Estimation gratuite Gustave Léonard De Jonghe

Gustave Léonard De Jonghe

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Estimation et cote de l'artiste Gustave Léonard de Jonghe

Gustave Léonard de Jonghe (1829-1893) est un peintre belge né le 4 février 1829 à Courtrai. Son travail est connu pour ses portraits et scènes de genre dans des intérieurs bourgeois, où luxe et élégance se combinent dans l’intimité. Gustave Léonard de Jonghe suivait la mode de son temps avec sentimentalisme, tout en faisant preuve d’une exécution proche de la perfection.

Estimation gratuite Gustave Léonard De Jonghe

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Gustave Léonard de Jonghe, la jeunesse de l'artiste

Gustave Léonard de Jonghe est le fils de Jan Baptiste de Jonghe (1785-1844), un peintre paysagiste qui l’initie très tôt à l’art en lui donnant des leçons. À la mort de son père, Gustave Léonard de Jonghe obtient une bourse d’études de sa ville qui lui permet d’intégrer l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles, où il devient, entre autres, l’élève de François-Joseph Navez (1787-1869) et de Louis Gallait (1810-1887).
Gustave Léonard de Jonghe rencontre le succès à partir de 1848, quand il commence à exposer au Salon de Bruxelles, ce qui le mènera à poursuivre dans les Salons de Paris, où il s’installe durablement. Ses premiers sujets sont avant tout historiques et religieux, comme en atteste son huile sur toile Les Pélerins de 1854. On y distingue déjà son attrait pour les portraits, bien que celui pour les intérieurs se déclare plus tard.

Gustave Léonard de Jonghe, la bourgeoisie idéalisée

À la fin des années 1850, Gustave Léonard de Jonghe commence à se faire connaître en tant que portraitiste de femmes riches et élégamment vêtues. Son sujet, qui prenait initialement tout l’espace sans détails pour l’environnement, devient progressivement un élément dans des scènes de genre. Les femmes ne posent plus de manière traditionnelle ; Gustave Léonard de Jonghe cherche à représenter la vie citadine de manière contemporaine, un genre déjà abordé par Alfred Stevens (1823-1906) et Charles Baugniet (1814-1886), deux peintres belges, puis par Auguste Toulmouche (1829-1890), un peintre français.
Ces portraits et peintures de genre représentant les grands intérieurs bourgeois et leurs habitantes sont de plus en plus demandés à la fin des années 1860. Gustave Léonard de Jonghe suit la tendance et, tout en développant sa technique au fil des années, s’adapte à ce qui est le plus recherché. L’artiste expose sans refus à Amsterdam et au Salon de Paris, où il reçoit respectivement une médaille de première classe en 1862 et une médaille de troisième catégorie l’année suivante.

Gustave Léonard de Jonghe, des influences orientalistes

Lors de la Belle Époque des années 1870, l’artiste propose des tableaux qui correspondent parfaitement à ce que les Salons recherchent. Il fait alors de nombreux allers et retours entre Paris et Bruxelles pour exposer ses œuvres où la femme et la bourgeoisie sont idéalisées, par un coup de pinceau digne d’un virtuose. En 1864, Gustave Léonard de Jonghe se voit décerner l’Ordre de Léopold par le roi de Belgique Léopold Ier.
Au-delà de sa capacité exceptionnelle à représenter les femmes de classes supérieures drapées dans leurs soieries, Gustave de Jonghe était également très apprécié pour sa capacité à suivre le mouvement et la demande.
En harmonie avec les préférences artistiques de son temps, il se laisse lui aussi influencer par l’orientalisme et le japonisme. Certains de ses tableaux peuvent alors représenter une femme en kimono devant un paravent japonais, ou bien une odalisque allongée évoquant les fantasmes exotiques du harem, très courants à son époque. Mais quel que soit le cadre, Gustave Léonard de Jonghe reste fidèle au thème de la femme, bien qu’il soit contraint de cesser son activité en 1882, atteint de cécité suite à une hémorragie cérébrale.

La cote des œuvres de Gustave Léonard de Jonghe

Peintre de la bourgeoisie féminine et des grands intérieurs fastueux, qu’il s’agisse de scènes de genre ou de portraits, Gustave Léonard de Jonghe a marqué son temps. Artiste réaliste dont la plupart des œuvres appartiennent aux musées, de nombreuses autres sont encore dans des collections privées.
Ses études, principalement des huiles sur panneau, sont estimées entre 10 000 et 15 000 €. Les toiles de Gustave Léonard de Jonghe, quant à elles, sont estimées entre 2500 et 65 000 €. Ses premiers portraits, moins développés et détaillés que les scènes de genre, sont vendus moins chers. Il en va de même pour ses toutes premières toiles, moins précises et réalistes, dont les sujets sont généralement soit historiques soit religieux. Par exemple, sa toile Profonde Dévotion, évaluée entre 3000 et 5000 €, a été vendue 5736 €. Toutefois, son tableau Mère avec sa petite fille de 1865, une huile sur panneau estimée entre 20 000 et 30 000 €, a été adjugée 60 000 €.

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(Illus.) Gustave Léonard de Jonghe – Mère avec sa petite fille (1865), huile sur panneau, 45,7 x 55,6 cm

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Estimation gratuite Henri Émilien Rousseau

Henri Émilien Rousseau

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Estimation et cote d'Henri Émilien Rousseau

Henri Émilien Rousseau (1875-1933), dit Henri Rousseau, est né le 17 décembre 1875 au Caire, en Égypte. Connu pour être un peintre voyageur à dos de cheval, il consacre son art aux pays d’Orient tout en restant proche de la France, comme en témoignent ses œuvres sur l’Afrique du Nord, la Camargue et la Provence. Il refuse l’exotisme ou l’érotisme courants de l’orientalisme pour se concentrer sur la vérité offerte par les sujets, ainsi que leur lumière.
Estimation gratuite Henri Émilien Rousseau

Prix des œuvres d'Henri Emilien Rousseau

  • Peinture – entre 300 € et plus de 360 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier – entre 100 € et 30 000 €

  • Estampe, lithographie – entre 20 € et 4 000 €

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Les débuts artistiques du peintre Henri Rousseau

Henri Émilien Rousseau est l’aîné d’une fratrie de neuf enfants, fils de Léon Rousseau et de Marie-Angèle Donna. Il naît au Caire mais est contraint de quitter l’Égypte pour la France alors qu’il n’a que six ans, pour s’installer à Versailles. Bien qu’il remplisse ses carnets de dessins, Henri Émilien Rousseau est un élève sérieux à l’école. Il est poussé par son père à intégrer le lycée Hoche en 1893 pour suivre un cursus mathématique, mais son attirance pour l’art est si forte qu’il prépare son entrée aux Beaux-Arts dès l’année suivante. Grâce à Jean-Léon Gérôme (1824-1904), que son père côtoie, Henri Émilien Rousseau intègre l’École Nationale Supérieure des beaux-arts de Paris au sein de son atelier. Le succès de l’élève ne se fait pas attendre puisqu’il obtient le second Grand Prix de Rome en 1900 ainsi qu’une bourse de voyage lors de sa participation au Salon des Artistes Français.

Henri Émilien Rousseau, le peintre voyageur

Désireux d’étudier les grands maîtres de près, Henri Émilien Rousseau entreprend un long voyage à travers la Belgique, la Hollande, l’Afrique du Nord, l’Italie et l’Espagne. Bien qu’admiratif des plus grands artistes du monde, notamment des travaux de Camille Corot (1796-1875) et d’Eugène Delacroix (1798-1863), Henri Émilien Rousseau décide de s’éloigner du classicisme académique appris dans l’atelier de Gérôme pour développer son propre style, loin des courants de son époque. Pendant de nombreuses années, Rousseau voyage principalement en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Il sillonne les terres d’Orient à cheval, un élément cher à ses yeux puisqu’il le représente dans la grande majorité de ses œuvres. Henri Émilien Rousseau était passionné par les chevaux et fasciné par la race arabe, monture qu’il considérait comme noble et dotée d’une souplesse et d’une élégance féminines propres aux félins. Cet animal, dont la robe soyeuse capte la lumière unique orientale, est ainsi souvent mise en valeur par le pinceau de Rousseau. Toutefois, l’artiste a aussi représenté des chevaux français, notamment à travers les manades de Camargue.

La période provençale d'Henri Emilien Rousseau

En 1901, Henri Émilien Rousseau passe six mois en Algérie et en Tunisie, puis emménage à Versailles pour y installer son atelier à la Villa des Arts. Mais pendant dix ans, de 1902 à 1913, l’artiste ne peut rester en place et voyage alors continuellement entre l’Afrique du Nord et Paris. Dans la capitale française, il réalise des paysages de campagne, tandis qu’en Orient il se concentre davantage sur les cavaliers berbères de l’Atlas, les fantasias et les caïds locaux. En 1919, Henri Émilien Rousseau se fixe à Aix-en-Provence avec sa famille, en partie dans l’espoir de guérir leur enfant malade. Cet événement marque le début de sa période provençale, qui durera jusqu’à ses derniers jours. L’artiste réalise de nombreuses expositions en France, en Belgique et en Suède, vit aisément de ses toiles grâce à une clientèle bourgeoise qui lui commande des portraits. Pendant la guerre du Rif, Henri Émilien Rousseau est hébergé par son frère au Maroc, mais il réalise ses derniers voyages dans ce pays en 1930 et 1932. Après cela, l’artiste demeure en Provence, avec quelques expéditions en Normandie, terre natale de son épouse.

La cote des œuvres d'Henri Émilien Rousseau sur le marché de l'art

Il existe plus de peintures que de dessins de l’artiste, mais Henri Émilien Rousseau laisse tout de même derrière lui plus de 900 tableaux, pas moins de 300 aquarelles et des huiles sur panneau de petit format, sans compter les centaines d’études à l’huile et les milliers de dessins au crayon, à la gouache ou aux pastels. Ses dessins et illustrations, qui représentent bien souvent des paysages orientaux, sont estimés entre 4000 et 6000 €, tandis que ses peintures sont évaluées entre 1200 et 180 000 €. Pour exemple, sa toile Les Fauconniers de 1925, estimée entre 115 000 et 172 000 €, a été adjugée 360 000 € en 2008. La taille des tableaux ou des panneaux est un critère qui influe énormément sur la cote des œuvres d’Henri Émilien Rousseau.

(Illus.) Henri Émilien Rousseau – Le soir aux portes de Meknès (1925)

Reconnaitre la signature de Henri Émilien Rousseau

Savoir reconnaître la signature de l’artiste orientaliste Henri Émilien Rousseau (1875-1933) est un atout indispensable pour authentifier une œuvre de ce spécialiste des chevaux, cavaliers et paysages d’Afrique du Nord. Ses signatures, bien que soumises à quelques variations, présentent des constantes fiables. L’artiste signe le plus souvent « Henri Rousseau » (sans mention du second prénom «Émilien») et appose fréquemment la date d’exécution juste à côté. Par exemple, une huile sur toile «Chasseurs au faucon» est signée et datée «Rousseau 22» en bas à gauche. Sur une gouache «Cavaliers, 1923», la signature apparaît en bas à droite «Henri Emilien Rousseau 1923». La localisation de la signature est presque toujours en bas du tableau (droite ou gauche selon la composition) et l’écriture reste manuscrite, cursive et assez lisible. Pour les aquarelles ou papiers légers, vous pouvez parfois voir une signature plus petite ou discrète en bas à gauche. En face d’un marché où circulent des œuvres d’atelier ou des contrefaçons, faire vérifier la signature d’Henri Émilien Rousseau par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en art moderne et orientaliste vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Henri Émilien Rousseau, qu’il s’agisse d’une huile, d’un dessin ou d’une aquarelle.

Expertise signature Henri Emilien Rousseau
Signature Henri Emilien Rousseau

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Estimation gratuite Alexandre Roubtzoff

Alexandre Roubtzoff

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Estimation et cote de l'artiste Alexandre Roubtzoff

Alexandre Roubtzoff (1884-1949) est un peintre russe naturalisé français, né le 24 janvier 1884 à Saint-Pétersbourg. Considéré comme le « peintre de la lumière », il était un fervent défenseur et amoureux de la population, des paysages et de la culture de Tunis, où il résidait. Alexandre Roubtzoff est connu pour ses peintures orientalistes ethnographiques.

Estimation gratuite Alexandre Roubtzoff

Prix des œuvres d'Alexandre Roubtzoff

  • Peinture (huile sur toile / panneau) - entre 150 € et plus de 560 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, petites scènes) - entre 100 € et 60 000 €

  • Dessin, pastel, croquis (fusain, craie, études préparatoires) - entre 50 € et 30 000 €

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Alexandre Roubtzoff, la découverte de l'Orient

En 1904, Alexandre Roubtzoff entre à l’Académie Impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg où il est l’élève de Dmitri Kardovski (1866-1943) et Ian Tsionglinski (1858-1912), et dans laquelle il remporte six grands prix. Il obtient par ailleurs le Grand Prix en 1912 avec son tableau Intérieur de style empire, qui lui octroie une bourse pour voyager pendant quatre ans. Alexandre Roubtzoff fait alors une escale à Tanger en 1913 puis découvre, l’année suivante, la Tunisie. Lorsqu’il débarque à Tunis en 1914, Roubtzoff se sent déjà chez lui, bien qu’il ne sache pas encore qu’il ne retournera jamais dans son pays natal. Il disait que son choix de rester à Tunis était nourri par la lumière, dont il serait nostalgique s’il s’installait ailleurs. Là-bas, il fréquente l’Institut de Carthage et peint des portraits pour la haute société tunisienne. Il est exposé en 1920 au Salon de Tunis, et nommé « peintre de la lumière » d’après Alexandre Fichet, artiste et président dévoué du Salon.

Alexandre Roubtzoff, l'orientalisme loin des clichés

Dans les portraits d’Alexandre Roubtzoff, l’orientalisme n’a rien de fantasmé : il existe au-delà de l’enveloppe corporelle, de l’exotisme rêvé des pays chauds. L’artiste est tout particulièrement fasciné par les Bédouines et leurs tatouages, mais aussi leur quotidien. Son but était de pouvoir défendre, au même titre que la population locale, les traditions orientales. On dit de lui qu’il est un orientaliste ethnographique car dénué des excentricités souvent proposées dans ce genre. Quant aux paysages, Alexandre Roubtzoff sillonne la Tunisie pendant plus de trente ans, revenant souvent sur les sites qui l’émeuvent encore. Au terme de ces années, il semble qu’il ait tout visité et parcouru, mais l’artiste affirme que la richesse de ces lieux lui semble inépuisable, notamment Gammarth et ses amandiers en fleurs, ou bien le dégradé des couleurs offert par les piments séchant au soleil dans les rues. Alexandre Roubtzoff est un peintre capable de se renouveler devant le même motif, car il voit plus loin que la vision qui lui est donnée et se plaît à étudier longuement les couleurs flamboyantes du pays.

Alexandre Roubtzoff, des œuvres profondément humaines

Dans un style postimpressionniste, Alexandre Roubtzoff s’attarde sur les jeux de regards, les émotions, la beauté intérieure révélée par les tatouages, les parures et les costumes traditionnels du pays. C’est la sensibilité de ses modèles qui l’inspire, et cette fascination est croissante dans son travail. Progressivement, son intérêt pour les physionomies et l’expression des émotions se ressent plus forte dans ses toiles, où l’artiste passe de peintures d’accessoires et de bijoux à des visages et à un peuple qui se met à nu devant lui, lequel plonge chaque fois un peu plus loin dans l’intimité du quotidien tunisien. C’est ainsi qu’il peint une mère donnant le sein ou des Bédouines faisant leurs corvées, mais toujours avec respect et humilité, pour que les traditions ne soient jamais oubliées.

La cote des œuvres d'Alexandre Roubtzoff

Orientaliste véritable et amoureux de la Tunisie, Alexandre Roubtzoff a parcouru ces terres de nombreuses fois et a parfois peint le même paysage à plusieurs reprises sans qu’il ne soit jamais identique. Il trouvait toujours une nouvelle manière de représenter ses sujets orientaux, inépuisables dans l’inspiration suscitée. Les œuvres signées d’Alexandre Roubtzoff sont principalement des dessins, des aquarelles et des peintures. Les dessins de l’artiste sont la plupart du temps des scènes de genre et des portraits à l’aquarelle estimés entre 100 et 30 000 €. À titre d’exemple, sa Femme au voile de 1933, une aquarelle sur papier, a été estimée entre 12 075 et 15 094 €. Pourtant, son aquarelle Porte cloutée, zaouïa Bakria de 1927 évaluée entre 20 000 et 30 000 €, a été adjugée 60 020 €. Quant aux peintures d’Alexandre Roubtzoff, il faut compter entre 150 et 560 000 €. Portraits ou paysages de Tunisie empreints d’une lumière chaude, le record de vente est détenu par son tableau Bédouine de Tunis de 1935, une huile sur toile signée, estimée entre 80 000 et 100 000 € et adjugée 434 258 € en 2010. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Alexandre Roubtzoff et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre d’Alexandre Roubtzoff en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Alexandre Roubtzoff – Conversation (1916), huile sur toile, 80 x 111,80 cm

Reconnaître la signature d'Alexandre Roubtzoff

Savoir reconnaître la signature d’Alexandre Roubtzoff est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de ce peintre franco-russe, figure majeure de l’orientalisme du XXᵉ siècle. Ses signatures, bien que légèrement variables selon les périodes, présentent des caractéristiques constantes : l’artiste signe le plus souvent « A. Roubtzoff » ou « Alexandre Roubtzoff », en lettres fines et régulières, généralement apposées dans le coin inférieur droit de la toile. Sur certaines œuvres tunisiennes emblématiques, comme Jeune fille au voile blanc ou Vue de la médina de Tunis, la signature est peinte en brun, ocre ou gris clair, ton sur ton avec la composition, témoignant de son sens du détail et de l’harmonie chromatique. Roubtzoff date fréquemment ses œuvres, parfois avec une graphie légèrement inclinée, soulignant la rigueur de sa démarche picturale. Sur ses dessins ou aquarelles, la signature peut apparaître au crayon ou à l’encre, accompagnée d’une mention manuscrite du lieu, telle que « Tunis ». Face à la rareté croissante de ses toiles sur le marché et à la présence de copies anciennes, faire vérifier la signature d’un Alexandre Roubtzoff par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture orientaliste vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Alexandre Roubtzoff, qu’il s’agisse d’une huile, d’un dessin ou d’une aquarelle.

Expertise signature Alexandre Roubtzoff
Signature Alexandre Roubtzoff

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Estimation gratuite Frederick Arthur Bridgman

Frederick Arthur Bridgman

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Estimation et cote de l'artiste Frederick Arthur Bridgman

Frederick Arthur Bridgman (1847-1928) est l’un des rares peintres orientalistes d’origine américaine. Né le 10 novembre 1847 à Tuskegee en Alabama, il est célèbre pour ses tableaux chauds qui illustrent des scènes exotiques ou de genre, lesquelles misent sur l’ambiance et la poésie d’un moment donné.

Estimation gratuite Frederick Arthur Bridgman

Prix des œuvres de Frederick Arthur Bridgman

  • Peinture (huile sur toile / panneau) : entre 700 € et plus de 1 000 000 €

  • Aquarelle, dessin (crayon, encre) et œuvres sur papier : entre 50 € et 10 000 €

  • Estampe, gravure (épreuves, sujets d’après Bridgman, tirages anciens) : entre 10 € et 3 500 €

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Frederick Arthur Bridgman, ses jeunes années

Frederick Arthur Bridgman est le fils d’un médecin itinérant qui décède alors que le garçon est âgé de seulement trois ans. Sa mère déménage d’abord à Boston puis à New York, où le jeune homme développe rapidement un attrait pour l’art. Entre 1864 et 1864, Frederick Arthur Bridgman est graveur pour la American Banknote Company, mais la peinture l’attire davantage alors il intègre les cours du soir de la Brooklyn Art Association, puis ceux de la National Academy of Design. Son talent est vite remarqué puisque Bridgman expose à la Brooklyn Art Association en 1865 et 1866. La même année, il quitte d’ailleurs son emploi pour se consacrer à la peinture et se fait inviter par le peintre Robert Wylie (1839-1877) à passer deux étés à Pont-Aven, en France, où il peint principalement des paysages. En 1866, Frederick Arthur Bridgman s’installe définitivement à Paris mais continue d’aller à Pont-Aven pendant la période estivale. L’année suivante, il intègre l’atelier de Jean-Léon Gérôme (1824-1904) à l’École des beaux-arts de Paris et y étudie pendant quatre ans. Il y fait d’ailleurs la rencontre de Harry Humphrey Moore (1844-1926), un autre peintre américain qui fera partie des orientalistes. En 1870, Frederick Arthur Bridgman expose au Salon des Artistes Français et commence à vendre officiellement ses toiles. Toujours sous l’influence de son maître Gérôme, il découvre le Moyen-Orient de loin avant de finalement s’y aventurer de lui-même.

Frederick Arthur Bridgman, le premier voyage

Lorsque la guerre franco-prussienne éclate en 1871, Frederick Arthur Bridgman fuit Paris en faisant d’abord une halte à Pont-Aven, puis en Espagne l’année suivante. Finalement, il opte pour un autre continent et se rend en Afrique du Nord où il visite en premier Tanger, Oran, puis Alger où il loue un atelier, et enfin Biskra. À dos de cheval, Frederick Arthur Bridgman parcourt les villages et oasis de l’Algérie qui le fascinent. Les marchés, la population, les danseuses, les rues pittoresques et la vie nocturne l’inspirent profondément. L’artiste se rend ensuite en Égypte où il découvre la Grande cataracte de Nubie et le Grand temple d’Abou Simbel ainsi que son village, qu’il peint dans une palette de couleurs chaudes mise en valeur par ses jeux de lumières. Frederick Arthur Bridgman retourne en 1874 à Paris avec plus de trois-cent études qui documentent son séjour, ainsi que des accessoires, costumes et œuvres d’art traditionnels qui figurent dans la plupart de ses propres toiles.

Frederick Arthur Bridgman, de l'effervescence à la tranquillité

Après des années de succès dans le monde, dont une exposition personnelle, Frederick Arthur Bridgman décide de s’installer à nouveau en Algérie dès 1885. Il se rend à Biskra avec sa femme et retrouve ses sujets favoris dans les rues et le quotidien des algériens. Il publie ensuite en 1881 un journal qu’il illustre lui-même avec des peintures, des dessins et des gravures. En 1889, son travail est présenté à l’Exposition Universelle de Paris pendant laquelle l’artiste remporte une médaille d’argent. En 1907, Frederick Arthur Bridgman se voit attribuer la Légion d’honneur. Après quelques années à Paris où il continue d’exposer et enseigne à l’Académie Vitti, l’artiste passe finalement les dernières de sa vie au calme à Lyons-la-Forêt, en Normandie.

La cote des œuvres de Frederick Arthur Bridgman sur le marché de l'art

Peintre orientaliste américain reconnu dans le monde, Frederick Arthur Bridgman connaît un succès fulgurant. Bien que la peinture soit son support favori, il a également réalisé des gravures sur bois et de nombreuses études esquissées ou à l’aquarelle. Artiste particulièrement productif, il n’est pas rare de trouver son travail, bien qu’une grande partie appartienne déjà aux musées. S’il faut compter entre 150 et 12 000 € pour un dessin, une illustration ou une aquarelle de Frederick Arthur Bridgman, le prix moyen étant de 1500 à 2000 €. Les peintures de Frederick Arthur Bridgman, en revanche, sont estimées entre 200 et 600 000 €, bien que le prix puisse parfois aller plus haut. C’est d’ailleurs le cas de sa toile Dans une ville de campagne Alger de 1888, estimée entre 510 000 et 714 000 €,mais adjugée à 954 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Frederick Arthur Bridgman et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Frederick Arthur Bridgman en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Reconnaître la signature de Frederick Arthur Bridgman

Savoir reconnaître la signature de Frederick Arthur Bridgman est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre américain orientaliste, célèbre pour ses scènes de vie en Afrique du Nord et au Proche-Orient, exposées au Salon de Paris et conservées dans de grandes collections internationales. Sur ses toiles emblématiques — telles que Funeral of a Mummy, The Siesta, A Hot Day in the Desert ou Procession of the Sacred Bull Apis — Bridgman signe généralement « F. A. Bridgman » ou « Bridgman », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive élégante et légèrement inclinée, utilisant une teinte sombre ou brun-rouge qui se détache des fonds lumineux et sableux. Sur ses esquisses, études et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché très actif où circulent copies d’atelier, œuvres d’atelier tardives et faux, faire vérifier la signature de Frederick Arthur Bridgman par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture orientaliste vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Frederick Arthur Bridgman, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une esquisse peinte.

Expertise signature Frederick Arthur Bridgman
Signature Frederick Arthur Bridgman

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Estimation gratuite Charles Theodore Frere

Charles-Théodore Frère

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Estimation et cote de l'artiste Charles-Théodore Frère

Charles-Théodore Frère (1814-1888), surnommé Frère Bey, est un peintre orientaliste français qui peint son histoire en Algérie. En dépit d’un Orient exotique parfois à la lisière du fantasme dû à son attrait pour l’esthétique du romantisme, Charles-Théodore Frère est considéré comme l’un des plus grands contributeurs de l’orientalisme en France.

Estimation gratuite Charles Theodore Frere

Prix des œuvres de Charles Théodore Frere

  • Peinture (huile sur toile / panneau — scènes orientalistes, grands formats) - entre 40 € et 150 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études, petites scènes orientales) - entre 50 € et 20 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples - entre 20 € et 1 500 €

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Charles-Théodore Frère, les paysages français

Fils d’un éditeur de musique et frère aîné de Pierre-Édouard Frère (1819-1886), Charles-Théodore Frère est attiré par l’art dès ses plus jeunes années. Il est formé à l’École des beaux-arts de Paris par Camille Roqueplan (1803-1855) et Jules Coignet (1798-1860). Ses études terminées, Charles-Théodore Frère parcourt la France en passant par l’Alsace, la Normandie et l’Auvergne, dont il peint les paysages. La nature l’inspire et sa renommée en tant qu’artiste ne se fait pas attendre puisque dès son retour à Paris, Charles-Théodore Frère est exposé au Salon de 1834 avec Vue des Environs de Strasbourg, puis de nouveau les années suivantes avec d’autres paysages français.

Charles-Théodore Frère, à la découverte de l'Algérie

Charles-Théodore Frère arrive en Algérie en 1836 et, se sentant irrémédiablement attiré par le pays, s’y établit pendant trois ans ; années durant lesquelles sa peinture devient totalement orientaliste. En 1837, il se rend à Constantine avec l’armée et y reste pendant dix-huit mois. Charles-Théodore Frère ne rentre à Paris qu’en 1839, où il expose ses toiles baignées de lumière au Salon de la même année. Artiste prolifique à la renommée grandissante, Charles-Théodore Frère se voit attribuer une commande officielle pour le roi Guillaume Ier de Wurtemberg (1781-1864) quand il fait ce premier voyage en Algérie. À cette époque, Frère illustre principalement l’architecture orientale et les paysages rougis par le soleil. Des marchés aux grandes mosquées en passant par les jardins, Charles-Théodore Frère est très attaché à ces scènes d’Orient. Il est d’ailleurs l’un des rares français à avoir réalisé des toiles de Jérusalem, Beyrouth ou Palmyre.

Charles-Théodore Frère, peintre de la cour

En 1851, Charles-Théodore Frère souhaite découvrir d’autres terres et s’envole pour le Moyen-Orient, Malte, la Grèce puis l’Égypte et l’Empire ottoman. Ces destinations marquent l’artiste qui, attiré par le soleil, revient moins souvent à Paris. En 1853, il prend la décision de construire un atelier au Caire quand on lui propose de devenir peintre de la cour. Le vice-roi d’Égypte lui attribue le titre turc « bey » , qui le désigne comme un chef de clan ottoman. Peu après, Charles-Théodore Frère est promu officier de l’ordre du Médjidié de l’Empire ottoman, un ordre honorifique qui lui est attribué pour le remercier de ses services militaires et civils. En 1869, Charles-Théodore Frère traverse l’Orient aux côtés de l’impératrice Eugénie de Montijo (1826-1920) et d’autres artistes pour l’ouverture du canal de Suez. À cette occasion, elle demande à l’artiste une série d’aquarelles, qui ne lui seront finalement jamais remises à cause de la guerre de 1870. En dépit de sa période d’activité en tant que peintre qui s’arrête dans les années 1860, Charles-Théodore Frère continue d’exposer jusqu’en 1877, lors du Salon de Paris de cette année, avec sa toile Coucher de soleil aux bords du Nil.

La cote des œuvres de Charles-Théodore Frère

Les dessins de Charles-Théodore Frère, qu’il s’agisse d’aquarelles, de dessins au fusain, à l’encre, à la gouache, aux pastels ou à la pierre noire, sont principalement des souvenirs croqués de ses voyages, que ce soit en France ou en Afrique du Nord. Ils sont estimés entre 50 et 20 000 €. De nombreux dessins à la mine de plomb et à l’aquarelle sont estimés entre 700 et 1000 €. Toutefois, une aquarelle de Constantinople datée de 1852 a été adjugée 24 600 € en 1997. Les peintures de Charles-Théodore Frère sont autant des paysages issus de ses voyages que l’atmosphère de scènes de genre. Principalement réalisés sur des petits panneaux de bois, bien qu’il en existe sur toile ou carton, ses huiles sont estimées entre 5000 et 200 000 €. Le format joue beaucoup sur la cote des tableaux de Charles-Théodore Frère puisque sa toile Jerusalem mesurant 142,2 x 203,8 cm, estimée entre 80 500 et 115 000 €, a été adjugée 154 000 € en 1994. Un petit format comme Vue générale du Caire, arrivée de Bédouins d’une taille de 21 x 37 cm, s’est vendu 30 000 en 2018. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Charles-Théodore Frère et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Charles-Théodore Frère en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Charles-Théodore Frère – Jérusalem vu du mont des Oliviers (1880-1881), huile sur toile, 74,9 x 110,5 cm

Reconnaître la signature de Charles Théodore Frere

Reconnaître la signature de Charles Théodore Frère est essentiel pour authentifier une œuvre de ce grand peintre orientaliste du XIXᵉ siècle, célèbre pour ses paysages d’Égypte, de Syrie ou d’Algérie baignés de lumière dorée. Ses signatures, bien que légèrement variables selon les périodes, présentent des constantes précises. Charles-Théodore Frère signe la plupart de ses toiles de son nom complet « Th. Frère » ou parfois « C. Th. Frère », généralement placé dans le coin inférieur droit, en lettres capitales soignées et légèrement espacées. Sur certaines compositions emblématiques telles que Vue du Caire, Caravane près des pyramides ou Marché à Alger, la signature est peinte en brun, ocre ou terre de Sienne, de manière discrète mais toujours lisible. Il arrive aussi que la signature soit suivie d’une date, notamment sur ses œuvres exposées au Salon ou sur celles réalisées lors de ses séjours en Orient. Face aux nombreuses copies d’époque ou toiles d’atelier inspirées de son style, l’examen attentif de la signature par un expert reste primordial. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture orientaliste vous accompagnent dans la reconnaissance, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Charles Théodore Frère, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une gouache ou d’une aquarelle.

Expertise signature Théodore Frere
Signature Theodore Frere

En lien avec Charles-Théodore Frère

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Oskar Kokoschka

Oskar Kokoschka

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Estimation et cote de l'artiste Oskar Kokoschka

Oskar Kokoschka (1886-1980) est un peintre, écrivain, dramaturge et poète autrichien né le 1er mars 1886 à Pöchlarn, en Autriche-Hongrie. Artiste engagé, il fait partie de ceux qui ont fait basculer l’avant-garde viennoise vers l’expressionnisme, mouvement dont il est l’un des chefs de file pour son œuvre singulière qui fait ressortir les éléments psychologiques de l’être humain au-delà du simple corps.

Estimation gratuite Oskar Kokoschka

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Oskar Kokoschka, l'enfant terrible

Fils de Gustav Josef Kokoschka (1840-1923) et de Maria Romana Loidl (1861-1934), Oskar Kokoschka passe son enfance à Vienne où il intègre l’École des arts appliqués de la ville en 1904. L’année suivante, il réalise ses premières peintures à l’huile alors qu’il est l’élève de Gustav Klimt (1862-1918) et de Carl Otto Czeschka (1878-1960). En participant aux expositions de ce premier et de Josef Hoffmann (1870-1956), le jeune homme découvre le modernisme. À partir de 1908, il peint principalement les portraits du peuple viennois, déjà désireux de vouloir révéler ce qui réside en eux plutôt que de s’attarder sur leur enveloppe corporelle.
En 1909, Oskar Kokoschka écrit une pièce de théâtre qui entame sa réputation d’enfant terrible puisqu’elle fait scandale, de son affiche à son contenu, en présentant les rapports entre les hommes et les femmes comme une guerre des sexes régie par la violence où l’amour mène à la mort. Il s’agit de sa première œuvre expressionniste, mais pas de son dernier acte rebelle. Dans la même période, Oskar Kokoschka rejette le Jugendstil. Il rompt avec les principes de beauté et d’harmonie imposés par cet Art nouveau viennois pour un style plus radical. Qualifié de fou, l’opinion publique impactant son travail, Oskar Kokoschka s’envole pour Berlin et y reste toute une année.

Oskar Kokoschka, les perturbations de l'artiste

En 1912, de retour à Vienne, Oskar Kokoschka rencontre Alma Mahler (1879-1964) avec laquelle il entretient des échanges épistolaires passionnels et une grande histoire d’amour. Elle devient son amante et sa muse. L’année suivante, ils voyagent en Italie et Kokoschka réalise une de ses plus célèbres toiles, Die Windsbraut, dans laquelle il se met en scène couché à ses côtés, au cœur de La Tempête, qui est d’ailleurs le nom traduit du tableau. Mais la jeune femme se sépare de l’artiste en 1915 et, profondément blessé, il commande une poupée grandeur nature à son effigie qu’il peint avant de la décapiter.
Oskar Kokoschka subit sa première perturbation, qui se ressent dans son coup de pinceau turbulent et son style qui évolue alors rapidement. Cette séparation le pousse à s’engager volontairement en 1915 lors de la Première Guerre mondiale, mais une balle en pleine tête, un coup de baïonnette dans le poumon et un tir de grenade blessent sévèrement l’artiste à deux reprises. Il est réformé en 1917 et après une longue convalescence, son style est de nouveau perturbé par les horreurs de la guerre ; son œuvre se fait plus violente et percutante.

Oskar Kokoschka, des voyages à l'exil

Après sa convalescence à Dresde où il nage dans un milieu culturel effervescent, Oskar Kokoschka entame une longue période de voyages. Il s’installe d’abord à Prague de 1934 à 1938 où il rencontre sa future femme Olda, pendant que le régime-socialiste retire ses œuvres, jugées art dégénéré, de tous les musées allemands, dont quelques-unes d’entre elles sont détruites. Kokoschka poursuit son long exil à Londres et y reste jusqu’en 1953, puis voyage en Grèce, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en Tunisie, en Libye, en Turquie, au Maroc, à New York et à Jérusalem.
La plupart du temps, Kokoschka est à Londres, dans les Cornouailles ou en Écosse. Il y dessine et peint de nombreuses pièces qui dénoncent la situation politique actuelle. Après une longue période nomade, c’est en Suisse qu’Oskar Kokoschka se pose en 1953 pour y établir un foyer définitif. Durant sa vie, il obtient plusieurs nationalités mais c’est en 1974 qu’on lui accorde la citoyenneté d’honneur autrichienne.

La cote des œuvres d'Oskar Kokoschka

Élève de Klimt et peintre expressionniste, Oskar Kokoschka est connu pour être l’enfant terrible de Vienne. Artiste ébranlé par les bouleversements de son époque, il en exprime les états d’âme à l’aide d’une palette acide et de traits torturés issus de sa colère déversée. Ses provocations et sa radicalité picturale, destinées à éveiller le peuple viennois entoilé dans le régime fasciste, signent une véritable ode à la liberté.
En dépit de l’exposition munichoise de 1937 où certains de ses tableaux sont détruits, Oskar Kokoschka laisse derrière lui des dessins, des lithographies, des affiches, des manuscrits et des peintures. Ses lithographies se vendent entre 100 et 25 000 €, ses affiches théâtrales entre 8000 et 12 000 €, et ses dessins et aquarelles sont estimés entre 100 et 290 000 €. Les peintures d’Oskar Kokoschka sont estimées entre 30 000 et 1 850 000 €. Son tableau Orpheus et Eurydice (vers 1917), évalué entre 600 000 et 800 000 €, a été adjugé 2 000 000 € en 2010.

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(Illus.) Oskar Kokoschka – Le pouvoir de la musique (1918-1920), huile sur toile

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Estimation gratuite Étienne Dinet

Étienne Dinet

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Estimation et cote de l'artiste Étienne Dinet

Étienne Dinet (1861-1926), de son nom complet Alphonse-Étienne Dinet, est un peintre et lithographie français né à Paris le 28 mars 1861. Il est reconnu pour sa contribution à l’orientalisme et ses scènes de genre, qu’il puisait directement à la source en s’installant en Algérie, pays dont il s’est entiché pour la richesse de sa culture et de sa lumière, au point de se convertir à l’islam les seize dernières années de sa vie.

Estimation gratuite Étienne Dinet

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Étienne Dinet, épris de l'Algérie

Étienne Dinet est le fils de Philippe Léon Dinet et de Louise Marie Odile Boucher. En 1871, il fréquente le lycée Henri-IV et y obtient son baccalauréat en 1881. Il intègre alors l’École des beaux-arts et se forme auprès de Pierre-Victor Galland (1822-1892), tout en suivant en parallèle les cours de William Bouguereau (1825-1905) et de Tony Robert-Fleury (1837-1911) à l’Académie Julian. Leur enseignement, que le jeune Étienne Dinet considère comme moins académique, lui insuffle une inspiration nouvelle et plus de libertés. Très vite, il présente ses toiles au Salon des artistes français de 1882 et obtient, en 1883, une mention honorable, puis une médaille l’année suivante.
Cette récompense permet à Étienne Dinet d’obtenir une bourse, qu’il utilise pour se rendre en Algérie dans la région de Bou-Saâda. L’artiste est déjà sous le charme, notamment de la population et de la culture Naili, mais ce n’est que l’année suivante, quand il se rendra à Laghouat et au Mzab, qu’Étienne Dinet réalisera ses premières toiles de la région. La vie, les femmes et les histoires locales, la lumière et les paysages sont une source importante d’inspiration pour le peintre qui, à partir de 1887, décide d’apprendre l’arabe et de passer la moitié de l’année en Algérie.

Étienne Dinet, les Salons parisiens

Quand il n’est pas en Algérie, Étienne Dinet est en France. Il passe six mois par an à Paris pour continuer de participer aux Salons et présenter ses toiles qui contribuent largement à l’orientalisme. D’abord chez Georges Petit (1856-1920) en 1888, puis à l’exposition universelle de 1889 à Paris, où il obtient la médaille d’argent. Avec d’autres artistes, il fonde la Société nationale des beaux-arts, soit un nouveau Salon annuel qui permet d’exposer de nouveaux artistes en marge de l’autoritarisme académique.
En 1893, Étienne Dinet fait partie des fondateurs de la Société des peintres orientalistes français, qui organise sa première exposition et à laquelle il participe. Deux ans plus tard, Étienne Dinet est fait chevalier de la Légion d’honneur. L’artiste prend l’habitude d’étudier six mois en Algérie puis de rentrer peindre et exposer en France, jusqu’à ce qu’il installe en 1900 son premier atelier à Biskra, en Algérie.

Étienne Dinet, conversion à l'islam

Formé dans une certaine rigueur académique, Étienne Dinet a déjà côtoyé la peinture religieuse avant de se lancer dans l’orientalisme. Pourtant, il réalise L’Arabe en prière en 1903, une toile qui signe son attrait pour l’islam. Deux ans plus tard, Étienne Dinet s’offre une maison à Bou-Saâda afin de s’y installer, même s’il continue les voyages à Paris. En 1907, il fait construire la ville Abd-el-Tif à Alger, un palais inspiré de la villa Médicis de Rome dédié au développement artistique en Algérie.
Après plusieurs Salons, le titre d’officier de la Légion d’honneur, une médaille d’or à Munich et diverses expositions internationales, Étienne Dinet se convertit définitivement à l’islam en 1913 et adopte le nom musulman de Nasr-Eddine. Ses dernières années sont consacrées aux blessés de guerre, aux soldats arabes, aux hommages musulmans et à l’inauguration de la mosquée de Paris. Peu de tableaux ont été peints après sa conversation ; Étienne Dinet s’est davantage concentré sur l’illustration d’ouvrages.

La cote des œuvres d'Étienne Dinet

Peintre français orientaliste converti à l’islam, Étienne Dinet a dédié toute sa vie à l’Algérie, pays dont il était tombé amoureux. Il laisse en héritage des dessins, des aquarelles, des lithographies et des toiles d’Orient.
Ses estampes sont estimées entre 30 et 20 000 € et ses dessins comme ses aquarelles sont cotés entre 300 et 36 000 €. Les peintures d’Étienne Dinet, quant à elles, sont estimées entre 450 et 1 230 000 €. Ses portraits français ont une cote moindre par rapport à ses toiles orientalistes, bien qu’un portrait d’un enfant avec son chien ait été estimé entre 25 000 et 35 000 €, tandis que la végétation algérienne est estimée entre 12 000 et 15 000 €. Ses femmes nues orientales, en revanche, sont évaluées entre 700 000 et 1 000 000 €, comme Sous les lauriers roses de 1907 qui a été adjugé à 745 000 €.

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Estimation gratuite Pierre Chapo

Pierre Chapo

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Estimation et cote du mobilier de Pierre Chapo

Pierre Chapo (1927-1987) est un designer et ébéniste français connu pour son mobilier architectural en bois massif. Ses tables monumentales, ses sièges et ses bibliothèques associent des lignes modernes aux techniques traditionnelles d’assemblage.

Principalement réalisés en orme massif, ses meubles se distinguent par leurs volumes puissants, leurs assemblages apparents et la place accordée au veinage naturel du bois. Les pièces anciennes produites du vivant de Pierre Chapo sont aujourd’hui recherchées par les collectionneurs de design français du XXe siècle.

Vous possédez une table, un fauteuil ou une bibliothèque attribuée à Pierre Chapo ? Nos experts vous accompagnent pour identifier son modèle, déterminer sa période de fabrication et estimer sa valeur.

Estimation gratuite Pierre Chapo

Prix des œuvres de Pierre Chapo

  • Tables et tables de salle à manger : de 2 000 à plus de 50 000 euros

  • Tables basses et bureaux : de 1 000 à plus de 35 000 euros

  • Chaises, fauteuils et tabourets : de 500 à plus de 15 000 euros

  • Bibliothèques, commodes et buffets : de 1 000 à plus de 30 000 euros

  • Lits et banquettes : de 2 000 à plus de 35 000 euros

Pour obtenir une première estimation, transmettez-nous : des photographies du meuble dans son ensemble ; des vues de face, de profil et du revers ; une photographie du dessous du plateau ou de l’assise ; des photographies des assemblages ; les dimensions exactes ; l’essence de bois présumée ; les marques, signatures, étiquettes et numéros visibles ; les factures et documents de provenance ; des photographies des accidents ou restaurations  et toute information concernant la date et le lieu d’acquisition.

Pour une table, photographiez le piètement, la traverse et la tranche du plateau. Pour une chaise ou un fauteuil, ajoutez des vues du dessous de l’assise et des assemblages entre le dossier, les pieds et les montants. Notre équipe étudie ces éléments de manière confidentielle afin d’identifier le modèle, la période probable de production et son positionnement sur le marché.

La cote de Pierre Chapo sur le marché du design

La cote de Pierre Chapo connaît une progression importante depuis plusieurs années. Son mobilier attire une clientèle internationale sensible au design français d’après-guerre, à la qualité des matériaux et aux productions artisanales.

Les créations anciennes en orme massif occupent la place la plus recherchée. Les modèles emblématiques comme les tables T14, T20, T21 et T22, les fauteuils S10 et S15, les chaises S24 et S45, ainsi que les bibliothèques B10, B17 et B18, bénéficient d’une demande régulière.

La valeur dépend toutefois de la période de fabrication. Une pièce ancienne produite dans les ateliers de Clamart ou de Gordes peut présenter une valeur supérieure à celle d’une édition postérieure.

Prix des tables et tables basses de Pierre Chapo

Les tables de Pierre Chapo figurent parmi ses créations les plus recherchées. Elles se caractérisent par des plateaux épais, des piètements sculpturaux et des assemblages qui participent pleinement au dessin du meuble.

La table T14, conçue en 1964, reprend le principe de la table monastère avec un plateau rectangulaire et deux pieds massifs reliés par une traverse. La T20, créée en 1972, se distingue par son format monumental et ses extrémités arrondies.

La table T21, aussi appelée « Sfax », possède un plateau circulaire ou ovale selon les variantes. La table basse T22, dite « L’Œil », se compose de deux éléments courbes qui peuvent être assemblés de différentes manières. Parmi les résultats observés :

  • une grande table T20 en orme massif a été adjugée environ 53 000 euros à Paris en 2019 ;
  • un autre exemplaire de la table T20 a atteint 75 000 dollars aux États-Unis ;
  • un ensemble composé d’une table T21D et de quatre bancs S38 a obtenu 22 680 dollars ;
  • une table T14 a été vendue 16 900 dollars aux États-Unis ;
  • des tables basses de Pierre Chapo ont dépassé 30 000 euros pour les modèles anciens les plus recherchés.

Les dimensions influencent fortement l’estimation. Une table T20 de près de trois mètres présente une valeur supérieure à une variante plus petite, sous réserve de son état et de sa période.

Prix des chaises, fauteuils et tabourets de Pierre Chapo

Les sièges de Pierre Chapo associent une construction robuste à une recherche ergonomique. Certains modèles reprennent des principes anciens de menuiserie, tandis que d’autres adoptent des formes plus libres.

Le fauteuil S10, dit « Sahara », associe une structure en bois massif à une assise et un dossier en cuir. Le fauteuil S15 se distingue également par son cuir tendu et son dessin particulièrement architectural.

Les chaises S11, S24, S34 et S45 sont recherchées seules ou en série. La présence d’un ensemble homogène augmente souvent la valeur globale. À titre indicatif :

  • un fauteuil S10 ancien peut être estimé entre 3 000 et 8 000 euros ;
  • une paire de fauteuils S10 peut dépasser 10 000 euros ;
  • une paire de fauteuils S15 a été vendue environ 5 700 dollars ;
  • une chaise S46 de la série Chlacc a atteint près de 7 000 dollars ;
  • un ensemble de huit chaises S11 a été adjugé environ 6 600 euros ;
  • les tabourets S01 et S31 se situent généralement entre 500 et 2 000 euros par pièce.

L’état du cuir, la stabilité de la structure et la présence de pièces remplacées doivent être pris en compte. Un cuir ancien patiné peut être préférable à un remplacement récent, même si l’assise présente des marques d’usage.

Prix des bibliothèques, buffets et rangements de Pierre Chapo

Pierre Chapo conçoit plusieurs systèmes de rangement modulables. Ses bibliothèques reposent sur une structure lisible et sur des assemblages qui évitent souvent les fixations métalliques visibles.

La bibliothèque murale B17, créée en 1967, se compose de montants et de tablettes épaisses. Le modèle B18 adopte une structure pivotante. Les séries B10 et GO permettent de composer différents ensembles de rangement. Parmi les résultats observés :

  • une bibliothèque pivotante B18 en orme a dépassé 25 000 euros en 2017 ;
  • une bibliothèque murale B17 a été vendue environ 7 600 euros ;
  • un grand buffet R16 a atteint 13 500 euros ;
  • un buffet R08 a obtenu environ 6 600 euros ;
  • les petites commodes et caissons se situent généralement entre 1 000 et 10 000 euros selon leur modèle et leur état.

Pour une bibliothèque modulable, il faut vérifier que l’ensemble est complet. L’absence d’une tablette, d’un montant ou d’un système de fixation peut réduire sensiblement sa valeur.

Prix des lits et banquettes de Pierre Chapo

Pierre Chapo crée plusieurs lits et banquettes qui associent modularité et simplicité de construction. Le lit L01, surnommé « Godot », compte parmi ses premières créations. Il aurait été conçu à la suite d’une commande de Samuel Beckett. Le lit-banquette L07, créé en 1963, se transforme grâce à deux structures à lattes qui coulissent l’une dans l’autre.

Les lits et banquettes peuvent se négocier entre quelques milliers et plus de 30 000 euros. Les premières éditions, les grands modèles et les exemplaires complets avec leurs éléments d’origine sont les plus recherchés.

L’état des lattes, des assemblages et du sommier doit être examiné avec attention. Les matelas remplacés n’ont généralement pas d’incidence importante, contrairement à la modification de la structure en bois.

Comment reconnaître un meuble de Pierre Chapo ?

Le mobilier de Pierre Chapo repose sur trois principes essentiels : la matière, la construction et la fonction. Plusieurs caractéristiques peuvent orienter l’examen :

  • l’utilisation fréquente de l’orme massif ;
  • des plateaux et montants particulièrement épais ;
  • un veinage du bois laissé visible ;
  • des assemblages traditionnels apparents ;
  • des chevilles et tenons intégrés au dessin ;
  • des lignes géométriques simples ;
  • des pieds cylindriques ou légèrement inclinés ;
  • l’absence fréquente de visserie métallique visible ;
  • une finition à l’huile qui conserve l’aspect naturel du bois ;
  • une construction robuste sans élément purement décoratif.

Les meubles anciens présentent souvent une patine naturelle, des variations de teinte et de petites traces d’usage. Ces marques peuvent être cohérentes avec leur âge et ne doivent pas être effacées avant une expertise.

Les dimensions permettent aussi d’identifier le modèle et sa variante. Une table T14, par exemple, existe dans plusieurs longueurs. Une mesure précise du plateau, de son épaisseur et de son piètement est donc indispensable.

Comment reconnaître l’orme utilisé par Pierre Chapo ?

L’orme constitue l’essence de bois la plus emblématique de Pierre Chapo. Il se reconnaît généralement à son veinage marqué, vivant et parfois irrégulier.

Sa teinte peut varier du blond miel au brun plus soutenu selon l’âge, l’exposition à la lumière et les produits appliqués. Le bois présente souvent des lignes sinueuses et des contrastes prononcés.

Pierre Chapo utilise également le chêne, le frêne et, plus rarement, d’autres essences. La seule présence d’orme ne permet donc pas d’attribuer un meuble au designer.

Une imitation récente peut employer la même essence sans respecter les dimensions, les assemblages et les proportions du modèle d’origine.

Comment reconnaître la signature de Pierre Chapo ?

Le mobilier ancien de Pierre Chapo n’est pas systématiquement signé. Certains meubles ne portent aucune marque, tandis que d’autres peuvent présenter une signature manuscrite, une estampille, une étiquette ou un marquage lié à l’atelier. Selon la période, il est possible d’observer :

  • une signature « Chapo » ;
  • une marque ou une étiquette d’atelier ;
  • un numéro de modèle ;
  • une inscription manuscrite ;
  • un marquage plus récent de Chapo Création.

L’absence de signature n’exclut donc pas une attribution à Pierre Chapo. À l’inverse, la présence d’une marque ne permet pas toujours de déterminer si le meuble est ancien ou issu d’une production postérieure. L’analyse doit confronter :

  • la marque ou l’étiquette ;
  • les dimensions ;
  • l’essence de bois ;
  • les assemblages ;
  • le modèle ;
  • la patine ;
  • la provenance ;
  • la date supposée de fabrication.
Mobilier Pierre Chapo
Etagere Pierre Chapo

Meuble ancien ou édition récente : quelle différence ?

Plusieurs modèles de Pierre Chapo sont encore fabriqués aujourd’hui par Chapo Création, dans le respect de ses dessins et de ses principes de construction.

Ces productions sont légitimes, mais elles ne doivent pas être présentées comme des meubles fabriqués du vivant du designer. Leur valeur diffère de celle des exemplaires anciens des années 1960, 1970 ou 1980.Pour distinguer les périodes, l’expert examine :

  • les marquages ;
  • la patine et l’oxydation naturelle du bois ;
  • le type d’outillage visible ;
  • les dimensions du modèle ;
  • la finition ;
  • la provenance ;
  • les factures ;
  • la cohérence des assemblages ;
  • les modifications apportées au fil du temps.

Une facture ancienne ou un historique d’acquisition peut être déterminant.

Que regarde notre expert sur un meuble de Pierre Chapo ?

Lors d’une demande d’estimation, Romain Coulet, expert en Design et en Arts décoratifs du XXè, et notre équipe examinent le meuble dans sa globalité. L’analyse porte notamment sur :

  • le modèle et sa référence ;
  • la période de fabrication ;
  • les dimensions exactes ;
  • l’essence et la qualité du bois ;
  • l’épaisseur des plateaux ;
  • la forme du piètement ;
  • les techniques d’assemblage ;
  • les marques et étiquettes ;
  • la patine ;
  • les restaurations ;
  • les éléments remplacés ;
  • la stabilité de la structure ;
  • la provenance et les factures ;
  • les résultats obtenus par des modèles comparables.

Pour les sièges, nous contrôlons également le cuir, les sangles, les coutures et les fixations. Pour les bibliothèques et les meubles modulables, nous vérifions que les différents éléments sont complets et correspondent au même ensemble. Cette analyse permet de distinguer une pièce ancienne, une édition postérieure, un meuble attribué à Pierre Chapo ou une création simplement réalisée dans son style.

Qui était Pierre Chapo ?

Pierre Chapo naît à Paris en 1927 dans une famille d’artisans. Il envisage d’abord une carrière de peintre, mais sa rencontre avec un charpentier de marine en 1947 lui fait découvrir le travail du bois. Il étudie ensuite l’architecture à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et voyage en Scandinavie, en Amérique centrale et aux États-Unis.

En 1958, Pierre Chapo et son épouse, la peintre et sculptrice Nicole Lormier, ouvrent une galerie boulevard de l’Hôpital à Paris. Il y présente ses propres meubles ainsi que les créations d’autres artistes et artisans. Ses premières réalisations comprennent le lit L01, la table T01 et le tabouret S01. Il développe progressivement un catalogue de plus de cent modèles.

À partir de la fin des années 1960, la famille s’installe à Gordes, en Provence, où Pierre Chapo poursuit la création et la fabrication de son mobilier. Les tables T21 et T22, les chaises de la série Chlacc et les systèmes de rangement GO comptent parmi ses créations importantes des années 1970. Pierre Chapo meurt en 1987. Sa famille poursuit aujourd’hui la production de plusieurs modèles d’après ses dessins.

Ne poncez pas et ne revernissez pas un meuble avant son expertise. Une patine ancienne, même irrégulière, peut apporter des informations sur sa période de fabrication. Un ponçage trop important peut modifier les proportions, effacer une marque et réduire sa valeur.

Conservez également les éléments remplacés, les rallonges, les tablettes et les anciennes pièces de fixation. Un ensemble complet bénéficie généralement d’une meilleure estimation.

Avant de déplacer un grand meuble, photographiez le dessous, les assemblages et les éventuelles inscriptions. Ces zones deviennent parfois difficiles d’accès une fois la pièce transportée.

Vous souhaitez connaître la cote d’une table, d’un fauteuil ou d’une bibliothèque de Pierre Chapo ? Envoyez-nous vos photographies et les informations dont vous disposez. Vous recevrez un premier avis confidentiel sur la valeur du meuble, sa période probable et les démarches à envisager.

En lien avec Pierre Chapo

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Design

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Rare bibliothèque Teck, placage de teck, verre, fer, aluminium Portant l’inscription books for sale, en haut du meuble 18

💰 Adjudication :
68 000 €

🔎 Estimation :
70 000 € - 90 000 €

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Sheila HICKS (1934) Sans titre, circa 1976 Tapisserie en coton et lin montée sur un châssis bois Signée Sheila Hicks et située Paris sur l’envers ains

💰 Adjudication :
67 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Table éclairante dite Library table Teck, placage de teck, tôle de métal, verre 112 x 247 x 125 cm. Circa 1963 Illuminat

💰 Adjudication :
57 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 80 000 €

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Ado CHALE (1928) Table dite Goutte d’eau Bronze, métal
Signée
43 x 150 x 75.5 cm. Circa 1970 Goutte d’eau low table Bronze, painted steel 16.93 x 59

💰 Adjudication :
46 000 €

🔎 Estimation :
30 000 € - 40 000 €

Estimation gratuite Keith Haring

Keith Haring

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Estimation et cote de l’artiste Keith Haring

Keith Haring (1958-1990) est un artiste plasticien, dessinateur, peintre et sculpteur américain né à Reading, en Pennsylvanie, le 4 mai 1958. Issu d’une famille conservatrice et disciplinaire, l’artiste développe un langage propre et libre, proche de la figuration sans toutefois s’y trouver. Keith Haring s’inscrit dans l’art contemporain, à la croisée du graffiti et du Pop Art.
Estimation gratuite Keith Haring

Prix des œuvres de Keith Haring

  • Dessin ou encre sur papier - entre 15 000 € et 200 000 €

  • Peinture ou acrylique sur toile - entre 100 000 € et 5 000 000 €

  • Sérigraphie ou lithographie - entre 2 000 € et 80 000 €

  • Œuvres monumentales ou iconiques - jusqu’à 10 000 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Keith Haring et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Estimez votre œuvre de Keith Haring en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Keith Haring, le dessin à l'origine de tout

Keith Haring est depuis toujours passionné par le dessin, qu’il apprend auprès de son père. Issu de la culture populaire des années 1970 entre psychédélique et bandes dessinées, l’inspiration est tout autour de lui. Haring décide alors d’intégrer la Ivy School of Professional Art de Pittsburgh pour y suivre des cours de dessin publicitaire, où il découvre le travail de Pierre Alechinsky (1927-) et le mouvement CoBrA. Mais ce type d’enseignement ne lui convenant finalement pas, alors Keith Haring quitte l’établissement avant la fin de la première année et, se sentant à l’étroit dans sa ville, s’envole pour intégrer l’école des arts visuels de New York. Dans son nouvel établissement scolaire, Keith Haring s’essaye à la peinture, aux collages, aux installations, à la vidéo, mais en revient toujours au dessin, qui est son mode d’expression préféré. Il dessine alors sur papier, puis sur des objets trouvés, du métal, du carton, des corps… Sans esquisses, Keith Haring dessine son univers à main levée. C’est en explorant la ville de New York et l’art urbain que l’artiste va faire évoluer son style, avec toujours le dessin comme base de toutes ses créations.

Keith Haring, à la découverte de New York

Keith Haring découvre la culture des années 1980 de l’East Village de New York, où l’art est exprimé dans les rues, sur les supports urbains et de la vie quotidienne comme le métro ou les entrepôts. À force de fréquenter la vie underground new-yorkaise et les lieux de l’élite avant-gardiste, Keith Haring en rencontre les artistes phares comme Madonna (1958-), Kenny Scharf (1958-), mais surtout Jean-Michel Basquiat (1960-1988), dont il devient un ami proche. Le jeune artiste réalise ou participe aux expositions du Club 57, où l’un des dessins les plus connus de Keith Haring se fera connaître : le Radiant Baby. À cette même période, le jeune homme découvre le travail des contemporains Jean Dubuffet (1901-1985) et Brion Gysin (1916-1986), dont il admire l’originalité et la liberté qu’il n’avait pas au sein de son enfance conservatrice. Progressivement, Keith Haring va développer sa propre liberté de dessiner.

Keith Haring, la "griffe Haring"

Entre le graffiti et le Bad Painting, le style de Keith Haring s’illustre d’abord à la craie blanche sur les panneaux publicitaires noirs du métro new-yorkais, puis est gravé au niveau des trottoirs. Keith Haring réalise plusieurs milliers de dessins dans les rues, certains éphémères et d’autres conservés. Lors de ses escapades, le photographe américain Tseng Kwong Chi (1950-1990) le suit partout pour l’immortaliser.
De lignes pleines d’énergie et de rythme à ses personnages, l’artiste donne naissance à la « griffe Haring ». Il s’agit de la répétition de formes synthétiques dynamiques, aux couleurs vives mais entourées d’une ligne noire pure, sans détails superflus, qui représentent alors des enfants, des danseurs, des animaux, des éléments oniriques, surnaturels, ou bien des symboles de vie, d’amour, de sexe et de mort. Inspiré des dessins du désert de Nazca, Keith Haring en propose une version singulière, immersive, car il ne souhaite pas changer le monde mais lui appartenir, « être au monde » comme il le disait lui-même.

La cote des œuvres de Keith Haring

Bien que la reconnaissance publique fut massive dans le monde, Keith Haring a tout de même dû lutter contre ceux qui voyaient en lui un pestiféré : homosexuel jouissant de la liberté sexuelle et infecté par le virus sida, dont il est mort, Keith Haring a été victime de bien des manières. Mais plus qu’un artiste, il était aussi très engagé dans les causes humanitaires et utilisait son art pour dénoncer les préjugés, la discrimination, le racisme, le sexisme, l’apartheid… Il s’est également impliqué à de nombreuses reprises pour les hôpitaux, les orphelinats et les projets collectifs avec des enfants, dans lesquels il voyait une innocence pure. Si l’œuvre de Keith Haring s’est bâtie dans la rue, il a aussi peint sur des toiles, réalisé des sérigraphies et décoré des céramiques ainsi que du mobilier. Quelques sculptures sur bois, aluminium, résine ou bronze existent et sont estimées entre 1300 et 60 000 €. Les graffitis sur céramique ou mobilier valent entre 200 et 20 000 € en moyenne. Les sérigraphies et lithographies de l’artiste sont évaluées entre 50 et 200 000 €. Ses dessins, à l’encre ou au feutre sur papier pour la plupart, vont de 150 à 700 000 €, bien que le dessin August 15 de 1983 ait été adjugé 1 800 000 € en 2018. Quant aux peintures de Keith Haring, pour la plupart des acryliques ou huiles sur toile, panneau, carton ou métal, voire des graffitis à l’aérosol sur divers supports, il faut compter entre 1300 et 3 000 000 €. Toutefois, le record de vente est attribué à Sans Titre de 1986, adjugé 5 946 000 € en 2021.
(Illus.) Keith Haring – Titre inconnu

En lien avec Keith Haring ​

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Estimation gratuite Alexandre-Gabriel Decamps

Alexandre-Gabriel Decamps

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Estimation et cote de l'artiste Alexandre-Gabriel Decamps

Alexandre-Gabriel Decamps (1803-1860) est un peintre et graveur français né à Paris le 3 mars 1803. Artiste important du romantisme et père de l’orientalisme, il manie la scène de genre et le clair-obscur d’une manière qui a su conquérir le public, au point de devenir une véritable référence du sujet, tout en faisant voyager le spectateur dans son obsession.

Estimation gratuite Alexandre-Gabriel Decamps

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Alexandre-Gabriel Decamps, une attirance précoce pour l'Orient

Petit, Alexandre-Gabriel Decamps passe trois ans à Arsy auprès de ses frères pour apprendre de la vie rustique, dont il garde un souvenir vivace, notamment des figures de craie réalisées par les paysans locaux. À 13 ans, au décès de son père, Alexandre-Gabriel Decamps revient à Paris et se forme à l’atelier d’Étienne Bouhot (1780-1862), puis auprès de Abel de Pujol (1785-1861) deux ans plus tard. Mais l’enseignement académique déplaît au jeune homme qui devient autodidacte et puise l’inspiration dans les milieux populaires de Paris ainsi qu’au Louvre, fasciné par la technique de Rembrandt (1606-1669) et des peintres flamands.
Alexandre-Gabriel Decamps se lance alors comme peintre de genre et, dès lors, s’intéresse de plus près aux sujets d’Orient ainsi qu’aux scènes en pleine nature. Afin d’affiner sa technique, le jeune homme part en Suisse puis dans le midi, en France, avant d’exposer en 1827 au Salon. L’année suivante, il part avec Louis Garneray (1783-1857) en Grèce et son voyage se poursuit jusqu’à Constantinople puis au Moyen-Orient. Ce périple est une révélation pour l’artiste qui note, croque et imprime dans ses rétines tout ce qu’il y découvre pour les retranscrire à son retour en France.

Alexandre-Gabriel Decamps, naissance de l'orientalisme

Après avoir exposé avec succès au Salon de 1831, au Salon de 1833 puis à celui de 1834, la réputation d’Alexandre-Gabriel Decamps est telle qu’il devient « l’inventeur de l’Orient ». Il remporte d’ailleurs une médaille de seconde classe pour Cadji Bey ou la Patrouille turque (1831), tableau très contrasté qui joue sur le clair-obscur, et dont les personnages stylisés dans leur quotidien marquent le début de l’orientalisme. Pour la première fois, l’Orient est montré sous son vrai jour, et l’art découvre le monde oriental par l’évocation plus que par la description, faisant d’Alexandre-Gabriel Decamps une véritable référence en la matière.
En 1935, Decamps s’envole pour l’Italie afin d’y étudier les œuvres de maîtres comme Raphaël (1483-1520) et Titien (1488-1576). Ce séjour ouvre les portes d’une période très productive pour l’artiste qui enchaîne les tableaux. Il implante progressivement des sujets bibliques à ses thèmes de l’Orient, alors même que la peinture religieuse était jusqu’ici réservée à l’Occident. De peintre orientaliste salué pour ses représentations, il est également considéré comme peindre historique. En 1939, suite au Salon de la même année, Alexandre-Gabriel Decamps est promu chevalier de la Légion d’honneur. Puis, en 1855, il reçoit la médaille d’honneur.

Alexandre-Gabriel Decamps, le peintre des singes

Quand il n’est pas affairé à représenter l’Orient, Alexandre-Gabriel Decamps peint les animaux, principalement des chiens et des singes. Ces derniers sont mis en scène comme des humains, en tenue de boulanger, de musicien, d’ouvrier ou bien de juge. Decamps s’amuse à parodier avec une certaine ironie, comme il l’a déjà fait de 1827 à 1831 lorsqu’il réalisait des dessins et lithographiques satiriques qui étaient publiés dans le journal. Son tableau Les Experts de 1839, exposé au Salon de la même année, remporte un franc succès dans cette catégorie.
De ses premiers essais aux années 1950, les peintures d’Alexandre Decamps comportent régulièrement des animaux. Les chiens, notamment de chasse, sont parfois ses sujets principaux, comme des portraits, ou bien ils se baladent dans la toile. Les animaux ont toujours eu une place importante dans ses œuvres, car l’artiste était un amoureux de la nature, jusque dans ses tableaux orientaux où le chien laisse sa place aux dromadaires ou aux chameaux.

La cote des œuvres d'Alexandre-Gabriel Decamps

La cote des tableaux d’Alexandre-Gabriel Decamps varie souvent selon le sujet plus que selon la période. Les peintures où sont représentés des singes sont les plus courantes sur le marché de l’art, mais les scènes de genre et ses tableaux d’Orient sont définitivement ceux qui remportent tous les suffrages.
Ses lithographies sont estimées entre 50 et 150 €, tandis que ses dessins et aquarelles se font plus rares et se vendent entre 100 et 10 000 €. Quant aux peintures d’Alexandre-Gabriel Decamps, il faut compter entre 300 et 25 000 €. Son huile sur toile Un Passage dans le désert (vers 1831), estimée entre 14 000 et 21 000 €, a été adjugée 35 000 € en 2017.

Faites estimer une œuvre d'Alexandre-Gabriel Decamps

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(Illus.) Alexandre-Gabriel Decamps – La Patrouille turque (1831), huile sur toile, 115 x 179 cm

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