Estimation gratuite Miquel Barceló

Miquel Barceló

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Estimation et cote de l'artiste Miquel Barceló

Miquel Barceló est un artiste espagnol contemporain, connu pour ses œuvres singulières et l’emploi de matériaux alternatifs. Enrichi par diverses influences artistiques, Miquel Barceló aspire à renouveler et à faire évoluer perpétuellement son œuvre.

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Estimation gratuite Miquel Barceló

Le parcours de Miquel Barceló

Miquel Barceló est un peintre, sculpteur et céramiste espagnol né le 8 janvier 1957 aux Baléares. Issu d’une fratrie de trois enfants dont il est l’aîné, c’est sa mère peintre paysagiste qui le sensibilise à la peinture. Après être sorti diplômé de l’École des arts décoratifs de Palma de Majorque en 1973, Miquel Barceló s’envole à Paris où il découvre l’art brut et l’art informel. Ces premières sources d’inspiration artistique proviennent notamment des œuvres de Jean Dubuffet, Jean Fautrier ou encore Wols.

En 1974, Miquel Barceló participe à sa première exposition individuelle à Palma de Majorque avant de commencer une formation à l’école des beaux-arts de Barcelone, sans jamais la finir. Un an plus tard, Miquel Barceló s’engage dans des actions politiques contre le gouvernement de Franco et à des manifestations écologiques.

En 1977, l’artiste organise une exposition à Barcelone qui marque le point de départ d’une nouvelle technique artistique : il commence à intégrer de la matière organique dans son travail.

Grâce à ses peintures, Miquel Barceló obtient très jeune une reconnaissance internationale qui fait de lui l’un des artistes contemporains le plus réputé. Cependant, il s’oriente progressivement vers la sculpture au milieu des années 1990. Tout comme avec ses céramiques, il fait de ses œuvres sculpturales des supports alternatifs.

Depuis, Miquel Barceló vit et travaille entre Majorque, Paris et le Mali. En 2003, il reçoit le prix Prince des Asturies pour les arts.

Les débuts de Miquel Barceló

Au début de sa carrière, Miquel Barceló et inspiré par les mouvements d’avant-garde de sa propre époque, soit l’Expressionnisme abstrait américain et l’Art brut. Afin de trouver sa propre identité esthétique, il entreprend une démarche et une attitude expérimentale. Il commence alors à produire des œuvres à la fois abstraite et conceptuelle. Cependant, Miquel Barceló est toujours conditionné par la formation qu’il a reçue durant ses études et donc, par les règles de la peinture conventionnelle.
Miquel Barceló Fait alors le choix de réaliser des œuvres qui lui permettent d’explorer de nouvelles techniques et de nouvelles formes, tout en perpétuant les traditions artistiques dans lesquelles ils trouvent un certain confort.

Miquel Barceló et l’utilisation de matériaux alternatifs

L’exposition de 1977 à Barcelone marque un tournant dans l’œuvre de Miquel Barceló. Dans le cadre de sa démarche expérimentale, il décide De s’intéresser aux matériaux qui composent son travail. Miquel Barceló Fait alors le choix d’intégrer de la matière organique, de la terre, de la Pierre.

Ces différents éléments lui permettent d’illustrer les sujets qu’il souhaite traiter dans ses œuvres, comme la décomposition, la fugacité et surtout, les enjeux écologiques.

Miquel Barceló est un artiste expérimental, dont les œuvres sont aussi alternatives que les matériaux qu’il choisit. Il a même créé une nouvelle technique, nommée « xylophagie », qui consiste à laisser des insectes ronger des planches de bois.

Le retour de la peinture figurative dans le travail de Miquel Barceló

Après s’être installé à Barcelone en 1980, Miquel Barceló opère un changement de style en s’intéressant progressivement à la peinture figurative. Ce changement survient au terme d’une série de voyages qu’il réalise en Europe, en Afrique de l’Ouest et aux États-Unis.

Miquel Barceló Et alors très inspiré par les paysages africains qu’il a pu contempler, et notamment par la lumière, le soleil et les rivières qui les caractérisent.

En parallèle, Miquel Barceló s’intéresse et s’inspire aussi des arts classiques et baroques.

Les sculptures de Miquel Barceló

Miquel Barceló Et également connu pour ses œuvres sculpturales, donc les thèmes restent les mêmes que ceux aborder dans ses peintures. En effet, il met en avant la nature et des motifs marins. Miquel Barceló Utilise différents supports : Il peut travailler sur papier ou bien réaliser des céramiques.

Son goût pour l’expérimentation intervient également Dans la création de ces sculptures, voire de ses « architectures » : Miquel Barceló Propose des œuvres monumentales et des installations conçues pour des bâtiments publics. Tout comme pour la peinture, Miquel Barceló s’attèle à renouveler en permanence les techniques utilisées dans ses sculptures.

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Miquel Barcelo est l’un des artistes les mieux vendus aux enchères publiques. Ses œuvres, essentiellement adjugées en France, passent régulièrement en vente aux enchères dans la catégorie peinture.

Les huiles de Miquel Barcelo sont en moyenne estimées entre 8 000 euros et 2 500 000 euros. Ce large intervalle est dû à une l’adjudication à 3 935 400 euros de l’œuvre Faena de muleto en 2011. Plus récemment, en décembre 2022, l’huile sur toile Flexo est adjugée à 85 000 euros.

Les dessins de Miquel Barcelo connaissent des estimations plus modestes, entre 5 000 euros et 160 000 euros. En octobre 2021, l’aquarelle Sin titulo de 1994 trouve acquéreur pour 26 000 euros. Un an plus tard, l’eau-forte intitulée Lanzarote est adjugée à 1 500 euros.

Enfin, depuis les années 1980, Miquel Barcelo réalise des sculptures, notamment des céramiques, qui se font plus rares dans les ventes aux enchères. Ces dernières peuvent être estimées entre 1 000 euros et 60 000 euros, en moyenne. En 2012, le bronze nommé Autoportrait sur Pichet est vendu à 32 000 euros. En septembre 2021, le bronze en patine noire Boc Encapironat surpasse les estimations moyennes en atteignant le prix de vente de 145 000 euros.

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Estimation gratuite Konstantin Andreevic Somov

Konstantin Andreevic Somov

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Estimation et cote de l'artiste Konstantin Andreevic Somov

Konstantin Andreevic Somov est un peintre symboliste russe dont l’œuvre démontre l’influence du style rococo. Son talent et son œuvre sont rapidement reconnues par la Russie mais il préfère s’installer en France, au contact de la culture parisienne.

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Le parcours de Konstantin Andreevic Somov

Konstantin Andreevic Somov est un peintre russe, né le 30 novembre 1867 à Saint-Pétersbourg et mort le 6 mai 1939 dans le 16ème arrondissement de Paris. Il s’intéresse dès son plus jeune âge à l’art et à la musique. Entre 1888 et 1897, Konstantin Andreevic Somov étudie à l’Académie impériale des Beaux-Arts et intègre pendant trois ans l’atelier d’Ilia Répine, aux côtés d’Igor Grabar, Philippe Maliavine et Anna Ostroumova-Lebedeva.

Durant ses études, Konstantin Andreevic Somov se lie d’amitié avec Alexandre Benois, Serge Diaghilev et Léon Bakst avec qui il se rend à Paris en 1897. De retour en Russie, Konstantin Andreevic Somov participe à l’illustration de la revue Mir Iskousstva, fondée par ses trois amis en 1899.

En 1906, les peintures de Konstantin Andreevic Somov sont exposées au Salon d’Automne et en Allemagne, où une première monographie lui est dédiée l’année suivante. En 1913, la Russie reconnait son travail.
En 1923, Konstantin Andreevic Somov quitte la Russie pour accompagner une exposition russe à New York. Il ne retourne alors jamais dans son pays natal, préférant s’installer à Paris dès 1925 pour apprécier la vie de la capitale culturelle du monde.
Depuis le début des années 2000, les peintures de Konstantin Andreevic Somov connaissent un regain d’intérêt ; leur valeur sur le marché de l’art s’est conséquemment accrue.

La formation et la consécration de Konstantin Andreevic Somov

Konstantin Andreevic Somov s’est intéressé très tôt à l’art. En effet, son père est conservateur et historien de l’art au musée de l’Ermitage. Il développe rapidement un goût pour l’art du XVIIIe siècle, notamment pour la musique.

Dès son entrée à l’Académie impériale des Beaux-Arts en 1888, Konstantin Andreevic Somov démontre son intérêt pour des peintres rococo comme Fragonard ou Watteau. A leur manière, il utilise la peinture à la gouache dès qu’il le peut. Son voyage à Paris à la fin du XIXe siècle confirme sa passion pour ce style pictural.

Dès les années 1910, le travail de Konstantin Andreevic Somov est salué et reconnu par la Russie qui le nomme membre de l’Académie impériale en 1913. Quelques années plus tard, en 1918, il devient professeur à l’École des Beaux-Arts de Saint-Pétersbourg.

L’œuvre de Konstantin Andreevic Somov

En termes d’influences artistiques, Konstantin Andreevic Somov semble se reconnaitre davantage dans les œuvres de maîtres anciens. Tout comme en témoigne certaines de ses toiles, il est particulièrement attiré par l’œuvre rococo de François Boucher, peintre français du XVIIIe siècle.

Entre 1890 et 1930, Konstantin Andreevic Somov réalise principalement des portraits de personnalités de l’âge d’argent de la culture russe, des scènes galantes et des paysages.

Lors de son séjour à Paris en 1897, Konstantin Andreevic Somov peint des portraits et des miniatures. La nature morte apparait aussi comme l’un de ses sujets de prédilection à ce moment, occupant une place de plus en plus présente dans la réalisation de ses portraits.

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Depuis le début du XXIe siècle, l’œuvre de Konstantin Andreevic Somov rencontre un regain d’intérêt qui se fait ressentir dans la cote de l’artiste. Bien qu’il réalise aussi des sculptures ou des estampes durant sa carrière, ce sont les peintures et les dessins de Konstantin Andreevic Somov qui sont le plus souvent présentés en ventes aux enchères.

Les peintures de Konstantin Andreevic Somov sont couramment estimées entre 1 000 euros et 2 000 000 euros. Traitant des thématiques variées, les estimations fluctuent selon les représentations. En juin 2016, l’huile sur papier intitulée Landscape with a rainbow datée de 1921 est adjugée à 86 904 euros. En décembre 2020, l’huile sur toile nommée Sleeping lady in a room in 18th century dress de 1919 atteint le prix de vente de 1 025 179 euros.
Quant aux dessins produits par Konstantin Andreevic Somov, les estimations débutent à 300 euros et peuvent atteindre 1 000 000 euros. En juin 2017, le dessin réalisé au crayon et à la gouache Matin d’été de 1932 est adjugé à 263 879 euros. Un an plus tard, le dessin intitulé Self-portrait de 1933 est adjugé à 157 033 euros.

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Estimation gratuite Karel Appel

Karel Appel

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Estimation et cote de l'artiste Karel Appel

A la fois peintre et sculpteur, Karel Appel est également l’un des membres fondateurs du groupe CoBrA. Ses œuvres, influencées par l’univers enfantin, reflètent son intérêt pour l’art spontané et naïf. Depuis sa disparition en 2006, la cote des œuvres de Karel Appel connait un véritable rebond sur le marché de l’art.

Estimation gratuite Karel Appel

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Qui est Karel Appel ?

Christiaan Karel Appel est né le 25 avril 1921 à Amsterdam et mort le 3 mai 2006 à Zurich. Peintre et sculpteur néerlandais, il commence à peindre à l’âge de quatorze ans. Entre 1940 et 1943, Karel Appel étudie à l’Académie royale des Beaux-Arts d’Amsterdam.

Trois ans plus tard, il expose ses œuvres pour la première fois à Groningue, aux Pays-Bas, dont l’influence évoque les travaux de Pablo Picasso, Henri Matisse et Jean Dubuffet.

Karel Appel est aussi connu pour être l’un des membres fondateurs du groupe CoBrA, créé à Paris en 1948, avant d’être dissous en 1951.

Artiste voyageur, Karel Appel vit dans plusieurs pays, comme au Mexique, aux États-Unis ou au Brésil, ce qui lui permet de développer une réputation internationale. En 1950, il choisit de s’installer en France. A cette époque, son travail est vivement soutenu par des critiques – tels que Michel Tapié et Michel Ragon – qui définissent son travail comme l’équivalent européen de l’Expressionnisme abstrait américain.

En prônant l’expression gestuelle, Karel Appel se réfère à Vincent Van Gogh et à la figuration expressionniste. Cette gestuelle se veut primitive et enfantine, à travers l’utilisation de couleurs vives et provocantes.

Karel Appel et le groupe CoBrA

Karel Appel est l’un des membres fondateurs du groupe CoBrA, créé à Paris en 1948. Ce groupe, composé d’artistes tels que Asger Jorn ou Pierre Alechinsky, propose de dépasser des mouvements en vigueur à l’époque, comme l’Art abstrait, alors considéré trop rigide et rationnel.

Les artistes de ce groupe valorisent un art à la fois spontané et expérimental. Ils utilisent un ensemble de pratiques héritées du Primitivisme, tout en s’intéressant et en s’inspirant des dessins d’enfants et de l’art des fous.

Le groupe CoBrA, fondé au même moment que la Compagnie de l’Art Brut de Jean Dubuffet, s’inscrit dans un courant de contre-culture. Ses adeptes rejettent toutes valeurs déjà établies et proposent de se libérer des conventions pour revendiquer « la spontanéité du naïf ».

En 1949, Karel Appel et les autres artistes CoBrA participent à une exposition collective au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Cet évènement suscite alors de nombreuses critiques dans le public et dans la presse. Dans la foulée, la fresque Questionner les enfants que Karel Appel réalise pour l’Hôtel de Ville d’Amsterdam créé la controverse : l’œuvre est alors couverte pendant une dizaine d’années. C’est à ce moment que Karel Appel décide de déménager pour s’établir à Paris en 1950, avant de voyager au Mexique, aux États-Unis, au Brésil et en Italie.

Le style personnel de Karel Appel

Dès ses débuts, et jusqu’à son décès en 2006, Karel Appel affirme son style spontané et exubérant, flirtant même avec l’abstraction dans les années 1970.

Dans les années 1980, Karel Appel opère un renouveau pictural qu’il met à l’honneur avec un ensemble de grands polyptiques.

Les toiles de Karel Appel sont très souvent inspirées par l’enfance et l’imaginaire qui s’en rapproche. L’artiste choisit ainsi des couleurs fortes et défigurées. À propos de son œuvre, Karel Appel déclare : « Le premier stade, rouge et jaune, est toujours beau… C’est lorsqu’il s’agit d’en contrôler le bien-fondé que s’ouvre une cruelle dialectique. De l’antagonisme naît le doute. Une toile n’est pas le résultat d’une recherche systématique mais d’une aventure pleine d’angoisse. »

En parallèle, Karel Appel réalise plusieurs sculptures, alternant entre des bricolages CoBrA et des immenses installations baroques. Tout comme dans sa peinture, il intègre un aspect ludique.

L’évolution stylistique de Karel Appel

Le plus souvent, Karel Appel utilise du bois brut, ou peu travaillé, qu’il peint de couleurs vives pour donner du mouvement et de l’énergie à son œuvre.

Les premières œuvres de Karel Appel se caractérisent par leur aspect vif et joyeux ; elles évoquent l’univers enfantin. Les œuvres réalisées à la fin de sa carrière sont bien différentes, elles sont davantage dramatiques bien qu’elles soient toujours expressives, dans le geste tout comme dans les formes.

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Depuis la disparation de l’artiste en 2006, sa cote sur le marché de l’art connait un regain d’intérêt, notamment pour les œuvres issues de la période CoBrA. En 2016, plusieurs œuvres de Karel Appel sont alors vendues à plus de 700 000 euros. Dans les ventes aux enchères, l’adjudication s’élève parfois au double des estimations initiales.

Les peintures de Karel Appel, essentiellement réalisées avec de l’acrylique, sont très appréciées en ventes aux enchères. Leurs estimations oscillent entre 10 000 euros et plus de 500 000 euros. En effet, le prix de vente de certaines œuvres de Karel Appel surpasse toutes les estimations. En 2002, l’huile sur toile Women, Children, Animals, datée de 1951, est adjugée à 746 232 euros. Plus récemment, en 2019, l’œuvre The Fall est vendue à 81 250 euros.

Inspirées des arts primitifs et naïfs, les estampes de Karel Appel sont en grande majorité des lithographies. Elles présentent des personnages amorphes colorés à partir d’une palette vive. Leurs estimations peuvent débuter à 30 euros et monter jusqu’à 40 000 euros.

Les dessins de Karel Appel sont également très recherchés sur le marché de l’art. Bien qu’il utilise beaucoup la gouache, l’artiste s’intéresse beaucoup aux techniques mixtes. Les estimations de ces dessins oscillent entre 100 euros et 240 000 euros.

Enfin, les sculptures de Karel Appel sont ses créations les plus rares en ventes aux enchères. Très colorées, elles reprennent parfois les figures enfantines de ses peintures ou de ses dessins. Les prix de vente des sculptures de Karel Appel se situent entre 100 euros et 260 000 euros.

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Estimation gratuite Jean Messagier

Jean Messagier

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Estimation et cote de l'artiste Jean Messagier

Personnage haut en couleur, artiste généreux et prolifique, Jean Messagier est un peintre rattaché à différents mouvements artistiques d’après-guerre. Cependant, il n’a jamais voulu choisir entre l’abstraction et la figuration. Son œuvre se caractérise avant tout par une extrême exubérance et une grande poésie.

Estimation gratuite Jean Messagier

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Qui est Jean Messagier ?

Jean Messagier est un peintre, graveur, sculpteur français né le 13 juillet 1920 à Paris est mort le 10 septembre 1999 à Montbéliard. Après avoir terminé ses études secondaires à Montbéliard, Jean Messagier est admis à l’école nationale des arts décoratifs de Paris en 1942, et suit les cours de poétique de Paul Valéry au Collège de France.

En 1947, Jean Messagier commence à réaliser ses premières sculptures, et voyage en Italie et en Algérie. Il organise aussi sa première exposition personnelle à la galerie arc-en-ciel à Paris, avant d’être révélé au public lors de l’exposition la Nouvelle École de Paris, organisé par Charles Estienne à la galerie de Babylone en 1952.

Jean Messagier est loin de se cantonner à son statut de peintre. En effet, il est un artiste éclectique qui s’intéresse à la sculpture et à la tapisserie, mais aussi à divers sujets comme les montgolfières, les bouteilles de vin ou la poésie. Il endosse même parfois le rôle d’un compositeur de musique, d’un écologiste ou d’un humaniste militant.

Souvent rattaché à l’école de Paris d’après-guerre, Jean Messagier et communément perçu comme un artiste abstrait et lyrique, un paysagiste abstrait. Pourtant, il a lui-même toujours refuser de se définir, refusant la dualité entre l’abstraction et la figuration.

Durant sa carrière, le peintre a obtenu plusieurs récompenses point il a notamment été nommé Chevalier des Arts et des Lettres, Chevalier de la Légion d’honneur, Officier des Arts et des Lettres et Commandeur de l’ordre national du Mérite.

Le style pictural de Jean Messagier

Les toiles de Jean Messagier sont souvent inspirées par la Franche-Comté, région où le peintre à passer son enfance et d’où et originaire sa famille. Comme la plupart des peintres abstraits de son époque, ses premières œuvres sont des portraits, assez figuratifs, et Des paysages, représentant notamment les bords de Seine.

Vers la fin des années 1940, il commence à développer son style, devenu si caractéristique, en peignant des paysages et en s’émancipant des conventions figuratives. C’est à cette période qu’il invente alors ce qu’on nomme « le pausage abstrait ». Jean Messagier travail c’est toiles à grands coups de brosse et de gestes amples, technique symbolique de son style qui lui permet aussi d’exprimer son émotion.

Dès lors, Jean Messagier devient un artiste éclectique et inclassable qui refuse formellement d’être catégoriser. Pourtant, les critiques le considèrent rapidement comme la figure de l’Abstraction lyrique et comme un membre éminent de l’École de Paris.

Les phases créatives de Jean Messagier

En 1955, Jean Messagier se distingue à nouveau lors d’une importante exposition organisée au cercle Volney à Paris. Encore une fois, il refuse de classifier son art et de se positionner sur la question de la dualité figuration-abstraction.

Sept ans plus tard, en 1962, Jean Messagier s’installe durablement en Franche-Comté, à Colombier-Fontaine. Il entre alors dans une période de production intense et s’intéresse à toutes les techniques qui lui permettent d’enrichir son expression artistique.

Dans les années 1980, Jean Messagier réadapte son style pictural pour revenir à des compositions davantage figuratives, pleines d’humour, avec des notes surréalistes.

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De son vivant, Jean Messagier est reconnu par ses pairs, ainsi que par le marché de l’art. Aujourd’hui, la cote de ses tableaux demeure stable, notamment sur les dix dernières années. Les œuvres de l’artiste circulent en nombre sur le marché de l’art ; les prix de ventes et les estimations en ventes aux enchères sont assez homogènes.

Les peintures de Jean Messagier les plus recherchées, et les plus répandues, sont celles réalisées entre les années 1950 et 1960. Pour ces œuvres, les estimations oscillent entre 5 000 euros et 7 000 euros. Pour les formats supérieurs à un mètre, les estimations passent de 7 000 euros à 9 000 euros. Comme souvent, il arrive que l’adjudication surpasse les estimations initiales. En 2012, l’huile sur toile intitulée Le printemps de Scapin atteint alors le prix de vente de 45 000 euros, l’un des records pour un tableau de Jean Messagier.

Pour les toiles de Jean Messagier réalisées entre 1970 et 1990, les estimations sont plus modestes, entre 4 000 euros et 6 000 euros. Seules quelques peintures des années 1990 excèdent ces estimations ; leur valeur supérieure résulte de leur caractère rare et de leurs couleurs vibrantes. En 2016, l’huile sur toile La grande reine des prés, datée de 1993, est alors adjugée à 12 000 euros.

Quant aux œuvres de Jean Messagier antérieures à 1955, il en existe que très peu. Pour celles qui nous sont parvenues, il faut compter entre 1 500 euros et 2 000 euros. Néanmoins, en 2018, l’huile sur toile Composition, Juillet, datée de 1950, est adjugée à 5 000 euros.

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Jannis Kounellis

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Estimation et cote de l'artiste Jannis Kounellis

Jannis Kounellis est un artiste majeur de la scène artistique contemporaine et une figure emblématique de l’Arte Povera. Il réalise des peintures et des installations à partir de matériaux simples et industriels pour s’opposer à d’autres mouvements artistiques du XXe siècle. 

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Qui est Jannis Kounellis ?

Jannis Kounellis est un peintre et sculpteur d’origine grecque, né le 23 mars 1936 au Pirée et mort le 16 février 2017 à Rome. Aussi professeur d’université, il est l’un des représentants de l’Arte Povera.
gé de vingt ans, Jannis Kounellis quitte la Grèce pour l’Italie. Il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Rome sous la direction de Toti Scialoja qui l’initie à l’Expressionnisme abstrait et à l’Art informel, deux mouvements qui fondent le parcours créatif de Jannis Kounellis.
Les premières œuvres de Jannis Kounellis sont des tableaux couverts de grandes lettres noires, de chiffres, de flèches et d’autres symbole. Son but est alors de montrer l’art comme une langue des signes.
Dans les années 1960, Jannis Kounellis constate que la peinture n’est pas adaptée à la complexité du monde, selon lui. Il décide alors de remplacer la toile par des plaques d’aciers et d’utiliser des objets à la place des pigments.
Également écrivain, Jannis Kounellis utilise ces éléments comme des mots pour constituer un dictionnaire visuel sur lequel il s’appuie pour créer ses œuvres. Cette démarche l’amène à devenir l’un des pionniers de l’Arte Povera.

Jannis Kounellis, représentant de l’Arte Povera

L’Arte Povera est un mouvement artistique qui apparait vers 1967, lors d’une exposition collective à Gênes, sous l’influence du critique d’art Germano Celant. Cet évènement réunit une douzaine d’artistes, dont Jannis Kounellis mais aussi Giovanni Anselma ou Mario Merz.
A travers leurs œuvres, les artistes s’opposent à l’aspect clinquant du Pop Art et à la neutralité du Minimalisme. Ils utilisent des matériaux humbles et quotidiens : tôle, laine, bois… A l’instar de celles de ses confrères, les œuvres de Jannis Kounellis dénoncent la société de consommation – de plus en plus présente – et l’hégémonie du marché de l’art américain.

La démarche créative de Jannis Kounellis

Pour réaliser ses œuvres, Jannis Kounellis utilise des matériaux simples et industriels comme le fer, le coton, le charbon, le bois, le café ou même des animaux vivants. L’utilisation de ces éléments a une double fonction. D’une part, ils sont reliés à des professions ou à l’univers du travail. D’autre part, ils permettent une opposition physique et culturelle : le souple et le dur, l’industriel et l’agricole, l’acier et le jute.

Les installations de Jannis Kounellis sont de véritables mises en scènes qui occupent entièrement l’espace d’exposition qui leur est dédié. Elles incluent le spectateur, le rendant acteur de l’exposition.

Pour aller plus loin, Jannis Kounellis oppose des œuvres géométriques, réalisées en matériaux industriels, à des animaux vivants. En 1969, il présente alors à la Galerie L’Attico à Rome des chevaux vivants attachés aux murs. Cette installation créée un choc entre la nature et la culture, choc dans lequel la place de l’artiste est rendue minime.

Le tournant des années 1970 et 1980 dans l’œuvre de Jannis Kounellis

Durant les années 1970 et 1980, l’œuvre de Jannis Kounellis est de plus en plus présentée. En effet, il participe à de nombreux évènements. Par exemple, il expose à la Biennale de Venise en 1972 et à une exposition monographique circulant dans plusieurs musées européens. En 1985, le musée d’Art Contemporain de Bordeaux lui consacre une exposition et, un an plus tard, le musée d’Art Contemporain de Chicago propose une rétrospective de ses œuvres.

C’est également à cette époque que l’œuvre de Jannis Kounellis connait un changement. Elle s’assombrit et devient davantage dramatique. Le feu est remplacé par la suie et les animaux vivants deviennent des créatures empaillées.

Ce tournant dans l’œuvre de Jannis Kounellis atteint son point culminant à Barcelone en 1989. L’artiste décide d’exposer des quarts de bœufs, fraichement abattus, fixés à des plaques de métal par des crochets, éclairés par des lampes à l’huile.

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Les œuvres de Jannis Kounellis sont assez nombreuses sur le marché de l’art depuis 1986. Le plus souvent, ce sont les dessins et aquarelles de l’artiste qui sont proposés en ventes aux enchères, bien que nombreuses de ses peintures et de ses sculptures soient aussi vendues.

Les dessins et aquarelles de Jannis Kounellis, ses œuvres les plus vendues en ventes aux enchères, sont estimées entre 500 euros et 100 000 euros en moyenne. En 2010, l’encre sur papier Simboli de 1960 est vendue à 43 2180 euros. En 2022, l’aquarelle Sans titre de 2006 est adjugée à 11 182 euros.

Les peintures de Jannis Kounellis, aussi très répandues en ventes aux enchères, sont estimées entre 1 500 euros et 600 000 euros. En 2014, l’huile sur toile Sans titre de 1961 est adjugée à 599 232 euros. Trois ans plus tard, l’huile sur papier Sans titre de 1996 trouve acquéreur pour 6 500 euros. Parfois, le prix d’adjudication surpasse les estimations moyennes. En 2016, une peinture de Jannis Kounellis de 1960 est ainsi adjugée à 1 300 000 euros.

Quant aux sculptures de Jannis Kounellis, il faut compter entre 3 000 euros et 500 000 euros en ventes aux enchères. En 2021, une sculpture de 1987 est adjugée à 330 000 euros.

Enfin, les estampes et lithographies de l’artiste présentent des estimations plus modestes, soit entre 200 euros et 15 000 euros.

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Estimation gratuite Hans Bellmer

Hans Bellmer

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Estimation et cote de l'artiste Hans Bellmer

Hans Bellmer (1902-1975) est un artiste franco-allemand pluridisciplinaire, qui s’intéresse aussi bien au dessin qu’à la photographie. Ses œuvres teintées d’érotisme s’inscrivent dans le mouvement surréaliste, dont il est un acteur majeur.

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Les débuts artistiques de Hans Bellmer, entre politique et surréalisme

Hans Bellmer est un artiste franco-allemand, né le 13 mars 1902 à Kattowitz et mort le 24 février 1975 à Paris. Peintre, photographe, graveur et dessinateur, il est l’un des artistes majeurs du surréalisme. Grandissant dans un contexte familial violent, Hans Bellmer se réfugie dans l’univers merveilleux des jouets et des romans populaires.

En 1923, son père l’envoie étudier l’ingénierie à la Technische Hoschule de Berlin mais l’artiste préfère s’intéresser à la politique, aux œuvres de Karl Marx et aux discussions dadaïstes. À cette époque, Hans Bellmer est proche du peintre George Grosz qui le convainc d’abandonner ses études pour débuter une formation de typographe.

Vers 1925, Hans Bellmer séjourne à Paris où il rencontre les dadaïstes et les surréalistes. Quelque temps après, il ouvre un studio publicitaire qu’il est contraint d’abandonner en 1933 pour des raisons politiques contraires avec le nouveau pouvoir en place, le Nazisme. Dans une démarche antinazisme, Hans Bellmer décide de plus rien créer qui puisse être utile à l’État. Il réalise alors son œuvre la plus connue, La Poupée, en 1934. Qualifiée “d’art généré” par les nazis, elle sera principalement publiée en France, sous forme de textes et de photographies dans la revue Le Minotaure.

Hans Bellmer se réfugie en France en 1938 où il est rapidement arrêté en tant que ressortissant allemand. Il est alors emprisonné au Camp des Milles, près d’Aix-en-Provence, avec Max Ernst, Ferdinand Springer et Wols. Un an plus tard, il parvient à s’en échapper et rejoint le Sud de la France.

Hans Bellmer organise sa première exposition personnelle en 1943 mais il continue pendant plusieurs années à mener une vie précaire. Il faut attendre l’année 1966 pour que son art soit consacré dans son pays natal, l’Allemagne.

L’image de la femme dans l’œuvre de Hans Bellmer

Selon Hans Bellmer, la femme serait comme une anagramme dont les variations et les métamorphoses peuvent varier à l’infini, selon le désir des individus.

À travers son art, Hans Bellmer cherche à produire des œuvres érotiques dont le sujet principal est l’anatomie de la femme. Les œuvres réalisées dans cette démarche ont parfois offensé le public car les corps représentés sont souvent maltraités.

Le travail de Hans Bellmer s’inscrivant dans le mouvement du Surréalisme, il y a souvent une psychanalyse, ou du moins un questionnement, autour de la perversion portée sur le corps de la femme.

« Le corps est comparable à une phrase qui vous inciterait à la désarticuler pour que se recomposent, à travers une série d’anagrammes sans fin, ses contenus véritables. » Hans Bellmer

L’œuvre surréaliste de Hans Bellmer

L’œuvre de Hans Bellmer est rattachée au mouvement surréaliste. Ce dernier, initié par André Breton en 1924, se définit comme “la représentation intérieure de l’image présente à l’esprit”. Le Surréalisme est basé sur l’exploration du monde onirique, dans l’espoir de reconnecter l’Homme avec son intériorité.

Au sein du groupe des surréalistes, Hans Bellmer se distingue par la création d’œuvres érotiques. Tout comme ses gravures, ses dessins expriment ses fantasmes à travers des corps qui se métamorphosent. La Poupée, objet surréaliste par excellence, permet à Hans Bellmer d’explorer de nombreuses possibilités mélangeant anatomie et désir.

Entre la Première Guerre mondiale et la Seconde, Hans Bellmer s’intéresse à la photographie, en tant qu’art à part entière. Pour lui, la photographie doit susciter de l’émotion. Alors que les dadaïstes avaient mis au point des photomontages, les surréalistes utilisent la photographie pour proposer une conception nouvelle de la réalité. C’est pour cela que les photographies de La Poupée se veulent aussi érotiques, dérangeantes et percutantes.

La cote des œuvres de Hans Bellmer sur le marché de l'art

Le regain d’intérêt pour les œuvres surréalistes a permis à la cote de Hans Bellmer d’augmenter : aujourd’hui, les prix pour l’une de ses œuvres varient entre 10 euros et 241 000 euros.

Les dessins de Hans Bellmer sont aussi centrés sur des images érotiques. Le prix de vente moyen d’un dessin au crayon, technique favorite de l’artiste, est de 8 000 euros. En juin 2019, le dessin Intérieur de 1951 est adjugé 1 560 euros. Plus récemment, en décembre 2020, le dessin au crayon intitulé Unica avec l’œil sexe de 1961 atteint le prix de vente de 83 820 euros.

Au sujet des photographies de Hans Bellmer, il s’agit le plus souvent de tirages argentiques ou au gélatino-bromure d’argent. Estimées entre 150 euros et 195 000 euros, les photographies de l’artiste peuvent être vendues jusqu’à 240 000 euros. Lors d’une vente en novembre 2019, le tirage argentique nommé La Poupée debout contre le mur est adjugé 8 320 euros. En février 2023, la photographie intitulée La Poupée et datée de 1949 est vendue à 11 000 euros.

Enfin, les peintures de Hans Bellmer se font beaucoup plus rares que ses dessins ou ses photographies sur le marché de l’art. Cependant, elles se vendent tout de même à des prix conséquents. Les estimations des peintures de l’artiste oscillent alors entre 1 000 euros et 155 000 euros.

En lien avec Hans Bellmer

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Georges Bouzianis

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Estimation et cote de l'artiste Georges Bouzianis

Georges Bouzianis est un peintre d’origine grecque qui étudie l’art puis développe son style en Allemagne. Très vite, il s’intéresse et se passionne pour l’Expressionnisme. Malheureusement, l’arrivée au pouvoir des nazis provoque prématurément son retour en Grèce où son art reste longtemps incompris.

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Le parcours de Georges Bouzianis

Georges Bouzianis est un peintre grec, né le 8 novembre 1885 et mort le 23 octobre 1959 à Athènes. Il étudie à l’École des Beaux-Arts d’Athènes avant de terminer sa formation artistique à Munich en 1908.

A Munich, Georges Bouzianis découvre l’Expressionnisme allemand de la Neue Münchener Sezession dont il est l’un des principaux représentants dès 1912. Dans les années 1920, il réside à Berlin et devient l’élève de Max Liebermann. Progressivement, il acquiert une certaine notoriété dans la sphère artistique de la ville.

Cependant, l’arrivée des nazis au pouvoir chamboule sa vie et sa carrière. Il retourne alors en Grèce pour poursuivre son travail et ses recherches artistiques. Malheureusement, Georges Bouzianis n’est pas soutenu par ses pairs et évolue dans un isolement presque complet.

Durant sa carrière, Georges Bouzianis participe à de nombreuses expositions et foires. Il représente notamment la Grèce, son pays natal, à la Biennale de Venise et obtient le prix grec au concours international de Guggenheim. Après sa mort en 1959, sa maison à Athènes est transformée en musée.

Aujourd’hui, les peintures de Georges Bouzianis sont exposées à la Galerie nationale d’Athènes et dans de nombreux autres musées en Grèce mais aussi dans le monde.

Georges Bouzianis, un peintre expressionniste grec

Georges Bouzianis est l’un des grands peintres expressionnistes grecs. Cependant, l’Expressionnisme est un mouvement qui, à son époque, a du mal à s’implanter en Grèce, à tel point que Georges Bouzianis est rejeté par son pays lors de son retour d’Allemagne.

L’Expressionnisme est un mouvement figuratif qui apparait au début du XXe siècle en Europe du Nord, et surtout en Allemagne. Dans les années 1930, ce mouvement est condamné et interdit par le régime nazi qui le considère comme un art dégénéré. Bien qu’il touche de multiples domaines, l’Expressionnisme est très présent en peinture.

L’Expressionnisme consiste à se concentrer sur la réponse personnelle, et subconsciente, de l’artiste face à son environnement. Ainsi, il s’oppose à l’Impressionnisme qui privilégie la représentation de la réalité à l’expérience sensorielle. Les premiers représentants de l’Expressionnisme apparaissent en Allemagne à travers des groupes d’artistes tels que le Die Brücke et Der Blaue Reiter.

Georges Bouzianis, un peintre reconnu en Allemagne

Né pendant la période nazie, Georg Baselitz cherche à retranscrire la violence de ces années de guerre à travers la sculpture, la gravure, l’illustration et surtout à travers la peinture. Dès 1969, il devient célèbre pour ses tableaux dont les personnages ont la tête en bas. A ce sujet, il déclare : « Peindre à l’envers évite de poser le problème du sujet ». Ce choix permet aussi à Georg Baselitz de s’affranchir des normes artistiques d’une époque portée par le Néoexpressionnisme, le Pop Art ou l’Art conceptuel.

En peinture, Georg Baselitz opte pour des toiles aux formats monumentaux qu’il pose à même le sol. Son style est considéré comme brutal et énergique, les coups de pinceaux sont apparents et les couleurs vives forment des couches épaisses. Quant aux motifs, Georg Baselitz choisit des formes simplifiées, presque rustiques et primitives.

Les tableaux de Georg Baselitz sont l’incarnation de ses multiples influences, venues de différents pays et différentes époques : l’Expressionnisme abstrait américain, le Maniérisme italien, l’Art Africain, Jean Dubuffet ou encore le Surréalisme. Les toiles monumentales de Georg Baselitz démontrent également une constante évolution artistique ; au début des années 2000, il considère par exemple que ses peintures reflètent son « apaisement ».

Georges Bouzianis, un peintre reconnu en Allemagne

Aujourd’hui, Georges Bouzianis est considéré comme l’un des trois pères de l’art grec moderne, aux côtés de Parthenis et Maelas, et comme le plus grand peintre expressionniste grec.

Lorsqu’il poursuit ses études en Allemagne, Georges Bouzianis s’intéresse puis perfectionne son goût pour l’Expressionnisme. Ses peintures lui permettent rapidement de devenir un artiste respecté dans ce pays.

L’un des tournants de la carrière de Georges Bouzianis opère lorsqu’il rencontre Heinrich Barchfeld, un galeriste à Leipzig. Ce dernier permet à Georges Bouzianis d’organiser sa première exposition personnelle qui sera une réussite, le musée de Leipzig lui achetant plusieurs toiles. Cependant, l’engouement pour l’Expressionnisme s’estompe avec la montée du nazisme. De nombreux tableaux de Georges Bouzianis sont alors confisqués dès 1937 par les nazis lors de la « purge de l’art dégénéré ».

Le retour compliqué de Georges Bouzianis en Grèce

En 1934, à cause du climat politique allemand, Georges Bouzianis retourne en Grèce. Malheureusement, ce retour est ponctué de plusieurs désillusions. L’artiste n’est pas retenu pour un poste à l’École des Beaux-Arts d’Athènes et, surtout, il est traité avec hostilité par les cercles artistiques athéniens.

En effet, ces derniers ne sont pas préparés – certains sont même offusqués – au style expressionniste de Georges Bouzianis. Il faut attendre 1949, après une exposition à la galerie Parnassos, pour que la scène artistique grecque commence à apprécier son œuvre.

Entre-temps, Georges Bouzianis continue seul sa quête artistique personnelle. Cet isolement l’amène à créer ses œuvres les plus significatives. Les principales thématiques des peintures de Georges Bouzianis se trouvent alors être la nature morte, le paysage et, surtout, le portrait et la figure humaine.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Georges Bouzianis

Depuis 1993, les œuvres de Georges Bouzianis sont passées à plus de 210 reprises en ventes aux enchères, notamment dans la catégorie dessin et aquarelle. La cote de Georges Bouzianis est légèrement en baisse ces dernières années mais ce constat peut s’expliquer par le fait que ses œuvres sont moins présentes depuis les années 2010 en ventes aux enchères.

L’œuvre de Georges Bouzianis se distingue par une marque personnelle, développée par l’artiste, à savoir l’intensité dans le coup de pinceau associée à une relation spirituelle entre l’artiste et le thème représenté.

Pour les dessins et aquarelles de l’artiste, il faut compter entre 1 000 euros et 60 000 euros. En 2014, l’aquarelle sur papier intitulée Junge Frau mit blosse Arme est adjugée à 29 076 euros. En décembre 2022, l’aquarelle Stilleben mit Äpfel(n) und Kanne est adjugé à 2 000 euros.
En ventes aux enchères, les peintures de Georges Bouzianis se font plus rares. Leur estimation débute aux alentours de 4 000 euros et peut atteindre plus de 100 000 euros. En mai 2016, l’huile sur toile Three figures (women and child) de 1950 trouve acquéreur pour 55 000 euros. En novembre 2022, l’huile sur toile Femme nue au chapeau rouge de 1954 est adjugée à 40 000 euros.

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Georg Baselitz

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Estimation et cote de l'artiste Georg Baselitz

Georg Baselitz est réputé pour son expression artistique violente qui évoque le Primitivisme et l’Expressionnisme berlinois des années 1920. Né en Saxe pendant la période nazie, sa carrière prend son envol au cours des années 1960 après être devenue une figure de l’esprit de Berlin-Ouest et du Néoexpressionnisme allemand.

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La vie artistique de Georg Baselitz

Aujourd’hui âgé de 85 ans, Hans-Georg Kern – connu sous le nom de Georg Baselitz – est né le 23 janvier 1938 à Deutschbaselitz. Artiste, peintre et sculpteur, il passe son adolescence en Allemagne de l’Est avant de s’installer en Allemagne de l’Ouest pour étudier.

En 1956, Georg Baselitz est admis à l’Ecole des arts plastiques et des arts appliqués de Berlin-Est. Il en est exclu seulement deux semaines plus tard pour « immaturité socio-politique ». L’année suivante, il intègre l’École des Beaux-Arts de Berlin-Ouest. Vers 1959, Georg Baselitz découvre les œuvres de Pollock, Kooning et Guston et se rend à Amsterdam pour admirer celles de Soutine et de Duchamp. En 1961, il prend le nom de Georg Baselitz et décide de finir ses études à l’Akadémie.

L’œuvre de Georg Baselitz est connue pour exprimer ses propres réactions face aux traumatismes humains et aux tragédies qui ont touché l’Allemagne. C’est vers les années 1960 que le travail de Georg Baselitz commence à faire l’objet de nombreuses expositions internationales, à la fois personnelles et collectives. L’artiste est notamment réputé pour ses tableaux « haut-en-bas » et ses sculptures sur bois réalisées à la tronçonneuse.

Élu le 23 octobre 2019 à l’Académie des Beaux-Arts de France, Georg Baselitz est aujourd’hui un professeur émérite à l’Université des arts de Berlin.

La reconnaissance de Georg Baselitz

La première exposition personnelle de Georg Baselitz se tient à la galerie Werner et Katz, à Berlin, dès 1963. Deux œuvres font alors scandale et sont confisquées pour obscénité : la première représente un nu masculin et la deuxième met en scène un jeune homme qui se masturbe.

Trois ans plus tard, Georg Baselitz commence à réaliser des gravures sur bois. A partir de 1969, il expose régulièrement ses œuvres à Cologne, Bâle et Berlin. En 1975, il voyage pour la première fois à New York et assiste à la Biennale de Sao Paulo. Au début des années 1980, Georg Baselitz expose à la Royale Académie de Londres et est reconnu comme étant l’un des visages du néo-expressionnisme allemand avec Markus Lupertz.

L’année 1985 est une consécration pour Georg Baselitz. D’abord invité à participer à la Biennale de Paris, ses gravures sont ensuite mises à l’honneur par la Bibliothèque Nationale de France à travers une rétrospective. En tout, il participe à plus de 15 expositions cette année-là, en France, en Autriche, en Grande-Bretagne ou encore aux États-Unis. Dans les années 1990, Georg Baselitz réalise les décors de Punch & Judy pour l’Opéra d’Amsterdam et poursuit les rétrospectives à travers le monde.

Le style personnel et unique de Georg Baselitz

Né pendant la période nazie, Georg Baselitz cherche à retranscrire la violence de ces années de guerre à travers la sculpture, la gravure, l’illustration et surtout à travers la peinture. Dès 1969, il devient célèbre pour ses tableaux dont les personnages ont la tête en bas. A ce sujet, il déclare : « Peindre à l’envers évite de poser le problème du sujet ». Ce choix permet aussi à Georg Baselitz de s’affranchir des normes artistiques d’une époque portée par le Néoexpressionnisme, le Pop Art ou l’Art conceptuel.

En peinture, Georg Baselitz opte pour des toiles aux formats monumentaux qu’il pose à même le sol. Son style est considéré comme brutal et énergique, les coups de pinceaux sont apparents et les couleurs vives forment des couches épaisses. Quant aux motifs, Georg Baselitz choisit des formes simplifiées, presque rustiques et primitives.

Les tableaux de Georg Baselitz sont l’incarnation de ses multiples influences, venues de différents pays et différentes époques : l’Expressionnisme abstrait américain, le Maniérisme italien, l’Art Africain, Jean Dubuffet ou encore le Surréalisme. Les toiles monumentales de Georg Baselitz démontrent également une constante évolution artistique ; au début des années 2000, il considère par exemple que ses peintures reflètent son « apaisement ».

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Aujourd’hui, Georg Baselitz est l’un des artistes les plus cotés sur le marché de l’art contemporain. Les estimations de ses peintures figuratives peuvent atteindre 9 000 000 euros. Les œuvres de Georg Baselitz sont assez fréquentes dans les ventes aux enchères ; depuis 1984, au moins 3 300 œuvres de l’artiste ont été présentées.

Les estimations des peintures de Georg Baselitz fluctuent selon la méthode d’exécution et les sujets choisis par l’artiste. Les peintures figuratives sont estimées entre 600 euros et 9 000 000 euros : en mars 2017, l’huile sur toile With Red Flag atteint le prix de 7 487 349 euros. Pour les toiles plus abstraites peintes de noir ou de couleurs vives, il faut compter entre 5 000 euros et 7 500 000 euros : en décembre 2022, l’huile sur toile intitulée Hofteich est adjugée 850 000 euros en Allemagne.

Les peintures de Georg Baselitz représentant des animaux se vendent à des prix pouvant atteindre jusqu’à 1 300 000 euros. Quant aux paysages, les estimations s’échelonnent entre 13 000 euros et 600 000 euros. Enfin, les natures mortes sont vendues jusqu’à 450 000 euros.
Les dessins de Georg Baselitz sont également soumis à des estimations assez élevées. Ils représentent des personnages à mi-chemin entre la fiction et la réalité. Leur prix de vente est compris entre une centaine d’euros et 1 000 000. Lors d’une vente de mars 2023, l’aquarelle Untitled est adjugée 28 257 euros.

Enfin, les sculptures de l’artiste sont généralement estimées entre 2 000 euros et 2 500 000 euros. Réalisées à partir de bois, elles représentent des têtes qui sont ensuite peintes. Parfois, Georg Baselitz fait des sculptures en métal, plus abstraites. Dans de rares cas, le prix de vente surpasse les estimations habituelles. En mai 2022, la sculpture sur bois nommée Women of Dresdend, Visit from Prague, estimée entre 2 000 000 et 3 000 000 euros, est adjugée 8 966 960 euros.

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Christo et Jeanne Claude

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Estimation et cote de l'artiste Christo et Jeanne-Claude

Christo et Jeanne-Claude est un couple d’artistes contemporains célèbre pour leurs réalisations monumentales et éphémères. Bien qu’ils aient toujours refusé d’associer leur œuvre au Land Art, Christo et Jeanne-Claude procèdent à l’empaquetage d’objets et de monuments iconiques à travers le monde.

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Qui sont Christo et Jeanne-Claude ?

Christo et Jeanne-Claude est le nom d’artiste sous lequel est identifiée l’œuvre commune de Christo Vladimiroff Javacheff, né le 13 juin 1935 à Gabrovo en Bulgarie et mort le 31 mai 2020 à New York, et de Jeanne-Claude Denat de Guillebon, née également le 13 juin 1935 à Casablanca au Maroc et morte le 18 novembre 2009 à New York.

Lors de son enfance assez rude, Christo développe un intérêt certain pour l’art. Dès l’âge de six ans, il réalise des portraits de femmes de son village. En 1953, il débute officiellement sa formation artistique en intégrant l’École des Beaux-Arts de Sofia où il étudie jusqu’en 1956. Deux ans plus tard, il s’installe à Paris et produit des portraits à l’huile pour vivre. Lors d’une commande passée par l’épouse du général Jacques de Guillebon, il rencontre Jeanne-Claude.

Peu de temps après sa naissance, les parents de Jeanne-Claude se séparent. En 1946, sa mère se remarie avec le général Jacques de Guillebon. Après avoir vécu à Berne de 1948 à 1951, la famille s’installe en Tunisie où Jeanne-Claude passe son baccalauréat de philosophie et de latin. Ils reviennent s’installer à Paris en 1957. 

Christo et Jeanne-Claude se rencontrent alors en 1958, à Paris. Ils partent s’installer à New York en 1964 et décident d’adopter la nationalité américaine. Rapidement, ils mettent en place leur travail artistique, soit l’empaquetage d’objets, de bâtiments, de ponts…

Les installations du couple contribuent à faire sortir l’art des musées et donc à le démocratiser. Les œuvres de Christo et Jeanne-Claude sont, par nature, éphémères. Les seules traces qu’il en restent sont des photographies, des dessins, des collages ou bien des maquettes. La plupart étant aujourd’hui conservées dans des musées ou des collections privées.

Les empaquetages de Christo et Jeanne-Claude

Au début, le couple signe ses œuvres « Christo » mais, à partir de 1994, ils décident de changer leur nom pour « Christo et Jeanne-Claude ». Ils sont reconnus comme co-auteurs de leurs installations.

Christo et Jeanne-Claude débutent les empaquetages monumentaux dès les années 1960, peu de temps après leur rencontre, jusque dans les années 1980 et 1990. Chaque projet est conçu en collaboration tandis que la création est répartie entre eux. Christo développe l’œuvre à partir de maquettes et de dessins, et Jeanne-Claude s’occupe des démarches administratives et coordonne la réalisation.

Jeanne-Claude agit comme la porte-parole du binôme. Leurs œuvres sont monumentales et visent à occuper des bâtiments ou des espaces publics, elle passe ainsi de nombreuses années à défendre chaque projet. Elle doit assister à des audiences publiques et passer devant des tribunaux pour mener à bien leur travail.

Par exemple, l’emballage de Pont-Neuf à Paris en 1985 résulte de dix ans de démarches administratives et judiciaires. Quant aux préparatifs pour empaqueter le Reichstag de Berlin en 1995, ils s’étalent sur vingt-cinq ans.

La démarche artistique et pédagogique de Christo et Jeanne-Claude

La pratique de l’empaquetage permet à Christo et Jeanne-Claude de concrétiser leur ligne artistique : « révéler en cachant ». Celle-ci consiste à promouvoir une nouvelle vision de l’espace urbain.

Une fois enveloppés, les objets et monuments deviennent autres. Christo et Jeanne-Claude veulent révéler l’essence même de ce qu’ils empaquettent. En enveloppant le Reichstag, Christo et Jeanne-Claude masquent les sculptures, les colonnes ou arcades du monument : seul reste la forme architecturale épurée. L’empaquetage modifie aussi le rapport entre la perception humaine et l’objet. Christo et Jeanne-Claude s’accordent sur le but unique de leurs installations : apporter beauté et joie.

Christo et Jeanne-Claude apportent aussi beaucoup d’importance à l’aspect pédagogique de leur travail. Ils estiment que l’interaction du public fait partie intégrale de leurs œuvres et que, surtout, l’expérience artistique passe par le partage de connaissances. En 2005, lors de l’exposition The Gates, Christo et Jeanne-Claude engagent et forment une centaine de personnes pour répondre aux questions des passants admirant leur œuvre.

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Les œuvres de Christo et Jeanne-Claude sont assez récurrentes dans les ventes aux enchères et sur le marché de l’art. Le plus souvent, il s’agit de lithographies, de dessins, de maquettes ou de photographies qui permettent de garder une trace de leurs installations gigantesques.

Les lithographies signées Christo et Jeanne-Claude sont très nombreuses en ventes aux enchères. Elles sont estimées entre 500 euros et 20 000 euros. En 2020, la lithographie Floating Piers de 2016 est adjugée à 24 000 euros. Parfois, leur prix d’adjudication surpasse toutes les estimations. En 2022, Running Fence, Projet for Sonoma County And Marin Count attaint le prix au marteau de 170 000 euros.

Les ventes aux enchères proposent aussi souvent des dessins préparatoires de Christo pour les installations conçues avec Jeanne-Claude. Leurs estimations se situent entre 200 euros et 500 000 euros. En 2021, le collage Wrapped Reichstag (Project for Berlin) de 1994 est adjugé à 270 000 euros. La même année, le dessin Surrounded Islands (Project for Biscayne Bay, Greater Miami, Florida) de 1983 atteint le prix de vente de 579 518 euros.
Il est aussi possible de trouver des photographies des œuvres de Christo et Jeanne-Claude en ventes aux enchères, estimées en moyenne entre 200 euros et 30 000 euros. En 2022, une photographie en noir et blanc Wrapped Walk Ways est adjugée à 30 000 euros.

Des sculptures de Christo et Jeanne-Claude sont proposées en ventes aux enchères. Leur estimation fluctue entre 500 euros et 400 000 euros. En 2023, un livre empaqueté de 1978 est adjugé à 8 840 euros.

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César Domela

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Estimation et cote de l'artiste César Domela

César Domela est un représentant de l’abstraction néerlandaise du XXe siècle. Passionné par la géométrisation et la pensée orientale, César Domela est un artiste qui ne cesse de transformer et de faire évoluer art qui traverse pratiquement tout le siècle dernier.

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Le parcours de César Domela

César Domela est un peintre et sculpteur néerlandais, né le 15 janvier 1900 à Amsterdam et mort le 30 décembre 1992 à Paris. Il est le fils de Ferdinand Domela-Nieuwenhuis, un ancien pasteur devenu une figure emblématique de la scène politique en Hollande, fondateur du mouvement anarchosocialiste. A contrario, César Domela ne veut pas emprunter la voie politique ; pour rompre avec cette attente, il décide alors de s’installer en Suisse après le décès de son père en 1919.

C’est à ce moment que César Domela décide d’abandonner son projet d’étudier l’ethnologie pour s’initier pleinement à l’art. Dès 1921, l’artiste peint des paysages, assez proches du Cubisme synthétique et réalise des photomontages. Deux ans plus tard, en 1923, César Domela expose à Berlin pour la première fois avec le Groupe Novembre.

En 1946, César Domela endosse le rôle de membre fondateur du Salon des réalités nouvelles, où il expose parfois jusqu’en 1968. A partir des années 1960, l’artiste participe à de nombreuses expositions.

Quelques années avant sa mort, le Musée d’Art Moderne de la ville de Paris lui consacre une rétrospective, reprise par le Musée de Grenoble, intitulée « 65 ans d’abstraction » en 1987.

Le début de carrière de César Domela

C’est en 1918 que César Domela commence véritablement à dessiner. A la mort de son père, il s’exile à Ascona où il développe déjà un intérêt pour la pensée orientale.

En 1920, César Domela commence ses recherches sur la géométrisation. Trois ans plus tard, il expose quelques-unes de ses œuvres abstraites avec le Groupe Novembre à Berlin. En parallèle de ce travail autour de la géométrisation, César Domela s’intéresse également à la combinaison de matériaux intégrés à la peinture.

A cette époque, César Domela participe à des revues avant-gardistes, engagées pour la promotion de l’art abstrait, comme Cercle et Carré et Abstraction-Création.

A l’aube des années 1930, la rencontre avec Piet Mondrian et Theo van Dœsburg influence grandement son œuvre. Dans la foulée, César Domela rejoint le groupe De Stijl.

L’évolution artistique de César Domela dans les années 1930

Dans la carrière de César Domela, les années 1930 sont riches en rencontres, expositions, contributions et participations à des collectifs d’artistes voués à la promotion de l’abstraction.

Ces années d’intense activité au sein des cercles d’avant-garde coïncident avec le développement d’une approche personnelle de César Domela vis-à-vis de l’abstraction géométrique. En effet, il s’éloigne peu à peu des principes trop rigoureux de De Stijl.

César Domela privilégie alors désormais des courbes sinueuses, des cercles ou bien des arabesques dans ses compositions. Ces formes et motifs sont grandement puisés dans sa connaissance et sa passion pour l’esthétique orientale.

Au milieu des années 1930, César Domela abandonne la peinture à l’huile pour réaliser des reliefs à partir de matériaux divers, et surtout insolites. Il travaille aussi bien le bois et le cuivre que la peau de requin ou les écailles de tortue. A cette époque, César Domela décide aussi de rompre avec le Néoplasticisme en diversifiant sa palette chromatique.

Faire estimer gratuitement une œuvre de César Domela

Aujourd’hui, les œuvres de César Domela sont peu courantes en vente aux enchères. Ces dernières années, la plupart des œuvres de l’artiste proposées à la vente apparaissent comme invendues. Pourtant, la cote de César Domela est assez importante.

Les peintures de César Domela sont couramment estimées entre 1 500 euros et 700 000 euros. Pour les compositions géométriques, composées de carrés et de rectangles, il faut compter entre 64 000 euros et 330 000 euros.
Les compositions abstraites, réalisées avec des couleurs plus nuancées et des formes plus douces, se vendent entre 1 500 euros et 84 000 euros, prix auquel la toile Relief n°11 est adjugée en 2017.

Les dessins, les gouaches et les aquarelles réalisés par César Domela sont actuellement estimés entre 300 euros et 80 000 euros. Ces œuvres proposent les deux mêmes types de compositions abstraites présentes dans les peintures de l’artiste : l’une géométrique et l’autre aux tonalités variées et aux formes arrondies. En juin 2015, Composition néo-plastique, une gouache sur papier de 1925, est adjugée à 101 000 euros.

Durant sa carrière, César Domela réalise aussi des sculptures, aujourd’hui estimées entre 500 euros et 30 000 euros. Il s’agit de compositions abstraites aux lignes courbes, travaillées à partir de matériaux divers et colorés.

Il existe des sculptures massives, faites en Plexiglas ou de métal, dont les prix oscillent entre 900 euros et 12 700 euros. Quant aux sculptures en relief, il faut compter entre 3 000 euros et 26 600 euros pour en acquérir une en vente aux enchères. En novembre 2018, la sculpture Relief n°49 est adjugée à 19 500 euros.

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