Estimation gratuite François Girardon

François Girardon

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Estimation et cote de l'artiste François Girardon

François Girardon (1628-1715) est le sculpteur classique associé au règne de Louis XIV. Premier sculpteur du roi, collaborateur de Charles Le Brun, l’artiste est à l’origine notamment des ensembles sculpturaux monumentaux, haut-reliefs ou ronde-bosses, de marbre, qui parsèment le jardin du Château de Versailles. Découvrez l’histoire de François Girardon et ses sculptures classiques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite François Girardon

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François Girardon, aux origines du sculpteur

Né en 1628 à Troyes, François Girardon grandit dans une famille d’artisans. Contre l’avis de son père fondeur, il décide de s’engager dans la voie de l’art et de la sculpture. Le jeune artiste réalise sa formation artistique à Paris auprès du sculpteur baroque François Anguier. Girardon y apprend les bases de la sculpture, et ce style italien, réinterprété par son maitre de manière délicate, plus adaptée à l’esprit français. C’est la rencontre avec Pierre Séguier qui bouscule la trajectoire artistique de François Girardon. Effectivement, l’artiste fait la connaissance du magistrat qui le prend directement sous son aile. Connu également pour son rôle de mécène aux débuts de Charles Le Brun, Séguier envoie, de la même manière, Girardon à Rome pour parfaire sa formation. 

 

Rentré à Paris en 1652, François Girardon rejoint l’Académie royale de peinture et de sculpture, où il rencontrera l’artiste peintre Catherine Duchemin, première femme acceptée dans l’institution, sa future femme. Reçu académicien en 1657, le sculpteur y deviendra enseignant, puis ne cessera de gravir les échelons de l’institution : il est nommé adjoint au recteur en 1672, et recteur en 1674.

François Girardon, les grands ensembles sculpturaux

François Girardon est l’un des plus proches collaborateurs de Charles Le Brun, et ainsi l’un des protégés du roi Louis XIV. Élevé au statut de Premier Sculpteur du Roi, François Girardon sera employé par Nicolas Fouquet pour oeuvrer dans son château de Vaux-le-Vicompte. Aux côtés des artistes Charles Le Brun, André Le Nôtre et Louis Le Vau, Girardon réalise des cariatides pour orner les parois de l’édifice. Ce premier chantier ouvre des portes à François Girardon. Avec Charles le Brun, il participe aux décors de la galerie d’Apollon du Palais du Louvre. Girardon agrémente les décors picturaux et les dorures de hauts-reliefs en marbre époustouflants, représentant des figures mythologiques (Vierge, Lion), ou des ensembles plus complexes (Melpomène et Thalie). 

 

A la suite, François Girardon collabore également aux décors du Château de Versailles. C’est dans ce cadre qu’il réalise ses premiers ensembles sculpturaux en ronde-bosse. Au sein des jardins, l’artiste imprime sa signature dans des oeuvres aussi monumentales que La Fontaine de la Pyramide, Apollon servi par les nymphes ou L’enlèvement de Proserpine. Ces oeuvres témoignant des prouesses techniques, dans l’équilibre des formes, et d’une grande finesse, dans la représentation des détails, maîtrisées par l’artiste.  

François Girardon, sculpteur du règne du Roi Soleil

Oeuvres monumentales et majeures de François Girardon, les grands ensembles sculpturaux du Château de Versailles font de l’artiste l’une des figures phares du règne de Louis XIV, particulièrement assis sur les pouvoirs de la création artistique. François Girardon est d’ailleurs à l’origine de la statue équestre de Louis XIV, qui ornera la Place Vendôme avant d’être détruite au cours de la Révolution Française. Premier sculpteur du roi, François Girardon recevra également de nombreuses commandes notamment de monuments funéraires. On compte, parmi eux, celui du Cardinal Richelieu à La Sorbonne, d’Olivier et de Louis de Castellan à l’Eglise de Saint-Germain-des-Près ou encore de Marie de Landes au Musée de Troyes. Il érigera également le tombeau de son épouse, Catherine Duchemin, qu’il rejoindra en 1715.

 

Reconnu comme un fin esthète, François Girardon sera, dans sa jeunesse, chargée par le Roi de trouver des objets d’art, en France ou en Italie, capable d’embellir les collections royales. Dans la continuité, l’artiste collectionne toute sa vie durant de nombreuses oeuvres, et en particulier des sculptures, entreposées dans ses appartements au Louvre, devenus « galerie Girardon ». Amoureux de la sculpture dans toutes ses dimensions, François Girardon produira, à la fin de sa vie, de nombreux dessins que ses élèves exécuteront tandis qu’il restaurera également de nombreuses oeuvres telles que la Vénus d’Arles, attribué à Praxitelle. Il décède le premier septembre 1715, le même jour que son protecteur, Louis XIV.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de François Girardon

Sur le marché de l’art, on retrouve quelques sculptures de bronze de François Girardon. Les prix varient selon la taille et la forme de l’oeuvre, selon qu’il s’agisse d’un médaillon, d’un bas-relief, d’un buste ou d’une statue équestre, ainsi que de la représentation. Ils débutent entre 1 500 et 4 000 euros pour des petits bronzes entre 20 et 40 cm, et s’élèvent à partir des 50 cm autour de 8 000 euros voire 11 000 pour des représentations de Louis XIV. Certains bas reliefs du roi dépasseront les 20 000 euros, tandis que pour un buste, il faudra compter près de 40 000 euros. 

 

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(Illus.) Apollon servi par les nymphes

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Estimation gratuite Roger Bissiere

Roger Bissière

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Estimation et cote de l'artiste Roger Bissière

Roger Bissière (1886-1964) est un peintre, précurseur de la Nouvelle École de Paris. D’influence cubiste, il façonne des toiles monumentales et non-figuratives, qui inspireront les artistes de la nouvelle génération, à l’image de Jean Dubuffet. 

Découvrez l’histoire de Roger Bissière,, et ses peintures non-figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Roger Bissiere

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Roger Bissière, une place dans l’art

Né en 1886 à Villeréal, Roger Bissière débute la peinture tardivement, au cours de l’année 1903. Passionné, il se détourne des études de droit, auxquelles il était destiné, pour intégrer l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger en 1904, de Bordeaux entre 1905 et 1909, et brièvement celle de Paris, où il s’installe en 1910. Rapidement, Roger Bissière se fait une place au sein de la scène artistique parisienne, voire européenne. En 1910, il expose pour la première fois au Salon de la Société des artistes français, tandis que l’année suivante, il séjourne à Londres où il enseignera, puis à Rome, invité à la villa Médicis par son ami l’artiste Jean Dupas. Roger Bissière se lie d’amitié avec André Lothe, Georges Braque et Juan Gris, qui laisse deviner les affinités esthétiques. 


Mais Roger Bissière est d’abord reconnu pour son activité de critique. Entre 1912 et 1920, il écrit sur la peinture pour des revues telles que l’Opinion, le Voltaire, puis L’esprit nouveau créée par le Corbusier et Ozenfant. Puis, à partir de 1914, Roger Bissière participe au Salon d’Automne, du Salon des Indépendants ou encore du Salon des Tuileries. En 1921, la galerie Paul Rosenberg lui offre sa première exposition personnelle, tandis que la galerie Druet lui propose un contrat en 1923, en parallèle d’un emploi d’enseignant qu’il accepte à l’Académie Ranson.

Roger Bissière, l’inspiration cubiste

Au cours de sa première période picturale, Roger Bissière y présente une vingtaine de tableaux, alors d’influence cubiste. Dans ses toiles, il représente des genres picturaux classiques, tels que le portrait ou la nature morte, comprenant les éléments caractéristiques du cubisme, tels que les instruments de musique (Nature morte au violoncelle ; Femme à la clarinette), et à travers des formes schématiques, voire géométriques, ainsi qu’une palette restreinte et austère. 

Dans ses articles et ses fréquentations, Roger Bissière ne cachera pas ses affinités première avec cette école picturale. Puis, au fil de la décennie, il prend ses distances, et son style devient davantage décoratif. De fait, Roger Bissière réalisera des travaux monumentaux, tels que la décoration de pavillons pour l’exposition universelle de 1937, le rideau de scène pour le théâtre sanatorium de Saint-Hilaire de Touvet en 1939, puis des vitraux en 1958. Y compris dans sa peinture, Roger Bissière transpose ce virage vers le décoratif. Dans ses tableaux, il donne à voir une palette vive, et plus étendu, et une inspiration nouvelle des arts dits primitifs, tantôt dans l’insertion d’éléments géométriques que dans l’allusion à des masques, habillant ses figures humaines.  

Roger Bissière, l’avènement d’une peinture non-figurative

Dans les années 1930, Roger Bissière partage sa vie entre Paris et la maison familiale dans le Lot, avant de s’y installer définitivement, avec sa femme et son fils, à la veille de la Seconde guerre mondiale. En cette période, l’artiste cesse de peindre, et s’attelle tantôt à des activités agricoles tantôt à accueillir ses amis, sur des durées plus ou moins longues. Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, Roger Bissière se remet à peindre, renoue avec son cercle d’amis parisiens et interpelle, avec ses oeuvres nouvelles, l’oeil du galeriste René Drouin. 

 

Dans cette étape nouvelle de création, Roger Brissière réalise des paysages, de formats monumentaux, en imprimant sur la toile ses ressentis et ses sensations. Son style en est profondément renouvelé : des couleurs vives et contrastés, des lignes foncés pour y dessiner des formes, un abandon de la perspective. Face à ces tableaux, deux regards peuvent se croiser : l’un se pose sur une toile non-figurative composée de formes géométriques, tandis que le second entrevoit toujours une scène figurative. Roger Brissière prolonge ce travail encore davantage décoratif dans des tapisseries faites de vêtements usagers. 

 

Ce retour à la peinture vaut à Roger Bissière les louanges de ses paires. En 1954, l’artiste participe à la Biennale de Venise aux côtés d’artistes tels que Hans Hartung, Gérard Schneider, Nicolas de Staël, Vieira da Silva et Maurice Estève. Ensemble, ils représentent l’avènement d’une peinture non-figurative, caractéristique de la Nouvelle École de Paris, et de la scène d’après-guerre en France. Source d’inspiration pour la nouvelle génération, Roger Bissière remportera à la Biennale de Venise de 1964 une mention d’honneur en raison de « l’importance historique et artistique » de son travail. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Roger Bissière

Sur le marché de l’art, Roger Bissière jouit d’une jolie cote. Pour ses tableaux, les prix varient entre 1 000 et 25 000 euros pour une toile d’influence cubiste, et entre 2 000 et 50 000 euros pour des toiles non-figuratives de ses dernières périodes. Les fresques réalisées pour l’Académie Ranson ont même atteint des sommes autour des 100 000 euros. Pour les dessins de Roger Bissière au crayon, au fusain ou à la sanguine, les prix débutent autour de 300 euros tandis qu’il faudra compter entre 2 000 et 4 000 euros pour des aquarelles, gouaches ou des tempera non-figuratives. Enfin les estampes de Roger Bissière, lithographies, aquatinte ou eau-fortes, non-figuratives sont adjugées entre 100 et 1 000 euros. 

 

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(Illus.) La fête à Neuilly, 1956

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Estimation gratuite Antoine Coysevox

Antoine Coysevox

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Estimation et cote de l'artiste Antoine Coysevox

Antoine Coysevox (1640-1720) est un grand sculpteur du règne de Louis XIV. Spécialiste des portraits, alors très en vogue, il réalisera également de nombreux ensembles sculpturaux pour les grands chantiers en cours de l’époque. Dans ce moment de transition entre les styles classique et baroque, Antoine Coysevox accompagnera le baroque à la française. Découvrez l’histoire d’Antoine Coysevox et ses sculptures baroques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Antoine Coysevox

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Antoine Coysevox, les débuts élogieux

Né en 1640 à Lyon, Antoine Coysevox grandit dans une famille d’artisans. Son père, maître-menuisier, lui transmet le goût des métiers manuels. À dix-sept ans, il part pour Paris et s’engage dans la voie artistique. Antoine Coysevox réalise sa formation auprès du peintre et sculpteur Louis Lerambert, qui lui apprend les fondements de l’art sculptural, suivant les préceptes classiques alors en vigueur. C’est en tant que portraitiste qu’Antoine Coysevox se fait avant tout connaître. À ses débuts, mais également au cours de sa carrière, il réalise des portraits en buste, très appréciés et demandés par la société de l’époque, puis en pied. 

Contrairement à ses contemporains, Antoine Coysevox a la particularité le travail de la pierre, habituellement laissé à des praticiens spécialisés, conservant son goût pour l’exercice manuel. Les pratiques de l’artiste agaceront, de prime abord, les cercles de l’Académie oeuvrant à la séparation de l’art et de l’artisanat. Antoine Coysevox s’impose toutefois comme un sculpteur de talent. En 1667, l’évêque de Strasbourg lui confie la décoration du château de Saverne. Cette première commande d’envergure l’occupe durant quatre années, et sera une occasion de taille de démontrer l’étendu de son talent. De fait, elle lui ouvrira les portes de futurs chantiers. 

Antoine Coysevox, une brillante carrière

Dès son retour à Paris, en 1671, Antoine Coysevox est engagé pour la décoration du château de Versailles et de ses jardins, collaborant avec les plus grands artistes de son temps. Le jeune artiste propose de nombreuses copies de sculptures antiques, bien qu’il n’ait jamais eu l’occasion de voyager en Italie. Parmi elles, on retrouve le Vénus des Médicis, la Vénus accroupie, la Nymphe à la coquille ou encore Castor et Polux. Elles orneront principalement l’escalier des Ambassadeurs et la galerie des glaces. 

 

Ces années d’exercice au château de Versailles sont un tournant pour la carrière d’Antoine Coysevox, une opportunité de se faire une place parmi les artistes de la cour. Ainsi, en 1676, le sculpteur est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture, après présentation d’un buste de Charles Le Brun et d’un de Colbert. L’année suivante, Coysevox est promu enseignant, puis gravit les échelons de recteur, et de directeur de l’Académie au début des années 1700. Au cours de ses années d’enseignement, Antoine Coysevox aura ses neveux, Nicolas et Guillaume Coustou, en élèves. 


Désormais admis comme un grand sculpteur du règne de Louis XIV, Antoine Coysevox reçoit de plus en plus de commandes d’envergure. Parmi elles, il reçoit celle de la décoration du château de Marly, édifié par Louis XIV comme un lieu de repos lui permettant d’échapper à la cour, en 1705. Cette fois, Coysevox propose des ensembles sculpturaux de sa composition. On compte, par exemple, la série des Quatre fontaines, et un ensemble composé de Flore, Hamadryade et du Berger Flûteur.

Antoine Coysevox, entre classicisme et baroque

Antoine Coysevox travaille à un moment de l’histoire situé à la lisière de deux esthétiques. Le classicisme français, défendu au cours du XVIIe siècle, laisse sa place progressivement à un style baroque rapporté d’Italie et revisité. Si le sculpteur François Girardon est le grand représentant du classicisme sous le règne de Louis XIV, Antoine Coysevox deviendra la figure de la facette baroque du roi Soleil. 

 

Formé au classicisme, Antoine Coysevox exerce dans ce moment de transition stylistique, et accompagne les débuts du style baroque. On le pressent autant dans ses portraits en buste, que dans ses grands ensembles sculpturaux et représentations mythologiques. Dans ses sculptures mythologiques, Antoine Coysevox souligne l’expressivité de ses figures, et les enrobe d’un puissant mouvement, tandis que dans ses portraits, il délaisse également cette idéalisation classique des traits. Au contraire, Antoine Coysevox soigne les singularités de chaque visage, et leur expressivité, y compris dans le portrait en pied qu’il réalise du roi Louis XIV.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Antoine Coysevox

Sur le marché de l’art, on retrouve à la fois des sculptures aux thèmes mythologiques, et des portraits de personnalités, d’Antoine Coysevox. Parmi elles, on compte des faunes et des satires, Pluton et Proserpine, Vénus ou encore Colbert. Majoritairement en bronze, les prix s’élèvent en moyenne entre 500 et 2 000 euros pour une sculpture d’Antoine Coysevox. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture d’Antoine Coyseevox et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer une sculpture d’Antoine Coyseevox en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Buste de Charles Le Brun

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Estimation gratuite Alfred Reth

Alfred Réth

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Estimation et cote de l'artiste Alfred Réth

Alfred Réth (1884-1966) est un artiste hongrois, naturalisé français à l’entre-deux-guerre. Peintre cubiste puis abstrait, Alfred Réth sera membre du groupe Abstraction-Création, et une figure représentative de l’École de Paris. Découvrez l’histoire d’Alfred Réth, et ses peintures modernes emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Alfred Reth

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Alfred Réth, un artiste hongrois à Paris

Né en 1884 à Budapest, Alfred Réth naît dans une famille juive et aisée. Dès l’enfance, il rencontre les artistes Istvan Farkas et Laszlo Mednyabsky, qui lui apprennent les bases de la peinture. Malgré les réticences de son père, Alfred Réth poursuit des études d’art dans la cité hongroise, puis à Florence au cours d’un séjour en Italie, et peindra avec l’École de Nagybanya. Au cours de l’année 1905, Alfred Réth s’installe à Paris, alors capitale de l’art moderne. Il travaille à Montmartre, découvre l’art hindou et khmer au musée Guimet, et fait le rencontre de l’orientaliste Jean Buhot ainsi que du futur cubiste Maurice Esmein. Peu à peu, Alfred Réth se construit un bagage artistique, auquel s’ajoute la découverte saisissante de l’oeuvre de Cézanne, chez le marchand Ambroise Vollard puis au Selon d’Automne de 1907. 

Alfred Réth fait sa place au sein de la scène artistique et moderne française. Il participe de cette École de Paris première génération, qui fait écho à l’arrivée de nombreux artistes européens, voire internationaux, dans la capitale française. Saisis par la vitalité de la création moderne, les artistes, à l’image d’Alfred Réth, se saisiront de cette effervescence et participeront à en maintenir la vitalité. Mais les évènements historiques les rappelleront parfois à leur condition d’étranger. En 1914, Alfred Réth sera interné en tant que citoyen d’un pays ennemi, stoppant momentanément la carrière du peintre. 

Alfred Réth, un artiste cubiste de l’École de Paris

Dans les années 1905, le mouvement fauve est à son apogée à Paris. Or, dès 1907-1908, on repère déjà les traces d’un nouveau style qui le détrônera : le cubisme. Plutôt que le travail novateur de la couleur des fauves, c’est la construction de l’espace, l’analyse formelle des figures et du réel, et la schématisation et géométrisation des figures, qui occupent les artistes cubistes. Avec Picasso, Braque, Léger, Lhote, Delaunay ou Metzinger, Alfred Réth s’impose comme l’un des précurseurs et représentants du mouvement, qui s’imposera comme une véritable École de l’art moderne. Pour l’heure, Alfred Réth expose ses premières toiles et collages cubistes au Salon des Indépendants de 1911, puis au Mûvészahah de Budapest en 1913, rejoint également par Matisse, Kandinsky ou Klee. 

En comparaison à certains de ses confères, Alfred Réth conserve le travail de la couleur dans ses tableaux. Précisément, il l’utilise afin de découper l’espace de la toile en différentes profondeurs, plans et formes, pour recomposer son analyse de ce qu’il voit. Les portraits, les natures mortes, et surtout les espaces intérieurs, sont le terrain d’expérimentations picturales, qui poussent peu à peu  Alfred Réth sur le chemin de l’abstraction. 

Alfred Réth, un artiste abstrait

Au sortir de la guerre, les artistes cubistes se trouvent à la croisée des chemins. Si certains comme Picasso retourne à une figuration imprégnée de néoclassicisme, d’autres s’aventurent encore davantage dans l’exploration des formes. Au fil de ses tableaux, Alfred Réth réduit le motif à des formes géométriques au point de l’abandonner totalement, et de devenir abstrait. Dans les années 1930, Alfred Réth rejoint donc le groupe Abstraction-Création avec d’autres de ses compères, notamment Arp, Kupka ou Valmier. Créé en 1931, le groupe est établi afin de contrer l’influence du mouvement du Surréalisme, né sur les cendres de la Guerre, ou du moins d’en proposer une alternative. Au sein du groupe, Alfred Réth expose régulièrement des tableaux abstraits, au relief constitué de formes géométriques juxtaposées, et renforcé parfois par l’insertion de surfaces en bois. 

Au cours de la Seconde guerre Mondiale, Alfred Réth se cache à Chantilly. En l’absence de matériaux artistiques, l’artiste introduit du sable, du ciment, du charbon, de la craie… L’artiste joue sur leurs textures variées, pour continuer son exploration du relief et des formes, les opposant aux surfaces lisses de la peinture. Artiste abstrait reconnu à l’international, Alfred Réth reviendra partiellement à la figuration sur la fin de sa carrière, et aux collages, démarrés au cours de ses premières années. 

Faire estimer gratuitement une œuvre d’Alfred Réth

Sur le marché de l’art, les tableaux d’Alfred Réth s’élèvent en moyenne entre 2 000 et 4 000 euros. On retrouve des premiers prix autour de 700 euros, et des envolées à plus de 10 000 euros pour ses abstractions. Ses objets en relief, assemblage ou de différentes textures comme le ciment, sont adjugés entre 2 000 et 5 000 euros. Pour un dessin d’Alfred Réth, au crayon, à l’aquarelle, à la gouache ou à la tempera, les premiers prix démarrent autour des 100 euros, et montent jusqu’aux 3 000 euros pour des abstractions colorées. Enfin concernant les estampes, à l’eau-forte ou la pointe sèche, il faudra compter entre 100 et 200 euros. 

Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une estampe d’Alfred Réth et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe d’Alfred Réth en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Composition, 1959

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Estimation gratuite François Dilasser

François Dilasser

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Estimation et cote de l'artiste François Dilasser

François Dilasser (1926-2012) est un peintre autodidacte breton. Apprenti silencieux de l’art moderne et discipline anonyme de Roger Bissière, l’artiste réalisera son propre chemin vers une peinture abstraite et informelle largement singulière. Découvrez l’histoire de François Dilasser, et ses peintures non-figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet ! Découvrez l’histoire de François Dilasser, et ses peintures non-figuratives emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite François Dilasser

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François Dilasser, élève autodidacte de l’art moderne

Né en 1926 à Lesneven, François Dilasser demeure fidèle à son Finistère natal tout au long de sa vie. Fils d’un marchand de vin, il commence la peinture dès l’enfance. Il se forme en autodidacte, en observant les maîtres de la peinture moderne, et exercera plusieurs métiers avant de se consacrer uniquement à la peinture, au cours des années 1970. À ses dix-huit ans, François Dilasser connaît son premier choc esthétique face au tableau Le Cheval Blanc de Gauguin, montré par l’un de ses frères. Impressionné par le bleu de l’eau et l’orange de l’écume, il en retire la première leçon de l’art moderne, soit la désidentification de la couleur peinte du motif représenté, afin de déployer librement l’expressivité de la peinture. Du reste, François Dilasser apprend silencieusement des Matisse, Picasso, Cézanne ou Klee. 

Entre 1950 et 1970, François Dilasser réalise des tableaux qui témoignent de ses influences modernes. Des portraits de figures féminines aux formes schématiques, des figures circassiennes dans des intérieurs cubiques, des figures fondues dans le décor, ou des paysages aux volumes juxtaposés, les premières toiles de l’artiste explorent une histoire de l’art moderne, et avancent lentement sur le chemin de la non-figuration.

François Dilasser, la rencontre de Roger Bissière

Au milieu des années 1960, François Dilasser est en prise à une seconde révélation esthétique, vingt-ans après celle de Gauguin, au contact de l’oeuvre de Roger Bissière. Précurseur de la nouvelle école de Paris, Roger Bissière est connu pour ses toiles monumentales à la lisière de la figuration et de l’abstraction. François Dilasser devient alors le disciple anonyme de Roger Bissière. À l’image de son maître, l’artiste privilégie l’usage de l’acrylique et ses teintes mats, sur l’huile et sa transparence. Et certaines de ses premières toiles non-figuratives, avec leurs motifs labyrinthiques, colorés de deux tons contrastés, font directement écho au travail de Roger Bissière. Par la suite, François Dilasser s’affranchit de l’héritage moderne et du style de Bissière, pour déployer son langage artistique.

François Dilasser, non-figurateur et conteur

À partir des années 1970, François Dilasser propose son propre langage abstrait et informel, à travers des séries de toiles – dans lesquelles il rend parfois hommage à ses premières influences (Gauguin, mais aussi Cézanne et ses baigneuses). Pour l’artiste, le tableau devient alors le lieu de l’expression de la peinture. François Dilasser y juxtapose des formes, des aplats colorés aux tons sourds, sur lesquelles il appose parfois le trait d’un dessin fin, hésitant, presque naïf. Ces tableaux rappellent un langage protohistorique, reflétant une dimension sacrée ou rituelle de la peinture de Dilasser. 

À l’intérieur de cet environnement abstrait, François Dilasser formulent des scènes figuratives, ou plus explicitement narratives, à travers des figures humanoïdes schématisées, des tracés et des formes pareilles à des cartes, le dessin de contrés non-identifiées, des paysages lointains, ou encore des formes d’écritures semblables à des hiéroglyphes. À l’égard de son travail, François Dilasser expliquera que les formes se dégagent à mesure qu’il dépose la peinture sur le papier. Aucune intention du peintre à la narration donc : il opte majoritairement pour l’attribution du nom Sans titre à chacune de ses oeuvre, préférant laisser le doute planer et voyager d’une signification à une autre.

François Dilasser, un langage abstrait informel

Dans le contexte des années 1970, le travail de peinture de François Dilasser semble en décalage avec les préoccupations de l’époque. Les évènements de Mai 1968 ont bousculé la prédominance de la peinture abstraite sur la scène artistique, comme déjà l’avaient fait les artistes du Nouveau Réalisme, et plus encore de la Figuration narrative. Toutefois, la peinture de François Dilasser se fait remarquer en cette même décennie, ce qui permet à François Dilasser de se consacrer, par la suite, exclusivement à la peinture. En 1975, il expose ses toiles abstraites pour la première fois à la Galerie Resse. 

L’année suivante, l’artiste est représenté par la galerie Jacob, et les expositions se succèdent. À la fin des années 1980, François Dilasser reçoit l’acclamation critique au cours de la FIAC de 1988, se fait connaître à l’international, notamment aux États-Unis ou en Suède, et commence à exposer au sein des institutions partout en France. Le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes ou de Bordeaux, et plus récemment le FRAC de Bretagne lui ont consacré de belles expositions.

Faire estimer gratuitement une œuvre de François Dilasser

Sur le marché de l’art, rares sont les oeuvres de François Dilasser. Parmi elles, les peintures abstraites de François Dilasser, à l’huile ou à l’acrylique, sont adjugées entre 2 000 et 12 000 euros. Pour une oeuvre sur papier, à la gouache, à l’aquarelle ou au fusain, les prix varient entre 300 et 3 000 euros, tandis que pour les estampes, majoritairement des lithographies, il faudra compter entre 100 et 700 euros. 

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(Illus.) Figures avec soubassement n°6, La déploration, 1994

En lien avec François Dilasser

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Estimation gratuite Elisabeth Vigée Le Brun

Élisabeth Vigée Le Brun

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Estimation et cote de l'artiste Élisabeth Vigée Le Brun

L’artiste Élisabeth Vigée Le Brun possède l’art de peindre avec subtilité les personnalités de son temps, dont la reine Marie-Antoinette. Ses tableaux séduisent par leur fraîcheur, et par le portrait flatteur qu’elle tire de ses nobles sujets. Parmi ses thèmes de prédilection figurent les portraits de femmes et d’enfants. Découvrez l’histoire d’Élisabeth Vigée Le Brun et ses œuvres rococo. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Elisabeth Vigée Le Brun

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La vocation artistique de la peintre Élisabeth Vigée Le Brun

Née à Paris, Élisabeth Vigée (1755 – 1842) est la fille de Louis Vigée, pastelliste et membre de l’Académie de Saint-Luc. Elle grandit dans un milieu bourgeois et artistique. Bien que confiée à une nourrice, puis au couvent jusqu’à ses onze ans, elle connaît les soirées familiales où se mêlent artistes, musiciens et comédiens. Élisabeth Vigée ne cesse de dessiner, encouragée par son père qui lui aurait prodigué ses premières leçons. Son frère, Étienne Vigée, deviendra homme de lettres.

En mai 1767, Louis Vigée décède. Jeanne Maissin, mère d’Élisabeth, se remarie la même année avec Jacques-François Le Sèvre, joaillier. Conseillée et formée par les peintres Gabriel-François Doyen, Gabriel Briard et Joseph Vernet, Élisabeth Vigée poursuit son apprentissage en peinture. En 1770, à seulement quinze ans, elle exécute le portrait de sa mère qui fera sa réputation. Déjà introduite dans le milieu artistique, Élisabeth Vigée reçoit ses premières commandes. Elle est admise à l’Académie de Saint-Luc en 1774. Sa clientèle se compose de bourgeois, d’artistes et de nobles. Elle sait converser avec ses modèles d’une agréable façon. Elle met en scène les hommes dans une pose rêveuse afin de détourner leurs regards parfois gênants.

Élisabeth Vigée Le Brun, peintre officielle de Marie-Antoinette

En 1775, Élisabeth Vigée se marie avec le marchand d’art et peintre Jean-Baptiste-Pierre Le Brun. Accompagnant son mari, elle découvre les œuvres de Pierre Paul Rubens lors d’un voyage à Anvers. Elle s’en inspirera. À son retour à Paris, elle peint son fameux Autoportrait au chapeau de paille. Les portraits tendres et gracieux d’Élisabeth Vigée Le Brun séduisent Marie-Antoinette. C’est en 1778 que l’artiste devient peintre officielle de la reine. Dans ses tableaux à la composition simple, elle adoucit les traits tout en mettant en valeur les atouts physiques. Elle sait s’adapter à la personnalité de ses modèles. Sa popularité s’accroît. En 1780 nait sa fille, Julie.

Afin d’intégrer l’Académie de peinture et de sculpture, ce qui lui ouvrirait les portes des salons parisiens, Élisabeth Vigée Le Brun présente comme peinture de réception La Paix ramenant l’Abondance. Ce tableau choque. Non seulement l’œuvre s’apparente à de la peinture d’histoire, mais elle montre une femme au sein dénudé. Néanmoins, grâce au soutien de Marie-Antoinette, Élisabeth Vigée Le Brun est admise à l’Académie en 1783. Elle propose aussitôt des œuvres au Salon, dont le tableau La reine Marie-Antoinette, portrait dit « en gaulle ». La souveraine est représentée avec une simple robe en mousseline de coton, utilisée habituellement comme linge de corps. Cette audace fait scandale. Le tableau est remplacé par un portrait de la reine dit « à la rose », vêtue d’une robe plus appropriée quelques jours plus tard.

Dans ses œuvres, Élisabeth Vigée Le Brun s’applique dans la composition. Elle soigne les costumes comme l’attitude des sujets, privilégiant le naturel. En 1787, elle expose au Salon des portraits de mères accompagnées de leurs enfants, son thème privilégié. Elle se représente avec sa fille Julie dans le Portrait de la tendresse maternelle. Ce tableau remporte un grand succès. Intime de la cour, Élisabeth Vigée Le Brun y expose également le Portrait de Marie-Antoinette et ses enfants. La manœuvre est politique. Après l’affaire du collier, l’œuvre doit représenter la reine comme une mère respectable, afin de contrer ses détracteurs.

La Révolution, l’exil et le retour en France pour Élisabeth Vigée Le Brun

Mondaine, Élisabeth Vigée Le Brun fréquente des nobles, des aristocrates et des artistes. Mais en 1789, c’est la Révolution. Élisabeth Vigée Le Brun fuit en Italie avec sa fille. Lors de ses voyages, elle peint de nombreux portraits dans les cours royales d’Europe, dont ceux de la reine Marie-Caroline de Naples et de ses enfants. Elle ne peut revenir à Paris qu’en 1802. Divorcée de Jean-Baptiste Le Brun, elle s’installe à Louveciennes dans sa maison de campagne après un séjour à Londres. Elle continue de peindre tout en rédigeant ses Souvenirs de 1825 à 1837. Elle perd peu à peu la vue. Élisabeth Vigée Le Brun décède en 1842, à quatre-vingt-sept ans.

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Œuvres remarquables du XIXe siècle, les tableaux d’Élisabeth Vigée Le Brun sont estimés entre 200 euros et 5 000 000 d’euros. En effet, en 2022, le Portrait de l’artiste par elle-même s’est vendu à 800 euros tandis que le Portrait de Mohammed Dervish Khan a atteint la somme de 5 340 824 euros en 2019. Ces deux œuvres, si elles sont signées de la même main, ne sont pas comparables.

Toujours en 2019, le tableau Junon demandant à Venus de lui prêter sa ceinture magique s’est vendu à 1 200 000 euros. Le Portrait de l’artiste, en buste, a été acheté pour 1 072 625 euros. Estimé entre 889 530 et 1 779 060 euros, le Portrait de madame du Barry s’est quant à lui vendu à 711 624 euros en 2019. Récemment, en 2023, un Portrait de femme en buste a été cédé pour 39 000 euros. La même année, le Portrait en buste de Marie-Antoinette, reine de France, a été adjugé pour 105 000 euros.
Concernant les dessins et les aquarelles d’Élisabeth Vigée Le Brun, leurs prix varient entre 600 euros et 310 000 euros. C’est à cette somme qu’a été vendu en 2014 le fameux Autoportrait au chapeau à plume, exécuté à la pierre noire. Le pastel représentant le Portrait d’Antoine-Jean Gros a été acheté pour 260 000 euros en 2020.

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(Illus.) Élisabeth Vigée Le Brun, Autoportrait au chapeau de paille, 1782

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Estimation gratuite Anne Vallayer-Coster

Anne Vallayer-Coster

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Estimation et cote de l'artiste Anne Vallayer-Coster

Le talent d’Anne Vallayer-Coster ne se cantonne pas aux représentations de natures mortes, qu’elle réalise à la perfection. La peintre exécute également des portraits, des miniatures et des tableaux de genre. Toutefois, ce sont ses compositions florales qui lui valent l’admiration de la royauté, de la noblesse et de ses pairs. Découvrez l’histoire d’Anne Vallayer-Coster et ses œuvres rococo. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Anne Vallayer-Coster

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La formation artistique de la peintre Anne Vallayer-Coster

Au XVIIIe siècle, les tableaux de natures mortes sont considérés comme un genre mineur, moins prestigieux que ceux d’histoire. Encore peu nombreuses, les artistes féminines se limitent à ces représentations. Anne Vallayer-Coster se distingue particulièrement dans cette pratique, osant s’aventurer à plusieurs reprises dans l’art du portrait. Née à Paris en 1744, Anne Vallayer – ou Valayer – est la fille de Joseph Vallayer, orfèvre du roi travaillant pour la manufacture des Gobelins. Elle vit entourée d’artistes. Elle aurait étudié l’art dans l’atelier de son père, puis avec Madeleine Basseporte, peintre botaniste attachée au jardin royal. Elle aurait ensuite suivi l’enseignement de Claude Joseph Vernet, peintre et dessinateur réputé pour ses marines.

Décidée à s’établir en tant qu’artiste, Anne Vallayer présente à l’Académie royale de peinture et de sculpture deux de ses tableaux. Ses toiles intitulées Attributs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture et Attributs de la musique suscitent l’admiration. Des emprunts à la peinture de Jean Simeon Chardin sont notables. Anne Vallayer est acceptée, à vingt-six ans, au sein de la l’académique institution. Cela lui permet d’exposer ses œuvres aux salons parisiens, ce qu’elle fait dès l’année suivante pour la première fois.

Des Salons à la cour de Marie-Antoinette, la reconnaissance du talent d’Anne Vallayer-Coster

En 1771, Anne Vallayer expose au Salon plusieurs de ses toiles, dont celles proposées pour son entrée à l’Académie royale de peinture. Denis Diderot écrit à propos de sa Nature morte aux instruments de musique militaire : « Quelle vérité, et quelle vigueur dans ce tableau ! Madame Vallayer nous étonne autant qu’elle nous enchante. » Son tableau Panaches de mer, lithophytes et coquilles est également remarqué pour l’habileté technique de la peintre, ainsi que pour ses riches couleurs et la précision des détails. Il représente une nature morte marine, composée de coquilles variées. Les objets se détachent du fond sombre, à la manière des natures mortes flamandes. Ce tableau montre l’intérêt de l’époque pour les curiosités exotiques. Il sera acheté par le prince de Conti. C’est en 1775 qu’Anne Vallayer présente sa première nature morte florale. Ses œuvres parviennent jusqu’à la cour, où elles charment la reine Marie-Antoinette elle-même. La peintre expose régulièrement au Salon jusqu’à la Révolution, en 1789.

Portraits et natures mortes à fleurs par la peintre Anne Vallayer-Coster

Protégée de la reine, Anne Vallayer exécute des portraits des filles de Louis XV, puis de Marie-Antoinette en 1780. Elle emménage au Louvre grâce au soutien royal, étant la première femme à obtenir ce droit. Elle y fréquente les peintres Claude Joseph Vernet, Jean-Baptiste Greuze ou encore Joseph Charles Roëttiers. La même année, elle épouse l’avocat Jean-Pierre Silvestre Coster. Si certaines de ses œuvres ne sont pas signées, d’autres sont dorénavant marquées par la signature « Mme de Coster-Vallayer ».

Les compositions florales d’Anne Vallayer-Coster remportent un grand succès. Elles sont louées pour leurs couleurs vives, la variété des fleurs et les compositions recherchées. Quant à ses portraits, ils récoltent plus de critiques. Ils sont jugés peu ressemblants. La reine ne cesse de soutenir sa protégée, et la nomme à son cabinet de peinture. En 1789, c’est la Révolution. Anne Vallayer-Coster s’enfuit à Villemomble, en région parisienne. Elle reviendra à Paris en 1796. À son retour, elle expose par intermittence dans les salons. Sa Nature morte au homard, présentée en 1817, est particulièrement fameuse. Anne Vallayer-Coster décède en 1818, à Paris.

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Sur le marché de l’art, les natures mortes d’Anne Vallayer-Coster atteignent des sommes plus importantes que ses portraits. En 2023, l’huile sur toile Nature morte au vase d’albâtre rempli de fleurs avec sur une table plusieurs espèces de fruits, comme ananas, pêches et raisins a obtenu 2 100 000 euros pour sa vente. L’année précédente, Nature morte de fleurs dans un vase sur une table, à côté un buste de Flore avec des fruits et d’autres objets devant un rideau a été vendu 1 436 550 euros. En ce qui concerne les portraits, celui d’une violoniste a été cédé pour 750 000 euros en 2015.

Les tableaux d’Anne Vallayer-Coster sont estimés entre 8 000 et 500 000 euros. Récemment, l’huile sur toile Vase de fleurs a été acquise pour 235 000 euros en 2023. La même année, Nature morte de roses dans un vase en verre avec des raisins à côté s’est vendu 460 255 euros et Nature morte de fleurs dans un vase en cristal posé sur une corniche a été adjugé à 184 102 euros. Les dessins et aquarelles d’Anne Vallayer-Coster se vendent à partir de 5 000 euros, comme le fusain sur papier intitulé Jeté de fleurs vendu en 2021. L’aquarelle et gouache sur papier Bouquet de roses a quant à elle été adjugée pour 35 000 euros en 2017.

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(Illus.) Anne Vallayer-Coster, Bouquet de fleurs dans un vase en terre cuite avec des pêches et du raisin, Huile sur toile, 1776

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Estimation gratuite Elisabetta Sirani

Elisabetta Sirani 

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Estimation et cote de l'artiste Elisabetta Sirani

Passionnée par l’art, Elisabetta Sirani (1638 – 1665) réalise plus de deux cents peintures, des gravures sur cuivre et de nombreux dessins au cours de sa courte vie. Ne se limitant pas au portrait, l’artiste baroque peint également des allégories, des scènes bibliques et mythologiques. Découvrez l’histoire d’Elisabetta Sirani et ses œuvres baroques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Elisabetta Sirani

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L’héritage artistique de la peintre Elisabetta Sirani

Elisabetta Sirani est né en 1638 à Bologne, en Italie. Fille du peintre et marchand d’art Giovanni Sirani, elle évolue dans un milieu artistique. Son père était élève de Guido Reni, ce qui s’en ressent dans sa peinture. Des livres sur les sciences humaines, la poésie et la mythologie lui sont accessibles dans sa jeunesse. Elle s’intéresse également à la musique, et particulièrement à la pratique de la lyre et du chant. À treize ans, Elisabetta Sirani étudie le dessin, la gravure et la peinture dans l’atelier paternel. Douée, elle apprend vite et elle se distingue par son habileté. Son exécution est rapide.

En 1655, Giovanni Sirani est affaibli par la goutte et l’arthrose. Contraint, il confie son atelier à sa fille. Dès ses dix-sept ans, Elisabetta Sirani commence alors à honorer des commandes. Elle peint des portraits. Ce n’est pas pour autant facile, en tant que femme, mais aussi si jeune, de diriger une telle entreprise. Laborieuse, tenace et surtout brillante, la jeune Sirani suscite la curiosité de ses commanditaires. Elle se claquemure dans son atelier pour travailler, et y reçoit les visites des nobles de sa ville. La duchesse de Parme et Cosme Ier, entre autres, viennent y contempler ses peintures, et vérifier qu’elle en est bien l’auteure. Elle est surnommée la « virtuose du pinceau ».

Des portraits aux tableaux religieux d’Elisabetta Sirani

Elisabetta Sirani est remarquée pour la qualité de ses portraits. Sa notoriété s’étend. Dès 1655, la peintre reçoit des commandes de tableaux de retables. En 1658, Elisabetta Sirani exécute pour l’église de la Chartreuse de Bologne une œuvre d’envergure, sa première commande publique. Cette toile de grande dimension illustre Le Baptême du Christ. Jean-Baptiste verse de l’eau sur la tête de Jésus pour le baptiser. Ils se tiennent au centre du tableau, entourés par de nombreux personnages. Au-dessus d’eux, sont peints une colombe symbolisant le Saint-Esprit, des anges et Dieu. Cette œuvre, par l’utilisation du clair-obscur et l’expressivité des visages, est représentative du style baroque.

Auréolée de succès, Elisabetta Sirani fonde une école de peinture réservée aux femmes. Ses sœurs, Barbara et Anna-Maria, les jeunes artistes Veronica Fontana, Caterina Pepoli, Maria Elena Panzacchi ou encore Ginevra Cantofoli y étudient. La même année, Elisabetta Sirani est reçue à l’Académie de Saint-Luc. Elle y devient professeur. Elisabetta Sirani multiplie les réponses aux commandes, dont des compositions religieuses. Parmi ses commanditaires figurent des cardinaux, des princes, des marchands et des nobles. Leopold de Médicis, fils de Cosme II, est l’un de ses plus importants mécènes. Elisabetta Sirani décède à vingt-sept ans, probablement à cause d’un ulcère.

Les œuvres baroques d’Elisabetta Sirani

Inspirée par les œuvres de son père Giovanni Sirani et celles du maître de celui-ci Guido Reni, Elisabetta Sirani poursuit ses travaux tout en développant son propre style. Dans son œuvre, les contrastes entre les ombres et la lumière sont plus marqués. Sa palette de couleurs est plus vive. Ces effets contribuent à accentuer la théâtralité dramatique.

Elisabetta Sirani réalise quelques allégories tel son tableau L’Allégorie de la peinture. Elle s’y prend comme modèle, se représentant devant sa toile en train de peindre, pinceaux et palette à la main. Vêtue de riches habits, son savoir est symbolisé par les livres, la plume et la statue au second plan. Cet autoportrait assoit sa position de peintre respectée et cultivée.

La peintre Elisabetta Sirani s’inspire également d’héroïnes bibliques ou mythologiques comme dans ses toiles Judith avec la tête d’Holopher, Porcia se blessant à la cuisse ou encore Cléopâtre. Certaines scènes reproduisent de la violence, thème souvent présent dans les œuvres baroques. Le tableau Timoclée jetant le capitaine Thrace dans le puits en est un exemple. La jeune femme pousse avec détermination et puissance le général qui a abusé d’elle.

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Les tableaux d’Elisabetta Sirani sont estimés approximativement entre 600 euros et 200 000 euros, en fonction de leurs dimensions, leurs sujets et leurs techniques. En 2022, l’huile sur toile intitulée Saint Jean-Baptiste a atteint la somme de 151 120 euros pour sa vente. La même année, le Portrait de Madame Ortensia Leoni Cordini a été adjugé à 107 573 euros. Auparavant, la Découverte de Moïse et Venus et Cupidon ont été vendus respectivement à 150 000 euros et 88 242 euros en 2019 et 2018. Ces prix sont parmi les plus élevés ces dernières années.

Récemment, des dessins et des aquarelles d’Elisabetta Sirani ont également été vendus aux enchères. En 2022, une étude de la tête d’un jeune garçon, réalisé à la sanguine, a été achetée pour 13 000 euros. L’année précédente, une aquarelle représentant Marie avec un enfant avait été acquise pour 2 400 euros. C’est en 2020 que la vente a battu des records pour un dessin, avec un autoportrait. Réalisé en craies de couleurs, il a été adjugé à 31 791 euros.

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(Illus.) Elisabetta Sirani, Timoclée jetant le capitaine Thrace dans le puits, 1659

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Estimation gratuite Niki de Saint-Phalle

Niki de Saint-Phalle

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Estimation et cote de l'artiste Niki de Saint-Phalle

Parmi les œuvres de Niki de Saint-Phalle, ses joyeuses Nanas sont les plus populaires. Pourtant, la sculptrice remue le monde de l’art. Elle exprime autant ses blessures que son engagement en faveur des minorités, ses révoltes contre les conventions sociales, la religion ou les violences. Découvrez l’histoire de Niki de Saint-Phalle et ses œuvres du Nouveau Réalisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Niki de Saint-Phalle

Prix des œuvres de Niki de Saint-Phalle

  • Sculpture, Nanas, grandes pièces monumentales : entre 150 000 € et plus de 1 000 000 €

  • Sculpture, Nanas et figures de taille: entre 10 000 € et 400 000 €

  • Peintures, reliefs et « Tirs » : entre 80 000 € et 700 000 €

  • Dessins, gouaches, collages et encres sur papier : entre 8 000 € et 120 000 €

  • Estampes, lithographies, sérigraphies, multiples : entre 800 € et 20 000 €

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Niki de Saint-Phalle, artiste autodidacte

Loin de se complaire dans son milieu bourgeois, Niki de Saint-Phalle (1930 – 2002) s’élève sa vie durant contre les injustices, les inégalités sociales et les injonctions. Son père est un noble français, banquier ruiné après le krach de 1929, et sa mère est une riche héritière américaine. Niki de Saint-Phalle grandit à New York, tout en visitant régulièrement sa famille française. Derrière cette façade idyllique, Niki de Saint-Phalle vit une enfance traumatisante. Elle est violée par son père à onze ans, et malmenée par sa mère. L’art, dit-elle, la sauvera. Indisciplinée, Niki de Saint-Phalle arrête ses études pour devenir mannequin. Elle épouse à dix-neuf ans son ami d’enfance Harry Mathews. Le couple a deux enfants. Cependant, Niki de Saint-Phalle craque. Elle est internée pour une sévère dépression en 1953, à Nice. C’est là qu’elle se décide à être artiste. En 1957, Niki de Saint-Phalle rencontre Jean Tinguely. Tous deux mèneront, séparément et ensemble, une vie artistique des plus fécondes.

Des Tirs aux Nanas, les œuvres engagées de Niki de Saint-Phalle

Niki de Saint-Phalle surgit avec fracas dans le milieu artistique. Dès 1961, ses performances Tirs suscitent l’intérêt. Sur des toiles, l’artiste place soigneusement divers objets sur des thématiques précises, qu’elle recouvre de plâtre. À l’envers du tableau sont dissimulés des sachets de peinture et de produits alimentaires. Des intervenants sont invités à tirer sur les œuvres avec une carabine. Les balles provoquent l’explosion de la peinture, ruisselant alors sur la toile blanche. Par ce geste, Niki de Saint-Phalle se défoule avec violence. Elle veut pulvériser les injustices. Ces tentatives d’assassinat s’attaquent à la religion (La Cathédrale rouge), la politique (Kennedy-Khrouchtchev), la famille, les guerres… Ces performances, savamment mises en scène, sont photographiées et filmées, donnant à l’avant-garde artistique une popularité internationale. Niki de Saint-Phalle rejoint les artistes du Nouveau Réalisme. Vers 1963, l’artiste s’attaque au rôle attribué aux femmes. Elle commence par des Mariées, blanches, affublées parfois de grands voiles, bouquets à la main. Des jouets cassés et autres objets leur sont collés au corps. Le statut d’épouse dévouée est ainsi contesté. En 1964, l’artiste présente ses premières Nanas. Inspirée par la grossesse d’une amie, elle crée d’immenses femmes aux formes voluptueuses. Contrairement aux mariées, les Nanas sont gaies, libres, colorées. La plus monumentale est construite en 1966, en collaboration avec Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt, pour le Moderna Museet de Stockholm. Hon en Katedral (Elle, une cathédrale) est une gigantesque Nana couchée sur le dos. Les visiteurs, pour en visiter l’intérieur, pénètrent par son vagin. Déesse, prostituée, mante religieuse, dévoratrice… la géante est tout cela à la fois. Trois mois plus tard, elle est détruite en trois jours. Niki de Saint-Phalle collabore ensuite avec Jean Tinguely sur Le Paradis fantastique, une commande pour l’exposition universelle de Montréal en 1967.

Fontaine, Cyclope et parc merveilleux de l’artiste Niki de Saint-Phalle

C’est en 1969 que Jean Tinguely entreprend son projet de tête monstrueuse. Aidé par Niki de Saint-Phalle et plusieurs de leurs amis, il commence la construction du Cyclope, dans la forêt de Milly-la-Forêt. L’installation est inaugurée en 1994. Quant à Niki de Saint-Phalle, elle rêve surtout de créer un jardin de sculptures, à l’instar du parc Güell de Gaudi, des Watts Towers de Simon Rodia ou du palais idéal du facteur Cheval. En 1978, elle en commence la construction en Toscane, Italie. La Grande Prêtresse, symbolisant la créativité féminine, est érigée. Le chantier dure plus de vingt ans. Les figures du jeu du tarot y sont représentées. En 1982, Jean Tinguely et Niki de Saint-Phalle se retrouvent pour la création d’une fontaine en hommage à Igor Stravinski, à côté du centre Georges Pompidou, à Paris. Les structures ferrailleuses de l’un côtoient les formes douces et colorées de l’autre. Parmi ses engagements, Niki de Saint-Phalle soutient le Temporary Contemporary de Los Angeles, qui aide à la prévention contre le sida. L’artiste s’installe en Californie en 1993. Elle crée sa série Black Heroes, en hommage aux Afro-Américains, et le Cercle magique de la reine Califia à Escondido, aux États-Unis. Elle décède en 2002, à soixante-et-onze ans.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Niki de Saint-phalle

Les œuvres de Niki de Saint-Phalle, connues mondialement, sont recherchées sur le marché de l’art. Elles sont exposées dans de prestigieuses institutions. Les sculptures monumentales des Nanas ne cessent de susciter un grand engouement. Elles sont estimées entre 3 000 euros et 1 200 000 euros. En 2015, Nana danseuse noire a été adjugée à 800 000 euros. En 2020, La Femme et l’Oiseau a été vendue pour 550 000 euros. L’année suivante, Nana, Petite Gwendolyn, une sculpture en papier maché a été achetée pour 309 800 euros. Les estampes et dessins sont également cotés. En 2019, l’album Nana Power s’est vendu pour la somme de 19 000 euros. En 2022, le dessin L’Oiseau amoureux a battu des records en atteignant 210 000 euros. Vases, structures gonflables ou parfums, des objets se vendent régulièrement. En 2016, le vase Angel en résine a été cédé pour 65 500 euros. Des petites Nanas en ballon gonflable peuvent être trouvées à environ 100 euros. Vous souhaitez faire expertiser une sculpture de Niki de Saint-Phalle et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre de Niki de Saint-Phalle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Niki de Saint-Phalle, Nana, Washington, © Carol M. Highsmith

Reconnaître la signature de Niki de Saint-Phalle

Savoir identifier la signature de Niki de Saint-Phalle, artiste majeure du Nouveau Réalisme et créatrice des célèbres Nanas, est essentiel pour authentifier ses sculptures, tirages et œuvres graphiques. Sur ses pièces emblématiques — comme les Nanas en polyester peint, les Tirs, ou encore ses mosaïques monumentales du Jardin des Tarots — la signature apparaît généralement sous la forme « Niki de Saint Phalle » ou « Niki », inscrite directement sur la base, au dos ou sous la sculpture. Les signatures sont le plus souvent peintes ou gravées, avec une écriture cursive, dynamique et très identifiable, parfois accompagnée du numéro d’édition et de la mention de l’éditeur (Haligon, Papon ou d’autres ateliers ayant produit ses œuvres). Sur les œuvres sur papier, lithographies et sérigraphies, on retrouve fréquemment une signature manuscrite au crayon, placée en marge inférieure, parfois accompagnée de la date. Dans un marché où circulent des éditions posthumes ou des pièces faussement attribuées, vérifier la cohérence entre la signature, la technique et l’éditeur est indispensable. Sur Estimon’Objet, nos experts en art contemporain vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Niki de Saint-Phalle.

Expertise signature Niki de Saint-Phalle
Signature Niki de Saint-phalle

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Estimation gratuite Sophie Rude

Sophie Rude

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Estimation et cote de l'artiste Sophie Rude

Élève de Jacques-Louis David, Sophie Rude est une peintre recherchée en son temps. Fortement influencée par son maître, elle réalise des peintures saisissantes sur des thèmes mythologiques, des scènes d’histoire et des portraits. Découvrez l’histoire de Sophie Rude et ses peintures néoclassiques et romantiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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De Dijon à Bruxelles, l’apprentissage artistique de la peintre Sophie Rude

Bien que dotée d’un talent certain, la peintre Sophie Rude (1797 – 1867) n’a pas atteint la renommée de son mari, le sculpteur François Rude. Cependant, elle a connu le succès. Ses portraits étaient particulièrement demandés par la haute société. Née en 1797 à Dijon, Sophie Rude, née Frémiet, grandit dans un milieu bourgeois. Son grand-père, Louis-Gabriel Monnier, est un graveur dijonnais réputé. Il est également le premier conservateur du musée de la ville. Son père, Louis Frémiet, travaille dans l’administration. Il est cultivé, intéressé par les arts. Sophie Frémiet entre à l’École de dessin, alors dirigée par Anatole Devosge, un ancien élève de Jacques-Louis David.

Ardent soutien de Napoléon, Louis Frémiet est contraint de s’exiler en 1815 à la chute du Premier Empire. Il emmène sa famille à Bruxelles ainsi que son ami et protégé, un sculpteur nommé François Rude. Quant à Sophie Frémiet, certainement recommandée par son professeur Anatole Devosge, elle devient l’élève de Jacques-Louis David, exilé également. Brillante, elle copie les œuvres de son maître tout en recevant ses premières commandes. En 1818, la jeune peintre expose deux portraits au Salon de Bruxelles. En 1820, elle présente son tableau La Belle Anthia au Salon de Gand. Avec cette œuvre au thème mythologique, l’artiste remporte une médaille d’honneur. L’enseignement de Jacques-Louis David se ressent dans cette toile. La jeune fille se veut peintre d’histoire, influencée par le néoclassicisme.

Les peintures d’histoire et les portraits réalisés par Sophie Rude

En 1821 est déclaré le mariage du sculpteur François Rude et de Sophie. Les deux artistes auront un enfant, Amédée. Ils adopteront leur nièce Martine Henriette Victorine Van der Haert. Le couple travaille pour l’architecte Charles Van Der Straeten. Au Château de Tervueren, François réalise les sculptures tandis que Sophie Rude s’occupe des peintures de ce palais d’été destiné au prince d’Orange. Elle y peint notamment un tableau intitulé Muse accompagnée de deux Génies. En 1827, six ans après la mort de Napoléon, Charles X est roi de France. François et Sophie Rude cessent leur exil et ils s’installent dans un atelier parisien. Ils y enseignent la sculpture et la peinture. Un drame survient. Leur fils Amédée décède en 1830, à huit ans. Anéanti, le couple poursuit la pratique de leurs arts. 

Chacun d’eux reçoit des commandes officielles, comme celle de bas-reliefs pour l’Arc de Triomphe accomplis par François. Sophie Rude délaisse les thèmes mythologiques pour s’attaquer aux scènes historiques. La peintre se distingue au Salon de 1833. Son tableau Les Adieux de Charles Ier à ses enfants se voit attribuer une médaille de deuxième classe. Elle continue cependant de peindre des portraits intimes, empreints de réalisme. Dans ses œuvres, elle s’attache à révéler la personnalité de ses modèles. Sophie Rude se détache du néoclassicisme pour s’acheminer vers le romantisme, alors en vogue dans les salons parisiens. Bien qu’accaparée par la réalisation de portraits, Sophie Rude réalise en 1840 un tableau historique. Sa toile La Duchesse de Bourgogne arrêtée aux portes de Bruges illustre la fuite des ducs de Bourgogne en 1436. La composition dynamique guide le regard vers la duchesse et son enfant. Les couleurs saisissantes sont profondément contrastées, notamment entre le fond sombre, la toile rouge et l’héroïne toute blanche.

Sophie Rude se détourne cependant de ces scènes finement maîtrisées. Elle s’accomplit dans le genre du portrait. Son talent n’y est pas moindre. La peintre apporte un soin particulier aux poses, elle peaufine les textures et s’applique à mettre en valeur ses sujets. Parmi d’autres modèles, elle représente sa famille et ainsi que des nobles. Son mari, François Rude, décède en 1855. Dès lors, Sophie Rude ne cesse de vouloir diffuser l’œuvre de celui-ci. Elle meurt douze ans plus tard, en 1867.

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Si les œuvres de la peintre Sophie Rude apparaissent peu fréquemment dans les ventes aux enchères, un de ses tableaux a créé la surprise en 2022. Intitulée La Mort de Cenchirias, fils de Neptune et de la nymphe Peirene, cette grande toile au thème mythologique a atteint la somme de 493 735 euros. L’année précédente, le tableau Adone a été vendu pour 50 000 euros. En 2023, le Portrait d’une dame en pied, assise à une table, tenant un éventail, attribué à Sophie Rude, a obtenu 28 005 euros pour sa vente.

Auparavant, les tableaux de Sophie Rude ont été vendus entre 600 euros et 5 000 euros, en fonction de leur dimension et de leur sujet. En 2020, une étude préparatoire pour la toile Ariane à Naxos, exécutée à l’huile sur toile et carton, a été cédée pour 3 000 euros. En 2018, le Portrait d’une mère et de ses deux enfants a été adjugé à 1 127 euros. En 2015, le Portrait de deux enfants a été vendu pour 4 500 euros tandis que le Portrait d’une femme à la robe noire obtenait seulement 1 200 euros.

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(Illus.) Sophie Rude, Portrait d’une mère et de ses deux enfants, 1840

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