Estimation gratuite André Masson

André Masson

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Estimation et cote de l'artiste André Masson

André Masson (1896-1987) est un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre français né le 4 janvier 1896 à Balagny-sur-Thérain, dans l’Oise. Fils d’un représentant en papiers peints, il est connu pour sa participation au mouvement surréaliste pendant les années 1920 ainsi que ses dessins automatiques, ses tableaux de sable et son caractère dit rebelle.

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André Masson, sa jeunesse jusqu'à la guerre

André Masson s’installe avec sa famille à Bruxelles en 1905. Il commence rapidement à se former aux arts en devenant élève de l’Académie royale des beaux-arts de 1907 à 1912, où il est davantage formé à la décoration murale, domaine pour lequel il reçoit un premier prix. Toutefois, sa sensibilité artistique prend racine dans la peinture de James Ensor (1860-1949), un peintre et anarchiste belge dont André Masson valorise d’autant plus le travail en apprenant qu’il était considéré comment « dément ». Par la suite, André Masson est poussé par l’un de ses enseignants à poursuivre ses études d’art à Paris. En 1912, alors âgé de seize ans, André Masson s’envole pour la capitale français pour s’inscrire à l’atelier du peintre Paul Baudoüin (1844-1931) et à l’École nationale des Beaux-arts jusqu’en 1914. Il obtient ensuite une bourse d’études qui le conduit en Toscane, puis en Suisse, où il s’engage dans l’infanterie l’année suivante. Mais lors de l’offensive du Chemin des Dames en 1917, il est laissé pour mort avant d’être retrouvé grièvement blessé à la poitrine, gisant dans un cratère de bombe.

André Masson, traumatisme de guerre et Paris

La guerre marque profondément André Masson, qui retranscrit dans plusieurs de ses tableaux son dégoût pour le bellicisme. Le sang, les massacres, les corps et la mort sont des thèmes récurrents dans ses œuvres. Masson entreprend alors un voyage en solitaire qui l’emmène sur les pas de plusieurs artistes comme Matisse (1869-1954), Cézanne (1839-1906) et van Gogh (1853-1890), dont il s’imprègne en visitant les lieux d’inspiration de ces peintres. Il s’installe cette fois à Céret en 1919 et épouse Odette Cabalé (1899-1984) rencontrée là-bas un an plus tard, avant de repartir en famille pour élire domicile à Paris.
Lorsqu’il habite au 45 rue Blomet, qui deviendra plus tard un repère pour les surréalistes, l’un de ses voisins est Joan Miró (1893-1983), avec lequel il partage un atelier. C’est de cette manière qu’il rencontre des artistes de tous les horizons comme Georges Limbour (1900-1970) et Louis Aragon (1897-1982), lesquels manifestent à cette période un intérêt certain pour le dadaïsme, amenant André Masson à rejoindre le groupe des surréalistes en 1924 après avoir rencontré André Breton (1896-1966).

André Masson, le rebelle du surréalisme

André Masson agrandit son cercle en rencontrant notamment Georges Bataille (1897-1962) et Paul Éluard (1895-1952) et devient actif au sein du groupe des surréalistes. En 1927, il découvre l’automatisme en déposant aléatoirement de la colle sur une toile avant d’y projeter du sable. Inventeur de ce procédé, il en devient également un défenseur quand sa vision de l’automatisme ne concorde pas avec celle d’André Breton. En 1929, alors considéré comme rebelle voire dissident, pour avoir considéré le groupe comme orthodoxe, il le quitte mais continue d’imprégner ses œuvres de la même pensée.
André Masson découvre ensuite la peinture américaine, dont il va s’inspirer en y ajoutant une touche surréaliste, lorsqu’il s’exile aux États-Unis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Son travail inspiré de l’action painting influencera d’ailleurs Jackson Pollock. En fin de vie, toutefois, André Masson découvre une vie paisible et se tourne davantage vers l’impressionnisme, mû par le simple plaisir de peindre, qui sera d’ailleurs le titre de son ouvrage publié en 1950.

La cote des œuvres de André Masson

Du cubisme à l’impressionnisme en passant par le surréalisme, le fauvisme, l’abstrait et l’action painting américain, André Masson a laissé une empreinte importante dans la peinture du XXe siècle. Il a également exploré de nombreux mediums en abordant la peinture, les dessins automatiques, la gravure, la lithographie, la sculpture dans une moindre mesure, et les costumes ainsi que les décors de théâtre.
Son œuvre lyrique, souvent inspirée de la mythologie, fut un point de départ pour de nombreux artistes. André Masson laisse derrière lui des toiles surréalistes des années 1930 à 1940 qui ont une certaine cote, estimées entre 20 000 et 300 000€. L’enfant au masque I à la tempera et huile sur toile atteint le prix de 80 000€ en 2019, tandis qu’un de ses collages sur panneau est vendu 60 000€.
L’immense huile sur toile Gradiva, figure symbolique du surréalisme, atteint le prix de vente de 2 050 000€ en 2010. Les tableaux réalisés après 1950, quant à eux, varient entre 10 000 et 40 000€. Ses dessins aussi ont une grande valeur puisque Ombres d’oiseaux, un dessin automatique de 1962, est adjugé 21 442€ en 2018. Ses sculptures, plus rares, sont pourtant estimées entre 5000 et 30 000€.

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Estimation gratuite Alexander Calder

Alexander Calder

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Estimation et cote de l'artiste Alexander Calder

Alexander Calder (1898-1976), né le 22 juillet 1898 à Lawnton en Pennsylvanie, est un artiste peintre et sculpteur connu pour ses mobiles, stabiles et, dans une moindre mesure, ses peintures à l’huile sur toile, panneau ou carton. Son identité unique est reconnaissable à l’univers circassien qui imprègne ses œuvres.

Estimation gratuite Alexander Calder

Prix des œuvres d'Alexander Calder

  • Peinture - entre 5 000 € et plus de 2 000 000 €.

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier - entre 2 000 € et 1 900 000 €.

  • Estampe - entre 800 € et 150 000 €.

  • Mobiles - entre 2 000 € et plus de 16 000 000 €.

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Alexander Calder, destiné à devenir artiste

Issu d’une grande famille d’artistes, Alexander Calder était sans doute voué à suivre leurs pas. Son père Alexandre Stirling Calder (1870-1945) est sculpteur comme son grand-père, tandis que sa mère, Nanette Lederer Calder, est peintre. À 8 ans déjà, l’enfant possède un petit atelier dans la cave, où il se plaît à expérimenter la sculpture et la créations de jouets avec des matériaux classiques. Toutefois, bien que son père lui offre du matériel et des outils destinés à la pratique artistique, c’est vers des études d’ingénieur en mécanique à l’Institut de technologie Stevens de Hoboken qu’Alexander Calder se dirige. Il obtient aisément son diplôme mais abandonne peu de temps après le métier pour entrer en 1923 à l’Art Students League of New York. Pendant cette période, le style d’Alexander Calder est celui de l’Ash Can School. Il réalise alors pour le journal National Police Gazette de New York, des illustrations d’événements sportifs et des tournées du cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. En 1926, Alexander Calder débarque à Paris pour assister au cours de l’Académie de la Grande Chaumière et rencontre un fabricant de jouets serbes qui va influencer son travail en lui proposant de réaliser des jouets articulés, lesquels seront présentés en 1927 au Salon des Humoristes.

Alexander Calder, quand l'ingénierie rencontre l'art

Déjà expérimenté dans la fabrication de jouets, Alexander Calder entame alors jusqu’en 1929 sa première grande création : le Cirque Calder. Attiré par cet univers depuis toujours, il créé une scène intégrale et transportable de 200 personnages avec du fil de fer et des morceaux de chiffons. À la fois maître de cérémonie, marionnettiste et chef de piste dans ce spectacle, Alexander Calder combine d’ingénieux mécanismes à ses créations en y ajoutant de la musique et des effets sonores pour donner des représentations de son Cirque Calder, notamment à Joan Miró (1893-1983). Calder est ainsi introduit dans le cercle de l’avant-garde parisienne auprès de Joan Miró, Man Ray (1890-1976), Jean Cocteau (1889(1963), Fernand Léger (1881-1955), Le Corbusier (1887-1965) ou encore Piet Mondrian (1872-1944). Ceux-ci auront une grande influence sur son travail puisqu’à partir de 1930, Alexander Calder utilise également le fil de fer pour dessiner dans un style complètement abstrait. Ce matériau aura accompagné l’artiste tout au long de sa vie. Déjà en 1932, il réalise et expose trente sculptures abstraites avec ces fils et des plaques articulées peintes en noir et blanc, avec parfois quelques aplats de couleurs. Appelées les Mobiles sur une suggestion de Marcel Duchamp (1887-1968), ces sculptures connaissent un vif succès et contribuent à la renommée de Alexander Calder. La moitié d’entre elles, d’ailleurs, sont équipées de petits moteurs pour les mettre en mouvement, concept étudié et recherché par l’artiste.

Alexander Calder, à la recherche du mouvement

Alexander Calder participe à l’effort de guerre durant toute la Seconde Guerre Mondiale, bien qu’il se réfugie avec d’autres artistes aux États-Unis. En 1946, Alexander Calder expose de nouveau à Paris, puis obtient en 1952 le grand prix de la Biennale de Venise. L’artiste est passé des jouets aux sculptures monumentales et réalise, en 1958, le mobile du siège parisien de l’UNESCO : une structure de 2 tonnes d’acier noir de 10 mètres de hauteur. Pour l’Exposition Universelle de Montréal de 1967, Alexander Calder dévoile Trois disques, ou L’Homme, un stabile d’acier inoxydable de 24 mètres de haut. De sa jeunesse jusqu’à sa mort, Calder a recherché le mouvement. C’était d’ailleurs sa première motivation pour devenir ingénieur, avant de finalement utiliser ses compétences et cette quête au service de l’art. Il disait : « Pourquoi l’art devrait-il être statique ? […] L’étape suivante en sculpture est le mouvement ». Dans ses peintures comme dans ses créations sculpturales, le mouvement a toujours été le cœur de son œuvre.

La cote des œuvres d'Alexander Calder

Alexander Calder est connu pour ses illustrations, ses peintures et ses sculptures, mais il a aussi créé des tapisseries aux formes géométriques, des bijoux et des décorations d’assiettes. Si le fil de fer a toujours été son matériau de prédilection, il a aussi utilisé le bois, le plâtre et de nombreux objets et matériaux recyclés pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de la pénurie. Sa longue carrière compte beaucoup d’œuvres diverses dont la cote ne faiblit pas sur le marché de l’art. Ainsi, ses lithographies sont estimées entre 150 et 16 000€ et ses dessins évalués entre 1200 et 240 000€. Ses tableaux, qui sont pour la plupart des huiles sur toile mais aussi des techniques mixtes, oscillent entre 14 000 et 85 000€. Toutefois, un record de vente a été enregistré en 2017 avec Seven Black, Red and Blue, un tableau de Calder adjugé à 2 373 560€. Enfin, les sculptures de l’artiste varient entre 22 000 et 800 000€, mais son Poisson volant de 1957 a été vendu 26 502 220€. 

Reconnaître la signature d'Alexander Calder

Reconnaitre la signature d’Alexander Calder est essentiel pour authentifier les œuvres de cet artiste américain majeur du XXᵉ siècle, pionnier du mouvement des mobiles et des stabiles. Ses signatures varient selon les supports mais présentent des constantes stylistiques. Sur les gouaches et dessins, Calder signe généralement de son nom complet « Calder », en lettres majuscules manuscrites, souvent à l’encre noire ou rouge, placées en bas à droite de la composition. La graphie est ample, dynamique, avec un léger mouvement circulaire dans le « C » et une terminaison énergique du « r ». Ses sculptures en métal sont quant à elles rarement signées, mais certaines œuvres en série ou en édition limitée portent une gravure « Calder » sur la base, accompagnée d’un numéro d’édition et parfois du cachet du fondeur (notamment Maeght ou Polich Tallix). Il existe également des lithographies authentifiées par la signature manuscrite de l’artiste au crayon, apposée sous l’image, souvent accompagnée de la date. Face aux nombreuses reproductions ou éditions posthumes circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’un Alexander Calder par un expert qualifié est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Alexander Calder.

Alexander Calder signature
Alexander Calder Expertise signature

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Estimation gratuite Michel Larionov

Michel Larionov

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Estimation et cote de l'artiste Michel Larionov

Michel Larionov (1881-1964), né Mikhaïl Fiodorovitch Larionov, voit le jour à Tiraspol le 3 juin 1881. À l’origine du mouvement Toutisme et pionner du rayonnisme, Michel Larionov est un peintre, graveur et décorateur qui s’inscrit dans l’art abstrait de Moscou à Paris.

Estimation gratuite Michel Larionov

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Michel Larionov, de l'impressionnisme au fauvisme

Michel Larionov grandit chez ses grands-parents, entouré de paysages russes qui influenceront grandement les travaux de l’artiste, notamment lors de sa période impressionniste. Déjà attiré par l’art, Larionov intègre en 1898 l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou. L’enseignement de son professeur Konstantin Korovine (1861-1939) en 1902 joue un rôle crucial dans l’éducation artistique de Michel Larionov. Dans les ateliers de Korovine, avec lequel il se lie d’amitié, il rencontre également Valentin Serov (1865-1911), découvre l’impressionnisme français et se prend de passion pour le pastel. C’est de là que naît sa première inspiration.
En 1903, Michel Larionov se marie à Natalia Gontcharova (1881-1962), qui délaisse alors la sculpture pour se consacrer, comme son mari, à la peinture. La même année, Serge Diaghilev (1872-1929) et Michel Larionov tissent des liens intimes et professionnels forts, puisque c’est pour lui que Larionov produira entre 1914 et 1929 des dessins de costumes et décors pour les productions théâtrales de son ami. En attendant, celui-ci l’invite à l’exposition de peintures russes du Salon d’Automne de Paris, où Michel Larionov découvre le fauvisme à travers les œuvres de Gauguin (1848-1903).

Michel Larionov, initiateur du rayonnisme

Après de nombreuses expositions moscovites d’avant-garde auxquelles Michel Larionov participe, et où il représente la peinture française au point d’être surnommé le « Matisse Russe » en 1908, s’ensuit une période où l’artiste souhaite retourner à ses racines. Avec l’émergence du cubisme au Salon des Indépendants de Paris, Michel Larionov se détache de la peinture française et de ses influences pour se rapprocher de la culture russe. C’est pourquoi sa femme et lui décident de fonder le rayonnisme, un nouveau mouvement pictural et abstrait russe, dont il publie le manifeste en 1913 à Moscou. Le style est reconnaissable aux lignes colorées qui émanent des tableaux comme des faisceaux lumineux.
La même année, Michel Larionov crée le Toutisme aux côtés de Mikhail Le Dentu (1891-1917) et Ilia Zdanevitch (1894-1975), un mouvement artistique qui considère que les œuvres appartenant au passé comme au présent méritent d’être étudiées par les artistes contemporains.



Michel Larionov, peinture et art décoratif théâtral moderne

Bien qu’il ait repoussé plus tôt l’influence de la peinture française, Michel Larionov s’installe en 1917 à Paris, principalement pour réaliser les décors et costumes des ballets russes de son ami Diaghilev. Pendant la révolution bolchévique, il est blessé au front et la guerre marque à jamais sa créativité, que l’artiste considère comme flétrie depuis. Malgré cela, il continue d’écrire, d’illustrer des ouvrages et de contribuer à la peinture comme aux arts graphiques et aux scènes de théâtre.
Dans les années 1920, Michel Larionov organise avec son ami poète Zdanevitch des soirées dadaïstes dont il dessine les affiches et les programmes. Bien qu’il soit actif dans la vie artistique parisienne, Larionov reste traditionaliste et se restreint à son cercle russe.
La décennie suivante, alors que son travail semble s’effacer des mémoires, Alfred Barr (1902-1981) réalise une analyse du rayonnisme qui fait ressurgir Michel Larionov dans l’histoire de l’art moderne. Sa place sera définitivement assurée en 1948 lors d’une exposition consacrée au rayonnisme, organisée à Paris par Michel Seuphor (1901-1999). Ce dernier lui permet même d’être inclus dans son exposition L’art abstrait : ses origines, ses premiers maîtres, qui reconnaît Larionov comme l’un des fondateurs de sa branche.

La cote des œuvres de Michel Larionov

Pionnier de l’avant-garde russe, Michel Larionov est à l’origine du rayonnisme, mouvement qui répond à la montée du cubisme, du futurisme et de l’orphisme. Puis c’est au tour du fauvisme d’être exploré en s’inspirant de la culture russe. Quels que soient les chemins artistiques et créatifs parcourus, Michel Larionov en a fait des synthèses pour initier ses propres mouvements. Ses œuvres, d’abord inspirées par l’Europe puis par son pays natal, ont donné naissance à un style unique qui a grandement contribué au succès et à la reconnaissance de Larionov.
Les affiches, programmes, lithographies et estampes de Michel Larionov sont estimées entre 30 et 6000€. De nombreux dessins, aquarelles et illustrations sont mis en ventre, dont les prix varient entre 30 et 6000€. Ses aquarelles rayonnistes ont plus de valeur que les dessins, bien que ces derniers dépassent souvent l’estimation, en témoigne un Nu féminin, vers 1920, qui a été estimé entre 1000 et 1500€ puis adjugé 1677€. Quant aux peintures, il faut compter entre 150 et 150 000€ en moyenne, bien que le record soit attribué à Kneading Dought de 1909, adjugé pour 3 000 000 en 2014.

 

 

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(Illus.) Michel Larionov – Nature morte au homard (1907)

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Estimation gratuite André Charles Boulle

André-Charles Boulle

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André-Charles Boulle (1642-1732), ébéniste français

André-Charles Boulle (1642-1732) est un ébéniste, fondeur, doreur, ciseleur et dessinateur français né le 10 novembre 1642 à Paris. Au service officiel du roi, André-Charles Boulle a marqué les XVIIe et XVIIIe siècles avec ses innovations en ébénisterie et son talent si particulier pour réaliser des meubles nobles.
Estimation gratuite André Charles Boulle
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André-Charles Boulle, prédestiné à l'ébénisterie

André-Charles Boulle est le fils de Légère Thorin et de Johann Bolt, francisé Jean Boulle, compagnon menuisier en ébène. Ce dernier lui enseigne, dès ses jeunes années, les techniques de son art et des domaines qui en découlent, à savoir le dessin, la peinture, la sculpture, la ciselure, la dorure et la reparure. Toutefois, en dépit en d’une affinité avec la peinture, son père décide d’abandonner cet apprentissage pour se concentrer sur la menuiserie, domaine pour lequel André-Charles Boulle présente déjà des facilités voire un talent certain. À tel point qu’à peine âgé de 23 ans, le garçon reçoit des conseils de Gian Lorenzo Bernini (1598-1680) en personne sur le dessin architectural. L’année suivante, la réputation de André-Charles Boulle est déjà élevée, permettant à l’atelier familial de s’agrandir. Il rejoint alors la manufacture des Gobelins en tant que décorateur et sculpteur sur bois, assistant le peintre Charles Le Brun (1619-1690) dans ses travaux pour fournir Versailles en matériel. Le ministre Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), qui est à l’origine de la manufacture, sera le pont entre André-Charles Boulle et la noblesse.

André-Charles Boulle, le privilège royal

André-Charles Boulle se fait très rapidement remarquer par la bourgeoisie et la noblesse, si bien que la famille royale lui passe commande en 1672 par l’intermédiaire de Jean-Baptiste Colbert. Avec le décès de l’ébéniste précédent, André-Charles Boulle est choisi pour le remplacer et occuper le logement des « Galleries du Louvre », à la place de Pierre Gole (1620-1684) qui était pourtant l’ébéniste royal depuis 25 ans. Jean-Baptiste Colbert dira d’ailleurs au roi que André-Charles Boulle était le plus habile des deux.
Loger au Louvre et œuvrer pour le roi est un privilège unique. Les commandes auprès de Boulle augmentent tant qu’il cumule deux ateliers, dans lesquels toute sa famille travaille. Bientôt, celui du Louvre devient le plus grand de Paris et se voit équiper d’une fonderie, laquelle lui sert à utiliser le bronze doré ; il est d’ailleurs l’un des premiers à l’employer dans l’ébénisterie. À la fin du siècle, André-Charles Boulle possède quinze collaborateurs compagnons qui occupent plusieurs métiers, ainsi que de nombreux apprentis pour l’assister.

André-Charles Boulle, des meubles de prestige

La technique de André-Charles Boulle n’est pas de son fait mais elle est améliorée par son talent et porte d’ailleurs son nom aujourd’hui : la marqueterie Boulle. Elle consiste à superposer une plaque de cuivre et une plaque d’écaille blonde de tortue découpées dans le même schéma pour les assembler comme un puzzle et réaliser des contrastes importants, soulignés par un placage d’ébène noir. En résulte des meubles raffinés et créatifs, conçus et fabriqués avec plusieurs essences de bois pour obtenir des compositions uniques. André-Charles Boulle est aussi un créateur puisqu’il est l’inventeur de la commode, premier meuble à pouvoir se doter d’un miroir, de rangements et d’une surface pour y poser de la décoration. Mais André-Charles Boulle ne s’est pas contenté de cela : il a également produit des œuvres décoratives et utilitaires comme des candélabres, des pendules, des chenets et des cartels, avec toujours cette finesse du bronze doré qui contribuera à l’art décoratif français.

La cote des œuvres de André-Charles Boulle

Le succès de André-Charles Boulle est principalement dû aux commandes de fournitures passées par le château de Versailles. Mais l’artiste ne se limite pas à la noblesse parisienne et fournit plusieurs grands noms de France. Grâce à son usage du bronze dans l’ameublement, André-Charles Boulle devient un artisan d’exception, au-delà des ébénistes sacrés maîtres avant lui. Ses œuvres atteignent des prix extraordinaires sur le marché de l’art. S’il n’existe pas de signature dans l’ébénisterie avant 1743, l’authentification d’un meuble Boulle n’est pas impossible avec des experts, et les prix de vente sont élevés. Une bibliothèque basse, par exemple, a été vendue 220 000€ en 2015, tandis que deux coffrets tombeaux ont été adjugés à plus de 2 300 000€ en 2009. Plus récemment, un cabinet en bois teinté attribué à André-Charles Boulle a été vendu 404 480€. Bien que le style baroque et rocaille ne soient plus à la mode, les travaux de Boulle demeurent des chefs d’œuvre intemporels. Un meuble de sa main est estimé entre 5000 et 2 500 000€.

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Estimation gratuite Maurice Quentin De Latour

Maurice Quentin De Latour

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Quentin de Latour

Maurice Quentin de Latour (1704-1788) est un portraitiste pastelliste français né le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. En dépit de son absence de manières en société, Maurice Quentin de Latour se créé rapidement un nom au sein du mouvement rocaille grâce à ses portraits au pastel.

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Maurice Quentin de Latour, premier voyage à Paris

Fils de François de La Tour, maître écrivain et ingénieur géographe, Maurice Quentin de Latour grandit en passant son temps à croquer ses camarades et son établissement scolaire pendant les cours. Dès la fin du collège, le jeune homme sait qu’il veut devenir peintre.
En 1719, alors âgé de dix-huit ans, Maurice Quentin de Latour part pour Paris et devient l’apprenti de Claude Dupouch (1686-1747), membre de l’Académie de Saint-Luc, Communauté des maîtres peintres et sculpteurs de Paris. Il revient à Saint-Quentin trois ans plus tard, où il a une liaison avec sa cousine aboutissant à un enfant mort-né. Il est probable que cet événement l’air poussé à quitter sa ville natale pour Reims, puis Cambrai.
À force d’entraînement, Maurice Quentin de Latour commence à se faire remarquer pour ses portraits, si bien qu’il est invité par l’ambassadeur du roi d’Angleterre, Horace Walpole (1717-1797) à le suivre jusqu’à Londres. Une partie du palais est mise à sa disposition pour qu’il puisse s’adonner aux portraits de la haute aristocratie, dont il peine à apprendre les codes de bonne conduite. Il quitte finalement l’Angleterre en 1727 au sommet de la prospérité pour retourner en France.

Maurice Quentin de Latour, le succès parisien au pastel

Définitivement parisien, bien qu’il se fasse passer pour un peintre anglais, Maurice Quentin de Latour rencontre pendant cette période Jean Restout (1692-1768), qui aura une grande influence sur lui, notamment en lui présentant son cercle d’artistes. À force de rencontres, Quentin de Latour fait également la connaissance du peintre belge Jean-Jacques Spoëde (1680-1757). C’est dans l’atelier de ce dernier que l’artiste se fait remarquer par Louis de Boullogne (1654-1733), premier peintre du roi.
Maurice Quentin de Latour abandonne à ce moment la peinture à l’huile pour le pastel, dont il tient la technique de la vénitienne Rosalba Carriera (1673-1757), à l’origine de la première mode du pastel en 1720 en France. De 1727 à 1729, sur les conseils de Louis de Boullogne, de Latour ne se préoccupe que du dessin et de l’apprentissage, se spécialisant dans les portraits au pastel.
En 1735, Maurice Quentin de Latour réalise un portrait de Voltaire qui le couronne de succès, amenant l’artiste à être agréé par l’Académie royale de peinture en 1737, puis exposé dans les lieux les plus prestigieux. Lorsque Maurice Quentin de Latour réalise des portraits de Louis XV et de la famille royale, il est à son apogée et est surnommé « le prince des pastellistes ».



Maurice Quentin de Latour, humaniste, philosophe et philanthrope

Au-delà de son style et de ses compositions uniques, Maurice Quentin de Latour était aussi un homme généreux. Lié au mouvement philanthropique des Lumières, il lutta à son époque pour plusieurs causes.
D’abord en 1776 pour la fondation de plusieurs prix à l’Académie de peinture et de sculpture, pour lesquels il consent à faire don d’une somme d’argent. Puis en 1777, lorsqu’il créé une fondation pour les femmes en couches et offre 6000 livres pour les artisans en situation de précarité et infirmes. Enfin en 1779, lorsqu’il souhaite créer une école de dessin gratuite dans sa ville natale, laquelle ouvre d’ailleurs ses portes en 1782.
À la fin de sa vie, atteint de démence sénile, il laisse à Saint-Quentin l’œuvre de sa vie et son fonds d’atelier.

La cote des œuvres de Maurice Quentin de Latour

Les portraits de Maurice Quentin de Latour sont uniques et reconnaissables. L’artiste a le don de saisir le fond de l’âme en idéalisant chaque représentation. Les modèles sont mis en valeur, les défauts estompés, et un léger sourire s’esquisse sur les lèvres de chacun. Le regard brillant, profondément vivant, est également le témoin d’une technique maîtrisée avec brio.
Bien que le prix des œuvres de Maurice Quentin de Latour chuta après la Révolution, elles connurent un regain par la suite, plaçant l’artiste parmi les meilleurs de son temps en Europe. Ses tableaux sont désormais estimés entre 20 000 et 100 000€, comme le Portrait de Pierre-Claude Nivelle de la Chaussée, estimé à 70 000€ et vendu 85 500€ aux enchères en 2016, ou le Portrait de Louis-Antoine Mirleau De Neuville adjugé 90 000€ en 2017. En plus de ses œuvres au pastel, des dessins comme des portraits au fusain sont mis en vente, estimés entre 1000 et 5000€.

 

 

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(Illus.) Autoportrait au jabot de dentelle, Maurice-Quentin de La Tour (1764)

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Estimation gratuite Antoni Tàpies

Antoni Tàpies

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Estimation et cote de l'artiste Antoni Tàpies

Antoni Tàpies (1923-2012), de son nom complet Antoni Tàpies i Puig, naît le 12 décembre 1923 à Barcelone. Il est un artiste très polyvalent, le premier dans son domaine au sein de l’avant-garde du XXe siècle, au point de se voir décerner le titre de marquis de Tàpies par le roi. Sa curiosité pour la philosophie et la condition humaine le conduiront à devenir un représentant de l’art informel, à échelle internationale.

Estimation gratuite Antoni Tàpies

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Antoni Tàpies, jeunesse et débuts artistiques

Antoni Tàpies est le fils d’un père avocat et d’une mère dont la branche navigue dans l’édition et la vente de livres. Bien qu’il montre très tôt un certain talent pour les arts, Antoni Tàpies suit les traces de son père en entamant des études de droit, mais dessine en parallèle.
À l’aube des années 1940, le jeune homme est victime d’une infection pulmonaire qui le force à tenir le lit pendant deux ans. Pendant ce temps, il s’intéresse à la philosophie et à la musique romantique, sans toutefois cesser de dessiner. Antoni Tàpies prend ensuite des cours de dessin à l’académie Nolasc Valls en 1943, pendant quelques mois seulement, durant lesquels il reproduit assidûment le travail de Van Gogh (1853-1890) et Picasso (1881-1973). Au terme de ses études de droit en 1948, il se consacre entièrement à la peinture.
Tandis qu’il approfondit ses connaissances en philosophie et en musique, Antoni Tàpies s’intéresse désormais à la littérature, à la calligraphie et à l’art oriental. C’est d’ailleurs cette philosophie orientale qui l’influence grandement et le conduit à devenir l’un des premiers à donner autant de corps à ses œuvres picturales.

Antoni Tàpies, pionnier de la peinture sculpturale

La peinture d’Antoni Tàpies est faite de strates et superpositions, à l’aide d’empâtements riches, de collages et d’objets trouvés qu’il intègre à ses tableaux. Ses travaux sont d’abord controversés, notamment lors du Salo d’Octubre de Barcelone en 1948, mais cela n’arrête pas l’artiste qui cofonde le mouvement Dau al Set, un groupe catalan d’avant-garde en lien avec la revue du même nom, qui a pour but de lutter contre l’académisme.
Ce cercle dadaïste et surréaliste permet à Antoni Tàpies de rencontrer Joan Brossa (1919-1998), puis Joan Miró (1893-1983) en 1949. Ce dernier a une influence considérable sur Tàpies, lequel se dirige alors vers l’art abstrait dès 1950 en utilisant des matériaux organiques bien avant l’Arte Povera. Antoni Tàpies est donc l’un des premiers artistes à mélanger les matériaux, à jouer avec les textures, à réaliser de la peinture sculpturale.
En 1951, l’artiste obtient une bourse d’études à Paris qui lui permet d’y rencontrer de grands noms de l’art comme Braque (1882-1963), Chagall (1887-1985) et Picasso. De nouvelles techniques picturales à son arc, Antoni Tàpies enchaîne les expositions à travers le monde et connaît un succès toujours plus fort. Ses œuvres s’inscrivent dans le réel, laissent une marque au spectateur qui peut voir les lacérations, les entailles et les déchirures dans les toiles qui témoignent de la violence des guerres et de l’oppression vécues par l’artiste. Pour Antoni Tàpies, il s’agit d’abord de protester, de prendre part à la politique de sa ville natale, puis de montrer, à travers d’abord l’abstraction géométrique puis peu à peu l’art informel, les cicatrices laissées sur l’homme et la société.

Antoni Tàpies, influences et médiums variés

Antoni Tàpies est influencé par des domaines créatifs, des personnalités, des artistes, des courants de pensée et des mouvements, mais également la politique et la société. Sa pintura matérica, qui mélange aux techniques traditionnelles des rebuts, est dans la même veine que les travaux de Jean Fautrier (1898-1964), Jean Dubuffet (1901-1985) et Manolo Millares (1926-1972).
En qualité de précurseur de l’Arte Povera, les petits objets trouvés sont vite remplacés par des matériaux pauvres et des grands formats dans les années 1960, puis des objets immenses dans les années 1970 pour dénoncer la société de consommation et les objets du quotidien qui ont perdu leur âme.
Le travail d’Antoni Tàpies explore la peinture et la sculpture, mais également la lithographie et la gravure. Il mélange le marbre à la poudre d’argile, ajoute de la ficelle, du tissu ou du papier déchiré. Il s’essaye également à la céramique, à l’estampe et l’assemblage, et explore de nombreuses techniques, allant du grattage au flocage, avec son corps ou des outils.

La cote des œuvres d'Antoni Tàpies

Antoni Tàpies est l’un des plus grands peintres de la seconde moitié du XXe siècle, et l’un des rares auxquels l’Espagne a rendu hommage. Son œuvre perdure entre les murs de la fondation Tàpies, à Barcelone, qui a été créée en 1984 et sert depuis à l’étude de l’art moderne.
Ses estampes, qui se présentent principalement sous la forme de lithographies en couleurs, sont estimées entre 150 et 60 900€. Ses dessins, qui comportent graffiti et fonds monochromes, valent entre 25 et 250 000€. Plus rares, ses sculptures en opposition au franquisme et à la guerre vont de 80 à 252 000€. Mais ce sont ses peintures sculpturales qui ont le plus de succès, évaluées entre 185 et 1 112 580€. Pourtant, c’est un record de vente qui est réalisé en 2014, lorsque son mixed media Gran ocra amb incisions est adjugé 2 400 000€.

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(Illus.) Scarf – Antoni Tàpies, 1973, soie, sérigraphie

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Estimation gratuite Claude Venard

Claude Venard

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Estimation et cote de l'artiste Claude Venard

Claude Venard (1913-1999) est un artiste-peintre né à Paris le 21 mars 1913 qui appartient au mouvement post-cubisme. Le style angulaire dont il fait preuve est représentatif de son œuvre, laquelle évolue tout au long de sa vie par accentuations pour proposer des toiles toujours plus vivantes, à l’image de l’artiste.

Estimation gratuite Claude Venard

Prix des œuvres de Claude Venard

  • Peinture (huile sur toile) : entre 300 € et plus de 41 161 €.

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier - entre 560 € et 5 000 €.

  • Pastel, fusain, dessin préparatoire : entre 150 € et 5 000 €.

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 50 € et 20 136 €.

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Claude Venard, premiers pas à Paris

Claude Venard a 17 ans lorsqu’il décide de devenir peintre. Pour cela, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts mais s’enfuit au bout de quarante-huit heures, peu enclin à suivre ce type d’enseignement. Toutefois, il rejoint une formation en École des arts appliqués, qu’il suit cette fois assidûment pendant six ans. En 1936, alors âgé de 23 ans, Claude Venard découvre les dessous du métier de peintre en obtenant un emploi de restaurateur au musée du Louvre auprès d’un maître en la matière. Il rejoint ensuite le mouvement avant-gardiste « Forces Nouvelles » en 1936 après avoir participé à une exposition de groupe, dans lequel il fait la connaissance de Pierre Tal-Coat (1905-1985) et André Marchand (1907-1997). L’idée d’un tel mouvement, bien qu’éphémère, est de s’opposer aux formes abstraites imposées au début du siècle pour que le peintre se rapproche davantage de la nature et de l’aspect artisanal de la peinture. Mais la discipline jugée trop sévère par Claude Venard le pousse à quitter très rapidement le mouvement et à poursuivre son chemin en solitaire.

Claude Venard, un style post-cubiste qui évolue

Indocile de caractère et mû par un fort désir d’indépendance, Claude Venard en vient à créer sa propre identité dans le post-cubisme. Il s’agit d’utiliser des couleurs vives, crues, appliquées au couteau dans d’épaisses couches qui se superposent. L’influence du cubisme est bien présente dans chacun de ses travaux, notamment à travers des représentations typiques comme les jeux, les arlequins ou les instruments du musique, mais également par le biais des motifs géométriques. Toutefois, le style de Claude Venard est unique et progressif : il ne cesse d’évoluer au fil du temps, et même tout au long de sa vie. Claude Venard accentue séparément et petit à petit chaque aspect de ses peintures pour former, à terme, une œuvre plus forte mais également plus abstraite. Les tons de sa palette sont de plus en plus vifs, presque bariolés, ses textures plus épaisses, riches et complexes, mais toujours appliquées au couteau. En découle une matière brute, vivante, dite viscérale.

Claude Venard, l'esthétique géométrique

La seule constante qui demeure dans l’œuvre de Claude Venard est l’omniprésence des angles et la composition post-cubiste de ses toiles. Bien que l’artiste soit curieux et aime changer de modèle, il conserve ce style angulaire qui lui est propre dans chaque toile. Car Venard n’a pas seulement peint des classiques du cubisme, mais également des natures mortes, comme Tournesols, oranges et poissons de 1970, ainsi que des paysages portuaires ou industriels. On retrouve régulièrement dans ses compositions un élément rebelle, à son image, comme Dirigeable sur la plage de la même année. Claude Venard traite les deux dimensions sur sa toile en volume. Les empâtements et divers reliefs servent à donner vie à ses peintures, à créer du mouvement, par exemple en ajoutant du sable à sa peinture à l’huile pour apporter de la texture à des briques. Il utilise aussi des objets comme un morceau de grillage pour former des quadrillages, joue sur les effets appliqués aux formes pour donner une autre dimension à la géométrie.

La cote des œuvres de Claude Venard

Claude Venard a étudié des artistes qui, comme lui, s’opposaient aux critères de l’académisme. Gustave Courbet (1819-1877) bien sûr mais également Paul Cézanne (1839-1906), précurseur du cubisme et fervent utilisateur de la géométrie dans ses œuvres, notamment dans ses paysages et natures mortes. En résulte un style unique qui lui est propre. Les œuvres de Claude Venard sont exposées dans de multiples collections permanentes aux quatre coins du globe, mais il existe encore des tableaux dans la nature, dont la cote varie selon le médium. Ses estampes sont estimées entre 20 et 3000€. Ce sont principalement des lithographies de natures mortes et de paysages bucoliques, mais également des compositions avec des motifs abstraits. Les gouaches de Claude Venard sont estimées entre 150 et 6000€. Le phare breton de 1963 est adjugé à près de 2600€. Enfin, ses peintures oscillent entre 80 et 37 400€, le prix évoluant avec le style de l’artiste. Plus la représentation est cubiste et abstraite, et plus le prix grimpe, en témoignent les toiles figuratives comme La partie de cartes de 1965 adjugée en 2014 à 46 102€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Claude Venard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Claude Venard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

Reconnaître la signature de Claude Venard

Reconnaitre la signature de Claude Venard est indispensable pour authentifier une œuvre de ce peintre français emblématique de la nouvelle École de Paris. L’artiste signait la quasi-totalité de ses toiles, natures mortes et paysages d’un « C. Venard » ou simplement « Venard », généralement apposé dans un coin inférieur, à droite. Sa signature se caractérise par des lettres majuscules anguleuses, fermes et régulières, souvent peintes au couteau ou au pinceau épais, dans une couleur contrastant avec la matière dense et texturée de la composition. Sur certaines œuvres, notamment des huiles sur toile des années 1950 et 1960, la signature est intégrée au décor, comme gravée dans la pâte picturale. Les dessins et gouaches de l’artiste, quant à eux, portent parfois une signature manuscrite plus souple, tracée à l’encre ou au crayon. La reconnaissance de la signature de Claude Venard doit toujours être associée à l’étude du style et de la technique si particuliers de l’artiste, afin d’écarter toute copie ou attribution erronée. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’analyse, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Claude Venard, qu’il s’agisse d’une toile, d’une gouache ou d’une œuvre sur papier.

Signature Claude Venard
Expertise signature Claude Venard

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Estimation gratuite Bengt Lindström

Bengt Lindström

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Estimation et cote de l'artiste Bengt Lindström

Bengt Lindström (1925-2008), de son nom complet Bengt Karl Erik Lindström, est un peintre, lithographe et sculpteur suédois né le 3 septembre 1925 à Storsjö Kapell. Il est réputé pour son œuvre expressionniste, souvent massive et très colorée, dont l’inspiration mythologique et l’application ont marqué l’art contemporain du XXe siècle.

Estimation gratuite Bengt Lindström

Prix des œuvres de Bengt Lindström

  • Peinture (huile, acrylique, mixed media sur toile/panneau) : entre 40 € et 90 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (dessins, lavis, études) : entre 50 € et 10 000 €

  • Estampe, lithographie, multiples (tirages signés/numérotés) : entre 20 € et 3 500 €

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Bengt Lindström, l'influence d'une culture scandinave

Bengt Lindström naît dans un petit village de Suède d’un père instituteur fasciné par les traditions et mythes nordiques. Il grandit au cœur des terres Sápmi, entre les légendes et les paysages suédois, lesquels auront une importante influence dans ses œuvres au cours de sa vie. Toutefois, dans son enfance, Bengt Lindström est d’abord attiré par le sport et les histoires, qu’il aime écrire. Progressivement, il s’initie à la peinture et rejoint l’école d’art Isaac Grünewald de Stockholm avant de poursuivre sa formation au dessin à l’école des Beaux-Arts de Copenhague, au Danemark. C’est à cette période que le jeune homme réalise ses premières lithographies. Bengt Lindström continue ses études à l’Art Institute de Chicago en 1946, avant de s’envoler l’année suivante à Paris pour apprendre auprès de Fernand Léger (1881-1955) et André Lhote (1885-1962). Quelques mois plus tard, Lindström obtient une bourse de son pays natal pour s’installer en France où il réalise ses premières fresques et mosaïques. Au début des années 60, son style s’affine, la lithographie et la gravure prennent davantage de place dans ses œuvres et se ressentent jusque dans ses toiles, où la peinture semble presque sculptée. Dans cette période, ce qu’il produit est très figuratif mais l’inspiration scandinave se fait de plus en plus forte.

Bengt Lindström, le folklore monumental

Entre 1968 et 1978, Bengt Lindström possède un atelier à Savigny-sur-Orge et un autre à Sundsvall, en Suède. L’artiste navigue entre les deux et réalise d’une part une série de lithographies inspirées de la mythologie nordique, et d’autre part de grandes fresques publiques dans son pays d’origine. Il explore également de nouveaux mediums, s’essaye aux estampes, à la tapisserie et aux sculptures, toujours dans le domaine des contes et légendes scandinaves. À la fin des années 70, Bengt Lindström créé même des sculptures sur verre et d’autres en papier mâché, mais aussi quelques bijoux. En parallèle, l’artiste réalise Le Marteau de Thor, une immense sculpture commandée par Volvo en 1980. Lors de son exposition Les Grands Dieux Ase et les Walkyries à Stockholm en 1983, il dévoile sept œuvres immenses de 3m x 2,5m représentant les Dieux scandinaves accompagnés des serviteurs d’Odin. Bengt Lindström fait le tour des mythes et des supports artistiques avant d’achever, dans les années 90, ses séries représentant les Dieux nordiques. Des couleurs très vives, il dérive vers le noir et blanc.

Bengt Lindström, l'expressionnisme scandinave

Si Bengt Lindström est célèbre dans le monde entier pour son travail inspiré de la mythologie sami et des chamanes du Grand Nord, il s’est aussi fait connaître par ses embellissements publics et la palette de couleurs très vives et pures employées dans ses œuvres. Le bleu, le jaune, le vert, le rouge et le blanc sont très présents, en pleine pâte sur ses toiles, comme sculptés. L’emploi des couleurs, des textures et de l’art figuratif à travers une stylisation et des thèmes symboliques, ont fait de Bengt Lindström un artiste expressionniste important. Il dira même se sentir proche de la peinture nordique au même titre que Edvard Munch (1863-1944) ou Emil Nolde (1867-1956), lorsque son travail sera comparé au mouvement CoBra qui oppose l’art figuratif à l’art abstrait. Tout au long de sa vie, l’artiste ne cessera jamais d’explorer tout le folklore du Grand Nord et de l’exprimer à travers des peintures, des sculptures et des gravures.

 

La cote des œuvres de Bengt Lindström

Artiste suédois particulièrement polyvalent, Bengt Lindström a influencé son temps de bien des manières. Il ne s’est pas limité aux paysages, masques, esprits, Dieux, monstres et créatures peuplant la mythologie de son pays. L’artiste a également illustré des poèmes et réalisé de nombreux portraits de philosophes et écrivains contemporains. Ses fresques monumentales ne sauraient être délogées de leur habitat, mais Bengt Lindström laisse derrière lui beaucoup d’autres œuvres. Les estampes et les gravures ne figurent pas au catalogue des travaux les plus cotés de Bengt Lindström puisqu’elles sont estimées entre 200 et 1200€. Toutefois, ses dessins varient entre 800 et 10 000€, tandis que la fourchette de prix pour une sculpture est estimée entre 400 et 15 000€. Mais ce sont ses tableaux qui ont la cote la plus haute, estimés entre 1000 et 20 000€. Son huile sur toile de 1970, Enquiring, est adjugée à 12 236€ en 2014, tandis que l’huile sur toile colorée Le poète est vendue 25 000€. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Bengt Lindström et recevoir son estimation ? Faites estimer une œuvre de Bengt Lindström en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Bengt Lindström, La Déposition (1978), huile sur toile, 162×151 cm

Reconnaître la signature de Bengt Lindström

Savoir reconnaître la signature de Bengt Lindström est indispensable pour authentifier une œuvre de cet artiste suédois emblématique de la seconde École de Paris. Bengt Lindström signe la plupart de ses toiles, lithographies et sculptures de son nom complet « Lindström », en lettres capitales épaisses et dynamiques, souvent tracées à la peinture blanche ou noire pour se détacher de ses fonds vivement colorés. Sa signature, énergique et spontanée, reflète parfaitement son geste pictural puissant et expressif. On la retrouve fréquemment en bas à droite de ses œuvres majeures, comme Les Deux Visages ou Le Cri, et parfois accompagnée de la date d’exécution. Sur ses gravures et lithographies, Lindström appose un simple « Lindström » manuscrit au crayon, suivi du numéro de tirage, conformément aux usages de l’estampe contemporaine. Cette signature, au tracé ferme et reconnaissable, constitue un repère essentiel pour distinguer une œuvre authentique d’une reproduction. Face à un marché actif où circulent de nombreuses éditions et faux tirages, faire authentifier la signature de Bengt Lindström par un expert qualifié reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Bengt Lindström — qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’une sculpture ou d’une lithographie originale.

Expertise signature Bengt Lindström
Signature Bengt Lindström

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Estimation gratuite Serge Poliakoff

Serge Poliakoff

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Estimation et cote de l'artiste Serge Poliakoff

Serge Poliakoff (1900-1969) est un peintre français d’origine russe né le 8 janvier 1900 à Moscou. Il appartient à la nouvelle École de Paris et est considéré comme un maître de la peinture moderne grâce à son œuvre qui s’inscrit pleinement dans l’abstrait, par sa recherche perpétuelle de la forme idéale.

Estimation gratuite Serge Poliakoff

Prix des œuvres de Serge Poliakoff

  • Peinture (huile sur toile) : entre 20 000 € et plus de 1 097 920 €

  • Gouache / dessin / aquarelle (papier) : entre 1 000 € et 105 000 €

  • Estampe, lithographie, gravure : entre 100 € et 57 000 €

  • Tapisserie / textile : entre 1 700 € et 13 000 €

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Serge Poliakoff, de la Russie à Paris en musique

Serge Poliakoff naît au sein d’une immense fratrie de quatorze enfants, dont il est le treizième, fils d’un éleveur de cheveux kirghize et d’une mère croyante qui l’emmène tous les jours à l’église. Les icônes accrochées aux murs et présentes sur le vitrail fascinent l’enfant et l’accompagneront toute sa vie, comme des réminiscences religieuses qu’il peindra abstraitement. Adolescent, il s’inscrit à l’école de dessin de Moscou mais Serge Poliakoff possède déjà un talent : celui de guitariste. Quand il fuit la révolution russe en 1918 avec des membres de sa famille, il arrive en 1920 à Constantinople et survit grâce à la troupe familiale et musicale qui se produit sur place. Celle-ci partira même en tournée, faisant passer Serge Poliakoff par Sofia, Belgrade, Vienne et Berlin. Mais lorsqu’il arrive à Paris, il se sent enfin chez lui et décide de s’y établir en 1923. Bien qu’il souhaite devenir artiste peintre, il joue dans les cabarets russes pour gagner sa vie.

Serge Poliakoff, un séjour à Londres marquant

Serge Poliakoff s’inscrit en 1929 à la célèbre Académie de la Grande Chaumière pour poursuivre ses études d’art. À ses débuts, Poliakoff peint exclusivement dans un style académique, mais son voyage à Londres de 1935 à 1937 est pour lui une véritable révélation puisqu’il y fait la découverte de l’art abstrait. C’est lors d’une visite de musée, en grattant un sarcophage égyptien, qu’il comprend que les couches successives de coloris sont importantes pour atteindre la profondeur. Ce n’est pourtant pas tant pour apporter de la profondeur que Serge Poliakoff se penche sur ce phénomène, mais pour donner de la texture et de la matière à ses tableaux, afin que s’instaure entre ses œuvres et le spectateur une relation interactive, intime… profonde. Serge Poliakoff fait également des rencontres importantes à Londres, comme Vassily Kandinsky (1866-1944), Sonia Delaunay (1885-1979), Robert Delaunay (1885-1941), Otto Freundlich (1878-1943) et Jean-Michel Coulon (1920-2014). Lors d’une réunion, les Delaunay réalisent une expérience et demandent au groupe de peindre des bandes colorées. En voyant qu’avec un sujet donné unique, chacun avait sa propre interprétation et expression, Serge Poliakoff tombe définitivement amoureux de l’abstrait. Contrairement à d’autres artistes de la nouvelle École de Paris, lui réduit les tons vifs de sa palette pour l’assombrir et se concentrer sur les formes. C’est ce trait qui démarque Poliakoff des autres expressionnistes abstraits.

 

Serge Poliakoff, le succès de l'art abstrait

La peinture abstraite de Serge Poliakoff est celle d’un contemplateur ; il trace directement des lignes sur sa toile, ce qu’il considère comme son propre nombre d’or, pour y réaliser des figures recherchées, à la poursuite de la forme idéale. Bien qu’il ait tenté le gigantisme, toujours guidé par un esprit contemplatif, l’artiste préférait des installations de petits tableaux juxtaposés plutôt qu’une seule toile immense. On remarque dans le style spirituel qui lui est propre qu’il a toujours gardé, jusqu’au bout, les icônes de son enfance à l’église. Dans ses deux dernières années, rattrapé par le Pop Art, Poliakoff se renouvelle en offrant non plus des petites formes qui s’imbriquent, mais de grandes formes uniques et opaques qui prennent tout l’espace du tableau. Il prouve jusqu’à la fin qu’il est ouvert à l’art contemporain et d’esprit, capable d’adaptation.

La cote des œuvres de Serge Poliakoff

Serge Poliakoff appartient à la deuxième vague d’artistes abstraits, acceptée par un public plus large, qui lui offre rapidement une renommée importante. Toutefois, il ne s’arrête jamais de jouer de la guitare dans les cabarets. Considéré comme un maître dans son domaine, Serge Poliakoff s’est notamment distingué par le prix Kandinsky en 1947. Il fait partie des rares artistes dont le moindre dessin voit sa cote s’envoler.
Lors de sa carrière, Serge Poliakoff a également réalisé quelques tapisseries, estimées entre 800 et 25 000€. Parmi ses dessins, qui se révèlent être principalement des nus, certains partent entre 50 000 et 70 000, en témoignent ses Compositions abstraites de 1958. Les peintures de Serge Poliakoff, quant à elles, sont évaluées entre 180 et 815 000€, bien que ses Compositions remportent un succès encore plus grand, notamment avec celles de 1954 et 1953 adjugées respectivement à 856 274€ et 824 572€ en 1990. Enfin, les lithographies, les affiches et les sérigraphies de Serge Poliakoff sont les plus recherchées, estimées entre 20 et 16 000 000€. Si le prix varie parfois beaucoup entre deux œuvres, Serge Poliakoff demeure un artiste très coté sur le marché de l’art. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Serge Poliakoff et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Serge Poliakoff en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel

(Illus.) Composition Abstraite – Serge Poliakoff, lithographie en couleur

Reconnaître la signature de Serge Poliakoff

Reconnaître la signature de Serge Poliakoff est une étape clé pour authentifier ses peintures et gouaches, très recherchées sur le marché de l’art. L’artiste signe la majorité de ses œuvres « S. Poliakoff » ou « Serge Poliakoff », généralement en bas à droite, avec une écriture compacte, légèrement inclinée et souvent tracée au pinceau dans une teinte sombre contrastant avec ses aplats colorés. Sur ses gouaches des années 1950 – par exemple celles proches de Composition abstraite, 1953 – la signature apparaît fréquemment en noir ou en brun, discrète mais ferme, parfois accompagnée de la date. Dans certaines œuvres tardives, comme les grandes compositions abstraites du milieu des années 1960, on retrouve un « Poliakoff » plus large, parfois inscrit au crayon au verso, pratique courante chez l’artiste pour les œuvres sur papier. Face à l’abondance de faux ou d’attributions incertaines circulant sur le marché, faire analyser la signature d’un Serge Poliakoff par un spécialiste reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts vous accompagnent pour identifier, authentifier et estimer toute œuvre signée Poliakoff, qu’il s’agisse d’une toile, d’une gouache ou d’un dessin.

Signature Serge Poliakoff
Expertise signature Serge Poliakoff

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Estimation gratuite Man Ray

Man Ray

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Estimation et cote de l'artiste Man Ray

Man Ray (1890-1976), né Emmanuel Radnitsky le 27 août 1890 à Philadelphie, est entre autres de nombreuses activités, un peintre, photographe et réalisateur américain naturalisé français. Il est l’un des artistes les plus renommés de son temps pour avoir initié le dadaïsme à New-York et grandement contribué au surréalisme à Paris.

Estimation gratuite Man Ray

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Man Ray, jeunesse et premières influences

Man Ray est l’aîné d’une fratrie, fils du tailleur Melach « Max » Radnitzky (1866-1956) et de la couturière Manya « Minnie » Radnitzky (1867-1945). Issu d’une famille juive d’origine russe installée aux États-Unis, Man Ray évolue dans un milieu modeste. L’usine de textiles dans laquelle travaille son père influencera d’ailleurs grandement son œuvre au cours de sa vie. Il est seulement âgé de 7 ans lorsqu’il emménage à New York en 1897 et déclare « Je serai peintre, comme Léonard ! ».
Au lycée, le jeune Man Ray étudie le dessin industriel, la mécanique et la gravure, en plus de s’intéresser à l’architecture. Il fréquente la Modern School du Ferrer Center, dont la formation libertaire encourage le garçon à se défaire des techniques d’expression traditionnelles pour suivre sa propre voie, comme il l’entend, en tant qu’artiste. Cette éducation jouera un rôle important dans la construction de Man Ray, qui décide très tôt de considérer la photographie comme étant de la même valeur artistique que la peinture ; deux domaines qu’il embrassera pleinement et avec la même ardeur durant sa carrière.



Man Ray, naissance du mouvement Dada new-yorkais

C’est à New York que Man Ray entame son parcours, lorsqu’il commence à fréquenter régulièrement la Galerie 291 du photographe Alfred Stieglitz (1864-1946), encore l’un des rares artistes à élever la photographie au rang d’art. Cette rencontre le pousse à côtoyer l’avant-garde artistique new-yorkaise et à défendre à son tour l’art moderne. En parallèle, Man Ray travaille dans la gravure, la publicité, puis chez un éditeur de cartes pour lequel il dessine. Pleinement intégré à ce milieu, Man Ray rencontre en 1915 l’artiste Marcel Duchamp (1887-1968), avec lequel il partage la même vision de l’art. Ils deviennent rapidement proches et aspirent ensemble à voir le mouvement dada s’étendre jusqu’à New York. Il décident alors de former cette branche américaine mais, après une publication en 1920 et des essais non concluants, Man Ray se résout à admettre que le dadaïsme ne peut vivre dans cette vile. Malgré cela, Man Ray réalise sur le modèle de son ami, des ready-mades, à savoir des objets conçus pour être utilisés, mais dont l’appropriation artistique les prive de cette fonction utilitaire.

Man Ray, la photographie au cœur de son œuvre

En 1921, Man Ray s’installe à Paris aux côtés de son compagnon de route Duchamp, qui l’introduit dans le dadaïsme parisien. L’artiste y fait notamment la rencontre de Paul Éluard (1895-1952), Louis Aragon (1897-1982), André Breton (1896-1966) ou encore Gala Dalí (1894-1982). Lors de ses premières années parisiennes, Man Ray se consacre à la photographie et gagne en notoriété grâce à ses portraits, mais aussi à travers la publicité et la photographie de mode. Si bien qu’en 1924, Man Ray rejoint officiellement les surréalistes et participe aux publications et créations du groupe. Il ouvre son studio de photographie, publie dans de nombreux magazines et expose régulièrement.
Pendant 20 ans, Man Ray vit pleinement son activité artistique à Paris et rencontre de nombreux artistes et amis. Seulement, avec la Seconde Guerre Mondiale en approche et ses origines juives, Man Ray décide finalement de retourner aux États-Unis, accompagné de Salvador Dalí (1904-1989) et Gala. Il reprend la peinture, sans pour autant arrêter la photographie, avant de revenir à Paris en 1951 pour y expérimenter la photographie en couleur.

La cote des œuvres de Man Ray

Man Ray était un artiste particulièrement polyvalent et curieux, qui s’intéressait à beaucoup de mouvements, de styles et de techniques artistiques. Il a révolutionné la photographie en inventant la technique de solarisation, et a perfectionné le photogramme auprès de Christian Schad (1864-1982). Bien que la photographie et la peinture représentent le cœur de son œuvre, Man Ray a été designer, réalisateur, créateur de bijoux, sculpteur, cinéaste, monteur, scénariste, graveur et collagiste. À travers ses travaux multiples, il laisse derrière lui un riche héritage appartenant au mouvement dada et au surréalisme.
Quel que soit le domaine, la cote de Man Ray est haute. Bien qu’il n’ait jamais été connu pour ses sculptures, celles-ci sont tout de même estimées entre 300 et 15 000€. Ses estampent varient entre 50 et 30 000€, tandis que ses dessins oscillent entre 500 et 80 000€. Les photographies de Man Ray, bien qu’elles soient plus nombreuses, sont estimées entre 200 et 100 000€. Le record de vente dans cette catégorie a d’ailleurs atteint 2 250 000€, avec le portrait de Kiki de Montparnasse de 1926, Noire et Blanche. Néanmoins, ce sont les peintures surréalistes qui atteignent des sommets : estimées entre 5000 et 900 000€, elles dépassent régulièrement le plafond. À titre d’exemple, la grande huile sur toile Black Widow (Nativity) de 1915 a été adjugée à 4 970 496€ en 2020.

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(Illus.) Noire et Blanche – Man Ray, 1926, photographie

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