Estimation gratuite Carle Vernet

Carle Vernet

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Estimation et cote de l'artiste Carle Vernet

Carle Vernet (1758-1836) a réussi à s’imposer au sein d’une dynastie de peintres célèbres en se spécialisant dans un domaine qu’il maîtrisait mieux que personne : le monde équestre. S’il a honoré les commandes impériales de Napoléon avec de grandes scènes de batailles, c’est son œil de dessinateur qui a marqué l’histoire de l’art. Il a été le premier à savoir rendre la nervosité d’un pur-sang et l’élégance des chasses avec précision. 

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Estimation gratuite Carle Vernet

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La cote de Carle Vernet sur le marché de l’art

La cote des peintures à huile

Les portraits de chevaux de course anglais ou les scènes de chasse à courre en forêt sont les pièces les plus disputées en vente publique. Pour une huile sur toile de belle qualité, les prix se situent souvent entre 15 000 € et 40 000 €. Les grandes compositions historiques de l’époque impériale, plus rares sur le marché privé, peuvent s’envoler jusqu’à 80 000 € si le sujet est prestigieux ! Un beau Portrait de pur-sang bien documenté a récemment été adjugé 25 000 €. C’est la preuve que les collectionneurs se passionnent pour ce sujet.

La cote des dessins et aquarelles

Vernet était avant tout un dessinateur hors pair et c’est souvent là qu’il est le plus libre. Ses lavis et ses aquarelles représentant des cavaliers ou les célèbres « Incroyables » (les dandys du Directoire) sont très recherchés pour leur aspect décoratif. Une aquarelle signée et fraîche en couleurs se vend généralement entre 3 000 € et 10 000 €. Même un dessin à la plume plus simple peut trouver preneur autour de 1 500 € s’il possède cette nervosité de trait typique de l’artiste. En 2024, une petite scène de cavalier au repos a ainsi atteint les 4 800 € !

La cote des lithographies

Carle Vernet a été l’un des pionniers de la lithographie en France et il a été extrêmement productif dans ce domaine. Ses planches isolées sur les types de chevaux ou les costumes d’époque se négocient entre 200 € et 800 € l’unité. La valeur dépend énormément de la qualité du papier et du fait qu’elles soient rehaussées de couleurs à l’époque ou restées en noir et blanc.

Comment reconnaître une œuvre de Carle Vernet ?

L’indice principal pour identifier le style de Carle Vernet se trouve dans la morphologie de ses chevaux. Ils ont une élégance presque irréelle : des têtes extrêmement fines, des naseaux frémissants et des membres sveltes, parfois même un peu frêles. Vernet apporte un soin immense aux petits détails techniques que les autres peintres négligent souvent, comme la précision d’un mors, le brillant d’une boucle de bride ou la texture d’un tapis de selle !

Sa palette de couleurs reste volontairement sobre pour ne pas alourdir le sujet. Il privilégie les camaïeux de gris, les ocres et les bruns, qu’il réveille par une touche de rouge vif sur un uniforme ou le blanc éclatant d’une robe de cheval. Dans ses dessins, la netteté du trait est absolue : il n’y a jamais de flou, chaque ligne est posée avec une grande assurance.

Reconnaître la signature de Carle Vernet

L’artiste signait le plus souvent « Carle Vernet » ou simplement « C. Vernet », avec une écriture fine et très appliquée, généralement située en bas à droite de l’œuvre. Sur ses dessins les plus aboutis, il ajoutait parfois la mention « del. » (pour delineavit, « a dessiné »).

Il faut être vigilant et ne pas le confondre avec son fils Horace, dont le style est beaucoup plus fougueux, romantique et moins axé sur la précision chirurgicale du détail équestre.

Tableau de Carle Vernet : ce que regardent nos experts

Expertiser un Vernet sur photo impose de traquer cette « patte » que ses nombreux copieurs n’ont jamais su imiter avec justesse. Tout se joue dans l’art de dessiner le sujet : chez lui, un cheval au galop n’est jamais figé, on perçoit la nervosité du muscle et une légèreté aérienne dans les membres ! Si l’animal paraît lourd ou le dessin un peu mou, la prudence est de mise. La matière est également importante : Vernet travaille avec des glacis très fins. Une peinture trop épaisse ou « pâteuse » trahit presque toujours une main moins habile.

Mais le vrai secret d’une expertise complète se cache souvent derrière le châssis. Carle Vernet travaillait pour une clientèle d’élite, et retourner l’œuvre permet souvent de découvrir des indices capitaux : un cachet de cire armorié, un numéro d’inventaire griffonné à la craie ou une étiquette de collection aristocratique. Loin d’être de simples détails historiques, ces marques sont des certificats de provenance qui dorment là depuis deux siècles ! Ce sont précisément ces preuves qui peuvent faire basculer une estimation et doubler la valeur finale en salle des ventes.

Carle Vernet, une peintre phare de l'expressionnisme allemand

Antoine Charles Horace Vernet, que tout le monde connaît sous le nom de Carle Vernet, grandit au milieu des pinceaux et des toiles : son père, le célèbre peintre Joseph Vernet, lui transmet son savoir-faire. S’il décroche le prestigieux Prix de Rome, son cœur bat en réalité pour des sujets bien plus modernes que les scènes antiques. Il se passionne pour l’agitation de la vie quotidienne, le prestige des uniformes militaires et surtout l’univers des courses de chevaux ou de la chasse. Cette fascination le conduit à devenir le peintre officiel de la Grande Armée.

Son atelier devient rapidement un lieu incontournable sous l’Empire et la Restauration. Les officiers de haut rang et les amateurs d’équitation s’y pressent pour commander le portrait de leurs plus belles montures. Carle Vernet ne se contente pas de dessiner, car il étudie l’anatomie animale avec une précision de scientifique. Grâce à ce travail de fond, il réussit à donner une âme à ses sujets et ses œuvres ne paraissent jamais immobiles.

Malgré les secousses politiques de l’époque, l’artiste garde la faveur du public tout au long de sa carrière. Il laisse une trace immense dans l’histoire de l’art et son influence se retrouve jusque dans le travail de son fils, Horace Vernet. Peut-être possédez-vous un trésor chez vous !

Observez bien la crinière et la queue du cheval sur votre tableau : chez Vernet, chaque crin semble dessiné un par un avec une finesse de soie ! Si vous voyez des traits de pinceau épais ou un aspect un peu « pâteux », soyez vigilant car la légèreté est la base de son talent.

En lien avec Carle Vernet

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Guillaume Romain Fouace

Guillaume Romain Fouace

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Estimation et cote de l'artiste Guillaume Romain Fouace

Guillaume Romain Fouace (1837-1895) est un peintre et sculpteur français. Il réalise plus de sept cents tableaux dans le style réaliste, principalement des portraits et des natures mortes. Ses œuvres sont aujourd’hui appréciés par les collectionneurs et plusieurs musées français, Orsay et le musée Thomas Henry de Cherbourg conservent ses œuvres.

Estimation gratuite Guillaume Romain Fouace

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Le parcours de Guillaume Romain Fouace

Guillaume Romain Fouace né au hameau de Jonville à Réville, sa passion pour le dessin provient de son environnement, son père et sa mère étant cultivateur et pêcheur. L’artiste, pour ses premières esquisses, s’inspire des bateaux, des animaux ainsi que des hommes travaillant sur la côte. Le dessinateur reçoit ses premiers cours de peinture par l’intermédiaire de deux jeunes aquarellistes, Pauline et Geneviève du Parc fille du comte Henri Charles Timoléon du parc, châtelain de Réville.

Guillaume Romain Fouace reprend en 1861 la ferme familiale, suite à la mort de son père. Il continue néanmoins à dessiner et son talent se fait remarquer par Bon François Henry, libraire, conseiller municipal, et conservateur du musée de Cherbourg. L’artiste réalise par ailleurs le portrait de celui-ci en 1870, ce qui lui permet d’obtenir deux bourses de la municipalité cherbourgeoise afin de poursuivre ses études de peintre à Paris.

En 1867, il s’installe pour une durée de 5 mois dans une chambre modeste, au dernier étage du 141 rue de Sèvres. Guillaume Romain Fouace réussi son concours d’entrée aux Beaux-Arts de Paris et devient l’élève d’Adolphe Yvon, célère peintre de bataille.  Avec comme ambition de devenir meilleur, l’artiste décide de compléter sa formation en s’exerçant à la copie de tableaux du château de Versailles, du musée du Louvre, et du musée du Luxembourg.

Guillaume Romain Fouace, artiste attaché à ses origines

En 1868, Guillaume Romain Fouace retourne à Cherbourg. Pour continuer sa pratique du dessin, l’artiste loue un atelier situé rue du bassin (actuelle rue du Maréchal Foch)  ou il entreprend une série de portraits. Il offre à la ville les portraits de Vauban et de Jean Bart avec un tracé réaliste qui lui vaut aujourd’hui sa reconnaissance.

Le court mais intense épisode de la guerre franco-prussienne (1870-1871)  donc Guillaume Romain Fouace participe reste cependant très peu documenté. Par la suite l’artiste retourne s’installer à Paris où il y rencontre son épouse Adèle David. Toujours bercé par le paysage et l’atmosphère du Cotentin, il s’adonne à des activités telles que la chasse et la pêche dans lesquelles il puise son inspiration.

Guillaume Romain Fouace expose en parallèle au Salon de 1870, et ce de manière régulière. C’est seulement à partir du Salon de 1873 que ses natures mortes sont présentées au public.

Les commandes de Guillaume Romain Fouace

Son talent de portraitiste s’affirme lorsqu’il reçoit la commande de l’église Notre-Dame de Montfarville. Au total, dix-neuf toiles représentant des scènes bibliques sont peintes. Entre 1878 et 1883, Guillaume Romain Fouace s’attèle à la réalisation d’épisodes comme La fuite en Égypte ou bien La marche des Rois Mages et y place des figures réelles.  Il prend comme modèle l’abbé Jean-François Gouttière, curé de Montfarville, François Débrix, maire de la ville et Bernard Le Baron, président de la Fabrique qui sont les trois personnages entourant Jésus dans La guérison du paralytique.  L’artiste introduit son autoportrait dans La pêche miraculeuse, ainsi que celui de sa fille Béatrix représentant l’ange Gabriel dans L’Annonciation. Par la suite, dans le cœur de l’église, il se lance dans le projet de reproduire la Cène de Léonard de Vinci.

Guillaume Romain Fouace, une production inspirée par le XVIIe siècle

Guillaume Romain Fouace est fortement inspiré des productions du XVIIe et XVIIIe siècles. C’est dans une facture classique qu’il convoque avec réalisme, les œuvres des plus grands peintres, comme les natures mortes de gibier de Jean Siméon Chardin, les verreries de Willemm Claesz Heda, ou encore les huîtres de Pieter Claesz. L’artiste est un partisan de tous types de natures mortes, nature morte de verrerie, de produits de la chasse, de crustacés et de fruits de mer. Fouace se concentre majoritairement sur l’esthétique intrinsèque de ce qui est représenté. Ses natures mortes n’ont rien de superficielles et se rattachent à ce qu’il y a de plus quotidien.

Par ailleurs, Guillaume Romain Fouace, dans ses scènes de genre, tente de faire ressentir le quotidien, avec par exemple des scènes de pêche traditionnelle ou encore de chasse, inspirant ainsi une sincérité dans laquelle le spectateur peut s’y retrouver.

Quelle est la côte de Guillaume Romain Fouace ?

La côte de Guillaume Romain Fouace connait une hausse notoire depuis les années 2000. L’artiste s’étend dans le domaine de la peinture avec 97% des ventes sur le marché. Ses œuvres se vendent le plus souvent entre 3000€ et 30 000€ pour les plus emblématiques. Ses aquarelles sont plus rares sur le marché, en 2021 à Paris, l’une d’entre elles, Coup double (1893) se vend à 1 500€. Le record obtenu est pour une de ses natures mortes, Nature morte à la brioche et pot de confiture, acquise pour 23 500€ à Cherbourg en 2012.

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(Illus.) Peinture, Retour de pêche, 1882, musée Thomas-Henry, Cherbourg-en-Cotentin.

En lien avec Guillaume Romain Fouace

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Hippolyte Camille Delpy

Hippolyte Camille Delpy

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Estimation et cote de l'artiste Hippolyte Camille Delpy

Hippolyte Camille Delpy (1842-1910) est un peintre paysagiste français rattaché à la seconde génération de l’École de Barbizon. Élève de Charles-François Daubigny et conseillé par Camille Corot, il a peint les bords de la Seine, de l’Oise et de l’Yonne, les villages, les scènes de neige et les couchers de soleil. Ses tableaux les plus importants, notamment les grandes huiles exposées au Salon, peuvent dépasser 25 000 € et atteindre des montants bien supérieurs pour les œuvres historiques !

Vous possédez un tableau d’Hippolyte Camille Delpy ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Hippolyte Camille Delpy

Prix des œuvres d'Hippolyte Camille Delpy

  • Huile sur panneau de petit ou moyen format : entre 200 € et plus de 8 000 €

  • Huile sur toile, grand format ou œuvre exposée : entre 800 € et plus de 25 000 €

  • Aquarelle, dessin ou étude sur papier : entre 50 € et plus de 3 500 €

Vous possédez une œuvre d’Hippolyte Camille Delpy et souhaitez connaître sa valeur ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Pensez également à préciser les dimensions exactes, la technique supposée et les informations connues sur l’histoire du tableau.

Nos experts et commissaires-priseurs examinent le support, la qualité du paysage, la manière de traiter l’eau, le ciel et la lumière, ainsi que la signature. Ils vérifient également l’état de conservation, les restaurations anciennes, la provenance et la présence éventuelle d’une date ou d’un cachet au revers. Ces éléments permettent de comparer l’œuvre aux tableaux documentés de l’artiste et aux résultats obtenus récemment sur le marché.

Une grande composition exposée au Salon n’aura pas la même valeur qu’une petite étude réalisée rapidement sur panneau. Le sujet intervient également : les bords de rivière, les scènes animées de lavandières, les couchers de soleil et les tableaux datés des années 1870 à 1890 sont particulièrement appréciés. Estimon’objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage ou d’une assurance.

La cote d’Hippolyte Camille Delpy sur le marché de l’art

La cote d’Hippolyte Camille Delpy concerne principalement ses peintures à l’huile. Les résultats varient de quelques centaines d’euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros selon le format, le sujet, la période et la qualité d’exécution. Ses petites huiles sur panneau sont les plus fréquentes. Les grandes toiles documentées, exposées au Salon ou reproduites dans la littérature consacrée à l’artiste sont beaucoup plus rares.

La cote des paysages de rivière

Les paysages fluviaux constituent le cœur de l’œuvre d’Hippolyte Camille Delpy. L’artiste a peint les rives de l’Oise, de la Seine et de l’Yonne, mais aussi les environs d’Auvers-sur-Oise, de Bois-le-Roi et de Fontainebleau. Ces tableaux sont souvent animés de barques, de pêcheurs, de promeneurs ou de lavandières.

Voici quelques résultats de référence :

  • Bord de l’Oise (date non précisée) : cette peinture a été adjugée 5 500 € en 2013 à Paris.
  • Bord d’étang animé (date non précisée) : cette œuvre a été vendue 1 800 € en 2019 à Paris.
  • Bords de l’Yonne (date non précisée) : cette peinture a obtenu 600 € en 2021 à Paris.
  • Paysage de rivière animé (1894) : cette huile a été adjugée 5 120 € frais compris en 2018 à Vienne.

L’écart entre ces résultats s’explique notamment par les dimensions, la fraîcheur des couleurs, la présence de personnages et l’intérêt du site représenté. Un paysage daté, bien composé et conservé dans un état satisfaisant peut dépasser largement la valeur d’une petite étude sombre ou fortement restaurée.

La cote des couchers de soleil et des scènes de lavandières

Hippolyte Camille Delpy appréciait les heures où la lumière transforme le paysage. Il a réalisé de nombreux couchers de soleil, effets du soir et vues de rivière au crépuscule. Ces compositions sont facilement reconnaissables à leurs ciels orangés, roses ou dorés, dont les couleurs se reflètent à la surface de l’eau.

Quelques ventes permettent de situer leur valeur :

  • Bords de rivière au soleil couchant (date non précisée) : ce tableau a été adjugé 650 € en 2020 à Paris.
  • Un Soleil Couchant au Rive (date non précisée) : cette huile sur panneau de 31,1 × 48,3 cm a été vendue 4 375 $ en 2012 aux États-Unis.
  • River Landscape, Sunset (date non précisée) : cette huile sur panneau de 33 × 60,3 cm a atteint 3 900 $ en 2025 à La Nouvelle-Orléans.
  • Les Lavandeuses (1898) : cette huile sur panneau signée et datée a été adjugée 3 875 $ en 2022 aux États-Unis.

Les compositions animées de lavandières sont généralement plus recherchées que les paysages entièrement dépourvus de personnages. La présence de plusieurs figures, d’une barque et d’un bel effet lumineux peut soutenir l’estimation.

La cote des grandes compositions et des œuvres exposées

Les grands formats d’Hippolyte Camille Delpy sont beaucoup plus rares que ses petits panneaux. Leur valeur dépend de leur qualité, mais aussi de leur historique. Un tableau présenté au Salon, reproduit dans un ouvrage ou accompagné d’une provenance ancienne peut atteindre un prix nettement supérieur.

Parmi les résultats importants :

  • July (1877) : cette grande huile sur toile de 123,8 × 199,4 cm, exposée au Salon de 1877, a été adjugée 23 750 £ en 2020 à Londres.
  • La même œuvre, July, avait déjà atteint 85 000 $ en 1997 à New York, ce qui témoigne de l’intérêt suscité par les peintures majeures de l’artiste.
  • Le Pont Neuf et le quai des Orfèvres, Paris (1875) : cette grande huile sur toile de 76 × 124 cm compte parmi ses rares vues parisiennes documentées. Sa date précoce, son format et son sujet historique la placent dans une catégorie bien supérieure à celle des paysages courants.

Ces montants ne signifient pas que tous les tableaux d’Hippolyte Camille Delpy valent plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les résultats les plus élevés concernent des œuvres exceptionnelles par leur format, leur provenance ou leur présence dans une exposition historique.

Comment reconnaître un tableau d’Hippolyte Camille Delpy ?

Les tableaux d’Hippolyte Camille Delpy représentent le plus souvent des paysages traversés par une rivière. L’eau occupe une place importante dans la composition et reflète les couleurs du ciel. Des arbres, des roseaux, des barques ou des maisons apparaissent sur les rives. Quelques personnages de petite taille apportent de la vie à la scène sans devenir le sujet principal.

Sa manière évolue au fil de sa carrière. Les premières œuvres restent proches de l’enseignement de Daubigny et de Corot, avec des couleurs brunes, vertes et grises. Par la suite, sa palette devient plus vive. Les jaunes, les orangés, les roses et les bleus prennent davantage de place, notamment dans ses paysages au coucher du soleil.

Delpy utilise une touche assez libre pour peindre le ciel, les feuillages et les reflets. La peinture peut former de légers reliefs, en particulier dans les nuages ou les zones éclairées. À l’inverse, l’eau est souvent travaillée avec des touches horizontales plus souples. Les silhouettes restent simples, mais suffisamment précises pour identifier une lavandière, un pêcheur ou un personnage installé dans une barque.

Les scènes de neige constituent une autre partie caractéristique de sa production. Delpy commence à en peindre durant l’hiver 1869-1870. Il oppose alors les blancs, les gris et les bleus du paysage aux tons plus sombres des arbres, des maisons et des personnages.

Il faut toutefois rester prudent. Son fils Henry Jacques Delpy, également peintre, a repris des sujets et une manière assez proches. Son cousin Lucien-Victor Delpy a lui aussi peint des paysages. Une simple ressemblance de style ne permet donc pas d’attribuer un tableau à Hippolyte Camille Delpy.

Reconnaître la signature d’Hippolyte Camille Delpy

Hippolyte Camille Delpy signe le plus souvent « H. C. Delpy » ou « H.C. Delpy ». La signature se trouve généralement dans un angle inférieur du tableau, à gauche ou à droite. Elle est appliquée au pinceau dans une couleur qui reste visible sans attirer excessivement le regard.

La date peut apparaître immédiatement après le nom sous une forme abrégée. Une œuvre réalisée en 1898 peut ainsi porter l’inscription « H.C. Delpy 98 ». Certaines peintures présentent également au revers un cachet ou un monogramme composé des initiales de l’artiste.

L’examen doit être particulièrement attentif, car les signatures des différents membres de la famille Delpy peuvent prêter à confusion. Une inscription « H. Delpy » ne suffit pas à distinguer Hippolyte Camille de son fils Henry Jacques. La date, le support, le sujet et la manière de peindre doivent être étudiés ensemble.

Une signature ancienne ne constitue jamais une preuve absolue d’authenticité. Elle peut avoir été ajoutée ou renforcée. Pour obtenir une première analyse fiable, photographiez-la en gros plan, puis réalisez également une image de l’ensemble du tableau et de son revers.

Expertise signature Hippolyte Camille Delpy
Signature Hippolyte Camille Delpy

Tableau d’Hippolyte Camille Delpy : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en peintures anciennes et modernes, commence par examiner le support. Hippolyte Camille Delpy a fréquemment peint sur des panneaux de bois, notamment en acajou. Il a aussi utilisé la toile pour ses compositions de grandes dimensions. La nature, l’épaisseur et l’ancienneté du panneau apportent donc de précieux renseignements.

Romain observe ensuite la façon dont le peintre construit le paysage. Chez Delpy, la rivière guide souvent le regard vers l’arrière-plan. Les berges, les groupes d’arbres et les maisons encadrent la composition. Une barque, un pêcheur ou une lavandière peut apparaître au premier plan, mais le véritable sujet reste la lumière qui traverse le ciel et se reflète dans l’eau.

L’expert étudie aussi la matière picturale. Une photographie prise légèrement de côté permet de voir les touches plus épaisses dans les nuages et les feuillages, ainsi que les traits horizontaux utilisés pour les reflets. Il vérifie que l’usure, les craquelures et le vieillissement du vernis correspondent à l’époque supposée du tableau.

Enfin, le revers est essentiel. Un cachet d’initiales, une date, une ancienne étiquette d’exposition ou une marque de fabricant de panneaux peuvent renforcer l’intérêt du dossier. La comparaison avec les œuvres documentées aide également à distinguer un tableau d’Hippolyte Camille Delpy d’une peinture de son fils ou d’un autre paysagiste de la même époque.

Hippolyte Camille Delpy, un peintre entre Barbizon et l’impressionnisme

Hippolyte Camille Delpy naît à Joigny, dans l’Yonne, en 1842. Son père, pharmacien, envisage d’abord de lui transmettre l’entreprise familiale. La rencontre avec Charles-François Daubigny change pourtant le cours de sa vie. Ami de la famille, le peintre remarque très tôt les dispositions du jeune homme et accepte de le conseiller. À seize ans, Delpy part se former à Paris. Il accompagne ensuite Daubigny à Auvers-sur-Oise et lors de ses excursions sur son bateau-atelier. Par son intermédiaire, il rencontre Camille Corot, qui l’accueille dans son atelier et l’encourage à poursuivre sa carrière.

En 1869, Hippolyte Camille Delpy expose pour la première fois au Salon. Il travaille à Ville-d’Avray, à Auvers-sur-Oise et dans les paysages de la vallée de la Seine. Il fréquente également Camille Pissarro et Paul Cézanne, qui partagent son admiration pour Daubigny. Durant les années 1870, sa peinture devient plus colorée et sa touche plus libre. En 1876, il s’installe à Bois-le-Roi, près de la forêt de Fontainebleau. Il poursuit parallèlement ses voyages en Normandie, en Hollande, en Angleterre et aux États-Unis.

La reconnaissance officielle accompagne la seconde partie de sa carrière. Delpy reçoit une médaille au Salon en 1884, puis une mention honorable à l’Exposition universelle de 1889. Il obtient une nouvelle récompense en 1900 et accède au statut de peintre hors concours. Il continue d’exposer jusqu’en 1910, année où il présente une scène d’inondation au Salon. Il meurt à Paris au mois de juin 1910, après plus de quarante années consacrées à la peinture de paysage. Son œuvre occupe aujourd’hui une place singulière entre l’héritage de l’École de Barbizon et les recherches lumineuses des impressionnistes.

Regardez attentivement le revers du panneau avant de nettoyer ou de déplacer le tableau. Plusieurs œuvres d’Hippolyte Camille Delpy portent un monogramme estampé dans le bois, parfois accompagné d’une date. Cette marque peut être peu visible sous la poussière ou derrière une ancienne étiquette. Ne cherchez pas à la gratter : photographiez-la sous plusieurs angles avec une lumière rasante.

Vérifiez aussi le prénom associé à la signature. Les tableaux d’Hippolyte Camille Delpy sont régulièrement confondus avec ceux de son fils Henry Jacques Delpy, né en 1877. Une œuvre datée après 1910 ne peut naturellement pas être attribuée à Hippolyte Camille. Cette vérification très simple permet d’éviter une erreur fréquente avant même l’étude du style et de la matière !

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En lien avec Hippolyte Camille Delpy

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Estimation gratuite Horace Vernet

Horace Vernet

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Horace Vernet, peintre de batailles

Horace Vernet (1789-1863), peintre français et colon, est célèbre pour ses scènes de bataille. L’artiste s’approprie et revisite de grands classiques, en s’éloignant justement des canons esthétiques grecs, mais aussi des codes de la peinture d’histoire. Ses œuvres sont emblématiques et font partie des plus grandes collections du Louvre.
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La formation d’Horace Vernet

Né Paris le 30 juin 1789, Horace Vernet est issu d’une longue lignée de peintres, son père Carle Vernet spécialiste de la peinture militaire, lui-même fils de Joseph Vernet qui occupait le poste de peintre de la Marine. Jean-Michel Moreau, son grand-père, avait peint autrefois pour Louis XIV les ports de France. Cet héritage artistique à engendrer pour l’artiste une carrière prédéfini où son talent ne cesse de convaincre son entourage. De 1746 à 1816, il intègre tout naturellement l’atelier du peintre François André Vincent à l’école des Beaux-Arts de Paris. Dix ans plus tard, il est nommé membre de l’Institut et obtient le statut de directeur de l’Académie de France à Rome de 1829 à 1834. En 1833, après l’avènement de Louis Philippe, Horace Vernet pars pour l’Algérie. Cette étape de son parcours reste encore peut traiter par l’histoire de l’art, pourtant la majorité de ces gravures et lithographies dépeignent des scènes de ses souvenirs algériens. L’artiste s’installe non loin de Boufarik où il acquiert une propriété, l’Haouch ben Koula, et s’y rend presque tous les hivers durant une vingtaine d’années. À son retour à Paris, l’Exposition universelle de 1855 le met en lumière. Il occupe, au même titre qu’Ingres, une salle entière de ses œuvres exaltant la gloire de l’Empire. L’historiographie le présente comme un royaliste mais celui-ci était un ardent bonapartiste et nombreuses de ces lithographies en font les louanges. Horace Vernet reçoit après cette apparition, la médaille d’honneur, ce qui le place en tête des peintres de son époque.

Horace Vernet, peintre aux commandes officiels

Horace Vernet est, dès le départ de sa carrière, très proche des membres de la famille Bonaparte. Au salon de 1812, il répond à une commande du roi Jérôme de Westphalie, frère de Napoléon, avec un tableau représentant la prise d’un campement fortifié près de Glatz. Son talent a aussitôt impressionné Jérôme Bonaparte qui lui commande par la suite un portrait équestre. L’artiste entretien des liens avec Théodore Géricault qui lui rend souvent visite à l’atelier de son père. Le grand peintre lui fait rencontrer son entourage provenant d’Afrique du Nord, et Horace Vernet y trouve une grande inspiration. En 1823, Horace Vernet peint le portrait de Théodore Géricault dans un moment où sa santé est fragile. Le peintre réalise de nombreux portraits pour des figures importantes : Gabriel Delessert, futur préfet de police de Paris, dont il fait le portrait en 1821, plusieurs portraits de Napoléon ainsi que des commandes officielles de l’État sur les grandes batailles menées auparavant.

Horace Vernet et l’Algérie

Horace Vernet pars en Algérie en 1833 à la demande de Louis Philippe. L’artiste est marqué par la découverte du pays, il rassemble un nombre considérable de documentations et de dessins sur les conquêtes françaises à Alger et aussi au Maroc, qu’il réalise plus tard en grandes toiles pour le château de Versailles. Le tableau L’artiste et ses compagnons voyageant dans le désert est exposé au Salon de Paris en 1844 et met en avant la mémoire impressionnante du peintre, et sa capacité à se passer de croquis préparatoires. Son voyage en Algérie rend son parcours et ses représentations uniques au regard de l’État, qui considère ses œuvres comme une affirmation de l’hégémonie française.

Horace Vernet, œuvres et reconnaissance

Horace Vernet est reconnu pour la réalisation de sujets académiques traditionnels, en particulier pour ses scènes militaires réalistes. L’artiste s’inspire tout d’abord de son héritage, de son père Carle Vernet mais aussi de son grand-père Claude Joseph Vernet. Horace Vernet est particulièrement critiqué par Charles Baudelaire qui durant sa critique des salons de 1845 et 1846, expose un avis plutôt sévère concernant la production de peinture militaire. Pour autant, la carrière du peintre n’est pas entachée et celui-ci continue de produire des peintures de grands formats aux thématiques souvent inspirées du réel. Lorsque le peintre perd sa fille, Louise Vernet, qui meurt d’une maladie à l’âge de 31 ans, le peintre en tire son œuvre l’ange de la mort. C’est d’ailleurs par ces thématiques, qu’Horace Vernet est reconnu comme peintre populaire. Ses représentations sont à l’image d’un véritable documentaire sur l’histoire et les conquêtes de la France. Il est honoré par Napoléon III, lui-même en décembre 1862, de la Légion d’Honneur et est qualifié par le souverain lui-même, de plus grand peintre de l’époque. L’artiste meurt en 1863 et laisse derrière lui trente adhésions aux académies ainsi qu’une grande documentation sur les conquêtes de France. Sa reconnaissance lui vaut une place au cimetière de Montmartre où il y sera inhumé.

Que vaut un Horace Vernet ?

La valeur des œuvres d’Horace Vernet connaît une hausse notoire depuis les années 2000. L’artiste s’est diversifié durant sa carrière, pour autant, ce sont ses aquarelles qui constituent la quasi-totalité des ventes (56%). Ces dernières se vendent, la plupart du temps, entre 200€ et 100 000€ pour les œuvres les plus emblématiques. Les peintures d’Horace Vernet sont bien plus rares sur le marché et représentent 34% des ventes. Le record est détenu par une peinture à l’huile intitulée Mort du Prince Poniatowski, 19 octobre 1813, vendu à 420 000€ à Paris.

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Claude Joseph Vernet

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Joseph Vernet, peintre des ports de France

Claude Joseph Vernet (1714-1789), peintre, dessinateur et graveur, est né à Avignon. L’artiste reste célèbre pour ses paysages et ses marines. Plusieurs membres de la famille Vernet sont reconnus et marquent le XVIIIe et le début de XIXe par leur iconographie militaire.
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La formation de Joseph Vernet

Fils du peintre Carle Vernet, Joseph Vernet s’impose rapidement dans le domaine de la peinture. L’artiste commence sa formation aux côtés des maîtres Louis René Vialy et Philippe Sauvan, où il peaufine ses premières esquisses de paysages influencés par l’héritage de son père. Joseph Vernet part en 1734 en Italie et s’installe à Rome pour y étudier le travail des précédents paysagistes et peintres de la marine. L’artiste observe les tableaux de Claude Lorrain qu’il prend comme exemple, autant dans le style que dans les sujets, pour la réalisation de ses tableaux. Les œuvres de Salvator Rosa dans leur aspect dramatique et pittoresque ont elles aussi inspiré l’artiste. Joseph Vernet, durant son voyage en Italie, de Rome à Naples, constitue un réseau international qui lui permet d’obtenir une certaine reconnaissance. C’est à partir de 1753 qu’il quitte définitivement l’Italie pour retourner à Paris. C’est cette même année qu’une commande de grande envergure et de grande importance lui sera demandée.

Joseph Vernet peintre de marine

Joseph Vernet commence donc en 1753 une commande de la part d’un mécène royal, Louis XIV, désirant d’informer le peuple de la vie dans les ports. L’artiste doit réaliser vingt-quatre tableaux de plusieurs ports de France. Cette commande monumentale n’est pas aboutie entièrement puisque seulement 15 tableaux seront réalisés de 1753 à 1765 ; le port de Marseille, de Bandol, de Toulon, d’Antibes, de Sète, de Bordeaux, de Bayonne, de La Rochelle, de Rochefort et de Dieppe. Ces 15 tableaux de Joseph Vernet sont de véritables témoignages de la vie dans les ports, spécifique à chaque région et font de lui l’un des plus grands peintres de la marine. L’ambiance qui règne au cœur des toiles de Joseph Vernet, de ces scènes de naufrage à ses couchers de soleil, révèle une observation précise de la lumière et de l’atmosphère.

Les influences de Joseph Vernet

Dès son retour à Paris en 1753, Joseph Vernet devient membre de l’Académie de peinture, ce qui lui vaut d’être intégré dans un cercle privé, celui du roi, et d’entamer des commandes dites royales. Cette série de ports lui vaut une reconnaissance après des nobles les plus attachés à la marine, par exemple le marquis de LaBorde, grand banquier de l’époque. Joseph Vernet est un grand admirateur de Poussin et du Lorrain dont il reprend le clair-obscur dans ses soleils couchants. L’artiste représente en général la nature. Le soleil étant la source de lumière principale, Joseph Vernet use d’une grande technique pour mettre en lumière les figures dans la scène. Le peintre prend plaisir à animer chaque lieu avec des personnages en action, représentant ainsi des scènes de la vie quotidienne de la marine.

Les œuvres de Joseph Vernet

Treize toiles de la série des ports de France de Joseph Vernet sont exposées au musée national de la Marine grâce à un don du musée du Louvre. Les deux dernières, L’entrée du port de Marseille et La ville et La rade de Toulon sont présentent dans les collections du musée du Louvre. Le musée Magnin à Dijon possède une série de dix dessins préparatoires, Officier de marine à la couper, Portrait de Louis David en chapeau en forme, Les quatre Heures du jour : le matin, le midi, le soir et la nuit, et d’autres… Joseph Vernet est aussi exposé à l’étranger, le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg expose L’entrée du port de Palerme au clair de lune réalisé en 1769. Son travail se trouve également à Varsovie, au cœur du Musée National, mais aussi à Dallas, au Dallas Museum of Art.

L’estimation des œuvres de Joseph Vernet

Les œuvres de Joseph Vernet ont connu une hausse notoire durant les années 2000. Bien que l’artiste se soit diversifié, ce sont ses peintures qui composent la moitié des ventes (53%). Ces dernières se vendent entre 1 500€ et 5 000 000€. Le record est d’ailleurs obtenu par A view of Avignon, from the nigth bank of the Rhône near Villeneuve, acquise à 5 477 850€ à Londres en 2013. Les aquarelles de Joseph Vernet est moins présente sur le marché, mais reste très appréciée par les collectionneurs. En 2012 à New York, l’une d’entre elles, Fisherman in a boat approching the bay, se vend à 38 435€.

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Giorgio De Chirico

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Estimation et cote de l'artiste Giorgio De Chirico

Giorgio De Chirico (1888-1978) est un peintre et sculpteur italien (d’origine grecque). Cet artiste, prolifique et plurivalent, est surtout connu pour ses représentations picturales d’intérieurs et de cités désertes métaphysiques. Ses œuvres lui ont valu d’être rattaché au Surréalisme.

Estimation gratuite Giorgio De Chirico

Prix des œuvres de Giorgio de Chirico

  • Peinture - entre 250 000 € et plus de 9 500 000 €

  • Dessin / encre sur papier - entre 6 000 € et 220 000 €

  • Sculpture / mobilier : entre 2 000 € et 60 000 €

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Giorgio De Chirico, symbole de la modernité

Né d’un père ingénieur – qui lui a fait découvrir la Grèce antique – et d’une mère chanteuse d’opéra, Giorgio De Chirico suit des cours de dessin et de peinture à l’académie des Beaux-arts, après un passage à l’Institut polytechnique d’Athènes. En 1905, après un séjour à Milan, il part pour Munich et s’inscrit à l’académie des Beaux-arts : il y découvre alors Friedrich Nietzsche, Arthur Schopenhauer et les œuvres d’Arnold Böcklin qui seront une révélation. En 1910, de retour en Italie, il se consacre à la réalisation d’une série de peintures relatives à l’énigme. Dans ces œuvres, l’artiste y pose les fondements de son style à savoir des paysages déserts, simples en apparence, composés de larges aplats de couleurs et de perspectives irréalistes (provenant de l’influence des peintres italiens du XVe siècle, Piero della Francesca et de Paolo Uccello).

Plantés dans ce décor, des éléments architecturaux monumentaux côtoient des objets absurdes parmi lesquels des mannequins et des bustes, des statues en pied provenant de l’Antiquité, qui supplantent les vivants et contribuent à créer une dimension onirique, un espace métaphysique. L’Inquiétude du poète est l’une des œuvres les plus représentatives de cette période. En 1915, guidé par l’idée d’exploiter la capacité du rêve à produire des mondes à partir d’un élément connu, Giorgio De Chirico fonde le mouvement Pitturametafisica avec son frère, Alberto Savinio, et Carlo Carrà. Leur motivation principale consiste à donner une dimension métaphysique – en dehors de l’histoire – à la peinture figurative ce qui se traduit par des compositions étranges figées dans le temps invitant le spectateur à une contemplation méditative. La peinture métaphysique de Giorgio De Chirico questionne ainsi la nature et les mystères du temps, du temps qui passe (symbolisé par la présence d’horloges), l’une des deux obsessions de Giorgio de Chirico avec la géométrie, omniprésente.

Giorgio De Chirico, un artiste en questionnement constant

Au tout début des années 1920, un revirement s’opère chez Giorgio De Chirico qui adopte alors un style néoclassique puis néoromantique et néobaroque : se définissant comme « pictorclassicus », il prône un retour à la tradition et à l’étude des grandes œuvres ayant marqué l’Histoire de l’art.  La peinture a tempera se substitue à la peinture à l’huile : cette technique traditionnelle, employée par les peintres du Quattrocento, permet d’obtenir un rendu proche de la fresque et accentue le caractère religieux et mystérieux des tableaux. En 1923, Giorgio De Chirico rejoint le groupe Valori Plastici, courant italien qui s’étend de 1917 à 1921. Composé, à l’origine, de peintres mobilisés qui se rencontrent à l’hôpital militaire de Ferrare, le groupe peint un monde surnaturel, épuré et mécanique dans lequel les objets prennent vie, tels les mannequins. L’atmosphère de ces peintures, baignées d’un éclairage intense, incite à la méditation. En témoignent les séries Villes romaines, Fils prodigue et Argonautes.

Giorgio De Chirico, surréaliste malgré lui

En 1923, naît le mouvement surréaliste à Paris dans le milieu littéraire, puis dans les arts plastiques et le cinéma, dans la continuité de Dada. Accordant une part importante au rêve, au hasard, à l’hallucination et à la théorie de l’inconscient, ses membres explorent un monde intérieur, vibrant et nouveau, proche de celui de Giorgio De Chirico auquel ils s’identifient. Portant une admiration sans bornes à sa peinture onirique et métaphysique des années d’avant-guerre, les surréalistes rompent avec l’artiste, à son retour à Paris, en 1926, ne se reconnaissant plus dans ses œuvres académiques. Giorgio De Chirico continue, malgré tout, à produire des peintures néoclassiques et, ce, jusqu’à sa mort en 1978, lui permettant ainsi d’investir le marché de l’Art, en profitant de la notoriété acquise avec ses tableaux métaphysiques.

L’estimation des œuvres de Giorgio de Chirico

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Reconnaître la signature de Giorgio de Chirico

Savoir reconnaître la signature de Giorgio De Chirico est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de la peinture métaphysique. Ses signatures, bien que parfois variables selon les époques, conservent des caractéristiques récurrentes. De Chirico signe généralement de son nom complet « G. De Chirico » ou « Giorgio De Chirico », souvent inscrit en lettres cursives ou capitales, à la peinture noire ou brune, dans l’angle inférieur droit de la toile. Sur certaines œuvres anciennes, notamment celles des années 1910-1920 comme Le Chant d’amour ou Les Muses inquiétantes, la signature peut apparaître discrètement intégrée à la composition. Dans sa production tardive, il signe plus visiblement, parfois accompagnée de la date ou du mot « Roma », témoignant de son attachement à la capitale italienne. Sur les dessins, lithographies et aquarelles, la signature est fréquemment apposée au crayon ou à l’encre. Face aux nombreuses copies et répliques issues de son atelier ou postérieures à sa main, faire authentifier la signature d’un Giorgio De Chirico par un expert reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Giorgio De Chirico, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gravure.

Expertise Signature Giorgio de Chirico
Signature Giorgio de chirico

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Estimation gratuite Fernando Botero

Fernando Botero

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Estimation et cote de l'artiste Fernando Botero

Fernando Botero (1932-2023) a conquis le monde entier avec ses personnages aux formes généreuses et arrondies. Ce maître colombien a inventé un style unique, immédiatement reconnaissable, qu’il appelait lui-même sa « recherche sur le volume ». Loin de chercher la caricature, il utilisait ces formes pleines pour magnifier ses sujets (portraits de famille, scènes de la vie quotidienne, grands classiques de l’histoire de l’art…). Son œuvre est un hymne à la sensualité et à la vie.

Vous possédez une œuvre de Fernando Botero ? Avec Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires-priseurs !

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La cote de Fernando Botero sur le marché de l’art

La cote des peintures à l’huile

Les tableaux de Botero figurent parmi les plus recherchés au niveau international. Le marché est extrêmement actif, avec des prix qui atteignent régulièrement des sommets pour les toiles mettant en scène ses thèmes favoris comme les musiciens, le cirque ou les scènes religieuses.

Voici quelques ventes records et références :

The Musicians (1979) : une composition magistrale mettant en scène ses célèbres musiciens, adjugée pour 1 850 000 € en 2021 lors d’une vente prestigieuse à New York !
Les courtisanes (1974) : une œuvre emblématique qui illustre parfaitement sa maîtrise du volume, vendue 1 420 000 € en 2023 chez Christie’s à Paris.
Scène de rue : une composition typique de son travail sur la vie quotidienne, partie pour 980 000 € lors d’une vente en 2024 à Hong Kong.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Ses dessins à l’aquarelle, au fusain ou à la sanguine sont des pièces très prisées. Ils montrent la genèse de ses recherches sur le volume et sont souvent considérés comme des œuvres d’art à part entière. Elles témoignent de la virtuosité technique de l’artiste !

Voici quelques exemples de résultats de ventes :

  • Homme à cheval (Aquarelle et crayon) : une étude d’une grande puissance, adjugée 115 000 € en 2024 lors d’une vente à Paris !
    Portrait de femme (Sanguine) : un travail très doux vendu 85 000 € en 2023 à Milan.
    Étude de mains (Mine de plomb) : un magnifique croquis préparatoire, adjugé pour 32 400 € en 2025 lors d’une vente à Drouot, Paris !

La cote des estampes et lithographies

Botero a beaucoup travaillé la lithographie pour diffuser son œuvre au plus grand nombre. Ces tirages restent très recherchés pour leur aspect décoratif et leur fidélité aux couleurs vives de l’artiste. Attention, la cote dépend beaucoup de l’état de conservation et de la rareté du tirage !

Résultats de ventes :

  • La Corrida (Lithographie originale, 1995) : un tirage très dynamique et coloré, adjugé 4 800 € en 2024 lors d’une vente à Madrid !
    Le Chat (Lithographie sur papier d’art) : une pièce très prisée des collectionneurs, vendue 3 200 € en 2023 lors d’une vente à Genève.
    Nature morte à la cafetière (Lithographie) : un classique de son répertoire, passé aux enchères en 2022 pour un montant de 2 900 € !

La cote des sculptures

La sculpture occupe une place centrale dans l’œuvre de Botero. Il a cherché à donner une réalité physique à ses personnages en les faisant sortir de la toile pour les installer dans l’espace public ! 

Voici quelques ventes records et références :

  • Reclining Woman (Bronze, 1987) : une pièce imposante qui incarne parfaitement la sensualité de ses formes, adjugée 2 100 000 € en 2022 lors d’une vente à New York !
  • The Horse (Bronze monumental) : l’un de ses thèmes favoris, vendu pour 1 650 000 € en 2024 lors d’une vente spécialisée à Londres.
  • Petit chat assis (Bronze) : ses sculptures d’animaux sont très recherchées, celle-ci a été acquise pour 185 000 € en 2023 lors d’une vente à Paris.

Comment reconnaître une œuvre de Fernando Botero ?

Les œuvres de Botero sont reconnaissables entre mille : tous les éléments de la composition, qu’ils soient humains ou objets, ont du volume. Il ne s’agit pas d’obésité, mais d’une manière de donner une présence physique monumentale à tout ce qu’il peint. Les visages ont souvent de toutes petites bouches, les mains et les pieds sont petits par rapport au reste du corps, et les surfaces sont d’une douceur parfaite, sans aucun trait de pinceau visible !

Ses couleurs sont également un indice très fort. Botero utilisait des aplats de couleurs vives qui rappellent souvent l’art populaire latino-américain. Le résultat est flagrant : ses œuvres semblent flotter dans un espace calme et dégagent une force tranquille assez unique !

Reconnaître la signature de Fernando Botero

Botero signe ses œuvres de manière très sobre et lisible, généralement avec l’inscription « Botero » en lettres capitales ou en cursives élégantes. Vous trouverez cette signature en bas à gauche ou à droite de la toile. Elle est souvent appliquée avec la même précision que le reste du tableau, sans chercher à se faire remarquer.

Il est fréquent que l’artiste ajoute l’année de création juste après son nom. Pour les dessins sur papier, la signature est parfois accompagnée d’une dédicace ou d’un lieu, mais elle reste toujours très nette.

Il faut toutefois rester très prudent : la popularité de l’artiste a engendré de nombreuses imitations. Une signature seule ne prouve pas l’authenticité d’une œuvre ! Faites confiance à Estimon’objet pour savoir si votre tableau de Botero est un vrai.

Tableau de Fernando Botero : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre expert en art contemporain chez Estimon’objet, analyse chaque demande avec une grande attention pour distinguer une pièce authentique d’une reproduction.

Pour estimer votre œuvre sur simple photo, Romain examine d’abord la gestion des volumes. Botero ne se contente pas d’arrondir les formes : il crée une tension interne dans chaque sujet. S’il remarque que les courbes manquent de consistance ou semblent « molles », il devient vigilant. 

Il analyse ensuite la finesse de la peau : chez Botero, la surface doit paraître parfaitement lisse et tendue, (un peu comme une peau de tambour). S’il observe des traces de pinceau trop marquées ou une texture irrégulière, cela l’alerte ! Pour les dessins originaux, il traque la précision du trait qui souligne les volumes. Le trait doit toujours être sûr et gracieux, même dans les zones les plus denses. Et ça, Romain est capable de le voir.

Fernando Botero, le maître incontesté du volume

Fernando Botero naît en 1932 à Medellín, en Colombie. Très jeune, il s’éprend de la peinture en observant les églises baroques de son pays natal. À 20 ans, il traverse l’Atlantique pour découvrir les trésors des musées européens. À Madrid, il recopie les maîtres du Prado, mais il réalise vite qu’il ne veut pas peindre comme eux. Il cherche son propre langage. C’est lors d’un séjour au Mexique qu’il découvre la force des formes monumentales. C’est le début d’une aventure artistique qui va durer toute sa vie !

Il s’installe à Paris et devient une star mondiale. Mais malgré le succès et les expositions dans les plus grands musées du globe, Botero reste un homme simple, attaché à ses racines colombiennes. Son travail n’est pas seulement une recherche esthétique, c’est aussi un hommage constant à la culture de son pays, à ses fêtes populaires, à sa musique et à ses paysages. Il devient l’un des rares artistes du XXe siècle à avoir inventé un style si personnel que le mot « botérisme » est entré dans le langage courant.

Jusqu’à son dernier souffle en 2023 à Monaco, Botero n’a jamais cessé de travailler. Il laisse derrière lui une œuvre immense, joyeuse et colorée, qui nous rappelle que l’art peut aussi être une fête. Il est devenu le symbole de toute une nation, un homme qui a transformé sa propre vision du monde en un univers où tout est amplifié.

Observez la lumière sur les objets de ses natures mortes : chez Botero, les fruits et les objets possèdent toujours une petite touche de blanc très précise, qui souligne leur rondeur et les fait ressortir du fond. Si vous avez une œuvre qui semble plate ou dont les ombres ne suivent pas le volume arrondi des sujets, méfiez-vous. Un authentique Botero joue avec la lumière pour sculpter chaque élément, c’est le secret de son art !

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Estimation gratuite Leon Bonnat

Léon Bonnat

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Estimation et cote de l'artiste Léon Bonnat

Léon Bonnat (1833-1922), de son nom complet Léon-Joseph-Florentin Bonnat, est un artiste peintre et graveur né le 20 juin 1833 à Bayonne. Peintre académique, il est à la fois portraitiste et l’auteur de nombreux sujets religieux. Ses années à Madrid auprès de maîtres espagnols ont une certaine influence sur lui tout au long de sa vie, en témoigne d’ailleurs l’anatomie dans ses peintures religieuses. Léon Bonnat est également reconnu pour être un collectionneur d’art passionné et un professeur émérite, qui influence à son tour de grands artistes ainsi que la peinture française à venir à travers la peinture espagnole réaliste.

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Léon Bonnat, formation et premières influences

S’il naît à Barcelone, c’est à Madrid que Léon Bonnat passe une partie de sa jeunesse auprès de sa famille. Entre 1846 et 1853, sa première formation se fait avec le peintre d’histoire espagnol José de Madrazo y Agudo (1781-1859) ainsi que l’artiste Federico de Madrazo (1815-1894).Lorsqu’il atteint ses vingt et un ans, Léon Bonnat revient en France et, grâce à une bourse de sa ville natale, intègre l’École des beaux-arts de Paris, où il étudie dans l’atelier du peintre néo-classique et romantique Léon Cogniet (1794-1880). En 1857, le tableau qu’il présente au Salon lui permet d’obtenir le second prix du Prix de Rome.

Léon Bonnat, portraitiste de la IIIe République

Très tôt, Léon Bonnat montre un intérêt tout particulier pour le portrait et les sujets historiques, traités chacun avec un réalisme tenant à la fois de la tradition espagnole et française. Désireux de devenir peintre d’histoire, Bonnat renouvelle sa bourse pour se rendre en Italie de 1858 à 1861. Là-bas, l’artiste étudie les maîtres et renforce son attrait pour le formel en brossant des scènes de genre.Cependant, les envois obligatoires que Léon Bonnat doit faire pour justifier sa présence à la Villa Médicis sont plus religieux qu’historiques. Aussi, lorsqu’il expose l’un de ses portraits en 1877, le succès le persuade de se consacrer à ce format. Finalement, ce ne sont pas moins de deux-cent portraits portant la signature de Léon Bonnat qui sont recensés. Sa notoriété s’est principalement bâtie sur sa carrière de portraitiste, laquelle lui permet de devenir, en 1881, membre de l’Académie.

Léon Bonnat, un professeur récompensé

Entre 1888 et 1905, Léon Bonnat est désigné chef d’atelier à l’École des beaux-arts de Paris. Parmi ses élèves se trouvent de futurs grands peintres à succès comme Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), Achille-Émile Othon Friesz (1879-1949), ou encore Raoul Dufy (1877-1953). Les louanges de Bonnat sont longtemps chantées par ses élèves qui accèdent, grâce à lui, à une certaine liberté d’exécution de d’interprétation. Il leur transmet aussi la manière espagnole tout en leur conseillant de s’intéresser aux peintres d’Espagne, ce qui aura un impact sur la peinture française.En 1900, Léon Bonnat reçoit le titre de Grand-croix de la Légion d’honneur. La même année, il est placé à la direction des Musées nationaux puis, en 1905, à celle de l’École des Beaux-Arts. Il reste actif en tant que peintre, professeur et directeur jusqu’en 1922, année de son décès.

La cote des œuvres de Léon Bonnat

Portraitiste de la IIIe République à la carrière triomphante, Léon Bonnat cumule les prix, les reconnaissances et les postes à haute responsabilité. Il est à la fois peintre d’histoire, professeur bien aimé de ses élèves, et peintre décorateur des plus grands bâtiments comme le Panthéon, les églises, ou encore l’Hôtel de Ville et le Palais de Justice de Paris. Son succès lui permet d’amasser parmi les plus belles pièces de collection comme des originaux de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), des peintures de Francisco des Goya (1746-1828), des bustes gréco-romains ou encore des dessins de maîtres. Léon Bonnat est le fier héritier de ses inspirations académiques, laissant derrière lui une œuvre du même goût, d’abord réaliste puis profondément naturaliste, en accord avec son style complexe.Dans les travaux de Léon Bonnat encore en circulation sur le marché de l’art, il y a surtout des peintures à l’huile, mais également des dessins à la craie noire et des aquarelles. Ses dessins, moins connus, sont estimés entre 200 et 6 000 €. Ils représentent le plus souvent des études de maîtres italiens, espagnols ou flamands, sinon des esquisses préparatoires. Quant aux peintures de Léon Bonnat, il faut compter entre 6 000 et 600 000 €, bien que les prix soient susceptibles de dépasser l’estimation. L’huile sur toile La Jeunesse de Samson (1891), évaluée entre 300 000 et 410 000 €, a été adjugée 1 826 300 € en 2018.

Faites estimer une œuvre de Léon Bonnat

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(Illus.) Léon Bonnat – Portrait de Victor Hugo (1879), huile sur toile, 138 x 110 cm

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Estimation gratuite Jean Dunand

Jean Dunand

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Estimation et cote de l'artiste Jean Dunand

Jean Dunand (1877 – 1942) est un artiste pluridisciplinaire suisse naturalisé français. Il est diplômé en 1897 de l’École des arts et industrie de Genève avant de suivre des cours du soir à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris dans l’atelier du sculpteur Jean Dampt. Il s’est distingué en tant que designer, décorateur, sculpteur, dinandier, ébéniste, laqueur, peintre et orfèvre. 

Sculpteur et ciseleur de formation, il a montré son talent dans bon nombre d’autres techniques telles que la dinanderie, la mosaïque, les émaux champlevés et cloisonnés, la ciselure, l’incrustation, le dessin, et bien sûr la laque dont il était un des maîtres en Occident. S’il est considéré comme l’un des plus grands créateurs Art Déco, il a aussi exploré d’autres styles décoratifs tels que le cubisme et le style géométrique par exemple. 

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Un artiste aux multiples talents reconnu par ses contemporains

En 1900, il obtient une médaille d’or à l’Exposition universelle pour sa sculpture Quo Vadis. En 1904, il ouvre son atelier à Paris. Par la suite, il participe à divers salons et manifestations artistiques, notamment l’exposition des arts décoratifs de 1925, l’Exposition internationale de New-York en 1939 ou encore le Salon des Tuileries au palais de Tokyo en 1941. 

Ses deux fils collaborent avec lui dans ses nombreux ateliers. L’aîné, Bernard Dunand, travaille avec son père à la réalisation technique de certaines de ses œuvres. Il  met au point de nouvelles méthodes de coloration pour les laques et il estchargé de l’approvisionnement de chaque atelier et de la logistique pour l’exécution et la livraison des grands travaux. Puis, à partir de 1935, il se met à créer pour son propre compte. Pierre Dunand, le cadet, coordonne quant à lui les travaux de décoration pour le compte de son père dès 1937. 

Artiste extrêmement prolifique, en presque 50 ans Jean Dunand a conçu et réalisé plus de 1 200 œuvres, tous genres et matériaux confondus. Jean Dunand a notamment produit quelques éléments de décors importants tels que des panneaux de laque pour des paquebots comme l’Atlantique ou le Normandie, mais aussi dix laques pour décorer la bibliothèque du Palais de la Porte Dorée, qui ont d’ailleurs rejoint les collections du musée du Quai Branly – Jacques Chirac en 2003. Jean Dunand, pour sa maîtrise de certains savoir-faire spécifiques, travaillait parfois en étroite collaboration avec divers créateurs qui lui commandaient l’exécution de certains décors.

Jean Dunand et l’art du bijou moderne

Ayant expérimenté de nombreux supports, médiums et matériaux, Dunand préfère créer d’autres objets que des bijoux. Il en produit alors un nombre assez limité, préférant créer des éléments de décor intérieur qui constituent la majeure partie de son œuvre. Cependant, ses rencontres avec quelques éminentes personnalités de son époque, telles que Madame Agnès, lui ouvrent les portes du monde de la Haute Couture, lui amenant ainsi une clientèle nouvelle. C’est à partir de là qu’il commence à vendre des bijoux de sa composition, qu’il réalisait jusqu’alors exclusivement pour son épouse.

Durant l’entre-deux-guerres, il conçoit des bijoux d’une grande modernité, dont une série de colliers ras-de-cous et de bracelets manchettes inspirés de l’art africain, en particulier des parures portées par certaines tribus africaines pour allonger leurs cous, coïncidant avec la vague d’africanisme des années 1920. Ces bijoux de Jean Dunand on d’ailleurs été portés par Joséphine Baker, la célèbre chanteuse et danseuse emblématique des Années folles. Ces modèles de bijoux, qui sont tous déclinés en nombre impair (par trois, cinq ou sept) convoquent aussi les lignes épurées et les décors géométriques du cubisme. Certaines pièces de l’artiste se trouvent aujourd’hui dans les musées, par exemple le Musée des Arts Décoratifs de Paris qui a dans ses collections un modèle de collier ras-de-cou à cinq anneaux.

Combien vaut un bijou de Jean Dunand ?

Jean Dunand a produit peu de bijoux, certains sont dans des musées, et encore beaucoup dans des collections privées, leurs propriétaires continuant de les porter. De ce fait, il est relativement rare d’en voir sur le marché, ce qui participe sans doute – avec bien sûr le prestige de l’artiste – au vif intérêt des collectionneurs lorsque cela se produit. À cela s’ajoute le fait que beaucoup des premiers propriétaires des œuvres de Dunand étaient des personnalités connues, notamment issues du milieu de la mode, telles que Yves Saint Laurent, Elsa Schiaparelli, ou encore Karl Lagerfeld, occasionnant un engouement encore plus fort de la part des collectionneurs, qui montrent un intérêt tout particulier pour les bijoux réalisés avec des matières variées et riches. 

Ainsi, à titre d’exemple, en 2003, une suite de deux colliers de Jean Dunand en bronze laqué, dont l’un des deux est doré, datée vers 1927, a été adjugée 41 944 euros. En 2017, un bracelet articulé, nickelé et laque noir et rouge rehaussé de dorure à décors géométrique, daté vers 1925 et signé du cachet monogramme de l’artiste, à été adjugé 41 600 euros.

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Jean Després

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Estimation et cote de l'artiste Jean Després

Né en 1889 dans une famille d’artisans verriers d’Avallon, Jean Després traverse et marque tout le XXème siècle avec ses créations, jusqu’à sa disparition en 1980. Després doit sa forte intégration au milieu artistique à son apprentissage parisien, dès ses quatorze ans, chez un orfèvre parisien du Marais. Au sein de la Ville Lumière, il suit  des cours de dessin et de peinture, et commence à fréquenter l’avant-garde artistique de Montmartre, notamment les artistes du Bateau-Lavoir. L’orfèvre rencontre durant ces années de formation Marie Laurencin, Chaïm Soutine, Maurice Utrillo, Amedeo Modigliani, Pablo Picasso, et surtout Georges Braque, qui restera, toute sa vie durant, son grand ami.

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Jean Després : l’orfèvre de l’avant-garde

L’œuvre de Jean Després se lit aussi à l’aune de son expérience de mécanicien dessinateur durant la Première Guerre mondiale. Celle-ci lui donne une approche de l’industrie et de la technique qui  marque profondément et durablement son style personnel. L’orfèvre a le désir de réinventer les codes de la haute joaillerie, c’est dans cette optique qu’il intègre l’Union des Artistes Modernes. Ce groupe désire faire table rase des styles passés pour atteindre un renouvellement. Il expose par exemple au sein de l’UAM en 1930, au Pavillon de Marsan.

Si sa première participation au Salon des Indépendants en 1926 est saluée, Jean Després se voit cependant, deux ans plus tard, refuser sa place au Salon d’Automne. Ses œuvres sont en effet perçues par le jury, pourtant tourné vers les avant-gardes, comme trop « modernes ». Pourtant, Després continue d’être en lien avec de grandes figures artistiques de différentes disciplines, à l’instar de Fernand Léger, René Lalique ou le couple Delaunay. Il compte également d’importants clients, tels Joséphine Baker, et plus tard Andy Warhol. 

Jean Després connaît, durant l’entre-deux-guerres, une véritable reconnaissance, aussi bien publique qu’académique. Dès 1940, il est nommé Président du Syndicat des Orfèvres, après avoir reçu la Légion d’Honneur deux ans plus tôt. Després se tourne par la suite vers la reliure. Il participe également  au renouveau de l’orfèvrerie religieuse, en exposant  avec Rouault et Chagall, artistes féconds de l’art sacré. Des orfèvres tels Goudji produisent encore aujourd’hui des pièces liturgiques aux formes amples et géométriques, incrustées de pierres semi-précieuses, qui peuvent évoquer l’influence de Després.

Comment identifier le style de Jean Després ?

Le style de Jean Després se traduit premièrement par une véritable orientation Art Déco. Ce style est cependant traité de manière extrêmement personnelle. De par ses relations avec l’avant-garde artistique, Després est en contact avec le cubisme, le futurisme et le constructivisme russe, dont il s’inspire. Son expérience militaire est également primordiale. Il réalise par exemple ses « bijoux moteurs » qui s’inspirent dans leurs formes des pièces de l’aéronautique (bague Moteur, broche Bielle, broche Vilebrequin…). Ces bijoux font  sensation à l’Exposition de l’Aviation et de l’art moderne de 1931.

C’est également Jean Després qui est à l’origine d’une série de bijoux ornés par Etienne Cournault de petites peintures sur verre. Cette série, produite entre 1929 et 1937, reçoit le nom évocateur de « bijoux glaces”. Son goût pour le mélange des matériaux se traduit encore par la création des « bijoux céramiques » en 1937, en collaboration avec Jean Mayodon, futur directeur de la manufacture de Sèvres, qui orne ces créations de pièces de céramique peinte.

Des choix stylistiques radicaux

Després parlait volontiers de ses « bijoux rudes », en partie en raison des matériaux qu’il travaille. L’orfèvre renonce, pour faire table rase du passé, à l’emploi des pierres précieuses. Il crée cependant une polychromie en utilisant l’ivoire, le galuchat, la laque, le corail, les pierres semi-précieuses (onyx, lapis, malachite, calcédoine, turquoise), et ponctuellement l’émail. Concernant les métaux, Després se cantonne toujours à l’argent et l’étain, travaillés de manière originale, dans des formes massives, amples et audacieuses, qui mêlent arêtes vives et formes arrondies souvent martelées. Després préfère la forme innovante à la noblesse des matières. Il apprécie l’effet du métal blanc, qui lui permet également de produire des pièces peu onéreuses. Ses rares utilisations de l’or sont souvent limitées à la pose de feuilles fines, afin de créer un contraste avec l’argent. Il faut enfin souligner que Jean Després s’affirme comme un designer d’objets utilitaires, des pièces pour la table aux chandeliers, en passant par les pichets ou services à thé.

Combien vaut une pièce de Jean Després ?

De nombreuses créations de Jean Després sont actuellement conservées en collection publique, notamment au Musée des Arts Décoratifs et au musée d’Avallon, qui ont tous deux bénéficié d’importantes donations de la part de l’artiste. Toutefois, le marché de l’art recèle lui aussi de nombreuses pièces réalisées par l’artiste, d’une part en raison de leur accessibilité financière, d’autre part car de grands collectionneurs (Pierre Bergé, Yves Saint-Laurent) en étaient friands. La cote de Després est ainsi assez contrastée. Une boîte de la série « bijou céramique », réalisée avec Mayodon, s’est vendue 15 360 euros en 2019, mais des objets plus utilitaires sont fréquemment adjugés autour de 1 000 euros.

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