À cette occasion Pierre Buraglio réalise ses premiers agrafages, réalisés à partir de morceaux de toiles agrafés ensemble. Pierre Buraglio continue son travail et participe à différentes manifestations. En 1968, il devient permanent de l’atelier populaire de l’école des Beaux-Arts, où son engagement trouve un écho artistique. En collaboration avec l’éditeur Eric Seydoux, Pierre Buraglio créée de multiples affiches pour soutenir le mouvement estudiantin de Mai 68. L’artiste devient également secrétaire de rédaction du Bulletin de la Jeune Peinture, puis il collaborera à la revue Rebelote avec Gilles Aillaud John Berger et Eduardo Arroyo. L’écriture comme moyen d’expression est importante pour Pierre Buraglio, à tel point qu’entre 1969 et 1973 il cesse ses activités plastiques pour se consacrer à son travail d’imprimeur.  

Peu avant, il avait commencé ses séries de camouflages, et après sa rencontre avec Jean Hélion, lorsqu’il se remet à la pratique artistique, il développe ses séries « châssis » et « cadres ». 

Pierre Buraglio à partir des années 1970, la consécration d’un artiste engagé

En 1976 a lieu la première exposition personnelle de Pierre Buraglio à l’ARC 2 (Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris). Cette même année, il devient professeur à l’école régionale des beaux-arts de Valence. Il se met à travailler à sa série des « fenêtres ». En 1977, la galerie Jean Fournier lui offre une exposition personnelle sur le thème des assemblages. Inlassablement, Pierre Buraglio travaille et innove, invente. À la fin des années 1970, il se lance dans ses « Masquages », qui consistent à masquer la toile avec des bandes de toile peinte et autres morceaux et chutes d’oeuvres et de paperasse. Suit sa série des « caviardages », c’est-à-dire des agendas raturés. 

En 1983, il expose au Centre Pompidou, une consécration. En 1985, le musée de Valence lui offre sa première exposition personnelle dans cette ville où il enseigne. Cette carrière de maître est une révélation : en 1989, il est nommé à Paris, à l’école nationale supérieure des Beaux-Arts. En 2012, Pierre Buraglio est fait chevalier de la Légion d’Honneur. Il travaille aujourd’hui à Maisons-Alfort et participe à de nombreux projets d’expositions en galerie comme dans les musées. 

L’estimation des oeuvres de Pierre Buraglio

Une oeuvre de la série des Châssis, datée de 1974, (170 x 129 cm) a été vendue 20 000 euros hors en 2015 à Paris. C’est un record d’enchères pour un travail de Pierre Buraglio. Les pièces de sa série de fenêtres peuvent atteindre les 7 000 – 8 000 euros d’adjudication, tandis que ses masquages tournent plutôt autour des 2 000 – 4 000 euros pièce.

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Jeff Koons, les premiers pas d’un plasticien hors norme

Né à York (Pennsylvanie, Etats-Unis) en 1955 dans une famille dont le père est marchand de meubles et architecte / décorateur d’intérieur, le jeune Jeff Koons veut attirer l’attention paternelle, plutôt tournée vers la soeur aînée du futur artiste. Ainsi, initié par son père au monde des arts, Jeff Koons commence à étudier le dessin et la peinture dès 1962. Dix ans plus tard, à l’âge de seize ans, Jeff Koons part étudier à l’école des Beaux-Arts du Maryland Institute à Baltimore, où il poursuit son apprentissage de l’art et étudie aussi le design. L’année suivante, en 1973, Koons voyage à New-York afin de rencontrer son idole, Salvador Dali, momentanément présent sur le sol américain à l’occasion d’une rétrospective de son travail. En 1975, Koons étudie à l’Institut des Beaux-Arts de Chicago, sous la direction d’Ed. Paschke, qui lui fait découvrir les « ready made » de Duchamp.  

Trois ans après avoir vu Dali à New-York, Jeff Koons s’installe dans cette ville plaque tournante des arts d’occident, et se met à travailler au guichet du MoMa, jusqu’en 1979, en même temps qu’il devient trader. Les débuts de Jeff Koons sont difficiles en raison d’un manque d’argent que l’ingénieux artiste apprend vite à combler, en travaillant tantôt comme démarcheur politique, tantôt comme financier ; c’est dans cette seconde voie que va se lancer à fond le jeune prodige Koons. 

Jeff Koons, de trader à plasticien : The New, Equilibrium, Inflatable Rabbit…

Le jeune Jeff Koons devient courtier en matières premières dans l’antre de Wall Street. Sa première oeuvre, The New, est un ensemble d’appareils électroménagers (aspirateurs) enfermés dans des cages de plexiglas, et éclairés de néons, exposée dans la vitrine du musée d’art contemporain. Puis Jeff Koons propose en 1985 une série nommée Equilibrium, exposée par la galerie éphémère International with Monument, où des ballons de baskets se maintiennent notamment dans des aquariums. 

Remarqué, mais pas encore célèbre, Jeff Koons vit sa vie de financier et sa vie d’artiste en parallèle, l’une finançant l’autre. S’inspirant du principe de la Factory d’Andy Warhol, Jeff Koons créée son atelier, similaire à une usine de trente personnes où chacun est affecté à une tache précise, dans un loft de Soho. En 1986, il créée son fameux Inflatable Rabbit, le lapin gonflable en inox, aujourd’hui considéré comme l’une de ses créations emblématiques. 

Désormais, Jeff Koons est absolument incontournable de la sculpture contemporaine. Après un accident lors de la fonte d’un bronze en 1987, Koons cesse temporairement les ready-made, mais trouve d’autres voies médiatiques et artistiques pour continuer à alimenter la scène artistique. Koons réalise notamment une sculpture emblématique de cette phase de son oeuvre, une statue polychrome titrée Pink Panther, représentant le buste nu de l’actrice de série B Jane Mansfield serrant une peluche du célèbre animal rose (sculpture acquise par le MoMa).

Jeff Koons, consécration d’un plasticien médiatique

En 1991, Jeff Koons épouse la Cicciolina, actrice pornographique italienne reconvertie durant les années Berlusconi en politicienne. Avec sa compagne, Jeff Koons produit des oeuvres provocatrices – notamment des photographies osées, une série nommée « Made in Heaven » – qui le propulsent au rang de star sur la scène européenne et mondiale de l’art contemporain. L’année suivante, il conçoit une sculpture acquise par le Guggenheim Museum de Bilabo, l’immense chien « Puppy » recouvert de fleurs. Mais ses chiens les plus célèbres, les Balloon dogs, sont réalisés à partir de 1994. Désormais fameux pour ses oeuvres monumentales, Jeff Koons participe à de nombreux événements. En 2000, à Avignon, il livre « Split-Rocker », une oeuvre composée de 90 000 fleurs. En 2008, c’est Versailles qui a accueilli l’artiste pour une exposition exceptionnelle. En 2019, ses Tulipes, une oeuvre monumentale offerte pour commémorer les attentats de 2016, ont trouvé leur place sur l’avenue des Chaps-Elysées, à Paris. 

Jeff Koons est un héritier du Pop Art et du surréalisme, qui s’inscrit dans les pas de ses maîtres, Salvador Dali, Marcel Duchamp, Claes Oldenburg et Andy Warhol. Son travail sur les objets du quotidien et sur la notion de kitsch continuent aujourd’hui de l’animer, dans son immense local du quartier de Chelsea où travaillent plus de 120 assistants dans un esprit divisionniste d’entreprise industrielle.

L’estimation des oeuvres de Jeff Koons

Les oeuvres monumentales de Jeff Koons connaissent une cote hors norme. Son fameux « Inflatable rabbit » de 1986 a par exemple trouvé preneur à New-York en 2019 pour la somme de 71 404 000 euros hors frais. De même, en 2013, une version très grande de son Balloon Dog en acier poli a trouvé preneur à New-York pour plus de 38 millions d’euros hors frais. 

Concernant les oeuvres de format plus abordable : En 2020, un ensemble en porcelaine émaillée de 6 « balloon animals » a été adjugé à Londres pour la somme de 71 200 euros hors frais. En 2019, le miroir Flower drawing (2011), a été vendu pour 67 900 euros hors frais à New-York.

Si ce sont ses animaux en forme de ballons qui se vendent le mieux, les prix varient fortement selon le format, le matériau, l’année de production, et l’édition. Le vase en porcelaine « Puppy » (1998) représentant un West-Highland terrier blanc connaît de jolis succès, en général estimé autour des 10 000 euros pièce. 

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