Estimation gratuite Tom Wesselmann

Tom Wesselmann

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Estimation et cote de l'artiste Tom Wesselmann

La cote de l’artiste américain moderne et de ses oeuvres de Pop Art colorées. Découvrez le parcours de l’artiste du Pop Art Tom Wesselmann. Besoin d’une expertise concernant Tom Wesselmann ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Tom Wesselmann

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Tom Wesselmann, une jeunesse à Cincinnati entre psychologie et dessin humoristique

Tom Wesselmann est né en 1931 à Cincinnati dans l’Ohio (Etats-Unis). Le jeune Wesselmann étudie la psychologie à l’Université de Cincinnati, un cursus interrompu par deux années passées sous les drapeaux, entre 1953 et 1955. Dans sa brève vie de soldat, Tom Wesselmann se met à réaliser des caricatures de ses collègues. À son retour, Wesselmann se diplôme en psychologie, mais décide également de poursuivre des études de dessin, persuadé de pouvoir faire carrière dans le dessin humoristique. Le jeune Tom s’inscrit à l’Art Academy de sa ville natale, Cincinnati.

Tom Wesselmann à New-York : du dessin animé aux « still Iife » Pop Art

Une fois diplômé de l’Art Academy, Tom Wesselmann part tenter sa chance à New-York, où il est accepté à la Cooper Union School of Art and Architecture. Là, ce n’est pas le dessin humoristique mais le dessin animé qu’il découvre. Et comme bien d’autres artistes de sa génération, Tom Wesselmann commence sa carrière ainsi, travaillant pour les producteurs de dessins animés. Cependant, assez rapidement, Tom Wesselmann se lasse de ce travail et décide de se tourner vers la peinture et les beaux-arts au sens plus strict du terme ; nous sommes à la fin des années 1950. Tom Wesselmann appartient à la première génération du Pop Art américain, celle portée entre autres par Andy Warhol et Roy Lichtenstein. 

Dans ses débuts d’artiste libre, Wesselmann commence à imaginer des collages où les couleurs vives des publicités et des objets de consommation se mêlent pour refléter les nouveaux horizons de l’Amérique, baignée dans le monde de la consommation à grande échelle. Comme Robert Rauschenberg, mais dans une version plus colorée, Wesselmann utilise la publicité contemporaine qu’il trouve dans les magazines et les affiches (whisky, toasts, sodas, riz…) les découpe et recompose les moments de la vie marqués par les grandes marques qui rythment désormais le quotidien des américains dans des natures mortes (« still life ») reconnaissables entre toutes : petit déjeuner, natures mortes montrant un dîner typiquement (et ironiquement) américain – viande et whisky – etc.

Tom Wesselmann, père des « still life » les plus iconiques du Pop Art

Tom Wesselmann a trouvé sa voie, celle des natures mortes (still Life), dérivées des oeuvres classiques de la peinture, ou bien de celles Norman Rockwell et des grands artistes américains, et revues selon les codifications chères au Pop Art ; à partir de cela, Tom Wesselmann va diversifier son travail. À ses débuts dans le collage Pop succède une autre phase, durant laquelle l’artiste ne colle plus mais moule les objets de consommation dans des matières plastiques et les laque pour les coller sur ses fonds colorés et ainsi animer ses oeuvres de relief, tout en dénonçant l’impact massif du plastique sur l’esthétique nouvelle de la publicité et sur le quotidien des américains. On y voit par exemple des cuisines où les bouteilles de sodas, frigo et autres objets du quotidien font figure de personnages principaux, collés sur le fond d’une cuisine à la table envahie par les juxtapositions de publicités.

Tom Wesselmann, le Pop Art focalisé sur la femme : les Great American Nudes

En 1961 a lieu la première exposition personnelle de Tom Wesselmann à la galerie Tanager. Cette année-là, l’artiste initie sa série des « Great American Nudes » les grands nus américains, censés incarner la femme « glamour » américaine, celle des publicités et des films, ici stylisée par des cernes affirmés et simplifiés, et dans des couleurs Pop très vives. Cette silhouette érotisée de la femme parfaite version Pop Art, à la physionomie voisine des héroïnes de Roy Lichtenstein (tirées des comics), est insérée par l’artiste sur des fonds publicitaires, déjà mis en oeuvres dans ses précédentes séries. En 1963, Wesselmann participe à l’exposition Pop Art « Pop goes East » organisée par le Contemporary Arts Museum de Houston, mais surtout, à celle titrée « The Americans : 1963 », organisée par le MoMA de New-York : enfin exposé auprès des artistes du Pop Art les plus célébrés, comme Andy Warhol et Roy Lichtenstein, Tom Wesselmann trouve la visibilité et la reconnaissance, un succès qui perdure jusqu’à aujourd’hui. En 1965, c’est au Whitney Museum qu’il prend part à l’exposition « Young America 1965 ». 

La renommée de l’artiste est au plus haut. Dans les expositions auxquelles Tom Wesselmann est convié, on peut voir ses natures mortes et ses nus, ses deux séries phares, deux genres académiques issus du monde ancien de la peinture, et revus dans le travail de Wesselmann à l’heure de la Pop Culture. Travaillant beaucoup sur le collage, à l’instar d’Henri Matisse, Tom Wesselmann n’hésite pas certains clins d’oeil au père du Fauvisme, intégrant quelquefois des motifs du grand maître de l’avant-garde française. Plus tard ce sera à Mondrian que Wesselmann rendra hommage, faisant percevoir cette continuité dans l’art à laquelle il appartient malgré son caractère novateur. Comme dans les natures mortes, dans le nu, une fois encore, Tom Wesselmann se diversifie : il réalisera des Great American Nudes en plastique, ou en métal (« metal works »), sans négliger pour autant le traitement plus traditionnel, se tournant de plus en plus vers le medium de l’estampe. 

Tom Wesselmann, les années 80 et le Pop Art appliqué à l’estampe

On le sait notamment grâce à Andy Warhol, maître en la matière, la sérigraphie et plus généralement le monde de la reproductibilité de l’oeuvre d’art est un phénomène grandissant dans les années 1960-70, à l’heure de l’évolution fulgurante de l’industrie qui permet la démultiplication et la démocratisation des biens grâce à la réduction des coûts de production. Le Pop Art a pour objectif de refléter l’ère contemporaine de la société de consommation : ses modes de production en font partie. Ainsi, l’estampe, qui permet d’éditer à de multiples reprises la même oeuvre, est prisée des artistes Pop. Tom Wesselmann commence à se soucier de ce medium dans les années 1960, utilisant des techniques dites traditionnelles, dont la lithographie. Puis, dans les années 1980, Wesselmann se dédie de plus en plus à l’estampe, par le biais de la lithographie, donc, mais aussi de la sérigraphie.

Ces deux techniques respectent les coloris vifs des images de Wesselmann, surtout la sérigraphie qui assure la brillance laquée des oeuvres. En 1980, le Solomon R. Guggenheim Museum de New-York organise la première rétrospective du travail de l’artiste, sobrement intitulée « Tom Wesselmann ». Cette consécration vient confirmer le statut de Wesselmann comme artiste majeur du XXe siècle. À partir de là, on ne compte plus les expositions en galerie et en musée qui ont célébré le travail de l’artiste. Même à titre posthume, son oeuvre suscite encore de nombreux événements, comme en 2018-2019 à Monaco, où « Tom Wesselmann, la promesse du bonheur » a été réalisée à la Villa Paloma. Tom Wesselmann est décédé en 2004. Il est considéré comme l’un des pères du Pop Art.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Tom Wesselmann

Le record d’enchères pour une oeuvre de Tom Wesselmann a été atteint en 2008 à New-York pour une installation (huile sur toile, acrylique sur carton, radiateur contrecollé) de 1963 de plus de deux mètres de long et un mètre de large, où figure un nu dans un habitat typique de la société de consommation américaine, animé par un vrai radiateur en fonte. Cette oeuvre hors-norme a été adjugée pour plus de 6 millions d’euros hors frais. De nombreuses oeuvres de Wesselmann ont dépassé le million d’euros d’enchères ces vingt dernières années, le plus souvent des « Great Nudes », comme c’est le cas pour le record de 2008, mais aussi quelques « still Life » (natures mortes). Ses estampes connaissent également un beau succès auprès des collectionneurs. 

Les sérigraphies en couleurs de Tom Wesselmann peuvent atteindre jusqu’à environ 90 000 euros, bien qu’elles soient plus généralement inscrites dans une fourchette d’estimation allant de quelques milliers d’euros jusqu’à 50 000 euros. Tout dépend du tirage, de la date de réalisation, et du sujet. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Tom Wesselmann et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Tom Wesselmann, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.  

(Illus.) Tom Wesselmann

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Estimation gratuite Stanley K. Whitney

Stanley K. Whitney

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Estimation et cote de l'artiste Stanley K. Whitney

La cote de Stanley K. Whitney, le peintre américain aux toiles minimalistes; Découvrez le parcours du peintre américain Stanley K. Whitney. Besoin d’une expertise concernant Stanley K. Whitney ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Stanley K. Whitney, une formation artistique solide

Stanley K. Whitney est un artiste contemporain américain né en 1946 à Philadelphie, en Pennsylvanie. Sa carrière artistique s’est étendue sur plusieurs décennies, et a été marquée par une exploration audacieuse de la couleur et de la forme, qui font aujourd’hui sa renommée internationale. Après avoir obtenu son diplôme de l’École des beaux-arts de Kansas City en 1969, Stanley Whitney s’est rapproché de New-York, et a poursuivi ses études à l’Université de Yale, où il a obtenu sa maîtrise en beaux-arts en 1972. Cette formation artistique solide a jeté les bases de la carrière à venir de Stanley Whitney. 

Alors qu’un artiste noir américain aurait dû, selon l’idéologie en vigueur, se concentrer sur une peinture orientée vers la dénonciation du racisme ou la culture afro-américaine, Stanley Whitney se sent irrésistiblement attiré vers l’art abstrait et choisit sa propre voie, loin des clichés attendus. Les premiers succès de Whitney surviennent dans les années 1970, lorsque l’artiste commence à exposer son travail dans des galeries new-yorkaises renommées telles que la galerie OK Harris qui lui offre ses premiers émois artistiques. Cependant, Whitney a vraiment gagné en reconnaissance au cours des dernières décennies, grâce à son style distinctif et à sa passion pour l’exploration de la couleur.

Stanley K. Whitney, un style audacieux et unique

Le travail de Stanley K. Whitney se caractérise par des compositions abstraites vibrantes, où la couleur est le principal protagoniste. Ses peintures sont souvent composées de blocs de couleurs vives et audacieuses, juxtaposées de manière à créer une profondeur et une énergie visuelle uniques. Son utilisation habile de la couleur et de la géométrie a été inspirée par des artistes tels que Josef Albers et Piet Mondrian, ou encore Kazimir Malevitch et son suprématisme qui ont exploré les interactions complexes entre les couleurs et les formes. 

Mark Rothko et Ad Reinhardt, leurs champs de couleurs et monochromes minimalistes, sont également à ranger parmi les artistes ayant inspiré la création de Stanley K. Whitney. Dans les années 1990’s, Stanley Whitney voyage et pose son bagage à Rome, où il vit et travaille durant plusieurs années. Observant l’architecture antique du Colisée et des autres vestiges de l’antiquité, mais aussi le travail des architectes de la Renaissance comme Michel-Ange ou Giulio Romano, Stanley Whitney fait mûrir son style ; aux formes colorées plus ou moins juxtaposées, il apporte une structuration, un empilement plus fort, accentuant le sens de la géométrie dans ses oeuvres.

Stanley K. Whitney, success story

Au fil des ans, Whitney a exposé son travail dans des galeries et des musées prestigieux à travers le monde, notamment la galerie Lisson à Londres, le Studio Museum in Harlem à New York, et le Hammer Museum à Los Angeles. Ces institutions ont soutenu et exposé son travail, contribuant ainsi à accroître sa renommée internationale. Dans leurs collections, on trouve aujourd’hui des oeuvres de Whitney. Stanley K. Whitney a reçu de nombreuses distinctions tout au long de sa carrière, notamment une bourse Guggenheim en 1996 et le prix Robert De Niro Sr. 

En 2017, qui a reconnu son impact significatif sur le monde de l’art contemporain. Ses oeuvres sont présentes dans les prestigieuses collections du Whtiney Museum of American Art, à la Tate Modern de Londres, au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) de Nice, et dans plusieurs FRAC comme le FRAC Auvergne, témoignant de l’impact de la peinture de Stanley Whitney en Europe, et plus précisément en France. Avec une carrière artistique qui continue de s’épanouir, Stanley K. Whitney demeure une figure influente dans le monde de l’art contemporain, continuant à fasciner et à inspirer un large public grâce à son langage visuel unique en son genre. L’artiste vit entre les Etats-Unis et la région de Parme, où il possède un atelier dans lequel il passe une partie de l’année. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Stanley K. Whitney

Les toiles colorées de Stanley Whitney sont prisées des collectionneurs. Le record d’enchères pour une toile de Stanley Whtiney a été obtenu à New-York en 2022 pour une toile « Radical Openness » datée de 1992, adjugée pour 1 698 984 euros hors frais. Nombreuses sont les toiles de grand format (environ 180 x 150 cm), de jeunesse ou de maturité de Whtiney, qui dépassent le million d’euros d’adjudication. D’autres sont estimées entre 100 000 et 450 000 euros, selon les dimensions, mais aussi et surtout les coloris ; les toiles les plus « ternes », si l’on peut parler du travail de Whtiney comme terne, moins valorisées que ses oeuvres où les jaunes les bleus et les rouges illuminent la toile. 

Les formats réduits (30 x 30 cm environ), atteignent les 100 000 euros d’enchères, mais se situent globalement autour d’une fourchette de 40 000 à 80 000 euros. Les monotypes de Stanley Whitney peuvent atteindre les 30 000 euros à 50 000 euros d’estimation, le record ayant été atteint en 2022 (Untitled, de 2016, a été adjugé hors frais pour 81 000 euros), mais les prix varient fortement selon les dimensions, la rareté et le sujet de l’estampe. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Stanley K. Whitney et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Stanley K. Whitney et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Stanley K. Whitney

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Estimation gratuite Zeng Fanzhi

Zeng Fanzhi

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Estimation et cote de l'artiste Zeng Fanzhi

La cote de Zeng Fanzhi, l’artiste contemporain chinois des « masks series » (séries des masques). Découvrez le parcours de l’artiste chinois Zeng Fanzhi. Besoin d’une expertise concernant Zeng Fanzhi ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Zeng Fanzhi, une formation artistique marquée par la tradition

Zeng Fanzhi est un artiste contemporain chinois de renommée internationale, né le 1er janvier 1964 à Wuhan, en Chine. Sa carrière artistique a été marquée par des succès notables, une évolution artistique constante et des influences variées. Zeng Fanzhi a étudié à l’Académie des beaux-arts de Hubei, où il a développé ses compétences artistiques, notamment dans la peinture à l’huile. Après avoir terminé ses études, il déménage à Pékin en 1993, où il est témoin de la transformation rapide de la Chine à l’époque de la modernisation.

Zeng Fanzhi, un style né du regard vers l’Occident

Au début de sa carrière, Zeng Fanzhi s’est fait connaître pour ses peintures figuratives, caractérisées par des coups de pinceau expressifs et une palette de couleurs audacieuse, au carrefour entre tradition et modernité picturale, issue de ses inspirations occidentales. L’une des séries les plus célèbres de Fanzhi est celle des « masques », et notamment la série des masques n°6 de 1996, qui montre des visages humains dissimulés derrière des masques, reflétant ainsi l’aliénation sociale et la désorientation de la société chinoise à l’époque. Les influences de Zeng Fanzhi sont variées, allant des maîtres de la peinture chinoise traditionnelle aux mouvements artistiques occidentaux contemporains. Zeng Fanzhi est notamment sensible à l’univers de Francis Bacon, à sa palette colorée tout comme aux déformations physiques de ses personnages qui témoignent d’un désordre psychique intérieur. 

Il cite l’artiste dans certains portraits qui le mettent en scène, tout comme une autre source d’inspiration, Lucian Freud, et ses portraits psychologisants. De ces inspirations, il tire notamment sa fameuse thématique du masque. Un peu plus tard, au détour des années 200, Fanzhi s’est penché sur le travail des expressionnistes allemands, dont l’expressivité du pinceau reflète une intériorité en ébullition, proche du malaise. Zeng Fanzhi a su lier ces influences occidentales à celles des grands peintres chinois, tels que Qi Baishi et Xu Beihong. Sa palette s’assombrit, et nombreuses sont les toiles peintes sur fond nocturne, où le bleu et le noir se mêlent. L’expressionnisme et la déformation psychique ont permis à Fanzhi d’exprimer les changements sociaux et culturels en Chine, ainsi que de traduire sa propre expérience de vie dans un pays en transformation constante, où l’artiste peine à trouver sa place. En témoigne la toile de 2004 intitulée « Tian’An Men », où l’on distingue le portrait de Mao. 

Zeng Fanzhi, les succès et l’évolution d’un style

Au fil des années, Zeng Fanzhi a évolué vers un style plus abstrait dans ses portraits, composés de coups de pinceaux plus violents, de branchages occultant une partie de la composition, et a aussi exploré d’autres médiums artistiques, notamment la sculpture. Les œuvres de Fanzhi sont toujours chargées de symbolisme culturel et politique, mais reflètent également sa propre évolution en tant qu’artiste, ses recherches et ses innovations. Outre les fameux masques des années 90, Zeng Fanzhi reprend des portraits célèbres (Warhol, Dürer) se servant dans les époques et jouant avec ces icônes du monde artistique. Dürer est une référence importante de Fanzhi, comme il l’a aussi été pour les expressionnistes allemands : les peintures sombres de maturité, barrées de ronces, reflètent certains ouvrages du grand maître pensif de la Renaissance. En 2012, Fanzhi dévoile « The Hare », une toile mettant en scène le fameux lapin de Dürer, vu dans un fond nocturne et prisonnier des ronces désormais chères à l’artiste chinois.

La carrière de Zeng Fanzhi ne cesse de prospérer. Des institutions prestigieuses telles que la Galerie d’art contemporain de Pékin et le Musée d’art contemporain de Shanghai ont soutenu son travail, ou encore la célèbre galerie Gagosian de New-York. En 2009, Zeng Fanzhi représente la Chine à la Biennale de Venise. Cette exposition a contribué à le faire connaître comme l’un des grands peintres contemporains chinois en Europe. S’ensuivent des rétrospectives à Barcelone, à Sofia, à Shangaï. En France, c’est à Saint-Etienne, au Musée d’Art Moderne, que Zeng Fanzhi expose dès 2007. En 2013-14, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris lui offre une première rétrospective à Paris, réalisée en collaboration avec l’artiste. 

En 2014, le Louvre demande à Fanzhi une version revue de « la Liberté Guidant le Peuple » de Delacroix ; Zeng Fanzhi y répond par un tableau, «  From 1830 till Now, No. 4 » où la Liberté est devenue une sculpture, esseulée dans une ville fantôme en ruines envahie par les ronces. Une vision nocturne de solitude où le peuple ne soutient plus la révolte populaire, où l’engouement, l’enchantement a disparu. En 2017, Zeng Fanzhi expose 6 toiles au Musée Van Gogh d’Amsterdam, 6 portraits de l’artiste post-impressionniste revus par Fanzhi dans son style au dripping coloré. L’artiste continue de peindre, et vit toujours à Pékin. 

Faire estimer gratuitement une œuvre de Zeng Fanzhi

Les oeuvres de Zeng Fanzhi sont très prisées des collectionneurs. En 2013, à Hong-Kong, La Cène (2001), reprenant la fameuse Cène à fresque de Léonard de Vinci près de Milan, a été adjugée pour plus de 17 millions d’euros frais compris. C’est l’enchère record pour une oeuvre signée Fanzhi. Ses séries de masques (la n°6, de 1996) et celle sur l’hôpital connaissent également des résultats d’adjudication très élevés (entre 10 et 5 millions d’euros pour une oeuvre monumentale de chaque série). 

Les autres « masques » de Fanzhi, et notamment les portraits uniques et non de groupe, sont souvent estimés pour 2 à 3 millions d’euros la toile. Ses tableaux plus récents, plus sombres et envahis de ronces, connaissent aussi – quoique moins, en proportion – une cote ascendante. En 2021, un paysage de 250 x 150 cm ( The land so rich in beauty , n°2) daté de 2010, a été vendu à Hong Kong pour plus de 4 millions 500 000 euros frais compris. Les estampes de Fanzhi – souvent des sérigraphies – peuvent valoir entre quelques milliers d’euros et plus de 40 000 euros selon la rareté, le thème etc. La Cène, estampe de 2002 reprenant le tableau de 2001 (60 x 120 cm, ed. 87/89), a par exemple été adjugée pour la somme record de 51 923 euros avec frais, en 2011. 

Ainsi, la cote de Zeng Fanzhi semble promise à une longévité qui impose déjà l’artiste comme l’un des plus importants artistes contemporains chinois. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Zeng Fanzhi et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Zeng Fanzhi et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.  

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Zhu Da

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Estimation et cote de l'artiste Zhu Da

La cote du calligraphe chinois excentrique et de ses paysages poétiques. Zhu Da, aussi connu sous le nom de Ba Da Shan Ren, est un artiste calligraphe chinois du XVIIe siècle à la biographie encore obscure. Découvrez le parcours du calligraphe oriental marginal Zhu Da, surnommé Badashan Ren. Besoin d’une expertise concernant Zhu Da, alias Badashan Ren ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Zhu Da, alias Badashan Ren : un fils de la dynastie Ming devenu moine bouddhiste

Zhu Da est né en 1625 en Chine, à Nanchang (province de Jiangxi), dans la famille de l’un des fils de Zhu Yuanzhang, le fondateur de la dynastie Ming. Son surnom religieux, Bada Shanren, signifie « l’homme des huit grandes montagnes ». Zhu Da l’adopte en 1684, et il est aujourd’hui mieux connu sous ce nom que sous le nom de Zhu Da.  Le jeune Zhu Da évolue dans un milieu favorisé et érudit. Son grand-père, Zhu Duozheng, était peintre, calligraphe et poète, tout comme Zhu Moujin, le père de Zhu Da. Le jeune Zhu Da est très rapidement attiré par les disciplines artistiques qu’on ne manque pas de lui enseigner dans le cadre familial. Si le foyer préserve le jeune homme, dehors, la révolte gronde ; le pouvoir est menacé depuis le tournant du siècle, mais la chute s’accélère pour le parti de la famille de Zhu Da. 

En 1644, le dernier empereur de la dynastie Ming, Chongzhen, se suicide, alors que le pouvoir est usurpé par les Mandchous, qui vont instaurer leur propre dynastie, la dynastie Qing. Zhu Da a dix-huit ans lors de la déroute des siens, un épisode funeste qui le marque à jamais, contrairement à Shi Tao, son plus jeune parent. En effet, alors que le jeune et brillant Zhu Da se destinait à une carrière officielle de haut fonctionnaire, tous ses espoirs se brisent lorsque le trône est définitivement renversé. En 1648, comme de nombreux opposants au nouveau régime en place, Zhu Da devient moine bouddhiste dans un monastère non loin de sa ville natale. Sous le nom de Chuanqi, Zhu Da commence à réaliser des oeuvres au monastère. 

On a connaissance de feuillets ornés au pinceau par Zhu Da où figurent des légumes et des fleurs, un registre floral traité par un pinceau encore incertain, qu’il continuera de travailler dans son oeuvre de maturité aux traits plus affirmés. Après une dizaine d’années passée dans son monastère, Zhu Da se serait marié afin d’avoir des enfants, rompant ainsi ses voeux, et quittant le lieu sacré pour reprendre une vie ancrée dans son temps.

Zhu Da, alias Badashan Ren : entre activisme politique et calligraphie

Pour autant, Zhu Da ne renie pas son lien au métaphysique. En 1661, il fonde un monastère taoïste, une obédience vers laquelle il se serait tourné dans ces années-là. Le monastère connu sous le nom de Qinyung Pu est situé près de sa ville natale, Nanchang. Zhu Da (alors nommé Zhu Daolang) le gère pendant plus de vingt ans, y créant surtout une véritable succursale politique prônant la rénovation du pouvoir Ming déchu. Les historiens ont toujours vu Zhu Da comme un personnage étrange, à moitié fou, et se sont amusés de sa légende noire de marginal, mais Zhu Da, on le sait mieux aujourd’hui grâce aux historiens contemporains, fut en réalité essentiellement un irrédentiste Ming. En 1687, suspecté d’activisme politique illégal, Zhu Da doit quitter la direction de son monastère.

Zhu Da, alias Badashan Ren, fin de carrière et légende de folie

D’aucuns disent que Zhu Da commence alors une vie de moine itinérant proposant ses services artistiques. Il se serait lié au magistrat Hu Yitang, du comté de Linchuan, un homme qui devient l’un de ses protecteurs. Toujours dans la région de sa ville natale, Zhu Da ose enfin se promouvoir comme peintre et poète à part entière. Certains datent son mariage dans les années 1680, un échec cuisant qui aurait mené le calligraphe vers la folie. Le départ de son protecteur aurait accentué cet état psychique fragile de Zhu Da. La légende est née un jour où l’artiste aurait écrit « muet » sur sa porte. Dès lors, si l’on en croit la légende noire de Zhu Da, le peintre aurait cessé de parler jusqu’à sa mort, poursuivant en silence son travail, toujours seul, souvent ivre, alternant les crises de rires et de larmes irrépressibles. 

Ce qui est certain, c’est qu’à partir des années 1680, Zhu Da ose l’audace dans sa peinture, qui devient pour ainsi dire plus impressionniste, soumise au coups de pinceaux enlevés et aux humeurs de l’artiste. En plus des légumes, des bananiers notamment, et des fruits qui caractérisaient son travail et accompagnent la calligraphie, on trouve désormais des oiseaux qui peuplent les paysages calligraphiés. Puis Zhu Da s’intéresse aux poissons, qui deviennent dans les années 1690 l’un de ses sujets de prédilection, comme en témoigne l’Anwan album de 1694. Zhu Da est décédé en 1705, devenant un objet de fascination pour les jeunes artistes et pour la société chinoise en raison de sa vie recluse et de son comportement marginal. 

Faire estimer gratuitement une œuvre de Zhu Da

Le marché chinois est très friand des oeuvres de l’excentrique Zhu Da, connu sous le nom de Bada Shanren. À Pékin, le record pour l’une de ses oeuvres a été atteint en 2009 : un paysage réalisé à l’encre sur papier (177 x 93 cm) a été adjugé pour plus de 7 millions 800 000 euros hors frais. Un grand nombre de ses dessins à l’encre est estimé au-delà du million d’euros. Les ventes de ses plus belles oeuvres s’échelonnent depuis vingt ans entre des résultats allant d’un à 8 millions d’euros. Il s’agit de dessins de paysages, ou bien d’éléments de la faune et/ou de la flore, parfois de plusieurs feuillets vendus ensemble, où la calligraphie peut être inexistante ou prendre une place importante, quand elle n’est pas le sujet-même de l’oeuvre. 

D’autres oeuvres de Zhu Da sont estimées en dessous du million d’euros. Tout dépend du sujet, du format, de la qualité du travail et de la date de création. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Zhu Da, alias Badashan Ren et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Zhu Da, alias Badashan Ren, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Zhu Da

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Estimation gratuite Pu Ru

Pu Ru

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Estimation et cote de l'artiste Pu Ru

La cote du calligraphe chinois et de ses natures mortes sobres et poétiques. Pu Ru, également connu sous le nom de Pu Xinyu (son nom de courtoisie, choisi et utilisé à des fins officielles et artistiques), est un artiste et calligraphe chinois de grand renom, qui a vécu entre la Chine et Taïwan et a laissé son empreinte dans l’art de la calligraphie orientale du XXe siècle.  Découvrez le parcours du peintre et calligraphe chinois Pu Ru. Besoin d’une expertise concernant Pu Ru alias Pu Xinyu ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Pu Ru, une naissance de haut rang à Pékin

Pu Ru est né le 29 novembre 1896 à Pékin (Beijing) dans une famille de très haut rang, au plus haut sommet de la hiérarchie de l’empire chinois. En effet, Pu Ru n’est autre que l’un des sept fils du prince Zaifeng (ou Zaiying), le frère du dernier empereur de Chine, Pu Yi, alors encore en place. On dit-même que Pu Ru était destiné à succéder à Pu Yi sur le trône, si ce dernier venait à décéder ; c’est dire le statut privilégié dont jouissait le petit Pu Ru, ou Pu Xinyu. Comme c’est le cas en général dans la noblesse chinoise traditionnelle impériale, Pu Ru a été élevé dans un cadre familial délicat, extrêmement favorable aux arts et à la culture. 

Entouré d’une grande collection d’oeuvres d’art, très jeune, Pu Ru apprend à manier les pinceaux. Doué dans l’art de la calligraphie, mais aussi féru de poésie, le jeune homme s’illustre dans l’apprentissage de la culture traditionnelle chinoise valorisée par le régime Mandchou (dynastie Qing) dont il est issu. Il étudie à l’université de droit et de sciences politiques de Pékin. Son rang permet même à Pu Ru de venir étudier à Berlin, où il fréquente l’Université et découvre l’univers de la biologie et de l’astronomie occidentales, sans compter le monde des arts.

Pu Ru forcé de vivre au monastère Jie Tai après le retour de Berlin

De retour de Berlin, Pu Ru passe plusieurs années dans un monastère bouddhiste, au monastère de JieTai, perdu dans les montagnes non loin de Pékin. Il y développe durant plus de sept ans ses talents pour la calligraphie et la peinture : paysages, végétaux, animaux, oiseaux ; malgré son incursion en Europe, Pu Ru pratique uniquement l’art traditionnel chinois du dessin, se basant surtout sur la discipline, et privilégiant l’observation de l’art ancien des XII et du XVIe siècles. 

Son style est descriptif, et seuls quelques éléments sont traités avec une forme d’impressionnisme. Si au monastère, la vie semble calme, rythmée par la méditation, au dehors, le temps est plus que menaçant : l’empereur Pu Yi a collaboré avec le Japon et a subi des défaites qui ont affaibli la Chine ; son pouvoir a été contesté, et le climat politique s’est tendu. En 1911, la Révolution chinoise appelée « Xinhai » a grondé depuis Wuhan où la rébellion locale a pris le pouvoir. Peu à peu, la révolte s’est étendue, et en 1912, la Révolution a établi l’abolition de l’Empire. L’empereur Pu Yi a dû se résoudre à abdiquer, mettant fin à plus de deux mille ans de régime impérial en Chine. La République est née, contraignant les nobles à se cacher ; d’où le séjour monastique de Pu Ru. 

Pu Ru face au communisme : l’exil à Taïwan

Pu Ru a pris l’habitude de se faire appeler Xishan Yishi, « l’ermite des montagnes de l’Est ». Après l’abolition de l’Empire, il a fini par reprendre son patronyme Pu, choisissant plus précisément d’être appelé par son nom de courtoisie Pu Xinyu, afin de mettre en avant son appartenance à la dynastie Qing déchue. Il poursuit sa vocation d’artiste et d’enseignant. En 1928, on retrouve Pu Ru au Japon, où s’est réfugié l’empereur ; Pu Ru officie à Kyoto, à l’université impériale, où il travaille durant un an. En parallèle, Pu Ru s’occupe de politique. Suite à la proclamation de la République, le contexte politique en Chine reste troublé pendant des décennies par une guerre civile qui ne cessera qu’en 1949. 

Sentant des revirements possibles, Pu Ru, après avoir quitté le monastère, aurait été impliqué dans une mouvance pro-impériale désireuse de voir la dynastie Qing restaurée en Chine. Mais, à partir de 1921, le parti communiste pose les bases d’une stabilité de la République qui sera véritablement atteinte en 1949, année de la prise de pouvoir par le parti communiste. Cette montée d’un parti hostile à la noblesse d’Empire pousse Pu Ru, devenu dissident politique, bien qu’inclus par le gouvernement républicain à l’Assemblée Représentative dès 1947, à quitter la Chine, où il enseignait au Pekin National College of Art, pour Taïwan. 

Là, à Taipei, Pu Ru s’établit en tant qu’artiste en vend ses peintures et ses calligraphies. Il réside dans une maison allouée par l’état. Dès 1949, il est nommé professeur en arts à l’université de Taïwan (National Taïwan Normal University). En 1959, son travail est exposé par Taïwan au National Museum of History de Taipei, afin de célébrer le talent du noble immigré. Pu Ru est décédé en 1963 à l’âge de 67 ans, d’un cancer lymphatique.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Pu Ru

Pu Ru est considéré comme un calligraphe et peintre très important. En 2021, à Pékin, le record d’enchères pour une oeuvre de grand format à l’encre colorée sur papier représentant un paysage de montagne (« visiting Friends in the Mountain » de 1937) signée Pu ru a été adjugée pour plus de trois millions et demis d’euros hors frais. De nombreuses oeuvres de Pu Ru, mêlant calligraphie et paysage, ont été adjugées au-delà de 500 000 euros ces vingt dernières années, dépassant et même doublant les estimations, un succès qui semble destiné à perdurer et même à s’accentuer sur le marché asiatique ces prochaines années.

Les oeuvres moins abouties de Pu Ru, plus modestes en format, en coloris, ou les oeuvres uniquement calligraphiées, connaissent des estimations plus basses. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Pu Ru alias Pu Xinyu et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Pu Ru, alias Pu Xinyu, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Pu Ru

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Estimation gratuite Sigmar Polke

Sigmar Polke

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Estimation et cote de l'artiste Sigmar Polke

La cote de Sigmar Polke, l’artiste du réalisme capitaliste. Découvrez le parcours de l’artiste allemand aux mille facettes Sigmar Polke. Besoin d’une expertise concernant Sigmar Polke ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

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Sigmar Polke, jeune artiste au temps du Pop Art et de Fluxus : vers le réalisme capitaliste

Sigmar Polke (1941-2010) est un artiste allemand polyvalent et influent, souvent associé au mouvement du Pop Art, du néo-expressionnisme, et surtout du réalisme capitaliste qu’il a contribué à créer avec Gerhard Richter entre autres. Sa carrière artistique a été marquée par une exploration constante de techniques, de styles et de médiums variés, tissu, peinture, produits chimiques, musique, collage, photographie etc. Né le 13 février 1941 à Oels, en Silésie (aujourd’hui en Pologne), Sigmar Polke a grandi en Allemagne de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale. Sigmar Polke a commencé sa formation artistique par un apprentissage de la peinture sur verre en 1959, puis le jeune artiste part à l’École d’art et d’artisanat de Düsseldorf en 1961, où il étudie la peinture sous la tutelle du peintre Karl Otto Götz. 

Cette période a été cruciale pour le développement artistique de Polke, car elle l’a exposé à diverses influences artistiques et philosophiques de l’époque, parmi lesquelles on compte notamment le mouvement Fluxus et le pop art américain de Warhol, ainsi que le travail de Joseph Beuys qui fascine le jeune Polke. Les influences de Sigmar Polke sont en réalité extrêmement vastes, allant de la culture populaire aux événements historiques, en passant par la philosophie et la science. Il a été influencé par le surréalisme, le dadaïsme, le mouvement Fluxus, ainsi que par les travaux de Marcel Duchamp et donc de Joseph Beuys. Le but de Polke est de détruire les cloisonnements traditionnels de l’art, et c’est pourquoi son oeuvre s’est appropriée au fil du temps toutes les formes, de la récupération de publicité, chère au Pop Art, à la photographie manipulée, en passant par la peinture ou le dessin. Abstraite ou figurative, l’oeuvre de Polke est multiple, et à ce titre, insaisissable.

Sigmar Polke, années 60-70 : le succès de l’artiste du réalisme capitaliste

Dans les années 1960, Polke a fait partie du mouvement Capitalist Realism, ou réalisme capitaliste en français, fondé au début de la décennie aux côtés d’artistes tels que Gerhard Richter, Manfred Kuttner et Konrad Lueg, qui étudient avec lui à Düsseldorf, et avec lesquels il expose pour la première fois le travail du groupe dans le local d’un boucher de la ville. Durant cette période, Polke se sert d’images tirées des médias de masse et de la publicité, remettant en question la culture de consommation, qu’il retravaille dans ses oeuvres. Sa première exposition personnelle a lieu en 1963 à la galerie René Block, à Berlin. Puis Polke expose notamment à la galerie Schemla de Düsseldorf, et à la galerie Rudolf Zwirner de Cologne. Les premiers grands succès publics de Sigmar Polke incluent de très prestigieuses expositions au Musée de l’Art Moderne de New York (MoMA) en 1969 et à la Documenta 5 de Kassel en 1972, Documenta à laquelle Sigmar Polke participera à plusieurs reprises dans le temps. 

En 1968, désireux de mettre en scène sa démarche personnelle d’artiste, Sigmar Polke peint notamment la série « Tirez sur le peintre ! » incorporant des cibles de tir et des fléchettes dans ses oeuvres. Le but de Polke est de montrer l’artiste comme cible des critiques, de le remettre en jeu, au centre de la toile, afin d’afirmer le renouveau de la démarche artistique dont Polke est lui-même porteur : le décloisonnement, l’expérimentation comme principe directeur. Au fil de sa carrière, en effet, Sigmar Polke va expérimenter une variété de médiums, notamment la peinture, la photographie, la sérigraphie, la gravure et la sculpture. Son travail se caractérise précisément par son éclectisme et sa capacité à fusionner des éléments de l’art figuratif et de l’abstraction, créant ainsi un langage visuel unique et toujours varié.

Sigmar Polke, une phase mature et une fin de carrière sous les feux de la rampe

Sigmar Polke connaît un succès qui ne se dément pas au cours du temps. La galerie Michael Werner de Cologne, entre autres, soutient son travail dans les années 70. En 1986, il présente « Athanor » à la Biennale de Venise, et remporte le lion d’or. En 1988, le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris expose ses nouvelles oeuvres. Plusieurs fois participant à la Documenta de Kassel, le travail de l’artiste a également été exposé à plusieurs reprises à la Tate Modern de Londres, au Centre Pompidou de Paris, ou encore à la Pinacothèque de Munich, dans sa phase mature. 

Polke ne cesse jamais d’innover, de remettre en jeu la notion-même d’art. En 1999, le MoMA expose à New-York les dessins de l’artiste allemand. En 2007 le Getty Museum de Los Angeles propose un parcours de ses photographies. Sigmar Polke est décédé en 2010. Le travail de Polke est a même été présenté de façon posthume ; le MoMa de New-York et la Tate Modern de Londres ont proposé en 2014-2015 l’exposition itinérante « Alibis : Sigmar Polke, 1963-2010 » afin de rendre hommage à l’ensemble de la carrière de l’artiste. Depuis 2016, la galerie David Zwirner représente l’estate de l’artiste. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Sigmar Polke

Les oeuvres des années 60-70 de Sigmar Polke sont les plus prisées sur le marché. Le record d’enchères pour une toile de Polke a été atteint en 2015, lorsque la peinture « Dschungel » de 1967 a été adjugée pour plus de 21 millions d’euros hors frais. De nombreuses autres oeuvres de Polke sont estimées pour plusieurs millions d’euros, quelque soit la date de création. Les estimations peuvent baisser selon les sujets, l’année, la technique de création. Les dessins de Sigmar Polke, hors exception, connaissent des résultats d’enchères bien plus bas que ses peintures ou techniques mixtes, entre 10 000 euros et 300 000 euros en moyenne. La cote de l’artiste reste très haute, tant son caractère de phare de l’art contemporain semble aujourd’hui incontesté. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Sigmar Polke et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Sigmar Polke et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.  

(Illus.) Sigmar Polke

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Estimation gratuite Rashid Johnson

Rashid Johnson

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Estimation et cote de l'artiste Rashid Johnson

La cote du photographe et sculpteur américain post-black et de ses oeuvres engagées. Découvrez le parcours de l’artiste américain post-black Rashid Johnson. Besoin d’une expertise concernant Rashid Johnson ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Rashid Johnson, enfant de Chicago

Rashid Johnson est né à Chicago en 1977, dans une famille de la classe moyenne ; sa mère est professeure des universités et son père est un vétéran du Viet-Nam, à la fois artiste et technicien électronique. Lorsqu’il a deux ans, ses parents divorcent et sa mère se remarie avec un homme d’origine nigériane. Rashid Johnson, noir américain, est très tôt sensibilisé par sa famille à l’histoire des cultures immigrées et notamment au courant de l’africanisme, un attachement culturel qui va à jamais marquer le jeune artiste. Diplômé en 2000 du Columbia College de Chicago en photographie (Bachelor of arts in photography), Rashid Johnson poursuit ses études en master à l’école des arts de Chicago (School of the arts Institute of Chicago) dont il sort diplômé en 2005. 

Rashid Johnson, artiste « post-black » de l’exposition « Freestyle » du Studio Museum de Harlem

Rashid Johnson participe entre-temps, en 2001, à l’exposition collective « Freestyle » organisée par Thelma Golden au Studio Museum de Harlem. Golden y réunit 28 artistes émergents afro-américains désignés comme « post-blacks », une terminologie que Thelma Golden invente avec la complicité de l’artiste et philosophe new-yorkais Glenn Ligon, qui vise à remettre en jeu la compréhension des minorités ethniques en accord avec l’explicitation de l’expérience vécue par les artistes concernés du XXe et du XXIe siècle, les artistes « post-blacks » qui expriment leurs vues sans vouloir pour autant être enfermés dans un discours uniquement lié à leur couleur de peau. Cette exposition marque pour Rashid Johnson, comme pour d’autres (Mark Bradford, Julie Mehretu, Sanford Biggers) le début de l’expansion de sa carrière et de sa renommée.

Rashid Johnson, un artiste pluri-disciplinaire

Ayant étudié la photographie mais aussi la peinture, la sculpture, et adepte de la vidéo qu’il apprend sous la férule de l’artiste Gregg Bordowitz, Rashid Johnson décide, pour faire passer son message idéologique, de s’attaquer à tous les champs artistiques, les mêlant et les réinventant à sa guise afin de construire une oeuvre novatrice. Les sonorités, les installations variées, les matériaux inhabituels dans l’art, dérivés de ses expérience d’enfance, voilà le vocabulaire élaboré par Rashid Johnson dans le but d’éclairer à la lueur de la science, du mysticisme et de la vie quotidienne l’histoire des afro-américains ainsi que les nouvelles manières de se vivre américain tout en portant une spécificité culturelle. Dans le travail de Johnson, on peut lire à la fois un symbolisme collectif et une histoire individuelle de l’artiste, qui invente ses outils et ses matériaux en référence à ses souvenirs. En 2019, son premier long métrage, « Native Son » est diffusé au Festival du film de Sundance. 

Rashid Johnson, un artiste en pleine expansion

Aujourd’hui, Rashid Johnson est connu dans le monde entier. D’innombrables musées ont déjà dédié des expositions à Rashid Johnson, ou l’ont convié à des expositions de groupe. En 2003, Johnson participe à l’événement collectif « A Century of collection » à l’Art Institute de Chicago. En 2011, Johnson participe à la Biennale de Venise, une consécration. Dans le registre des expositions collectives, Rashid Johnson participe aussi à des projets exposés entre autres par le Solomon R. Guggenheim Museum, le Whitney Museum en 2015, et le LACMA. Rashid Johnson voit également son travail exposé seul, comme ce fut le cas au Sculpture Center, ou dès 2004 lors du salon Art Basel (Bâle, Suisse), où la galerie Moniquemeloche lui offre un stand entièrement dédié. En 2017 par le Kemper Museum de Kansas City (Missouri), le Milwaukee Art Museum la même année, et plus récemment l’Institute for Contemporary Arts de Richmond, ou bien encore par le Lismore Castle Arts en Irlande. 

Le Metropolitan Opera expose « Chorus » de Rashid Johnson en 2021, tout comme la National Gallery d’Ottawa, au Canada, qui propose une exposition intitulée « Rachid Johnson. Capsule ». Aujourd’hui encore, le travail de Rashid Johnson est prisé, et l’artiste sollicité pour exposer aux quatre coins du monde. En 2023, le travail de Johnson est présenté au Moderna Museet de Stockholm, tandis que la galerie Hauser & With qui représente Rashid Johnson, expose ses oeuvres cette-même année à Hong-Kong. Rashid Johnson continue son travail à New-York, où il vit avec sa femme, l’artiste photographe d’origine iranienne Sheree Hovsepian.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Rashid Johnson

Le record d’enchères pour une oeuvre de Rashid Johnson a été atteint en 2022 à New-York pour l’oeuvre « Surrender Painting Sunshine », de 2022, une peinture (huile sur toile) de grand format adjugée pour près de 2 millions 400 000 euros hors frais. Plusieurs toiles de cette série, datées de 2017 ou 2018, ont été adjugées ces dernières années pour plus d’un million d’euros, tout comme certaines pièces de la série « Untitled Escape Collage ».  D’autres séries de Rashid Johnson, dont celle des « Anxious men », sont estimées autour des 200 à 300 000 euros. 

Les estampes réalisées par Johnson connaissent une cote plus basse, se vendant entre 1000 et 65 000 euros selon les dimensions, le sujet, la rareté (tirage). Sur le marché des enchères, les oeuvres de Rashid Johnson les plus présentes sont celles sur toile, un medium traditionnel. Peu d’installations ou de vidéos sont à ce jour disponibles, mais on peut parier sur le prochaine apparition en maison de vente. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Rashid Johnson et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Rashid Johnson, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Rashid Johnson

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Estimation gratuite Mario Schifano

Mario Schifano

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Estimation et cote de l'artiste Mario Schifano

La cote du peintre italien et de ses toiles postmodernes. Découvrez le parcours du peintre postmoderne italien Mario Schifano. Besoin d’une expertise concernant Mario Schifano ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Mario Schifano

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Mario Schifano, jeune artiste autodidacte dans la Rome des années 60 : de l’art informel à la « Scuola di Piazza Del Popolo »

Mario Schifano est né en 1934 à Homs en Libye, dans la famille d’un archéologue italien. Peu après la fin de la Seconde guerre mondiale, la famille de Mario Schifano s’installe à Rome. Le petit Mario est dissipé, et ne finira jamais ses classes. Dès qu’il le peut, il quitte l’école et se met à travailler. Mario Schifano suit les traces de son père en devenant restaurateur au musée d’art étrusque de la Villa Giulia. C’est là qu’il découvre l’art. En 1959, Mario Schifano expose pour la première fois ses travaux, alors inspirés de l’art informel alors en vogue, dans une exposition personnelle présentée par la Galleria Appia Antica. L’année suivante, Mario Schifano adhère à l’école de la piazza Del Popolo, un groupe expérimental d’artistes, parmi lesquels on retrouvera aussi Franco Angeli ou Mimmo Rotella, des artistes de première importance en Italie.

Mario Schifano en route vers le succès : de La Salita à la Factory, vers le Pop Art et les Nouveaux Réalistes

En 1960, le groupe de l’école de la piazza Del Popolo expose à la Galleria La Salita, à Rome, lors de « Cinque pittori romani : Angeli, Festa, Lo Savio, Schifano, Uncini », une sélection présentée par le grand critique international Pierre Restany. Mario Schifano y propose des oeuvres qui ne sont plus issues de l’art informel mais essentiellement monochromatiques : sur une toile colorée en aplat, Schifano colle des papiers, des lettres, des signes, les emblèmes de Coca Cola ou de Esso, dans une démarche déjà orientée vers le Pop Art. Cette exposition marque un tournant pour l’artiste : son travail est salué par les critiques, et lui offre une renommée nationale et internationale, car il signe un contrat d’exclusivité avec la galeriste américaine Ileana Sonnabend.

Dès 1961, Mario Schifano obtient le prix Lissone, puis en 1963, celui de la Nuova Figurazione (Florence), et le prix Fiorino. Le groupe de la Piazza Del Popolo fréquente le caffè Rosati, où Schifano croise Pasolini, Fellini, ou Moravi. L’artiste tombe amoureux d’Annita Pallenberg, une mannequin avec laquelle il part aux Etats-Unis. En Amérique, Schifano rencontre Andy Warhol, Jasper Johns, Frank O’Hara, il fréquente La Factory, l’immense atelier de Warhol, commence à se droguer, et participe à l’exposition de 1962 « New Realists » organisée par la Sidney Janis Gallery, qui regroupe des artistes pop et des Nouveaux Réalistes comme Yves Klein, Christo ou Mimmo Rotella, le compatriote de Mario Schifano.

Mario Schifano, peintre versatile et insaisissable

Au retour des Etats-Unis, Mario Schifano a acquis une renommée internationale. Il participe à des expositions partout, à Paris, Rome, Ferrare ou Milan. Il se lie avec la galerie milanaise de Giorgio Marconi, avec lequel il reste en contrat d’exclusivité jusqu’en 1970. En 1964, l’artiste prend part à la Biennale de Venise, proposant ses « paysages anémiques » où Schifano rompt avec la monochromie et déconstruit l’idée-même de paysage. En 1964, Mario Schifano est exposé au Carnegie Institute de Pittsburgh aux Etats-Unis. 

En parallèle, Schifano réalise ses premiers films : « Reflex », et « Round Trip ». La diversification, voilà qui n’effraie pas Mario Schifano, qui se lance en 1965 dans un groupe de rock psychédélique, appelé « Le Stelle di Mario Schifano », qu’il abandonne bientôt pour revenir à la seule peinture. 1965 marque sa participation à la Biennale de San Marin et de celle de Sao Paulo au Brésil, ainsi que de la présence de ses oeuvres au Musée national d’art moderne de Tokyo : cette seule année suffit à exprimer la renommée dont jouit alors Mario Schifano. Durant quelques années encore, Mario Schifano s’impliquera dans le cinéma, réalisant entre autres des scènes pour le « Harem » de Marco Ferreri en 1967, ainsi que d’autres courts métrages.  Lors d’une exposition collective à la Galerie de La Salita de Rome, Mario Schifano présente des photogrammes sur la guerre du Vietnam.

Mario Schifano : crise idéologique et reprise des pinceaux

Dans les années 70-80, en raison d’une crise idéologique et identitaire liée à son appréciation de l’histoire contemporaine, l’artiste insaisissable décide, pour un temps, de cesser la peinture, qu’il pense obsolète, dépassée, pour s’intéresser comme Andy Warhol et les artistes Pop à la sérigraphie et à la reproductibilité de l’oeuvre d’art. Le complexe de la Pilotta à Parme propose alors, en 1974, la première importante rétrospective du travail de Mario Schifano.

Suite à sa période d’isolement et de crise, Schifano reprend ses pinceaux, pour son projet des « tele computerizzate », des toiles où il reproduit des images générées par ordinateur, ainsi que ses « Paesaggi TV » où des images tirées de la télévision sont transférées sur toile grâce à l’émulsion photographique. Il se met à employer des vernis et des matériaux industriels, au séchage rapide, pour ces séries nouvelles. Les expositions se succèdent, notamment en 1976 « Europa/America, l’astrazione determinata 1960-76 » qui se tient à la galerie d’art moderne de Bologne. Deux ans plus tard, Mario Schifano participe de nouveau à la Biennale de Venise.

Mario Schifano, un artiste en quête perpétuelle d’innovation

Dans les années 1980, Mario Schifano propose aussi une série intitulée « La propaganda » où il copie les publicités des grandes marques, mettant en scène, comme ses confrères du Pop Art, les marqueurs de la Société de consommation en plein avénement. En 1981, il participe à l’exposition « Identité italienne » organisée par le Centre Pompidou, à Paris. Mario Schifano a retrouvé le goût de la peinture, et propose des innovations, peignant avec du sable, pour une exposition dans le désert de Jordanie, proposant en 1985 à Florence une performance en direct devant public dans une église. En 1988, la galerie Adrien Maeght, à Paris, l’expose dans « Le secret de la jeunesse éternelle, un Faust dionysiaque ». 

Mario Schifano poursuit son travail, s’intéressant à la société de consommation, aux technologies nouvelles, à internet naissant, mais aussi à l’espace, ou encore à la guerre. Il soutient Greenpeace et des associations en faveur de la défense du patrimoine naturel. En 1993, Schifano jouit d’une section solo à la Biennale de Venise, et en 1994, il participe à une exposition organisée par le Solomon R. Guggenheim Museum de New-York. En parallèle, Mario Schifano connaît des déboires avec la justice italienne en raison de sa consommation de drogues. En 1998, il meurt d’un infarctus à Rome, âgé seulement de 62 ans.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Mario Schifano

Mario Schifano est prisé des collectionneurs. Le record d’enchères pour l’une de ses oeuvres a été atteint en 2022, à Paris, lorsque l’oeuvre « tempo Moderno », de 1962, un émail et graphite sur papier contrecollé sur toile, s’est vendu pour 1 million 900 000 euros hors frais. Ses plus beaux paysages anémiques ont été adjugés autour des 800 000 euros hors frais, s’estimant de manière générale entre 50 000 et 500 000 euros selon les dimensions, l’année de réalisation, la qualité de la composition. Ses sérigraphies connaissent des estimations plus basses. 

Les records d’enchères ont été atteints en 2022 et 2023 pour deux estampes différentes, vendue chacune pour la somme hors frais de 22 000 euros. Le prix des estampes varie énormément selon le tirage, l’année d’édition, la composition et le format, passant de quelques euros à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Mario Schifano et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Mario Schifano, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.  

(Illus.) Mario Schifano

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Lynn Chadwick

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Estimation et cote de l'artiste Lynn Chadwick

La cote du sculpteur moderne anglais et de ses personnages géométriques. Découvrez le parcours du sculpteur anglais Lynn Chadwick. Besoin d’une expertise concernant Lynn Chadwick ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Lynn Chadwick

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Lynn Chadwick, dessinateur d’architectures avant la guerre

Lynn Chadwick est né en Angleterre à Barnes (quartier périphérique de Londres) en 1914. En 1926, on retrouve le jeune Lynn Chadwick à Londres où il fait ses classes, à la Merchant Taylor’s School. Après l’obtention de son certificat d’études, le jeune Chadwick y étudie la peinture et l’aquarelle. Mais par la suite, Chadwick se rend à Vouvray, afin de se perfectionner en français. À son retour, Lynn Chadwick travaille pour différents cabinets d’architecture à Londres, où ses talents de dessinateur et de designer sont prisés. Mais la guerre gronde. Un temps ouvrier agricole, Lynn Chadwick s’enrôle dans l’armée de l’air anglaise et y travaille surtout entre 1941 et 1944.

Lynn Chadwick après la guerre, naissance d’un sculpteur

Après la guerre, Lynn Chadwick reprend le travail avec Rodney Thomas, un architecte basé à Londres. Chadwick s’éloigne de la ville et s’installe dans un cottage dans la région du Gloucestershire. Là, Lynn Chadwick laisse libre cours à ses idées, et va proposer des objets sculpturaux en mouvement, autrement dit des mobiles, à Rodney Thomas, qui se chargera de les proposer au public. La vocation de sculpteur de Lynn Chadwick est née. Un mobile en bois et aluminium est présenté par Thomas et Chadwick à la Builder’s trade exhibition en 1947. Peu à peu, Lynn Chadwick se spécialise dans la sculpture et laisse de côté les partenariats avec les architectes. 

En 1949, Chadwick connaît sa première exposition, à la Gimpel Fils Gallery, où Jane Drew expose notamment un mobile réalisé pour un restaurant, et l’oeuvre « Cypress », sculpture de jardin destinée à un autre restaurant de Londres. Dès lors, Lynn Chadwick se fait connaître, et participe à différentes expositions internationales, comme le Festival of Britain en 1951, et la Biennale de Venise, en 1952, puis en 1956, où il remporte le prix international de sculpture, couronnement de sa jeune carrière de sculpteur. En parallèle, Chadwick est soutenu par différentes galeries, la Gimpel Fils, mais aussi la Whitechapel Art Gallery, toutes deux à Londres, ou encore la Galerie de France, à Paris.

Lynn Chadwick, le style d’un sculpteur reconnaissable entre tous

Parti de la construction de mobiles, utilisant de minces fils de fer soudés, Lynn Chadwick propose une sculpture novatrice, qui n’est pas sans rappeler certaines techniques de Calder et de César, même si l’esthétique et les principes de réalisation sont en tous points différents. C’est d’abord à Henry Moore queLynn Chadwick et les sculpteurs de métal de la génération de l’après-guerre se réfèrent. Lynn Chadwick soudera toute sa vie, utilisant des plaques de métal et du bronze venant recouvrir une armature pensée comme un squelette, premier jet de l’artiste avant que la construction ne dessine peu à peu le rendu final. 

Son travail devient plus monumental et mono-block dans les années 1960, toujours proche de l’abstraction. Dans les années 1970, Chadwick dessine les contours plus complexes des personnages qui feront sa renommée. Il met au point des figures très reconnaissable, représentées avec une tête géométrique, souvent rectangulaire ou triangulaire, tandis que leur corps, semblable à une silhouette en origami, est composée de pleins et de creux géométrisés. Chadwick réalise également des lithographies, initialement publiées par Bodensee-verlag (maison d’édition suisse).

Lynn Chadwick, la carrière brillante d’un homme simple

Lynn Chadwick connaît un grand succès. Dans les années 50-60, il est tour à tour élu membre de la Sécession viennoise, choisi par la ligue aérienne de l’empire britannique pour réaliser une sculpture à l’occasion de la commémoration du double passage de l’atlantique en 1919, vainqueur du premier prix du concours International du Brontezzo à Padoue, et surtout, avec Calder et David Smith, Chadwick est invité en 1962 au Festival de Spoleto à élaborer des sculptures de très grand format. Lynn Chadwick signe un accord pour être représenté par la galerie Marlborough Fine Arts à Londres. Les expositions et prix internationaux s’enchaînent, à Sao Paulo ou Lugano, ou encore à Milan pour la Triennale de 1968. Un peu plus tôt, Chadwick passe un semestre à l’Ontario College of Art au Canada, où il est artiste en résidence. Lynn Chadwick est devenu un sculpteur incontournable, et a reçu en 1964 le statut de Commandeur de l’ordre de l’Empire britannique. Lynn Chadwick expose à l’occasion de la Jubilee Exhibition de Londres, avant d’être élu membre de l’Accademia di San Luca, à Rome, et de celle Delle Arti del Disegno de Florence. 

Puis Chadwick est reçu en tant que membre d’honneur à la Masters of Fine Art International Association de New-York ; sa notoriété de sculpteur lui vaut de siéger à de nombreuses associations d’artistes extrêmement réputées : Vienne, Rome, Florence, New-York. Plus tard, ce sera Hamberg, puis une reconnaissance de l’Ordre français des Arts et des Lettres, et même du Vénézuela.Dans les années 70, Lynn Chadwick, toujours aussi créatif, entame une collaboration avec Rebecca John pour la création de bijoux. Bientôt, pour travailler de façon plus commode, le sculpteur ouvre sa propre fonderie, à Lypiatt Park. 

Lynn Chadwick fait partie du jury du projet de sculpture pour le Glaxo Building de Vérone, et inaugure en 1988 « Hello Paris ! », dans les locaux Citroën à Le Pontant, où l’on voit son travail se complexifier autour des différents personnages dans des dimensions monumentales. Paris, New-York, Tokyo, de nouveau la Biennale de Venise qui lui demande une sculpture hors norme (« Back to Venice ») en 1988, Lynn Chadwick est partout, et continue inlassablement son travail de sculpture, jusqu’en 1996, où ses problèmes de vue l’incitent à prendre sa retraite. Lynn Chadwick est mort en 2003, laissant un héritage fort dans le panorama de la sculpture moderne.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Lynn Chadwick

Le record d’enchères pour une oeuvre de Lynn Chadwick a été atteint en 2023 à Paris pour l’oeuvre monumentale en bronze « Jubilee IV » (ed. 1/6), de 1985, une sculpture représentant un couple en train de marcher, aux silhouettes géométrisées si reconnaissables de Chadwick. Le couple a été adjugé pour plus de deux millions 500 000 euros hors frais. Les plus hauts prix ont été réalisés ces vingt dernières années par les sculptures monumentales de l’artiste, représentant des personnages. Les oeuvres de plus petit format connaissent une courbe de prix moins élevée. La maquette « Jubilee II » de 1983, par exemple, un bronze de 89 cm (ed. 1/9) a été adjugée en 2015 à Londres pour 420 960 euros. 

Les lithographies de Lynn Chadwick sont plus abordables, ne dépassant pas les 4 000 euros d’enchères. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Lynn Chadwick et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Lynn Chadwick, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Lynn Chadwick

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Estimation et cote de l'artiste Leonora Carrington

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Leonora Carrington, naissance d’une peintre rebelle

Leonora Carrington est née à Clayton Green en Angleterre en 1917. Elle est la fille d’un riche industriel d’origine irlandaise. Leonora Carrington est une jeune fille dissipée et rebelle, renvoyée à plusieurs reprises des établissements catholiques où elle fait ses classes. Leonora sait depuis qu’elle a dix ans qu’elle sera artiste. Envoyée par sa mère à Florence, où Leonora Carrington suit des cours dans une école d’art, l’adolescente découvre l’art de la Renaissance, dans les églises et au musée des Offices notamment. La jeune Leonora est douée pour le dessin, et se passionne pour les mythologies, le monde de l’imaginaire et les arts visuels. Revenue en Angleterre dans les années 1930, c’est contre l’avis de son père que Leonora Carrington part étudier à Londres dans l’académie fondée par le peintre Amédée Ozenfant. Elle s’y rapproche d’artistes et d’écrivains surréalistes, et découvre notamment – avec enthousiasme – le travail du surréaliste allemand Max Ernst. 

Leonora Carrington et Max Ernst : le couple surréaliste emblématique de la fin des années 30

En 1936, Leonora Carrington rencontre Max Ernst. Un coup de foudre mutuel se produit. Le couple surréaliste s’installe dans le sud de la France, à Saint-Martin d’Ardèche. S’ensuit une période de création intense de trois ans, durant laquelle les amants reçoivent Leonor Fini, Lee Miller ou encore Paul Eluard chez eux. En 1938 Leonora Carrington participe à l’Exposition internationale du surréalisme à Paris où Toyen, Remedios Varo et d’autres femmes du surréalisme présentent aussi leur travail. La maison de Max Ernst et Leonora Carrington devient l’un des creuset du surréalisme international, et leur art propre s’y développe. En 1938, Max Ernst illustre La Maison de la peur, un texte de de Leonora, qui écrit de nombreux contes, aujourd’hui traduits en six langues. Les amants réalisent de nombreuses sculptures, et en 1939, Leonora Carrington et Max peignent à quatre mains La rencontre. Mais la guerre approche, et Leonora Carrington s’exile en Espagne avec des amis, sans Max Ernst, emprisonné car citoyen allemand, avant d’être plus tard enfermé par le gouvernement nazi en raison de son opposition idéologique. La fin de cette histoire d’amour est tragique pour Leonora Carrington, qui s’enferme dans une grave dépression, qu’elle relatera bien plus tard en français dans son livre En Bas (1973) où on peut lire les descriptions de son internement dans une clinique psychiatrique de Santander en 1940.

 

Leonora Carrington au Mexique : l’âge d’or de la carrière de la peintre

Leonora Carrington s’enfuit de la clinique pour Lisbonne, où son ami ambassadeur mexicain Renato Leduc lui propose un mariage blanc pour l’aider à quitter l’Europe afin de rejoindre Mexico via New-York où elle passe une année, près d’André Masson, d’Yves Tanguy et des autres surréalistes exilés. Elle y revoit également Max Ernst, devenu l’époux de Peggy Guggenheim. Une fois à Mexico, très vite, Leonora Carrington se lie avec un cercle d’intellectuels : les peintres surréalistes Wolfgang Paalen et Remedios Varo, qui devient sa meilleure amie, la photographe Kati Horna, mais aussi des écrivains, comme le prix Nobel de littérature Octavio Paz et Carlos Fuentes, qui s’amusent et s’émerveillent de ses passions pour le spiritisme et l’au-delà, en la nommant « la sorcière ». Leonora Carrington découvre et s’enivre des mythes et symboles des populations pré-colombiennes, et développe avec Remedios Varo un univers où le paranormal et les traditions ancestrales se mêlent au registre coloré de formes étranges et de chimères. L’artiste créée plus tard, en 1963-64, une fresque sur le « monde magique des Mayas » au musée anthropologique de Mexico. Elle peint, sculpte, tisse et écrit ; Leonora est une artiste complète.

En parallèle de son art protéiforme, Leonora Carrington rencontre en 1945 Emeric Weisz (Chiki), un photographe hongrois, ayant travaillé avec Frank Capa, avec lequel elle aura deux enfants, Pablo et Gabriel. En 1956, Leonora Carrington expose ses oeuvres à la Galeria de Arte Mexicano. En 1957, A. Jorodowsky met en scène Pénélope, une pièce écrite par Leonora Carrington, qui avait elle aussi, et peu de temps avant, dessiné les costumes d’une pièce d’Octavio Paz. Entre écriture et peinture, le surréalisme de Leonora Carrington, en cette fin des années 50, connaît enfin le succès qu’il mérite. Dans les années 1960, une grande rétrospective de Leonora Carrington est organisée au Musée National d’art moderne de Mexico. Leonora Carrington voyage aux Etats-Unis, où elle s’installe par périodes. 

Leonora Carrington, longue fin de carrière et reconnaissance mondiale

Une fois devenue mère, Leonora Carrington s’investit beaucoup dans le féminisme. Engagée dans la volonté de libération des femmes, elle défend les droits des femmes mexicaines, à travers son oeuvre peint, mais aussi dans ses textes. En parallèle, Leonora Carrington se consacre e plus en plus à la sculpture, qui prend une place prépondérante dans les dernnières années de sa vie d’artiste. En 1991, une grande exposition dédiée à son travail est proposée à Londres par la Serpentine Gallery. En 2005, le Palais des Beaux-Arts de Mexico organise une rétrospective Leonora Carrington, puis c’est aux Etats-Unis, et plus particulièrement au Dallas Museum et à la Frey Norris National Gallery de San Francisco qu’une grande exposition retrace le travail de la surréaliste, entre 2007 et 2008. 

Cette-même année, « Leonora Carrington, la mariée du vent » est monté à la Maison de l’Amérique latine à Paris. L’année suivante, on retrouve l’oeuvre de Leonora Carrington à la Manchester Art Gallery pour « Angels of Anarchy : Femmes artistes et surréalistes ». Leonora Carrington s’est éteinte en 2011 à Mexico d’une maladie pulmonaire, à l’âge de 94 ans. En 2023, « Leonora Carrington : Révélation » est la première rétrospective espagnole de l’artiste, tenue à Madrid, à la Fondation Mapfre.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Leonora Carrington

Le record d’enchères pour une oeuvre de Leonora Carrington a été atteint en 2022 lorsque la toile « Le jardin de Paracelse », datée de 1957, a été adjugée pour plus de deux millions et demi d’euros. De nombreuses huiles sur toile de l’artiste dépassent le million d’euros d’estimation. Les dessins surréalistes de Leonora Carrington sont estimés entre quelques milliers d’euros et 80 000 euros selon la technique, la dimension, le traitement et la date de réalisation. Les sculptures de Leonora Carrington passées en vente aux enchères ces vingt dernières année n’excèdent pas les 40 000 euros d’adjudication. Les plus belles estampes de l’artiste se vendent autour des 20 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Leonora Carrington et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Leonora Carrington, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Leonora Carrington

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