Estimation gratuite Li Keran

Li Keran

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Estimation et cote de l'artiste Li Keran

La cote de Li Keran, le calligraphe chinois de la montagne. Découvrez le parcours de l’artiste chinois Li Keran. Besoin d’une expertise concernant Li Keran ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet ! 

Estimation gratuite Li Keran

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Li Keran, des débuts sous le signe de la tradition artistique chinoise

Li Keran (1907-1989) est un artiste chinois renommé, principalement connu pour ses peintures de paysages. Né dans la province de Guizhou, en Chine, il a développé un amour précoce pour l’art en observant les montagnes environnantes et les rivières pittoresques. Sa formation artistique a débuté à l’Académie des Beaux-Arts de Hangzhou, où il a étudié entre les années 1920 et 1930 la calligraphie et la peinture traditionnelles chinoises. A partir des années 1940, Li Keran a perfectionné ses compétences artistiques, fusionnant habilement les techniques traditionnelles chinoises avec des éléments modernes qui rendent son travail inimitable.

Li Keran, naissance d’un style entre Orient et Occident

En effet, Li Keran s’est inspiré des grands maîtres de la peinture chinoise, tels que Dong Yuan, Ni Zan, et Shen Zhou, pour développer son propre style. Il a étudié leurs œuvres et a assimilé leurs techniques pour créer des paysages majestueux et expressifs. Mais, à ces phares de la culture chinoise, il mêle plusieurs autres influences, à commencer par une influence occidentale, dont les oeuvres lui sont connues à travers des reproductions, majoritairement, comme c’est le cas à cette époque où la Chine se referme sur elle-même. Li Keran s’inspire en toute subtilité, par touche, de mouvements artistiques occidentaux tels que l’impressionnisme et le post-impressionnisme. 

Cette influence occidentale s’est manifestée dans son utilisation de la couleur vibrante et de la lumière, ajoutant une dimension contemporaine à ses œuvres majoritairement empruntes de tradition graphique orientale. Pendant une période de sa carrière, dans les années 50-60, Li Keran a aussi été influencé par le réalisme socialiste, un mouvement artistique qui promouvait la représentation de sujets socialement pertinents et politiquement acceptables. Cela a conduit Li Keran à peindre des scènes de travailleurs et de paysages ruraux qui reflétaient les valeurs communistes de l’époque, des thématiques se rapprochant de certains thèmes déjà abordés par les impressionnistes et les post-impressionnistes chers à Li Keran.

Li Keran, succès et postérité d’un artiste lié au gouvernement communiste

Le style de Li Keran se caractérise par des paysages majestueux, des montagnes grandioses et des rivières sinueuses, souvent dominés par des pins robustes, en lien avec l’imagerie traditionnelle véhiculée par l’estampe. Ses œuvres très graphiques où les couleurs offrent une dimension expressive dégagent une profonde spiritualité et une harmonie sereine entre l’homme et la nature. Li Keran a eu une carrière artistique prolifique. En 1953, il est devenu membre de l’Académie chinoise des Beaux-Arts et a enseigné à l’Institut central des Beaux-Arts de Pékin. Son engagement envers l’art a été reconnu par de nombreuses distinctions, dont le titre de « Maître de l’Art Populaire » décerné par le gouvernement chinois en 1979.

Le travail de Li Keran est exposé dans des galeries et des musées de renommée internationale, notamment le Musée national de Chine, le Musée d’Art de Shanghai et le Musée national de Taipei. Les collectionneurs du monde entier apprécient sa contribution exceptionnelle à l’art chinois moderne. Li Keran est mort en 1989. Il a laissé un héritage durable dans le monde de l’art chinois, inspirant de nombreuses générations d’artistes par son dévouement à la beauté naturelle et à l’expression artistique authentique. Ses peintures continuent d’être une source d’inspiration pour tous ceux qui cherchent à explorer la profondeur et la grandeur des paysages chinois à travers l’art.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Li Keran

Les dessins de Li Keran ont trouvé une place exceptionnelle sur le marché de l’art mondial, en raison de l’engouement du public chinois, très attaché à ses peintres nationaux et qui en fait donc inlassablement monter la cote. Le record pour une oeuvre à l’encre sur papier a été atteint en 2012, pour les « Montagnes en Rouge », de 1964, adjugé à Pékin pour la somme hors frais de 32 436 000 euros. On compte de nombreux dessins de montagne de Li Keran au dessus de la barre des 10 millions d’euros. Les pages de calligraphie pure de Li Keran sont bien moins prisées, et ses esquisses de personnages sur fond blanc sont généralement estimées autour des 200 à 400 000 euros.

Rien ne vaut, pour les collectionneurs, ses belles montagnes réalisées dans des couleurs vives et où la composition est ciselée à la perfection. Il existe très peu d’estampes de Li Keran actuellement sur le marché. Le « boy on water buffalo » est pour ainsi dire le seul sujet connu d’une gravure relative à l’eouvre de Li Keran, et prix de mise en vente n’excède pas les 150 euros, bien loin des sommets incroyables des beaux dessins de Li Keran à cheval entre tradition chinoise et touches impressionnistes. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Li Keran et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Li Keran et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel.

(Illus.) Li Keran

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Estimation gratuite Lin Fengmian

Lin Fengmian

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Estimation et cote de l'artiste Lin Fengmian

Lin Fengmian (1900-1991) est un peintre et aquarelliste chinois. Avec ses œuvres inspirées des Avant-Gardes parisiennes, il a laissé une empreinte indélébile dans le monde de l’art, à la jointure entre orient et occident.

Estimation gratuite Lin Fengmian

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Lin Fengmian, une formation entre Orient et Occident

Né en 1900 à Guangdong en Chine, Lin Fengmian est un fils d’un artisan, qui découvre très tôt l’univers de la peinture et de la calligraphie chinoise pour lesquelles il se passionne et suit une formation artistique à Shanghai. Il s’envole plus tard pour Dijon (dès 1918), puis rejoint Paris en 1920. Là-bas, il étudie à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts et s’inspire des mouvements artistiques occidentaux, tels que le cubisme de Braque et Picasso, et le fauvisme de Matisse et Derain, qui sont alors en vogue dans le centre névralgique de l’art occidental qu’est Paris. Lin Fengmian regarde aussi l’expressionnisme qui se développe à Berlin. 

Lin Fengmian a habilement fusionné les influences artistiques occidentales et chinoises pour créer son propre style distinctif. Influencé par des artistes de renommée mondiale, tels que Pablo Picasso et Henri Matisse, qu’il a rencontrés lors de son séjour à Paris, il occidentalise ses compositions et sa manière de représenter les formes, se prête au jeu des empâtements sur la toile de l’expressionnisme allemand, sans pour autant renier, mais au contraire, en alliant ces techniques modernes aux manières calligraphiques ancestrales chinoises, traitant de sujets classiques de sa culture : les femmes et les oiseaux notamment, qui feront son succès.

À cela, Lin Fengmian a notamment ajouté l’usage de la palette de couleurs vives des fauves, en contraste avec les lignes fluides noires à l’encre de la calligraphie chinoise traditionnelle. Ses oeuvres les plus célèbres représentent sur fond monochrome blanc ou coloré des femmes et des acteurs d’opéra costumés, aux contours stylisés et géométrisés cernés de noir, utilisant le lavis et le trait.

Lin Fengmian et le retour en Chine

Lin Fengmian se passionne donc pour les Avant-gardes parisiennes, le fauvisme, le cubisme, mais aussi l’expressionnisme allemand. L’artiste voyage en Europe à la découverte de ces styles qui nourrissent son geste créateur. Pourtant, le voyage ne peut durer toute une vie. En 1925, Lin Fengmian retourne en Chine et devient professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Pékin, qu’il dirige, puis de Hangzhou. Il introduit des idées novatrices dans l’enseignement artistique chinois, fusionnant les techniques occidentales avec l’esthétique traditionnelle chinoise. On compte parmi ses plus brillants élèves Wu Guanzhong et surtout Chu Teh-Chun, qui lui-même viendra s’installer en France en 1955, inaugurant la fusion de l’art abstrait occidental et oriental, tandis que son maître initiait cette fusion mais dans l’art figuratif.

Dans les années 1930, la réception des œuvres de Lin Fengmian marque le début d’une révolution artistique en Chine. Ses tableaux, mélangeant habilement l’art chinois et occidental, connaissent un succès grandissant. Dans un contexte de défis économiques pour la Chine et de transformation sociale, Lin Fengmian s’unit avec d’autres artistes dont Lin Wenzheng et Li Puyuan afin de créer l’Art Movement Society. Il s’agit d’un mouvement d’art moderne fondé « sur la base d’une amitié absolue et de l’union du nouveau pouvoir du monde de l’art ». Les distinctions reçues par l’artiste témoignent de cette importance dans le panorama artistique de l’époque, entre autre sa médaille d’or à l’Exposition internationale de San Francisco (en 1939).

Lin Fengmian s’installe à Hing-Kong et continue la peinture « fusion »

En 1949, en raison du conflit sino-japonais et de la Révolution Culturelle qui a réduit ses œuvres à un nombre minimaliste (car elles ont été détruites), Lin Fengmian quitte la Chine continentale pour Hong-Kong, où il continue à enseigner et à créer. Il est nommé membre de l’Académie des Beaux-Arts de Hong-Kong. Il continue son œuvre en abandonnant les compositions à sujets féminins, à la faveur d’une peinture de paysages et d’animaux, et sa renommée ne cesse de croître, malgré l’opprobre jetée sur sa production en Chine. Lin Fengmian décède en 1991, laissant derrière lui un héritage artistique exceptionnel qui a marqué l’histoire de l’art chinois par une incursion inédite dans les arts occidentaux d’avant-Garde. Son parcours artistique unique et son influence perdurent aujourd’hui, faisant de lui un artiste incontournable du XXe siècle.

Cote de Lin Fengmian sur le marché de l'art

En 2016, le record d’enchères pour une oeuvre de Lin Fengmian a été atteint : l’huile sur toile « Fishing village » datée vers 1950-60 a été adjugée hors frais pour la somme de 4 millions 137 800 euros. Une dizaine de toiles sur des sujets de la vie quotidienne et de la série des opéras ont été adjugés pour plus d’un million d’euros ces dernières années, et de nombreuses autres toiles frôlent ce cap. Ses aquarelles aussi connaissent des records d’enchères. En 2018, à Shangaï, un paysage à l’oiseau a été adjugé pour plus de 2 millions 220 000 euros. De nombreuses aquarelles dépassent le million d’euros d’adjudication. Ainsi, le succès de Lin Fengmian ne se dément pas, aujourd’hui encore, témoignant de son impact sur l’art occidental.

(Illus.) Lin Fengmian

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Estimation gratuite Lee Ufan

Lee Ufan

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Estimation et cote de l'artiste Lee Ufan

Lee Ufan est un peintre et sculpteur minimaliste d’origine coréenne, né en 1936 à Haman, en Corée du Sud. Il est reconnu pour sa contribution majeure à l’art contemporain, notamment en tant que membre fondateur et théoricien du mouvement de l’art minimaliste et de l’art conceptuel en Corée et au Japon, le mouvement Mono-ha.

Estimation gratuite Lee Ufan

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Lee Ufan, de la Corée au Japon : des études entre philosophie et art contemporain

Lee Ufan a étudié la peinture, la calligraphie et la philosophie à l’Université de Séoul dès 1956, où il a développé un intérêt pour l’art contemporain. Il a ensuite poursuivi ses études en philosophie à l’Université Nihon de Tokyo, à partir de 1958, où il a été exposé aux mouvements artistiques européens et américains. Ces études tant artistiques que philosophiques ont profondément influencé sa vision artistique.

Lee Ufan, le mouvement Mono-ha et un bond vers la célébrité dès les années 1960

Dès les années 1960, Lee Ufan a émergé en tant que figure majeure du mouvement Mono-ha, un courant artistique japonais qui explore la relation entre la nature et l’homme à travers des matériaux bruts tels que la pierre, le bois et l’acier, ou en peinture le monochrome et le minimalisme. Cette approche singulière a valu à Lee Ufan une renommée internationale, obtenue grâce au passage dans certaines galeries, d’abord au Japon, où son travail est promu par la galerie Kamakura, promotrice du mouvement Mono-ha et qui lui offre ses premières expositions.

Au début des années 1970, Lee Ufan a émergé sur la scène artistique japonaise en participant à des expositions majeures à Tokyo, et non plus seulement dans la ville de Kamakura. Il a rapidement gagné en notoriété grâce à ses sculptures, céramiques et peintures caractérisées par des lignes épurées et l’utilisation de matériaux naturels comme la pierre et l’acier.

Lee Ufan est ensuite remarqué par la fameuse galerie new-yorkaise Léo Castelli, puis par la Galerie Lisson de Londres, permettant ainsi à l’artiste d’accéder à la renommée internationale. Dès lors, le minimaliste philosophique de Lee Ufan connaît un succès croissant, et influence à son tour de nombreux artistes occidentaux conquis par la vision conceptuelle du Mono-ha.

De manière générale, les œuvres de Lee Ufan se caractérisent par leur simplicité et leur profondeur philosophique, cherchant à révéler la beauté et la sérénité de l’interaction entre l’objet et l’espace, créant ainsi une expérience contemplative pour le spectateur. L’évolution du travail de Lee Ufan a été marquée par sa recherche de l’essence de la nature et de l’existence humaine à travers des œuvres qui incitent à la contemplation et à la méditation.

Lee Ufan, écrivain et artiste-philosophe

Le travail épuré de Lee Ufan est aujourd’hui soutenu par de nombreuses galeries d’envergure, telles la galerie Ropac ou la Pace Gallery. Les institutions, elles aussi, ont contribué à faire connaître son oeuvre contemplative au carrefour du brutalisme et du zen : Le Centre Pompidou, le Guggenheim Museum, la Tate Moderne à Londres, et même un musée entièrement dédié à l’artiste, le Musée Lee Ufan de Naoshima, au Japon, preuve de l’importance fondamentale de l’artiste dans le panorama artistique contemporain. Lee Ufan a reçu de nombreuses distinctions, confirmant là encore son statut d’icône contemporaine.

S’il est un artiste incontournable, Lee Ufan est également un philosophe de renom, et ses écrits ont profondément influencé la compréhension de l’art contemporain, notamment ses écrits théoriques à la base du mouvement Mono-ha. Il a enseigné dans de prestigieuses institutions à travers le monde, contribuant ainsi à l’éducation de nombreuses générations d’artistes. Parmi ses ouvrages célèbres, on peut citer « The Art of Encounter ». Ce livre explore la philosophie de Lee Ufan et son approche de l’art, mettant en lumière sa vision de la relation entre l’artiste, l’œuvre d’art et le spectateur. De même, incontournable est sa « Correspondance » pour découvrir la pensée artistique de Lee Ufan. 

Cote des oeuvres de Lee Ufan sur le marché de l'art

En 2021, une peinture à l’huile sur toile de Lee Ufan intitulée « East Winds », de 1984, a été adjugée hors frais pour 2 millions deux-cent soixante mille euros à Séoul. De nombreuses peintures de l’artiste ont ainsi dépassé le million d’euros d’enchères au cours des dix dernières années. Ses céramiques se vendent pour des prix plus bas ; pour une assiette peinte, compter entre 5 000 et 30 000 euros. Les records d’enchères pour ses dessins oscillent entre 275 000 et 100 000 euros, tandis que ses estampes sont adjugées de manière générale entre 25 000 et 45 000 euros, à quelques exceptions près. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Lee Ufan et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Lee Ufan et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Lee Ufan

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Estimation gratuite Laurence Stephen Lowry

Laurence Stephane Lowry

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Estimation et cote de l'artiste Laurence Stephen Lowry

La cote du peintre anglais Laurence Stephen Lowry et de ses paysages industriels. Découvrez le parcours du peintre de Manchester et Salford Laurence Stephen Lowry. Besoin d’une expertise concernant Laurence Stephen Lowry ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Laurence Stephen Lowry

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Laurence Stephen Lowry, une enfance tiraillée entre les arts et le besoin d’un métier sécurisant

Laurence Stephen Lowry est né en 1887, dans une famille modeste, à Stretford, en Angleterre. Fils unique, Lowry commence à dessiner dès l’âge de huit ans. En 1903, il est inscrit par sa tante dans une école privée, où un atelier est dédié à l’éducation artistique, mais l’année suivante, à 16 ans, le jeune Lowry devient clerc dans un cabinet d’experts comptables, un emploi qu’il occupera jusqu’à sa retraite. Pour autant, Lowry ne lâchera pas ses études d’art, les poursuivant à mi-temps à la Manchester Academy of Fine Arts et au Salford Royal Technical College jusqu’en 1925. Désireux de mener à bien ses deux carrières en parallèle, Laurence Stephen Lowry développe à partir de 1915 un style unique, qui sera reconnu ultérieurement par ses pairs artistes. La séparation entre vie professionnelle et peinture est totale chez Laurence Stephen Lowry ; presque tout le monde ignore sa double carrière, qui sera véritablement mise à jour seulement après son décès. Pour les uns il est artiste, pour les autres clerc.

Laurence Stephen Lowry ou la naissance du style des « industrial scenes » (scènes industrielles).

À partir de 1915, Laurence Stephen Lowry développe un style personnel et unique en son genre. Il suit pourtant les cours d’Adolphe Valette au Municipal College of Art de Manchester, mais, plus sensible au réalisme qu’à l’impressionnisme encore prôné par son mentor, Lowry a l’illumination un jour de 1916 ; il est dans la banlieue de Manchester, à Pendelbury, et attend le train. À cet instant, des ouvriers quittent en masse le site voisin de l’Acme Spinning Company Mill : cette vision captive Lowry. Issu d’un milieu pauvre, désirant montrer la vie contemporaine de l’Angleterre du Nord, plus enclin au réalisme qu’à tout autre style pictural, il vient de trouver son genre particulier : la scène industrielle. Le peintre, qui détestait vivre dans ces zones péri-urbaines aux habitants précaires, se met alors à parcourir les banlieues de Manchester et les villes mitoyennes en quête de sujets picturaux : Manchester et Salford seront ses fiefs. Lowry commence par se concentrer sur les bâtiments industriels dans une palette assez sombre, qui s’éclaircit des les années 1920-25. 

À la manière des flamands, et sur le conseil de son professeur Edward John Bernard Taylor, il donne plus de vie à ses scènes par quelques truchements : Lowry commence à peupler ses paysages urbains, déjà remplis de tours et de cheminées d’usines, de petits personnages – les ouvriers, les mères au foyer, le petit peuple – et le fond de ses toiles blanchit, (une technique en plusieurs couches de blanc apposées sur la toile) en guise de représentation symbolique du brouillard et de la dureté de la vie. Laurence Stephen Lowry a trouvé son style, entre l’art naïf, le souvenir de Brueghel et le réalisme de la vie quotidienne qui l’environne.

Laurence Stephen Lowry : évolution d’un style pictural dédié aux travailleurs du nord de l’Angleterre

Encouragé par Bernard Taylor, le style de Lowry s’affirme dans les années 1930. Pourtant, son père décède en 1932, et Lowry doit prendre soin de sa mère durant les 7 ans qui lui reste à vivre. La pauvreté, la solitude, la dépression attendent le jeune Laurence Lowry durant cette période ; ses peintures au fond blancs et aux bâtiments industriels se dépeuplent, témoignage de l’isolement du peintre. En 1939, à la mort de sa mère, il peint « The Bdroom Pendelbury ». Cette même année, Laurence Stephen Lowry obtient sa première exposition personnelle, à Londres. Le succès est enfin au rendez-vous pour le peintre des « industrial scenes ». Sa technique spéciale, préparation de fond blanc puis usage de peintures directement issues des tubes, utilisées pures et maniées non seulement au pinceau mais parfois avec l’ongle et les doigts, étonne.

Lowry est dérouté par l’évolution de la société industrielle dans les années 1950, et par les métamorphoses des lieux de travail. Peu à peu, il cesse de peindre ses « industrial scenes » pour se concentrer sur les travailleurs eux-mêmes dans des portraits hors du temps, sur fond blanc. Son but ? Capter l’âme des gens du Nord de l’Angleterre, l’âme de ces ouvriers esseulés et fatigués. Un voyage au Pays de Galles lui rend temporairement son envie de peindre des scènes industrielles ; Lowry se fascine pour le contraste entre les usines et la nature intacte qui les environne dans cette zone de l’Angleterre. Sa palette s’illumine. Nous sommes au début des années 1960 ; à la fin de cette décennie, l’artiste cesse de peindre. Il meut d’une pneumonie en 1976, à Glossop (Derbyshire).

Laurence Stephen Lowry, postérité d’un travailleur peintre

Méconnu durant la première partie de sa carrière, Lowry n’a cessé durant la seconde de refuser les honneurs proposés. Acclamé par la critique, il reste inconnu des anglais. Un an après sa mort, en 1976, la Royal Academy de Londres dédie à Lowry une exposition rétrospective qui fait enfin connaître son travail auprès du grand public : c’est un succès. Lowry est aujourd’hui considéré comme l’un des peintres les plus importants du XXe siècle en Angleterre. Ses oeuvres se rencontrent dans d’importantes collections, comme celles de la National Gallery of Scotland, la Royal Academy of Arts de Londres, et la Whitworth Art Gallery de Manchester.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Laurence Stephen Lowry

Les tableaux de Laurence Stephen Lowry connaissent un succès croissant. En 2022, la toile « Going to the match », datée de 1953, s’est vendue pour 7 561 700 euros à Londres, sans compter les frais. C’est là le record d’enchères pour un tableau de Lowry. Ses plus belles « industrial scenes » atteignent plus d’un million d’euros d’estimation. Ses paysages industriels au crayon ou à l’aquarelle peuvent atteindre, s’ils sont envisagés comme des oeuvres à part entière, entre 50 000 et 200 000 euros d’estimation en moyenne, selon les dimensions, la technique employée, la date et le sujet. L’estampe la plus célèbre de Lowry, « Going to the match », a pu atteindre les 40 000 euros d’enchère en 2023. 

Selon leur rareté, leur tirage et le sujet représenté, les estampes de Laurence Stephen Lowry peuvent aller de quelques centaines d’euros à 40 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Laurence Stephen Lowry, et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Laurence Stephen Lowry et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Laurence Stephen Lowry

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Estimation gratuite Jiannan Huang

Jiannan Huang

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Estimation et cote de l'artiste Jiannan Huang

La cote du peintre et diplomate chinois contemporain et de ses peintures entre tradition et modernité. Aujourd’hui, Jiannan Huang est reconnu comme un grand peintre et un expert en arts de l’orient et de l’occident, qui cumule les postes dans la haute administration culturelle chinoise et les titres honorifiques à l’étranger. Il est classé 285ème dans le classement de la cote des artistes contemporains sur le marché mondial des enchères par Artprice en 2023. Découvrez le parcours du peintre chinois contemporain Jiannan Huang. Besoin d’une expertise concernant Jiannan Huang ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Jiannan Huang

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Jiannan Huang, peintre et aquarelliste traditionnel nomade

Jiannan Huang est né à Heyuan dans la province de Guangdong, en Chine, en 1952. Alors qu’il est jeune, le peintre décide de parcourir la Chine à pieds, afin d’observer les différentes traditions picturales et de s’y essayer. Armé de ses pinceaux, Jianna Huang parcourt près de 38 000 kilomètres. Il se distingue dans la pratique de la peinture à l’huile, mais aussi de la calligraphie et du dessin à l’encre, une technique traditionnelle qu’il emploie notamment lorsqu’il parcourt le Xinjiang. Les pas de Jiannan Huang le portent vers la nature et les paysages aussi bien que vers les villes, où il se perfectionne dans la représentation des scènes urbaines, ainsi que dans les villages où c’est la ruralité qu’il représente. 

Dans les années 1980, son travail commence à connaître le succès à l’international. En 1981, les peintures de Jiannan Huang sont exposées lors d’un salon en Allemagne, et sa notoriété passe les frontières. C’est effectivement l’occident, qui, au début de la carrière de l’artiste, se met à collectionner ses peintures, grâce à la plateforme du marché artistique que représente Hong-Kong, dont certains des marchands ont remarqué le potentiel du peintre, vendant ses oeuvres à des particuliers venus de l’étranger.

Jiannan Huang, peintre émissaire auprès du gouvernement thaïlandais

Les oeuvres de Jiannan Huang connaissent un retentissement de plus en plus fort au tournant des années 2000. En 2006, l’Australie et la Nouvelle-Zélande offrent au peintre des expositions dédiées, et les collectionneurs plébiscitent son travail. Mais c’est surtout la famille royale de Thaïlande qui offre une tribune de choix à Jiannan Huang. En 2008, il participe à la plus grande exposition de tous les temps jamais organisée en Thaïlande, à Bangkok. L’artiste est introduit auprès du Premier Ministre, et même du souverain. La princesse Sirindhorn, Ministre des Affaires étrangères, se prend de passion pour les paysages de l’artiste et acquiert une vingtaine de ses peintures. Mais cette amitié avec la Thaïlande cache aussi une action politique majeure de rapprochement entre la Chine et le pays de la princesse amatrice d’art. Jiannan Huang, agissant en véritable émissaire chinois, offre au gouvernement de nombreuses oeuvres, ainsi que des sommes dédiées à différentes associations, dont une partie destinée à l’apprentissage du chinois à la Fondation royale Thaïlandaise pour l’éducation des enfants. 

Jiannan Huang un peintre chinois en France : 2009-2020

Peintre promoteur de la culture chinoise, et attiré à titre personnel par la culture picturale occidentale, Jiannan Huang séjourne à Paris entre 2009 et 2020. L’artiste y travaille et y expose ses paysages, aux couleurs fortement contrastées, et intercalées de noir, des paysages au répertoire de plus en plus onirique et cosmique, où l’on voit des planètes, parfois proche de l’abstraction lorsque l’artiste semble « zoomer » sur des phénomènes naturels (sillons, coulées). Son oeuvre est repérée et saluée par deux des plus grands critiques français contemporains, Gérard Xuriguera et Rémy Aron, président de l’association des artistes français. Les deux, Xuriguera et Aron, écrivent même des articles dithyrambiques au sujet de Jiannan Huang.

Diverses distinctions récompensent Jiannan Huang lors des expositions du Carrousel du Louvre, notamment en 2011 et en 2014. Cette année-là, Jiannan Huang voit son travail exposé au Grand Palais. Et en 2015, c’est à Gentilly, au centre culturel, qu’une exposition personnelle consacre le travail parisien de Jiannan Huang, désormais artiste à la réputation mondiale, qui compte parmi le top 10 des artistes chinois dans le classement Hurun Art. Aujourd’hui, Jiannan Huang cultive son lien avec la France : il est membre du comité national des artistes français, et président d’honneur de l’association française des arts et cultures orientales.

Jiannan Huang, défenseur de la culture chinoise dans les pays asiatiques

Jiannan Huang sert d’ambassadeur à la culture chinoise en 2011, dans le cadre d’un échange avec Taïwan, symbolisé par une visite académique de Jiannan Huang, au cours de laquelle il se rend à l’Université Hsinchu Xuan Zang et à l’université Taichung. Les dirigeants des deux écoles le mettent en relation avec des figures politiques taïwanaises. Jiannan Huang poursuit son voyage diplomatique en se rendant au Taiwan Development Research Institute, qui conserve désormais l’une de ses oeuvres. Ainsi, depuis les années 2000, Jiannan Huang figure en haut des listes des personnages de la culture chinoise les plus influents. À ce titre, il est choisi en 2022 pour conseiller le comité organisateur au sujet des manifestations culturelles lors des Jeux Olympiques de Pékin.

C’est dire la confiance que le gouvernement chinois met en son artiste phare. Aujourd’hui, Jiannan Huang est le vice-président de l’Asian Cultural Artists United Center et de l’Institut de recherche de calligraphie et peinture chinoise. Il est également professeur à la Shenzhen Graduate School of Tsinghua University, un poste qu’il cumule avec celui de directeur de l’association pour la promotion de la culture traditionnelle chinoise, et celui de membre du comité central créatif de l’association des artistes chinois. Il est également conseiller culturel de la World Low Carbon City Alliance.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jiannan Huang

Le record d’enchères pour une oeuvre de Jiannan Huang a été atteint en 2022, pour le paysage de 2020 sobrement intitulé « paysage », adjugé à Pékin pour près de 6 millions 700 000 euros hors frais. De nombreux paysages à l’huile sur toile de Jiannan Huang ont été vendus ces dernières années à plus d’un million d’euros, surtout des huiles sur toile. Ses encres sur papier connaissent aussi de jolis succès publics, certaines ayant dépassé les 600 000 euros d’adjudication. On lui connaît peu d’estampes. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Jiannan Huang et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Jiannan Huang, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Jiannan Huang

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Estimation gratuite Huang Zhou

Huang Zhou

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Estimation et cote de l'artiste Huang Zhou

Découvrez le parcours, la côte du calligraphe et dessinateur moderne chinois Huang Zhou. Besoin d’une expertise concernant Huang Zhou ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Huang Zhou, un dessinateur né

Huang Zhou, né Liang Cantang, est né à Lixian, dans la province chinoise du Hebei, en 1925. Dès son plus jeune âge, Huang Zhou démontre des talents pour le dessin, si bien qu’il commence régulièrement à suivre des leçons de calligraphie et de dessin. En 1939, à la mort précoce de son père, le jeune garçon de quatorze ans à peine se met à donner des cours de dessin dans une école à Baoji pour faire vivre sa famille. Mais Huang Zhou ne peut se satisfaire de si peu ; il quitte son travail pour rejoindre X’ian, dans le Nord-Ouest de la Chine, où il s’attache à l’artiste Zhao Wangyun, qui devient son mentor.

Huang Zhou perfectionne son art du dessin et de l’aquarelle sous la férule de Zhao Wangyun, peintre moderne réputé et fondateur de la Chang’ang school of ink, une école d’art à l’encre de Chine tournée vers les sujets du quotidien et le paysage dans un souci réaliste de description du monde. Huang Zhou accompagne son mentor dans le nord-ouest de la Chine, où il découvre de nouveaux paysages qui enrichissent son imaginaire, en particulier bétail, ânes, chevaux. Mais le jeune homme est aussi attiré par les révolutions idéologiques de son temps. 

En 1949, Huang Zhou rejoint les rangs de l’armée de Libération. En raison de son talent, Huang Zhou est promu directeur de l’équipe artistique de la région militaire du Nord-Ouest chinois. C’est dans ce contexte que Huang Zhou, posté près de la région du Xinjiang, une province voisine du Tajikistan, et depuis devenue autonome, découvre la culture de la minorité Tajik, une culture orientale bercée de tradition iranienne. L’art des Tajiks, leur mode vestimentaire et leur singularité culturelle fascine Huang Zhou, et influence énormément son travail, lui offrant une voie nouvelle à explorer dan le réalisme des scène quotidiennes.

Huang Zhou, un talent célébré puis réprimé par le régime

Le succès de Huang Zhou ne fait que croître. En 1955, Huang Zhou part pour la capitale, Beijing (Pékin), où il se dédie uniquement à l’art. En 1957, l’artiste se voit offrir une première exposition personnelle à l’Académie des Arts ; c’est une véritable consécration. En outre, cette-même année, Huang Zhou reçoit une médaille d’or au Festival Mondial de la Jeunesse pour l’une de ses oeuvres. Le peintre continue son travail autour du paysage et des descriptions de la vie quotidienne, et travaille désormais à plein temps comme artiste. Cependant, l’orage menace ; pendant la Révolution Culturelle de Mao-Zedong, initiée en 1966 et qui perdure jusqu’ en 1976, Huang Zhou subit la répression du régime, et se voit interdit de peindre. Il faut attendre la fin de la période maoïste pour que Huang Zhou, alors alité et paraplégique, se remette aux pinceaux.

Huang Zhou, renouveau d’un peintre de talent

Peu à peu, le peintre retrouve l’inspiration. En 1979, il expose ses oeuvres à Shenzen. À Suzhou (province du Jiangsu), où il voyage en 1980, Huang Zhou observe la campagne : les paysages, les animaux, tout inspire le regard poétique de l’artiste. Après la répression, de nouveau, le régime souhaite s’allier les talents de Huang Zhou, et en 1981, il fonde avec d’autres artistes de grand renom, comme Li Keran l’Institut de recherches pour la peinture traditionnelle chinoise, un établissement dont le premier directeur fut Li Keran, et dont Huang Zhou fut vice-président. Ainsi, Huang Zhou poursuit après la Révolution culturelle le parcours de peintre patriote initié durant ses années dans le Nord-Ouest auprès des militaires. Huang Zhou contribue également à fonder le musée d’art Yan Huang à Pékin (Beijing) dont il sélectionne les oeuvres de la collection permanente. La réputation de l’artiste dépasse désormais les frontières. En 1984, son travail est rassemblé dans une grande rétrospective à Tokyo, au Japon. En 1986, c’est à Singapour puis à Londres que son oeuvre est exposée, puis à Düsseldorf l’année suivante. Huang Zhou est décédé en 1997 à Pékin. En 1995, le Musée Cernuschi de la ville de Paris lui a dédié une exposition.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Huang Zhou

Le record d’enchères pour une oeuvre de Huang Zhou a été atteint en 2013, lorsque l’aquarelle « Gaiety in the grassland » datée de 1981 a été adjugée pour près de 13 millions et demi d’euros hors frais. On y voit des représentants du peuple Tajik dans une lande sur des chevaux. De nombreuses aquarelles et dessins à l’encre de Chine en couleurs de Huang Zhou sur le thème de la vie quotidienne mêlant coutumes des Tajik et vie en extérieur ont ces vingt dernières années été vendus aux enchères pour plus de deux millions d’euros. Ces enchères se déroulent souvent en Chine et montrent l’attrait des chinois pour l’un de leurs plus grands peintres modernes, ayant observé la tradition chinoise de l’encre sur papier et de la calligraphie pour les faire évoluer vers le réalisme des scènes folkloriques d’une partie méconnue de la Chine de l’Ouest.

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(Illus.) Huang Zhou

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Estimation gratuite Giorgio Morandi

Giorgio Morandi

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Estimation et cote de l'artiste Giorgio Morandi

Giorgio Morandi (1890-1964) est devenu l’une des figures les plus éminentes de la peinture du XXe siècle grâce à ses natures mortes empreintes de simplicité et de poésie, lointaines héritières de celles de Cézanne dans leur authenticité et dans leurs coloris. Morandi a influencé des générations d’artistes par sa maîtrise de la couleur, de la lumière et de la sobriété formelle.

Estimation gratuite Giorgio Morandi

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Giorgio Morandi, jeunesse et formation d’un peintre bolonais

Giorgio Morandi est né à Bologne en 1890. Le jeune homme grandit au sein d’une famille unie, avec son frère (décédé à l’âge d’onze ans) et surtout trois sœurs, dont il sera toujours proche. Morandi démontre très vite des talents évidents dans le dessin et l’art pictural, comme en témoigne une composition florale (« Fiori ») élaborée à l’âge de quinze ans. C’est dans sa ville natale qu’il étudie la peinture, à l’Académie des Beaux-Arts de Bologne, entre 1907 et 1913. 

Empreint de la culture artistique de l’Italie dans laquelle il évolue, les premières œuvres de Morandi reflètent l’influence du futurisme italien, et plus largement du cubisme et des avant-gardes de l’école de Paris qui se diffusent en Italie, notamment celles de Picasso, d’André Derain, de Paul Cézanne, et même d’Henri Rousseau, dit le Douanier Rousseau, que le jeune Giorgio Morandi découvre dans les pages de manuels et de revues artistiques. En parallèle, Giorgio Morandi se rend à Florence en 1910, où il est attentif aux travaux de Paolo Uccello, de Masaccio et des grands artistes italiens du début de la Renaissance, à l’instar de Giotto, dont un retable est également visible à la Pinacothèque de Bologne.

Giorgio Morandi : un style bien personnel entre futuriste et avant-gardes

Le jeune artiste commence à peindre et graver des paysages très cézanniens, avant de se tourner dans les années 1913-1914 vers le groupe des futuristes. Il assiste aux réunions de Filippo Marinetti, Umberto Boccioni, Luigi Russolo et les autres. En mars 1914, Morandi organise avec quatre autres artistes – Osvaldo Licini, Mario Bacchelli, Giacomo Vespignani et Severo Pozzati, influencés par le futurisme, une exposition à l’hôtel Baglioni de Bologne, qui fait grand bruit. Peu de temps après, deux oeuvres de Morandi sont exposées à Rome, à l’Exposition libre futuriste (galleria Sprovieri), et une autre est proposée à la Seconde Sécession romaine, une exposition où les artistes futuristes ne sont pas représentés. Ainsi, le jeune Morandi a déjà trouvé sa voie, et son indépendance vis-à-vis des mouvements ; s’il s’inspire des futuristes ou des avant-gardes (Cézanne, Matisse), il s’en démarque par un style unique, déjà reconnu par ses pairs.

Giorgio Morandi et le début de la renommée internationale

Avant la guerre, Giorgio Morandi devient professeur de dessin dans les écoles primaires et enseignera ainsi jusqu’en 1929. Enrôlé durant le conflit mondial, Morandi tient un mois en caserne avant d’être réformé pour maladie. Entre 1916 et 1917, il fait des rechutes, et ses oeuvres de la période sont presque toutes perdues à ce jour.

En 1919 suit une série d’oeuvres métaphysiques très originales. Cette-même année, un premier article est dédié à Giorgio Morandi par le critique Riccardo Bacchelli, dans « Il Tempo », quotidien romain, preuve de l’intérêt suscité par le jeune artiste. Morandi se lie dans ces années-là à Mario Broglio, initiateur de la revue « Valori Plastici » et à Giorgio de Chirico, anisi qu’à Carlo Carrà, avec lesquels il participera régulièrement aux expositions proposées par Mario Broglio, qui devient l’un de ses mécènes. Lors d’une exposition promue par Broglio, De Chirico écrit une phrase restée célèbre à propos de Giorgio Morandi : « Il participe ainsi au grand lyrisme créé par le renouveau profond de l’art européen : la métaphysique des objets les plus ordinaires. »

En 1926 puis 1929 Giorgio Morandi est présent à l’exposition « Novecento Italiano » (Milan), et cette année-là, la Galerie Bonaparte de Paris expose ses œuvres, tout comme c’est aussi le cas à Berne et dans d’autres villes d’Europe. Les années 1930 célèbrent l’internationalisation de la réputation de l’artiste, qui participe activement (et plusieurs fois) à la Biennale de Venise, est invité au Carnegie Hall de Pittsburgh, aux Etats-Unis, ou encore au Jeu de Paume (Paris, 1935), sans oublier l’Exposition Universelle de 1937, où ses oeuvres figurent dans le pavillon italien. L’épure des natures mortes silencieuses et modestes de Morandi, ainsi que les tonalités douces et presque monochromatiques de ses tableaux et de ses paysages ont conquis le monde de l’art dans sa globalité.

En 1939, entre autres, Morandi envoie une série d’oeuvres à San Francisco pour l’exposition « Golden Gate ». Jusqu’en 1956, Giorgio Morandi ne se déplace pas à l’étranger. Cette date de 1956 est aussi celle à laquelle Giorgio Morandi cessera d’enseigner à la chaire d’arts de la gravure et de l’estampe de l’université de Bologne, où il avait été nommé professeur en 1930, mettant ainsi fin à ses années d’enseignement dans le primaire pour un titre plus prestigieux.

Giorgio Morandi, vedette de l’art des années 60

La suprématie de Morandi sur les arts italiens et sa célébration dans la péninsule est telle, qu’elle commence à être critiquée dans les années 1940-50. Mais l’artiste de Bologne si discret est défendu par de grands historiens de l’art tels que Roberto Longhi et Cesare Brandi. Giorgio Morandi réside à Bologne, où il peint dans son atelier, un lieu qu’il ne quitte que pour aller s’installer l’été dans sa chère campagne de Grizzana. Pour autant, les décorations et les sollicitations ne cessent de poursuivre le tranquille Morandi, éteignant les polémiques autour de son travail.

En 1957, Giorgio Morandi obtient le premier prix de peinture à la Quatrième Biennale de Sao Paulo au Brésil. Cette-même année, la World House Gallery de New-York lui consacre une exposition, puis en 1960. En 1962, Morandi obtient le prix Rubens. Giorgio Morandi est décédé en 1964 à Bologne.

Aujourd’hui, ses oeuvres sont présentes dans les plus grandes collections publiques du monde, à commencer par le MoMa de New-York et le Centre Pompidou de Paris.

Cote de Giorgio Morandi sur le marché de l'art

Les tableaux de Giorgio Morandi, et notamment les natures mortes, sont ses oeuvres les plus prisées et dépassent souvent, pour des formats moyens ou petits, le million d’euros d’enchères. Le record a été atteint en 2018, pour une nature morte (toile marouflée sur massonite de format ovale (37,5 x 50 cm)) adjugée pour 3 millions 27 926 euros hors frais, à New-York. Les gravures de l’artiste connaissent une cote plus abordable. Ses plus belles natures mortes gravées se vendent autour de 40 000 à 70 000 euros. 

(Illus.) Giorgio Morandi

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Estimation gratuite Théodore Fantin Latour

Théodore Fantin Latour

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Estimation et cote de l'artiste Théodore Fantin-Latour

La cote du pastelliste Théodore Fantin-Latour et de ses portraits dessinés. Découvrez le parcours de Théodore Fantin-Latour, portraitiste et pastelliste de renom. Besoin d’une expertise concernant Théodore Fantin-Latour ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Théodore Fantin Latour

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Théodore Fantin-Latour, un jeune homme encouragé à devenir peintre

Jean-Théodore Fantin-Latour, dit Théodore Fantin-Latour, est né d’un père officier d’origine briançonnaise en 1805 à Metz. Une fois retraité, François Fantin-Latour, sensible aux arts et ayant lui-même reçu une formation à l’école gratuite de dessin (où il obtint en 1778 une médaille d’argent), s’installe à Grenoble avec ses deux enfants, Victor et Théodore Fantin-Latour, et les encourage à peindre. Théodore a un talent de dessinateur, et bientôt, il suit les cours de Benjamin Rolland, un élève de Jacques-Louis David, le grand peintre académique du temps. Benjamin Rolland est alors directeur de l’école gratuite de peinture et de dessin, mais également conservateur du musée de Grenoble (entre 1817 et 1853). En 1827, Théodore Fantin-Latour décide de partir à Paris avec son frère, Victor Fantin-Latour, pour y parfaire ses études d’art.

Théodore Fantin-Latour, un retour triomphant à Grenoble

Théodore Fantin-Latour retrouve de nombreux jeunes peintres de Grenoble à Paris ; avec eux, il visite les édifices remarquables et copie les oeuvres majeures du Musée du Louvre aux côtés des élèves d’Ingres. En 1831, Théodore Fantin-Latour rentre à Grenoble. Sa notoriété s’installe : très doué dans le portrait, il réalise notamment en 1832 celui de son ami Victor Sappey (aujourd’hui au Musée de Grenoble). Les églises, les couvents et autre établissements de Grenoble lui commandent des peintures. À partir de 1832, Théodore Fantin-Latour participe aux Salons organisés dans certaines salles du musée des beaux-arts de Grenoble par la Société des amis des arts. Les critiques sont dithyrambiques, surtout à partir de 1835, où on succès est tel qu’on le met en concurrence directe avec son maître (et directeur du musée) Benjamin Rolland. Dans Le Courrier de l’Isère du 12 mai 1835, au sujet des portraits de Théodore Fantin-Latour, on peut lire que « ses figures sont bien dessinées », et que « M. Fantin est certainement de tous les portraitistes celui de l’exposition qui mérie le plus d’éloges et d’encouragements ».

Théodore Fantin-Latour, un portraitiste en quête de succès à Paris

Connaissant un succès sans pareil à Grenoble, Théodore Fantin-Latour décide de s’installer à Paris, capitale des arts, pour y briller. Avec sa femme, Hélène de Naidenoff (fille adoptive d’une comtesse russe), Théodore Fantin-Latour s’établit à Paris, rue du Dragon, en 1841. Elle y restera jusqu’en 1858. Avec Hélène, Théodore a trois enfants en bas-âge, Henri, né en 1836, Marie, née en 1837, et Nathalie, née en 1838. Théodore Fantin-Latour expose au Salon de 1842 à 1844. On retrouve surtout des portraits, dans lesquels l’artiste est spécialisé, et des oeuvres religieuses. Théodore Fantin-Latour contribue à repopulariser le pastel. Après 1844, on ne trouve plus trace de la présence de Théodore au Salon, jusqu’en 1865, où il présente un portrait féminin, et en 1866, où c’est un Christ en croix qui est exposé. On sait qu’à partir de 1846, ayant remarqué les talents de son fils, Henri Fantin-Latour, Théodore commence à lui donner des leçon de dessin et de peinture.

Théodore Fantin-Latour, une fin de carrière en pointillés

La fin de carrière de Théodore Fantin-Latour nous est parvenue incomplète. Il n’a pas connu à Paris le succès escompté, et connaît des revers financiers. Le peintre cherche des solutions. Son nom apparaît en 1858 à Rouen, où il obtient une médaille de bronze à la 17e exposition municipale de la ville. Aurait-il tenté de percer dans cette région après le relatif échec parisien ? En 1861, toujours installé à Paris, il travaille pour l’évêque d’Evreux qui lui commande des copies des portraits des anciens évêques de la ville, lui demandant de retrouver les parents de ces derniers afin de réaliser leur portrait. Selon les notes de Mme Fantin-Latour (cabinet des estampes de la BNF), Henri Fantin-Latour, le fils prodige, tente en 1864 de trouver des débouchés en Angleterre pour vendre les oeuvres paternelles, sans grand succès. Théodore Fantin-Latour est mort en 1875.

Théodore Fantin-Latour célébré par son illustre fils, Henri Fantin-Latour

Son fils, Henri Fantin-Latour, grand spécialiste de la nature morte et des bouquets de fleurs, est devenu l’un des peintres les plus importants du XIXe siècle. Pour honorer la mémoire de son père et premier maître, Henri Fantin-Latour donnera (via le legs de son épouse Victoria) au Musée de Grenoble quatre peintures et dix-huit dessins de son père, Théodore Fantin-Latour, ainsi que de des oeuvres de son oncle, Victor-François, paysagiste, réunissant ainsi toute une dynastie de peintres dont il tient le nom dans le musée de Grenoble. Henri Fantin-Latour a représenté son père à plusieurs reprises, et notamment dans « M. Fantin père à son chevalet » (Musée de Grenoble), un dessin au fusain de 1892 rendant hommage à Théodore Fantin-Latour, père et peintre de son état.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Théodore Fantin-Latour

Théodore Fantin-Latour n’a pas connu les succès de son fils. Une paire de pastels sur papier représentant des bergers dans une ambiance galante, une copie d’après François Boucher, a été vendue en 2022 à Londres pour la somme de 20275 euros hors frais, constituant ainsi le record d’enchères pour une oeuvre du peintre. Pour une composition originale de Théodore Fantin-Latour, le record a été atteint en 1989 à Monaco pour un pastel, portrait de petite fille, vendu alors pour 18294 euros hors frais. Les portraits féminins du même genre, au pastel, représentant des jeunes femmes dans un format ovale, sont en général adjugés autour des 1 000 à 3 000 euros hors frais. Les peintures de Théodore Fantin-Latour sont plus rares que les pastels. Une marine (huile sur toile) a été adjugée en 2000 pour 7759 euros hors frais.

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(Illus.) Théodore Fantin-Latour

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Fang Lijun

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Estimation et cote de l'artiste Fang Lijun

La cote du peintre chinois du réalisme cynique et de ses tableaux Wanshi. Découvrez le parcours du peintre chinois contemporain du « Wanshi » Fang Lijun. Besoin d’une expertise concernant le peintre contemporain Fang Lijun ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Fang Lijun, émergence d’un artiste entre arts traditionnels et peinture moderne

Fang Lijun est né à Handan en 1963, en Chine (dans province de Hebei). Le jeune Fang Lijun, précoce dans son appréciation des arts, a tout d’abord étudié au Hebei Light Indusry Technical College, se perfectionnant dans l’art de la céramique, avant de partir pour l’Académie des Beaux-Arts de Pékin (Beijing), dont il sort diplômé en 1989. Après la fin de ses études à Pékin, durant lesquelles il privilégie la peinture à la céramique, Fang Lijun commence à exposer avec l’aide du critique d’art Li Xiatang, qui est aussi et avant tout un ami d’enfance pour Fang Lijun. 

Si l’artiste s’est décidé pour la peinture, il n’abandonne pas pour autant la céramique et continue à créer dans cette discipline, même s’il est moins connu pour cet art que pour sa peinture. De même, marqué par les techniques traditionnelles chinoises, qu’il révère, Fang Lijun se révèle aussi un très bon graveur, adepte de la gravure monumentale sur bois, dans un travail héritier de la tradition ancienne chinoise. N’oubliant pas ses racines, et les arts ancestraux qu’elles portent, le jeune peintre se tourne également vers la modernité dans sa peinture pour délivrer un message très actuel dans les années 1990.

Fang Lijun, un style emblématique du Wanshi (réalisme cynique) avec Yue Minjun et Liu Wei

Rapidement, Fang Lijun, tout comme Yue Minyun et Liu Wei, se fait le porte-parole de toute une génération de jeunes évoluant dans les années 1990 et se sentant perdue ou confuse dans la métamorphose rapide d’un pays s’ouvrant à la société de consommation et à la mondialisation, mais pas à la démocratie (comme en témoigne la répression armée de la place Tian’Anemn entre avril et juin 1989, et dont sont témoins ces artistes) ; Fang Lijun représente le plus souvent un personnage type, un chinois, chauve (communément appelé « bald head »), aux traits bouffis, et au teint jaune ou rose, seul ou multiple, dans un environnement coloré – et dont les coloris vifs tout comme les juxtapositions d’éléments incongrus témoignent de la violence – : ce personnage anonyme mal à l’aise qui baille, ou qui sourit, comme chez Yue Minjun, dans un univers saturé de couleurs, exprime le désarroi de la génération de Fang Lijun, son inconfort et sa difficulté à trouver sa place dans un environnement en perpétuelle évolution, glissant vers une superficialité dérangeante. C’est ce que Fang Lijun appelle avec ses acolytes Minjun et Wei « le réalisme cynique », le Wanshi, en chinois, une façon honnête de dépeindre un phénomène sociétal dans lequel l’artiste se sent pris, voire prisonnier.

Fang Lijun, une carrière en rapide expansion grâce aux bald heads et au réalisme cynique

Grâce à son ami le critique Li Xiantang, à qui on doit le vocable de « réalisme cynique », Fang Lijun expose ses oeuvres lors de la China Avant-garde Exhibition en 1989, où d’autres peintres et artistes désillusionnés issus de la Révolution culturelle proposent aussi leurs oeuvres. Grâce à ce premier pas, et par le soutien de certaines galeries chinoises, Fang Lijun commence à se faire un nom dans le panorama artistique chinois. La galerie Today à Pékin, la ShangArt gallery de Shanghai, ou encore la galerie Hanart TZ à Hong-Kong promeuvent activement le travail de Fang Lijun, un travail qui ne recherche pas l’esthétique mais l’expression d’un sentiment, d’une nausée individuelle et collective face à la Chine politique et culturelle de la fin du XXe siècle.

L’internationalisation de son succès se produit rapidement, en 1993, lorsque le New-York Times publie en couverture deux des oeuvres de Fang Lijun, communément appelées « The Howl » et « The Yawn ». C’est un tournant. En 1993, cette-même année, Fang Lijun va également contribuer au pavillon chinois de la Biennale de Venise, exposant ainsi son travail de réalisme cynique en Europe. Quelques années plus tard, en 1999, il sera de nouveau invité à participer à la Biennale de Venise. Désormais, Fang Lijun est incontournable partout. En 1996, la Japan Foundation Asia Center expose son travail à Tokyo. Des instituions, mais aussi des galeries soutiennent Fang Lijun. La Pace Gallery de New-York et Londres, par exemple, mais aussi la Galerie Krizinger de Vienne organisent des expositions auxquelles l’artiste prend part.

Ainsi, entre la fin des années 1990 et les années 2000, l’artiste a vu sa cote monter, et a été de plus en plus sollicité par le monde de l’art. Il développe des personnages dans l’esprit de ses bald heads des années 1990 et se diversifie. En 2017, une exposition à Genève, organisée par le Muée Ariana, met en avant la céramique de Fang Lijun, qu’il n’a pas abandonnée, tandis que, presque en même temps, le Beijing Minsheng Contemporary Art Museum lui offre une rétrospective sur plus de 30 ans de travail. Fang Lijun continue son oeuvre. Il vit à Tongxian, près de Pékin, et dans la province du Yunnan. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Fang Lijun

Le record d’enchères pour une oeuvre de Fang Lijun a été atteint en 2022 à Pékin, pour la toile Serie 2. NO.4 de 1992, adjugée hors frais pour la somme de 7 860 187 euros. On y voit des personnage chauves « bald heads » typiques du réalisme cynique de Fang Lijun, vus en pieds, marcher dans un environnement neutre, sur fond de ciel bleu nuageux. De nombreux tableaux faisant figurer les « bald heads » dépassent le million d’euros d’enchères, et un grand nombre se sont vendus ces vingt dernières années sur le marché des enchères pour une somme supérieure ou égale à 300 000 euros. 

Ses plus belles estampes ont été adjugées autour des 270 000 euros hors frais, le reste de ses bonnes gravures étant de manière générale estimée entre les 10 000 euros et les 40 000 euros ; tout dépend de leur tirage, de leur date de création, de leur rareté, de leur qualité. Les sujets les plus prisés sont ceux qui concernent les bald heads et le réalisme cynique de Fang Lijun. Ses rares portraits en céramique, eux, ont une cote bien plus basse et s’estiment autour des 3000 à 4500 euros hors frais. 

Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Fang Lijun et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre de Fang Lijun, et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Fang Lijun

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Fan Zeng

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Estimation et cote de l'artiste Fan Zeng

La cote du calligraphe et poète chinois et ses encres sur papier délicates. Découvrez le parcours du peintre et calligraphe chinois contemporain Fan Zeng. Besoin d’une expertise concernant le peintre contemporain Fan Zeng ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

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Fan Zeng, jeune peintre prodige d’une dynastie de lettrés calligraphes

Fan Zeng est né en 1938 à Nantong (dans la province de Jiangsu) en Chine dans une famille importante issue de la dynastie Song, dont de nombreux ancêtres sont des lettrés et des hommes politiques qui se sont illustrés au cours des treize générations familiales. L’arrière-grand-père de Fan Zeng, dénommé Fan Dangshi, mais plus connu sous le nom de Fan Bozi, était un grand poète, et le propre père de Fan Zeng est aussi un grand lettré, qui lui enseigne ainsi qu’à son frère la culture chinoise traditionnelle, basée sur trois axiomes, la calligraphie, la poésie et la peinture. 

Très jeune, Fan Zeng est réceptif à cette culture raffinée, et attiré par le dessin. Il entre avant l’âge de quatorze ans au comité des artistes de Nantong, tant son talent est précoce. Après un passage de deux ans à l’université de Nankai, où il étudie la calligraphie, la peinture et la poésie, Fan Zeng choisit d’entrer en 1957 à l’Institut central des beaux-arts de Pékin (Central Academy of Fine Arts of Bejing), où il s’initie à l’histoire de l’art chinois et aux techniques traditionnelles de la peinture et de l’aquarelle chinoises, aux côtés d’autres peintres destinés à la célébrité tels que  Wu Zuoren, Li Keran ou Li Kuchan.

Fan Zeng, la carrière internationale d’un peintre-calligraphe regardant vers le passé

Après l’obtention de son diplôme, Fan Zeng, jouissant déjà d’une belle renommée, fait encore mieux connaître son art de l’aquarelle, un travail méticuleux, dessiné par un observateur de la calligraphie et de la peinture à l’encre traditionnelle chinoises, mêlées à un savoir précis de la figuration contemporaine. L’oeuvre de Fan Zeng contribue en effet à faire l’éloge des anciens calligraphies lettrés, tels que le moine Bada Shan Ren (autrement dénommé Zhu Da) sur lequel Fan Zeng écrit une conférence. Passionné par ces grandes figures de l’art chinois telles que Zhu Da, à la fois mystiques et douées d’un talent indéniable pour l’encre de Chine et la calligraphie, Fan Zeng devient leur digne héritier, et se situe dans leur lignée en tant que poète, diplomate et artiste.

Son oeuvre de peintre-calligraphe devient célèbre en Chine et dans le monde asiatique, si bien que dans les années 80, il est déjà devenu incontournable. En 1980, Zhang Ting et Fan Zeng exposent à Hong-Kong. Deux ans plus tard, Fan Zeng reçoit un prix lors de l’Exposition de l’échange culturel sino-japonais. En 1984, à Okoyama, au Japon, Fan Zeng voit construite une galerie d’exposition permanente de ses oeuvres, la galerie Fan Zeng ; c’est dire la réputation déjà établie de l’artiste. Puis, dès 1987, c’est à Cologne en Allemagne qu’une exposition est dédiée à Fan Zeng, l’année où le calligraphe et peintre reçoit une médaille lors de l’échange culturel sino-japonais. Dès lors, les expositions se succèdent, comme celle en 1998 au Centre des Congrès et des expositions de Hong-Kong, ou celle du Musée de la cité interdite de Pékin (Beijing), en 2007. Des oeuvres de Fan Zeng sont aujourd’hui conservées dans la collection de ce musée, comme dans d’autres grandes institutions. 

Fan Zeng et la France, un lien particulier

En 1990, Fan Zeng vient pour la première fois à Paris. L’artiste s’attache à la capitale et à sa richesse culturelle, et désormais, quelques mois par an, Fan Zeng vient y séjourner, ayant acquis un atelier pour travailler lorsqu’il est en voyage en France. Fan Zeng y créée deux galeries successives, nommées « Sinitude » en rapport au concept de négritude, détournée à la faveur de la culture orientale. Sinitude est dédiée à l’exposition d’artistes calligraphes et peintres contemporains chinois. Concernant son travail personnel, les oeuvres de Fan Zeng ont été exposées entre mars et juin 2004 à la Bibliothèque Nationale de France durant l’exposition « La Chine, empire du trait », puis en 2009 dans une salle d’exposition de l’UNESCO à Paris. En 2012, Fan Zeng a été fait chevalier de la légion d’honneur française, dans le cadre d’un rapprochement diplomatique entre France et Chine. Cette-même année, « Splendeur d’encres : Fan Zeng », exposition du centre Culturel de Chine à Paris, met en avant les peintures et la calligraphie du maître contemporain chinois.

Fan Zeng peintre, calligraphe et enseignant

En 1986, Fan Zeng a participé par une donation à la création des beaux-arts orientaux de Nankai. En 2003, poursuivant son rôle dans l’enseignement des beaux-arts, Fan Zeng devient directeur de de recherche à l’Institut national de l’art de Beijing (Pékin). L’artiste est aussi professeur et directeur de thèses à la China Academy of Arts. Fan Zeng est présent dans d’autres universités, chinoises et internationales : l’artiste a été nommé professeur à l’université de Nankai, et professeur « honoris causa » à l’université d’Alberta, ainsi qu’à celle de Glasgow. En marge de son activité d’enseignant, Fan Zeng poursuit son travail de peintre et calligraphe. En 2015, à Rome, l’exposition « symphonie des civilisations » a pris place au Complesso Del Vittoriano, dans un temps de rapprochement diplomatique entre l’Italie et la Chine. Fan Zeng est fait commandeur de l’Ordre du Mérite italien à cette occasion. Aujourd’hui toujours actif, l’artiste continue sa réflexion philosophique et artistique autour de la culture traditionnelle chinoise. Il est l’un des peintres vivants chinois les plus cotés.

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Fan Zeng est méconnu en occident, mais le marché chinois célèbre son art si délicat. Le record d’enchères pour une oeuvre de Fan Zeng a été adjugée en 2011 à Pékin ; il s’agit d’une aquarelle de 1997 vendue pour plus de 6 millions 300 000 euros hors frais. De nombreuses aquarelles de l’artiste se sont vendues ces vingt dernières années entre 900 000 et plus d’un million d’euros. On lui connaît très peu d’estampes, en général d’une estimation très modeste en comparaison avec ses encres sur papier extrêmement valorisées.

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(Illus.) Fan Zeng

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