Estimation gratuite Charles Cottet

Charles Cottet

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Estimation et cote de l'artiste Charles Cottet

Charles Cottet est un peintre français qui rejoint le groupe d’artistes la « Bande noire » pour la palette sombre qu’il emploie dans ses tableaux. Peintre autodidacte, il tire son inspiration des paysages bretons.

Estimation gratuite Charles Cottet

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Le parcours artistique de Charles Cottet

Charles Cottet est un peintre et graveur français, né le 12 juillet 1863 au Puy-en-Velay et décédé le 20 septembre 1925 à Paris. Il passe son enfance en Auvergne et en Savoie avant d’étudier la peinture dans l’atelier d’Émile Maillard (1846 – 1926) et à l’Académie Julian à Paris. C’est en 1886 qu’il découvre la Bretagne et ses paysages : pendant plusieurs années, Charles Cottet s’y rend fréquemment pour peindre, notamment à l’île d’Ouessant. 

En juin 1899, Charles Cottet rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs. Un an après, il participe pour la première fois à une exposition collective et reçoit la médaille d’or à l’Exposition Universelle.

Au début des années 1900, il rejoint le groupe de jeunes peintres la « Bande noire » dont Lucien Simon, Maurice Denis ou André Dauchez font aussi partie. Les critiques d’art les surnomment ainsi car ces artistes rejettent les toiles vives des impressionnistes.

Charles Cottet : un peintre autodidacte

Charles Cottet est un artiste autodidacte qui rejette les mouvements artistiques traditionnels : il préfère s’inspirer de plusieurs courants, mélangeant le Postimpressionnisme, le Naturalisme ou encore le Symbolisme. Ce mélange créé donc une certaine dualité dans son œuvre. C’est pourtant dans la multiplicité des styles que Charles Cottet puise son inspiration, tout en gardant une place privilégiée pour le détail et la Nature. 

Les peintures de Charles Cottet sont alors difficilement rattachables à un mouvement artistique précis puisqu’il emprunte librement différents éléments et motifs à différents courants. De façon générale, elles tendent vers l’abstraction tout en présentant un travail sur la représentation : le spectateur doit pouvoir interpréter l’œuvre.

Et, bien qu’il ait suivi une formation artistique, Charles Cottet s’affranchit des savoirs traditionnels mais aussi des pratiques courantes à son époque. Par exemple, contrairement à ses contemporains, il ne s’investit pas dans la politique et n’exprime pas ses opinions dans ses créations. 

La peinture postimpressionniste de Charles Cottet

Bien qu’il soit compliqué de rattacher les œuvres de Charles Cottet à un mouvement artistique en particulier, elles sont souvent dites postimpressionnistes. De plus, les tableaux de Charles Cottet sont plutôt sombres et inspirés des côtes bretonnes ou de la campagne. Ils représentent souvent des paysages, des marines – des ports, des bateaux, la mer – ou des scènes de genre. Charles Cottet utilise essentiellement l’huile sur carton, l’huile sur toi et l’huile sur panneau.

Déjà à l’époque, et encore aujourd’hui, les œuvres de Charles Cottet sont assez réputées, notamment les marines monumentales de Bretagne et les tableaux représentant des processions. Dès 1898, les tableaux de l’artiste s’imposent comme des valeurs sûres du marché de l’art.

L’influence bretonne dans les œuvres de Charles Cottet

Dès les années 1890, les œuvres bretonnes de Charles Cottet rencontrent un grand succès : Rayons du soir est acheté par l’État en 1893, tout comme L’enterrement en 1894. L’État acquiert aussi Au pays de la mer en 1897 qui fait partie d’une série traitant l’histoire des ports bretons et des marins pêcheurs.

Pour créer ces tableaux, Charles Cottet s’inspirent de ses séjours en Bretagne. Au-delà de vouloir retranscrire l’âme bretonne, il concentre son travail sur les tons sombres. C’est notamment pour cette raison que les critiques d’art l’affilient à la « Bande noire ».

Bien que ces œuvres bretonnes ne soient pas majoritaires dans l’œuvre de Charles Cottet, elles sont prisées par les collectionneurs et souvent rachetées par l’État. Ce sont également celles qui se vendent le mieux à cette époque ; leur prix de vente surpasse même celui des œuvres de Gauguin ou Van Gogh.

 

Faire estimer gratuitement une œuvre de Charles Cottet

Les peintures de Charles Cottet représentant des portraits et des scènes de genre peuvent être estimées entre 100 euros et 7 000 euros, selon le format. En 2018, l’huile sur carton intitulée Portrait de paysan est adjugée à 270 euros. La même année, une grande huile sur carton atteint le prix de vente de 6 400 euros.

Certains tableaux monumentaux de Charles Cottet peuvent amplement surpasser les estimations initiales, comme le démontre une vente de 2016 : une huile sur carton montée sur panneau, Les victimes de la mer, est adjugée à 28 000 euros.

Les marines de Charles Cottet ont également la cote dans les salles de vente aux enchères. Leur estimation se situe entre 800 euros et 4 000 euros. En 2017, l’œuvre intitulée Bateaux au soleil couchant trouve acquéreur pour le prix de vente de 2 500 euros.

Quant aux paysages de Charles Cottet, les estimations oscillent entre 350 euros et 2 000 euros.

Les estampes de Charles Cottet, représentant des paysages monochromes et sombres, sont estimées entre 20 euros et 3 000 euros. Les estampes figuratives peuvent se vendre jusqu’à 1 400 euros. Une eau-forte colorée, intitulée Petite danseuse, est adjugée à 1 000 euros lors d’une vente en mai 2016.

Charles Cottet a également produit des dessins et aquarelles, estimés aujourd’hui entre 80 euros et 5 300 euros. Les représentations figuratives sont les œuvres qui rencontrent le plus de succès, en termes de dessin. En 1999, Procession à Plougastel, un pastel, s’est vendu à 5 336 euros.

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Estimation gratuite Jean-Georges Cornelius

Jean-Georges Cornélius

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Georges Cornélius

Jean-Georges Cornélius est un peintre français dont l’œuvre est fortement marquée par les évènements qui jonchent sa vie. Ses tableaux peuvent alors être un témoignage de son passé douloureux ou la représentation d’une quête à la fois spirituelle et personnelle.

Estimation gratuite Jean-Georges Cornelius

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Le parcours artistique de Jean-Georges Cornélius

Jean-Georges Cornélius est un peintre français, né le 23 janvier 1880 et décédé le 3 juin 1963. Connu pour être un peintre primitif du XXe siècle, il est également dessinateur, illustrateur et pastelliste. Son apprentissage de la peinture sous les conseils de Gustave Moreau et de Luc-Olivier Merson l’amène à réaliser des œuvres mystiques et allégoriques. L’influence de Luc-Olivier est la plus marquée : elle se retrouve notamment dans les choix de sujets et dans la manière de traiter les thèmes religieux. 

En 1931, à l’âge de 51 ans, il se convertit au catholicisme, un évènement qui reflète un cheminement spirituel et personnel important dans sa vie mais aussi dans son œuvre. Dans les années qui suivent, il devient illustrateur des poèmes de Baudelaire et d’Oscar Wilde. A partir de 1940, il fait le choix de partir vivre à Ploubazlanec, en Bretagne, cherchant tranquillité et spiritualité.

En 2007, la fille de Jean-Georges Cornélius fait une importante donation au Musée eucharistique du Hiéron composée de quarante-neuf tableaux et six dessins de l’artiste. Le Musée du Hiéron est alors, avec le musée de Pont Aven, l’institution publique présentant le plus bel ensemble de Jean-Georges Cornélius.

Le passé traumatique de Jean-Georges Cornélius

Les évènements de la Première Guerre mondiale ont profondément et durablement marqué Jean-Georges Cornélius ainsi que son œuvre. Après avoir perdu un œil au combat, l’artiste devient brancardier ; il est alors quotidiennement confronté à la souffrance et aux ravages de la guerre. Pour retranscrire cette expérience traumatisante par la peinture, Jean-Georges Cornélius utilise des cadrages serrés et des raccourcis synthétiques. Son dessin est souvent décrit comme net et incisif. Au fil des années, il délaisse peu à peu les grands toiles colorées, héritées du symbolisme, pour privilégier de la peinture dessinée pour se rapprocher d’une réalité crue qui oscille entre tragédie et joie.

La terre d’adoption de Jean-Georges Cornélius : la Bretagne

Jean-Georges Cornélius est un artiste qui a évolué en dehors des normes et des courants artistiques de son époque. Dès les années 1920, il fait le choix de se retirer en Bretagne, dans son atelier situé à Ploubazlanec. Le territoire breton devient alors l’objet d’une quête mystique. En 1923, Jean-Georges Cornélius acquiert le manoir de Boursoul qui restera son point d’attache jusqu’à la fin de sa vie. Plusieurs peintures témoignent de l’intérêt et de l’attachement de l’artiste à l’histoire maritime de cette région.

L’importance d’une quête personnelle et spirituelle dans l’œuvre de Jean-Georges Cornélius

Peintre réaliste, symboliste et mystique, Jean-Georges Cornélius retrace sa quête spirituelle dans son œuvre. Il y associe le thème de la femme, à la fois aimante et source de spiritualité, comme le démontre Sainte-Anne des Bretons, La Croix des Veuves ou Le Baiser. Dans ses peintures, Jean-Georges Cornélius utilise une iconographie riche qui se nourrit des textes bibliques. Il les interprète à sa manière pour en retranscrire une représentation unique et renouvelée qui résonne avec son propre chemin spirituel. Le peintre se définit lui-même comme un artiste chrétien ; il abandonne progressivement les grandes toiles colorées symbolistes, qu’il a par exemple utilisé pour L’Annonciation en 1922, pour se rapprocher de la peinture dessinée qui vise à retranscrire davantage la réalité.

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Les œuvres de Jean-Georges Cornélius ne sont pas rares dans les salles de ventes aux enchères. Ces dernières proposent aussi bien des peintures que des dessins de l’artiste.

Les peintures de Jean-Georges Cornélius sont souvent estimées entre 200 euros et 3 000 euros. En décembre 2020, l’huile sur carton Rédemption inutile a été adjugée à 1 800 euros. Cependant, il arrive que le prix de vente surpasse l’estimation initiale. En effet, L’Ange de l’Annonciation, paysage breton a été mis en vente en octobre 2018 avec une estimation comprise entre 1 800 euros et 2 500 euros ; cette huile sur panneau a été adjugée à 15 000 euros.

Les dessins de Jean-Georges Cornélius connaissent des estimations plus basses. Aux ventes aux enchères, les dessins de l’artiste sont mis en vente à un prix compris entre 100 euros et 300 euros. En 2020, un assemblage de deux œuvres, constitué d’une aquarelle et d’une mine de plomb, intitulé Tête de Saint a été adjugé à 290 euros. En 2021, La Tempête, un dessin au crayon noir, a été vendu pour 210 euros.

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Estimation gratuite Jean-Francis Auburtin

Jean-Francis Auburtin

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Francis Auburtin

Jean-Francis Auburtin, aussi surnommé le peintre de la mer, est un peintre français connu pour ses paysages qu’il réalise à partir des différents décors observés lors de ses nombreux voyages. Au début du XXe siècle, l’artiste devient également un grand représentant du Japonisme.

Estimation gratuite Jean-Francis Auburtin

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La formation artistique de Jean-Francis Auburtin

Jean-Francis Auburtin est un peintre français né le 2 décembre 1866 à Paris, au sein d’une famille d’architectes, et mort le 22 mai 1930 à Dieppe, dont l’œuvre est rattachée au Symbolisme. Après avoir débuté sa formation de peintre sous les conseils de Louis-Théodore Devilly, il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1888. Quelques années plus tard, il épouse Marthe Deloye : leur voyage de noces les conduit en Italie où Jean-Francis Auburtin redécouvre l’art du Quattrocento.

Comme de nombreux artistes de la fin du XIXe siècle, Jean-Francis Auburtin est influencé par les techniques impressionnistes et par la pensée symboliste. Il se distingue par un emploi et une maitrise de diverses techniques : huile, pastel, gouache, aquarelle ou l’encre de Chine.

Connu pour être un peintre voyageur, Jean-Francis Auburtin séjourne dans les îles d’Or, à Porquerolles, en Bretagne, en Corse, dans les Pyrénées ou encore sur au bord du Lac d’Annecy. Ces destinations, aux paysages différents et typiques, inspirent beaucoup sa peinture. En 1897, Jean-Francis Auburtin présente sa première exposition personnelle : les toiles exposées à cette occasion retracent ses différents longs séjours à travers la France.

De manières générale, ses thèmes de prédilection sont la nature et la mer. Le but de Jean-Francis Auburtin n’est pas de proposer de simples représentations de la nature : il vise à l’appréhender dans toute sa grandeur et sa beauté.

Jean-Francis Auburtin, aussi dit le « peintre de la mer »

Les voyages de Jean-Francis Auburtin lui permettent de construire son art dont les origines sont un mélange entre le Symbolisme, l’Impressionnisme et même l’Orientalisme. L’œuvre de Jean-Francis Auburtin, dite symboliste, est inspirée par les paysages de Gustave Moreau et Puvis de Chavannes. Aussi surnommé le « peintre de la mer », les toiles de Jean-Francis Auburtin proposent souvent une vue face à la mer, tournant ainsi le dos à la civilisation et invitant le spectateur à admirer la Nature. En 1898, il réalise alors le décor Le Fond de la mer pour l’amphithéâtre de zoologie de la Sorbonne.

Les paysages de Jean-Francis Auburtin témoignent d’une étonnante monumentalité qui se perçoit à travers la représentation de mers, de falaises ou d’une végétation abondante. Contrairement aux réalistes ou impressionnistes, Jean-Francis Auburtin opte pour des paysages plus déconcertants. En effet, il teinte ses paysages d’une atmosphère feutrée et douce pour amener le spectateur à méditer, à penser.

Jean-Francis Auburtin, l’âme d’un voyageur

A l’instar de William Turner ou Eugène Delacroix, Jean-Francis Auburtin s’inspire de ses voyages pour peindre. Véritable portraitiste de la Nature, il parvient à extraire une dimension intime et spécifique de chaque lieu qu’il visite. 

Dans le Sud, la lumière devient un élément notable : il en exalte les couleurs et les contrastes. Les peintures réalisées à partir des paysages de la Normandie privilégient un ton plus doux. En Bretagne, il peint des paysages inspirés des thèmes des estampes japonaises, qu’il collectionne et qui témoigne de son goût pour le Japonisme. De plus, Jean-Francis Auburtin choisit et adapte ses outils, les techniques et les matériaux selon l’atmosphère des paysages.

La découverte du Japonisme par Jean-Francis Auburtin

Jean-Francis Auburtin est aussi connu pour être un important représentant du Japonisme. Ce mouvement artistique, qui s’étend sur une quarantaine d’années, apparait lorsque les pays occidentaux découvrent l’art japonais, notamment grâce aux Expositions Universelles de 1862 à Londres et de 1867 et 1878 à Paris. Rapidement, les récits de voyage et les objets nippons vont inspirer et passionner le public, les collectionneurs et les artisans jusqu’à la Première Guerre Mondiale.

Au tournant du XXe siècle, de nombreux peintres s’inspirent alors de l’art japonais : ils reprennent notamment la simplification des formes, les lignes sinueuses, l’absence de perspective et les couleurs vives.

L’intérêt de Jean-Francis Auburtin pour le Japonisme a impacté son œuvre, aussi bien dans les thèmes que dans le style. En effet, il utilise beaucoup la technique du lavis à l’encre de Chine et ses compositions proposent des cadrages audacieux à partir d’obliques, de motifs tronqués et d’un espace sans profondeur. Jean-Francis Auburtin opte également pour une palette vive et intense. Il est aussi un partisan de l’Ukiyo-e, un mouvement artistique japonais rattaché à l’art de l’estampe.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Jean-Francis Auburtin

Les œuvres de Jean-Francis Auburtin dans les ventes aux enchères sont assez fréquentes. On y retrouve majoritairement des peintures, des dessins et des aquarelles de l’artiste.

Le prix d’une peinture réalisée par Jean-Francis Auburtin en ventes aux enchères débute à 3 000 euros. Par exemple, l’œuvre Les Rochers Rouges, environs d’Agay de 1908 a été adjugée à 3 500 euros. Cependant, le prix de vente peut aller jusqu’à 15 000 euros comme le démontrent deux ventes en 2022 : Deux nymphes près du lac, à 8 000 euros et Soir antique, adjugé à 15 600 euros.

Pour les dessins et les aquarelles de Jean-Francis Auburtin, les estimations sont comprises entre 300 euros et 8 000 euros. En 2021, le dessin Danseuse allongée sur le ventre s’est vendu pour 1 300 euros. En 2022, l’aquarelle Porquerolles a été adjugé à 5 400 euros.

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Estimation gratuite Jean-Joseph Benjamin-Constant

Benjamin-Constant Jean-Joseph

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Joseph Benjamin-Constan

Jean-Joseph Benjamin-Constant (1845-1902), né François Jean Baptiste Benjamin Constant mais appelé Benjamin-Constant, est un peintre et graveur né à Batignolles-Monceau le 10 juin 1845. Son travail est particulièrement reconnu pour ses portraits mondains, ses décors, la peinture d’histoire et, surtout, les sujets d’Orient qui classent l’artiste parmi les orientalistes à succès.

Estimation gratuite Jean-Joseph Benjamin-Constant

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Jean-Joseph Benjamin-Constant, un artiste prometteur

Jean-Joseph Benjamin-Constant est le fils de Catherine Pichot-Duclos (1821-1847) et de Joseph Jean-Baptiste Constant (1810-), géomètre du cadastre de Perpignan. Cette première décède alors qu’il n’a que deux ans, laissant l’enfant aux soins de ses tantes à Toulouse. C’est dans cette ville qu’il entame sa formation en 1859, à l’École des beaux-arts et auprès du peintre Jules Garipuy (1817-1893). Son talent, rapidement remarqué, l’amène à être récompensé. La bourse qu’il obtient en 1866 lui permet ainsi de partir étudier dans la capitale française, à l’École des beaux-arts de Paris, où il devient l’élève du peintre académique Alexandre Cabanel (1823-1889).Après deux échec consécutifs au Prix de Rome, il abandonne les Beaux-Arts pour continuer sa formation en autodidacte. Le premier tableau qu’il présente au Salon est d’ailleurs un succès ; l’État le lui achète, permettant à l’artiste de recueillir les fonds nécessaires à un voyage en Orient.

Jean-Joseph Benjamin-Constant, rencontre avec l'Orient

En 1870, Jean-Joseph Benjamin-Constant part au Maroc avec les peintres Henri Regnault (1843-1871) et Georges Clairin (1843-1919). Là-bas, il est subjugué par le paysage, les femmes, les couleurs et le charme local. Tandis que ses deux compères s’installent durablement à Tanger, Benjamin-Constant réalise de nombreuses esquisses à ramener avec lui en France. Son voyage est décisif et l’incite à se spécialiser dans l’orientalisme, largement influencé par celui d’Eugène Delacroix (1798-1863).Après une participation lors de la guerre franco-allemande, Jean-Joseph Benjamin-Constant voyage énormément en Espagne à partir de 1871, où il rencontre son ami et peintre de genre Marià Fortuny (1838-1874). Puis, il retourne vivre pendant un an et demi à Tanger, où il commence à accumuler des objets de collection qu’il utilisera dans ses toiles orientalistes les plus célèbres. En 1873, Jean-Joseph Benjamin-Constant repart vivre en France.

Jean-Joseph Benjamin-Constant, le portraitiste mondain

Les tableaux orientalistes de Jean-Joseph Benjamin-Constant ont beaucoup de succès, à une période où le mouvement est à la mode. Il expose jusqu’en 1889 au Salon, ce qui lui permet d’obtenir une certaine notoriété. Mais s’il retourne à Tanger en 1883, il se détache progressivement des sujets orientaux pour réaliser des commandes officielles destinées à décorer les murs et plafonds de plusieurs bâtiments publics. Entre-temps, il se consacre au portrait et gagne admirablement bien sa vie en brossant la société mondaine, ce qui lui permet de partir aux États-Unis et à Montréal en 1888.La même année, Jean-Joseph Benjamin-Constant est nommé professeur à l’académie Julian. En 1889, il obtient une médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris. En 1893, il devient membre de l’Académie des beaux-arts et président de la Société des peintres orientalistes aux côtés du peintre Jean-Léon Gérôme (1824-1904). Trois ans plus tard, il est récompensé d’une nouvelle médaille d’or au Salon de Paris, tandis qu’il est de plus en plus demandé pour ses portraits, notamment par la royauté et l’église. Il laisse en France comme au Royaume-Uni le souvenir d’un peintre orientaliste exceptionnel et d’un portraitiste à la carrière brillante.

La cote des œuvres de Jean-Joseph Benjamin-Constant

Parmi les sujets préférés de Jean-Joseph Benjamin-Constant se trouvent les harems, les femmes et les souverains d’Orient. Le succès est tel qu’il enchaîne les médailles et préside plus tard la Société des peintres orientalistes françaises. Influencé par ses voyages en Espagne et au Maroc aux côtés de Clairin et Regnault, il peint à la manière d’un Delacroix les contrastes offerts par les lumières de ces pays chauds. Jean-Joseph Benjamin-Constant est aussi un portraitiste de renom et un peintre décorateur spécialisé dans les fresques monumentales. Du Capitole de Toulouse à l’hôtel de ville de Paris, en passant par la Sorbonne et le théâtre national de l’Opéra-Comique, Benjamin-Constant s’illustre en artiste accompli.De son œuvre, sur le marché de l’art actuel, il reste en circulation des dessins et des peintures, orientalistes pour la grande majorité. Les dessins, aquarelles et gouaches de Jean-Joseph Benjamin-Constant sont souvent des études de scènes de genre, de la population aux costumes locaux. Quelques fusains orientalistes attribués à l’artiste sont également mis en vente. Les prix varient entre 150 et 5 000 €. Sa Feuille d’études sur les paysans bretons à l’aquarelle et à la gouache, a par exemple été estimée entre 3 000 et 4 000 €. Quelques multiples ont été retrouvés, des gravures estimées entre 80 et 500 €. Quant aux peintures de Jean-Joseph Benjamin-Constant, principalement des portraits et des toiles orientalistes, les prix fluctuent entre 300 et 700 000 €. Son huile sur toile Le Roi du Maroc partant recevoir un ambassadeur européen a été estimée entre 465 000 et 700 000 €.

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(Illus.) Jean-Joseph Benjamin-Constant – Portrait de ses deux fils (André et Emmanuel) (1899), huile sur toile, 109 x 124 cm

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Estimation gratuite Fernand Cormon

Fernand Cormon

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Estimation et cote de l'artiste Fernand Cormon

Ferdinand-Anne Piestre, plus connu sous le nom de Fernand Cormon, est un peintre primé au Salon de 1875 pour « La Mort De Ravana ». Considéré comme un spécialiste de l’art académique, il a sa place au Musée d’Orsay avec une toile monumentale et exceptionnelle : « Caïn fuyant avec sa famille »

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Fernand Cormon : un peintre académique parisien prestigieux

Ferdinand-Anne Piestre est le véritable nom de Fernand Cormon. Ce peintre naît à Paris en 1845. Il s’intéresse très tôt à la peinture et devient l’élève d’un artiste important de Bruxelles, Jean-François Portaels. De ce maître, très inspiré par Ingres, il garde le goût de l’orientalisme.

De retour dans la capitale française, Fernand Cormon devient le disciple d’Alexandre Cabanel, un peintre officiel célèbre, et d’Eugène Fromentin, orientaliste reconnu. Tous les deux sont professeurs à l’école des Beaux-Arts de Paris et enseignent leur art au jeune Fernand Cormon qu’ils reconnaissent comme un dessinateur exceptionnellement doué.

Sa première œuvre est exposée au Salon de 1868, mais c’est à partir de 1870 qu’il commence à se faire réellement connaître avec des œuvres mythologiques empreintes de romantisme, telles que « La mort de Ravana », primée en 1875. Durant cette époque, il délaisse parfois les œuvres monumentales pour s’adonner à la peinture de portrait, comme avec le « Portrait de Carrier-Belleuse » peint en 1877. Son style très académique se reconnaît aisément sur cette toile. 

Il devient l’un des peintres officiels de la IIIᵉ République, comme son maître Alexandre Cabanel. Son succès de son vivant est notable. On lui confie la décoration du Petit Palais et du Muséum d’Histoire Naturelle. En 1883, il fonde sa propre école. Elle est connue par la suite sous le nom d’Atelier de Cormon. Toulouse-Lautrec, Matisse et Van Gogh en sont des élèves renommés et prouvent l’influence de ce peintre sur les artistes de l’époque.

Fernand Cormon : des œuvres académiques aux multiples influences

La carrière de Fernand Cormon en tant que peintre officiel est exemplaire. Dès 1870, il connaît le succès dans les salons et multiplient les médailles. Ses œuvres, comme « Meurtre au sérail », qu’il présente en 1874, attirent l’œil des critiques. La force qu’elles dégagent est étonnante. Elles revisitent l’orientalisme cher à ses maîtres et témoignent de l’influence que Delacroix a sur sa façon d’exprimer le mouvement.

En 1879, Cormon ne présente rien au Salon, car il prépare une œuvre exceptionnelle qu’il dévoile l’année suivante, en 1880. « Caïn fuyant avec sa famille » est une toile monumentale qui se démarque nettement de celles présentées à ses côtés. Des couleurs claires, des corps noueux, une ambiance préhistorique : le peintre traite un sujet religieux, un grand classique de l’académisme, mais semble lui offrir la dimension romantique et historique contenue dans l’œuvre qui l’inspire, le poème de Victor Hugo. Il devient grâce à cette œuvre Commandeur de la Légion d’honneur.

Toutes les œuvres de Fernand Cormon ne sont pas monumentales. À la fin des années 1880, il se rend en Bretagne avec Alfred Guillou et Théophile Deyrolle. Il s’attache alors à réaliser des toiles plus petites, inspirées notamment par le port de Concarneau et la vie des pêcheurs. Les peintures et les portraits, qu’il crée alors, dévoilent un dessinateur aguerri et touché par la grâce de ceux qu’il représente.

Les critiques ne s’y trompent pas et il obtient à nouveau, en 1887, la médaille d’honneur au Salon des Artistes Français. Son élection comme membre à l’Académie des Beaux-Arts, en 1898, couronne une magnifique carrière.

La cote des œuvres de Jean-Joseph Benjamin-Constant

Le prix d’une œuvre académique dépend de la taille du tableau et de son sujet. Les sujets les plus recherchés et les plus appréciés sont les scènes religieuses, mythologiques ou historiques qui possèdent une portée morale. Les œuvres de ce type, signées par Fernand Cormon, peuvent être évaluées à quelques dizaines de milliers d’euros. « Combat des Centaures et des Lapithes » se voit adjugé, en 2014, pour la somme de 32 500 euros.

Les portraits peints par l’artiste arrivent en second. La plupart sont estimés entre 3 000 et 10 000 euros, à l’image de la « Javanaise étendue » qui rapporte 9 375 euros à ses propriétaires, en juin 2015.

Les multiples, tels que les dessins et les lithographies de cet artiste, sont évalués d’une centaine à quelques milliers d’euros.

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(Illus.) « Caïn fuyant avec sa famille » (1880), Paris, Musée d’Orsay

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Estimation gratuite Georges Clairin

Georges Clairin

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Estimation et cote de l'artiste Georges Clairin

Georges Clairin (1843-1919), de son nom complet Georges Jules Victor Clairin, est un peintre, décorateur et illustrateur né le 11 septembre 1843 à Paris. Il figure parmi les représentants de l’orientalisme mais est également très connu pour ses portraits en pied de femmes bourgeoises sensuelles et drapées dans leurs étoffes de satin, entourées d’or et de velours.

Estimation gratuite Georges Clairin

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Georges Clairin, sous l'influence de deux écoles

Le père de Georges Clairin est un entrepreneur de travaux publics qui rêve de voir son fils entrer dans la même profession. Mais déjà adolescent, Clairin s’avère être un artiste né : il dessine et désire en faire son métier, considérant qu’il ne vaut rien sans cela. Aussi, son père accepte de le soutenir et de l’aider à aller au bout de son projet. Puisqu’il est bien vu d’être l’élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) à cette époque, mais que l’artiste ne prend plus d’élèves, c’est avec Romain Caze (1808-1881), autrefois élève d’Ingres, que le jeune homme commence à apprendre. Il est également pris sous l’aile de Paul Huet (1803-1869), opposé à l’académisme et fervent défenseur d’Eugène Delacroix (1798-1863). Ainsi, Georges Clairin apprend à Paris les bases de l’académisme, et l’été à la campagne, le romantisme de Delacroix.À l’âge de dix-huit ans, Georges Clairin intègre l’École des beaux-arts de Paris auprès du peintre néo-classique François Édouard Picot (1786-1868) et de l’artiste Isidore Pils (1815-1875). Son talent est rapidement reconnu et ses débuts ne se font pas attendre puisque trois ans plus tard, il présente Une charrette de blessés au Salon de 1864.

Georges Clairin, l'amitié entre deux artistes

À l’École des Beaux-Arts, Georges Clairin fait la connaissance de Henri Regnault, avec lequel il noue une profonde amitié. Ensemble et avec d’autres amis, ils profitent d’une vie insouciante, de bohème, d’abord en Bretagne puis en Espagne. Ils sont parmi les derniers à connaître la vieille Espagne pittoresque avant la révolution Espagnole de 1868. Avant cela, ils réalisent des croquis dans chaque rue, des aquarelles à la cathédrale. À ce terme, ils partent ensemble à Rome et finissent à Tanger, au Maroc, où ils découvrent les merveilles de l’Orient.Le décès de son ami lors de la guerre est l’un des plus grands drames de sa vie, mais Georges Clairin retourne plus tard au Maroc pour tirer un trait sur sa jeunesse. En 1895, il se rend en Égypte avec Camille Saint-Saëns (1835-1921) et parcourt le Nil ainsi que les temples.

Georges Clairin, décorateur et portraitiste

Outre ses tableaux aux couleurs chaudes de l’Orient, Georges Clairin réalise de nombreuses illustrations pour les livres, mais également des décorations. Il peint le plafond de l’opéra Garnier, celui des théâtres de Cherbourg, d’Épernay et de Tours, ainsi que la coupole de la Bourse de commerce. Il décore aussi des panneaux, bien qu’ils soient pour la plupart brûlés, l’un d’eux étant d’ailleurs sa première commande.Enfin, Georges Clairin se distingue aussi comme portraitiste, notamment de Sarah Bernhardt (1844-1923), actrice et artiste française qu’il brosse en tenue intime de soie ou bien dans ses costumes de scène. Pourtant, ce ne sont pas les seuls domaines dans lesquels Georges Clairin s’illustre. Moins connu pour cela, il dessine et peint pourtant de nombreuses compositions symbolistes.

La cote des œuvres de Georges Clairin

Élève de Picot et de Pils, Georges Clairin fait ses débuts rapidement. Mais c’est en voyageant en Espagne et au Maroc qu’il ramène de nombreuses scènes de genre et pittoresques, des aquarelles et des croquis à foison pour illustrer ses prochaines toiles. Son long voyage en Égypte est une aubaine pour l’artiste qui se gorge de paysages ensoleillés et de nouveautés culturelles. Plus qu’un simple peintre, Georges Clairin est aussi un peintre décorateur à qui l’on confie l’escalier de l’Opéra ou bien l’exécution de plusieurs pièces. À la fois portraitiste, décorateur et peintre orientaliste voire symboliste, la polyvalence de Georges Clairin n’est qu’une infime partie de son talent et de la raison de son succès.Les dessins de Georges Clairin sont des études de compositions pour ses décorations à la pierre noire, à la plume, à l’encre et à la craie, ou bien des illustrations aux pastels, à l’aquarelle et à la gouache. Il a également réalisé des gouaches, aquarelles et pastels de scènes de genre ou de paysages orientalistes. Les dessins de Georges Clairin sont alors estimés entre 50 et 25 000 €. Les prix dépassent parfois le plafond, comme Une chimère ailée sur les rochers du Port-Coton à Belle-Île, une aquarelle évaluée entre 6 000 et 8 000 €, puis adjugée 12 500 € en 2012. Quant aux peintures de Georges Clairin, aux sujets particulièrement variés, il faut compter entre 200 et 160 000 €.

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(Illus.) Georges Clairin – Portrait de Sarah Bernhardt (1876), huile sur toile, 250 x 200 cm

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Estimation gratuite Henri Regnault

Henri Regnault

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Estimation et cote de l'artiste Henri Regnault

Henri Regnault est le second fils de Henri Victor Regnault, chimiste. D’abord élève au Lycée Henri IV, il entre ensuite à l’École des beaux-arts de Paris. Il y devient en 1861 l’élève du peintre d’histoire Louis Lamothe, suiveur d’Ingres. Il poursuit sa formation auprès du célèbre peintre académique Alexandre Cabanel à partir de 1864.

Estimation gratuite Henri Regnault

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Henri Regnault, prix de Rome

En 1866, après deux tentatives malheureuses, Henri Regnault remporte le prix de Rome avec Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain. Cette récompense prestigieuse décernée par l’Académie des beaux-arts est assortie d’une bourse d’études lui permettant d’aller étudier en Italie, en tant que pensionnaire de la Villa Médicis.

En Italie, Henri Regnault s’intéresse à l’animation des hommes et à leurs activités. Il imprègne ses œuvres d’une énergie particulière, comme dans Automédon ramenant les coursiers d’Achille des bords du Scamandre, peint en 1868.

Henri Regnault, le choc de l’Espagne et du Maroc

Le jeune artiste voyage également en-dehors de l’Italie. En Espagne, il étudie Velasquez et fréquente le peintre catalan Marià Fortuny. Il voit passer Juan Prim, l’un des meneurs de la révolution, avec ses troupes. Le charisme de l’officier lui inspire un portrait en pied qui connaît un grand succès public. L’artiste découvre également Grenade et son palais de l’Alhambra dont l’architecture islamique le frappe.

Henri Regnault quitte l’Espagne pour le Maroc à la fin de l’année 1869, avec son ami Georges Clairin, également peintre. Là encore, il est saisi par ce qu’il voit. Les architectures, couleurs, lumières, hommes et femmes, scènes de vie lui inspirent de nouvelles œuvres vibrantes, parcourues d’un souffle unique.

Depuis Tanger, Henri Regnault envoie en France un grand tableau, Exécution sans jugement sous les roi maures de Grenade, aujourd’hui conservé au musée d’Orsay. Celui-ci est empreint d’une grande force expressive. Dans un décor chatoyant, un homme de haute stature y essuie sur son vêtement l’épée avec laquelle il vient de décapiter un autre homme, dont la tête repose deux marches au-dessous de son corps. Les marches sont maculées d’un sang rouge rubis dépeint de manière très plastique. L’image frappe par ses contrastes entre beau et macabre, entre des zones aux palettes chromatiques et lumineuses nettement distinctes. L’expression du visage du bourreau et l’expressivité du corps du condamné apportent une vivacité étonnante et presque dérangeante à la scène.

Henri Regnault envoie à Paris son Juan Prim ainsi qu’une Salomé pour le Salon de 1870. Les deux œuvres font sensation. En les voyant, Gustave Flaubert aurait écrit : « Prim c’est toute l’Espagne, Salomé c’est tout l’Orient. »

Henri Regnault, une fin prématurée et tragique

Peu après le déclenchement de la guerre franco-prussienne, le jeune peintre revient en France. Il s’engage avec enthousiasme dans les rangs des francs-tireurs. Il tombe le 19 janvier 1871 à la bataille de Buzenval, aussi connue sous le nom de bataille du Mont-Valérien, touché à la tête par une balle ennemie. Il a 27 ans.

La disparition tragique, à la fois héroïque et prématurée, de ce talent montant de la peinture française, fait entrer Regnault dans la légende autant qu’elle suscite un vif émoi. Elle engendre la production de nombreux objets et images à l’effigie du jeune Henri Regnault : dessins, monuments, médailles, cartes postales, sculptures, affiches, etc. Le sculpteur Henri Chapu réalise un monument à sa mémoire, installé dans la cour de l’École des beaux-arts de Paris. Le compositeur Camille Saint-Saëns, ami de Regnault, dédie à celui-ci sa Marche héroïque de 1871.

Henri Regnault, la quête d’un style à part

Henri Regnault prend assez rapidement ses distances avec le classicisme académique. Ses recherches et ses expérimentations témoignent d’un fort intérêt pour la couleur et la lumière. Au cours de son séjour italien, Regnault se passionne pour Michel-Ange, les Vénitiens et les Napolitains. La touche picturale de Henri Regnault est enlevée, dynamique.

Ses œuvres font la part belle aux cadrages resserrés et vues en contre-plongée avec des effets de raccourcis. Les couleurs des œuvres de Henri Regnault créent des jeux de plus en plus étranges. Ce peintre fortement influencé par l’art espagnol et par l’Orient semble avoir cherché une voie propre. L’évolution de son style est palpable au fil de sa courte carrière. Ainsi, l’atmosphère dont est imprégnée l’Exécution sans jugement sous les roi maures de Grenade est-elle particulièrement inquiétante. La mort prématurée de l’artiste laisse un œuvre impressionnant de virtuosité et d’inventivité, mais aux recherches inachevées.

La cote des œuvres de Henri Regnault

Les peintures à l’huile de format moyen de Henri Regnault ont dernièrement été estimées entre 3500 et 8000€. Ses dessins et études ont été estimés entre 100 et 1600€, ses aquarelles entre 950 et 3500€.

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(Illus.) Henri Regnault, Salomé, 1870, hst, 160×101 cm, New York, Metropolitan Museum of Art

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Estimation gratuite Odilon Redon

Odilon Redon

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Estimation et cote de l'artiste Odilon Redon

Odilon Redon (1840-1916), né Bertrand Redon, est un artiste peintre et graveur qui voit le jour à Bordeaux le 20 avril 1840. Son œuvre est connue pour son symbolisme manifeste, traitant à la fois des méandres de l’esprit humain, des aspects les plus sombres de l’âme, ainsi que des rêves et de l’ésotérisme. Au départ noirs et tortueux puis progressivement plus colorés, les tableaux d’Odilon Redon évoluent tout au long de sa vie pour illustrer vers la fin un monde onirique lumineux.

Estimation gratuite Odilon Redon

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Odilon Redon, le miraculé

Odilon Redon, deuxième né d’une famille de cinq enfants, est le seul dont la santé soit fragile. Il est alors élevé par une nourrice puis envoyé chez son oncle, dans la campagne. Isolé de tout, il découvre la nature à travers les fusains. Toutefois, ses crises d’épilepsie endommagent de plus en plus son cerveau. Issu de parents croyants et désespérés à l’idée de ne pouvoir soigner un jour leur enfant, ils l’emmènent à la Basilique Notre-Dame de Verdelais dans le but de le guérir. Les archives rapportent que l’enfant fut guéri comme miraculeusement au cours du pèlerinage priant la Vierge Noire.En 1847, Odilon Redon se rend à Paris pendant quelques mois. Il visite les musées et se trouve ébahi devant les œuvres qui représentent des drames. Un an après sa guérison, en 1851, il quitte enfin la campagne pour retourner vivre à Bordeaux. Il y reste jusqu’à ses dix ans, où il peut enfin aller à l’école. En parallèle, il apprend le piano et le violon et reçoit un prix de dessin en 1851.

Odilon Redon, des études sans saveur

Odilon Redon prend la décision de devenir artiste. Encouragé par ses parents, il poursuit néanmoins sa scolarité en même temps qu’il étudie l’aquarelle et le dessin auprès de Stanislas Gorin (1824-1874), lui-même élève d’Eugène Isabey (1803-1886). Avec son professeur, Redon étudie Camille Corot (1796-1875), Jean-François Millet (1814-1875) et Gustave Moreau (1826-1898).En 1857, Odilon Redon se voit contraint par son père de partir étudier l’architecture à Paris. Pendant cette période, où il navigue entre Bordeaux et Paris, le jeune homme se prend de passion pour la littérature. Son père le pousse à entrer aux Beaux-Arts dans le but de devenir architecte. Il s’y rend à contrecœur en 1862 et échoue comme pressenti. Débarrassé de ce poids, il devient l’élève de Jean-Léon Gérôme (1824-1904), avec lequel le courant ne passe pas. Quand il est à Bordeaux, il apprend la gravure auprès de Rodolphe Bresdin (1822-1885) et entame ses premières eaux-fortes.

Odilon Redon, la fracture avec le fusain

Dans les années 1870, Odilon Redon est soldat pendant un temps avant de s’installer à Montparnasse et de voyager entre la Bretagne et les Landes, où se situe le domaine de Peyrelebade. Il part en Belgique, en Hollande, fréquente les milieux littéraires et se fait remarquer en tant qu’artiste en 1879. En 1886, il présente ses lithographies et fusains, qu’il appelle ses « noirs », à la dernière exposition des impressionnistes. À partir de 1895, il s’en libère et commence à peindre à l’huile et utiliser le pastel pour explorer les couleurs.Dès les années 1900, Odilon Redon réalise de grandes surfaces décoratives en peignant une flore et une faune imaginaires. Il expose l’année suivante au salon de Bruxelles puis au salon de la Société nationale des beaux-arts de Paris. En 1903, il obtient la légion d’honneur. Tout au long de sa vie, Odilon Redon rédige une autobiographie du nom de À soi-même, qui documente ses pensées à travers le temps.

La cote des œuvres d'Odilon Redon

L’œuvre d’Odilon Redon est une invitation au voyage dans tous les recoins de la pensée et l’aspect sombre de l’homme, mais aussi une exploration des rêves, de l’imaginaire et des mondes oniriques. Enfant à la santé fragile et victime de nombreuses crises d’épilepsie, sa guérison est attribuée à un miracle. Ces deux événements combinés pourraient avoir joué un rôle important dans le chemin pris par Redon dans sa vie d’artiste. La première moitié de son existence n’affiche que des noirs, jusqu’à ce que la naissance de son fils et la rupture avec sa famille agissent comme un déclic et lui ouvrent les portes d’un monde haut en couleurs fait de pastels et de lumière. C’est à partir de là qu’Odilon Redon est considéré comme un symboliste, ses émotions représentées par des couleurs issues de l’imaginaire.Dans l’œuvre d’Odilon Redon, les estampes ont une place importante. Eaux-fortes, gravures et lithographies sont estimées entre 20 et 90 000 €, bien que le prix adjugé soit bien souvent au-delà de l’estimation. Les peintures d’Odilon Redon ne sont pas les œuvres les plus populaires de l’artiste, même si les prix vont de 500 à 2 000 000 €. Les fleurs peintes ont un certain succès, comme en témoigne son huile sur toile Fleurs, estimée entre 1 000 000 et 1 500 000 €, puis vendue 4 092 500 € aux enchères en 2018. Les dessins, aquarelles et fusains de l’artiste, en revanche, ont fait sa réputation. Il faut compter entre 500 et 3 000 000 € pour s’en procurer un. Son Vase au guerrier japonais, au pastel et au charbon, est par exemple estimé entre 2 087 000 et 3 477 000 €.

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(Illus.) Odilon Redon – Portrait de Violette Heymann (1910), pastel, 72 x 92 cm

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Estimation gratuite Carolus Duran

Carolus-Duran

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Estimation et cote de l'artiste Carolus-Duran

Carolus-Duran (1837-1917), de son vrai nom Charles Auguste Émile Durant, est un peintre et sculpteur né le 4 juillet 1837 à Lille. Il est réputé et aimé de son vivant par la haute société pour ses portraits, bien qu’il fût considéré comme un peintre mondain et parfois critiqué pour ce statut, considérant qu’il aurait pu aspirer à davantage. Il navigue entre l’académisme et l’innovation picturale sans toutefois dépasser les limites, afin que son œuvre ne verse jamais dans l’expérimentation et demeure accessible dans sa compréhension aux yeux du grand public.

Estimation gratuite Carolus Duran

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Carolus-Duran

Devenir peintre est un rêve de toujours pour Carolus-Duran qui apprend à dessiner dès qu’il se trouve être en âge d’intégrer l’Académie de Lille. Il y est l’élève du sculpteur Jean-Baptiste Cadet de Beaupré (1758-1823) avant d’être celui de François Souchon (1787-1857) lors de ses cours de peinture. Ce dernier, qui fut l’élève de Jacques-Louis David (1748-1825), sera son professeur pendant deux ans.Dans le but de poursuivre ses études, Charles Auguste Émile Durant se rend à Paris en 1853. Sous le pseudonyme de Carolus-Duran, qui restera sa signature jusqu’à la fin de ses jours, il intègre l’atelier de peinture de l’Académie Suisse entre 1859 et 1861. Là-bas, il y fait la rencontre de Gustave Courbet (1819-1877), dont le réalisme l’inspire grandement, au point de l’appliquer à ses premières toiles. Carolus-Duran compte également Henri Fantin-Latour (1836-1904), Édouard Manet (1832-1883), Zacharie Astruc (1833-1907) et Félix Bracquemond (1833-1914) dans son cercle d’amis.

Carolus-Duran, le succès d'un portraitiste

En 1859, Carolus-Duran expose au Salon pour la première fois, où sa peinture est bien accueillie. Grâce à la bourse d’études de Lille, il part étudier les maîtres italiens à Rome de 1862 à 1866. À son retour, il expose le fruit de ses recherches au Salon de 1866 et obtient pour cela une médaille. Son tableau est acheté par l’État, ce qui permet à Carolus-Duran de repartir voyager pour étudier d’autres maîtres, mais cette fois en Espagne. Il y restera trois années, particulièrement inspiré par Diego Vélasquez (1599-1660) dont il copie les œuvres. Peu à peu, le réalisme de Courbet fait place au style du peintre espagnol.Attiré par le japonisme, Carolus-Duran intègre la Société japonaise du Jinglar avec plusieurs de ses amis artistes. L’année suivante, il épouse la miniaturiste et pastelliste Pauline Croizette (1839-1912), laquelle pose pour lui. Le portrait en pied de sa femme a tant de succès que l’artiste décide de se consacrer dès lors à ce format. Très vite, il se fait connaître comme portraitiste et gagne suffisamment bien sa vie pour ouvrir son propre atelier parisien.

Carolus-Duran, le succès du peintre

À partir de 1872, Carolus-Duran enchaîne les distinctions. Il est élu chevalier de la Légion d’honneur cette année-là, puis promu officier en 1878. En 1889, il devient membre du jury annuel de l’Exposition universelle et est promu une nouvelle fois commandeur. L’année suivante, il cofonde la Société nationale des beaux-arts et devient, en 1892, Rosati d’honneur.En 1900, il est promu grand officier et, quatre ans plus tard, devient membre de l’Académie des beaux-arts. Bien qu’il n’ait pas obtenu de prix de Rome durant ses études ou sa carrière, il occupe de 1905 à 1913 le poste de directeur de l’Académie de France à Rome. Dans ses dernières années, Carolus-Duran se rend dans sa villa familiale à la station balnéaire de Saint-Aygulf pour profiter de ses proches et du cadre.

La cote des œuvres de Carolus-Duran

Estimé par ses pairs et apprécié par la haute société, Carolus-Duran s’illustre en tant que portraitiste. Certains grands artistes et critiques comme Camille Pissarro (1830-1903) et Émile Zola (1840-1902) attestent de son talent évident mais regrettent qu’il n’explore pas davantage le champs des possibles grâce à ses capacités. En plein essor de l’impressionnisme, il est alors considéré comme un technicien adroit qui peint avec une belle technique pour une rémunération facile. Néanmoins, la carrière de Carolus-Duran est couronnée de succès. Il fut également l’enseignant de près de vingt-cinq élèves et un sculpteur habile.Rares sont les dessins de Carolus-Duran puisque l’artiste réalisait la plupart de ses esquisses et études directement à l’huile et sur la toile. Toutefois, il en existe quelques-uns sur le marché de l’art, estimés entre 500 et 10 000 €. Son dessin Portrait de Claude Monet, à l’aquarelle et au crayon, est adjugé 18 500 €. Ses estampes sont encore plus rares, mais quelques gravures sont en vente entre 150 et 250 €. Quant aux peintures de Carolus-Duran, majoritairement des études et des portraits, ainsi que quelques paysages, elles évoluent entre 300 et 300 000 €. Son huile sur toile Portrait de Henri Fantin-Latour (1891), estimée entre 30 000 et 40 000 €, a été vendue 215 000 € en 2014.

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Estimation gratuite James Abbott McNeill Whistler

James Abbott McNeill Whistler

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Estimation et cote de l'artiste James Abbott McNeill Whistler

James Abbott McNeill Whistler (1834-1903), né le 11 juillet 1834 à Lowell, est un artiste peintre et graveur particulièrement reconnu durant son vivant, et ce dans le monde entier. Bien qu’il ait souhaité prouver n’appartenir à aucune école, il fait partie des peintres victoriens qui ont redoré le blason de la peinture britannique. Considéré comme l’initiateur de l’impressionnisme et de l’art abstrait anglais, son style et sa philosophie à partir de 1880 se rapprochent davantage du symbolisme.

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James Abbott McNeill Whistler, de l'Amérique à Paris

James Abbott McNeill Whistler est le fils de l’ingénieur George Washington Whistler et d’Anna Matilda McNeill, dont il a conservé de chacun un morceau du nom. Quand son père s’en va travailler au chemin de fer de l’empire russe en 1842, le jeune homme intègre l’Académie impériale des beaux-arts de sa ville tout en apprenant le français. Il part à Londres en 1848 pour poursuivre ses études mais son père décède l’année suivante. Il revient alors s’installer dans le Connecticut avec sa mère et s’inscrit à l’école du coin avant de rejoindre les rangs de l’Académie militaire de West point en 1851, comme l’avait fait son père avant lui. Toutefois, il rate son examen et se fait renvoyer en 1854.L’année d’après, James Abbott McNeill Whistler profite de l’héritage laissé par son père pour se rendre à Paris. Il y étudie la peinture en s’inscrivant à l’atelier de Charles Gleyre (1806-1874) en 1856. Il y rencontre d’autres artistes qui préparent, comme lui, le concours pour l’École des beaux-arts. Du genre dandy, il ne s’entend pas spécialement bien avec ceux qui côtoient la vie de bohème. Toutefois, il devient ami avec Henri Fantin-Latour (1836-1904) et Alphonse Legros (1837-1911). Ensemble, ils deviennent la Société des Trois, dont le but est de faire carrière en tant qu’artiste.

James Abbott McNeill Whistler, les influences internationales

À partir de 1859, James Abbott McNeill Whistler emménage à Londres pour une longue durée. L’un de ses tableaux, présenté à la Royal Academy en 1862, est refusé. Il tente alors d’exposer au Salon des Refusés de 1863, où sa peinture est admirablement bien reçue.Quand il découvre l’œuvre de Diego Vélasquez (1599-1660) lors d’une visite au Louvres, James McNeill Whistler est si subjugué qu’il décide de se rendre à Madrid pour étudier le maître de près. Bien que son voyage soit interrompu, son œuvre est dès lors influencée par la peinture espagnole et, plus tard, l’orientalisme. À partir de 1870, l’artiste répond à de nombreuses commandes de portraits et, parfois, de décorations. La salle à manger Harmonie en bleu et or : la chambre du paon est représentative du style anglo-japonais, inspiré des porcelaines.

James Abbott McNeill Whistler, un artiste à succès

En 1878, James Abbott McNeill Whistler attaque John Ruskin (1819-1900) en justice pour diffamation suite à une critique qui condamne l’une de ses peintures. Le prix du procès associé aux dettes immobilières, l’artiste est au bord de la faillite et s’attelle à peindre ses commandes. En 1884, il devient membre d’honneur de l’Académie royale des beaux-arts de Munich.En 1892, James Abbott McNeill Whistler revient vivre à Paris avec sa femme, où ils séjournent dans l’atelier d’Antonio de La Gandara (1861-1917) afin qu’il puisse honorer ses commissions. La même année, il devient officier de la Légion d’honneur. Toutefois, on diagnostique un cancer à sa femme qui pousse le couple à retourner ensemble à Londres en 1896, où ils vivent dans un hôtel. Elle décède quelques mois plus tard et, en 1898, Whistle est élu membre fondateur ainsi que président de la Société internationale des sculpteurs, peintres et graveurs.

La cote des œuvres de James Abbott McNeill Whistler

Bien qu’il souhaitât n’appartenir à aucune école, James Abbott McNeill Whistler a initié le tonalisme, un style américain qui définit les tableaux de paysages qui semblent plongés dans la brume. Son œuvre un peu versatile au fil du temps pousse l’artiste à être au cœur des controverses. Il est alors affilié aux préraphaélites, à l’impressionnisme, puis au symbolisme. Pour James Abbott McNeill Whistler, l’art est avant tout une harmonie des couleurs plus qu’une représentation de ce que l’homme a sous les yeux. Les titres donnés à ses tableaux conjuguent l’art pictural à la musique, car Whistler voulait montrer la corrélation entre les notes de musique et les variations dans les couleurs.En plus de ses peintures, James Abbott McNeill Whistler est connu pour ses gravures, principalement des lithographies et pointes sèches. Le prix de ses estampes aujourd’hui s’élève entre 40 et 90 000 €. De nombreux dessins sont disponibles sur le marché de l’art, qu’il s’agisse de portraits, d’études anatomiques ou de paysages. Il faut compter entre 700 et 300 000 € pour obtenir un croquis ou une aquarelle de James Abbott McNeill Whistler, bien que son aquarelle Figures in a Doorway (vers 1897-99), estimée entre 200 000 et 300 000 €, ait été adjugée 517 000 € en 2008. Quant aux peintures de l’artiste, des huiles sur toile ou bien des aquarelles mélangées à l’huile, elles se situent entre 3 000 et 300 000 €.

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(Illus.) James Abbott McNeill Whistler – Symphonie en blanc n°1 (La Fille en blanc), 1862, huile sur toile, 213 x 107,9 cm

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