Estimation gratuite Elliott Erwitt

Eliott Erwitt

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Estimation et cote de l'artiste Eliott Erwitt

La cote d’Eliott Erwitt, le photographe américain de l’agence Magnum. Découvrez le parcours du photographe américain Eliott Erwitt. Besoin d’une expertise concernant Eliott Erwitt? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Elliott Erwitt

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Eliott Erwitt, les débuts d’un photographe autodidacte

Eliott Erwitt, né le 26 juillet 1928 à Paris, est un photographe américain renommé, célèbre pour son style à la fois humoristique et captivant. Sa famille a émigré aux États-Unis alors qu’Erwitt était enfant, et il grandit à New York. Il découvre sa passion pour la photographie à l’âge de 16 ans lorsqu’il reçoit son premier appareil photo, un Rolleiflex, en cadeau. Après avoir servi dans l’armée américaine pendant la guerre de Corée, Erwitt se concentre sur l’apprentissage de la photographie à Los Angeles, où il se forge tout seul technique solide. En effet, Eliott Erwitt n’a pas fréquenté d’école de photographie formelle. En réalité, il a acquis de manière autodidacte une technique photographique impressionnante, en travaillant sur le terrain, sans relâche.

Eliott Erwitt à l’Agence Magnum et le développement d’un style personnel en noir et blanc

Au début des années 1950, Erwitt rejoint la prestigieuse agence Magnum Photos, fondée par Robert Capa et Henri Cartier-Bresson. Les deux grands photographes sont des mentors pour le jeune Erwitt, surtout Capa. Cette étape marque le début de sa carrière professionnelle. Eliott Erwitt restera lié à l’agence Magnum pendant des décennies, en tant que photographe indépendant. Il travaillera notamment plusieurs fois pour des missions photographiques avec Marc Riboud, autre phare de l’agence Magnum. Eliott Erwitt a rapidement acquis une réputation non négligeable pour son approche unique de la photographie documentaire, combinant un sens aigu de l’observation avec une touche d’humour subtil. Ses images emblématiques en noir et blanc incluent « California Kiss » et « Dog Legs, » qui capturent des moments de la vie quotidienne de manière poétique et souriante. Eliott Erwitt a vu ses photographies publiées dans les plus grandes revues américaines de la période : le magazine Life, le New-Yorker, ou encore Look. Ses oeuvres emblématique (notamment ses photographies de chiens) sont encore aujourd’hui incontournable de l’art contemporain.

Eliott Erwitt, postérité d’un photographe emblématique

Son travail a été exposé dans des galeries et des musées du monde entier, notamment au Museum of Modern Art (MoMA) à New York, qui lui dédie une exposition dès 1968, sacrant le photographe de Magnum comme l’un des plus importants de son époque. L’ICP (International Center of Photography) de New-York exposera également son travail. Eliott Erwitt publie également de nombreux livres de photographie qui le font connaître auprès du public mondial, dont « Personal Exposures » publié en 1988 est indissociable du succès croissant du photographe, ou encore « Snaps. » À Paris, c’est à la galerie Agathe Gaillard que l’oeuvre d’Erwitt trouvera une place privilégiée, et le fera connaître du public européen, puis à la Maison Européenne de la Photo, tandis qu’à Berlin, la galerie Camera Work représente le travail de l’artiste.

Au cours de sa carrière, Eliott Erwitt a reçu de nombreuses distinctions, notamment des Lucie Awards, le Prix du Photographe de l’Année de l’International Center of Photography (ICP) en 2011, et en 2015 le Prix Hasseblad Foundation International Award in Photography, pour sa contribution unique à la photographie. Il a continué à travailler et à créer jusqu’à sa mort le 7 janvier 2023 à New York, laissant derrière lui un héritage photographique inestimable qui continue d’inspirer et de divertir les amateurs de photographie du monde entier.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Eliott Erwitt

Le travail d’Elliott Erwitt nous est familier, même si parfois nous ignorons le nom de l’auteur de telle ou telle photo devenue emblématique. La plus célèbre, California Kiss, de 1955, a été adjugée en 2016 à Londres pour près de 20 000 euros. Il s’agit d’un tirage argentique signé. Les photographies d’Erwitt sur le marché sont de différentes nature ; on compte une majorité de tirages argentiques, mais il existe également des tirages au gélatino-bromure d’argent, des tirages platine, au jet d’encre, et même des chromogéniques (par exemple, le « Smoking Fish » vendu pour plus de 10 000 euros hors frais en 2016 à Londres. Certains tirages sont tarfis, et le prix peut donc varier d’un tirage à l’autre.

L’exemple du California Kiss est emblématique, et nous pouvons comparer deux cas d’adjudication de cette oeuvre pour en juger : en 2016, un tirage argentique signé vendu pour près de 20 000 euros hors frais à Londres ; en 2021, à Berlin, un tirage argentique oversized, signé en bas à droite et imprimé plus tard, adjugé pour 9 000 euros hors frais. Les plus belles photographies d’Eliot Erwitt connaissent des enchères globalement situées entre 4 000 et 18 000 euros hors frais.

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(Illus.) Elliott Erwitt

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Christopher Wool

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Estimation et cote de l'artiste Christopher Wool

La cote du peintre américain contemporain Christopher Wool et de ses peintures graphiques. Découvrez le parcours du peintre post-conceptuel Christopher Wool. Besoin d’une expertise concernant Christopher Wool ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Christopher Wool

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Christopher Wool, naissance et formation d’un artiste post-conceptuel

Christopher Wool est né à Boston en 1955 dans une famille aisée (son père est psychiatre et sa mère biologiste). Le jeune Wool grandit à Chicago. Intéressé dès son plus jeune âge par l’expression artistique, Christopher Wool s’installe plus tard à New York, où il s’inscrit, en 1973, à la Studio School, avec Henry Kramer et Jack Tworkov, deux des expressionnistes abstraits. 

Mais le jeune Wool n’en fait qu’à sa tête et abandonne rapidement ses classes. Wool se met à travailler au rouleau pour appliquer la peinture selon un processus inédit qu’il développe. Le jeune homme décide en parallèle de se consacrer au milieu underground qui le fascine, notamment les secteurs du cinéma et de la musique. Pendant quatre ans, il sera assistant studio. C’est là que Christopher Wool découvre le monde du tag et des graffiti, qui va conditionner son travail. Il expérimente le graphisme mural et s’en inspire pour créer des toiles, qui laissent présager de ce que seront ses fameuses peintures graphiques en noir et blanc, où la calligraphie épaisse laisse apparaître sur le fond blanc des mots où les lettres absentes ou coordonnées renouvellent le sens de l’écriture.

Christopher Wool, révélation des années 1980

Ce processus créatif de l’écriture, dans lequel il emploie le pochoir pour tracer ses lettres noires, Christopher Wool le met à profit dans son travail à partir des années 1980. Il créée des peintures où les phrases se succèdent, sans voyelle parfois, aux sens provocateurs qui allient cynisme, pragmatisme et absurde. Christopher Wool tire des expressions et des phrases du monde industriel (cinéma, musique) et les sort de leur contexte, dans une démarche à la fois radicale et poétique. En 1983, le musée de Jersey City offre à Wool une place parmi les dessinateurs présentés lors d’une exposition sur le dessin. Ce premier pas marque une ascension fulgurante. En 1986, il collabore avec la Cable Gallery de New-York, puis d’autres, comme la Robbin Lockett Gallery de Chicago, la ville où il a grandi. 

Nombreuses sont les galeries américaines et européennes qui commencent à s’intéresser à son travail, et à produire des expositions dédiées à Christopher Wool en solo. Avec Robert Gober, Christopher Wool organise aussi en 1988 une exposition collaborative à la galerie 303 à New-York, intitulée « A project ». Parmi les oeuvres de l’exposition, la toile « Apocalypse Now », reprenant le titre du fameux film de Francis Ford Coppola, signant un franc succès pour l’artiste. En 1989, c’est le Museum of Modern Arts de San Francisco qui l’invite, suivi par le Whitney Museum of Modern Art et le Stedelijk Museum d’Amsterdam, pour ne citer que les institutions les plus connues qui convient l’artiste à participer à des expositions. En moins de dix ans, Christopher Wool est devenu incontournable sur la scène artistique américaine et plus largement occidentale.

Christopher Wool, la sérigraphie et l’abstrait

Dès lors, le succès de Christopher Wool connaît une courbe exponentielle. L’artiste découvre la sérigraphie, prisée du Pop Art, et Wool, qui lui aussi dénonce la société de consommation dans laquelle il évolue, s’empare du procédé, créant par l’usage de couches successives des oeuvres nouvelles, et diffusant ainsi son travail. L’Allemagne lui ouvre ses portes, et l’artiste expose notamment à la Galerie Max Hetzler en 1993, à Cologne, et à la Galerie Gisela Capitain, qui le suit depuis ses débuts. 

En Suisse, Wool est accueilli dans des galeries et des musées de Berne ou encore de Bâle, confirmant son importance au niveau européen. La France, à la traîne, finira par lui consacrer une exposition en 2012, sobrement intitulée « Christopher Wool », au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. Christopher Wool poursuit sa quête artistique en s’intéressant à la tapisserie. Il récupère des motifs industriels, les transfère grâce à la sérigraphie sur des toiles pour en faire des peintures. Les taches trouvent également leur place dans son oeuvre, car la gestuelle instinctive, issue de l’expressionnisme abstrait dont il est l’un des héritiers, anime son travail. 

Christopher Wool, vers la création-destruction

Depuis les années 2000, le travail de Christopher Wool a considérablement évolué, toujours en lien avec l’idée de gestuelle expressive et d’art mécanique, deux axiomes majeurs tirés de l’expressionnisme abstrait et du Pop Art. L’artiste ne se contente plus d’une palette limitée (noir, blanc, sienne) et développe une oeuvre basée sur le principe d’effacement et de destruction. Il travaille de multiples techniques, qui ne se voient pas dans le rendu final – un procédé qui rappelle l’effacement de tout travail technique sur la toile par l’apposition des rouleaux de ses débuts. Christopher Wool dessine, photocopie ou photographie ses dessins, les agrandit, les travaille au rouleau, en un mot, il noie le processus créateur, le dissimule. Il réalise aussi une série de tableaux aux tonalités grises. L’univers de Christopher Wool s’est donc élargi avec le temps, et ne cesse de progresser vers de nouveaux horizons artistiques.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Christopher Wool

En 2015, un tableau graphique de Christopher Wool, « Untitled (Riot) » de 1990 a été adjugé hors frais pour 23 744 000 euros. De nombreuses oeuvres, tableaux graphiques et peintures abstraites, dépassent le million d’euro d’adjudication, dont des tableaux « gris » des années 2000. La sérigraphie est chère à Christopher Wool, nous le savons. Et les estimations le lui rendent bien ! Le record d’enchères a été atteint pour « Untitled (D387) », une sérigraphie de 2008 vendue en 2015 pour 605 800 euros hors frais. Ses triptyques intitulés « Woman » dépassent souvent les 200 000 euros d’estimation, et pour une pièce seule de la série Women, il faut compter au minimum dans les 80 000 euros (sous réserve de numérotation, dimensions, sujet rares). Ainsi, Christopher Wool est l’un des artistes contemporains les plus prisés de son temps.

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(Illus.) Christopher Wool

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Alex Katz

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Estimation, cote et valeur de l'artiste Alex Katz

La cote d’Alex Katz, l’artiste contemporain américain aux mille visages. Découvrez le parcours du peintre contemporain américain Alex Katz. Besoin d’une expertise concernant Alex Katz ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Alex Katz

Prix des œuvres d'Alex Katz

  • Peinture (huile sur toile) : entre 80 000 € et plus de 5 000 000 €

  • Grand format iconique ou portrait majeur : jusqu’à 8 000 000 €

  • Œuvre sur papier (dessin, étude) : entre 15 000 € et 250 000 €

  • Estampe, sérigraphie ou lithographie : entre 2 000 € et 60 000 €

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Alex Katz, une formation artistique dans la New-York de l’expressionnisme abstrait et du Pop Art

Alex Katz est un artiste américain contemporain, né le 24 juillet 1927 à Brooklyn, New York. Il est surtout connu pour son style distinctif de peinture figurative, caractérisé par des portraits et des paysages minimalistes aux contours nets et aux couleurs vives. Alex Katz a étudié à la Cooper Union à New York dans les années 1940, où il a été influencé par l’expressionnisme abstrait en vogue à l’époque, celui de Jackson Pollock ou Willem de Kooning, deux figures qui sont devenus pour Katz des amis. Cependant, Alex Katz a rapidement abandonné cette approche proche de l’abstraction pour développer son propre style épuré et précis, figuratif, concurrençant ainsi le mouvement du Pop art porté par la figure médiatique d’Andy Warhol et sa fameuse Factory où passent des artistes aussi variés que Jean-Michel Basquiat ou Robert Mapplethorpe. Le travail d’Alex Katz prend donc forme durant l’âge d’or de l’art américain, et plus précisément dans le berceau artistique de New-York, alors en pleine effusion.

Alex Katz, des premiers succès à la renommée internationale : les années 50-70’s

Les premiers succès de Katz sont survenus dans les années 1950 et 1960, lorsque ses œuvres ont été exposées dans des galeries influentes telles que la Tanager Gallery à New York. La première exposition de Katz fut celle de 1954 à la Tanager Gallery. Cependant, c’est au début des années 1960 qu’il a réellement émergé sur la scène artistique grâce à ses portraits audacieux de la jet-set new-yorkaise et de la scène artistique, dont son épouse Ada. Ses peintures dépeignent souvent des visages impassibles et des espaces vides, créant une tension captivante entre l’individualité et l’isolement. Contrairement à Roy Lichtenchtein qui détournera des scènes et des physionomies de comics, Alex Katz réalise des portraits dont la singularité transparaît malgré le côté stylisé et l’absence de repère spatio-temporel de la composition. En 1973, le Whitney Museum of American Art organise une rétrospective majeure de l’œuvre de Katz, ce qui contribue à asseoir sa réputation en tant qu’artiste éminent de la scène artistique américaine. Il faut attendre 1993 pour que la Saatchi Gallery de Londres lui dédie une exposition et permette au public européen dans son ensemble de prendre la mesure de l’importance du travail d’Alex Katz.

Alex Katz, l’essor d’un style unique mondialement reconnu

Au fil des décennies, Alex Katz a maintenu une carrière artistique prolifique, explorant divers médiums, y compris la gravure, la sculpture et la céramique. Ses paysages, en particulier, sont devenus emblématiques, évoquant une simplicité raffinée et une contemplation sereine. Désormais, tout l’Occident connaît ses visages féminins cadrés de près, sur des fonds monochromes. Parmi les distinctions majeures reçues par Katz, on compte le prestigieux Prix de Kyoto en 1987 et le National Medal of Arts en 2007, décerné par le gouvernement américain l’année-même où le musée d’art contemporain de Montréal lui dédie une fameuse rétrospective. Ses œuvres sont également exposées dans de nombreuses collections permanentes de musées de renommée mondiale, notamment le MoMA, le Whitney Museum et le Centre Pompidou, qui a organisé une exposition Alex Katz en 2011. Alex Katz continue de travailler à son art de manière active, et sa contribution à la scène artistique contemporaine reste inestimable, marquée par son esthétique distinctive et son exploration continue de la forme et de la couleur. La Serpentine GaIlery de Londres lui offre en 2016 un tremplin, en tant que membre du cercle très fermé des artistes vivants les plus influents au monde. Katz est artiste mais il a aussi enseigné à la Cooper Union dans les années 1960, institution où il avait lui-même fait ses classes, et où il a inspiré par ses conceptions de la peinture de nombreux jeunes talents. Aujourd’hui encore, Alex Katz continue sa production artistique.

La cote d'Alex Katz sur le marché de l'art

Les peintures d’Alex Katz sont très prisées sur le marché international. À Londres en 2019, un portrait peint, « Blue Umbrella I », de 1972, a été adjugée hors frais pour plus de trois millions d’euros, marquant le record actuel des enchères pour une oeuvre d’Alex Katz. Ne sont pas rares les toiles à dépasser le million d’euro d’enchères ou à le frôler. Ses portraits de femmes (l’oeuvre étant souvent intitulée du prénom de la femme représentée), ses doubles portraits et ses paysages stylisés connaissent un beau succès sur le marché, s’échelonnant entre les prix records déjà cités et les 100 000 euros. Les oeuvres les moins onéreuses sont souvent celles qui sont le moins stylisées, ou celles où se perçoivent encore les coups de pinceau. Certaines estampes (comme la série « Black dress » de 2015, vendue en 2016 pour 97 000 euros hors frais), connaissent un réel engouement sur le marché de l’estampe. Les plus belles gravures d’Alex Katz sont estimées entre 20 000 et 80 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre d’Alex Katz et recevoir son estimation. Faites estimer une oeuvre d’Alex Katz et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit, et totalement confidentiel. 

(Illus.) Alex Katz

Reconnaître la signature d'Alex Katz

Savoir reconnaître la signature d’Alex Katz est essentiel pour authentifier une œuvre de cet artiste majeur de la peinture figurative américaine contemporaine, connu pour ses portraits iconiques, ses paysages épurés et ses compositions monumentales. Alex Katz signe le plus souvent ses œuvres de manière sobre et discrète, généralement de son nom « Alex Katz », apposé à la peinture ou au crayon. Sur les peintures, la signature est fréquemment placée au verso de la toile, parfois accompagnée de la date, pratique courante chez l’artiste afin de préserver la pureté visuelle de la composition, comme on l’observe dans des œuvres emblématiques telles que ses portraits d’Ada ou ses paysages des années 1980 à aujourd’hui. Les dessins et œuvres sur papier peuvent être signés au recto ou au verso, tandis que les estampes et sérigraphies présentent généralement une signature au crayon dans la marge, accompagnée de la numérotation de l’édition. La constance graphique de la signature, simple et lisible, constitue un repère fiable, mais doit toujours être analysée en lien avec la provenance et le support. Face à un marché international très actif, l’expertise d’une signature d’Alex Katz demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres d’Alex Katz, qu’il s’agisse d’une peinture, d’un dessin ou d’une estampe.

Signature Alex Katz
Expertise signature Alex Katz

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Estimation gratuite Roger Toulouse

Roger Toulouse

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Estimation et cote de l'artiste Roger Toulouse

Roger Toulouse (1918-1994) est un artiste moderne, en marge des réseaux officiels de son époque. Explorant le cubisme et le surréalisme, Roger Toulouse a finalement créé une peinture figurative aux accents expressionnistes, avant d’établir son langage abstrait propre, fait de losange et de triangle, qu’il perpétuera dans un travail tardif de sculpture. Découvrez l’histoire de Roger Toulouse et ses peintures modernes emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Roger Toulouse, une exploration précoce de l’art moderne

Né en 1918 à Orléans, Roger Toulouse montre rapidement un intérêt pour l’art et des prédispositions pour la peinture. À quinze ans, il réalise ses premiers tableaux inspirés par le cubisme et les formes géométriques et, plus précisément, par le peintre abstrait Kandinsky. Dans les années 1930, Roger Toulouse est admis à l’École des Beaux-Arts d’Orléans, et ouvre un atelier de peinture avec son frère Jean. Durant son cursus aux Beaux-Arts, Roger Toulouse remporte de nombreux prix. Roger Toulouse délaisse peu à peu ses inspirations abstraites, et explore le champ du surréalisme. En 1935, le décès soudain de son frère agira comme un élément déclencheur chez Roger Toulouse. 

Avec une conscience aiguë du temps qui file et qui échappe, l’artiste se plonge intensément dans sa peinture, produisant tous les jours. Deux ans plus tard, Roger Toulouse expose ses toiles chez un marchand à Orléans, et fait l’heureuse rencontre du poète Max Jacob, qui remarque son travail. Au coeur des cercles d’avant-garde parisiens, Max Jacob lui présente ses amis, poètes, artistes, marchands, tels que Cocteau, Picasso, Kanhweiler… La mécène Gertrude Stein lui achètera des tableaux, qu’elle fera circuler aux Etats-Unis. La reconnaissance de l’oeuvre de Roger Toulouse est en route.

Roger Toulouse, un peintre moderne loin des étiquettes

Progressivement, Roger Toulouse acquiert une reconnaissance de ses pairs, et les expositions se succèdent jusqu’à l’arrivée de la Seconde Guerre mondiale, qui freine sa trajectoire artistique. Au sortir de la guerre, il est exposé de plus bel en France comme à l’étranger, mais il préfère accepter un poste de professeur de dessin pour l’Ecole des instituteurs d’Orléans, plutôt que de se laisser aller aux mondanités qui s’offrent à lui. Durant la période de l’après-guerre, Roger Toulouse donne à son travail une nouvelle orientation stylistique. Face à l’horreur de la guerre passée, il propose une peinture aux thèmes classiques, tels que la nature morte ou le portrait, pour mieux expérimenter une palette chromatique vive, aux accents expressionnistes. 

Si les formes de ses motifs se font plus en courbes que dans ses tableaux cubistes passés, on en entrevoit tout de même les inspirations premières. Dans les années 1950, Roger Toulouse délaisse progressivement la couleur, et les aplats qui construisaient des motifs massifs, pour un trait plus affiné, des couleurs ternis et sourdes, des motifs naturalistes et mystérieux tels que des lézards ou des crapauds, et des figures féminines. Se référant à la déshumanisation et la désacralisation du monde, Roger Toulouse demeure éloigné des circuits de l’art, des écoles et des codes, pour tracer sa propre voie en adéquation à ses questionnements existentiels.

Roger Toulouse, un langage pictural singulier

Eloigné des circuits officiels, Roger Toulouse ne demeure pas moins amis avec les poètes et artistes, rencontrés au cours des années 1930. Lui-même amoureux des mots, Roger Toulouse rejoint le groupe des poètes de Rochefort, il réalise des dessins pour des revues littéraires, et illustre des recueils pour Max Jacob ou d’autres auteurs de son cercle. Vers la fin des années 1950, Roger Toulouse établit un langage pictural nouveau, qui ne le quittera plus. Revenant à une peinture abstraite, l’artiste introduit les formes du triangle et du losange dans son univers graphique. Roger Toulouse prolongera cet intérêt nouveau à travers un travail de sculpture en métal, qu’il perdure jusqu’à la fin de sa vie en 1994. Refusant les étiquettes et les mondanités, Roger Toulouse a mené une carrière indépendante, privilégiant sans cesse sa liberté artistique, au risque de l’oubli dans l’histoire de l’art moderne.  

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Roger Toulouse

Sur le marché de l’art, rares sont les oeuvres de Roger Toulouse. Pour les peintures, on retrouve des tableaux aux accents expressionnistes, représentant des natures mortes et des portraits, ainsi que des tableaux abstraits de sa dernière période. Pour l’un d’entre eux, les prix varient entre 500 et 3 000 euros. Au crayon, à l’encre, à la plume, au pastel gras ou parfois collages, les dessins de Roger Toulouse sont adjugés entre 150 et 500 euros, tandis que pour les lithographies et gravures, il faudra compter entre 20 et 150 euros. 

Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin et une estampe de Roger Toulouse et recevoir son estimation. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe de Roger Toulouse en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Le jeune homme au foulard rouge

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Estimation gratuite Sam Szafran

Sam Szafran

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Estimation et cote de l'artiste Sam Szafran

Sam Szafran (1934-2019) est un artiste français, ayant redéfini le visage du dessin et de la peinture contemporaines. S’attachant à trois motifs spécifiques, l’artiste réalise des oeuvres sur papier, parfois monumentales, à partir du pastel et de l’aquarelle.

Estimation gratuite Sam Szafran

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Les débuts du peintre Sam Szafran à Montparnasse

Les jeunes années de Sam Szafran sont rapidement marquées par l’horreur de la Seconde guerre mondiale. Né en 1934 à Paris de parents juifs polonais, le jeune garçon est caché pendant la guerre, puis brièvement enfermé au camp de Drancy, avant sa libération par les soldats étasuniens. Avec sa mère et sa soeur, Sam Szafran sera le seul survivant de sa famille au drame de la Shoah. Au sortir de la guerre, la famille Szafran réside quelques années en Australie, avant de revenir en France. Arrivé à Paris en 1951, Sam Szafran traine dans les bars du quartier de Montparnasse, où il rencontre de nombreux artistes et intellectuels, tels que Jean Tinguely, Nicolas de Staël ou Joan Micthell. 

Avide de savoir, Sam Szafran s’engage en autodidacte dans la voie artistique. Entre 1953 et 1958, Sam Szafran fréquente l’Académie de la Grande Chaumière et, en particulier, les cours de l’artiste, surréaliste puis abstrait, Henri Goetz. Il découvre les collages du poète et artiste dadaïste, Kurt Schwitters, les « matériologies et texturologies » de Jean Dubuffet ou encore les abstractions sensibles et organiques de Bernard Réquichot. Ses premières influences mènent ainsi Sam Szafran sur le chemin de la peinture abstraite et du collage, auquel il se consacre lors de ses premières années de création.

Sam Szafran, l’art du pastel et de l’aquarelle

Dans les années 1960, Sam Szafran commence à se faire une place sur la scène artistique. En 1964, l’artiste fait la rencontre décisive de Giacometti, qui fera office de maître, et entre à la Galerie Claude Bernard. Repéré par le collectionneur Jacques Kerchache, Sam Szafran accepte son invitation à exposer en solitaire pour la première fois. Une décennie plus tard, l’artiste comptera également sur l’amitié essentielle du photographe Henri Cartier-Bresson. Dans les années 1960, Sam Szafran va définir son style de manière plus personnelle. Recevant une boite de pastels en cadeau, l’artiste découvre les potentialités de ce matériau nouveau, qui devient, aux côtés de l’aquarelle, sa technique de prédilection. 

Il délaisse ainsi les médiums nobles l’art, soit la peinture et ses toiles, pour des matériaux souvent perçus comme mineurs, et déconsidérés, le papier et ces techniques nouvelles. Après une brève escale dans l’abstraction, Sam Szafran revient à la figuration, et définit progressivement trois thèmes, auxquels il se tient exclusivement. Dans les années 1960, l’artiste réalise des séries d’Ateliers, d’Imprimeries et d’Escaliers au pastel ; dans les années 1970, il créé des Ateliers, des Serres et des Escaliers à l’aquarelle ; puis dans les années 1980, l’artiste explore ces mêmes thèmes en mêlant ses deux techniques phares, le pastel et l’aquarelle, le sec et le mouillé, dans des oeuvres de grands formats.

Sam Szafran, un pavé dans la marre de l’histoire de l’art

A travers ses choix artistiques, Sam Szafran affirme son statut d’autodidacte et d’artiste libre, en dehors des codes et des écoles. D’ailleurs, il participera en 1972 au groupe Panique, défini comme anarchiste et antidogmatique par ses fondateurs, Roland Topor, Fernando Arrabal et Alejandro Jodorowsky. Au coeur de certains cercles artistiques de la période, Sam Szafran demeurera globalement en marge des manifestations parisiennes, calfeutré à Malakoff où il réside. Le milieu de l’art a su percevoir le talent de Sam Szafran, et lui accorder sa reconnaissance de son vivant. Ainsi dès la fin des années 1990, deux rétrospectives sont organisées, l’une à la Fondation Gianadda de Martigny, en Suisse, et l’autre au Musée de la vie romantique à Paris. 

Puis, dans les années 2010, deux autres prennent le relais, au Musée Marx Ernst de Brühl, en Allemagne, et à nouveau à Martigny. Enfin, aux lendemains de son décès en 2019, c’est le musée de l’Orangerie et ses 330 000 visiteurs, qui lui rendront hommage dans une nouvelle rétrospective en 2022.  Les matériaux et les formats, les sujets et les motifs, mais surtout le mouvement onirique qui habite le réalisme de ses créations, sont quelques-unes des caractéristiques singulières des oeuvres de Sam Szafran, qui déjouent les catégories classiques de l’histoire de l’art. Ainsi, aux côtés de quelques autres figures singulières du XXeme siècle, Sam Szafran invente, avec ses pastels et ses aquarelles, la peinture, ou plutôt le dessin contemporain.  

Cote de Sam Szafran sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, Sam Szafran a une cote honorable. Ce sont principalement ses oeuvres sur papier, pastels ou aquarelles, que les collectionneurs recherchent. Ainsi, parmi les dessins de Sam Szafran, si les études au fusain, crayon ou pastels sont acquises à des prix entre 700 et 2 500 euros, les oeuvres sur papier monumentales, au pastel ou à l’aquarelle, sont adjugées en moyenne entre 30 000 et 280 000 euros, avec plusieurs exceptions entre 400 000 et 700 000 euros.

Concernant les peintures de Sam Szafran, les prix varient entre 3 000 et 250 000 euros pour des toiles abstraites ou figuratives de ses débuts, et s’élèvent autour de 150 000 euros pour des tableaux représentant ses sujets de prédilection (ateliers, feuillages et escaliers). Enfin les estampes nombreuses de l’artiste – lithographie en couleur, eau-forte ou aquatinte) sont adjugées entre 350 et 4 000 euros, tandis que celles représentant les sujets phares de l’artiste s’élèvent à des sommes entre 7 000 et 20 000 euros. 

(Illus.) Intérieur II, L’atelier de la rue de Crussol, 1972, pastel sur calque contrecollé sur carton, Met Museum, New York

En lien avec Sam Szafran

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Theo Tobiasse

Théo Tobiasse

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Estimation et cote de l'artiste Théo Tobiasse

Théo Tobiasse (1927-2012) est un peintre, graveur, dessinateur et sculpteur français né à Jaffa, alors en Palestine mandataire. Son œuvre raconte une histoire profondément personnelle, nourrie par l’exil, la mémoire familiale, les récits bibliques et les villes qui ont marqué sa vie. Ses personnages, ses femmes, ses musiciens et ses trains se reconnaissent à leurs couleurs chaudes, à leurs contours libres et aux longues phrases que l’artiste inscrit parfois directement dans l’image.

Vous possédez un tableau, un dessin ou une estampe de Théo Tobiasse ? Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre œuvre de Théo Tobiasse, que votre projet concerne une vente, une succession, un partage ou une assurance.

Estimation gratuite Theo Tobiasse

Prix des œuvres de Théo Tobiasse

  • Peinture et technique mixte sur toile : entre 800 € et 20 000 €, avec plus de 50 000 €

  • Gouache, dessin ou technique mixte sur papier : entre 300 € et 8 000 €

  • Lithographie, gravure ou estampe : entre 50 € et 1 000 €

Pour obtenir une première estimation d’une œuvre de Théo Tobiasse, transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes de la face, du revers, de la signature, du cadre et des éventuelles étiquettes. Les dimensions exactes, la technique supposée et les informations relatives à l’origine de l’œuvre sont également précieuses. Une ancienne facture, un certificat, une photographie d’exposition ou une mention dans un catalogue peuvent modifier sensiblement l’évaluation.

Nos experts examinent d’abord le support et la technique. Tobiasse a travaillé à l’huile, à la gouache, à l’encre, au pastel, à l’acrylique et au collage. Il a également réalisé de nombreuses lithographies, gravures au carborundum, sculptures, céramiques et œuvres monumentales. La nature des matériaux doit donc rester cohérente avec la période supposée de création. Estimon’Objet est votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection. Nos experts et commissaires-priseurs vous apportent un avis argumenté et vous orientent vers la solution la mieux adaptée à votre projet.

La cote de Théo Tobiasse sur le marché de l’art

La cote de Théo Tobiasse repose sur un marché international qui distingue clairement les œuvres originales sur toile, les travaux sur papier et les éditions. Les compositions importantes, bien documentées et consacrées à ses thèmes les plus personnels peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les œuvres plus courantes restent accessibles à des niveaux nettement inférieurs.

La cote des peintures et techniques mixtes sur toile

Les peintures de Théo Tobiasse forment le segment le plus recherché de son marché. Les grands formats, les compositions datées et les œuvres consacrées à l’exil, aux figures bibliques, à la famille ou aux villes chères à l’artiste bénéficient généralement des estimations les plus élevées.

Parmi les résultats de référence :

  • L’Enfance de Jacob, date non précisée : cette huile et technique mixte sur toile a été vendue en septembre 2015 aux États-Unis pour 6 875 $, frais inclus.
  • Je rêve de fruits dans la vieille ville, date non précisée : cette huile sur toile de 45,7 × 55,9 cm a obtenu 6 875 $ en juin 2017 aux États-Unis.
  • L’Ange de San Marco (1972) : cette huile sur toile de petit format, dont l’authenticité avait été confirmée par Catherine Tobiasse, a été adjugée 3 300 € hors frais à Paris en novembre 2025.
  • Musique pour une grande maison de bois, date non précisée : cette huile sur toile de 38 × 46 cm a été vendue 3 900 € frais inclus en France en avril 2026.

Ces résultats montrent que les dimensions ne suffisent pas à déterminer le prix d’une peinture de Théo Tobiasse. La période, l’intensité du sujet, la provenance et la présence d’un avis de l’ayant droit jouent aussi un rôle essentiel.

La cote des gouaches, dessins et techniques mixtes sur papier

Tobiasse accorde une place importante au papier. Ses œuvres peuvent associer gouache, encre de Chine, pastel, acrylique et collage. Les compositions abouties, titrées et datées sont parfois considérées comme de véritables tableaux sur papier plutôt que comme de simples études.

Quelques résultats permettent de situer ce marché :

  • Isaac and Abraham, date non communiquée : cette gouache sur papier de 66 × 50,8 cm a été vendue à Montréal en avril 2021 pour 9 375 dollars canadiens, frais inclus.
  • Quand l’air de Saint-Paul-de-Vence devient amour (1978) : cette technique mixte sur papier, signée, datée et titrée, a atteint 3 280 € frais inclus à Paris en avril 2023.
  • La Basilique de la place Saint-Marc, date non précisée : cette composition à l’huile, à la gouache et à l’encre de Chine sur papier a été adjugée 2 000 francs suisses hors frais à Zurich en novembre 2016.

Le papier est sensible à la lumière, à l’humidité et aux manipulations. Des rousseurs, des pliures, une décoloration ou un collage ancien peuvent réduire la valeur d’une gouache de Théo Tobiasse.

La cote des lithographies et gravures

L’artiste a produit de nombreuses lithographies en couleurs, eaux-fortes et gravures au carborundum. Leur prix varie selon le tirage, le format, la technique, l’état, la présence d’une signature manuscrite et le caractère complet ou non d’un portfolio.

Résultats de référence :

  • Diaspora (1968) : une suite complète de dix-huit lithographies rehaussées à la main, toutes signées et numérotées, a été vendue aux États-Unis en septembre 2015 pour 3 750 $ frais inclus.
  • The Song of Songs of King Solomon (1975) : une suite de douze lithographies en couleurs sur papier Japon a obtenu 2 250 $ frais inclus aux États-Unis en novembre 2022.
  • Le Don de la Thora, de la suite Diaspora (1968) : cette lithographie en couleurs signée et numérotée a été vendue 875 $ frais inclus en mars 2022.
  • Histoire de Meo Hagola, la lumière de l’Exil, vers 1979 : cette lithographie signée et numérotée a atteint 512,50 $ frais inclus en mars 2024.

Une simple reproduction imprimée ne possède pas la même valeur qu’une estampe originale signée de Théo Tobiasse. Il faut notamment vérifier la technique d’impression, la justification du tirage et l’existence d’une signature au crayon.

Comment reconnaître une œuvre de Théo Tobiasse ?

Les œuvres de Tobiasse sont peuplées de personnages aux visages simplifiés, parfois vus de face, avec de grands yeux en amande, des profils marqués et des membres volontairement étirés. Femmes, mères, enfants, amoureux, musiciens et personnages bibliques partagent souvent la composition avec des oiseaux, des chandeliers, des fruits ou des instruments de musique.

Les tableaux de Théo Tobiasse se distinguent aussi par leurs couleurs. Les rouges sombres, les bruns, les ocres, les orangés et les bleus profonds reviennent régulièrement. L’artiste superpose les couches et peut mêler la peinture à des collages ou à des inscriptions. Cette surface parfois irrégulière est très différente de celle d’une reproduction industrielle.

Les titres sont souvent longs et poétiques. Ils peuvent apparaître directement dans l’œuvre, aux côtés de la signature et de la date. Les trains et les voyageurs renvoient à l’exil et à la mémoire familiale. Paris, Jérusalem, New York, Venise et Saint-Paul-de-Vence constituent également des sujets récurrents. À partir du milieu des années 1980, Tobiasse utilise davantage l’acrylique, les pastels gras et le collage, même si la technique ne permet jamais à elle seule de dater une œuvre avec certitude.

Reconnaître la signature de Théo Tobiasse

La signature de Théo Tobiasse prend le plus souvent la forme de son nom complet, écrit « Théo Tobiasse » ou « theo tobiasse » dans une écriture souple et rapide. Elle peut se trouver dans un angle, au centre de la composition ou près d’un titre inscrit par l’artiste. La date est parfois placée à proximité, mais elle peut aussi apparaître ailleurs dans l’image.

Sur les lithographies et les gravures, la signature est fréquemment apposée au crayon dans la marge inférieure, avec le numéro du tirage. Sur une peinture, elle peut être exécutée au pinceau et se confondre avec les mots qui parcourent la composition.

La prudence reste indispensable : une inscription ressemblante peut être copiée. L’attribution doit tenir compte de la technique, du support, de la provenance et de l’ensemble des caractéristiques de l’œuvre. L’ayant droit de l’artiste, Catherine Faust-Tobiasse, indique être la seule personne habilitée à délivrer les certificats d’authenticité concernant l’œuvre de son père.

Signature Theo Tobiasse

Tableau de Théo Tobiasse : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, expert en art moderne, commence par déterminer si la technique et le support correspondent à la production connue de Tobiasse. Il observe la surface de la peinture, les superpositions, les collages, les traits à l’encre et la façon dont les inscriptions s’intègrent à la composition.

Il étudie ensuite les personnages. Chez Tobiasse, un visage volontairement simplifié reste expressif : la position des yeux, la ligne du nez, les mains et le rapport entre les figures suivent une manière très personnelle. Une copie peut reprendre les couleurs et les symboles les plus connus sans retrouver la liberté du dessin original.

Le revers apporte également de précieux renseignements. Une ancienne étiquette, un numéro d’inventaire, une annotation ou une toile provenant d’un fournisseur connu peut aider à retracer l’histoire du tableau. L’expert rapproche enfin l’œuvre des résultats obtenus par des pièces comparables en matière de technique, de dimensions, de période et de sujet. Cette analyse permet d’établir une estimation de Théo Tobiasse cohérente avec le marché actuel.

Théo Tobiasse, un artiste marqué par l’exil et la mémoire

Théo Tobiasse, né Tobias Eidesas le 26 avril 1927 à Jaffa, est issu d’une famille juive originaire de Kaunas, en Lituanie. Après plusieurs déplacements, ses parents s’installent à Paris en 1931. L’Occupation bouleverse son adolescence : il porte l’étoile jaune, voit son inscription à l’École nationale supérieure des arts décoratifs refusée pour des raisons raciales et échappe avec sa famille à la rafle du Vélodrome d’Hiver. Ils doivent se cacher pendant deux ans dans leur appartement parisien.

À la Libération, il travaille comme graphiste publicitaire, notamment pour un grand imprimeur d’art. Il réalise aussi des cartons de tapisserie, des décors de théâtre et des vitrines. Devenu français en 1950, il quitte Paris pour Nice. Ses premières toiles sont exposées en 1960 et l’année 1961 marque un tournant : il reçoit le prix de la Jeune Peinture méditerranéenne et le prix Dorothy-Gould. Il abandonne alors la publicité pour se consacrer pleinement à son art. Une première exposition personnelle à New York suit en 1968.

Tobiasse installe son atelier principal à Saint-Paul-de-Vence en 1976, puis partage son temps entre la Côte d’Azur et New York à partir de 1984. Il multiplie les expositions, les livres illustrés, les vitraux, les sculptures et les commandes monumentales. Il réalise notamment le décor de la chapelle Saint-Sauveur du Cannet et les vitraux de la grande synagogue de Nice. Mort à Cagnes-sur-Mer le 3 novembre 2012, il laisse une œuvre abondante dont le fil conducteur reste la mémoire, l’exil et l’espoir.

Regardez attentivement les inscriptions présentes dans l’œuvre. Tobiasse écrivait souvent le titre au sein même de la composition, parfois sur plusieurs lignes. Photographiez chaque mot, même s’il semble difficile à lire : un titre complet peut permettre de retrouver une ancienne exposition, une publication ou une vente antérieure.

Ne nettoyez jamais la surface avant l’expertise. Les techniques mixtes de Tobiasse associent parfois des matériaux fragiles qui ne réagissent pas tous de la même façon. Un produit appliqué sur un collage, un pastel gras ou une peinture acrylique peut provoquer des dommages irréversibles.

Vous souhaitez connaître la cote d’un tableau de Théo Tobiasse, vérifier la nature d’une estampe ou obtenir un avis sur une œuvre héritée ? Adressez à Estimon’Objet des photographies de qualité, les dimensions et tous les documents dont vous disposez. Estimon’Objet est le partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection, avec un accompagnement adapté à chaque projet de vente, de succession, de partage ou d’assurance.

En lien avec Théo Tobiasse

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Nicolas Simbari

Nicolas Simbari

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Estimation et cote de l'artiste Nicolas Simbari

Nicolas Simbari (1927-2012) est un peintre figuratif contemporain, considéré comme l’artiste le plus important de son vivant. Tout au long de sa carrière, Nicolas Simbari a capturé des instants de vie, autant de souvenirs personnels que de témoignages de la société contemporaine. Découvrez l’histoire de Nicolas Simbari et ses peintures figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Nicolas Simbari

Prix des œuvres de Nicolas Simbari

  • Peinture (huile sur toile / panneau) – entre 500 € et 35 000 €

  • Aquarelle, dessin et œuvres sur papier – entre 100 € et 2 000 €

  • Estampe (lithographie), sérigraphie / multiples – entre 50 € et 1 000 €

  • Sculpture (bronze, éditions) – entre 1 500 € et 8 000 €

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Nicolas Simbari et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Nicolas Simbari en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Nicolas Simbari, naissance d’un peintre italien

Nicolas Simbari naît en 1927 dans la région de Calabre, dans le sud de l’Italie, connue pour ses paysages maritimes panoramiques et ses côtes rocheuses ornées d’habitats. A l’âge de trois ans, il déménage avec sa famille à Rome, en raison du travail d’architecte de son père au Vatican. S’il ne réside que quelques courtes années dans le sud, l’imaginaire de son enfance demeurera au cœur de sa peinture. A Rome, véritable musée à ciel ouvert, Nicolas Simbari se retrouve entouré de chef d’œuvres, qui l’initie à l’art de la plus belle des manières. Désireux de se consacrer à sa nouvelle passion, le jeune homme intègre l’Accademia di Belle Arti di Roma, et y étudie la peinture et l’architecture. De cette dernière discipline, Nicolas Simbari conserve une compréhension de l’espace, dont il usera pour réaliser des décors de spectacle. A seulement vingt-deux ans, Nicolas Simbari ouvre son premier studio à Rome. En 1953, le jeune artiste présente un premier spectacle à Rome, la comédie musicale Tarantella Napoletana, et reçoit le prix de la meilleure scénographie. Cinq ans plus tard, Nicolas Simbari expose pour la première fois ses œuvres dans une galerie londonienne, tandis qu’il reçoit une commande d’une peinture murale pour le pavillon italien de l’exposition universelle de Bruxelles.

Nicolas Simbari, couleurs et figuration

Très rapidement, Nicolas Simbari obtient du succès auprès de ses pairs et du public. Pourtant, au sein de la scène picturale des années 1950, sa peinture dénote. En effet, l’artiste réalise une peinture figurative aux couleurs vives, en décalage avec l’abstraction prédominante et les palettes ternes, qui surgissent en réaction à l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale. De son côté, Nicolas Simbari demeure fidèle à des sujets dits « classiques » de l’art tels que les paysages, les scènes de genre ou encore les natures mortes. Les tableaux de Simbari sont imprégnés des paysages de son enfance, la mer, mais aussi les couleurs vives d’une nature foisonnante, de ces fleurs éblouis par la lumière du soleil. La recherche colorée est ce qui fait la singularité de la peinture, et parfois des pastels, de Nicolas Simbari. L’artiste travaille en nuances colorées à partir de touches, qui basculent parfois vers une indistinction de l’arrière-plan au profit de formes géométriques, voire d’une fusion entre le fond et la forme. A partir de la couleur, Nicolas Simbrari tente d’attraper ses sensations d’un paysage perdu, donnant à ses tableaux des inclinaisons plus ou moins abstraites selon les périodes, sans jamais tomber dans l’abstraction.

Nicolas Simbari, capturer la société contemporaine

Nicolas Simbari maintient son attachement à une figuration libre et heureuse, qui naîtra en France légèrement plus tardivement. En effet, c’est au début des années 1960 que l’on peut acter officiellement une forme de retour au figuratif, en France avec la Nouvelle Figuration qui réintroduit la narration dans la peinture, et sur la scène anglo-étasunienne avec le Pop Art qui inscrit la société de consommation dans l’art. Esthétiquement plus proche d’un néo-expressionnisme, Nicolas Simbari donnera voix, quant à lui, aux modes de vies européens en plein bouleversement. Dans des cadrages photographiques, l’artiste fait défiler des scènes de vie, de vacances en bord de Méditerranée, témoignant du rapport au temps libre et aux loisirs. Nicolas Simbari rend compte également de l’évolution de la condition féminine, en attestent les vêtements et les attitudes des figures représentées. Voilà peut-être une des raisons qui explique la notoriété précoce d’un artiste qui a su parler directement à certaines tranches de la société. Considéré de son vivant comme l’un des artistes italiens les plus importants, Nicolas Simbari hérite d’une place d’honneur dans les collections de Christian Dior Collection à Paris, de la Banque de Tokyo ou encore de la Société Exxon. 

Cote des oeuvres de Nicolas Simbari sur le marché de l'art

Pour un tableau de Nicolas Simbari, la fourchette de prix s’étire de 1 000 à 20 000 euros, avec une moyenne de 4 500 euros. Pour les rares dessins présents, comptez environ 100-200 euros. Les estampes gagnent en cote très récemment : de la centaine d’euros habituelle pour un multiple de Simbari, on passe à des sommes de 700 à 2 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une estampe de Nicolas Simbari et recevoir son estimation. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe de Nicolas Simbari en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Nicolas Simbari, The tempest, huile sur toile 

Reconnaître la signature de Nicolas Simbari

Savoir reconnaître la signature de Nicolas Simbari est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre italo-américain emblématique de la figuration contemporaine, célèbre pour ses scènes de plage, ses nus féminins et ses compositions sensuelles baignées de lumière méditerranéenne. Sur ses toiles emblématiques — telles que ses séries de baigneuses, de scènes balnéaires et de figures allongées exposées à New York, Rome et Paris — Simbari signe généralement « Nicolas Simbari » ou plus simplement « Simbari », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture manuscrite ample et fluide, utilisant une teinte contrastée (souvent sombre) qui se détache des fonds clairs et lumineux. Sur ses dessins et œuvres sur papier, on retrouve également une signature au crayon ou à l’encre. Dans un marché très actif où circulent œuvres d’atelier, éditions et faux, faire vérifier la signature de Nicolas Simbari par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne et contemporain vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Nicolas Simbari, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une œuvre graphique.

Expertise signature Nicolas Simbari
Signature Nicolas Simbari

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Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Jean-Baptiste Pigalle

Jean-Baptiste Pigalle

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Baptiste Pigalle

Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785) est un sculpteur du siècle des Lumières. À la croisée du baroque et du néoclassique, et parfois de facture réaliste, l’artiste réalise principalement des portraits en buste de son bel entourage, ou des projets d’envergure en réponse à des commandes royales.  Découvrez l’histoire de Jean-Baptiste Pigalle et ses sculptures néo-classiques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean-Baptiste Pigalle

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Jean-Baptiste Pigalle, des débuts difficiles

Né en 1714 à Paris, Jean-Baptiste Pigalle grandit dans une famille d’artisans, qui le destine à la taille de pierre. Maîtrisant la technique dès son jeune âge, il entre dans l’atelier du sculpteur Robert Le Lorrain, également voisin de la famille Pigalle, puis d’un de ses élèves, Jean-Baptiste II Lemoyne. Malgré une formation précoce, Jean-Baptiste Pigalle échoue aux portes de l’Académie de France en 1735. Ce refus impulse son premier voyage à Rome où, grâce à la permission du duc d’Antin, il peut exercer au sein de l’Académie de France à Rome. 

Pigalle y rencontre le sculpteur Guillaume II Coustou qui l’aide financièrement, et lui permet de résider dans la cité romaine jusqu’en 1739. De retour en France, Jean-Baptiste Pigalle demeure un temps à Lyon, et répond à ses premières commandes pour des édifices religieux. Puis, dans sa seconde tentative d’intégrer l’Académie Royale, Pigalle réussit grâce au succès de sa sculpture Mercure attachant ses talonnières. Admis en 1741, il exécutera son Mercure en marbre pour sa réception en 1744.

Jean-Baptiste Pigalle, un succès fulgurant

Ce premier Mercure, au vif succès, accélère la carrière du jeune artiste. Dès 1742, Philibert d’Orry, directeur des bâtiments du Roi, commande à Pigalle un Mercure et une Vénus monumentaux, inspirés par sa proposition pour l’Académie. Présentés au salon de 1742, les marbres Vénus qui ordonne un message à Mercure et Mercure qui se dispose à faire le message qui lui est ordonné deviendront un cadeau diplomatique destiné au roi de Prusse Frédéric II. Rapidement, Jean-Baptiste Pigalle devient un artiste privilégié des cercles nobles et royaux. L’artiste tisse une amitié fidèle avec la mécène Madame de Pompadour. 

En 1751, il réalise son portrait en buste, tandis qu’il s’inspire des traits de son visage, en 1753, pour réaliser une allégorie de l’Amitié, destinée au parc du château de la marquise. Pigalle conquiert définitivement le coeur de la maîtresse du roi Louis XV. Dans la foulée, Jean-Baptiste Pigalle reçoit des commandes royales. Pour la place royale de Reims, il réalise une statue pédestre de Louis XV, la figure du Citoyen heureux et l’Allégorie du Doux Gouvernement, incarnations des valeurs des Lumières. En parallèle, il sera également chargé de la confection du mausolée du maréchal de Saxe, dans le temple de Saint-Thomas à Strasbourg, qui l’occupera environ vingt-ans.

Jean-Baptiste Pigalle, à la croisée de plusieurs esthétiques

De formation baroque, Jean-Baptiste Pigalle conserve cette emprunte au sein de ses premières sculptures. Si le mouvement, les lignes serpentines, la représentation d’un corps saillant, en témoignent dans son premier Mercure, l’expression de son visage, aux traits lisses et harmonieux, attestent d’une facture plutôt néo-classique. D’ailleurs, dans son tableau La leçon de dessin, le peintre Chardin représente un élève étudiant le Mercure de Pigalle, comme il le ferait d’un modèle antique. Dès les années 1750, Jean-Baptiste Pigalle conserve une influence antique, mais abandonne l’idéalisation des figures. En 1750, l’artiste propose L’enfant à la cage, un portrait d’enfant en bas-âge, qui s’approche d’une représentation davantage anatomique qu’esthétique. 

Cette démarche est également lisible dans des oeuvres allégoriques, telles que celles de L’Amitié, reprenant les traits de Madame de Pompadour. Le plus bel exemple de cette facture réaliste – avant l’heure – de Pigalle se dévoile dans la sculpture de Voltaire. Représenté nu telle une statuaire antique, le corps de l’écrivain est montré décharné et vulnérable, tandis que son visage, arpentant un sourire apaisé, est ciselé des rides de l’âge. Achevée en 1776, cette sculpture de Pigalle est demeurée longtemps incomprise.  

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jean-Baptiste Pigalle

Sculpteur au succès retentissant, Jean-Baptiste Pigalle a peu produit au regard de sa vie, mais lègue une oeuvre sculpturale éclectique, baroque, néoclassique ou réaliste – témoin des temporalités qui s’entremêlent en ce moment charnière de l’histoire. Sur le marché de l’art, on retrouve des sculptures de Pigalle de différents matériaux (terre cuite, métal, bronze, porcelaine, pierre, marbre) tantôt des représentations mythologiques, tantôt des portraits en buste de ses amis et de personnalités des cercles nobles et royaux. En moyenne, il faudra compter entre 2 000 et 7 000 euros pour une sculpture de Pigalle, tandis que  pour certains modèles, de grande dimension ou au thème célèbre de l’artiste, on approchera les 20 000 euros. C’est par exemple le cas avec L’Amour embrassant l’Amitié.

Vous souhaitez faire expertiser une sculpture de Jean-Pierre Pigalle et recevoir son estimation. Faites estimer une sculpture de Jean-Pierre Pigalle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Voltaire nu, 1776, marbre

En lien avec Jean-Baptiste Pigalle

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Estimation gratuite Árpád Szenes

Árpád Szenes

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Estimation et cote de l'artiste Árpád Szenes

Árpád Szenes (1897-1985) est un artiste hongrois, naturalisé français, qui participe de l’effervescente École de Paris. Marié à la peintre Maria Helena Vieira da Silva, Árpád Szenes réalisera de nombreux portraits de sa femme au travail, avant de se tourner vers des paysages non-figuratifs contemplatifs. Découvrez l’histoire d’Árpád Szenes, et ses peintures non-figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Árpád Szenes

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Árpád Szenes, de Budapest à Paris

Né en 1897 à Budapest, Árpád Szenes grandit dans un milieu d’artistes et d’intellectuels. Fasciné par l’art qui l’entoure, il apprend le piano et dessine des portraits de ses parents particulièrement réussis. Son père lui fait découvrir l’art classique, tandis que des cousins éloignés sculpteurs l’encouragent à s’engager dans l’art. Après la Première guerre mondiale, Árpád Szenes entre à l’Académie libre de Budapest. Il y suit les cours de l’artiste József Rippl-Rónai qui, ami de Matisse, Maillol, Marquet, Bonnard ou Vuillard, l’initie aux premières leçons de la peinture moderne. En parallèle, Árpád Szenes découvre les balbutiements du mouvement dada, et les prémisses des enseignements de l’école du Bauhaus.

Au cours de la révolution d’Octobre 1919, Árpád Szenes aperçoit également les langages cubistes, futuristes et constructivistes sur les affiches qui s’invitent dans les rues. Nourri d’un bagage artistique conséquent, Árpád Szenes présente des peintures abstraites lors de sa première exposition à Budapest en 1922. Dans la foulée, le jeune artiste entreprend un long voyage en Europe, accumulant les rencontres, les découvertes et les recherches. Il visite Vienne, Berlin, Munich, Florence et Rome, puis il arrive à Paris en 1925. Árpád Szenes réalise des caricatures dans les bars et les cafés, et trouve un emploi dans la presse, ce qui lui permet de rester dans la capitale française.

Árpád Szenes, les portraits de Maria Helena Vieira da Silva

En France, Árpád Szenes découvre la vitalité de ce que les historiens nomment l’École de Paris. Réunissant de nombreux artistes de toutes parties du globe, la capitale accueille la pointe des recherches en art moderne. À partir de 1928, Árpád Szenes fréquente l’Académie de la Grande Chaumière, au coeur de cette effervescence créative. Au sein de l’Académie, Árpád Szenes y fait la rencontre foudroyante de la peintre Maria Helena Vieira da Silva. Elle devient sa femme dès 1930 et le couple, fusionnel, partage leur vie et leur création. Árpád Szenes consacre à sa femme une série de portraits la représentant au travail, en train de peindre ses compositions abstraites, posant sur elle un regard juste et tendre. 

Le couple fréquente le milieu de Montparnasse, les réunions des « Amis du monde » et passe leurs étés au Portugal. Au cours de la Seconde guerre mondiale, Árpád Szenes et Maria Helena Vieira da Silva quitte la capitale française, confiant leur atelier à leur galeriste Jeanne Bucher, et s’installe au Brésil, à Rio. L’artiste réalise une nouvelle série de portraits de sa femme, structurés par des lignes triangulaires et des jeux de transparence, desquelles se dégagent la figure de la peintre portugaise. En parallèle, Árpád Szenes ouvrira également un atelier, où il enseignera auprès de deux-cents jeunes artistes.

Árpád Szenes, l’immensité des paysages contemplatifs

En 1947, le couple rentre à Paris. Árpád Szenes débute une nouvelle série de peintures, les Banquets, dans laquelle il conserve le travail angulaire, en germe dans les précédents portraits de sa femme. Ces tableaux, de formats paysage et monumentaux, évacue presque la figuration, bien que la composition fasse encore écho à une forme de narration. Artiste alors reconnu, Árpád Szenes enchaîne les expositions, personnelles et collectives, à France comme à l’internationale, tandis que certaines de ses oeuvres font l’objet d’acquisitions de l’État. En 1958, il réalise un nouveau voyage avec Maria Elena Vieira da Silva, au Portugal et dans le sud de l’Espagne.

Saisi par l’immensité de la mer, Árpád Szenes crée des peintures de paysages non-figuratives, aux dimensions contemplatives prononcées, tels des instants suspendus. À partir des années 1970, Árpád Szenes se voit consacré par des rétrospectives, saluant la beauté et la pertinence historique de sa peinture. On peut citer celle de 1974 au Musée d’art moderne de Paris, celle en hommage à l’artiste en 2000 à l’Hotel de ville de Paris, ou encore l’exposition collective « L’envolée lyrique, Paris 1945-1956) proposée au Musée du Luxembourg en 2006.

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Rares sont les oeuvres d’Árpád Szenes sur le marché de l’art. Pour ses tableaux, les prix oscillent en moyenne entre 3000 et 30 000 euros. Certaines exceptions, telles que des portraits de Maria Elena Vieira da Silva ou ces paysages contemplatifs, atteignent des sommes allant de 45 000 à 70 000 euros. Pour les dessins de l’artiste (aquarelle, tempera ou gouache), il faut compter entre 1 000 et 15 000 euros, tandis que, pour les estampes (lithographies, sérigraphies), les prix varieront entre 150 et 1 000 euros. 

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(Illus.) Arpad Szenes

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Charles Walch

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Estimation et cote de l'artiste Charles Walch

Charles Walch (1896-1948) est un peintre français, à l’origine d’une oeuvre figurative singulière. Dans ses natures mortes ou ses scènes de genre, il donne à voir des scènes colorées aux éléments narratifs, dénués de toutes proportions, proche de l’univers du conte ou de la fable. Découvrez l’histoire de Charles Walch, et ses peintures figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

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Charles Walch, l’heureuse découverte de la peinture

Né en 1896 en Alsace, Charles Wlach était, à priori, peu destiné à l’art. Fils d’un comptable, il vient au monde doté d’une malformation physique, son bras droit est atrophié et sa jambe droite plus courte que la gauche. Dès ses six ans, Charles Walch découvre avec la gouache et l’aquarelle une manière de s’évader voire, peut-être, de s’approprier son handicap. C’est donc au dessin et à la peinture que Charles Walch se dédie dès le début de ses études. Désireux d’apprendre un métier artisanal, il intègre la Société Industrielle de Mulhouse, qui lui fournit les bases du dessin et de la composition. 

En sortant, Charles Walch est embauché en tant que dessinateur sur étoffes, et réalise des motifs ornementaux tels que des fleurs, un sujet qu’il transposera ensuite à la peinture. En 1916, Charles Walch rencontre Paul Bonnet, un médecin et grand amateur d’art, qui l’encourage à s’engager dans la voie artistique. Avec son aide, l’artiste en devenir obtient une bourse et s’installe à Paris. Charles Walch passe par l’École des Beaux-Arts de Paris, avant d’être admis à l’École des arts décoratifs. Etudiant jusqu’en 1923, il expose, cette même année, au Salon des Indépendants d’Alsace, puis devient professeur de dessin.

Charles Walch, un art de la joie

Arrivé à Paris, Charles Walch rencontre l’art moderne. Il admire les éclatantes couleurs fauves de Matisse, l’art de l’espace et de l’ornementation de Bonnard, ou encore le sens de la composition de Cézanne. Pour sa part, Charles Walch manifeste son sens inné de la couleur, tandis qu’il explore encore une touche picturale, tantôt empâtée tantôt tachetée, et expérimente une idée narrative de la composition. Dans ses tableaux, Charles Walch s’incarne dans des genres picturaux que l’on pourrait qualifier de « classiques », bien qu’il leur confère une dimension originale. Ses natures mortes prennent pour objet des bouquets de fleurs, presque portraiturés, et ses scènes de genre illustrent des images de villages, souvent enneigés, remplis de passants, ou encore des scènes d’intérieur, aux multiples  personnages et détails ornementaux.

Abandonnant parfois la perspective, Charles Walch nous conte des mondes joyeux, peuplés de fleurs et de figures humaines de même dimensions, aussi protagonistes les unes que les autres. En 1927, Charles Walch s’installe dans son atelier. Malgré les faits, l’artiste connaît toujours des difficultés financières importantes, et ne parvient pas à se faire connaître. Ce manque de reconnaissance impacte directement son travail, qui devient plus austère. Les couleurs, qui font l’éclat de sa peinture, se fanent. L’artiste profite alors de ce temps pour travailler majoritairement sur la composition, la construction de l’espace, les formes, et réalise de nombreuses études.

Charles Walch, conter candidement le monde

En 1934, la roue tourne pour Charles Walch. Le critique Georges Besson le remarque et l’encense, les artistes Pierre Bonnard et Jean Bazaine lui apportent leurs soutiens, et les propositions d’expositions commencent à affleurer. Si le début de la guerre et de l’Occupation coupe quelque peu cet élan, le peintre n’abandonne pas cette joie retrouvée dans son oeuvre. Ainsi, dans les années 1940, le style de Charles Walch semble arriver à maturité. Les motifs sont formulés à partir de formes accolées, à la manière du cubisme analytique qui place, sur un même plan, les multiples faces d’un même objet. L’artiste vient les affiner, les approfondir ou les creuser avec des couleurs des plus vives, et les souligner de cernes noirs. 

Charles Walch introduit des figures animalières, telles que des oiseaux, des hiboux, des poules, qui occupe la majorité de la toile, à l’image de ses natures mortes. Au sortir de la guerre, le style de Charles Walch approche donc l’abstraction, qui peu à peu prédomine la scène de l’époque, mais toujours dans un versant joyeux, heureux, voire candide, dans un univers proche de la fable ou du conte. Mais, en 1948, Charles Walch décède brutalement d’une méningite, et lègue une oeuvre originale bien qu’inachevée.

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Sur le marché de l’art, les oeuvres de Charles Walch se font rares. Pour les peintures, les prix débutent autour de 1 000 euros pour les natures mortes, jusqu’aux 4 000 euros pour les scènes de genre, et peuvent s’envoler jusqu’aux 15 000 euros pour des grands formats ou des tableaux de son style à la lisière de l’abstraction. Concernant l’oeuvre sur papier de Charles Walch, il faudra compter à partir de 700 euros pour les aquarelles, et entre 1 000 et 3 000 euros pour les gouaches. Les rares lithographies ou eaux-fortes sont adjugées, elles, entre 20 et 170 euros.

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(Illus.) Bâtisseurs et architectes, 1942

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