Estimation gratuite Mathurin Meheut

Mathurin Méheut

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Estimation et cote de l'artiste Mathurin Méheut

Mathurin Méheut (1882-1958) est l’une des figures majeures de l’art breton du XXe siècle. Peintre, dessinateur, illustrateur, graveur, décorateur et céramiste, il a observé avec passion la mer, les métiers traditionnels, la faune, la flore et la vie quotidienne en Bretagne. Ses grandes compositions de pêcheurs, de sardiniers ou de paludiers comptent aujourd’hui parmi ses œuvres les plus recherchées. En 2023, une gouache monumentale a même dépassé 120 000 € aux enchères !

Vous possédez une peinture, une aquarelle, une céramique ou un dessin de Mathurin Méheut ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Mathurin Meheut

Prix des œuvres de Mathurin Méheut

  • Huile, détrempe ou caséine sur toile et panneau : entre 300 € et plus de 120 000 €

  • Gouache, aquarelle, dessin ou fusain : entre 50 € et plus de 40 000 €

  • Céramique, estampe ou livre illustré : entre 20 € et plus de 25 000 €, selon la rareté et le modèle

Vous possédez une œuvre de Mathurin Méheut et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Indiquez également les dimensions exactes, la technique supposée et les informations dont vous disposez sur l’origine de l’œuvre. Nos experts et commissaires-priseurs étudient la composition, le sujet, la qualité du dessin, les couleurs, le support et la technique utilisée. Ils examinent notamment l’aspect mat d’une peinture à la caséine, la transparence d’une aquarelle, l’opacité d’une gouache ou la spontanéité d’un dessin au crayon. La signature, le monogramme, les cachets d’atelier et les inscriptions portées au revers sont également analysés.

La valeur dépend enfin du format, de l’état de conservation, du sujet et de la provenance. Une grande composition consacrée aux métiers de la mer n’aura pas la même cote qu’un croquis d’étude ou qu’une gravure tirée à de nombreux exemplaires. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

La cote de Mathurin Méheut sur le marché de l’art

La cote de Mathurin Méheut est soutenue par un marché particulièrement actif en Bretagne, mais aussi par des collectionneurs français et internationaux. Les grandes peintures, les œuvres sur papier très abouties et les pièces uniques en céramique obtiennent les résultats les plus importants. Les dessins, estampes, livres illustrés et faïences éditées permettent toutefois d’acquérir une œuvre de l’artiste à un prix plus accessible.

La cote des peintures à l’huile et à la caséine

Les huiles, détrempes et peintures à la caséine occupent une place majeure dans le marché de Mathurin Méheut. La caséine, une peinture à base de protéines de lait, offre un aspect mat et velouté particulièrement adapté aux grands décors. Les compositions représentant les pêcheurs, les pardons, les paludiers et les travaux du littoral sont les plus recherchées.

Voici quelques résultats de référence :

  • Sardiniers devant Camaret, Finistère (date non précisée) : cette grande gouache monogrammée et titrée de 73 × 106 cm a été adjugée 121 250 € frais compris en 2023 à Brest, établissant un résultat majeur pour l’artiste.
  • Ramasseurs de sel à Guérande, le paludier ratissant l’œillet avec le las (date non précisée) : cette importante composition à la caséine a atteint 52 000 € en 2017 en France.
  • L’Automne, le pardon à Notre-Dame-de-la-Joie, Penmarc’h (date non précisée) : cette toile monumentale de près de 4,80 mètres de longueur a été vendue 44 000 € en 2008 en Bretagne.
  • Pêcheurs remaillant les filets et bateaux au carénage (date non précisée) : cette composition consacrée au travail maritime a été adjugée 36 000 € en 2015 à Paris.

Les dimensions jouent un rôle déterminant. Les grandes compositions décoratives dépassant un mètre peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. La présence de nombreux personnages, la qualité du mouvement et la rareté du sujet renforcent également l’intérêt des collectionneurs.

La cote des gouaches, aquarelles et dessins

Mathurin Méheut a laissé une production graphique considérable. Il dessinait sans cesse et utilisait le crayon, le fusain, l’encre, l’aquarelle et la gouache pour saisir les gestes des pêcheurs, le mouvement des animaux ou les formes de la faune marine. Les petites études peuvent se vendre pour quelques dizaines ou centaines d’euros, tandis que les feuilles les plus ambitieuses atteignent des montants élevés.

Plusieurs résultats illustrent ces écarts :

  • Sardiniers, Barques, Sinagot, Rivage, Maison du goémonier, Chapelle et Port (dates non précisées) : cet ensemble de huit gouaches sur papier a atteint 41 000 € lors d’une vente publique en France.
  • Marché à Quimper (date non précisée) : cette aquarelle de 61 × 49 cm a été adjugée 12 000 € en 2004 en Bretagne, soit le double de son estimation basse.
  • Ramasseurs de galets en Normandie (date non précisée) : ce fusain rehaussé de gouache a été vendu 3 800 € en France.
  • Les Lapins (date non précisée) : cette œuvre sur papier consacrée au monde animal a été adjugée 1 500 € en 2020 à Paris.

Une étude rapide portant un cachet d’atelier ne doit pas être évaluée comme une gouache achevée et signée. La densité de la composition, la fraîcheur des couleurs, les dimensions et la qualité de l’exécution font toute la différence.

La cote des céramiques, estampes et livres illustrés

Mathurin Méheut a collaboré avec plusieurs manufactures, principalement les ateliers Henriot à Quimper et la Manufacture nationale de Sèvres. Il a créé des services de table, des plats, des pichets, des sculptures et des panneaux décoratifs. Les poissons, les crustacés, les oiseaux marins et les personnages bretons y occupent une place centrale.

Voici quelques références de marché :

  • Femme de Roscoff tirant des roussettes (vers 1930) : cette grande sculpture en faïence blanche produite à Quimper a été adjugée 25 000 € frais compris en 2024 à Quimper.
  • Crabe (1920) : ce modelage unique en grès émaillé blanc craquelé, réalisé dans un atelier parisien et portant plusieurs monogrammes de l’artiste, a été présenté sur le marché avec une estimation de 6 000 à 8 000 € en 2023.
  • Hutte de sabotiers en forêt (1912) : cette estampe a atteint 1 700 € lors d’une vente publique en France.
  • Au pays des pardons, texte d’Anatole Le Braz illustré par Mathurin Méheut : un exemplaire recherché enrichi de gravures sur bois en couleurs a atteint 18 000 €.

Pour les faïences, il est indispensable de distinguer les pièces uniques, les rares épreuves anciennes et les objets produits en série. Une sculpture de grande taille ne peut pas être comparée à une assiette ou à un petit vide-poche édité à de nombreux exemplaires.

Comment reconnaître une œuvre de Mathurin Méheut ?

Mathurin Méheut possède un regard d’observateur exceptionnel. Ses œuvres représentent avec précision les gestes des pêcheurs, des ramasseurs de sel, des brodeuses, des paysannes ou des ouvriers du littoral. Les corps sont souvent dessinés en plein effort : ils tirent un filet, portent une charge, poussent une barque ou se penchent vers le sol.

Son passage par la station biologique de Roscoff entre 1910 et 1912 joue un rôle essentiel dans son travail. Il y étudie les poissons, les algues, les coquillages, les crabes et les plantes marines. Ses dessins restent scientifiquement précis, mais il simplifie les formes pour leur donner une grande force décorative. Les contours sont nets et les couleurs posées en larges zones facilement lisibles.

Dans ses scènes bretonnes, Mathurin Méheut utilise volontiers des bruns, des bleus, des verts et des ocres, auxquels il associe des rouges ou des jaunes plus vifs pour les costumes, les voiles et les coiffes. Les personnages sont rarement figés. Même dans un marché ou une procession, chacun semble occupé à une tâche précise.

Ses œuvres japonaises se distinguent par des compositions plus aérées, des silhouettes élégantes et une attention particulière portée aux lignes. Les dessins réalisés pendant la Première Guerre mondiale sont souvent plus directs. Ils documentent la vie quotidienne des soldats, les tranchées, les déplacements et les paysages détruits.

Mathurin Méheut travaille enfin dans des domaines très variés. Une œuvre peut être une peinture autonome, une étude préparatoire pour un décor, un dessin destiné à un livre, un projet de céramique ou un carton pour une tapisserie. Identifier la fonction d’origine de l’objet constitue donc une étape importante de son expertise.

Reconnaître la signature de Mathurin Méheut

Mathurin Méheut signe certaines œuvres de son nom complet, généralement sous la forme « Mathurin Méheut ». Il utilise également un monogramme composé des lettres “MM”, placé dans un angle ou intégré discrètement à la composition. La signature peut être tracée au crayon, à l’encre, à la gouache ou au pinceau selon la technique.

Certaines œuvres liées à son activité de peintre de la Marine portent un monogramme plus rare associé à une ancre marine. On rencontre aussi des feuilles non signées qui comportent un cachet d’atelier ou un cachet lié au partage de la succession effectué en 2008. Ces marques documentent l’origine d’une œuvre, mais ne doivent pas être confondues avec une signature manuscrite.

Sur les céramiques, le dessous de la pièce est essentiel. Il peut réunir le monogramme de Mathurin Méheut, le nom de l’artiste, une marque de manufacture, une référence de modèle et parfois un numéro. Une mention comme « Henriot Quimper » renseigne sur le fabricant, mais ne signifie pas nécessairement que l’objet est une pièce unique.

Une signature ou un cachet ne suffit jamais à établir une attribution. Le graphisme doit être cohérent avec la technique, le sujet, le support et la période de création. Les photographies doivent donc montrer la signature en gros plan, mais aussi l’ensemble de l’œuvre et son revers.

Signature Mathurin Méheut

Œuvre de Mathurin Méheut : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par déterminer la nature exacte de l’œuvre. Une huile, une gouache et une peinture à la caséine ne vieillissent pas de la même manière. Sur une photographie en lumière naturelle, l’aspect très mat d’une caséine se distingue généralement de la surface plus brillante d’une huile vernie.

Romain examine ensuite le dessin. Chez Mathurin Méheut, un geste professionnel doit rester compréhensible : la position des mains, l’inclinaison du corps et le mouvement de l’outil sont observés avec beaucoup de justesse. Cette connaissance concrète des métiers de la mer constitue un indice précieux. Une scène décorative mais dépourvue de précision dans les gestes invite à la prudence.

L’expert étudie aussi les couleurs et les contours. Méheut peut simplifier une silhouette, mais son trait reste sûr. Dans ses dessins animaliers et marins, quelques lignes suffisent souvent à identifier une espèce ou une attitude. La comparaison avec les œuvres conservées dans les collections publiques permet de replacer la feuille dans une période et un ensemble cohérents.

Pour une céramique, l’analyse porte sur la qualité du modelage, la glaçure, les marques sous la base et les conditions de production. Une pièce unique, un prototype et une édition en série n’ont pas la même valeur. Les fêles, éclats, restaurations et reprises d’émail sont également recherchés, car ils peuvent avoir une influence importante sur le prix.

Enfin, nos experts examinent les étiquettes, les cachets, les factures anciennes, les références d’exposition et les certificats disponibles. Une première étude sur photographies permet de déterminer l’intérêt de l’œuvre et son estimation, mais une expertise physique ou des recherches complémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer son attribution.

Mathurin Méheut, un artiste breton fasciné par le monde vivant

Mathurin Méheut naît à Lamballe en 1882 dans une famille d’artisans. À quatorze ans, il entre en apprentissage chez un peintre en bâtiment. Il rejoint ensuite l’École régionale des beaux-arts de Rennes, puis s’installe à Paris en 1902 pour étudier à l’École nationale supérieure des arts décoratifs. Il travaille parallèlement pour la revue Art et Décoration. Entre 1910 et 1912, il séjourne à la station biologique de Roscoff, où il dessine avec une grande précision la faune et la flore marines. Ces recherches donnent naissance à son ouvrage majeur, Étude de la mer, et à une importante exposition présentée à Paris en 1913.

La même année, une bourse de la fondation Albert-Kahn lui permet d’entreprendre un voyage autour du monde. Après une étape à Hawaï, il séjourne au Japon, où il étudie les paysages, les artisans et la vie quotidienne. La déclaration de guerre interrompt brutalement ce voyage. De retour en France, Méheut est mobilisé et réalise de nombreux dessins sur le front. Entre 1916 et 1917, il est détaché auprès des services topographiques. Après la guerre, il reprend son enseignement à l’École Boulle et devient peintre officiel de la Marine en 1921.

Méheut mène ensuite une carrière d’une remarquable diversité. Il participe à la décoration de plusieurs paquebots, dont le Normandie, illustre de nombreux livres et collabore avec les faïenceries de Quimper ainsi qu’avec la Manufacture nationale de Sèvres. Entre 1940 et 1944, il enseigne à l’École des beaux-arts de Rennes. Élu à l’Académie de Marine en 1956, il meurt à Paris en 1958. Un musée monographique, aujourd’hui installé au Haras de Lamballe-Armor, conserve et présente l’extraordinaire diversité de son œuvre.

Ne vous fiez pas uniquement au monogramme « MM ». Il apparaît sur des peintures originales, des dessins, des céramiques, mais aussi sur des œuvres éditées ou réalisées d’après les modèles de Mathurin Méheut. Sur une feuille, vérifiez si le monogramme a été tracé directement par l’artiste ou s’il s’agit d’un cachet d’atelier. Sur une céramique, photographiez toutes les marques placées sous la base.

Pour une peinture à la caséine, évitez absolument tout nettoyage avec de l’eau ou un produit ménager. Cette matière reste sensible et sa surface mate peut être irrémédiablement altérée. Photographiez l’œuvre sous une lumière douce, sans flash, puis prenez une vue de côté pour faire apparaître les soulèvements, les frottements ou les anciennes restaurations. Ces précautions permettront à l’expert d’établir une estimation de votre œuvre de Mathurin Méheut dans de bonnes conditions !

Vous possédez une œuvre de Mathurin Méheut ? Transmettez vos photographies et les informations dont vous disposez à Estimon’objet. Nos experts étudieront votre peinture, dessin, estampe ou céramique et vous proposeront un accompagnement adapté à votre projet. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Maxime Maufra

Maxime Maufra

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Estimation et cote de l'artiste Maxime Maufra

Maxime Maufra est un artiste français réputé pour ses paysages et ses peintures bretonnes. Issu d’une famille aisée, il préfère dédier son talent au service du régionalisme.

Estimation gratuite Maxime Maufra

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Maxime Maufra et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Maxime Maufra en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Le parcours de Maxime Maufra

Maxime Maufra est un peintre français, né le 17 mai 1861 à Nantes et mort le 23 mai 1918 à Poncé-sur-le-Loir. Il débute la peinture en reproduisant des paysages de bord de Loire à Nantes ; cependant, son père veut faire de lui un homme d’affaires et l’envoie alors en Angleterre pour un séjour linguistique. Arrivé à Liverpool, Maxime Maufra découvre et se passionné pour la peinture de Turner.

En 1886 il est remarqué par Octave Mirbeau. La même année, il participe à l’exposition des Beaux-Arts de Nantes où sont présents des peintres déjà consacrés comme Puvis de Chavannes, Pissaro, Renoir ou encore Émile Dezaunay, avec qui il se lie d’une forte amitié.

Quatre ans plus tard, Maxime Maufra fait le choix de se consacrer à sa passion, abandonnant définitivement l’idée paternelle de devenir homme d’affaires, et s’installe à Pont-Aven, en Bretagne. En 1892, il réalise ses premières gravures dans l’atelier d’Eugène Delâtre avec son ami Émile Dezaunay, sous l’influence de Paul Gauguin rencontré quelques années plus tôt. En 1895, Maxime Maufra rencontre Paul Durand-Ruel qui devient alors son marchand, en charge d’organiser de nombreuses expositions de ces œuvres. Les années suivantes, il séjourné dans différents villages et villes bretonnes tout en poursuivant la production de nombreuses toiles. En 1916, il est nommé peintre de la Marine.

Maxime Maufra, peintre de la Bretagne

Bien que Maxime Maufra voyage En Écosse, en Algérie ou dans de nombreuses régions de France, il est principalement connu pour ces paysages bretons. Ses toiles témoignent d’un sujet récurrent, l’eau, qu’il s’agisse de paisibles rivages de la Loire ou de bords de mer. 

Conquis par la Bretagne, Maxime Maufra acquiert une maison, près de la plage de Kerhostin, à Saint-Pierre-Quiberon, au début du XXe siècle. Cet emplacement idéal lui permet alors de transposer en peinture son ressenti instantané du paysage. 

Ces toiles bretonnes reflètent aussi l’héritage impressionniste qui influence Maxime Maufra. Cet héritage provient de ses passages au sein de l’École de Pont-Aven, vers la fin des années 1880, et de ses liens avec Paul Gauguin et les synthétistes.

Le choix de Maxime Maufra pour le régionalisme

Maxime Maufra est souvent perçu comme un artiste complet : en plus de la peinture, il s’adonne également à la gravure et à la lithographie. Par son œuvre, il se démarque de certains de ses contemporains en affirmant une démarche intellectuelle spécifique qui consiste à mettre son talent au service du régionalisme.

Au premier abord, cet engagement presque militant peut paraître paradoxal au regard de la première partie de sa vie, bercée par la bourgeoisie nantaise et le monde des affaires. Il semblerait que son engagement soit une réaction à la modernité grandissante de son époque, principalement incarnée par la Révolution Industrielle. Souhaitant s’éloigner d’une vie et d’une société en perpétuelle recherche de progrès, d’internationalisme et de business, Maxime Maufra fait le choix de dédier son talent et son inspiration à une voie radicalement opposée : celle du régionalisme. Ce choix se traduit notamment dans ses peintures qui visent à inventer une Bretagne éternelle

Faire estimer gratuitement une œuvre de Maxime Maufra

Aujourd’hui, les œuvres de Maxime Maufra sont assez fréquentes dans les ventes aux enchères et rencontrent, pour la plupart, une belle cote. Les maisons de ventes peuvent à la fois proposer des peintures, des dessins, des aquarelles mais aussi des céramiques de l’artiste.

Le domaine de la peinture, Maxime Maufra peint principalement des paysages. L’estimation basse pour une peinture de Maxime Maufra débute environ à 1 000 euros tandis que l’estimation haute peut s’élever à 80 000 euros. Lors d’une vente de septembre 2004, l’huile sur carton intitulée Vue de Tuverang depuis une berge est adjugée à 1 500 euros. En novembre 2011, l’huile sur toile datée de 1899 Le vent atteint le prix de vente de 159 918 euros.

Les dessins et aquarelles de l’artiste sont estimés plus modestement, soit entre 600 euros et 8 000 euros. En décembre 2019, une aquarelle intitulée La cidrerie est adjugée à 10 000 euros. Trois ans plus tard, le dessin Vue de Locquirec, initialement estimé entre 400 euros et 600 euros, est adjugé 1 300 euros lors d’une vente de novembre 2022. Artiste complet, Maxime Maufra réalise aussi des céramiques durant sa carrière. Dans les ventes aux enchères actuelles, il faut en moyenne compter entre 5 000 euros et 60 000 pour en acquérir une.

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Georges Lacombe

Georges Lacombe

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Estimation et cote de l'artiste Georges Lacombe

Georges Lacombe est un artiste français qui, comme beaucoup de ses contemporains, séjourne à de multiples reprises en Bretagne. Lors d’un été, il y rencontre Paul Sérusier et s’intéresse aux Nabis. Georges Lacombe est aussi surnommé le « nabi sculpteur ».

Estimation gratuite Georges Lacombe

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Qui est Georges Lacombe ?

Georges Lacombe est un peintre et sculpteurs français, né le 18 juin 1868 à Versailles est mort le 29 juin 1916 à Alençon. Il est également surnommé le « nabi sculpteur » dans le groupe des Nabis.

George Lacombe est issu d’une famille aisée : son père, journaliste, était expérimenté dans le travail du bois tandis que sa mère peint et dessiné régulièrement. Ses parents font le choix de lui donner une éducation religieuse strict chez les Eudistes, à Versailles. Par la suite, il devient un anticlérical affirmé.

En 1897 virgule il s’installe au château de l’Ermitage, dans l’Orne, que ses amis Paul-Elie Ranson et Paul Sérusier viennent décorer. En parallèle, Georges Lacombe enseigne occasionnellement la sculpture à l’académie Ranson.

Son mariage avec Marthe Wenger l’éloigne de potentiel souci financier, ainsi il ne cherche pas nécessairement à vendre ses œuvres de son vivant. Après sa mort, ses œuvres intègrent de prestigieuses collections telles que celles du Musée d’Orsay à Paris, les musées des Beaux-Arts de Quimper et de Brest, ou encore le Petit Palais de Genève.

L’œuvre de Georges Lacombe

Les peintures de Georges Lacombe témoignent d’une forte influence du synthétisme de Paul Gauguin ; notamment dans le choix de réaliser des œuvres japonistes aux formes stylisées. Dans un premier temps, Georges Lacombe privilégie les teintes profondes disposées en aplat, délimités par des cernes noirs. Il représente souvent des paysages, des sous-bois, des marins mais également des figures bretonnes et des cavaliers.

À la fin du XIXe siècle, le travail de Georges Lacombe s’oriente vers un style néo-impressionniste à travers une palette vive et une touche allusive. 

Au sein du groupe des nabis, Georges Lacombe est avant tout réputé pour ses sculptures. Ces dernières peuvent être en bois (réalisées à la taille directe), en bronze ou en céramique.

De façon générale, les œuvres de Georges Lacombe, qu’il s’agisse de peinture ou de sculpture, se rejoignent dans un même univers : à la fois inquiétant, mystique et ésotérique.

Georges Lacombe : le nabi sculpteur

Depuis une dizaine d’années, Georges Lacombe passe ses étés à Camaret, en Bretagne. Avec les années, cette ville est devenue une colonie artistique qui réunit à la fois des écrivains, comme Gustave Toudouze et Henri Rivière, et des peintres, comme Maxime Maufra où Charles Cottet.

Lors de l’été 1892, Georges Lacombe rencontre Paul Sérusier par des amis en commun. Ce dernier lui rend visite à Versailles où il peint une fresque à thème breton, dans l’atelier que Georges Lacombe possède au fond du jardin de ses parents. Le groupe des Nabis décide alors de venir dans ce même atelier pour admirer l’œuvre. Georges Lacombe rejoint le groupe. 

En 1893, il expose deux bois sculptés chez le Barc de Boutteville. En effet, au sein du groupe des Nabis, Georges Lacombe se consacre à la sculpture. La même année il découvre 44 peintures de Paul Gauguin, réalisées à Haïti, à la galerie Durand-Ruel. Un an plus tard, en 1894, il expérimente le néo-impressionnisme aux côtés de Théo Van Rysselberghe. Le contact avec les œuvres de ses contemporains influence naturellement son propre travail.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Georges Lacombe

Aujourd’hui, les tableaux, les sculptures et les dessins de Georges Lacombe sont très rares sur le marché de l’art. Néanmoins, les bois sculptés et les toiles japonistes, réalisées entre 1893 et 1898, présentent une cote importante et sont prisés par les collectionneurs.

Les peintures néo-impressionnistes de Georges Lacombe sont généralement estimées entre 1 000 euros et 12 000 euros. Les paysages ou les portraits à palette vive connaissent des estimations plus hautes, comprises entre 15 000 euros et 30 000 euros. Les peintures les plus en vogue de Georges Lacombe sur le marché de l’art sont les tableaux japonistes de la période Nabi, très recherchés par les collectionneurs. Leur prix d’achat débute à 55 000 euros et peut atteindre près de 90 000 euros. Lors d’une vente aux enchères de 2015, l’huile sur toile Cheval au bas surpasse ces estimations et est adjugée à 175 400 euros.

Quant aux sculptures de Georges Lacombe, elles sont aussi rares que recherchées dans les ventes aux enchères. Les céramiques et les terres cuites sont estimées, en moyenne, entre 1 000 euros et 4 000 euros. Les bronzes de l’artiste présentent une cote plus importante avec des prix qui s’élèvent en moyenne entre 4 000 euros et 12 000 euros. Enfin, les sculptures en bois de Georges Lacombe sont les plus recherchées : leur prix d’achat est compris entre 60 000 euros et 150 000 euros. En 2000, une sculpture en bois intitulée Danse bretonne est présentée lors d’une vente aux enchères. L’œuvre est adjugée à 227 099 euros, surpassant largement les estimations initiales.

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(Illus.) 

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Estimation gratuite Ernest Pierre Guérin

Ernest Pierre Guérin

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Estimation et cote de l'artiste Ernest Pierre Guérin

Ernest Pierre Guérin (1887-1952) est l’un des grands peintres de la Bretagne du début du XXe siècle. Aquarelliste, enlumineur et miniaturiste, il a représenté les pardons, les pêcheurs, les villages, les chaumières et les côtes bretonnes avec une finesse immédiatement reconnaissable. Ses grandes compositions, ses triptyques et ses œuvres conservées dans leur cadre d’origine sont aujourd’hui particulièrement recherchés. Certaines aquarelles d’Ernest Guérin atteignent ou dépassent 20 000 € sur le marché de l’art !

Vous possédez un tableau, une aquarelle ou une enluminure d’Ernest Guérin ? Faites appel à Estimon’objet pour obtenir une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Ernest Pierre Guérin

Quel est le prix d’une œuvre d’Ernest Pierre Guérin ?

  • Aquarelle, gouache, encre ou dessin : entre 100 € et plus de 20 000 €

  • Peinture à l’huile sur toile ou sur panneau : entre 500 € et plus de 15 000 €

  • Miniature, enluminure ou illustration : entre 100 € et près de 8 000 €, selon le sujet, le format et l’encadrement

Vous possédez une œuvre d’Ernest Guérin et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles inscriptions. Il est également important d’indiquer les dimensions exactes, la technique supposée et les informations connues sur la provenance de l’œuvre.

Nos experts et commissaires-priseurs étudient le sujet représenté, la qualité du dessin, l’utilisation de l’aquarelle et de la gouache, le papier, la signature et l’état de conservation. Ils accordent une attention particulière au format, à la présence d’un titre ou d’une localisation ainsi qu’à l’encadrement. Chez Ernest Guérin, un cadre néogothique ancien, parfois conçu par l’artiste, peut participer pleinement à l’intérêt de l’œuvre.

La valeur dépend aussi du sujet. Une petite vue de chaumière bretonne n’aura pas nécessairement la même cote qu’une grande scène de pardon, un triptyque complet ou une composition inspirée des légendes celtiques. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, que votre démarche concerne une vente, une succession, un partage ou une assurance.

La cote d’Ernest Pierre Guérin sur le marché de l’art

La cote d’Ernest Guérin repose principalement sur ses œuvres sur papier. Contrairement à de nombreux peintres de sa génération, ses aquarelles peuvent être plus recherchées que ses huiles, car elles occupent une place centrale dans son travail. Le marché distingue les petites vues bretonnes, relativement courantes, des grandes compositions peuplées, des pardons et des triptyques, beaucoup plus rares.

La cote des aquarelles et des paysages bretons

Les aquarelles d’Ernest Guérin constituent la partie la plus présente de son marché. Elles représentent des villages, des chaumières, des ports, des pêcheurs ou des paysages du Finistère et du Morbihan. Les petites feuilles peuvent être accessibles pour quelques centaines d’euros, tandis que les compositions importantes dépassent régulièrement plusieurs milliers d’euros.

Voici quelques résultats de référence :

  • Vieux Chaumes, Bretagne (date non précisée) : cette aquarelle a été adjugée 1 500 € en 2023 à Saint-Jean-de-Luz.
  • Village sardinier, Bretagne (date non précisée) : cette aquarelle signée et titrée a été vendue 3 100 € en 2021 à Nantes.
  • Plougastel-Daoulas, les mariages, Bretagne (date non précisée) : cette grande aquarelle rehaussée de gouache, mesurant 71 × 127 cm, a atteint 13 750 € en 2024 à Quimper.

Ces écarts montrent l’importance du format et de la composition. Une scène animée, peuplée de nombreux personnages en costumes, sera généralement mieux valorisée qu’un paysage de petit format au sujet plus courant.

La cote des pardons et des triptyques

Les pardons bretons d’Ernest Guérin figurent parmi ses œuvres les plus recherchées. L’artiste a représenté les processions religieuses de Sainte-Anne-la-Palud, Tronoën, Saint-Guénolé ou encore Châteaulin. Les personnages, les bannières, les costumes et les chapelles forment des compositions très détaillées. À partir de 1921, Ernest Guérin adopte aussi le format du triptyque, inspiré des retables médiévaux.

Plusieurs ventes illustrent l’intérêt des collectionneurs :

  • Pardon de Sainte-Anne-la-Palud, Bretagne (date non précisée) : cette grande aquarelle et mine de plomb sur papier a été adjugée 20 000 € en 2017 à Paris.
  • Pardon de Sainte-Anne-la-Palud, baie de Douarnenez, Bretagne (date non précisée) : ce triptyque à l’aquarelle, à l’encre et au graphite, conservé dans son cadre d’origine en bois doré, a été vendu 20 000 € en 2024 à Quimper.
  • Notre-Dame de Tronoën, baie d’Audierne, Bretagne (date non précisée) : ce triptyque à l’aquarelle a atteint 17 300 € lors d’une vente publique.

La présence des trois panneaux, l’état de conservation du papier et le maintien du cadre d’origine sont déterminants pour établir le prix d’un triptyque d’Ernest Guérin.

La cote des huiles, miniatures et enluminures

Ernest Guérin a moins souvent utilisé la peinture à l’huile. Ses huiles importantes sont donc rares sur le marché. Il a également réalisé des miniatures et des enluminures inspirées des légendes bretonnes, du cycle arthurien et de l’art médiéval. Ces œuvres séduisent autant les amateurs de peinture bretonne que les collectionneurs d’arts graphiques.

Parmi les résultats connus :

  • Le Grand Pardon de Sainte-Anne-la-Palud (date non précisée) : cette importante huile sur toile a été vendue environ 15 240 € en 2000.
  • La Fille du Roi Arthur (vers 1930) : cette gouache et aquarelle sur papier, placée dans un cadre trilobé néogothique réalisé par l’artiste, a été adjugée 7 936 € en 2019 à Vannes.

Une miniature de quelques centimètres peut valoir quelques centaines d’euros. Toutefois, une enluminure d’Ernest Guérin au sujet rare, parfaitement conservée et encore présentée dans son cadre d’origine peut obtenir un résultat nettement supérieur.

Comment reconnaître une œuvre d’Ernest Pierre Guérin ?

Les œuvres d’Ernest Guérin se reconnaissent d’abord à leur grande précision. Dans ses aquarelles, de minuscules personnages empruntent des chemins, longent des chapelles ou participent à des processions. Malgré leurs dimensions réduites, leurs costumes, leurs attitudes et parfois même leurs coiffes restent lisibles. L’artiste maîtrise parfaitement le dessin et utilise souvent la mine de plomb pour préciser les contours.

Le traitement du paysage constitue un autre indice important. Guérin réserve fréquemment des zones claires du papier pour représenter les nuages, les vagues ou les lointains. Les premiers plans peuvent être détaillés avec de petites pierres, des herbes et des silhouettes, tandis que les arrière-plans restent plus légers. Dans ses œuvres tardives, les paysages deviennent plus vaporeux et les couleurs plus grises, notamment en raison de la baisse de sa vue.

Les sujets sont profondément liés à la Bretagne : pardons religieux, pêcheurs, goémoniers, sardiniers, chaumières, chapelles, côtes rocheuses et villages du pays bigouden. Certaines compositions quittent toutefois le quotidien pour évoquer les saints bretons, la chevalerie ou les légendes du roi Arthur.

Enfin, il faut examiner le cadre. Ernest Guérin accordait une véritable importance à la présentation de ses œuvres. Plusieurs miniatures, enluminures et triptyques possèdent des cadres néogothiques en bois sculpté ou doré, parfois dessinés ou réalisés sous sa direction. Un tel encadrement ne suffit pas à établir une attribution, mais il peut renforcer la cohérence de l’ensemble.

Reconnaître la signature d’Ernest Pierre Guérin

Ernest Guérin signe généralement ses œuvres dans la partie inférieure de la feuille, très souvent à droite. On peut rencontrer les inscriptions « Ernest Guérin », « E. Guérin » ou simplement « Guérin », tracées à l’encre, au crayon ou à l’aquarelle. La signature est parfois accompagnée d’un titre et d’une localisation précise : Bretagne, Quiberon, Plougastel, Tronoën ou Sainte-Anne-la-Palud.

Sur certaines compositions importantes, l’artiste ajoute une petite hermine, symbole associé à la Bretagne. Ce signe peut apparaître à proximité de la signature ou du titre. Son emplacement et sa forme doivent cependant être comparés avec ceux des œuvres documentées.

Une signature ne constitue jamais une preuve suffisante à elle seule. Elle doit correspondre à la technique, au papier, au style, au sujet et à l’époque supposée de l’œuvre. Une photographie rapprochée de la signature, accompagnée d’une vue générale et d’une image du revers, permettra aux experts d’Estimon’objet de réaliser une première étude sérieuse.

Signature Ernest Pierre Guerin
Expertise signature Ernest Pierre Guerin

Tableau d’Ernest Pierre Guérin : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par identifier la technique employée. Chez Ernest Guérin, il faut distinguer une aquarelle seule d’une composition mêlant aquarelle, gouache, encre et mine de plomb. Une photographie en haute définition permet d’observer la transparence des couleurs, les traits préparatoires et les rehauts plus opaques.

Romain examine ensuite les personnages. Guérin parvient à représenter avec précision des silhouettes minuscules, parfois hautes de quelques millimètres seulement. Les costumes, les coiffes, les bannières et les attitudes restent structurés malgré leur taille. Une exécution maladroite ou trop approximative peut inviter à la prudence.

L’examen porte également sur le papier, ses éventuelles rousseurs, ses déchirures et les traces d’humidité. L’aquarelle est une technique sensible à la lumière : des couleurs passées ou un papier fortement jauni peuvent diminuer la valeur. À l’inverse, une œuvre restée fraîche, avec ses bleus, ses verts et ses rehauts de gouache bien conservés, sera davantage recherchée.

Enfin, l’expert étudie le cadre, le montage et le revers. Une ancienne étiquette d’exposition, un titre manuscrit ou un encadrement néogothique d’origine peuvent apporter des informations essentielles. Ces éléments doivent être conservés et photographiés avant toute intervention.

Ernest Pierre Guérin, le peintre de la Bretagne intemporelle

Ernest Pierre Guérin naît à Rennes en 1887. À seulement quinze ans, il entre à l’École des beaux-arts de sa ville, où il reçoit l’enseignement du portraitiste Jules Ronsin et du peintre de marines Jean Lafon. Il se distingue très tôt par sa maîtrise du dessin, de l’aquarelle et de l’enluminure. En 1907, à la fin de sa formation, il part pour Paris et travaille dans l’atelier d’un architecte-décorateur.

Sa carrière prend rapidement de l’ampleur. En 1913, alors qu’il n’a que vingt-six ans, il présente cinquante-trois aquarelles et enluminures au pavillon de Marsan du musée des Arts décoratifs. L’exposition rencontre un grand succès et l’ensemble est acheté par un seul collectionneur. La même année, Ernest Guérin épouse Renée Lebouc, avec laquelle il aura cinq enfants. Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est réformé pour raisons de santé en 1916. Il s’installe ensuite à Porspoder, puis réalise en 1918 un important décor peint pour l’Hôtel Moderne de Rennes.

À la fin de l’année 1918, Guérin s’établit définitivement à Quiberon avec sa famille. Il ouvre une galerie dans la ville en 1925, puis une seconde à Dinard, active de 1926 à 1933. Ses paysages, ses scènes de pêche et ses pardons rencontrent alors un large succès en France et à l’étranger. Sa notoriété décline après la Seconde Guerre mondiale, mais plusieurs expositions organisées depuis le début des années 2000 ont permis de redécouvrir son œuvre. Ernest Guérin meurt à Quiberon le 10 mai 1952, en laissant derrière lui l’une des représentations les plus personnelles et les plus poétiques de la Bretagne.

Ne séparez jamais une aquarelle d’Ernest Guérin de son cadre ancien sans l’avis d’un professionnel. Certains cadres néogothiques, à tabernacle ou en arc brisé ont été spécialement conçus pour accompagner l’œuvre. Ils peuvent constituer une partie importante de son histoire et participer à sa valeur.

Photographiez également la feuille sous une lumière naturelle et sans flash. Une vue rapprochée permettra d’observer les traits de mine de plomb, les réserves du papier et les rehauts de gouache. Pensez enfin à prendre en photo le revers du cadre et toutes les étiquettes. Pour faire estimer une œuvre d’Ernest Pierre Guérin, ces détails sont souvent aussi précieux que la signature !

Vous possédez une œuvre d’Ernest Guérin ? Envoyez vos photographies et les informations dont vous disposez à Estimon’objet. Nos experts étudieront votre demande et vous proposeront un accompagnement adapté à votre projet. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection.

En lien avec Ernest Pierre Guérin

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Ferdinand Loyen Du Puigaudeau

Ferdinand Loyen Du Puigaudeau

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Estimation et cote de l'artiste Ferdinand Loyen du Puigaudeau

Ferdinand Loyen du Puigaudeau est un artiste français dont l’œuvre se rapproche étroitement à l’Impressionnisme. Fortement influencé par les maîtres italiens, notamment par Caravage, il préfère puiser son inspiration dans le monde qui l’entoure plutôt que de suivre des codes picturaux.

Estimation gratuite Ferdinand Loyen Du Puigaudeau

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Ferdinand Loyen du Puigaudeau et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Ferdinand Loyen du Puigaudeau en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Ferdinand Loyen du Puigaudeau ?

Ferdinand Loyen du Puigaudeau, aussi surnommé Picolo par ses amis, est un peintre postimpressionniste né à Nantes le 4 avril 1864 et mort le 19 septembre 1930 à Croisic. 

C’est grâce à son oncle Henri de Châteaubriant que Ferdinand Loyen du Puigaudeau commence sa formation artistique académique. Devenu son tuteur en 1897 à la suite de la séparation de ses parents, l’oncle de Ferdinand Loyen du Puigaudeau soutient et encourage son talent. Après avoir obtenu son diplôme, le peintre part séjourner successivement en Italie et en Tunisie pour perfectionner son travail.

En 1886, Ferdinand Loyen du Puigaudeau rencontre Paul Gauguin, Émile Bernard et Charles Laval à Pont-Aven, en Bretagne. Il assiste alors aux prémices de ce qui deviendra deux ans plus tard l’École de Pont-Aven.

En 1889, il se rend en Belgique où il rencontre des membres du Groupe XX : Guillaume Vogels, Jan Toorop et James Ensor. Il travaille également aux côtés du peintre et sculpteur réaliste Constantin Meunier. Un an plus tard, Ferdinand Loyen du Puigaudeau expose une première œuvre au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts.

Au début du XXe siècle, il séjourne à Venise avant de revenir dans sa ville natale, en proie à des soucis financiers. En 1907, il s’installe au manoir de Kervaudu, à Croisic, où il réunit des amis peintres et des membres de sa famille.

Les années suivantes, Ferdinand Loyen du Puigaudeau quitte peu à peu le devant de la scène, sombre dans une dépression et n’expose plus qu’une fois par an au sein du Groupe artistique de Saint-Nazaire. Paradoxalement, sa renommée de peintre ne cesse de s’étendre. 

Ferdinand Loyen du Puigaudeau et l’École de Pont-Aven

1886, l’année de création de sa première œuvre connue, constitue une influence importante dans le travail artistique de Ferdinand Loyen du Puigaudeau. Cette année-là, il est en pension chez Marie Gloanec, à Pont-Aven, comme de nombreux artistes de son époque. Il rencontre alors Paul Gauguin, Émile Bernard et Charles Laval.

Il assiste et participe alors à la formation, ainsi qu’aux premières recherches artistiques, de l’École de Pont-Aven. Ferdinand Loyen du Puigaudeau se nourrit alors de cette influence, comme en témoignent les toiles qu’il réalise à cette époque.  

Bien que l’influence de l’École de Pont-Aven soit déterminante dans son œuvre, notamment à travers sa relation directe avec Paul Gauguin, Ferdinand Loyen du Puigaudeau parvient à entretenir une démarche picturale très personnelle. Son tempérament, tout comme son goût prononcé pour l’indépendance, l’empêche d’être un simple admirateur et le pousse à nourrir sa propre démarche artistique.

L’œuvre de Ferdinand Loyen du Puigaudeau

Ferdinand Loyen du Puigaudeau est profondément influencé par les maîtres anciens comme le Caravage, notamment sur le traitement de la lumière dans sa peinture. L’artiste a tendance à rejeter toute forme d’enseignement trop rigide et préfère apprendre seul, au contact direct de la nature et des œuvres qu’il admire. Même s’il tient à son indépendance, les rencontres avec ses contemporains et les échanges culturels permettent à Ferdinand Loyen du Puigaudeau d’enrichir sa réflexion artistique. 

Influencé par les expériences coloristes de l’École de Pont-Aven et marqué par l’œuvre des Nabis, Ferdinand Loyen du Puigaudeau se place dans le sillage des peintres impressionnistes. Encore une fois, malgré ces influences multiples, l’artiste parvient à développer une esthétique bien singulière et très personnelle.

Par ailleurs, une grande partie de l’œuvre de Ferdinand Loyen du Puigaudeau s’inscrit dans la tradition des maîtres flamands et français du XVIIe siècle. En effet, il admire et s’inspire de la beauté de leurs éclairages nocturnes. Ferdinand Loyen du Puigaudeau réalise alors de nombreuses scènes nocturnes et atmosphères crépusculaires – feux d’artifice, couchers de soleil, fêtes foraines – dans ses peintures.

En 1904, Ferdinand Loyen du Puigaudeau séjourne à Venise. Cette période coïncide avec une amplification de la tendance néo-impressionniste dans sa peinture.

Enfin, durant la dernière partie de sa vie, le peintre se tourne vers des paysages ensoleillés.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Ferdinand Loyen du Puigaudeau

Les œuvres de Ferdinand Loyen du Puigaudeau rencontrent actuellement une belle cote dans les ventes aux enchères. Le plus souvent, les maisons de ventes proposent des peintures, des dessins ou des aquarelles de l’artiste.

Les peintures de Ferdinand Loyen du Puigaudeau sont souvent estimées selon une vaste échelle pouvant aller de 600 euros à 60 000 euros. Lors d’une vente en juin 2019, une huile sur carton, Paysage de Brière, est adjugée à 2 300 euros. Plus tôt, en novembre 2015, l’huile sur toile Vue du grand canal, Venise atteint le prix de vente de 128 814 euros.

Les dessins et aquarelles de l’artiste connaissent des estimations plus modestes, entre 400 euros et 1 500 euros. En 2019, La chapelle de Batz-sur-Mer au crépuscule trouve acquéreur pour 920 euros. Trois ans plus tard, le dessin Batz-sur-Mer, sortie d’église Sainte Marie des Muriers de nuit est adjugée à 1 700 euros.

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(Illus.) 

En lien avec Ferdinand Loyen du Puigaudeau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Emile Alfred Dezaunay

Émile Alfred Dezaunay

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Estimation et cote de l'artiste Émile Alfred Dezaunay

Émile Alfred Dezaunay est un peintre nantais, ancien élève de Pierre Puvis de Chavannes. Aux côtés de son ami Maxime Maufra, il se rend en Bretagne où il rencontre les membres de l’École de Pont-Aven.

Estimation gratuite Emile Alfred Dezaunay

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Qui est Émile Alfred Dezaunay ?

Émile Alfred Marie Dezaunay est un peintre et graveur français, né le 25 février 1854 et mort le 4 juin 1938. Il est connu pour son talent dans l’art de l’aquarelle et de la gravure. Sa période de création la plus intense se situe entre 1892 et 1909. Originaire de Nantes et issu d’une famille aisée, il est élevé par sa mère, devenue veuve en 1857. Jules-Elie Delaunay, peintre nantais, encourage Émile Alfred Dezaunay à entrer à l’École des Beaux-Arts de Paris, qu’il intègre en 1875 à l’âge de 19 ans. Durant sa formation, il est l’élève de Pierre Puvis de Chavannes.

Au début des années 1880, Émile Alfred Dezaunay retourne dans sa ville natale où il se marie en 1884 et participe à l’Exposition triennale des Beaux-Arts de Nantes deux ans plus tard. A cette occasion, il rencontre Maxime Maufra. Ils deviennent très amis et explorent de nouveaux horizons, notamment en Bretagne.

Après des allers-retours entre Paris et Nantes, Émile Alfred Dezaunay décide de s’installer durablement à Nantes après la mort de son fils aîné en 1909. Avec sa femme, ils entament une vie retirée, ne quittant leur domicile que pour quelques courts séjours en Bretagne et en Vendée. A partir de cette époque, il n’expose plus qu’à un seul salon parisien, le Salon d’automne. En revanche, il participe à toutes les expositions organisées par les Amis des arts et des artistes bretons jusqu’en 1914.

La rencontre entre Émile Alfred Dezaunay et l’École de Pont-Aven

En 1890, Émile Alfred Dezaunay se rend en Bretagne, entraîné par son ami Maxime Maufra qui le met en contact avec le groupe de Pont-Aven. Il séjourne alors chez Marie-Jeanne Gloanec où il rencontre les artistes Paul Gauguin, avec lequel il peint pendant deux étés de suite au Pouldu, Chamaillard et Jourdan. Grâce à ce séjour, Émile Alfred Dezaunay décide de centrer ses aquarelles et peintures sur la Bretagne. 

Néanmoins, Émile Alfred Dezaunay n’appartient pas véritablement à l’École de Pont-Aven. En effet, sa situation familiale et son tempérament ne lui permettent pas d’aspirer à une vie de bohème. Les œuvres peintes de l’artiste ne sont pas influencées par ce groupe artistique. Cependant, les gravures, elles, témoignent de l’influence esthétique de Pont-Aven.

La période la plus féconde dans la carrière artistique d’Émile Alfred Dezaunay se situe entre 1892 et 1909, quand il vit entre Paris et Nantes. La rencontre avec d’autres peintres de sa génération engendre un brassage esthétique inspirant chez l’artiste. Peintre impressionniste, Émile Alfred Dezaunay représente la Bretagne avec une touche délicate et personnelle qui le distingue de ses contemporains. 

Durant sa carrière, Émile Alfred Dezaunay oscille entre l’impressionnisme et l’École de Pont-Aven. Toutefois, il parvient à entretenir une peinture qui lui correspond, à la fois libre et synthétique. Il créé des œuvres colorées comme Quiberon, les rochers datée de 1926.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Émile Alfred Dezaunay

Aujourd’hui, il est possible de retrouver des œuvres d’Émile Alfred Dezaunay dans les ventes aux enchères. Depuis 2001, environ 140 lots présentant une œuvre de l’artiste ont été mis en vente en France. Le plus souvent, il s’agit d’huiles sur toiles, d’aquarelles ou de gravures.

Les peintures réalisées par Émile Alfred Dezaunay sont en moyenne estimées entre 500 euros et 4 000 euros. En mai 2021, l’huile sur toile Paysage de bord de mer a été adjugée à 800 euros. En 2022, l’œuvre Garçon au béret et sa petite sœur a trouvé acquéreur pour 3 500 euros. En outre, il arrive que le prix d’adjudication surpasse l’estimation initiale. En 2020, Bretons dansant dans un bar, une huile sur toile estimée entre 3 000 euros et 5 000 euros a été adjugée à 7 200 euros.

Émile Alfred Dezaunay a également réalisé des aquarelles dont les estimations sont généralement comprises entre 150 euros et 400 euros comme le démontre l’adjudication à 400 euros de Estuaire en Bretagne en 2020 et celle à 150 euros de Saint Nazaire en 2022.

Enfin, les ventes aux enchères proposent aussi des gravures d’Émile Alfred Dezaunay, estimées entre 200 euros et 800 euros. En 2020, l’estampe Jeune Bretonne a été adjugée à 500 euros. La même année, une eau-forte de 1900 intitulée Messe en Bretagne s’est vendue à 768 euros.

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Estimation gratuite Théophile Louis Deyrolle

Théophile Louis Deyrolle

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Estimation et cote de l'artiste Théophile Louis Deyrolle

Théophile Louis Deyrolle (1844-1923) est un peintre français connu pour ses représentations de la Bretagne, de ses habitants et de la vie quotidienne autour de Concarneau. D’abord formé à l’architecture, il choisit finalement la peinture et rejoint les ateliers d’Alexandre Cabanel et de William Bouguereau. Son installation à Concarneau en 1871 marque un tournant décisif : les pêcheurs, les paysans, les pardons bretons et les scènes de marché deviennent ses sujets favoris. Avec son ami et beau-frère Alfred Guillou, il participe à la naissance de l’École de Concarneau.

Aujourd’hui, les tableaux de Théophile Deyrolle intéressent tout particulièrement les amateurs de peinture bretonne du XIXᵉ siècle. Les compositions importantes, les scènes de la vie maritime et les œuvres qui représentent les costumes traditionnels peuvent obtenir plusieurs milliers d’euros.

Vous possédez un tableau, un dessin ou une céramique de Théophile Deyrolle ? Estimon’objet, votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une première estimation gratuite, rapide et confidentielle.

Estimation gratuite Théophile Louis Deyrolle

Prix des œuvres de Théophile Deyrolle

  • Peinture à l’huile sur toile ou sur panneau : entre 300 € et 5 000 €

  • Dessin, étude ou illustration : entre 50 € et 800 €

  • Céramique et faïence décorée : entre 100 € et 1 500 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’un tableau de Théophile Deyrolle ? Commencez par photographier l’œuvre de face, puis prenez des images rapprochées de la signature, des personnages et des principaux détails. Photographiez également le revers, le châssis, les étiquettes anciennes, les inscriptions et le cadre. Ces éléments peuvent apporter des renseignements précieux sur la provenance ou sur une ancienne exposition.

Nos experts étudient ensuite la technique, les dimensions, le sujet, la qualité d’exécution, l’état de conservation et la cohérence de la signature. Ils comparent également l’œuvre aux compositions documentées de l’artiste et aux résultats récents observés sur le marché.

Grâce à cette analyse, Estimon’objet vous apporte un premier avis fiable et confidentiel. Notre équipe vous accompagne ensuite si votre œuvre nécessite une expertise complémentaire, une recherche de provenance ou une mise en vente.

La cote de Théophile Deyrolle sur le marché de l’art

La cote de Théophile Deyrolle dépend avant tout du sujet représenté. Les collectionneurs recherchent ses scènes de marché, ses pêcheurs, ses paysannes en costume, ses pardons et ses grandes compositions consacrées à la vie bretonne. Le format, la provenance et l’état du tableau jouent également un rôle essentiel.

La cote des scènes bretonnes et des peintures de figures

Les scènes bretonnes constituent le cœur du marché de Théophile Deyrolle. Les œuvres les plus appréciées montrent plusieurs personnages dans un décor immédiatement reconnaissable : marché, ferme, fête locale, port ou campagne de Cornouaille. La précision des costumes et la place accordée aux gestes du quotidien renforcent souvent leur intérêt documentaire.

Voici quelques résultats de référence :

  • Le Retour du marché en Bretagne (œuvre non datée) : cette peinture a été adjugée 3 500 € en mars 2019 à Paris.
  • Cider Festival, également présentée sous un titre évoquant une fête du cidre (œuvre non datée) : cette huile sur toile a été vendue 3 600 $ en 2021 à Knoxville, aux États-Unis, frais compris.

Ces résultats montrent qu’une scène animée, lisible et typiquement bretonne peut se situer dans une fourchette de plusieurs milliers d’euros. Une provenance locale ancienne ou un lien avec une exposition peut encore renforcer sa valeur.

La cote des paysages, scènes rurales et peintures maritimes

Les paysages et les scènes rurales de Théophile Deyrolle apparaissent régulièrement sur le marché. Ils représentent des chemins de campagne, des troupeaux, des travaux agricoles, des bateaux ou les environs de Concarneau. Les petits panneaux restent généralement plus accessibles que les grandes huiles sur toile.

Quelques références permettent de mieux comprendre ce marché :

  • Retour de Barbison (œuvre non datée) : cette petite peinture a été vendue autour de 1 920 $ sur le marché international.
  • Retour du marché (œuvre non datée) : cette huile sur panneau de 23 × 35,5 cm a été présentée avec une estimation comprise entre 800 € et 1 000 €.
  • Le Retour des chaloupes sardinières (œuvre non datée) : cette impressionnante huile sur toile de 192 × 380 cm a été présentée en vente publique à Blois en 2017. Son format monumental et son sujet maritime la placent dans une catégorie très différente des petits paysages habituellement proposés.

Pour ce type de tableau, la taille ne suffit pas à déterminer le prix. La présence de personnages, la qualité de la lumière, l’état de conservation et l’importance du sujet dans l’œuvre de Deyrolle doivent être examinés ensemble.

La cote des portraits, dessins et œuvres décoratives

Les portraits, dessins et études de Théophile Deyrolle sont moins fréquents. Leur cote peut varier fortement selon la technique, l’identité du modèle et le degré d’achèvement. Un dessin lié à l’un de ses voyages ou à une œuvre connue peut présenter un intérêt historique supérieur à celui d’une simple étude.

Parmi les résultats publics connus :

  • Aïscha (date et technique non précisées dans l’archive publique consultée) : l’œuvre a été adjugée 370 €.
  • Portrait présumé de M. Thomas (œuvre non datée) : ce portrait a été vendu 90 €.

Ces résultats modestes ne doivent pas conduire à sous-estimer toutes les œuvres sur papier de l’artiste. Deyrolle fut aussi illustrateur et voyageur. Les dessins réalisés lors de ses voyages dans le Lazistan, le Caucase et l’Arménie possèdent une dimension documentaire particulière.

Il a également travaillé pour la faïencerie HB de Quimper, où il a participé à la décoration de plats, d’assiettes et de vases, notamment avec des motifs japonisants. Pour ces pièces, une expertise doit vérifier la marque de la manufacture, l’époque de fabrication et la réalité de l’intervention de Deyrolle. Une faïence simplement réalisée « d’après » un modèle de l’artiste ne possède pas la même valeur qu’une pièce documentée.

Comment reconnaître un tableau de Théophile Deyrolle ?

Les tableaux de Théophile Deyrolle représentent souvent des Bretons dans leur vie quotidienne. On reconnaît les coiffes, les tabliers, les sabots, les gilets et les vêtements sombres portés à la fin du XIXᵉ siècle. Les personnages ne prennent pas toujours la pose : ils marchent, discutent, travaillent, gardent un troupeau ou reviennent du marché. Cette attention portée aux attitudes donne à ses peintures un caractère très vivant.

Deyrolle accorde également beaucoup de soin aux visages et aux vêtements. Sa formation auprès de Cabanel et Bouguereau se retrouve dans la précision du dessin et dans la construction des figures. Les mains, les postures et les plis des tissus sont généralement décrits avec application. Les visages restent toutefois naturels : l’artiste cherche davantage à représenter les habitants de la région qu’à les idéaliser.

Sa palette utilise volontiers des bruns, des gris, des verts et des bleus, avec quelques couleurs plus franches dans les costumes ou les coiffes. Dans ses scènes portuaires, les voiles, les reflets de l’eau et les façades de Concarneau permettent souvent de reconnaître le lieu. Les œuvres les plus ambitieuses réunissent plusieurs groupes de personnages et peuvent atteindre des dimensions importantes.

Il faut néanmoins rester prudent. De nombreux peintres ont représenté la Bretagne et ses costumes à la même époque. Un sujet breton ou une scène de Concarneau ne suffit donc jamais à attribuer un tableau à Théophile Deyrolle.

Reconnaître la signature de Théophile Deyrolle

Théophile Deyrolle signe généralement ses peintures dans la partie inférieure de la composition, souvent à droite. On peut rencontrer les inscriptions « T. Deyrolle », « Th. Deyrolle » ou simplement « Deyrolle ». La signature est le plus souvent posée au pinceau, dans une couleur suffisamment visible sans prendre trop de place dans le tableau.

La forme de la signature peut varier selon la période, le format et la nature de l’œuvre. Sur certaines peintures, les lettres sont assez droites et faciles à lire. Sur d’autres, l’écriture paraît plus rapide et se confond partiellement avec le décor.

La signature doit toujours être étudiée avec la matière picturale. Une inscription ajoutée tardivement peut présenter une couleur différente, recouvrir des craquelures anciennes ou sembler posée au-dessus d’un vernis. À l’inverse, une signature ancienne doit normalement présenter un vieillissement cohérent avec le reste de la peinture.

Enfin, toutes les œuvres authentiques ne sont pas nécessairement signées. Certains panneaux décoratifs, études préparatoires et dessins peuvent être dépourvus de signature. C’est pourquoi l’examen du style, du support, de la provenance et du revers reste indispensable.

Expertise signature Theophile Louis Deyrolle
Signature Theophile Louis Deyrolle

Tableau de Théophile Deyrolle : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par observer le sujet et la composition. Il vérifie si les costumes, les activités représentées et le décor correspondent bien à la Bretagne de la fin du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle. Dans une scène de Concarneau, les bateaux, les quais et l’organisation du port peuvent fournir des indices concrets.

Il examine ensuite le dessin des personnages. Chez Deyrolle, les silhouettes sont construites avec soin et les attitudes restent crédibles. Les mains, les visages et les vêtements ne doivent pas sembler maladroits ou simplifiés sans raison. Une photographie nette permet aussi d’étudier la façon dont l’artiste utilise la peinture pour distinguer un tablier, une coiffe blanche, une veste sombre ou la surface de l’eau.

Le support apporte d’autres informations. Romain regarde la toile, le panneau, le châssis, les clous, les anciennes réparations et les éventuelles marques de marchand de couleurs. Il contrôle aussi la cohérence de la signature avec le vieillissement général de l’œuvre. Une signature authentique ne doit pas sembler plus récente que le tableau.

Enfin, il étudie la provenance. Une ancienne étiquette bretonne, une mention d’exposition, une photographie de famille ou un lien avec Concarneau peut apporter un élément déterminant. Pour les grandes scènes décoratives, il recherche également si l’œuvre appartenait autrefois à un hôtel, une mairie, une demeure ou un ensemble de panneaux.

Théophile Deyrolle, un peintre au cœur de la Bretagne

Théophile Louis Deyrolle naît à Paris en 1844 dans une famille de naturalistes et d’entomologistes. Il se destine d’abord à l’architecture et suit une formation à l’École des beaux-arts. Sa rencontre avec Alfred Guillou, jeune peintre originaire de Concarneau, bouleverse toutefois ses projets. Deyrolle abandonne progressivement l’architecture et se forme à la peinture dans les ateliers d’Alexandre Cabanel et de William Bouguereau.

Avant de s’installer en Bretagne, il mène une étonnante activité de voyageur et d’illustrateur. Il parcourt le Lazistan, le Caucase et l’Arménie, où il observe les paysages, les monuments et les populations locales. Ses dessins et ses descriptions sont ensuite publiés dans Le Tour du Monde – Nouveau Journal des Voyages. Cette expérience montre déjà son goût pour l’observation des coutumes, des vêtements et de la vie quotidienne.

En 1871, Deyrolle rejoint Alfred Guillou à Concarneau. Il épouse l’année suivante Suzanne Guillou, la sœur de son ami, et s’attache définitivement à la région. Les deux peintres participent à la création de la colonie artistique connue sous le nom d’École de Concarneau. Deyrolle expose au Salon et obtient une mention honorable en 1882. Il travaille aussi pour la faïencerie HB de Quimper et réalise des panneaux décoratifs pour plusieurs établissements bretons. Il meurt à Concarneau en 1923, après plus d’un demi-siècle passé à représenter la vie de la région.

Plusieurs de ses œuvres sont aujourd’hui conservées dans des collections publiques, notamment à Quimper, Brest, Pau et Rochefort. Bretonne aux poules, La Pêche aux maquereaux, Le Manoir de Locamand, Les Joueurs de boules ou encore L’Arrivée au pardon de Fouesnant témoignent de la place importante qu’il occupe dans l’histoire de la peinture bretonne du XIXᵉ siècle.

Pour une peinture attribuée à Théophile Deyrolle, photographiez toujours les costumes en très gros plan. Les coiffes, les broderies, les tabliers et les gilets ne constituent pas seulement des éléments décoratifs : ils peuvent parfois aider à identifier une commune, un territoire ou une fête particulière. Or, Deyrolle connaissait intimement les habitants et les usages de la région de Concarneau.

Pensez également à photographier les bords de la toile et l’intégralité du revers. Certains tableaux ont été découpés, séparés d’un décor plus important ou remontés sur un nouveau châssis. Une composition inhabituelle, un bord peint qui se prolonge sous le cadre ou des dimensions particulières peuvent révéler qu’il s’agissait autrefois d’un panneau décoratif.

Ne nettoyez jamais vous-même la signature et ne retirez aucune étiquette ancienne. Envoyez ces photographies à Estimon’objet : nos experts pourront comparer votre œuvre aux peintures documentées de Théophile Deyrolle et vous fournir une estimation gratuite, confidentielle et argumentée.

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En lien avec Théophile Louis Deyrolle

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Estimation gratuite Lucien Victor Félix Delpy

Lucien Victor Félix Delpy

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Estimation et cote de l'artiste Lucien Victor Félix Delpy

Lucien Victor Félix Delpy est un peintre français porté par son amour pour les voyages et la Bretagne, comme en témoignent ses peintures. Peintre de la Marine, l’homme est également promu peintre des Armées.

Estimation gratuite Lucien Victor Félix Delpy

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Lucien Victor Félix Delpy et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Lucien Victor Félix Delpy en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La vie de Lucien Victor Félix Delpy

Lucien Victor Félix Delpy est un peintre français né le 2 novembre 1898 et mort le 16 juin 1967 à Lorient. Il est issu d’une famille d’artistes : du côté maternel, Lucien Victor Félix Delpy est le petit-fils du peintre Camille-Félix Bellanger et sa lignée paternelle est cousine à celle du peintre Hippolyte Camille Delpy (1842-1910).

En novembre 1914, Lucien Victor Félix Delpy intègre l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et étudie auprès de Charles Fouqueray. 

En 1922, il commence à exposer au Salon des artistes français où il obtient une médaille d’argent cinq ans plus tard. En 1931, grâce à ses œuvres La Fin du Québec et Navire à quai, il est nommé peintre de la Marine. Cette même année, il reçoit le grand prix de la Ville de Paris. Quelques temps après, Lucien Victor Félix Delpy est à nouveau décoré : il reçoit le prix des paysagistes français en 1946, le prix Corot en 1947 et est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en 1954.

L’amour de Lucien Victor Félix Delpy pour le littoral breton

Comme beaucoup d’artistes parisiens de son époque, Lucien Victor Félix Delpy découvre la Bretagne, son littoral et ses paysages sauvages. C’est en 1925 qu’il se rend pour la première fois sur les quais de Saint-Malo et de Roscoff. Immédiatement, le peintre s’intéresse et s’adapte à la vie locale : il se balade sur les ports, se rend à des fêtes de villages et explore les lieux.

Accompagné de son chevalet, Lucien Victor Félix Delpy se positionne sur les remparts et puise son inspiration dans les ports et leur activité. Grâce à l’enseignement de Charles Fouqueray, peintre spécialisé dans les représentations navales, il participe au premier Salon organisé par la Société nationale des Beaux-Arts de la mer en 1927 avec son tableau Quai du Port à Martigues. Le talent de Lucien Victor Félix Delpy est alors remarqué et est récompensé par de nombreux prix. Dès lors, il fait de son statut de peintre un véritable métier.

Lucien Victor Félix Delpy, Peintre de la Marine

Lorsqu’il termine sa formation académique en 1918, Lucien Victor Félix Delpy débute immédiatement sa carrière de peintre. Élève de Charles Fouqueray, il peint beaucoup de paysages maritimes. Après avoir participé au premier Salon organisé par la Société nationale des Beaux-Arts de la mer en 1927, Lucien Victor Félix Delpy est nommé Peintre de la Marine en 1931. Âgé de 33 ans, il est alors l’un des plus jeunes peintres officiels de la Marine. Ce statut amène Lucien Victor Félix Delpy à alterner les missions à l’étranger, notamment en Afrique du Nord, et à multiplier les séjours en Bretagne. La fréquence de ses voyages est également intensifiée par un autre rôle : Lucien Victor Félix Delpy est nommé Peintre des Armées.

En effet, durant la Première Guerre Mondiale, Lucien Victor Félix Delpy s’engage comme volontaire de 1917 à 1919. Il ramène alors avec lui ses premiers croquis de soldats. En 1940, pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est envoyé en mission sur le front à Dunkerque, puis à Cherbourg. Cinq après, il est en mission avec l’armée Rhin et Danube lorsqu’il est nommé Peintre des Armées. En 1958, Lucien Victor Félix Delpy est appelé en mission, en tant que peintre militaire, en Algérie française.

La peinture de Lucien Victor Félix Delpy

Devenu Peintre Officiel de la Marine, Lucien Victor Félix Delpy est envoyé à Brest pour sa première mission. C’est à cette occasion qu’il réalise sa plus grande peinture, Vue aérienne des ports de commerce de Brest, destinée à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la ville.

Cette œuvre témoigne du style très vif du peintre : la représentation du dynamisme de la vie maritime se fait essentiellement par le geste et le trait de Lucien Victor Félix Delpy, plutôt que par une représentation formelle. De manière globale, l’utilisation vive et grossière du fusain, la touche forte du pinceau ainsi que les lumières et les contrastes choisis par l’artiste rendent ses peintures uniques.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Lucien Victor Félix Delpy

Aujourd’hui, il est possible de trouver des œuvres de Lucien Victor Félix Delpy dans les ventes aux enchères. Les plus répandues demeurent les peintures à l’huile, bien qu’il soit possible de trouver des dessins ou des aquarelles de l’artiste. Les peintures de Lucien Victor Félix Delpy sont estimées entre 400 euros et 3 000 euros. Néanmoins, il se peut que le prix d’adjudication dépasse cet intervalle, comme le démontre une vente aux enchères de juin 2022 : une huile sur toile, L’arsenal de Brest, dont l’estimation maximale était fixée à 600 euros, s’est finalement vendue à 7 470 euros.

Durant sa carrière, Lucien Victor Félix Delpy a également réalisé des aquarelles, estimées entre 600 euros et 1 500 euros dans les ventes aux enchères. En avril 2021, Embarquement de Port Louis a été adjugée à 1 000 euros. Les dessins de l’artiste rencontrent une estimation plus basse, comprise entre 60 euros et 200 euros. Lors d’une vente en octobre 2021, Brest, bateaux à quai au pied des remparts a été adjugé à 190 euros.

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(Illus.) 

En lien avec Lucien Victor Félix Delpy

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Estimation gratuite Henri Delavallee

Henri Delavallée

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Estimation et cote de l'artiste Henri Delavallée

Henri Delavallée est un peintre français dont l’œuvre ne peut être rattachée à un seul et même mouvement artistique. En effet, l’artiste est influencé par de nombreux courants et diverses techniques. Vous possédez une œuvre d’Henri Delavallée dont vous souhaitez connaitre la valeur ? Contactez les experts d’Estimon’objet pour une estimation gratuite, rapide et condfidentielle !  

Estimation gratuite Henri Delavallee

Prix des œuvres d'Henri Delavallée

  • Peintures - entre 300 € et 100 000 €

  • Dessins et Aquarelles - entre 100 € et 8 000 €

  • Estampes - Entre 40 € et 800 €

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Qui est Henri Delavallée, peintre de l'avant guerre ?

Jules Henri Delavallée est un peintre français né à Reims le 24 avril 1862 et mort à Pont-Aven le 12 juin 1943. A la suite d’une brillante scolarité, durant laquelle il obtient le Prix au concours général de philosophie, il intègre simultanément la Sorbonne et l’École des Beaux-Arts de Paris en 1879. Il est alors l’élève de Carolus Duran et Luc-Olivier Merson. Quelques années plus tard, il épouse Gabrielle Moreau, artiste peintre également. En 1881, Henri Delavallée se rend pour la première fois à Pont-Aven, une commune située en Bretagne, avant de s’y rendre régulièrement les années suivantes. En 1886, il y rencontre Paul Gauguin et Émile Bernard. Au cours de sa vie, Henri Delavallée travaille avec plusieurs artistes peintres : par exemple, en 1887, il travaille avec Camille Pissarro et Georges Seurat qu’il rencontre à Bourron-Marlotte. En 1889, il séjourne à Landemer, la commune natale de Jean-François Millet dont il admire le travail. C’est à cette période que Henri Delavallée peint des tableaux divisionnistes et pointillistes. En 1894, Henri Delavallée décide de retourner à Pont-Aven mais, attirés par l’exotisme, il décide avec sa femme de partir s’installer à Constantinople où le couple vit de 1896 à 1901. Leurs œuvres sont alors très appréciées par la haute société turque. A partir de 1910, le couple Delavallée s’installe définitivement à Pont-Aven.

La peinture de Henri Delavallée

Issu d’une formation académique, Henri Delavallée intègre rapidement l’École de Pont-Aven : celle-ci désigne de nombreux artistes qui se retrouvent pour travailler ensemble dans le village breton éponyme à partir de la fin du XIXe siècle. Henri Delavallée est influencé par les peintures néo-impressionnistes de Georges Seurat, artiste peintre avec lequel il travaille en 1887. A cette époque, Henri Delavallée réalise des peintures et des pastels pointillistes, jusqu’en 1890 : ces œuvres représentent des paysages, des portraits ou des scènes de genre. Lors de son séjour en Turquie, Henri Delavallée se spécialise dans les portraits mondains, inspirés du travail de Paul Cézanne. Ces portraits connaissent un véritable succès dans le pays. En 1901, lorsqu’il revient en France, Henri Delavallée revient à un style plus classique dans ses peintures.

L’influence de la peinture divisionniste sur Henri Delavallée

Sous l’influence de Camille Pissarro et de Georges Seurat, rencontrés en 1887, Henri Delavallée est rapidement attiré par l’Impressionnisme et décide d’adopter la technique divisionniste. Le Divisionnisme – aussi appelé chromoluminarisme – est un style de la peinture néo-impressionniste qui trouve ses origines en Italie. Le Divisionnisme se caractérise par la séparation des couleurs en points ou en plaques qui interagissent ensemble par effet d’optique : ainsi, il peut être défini comme une variante du Pointillisme. Cependant, le Divisionnisme ne peut être qualifié de mouvement pictural à part entière car il n’existe aucun manifeste artistique par les artistes qui ont utilisé cette technique. En France, il est possible de considérer que le Divisionnisme trouve ses débuts dans une des œuvres de Georges Seurat, Un dimanche après-midi sur l’île de La Grande Jatte de 1884.

Henri Delavallée et le Synthétisme

En 1886, Henri Delavallée rencontre Émile Bernard ; sous l’influence de ce dernier, Henri Delavallée s’intéresse et adhère immédiatement au Synthétisme. Deux ans plus tard, il expose des œuvres à l’exposition du Café Volpino à Paris. Le Synthétisme est un style pictural, légère variante du Symbolisme, qui est souvent rattaché à Gauguin et ses adeptes. Comme son nom le sous-entend, il a pour but de synthétiser la forme et l’idée en rejetant l’intégration des détails. Pour distinguer leurs œuvres de l’Impressionnisme – très répandu à cette même période – les artistes issus du Synthétisme utilisent des couleurs en aplat cernées de noir. Selon Gauguin, le Synthétisme s’appuie sur l’abstraction : l’art est une synthèse entre la perception du réel et l’expérience personnelle. Ce constat est alors utilisé par l’école de Pont-Aven : les artistes de ce groupe, dont Henri Delavallée fait partie, trouvent leur inspiration dans les coutumes des habitants du village éponyme.

Cote des oeuvres d’Henri Delavallée sur le marché de l'art

Dans les ventes aux enchères, les œuvres d’Henri Delavallée sont relativement présentes. Les plus recherchées sont les peintures. Leur mise à prix peut aller de 300 euros à 100 000 euros. En 2013, l’huile sur toile intitulée Le marché aux poissons, Pont-Aven a été adjugée à 36 400 euros. Deux ans plus tard, Les batteuses de blé datant de 1892 s’est vendue pour 19 500 euros. Cependant, les lithographies, les estampes ou les gravures d’Henri Delavallée se font plus rares. Leur estimation moyenne se situe entre 35 euros et 600 euros. Les dessins et les aquarelles de l’artiste sont également peu présentes dans les salles de ventes aux enchères. Le prix moyen pratiqué pour ce type d’œuvre est compris entre 150 euros et 8 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Henri Delavallée et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Henri Delavallée en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Henri Delavallée (1862 – 1943) , Huile sur toile, Bretonne de Pont-Aven,1892

Reconnaître la signature d'Henri Delavallée

Savoir reconnaître la signature d’Henri Delavallée est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre français reconnu pour ses paysages, marines et scènes de ports, très présents sur le marché de l’art régional et international. Sur ses huiles sur toile et ses œuvres sur papier — notamment ses vues de côtes bretonnes, ses ports animés et ses paysages lumineux — Delavallée signe le plus souvent « Henri Delavallée » ou plus simplement « H. Delavallée », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est généralement apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive lisible, utilisant une teinte sombre ou brun-rouge qui se détache des ciels clairs et des tonalités marines. Sur certaines études et esquisses, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, homonymies et attributions incertaines, faire vérifier la signature d’Henri Delavallée par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Henri Delavallée.

Expertise signature Henri Delavallée
Signature Henri Delavallée

En lien avec Henri Delavallée

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Estimation gratuite André Dauchez

André Dauchez

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Estimation et cote de l'artiste André Dauchez

André Dauchez est un artiste français dont l’œuvre est assez complète et diversifiée. Véritable passionné de dessin depuis son plus jeune âge, le peintre du vent et des estuaires réalise quotidiennement des croquis inspirés par la Bretagne.

Estimation gratuite André Dauchez

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Parcours et notoriété d’André Dauchez

André Eugène Marie René Dauchez est né le 17 mai 1870 à Paris où il décède le 15 mai 1948. Cet artiste français est à la fois peintre, graveur aquafortiste, dessinateur, illustrateur et photographe. Sa famille est rapidement bercée par l’art : tout comme lui, sa sœur Jeanne Dauchez (1869 – 1949) est une artiste peintre. En 1890, elle épouse Lucien Simon (1861-1945), également peintre.

A l’instar de Jean Georges Cornélius, André Dauchez fréquente l’atelier de Luc-Olivier Merson entre les années 1887 et 1890. En 1897, il participe pour la première fois au Salon des artistes français. Trois ans plus tard, il est décoré de la médaille d’argent à l’Exposition Universelle. Au début des années 1900, il intègre le groupe de jeunes peintres la « Bande Noire » dont Lucien Simon, Charles Cottet ou Maurice Denis, par exemple, font également parti. Le nom de ce groupe a été surnommé ainsi par les critiques d’art de l’époque car ces peintres tendaient à rejeter les toiles claires des néo-impressionnistes.

De son vivant, André Dauchez bénéficie d’une belle notoriété. Plusieurs de ses peintures sont alors achetées par l’État et, dès 1922, il est nommé peintre de Marine. Dans la foulée, il intègre la Société nationale des Beaux-Arts et devient Président du Comité en 1931.

L’importance du dessin dans l’œuvre d’André Dauchez

Dès l’enfance, André Dauchez se distingue par le dessin, pratique à laquelle il reste attaché jusqu’à la fin de sa vie. Le moindre prétexte est bon pour dessiner : qu’il s’agisse d’un motif, d’un paysage ou bien d’une scène que l’artiste découvre lors de promenades ou redécouvre dans son quotidien. Ses dessins peuvent être des croquis d’études pour d’autres œuvres : en effet, André Dauchez réalise toujours un ou plusieurs dessins préparatoires pour ses peintures ou eaux fortes. Ses croquis peuvent également être des œuvres à part entière. Tout au long de sa carrière, l’artiste a réalisé des milliers de dessins, qui ne sont pas tous répertoriés, datés ou légendés.

Les eaux-fortes d’André Dauchez

André Dauchez débute véritablement sa carrière d’artiste grâce à la gravure. Il connait ses premiers succès en reproduisant des œuvres connues. Il essaye plusieurs techniques de gravure – aquatinte, burin, pointe sèche – mais c’est celle de l’eau forte qui retient son intérêt et qu’il pratique alors le plus. A partir de 1899, il commence à maitriser les différentes étapes de production de ses eaux fortes et fabrique même son encre.

Pendant quelques années, André Dauchez délaisse la gravure pour se consacrer à la peinture. C’est en 1902 qu’il se consacre à nouveau à cet art et se met à réaliser des gravures originales. Entre 1887 et 1940, les historiens de l’art estiment que André Dauchez produit environ 600 gravures.

André Dauchez est également reconnu pour être un peintre paysagiste. Sur les conseils de son beau-frère Lucien Simon, André Dauchez s’oriente vers la peinture qui lui octroie une reconnaissance nationale et internationale dès la fin des années 1890.

André Dauchez, le peintre du vent et des estuaires

La peinture d’André Dauchez se caractérise par un style à la fois classique et particulier, dont les motifs sont souvent inspirés du paysage breton. Pendant son enfance, André Dauchez et sa famille se rendent souvent en Bretagne, notamment à l’occasion des vacances estivales. Ces nombreux séjours déterminent d’ailleurs la vocation picturale et maritime d’André Dauchez. En 1890, sa famille décide de s’installer à Bénodet, en Bretagne : c’est à ce moment où Lucien Simon, avec qui il cohabite alors, le pousse à s’essayer à la peinture. 

Quelques années plus tard, en 1903, André Dauchez fait construire une maison-atelier en Bretagne dans laquelle il passe tous ses étés. Le paysage breton influence fortement l’œuvre du peintre : on y retrouve beaucoup des bords de mer, des estuaires et des ports qu’il découvre au fil des années. Ces paysages maritimes amèneront les critiques d’art à surnommer André Dauchez le « peintre du vent et des estuaires ».

L’amour et la connaissance du domaine maritime d’André Dauchez ne se limitent pas à la peinture puisqu’il est aussi un véritable marin qui a navigué entre l’Atlantique et la Manche grâce aux cinq embarcations qu’il a possédé dans sa vie.

Faire estimer gratuitement une œuvre d’André Dauchez

Les œuvres d’André Dauchez sont assez courantes dans les salles de ventes aux enchères. Leurs estimations varient selon le support et la technique utilisés. On y retrouve autant des peintures et des dessins que des gravures de l’artiste.

L’estimation des dessins et des croquis réalisés par André Dauchez est généralement comprise entre 80 euros et 300 euros. En décembre 2012, un dessin à la mine de plomb intitulé Pins sur la dune a été acquis pour 248 euros. Plus récemment, en 2021, Pins sur l’anse, un dessin au crayon noir, a été adjugé à 220 euros.

Les gravures d’André Dauchez connaissent une estimation moindre, allant de 20 euros à 100 euros. La gravure à l’eau-forte Récolte de varech a été adjugée 96 euros en 2019. Autre exemple, lors d’une vente en février 2022, Nantes, les quais de l’Erdre a été adjugée à 90 euros.

Les peintures sont les œuvres de l’artiste avec la cote la plus élevée. Leur estimation est comprise entre 500 euros et 3 000 euros mais le prix d’adjudication est parfois plus élevé ; en 2021, l’huile sur toile Vue sur La Trinité-sur-Mer, estimée entre 600 euros à 800 euros, a été adjugée à 7 874 euros.

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(Illus.) 

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