Estimation gratuite Paul-Émile Brandt

Paul-Émile Brandt

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Estimation et cote de l'artiste Paul-Émile Brandt

Paul-Émile Brandt voit le jour en 1883 à la Chaux-de-Fonds, cité suisse spécialisée dans l’horlogerie. Il descend lui-même d’une lignée d’horlogers et reçoit de ce fait une formation artistique et technique rigoureuse. Il étudie la gravure et le travail des métaux à l’École des Arts Appliqués de la Chaux-de-Fonds. Il y travaille sous l’égide de Charles l’Eplattenier, un peintre très engagé dans la promotion de l’Art nouveau suisse. C’est également durant cette phase de formation qu’il sympathise avec Charles-Édouard Jeanneret, plus connu sous son pseudonyme : Le Corbusier. Paul-Émile Brandt se forme par la suite à l’École des Beaux-Arts de Paris, où il développe  d’autres compétences, en particulier la sculpture et la gravure de pierres dures et de camées. Il a par la suite beaucoup recours à cette dernière technique dans le cadre de ses productions joaillières.  

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Paul-Émile Brandt : son histoire

 

En 1906, Brandt est un artiste complet, et le musée des Arts Décoratifs acquiert déjà certaines de ses pièces lors de l’exposition annuelle de la Société des Artistes Français à laquelle il participe. Mais il dépose uniquement son poinçon d’orfèvre en 1912. Dès lors, il loge et tient boutique rue des Saints-Pères, à proximité de l’École des Beaux-Arts. Paul-Émile Brandt est médaillé d’or en 1923 de la Société des Artistes Français, et reconnu par ses pairs pour sa personnalité stylistique forte. Il refuse cependant d’adhérer à l’Union des Artistes Modernes, en dépit de son style Art Déco très affirmé et novateur. Cela ne l’a pas empêché de produire des pièces d’une grande qualité, et d’atteindre une réputation internationale. Il est par exemple exposé au sein de la galerie parisienne d’Edgar Brandt, un ferronnier d’art alors réputé, qui avait ouvert une succursale à New York. Un tournant s’amorce en 1936 : Brandt se consacre à la production de médailles religieuses, jusqu’à son décès en 1952.

Paul-Émile Brandt : de l’Art Nouveau végétal à l’Art Déco géométrique

Dans les publications liées au Salon des Artistes français de 1907, Brandt est évoqué comme un « disciple habile de M. Lalique ». Tout comme ce dernier, le joaillier est un représentant de l’Art nouveau, un style qu’il a rencontré durant sa formation parisienne, ainsi qu’à La-Chaux-de-Fonds, berceau du Style Sapin, nom de l’Art nouveau suisse. Brandt aime particulièrement les abeilles, qui sont l’emblème de La-Chaux-de-Fonds, et qu’il met souvent en scène affrontées, tel un motif héraldique. La ligne courbe et végétale de l’Art nouveau s’épanouit dans les productions du joaillier. Paul-Émile Brandt sait cependant faire évoluer sa palette stylistique en suivant les modes. Il propose ainsi, vers 1920, quelques pièces davantage inspirées de l’égyptomanie, consécutive aux découvertes d’Howard Carter. 

 

Un véritable tournant s’opère en 1925 : il présente, à l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, de nouveaux bijoux. Ceux-ci sont marqués par un style alors novateur : l’Art Déco. Ses pièces, en argent ou en platine, s’enrichissent d’une riche palette de couleurs, obtenues grâce aux laques polychromes de couleurs vives ou aux incrustations de malachite et de lapis-lazuli. Paul-Émile Brandt sait marier subtilement ces couleurs à la laque « coquille d’œuf », une technique traditionnelle japonaise nouvellement importée en Europe, qui consiste à inclure dans la couche de laque fraîche des fragments de coquille. L’agencement de ces laques et des couleurs vives crée des motifs stylisés, abstraits et géométriques (rayures, diagonales, zigzags, triangles, et cercles en particulier), dans le plus pur style Art Déco. Ce style s’épanouit sur des bijoux tels des clips, broches, bracelets et plus encore sur de petits objets tels les étuis à cartes, minaudières, poudriers ou étuis à cigarettes. 

 

Brandt conserve son goût pour la multiplicité des techniques, notamment la pierre gravée. Il continue d’orner certaines pièces de pierres de lune, agates ou cristaux de roche gravés. Il poursuit aussi son travail d’émaillage sur des minaudières, telles que celle conservée au musée d’Orsay. On y voit s’épanouir un décor figuratif rare dans son œuvre Art Déco. Le joaillier a également pour particularité de classer ses bijoux en catégories (ville, du soir, et sport) afin de s’adapter à la vie trépidante de la femme moderne. Un dernier tournant stylistique s’amorce enfin en 1936, après sa dernière exposition : Brandt se consacre dès lors aux médailles de baptême, frappées notamment chez Arthus Bertrand.

Quelle est la cote de Paul-Émile Brandt ?

Si différentes productions se sont succédé dans la carrière de Paul-Émile Brandt, la plus abondante sur le marché de l’art est probablement celle des petits objets laqués de la période Art Déco, en particulier les étuis à cigarettes. Par exemple, un étui s’est vendu 10 000 euros en 2014, loin devant l’estimation à 3 000 euros qui en avait été faite. Les prix grimpent jusqu’à 37 500 euros pour un étui à cigarettes adjugé en 2020, encore une fois bien au-dessus de l’estimation prévue. La provenance d’une pièce peut encore faire monter les enchères. Un étui à cigarettes réalisé en 1929 et détenu par Andy Warhol s’est vendu 40 000 euros en 2012. Quant aux médailles de Brandt, produites de manière plus sérielle, elles s’écoulent à des prix moindres, souvent inférieurs à 1 000 euros.

En lien avec Paul-Émile Brandt

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Estimation gratuite Georges Lenfant

Georges Lenfant

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Estimation et cote de l'artiste Georges Lenfant

Chaîniste, Georges Lenfant exerçait avec une maestria proche de la perfection un métier spécialisé dans l’art de la chaîne, aujourd’hui presque disparu. Ce nom méconnu de la joaillerie et de la bijouterie française du XXème siècle a exercé à Paris non pas en tant que vendeur mais pour les plus grandes maisons de son temps.

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L’atelier Lenfant, deux générations d’orfèvres

Georges Lenfant est issu d’un milieu d’orfèvres. Il fait ses études à Paris et à l’étranger où il effectue divers apprentissages. De retour en France, il crée son entreprise à Paris au début du XXème siècle. L’atelier Lenfant voit le jour au 47 rue des Petits Champs, en bordure du Ier et du IIème arrondissement de Paris, à deux pas de l’atelier des frères Jean et Robert Rubel qui travaillent pour Van Cleef & Arpels, et non loin de la place Vendôme et de la rue de la Paix qui accueillent désormais les plus grands noms de la haute joaillerie française. Une édition de la Revue de la Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie datée de 1901 indique que G. Lenfant y était déjà installé. Mais ce n’est qu’en 1909 que l’atelier Lenfant fait enregistrer officiellement sa marque distinctive de fabrication : un poinçon « G L ». Il est possible que ce soit le succès de ses pièces qui ait décidé l’artiste à les signer.

L’arrivée de Jacques Lenfant

En 1915, alors qu’il n’a que onze ans, Jacques Lenfant (1904-1994) rejoint l’atelier de son père et apprend à travailler à ses côtés. Comme ce dernier, il entreprend des études à l’étranger, notamment en Allemagne et en Autriche. Il collabore avec son père et de nombreuses grandes maisons pour créer des pièces d’exception, et réalise notamment un travail important sur des pièces optico-cinétiques. Ce sont des pièces qui s’intéressent à l’illusion et au mouvement. Plus tard, il transmet son savoir-faire en enseignant à la chambre syndicale de la Joaillerie, Bijouterie et Orfèvrerie qui lui commande également un livre, Le Livre de la chaîne, publié à titre posthume en 1996. Il est également à l’origine du Prix National Jacques Lenfant qui récompense chaque année le plus haut niveau de savoir-faire et de technicité dans la réalisation d’une pièce complète de joaillerie et d’orfèvrerie par les élèves en formation dans un établissement français. Suite à la mort de Jacques Lenfant, fils de Georges Lenfant, l’atelier est racheté par Benjamin Leneman en 1998, qui en est l’actuel propriétaire. Il le renomme atelier Bouder et s’installe au 5 rue Marguerite de Rochechouart dans le IXème arrondissement de Paris où il travaille encore aujourd’hui.

L’atelier Lenfant, un mode de travail

Georges Lenfant a créé un atelier indépendant qui travaille pour les plus grandes maisons de joailliers et bijoutiers, notamment avec Cartier, FRED, Boucheron, Tiffany & co et de nombreuses maisons de la place Vendôme et de la rue de la Paix. Georges Lenfant a aussi travaillé pour la famille Sandoz. Il a repris l’atelier de Verger Frères après la Seconde Guerre mondiale. Les plus célèbres associations de l’atelier Lenfant ont été réalisées avec la maison Hermès, à l’occasion de la création du bracelet ancre et avec Constantin Vacheron pour la fabrication de montres. Travailler comme indépendant dans son propre atelier en lien avec de grandes maisons se faisait alors encore beaucoup au début du XXème siècle. De nos jours, les grandes maisons existent le plus souvent au sein de grands groupes tels que LVMH ou Richemont qui regroupent de nombreux talents et savoir-faire artisanaux. Ces groupes ont ainsi à leur disposition l’intégralité des lignes de production : de la conception à la vente en passant par la création et la communication. 



L’atelier Lenfant, un savoir-faire

Georges Lenfant a créé tout au long de sa carrière une grande variété de bijoux : bracelets, bagues, colliers et parures, où l’or est très travaillé.  Ces pièces sont parfois ornées de pierres précieuses comme les traditionnels diamants, rubis, saphirs et émeraudes que l’on retrouve dans le travail de la haute joaillerie française. Ces bijoux sont connus pour être raffinés. Il crée plus particulièrement les chaînes et les mailles avec un très important travail d’orfèvrerie. Il invente des variations dans son travail du métal à partir d’une myriade de motifs, de formes et de textures. Il accorde une véritable importance à l’effet de tissage, et aux motifs circulaires et torsadés. La collaboration avec Hermès a donné une version du bracelet ancre avec un travail particulièrement fin de l’or par Lenfant. Les diamants sont utilisés pour accentuer la préciosité et la délicatesse des bijoux. Il travaille également beaucoup la couleur et les nuances de l’or.

L’atelier Lenfant et le marché de l’art

La cote de l’atelier Lenfant a monté ces dernières années et leurs pièces sont désormais très recherchées. L’atelier est particulièrement apprécié des collectionneurs comme des amateurs. Le poinçon du maître est aujourd’hui aussi important et parfois plus encore que celui de la maison qui l’a vendu originellement. Ainsi, le bracelet Chaîne d’ancre de la maison Hermès, qui se vend pour plusieurs centaines d’euros dans le commerce, a atteint 22 000 euros pour une pièce signée Georges Lenfant au printemps 2022. Les pièces signées par son fils sont également prisées avec des adjudications de bracelets à plus de 17 000 euros pour des pièces optico-cinétiques. L’un de prix record est une collaboration avec Rolex pour une montre qui a été adjugée à presque 55 000 euros.

En lien avec Georges Lenfant

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Estimation gratuite Jan Brueghel l’Ancien

Jan Brueghel l’Ancien

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Jan Brueghel l’Ancien : estimation, cote et valeur de ses œuvres

Vous possédez un tableau, un dessin ou une œuvre attribuée à Jan Brueghel l’Ancien et souhaitez connaître sa valeur ? Peintre flamand majeur de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle, l’artiste est particulièrement recherché pour ses paysages, ses scènes de paradis, ses allégories et ses somptueuses natures mortes florales.

La valeur d’une œuvre de Jan Brueghel l’Ancien varie considérablement selon son degré d’attribution, son sujet, sa technique, son support, son état de conservation et sa provenance. Les œuvres autographes peuvent atteindre plusieurs millions d’euros, tandis que les créations d’atelier, de cercle ou réalisées d’après l’artiste se négocient à des niveaux très différents. Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, en tenant compte des particularités du marché des maîtres anciens.

Estimation gratuite Jan Brueghel l’Ancien

Prix des oeuvres de Jan Brueghel l'ancien

  • Paysages, scènes de paradis et allégories : de 20 000 € à plus de 8 000 000 €

  • Natures mortes florales : de 50 000 € à plus de 4 000 000 €

  • Dessins et études préparatoires : de 1 000 € à plus de 300 000 €

L’estimation d’une œuvre de Jan Brueghel l’Ancien commence par l’étude de son attribution. L’expert examine la composition, la finesse du dessin, le traitement de la végétation, la précision des personnages et des animaux ainsi que la construction de la profondeur. La technique et le support sont également déterminants : l’artiste a notamment travaillé sur panneau de bois et sur cuivre, un support particulièrement adapté à sa peinture minutieuse. La présence d’une signature ou d’une date constitue un indice important, mais elle ne suffit jamais à confirmer seule l’authenticité d’une œuvre.

La provenance, les anciennes étiquettes, les publications, les expositions et les éventuels avis de spécialistes contribuent ensuite à établir la valeur du tableau ou du dessin. L’état de conservation doit aussi être étudié avec attention, car les repeints, les restaurations anciennes, les soulèvements de matière ou les altérations du support peuvent avoir une incidence importante sur le prix. Estimon’Objet analyse ces différents éléments et confronte l’œuvre aux références documentées ainsi qu’aux résultats récents du marché afin de proposer une estimation argumentée et confidentielle.

La cote de Jan Brueghel l’Ancien

La cote de Jan Brueghel l’Ancien figure parmi les plus élevées de la peinture flamande ancienne. Le marché est cependant très sélectif : les collectionneurs recherchent prioritairement les œuvres autographes, correctement documentées et conservées, tandis que les nombreuses compositions d’atelier, de cercle ou de suiveurs connaissent des valorisations plus modérées.

Paysages, scènes de paradis et allégories

Les paysages de Jan Brueghel l’Ancien sont appréciés pour leur profondeur, leur atmosphère lumineuse et l’extrême précision des détails. Ses scènes de paradis réunissent une végétation abondante, de nombreux animaux et de petites figures intégrées dans des compositions particulièrement élaborées.

  • The Garden of Eden with the Fall of Man, huile sur cuivre, vendue 6 802 500 £ en 2014, soit environ 11,65 millions de dollars au moment de la vente.
  • The Harvest: Allegory of Summer, huile sur cuivre réalisée vers 1596, vendue près de 3 000 000 € en 2025.
  • River Landscape with Fishers and a Cart, vendue 1 456 000 €.
  • Wide Landscape with Cart, Riders and Wanderers, vendue 696 000 €.
  • Village Street with Dancing Peasants, vendue 359 600 €.

Les compositions ambitieuses, riches en figures et en animaux, sont les plus recherchées. Les huiles sur cuivre, dont la surface permet une exécution extrêmement précise, bénéficient généralement d’une forte demande. La valeur dépend toutefois de la participation réelle de Jan Brueghel l’Ancien, certaines œuvres ayant été réalisées en collaboration avec d’autres peintres spécialisés dans les figures.

Natures mortes florales

Surnommé Brueghel des Fleurs, Jan Brueghel l’Ancien compte parmi les pionniers de la nature morte florale flamande. Ses bouquets réunissent souvent des fleurs qui ne s’épanouissent pas à la même saison, formant des compositions idéales peintes avec une grande précision botanique.

  • Still Life with Flowers in a Clay Vase, réalisée vers 1608-1609, vendue 2 260 000 € en 2014.
  • Une importante nature morte florale de l’artiste a atteint environ 5 000 000 $ en 2016.
  • Still Life with Tulips, Roses, Narcissi, Forget-Me-Not and Other Flowers in a Glass Vase, vendue 300 000 €.

Le prix d’un bouquet dépend de sa qualité d’exécution, de sa complexité, de son état de conservation et de la certitude de son attribution. Les compositions autographes présentant une grande variété de fleurs et un historique de propriété documenté peuvent dépasser plusieurs millions d’euros. Les versions d’atelier ou les tableaux attribués à l’entourage de l’artiste se situent généralement à des niveaux inférieurs.

Dessins et études préparatoires

Les dessins de Jan Brueghel l’Ancien permettent d’apprécier directement sa maîtrise de la plume, du lavis et de l’aquarelle. Ils représentent notamment des paysages, des vues topographiques, des études de personnages, des animaux et des motifs destinés à de futures compositions peintes.

  • Scenes from the Passion of Christ, œuvre sur papier, vendue 378 000 $.
  • A Mouse, Caterpillar, Dragonfly, Butterfly, and Two Rosebuds, aquarelle et gouache sur parchemin attribuée à Jan Brueghel l’Ancien, vendue 47 120 € en 2018.
  • Sketches of Covered Wagons and Figures, plume et lavis d’encre brune, vendu 16 120 € en 2014.

Les feuilles autographes, bien conservées et dotées d’une provenance ancienne peuvent atteindre des montants importants. Le degré d’attribution reste néanmoins essentiel : une œuvre donnée comme « attribuée à », « atelier de », « entourage de » ou « suiveur de Jan Brueghel l’Ancien » ne possède pas la même valeur qu’un dessin reconnu comme entièrement autographe.

Comment reconnaître une œuvre de Jan Brueghel l’Ancien ?

Les œuvres de Jan Brueghel l’Ancien se distinguent par une facture extrêmement précise. Dans ses paysages, les feuillages sont traités avec une grande finesse et les plans successifs créent une profondeur atmosphérique remarquable. Les personnages, souvent de très petite taille, restent lisibles et expressifs. Les animaux, les fleurs, les objets et les éléments architecturaux sont individualisés avec une attention presque miniaturiste.

Ses peintures sont fréquemment exécutées sur panneau de bois ou sur cuivre. Ce dernier support permet d’obtenir une surface lisse, propice aux détails minutieux et aux couleurs lumineuses. L’artiste a cependant travaillé avec plusieurs collaborateurs, notamment pour les figures humaines. Une différence de facture entre le paysage, les animaux et les personnages ne constitue donc pas nécessairement une anomalie, mais doit faire l’objet d’une analyse spécialisée.

Comment reconnaître la signature de Jan Brueghel l’Ancien ?

La signature peut prendre des formes telles que « BRVEGHEL » ou « I. BRVEGHEL », parfois accompagnées d’une date. Elle peut être placée dans la partie inférieure de la composition, sur un rocher, un élément architectural ou un autre détail du décor. L’emploi de la lettre « V » à la place du « U » correspond aux usages de l’époque.

Une signature ne permet toutefois pas, à elle seule, d’authentifier un tableau. La proximité des noms de Jan Brueghel l’Ancien, Jan Brueghel le Jeune, Pieter Brueghel le Jeune et des nombreux membres de leur entourage impose une comparaison rigoureuse. La graphie, les pigments, le vieillissement de l’inscription et son intégration à la couche picturale doivent être examinés conjointement.

Signature Jan Brueghel l’Ancien

Estimation d’une œuvre de Jan Brueghel l’Ancien : ce que regardent les experts

L’expert étudie en premier lieu le degré d’attribution de l’œuvre. Il compare le dessin, la palette, la construction du paysage, le traitement des feuillages, la manière de représenter les fleurs et les animaux ainsi que l’exécution des personnages avec les œuvres de référence. Il vérifie également si la composition peut correspondre à une création entièrement autographe, à une collaboration documentée, à une production d’atelier ou à une reprise postérieure. Le support peut faire l’objet d’analyses complémentaires, notamment une étude dendrochronologique pour un panneau de bois ou un examen de la plaque dans le cas d’une peinture sur cuivre.

L’état de conservation, les restaurations, la provenance et la bibliographie sont ensuite pris en considération. La réflectographie infrarouge, la radiographie ou l’analyse des pigments peuvent révéler un dessin sous-jacent, des modifications de composition et des matériaux compatibles avec l’époque. À partir de photographies précises et des informations disponibles, Estimon’Objet établit un premier avis de valeur et peut orienter le propriétaire vers les examens complémentaires nécessaires avant toute démarche de vente, d’assurance, de succession ou de partage.

Biographie de Jan Brueghel l’Ancien

Jan Brueghel l’Ancien naît à Bruxelles en 1568. Fils cadet de Pieter Bruegel l’Ancien et frère de Pieter Brueghel le Jeune, il aurait reçu une partie de sa première formation auprès de sa grand-mère, la miniaturiste Mayken Verhulst. Il séjourne en Italie au début des années 1590, notamment à Rome, Naples et Milan, où il bénéficie de la protection du cardinal Federico Borromeo.

De retour à Anvers, il est reçu maître à la guilde de Saint-Luc en 1597. En 1606, il devient peintre de cour des archiducs Albert et Isabelle. Sa virtuosité lui vaut plusieurs surnoms, parmi lesquels Brueghel de Velours, en référence à la délicatesse de sa touche, Brueghel des Fleurs et Brueghel de Paradis. Il développe une production variée associant paysages, scènes bibliques, allégories, bouquets et représentations animalières.

Jan Brueghel l’Ancien entretient une relation étroite avec Pierre Paul Rubens et collabore avec plusieurs artistes spécialisés. Dans ces œuvres à plusieurs mains, il réalise généralement les paysages, les fleurs, les animaux ou les accessoires, tandis qu’un autre peintre exécute les figures principales. Il meurt à Anvers en 1625, laissant une œuvre considérable qui exerce une influence durable sur la peinture flamande du XVIIe siècle.

Les tableaux portant le nom de Brueghel présentent des problématiques d’attribution particulièrement complexes. Avant toute conclusion, il est indispensable de différencier une œuvre autographe de Jan Brueghel l’Ancien, une collaboration, une production de son atelier, une œuvre de son fils ou une copie ancienne. Évitez tout nettoyage ou toute restauration avant l’examen de la peinture, car une intervention inadaptée pourrait supprimer des informations utiles et diminuer sa valeur.

Photographiez l’œuvre dans son ensemble, le revers, la signature, le cadre, les anciennes étiquettes et les éventuels cachets. Les dimensions exactes, la nature du support et les documents de provenance aideront également à établir un premier avis. Estimon’Objet constitue votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, dans le cadre d’une vente, d’une assurance, d’une succession ou d’un simple inventaire patrimonial.

Vous possédez un tableau, un dessin ou une œuvre attribuée à Jan Brueghel l’Ancien ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies et les informations dont vous disposez afin d’obtenir une estimation confidentielle, argumentée et adaptée au marché actuel de l’art.

En lien avec Jan Brueghel l’Ancien

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Tableaux anciens

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École FRANÇAISE vers 1730 Portrait d’un flûtiste dans son cabinet de travail Toile 80 x 64 cm Dans un cadre en chêne sculpté et doré à décor de c

💰 Adjudication :
230 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Pierre-Auguste RENOIR (1841-1919) La maison Blanche Huile sur toile
Monogrammée en bas à droite 16,5 x 25,5 cm Bibliographie :
- Ambroise Vollard,

💰 Adjudication :
160 000 €

🔎 Estimation :
150 000 € - 200 000 €

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Louis Michel VAN LOO (Toulon 1707 – Paris 1771) Carle Van Loo et sa famille Sur sa toile d’origine 115 x 87 cm Provenance : Acquis par échange le 12

💰 Adjudication :
105 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 80 000 €

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Henri Pierre DANLOUX (Paris 1753 - 1809) Portrait d’Amable Hugues Anne Hyacinthe de Fontanges Sur sa toile d’origine 76 x 64 cm Signé en bas à gau

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Joseph Kosuth

Joseph Kosuth

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Joseph Kosuth, un maître de l’art conceptuel

Joseph Kosuth (1945-) est une figure majeure de l’art conceptuel contemporain. Théoricien autant qu’artiste, il a profondément renouvelé la relation entre langage, image et signification à partir des années 1960. Ses œuvres, souvent composées de textes, néons et documents, interrogent la nature même de l’art et de la pensée. Aujourd’hui exposé dans les plus grandes institutions, Kosuth est considéré comme un pionnier incontournable du conceptualisme, et ses créations attirent l’attention des collectionneurs et des amateurs d’art contemporain du monde entier.

Estimation gratuite Joseph Kosuth

Prix des œuvres de Joseph Kosuth

  • Œuvres au néon - entre 10 000 € et 250 000 €

  • Photographies et documents conceptuels - entre 3 000 € et 50 000 €

  • Installations textuelles et œuvres uniques - entre 30 000 € et 400 000 €

 

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Formation et débuts de l'artiste Joseph Kosuth

Entre 1955 et 1962, Joseph Kosuth étudie au Toledo Museum School of Arts, avant de poursuivre sa formation au Cleveland Art Institute, puis au sein de la School of Visual Arts de New York entre 1965 et 1967. A vingt ans seulement, il réalise One and Three Chairs (« Une et trois chaises », 1965, Centre Pompidou), une installation qui associe une chaise en bois à sa photographie et à sa définition issue du dictionnaire. Fondatrice de l’art conceptuel, cette réalisation permet d’approcher un objet par trois biais différents, afin d’en exprimer le concept. L’année suivante, Marcel Duchamp – une semaine avant sa mort – fait accorder à Joseph Kosuth une bourse de la Cassandra Foundation. Joseph Kosuth approfondit par la suite ses recherches sur les rapports unissant art, langage et philosophie. Il participe au journal Art-Language (fondé par le groupe Art & Language réunissant les artistes Michael Baldwin, Terry Atkinson, Harold Hurrell et David Bainbridge) et en devient l’éditeur américain. En 1971, Joseph Kosuth étudie la philosophie et l’anthropologie à la New School for Social Research de New York.

L’Art après la philosophie : vers une théorie de l’art contemporain

Mais dès 1969, il aura donné un fondement théorique à l’art conceptuel dans l’important article L’Art après la philosophie (« Art after philosophy » I et II). Constatant d’abord que la philosophie du XX° siècle, après Hegel, s’est bornée à paraphraser sa propre histoire et ses propres fondements, échouant à appréhender la « chose en soi » et l’indicible, Joseph Kosuth postule qu’elle se voit désormais remplacée par l’art, tel qu’il est envisagé depuis Marcel Duchamp – c’est-à-dire par l’art conceptuel (« tout l’art après Duchamp est conceptuel »). Conçue comme une prospective, l’activité artistique doit suivre la voie analytique en abandonnant l’approche esthétique. Les considérations esthétiques étant toujours étrangères à la fonction ou à la « raison d’être » d’un objet, Joseph Kosuth estime « nécessaire de distinguer l’esthétique de l’art parce que l’esthétique porte sur des opinions relatives à la perception du monde en général. Par le passé, l’un des deux axes de la fonction de l’art était sa valeur décorative. Aussi, toute branche de la philosophie qui traitait du « beau », et donc du goût, se devait par la même occasion de débattre de l’art. C’est de cette « habitude » qu’est née l’idée selon laquelle il existerait un lien conceptuel entre art et esthétique, ce qui est faux. » La position analytique de Kosuth implique que toute œuvre présentée dans un contexte artistique constitue un commentaire sur l’art – mais aussi, par conséquence, sur le langage et la pensée. Dans la lignée de Duchamp et de sa fameuse Fontaine (1917), Joseph Kosuth élargit le domaine d’application de l’art (tout objet peut y être inclus), ainsi que son rôle. La conclusion de l’article ne laisse planer aucun doute sur cette ambition : « l’art présente des similitudes avec la logique, les mathématiques, mais aussi avec la science. Mais, alors que ces autres disciplines sont utiles, l’art, lui, ne l’est pas. L’art, en effet, n’existe que pour lui-même. Dans cette période de l’humanité, après la philosophie et la religion, il se pourrait que l’art constitue une tentative pour satisfaire ce qu’on aurait jadis appelé « les besoins spirituels de l’homme ». La seule revendication de l’art, c’est l’art. L’art est la définition de l’art. » « Art as art » devient en quelque sorte la devise de Joseph Kosuth.

L’art de Joseph Kosuth : son évolution, ses différentes facettes

Conscient de la nature tautologique de cette proposition, Joseph Kosuth, dans ses réalisations, tend à réduire la place de l’objet artistique au profit de ce qu’il donne à percevoir, à penser, à provoquer. Art as Idea as Idea (1966) prend la forme d’un simple texte proposant la définition du mot… définition. D’abord chantre de l’installation, Kosuth passe ensuite à des techniques plus abstraites, faisant un large usage du néon : Four colours Four Words (1966) décline les quatre mots du titre en néons de quatre couleurs (rouge, indigo, vert, bleu). Les références littéraires abondent, élargissant le champ de l’imaginaire et celui de l’analyse : Quoted Use #2, Samuel Beckett’s Telephone (1964) présente un téléphone en bakélite dont le silence évoque l’écriture de Samuel Beckett ; Nineteen Eighty-Four (Orwell) #1 donne à lire – en néon bleu – les mots « Any message ? », en référence au célèbre 1984 de George Orwell, anticipation d’une société totalitaire basée sur la transparence (le même tableau sera décliné en diverses langues et divers coloris). Quant à Information room (Special investigation), datée de 1970, il s’agit de l’un des premiers exemples d’installations interactives, offrant l’aspect d’un bureau couvert de livres et de journaux, où le visiteur est invité à s’installer afin de poursuivre ses propres recherches.

L’estimation des œuvres de Joseph Kosuth

La cote d’un artiste vivant est sujette à des variations inattendues et à une évolution rapide. Joseph Kosuth ayant utilisé une infinité de médiums et de formats (du simple encart à toute une salle aménagée), le prix de ses œuvres varie à l’avenant. On peut trouver un Ex libris de Joseph Kosuth à 500€, mais ses lithographies (ou œuvres reproductibles) peuvent atteindre les 150 000€. Pour une photo, il faut compter entre 350 et 120 000€, et ses sculptures peuvent atteindre les 200 000€.

(Illus.) Joseph Kosuth

En lien avec Joseph Kosuth

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Estimation gratuite Adam Styka

Adam Styka

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Estimation et cote de l'artiste Adam Styka

Adam Styka (1890-1959) est un peintre orientaliste polonais naturalisé français, né à Kielce, en Pologne, le 7 avril 1890. Il se distingue des autres peintres de son époque par sa capacité à reproduire des scènes de genre orientalistes, dont la luminosité maîtrisée structure chaque toile et lui vaut le surnom mérité de « Maître de la lumière ».

Estimation gratuite Adam Styka

Prix des œuvres d'Adam Styka

  • Peinture (huile sur toile, panneau, carton) – entre 20 € et plus de 190 000 €

  • Aquarelle, dessin et œuvres sur papier – entre 50 € et 10 000 €

  • Estampe, multiple – entre 20 € et 500 €

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Adam Styka, l'art héréditaire

Adam Styka est issu d’une famille d’artistes. Fils du peintre Jan Styka (1858-1925) et frère du portraitiste Tadeusz Styka (1889-1954), surnommé Tadé, Adam apprend très tôt les rudiments artistiques auprès de son père. Ce dernier lui enseigne les bases en dessin et en peinture, ce qui influence naturellement l’enfant dans sa démarche, bien qu’il parvienne à faire évoluer son propre style avec les années. Adam Styka intègre d’abord le collège jésuite de Chyrow puis s’installe dans la capitale française de 1908 à 1912 afin d’étudier à l’École des beaux-arts de Paris auprès du peintre Fernand Cormon (1845-1924). En parallèle, le jeune homme réalise une formation militaire à Fontainebleau, ce qui le conduit à s’engager dans l’artillerie de l’Armée française lorsque la Première Guerre mondiale éclate à Paris. Bien que secoué et physiquement blessé, Adam Styka se distingue sur le front et se voit offrir la citoyenneté française ainsi qu’une aide du Gouvernement pour voyager.

Adam Styka, dit le "Maître de la lumière"

Adam Styka se rend, comme d’autres peintres avant lui à cette période, en Afrique du Nord, en Tunisie et en Algérie pour y découvrir les paysages d’Orient. Il expose entre 1911 et 1914 seize tableaux de genre au Salon des Orientalistes de Paris, lesquelles se font déjà remarquer par le traitement unique de la lumière. À la fin de la Première Guerre mondiale, Styka retourne au Maroc et se sent particulièrement inspiré par les paysages auréolés de la lumière chaude typique de l’Orient. À partir de ce voyage, l’œuvre d’Adam Styka sera exclusivement tournée vers les sujets orientalistes. Les paysages du Maghreb, les chameliers et les scènes intimes qui représentent souvent des couples ou des femmes au sein nu, constituent la plus grande partie des œuvres de l’artiste avec les portraits de Berbères et les scènes de genre orientalistes. Entre ses tons chauds et son style vibrant, Adam Styka est très vite surnommé « Le peintre du Soleil » ou encore « Le maître de la lumière ». Il séjourne plusieurs fois au Maroc et en Égypte, puis en France, qu’il finit par quitter dans les années 1950 pour s’établir en Pennsylvanie où son registre évolue de nouveau.

Adam Styka, vers des œuvres religieuses

Influencé par la vie autour de lui, Adam Styka découvre en Pennsylvanie la culture américaine et le quotidien des cow-boys, qu’il choisit de brosser à présent qu’il ne va plus en Afrique du Nord. Son succès aux États-Unis n’est pas moindre, notamment lorsqu’il s’oriente vers les œuvres religieuses à la fin de sa vie, comme son père l’avait fait avant lui. Alors qu’il s’était détaché de l’influence artistique de son père avec les années, Adam Styka reproduit finalement le même schéma que lui. Il réalise notamment L’Assomption de la Vierge Marie et L’Ascension de Jésus, ainsi que de nombreux autres tableaux désormais accrochés dans les églises d’Europe et des États-Unis.

La cote des œuvres d'Adam Styka

Avec ses scènes marocaines, ses paysages baignés de lumière et son style lumineux si particulier, Adam Styka fait partie de ces peintres orientalistes qui ont réussi à se distinguer à une époque où l’art oriental était à la mode. Bien que ses sujets soient principalement des habitants du Maroc, Adam Styka a également réalisé de nombreuses toiles religieuses au crépuscule de sa vie. Il laisse en héritage une production constituée de quelques dessins dessins et aquarelles, mais surtout des peintures et des illustrations d’œuvres littéraires. Les esquisses et gouaches d’Adam Styka, lesquelles représentent principalement des chameliers ainsi que des paysages orientaux, sont estimées entre 110 et 6750 €. Sa gouache sur papier Amoureux a été vendue 4573 €. Les peintures orientalistes d’Adam Styka, qui représentent des paysages lumineux, des scènes de genre ou bien des moments intimes, sont estimées entre 500 et 150 000 €. Son huile sur toile Le Chamelier est un record de vente : estimée entre 100 000 et 150 000 €, elle a été adjugée 177 000 € en 2009. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre d’Adam Styka et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Adam Styka en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Adam STYKA (1890-1959) Ruelle animée dans la médina. Huile sur toile, signée en bas à gauche

Reconnaître la signature d'Adam Styka

Savoir reconnaître la signature d’Adam Styka est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre orientaliste polono-américain, célèbre pour ses scènes de désert, ses caravanes, ses cavaliers et ses compositions baignées de lumière nord-africaine. Sur ses huiles sur toile — telles que Caravane dans le désert, Le retour du marché, Campement bédouin ou ses scènes de prière et de voyage — Styka signe généralement « Adam Styka » ou plus simplement « Styka », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture cursive élégante et lisible, utilisant une teinte sombre (brun ou noir) contrastant avec les ciels lumineux et les tons sableux caractéristiques de sa palette. Sur ses études et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, homonymies et attributions incertaines, faire vérifier la signature d’Adam Styka par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes en peinture orientaliste vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Adam Styka, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une esquisse peinte.

Expertise signature Adam Styka

En lien avec Adam Styka

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Estimation gratuite Alix Ayme

Alix Aymé

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Estimation et cote de l'artiste Alix Aymé

Alix Aymé (1894-1989), née Alix Hava, est une peintre française née à Marseille le 21 mars 1894. Elle est réputée pour ses peintures de l’Indochine et son travail à la laque, dont l’art était encore méconnu de l’Europe. Aymé s’est également distinguée par ses voyages au Laos, en Chine ou au Vietnam, où elle a vécu de trépidantes et dangereuses aventures au nom de l’art.

Estimation gratuite Alix Ayme

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Alix Aymé, une jeunesse artistique

Attirée depuis son enfance par les domaines artistiques, Alix Aymé intègre en 1909 le Conservatoire de musique de Toulouse et étudie le dessin en parallèle. La jeune fille se révèle talentueuse dans les deux matières mais choisit en fin de compte de se tourner vers les arts plastiques.

Elle part en 1916 dans un pensionnat anglais avant de se rendre à Paris pour y faire une formation artistique aux ateliers d’Art Sacré de Maurice Denis (1870-1943), dont l’influence sera forte dans ses premières œuvres. Elle l’assiste pour décorer la coupole du théâtre des Champs-Élysées de Paris et apprend également auprès de George Desvallières (1861-1950). Elle côtoie pendant cette période Valentine Reyre (1889-1943) et produit des bois gravés pour illustrer des livres.

En 1920, Alix Aymé épouse le professeur Paul de Fautereau-Vassel (1886-1968), lequel va lui permettre de voyager et découvrir les pays d’Asie.

Alix Aymé, à la conquête de l'Indochine

Alix Aymé accompagne son époux à Shanghai puis à Hanoï et devient professeur de dessin dans un lycée français de Hanoï entre 1925 et 1926. À ce terme, le couple revient en France puis se sépare au bout de quelques années.

En 1929, le Gouvernement français demande à l’artiste de réaliser une mission de repérage au Laos pour l’Exposition coloniale internationale de 1931, qu’elle va accepter en s’installant en Indochine. Elle y épouse Georges Aymé (1889-1950), un officier général français, puis se met à parcourir le Laos à travers toutes ses régions. Elle est la première femme européenne à affronter la forêt et la brousse laotiennes pour documenter ses études.

Lors de ses péripéties, elle rencontre les enfants du roi Sisavang Vong (1885-1959) et se lie d’amitié avec la famille, pour laquelle elle va peindre des fresques dans la salle de réception du palais royal de Luang Prabang. Alix Aymé voyage ensuite dans le Haut Laos, en Chine, puis au Japon où elle découvre l’art de la laque.

Les techniques d'Asie employées par Alix Aymé

À son retour au Vietnam où elle devient professeur au lycée Albert Sarraut, Alix Aymé a suffisamment étudié la laque pour l’enseigner à ses élèves. Elle poursuit toutefois ses recherches de nouvelles techniques asiatiques en voyageant de nouveau au Japon, au Cambodge et au Laos. Alix Aymé découvre la peinture sur soie et l’application d’or, la tempera, le sous-verre, puis expérimente l’eau-forte et l’encre noire. Cependant, la laque demeure sa technique fétiche, présente dans la grande majorité de ses œuvres.

Implantée durablement en Indochine, elle continue cependant d’envoyer ses travaux en France, qui les expose régulièrement dans des galeries, au Salon des artistes français, au Salon des décorateurs ou encore au Salon d’hiver. C’est dans les années 1930 qu’elle commence à illustrer des ouvrages et à réaliser des affiches. En 1945, suite à la mort tragique de son fils, Alix Aymé s’installe définitivement en France et poursuit ses travaux entre son atelier parisien et sa maison dans l’Oise. Jusqu’à la fin de ses jours, l’artiste parcourt le monde et perfectionne sa technique de la laque.

La cote des œuvres d'Alix Aymé sur le marché de l'art

Aventurière, passionnée, talentueuse et curieuse des nouvelles techniques, Alix Aymé est une artiste importante du mouvement Art déco. Fortement influencée par les Nabis et ses voyages en Indochine, elle explore l’art asiatique qu’elle combine à son instruction française pour produire des œuvres principalement figuratives. Commissionnée pour de grands projets à travers le monde, elle laisse en héritage un corpus d’œuvres picturales très fourni et varié, comprenant des dessins à l’encre noire, des croquis au crayon ou au fusain, des aquarelles, ses sous-verres, des tempéras, des eaux-fortes, des peintures à l’huile ou sur soie et des travaux à l’encre. Alix Aymé a également contribué à relancer l’art de la laque sur bois.

Les dessins, aquarelles et esquisses d’Alix Aymé sont estimés entre 80 et 60 000 €. Son œuvre Scène familiale, en encre et couleurs sur soie avec une technique sous-verre, a été estimée entre 15 000 et 20 000 €, puis adjugée à 29 900 €. Ses natures mortes et aquarelles sont plutôt estimées entre 80 et 7500 €. Les estampes d’Alix Aymé, qui sont principalement des portraits d’enfants, sont évaluées entre 150 et 4000 €. Toutefois, son affiche L’Annam, bureau officiel du tourisme de Hué de 1930 est vendue 3500 €. Quant aux peintures d’Alix Aymé, dont la plupart sont des huiles ou des laques, il faut compter entre 300 et 150 000 €. Sa laque sur bois Femmes dans la Forêt, estimée entre 30 700 et 44 700 €, a été vendue 151 810 € en 2019.

(Illus.) Alix Aymé – Femmes dans la Forêt (vers 1940), laque sur bois, 52.5 x 92 cm

En lien avec Alix Aymé

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Estimation Eugène-Galien-Laloue

Eugène Galien-Laloue

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Estimation, cote et valeur de l'artiste Eugène Galien-Laloue

Eugène Galien-Laloue (1854-1941), dont le nom d’usage est Eugène Gallien Laloue, est un peintre et graveur impressionniste français né le 11 décembre 1854 à Paris. Sa notoriété s’est bâtie sur ses paysages urbains parisiens à la gouache, où la juste perspective contrastait avec l’animation de la foule qu’il aimait peindre dans la neige ou sous la pluie, laquelle prenait vie au cœur des lumières étincelantes.
Estimation Eugène-Galien-Laloue

Prix des œuvres d'Eugène Galien-Laloue

  • Peinture : entre 200 € et plus de 100 000 €.

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier : entre 200 € et plus de 25 000 €.

  • Estampe, lithographie : entre 50 € et 5 000 €.

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Eugène Galien-Laloue, les débuts du peintre

Eugène Galien-Laloue est le fils de Marie Eudoxie Lambert et du peintre décorateur de théâtre Charles Laloue, mais également l’aîné d’une grande fratrie de neuf enfants. Probablement inspiré par les travaux de son père, le jeune homme entame son apprentissage artistique auprès de Léon Germain Pelouse (1838-1891) dont il garde une influence sans pour autant rejoindre l’École de Barbizon à laquelle il est associé. Toutefois, Eugène Galien-Laloue est à peine âgé de seize ans quand son père décède en 1870. Sa mère étant désormais seule avec neuf garçons, Galien-Laloue arrête l’école pour trouver du travail. Finalement, elle le place chez un notaire et le jeune homme décide de tricher sur son âge pour s’engager prématurément dans l’armée lors de la Guerre de 1870. Quatre ans plus tard, Eugène Galien-Laloue est employé par la Société française des chemins de fer pour réaliser le tracé des voies parisiennes. C’est là qu’il commence à peindre les paysages alentours, puis progressivement l’intérieur de Paris. La même année, il se rend à Fontainebleau pour brosser la campagne. Là-bas, il côtoie Charles Jacque (1813-1894) et Léon Dupuy, dont il prendra plus tard le pseudonyme.

Eugène Galien-Laloue, l'artiste aux multiples noms

Que ce soit pour brouiller les pistes, rendre hommage, simplement par jeu ou bien par discrétion, Eugène Galien-Laloue a eu de nombreux noms d’usage au cours de sa vie, avec lesquels il signait la plupart de ses tableaux, créant parfois des artistes imaginaires pour tromper les critiques et le public. Léon Dupuy est le pseudonyme que Galien-Laloue utilisera le plus dans ses œuvres, en souvenir de son ami artiste de Fontainebleau qui n’a jamais fait carrière ; une manière de lui donner une seconde vie. Il a également signé certains tableaux du nom de Jacques Liévin, lequel aurait été un ami lors de la Guerre, Jacques étant son prénom et Liévin sa ville natale. D’autres toiles et certaines gravures sont attribuées à Eugène Galien-Laloue alors qu’elles portent le pseudonyme de Juliany, Eugène Dupuy, Eugène Galiany, Eugène Lemaitre, Dumoutier, A. Languinais ou encore Maurice Lenoir.

Eugène Galien-Laloue, une œuvre saisonnière

Parmi les particularités attribuées à l’œuvre d’Eugène Galien-Laloue, il est nécessaire de citer les saisons. Empreintes de la poésie typique de l’impressionnisme, les toiles de l’artiste sont sensibles au temps qui passe de bien des manières. Les saisons bien sûr, mais également l’heure, qui était pour la plupart des peintres impressionnistes un élément important pour jouer sur les palettes de couleurs et la luminosité. La végétation, la tonalité du ciel, l’éclairage et les personnages sont des indicateurs puissants pour Eugène Galien-Laloue, qui se plaît à peindre les reflets sur les trottoirs mouillés, la mode en fonction des températures, les pas dans la neige, ou encore les variations de lumières, qu’il s’agisse de lampadaires, de troquets bondés ou bien de devantures de magasins. Eugène Galien-Laloue est un peintre qui dessine le quotidien des parisiens sur le vif avec une palette très douce, rehaussée de touches de couleurs vibrantes.

La cote des œuvres d'Eugène Galien-Laloue

Artiste aux divers pseudonymes, attiré par les changements opérés par les différentes saisons, la vie grouillant en ville et les paysages de campagne, Eugène Galien-Laloue fut un peintre particulièrement productif. Il est considéré comme un impressionniste d’après ses œuvres mais l’artiste n’a jamais souhaité être associé au moindre courant. Peu connu durant son vivant, notamment parce qu’il était du genre discret, il laisse néanmoins derrière lui de nombreuses esquisses et dessins préparatoires à ses gouaches, mais également des aquarelles et des peintures qui soulignent toutes les merveilles de la vie parisienne lors de la Belle Époque.

Les dessins, gouaches et aquarelles d’Eugène Galien-Laloue, lesquelles représentent la campagne ou bien la vie animée de Paris, sont estimées entre 140 et 120 000 €. Sa gouache sur papier Bouquinistes sur le quai de Tournelle, alors évaluée entre 80 000 et 120 000 € a été adjugée 90 000 € en 2002. Quant aux peintures d’Eugène Galien-Laloue, principalement des paysages plus colorés que ses gouaches, il faut compter entre 200 et 82 000 €. Son huile sur toile Paysage de Campagne, estimée entre 15 000 et 20 000 €, s’est vendue 26 500 €.

(Illus.) Eugène Galien-Laloue – Porte Saint-Denis (vers 1941)

Reconnaître la signature d'Eugène Galien-Laloue

Reconnaitre la signature d’Eugène Galien-Laloue est fondamental pour authentifier les œuvres de ce peintre français réputé pour ses scènes parisiennes animées du début du XXᵉ siècle. L’artiste signait la majorité de ses gouaches et huiles sur panneau de son nom complet « E. Galien-Laloue », souvent en bas à gauche de la composition. La signature, fine et légèrement inclinée, est tracée à la peinture brune ou noire, parfois soulignée d’un trait horizontal. Il est important de noter qu’Eugène Galien-Laloue a également peint sous plusieurs pseudonymes, dont « L. Dupuy », « J. Lievin » ou encore « E. Galiany », ce qui peut complexifier l’identification des œuvres authentiques. Ces signatures d’emprunt apparaissent notamment sur des paysages ou scènes rurales, produits parallèlement à ses vues urbaines. Compte tenu du nombre d’ateliers et d’imitations sur le marché, faire examiner la signature et le style pictural par un expert demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture française du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées ou attribuées à Eugène Galien-Laloue.

Eugene Galien-Laloue signature
Expertise signature Eugene Galien-Laloue

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Estimation gratuite Georges Washington

Georges Washington

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Estimation et cote de l'artiste Georges Washington

Georges Washington (1827-1901) est un peintre orientaliste français né le 7 septembre 1827 à Marseille. Inspiré par les paysages d’Afrique du Nord qu’il parcourt durant des années, il réalise de nombreux tableaux aux sujets et activités exotiques qui attisent d’abord la curiosité du public européen, puis sa fascination.

Estimation gratuite Georges Washington

Prix des œuvres de Georges Washington

  • Peinture (huile sur toile / panneau) – entre 250 € et 220 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier – entre 50 € et 35 000 €

  • Estampe, lithographie – entre 20 € et 1 200 €

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Georges Washington, débuts et premières influences

Georges Washington est un enfant illégitime trouvé, qui n’est reconnu par sa mère Marie Besse que quarante ans plus tard. Le petit garçon choisit alors le nom et pseudonyme de Georges Washington en hommage à l’homme d’État américain que son père admirait. Dès qu’il est en âge d’y entrer, le jeune homme intègre l’École des beaux-arts de Paris où il apprend auprès de François-Edouard Picot (1786-1868), un peintre néo-classique historique qui va beaucoup influencer Georges Washington. Toutefois, l’enseignement classique dispensé par les Beaux-Arts n’est pas au goût du jeune homme, lequel va progressivement abandonner pour étudier en autodidacte. Attiré par les travaux des premiers peintres orientalistes, Georges Washington s’envole lui aussi en Afrique du Nord en partant de Marseille pour y découvrir, à son tour, l’Algérie.

Georges Washington, voyages orientalistes

Profondément influencé par les vues d’Orient, Georges Washington se spécialise très vite dans la peinture de fantasias, de scènes de chasse, de paysages orientaux, de campements et de cavaliers. Ces derniers sont présents dans une grande majorité de ses œuvres, où l’élan du cheval est travaillé avec précision pour donner du mouvement à sa toile. Georges Washington commence à exposer au Salon des artistes français en 1857 et continuera durant plus de cinquante ans. En 1859, il épouse Léonie, la fille du peintre d’histoire Félix Philippoteaux (1815-1884). Georges Washington est influencé par les travaux d’Eugène Fromentin (1820-1876) et Eugène Delacroix (1798-1863), tous deux connus pour leurs interprétations de l’Orient. L’artiste part ainsi au Maroc en 1879 pour étudier ses sujets de près, puis se rend, entre autres : en Hongrie, en Bulgarie, en Turquie, en Arménie et au Caucase. Il voyage soit pour étudier, soit pour honorer les commandes qui affluent. Bien qu’il ait tenté d’arrêter son activité pour se consacrer à l’agriculture, il continue de peindre de nombreuses années avant de se retirer à Douarnenez.

Georges Washington, l'Orient exotique

Pendant un temps, Georges Washington fait partie de ces peintres voyageurs orientalistes qui exposent régulièrement en raison de leur accueil favorable par les jurys et le public. À cette époque, le fantasme de l’Orient chevaleresque attire les spectateurs. Jusqu’en 1901, Georges Washington envoie régulièrement des scènes de vie rurale et de chasse, des oasis, des cavaliers et des chameliers, des caravanes et des fantasias qui soulignent le mouvement, les couleurs chaudes et les nuages de sable ou de poussière qui sont des éléments nouveaux dans l’art européen de cette période. La tradition de la fantasia permet à Georges Washington de se démarquer des autres artistes traitant du même sujet, grâce à sa capacité à mettre en valeur des détails comme les costumes et la végétation. En 1881, Georges Washington se rend en personne à Moscou pour présenter au Tsar un de ses plus grands tableaux : un panorama d’une scène de bataille qu’il peint conjointement avec Edouard Castres (1838-1902). Trois ans plus tard, l’artiste hérite d’un appartement et d’un atelier à Montmartre par son beau-père. Il continue d’y produire de nombreuses toiles avant de finir ses jours en Bretagne.

La cote des œuvres de Georges Washington

Le sens du détail de Georges Washington a amené l’artiste à être reconnu pour son travail. À une époque où la peinture orientaliste était très à la mode, ses tableaux n’ont jamais cessé de susciter l’intérêt. Aujourd’hui encore, son œuvre est très appréciée, notamment pour la touche de romantisme qui s’en dégage. Le travail sur les chevaux, les mouvements, la végétation et les teintes chaudes ont contribué à populariser ses toiles, dont le succès tient également de l’exotisme évident des sujets. Les dessins, esquisses et aquarelles de Georges Washington, qui partagent les mêmes thèmes que ses toiles, sont estimées entre 50 et 35 000 €. En revanche, les tableaux de Georges Washington sont évalués entre 250 à 220 000 €. Sa toile L’escarmouche, estimée entre 25 000 et 35 000 €, a été adjugée 40 000 € en 2007. Quant à son huile sur toile Un Guerrier à cheval évaluée entre 13 700 et 20 500 €, elle a été vendue plus récemment à 86 440 € en 2022. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Georges Washington et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Georges Washington en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature de Georges Washington

Savoir reconnaître la signature de Georges Washington est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre français du XIXᵉ siècle, reconnu pour ses scènes orientalistes, ses paysages d’Afrique du Nord et ses compositions animalières. Georges Washington signe la plupart de ses toiles et panneaux de son nom complet « G. Washington » ou « Georges Washington », inscrit en bas à droite de la composition, rarement à gauche. La signature, généralement peinte à l’huile avec un pinceau fin, se caractérise par une écriture soignée et régulière, souvent en lettres cursives inclinées, avec un « G » majuscule très arrondi et un « W » ample et élégant. Elle est parfois accompagnée d’une date d’exécution, notamment sur ses huiles sur toile représentant des fantasias, des cavaliers arabes ou des campements dans le désert. Sur certaines œuvres de petit format, il n’est pas rare de retrouver une signature abrégée « G. Wash. », appliquée plus discrètement dans la matière picturale. Dans un marché où les œuvres orientalistes du XIXᵉ siècle suscitent un intérêt croissant, vérifier l’authenticité de la signature de Georges Washington est une étape incontournable avant toute transaction. Sur Estimon’Objet, nos experts en peinture orientaliste vous accompagnent dans l’identification, la vérification et l’estimation de vos œuvres signées Georges Washington, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’un panneau ou d’une étude préparatoire.

Signature Georges Washington

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Estimation gratuite Moses Levy

Moses Levy

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Estimation et cote de l'artiste Moses Levy

Moses Levy (1885-1968) est un peintre et graveur italo-britannique né le 3 février 1885 à Tunis. Il se présente comme l’un des fondateurs du courant artistique de l’École de Tunis, lequel met en valeur la culture et la patrimoine tunisiens dans l’art. Levy est une référence du genre en Tunisie, dont les œuvres sont reconnaissables par sa capacité à donner du mouvement et à ouvrir les sens du spectateur à l’aide d’une suggestion picturale puissante.

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Moses Levy, une formation entre les cultures couronnée de succès

Fils d’une mère italienne et d’un père britannique, conseiller du bey de Tunis, Moses Levy grandit dans un environnement entre plusieurs cultures. Né à Tunis, il baigne dans la culture occidentale, israélite et arabe. Mais en 1895, sa famille emménage à Florence puis à Rigoli, en Italie. En 1900, alors qu’il n’est âgé que de quinze ans, il intègre l’Institut d’art de Lucques en Toscane pour y suivre sa première formation artistique. Ainsi, en 1903, il rejoint l’Académie des beaux-arts de Florence et se lie d’amitié avec d’autres artistes comme Lorenzo Viani (1882-1936) ou Antonio Antony de Witt (1876-1967). Deux ans plus tard, en 1905, Moses Levy se perfectionne en suivant les cours de l’école du nu à Florence et propose, l’année suivante, sept eaux-fortes à la septième Biennale de Venise, où il est récompensé pour l’une d’entre elles.
Le jeune Moses Levy commence à se faire un nom en tant qu’artiste mais en 1908, son père décède brutalement, poussant le jeune homme et sa mère à rentrer en Tunisie. Néanmoins, Levy poursuit les expositions, en 1911 à la Chambre de commerce de Tunis, en 1913 à l’exposition internationale d’art de Rome, puis en 1914 à l’exposition della Seccione de Rome durant laquelle il remporte le premier prix pour sa gravure.

Moses Levy, l'École de Tunis

Au début des années 1910, Moses Levy réalise principalement des gravures et expérimente de nouvelles techniques comme la xylogravure, c’est-à-dire la gravure sur bois, ou encore le monotype, autrement dit un procédé en estampe sans gravure et à tirage unique. L’artiste commence à voyager en Tunisie puis au Maroc, au Portugal, en Algérie, en Andalousie et en France. Il s’installe ensuite à Viareggio en 1917 et y ouvre un atelier, dans lequel il aime peindre les paysages méditerranéens ainsi que la plage locale et ses baigneuses.
Une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, l’artiste fonde l’École de Tunis avec d’autres artistes tunisiens, dont Pierre Boucherle (1894-1988), Antonio Corpora (1909-2004) et Jules Lellouche (1903-1963). Courant artistique d’après-guerre visant à mettre en valeur le patrimoine traditionnel tunisien, il permet notamment de rompre avec les courants coloniaux et de promouvoir un art culturel authentique.

Moses Levy, les couleurs chaudes de la méditerranée

Dans ses œuvres, Moses Levy compose et joue avec la palette de couleurs issues de la méditerranée, dont il a contemplé le paysage toute sa vie. Le bleu du ciel et de la mer contrastent sans fracture avec l’architecture aux tons chauds. L’artiste glisse dans ses tableaux des femmes et des enfants sur les plages, ou bien des sujets africains colorés au milieu de marchés et de foires. Moses Levy était salué par ses pairs pour sa capacité à initier le mouvement et à toucher les sens avec sa manière de suggérer les choses. Ainsi, d’aucuns disaient qu’il était possible de sentir les parfums ou bien le vent suggérés par le pinceau du peintre.

La cote des œuvres de Moses Levy

L’œuvre de Moses Levy se compose de dessins, d’aquarelles, de gravures et de peintures dont la palette de couleurs est empruntée à la méditerranée.
Ses dessins à l’encre ainsi que ses aquarelles, qui sont pour la plupart des portraits de femmes tunisiennes ou ses fameuses baigneuses à la plage, sont estimés entre 80 et 5000 €. En 2001, son aquarelle Ombrelloni e spiaggia estimée entre 2500 et 3000 € est adjugée à 5400 €. Du côté des eaux-fortes et des nombreuses gravures de Moses Levy, il faut compter entre 50 et 4000 €. Son eau-forte rehaussée d’aquarelle Les Baigneuses, de 1938, a été vendue à 2800 €. Quant aux peintures de Moses Levy, elles sont estimées entre 150 et 70 000 €. Sa petite huile sur papier Veduta di spiaggia, estimée entre 60 et 80 €, a été adjugée 3200 € en 2017. Plus récemment, son huile sur toile Baigneuse au repos de 1954, évaluée entre 2000 et 3000 €, s’est vendue 8190 €.

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Germain Fabius Brest

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Estimation et cote de l'artiste Germain Fabius Brest

Fabius-Germain-Joseph (1823-1900), dit BREST, est un peintre français né le 31 juillet 1823 à Marseille, dans le sud de la France. Il est un peintre reconnu à son époque pour ses paysages de Provence, mais se distingue surtout parmi les orientalistes pour avoir été l’un des premiers à représenter fidèlement Constantinople, avec sa lumière si particulière, presque mystique.

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Germain Fabius BREST, formation et premier voyage

Germain Fabius BREST commence ses études à l’École des beaux-arts de Marseille sous la direction d’Émile Loubon (1809-1863), un peintre réputé pour ses paysages provençaux qui lui enseigne toutes les bases picturales et l’encourage à voyager en Palestine pour y étudier la lumière, l’architecture et l’environnement oriental, comme il l’avait fait avant-lui. Germain Fabius BREST part d’abord à Paris afin de poursuivre son enseignement, notamment auprès de Constant Troyon (1810-1865), peintre de l’École de Barbizon qui l’introduit auprès des autres peintres paysagistes affiliés à cette école d’artistes d’après nature.
Lorsqu’il retourne à Marseille, Germain Fabius BREST étudie davantage les paysages provençaux et apprend à s’en imprégner avant de les peindre de mémoire. Il réalise Le plan d’Aups de cette manière, tableau dans lequel il joue avec les ombres, la lumière et les éléments typiques de Provence, comme les montagnes. Germain Fabius BREST se fait connaître au Salon de 1851 pour ses paysages provençaux et réitère les expositions aux prochains Salons de 1852, 1853 et 1855. Peintre productif et toujours attelé à un projet, son inspiration évolue lorsqu’il se rend en Turquie.

Germain Fabius BREST, souvenirs d'Orient

Germain Fabius BREST commence à se distinguer auprès des peintres orientalistes lorsqu’il revient de son voyage en Turquie. Il s’y rend une première fois en 1847 puis de nouveau en 1855, où il passe quatre années à peindre les environs, les mosquées, les ports, les marchés, les cafés et les différentes luminosités selon le moment de la journée. Il recueille sur place suffisamment de croquis et d’études pour alimenter toute sa vie d’artiste, ainsi qu’une importante collection de faïences, de plats, d’armes et de plaques persanes.
Germain Fabius BREST est plus attaché aux visions d’ensemble, aux paysages qui contiennent de nombreux éléments, qu’aux détails du quotidien. Bien qu’il ne se laisse pas influencer par la mode des harems et bains orientaux, l’artiste aime représenter le pittoresque exact des sites orientaux.

Germain Fabius BREST, un artiste très apprécié

Germain Fabius BREST est considéré, dès ses premières expositions dans les Salons de Paris, comme un coloriste distingué. Sa notoriété est établie dès ses premières apparitions et la critique se montre aussi favorable à lui que le public. Paul de Saint-Victor (1827-1881) disait de lui, en citant ses qualités, que BREST Fabius était capable de montrer une grande finesse d’exécution ainsi qu’une vérité sobre et forte des personnages et des paysages.
Quand Germain Fabius BREST revient à Paris à la suite de son séjour de quatre ans à Constantinople, il est élevé au rang des meilleurs orientalistes grâce à sa technique où les couleurs et l’harmonie sont souvent salués. Il est également apprécié pour ses représentations de costumes et ses architectures particulièrement fidèles à la réalité ; il obtient pour cela une médaille en 1864.

La cote des œuvres de Germain Fabius BREST

Peintre orientaliste et reconnu pour ses paysages provençaux, Germain Fabius BREST fait partie de ces artistes qui ont succombé aux charmes de l’Orient sans pour autant tomber dans le piège de l’exotisme fantasmé. Il réalise principalement des scènes au marché, des petits villages turcs et des couchers de soleil sur le Bosphore. La population locale et les bateaux sont des sujets récurrents dans ses œuvres, bien que l’on retrouve de temps à autre des bouquets de fleurs, où la touche orientaliste réside dans le décor ottoman ou la palette de couleurs utilisée.
Les esquisses, dessins et aquarelles de Germain Fabius BREST vont de 500 à 1500 €. En revanche, les tableaux de Germain Fabius BREST, principalement des huiles sur toile ou sur panneau, sont estimés entre 200 et 510 000 €. Le sujet traité et la taille du support influent grandement sur la cote. Les peintures de Constantinople étant rares à cette période, le tableau Le Beiram ; cérémonie de baise-main à Constantinople, sous le Sultan Mahmoud II est une huile sur toile de grande envergure qui a connu un grand succès. Estimée entre 305 000 et 508 000 €, elle a été adjugée 608 000 € en 2005.

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(Illus.) Germain Fabius BREST – Le Plan d’Aups, huile sur toile, 70 x 106 cm

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