Estimation gratuite Gerrit Rietveld

Gerrit Rietveld

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Estimation et cote de l'artiste Gerrit Rietveld

Gerrit Thomas Rietveld (1884 –1964), artiste néerlandais, est un exemple unique de designer devenu architecte. Il joue un rôle déterminant dans la création de l’esthétique moderne, notamment à travers son implication au sein de De Stijl.

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La formation de designer

Gerrit Rietveld se forme au travail du mobilier dès l’âge de 12 ans, dans l’atelier de son père. Il suit un enseignement de dessin et d’ornementation à la Kunstindustrieel Onderwijs du Museum van Kunstnijverheid d’Utrecht (1904-1908). L’intérêt de Gerrit Rietveld s’étend progressivement vers les arts appliqués.

Après avoir travaillé comme dessinateur pour C. J. Begeer, bijoutier d’Utrecht (1906-1911), Gerrit Rietveld installe un atelier de meubles à Utrecht (1917). Il cherche alors à simplifier la fabrication des meubles pour les rendre plus accessibles au plus grand nombre.

Artiste de De Stijl

Gerrit Rietveld s’investit auprès de De Stijl en 1919, et collabore avec le journal jusqu’en 1931. Ce contact lui permet d’exposer régulièrement à l’étranger.

C’est la chaise en bois qu’il dessine en 1918 qui assure à Gerrit Rietveld une renommée internationale. Sa structure, composée de plans horizontaux et verticaux rectilignes, brouille les volumes de la chaise, et introduit l’idée que le meuble flotte dans l’espace. La chaise est éditée à plusieurs reprises, et en 1923, sur les conseils de Bart van der Leck, Gerrit Rietveld applique une laque brillante de couleur primaire sur la chaise. La chaise Rouge et bleue lui assure une réputation auprès de l’Avant-garde.

Gerrit Rietveld poursuit l’expérience, en appliquant des couleurs primaires en combinaison de blanc, noir et gris, sur ses architectures et mobilier. Il considère que la couleur doit être subordonnée au dessin du meuble, et le mettre en valeur.

Ses œuvres sont présentées à l’exposition de 1923 Les Architectes du groupe ‘de Stijl’ (Hollande) à Paris à la Galerie de l’Effort Moderne, et suscitent l’engouement du public.

A partir de 1920, Gerrit Rietveld réalise également des aménagements intérieurs. Le cabinet du Dr Hartog, à Maarssen près d’Ultrecht constitue sa première réalisation architecturale.

A cette période, Gerrit Rietveld manifeste un fort intérêt pour la typographie. Il réalise ses propres caractères, qu’il applique sur les façades de ses bâtiments, et reçoit également des commandes de la part de magazines comme De Gemeenschap et Nieuw Rusland.

Gerrit Rietveld, l’architecte

C’est en 1924 que Gerrit Rietveld bascule véritablement à l’architecture. Avec la Maison Schröder, construite dans la banlieue d’Utrecht en collaboration avec madame Truus Schröder-Schräder, l’artiste produit un véritable manifeste architectural de De Stijl. Tout comme dans ses meubles, il brouille la limite entre l’espace intérieur et extérieur, et affirme la structure en rendant évident le système de construction. La maison présente des surfaces planes de tailles variables, aux couleurs primaires, combinées à la verticale et à l’horizontale.

Par la suite, Gerrit Rietveld se rattache au fonctionnalisme. Il participe à ce titre au Congrès Internationaux d’Architecture Moderne. Il se concentre alors dans les années 1930 sur la conception de meubles et d’architectures réplicables en série. L’artiste mène des expérimentations sur les chaises pouvant être faites d’une pièce (1927-1942), et sur des projets d’habitats modulaires dont tous les éléments essentiels – cuisine, toilettes et douche – pourraient être produits en série (1929-1958).
Après des critiques initiales portant sur son manque de connaissances dans les techniques de construction, Gerrit Rietveld obtient finalement de grandes commandes à partir des années 1950. Après les immeubles d’habitation, les magasins et les maisons privées, l’architecte réalise des espaces d’expositions. Le pavillon néerlandais pour la Biennale de Venise (1954), et celui qu’il dessine pour l’exposition temporaire pour l’exposition Sonsbeek à Arnhem (1954) se caractérisent par le fait qu’il définit l’espace sans pour autant l’enserrer. Gerrit Rietveld continue de brouiller la limite entre l’espace interne et externe, mais désormais par de larges surfaces vitrées.

En 1961, Gerrit Rietveld établit un partenariat avec les architectes Johan van Dillen et J. van Tricht pour pouvoir mener ses projets de grande ampleur. La dernière commande de Gerrit Rietveld est celle du Rijksmuseum Vincent van Gogh (1963-1973) à Amsterdam, mais il meurt avant que les plans ne soient achevés.

La cote des œuvres de Gerrit Rietveld

L’indice des prix des œuvres de Gerrit Rietveld s’est stabilisé après l’envolée de 2006-2007. Conçus pour être produits à grande échelle, nombre de ses meubles sont encore en circulation sur le marché de l’art. Les pièces les plus simples s’acquièrent pour 1 000 à 5 000 €, mais les prix atteignent régulièrement les 50 000 €. Le record des ventes est aujourd’hui détenu par un fauteuil d’aluminium (v. 1960/1962), exemplaire rare dans la production du designer (vendu 312 273 € (390 000 $ ) à New York en 2012).

Gerrit Rietveld, chaise Rouge et bleue (version colorée de 1923).

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Giacomo Balla

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Estimation et cote de l'artiste Giacomo Balla

Giacomo Balla (1871-1958) est un peintre et sculpteur italien, représentant du mouvement futuriste. A travers ce style, il exprime son intérêt pour la représentation de la lumière et du mouvement.

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Les premières œuvres de Giacomo Balla

Giacomo Balla, peintre autodidacte, réalise ses premières œuvres à Turin. Déménageant à Rome en 1895, il se consacre à la représentation de scènes urbaines dans un style académique. Sa série des Machietta romana montre sa connaissance du divisionnisme des artistes d’Italie du nord.

Rapidement, Giacomo Balla évolue vers un style plus analytique, s’intéressant surtout aux portraits et aux paysages de la campagne romaine. Sa technique se transforme au contact de l’Impressionnisme et du Néo-Impressionnisme, découverts au cours d’un voyage à Paris en 1900. Enthousiaste, il adopte le divisionnisme dès son retour à Rome, et partage sa découverte avec Umberto Boccioni et Gino Severini. De 1901 à 1905, Giacomo Balla mène donc des recherches sur les formes et la lumière, tout en étudiant le réalisme social.

L’intérêt de Giacomo Balla porte avant tout sur la lumière et ses mouvements, ainsi que sur l’expression de la spontanéité. Il mêle lumière artificielle et naturelle dans La Journée de l’ouvrier (1903-1904), et esquisse un premier pas vers le Futurisme.

L’artiste peint également au pastel, en menant les mêmes recherches sur les effets lumineux, comme le montre Nu contre la lumière (1908).

L’adhésion de Giacomo Balla au Futurisme (1909 – 1916)

Le tableau marquant l’adhésion de Giacomo Balla au Futurisme est son Eclairage public (1909). Dans cette toile, il incarne d’ores et déjà les principes définis par la suite par Umberto Boccioni et Gino Severini dans le Manifeste technique de la peinture futuriste (1910). S’il signe le manifeste, Giacomo Balla ne participe pas aux expositions du mouvement, peut être car l’essentiel de sa production ne traduit pas encore suffisamment les idéaux futuristes.

S’inspirant de la recherche scientifique sur l’optique et de la photographie, Giacomo Balla abandonne alors le divisionnisme pour une peinture rythmique, parcourue de vibrations lumineuses. Ainsi, Le lampadaire (1909-1910) est avant tout une étude de la diffusion de la lumière.

Le peintre s’appuie sur l’œuvre du photographe Anton Giulio Bragaglia et les chronophotographies d’Etienne-Jules Marey pour réaliser ses premières analyses dynamiques de formes en mouvement, Dynamisme d’un chien en laisse (1912) ou encore Jeune fille courant sur un balcon (1912). En 1913, Giacomo Balla réalise une série de dessins et de peintures inspirés par le vol des martinets.

En 1913-1914, l’intérêt de Giacomo Balla sur la représentation de la rapidité de l’action et de la lumière s’accentue, comme le montre Vitesse de la voiture+Lumière+Bruit (1913). L’emploi des courbes et des contrastes de couleurs complémentaires lui permet de créer un mouvement tourbillonnant et centrifuge.

A la fin de l’année 1914, Giacomo Balla évolue vers des thèmes cosmiques, qui se prêtent mieux à l’abstraction. La même année, il réalise ses premières sculptures en fil de fer, qui correspondent à la « plasticité complexe » qu’il recherche dans ses peintures, telles que le Portrait automatisé du marquis Casati. Son intérêt croissant pour la sculpture le mène à signer avec Fortunato Depero, le manifeste Ricostruzione futurista dell’universo (1915), prônant une sculpture qui donnerait forme à ce qui est « invisible, impalpable, impondérable, imperceptible ».

Dès 1915, Giacomo Balla s’engage au sein du mouvement anti-neutraliste, qui encourage la participation de l’Italie à la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Il réalise alors des compositions patriotiques festives.

Giacomo Balla et l’unification des arts visuels (1917-1958)

Par la collaboration, Giacomo Balla cherche à unir les arts visuels.

A partir de 1917, l’artiste s’investit dans la production théâtrale, qui lui permet de lier sur scène l’action, la musique, et les effets de lumière, ses trois thématiques de prédilection. Il conçoit ainsi les éclairages et le décor de Feu d’artifice d’Igor Stravinsky (1917) à la Scala de Milan, et le mobilier et décor du Bal Tik-Tak (1921). Giacomo Balla invente même une composition scénique qui permet, par des sols mobiles, une action continue et simultanée sans intervalle.

Dans cette même perspective d’unification des arts visuels, Giacomo Balla travaille également comme graphiste pour la publicité, conçoit des céramiques à Albisola, et élabore un manifeste sur la cinématographie (1916).

Giacomo Balla aux frontières de l’Abstraction

En peinture, Giacomo Balla évolue vers l’Abstraction, en s’inspirant de l’œuvre de Fernand Léger et des œuvres de De Stijl. S’il ne franchit jamais le pas de l’Abstraction, il utilise entre 1918 et 1920 des formes abstraites pour évoquer la spiritualité et les sentiments, comme dans Pessimisme et optimisme (1923). Ensuite, son attention porte sur la représentation des lettres et des chiffres, distribués sur la toile, comme dans Les nombres amoureux (1925). Ses expériences sur les formes géométriques sont alors cohérentes avec l’Abstraction européenne contemporaine.

Cependant au début des années 1930, Giacomo Balla retourne aux principes du divisionnisme et de la figuration, avec des œuvres telles que Autocaffé (1928) ou Autoballarioso (1946). Il conserve ce style jusqu’à la fin de sa carrière.

 

La cote des œuvres de Giacomo Balla

Les pièces exceptionnelles de Giacomo Balla sont rarissimes en dehors du marché italien en raison de la loi italienne de 1939, qui interdit l’exportation d’œuvres d’art de plus de 50 ans, à moins d’en demander l’autorisation à l’Etat. En raison de cette contrainte, les toiles qui s’échangent en Italie suscitent peu d’enthousiasme des collectionneurs internationaux, et sont acquises généralement pour 10 000 à 50 000 €. En revanche, celles vendues en dehors du pays natal de l’artiste sont adjugées pour des sommes bien plus élevées, plus souvent comprises entre 10 000 et 500 000 €. C’est d’ailleurs à New York qu’a été atteint le prix de vente le plus haut, 7 486 120 € (10 100 000 $ ), pour Automobile in Corsa (1913) en 2013.

Dinamismo di un cane al guinzaglio 1912, Buffalo, Albright-Knox Art Gallery

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Gino Severini

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Estimation et cote de l'artiste Gino Severini

Gino Severini (1883-1966) est un peintre et décorateur représentant du mouvement futuriste italien. Inspiré par la modernité de l’Ecole de Paris, il passe une partie de sa carrière en France, et opère la synthèse entre Cubisme et Futurisme.

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Les premières œuvres de Gino Severini

Gino Severini réalise ses premières œuvres à Rome, où il travaille comme comptable pour un fabricant de pipe, tout en suivant des cours à la Villa Medicis. Il suit également les cours de dessin des Incurabili. Ses premières toiles, des paysages réalistes, se concentrent sur la valeur de la lumière.

En 1901, l’artiste rencontre Umberto Boccioni et Giacomo Balla, et par leur intermédiaire découvre le divisionnisme de Georges Seurat.

Déçu par l’académisme de la scène artistique italienne, et souhaitant rencontrer Georges Seurat, Gino Severini s’installe à Paris en 1906. Il loue un atelier Impasse Guelma, où il côtoie Maurice Utrillo, Georges Braque, Raoul Dufy, Pablo Picasso ou encore Amedeo Modigliani. Malgré ces stimulations artistiques, Gino Severini continue à pratiquer un divisionnisme strict.

Gino Severini, un futuriste à Paris

Depuis Paris, Gino Severini signe le premier manifeste de la peinture futuriste en 1910. Il se rapproche alors du Cubisme, mais ses peintures conservent la technique divisionniste et la brillance des couleurs, comme le montre Le boulevard (1910).

Ne partageant pas l’aversion des autres Futuristes pour la scène artistique parisienne, Gino Severini convainc Carlo Carrá, Umberto Boccioni et Luigi Russolo de le rejoindre pour rencontrer Pablo Picasso, Georges Braque, Juan Gris, et Robert Delaunay. Ce voyage s’avère décisif pour l’évolution du Futurisme.

Dans ses compositions, Gino Severini cherche à recomposer le dynamisme du mouvement. En dupliquant et superposant les formes sur ses toiles, il prolonge leur existence par le temps pris par le spectateur pour la lire. En témoignent des œuvres emblématiques du futurisme telles que La danse du pan-pan au « Monico » (1910-1911) ou encore Hiéroglyphe dynamique au bal Tabarin (1912).

La proximité de Gino Severini avec l’Avant-garde parisienne se traduit d’abord par des collages inspirés de Georges Braque et Pablo Picasso, comme son Portrait d’Arthur Cravan.

Puis à partir de 1913, l’art de Gino Severini opère une synthèse entre le Futurisme et le Cubisme, qui le rapproche du Cubisme synthétique. Isolé à Paris pendant la guerre, il peint des natures mortes avec des instruments de musique, dans un style proche de celui de Juan Gris.

Les œuvres que Gino Severini présente à New York à la galerie d’Alfred Stieglitz en 1917 remportent un important succès critique. En revanche, son exposition à la Galerie de l’Effort Moderne de Léonce Rosenberg en 1919 n’est pas bien reçue par le public parisien.

Le Retour à l’Ordre

Le Retour à l’Ordre Dès 1916, Gino Severini annonce le Retour à l’Ordre, réconciliant dans son œuvre le Cubisme avec le Classicisme. Il accorde alors plus d’importance aux règles de composition, ce qu’il entend comme un retour à la pureté des œuvres de la Renaissance italienne. Il détaille ses conceptions dans Du Cubisme au classicisme (1921). Ce retour à l’Académisme se perçoit dans sa série des Arlequins.

A la même période, Gino Severini investit le champ de la peinture murale. Pour la famille Sitwell, il réalise de larges fresques pour le Castello Montefugoni, près de Florence, ornées de masques de la Commedia dell’Arte. Cette même thématique des masques, cette fois mêlées aux ruines romaines, se retrouve sur les panneaux décoratifs que l’artiste conçoit pour la maison de son marchand Léonce Rosenberg en France en 1929.

Après sa conversion au catholicisme en 1923, Gino Severini réalise également de nombreuses créations religieuses en Suisse, et ce jusqu’en 1935. Dans ses fresques d’esprit cubiste, il continue à exprimer ses recherches sur les proportions.

Les commandes publiques se multiplient, et Gino Severini compose même des mosaïques. Il réalise ainsi en 1933 une mosaïque pour le hall de réception du palais accueillant la 5ème Triennale de Milan, puis le décor du Palazzo di Giustizia (1936) de Milan, et enfin pour le Palazzo delle Poste à Alessandria (1936).

Rentré en Italie en 1933, Gino Severini est le seul Futuriste condamné par le Régime fasciste. S’il reste en Italie pendant la guerre, il retourne en France à l’issue de la Seconde guerre mondiale. Il s’installe alors à Meudon, où il ouvre une école de mosaïque formant à la technique antique employée à Ravenne au VIème siècle. S’il rencontre un succès en tant qu’enseignant, ses compositions personnelles en revanche, qui mêlent Néo-Cubisme et Abstraction, ne séduisent plus le public. Se préoccupant de sa postérité, Gino Severini publie ses mémoires Tutta la vita di un pittore (1946).

L’estimation des œuvres de Gino Severini

Gino Severini ayant œuvré entre la France et l’Italie, la vente de ses œuvres sur le marché international est facilitée. C’est d’ailleurs à Londres qu’a eu lieu la vente record d’une toile de l’artiste, Danseuse (1915), adjugée à 16 976 300 € (13 420 000 £) en 2008.

Ses peintures s’échangent généralement pour 10 000 à 500 000 €. Plus accessibles, ses estampes et aquarelles peuvent être acquises pour 1 000 à 5 000 €.

Gino Severini en 1913 à l’ouverture de son exposition à la Marlborough Gallery à London.

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Jackson Pollock

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Estimation et cote de l'artiste Jackson Pollock

Jackson Pollock (1912-1956), peintre américain, renouvelle l’art de la peinture à travers l’Expressionnisme abstrait et l’Action Painting. Il met en place une pratique plus spontanée et intuitive de la peinture, qui se diffuse au sein de l’Ecole de New York.

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Les premières œuvres de Jackson Pollock

Les premières œuvres de Jackson Pollock sont figuratives et relativement traditionnelles. Après des études de peinture et sculpture à la Manual Art School de Los Angeles (1928), il s’inscrit à la Student Art League de New York en 1930. L’artiste y suit les cours du peintre régionaliste Thomas Hart Benton, qui lui enseigne la composition et le dessin selon les maîtres anciens.

Jackson Pollock élargit ses connaissances en étudiant l’art amérindien. Attiré par l’art expressionniste et apocalyptique des peintres muraux mexicains, il participe à l’atelier expérimental de David Alfaro Siqueiros à Union Square en 1936. Pour la première fois, Jackson Pollock utilise la peinture émaillée, et il est alors encouragé à explorer de nouvelles techniques de peinture, comme verser et projeter la matière liquide pour obtenir des effets spontanés.

A la même période, l’artiste réalise des dessins inspirés par Michel Ange, Tintoret, et Le Greco, dont il admire les mouvements et gestes.

Progressivement, au fil de ses réalisations murales pour le Works Progress Administration Federal Art Project de 1935 à 1943, Jackson Pollock élabore un style personnel, s’éloignant de la figuration stricte à travers l’expressionnisme dès 1936.

Vers l’Expressionnisme

Dans les années 1940, Jackson Pollock mêle les références culturelles, et adopte un style expressionniste.

Male and Female (1942), qui s’inspire formellement de Pablo Picasso et de l’inventivité de Joan Mirò, constitue un bouleversement dans son œuvre.

Jackson Pollock puise également inspiration dans l’Expressionnisme allemand, qu’il connaît grâce à Hans Hofmann, dans l’écriture automatique des Surréalistes, arrivés aux Etats-Unis avec la guerre, et dans les outils découverts au cours de sa thérapie en 1939-1940. Si la technique du dessin employée pendant les sessions de psychanalyse ne suffit pas à le libérer de son alcoolisme et de sa dépression, elle encourage néanmoins la direction subjective et symbolique que prend son style.
Grâce à ces inspirations renouvelées, les œuvres de Jackson Pollock se font plus libres et originales. Les motifs amérindiens continuent de jouer un rôle central dans son art. Les motifs, excentriques, ne sont souvent plus identifiables.

A partir de 1942, les dimensions des toiles de Jackson Pollock sont de plus en plus larges. C’est à cette période que Peggy Guggenheim le découvre, et elle organise sa première exposition individuelle en 1943.

Le tournant de l’Abstraction

Jackson Pollock passe à l’Abstraction dès 1946, et met au point la technique du « dripping » et du « all-over » dès l’année suivante, en se souvenant des expériences menées dans l’atelier de Siqueiros en 1936. Les toiles, couvertes de peinture liquide sans préparation, sont pour l’artiste l’expression la plus libre de sa subjectivité.

Ce sont les œuvres réalisées entre 1947 et 1950 qui font la renommée internationale de Jackson Pollock. Ses toiles adoptent des dimensions gigantesques, seules aptes à traduire son intériorité en lui permettant d’impliquer tout son corps. Il appose tous types de matériaux, du sable au verre brisé, sur la toile posée à même le sol, à la truelle ou bien au couteau. En cela, Jackson Pollock s’inspire des techniques surréalistes. Cependant il ne cherche pas à recourir à l’inconscient, mais à supprimer les freins techniques entre l’esprit et la création.

En 1950, alors que Jackson Pollock est dans sa période « noir et blanc », il adopte davantage de sobriété. Son esthétique évolue, car il renoue avec des références abstraites à des formes animales et humaines.

A partir de 1952, Jackson Pollock opère un retour à la couleur. Dans des œuvres telles que Conversation (1952), sont geste devient de plus en plus riche et varié. S’il traduit des images, il les couvre de couches épaisses, qui les voilent tout en les dévoilant. Les formats, toujours plus grands, sont probablement inspirés de l’immensité des paysages de son enfance, en Arizona et dans le Wyoming.

En 1953, la technique de Jackson Pollock connaît une nouvelle inflexion. L’artiste abandonne le dripping, pour réaliser de nouveau des formes circulaires, comme dans sa jeunesse. En témoignent notamment Lunar Vibrations – Ocean Colour Grey (1953); et White Light (1954).

Après les années d’hésitations et de combat intérieur des années 1950-1954, Jackson Pollock cesse finalement de peindre en 1955, alors qu’il a enfin acquis une célébrité internationale. Il meurt l’année suivante, dans un accident de voiture dû à une ivresse avancée.

La cote des œuvres de Jackson Pollock

Jackson Pollock, considéré comme le principal peintre abstrait américain du XXe siècle, a eu une influence considérable sur l’art international de la seconde moitié du XXème siècle. A ce titre, il est classé au 33ème rang des ventes aux enchères publiques de 2021.

Il reste encore un grand nombre de toiles en circulation, et la plupart s’échangent pour plus de 5 000 000 €. Ce sont les œuvres peintes entre 1948 et 1951 qui atteignent les adjudications les plus hautes. Le record est détenu par la vente de Number 17 (1951) en 2021 à New York pour 46 548 045 € (53 000 000 $ ).

Ses dessins, qui ont eu une grande importance dans l’élaboration de la manière de Jackson Pollock, sont généralement adjugés entre 10 000 et 500 000 €. Enfin ses estampes, plus accessibles, peuvent être acquises pour 1 000 à 50 000 €.

Portrait de Jackson Pollock

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Jacques Lipchitz

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Estimation et cote de l'artiste Jacques Lipchitz

Chaim Jacob Lipchitz (1891-1973), dit Jacques, est un sculpteur d’origine lituanienne, actif en France à partir de 1924, avant d’émigrer aux Etats-Unis en 1941. Artiste cubiste puis baroque, il privilégie les sujets religieux et mythologiques.

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Les années de formation de Jacques Lipchitz

Jacques Lipchitz naît dans une famille juive aisée en Lituanie (alors appartenant à l’Empire russe). Après des études à Vilna à l’Ecole des Beaux-Arts, il part à Paris en 1909, et s’installe à la Ruche à Montparnasse. L’artiste suit un enseignement traditionnel à l’Ecole des Beaux-Arts, dans l’atelier de Jean-Antoine Injalbert, qu’il complète au sein de l’Académie Julian et de l’Académie Colarossi. Il suit par ailleurs des cours Boulevard du Montparnasse, près de l’atelier de Constantin Brancusi.

En parallèle de sa formation théorique, Jacques Lipchitz fréquente assidûment les musées. Il est fasciné par les sculptures scythes qu’il découvre à l’Hermitage en 1911, et par la sculpture africaine.

Le sculpteur est rappelé en Russie pour son service militaire en 1912-1913. Jusqu’à cette date, les œuvres de Jacques Lipchitz sont naturalistes et figuratives. Ses premiers nus et portraits, en 1910-1912, s’inspirent de l’art d’Aristide Maillol, de Charles Despiau, ainsi que de la tradition classique et médiévale.

Jacques Lipchitz, artiste cubiste

Proto-cubisme (1913-1914)

A partir de 1913, Jacques Lipchitz fréquente l’Avant-garde parisienne, et développe grâce à ces nouvelles stimulations un style proto-cubiste. Ami de Chaïm Soutine, Amedeo Modigliani, Alexander Archipenko, et Max Jacob, il rencontre Pablo Picasso cette année-là.

Jacques Lipchitz abandonne alors le naturalisme pour un style plus géométrique, empreint des influences de ses amis de l’Avant-garde artistique, ainsi que de la sculpture égyptienne et africaine. A cette période, la géométrisation des formes de ses sculptures est cependant plus stylistique que structurelle.

Cubisme structurel (1915-1925)

Rapidement, sous l’influence de ses amis Constantin Brancusi et Amedeo Modigliani, Jacques Lipchitz adopte également une conception cubiste de la structure de ses sculptures. Ce processus est sensible dans Tête (1915).

Ce nouveau style vaut à Jacques Lipchitz un contrat avec la galerie Rosenberg dès 1916. Il réalise une série de sculptures qui y sont exposées en 1920.

A partir de 1918, le sujet des œuvres de Jacques Lipchitz devient secondaire. Il s’agit désormais pour lui d’un prétexte pour explorer la construction de l’espace et l’architecture des volumes. La sculpture est pour Jacques Lipchitz un jeu de plans et volumes déployés dans l’espace. En cela, il traduit en volume les préoccupations de ses amis peintres cubistes.

Le docteur Barnes, enthousiasmé par ses œuvres, commande à Jacques Lipchitz une série de cinq bas-reliefs pour sa fondation en 1922.

La période baroque de Jacques Lipchitz (1925-1973)

Après une décennie consacrée à l’étude analytique des volumes, Jacques Lipchitz entre en 1925 dans une phase de création qualifiée de baroque.

Il souhaite alors donner davantage d’expressivité aux volumes de ses œuvres. Les œuvres, tout en arabesques, se font plus organiques. Cette évolution correspond au besoin ressenti par Jacques Lipchitz d’exprimer davantage les sensations, plus que d’étudier les formes.

Il est peut-être encouragé dans cette direction par Alexander Archipenko, Pablo Gargallo, et Julio González.

Cette transformation est perceptible dans sa série des Transparences, ou encore dans Le couple (1928-1929) ou Le Fils prodigue (1928-1929).

Les sujets de ses œuvres évoluent au gré des événements politiques. Lorsqu’Adolphe Hitler arrive au pouvoir, et face à la montée de l’antisémitisme, Jacques Lipchitz accorde davantage d’importance aux sujets bibliques et mythologiques.

Prométhée (1937), œuvre présentée à l’Exposition internationale de Paris de 1937, incarne les évolutions du style de Jacques Lipchitz dans les années 1930. Le sujet, qui symbolise la démocratie, constitue une dénonciation du nazisme. Formellement, l’œuvre incarne son principe selon lequel la sculpture doit constituer un contrepoint à l’architecture.

Jacques Lipchitz fuit l’occupation allemande lors de la Seconde guerre mondiale en s’installant à Toulouse, puis en émigrant aux Etats-Unis en 1941. Après quelques années à New-York, il ouvre finalement un atelier à Hastings-on-Hudson en 1950.

Aux Etats-Unis, Jacques Lipchitz réaffirme la dimension baroque de ses créations. Il réalise des sculptures organiques, qui privilégient les formes ovoïdes pour leur symbolique matricielle. Ses œuvres sont souvent hérissées d’épines et de lianes, comme Printemps (1942).

A partir de 1947, Jacques Lipchitz expérimente également les créations « semi-automatiques ». Pour imaginer de nouveaux motifs, l’artiste jette de la cire chaude dans un bassin d’eau. Les formes ainsi créées lui inspirent de nouvelles formes.

A partir des années 1950, la renommée de Jacques Lipchitz croît, et il obtient des commandes majeures aux Etats-Unis, en Europe, et en Israël. L’artiste participe également à de nombreuses expositions, notamment à deux reprises à la documenta de Cassel, en 1959 et en 1964. A cette période, ses bronzes sont fondus dans la fonderie Tommasi à Pietrasanta en Italie. C’est à Capri qu’il meurt en 1973.

La cote des œuvres de Jacques Lipchitz

La cote des œuvres de Jacques Lipchitz a bénéficié de l’intérêt croissant des collectionneurs pour la sculpture cubiste. Bien qu’elle soit plus mesurée que celles des principaux représentants de ce mouvement, elle a néanmoins connu une hausse de 20% depuis 2000.

Les sculptures de l’artiste s’échangent généralement pour 10 000 à 500 000 €, et les records oscillent entre 1 000 000 et 2 000 000 €. La vente historique de Jacques Lipchitz a eu lieu à New York, en 2013, avec l’adjudication pour 1 630 640 € (2 200 000 $ ) de la Femme au serpent (1913).

Jacques Lipchitz, La Joie de vivre (1927), musée d’Israël à Jérusalem.

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Estimation gratuite Jan Zrzavy

Jan Zrzavy

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Estimation et cote de l'artiste Jan Zrzavy

Jan Zrzavy (1890-1977) est un peintre et illustrateur tchèque, dont les œuvres symbolistes sont empreintes d’onirisme. Il s’engage notamment auprès du groupe Sursum et du cercle de Mánes. 

Estimation gratuite Jan Zrzavy

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Jan Zrzavy, artiste symboliste

Dès le début de sa carrière, Jan Zrzavy s’oriente vers un art symboliste.

Le peintre étudie à Prague dans des écoles privées, puis rejoint l’Ecole des Arts décoratifs, et l’Académie des Beaux-Arts (1907-1909).

L’introspection

Après un premier séjour passé à Paris, à l’automne 1907, Jan Zrzavy inaugure une période d’introspection intense, en 1907-1909. Dans sa recherche pour traduire son monde intérieur, il considère sa Vallée de la tristesse (1907) comme un talisman. Dans la tradition de Paul Gauguin, il applique la peinture en aplat.

Les compositions de Jan Zrzavy se font progressivement plus expressives, poétiques et symbolistes. Il pratique également la technique du collage, comme le montre son Antéchrist (1909).

Le groupe Sursum

L’accent mis par Jan Zrzavy sur le symbolisme et l’intériorité lui permettent d’intégrer le groupe Sursum, qui accueille en 1910-1912 la deuxième génération de peintres symbolistes de Bohême. Au sein de ce cercle, il fréquente Frantisek Kobliha, Jan Konůpek et Josef Váchal.

Bien que ces derniers s’opposent au Cubisme, Jan Zrzavy s’y essaie néanmoins pour chercher à traduire l’essence des choses. Il s’en détourne cependant très rapidement.
Dans ses œuvres, Jan Zrzavy développe une dimension symbolique, stimulée par son ami Bohumil Kubišta qui l’initie à la composition géométrique, et l’incite à simplifier les formes à leur essence. Jan Zrzavy élabore alors un style personnel privilégiant les formes arrondies, et les figures très simples, aux tonalités douces.

Jan Zrzavy privilégie à cette période les thèmes bibliques, avec des œuvres telles que Le Sermon sur la montagne (1912) ou La Cène (1913), et la figure de Cléopâtre s’impose d’ores et déjà dans son répertoire. Elle y demeure un motif récurrent de 1912 à 1957.

Le spiritisme

A partir de 1914, Jan Zrzavy s’oriente vers le spiritisme. Cette évolution se ressent dans les thèmes de ses œuvres. Il s’emploie à représenter des figures aux états d’esprits complexes, transportées par l’extase, la douleur ou le ravissement, comme dans Meditace (1915).

Après la Première guerre mondiale

Le Retour à l’Ordre

À la fin de la Première guerre mondiale, Jan Zrzavy renoue avec le classicisme, s’insérant ainsi dans la mouvance européenne du Retour à l’Ordre.

En 1918, Jan Zrzavy s’associe à Josef Čapek, Vlastislav Hofman, Václav Špála, Rudolf Kremlička et Otakar Marvánek, et crée avec eux le groupe Tvrdošíjní. Il s’agit d’un groupe d’Avant-garde sensible aux nouveautés de l’art européen. C’est au sein de ce groupe que Jan Zrzavy expose pour la première fois au printemps 1918. La même année, le peintre présente sa première exposition personnelle au Salon Topič de Prague.

Les peintures de cette période, comme Café (1923), marquent le retour au classicisme de Jan Zrzavy. Il attire alors l’attention de la nouvelle génération d’artistes associés au Devětsil. Leur porte-parole, Karel Teige, rédige même une monographie de l’œuvre de Jan Zrzavy (1923).

Onirisme

Dans les années 1920, la dimension onirique des œuvres de Jan Zrzavy s’accentue.

Il dépeint des paysages mélancoliques, qui témoignent poétiquement de son introspection personnelle. Ses vues de villes sont présentées de façon onirique, comme des souvenirs. Il s’inspire de voyages effectués en Europe dans l’entre-deux-guerres. Ainsi, son voyage à Venise en 1928 lui inspire Saint-Marc la nuit (1930). Jan Zrzavy dépeint aussi la campagne tchèque, en particulier les Hautes Terres tchéco-moraves, la région minière d’Ostrava et Prague.

Les paysages de Jan Zrzavy contiennent parfois des personnages, avant tout des figures féminines. Sa fascination pour la représentation de Cléopâtre se manifeste encore dans ses œuvres de maturité.

Jan Zrzavy conserve ce même style jusqu’à la fin de sa carrière. Il élargit cependant son répertoire de techniques artistiques, pratiquant également le pastel, l’aquarelle et la tempera vers la fin de sa vie. Cette variation des techniques lui permettait de travailler plus rapidement, et d’obtenir une brillance accrue des couleurs.

 

Estimation des œuvres de Jan Zrzavy

Artiste atypique, Jan Zrzavy constitue un lien entre le symbolisme de la fin du XIXème siècle et les mouvements d’art onirique du XXème siècle.

Peu de peintures de Jan Zrzavy circulent encore sur le marché de l’art. Elles s’échangent généralement pour 10 000 à 500 000 €. Le dernier record des ventes a été atteint en 2020, avec Queen of the seas (1948-1950), adjugé à Prague pour 848 430 € (22 000 000 CZK ).

Ce sont ses dessins/ aquarelles et estampes qui constituent la plupart des ventes (respectivement 50% et 35% des ventes). Les dessins et aquarelles s’acquièrent pour 1 000 à 10 000 €, et les records oscillent autour de 100 000 €. Les estampes, pour leur part, sont le plus souvent adjugées pour 500 à 1 000 €.

Portrait de Jan Zrzavy par Jaroslav Krejci, 1977.

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Estimation gratuite Jean Tinguely

Jean Tinguely

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Estimation et cote de l'artiste Jean Tinguely

Jean Tinguely (1925-1975) est un artiste suisse qui a exercé une influence majeure sur l’art de la seconde moitié du XXème siècle par son implication dans l’art cinétique et le Nouveau Réalisme. Il s’est particulièrement intéressé aux fonctions, mouvements et bruits des machines.

Estimation gratuite Jean Tinguely

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Les années de formation de Jean Tinguely

Les premières influences de Jean Tinguely se forment dès son enfance, à Bâle. Il est très influencé par le carnaval de Bâle, auquel il assiste à l’âge de 12 ans, et mène déjà tous types d’expériences sur la construction mécanique et sonore avec des roues hydrauliques en forêt.

Tout en apprenant la peinture auprès de Julia Ris à la Kunstgewerbeschule de Bâle (1940-1944), Jean Tinguely effectue un apprentissage en tant que décorateur, d’abord au sein du magasin Globus, puis auprès de Joos Hutter. Ce dernier l’incite à fréquenter l’Ecole des Arts appliqués de Bâle, où il étudie l’art moderne.

C’est à cette période que Jean Tinguely commence à s’intéresser à la composition en fils métalliques. A partir de 1945, il réalise ses premières sculptures de fils métalliques, qu’il réplique dans les vitrines conçues pour des magasins de Bâle et de Zurich.

Un art cinétique à Paris

En 1952, Jean Tinguely s’installe à Paris avec sa femme, Eva Aeppeli, où il élabore un art cinétique. Il travaille dans un premier temps avec leur ami Daniel Spoerri, dans l’atelier de Jean Lurçat.

Les premières sculptures de Jean Tinguely réalisées à Paris comportent de petits mécanismes, et effectuent des mouvements, comme les Moulins à Prières (1953). A partir de 1954, il met au point un une série d’automates, reliefs, et sculptures mobiles en fils métalliques, dont le mécanisme saccadé laisse place au hasard. Ces créations sont ironiquement appelées les méta-mécaniques, et se déclinent en Méta-Malevitch, Méta-Herbin, ou encore Méta-Kandinsky. Jean Tinguely s’intéresse également à la sonorité de ses œuvres, et crée en 1955 le Grand relief sonore.

Après une première exposition personnelle à la galerie Arnaud à Paris en 1954, Jean Tinguely participe au Salon des Réalités Nouvelles de 1955, et surtout à l’exposition Le mouvement à la galerie Denise René, qui marque le lancement de l’art cinétique comme mouvement.

L’art de Jean Tinguely séduit Yves Klein, et ils collaborent dès 1958. Jean Tinguely crée des dispositifs mécaniques tournant à vive allure, actionnant des disques peints par Yves Klein, ne permettant ainsi au spectateur de ne voir que des champs de couleurs. Les deux artistes s’influencent mutuellement, et Jean Tinguely s’inspire de la recherche d’immatérialité de Yves Klein dans ses Variations.

En 1959, Jean Tinguely élabore un nouveau type de machine, les « Méta-matics », qu’il fait breveter. Il s’agit d’une machine à dessiner interactive, qui interroge l’acte de la création, ainsi que le rapport entre le créateur et le spectateur. Au cours de la première présentation, il remet le Prix Iris Clert au meilleur dessin de Méta-Matic. La machine suscite un véritable engouement, et réalise 4 000 dessins en une soirée. Il s’agit d’un véritable succès financier pour Jean Tinguely.

Le Nouveau Réalisme

Encouragé par cette expérience, Jean Tinguely organise ses premiers happenings et actions et se rapproche du Nouveau Réalisme. Son premier happening, Für Statik, se déroule à Düsseldorf en 1959.

C’est cependant l’action éphémère Homage to New York, mise en scène par Jean Tinguely le 17 mars 1960 au MoMA, qui constitue un tournant dans l’œuvre de l’artiste. La machine, composée d’éléments collectés dans des décharges, s’autodétruit lors de la soirée devant un public d’artistes et collectionneurs. Cet événement lui vaut une réputation exceptionnelle aux Etats-Unis.

Jean Tinguely se rattache alors au Nouveau Réalisme, qui voit dans les déchets un réservoir d’images, à exposer après assemblage. Il abandonne alors les reliefs cinétiques et les « Méta-Matics » pour composer des machines de ferraille non peintes mais sonores. A son retour de New-York, il signe le manifeste des Nouveaux Réalistes (1960), avec Yves Klein et Pierre Restany, et emménage avec Niki de Saint-Phalle, qui rejoint le groupe.

Jean Tinguely multiplie les autodestructions de ses œuvres entre 1961 et 1962, dans un geste à interpréter comme une critique de l’industrialisation de la société, de la vocation de conservation des musées, ou encore un constat du détachement entre l’œuvre et la matière.

En réaction aux Nanas colorées de sa compagne Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely commence à peindre ses assemblages en noir à partir de 1963. Il multiplie les collaborations avec elle, réalisant les structures métalliques de ses Nanas monumentales, comme Hon – en katedral en 1966 ou encore la motorisation de La Fontaine Stravinsky of 1982–1983. De la même façon, Jean Tinguely continue à collaborer avec son ami Daniel Spoerri, et ils réalisent ensemble pour l’inauguration du Centre Georges Pompidou à Paris en 1977 le corps du Crocrodrome.

Les grandes compositions de Jean Tinguely lui valent un succès international. Fidèle au Nouveau Réalisme, il fête les dix ans du mouvement avec sa dernière grande action destructrice, La Vittoria, devant la cathédrale de Milan en 1970. Il s’intéresse ensuite aux débris de machines brûlés, après avoir vu un incendie dans son village en 1985. A cette occasion, il crée une dernière œuvre majeure, Mengele-Danse macabre, présentée à la rétrospective qui lui est consacrée à Venise en 1987.

La cote des œuvres de Jean Tinguely

Jean Tinguely est une figure majeure de l’art cinétique et du Nouveau Réalisme, courants revalorisés sur le marché de l’art depuis les années 2000. La cote de ses œuvres bénéficie de ce regain d’intérêt, et enregistre une hausse de 40% depuis 2000.

Ce sont ses dessins et estampes qui constituent la majorité des ventes. Les estampes (48% des ventes) s’échangent le plus souvent pour 500 à 1 000 €, et ses aquarelles (35%) pour 1 000 à 10 000 €. Ses peintures s’acquièrent pour 1 000 à 50 000 €.

Ce sont surtout les sculptures de Jean Tinguely qui suscitent l’engouement des collectionneurs, avec un prix de vente qui descend rarement en deçà des 10 000 €. Ainsi, les machines et sculptures sont adjugées le plus souvent pour 10 000 à 500 000 €. L’artiste enregistre quelques enchères millionnaires. Le record est détenu par Métamatic No.7 (1959), adjugé 1 162 420 € (920 000 £ ) en 2008 à Londres.

Portrait of Jean Tinguely, 1961.

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Estimation gratuite Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto

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Estimation et cote de l'artiste Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto (1923-2005) est un peintre, sculpteur et artiste environnemental vénézuélien, actif en France à partir de 1950. Cherchant avant tout à déstabiliser les perceptions visuelles de ses spectateurs, il se distingue par son implication dans Op Art, et son art cinétique.

Estimation gratuite Jésus Rafael Soto

Prix des œuvres de Jésus Rafael Soto

  • Sculpture et installation cinétique (dont Pénétrables, grandes structures) : entre 30 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Reliefs / constructions cinétiques murales (bois, métal, plexiglas, éléments suspendus ; pièces uniques ou éditions) : entre 5 000 € et 500 000 €

  • Peinture (compositions géométriques / Op art, œuvres de chevalet) : entre 3 000 € et 200 000 €

  • Dessin, gouache, encre et œuvres sur papier : entre 300 € et 30 000 €

  • Estampe, sérigraphie, lithographie et multiples (souvent 3D / “Vibrations”) : entre 80 € et 20 000 €

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Le début de la carrière de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto débute sa carrière comme peintre d’affiches de cinéma à l’école d’art de Caracas (1942-1947). Artiste de talent, il est rapidement nommé directeur de la Escuela de Bellas Artes de Maracaibo (1947). Jésus Rafael Soto réalise alors des portraits et paysages d’influence Cubiste, esthétique extrêmement Avant-gardiste à Caracas à cette époque. Il ne connait alors l’art de Paul Cézanne et de Pablo Picasso que par la reproduction. Pour se rapprocher de ses influences, Jésus Rafael Soto déménage à Paris en 1950, où il vit en jouant de la guitare dans les restaurants. En visite en Hollande l’année suivante, il découvre les œuvres de Kasimir Malévitch, Vassily Kandinsky et Paul Klee. Jésus Rafael Soto admire leur peinture libérée de la figuration, mais souhaite dépasser leur recherche, pour ne pas présenter une représentation simplifiée du monde, mais plutôt aller au-delà des idées. L’artiste conclue de cette réflexion que l’art doit être dynamique. Dès lors, il se consacre à la dimension temporelle des œuvres. A partir de 1951, Jésus Rafael Soto réalise des œuvres abstraites, composées de formes géométriques répétées en série pour donner un rythme et ainsi suggérer un effet de mouvement. Guitariste chevronné, il codifie les couleurs comme des notes, suivant les méthodes de composition de la musique dodécaphonique d’Arnold Schoenberg. Cette démarche lui permet de minimiser sa subjectivité d’artiste. Les œuvres, présentées au Salon des Réalités Nouvelles, attirent en 1954 l’attention de Victor Vasarély et de la galeriste Denise René.

L’art cinétique de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto participe en 1955 à l’exposition Le Mouvement, au sein de la galerie Denise René, qui constitue un moment historique dans le développement de l’art cinétique. Il y présente sa première œuvre cinétique, Spiral (1955), composée de deux plaques de plexiglas superposées, chacune peinte d’un motif de spirale pour produire une image vibrante. Rotative demi-sphère de Marcel Duchamp, présentée à cette même exposition, inspire à Jésus Rafael Soto sa Structure cinétique (1956), dont le mouvement est créé par le passage des spectateurs. L’artiste investit progressivement la troisième dimension. A partir de 1957, Jésus Rafael Soto se consacre à sa série des Désintégration Optique et Vibrations. Il fixe alors des éléments trouvés à des fonds striés, afin de créer un effet de vibration optique qui désintégrerait les formes. Les éléments fixés sont des rebuts choisis chez les ferrailleurs, que fréquentent également Yves Klein et Daniel Spoerri. Ensemble, les trois artistes collaborent à la réalisation d’un assemblage destiné au Festival d’avant-garde de la Porte de Versailles en 1960. A partir de 1962, Jésus Rafael Soto renouvelle son esthétique, et crée une série de tableaux de taille moyenne, jonchés de fines tiges sombres suspendues vers l’avant à partir d’un fond, lui-même peint de lignes parallèles verticales, alternativement en noir et en blanc. Le mouvement créé optiquement est renforcé par les mouvements du spectateur.

Les pénétrables de Jésus Rafael Soto, la consécration

Suivant le même principe, Jésus Rafael Soto réalise de 1965 à 1968 ses Vibrations non matérielles. Pour ces œuvres, il suspend par des fils de nylon des tiges métalliques sur un fond orné de bandes verticales noires et blanches. Le fond semble apparaître et disparaître avec les mouvements des tiges ou du spectateur. Il prend progressivement possession de l’espace du spectateur avec ses Pénétrables, série initiée en 1968. Le spectateur peut désormais circuler au milieu d’un environnement formé de longs tubes de métal ou de plastique peint, montés verticalement sur une base ou suspendus. Après 1980, les créations de Jésus Rafael Soto renouent avec ses tableaux optiques des années 1960. Avec les Open Spaces puis les Ambivalences, il retourne à des compositions statiques en plans parallèles, portant des carrés appliqués sur un front strié. L’effet optique de mouvement est provoqué par les mouvements du spectateur. Jésus Rafael Soto reçoit de très nombreuses commandes publiques. Artiste à la renommée internationale, il crée un musée dans sa ville natale pour exposer sa collection personnelle. Le Museo de Arte Moderno Jesús Soto, initié en 1963, est finalement achevé en 1973. Il reçoit une série de prix internationaux, notamment le prix national de peinture du Venezuela (1960), et la médaille Picasso de l’Unesco (1990).

La cote des œuvres de Jésus Rafael Soto

Jésus Rafael Soto est une figure majeure de l’art latino-américain. La bulle spéculative autour de ses œuvres s’est cependant calmée après 2012, et sa cote est aujourd’hui décroissante. Aujourd’hui, ses toiles sont le plus souvent acquises pour 100 000 à 500 000 €. Le record est détenu par la vente de Vibración Blanca (1959) en 2018 à New York pour 720 374 € (850 000 $ ). La gamme de prix de ses sculptures est bien plus étendue, et les ventes se repartissent de façon équilibrée entre 1 000 € et 500 000 €. Vous souhaitez faire expertiser une œuvre de Jésus Rafael Soto et recevoir son estimation.  Estimez une œuvre de Jésus Rafael Soto en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) JESUS RAPHAEL SOTO (1923-2005) Boucles d’oreilles en argent et vermeil. Poinçon des Editions GEM Montebello, Milan. 1967

Reconnaître la signature de Jésus Rafael Soto

Savoir reconnaître la signature de Jesús Rafael Soto est essentiel pour authentifier une œuvre de ce maître de l’art cinétique et figure majeure de l’abstraction géométrique internationale. Sur ses œuvres emblématiques — telles que les séries de Vibrations, Physichromies, Penetrables et ses compositions optiques exposées au Centre Pompidou, au MoMA et au musée Soto de Ciudad Bolívar — Soto signe généralement « Soto » ou « J. R. Soto », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au dos de l’œuvre, sur le châssis ou sur un certificat d’atelier, afin de préserver la pureté visuelle de la composition, mais elle peut également apparaître discrètement en bas de panneau sur certains reliefs anciens. Sur ses œuvres multiples et sérigraphies, la signature manuscrite au crayon est accompagnée du numéro de tirage. Dans un marché très actif où circulent éditions, œuvres d’atelier et contrefaçons, faire vérifier la signature de Jesús Rafael Soto par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Jesús Rafael Soto, qu’il s’agisse d’un relief cinétique, d’une sculpture ou d’une œuvre graphique.

Signature Jesus Rafael Soto
Expertise signature Jesus Rafael Soto

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Estimation gratuite Jindřich Štyrský

Jindřich Štyrský

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Estimation et cote de l'artiste Jindřich Štyrský

Jindřich Štyrský (1899 – 1942), peintre et photographe tchèque, est un artiste de premier plan du surréalisme tchèque. Avec Marie Toyen, dont il est le compagnon, il participe à la fondation du groupe surréaliste de Prague, et diffuse cette esthétique qui répond à sa préoccupation principale, à savoir explorer l’irrationnel et l’inconscient.

Estimation gratuite Jindřich Štyrský

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Les premières œuvres de Jindřich Štyrský

Dès ses premières œuvres, Jindřich Štyrský se rattache à l’Avant-garde. Alors qu’il étudie à l’Académie des Beaux-Arts de Prague (1920-1923), l’artiste peint dans un style post-cubiste, et explore la technique du papier collé. Ses œuvres, qui traduisent vigoureusement ses émotions, sont le résultat d’une introspection intense.

Jindřich Štyrský manifeste très tôt son indépendance artistique, aux côtés de Marie Toyen, dont il devient le compagnon en 1922. Ensemble, les peintres s’installent à Paris entre 1925 et 1928, et développement leur propre mouvement artistique, l’Artificialisme. La peinture de Jindřich Štyrský explore alors les traces de ses souvenirs, les voies de la mémoire et de l’inconscient, à travers une peinture presque abstraite. Ces recherches se rapprochent déjà des préoccupations surréalistes.
En 1923, Jindřich Štyrský et Marie Toyen rejoignent finalement le groupe artistique d’avant-garde Devětsil, qui cherche à faire la synthèse du Cubisme et du Surréalisme. Jindřich Štyrský commence alors à produire des œuvres jalonnées de formes organiques et d’objets difficiles à identifier, mais qui suscitent un sentiment d’angoisse.

Jindřich Štyrský s’essaie également à la production théâtrale, et dirige en 1928-1929 la branche théâtrale du groupe Devětsil, l’Osvobozené divadlo (« le Théâtre libéré »). Il rencontre en 1929 André Breton, avec qui il entretient une correspondance. Le peintre tchèque participe à Poésie 32, l’exposition internationale du Surréalisme, avant de finalement participer à la fondation d’un mouvement surréaliste à Prague.

Jindřich Štyrský, membre fondateur du groupe surréaliste de Prague

Avec Marie Toyen, Jindřich Štyrský participe en 1934 à la création du groupe surréaliste de Prague. Passant du Cubisme à l’Abstraction dans ses œuvres, il explore les différents aspects de l’irrationnel. L’artiste participe à la première exposition surréaliste de Prague en 1935, et reprend à cette occasion contact avec ses amis surréalistes parisiens. Il y présente des œuvres de multiples techniques, à la fois des peintures, des dessins, des collages, mais aussi deux séries photographiques, L’homme grenouille et L’homme aux œillères.

Jindřich Štyrský ne pratique la photographie qu’en 1934 et 1938. Il conçoit alors des « poèmes picturaux », qui se constituent de collages de fragments de photographies. Jindřich Štyrský réalise par ailleurs des photographies d’objets ordinaires extraits de leur environnement habituel, ce qui provoque une impression d’étrangeté et permet de renouveler le regard que l’on y porte. En 1935, à l’invitation d’André Breton, il retourne à Paris et réalise le cycle de photographies Un après-midi parisien.

Le livre Rêve reste un projet majeur de la carrière de Jindřich Štyrský. De 1925 à 1940, l’artiste réunit des dessins, des collages, des images et des textes, relatant notamment l’histoire de ses rêves. Cet ouvrage permet de mieux comprendre son processus créatif. La série des Racines est elle aussi une création surréaliste d’importance dans son œuvre.

En raison du contrôle nazi sur le gouvernement tchécoslovaque, Jindřich Štyrský est contraint de poursuivre son travail artistique en secret à partir de 1938. Le surréalisme est en effet considéré comme un art « dégénéré », il ne peut donc en théorie plus exposer ni publier. L’artiste continue néanmoins à créer, et réalise pendant la guerre une série de collages aux sujets anticléricaux. En 1941, il publie également illégalement avec le poète Jindřich Heisler un petit ouvrage illustré de photographies qui condamne la dictature hitlérienne, Na jehlách těchto dnů (Sur les aiguilles de ces jours).

Combien sont estimées les œuvres de Jindřich Štyrský ?

La vente des œuvres de Jindřich Štyrský est stimulée par le renouveau de l’intérêt des collectionneurs pour la modernité tchèque. Le prix de vente de ses œuvres est donc en hausse depuis 2007. Le record des ventes a été atteint en 2017, avec l’adjudication d’Utonulá (1927) pour 766 360 € (19 600 000 CZK ) à Prague.

Ses photographies, peu fréquentes sur le marché de l’art, s’échangent pour 5 000 à 10 000 €. La gamme de prix de ses dessins et aquarelles est bien plus étendue, mais les œuvres sont acquises le plus souvent 1 000 à 50 000 €. Les records peuvent dépasser les 100 000 €. Les peintures, pour leur part, sont rarement adjugées pour moins de 100 000 €. Les prix sont principalement compris entre 100 000 et 500 000 €.

Jindřich Štyrský, De mon journal, 1933, huile sur toile, Prague, National Gallery.

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Estimation gratuite Josef Capek

Josef Čapek

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Estimation et cote de l'artiste Josef Čapek

Josef Čapek (1887-1945), peintre, écrivain et graveur tchèque, s’illustre par son engagement au sein de multiples groupes de l’Avant-garde tchèque, contribuant ainsi à la formation d’un style moderne national.

Estimation gratuite Josef Capek

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La formation artistique de Josef Čapek

Josef Čapek suit une formation en tissage (1901-1903) à Vrchlabí avant de se tourner vers la peinture décorative, à laquelle il s’initie à l’École des arts appliqués de Prague. Il est alors influencé par l’art décoratif de la Sécession.

Pendant cette période, Josef Čapek collabore à l’écriture d’histoires avec son frère, le romancier Karel Čapek. Il s’illustre lui-même comme écrivain et critique d’art. Avec son frère, Josef Čapek part un an à Paris en 1910. C’est pour lui l’occasion d’étudier la peinture à l’Académie Colarossi. Le peintre se lie d’amitié avec Guillaume Apollinaire, et entre probablement en contact avec les mouvements Fauve et Cubiste.

Josef Čapek, figure majeure du cubo-expressionnisme tchèque

De retour à Prague, Josef Čapek rejoint le Cercle artistique de Mánes. A sa dissolution, il fonde avec son frère le Groupe des artistes plasticiens, de sensibilité cubiste. Sa peinture, qui demeure influencée par Paul Cézanne, offre un Cubisme modéré. Du Cubisme, il reprend l’importance attachée à la rigueur de la composition, à la transcription des volumes en facettes et à la traduction des espaces par des plans. Il teinte cependant son esthétique d’Expressionnisme et de Eymbolisme. 

Ce groupe des artistes plasticiens permet l’éclosion d’un véritable foyer cubo-expressionniste en Tchécoslovaquie. Josef Čapek se sépare cependant du groupe dès l’année suivante. Il commence dès 1915 à se tourner vers le Néo-classicisme. Josef Čapek réalise alors une synthèse du Cubisme, du Néo-classicime, et du symbolisme, avec des œuvres telles que L’Homme au chapeau (915).  

 

Le Réalisme socialiste de Josef Čapek après la Première guerre mondiale

A l’issue de la Première guerre mondiale, Josef Čapek rejoint successivement plusieurs groupes, avant de s’impliquer dans le Réalisme socialiste. En 1917, Josef Čapek rejoint le groupe Tvrdošíjní (Les têtus), et participe à sa première exposition. L’année suivante, il compte parmi les fondateurs du groupe Turdosijni (Les Obstinés) qui organise à Prague une exposition intitulée Yet.

Les peintures et gravures de Josef Čapek deviennent progressivement de plus en plus denses et expressives. La critique sociale s’accentue dans son œuvre, qu’il concentre sur la misère ouvrière à partir des années 1920. En témoignent des toiles telles que L’Homme au sac (1926).

Pour que la critique sociale soit efficace, Josef Čapek met alors l’accent sur leur lisibilité. Ses créations, tout en arabesques, se font alors extrêmement narratives. Josef Čapek est alors considéré comme l’un des représentants les plus éminents du Réalisme socialiste. Les autorités communistes d’après-guerre l’encouragent désormais dans ses créations.

Les œuvres de Josef Čapek se simplifient progressivement. A la fin des années 1920, sous l’influence de l’art populaire, il représente avec des couleurs vives des paysages et architectures de plus en plus simples. A la même période, Josef Čapek a également une activité littéraire intense. Il conçoit des pièces de théâtre, rédige des articles journalistiques, illustre des livres, et publie ses propres essais théoriques.

L’annonce de la Seconde guerre mondiale

Le pressentiment de la Seconde guerre mondiale bouleverse Josef Čapek. Il comprend que la Tchécoslovaquie est directement menacée par l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en raison de la présence des « Allemands des sudètes » dans le pays. Le peintre réduit alors fortement sa production artistique pour s’engager dans la lutte politique contre le fascisme.

A cette époque, la peinture expressionniste de Josef Čapek transmet un sentiment d’écrasement, perceptible dès 1933 dans Nuage (1933). Sa série Feu en 1938 constitue un avertissement contre la guerre, et son dernier cycle de peintures, Obstinés (1939), traduit son désespoir face aux événements politiques contemporains.

Opposant notoire du fascisme, Josef Čapek est arrêté par les Allemands dès le 1er septembre 1939, et emmené à Dachau, avant d’être amené au camp de concentration de Bergen-Belsen, où il meurt en 1945.

La cote des œuvres de Josef Čapek

La cote des œuvres de Josef Čapek connait une croissance importante depuis 2011. Artiste majeur de la modernité tchèque, ses œuvres sont représentées avant tout sur le marché tchèque.

Ses toiles s’échangent généralement pour 100 000 à 500 000 €. Ce sont les peintures des années 1930 qui remportent le plus l’adhésion des collectionneurs. C’est Boy from the Street (1930), vendu 578 475 € (15 000 000 CZK ) à Prague en 2022, qui détient le record des ventes. Plus accessibles, ses dessins et aquarelles sont généralement adjugés pour 1 000 à 5 000 €. Les records atteignent cependant régulièrement les 10 000 €.

Josef Capek, Joueur d’harmonica (1913), Prague, National Gallery

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