Estimation gratuite Etel Adnan

Etel Adnan

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Estimation et cote de l'artiste Etel Adnan

Etel Adnan (1925-2021), née à Beyrouth au Liban le 24 février 1925, est une artiste visuelle, poète, romancière et essayiste franco-américano-libanaise. Elle est polyglotte, capable d’écrire français, anglais et arabe, mais également de parler grec et turc. L’artiste s’exprime en poésie grâce aux couleurs et lignes de l’abstraction pour casser la barrière linguistique entre les mondes.

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Etel Adnan, bercée entre les cultures

Etel Adnan est issue d’une mère grecque chrétienne et d’un père syrien musulman, mais grandit dans une société arabophone. Seulement, la jeune fille est élevée à l’école française de Beyrouth, dans un couvent où le français est la langue majeure et principale ; y parler arabe n’est pas apprécié. Les premiers écrits d’Etel Adnan dans sa démarche artistique seront donc en français. Toutefois, elle se passionne rapidement pour l’anglais, qu’elle étudie assidûment, et qui deviendra la langue utilisée dans la majorité de ses travaux et récits.
Âgée de 24 ans, Etel Adnan s’envole pour Paris afin de poursuivre ses études de philosophie à la Sorbonne. Elle choisit cependant de terminer ses études supérieures et d’obtenir son diplôme aux États-Unis, à l’université de Californie de Berkeley, puis à l’université de Harvard. De 1958 à 1972, la jeune femme devient alors professeur de philosophie de l’art à l’Université dominicaine de Californie à San Rafael, tandis qu’elle écrit des romans, des essais et des poésies en parallèle. Mais prise entre plusieurs langues dans sa vie, Etel Adnan trouve finalement sa voix dans l’expression abstraite.

Etel Adnan, de l'écriture à la peinture

C’est au détour d’une allée, en faisant la rencontre d’Ann Rice O’Hanlon, directrice d’un département de peinture, qu’Etel Adnan devient peintre. Elle qui pensait ne pas en être capable car sa mère lui disait qu’elle était trop maladroite, elle est mise au défi par cette artiste visuelle d’essayer. Plutôt que d’utiliser des mots, Etel Adnan découvre dans la peinture et l’art abstrait un nouveau moyen de communiquer, qui traverse la barrière linguistique et culturelle. La peinture est pour elle une nouvelle forme d’expression qui n’a pas besoin d’appartenir à une culture en particulier pour être véhiculée.
Il faudra attendre les années 2010 pour qu’Etel Adnan trouve son public. Quand l’artiste commence à exposer dans le monde entier, Adnan a déjà plus de 80 ans. Elle se dit pourtant peintre avant d’être poète.

Etel Adnan, une œuvre figurative et naïve

Au milieu des années 1960, Etel Adnan achète des livres japonais en accordéon, dans lesquels elle retranscrit des poèmes arabes, qu’elle accompagne de dessins à l’encre et à l’aquarelle, comme les montagnes, qui représentent son passé, ses racines, le chemin qui va de la montagne à l’océan, les montagnes de son enfance, et cette forme rocheuse qui se dresse de toute sa hauteur qui est sacrée à ses yeux. C’est un thème récurrent dans ses œuvres. Pour Etel Adnan, il s’agit de traduire le poème à la fois par l’écriture qui introduit l’artiste dans l’œuvre par sa main, et visuellement, par les dessins à l’encre.
Son travail est dit figuratif et naïf, car coloré et géométrique, avec des formes simples, mais en réalité il prend source dans l’abstraction et se termine dans la figuration. Pionnière de l’art moderne arabe, Etel Adnan prend sa revanche sur une langue qu’elle n’avait pas le droit d’utiliser quand elle était enfant, et qu’elle peut à présent exercer dans la peinture, à travers des lignes et des formes, le lyrisme, les grands espaces entre l’Orient et l’Occident, le caractère cosmique du paysage… mais toujours avec des touches figuratives vibrantes.

La cote des œuvres d'Etel Adnan

Peintre, poète, romancière, militante, philosophe… Etel Adnan est une artiste complète qui a passé sa vie à voir le monde avec un regard doux, curieux, admiratif et insatiable. Il y a dans ses œuvres des questionnements sur le mysticisme de l’élévation, des révélations plus que des symboles, et des éléments de diverses cultures brassées tout au long de sa vie. En tant que plasticienne, elle laisse derrière elle principalement des peintures, mais également des dessins et des livres accordéons.
Les leporellos sont estimés entre 23 200 et 34 800 €, et ses dessins, au crayon ou au pastel, entre 6000 et 29 000 €. Quant aux peintures d’Etel Adnan, il faut compter entre 3800 et 180 000 €. L’un de ses tableaux Sans titre de 1925, estimé entre 62 000 et 85 000 €, a été adjugé 409 059 €.

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Estimation gratuite Wifredo Lam

Wifredo Lam

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Estimation et cote de l'artiste Wifredo Lam

Wifredo Lam (1902-1982), né Wifredo Óscar de la Concepción Lam y Castilla, est un peintre cubain né le 8 décembre 1902 à Sagua La Grande, à Cuba. Sa peinture métissée s‘inscrit dans le mouvement surréaliste, entre symboles d’Afrique, des Caraïbes, et modernisme occidental. Son langage unique est l’expression de sa lutte pour les Noirs et la libération des opprimés.

Estimation gratuite Wifredo Lam

Prix des œuvres de Wifredo Lam

  • Peinture : entre 50 000 € et plus de 8 000 000 €

  • Dessin, gouache, encre sur papier : entre 5 000 € et 400 000 €

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 200 € et 15 000 €

  • Sculpture et céramique : entre 2 000 € et 40 000 €

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Wifredo Lam, formation et exil d'un artiste

Wifredo Lam est le huitième et benjamin d’un père chinois ayant émigré en Amérique, Enrique Lam Yam (vers 1818-1926), et d’une mère descendante d’Espagnols et de Noirs du Congo, Ana Serafina Castilla (1862-1944). Pendant son enfance, Wifredo Lam baigne dans le catholicisme cubain par sa mère et les traditions africaines par son père, mais également dans le mysticisme, les rites et les cultes de la santería par sa marraine Antonica Wilson. Le jeune Lam fréquente l’école publique du quartier populaire et se découvre, dès 7 ans, une passion pour le dessin et la peinture. Alors qu’il devait suivre des études de droit, Wifredo Lam abandonne ce chemin pour suivre une formation artistique dans le but de réaliser des portraits. Il intègre alors l’Academia Nacional de Bellas Artes San Alejandro de 1918 à 1923, puis l’Académie royale des beaux-arts de San Fernando de 1924 à 1926. L’enseignement traditionnel et strict de son professeur Fernando Álvarez de Sotomayor (1875-1960) dérange Lam qui, à partir de 1925, rejoint l’Escuela Libre de Paisaje auprès de peintres anticonformistes. Jusqu’en 1938, Wifredo Lam apprend assidûment et s’intéresse aux artistes révoltés desquels il se sent proche. Mais la montée du fascisme et l’arrivée de la guerre civile en Espagne s’ajoute à la perte de son épouse et de son fils survenue quelques années plus tôt, en 1931. L’artiste s’engage auprès des Républicains pour défendre Madrid à partir de 1936 puis quitte l’Espagne pour rejoindre Paris en 1938. Accueilli par Pablo Picasso (1881-1973) qui voit déjà en lui en artiste, il reste deux ans dans la capitale française, où il rencontre le cercle des surréalistes avant de s’exiler suite à la défaite de la France en 1940.

Wifredo Lam, surréaliste, contestataire et peintre libre

Wifredo Lam rejoint d’autres artistes et intellectuels réfugiés à Marseille, notamment des surréalistes venus avec André Breton (1896-1966). Il se rend en Martinique en 1941 avec ce dernier, où ils rencontrent le couple Suzanne Césaire (1915-1966) et Aimé Césaire (1913-2008). Wifredo Lam se liera vite d’amitié avec le poète, dont le combat mené contre l’injustice et la tyrannie coloniale résonne en lui. Quelques mois plus tard, il retourne à Cuba mais ne se sent plus chez lui. La misère de son pays natal le décide à utiliser la peinture comme une arme pour dénoncer et contester le régime actuel, mais également le drame ambiant. Son tableau La Jungla, synthèse surréaliste et post-cubique influencée par la culture africaine et océanienne témoigne de son engagement pour Cuba. Les figures ésotériques, le rapport aux cultes et aux mystères sont tapis dans l’ombre de son univers. Bien qu’il fasse d’abord scandale, son tableau plein de musicalité est exposé à New York en 1944. Wifredo Lam rassemble toutes ses expériences et ses leçons pour s’exprimer en peintre libre.

Wifredo Lam et la culture cubaine dans sa peinture

Une fois la guerre terminée, Wifredo Lam voyage dans le monde et se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Il part à Haïti, puis en France, à New York, en Suède, au Venezuela, au Mato Grosso, au Mexique, à Cuba, à Chicago, en Italie… notamment à Albissola Marina, où il y séjourne plusieurs mois par an auprès de nombreux artistes. Il se rapproche du groupe CoBrA et de l’avant-garde italienne, mais également des mouvements Phases et des Situationnistes. Wifredo Lam est un artiste curieux qui s’inspire de toutes les cultures dont il tire un enseignement ; sa peinture en reflète un langage métissé, à son image. Dans les dernières années de sa vie, Wifredo Lam s’essaye à la céramique et à la gravure. Lorsqu’il se retrouve hémiplégique et en fauteuil, l’artiste ne s’arrête pas pour autant de créer et tente alors la sculpture. Il ne peint presque plus mais intègre dans son œuvre, et ce jusqu’à son dernier jour, toute la transculturation vécue à Cuba.

La cote des œuvres de Wifredo Lam sur le marché de l'art

L’œuvre de Wifredo Lam est singulière, multiculturelle, et incapable de se cantonner à un seul genre. L’artiste utilise des symboles empruntés à la religion ou à diverses cultures pour leur offrir un nouveau milieu expressif. Cette nouvelle grammaire, principalement employée pour dénoncer et militer, a fait de Wifredo Lam un artiste apprécié et respecté en tant que peintre, mais également en tant qu’humain. Les gravures au crépuscule de la vie de Lam sont estimées entre 50 et 2500 €, et ses céramiques entre 100 et 8500 €. Ses sculptures, qui représentent le plus souvent des oiseaux, se vendent entre 400 et 40 000 €. Les recherches graphiques de Wifredo Lam, qu’il s’agisse de dessins à l’encre, à la craie, au stylo, à la gouache, au pastel ou au fusain, s’évaluent entre 100 et 452 300 €. Enfin, les peintures surréalistes et afro-cubaines de Wifredo Lam sont les plus cotées, entre 800 et 7 000 000 €. Son tableau OMI OBINI de 1943, estimé entre 8 200 000 et 12 300 000 € a été adjugé 9 827 520 € en 2020.

(Illus.) Wifredo Lam – Étude pour « La Jungla » (1942), tempera et pastel sur toile, 177,4 x 121,9 cm

Reconnaître la signature de Wifredo Lam

Savoir reconnaître la signature de Wifredo Lam est crucial pour authentifier une œuvre de ce grand peintre cubain, figure du surréalisme et ami proche de Picasso et Breton. Lam signe la majorité de ses toiles, gouaches et dessins de son nom complet « Wifredo Lam » ou de son abrégé « W. Lam », en lettres capitales régulières ou en écriture manuscrite légèrement anguleuse, généralement placée dans l’angle inférieur droit. Sur plusieurs œuvres emblématiques, notamment les compositions peuplées de figures hybrides des années 1940-1960, la signature est accompagnée de la date ou d’un lieu d’exécution comme Paris, La Havane ou Albisola. Les estampes, lithographies et eaux-fortes sont quant à elles signées au crayon en marge, sous l’image, avec la numérotation de l’édition, comme on l’observe sur les suites publiées par les éditions Berggruen ou Maeght. Certaines œuvres portent également des notations au verso, provenant de collections anciennes ou d’expositions muséales. Dans un marché dynamique où circulent faux, copies tardives et multiples non authentifiés, faire vérifier la signature de Wifredo Lam par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Wifredo Lam, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une estampe.

Signature Wifredo Lam
Expertise signature Wifredo Lam

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Estimation gratuite Alfred Lombard

Alfred Lombard

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Estimation et cote de l'artiste Alfred Lombard

Alfred Lombard (1884-1973) est un peintre français né à Marseille le 24 avril 1884. Il est d’abord connu pour ses peintures provençales inscrites dans le fauvisme, mais surtout pour sa collaboration avec l’architecte Pierre Patout (1879-1965), avec lequel il décore le célèbre paquebot Normandie, considéré comme une des merveilles de l’Art déco français des années 1930.

Estimation gratuite Alfred Lombard

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Alfred Lombard, le refus de l'académisme

Alfred Lombard est un enfant issu d’un environnement aisé, de parents qui poussent le jeune homme à s’instruire. Il commence alors des études d’histoire et de lettres à la faculté d’Aix-en-Provence mais, bien qu’il se ravisse d’apprendre, ce domaine ne contente pas son besoin d’art. Le jeune homme obtient malgré tout sa licence et entame son apprentissage artistique auprès du peintre Joseph Cabasson (1841-1920). Désireux de poursuivre dans cette voie, Alfred Lombard demande à sa famille un soutien moral et financier pour intégrer l’École des Beaux-Arts de Marseille. Mais les méthodes d’enseignement et l’académisme poussé frustrent le garçon qui abandonne les cours rapidement.
Très jeune déjà, Alfred Lombard aspire à devenir artistiquement indépendant, libre de créer et de s’exprimer, ce qu’il ne pouvait trouver à l’école. Il rejoint alors l’atelier d’Alphonse Moutte (1840-1913) dans le but de devenir son assistant et d’y apprendre les rudiments sur le tas. Grâce à cet enseignement et à son temps libre passé dans les musées à observer les œuvres, Alfred Lombard se forme lui-même et développe progressivement un sentiment de révolte envers l’académisme qui, selon lui, empêche la vie artistique provinciale de s’élever. Afin de faire briller sa région dans ce domaine, Alfred Lombard va assister à un événement important qui va le marquer lui en tant qu’artiste, mais aussi sa terre natale : la Renaissance provençale.

Alfred Lombard, la Renaissance provençale

En 1906, Alfred Lombard rencontre le poète Émile Sicard (1878-1921) lors de l’exposition coloniale de Marseille, lequel cherche à promouvoir les activités artistiques en Provence, ainsi que de nombreux artistes locaux qui développent les mêmes ambitions que lui, comme René Seyssaud (1867-1952), Charles Camoin (1879-1965), Auguste Chabaud (1882-1955), Louis-Mathieu Verdilhan (1875-1928) et Louis Audibert (1880-1983). Leur traitement de la couleur et de la matière, loin de l’académisme ambiant, conforte Lombard dans l’idée qu’il n’est plus seul dans sa lutte contre la pauvreté des structures artistiques de Provence. Ce cercle d’artistes constitue alors le cœur de la Renaissance provençale.
Alfred Lombard commence à fréquenter Louis Audibert l’été qui suit, avec lequel il peint en plein air, puis fait la connaissance du Groupe du Poteau, fondé par Louis-Mathieu Verdilhan. Progressivement, l’art provençal bouge, se transforme, évolue. Il en résulte la Société du Salon de Provence, formée fin 1906 à Marseille. Le salon propose des expositions internationales de peinture, de sculpture et d’arts décoratifs, auxquelles prennent part de nombreux artistes célèbres comme Auguste Rodin (1840-1917) ou Cézanne (1839-1906). En dépit des polémiques et des critiques autour de cette révolution artistique provençale, le salon et ses artistes inspirent les peintres locaux. Bien qu’il ne se poursuive pas les années suivantes, le cercle d’artistes locaux à l’origine de ces manifestations vont continuer leurs actions pour la diversité artistique de Provence.

Alfred Lombard, du fauvisme à la décoration

La Première Guerre mondiale est un frein aux activités artistiques dans le sud, si bien qu’Alfred Lombard commence à participer aux Salons parisiens et se fait remarquer pour son travail qui puise dans le courant fauve. Toutefois, malgré deux expositions personnelles à son nom, l’artiste a en horreur le marché de l’art, duquel il s’éloigne pour poursuivre sa quête de théorisation artistique. Dans les années 1920, la peinture d’Alfred Lombard se fait plus épurée, avec des couleurs douces et une stylisation manifeste, à travers de nombreux nus et natures mortes. Mais la peinture ne suffit plus pour répondre aux questionnements de l’artiste, qui se rapproche alors de l’art décoratif.
Dès 1925, Alfred Lombard collabore avec Pierre Patout pour la Compagnie générale transatlantique. Ensemble, ils décorent l’Île-de-France, la chapelle du paquebot Atlantique, puis entreprennent leur plus gros chantier avec le Normandie en 1934. De la conception à la décoration en passant par l’aménagement, les deux artistes réalisent une prouesse inégalée dans l’Art déco français des années 1930.

La cote des œuvres d'Alfred Lombard

Artiste curieux et impliqué dans la vie artistique de Provence avant la Première Guerre mondiale, Alfred Lombard n’a jamais cessé de faire évoluer sa peinture. Parmi ses œuvres, de nombreuses appartiennent au Fauvisme des Provençaux.
Les aquarelles et dessins d’Alfred Lombard, principalement au fusain ou crayon gras, sont des études anatomiques, des portraits et des représentations de la végétation provençale. Ils sont estimés entre 10 et 60 €. Ses peintures, en revanche, principalement des paysages, des natures mortes ou des nus, oscillent entre 50 et 300 €. Les projets et maquettes de décorations ainsi que les recherches de motifs sont évalués entre 20 et 300 €. Le triomphe de la vie de 1914, projet non exécuté pour la faculté des sciences de Marseille, a été vendu 530 € alors qu’il était estimé entre 200 et 300 €. 

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Estimation gratuite Jean-Michel Alberola

Jean-Michel Alberola

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Michel Alberola

Jean-Michel Alberola (1953-) est à la fois un peintre, sculpteur, graveur, cinéaste et photographe français né en 1953 à Saïda, en Algérie. Artiste contemporain associé au mouvement de la figuration libre pendant les années 1980, son œuvre protéiforme invite à la réflexion sur le pouvoir de l’image, la puissance du regard et la relation entre le spectateur et ce qu’il voit.
Estimation gratuite Jean-Michel Alberola

Prix des œuvres de Jean Michel Alberola

  • Peintures - entre 3 200 € et 16 000 €

  • Dessins et Gouaches - entre 100 € et 10 000 €

  • Sculptures - entre 400 € et 40 000 €

 

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Jean-Michel Alberola, une œuvre protéiforme

Jean-Michel Alberola réalise ses études universitaires à Aix-Marseille avant de rejoindre Paris. Il est à la fois représenté par la galerie Daniel Templon à Bruxelles et à Paris. Son œuvre minimaliste est définie comme protéiforme, navigant entre la figuration, l’abstraction et le conceptuel. Il emploie de nombreux supports et outils différents pour réaliser ses œuvres : néons, livres, films, sculptures, gouaches… Jean-Michel Alberola se considère avant tout comme un peintre mais ne se cantonne pas au pinceau. Les travaux de l’artiste sont des puzzles, ce qu’il appelle une réalité fragmentée, car chaque pièce est indépendante et autonome, elle représente un état produit à un moment donné. Jean-Michel Alberola cultive ces lambeaux de manière mesurée, car rien n’est jamais laissé au hasard, et chaque détail a son importance. Ce sont tous ces fragments réunis qui peuvent raconter une histoire, véhiculer un message, et s’inscrire dans une continuité. L’artiste refuse le cloisonnement artistique en prônant l’éclectisme. C’est au début des années 1980 qu’il se fait connaître avec sa série signée « Actéon fecit », qui interroge sur l’action de peindre et son potentiel renouvellement.

Jean-Michel Alberola, des inspirations mythologiques et biblique

Dans le travail en début de carrière de Jean-Michel Alberola, il y a un récit, une épopée, qui explore notamment l’iconographie d’origine biblique et mythologique. Sa signature « Actéon fecit » en est la preuve, par exemple avec Suzanne et les vieillards, Le bain de Diane, ou La Mort d’Actéon. Jean-Michel Alberola incarne Actéon et vice versa, et on en revient à la réflexion sur le regard, car toute sa série est basée sur le rôle de celui-ci, qu’il s’agisse de celui porté par l’artiste ou celui porté sur ses œuvres. Jean-Michel Alberola est un observateur silencieux, qui collecte les informations tout autour de lui mais également en lui, quand quelque chose se produit par exemple dix ans après avoir lu plusieurs livres ou vu tel événement. C’est cette étincelle qu’il va consigner dans son carnet de notes, bien qu’il en ait déjà de nombreux remplis, et qui finira par être la toile qui connecte toutes ses œuvres entre elles.

Jean-Michel Alberola, des œuvres en plusieurs étapes

Bien que les œuvres de Jean-Michel Alberola soient souvent considérées comme des rébus, l’artiste affirme ne pas en faire. Il préfère dire qu’il réalise des énigmes qui poussent le spectateur à chercher plus loin que la surface sur laquelle il pose son regard. En résulte alors une compréhension qui se déroule en plusieurs étapes, d’abord à travers le regard, puis la réalité. C’est pourquoi Jean-Michel Alberola aime tant les histoires, les œuvres qui évoquent quelque chose, et ce rapport au regard. La littéralité le fascine, si bien que l’artiste joue avec ce que l’on peut voir en surface et l’histoire qui se situe derrière. Plus que la peinture, c’est l’image peinte qui est au cœur de sa démarche artistique. Elle ne prône aucune vérité unique. Lorsque Jean-Michel Alberola dessine Auschwitz, il réalise un paysage qui n’a l’air de rien, puis qui prend forme quand on découvre qu’il s’agit d’Auchwitz, car la connaissance change le regard porté à l’œuvre. C’est ainsi que fonctionne Jean-Michel Alberola et qu’il dispose ses œuvres dans une exposition : pas d’après un raisonnement logique, mais sentimental.

La cote des œuvres de Jean-Michel Alberola

L’œuvre de Jean-Michel Alberola est souvent insaisissable mais elle attire le regard, donne à réfléchir, se constitue d’énigmes ou joue de la littéralité pour berner le spectateur. C’est parce que l’artiste et son travail sont nimbés de mystère que la curiosité est autant attisée. Artiste polyvalent, Jean-Michel Alberola s’essaye à de nombreux médiums. Ses sérigraphies sont estimées entre 100 et 1200 €. Ses lithographies, quant à elles, oscillent entre 80 et 300 € en moyenne. Ses dessins au fusain et au pastel ainsi que ses aquarelles se vendent entre 2500 et 5000 €, bien que l’œuvre Ichnobatês #2 de 1982, aux pastels gras, ait été estimée entre 10 000 et 15 000 €. Les sculptures de Jean-Michel Alberola sont évaluées entre 2000 et 3000 €. Enfin, ses peintures sont estimées entre 5000 et 8000 €.
(Illus.) Jean-Michel Alberola – L’Attaque des truffes (2000), gouache et crayon gras sur papier, 150 x 155,5 cm

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Estimation gratuite Gérard Garouste

Gérard Garouste

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Estimation et cote de l'artiste Gérard Garouste

Gérard Garouste (né en 1946) est l’un des peintres français contemporains les plus reconnus. Depuis les années 1980, il construit un univers peuplé de personnages étranges, de corps déformés et de créatures tirées de la Bible, de la mythologie ou de grands textes comme Don Quichotte et La Divine Comédie. Son parcours a été consacré par une grande rétrospective au Centre Pompidou en 2022. Cette reconnaissance se retrouve sur le marché de l’art : ses peintures les plus importantes dépassent régulièrement 50 000 € et son record atteint 124 640 € !

Vous possédez une peinture, un dessin, une estampe ou une sculpture de Gérard Garouste ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Gérard Garouste

Prix des œuvres de Gérard Garouste

  • Peinture à l’huile ou acrylique sur toile : entre 2 000 € et plus de 120 000 €

  • Dessin, gouache ou pastel : entre 300 € et 25 000 €

  • Estampe, gravure ou lithographie : entre 50 € et 2 500 €

  • Sculpture ou œuvre en volume : entre 1 000 € et plus de 20 000 €

Vous possédez une œuvre de Gérard Garouste et souhaitez connaître sa valeur ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, pensez à photographier également les côtés de la toile, le châssis et les étiquettes anciennes. Pour une estampe, les marges, la justification du tirage et la technique d’impression doivent rester visibles.

Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, la date de création, le sujet, l’état de conservation et la provenance. Ils examineront aussi les lettres et les chiffres parfois inscrits près de la signature. Ces indications apparaissent sur de nombreuses œuvres de Gérard Garouste et peuvent aider à les identifier. L’estimation tient enfin compte de la cote actuelle de l’artiste et des résultats obtenus par des œuvres comparables. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.

La cote de Gérard Garouste sur le marché de l’art

La cote de Gérard Garouste a beaucoup progressé au cours des dernières années. Sa reconnaissance institutionnelle, ses expositions internationales et la rétrospective organisée par le Centre Pompidou ont renforcé l’intérêt des collectionneurs. Ses grandes peintures figuratives des années 1980, 1990 et 2000 sont les plus recherchées.

La valeur dépend cependant fortement du format, de la période et de l’histoire de l’œuvre. Une grande composition publiée ou présentée dans une exposition peut dépasser 50 000 €, tandis qu’une petite toile ou une étude moins documentée peut se vendre pour quelques milliers d’euros. Les dessins et les pastels occupent une place importante dans son travail. Les estampes offrent un accès plus abordable à son univers.

La cote des peintures de Gérard Garouste

Les huiles et les acryliques sur toile dominent le marché de Gérard Garouste. Les grandes compositions, les œuvres anciennes et les tableaux liés aux textes bibliques, à la mythologie ou à la littérature obtiennent les meilleurs résultats. La présence de l’œuvre dans une exposition ou une publication peut également soutenir sa valeur. Voici quelques ventes de référence :

  • Nature morte au vase bleu (1984) : cette huile sur toile de 130 × 162 cm a été vendue 124 640 € à Paris en décembre 2022. Il s’agit du record public de l’artiste.
  • Secret de famille (2006-2007) : cette grande huile sur toile de 199,5 × 260 cm a atteint 113 400 € à Londres en juin 2023.
  • Le Labyrinthe-indienne (1997) : cette acrylique réalisée sur plusieurs toiles cousues a été adjugée 100 000 € à Paris en mars 2023.
  • Le Passage (date non précisée) : cette peinture a obtenu 78 120 € à Paris en septembre 2022.
  • Le Sarcophage (2012) : cette huile sur toile de 130 × 195 cm a été vendue 75 000 € à Paris en décembre 2021.
  • Orion et Opis (date non précisée) : cette composition a atteint 69 300 € à Paris en décembre 2023.

Ces résultats concernent des œuvres importantes par leur format, leur provenance ou leur place dans le parcours de l’artiste. Toutes les peintures de Gérard Garouste n’atteignent donc pas plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une petite toile, une œuvre peu documentée ou une peinture en mauvais état peut obtenir un résultat beaucoup plus modeste.

La cote des dessins, gouaches et pastels

Le dessin n’est pas une activité secondaire chez Gérard Garouste. Il lui permet de développer ses personnages, de préparer certaines peintures et d’explorer les récits qui nourrissent son travail. Les grandes feuilles des années 1980 sont particulièrement recherchées, surtout lorsqu’elles sont signées, datées et liées à une œuvre connue. Voici plusieurs résultats significatifs :

  • Goupil le renard (1982) : ce grand dessin au fusain et au crayon a été adjugé 20 000 € à Paris en mai 2011.
  • Scène de famille (1982) : cette composition au fusain a atteint 19 000 € à Paris.
  • La Barque de Dante – Inferno (1986) : ce pastel sur papier de 80,5 × 121,5 cm a été vendu 13 120 € à Paris en juin 2024.
  • Homme en terre, esprit en ciel (date non précisée) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a obtenu 9 000 € à Paris.
  • Sans titre (1993) : cette gouache sur papier de 65 × 50 cm a été présentée sur le marché parisien avec une estimation comprise entre 3 000 € et 4 000 €.

Pour une œuvre sur papier, la technique et le format comptent beaucoup. Un grand fusain très abouti peut valoir davantage qu’une petite gouache. L’état de conservation reste également déterminant : les taches, les déchirures, les plis et une exposition prolongée à la lumière peuvent réduire la valeur.

La cote des estampes et lithographies

Gérard Garouste a produit de nombreuses lithographies, gravures, eaux-fortes et éditions illustrées. Il reprend les personnages et les récits présents dans ses peintures, notamment ceux de la Bible, de Don Quichotte et de La Divine Comédie. Ces œuvres sont généralement numérotées et signées au crayon. Quelques résultats permettent de situer leur cote :

  • Sans titre (date non précisée) : cette estampe signée a été adjugée 350 € à Paris en décembre 2021.
  • Le Bal des sorcières (date non précisée) : cette lithographie numérotée 20/50 a été vendue 250 € à Lyon en février 2026.
  • La Source (date non précisée) : cette lithographie en couleurs numérotée 67/100 a obtenu 150 € à Lyon en février 2026.
  • Les lithographies consacrées à Don Quichotte se négocient généralement entre 300 € et 800 € selon le format, le tirage et l’état.
  • Les livres illustrés réunis dans un coffret peuvent dépasser 1 000 €, voire 2 500 € lorsqu’ils sont complets, signés et tirés à peu d’exemplaires.

Pour une estampe, le numéro du tirage ne suffit pas à déterminer la valeur. La technique, les dimensions, le nombre total d’exemplaires, la présence de la signature et l’état du papier doivent être étudiés ensemble.

Comment reconnaître une œuvre de Gérard Garouste ?

Les tableaux de Gérard Garouste sont presque toujours figuratifs. On y reconnaît des hommes, des femmes, des animaux ou des objets, mais leurs apparences sont souvent transformées. Les bras et les jambes s’allongent, les corps se courbent et les visages prennent des expressions troublantes. Un personnage peut se confondre avec une chaise, un arbre, une lettre ou un animal.

Les récits occupent une place centrale. Garouste puise dans la Bible, la mythologie grecque, le Talmud, Don Quichotte, Faust, Gargantua ou La Divine Comédie. Il ne se contente pas d’illustrer une histoire. Il déplace les personnages, mélange les références et ajoute des détails inattendus. Le spectateur reconnaît parfois une scène sans pouvoir immédiatement l’expliquer.

La couleur fournit aussi de bons indices. Gérard Garouste utilise volontiers des bleus profonds, des rouges, des jaunes, des ocres et des verts très francs. Les personnages se détachent souvent sur un décor sombre ou un paysage volontairement irréel. La peinture conserve les traces du pinceau, avec des parties très couvertes et d’autres plus légères.

Ses œuvres des années 1980 peuvent être plus sombres et théâtrales. À partir des années 1990, les références aux textes bibliques et à la tradition juive deviennent plus présentes. Ces éléments doivent toutefois être examinés avec prudence : ni un corps déformé ni un sujet mythologique ne suffisent à confirmer une attribution.

Reconnaître la signature de Gérard Garouste

Gérard Garouste signe généralement « G Garouste » ou « G. Garouste ». La signature se trouve souvent dans la partie inférieure de l’œuvre, à gauche, à droite ou parfois au centre. Elle peut être accompagnée d’une date, d’un titre ou d’une suite de lettres et de chiffres.

Ainsi, certaines peintures portent des inscriptions comme « E12 T37 G Garouste » ou « G Garouste G23R21 ». Sur les dessins, la signature peut être suivie du mois et de l’année de création. Ces indications sont importantes, car elles permettent parfois de rapprocher l’œuvre d’une série précise ou d’un projet connu.

Les estampes portent le plus souvent une signature au crayon dans la marge inférieure, accompagnée du numéro de l’exemplaire. Une mention comme « 20/50 » signifie que l’estampe appartient à un tirage de 50 exemplaires.

Gérard Garouste n’a pas signé toutes ses œuvres de la même manière. Une signature isolée ne garantit donc jamais l’authenticité. Son graphisme, sa position et la nature du trait doivent rester cohérents avec la technique et l’époque de l’œuvre.

Signature Gerad Garouste

Œuvre de Gérard Garouste : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par identifier la technique et la période probable de l’œuvre. Une peinture des années 1980 ne présente pas toujours les mêmes couleurs ni les mêmes personnages qu’une toile inspirée par les textes bibliques au début des années 2000. Il compare donc le sujet, le format et la manière de peindre avec des œuvres documentées de la même époque.

Sur une peinture, Romain observe les contours des personnages, les déformations du corps et la façon dont les couleurs se superposent. Il examine aussi les parties laissées plus légères, car Garouste ne recouvre pas nécessairement toute la toile avec la même épaisseur. Une photographie prise de côté permet de voir les coups de pinceau, les reprises et les éventuelles restaurations.

Il accorde enfin une attention particulière aux inscriptions. Les lettres et les chiffres placés près de la signature peuvent faire partie du système de repérage utilisé par l’artiste. Romain étudie également les anciennes étiquettes, les factures d’achat, les certificats, les catalogues d’exposition et les publications dans lesquelles l’œuvre apparaît. Pour un artiste contemporain aussi documenté, une provenance précise peut avoir une influence importante sur l’estimation.

Gérard Garouste, un peintre au parcours profondément personnel

Gérard Garouste naît à Paris en 1946. Il étudie aux Beaux-Arts de Paris entre 1965 et 1972, dans l’atelier du peintre Gustave Singier. À cette époque, l’art conceptuel occupe une place croissante, mais Garouste reste attiré par le dessin et les grands maîtres qu’il observe au musée du Louvre. Il commence sa carrière dans le monde du théâtre et réalise des décors pour son ami, le metteur en scène Jean-Michel Ribes. En 1977, il présente au Palace Le Classique et l’Indien, un spectacle dont il écrit le texte, conçoit la mise en scène et réalise les décors.

Sa première grande exposition de peintures a lieu à Paris en 1980. Deux ans plus tard, il expose à New York et commence à se faire connaître hors de France. Sa carrière prend rapidement une dimension internationale. Il reçoit aussi plusieurs commandes publiques : il réalise notamment des œuvres pour le palais de l’Élysée, le rideau de scène du Théâtre du Châtelet et une installation monumentale pour la Bibliothèque nationale de France. En 2022, le Centre Pompidou lui consacre une importante rétrospective réunissant peintures, dessins, sculptures et installations.

Le parcours de Gérard Garouste est aussi marqué par son histoire familiale et par les troubles psychiques qu’il raconte avec beaucoup de franchise dans son livre L’Intranquille, publié en 2009. En 1991, avec son épouse Élizabeth Garouste, il fonde l’association La Source. Son objectif est d’aider des enfants et des jeunes en difficulté grâce à des ateliers menés par des artistes. Gérard Garouste est élu à l’Académie des beaux-arts en 2017. Il vit et travaille aujourd’hui entre Paris et la Normandie.

Ne recadrez jamais vos photographies autour du personnage principal ou de la signature. Chez Gérard Garouste, une petite inscription placée dans un angle, une lettre intégrée au décor ou une suite de chiffres peut apporter une information importante. Photographiez l’œuvre dans son ensemble, puis chaque détail séparément.

Pour une toile, réalisez aussi une vue du revers et des quatre côtés. Les dimensions exactes doivent être prises sans le cadre. Si vous possédez une facture, un certificat, un catalogue ou un courrier lié à l’achat, photographiez chaque document, même s’il vous paraît secondaire. Une provenance complète peut permettre de retrouver une ancienne exposition et de replacer l’œuvre dans une série connue.

Pour une lithographie ou une gravure, ne coupez jamais les marges et ne retirez pas la feuille de son encadrement sans l’aide d’un professionnel. La signature, la numérotation et les marques de l’atelier se trouvent souvent dans cette partie du papier. Un simple passe-partout peut les masquer entièrement !

En lien avec Gérard Garouste

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Estimation gratuite Jean-Gabriel Domergue

Jean-Gabriel Domergue

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Gabriel Domergue

Jean-Gabriel Domergue (1889-1962) est un artiste peintre et graveur français né à Bordeaux le 4 mars 1889. Il est réputé pour ses célèbres peintures de parisiennes élégantes, peintes avec finesse, dans leurs soieries ou bien nues. Il est considéré par certains de ses pairs, mais surtout par lui-même, comme « l’inventeur de la pin-up ».

Estimation gratuite Jean-Gabriel Domergue

Prix des œuvres de Jean-Gabriel Domergue

  • Huile sur toile (ou panneau / isorel) : entre 1 000 € et jusqu’à 120 000 €

  • Aquarelle, gouache, dessin : entre 100 € et  23 000 €

  • Estampe, lithographie, affiches : entre 20 € et  4 000 €

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Jean-Gabriel Domergue, un artiste précoce

Jean-Gabriel Domergue grandit dans un climat artistique, tout comme son frère René Domergue (1892-1988), qui deviendra par la suite journaliste et critique d’art. Déjà au lycée, il remporte un premier prix lors d’un concours de dessin organisé par la ville de Paris et reçoit sa première commande d’une connaissance alors qu’il n’a que 14 ans. Jean-Gabriel Domergue fréquente l’artiste Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), dont il est le petit-cousin, mais également son atelier et le Moulin Rouge en sa compagnie. Sa passion pour le dessin le pousse à intégrer les Beaux-Arts de Paris en 1903. Il y est l’élève de Jules Adler (1865-1952), Jules Lefebvre (1834-1912), Ferdinand Humbert (1842-1934), Tony Robert-Fleury (1837-1911) et François Flameng (1856-1923). Dès 1906, Jean-Gabriel Domergue commence déjà à exposer au Salon des artistes français. Deux ans plus tard, il obtient une mention honorable, puis une médaille de 3e classe en 1912 et, l’année suivante en hors-concours, une médaille d’or. Mais c’est surtout en 1913 que son travail est reconnu, lorsqu’il est lauréat d’un second grand prix de Rome de peinture, alors qu’il n’est âgé que de 24 ans.

Jean-Gabriel Domergue, le peintre mondain

Jean-Gabriel Domergue est d’abord remarqué pour ses paysages. Lorsqu’il sort des Beaux-Arts de Paris en 1910, il participe à la décoration du théâtre d’Agen l’année suivante puis devient dessinateur de mode. C’est pendant cette période qu’il découvre Liane de Pougy (1869-1950), une danseuse et aristocrate de la Belle Époque dont le physique élancé va se graver dans la mémoire du peintre. Toute sa vie, il cultivera cette image et l’affinera pour obtenir son style personnel. La vie de Jean-Gabriel Domergue est rythmée par les fêtes mondaines à Paris et à Cannes, dans sa villa Fiesole, dans lesquelles il rencontre actrices, danseuses, célébrités et grands noms. C’est ce qui permet à l’artiste de tisser son réseau et d’entretenir son éventail de modèles. Si la peinture de Jean-Gabriel Domergue est classique dans les années 1910, elle trouve son identité avec le temps. C’est à partir de 1920 qu’il connaît ses meilleures années : l’artiste est sollicité par la mode comme créateur de modèles, par la publicité, pour des affiches, l’organisation de fêtes, la décoration, puis ses fameux portraits, dans lesquels il se spécialise rapidement.

Jean-Gabriel Domergue, la Parisienne

Jean-Gabriel Domergue estime avoir inventé la pin-up et crée la première en 1912. Seulement, c’est à partir des années 1920 que ses portraits de femmes deviendront « la Parisienne ». Les femmes sont représentées dans leurs plus beaux effets, puis nues, ou bien dénudées ou vêtues seulement d’accessoires. Les Parisiennes de Jean-Gabriel Domergue affichent un air rêveur, des silhouettes élancées, de longs cous, des mensurations idéalisées. Des atours au cadre, tout est fastueux, exagéré, pétillant, mais ce sont dans ces portraits que les femmes se retrouvent. D’aucuns disent qu’il mettait en lumière leurs qualités, et d’autres qu’il satisfaisait le désir des femmes qui ne trouvaient leur portrait réussi que lorsqu’il représentait ce qu’elles souhaitaient être. Jean-Gabriel Domergue illustre la Belle Époque du Tout Paris dans des peintures avec finesse et élégance, si bien qu’il crée à cette époque un nouvel idéal féminin, un canon de beauté loin des standards, mais auquel les femmes aspirent volontiers. C’est dans les années 1930 que le style de l’artiste est à son apogée, au même titre que sa renommée.

La cote des œuvres de Jean-Gabriel Domergue

Détenteur du prix de Rome, créateur de mode, affichiste pour la première édition du Festival de Cannes, membre de l’Institut de France, conservateur du musée Jacquemart-André de 1955 à 1962, officier de la Légion d’honneur… La carrière artistique de Jean-Gabriel Domergue est couronnée d’un succès qui marque la France à tout jamais, avec pas moins de 3000 portraits peints. Les œuvres de Jean-Gabriel Domergue sont particulièrement bien cotées. Ses lithographies sont estimées en moyenne entre 15 et 15 000 €. Une affiche de L’Hiver à Monte-Carlo de 1937, qui était évaluée entre 5700 et 8000 €, a été adjugée 25 700 € en 2010. Ses dessins, aquarelles et gouaches sont estimés entre 100 et 183 000 €. Quant aux peintures de Jean-Gabriel Domergue, les prix vont de 1500 à 105 000 €, bien que son tableau Les danseuses de French Cancan, estimé entre 103 000 et 155 000 €, s’est vendu 170 000 € en 2008. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Jean-Gabriel Domergue et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Jean-Gabriel Domergue en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Jean-Gabriel Domergue – La Loge, huile sur toile, 96 x 130 cm

Reconnaître la signature de Jean-Gabriel Domergue

Pour authentifier une œuvre de ce maître de l’élégance parisienne, il est essentiel de savoir repérer les caractéristiques de sa signature. Jean‑Gabriel Domergue signe la plupart de ses toiles, gouaches ou dessins de son nom complet « Jean Gabriel Domergue », généralement écrit en lettres manuscrites, souvent placée en bas à droite ou parfois en bas à gauche de la composition. Par exemple, une huile sur toile intitulée Élégante sur fond vert porte la mention « jean gabriel Domergue » en bas à gauche. La signature est souvent sans tiret ou sans majuscule accentuée entre Jean et Gabriel, et peut apparaître en minuscules ou avec une majuscule pour «Jean» et «Gabriel». Le style d’écriture reste fluide, cursif, parfois légèrement incliné vers la droite. À l’arrière de l’œuvre, sont fréquemment ajoutés un titre, une date ou un numéro de série, mentionnés au dos ou sur le châssis (ex. : dans certains cas «numéro 18» figure au dos). Un détail important : sur les estampes ou lithographies de Domergue, la signature peut être imprimée ou accompagnée d’un cachet, ce qui la distingue des originaux peints. À ce titre, une signature manuscrite, visible dans la matière de la peinture (empâtements, reliefs) reste un élément déterminant. Sur Estimon’Objet, nos experts vous accompagnent pour vérifier la signature, l’emplacement, la technique d’application (coulures, reliefs, intégration à la composition) et vous aider à distinguer entre œuvre originale et reproduction.

Signature Jean Gabriel Domergue
Expertise signature Jean Gabriel Domergue

En lien avec Jean-Gabriel Domergue

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Estimation gratuite Annette Messager

Annette Messager

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Estimation et cote de l'artiste Annette Messager

Annette Messager (1943-) est une artiste française protéiforme née à Berck le 30 novembre 1943. Elle est à la fois peintre, artiste visuelle, textile et d’installation, sculptrice, photographe et surtout plasticienne. Ses œuvres abordent des thèmes comme la féminité et l’enfance et s’articulent autour de la psychanalyse dans un registre sombre et puissant.

Estimation gratuite Annette Messager

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Annette Messager, les premières influences

Annette Messager grandit à proximité d’un sanatorium, où elle voit défiler des malades. Bien que ses parents soient athées, la jeune fille y décèle une forme de dévotion populaire qui influencera plus tard son travail. Attirée par l’art depuis son plus jeune âge en raison d’un parent architecte, Annette Messager s’intéresse à la peinture et la photographie. Elle intègre en 1962 l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris mais interrompt ses études la veille de mai 1968 pour se concentrer sur des accumulations de photographies, d’articles et de coupures de presse, ingrédients essentiels à ses premières Collections.
En 1969, Annette Messager expose à la galerie Durand et au musée d’Art moderne de Paris ses premières gravures et installations. L’année suivante, elle épouse l’artiste contemporain Christian Boltanski (1944-2021). En 1971, la galerie Germain lui commande Les Pensionnaires, une œuvre en laine et tissu de moineaux empaillés vêtus de tricots. Cette réalisation est un événement important pour Annette Messager, puisqu’elle décide grâce à lui de se consacrer intégralement à l’art. S’ensuivent alors deux expositions, en 1973 à la galerie de Munich puis en 1974 à l’ARC, où l’artiste propose au public sa première série.

Annette Messager, des collections aux matériaux pauvres

Les collections sont une constante dans les travaux et la vie de l’artiste Annette Messager. Influencée par le surréalisme, elle accumule des objets du quotidien et des matériaux pauvres comme des crayons, du tissu, des peluches, des poupées, des filets ou du plastique, qu’elle collecte et transforme. Ses travaux font référence à l’art populaire, aux fantaisies, à l’enfance, à l’intimité. À la manière de Louise Bourgeois (1911-2010), la psychanalyse prend une place importante dans l’œuvre d’Annette Messager, permettant à l’artiste d’aborder des sujets sans tabous, et surtout de manière crue, loin des conventions de l’académisme.
C’est son père qui lui fait découvrir l’art religieux ainsi que l’art brut de Jean Dubuffet (1901-1985) lors d’une exposition de 1967. Depuis, Annette Messager met en scène l’art du quotidien et de la vie, principalement par séries et collections. D’abord dans des alignements d’objets de petite taille, puis progressivement avec des œuvres de plus en plus massives et des installations qui prennent parfois toute une salle. Dans les années 1980, Annette Messager continue d’employer les matériaux pauvres et leur offre une nouvelle place dans l’art contemporain. Ils servent à parler de l’enfance et des peurs, mais également à aborder le corps, l’intimité et la féminité.

Annette Messager, le rapport au corps

Que ce soit en engageant le corps des autres, celui du spectateur ou le sien, Annette Messager « truque le réel » comme elle aime le dire et joue avec le corps pour s’exprimer. Créatures mythiques et hybrides, corps fragmentés, poupées, photographies de nus, photomontages, gros plans de diverses parties du corps… Ce dernier est omniprésent dans ses œuvres, parfois même de manière symbolique. Le traversin est le corps endormi tandis que la marionnette de bois est l’humain disloqué comme métaphore des défauts de l’humanité.
La féminité aussi est un thème particulièrement abordé dans l’œuvre d’Annette Messager, qu’il s’agisse de la place des femmes dans la société, des standards de beauté qu’elles s’imposent, des idées reçues, de la sexualité, du féminisme ou encore de la maternité, comme en témoigne son œuvre Les Enfants aux yeux rayés (1971-1972) qui a créé la controverse. Si Annette Messager ne s’affirme pas comme féministe en dépit de la féminité et des sujets comme la lutte des femmes dans ses travaux, c’est parce qu’elle mélange dans ses collections des contradictions : son amour et son mépris pour les hommes, ses jalousies et sa solidarité envers les femmes. Le but pour Annette Messager est de tricher avec soi-même et de se sentir à l’aise dans cette ambiguïté.

La cote des œuvres d'Annette Messager

Artiste plasticienne reconnue dans le monde entier, Annette Messager expose partout ses séries et collections, pour lesquelles elle a été décorée et récompensée. Son art interroge, stimule, inquiète ou gêne, mais il rend toujours curieux par ce qu’il a à raconter. Les œuvres d’Annette Messager, qu’il s’agisse de photographies, de dessins, de peintures, de sculptures ou de bricolages, sont toujours très bien cotées.
Ses dessins sont estimés entre 800 et 10 000 €, bien qu’ils dépassent le prix évalué puisque les deux dessins de 1976 au crayon de couleur, Le Bonheur illustré, sont adjugés 1116 € pour l’un et 1364 € pour l’autre malgré une estimation entre 800 et 100 € pour les deux. Ses peintures et mixed media oscillent entre 1000 et 100 000 €, tandis que ses photographies peuvent se vendre entre 500 et 25 000 €. Mais ce sont surtout les installations d’Annette Messager qui ont du succès, estimées entre 3000 et 150 000 €. Son œuvre Mes vœux (1988-1990), estimée entre 100 000 et 150 000 €, est vendue 235 000 € en 2010.

Faites estimer une œuvre d'Annette Messager

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(Illus.) Annette Messager Wikipedia

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Estimation gratuite Louis Abel-Truchet

Louis Abel-Truchet

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Estimation et cote de l'artiste Louis Abel-Truchet

Louis Abel-Truchet (1857-1918) est un peintre, graveur et affichiste français né à Versailles le 29 décembre 1857. Connu pour ses scènes de genre, ses paysages post-impressionnistes et ses illustrations satiriques dans la presse, il laisse notamment en héritage des toiles de la vie parisienne dépeignant la Belle Époque.

Estimation gratuite Louis Abel-Truchet

Prix des œuvres de Louis Abel-Truchet

  • Peinture – entre 800 € et plus de 120 000 €

  • Dessin, aquarelle, encre sur papier – entre 150 € et 8 000 €.

  • Estampe, lithographie, multiple – entre 60 € et 4 000 €.

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Louis Abel-Truchet, la vie parisienne

Issu d’un milieu modeste, Louis Abel-Truchet baigne dans l’ambiance artistique de la capitale française. Il intègre l’Académie Julian de Paris et étudie auprès du peintre et graveur François Jean Baptiste Benjamin Constant (1845-1902), ainsi que du peintre Jules Joseph Lefebvre (1834-1912). La notoriété ne tarde pas à le trouver puisqu’il commence à exposer à partir de 1891 dans plusieurs salons, notamment au Salon d’Automne. Quelques années plus tard, il expose au Salon des Artistes Français et au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, dont il devient membre sociétaire dès 1910. Après avoir survolé le pointillisme, Louis Abel-Truchet se spécialise dans les scènes de genre, les paysages, et surtout la vie parisienne de la fin du XIXe et début du XXe siècle. Sous son pinceau, Paris s’illustre souvent de nuit, lumineuse et animée, ou bien de jour, sous la pluie ou au soleil. Louis Abel-Truchet aime peindre les parisiens dans des scènes de rue, les passants qui se baladent sur les boulevards, ou bien les événements de la ville en effervescence, tels que les cirques, les fêtes foraines, les bals ou bien les café-concerts. L’artiste est considéré, au même titre que Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), comme un représentant de la vie parisienne. On dit de lui qu’il est un peintre de la vie.

Louis Abel-Truchet, gravures, caricatures et dessins humoristiques

La peinture de paysages et de la vie urbaine, bien qu’il ait aussi brossé des villes comme Sienne, Marseille ou encore Venise, ne sont pas les seules spécialités de Louis Abel-Truchet. Aquarelliste et graveur, l’artiste réalise l’affiche La Lune à un mètre pour l’Exposition Universelle de 1900. Il expose aussi, en 1903, des gravures colorées à la Société des Peintres Lithographes. L’année suivante, La Revue de l’Art Ancien et Moderne publie Le Café de Paris, une gravure satirique de son amour pour la vie à Montmartre. Son expérience de peintre et d’affichiste ainsi que son goût prononcé pour l’humour l’amènent à dessiner pour des journaux satiriques. Il y réalise des illustrations antimilitaristes ainsi que des lithographies de caricatures. En 1907, il rejoint Louis Vallet (1856-1940) dans le comité organisateur de la Société des dessinateurs humoristes, qui expose et publie des dessins satiriques. Très impliqué dans la vie montmartroise, Louis Abel-Truchet peint, grave et décore les murs, les planches et les différents lieux du quartier.

Louis Abel-Truchet, peintre de guerre

Louis Abel-Truchet s’engage volontairement lors de la Première Guerre mondiale pour combattre. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1911 puis, en 1914, devient lieutenant territorial au 1er régiment du génie de l’armée. Il est sollicité comme artiste peintre au poste d’adjoint de la section de camouflage pour en diriger l’atelier. La guerre est une source d’inspiration pour les caricatures de l’artiste, lesquelles sont publiées dans Le Petit Journal. Toutefois, l’artiste est gravement blessé sur le front et décède des suites d’une blessure en 1918, au cours des derniers mois.

La cote des œuvres de Louis Abel-Truchet

La femme de Louis Abel-Truchet, Julia Abel-Truchet (1862-1935), reprend les pinceaux son mari après sa mort. Mais le peintre et caricaturiste français laisse derrière lui de nombreuses œuvres personnelles et commandes bien cotées, comme des toiles, principalement des huiles, des estampes, des dessins et des affiches. De ses représentations de la Belle Époque parisienne à ses paysages et natures mortes post-impressionnistes, sans oublier ses lithographies satiriques, l’œuvre de Louis Abel-Truchet est complète. Ses estampes sont estimées entre 50 et 3000 €. La lithographie en couleurs Jardin Luxembourg de 1895, estimée entre 570 et 800 €, est adjugée en 2007 à 820 €. Ses dessins, quant à eux, oscillent entre 150 et 7500 €. Les peintures de Louis Abel-Truchet, toutefois, ont un prix estimé entre 200 et 200 000 €. À titre d’exemple, le tableau Deux dames se promenant sur une place parisienne de 1899, qui était estimé entre 4100 et 6200 €, a été vendu 24 400 € en 2007. En 2020, la toile le Bal des Quat’z’Arts (vers 1903) a été acquise pour 59 408 €. La cote des œuvres de Louis Abel-Truchet s’inscrit donc dans une courbe positive.

Faites estimer une œuvre de Louis Abel-Truchet

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(Illus.) Louis Abel-Truchet – Sur les Boulevards (1895), huile sur toile

Reconnaître la signature de Louis Abel-Truchet

Savoir reconnaître la signature de Louis Abel-Truchet est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre post-impressionniste, célèbre pour ses scènes parisiennes, ses paysages de Montmartre ou ses vues de la Côte d’Azur. L’artiste signait la plupart de ses toiles et aquarelles du simple nom « Abel Truchet », en lettres cursives ou légèrement inclinées, généralement placé dans l’angle inférieur droit de la composition. Sur certaines œuvres datées de la Belle Époque, comme Le Moulin Rouge ou La Porte Saint-Denis, la signature est apposée à la peinture brun-rouge ou noire, en harmonie avec les tons chauds de la palette. Plus rarement, on trouve la mention complète « L. Abel-Truchet », notamment sur ses paysages ou études de plein air. Ses dessins et lithographies sont souvent signés au crayon, avec une écriture fine et régulière. En raison du nombre d’œuvres d’atelier et d’attributions anciennes circulant sur le marché, il est recommandé de faire vérifier la signature d’un Abel-Truchet par un expert qualifié. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Abel Truchet, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une aquarelle ou d’un dessin.

Expertise signature Louis Abel-Truchet
Signature Louis Abel-Truchet

En lien avec Louis Abel-Truchet

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Estimation gratuite André Devambez

André Devambez

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Estimation et cote de l'artiste André Devambez

André Devambez (1867-1944), de son nom complet André Victor Édouard Devambez, est un peintre, graveur et illustrateur français né le 26 mai 1867 à Paris. Chevalier d’honneur et détenteur du grand prix de Rome en peinture de 1890, sa notoriété s’est bâtie sur des peintures représentant la vie moderne fourmillante de vie, ainsi que sur des illustrations qui puisent autant dans le réel que le monde onirique.

Estimation gratuite André Devambez

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André Devambez, une histoire familiale

Fils du célèbre graveur, imprimeur et éditeur Édouard Devambez (1844-1923), André Devambez gravite très tôt dans un univers artistique. En aidant son père à l’atelier de la Maison Devambez, dont celui-ci est le fondateur, le jeune garçon sait déjà qu’il veut être artiste. Au sein de la manufacture qui connaît un véritable succès, ils réalisent des menus, des papiers à lettres, des publicités et des impressions artistiques en tous genres. André Devambez se montre rapidement doué pour le dessin et décide alors de se former à l’École des Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Benjamin Constant (1845-1902), puis à l’Académie Julian auprès de Gabriel Guay (1848-1923) et Jules Lefebvre (1834-1912).
En 1889, André Devambez expose au Salon des artistes français et décroche une médaille de 2e classe. Deux ans plus tard, il en devient membre du jury et obtient, la même année, le grand prix de Rome en peinture qui lui permet d’étudier durant quatre ans à la Villa Médicis. Cette place lui donne accès à des commandes officielles qui contribuent davantage à sa notoriété. Sur place, Devambez rencontre Adolphe Déchenaud (1868-1926), avec lequel il se lie d’amitié et dont il brosse le portrait. En 1911, l’artiste est fait chevalier de la Légion d’Honneur et réalise de nombreuses illustrations légères pour la presse, notamment L’Illustration, Le Figaro ou Le Rire.

André Devambez, des influences modernes

 

Sur les tableaux d’André Devambez, qui représentent principalement des scènes de la vie moderne, la vue plongeante caractéristique de son travail met en valeur des événements ou des lieux, dans lesquels grouille la foule. Les plans originaux de l’artiste sont inspirés du cinéma, de la photographie aérienne et de la bande dessinée. Quant à ses sujets de prédilection, l’artiste est attiré par l’histoire et le fantastique, qu’il fait parfois cohabiter, mais également la modernisation de la société. Les nouvelles inventions de son temps, comme l’avion, le métro ou l’aéroplane, qui deviennent des Dirigeablobus dans son imaginaire. Dans ses illustrations, c’est l’homme qui est un géant se dressant au-dessus de la foule et des bâtiments. Quel que soit son sujet, André Devambez se joue des contrastes entre l’immensité du cadre et les minuscules sujets qui fourmillent.
Les vues vertigineuses de André Devambez, quand elles ne concernent pas les paysages urbains et les inventions modernes, sont la plupart du temps chargées d’histoire. Le tableau Exposition de 1937, Vue de la Tour Eiffel exécuté en 1937 représente les dizaines de millions de visiteurs qui arpentent l’esplanade jusqu’au Trocadéro, au centre de deux pays en conflit, entre l’Allemagne nazie et l’Union Soviétique.

André Devambez, après la guerre

En 1914, alors qu’il est âgé de 47 ans, André Devambez est mobilisé. Il s’engage un mois après comme volontaire mais est gravement blessé en 1915 par les d’éclats d’obus qui laissent à l’artiste des séquelles à vie. Après un an de soins, il demeure affaibli et impotent, ne pouvant plus peindre que des petits formats. Puis, dans les années 1920, alors qu’il récupère ses capacités, André Devambez peint un grand triptyque qui illustre de façon poignante les horreurs de la guerre, mais aussi la douleur.
Des années durant, la guerre inspire énormément André Devambez. Il continue à illustrer des revues en parallèle puis devient enseignant à l’École des Beaux-Arts avant d’être élu membre de l’Institut en 1929, puis peintre officiel du Ministère de l’Air en 1934.

La cote des œuvres d'André Devambez

André Devambez a réalisé de nombreuses peintures mais également beaucoup de dessins et de gravures, incluant douze eaux-fortes en 1915 qui traitent de la Première Guerre mondiale. L’artiste a également écrit et illustré des livres, notamment pour enfants, et illustré des ouvrages célèbres.
Les lithographies et eaux-fortes d’André Devambez sont évaluées entre 10 et 2300 €. Ses dessins, estimés entre 150 et 8000 €, sont principalement des scènes de vie, des portraits ou bien des histoires oniriques qui illustrent les récits pour enfants. La fête des fées de 1921, estimé entre 6000 et 8000 €, a été vendu 9850 € en 2008. Quant aux peintures d’André Devambez, il faut compter entre 50 et 20 000 € pour une toile. Le tableau Le laboureur, estimé entre 6200 et 8200 €, a été adjugé 17 000 € en 2005.

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(Illus.) André Devambez – L’Escorte du président Wilson, place Saint-Augustin (1918), huile sur toile

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Estimation Paul Colin

Paul Colin

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Estimation et cote de Paul Colin (1892-1985), artiste français

Paul Colin (1892-1985), né à Nancy le 27 juin 1892, est un artiste peintre, dessinateur, scénographe et costumier, mais également l’un des affichistes lithographes français les plus remarquables de son temps. Il révolutionne la communication visuelle à travers des affiches créatives, d’abord dans un style Art Déco puis plus personnel, qui traduisent son affection pour les grandes causes nationales à caractère humaniste.

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Paul Colin, enfant de l'effervescence créatrice

Paul Colin grandit à Nancy, ville au cœur de l’Art nouveau animée d’une effervescence créatrice. Très vite, le garçon se destine à l’art. En devenant apprenti dans une imprimerie en 1907, Colin découvre une part importante de ce qui constituera sa carrière à venir. En 1910, il intègre l’École des beaux-arts de Nancy et devient l’élève d’Eugène Vallin (1856-1922) et Victor Prouvé (1858-1943). Suite à la Première Guerre mondiale où il est blessé et démobilisé, Paul Colin explore de nouvelles techniques de reproduction à travers la sérigraphie et l’héliogravure, et devient ainsi le chef de file de l’école moderne de l’affiche lithographiée. Le jeune homme retrouve plus tard à Paris un ancien compagnon de guerre, André Daven (1899-1981), lequel est directeur adjoint du Théâtre des Champs-Élysées. En découvrant le travail de son ami Paul Colin, il propose de le nommer décorateur et affichiste de ce même théâtre. L’artiste accepte et, dès 1925, se fait connaître en réalisant l’affiche pour la Revue nègre, qui contribue dans la foulée à lancer la carrière de Joséphine Baker (1906-1975), vedette de la troupe.

Paul Colin, l'affichiste à la mode

Dès lors, Paul Colin devient l’affichiste le plus en vogue de la capitale française. Durant quarante ans, l’artiste habille les murs de Paris d’affiches qui annoncent les événements mondains et artistiques, qu’il s’agisse de spectacles, de bals, de galas ou de fêtes. Une affiche suffit à rendre une occasion populaire. Mais Paul Colin réalise aussi des affiches publicitaires, est demandé par les célébrités, dresse des portraits-affiches, emploie l’humour et s’illustre dans d’autres domaines, comme la création de décors et de costumes pour la scène théâtrale. Paul Colin séduit la population sans distinctions, si bien que l’École Paul Colin, fondée et dirigée par l’artiste en 1926, attire près de quatre-mille élèves du monde entier pendant quarante ans. Grâce à lui, des élèves comme Ruth Bess (1914-2015) et Bernard Villemot (1911-1989) sont devenus des artistes reconnus. En 1929, Paul Colin devient membre de la nouvelle Union des artistes modernes. Son style, qui était défini comme Art déco en raison de la géométrie et du dépouillement, devient plus personnel avec le temps, voire engagé.

Paul Colin, des images indélébiles de l'Histoire

En 1939, Paul Colin réalise l’affiche Paris ne doit pas être le Madrid de demain et prend parti pour le camp républicain dans la Guerre d’Espagne. C’est la première affiche politique de l’artiste, mais certainement pas la dernière, puisqu’il crée en 1940 Silence, l’ennemi… guette vos confidences pour avertir la population du danger de la cinquième colonne. Mais pendant l’occupation allemande, Colin préfère ne pas s’engager politiquement et réalise surtout des peintures traditionnelles entre une poignée d’affiches humanitaires.
Toutefois, en 1944, son affiche Marianne aux stigmates qui symbolique la République en ruines et Paris meurtrie mais toujours debout, est sur le point d’entrer dans l’histoire de France. Lors de la Libération, elle est placardée sur les murs des villes de France, bientôt suivie de l’affiche Hommage aux libérateurs de Paris la même année. En 1946, Paul Colin réalise Varsovie accuse en deux formats : une affiche et un carton d’invitation à l’exposition éponyme en hommage à la ville détruite par les allemands, mais désormais en paix.

La cote des œuvres de Paul Colin

Paul Colin aura consacré sa vie à la communication visuelle, qu’elle soit au travers de plus de 1400 affiches, ou de plus de 700 décors et costumes de théâtre. Au crépuscule de sa vie, il réalise également des sculptures polychromes. Son style unique et résolument créatif ainsi que son parti pris politique l’ont inscrit au panthéon des plus grands artistes de son temps. Il marque à jamais l’histoire de l’art et de la France. Bien qu’elles soient la majeure partie du temps imprimées en de nombreux exemplaires, certaines affiches de Paul Colin se font rares. Elles sont estimées entre 50 et 15 000 €, bien que certaines estimations aient une moyenne plus haute, comme l’illustration Le Tumulte noir de 1927, évaluée entre 10 000 et 15 000 €. Ses tableaux, quant à eux, sont estimés entre 300 et 2000 €, principalement des huiles sur toile ou panneau. Ses dessins, comme des gouaches sur papier, oscillent entre 100 et 500 €.
(Illus.) Paul Colin- La Libération (1944), affiche

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