Estimation gratuite Antoine-Louis Barye

Antoine-Louis Barye

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Estimation et cote de l'artiste Antoine-Louis Barye

Antoine-Louis Barye (1795-1875) est un peintre, graveur et sculpteur animalier français. Actif dès l’âge de treize ans jusqu’à 1860 environ, ses œuvres restent emblématiques du romantisme et des arts décoratifs.

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La formation d’Antoine-Louis Barye

Antoine-Louis Barye est né à Paris le 24 septembre 1796 d’un père orfèvre et d’une mère issu d’une famille de juriste. Son éducation a été le tremplin de son parcours professionnel puisque dès l’âge de treize ans, il commence sa formation chez Fourier, un graveur pour équipement militaire. Il y fabrique les matrices destinées à exécuter les parties métalliques des uniformes de la Grande Armée. Or, en 1812, la guerre interrompt sa formation de jeune ouvrier. 

Une fois libéré de ses devoirs militaires, Antoine-Louis Barye s’inscrit en 1817 dans l’atelier de François-Joseph Bosio ou il perfectionne ses techniques de sculpture. Pour compléter sa formation, il décide d’améliorer sa pratique du dessin et de la peinture auprès du peintre Antoine-Jean Gros. En 1818, Antoine-Louis Barye entre à l’École Royale des Beaux-Arts et commence à travailler pour Fauconnier. 

Cette période rapproche l’artiste de la sculpture en trois dimensions. Il prend l’habitude de se déplacer à la ménagerie du Muséum d’Histoire naturelle où il y étudie les animaux exotiques. Antoine-Louis Barye devient vite un passionné de la faune sauvage.

Antoine-Louis Barye, sculpteur récompensé

Antoine-Louis Barye, futur sculpteur récompensé,  surprend dès 1819 par ses facultés à exposer le réel sans artifices. Il participe à un premier concours dans la section gravures en médailles et réalise, en utilisant les techniques apprises chez Fourier, Milon de Crotone dévoré par un lion. Cette première expérience lui vaut d’obtenir une mention honorable et révèle au public, son talent et son audace. La figure mythologique de Milon présente un corps aux formes naturelles et non idéalisées, comme il était récurrent de voir au XIXe siècle. Le sculpteur se détache du classicisme et s’apprête au naturalisme.

Un an après,  Antoine-Louis Barye obtient le second prix de Rome avec son Caïn entendant la voix de l’éternel et cette fois-ci, dans la section de sculpture. De 1831 à 1837, le statuaire expose dans de nombreux salons. Son esthétique se diffuse et finit par atteindre la bienveillance de la cour. Le duc d’Orléans lui accorde son soutien le plus dévoué en devenant un mécène récurrent. En 1836, son œuvre Lion écrasant un serpent se retrouve dans le jardin des Tuileries. L’artiste est nommé conservateur du Louvre par Alexandre Ledru-Rollin en 1848, mais ne garde cette place qu’un certain nombre d’années.

Antoine-Louis Barye, artiste polyvalent

Dans les années 1970, Patrick Hughes initie sa série des rainbow paintings, les peintures arc-en-ciel. Ces compositions rencontrent un grand succès auprès du public, qui les considère comme des œuvres joyeuses et colorées. Patrick Hughes les diffuse donc aussi par le biais de sérigraphies et de cartes postales réalisées avec les Coriander Studios et Camden Graphics. 

Le tirage est très important, de l’ordre du million de cartes postales et des 10 000 sérigraphies. En dépit de ce succès populaire, Patrick Hughes considère que ses œuvres ont été mal comprises. Il souhaitait en effet représenter la contradiction résidant dans le fait de fixer une expérience éphémère et intangible dans une œuvre durable et solide. Il s’agissait de son point de vue d’un jeu de mot visuel et non d’un motif décoratif. 

Exploration thématique et méthodique

Le style d’Antoine-Louis Barye marque les critiques par son réalisme et l’énergie que dégagent ses groupes sculptés aux grandes dimensions. Son sens du détail attise l’intérêt des académiciens et ravive en ses confrères artistes, un esprit de rivalité. Techniquement, Antoine-Louis Barye est au sommet. Son utilisation du bronze, à l’instar du marbre qu’il considère « froid et pâle », vient se parfaire afin de diversifier ses réalisations. L’artiste devient polyvalent.

Candélabres, statuettes, bas-reliefs, bronzes dorés, toute une série de productions que l’histoire de l’art catégorise aujourd’hui, d’objets décoratifs. Il se met aussi à la peinture et à l’aquarelle et réalise des représentations toujours inspirées faune sauvage. Après son refus au salon de 1837, le statuaire décide de s’éloigner des codes académiques en créant sa propre fonderie. Antoine-Louis Barye se lance alors dans la commercialisation de ses productions.

En 1858, il reçoit la médaille de bronze à l’Exposition Universelle, ce qui vient conclure son parcours en tant qu’artiste. Antoine-Louis Barye décède en 1875 en laissant derrière lui une panoplie de sculptures et de dessins. Son succès résonne jusqu’en Amérique, notamment à Baltimore où un grand collectionneur, Mr. Walters, se garde de préserver ces épreuves. Le musée de Washington conserve une majeure partie de ses bronzes.

L’estimation des œuvres d’Antoine-Louis Barye

La valeur des œuvres d’Antoine-Louis Barye a connu une hausse notoire depuis les années 2000. Bien que l’artiste se soit diversifié durant sa carrière, ce sont ces sculptures en volumes qui constituent la quasi-totalité des ventes (96%). Celles-ci se vendent généralement entre 300 € et 5000 €, mais peuvent dépasser les 630 000 € pour les œuvres majeurs. La plus récente adjudication est une sculpture en bronze de petit format nommée Gaston de Foix, vendue à 12 000 € à Paris en 2022. La peinture d’Antoine-Louis Barye connait aussi son succès, bien plus rares sur le marché, ses aquarelles se vendent entre 10 000 € et 60 000 €. 

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(Illus.) Plâtre, Lion au serpent, 1832, Lyon, musée des Beaux-Arts.

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Estimation gratuite Patrick Hughes

Patrick Hughes

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Estimation et cote de l'artiste Patrick Hughes

Patrick Hughes (1939-…) est un peintre anglais, vivant et travaillant à Londres, dont la renommée s’est bâtie sur sa création de reverspectives. L’artiste conçoit des reliefs muraux, sur lesquels il peint des paysages en perspectives illusionnistes. La critique le rattache au Surréalisme et au Pop Art.

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Les premières œuvres de Patrick Hughes

Les premières œuvres de Patrick Hughes sont inspirées par son enfance et son expérience personnelle. Le concept de ses reverspectives proviendrait de l’escalier sous lequel il se réfugiait lors des bombardements de la Seconde guerre mondiale. La sensation de cette vision renversée dans des moments de tension extrême aurait marqué toute sa carrière. Durant ses études, il développe un intérêt pour la perspective et la représentation des ombres. Installé à Londres dès l’âge de 17 ans, il passe son temps libre dans les galeries, où il admire surtout le travail de René Magritte, Marcel Duchamp, et Paul Klee. Souhaitant enseigner la littérature, Patrick Hughes s’inscrit au Leeds Day Training College en littérature anglaise en 1959. Sa professeure lui conseille plutôt de suivre l’enseignement dispensé au sein du département d’art, alors dirigé par Muriel Atkinson et John Jones. Encouragé par ces derniers, Patrick Hughes réalise des premiers bas-reliefs en plâtre, agrémentés de découpages de papier et de bois, imaginant un espace complexe. Malgré la proximité de ses œuvres avec l’art de Maurits Cornelis Escher, Patrick Hughes est qualifié d’artiste Pop en 1961, lors de sa première exposition à la Portal Gallery de Londres. Il rencontre dès le début de sa carrière un grand succès, et on lui propose en 1963 d’enseigner à la Bradford School of Art, puis en 1964 au Leeds College of Art.

Les peintures en perspective renversée

Patrick Hughes réalise à Leeds sa première peinture en perspective renversée, Sticking-out Room, en 1964. Il qualifie de « reverspective » ces œuvres qui convoquent le subconscient par des « perspectives paradoxales ». L’emploi de structures tridimensionnelles, composées de prismes et de pyramides en saillie renforce le sentiment d’inversion de la profondeur. Sur les volumes de ces structures, Patrick Hughes peint des paysages en démultipliant les points de vue. Les éléments les plus proches du spectateur sont perçus comme les plus éloignés. L’artiste incite ainsi le spectateur à remettre en question ses propres sensations.


En raison de la tridimensionnalité de ses œuvres, la composition semble évoluer en fonction des mouvements du spectateur, et s’ouvre successivement sur des étagères, des portes, ou encore des paysages. Ainsi, Paradoxymoron (1996) représente une bibliothèque donc les étagères se déplacent au gré des pas du spectateur.
Les perspectives illusionnistes des peintures sculptées de Patrick Hughes sont rapprochées de l’expérience surréaliste.

Les peintures arc-en-ciel

Dans les années 1970, Patrick Hughes initie sa série des rainbow paintings, les peintures arc-en-ciel. Ces compositions rencontrent un grand succès auprès du public, qui les considère comme des œuvres joyeuses et colorées. Patrick Hughes les diffuse donc aussi par le biais de sérigraphies et de cartes postales réalisées avec les Coriander Studios et Camden Graphics. 

Le tirage est très important, de l’ordre du million de cartes postales et des 10 000 sérigraphies. En dépit de ce succès populaire, Patrick Hughes considère que ses œuvres ont été mal comprises. Il souhaitait en effet représenter la contradiction résidant dans le fait de fixer une expérience éphémère et intangible dans une œuvre durable et solide. Il s’agissait de son point de vue d’un jeu de mot visuel et non d’un motif décoratif. 

Exploration thématique et méthodique

Comprenant qu’il consacre bien plus de temps à imaginer ses créations qu’à les réaliser, Patrick Hughes décide de renouveler sa méthode de travail en 1983. Ne souhaitant plus dédier des mois de réflexion à des œuvres ne suscitant que quelques secondes d’attention du spectateur, l’artiste explore de nouvelles techniques et méthodes. Il renouvelle également ses thématiques.
De 1983 à 1985, Patrick Hughes réalise une série de petites aquarelles, dont il peint généralement trois feuilles par jour. Il explore des motifs symboliques tels que le crucifix, les squelettes, les œufs, le Yin et le Yang, ou encore les ombres.


Après deux ans de réflexion thématique, Patrick Hughes retourne à la peinture à l’huile en 1985. Il ne souhaite cependant pas retrouver le processus précédent de lente maturation des œuvres, mais au contraire passer plus de temps à pratiquer la peinture qu’à penser ses compositions. Il y parvient dans les années 1990. Sa méthode s’accélère encore grâce à l’emploi de l’informatique pour concevoir la géométrie de ses œuvres.
Patrick Hughes explore les possibilités offertes par les technologies de pointe, et a lancé une collection de NFT sur la plateforme MakersPlace.
La carrière de Patrick Hughes a été récompensée par l’obtention du titre de docteur ès sciences en 2014 par l’université de Londres, en hommage à sa contribution à l’étude de la psychologie de la perception.

La cote des œuvres de Patrick Hughes

Le chiffre d’affaires des ventes de Patrick Hughes connaît une croissance exceptionnelle depuis 2015. Les sérigraphies et cartes postales de l’artiste représentent 71% du volume des ventes. Les multiples s’échangent le plus souvent pour 100 à 5 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Les reverspectives et les peintures sont quant à elles sont généralement acquises pour 1 000 à 50 000 €, avec un record des ventes qui dépasse les 100 000 €. Le record est détenu par For the Venice Biennale (2005), reverspective acquise pour 111 128 € (80 000 £) à Londres en 2015. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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Estimation gratuite Nicolas Schöffer

Nicolas Schöffer

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Schöffer

Nicolas Schöffer (1912-1992) est un artiste français né hongrois, rattaché au mouvement cinétique par ses sculptures. Il est un pionnier de l’utilisation de technologies contemporaines dans l’art, et compte parmi les représentants du cyberart.

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Une formation classique

Après des études de droit, Nicolas Schöffer reçoit une formation artistique classique à l’école des Beaux-arts de Budapest. Il poursuit ensuite sa formation à l’école des Beaux-arts de Paris, entre 1937 et 1939. 

Nicolas Schöffer développe des goûts éclectiques. Il admire à la fois l’art antique et les maîtres des écoles du nord, comme Johannes Vermeer. Il puise également inspiration dans l’art des avant-gardes contemporaines, notamment le constructivisme russe et le Bauhaus. 

Après-guerre, Nicolas Schöffer renouvelle ses recherches, et se tourne vers l’Abstraction. Il expérimente la peinture automatique, réalisant ses premières toiles abstraites au pistolet ou encore au pendule à peindre. En 1947, il rejoint le mouvement surréaliste, ce qui lui permet de se libérer de sa formation classique. 

Nicolas Schöffer s’essaie également à la sculpture dans un esprit constructiviste. Sa première création, Hommage à Mondrian (1948), cherche à intégrer le néoplasticisme dans la troisième dimension. Ses œuvres évoquent alors les constructions plastiques de Jean Gorin. 

Après trois ans d’expérimentations, Nicolas Schöffer se détourne de la peinture et se consacre exclusivement à la sculptures (1950). 

Les sculptures cinétiques et cybernétiques

Nicolas Schöffer adopte des problématiques cinétiques en 1950, en créant des œuvres mobiles. Sa quête de mouvement le pousse appliquer l’électronique à ses créations. Il devient alors un pionnier de l’art cybernétique. 

Nicolas Schöffer puise inspiration dans l’ouvrage Cybernétique et société de Norbert Wiener (1952), qui le marque fortement. Il cherche à mêler espace et dynamisme dans ses sculptures, initiant ce qu’il nomme le « spatio-dynamisme ». Pour intégrer l’espace à des créations dynamiques, Nicolas Schöffer fixe des plans métalliques ou plastiques sur un cadre, et les dote d’un mouvement. Il créé ainsi des rythmes spatiaux tridimensionnels. 

Pour appliquer l’électronique à ses œuvres, Nicolas Schöffer collabore avec des ingénieurs. Ainsi, Henri Perlstein l’aide à concevoir une horloge spatio-dynamique, et c’est avec le concours de l’entreprise Philips que Nicolas Schöffer parvient à construire une tour sonore spatio-dynamique et cybernétique dans le Parc de Saint-Cloud en 1954. 

Progressivement, Nicolas Schöffer parvient à doter ses œuvres d’une autonomie complète de mouvement.  Cysp 1 (1956), sa première sculpture entièrement indépendante, se met ainsi en mouvement en réagissant aux stimuli extérieurs de façon automatique. Elle est présentée la même année dans un ballet de Maurice Béjart à Marseille, sur le toit de la Cité radieuse du Corbusier. 

Nicolas Schöffer présente sa première exposition personnelle en 1954 à la galerie Denise René, grâce à l’aide de Victor Vasarely. 

Lumière et musique

Nicolas Schöffer poursuit ses recherches cybernétiques en intégrant la lumière et la musique à ses créations. Il s’essaie au lumino-dynamisme en 1957, en ajoutant de la lumière à ses créations. Pour cela, l’artiste projette des faisceaux lumineux colorés sur des écrans. Ces faisceaux, modifiés par des filtres, provoquent des jeux d’ombres portées et de couleurs. Nicolas Schöffer réalise également la série Lux en 1957, en assemblant des plaques d’acier ajourées pour faire passer la lumière. C’est pour l’artiste une manière de dépasser l’objet et de concentrer l’attention sur les effets d’ombre et de miroitement. 

Nicolas Schöffer intègre ensuite la musique à ses créations. En 1960, il propose le Musicoscope, mêlant les jeux de couleurs, lumières, et musique. L’année suivante, l’artiste réalise une tour cybernétique musicale et lumineuse pivotante de 200 mètres de haut, destinée au Palais des Congrès de Liège.

Les tours mobiles

À partir de 1962, Nicolas Schöffer développe un intérêt pour l’urbanisme, et renouvelle ses expériences portant sur les tours mobiles. Il théorise ses recherches grâce au groupe international d’architecture prospective, qu’il fonde en 1965. 

Nicolas Schöffer conçoit plusieurs projets architecturaux, notamment une tour mobile de 307 mètres destinée au quartier de La Défense à partir de 1967. La tour, dotée de projecteurs, de lampes torches, et de miroirs pivotants, devait pouvoir émettre des signaux. La mort de Georges Pompidou en 1974 et d’André Malraux en 1976 met cependant un terme au projet. 

Chronos 8, une tour s’animant en fonction des bruits de la circulation urbaine, est en revanche réalisée en 1967. L’artiste fait ainsi la synthèse du son et de la vue. 

Nicolas Schöffer continue par ailleurs à proposer un certain nombre de machines mobiles, à faisceaux lumineux colorés et mobiles, parmi lesquels la Brique luminodynamique, le Téléluminoscope, ou encore le Luminorelaxe. Ces dernières sont éditées en séries limitées. 

La cote des œuvres de Nicolas Schöffer

L’indice des prix des œuvres de Nicolas Schöffer s’est stabilisé après le pic de 2006. Les sculptures représentent 71% du volume des ventes, et 93% du chiffre d’affaires. Les sculptures s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 5 000 €, mais les adjudications hautes dépassent les 10 000 €. Le record des ventes est détenu par une sculpture de métal sans titre, réalisée vers 1970, adjugée pour 39 000 € à Paris en 2014. 

Les estampes, accessibles à davantage de bourses, peuvent être acquises pour un budget de 100 à 500 €. Rares sont les ventes de peintures de l’artiste, mais les prix des toiles sont généralement compris entre 1 000 et 4 000 €.  

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(Illus.) Nicolas Schöffer, Chronos-8, 1967, Hongrie, Kolacsa.

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Œuvre de Martial Raysse

Martial Raysse

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Estimation et cote de l'artiste Martial Raysse

Martial Raysse est un peintre et sculpteur français né à Golfe-Juan. Rattaché à la fois au Nouveau Réalisme de l’école de Nice et au Pop Art, il retourne ensuite à une pratique classique de l’art, renouant avec les techniques anciennes.

Œuvre de Martial Raysse

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Martial Raysse, un artiste de l’école de Nice

Étudiant en lettres à la faculté de Nice, Martial Raysse choisit en 1954 de se tourner vers la carrière artistique. Il rejoint alors le courant nouveau réaliste, et compte parmi les membres de l’école de Nice.

Voyant dans la nature contemporaine un réservoir d’image, Martial Raysse se consacre aux assemblages d’objets de la vie courante dans un esprit nouveau réaliste. Il se distingue de ses camarades par son emploi d’objets neufs et réalise ses premières expérimentations avec des objets achetés chez Prisunic en 1959. L’année suivante, l’artiste concentre son attention sur l’emploi de matières plastiques. Il réalise ainsi ses premiers étalages-hygiène et son Arbre (1959-1960), qui font allusion à l’avènement de la société de consommation.

Les œuvres de Martial Raysse s’organisent alors autour de trois thématiques, à savoir l’univers domestique, les objets de l’enfance, et le monde féminin. Travaillant à Nice, il intègre souvent des références à l’environnement balnéaire à ses créations. Ainsi en 1962, Martial Raysse propose Raysse Beach, un montage de sérigraphies colorées portant sur les stéréotypes féminins, agrémentées de d’objets usuels et de néons. Cette création est proposée à l’exposition « Dylaby » au Stedelijk Museum d’Amsterdam en 1962. La même année, Martial Raysse présente ses œuvres à la galerie Sidney Janis de New York, pour l’exposition The New Realists.

L’artiste remporte un succès rapide en Europe et outre-Atlantique, ce qui l’incite à émigrer aux États-Unis en 1963.

Les années Pop de Martial Raysse

En 1963, Martial Raysse s’installe à Los Angeles et se rapproche des artistes du Pop Art américain. Il débute alors la série Made in Japan (1964) qui détourne les icônes de la peinture classique, en y intégrant des éléments de la culture contemporaine. Le peintre adopte alors l’esthétique des artistes du Pop Art, en appliquant des couleurs vives en aplat, en détourant les formes, et en juxtaposant des éléments hétérogènes. Made in Japan – La grande odalisque (1964) est emblématique de cette série de détournements esthétiques. 

Martial Raysse multiplie les expérimentations, et cherche notamment à intégrer la projection vidéo à ses tableaux. Il explore ainsi les limites de la peinture et ses liens avec le cinéma dans Suzanna Suzanna (1964). 

La période Pop de Martial Raysse est cependant de courte durée, et dès 1966 il s’en éloigne. Il conçoit alors des œuvres « à géométrie variable ». Il se consacre à la représentation de visages féminins schématisés, figurés à l’aide d’images qui semblent brisées et réassemblées. 

Lorsqu’il rentre en France pour participer aux événements de mai 1968, Martial Raysse se détourne définitivement du Pop art et rompt avec le marché de l’art. Le peintre se rapproche alors de la communauté hippie, et commence à proposer des « formes en liberté ». Pour libérer ces formes, il propose des images indépendantes du support, projetées dans l’espace, comme avec Oued Laou (1971).

Les années chamaniques de Martial Raysse

Martial Raysse se retire de la scène artistique au tournant des années 1970, et inaugure alors ce qu’il appelle les « années chamaniques », tournées vers l’étude des rituels magiques. Il multiplie alors les expérimentations, et se tourne notamment vers le cinéma. En 1970, il tourne le film Le Grand départ, une parodie à l’esthétique psychédélique.

La série Coco Mato que Martial Raysse débute en 1973 relève des expérimentations des années chamaniques, mais annonce sa volonté de renouer avec la tradition artistique. En 1974, l’artiste opère une nouvelle rupture dans ses recherches artistiques et se tourne vers la tradition picturale.

Martial Raysse et l'œuvre mythologique

En 1974, Martial Raysse retourne à la peinture artisanale et renoue avec l’histoire de l’art. Il débute alors une période consacrée à la peinture mythologique, nourrie de lectures érudites et de visites de musées. La série Spelunca, sept tableaux inspirés du roman vénitien du XVème siècle Le Songe de Poliphile, constitue un tournant dans sa carrière.

Stylistiquement, Martial Raysse fait la synthèse du classicisme et du naturalisme, et cherche à actualiser les motifs de la peinture classique. Il expérimente également les techniques picturales anciennes telles que la peinture à la détrempe, pour réhabiliter le classicisme.

Martial Raysse continue également à pratiquer la sculpture, réalisant tant des petites figurines humoristiques à partir de matériaux de rebuts que des sculptures classicisantes en bronze. Ces dernières sont généralement associées à des commandes publiques.

L’artiste reçoit en effet de nombreuses commandes publiques, souvent d’échelle monumentale. Il réalise ainsi de grands décors muraux destinés à des bâtiments publics, comme Mais dites une seule parole (1996), installé à Bibliothèque nationale de France – site François Mitterrand.

La cote de Martial Raysse sur le marché de l'art

Martial Raysse est l’un des artistes français contemporains les plus prisés du marché de l’art. Ses œuvres circulent surtout sur le marché français et anglais.

La gamme des prix de ses peintures est très étendue, avec des prix qui s’échelonnent de façon équilibrée entre 1 000 et 500 000 €. Les enchères hautes peuvent atteindre le million. Le record des ventes a été atteint en 2011 à Londres avec L’année dernière à Capri (titre exotique) (1962), une toile adjugée pour 4 286 880 € (3 600 000 £). Ce sont généralement les toiles de la période Pop de Martial Raysse qui attisent le plus l’intérêt des collectionneurs.

Les estampes et dessins de l’artiste, plus accessibles, sont généralement acquis pour 100 à 10 000 €, et peuvent dépasser les 50 000 €.

(Illus.) Portrait de l’artiste

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Estimation gratuite Maurits Cornelis Escher

Maurits Cornelis Escher

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Estimation et cote de l'artiste Maurits Cornelis Escher

Maurits Cornelis Escher (1898–1972) est un dessinateur et graveur néerlandais, avant tout reconnu pour sa maitrise de l’illusionnisme optique.
Maurits Cornelis Escher s’intéresse au dessin dès l’enfance, et approfondit ce goût lors de ses études à Delft. En parallèle de sa formation en ingénierie à l’Université technique de Delft, il suit des cours à l’école d’architecture et d’arts décoratifs de Haarlem. Ces enseignements ainsi que les recherches de son frère Berend Escher portant sur la cristallographie ont une grande influence sur son œuvre.
La production artistique de Maurits Cornelis Escher se divise en deux phases, la période latine, et la période hollandaise.

Estimation gratuite Maurits Cornelis Escher

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Les paysages latins de Maurits Cornelis Escher

Maurits Cornelis Escher réside en Italie et en Espagne de 1923 à 1936, et ce contexte lui inspire de multiples peintures de paysages. 

Maurits Cornelis Escher visite l’Alhambra en Espagne en 1922, et est très marqué par la dimension systématique des motifs des mosaïques qu’il observe. Il se rend ensuite en Italie, où il séjourne de 1923 à 1935. Il rencontre son épouse à Ravello en Campanie, et ensemble ils s’installent à Rome l’hiver, et parcourent l’Italie au printemps. 

Maurits Cornelis Escher travaille d’après nature, mais introduit un sentiment d’irréel dans ses créations, comme le montre l’estampe représentant Ravello, réalisée en 1931. Il donne au paysage une dimension infinie, en adoptant des perspectives inhabituelles. 

L’artiste expose pour la première fois en 1924 aux Pays-Bas, à la galerie De Zonnebloem de La Haye. Il rencontre un vif succès critique, et multiplie les expositions en Italie et aux Pays-Bas à partir de 1926. Maurits Cornelis Escher perfectionne sa maitrise de la lithographie en 1929, comme en témoigne son Autoportrait (1929). Il remporte même le prix de l’exposition de gravures contemporaines à l’Institut des arts de Chicago avec une représentation de Nonza, en Corse (1934). 

De Rome à Cordoue

Maurits Cornelis Escher et sa famille sont contraints de quitter Rome en 1935 en raison de la montée du fascisme et de la tuberculose que développe le fils de Maurits, Arthur Escher. La famille Escher déménage en Suisse à Château-d’Oex, mais le climat ne leur convient pas. Ils s’installent donc finalement à Uccle, près de Bruxelles, en 1937. Moins inspiré par les paysages suisses et belges que par l’Italie, Maurits Cornelis Escher se détourne de la peinture de paysage. Il créer alors des compositions plus fantaisistes, qualifiées de paysages mentaux. Il s’inspire de ses souvenirs d’Italie, qu’il déforme pour créer des paysages impossibles. En témoignent Nature morte au miroir sphérique (1934) et Nature morte et Rue (1937). En 1936, Maurits Cornelis Escher retourne en Espagne, et visite de nouveau l’Alhambra de Grenade et la Mosquée-Cathédrale de Cordoue. Très marqué par l’imbrication des motifs des mosaïques mozarabes, il en fait une inspiration nouvelle sur laquelle fonder ses recherches illusionnistes.

Le retour en Hollande

En 1941, la famille Escher retourne en Hollande, et s’installe dans la ville de Baarn. Ayant refusé de s’inscrire à la Nederlandsche Kultuurkamer, Maurits Cornelis Escher n’est pas autorisé à participer aux expositions. Il vit néanmoins de la vente de ses gravures et des multiples commandes publiques qu’il reçoit. Il conçoit ainsi les timbres-poste des Pays-Bas, et dessine une marqueterie de bois pour la mairie de Leyde (1940-1941). 

C’est à la fin des années 1930 que Maurits Cornelis Escher propose les espaces illusionnistes pour lesquels il est aujourd’hui reconnu. Il s’agit de gravures en noir et blanc proposant un espace distordu. L’artiste multiplie les codes de perspectives, ce qui lui permet de dessiner des structures imbriquées sur elles-mêmes. Il s’agit généralement de mondes clos, ou bien de citadelles vertigineuses, peuplées d’animaux et de personnages fantastiques. 

Maurits Cornelis Escher cherche à représenter une quatrième dimension, capable de figurer simultanément l’avant et l’arrière. Pour cela, il crée un art rigoureux et mathématique, multipliant les références savantes. 

Le réalisme extrême des représentations de Maurits Cornelis Escher s’inscrit dans la tradition de l’art flamand. L’emploi des miroirs convexes et de structures géométriques rigoureuses renvoie également à des précédents de la Renaissance, et le bestiaire de Maurits Cornelis Escher évoque les créations de Jérôme Bosch. Par ses recherches, l’artiste se rapproche également des problématiques des surréalistes qui animent alors la scène artistique contemporaine, bien qu’il ne se soit jamais lié à eux.  

Maurits Cornelis Escher réalise Serpents, sa dernière xylographie, en 1969. A partir de cette date, il continue à effectuer des tirages d’anciens modèles, mais ne crée plus de nouvelles plaques. L’artiste meurt en 1972, année même où son art est découvert en France. Les œuvres de Maurits Cornelis Escher suscitent un intérêt nouveau dans les années 1970, car elles évoquent le travail contemporain des infographistes par leur esthétique et leur soin de leur réalisation.

La cote des œuvres de Maurits Cornelis Escher

L’intérêt des collectionneurs pour les œuvres de Maurits Cornelis Escher de décroit pas. En témoigne le dernier record des ventes, Reptiles (1943), adjugé 553 404 € (600 000 $) en 2022 aux États-Unis. 

Ce sont les estampes qui représentent la majeure partie des ventes (93%). Les œuvres s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €, mais les enchères hautes dépassent le million. Les dessins, qui circulent moins fréquemment, sont généralement acquis pour 1 000 à 10 000 €. 

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Estimation gratuite Ludwig Wilding

Ludwig Wilding

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Estimation et cote de l'artiste Ludwig Wilding

Ludwig Wilding (1927-2010) est un artiste allemand qui compte parmi les principaux représentant de l’art cinétique, en particulier par son emploi des procédés stéréoscopique.

Estimation gratuite Ludwig Wilding

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Les recherches géométriques

Dès ses études, Ludwig Wilding mène des recherches portant sur la géométrie dans l’art. Il étudie l’histoire de l’art et la philosophie à l’université de Mainz (1949-1950), puis la peinture à la Kunstschüle de Mainz (1950-1952), et enfin intègre l’atelier de Will Baumeister à l’Académie des beaux-arts de Stuttgart (1952-1954). 

À cette période, Ludwig Wilding réalise des peintures à construction géométrique, superposant les structures linéaires pour provoquer un effet moiré (1951-1955). Il privilégie le noir et blanc pour accentuer les effets optiques. A partir de 1953, Ludwig Wilding inaugure sa série des Interférences optiques, dans laquelle il isole des éléments considérés comme primaires dans la vision, et les multiplie. Il focalise son attention sur les caractères élémentaires et présente des œuvres composées de lignes et de formes primaires, en noir et blanc. 

 

L’art visuel de Ludwig Wilding

Ludwig Wilding mène des recherches sur la perception visuelle, et se rapproche en 1960 du Groupe de Recherche d’Art Visuel naissant à Paris. Il rejoint également le courant de la Nouvelle Tendance.
L’art de Ludwig Wilding bénéficie de cette émulation artistique, et il commence à proposer des œuvres stéréoscopiques. L’artiste introduit la troisième dimension dans ses toiles en superposant les structures dans ses interférences optiques. Ludwig Wilding conçoit un réseau de lignes superposées et décalées, qui provoquent un effet de mouvement lorsque le spectateur se déplace. Les motifs semblent animés, ce qui perturbe le regard du spectateur. Ludwig Wilding lui-même parle d’art « irritant ».
L’artiste présente ses œuvres aux cotés des artistes cinétiques et des membres de Nouvelle Tendance. Ainsi, il est invité à exposer avec Nouvelle Tendance au Musée des Arts Décoratifs de Paris en 1965. La même année, il participe à The Responsive Eye avec les artistes de l’Op Art au Modern Museum of Art de New York. En 1967, ses œuvres sont présentées dans l’exposition Kinetika au Museum des 20. Jahrhunderts de Vienne. Ludwig Wilding se fait connaitre du grand public à l’international, et rencontre un succès certain. On lui propose donc en 1969 un poste de professeur à la Hochschüle Bildende Künste de Hambourg. Il l’occupe jusqu’en 1992.

Les environnements

Les recherches de Ludwig Wilding s’étendent dans l’espace dans les années 1970, et portent même sur les environnements. Ainsi, il conçoit des espaces tout en jeux optiques, peuplés d’anamorphoses et d’hologrammes, perturbant la vision et l’équilibre des spectateurs. Il cherche ainsi à bouleverser leur perception, et à provoquer une gêne optique. 

La transmission de l’image

Ludwig Wilding explore les modes de transmission et de recréation de l’image notamment par le biais d’objets stéréoscopiques, qui proposent des visions sur plusieurs plans. A ce titre, il est invité à collaborer avec la télévision allemande pour mettre au point des systèmes expérimentaux de transmission de l’image. 

L’artiste d’avant-garde est désormais bien connu du grand-public, et organise même des expositions personnelles. La première a lieu à la Kunsthalle de Düsseldorf en 1976. 

Ludwig Wilding continue également à présenter ses œuvres à l’international. Il expose notamment à l’événement L’ultima avanguardia au Palazzo Reale de Milan, ou encore à Eyes, Lies, and Illusions à la Hayward Gallery de Londres en 2004. Il demeure donc très actif sur la scène artistique jusqu’à la fin de sa carrière. 

Ludwig Wilding a également une action philanthropique et crée avec son épouse Ingeborg Wilding la Fondation pour l’art concret et le de

La cote des œuvres de Ludwig Wilding

Le volume des ventes des œuvres de Ludwig Wilding n’a cessé de croitre depuis 2010.  La majeure partie des ventes se déroule en Allemagne et en Autriche, où il a passé toute sa carrière. 

Les estampes représentent 75% du volume des ventes. Les feuilles s’échangent pour 100 à 5 000 € pour la plupart, mais les enchères hautes peuvent dépasser les 10 000 €. Les sculptures (18% des ventes) sont comprises dans la même gamme de prix, et acquises pour 100 à 5 000 €. 

Les peintures sont bien moins représentées sur le marché de l’art. Ce sont elles qui remportent les enchères les plus élevées, pouvant être acquises pour 1000 à 50 000 €. Le record des ventes a été atteint par une peinture à l’encre sur bois sans titre de 1963, adjugée 55 000 € à Vienne en 2016.

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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Estimation gratuite Karl Otto Gotz

Karl Otto Götz

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Estimation et cote de l’artiste Karl Otto Götz

Karl Otto Götz (1914-2017) est un peintre, photographe et auteur allemand, rattaché au mouvement de l’art informel. Il est notamment associé aux groupes Quadriga et Phases.

Estimation gratuite Karl Otto Gotz

Prix des œuvres de Karl Otto Götz

  • Acrylique ou huile sur toile - entre 8 000 € et 80 000 €

  • Gouache ou œuvre sur papier - entre 2 000 € et 12 000 €

  • Œuvres majeures ou grand format - jusqu’à 150 000 €

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Les œuvres de jeunesse de Karl Otto Götz

Dans ses œuvres de jeunesse, Karl Otto Götz s’inspire de l’avant-garde européenne. Il se forme en 1932-1933 à la Webe- und Kunstgewerbeschule d’Aix-la-Chapelle, et y découvre l’art de Pablo Picasso, de Juan Gris, de Paul Klee, et l’expressionnisme allemand. Il réalise sa première œuvre abstraite dès 1933. L’artiste choisit de limiter ses compositions à leur contour linéaire. Ayant choisi de rallier l’avant-garde artistique, Karl Otto Götz est interdit d’exercer par le Troisième Reich dès 1935. Lors de son service militaire en 1936-1938, Karl Otto Götz réalise néanmoins des peintures à la bombe et des photogrammes, qu’il reprend parfois à la peinture. En 1940, l’artiste s’installe à Dresde et se concentre sur l’étude de l’abstraction. Il s’insère dans le milieu artiste de la cité, et compte parmi ses amis Will Grohmann et Otto Dix. Mobilisé lors de la Seconde guerre mondiale, Karl Otto Götz sert dans l’armée allemande en Norvège (1941-1945). Bien que la création abstraite et l’exposition lui soient interdites, il continue à mettre au point un style personnel. L’artiste étudie en particulier le surréalisme, dont il s’inspire pour élaborer son abécédaire (Fakturenfibel). Karl Otto Götz compose un alphabet systématique, imaginant des symboles et leurs variations. En cela, il s’inspire fortement de Paul Klee, tout en reprenant la palette d’Heinz Trökes et l’humour des créations de Willi Baumeister.

Karl Otto Götz dans l’après-guerre

Dans l’immédiate après-guerre, de 1946 à 1949, Karl Otto Götz élargit la gamme des techniques qu’il pratique. Outre la peinture à la détrempe et à la gouache, il réalise des monotypes, et solarise ses photogrammes. L’exposition du photogramme à la lumière pendant son traitement provoque l’apparition d’un halo, qui correspond à ses recherches esthétiques. Karl Otto Götz se rapproche de différents groupes artistiques européens, notamment le groupe CoBra en 1948, et participe à la fondation de Zen 49 en 1949 et de Quadriga en 1952. Il a également une influence en tant qu’auteur. De 1948 à 1953, Karl Otto Götz édite en effet la revue Meta sous le pseudonyme d’André Tamm, rédigeant notamment des articles sur la théorie des couleurs. Ces différentes activités font progressivement de lui une personnalité essentielle de la scène artistique allemande.

Une figure majeure de l’art informel

Karl Otto Götz devient une figure majeure de l’art informel allemand en 1952, lorsqu’il adopte la peinture gestuelle. Il délaisse progressivement la peinture à la gouache sur papier au profit de la peinture sur toile. L’artiste applique la peinture sur le sol humide, et ajoute ou bien retire la matière à l’aide de différents outils, notamment le couteau. Karl Otto Götz adopte généralement une gamme chromatique restreinte, en contraste de noir et rouge, jaune ou bleu sur fond blanc. Karl Otto Götz apprécie particulièrement la rapidité de cette méthode, qui permet de nombreuses variations fortuites, et se rapproche de l’automatisme recherché par les surréalistes. Il adopte donc presque exclusivement la peinture gestuelle à partir de 1954. Dans la seconde moitié des années 1950, l’œuvre de Karl Otto Götz connaît des inflexions. En 1956, il se concentre sur les tableaux en spirales, présentant des diagonales croisées et des horizontales. L’année suivante, Karl Otto Götz privilégie les tableaux dits « sous-marins », structurés par une diagonale et une verticale dominante, et les tableaux « en cascades », dont la surface est divisée en diagonales parallèles. Artiste reconnu, Karl Otto Götz se voit proposer un poste d’enseignant à Kunstakademie de Düsseldorf en 1959. Il compte notamment parmi ses élèves Gerhard Richter et Sigmar Polke.

La quête de fluidité

Dans les années 1960 et 1970, les compositions de Karl Otto Götz présentent une fluidité accentuée. Il compose des spirales, mais également des œuvres divisées en trois parties, indépendantes l’une de l’autre. Chaque partie est peinte en une journée, puis masquée le temps que ne soient réalisées les autres. Dans les années 1980, la vivacité de la touche de Karl Otto Götz s’accentue. Les coloris deviennent plus éclatants, et les coups de pinceaux se complexifient. Bien qu’il perde progressivement la vue, le peintre n’abandonne pas la création et continue à peindre avec l’aide de son épouse Rissa.

La cote des œuvres de Karl Otto Götz

La cote des œuvres de Karl Otto Götz a connu une croissance stable depuis la fin des années 2000, qui s’incarne par une hausse de l’indice des prix de 47% depuis 2000. Les peintures s’échangent le plus souvent pour 10 000 à 50 000 €, avec prix hauts dépassant les 100 000 €. C’est Brien-Elven (1957) qui détient le record des ventes, avec une adjudication pour 140 000 € à Munich en 2013. Les estampes et techniques graphiques circulent plus aisément sur le marché de l’art, et représentent 90% des ventes de Karl Otto Götz. Les estampes sont les œuvres les plus accessibles, et peuvent être acquises pour 100 à 5 000 €, tandis que les dessins et aquarelles sont généralement adjugés pour 1 000 à 10 000 €.
(Illus.) Karl Otto Götz, 27.5.1954, 1954, techniques mixtes sur toile, atelier de l’artiste.

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Estimation gratuite Joël Stein

Joël Stein

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Estimation et cote de l'artiste Joël Stein

Joël Stein (1926-2012) est un sculpteur et peintre de l’art cinétique, membre fondateur du G.R.A.V. 

Estimation gratuite Joël Stein

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La formation du style de Joël Stein

Joël Stein se forme à l’Académie des Beaux-Arts de Paris, avant de rejoindre l’atelier de Fernand Léger. Il est alors en quête d’un style artistique personnel. L’artiste pratique la peinture, mais se découvre rapidement un talent pour la gravure dans l’atelier de Georges Vitat. Il privilégie la pointe sèche et le monotype de 1945 au début des années 1960, et fréquente alors les peintres et graveurs Georges Braque et Roberto Matta. 

À cette période, Joël Stein concentre sa recherche sur la délimitation des formes et des couleurs. Il cherche à adopter une démarche aussi rationnelle que possible. En 1956, l’artiste se tourne vers l’abstraction géométrique. Il réalise ses premières peintures fondées sur un système mathématique. Explorant le procédé mathématique, il conçoit en 1958 un labyrinthe bidimensionnel. 

Joël Stein s’intéresse alors fortement aux effets optiques et aux recherches de Victor Vasarely. Il souhaite encourager la participation du spectateur et rejoint le mouvement cinétique. L’artiste conçoit ses premiers reliefs manipulables en 1959. 

Joël Stein au sein du G.R.A.V.

Joël Stein partage ses recherches avec François Morellet, Julio Le Parc, Francisco Sobrino, Jean-Pierre Yvaral, et Horacio Garcia-Rossi. Ensemble, ils fondent le G.R.A.V., le Groupe de Recherche d’Art Visuel, pour proposer un art cinétique social, encourageant la participation du spectateur. En parallèle, Joël Stein nourrit ses recherches optiques de son travail pour le département de recherche cinématographique de l’ORTF. 

Au sein du G.R.A.V., Joël Stein se concentre sur les effets moirés en 1961. Dès l’année suivante, il focalise son attention sur la polarisation des couleurs en lumières parallèles, et propose des « jeux de trames ». L’artiste explore alors les jeux de lumière polarisée par des projections et par des objets manipulables. Ainsi, Joël Stein imagine des séries associant des ballons blancs et des miroirs sur lesquels il projette des faisceaux lumineux. Une interaction est proposée au visiteur, qui peut mettre en mouvement les boules. Joël Stein conçoit également à partir de 1963 des boites lumineuses de formes variables, que le spectateur est invité à manipuler. Ces boites, qui diffusent la lumière comme des kaléidoscopes, sont nommées « polascopes ».  

Les objets de Joël Stein ont un aspect ludique pour le spectateur. L’artiste réfléchit aux interactions possibles avec le public, et propose des objets pouvant être mis en mouvement, comme les tourne-disques, les trièdres et les kaléidoscopes. Il exploite notamment les effets lumineux provoqués par la superposition et la juxtaposition des matériaux. L’emploi de structures métalliques réfléchissantes encourage ces effets. 

En peinture, Joël Stein explore les transitions chromatiques à partir de 1966. L’artiste mène une réflexion autour des anneaux de Möbius, dont il reproduit et colore la structure, avec des œuvres telles qu’Anamorphoses II (1967).  Joël Stein s’essaie en outre au cinéma, et réalise en 1967 les effets spéciaux du film La prisonnière d’Henri-Georges Clouzot. Il crée également des dessins animés pour le centre audiovisuel de Saint-Cloud. Cette abondante production est présentée en 1967 lors de la première exposition personnelle de Joël Stein au Saba-studio à Villingen, en Allemagne. 

La lumière comme objet

À partir de 1968, l’aventure du G.R.A.V. s’arrête, mais Joël Stein poursuit ses recherches sur la lumière, qu’il envisage comme un objet tangible. Il propose au spectateur de contrôler les faisceaux lumineux à l’aide de miroirs, comme s’il s’agissait d’objets. Pour cela, il utilise les possibilités du laser dont l’intensité et la direction des rayons peuvent être modifiés. Les rayons sont alors concentrés, divisés, multipliés, et réfléchis dans l’espace par l’intermédiaire de panneaux de métal. Artiste reconnu, Joël Stein enseigne à l’École des Beaux-Arts de Paris à partir de 1969.

La cote des œuvres de Joël Stein

Les œuvres de Joël Stein, peu représentées sur le marché de l’art jusqu’aux années 2010, y circulent avec facilité depuis lors. Cet afflux nouveau témoigne du regain de l’intérêt des collectionneurs pour les artistes de l’Op Art. Les peintures, qui représentent 66% des ventes, s’échangent généralement pour 1 000 à 10 000 €. Les sculptures et volumes sont compris dans la même gamme de prix. Les estampes et multiples, plus accessibles, sont généralement acquis pour 100 à 500 €.  Le record des ventes a été atteint en 2021 par Variation chromatique (1966) une peinture adjugée pour 38 565 € (1 000 000 CZK ) à Brno, en République Tchèque. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste

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Estimation gratuite Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud (1939-…) est un artiste plasticien minimaliste dont l’œuvre radicale vise à faire ressentir le vide et l’angoisse à son spectateur. Il se rattache au Nouveau Réalisme, avec un goût morbide affirmé.

Estimation gratuite Jean-Pierre Raynaud

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Les expériences artistiques de Jean-Pierre Raynaud

Jean-Pierre Raynaud expérimente la création artistique par plusieurs biais dans les années 1950. Il fait des études d’horticulture à Versailles, et étudie en parallèle la peinture à Paris. 

Après son service militaire (1959-1961), Jean-Pierre Raynaud part en Orient, et découvre de nouveaux emplois de la céramique. Ce périple a une influence majeure sur l’essor du travail radical du plasticien. 

A son retour en France, Jean-Pierre Raynaud s’installe à La Celle Saint-Cloud et débute sa carrière d’artiste. 

Les assemblages Nouveau Réalistes

Lorsque Jean-Pierre Raynaud débute la sculpture, il choisit de réaliser des assemblages dans un esprit Nouveau Réaliste. Il s’intéresse aux objets du quotidien, dans lesquels il voit un symbole poétique de la vie même. 

Dès le début de sa carrière, Jean-Pierre Raynaud manifeste sa préférence pour le rouge et le blanc, couleurs qu’il considère comme cruelles, symbolisant à la fois le deuil et la mort. 

Les premières œuvres de Jean-Pierre Raynaud sont inspirées par l’environnement urbain. Il s’intéresse rapidement à la signalétique et peint des sens interdits sur du bois recyclé. Le plasticien cherche à créer des œuvres puissantes et radicales, qui transmettent une forte angoisse avec une économie de moyen. 

L’artiste expose pour la première fois au Salon de la Jeune sculpture en 1964, puis présente sa première exposition personnelle à la Galerie Larcade et Mathias Fels à Paris l’année suivante.

La mise en série et morbide

Jean-Pierre Raynaud développe une esthétique morbide et met ses compositions en série pour susciter un sentiment de mal-être et de claustrophobie auprès du spectateur.
Il réalise ainsi des séries de pots de fleurs remplis de ciment, symbolisant à la fois une nature stérile et l’enterrement de sa carrière. La démultiplication des pots et leur monumentalisation vise à créer un effet invasif.
En 1969, Jean-Pierre Raynaud intègre pour la première fois le carrelage blanc à joint noir dans ses créations, sur commande Jean-Marie Rossi.
Au début des années 1970, l’artiste continue à exploiter la peinture laquée pour provoquer le malaise du spectateur. Il conçoit plusieurs séries d’objets en quatre exemplaires, peints en rouge, vert, jaune et bleu. L’élargissement de sa gamme chromatique permet de donner un aspect joyeux à ses séries morbides, accroissant encore l’angoisse du visiteur. C’est notamment le cas pour Economic Model Coffins, une série de couteaux militaires et armes à feu laquées.
Progressivement, Jean-Pierre Raynaud se tourne vers l’environnement médical et carcéral, et adopte un procédé plus mental. Avec les Psycho-objets, pots de fleurs monumentaux contenant des photographies de personnes atteintes de troubles psychiques et des objets liés à l’enfance, il inaugure cette nouvelle thématique. Jean-Pierre Raynaud, qui propose alors des univers froids et cliniques, privilégie l’emploi de plaques de céramiques réfléchissantes, et met en série des objets de façon systématique. C’est notamment le cas dans Manifeste (1984), qui présente une série de lits alignés, évoquant un espace carcéral.

Architecture : l’espace Zéro

Jean-Pierre Raynaud aborde également l’architecture de façon minimaliste. Il cherche à créer l’« espace Zéro », un espace qui ferait ressentir le vide.
Il débute ses recherches en construisant sa maison à La Celle Saint-Cloud, à partir de 1969. La maison, couverte intégralement de carreaux de céramique de 15 cm de côté, évoque à la fois un bunker, une chambre funéraire, et une salle de bain. Elle est conçue comme un refuge artistique hors du temps. Jean-Pierre Raynaud ajoute cependant une crypte en 1974, destinée à accueillir des peintures retraçant l’évolution de sa carrière. La maison est ouverte au public de 1971 à 1988, puis fermée à tous. Seul l’artiste peut alors s’y rendre et il y vit en prisonnier volontaire, faisant l’expérience de la solitude interne. Jean-Pierre Raynaud détruit finalement la maison en 1993, et ses vestiges sont aujourd’hui réunis en conteneurs.

Après cette première expérience, on propose à Jean-Pierre Raynaud de réaliser d’autres constructions. Il conçoit ainsi une fontaine de céramique pour la place de la Bastille à Paris, et un centre culturel à la Garenne-Colombe (1986). Ce dernier, intitulé Mastaba 1, prend la forme d’une tombe égyptienne pharaonique, et présente ses œuvres.

Le retour à la lumière

Après l’introversion suscitée par la création de la maison, Jean-Pierre Raynaud cherche à renouer artistiquement avec le monde extérieur. Sa série des drapeaux correspond avec une économie de moyen à cet objectif. Les vitraux que Jean-Pierre Raynaud dessine pour l’abbaye cistercienne de Noirlac en 1973 constituent également un tournant crucial dans son œuvre, et lui permettent de se retourner vers l’extérieur. Ils entrainent notamment une importante réflexion sur la lumière. La carrière de Jean-Pierre Raynaud est récompensée par les multiples prix de sculpture qu’il reçoit, notamment le grand prix national de la sculpture en 1983, le grand prix Robert Gizon en 1985, et le grand prix de la sculpture de la ville de Paris en 1986.

La cote des œuvres de Jean-Pierre Raynaud

La cote des œuvres de Jean-Pierre Raynaud est relativement stable, avec un pic en 2006 dû à la vente record de «Sens + sens» (1962) pour 260 000 € à Paris. 

Les sculptures de Jean-Pierre Raynaud s’échangent le plus souvent pour 1 000 à 50 000 €, mais les adjudications hautes peuvent dépasser les 100 000 €. La gamme des prix des peintures est comparable, avec des ventes comprises entre 1 000 et 50 000 €. Les estampes sont les créations de l’artiste les plus accessibles, avec une majorité des ventes pour 100 à 500 €. 

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(Illus.) Jean-Pierre Raynaud, Stèle pour les droits de l’homme, Barcelone, jardin Palauet Albéniz, 1990.

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Estimation gratuite Horacio García Rossi

Horacio García Rossi

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Estimation et cote de l'artiste Horacio García Rossi

Horacio García Rossi (1929-2012), artiste luminocinétique né à Buenos Aires, s’installe à Paris en 1959, devenant ainsi membre de la seconde école de Paris. Le plasticien mène ses recherches sur la lumière et le mouvement, et compte parmi les membres fondateurs du G.R.A.V. 

Estimation gratuite Horacio García Rossi

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Les années à Buenos Aires

À Buenos Aires, Horacio García Rossi s’intéresse d’abord au cinéma. Dès 1935, il réalise ses propres films avec du papier calque. C’est lors de ses études au sein de l’école de publicité de Buenos Aires (1948-1949) qu’il fait l’expérience de la peinture à l’huile. 

Encouragé par ces premières créations, Horacio García Rossi décide de poursuivre dans la voie artistique. Il s’inscrit à l’école préparatoire des Beaux-Arts Manuel Belgrano (1950-1952), et réussit à intégrer l’école nationale des Beaux-Arts Prilidiano Pueyrredon à Buenos Aires (1953-1959). L’enseignement d’Hector Cartier sur la théorie des couleurs et celui de Lorenzo Gigli sur le dessin ont une influence durable sur sa création. Au cours de ses études, Horacio García Rossi se lie d’amitié avec Hugo Demarco et Francisco Sobrino, avec qui il partage même un atelier. Ensemble, ils se rapprochent du constructivisme. 

Le G.R.A.V. en France

 

En 1959, Horacio García Rossi, très inspiré par le Manifeste jaune de Victor Vasarely, vend sa bibliothèque pour acquérir un billet transatlantique, et part s’installer en France. Il y rejoint un groupe d’artistes intéressés par l’art optique, et fonde avec Julio Le Parc Francisco Sobrino, François Morellet, Joël Stein et Jean-Pierre Yvaral le G.R.A.V., Groupe de Recherche d’Arts Visuels dès 1960. 

Au sein du G.R.A.V., Horacio García Rossi commence à envisager à la lumière comme un moyen d’expression plastique, et à étudier la luminosité des couleurs. Avec Julio Le Parc et Joël Stein, il est une figure majeure de l’art lumino-cinétique. L’artiste conçoit notamment des boites à lumières à manipuler, dont la lumière est parfois instable, et des cylindres lumineux en rotation. Par ces créations, Horacio García Rossi explore également la thématique de l’instabilité dans l’art. 

Horacio García Rossi se fait rapidement connaître comme un artiste lumino-cinétique d’envergure internationale. En 1961, il participe à la première exposition du G.R.A.V. à la galerie Denise René à Paris, et présente ses œuvres dans la rue auprès d’un public non averti aux côtés du G.R.A.V. en 1966. Il noue également des contacts avec ses homologues à l’étranger, notamment les membres du Gruppo N de Padoue et du Gruppo T de Milan en 1962. Grâce à ses échanges, Horacio García Rossi est invité à exposer en 1964 à la Documenta III de Kassel, et en 1965 à l’exposition The Responsive Eye du Museum of Modern Art de New York. 

Au cours de ses expositions, Horacio García Rossi renouvelle ses inspirations, et réalise en 1964 ses premières sculptures en plexiglas. Ces dernières sont parfois associées aux boîtes à lumière, proposant ainsi un jeu de superposition lumineuse. En 1965, Horacio García Rossi débute également ses recherches sur l’écriture. C’est en tant que membre du G.R.A.V. qu’il réalise son premier Abécédaire en mouvement (1965). Il approfondit cet intérêt après la dissolution du groupe en 1968. 

L’alphabet tridimensionnel d’Horacio García Rossi

Horacio García Rossi poursuit ses recherches sur l’écriture en concevant son alphabet tridimensionnel en 1969. Il réalise alors des portraits par l’intermédiaire de lettres composant le prénom de son modèle, en tenant compte de ses préférences formelles. Il s’agit pour l’artiste d’un moyen d’explorer le lien entre la parole, la forme, et la signification. 

Horacio García Rossi remporte un franc succès avec son alphabet tridimensionnel, et expose pour la première fois en Italie en 1971. Sa rencontre avec le critique Luciano Caramel en 1973 lui permet également d’exposer de façon itinérante sur le lac de Côme. L’artiste faisant escale avec un bateau chargé d’œuvres va ainsi à la rencontre du public. 

La couleur-lumière

En 1972, l’intérêt d’Horacio García Rossi retourne exclusivement à la lumière, et il cherche à trouver la manière d’unifier de façon durable la couleur et la lumière. Il explore cette thématique de façon analytique, par des œuvres simples et bidimensionnelles. L’artiste privilégie les matériaux modernes, et cherche à provoquer un effet électrisant dans ses peintures.

Cette recherche sur la couleur-lumière s’accentue à la fin des années 1970. Jusqu’à la fin du XXème siècle, l’agressivité de ses coloris va croissante. La couleur-lumière d’Horacio García Rossi gagne en force, et investit l’espace dans les années 2000. Elle s’étend aux sculptures et aux objets. L’artiste reste actif jusqu’à sa mort en 2012. 

La cote des œuvres d’Horacio García Rossi

La cote des œuvres d’Horacio García Rossi a connu une hausse exemplaire dans la seconde moitié des années 2000, et se maintient encore aujourd’hui. C’est avant tout sur le marché italien que ses œuvres sont le plus prisées. 

Les peintures représentent 78% du volume des ventes de l’artiste. Les toiles s’échangent généralement pour 1 000 à 10 000 €. Les dessins et aquarelles circulent également aisément (13% des ventes). Les prix de vente sont le plus souvent compris entre 100 et 5 000 €. 

Seules sept sculptures ont été vendues entre 2000 et 2022, et ce sont elles qui suscitent le plus d’enthousiasme de la part des collectionneurs, avec des prix compris entre 5 000 et 40 000 €. C’est Structure lumière à couleur changeante (1965-1966), sculpture adjugée 40 000 € à Bruxelles en 2017, qui détient le record des ventes. 

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(Illus.) Portrait de l’artiste en 1987

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