Estimation gratuite Constantin Terechkovitch

Constantin Terechkovitch

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Estimation et cote de l'artiste Constantin Terechkovitch

Constantin Terechkovitch (1902-1978) est un artiste moderne français d’origine russe. Bercé par la peinture fauve et cubiste, l’artiste développera un style singulier, symphonique et ornemental, dans le sillon de Pierre Bonnard, qui fera les joies du milieu artistique de l’époque. Découvrez l’histoire de Constantin Terechkovitch et ses peintures modernes emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Constantin Terechkovitch

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Constantin Terechkovitch, les débuts au sein de l’intelligentsia moscovite

Né en 1902 à Moscou, Constantin Terechkovitch grandit dans une famille issue de l’intelligentsia russe. Dans les premières décennies du XXeme siècle, ce milieu culturel est bercé par le mode de vie et les idées européennes, et fait du français sa langue de prédilection. Ainsi, son père médecin et sa mère traductrice d’écrivains tels que Stéphane Mallarmé ou Paul Verlaine, éveillent le jeune Constantin Terechkovitch à l’art. Dès son jeune âge, Constantin Terechkovitch côtoie donc les écrivains et les artistes de passage dans la maison familiale. Ses visites au Palais de Sergueï Chtchoukine, grand collectionneur de peinture moderne et d’art d’avant-garde, le marquent particulièrement. Les Matisse et Picasso, les écoles fauves et cubistes façonnent son désir de devenir artiste à son tour. 

À ses quinze ans, Constantin Terechkovitch atterrit dans l’atelier du peintre pompier Constantin Yuon pour apprendre les fondements de la peinture, et préparer le concours des beaux-arts. Dans la foulée, il est admis à l’École de peinture, de sculpture et d’architecture de Moscou, dans l’atelier du peintre d’avant-garde et symboliste Pavel Kouznetsov. Les débuts de Constantin Terechkovitch annoncent  ainsi une brillante réussite.

Constantin Terechkovitch, l’arrivée dans la capitale de l’art moderne

Cette même année 1917 marque également le début de la révolution russe, qui vient stopper la lancée de Constantin Terechkovitch. Désireux de rejoindre Paris, alors capitale des arts, le jeune artiste connaît de nombreux obstacles, pérégrinations et métiers d’appoint. Il se retrouvera en Ukraine, en Caucase, en Perse et à Constantinople avant d’atteindre Paris en 1920. Arrivé à la capitale depuis Marseille, Constantin Terechkovitch rencontre, après trois jours d’errance, un compatriote russe qui lui offre l’hospitalité, lui trouve une chambre de bonne et un emploi dans une boite de cirage. Trois mois plus tard, Constantin Terechkovitch laisse son emploi en vertu d’une somme gagnée lors des courses hippiques de Chantilly. 

Cette accalmie financière lui permet de se consacrer à nouveau à l’art. Constantin Terechkovitch se concentre sur l’étude des grands maîtres présents au Musée du Louvre et sur la visite des galeries d’art moderne. En parallèle, Constantin Terechkovitch retrouve fortuitement l’artiste Lazare Volovick, un temps compagnon de route, qui l’introduit au cercle de Montparnasse. Le soir même, Constantin Terechkovitch y retrouve d’autres compères tels que Chaïm Soutine, Moïse Kisling et Marc Chagall.

Constantin Terechkovitch, l’établissement de l’artiste moderne

Désormais entouré, Constantin Terechkovitch fréquente l’Académie Colarossi et l’Académie de la Grande Chaumière, et réalise principalement des aquarelles et dessins, faute de budget nécessaire à l’achat de pigments. L’artiste exercera un temps comme modèle, notamment pour le sculpteur Lagosse qui l’héberge en retour, et bénéficiera de l’aide de son ami Soutine, qui l’introduit auprès des galeristes. En 1923, Constantin Terechkovitch signe un contrat avec le marchand Charles-Auguste Girard, et assoit sa stabilité. Il s’adonne désormais à la peinture, et réalise des tableaux aux sujets classiques tels que des portraits, de son entourage et de sa famille, des paysages, normands, parisiens ou du sud-est, des scènes de genre, et hippiques notamment, ou des natures mortes. 

Plus original, Constantin Terechkovitch met également en avant son amour pour le sport dans ses toiles. Esthétiquement, Constantin Terechkovitch met en forme ses motifs avec une palette éclatante, digne des fauves, et une touche proche du peintre Maurice Loutreuil, qu’il admire et fréquente, dans un mouvement presque mélodique, qui construit des compositions proches de Pierre Bonnard. Constantin Terechkovitch déclinera son style dans ses tableaux, mais aussi ses dessins, ses lithographies en couleurs, et même dans les costumes et décors créés en 1933 pour les Ballets russes  de Montecarlo. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Constantin Terechkovitch

Naturalisé français en 1943, Constantin Terechkovitch reçoit la légion d’honneur en 1951. Exposé seul ou en groupe de son vivant, l’artiste est désormais visible dans de grandes institutions à travers le monde telles que le Musée d’art moderne de Paris, le Metropolitan Museum de New York ou le Musée d’Art Ateneum d’Helsinki. Sur le marché de l’art, la cote de Constantin Terechkovitch est également honorable. Ses peintures modernes, qu’elles soient portraits, paysages, scènes de genre ou nature mortes, s’établissent à des prix entre 800 et 4 500 euros. Pour ses aquarelles, également présentes en nombre, les prix oscillent entre 300 et 1 000 euros, avec des exceptions proches des 8000 euros.

 

Les objets céramique de Constantin Terechkovitch, beaucoup moins connus, obtiennent également de jolis résultats: comptez entre 800 et 2000 euros. Quant aux lithographies en couleur, les premiers prix débutent entre 50 et 100 euros, et s’élèvent par la suite entre 300 et 800 euros.  Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une lithographie de Constantin Terechkovitch et recevoir son estimation. Faites estimer un tableau, un dessin ou une lithographie de Constantin Terechkovitch en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Jeune femme dans le jardin, huile sur papier contrecollé sur toile

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Estimation gratuite Jean Souverbie

Jean Souverbie

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Estimation et cote de l'artiste Jean Souverbie

Jean Souverbie (1891-1981) est un peintre d’influence cubiste et de composition néoclassique moderniste. Quelque peu oublié de l’Histoire de l’art, l’artiste laissa toutefois sa trace dans l’architecture parisienne à travers de nombreux décors monumentaux. 

Estimation gratuite Jean Souverbie

Prix des œuvres de Jean Souverbie

  • Peinture (huile sur toile / panneau) – entre 100 € et 200 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier (lavis, études) – entre ~70 € et 8 000 €

  • Dessin (crayon, fusain, sanguine, études préparatoires) – entre 50 € et 8 000 €

  • Estampe / lithographie – entre 50 € et 3 000 €

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Jean Souverbie, peintre élève des nabis

Issu d’une famille bourgeoise, Jean Souverbie passe une enfance marquée par la maladie, et reçoit ainsi une éducation à domicile, ponctuée de sorties culturelles. Attiré par les décors de théâtre, le jeune Jean Souverbie se passionne pour le dessin après avoir découvert les eaux-fortes de Rembrandt. Dans la foulée, son père lui offrira du matériel pour qu’il débute ses expérimentations. Entre Saint-Germain-en-Laye et la Côte d’Azur, Jean Souverbie découvre l’harmonie et les proportions de l’art classique au Château de Versailles, et la lumière singulière du Sud, qui ravit les maîtres modernes.  En 1911, Jean Souverbie entre à l’Académie Julian, dans l’atelier de Jean-Paul Laurens, puis à l’Académie Ranson, cinq ans plus tard. Dans cet établissement, il rencontre les artistes nabis Paul Sérusier, Edouard Vuillard, Félix Vallotton et Maurice Denis, déjà connus quelques années plus tôt, qui le prennent sous son aile. A la mort de son père en 1918, Jean Souverbie est contraint de travailler, et quitte l’Académie.  

Jean Souverbie, entre avant-garde et retour à la tradition

Dans ses premières années, Jean Souvernie est inspiré par la peinture cubiste, elle-même sous l’influence de Cézanne. Dans ses tableaux, l’artiste emploie une palette proche de ses maîtres, des tons sourds sablés, terreux, ocres, avec un véritable goût pour la couleur, qui fait défaut aux artistes cubistes. Des motifs tels que le nu, la mandoline ou certaines natures mortes, fondus dans l’arrière-plan et dénués de perspective, témoignent de cette inspiration cubiste. Dans les années 1930, Jean Souverbie revient à une forme de tradition, proche de celle entreprise subitement par Picasso, en cette même décennie. Dans ses compositions, le peintre intègre la grammaire de l’architecture antique, par exemple les colonnes, qui vient encadrer les corps féminins nus solides pareils à des statuaires antiques. Le paysage maritime et les collines sont également présents, rappelant ses séjours sudistes, tout comme la lumière rasante qui découpe ses compositions. Le silence et le mystère, qui se dégagent des tableaux de Jean Souverbie, ramènent également à d’autres cercles artistiques, imprégnés par cet imaginaire néoclassique. On pense, par exemple, à De Chirico ou Dali, qui participent à revisiter le néoclassique d’un point de vue moderniste, aux côtés notamment de Picasso et de Jean Souverbie. De manière générale, le travail de Jean Souverbie s’inscrit dans un moment historique et esthétique particulier. En effet, ce retour à l’ordre, réalisé par une grande partie des artistes modernes, est caractéristique de cet entre-deux-guerres tardif, qui voit éclore en parallèle les premiers signes de régimes totalitaires et fascistes en Europe.

Jean Souverbie, artiste et décorateur de théâtre

Les années 1930 marquent également le début d’une reconnaissance notoire pour Jean Souverbie. D’une part, il se concentre sur des tableaux de format monumental, qu’il exposera à la Biennale de Venise, et d’autre part, l’artiste reçoit de nombreuses commandes pour orner de grands décors les monuments emblématiques de la ville de Paris. Attiré par les décors de théâtre depuis son plus jeune âge, Jean Souverbie réalise ainsi des fresques monumentales pour le Palais Chaillot, les expositions universelles ou les salons de paquebots. Il signe également des décors représentant des allégories des quatre saisons, pour l’hémicycle du Palais d’Iéna.  Jean Souverbie fait preuve d’un talent particulier pour ces formats. L’artiste sera ainsi recruté par l’Opéra de Paris, et travaillera en tant que décorateur, auprès du directeur Jacques Rouché. En 1945, l’Ecole des Beaux-Arts de Paris va même jusqu’à créer un atelier d’art monumental, où il devient professeur émérite. Jean Souverbie lèguera son savoir à ses élèves et, parmi eux, à Philippe Lejeune, Georges Visconti ou Pierrette Bloch. Représenté par les plus grandes galeries de son vivant, Jean Souverbie a désormais une place d’honneur dans les collections des musées tels que le Centre Pompidou, la Piscine de Roubaix ou le musée des Arts décoratifs. En 2021, une première monographie lui est consacré, archivant définitivement sa présence dans l’Histoire.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Jean Souverbie

Pour un tableau de Jean Souverbie, on compte des prix variant entre 8 000 et 60 000 euros, avec une moyenne autour des 25 000-30 000 euros. Les préférences vont aux tableaux de Souverbie de grands formats et d’influence cubiste, qui dépasseront parfois les 100 000 euros. Au crayon, à l’encre ou la plume, à l’aquarelle, au pastel ou à la gouache, les dessins de Souverbie auront aussi la cote : comptez entre 200 et 2 000 euros, avec des exceptions excédant les 10 000 euros. Quant aux lithographies, on retrouve des prix autour de 150 euros. 

(Illus.) La Terre

Reconnaître la signature de Jean Souverbie

Savoir reconnaître la signature de Jean Souverbie est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre et décorateur français, figure marquante de l’entre-deux-guerres. Élève de Paul Sérusier et de Maurice Denis, Souverbie s’est distingué par ses compositions harmonieuses, où les corps féminins stylisés se déploient dans des architectures géométriques et lumineuses. Ses signatures présentent des constantes observables sur de nombreuses œuvres conservées au Musée d’Art Moderne de Paris ou passées en ventes publiques, comme Nu dans l’atelier ou Baigneuses. Jean Souverbie signe la plupart de ses toiles et dessins de son nom complet « Jean Souverbie », généralement inscrit en bas à droite, à la peinture noire ou brun foncé, dans une écriture fine, droite et légèrement étirée. Certaines œuvres de sa maturité, notamment les grandes compositions décoratives des années 1940-1950, comportent une signature plus sobre, réduite à « Souverbie », parfois accompagnée de la date. Sur ses dessins préparatoires et lithographies, la signature est souvent apposée au crayon, parfois sur le bord inférieur de la feuille, en lettres cursives élégantes. Face à la présence d’œuvres d’atelier et de reproductions anciennes, faire vérifier la signature d’un Jean Souverbie par un expert reste une étape indispensable avant toute transaction. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la peinture moderne française vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Jean Souverbie, qu’il s’agisse d’une huile sur toile, d’un dessin ou d’une estampe originale.

Signature Jean Souverbie
Expertise signature Jean Souverbie

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Estimation gratuite Maurice-Louis Savin

Maurice-Louis Savin

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Estimation et cote de l'artiste Maurice-Louis Savin

Maurice-Louis Savin (1894-1973) est un artiste français, à la fois peintre, illustrateur et céramiste. L’artiste déclinera un style moderne, tant par le dessin que par l’usage de la couleur, dans des paysages, des peintures de genre et des nus, en hommage à la nature de sa Drôme natale. Découvrez l’histoire de Maurice-Louis Savin et ses peintures modernes emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Maurice-Louis Savin

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Maurice-Louis Savin, peintre et illustrateur

L’artiste Maurice-Louis Savin naît en 1894 à Moras-en Valloire, dans la Drôme. Dans sa jeunesse, il montre des prédispositions et un attrait pour les arts. À l’âge adulte, Maurice Savin monte à Paris pour rejoindre l’École des Arts décoratifs. Il emménage à la capitale à la veille de la Première guerre mondiale, en 1913. La Première guerre mondiale freine le début de la carrière de l’artiste. Maurice-Louis Savin est enrôlé par l’armée, qui ne lui dérobe pas, en plus, son goût de l’art. Dès son retour, en effet, il réalise de nombreux dessins, principalement des caricatures, qui sont publiés par la presse humoristique. Ce premier signe de reconnaissance montre déjà les prémisses d’une polyvalence, l’une des grandes caractéristiques de Maurice-Louis Savin.

Au sortir de la guerre, Maurice-Louis Savin reprend également la peinture, et commence à exposer ses tableaux. Dès 1920, Maurice Louis-Savin propose des oeuvres au Salon d’Automne, et rejoint l’organisation comme membre, quelques temps plus tard. En parallèle, l’artiste intègre également la Société des Peintres Graveurs, qui lui permet de mettre un pied dans l’illustration. Cette dernière deviendra l’une de ses activités principales.

Maurice-Louis Savin, un style moderne

Lorsque Maurice-Louis Savin expose pour la première fois ses oeuvres au salon d’Automne, lieu de la peinture moderne, le public découvre un véritable artiste moderne, marqué par son territoire natal. Sensible à la vie paysanne, l’artiste représentera la campagne, en ses lieux, ses pratiques et ses habitants. Les scènes de la vie quotidienne, le travail des champs ou encore les fêtes de village y sont chaleureusement exposées. Maurice-Louis Savin réalise ainsi principalement des peintures de genre ou de paysage, et quelques nus. Esthétiquement, le trait de l’artiste, notamment dans ses représentations de personnage, rappelle autant Gauguin ou le Douanier Rousseau, que l’univers de la bande-dessinée, par exemple le personnage de Bécassine, qui défile dans les pages des journaux.

La création des environnements intérieurs, eux, renvoie à Bonnard ou au dernier Matisse, pour le soin apporté aux détails et à leur dimension ornementale. À partir de ce langage visuel singulier et accessible à tous, Maurice-Louis Savin met en forme ses peintures dans un mouvement quasi musical, à partir de tons sableux, ocres, or et de tons chauds, jaunes ou orangés. Tantôt fidèle au motif représenté, tantôt complètement affranchi, l’artiste oscille entre hommage au maître de la modernité, Cézanne, et affirmation comme artiste éminemment moderne.

Maurice-Louis Savin, un artiste polyvalent

Dans son travail de peintre, Maurice-Louis Savin chante ainsi une ode à la nature du Midi, à ses paysages, sa lumière, ses coutumes, et ses variations saisonnières, dans une facture résolument moderne. Et cette esthétique picturale de Maurice-Louis Savin fait la jonction entre les différents médiums qu’il expérimente ou pratique au cours de sa carrière. Les thèmes et le style de l’artiste se déclinent en diverses techniques artistiques. Aux côtés de la peinture, Maurice-Louis Savin illustre de nombreux livres, avec la gravure ou la lithographie comme techniques de prédilection, pour les oeuvres multiples. 

L’artiste s’essaye également à la céramique, et à la tapisserie. Pour cette dernière, Maurice-Louis Savin se fait un poing d’honneur à travailler traditionnellement, c’est-à-dire, uniquement avec des fibres de laine filée à la main, et teintes avec des pigments végétaux. Avide de nouvelles expériences, Maurice-Louis Savin donnera forme également à des projets de design. Par exemple, il réalise des pieds de table en céramique en collaboration avec le designer Étienne Kohlmann, destinés à l’architecte Jacques Adnet. Dans un autre registre, on pourrait également citer la décoration murale de l’escalier d’honneur de la mairie de Montélimar également réalisée par Maurice-Louis Savin.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Maurice-Louis Savin

De tempérament discret, Maurice-Louis Savin a traversé la peinture moderne, sans y laisser une empreinte durable. Malgré de grandes rétrospectives organisées de son vivant et des oeuvres conservées à travers le monde, Maurice-Louis Savin demeure relativement méconnu du grand public. Sur le marché de l’art, on retrouve des tableaux, des céramiques, des dessins et des multiples de Savin. Pour un peinture, on retrouve des prix entre 150 et 2000 euros, tandis que les céramiques sont adjugées entre 750 et 1000 euros. À la mine de plomb ou à la sanguine, à l’aquarelle ou à a gouache, les dessins de Savin se trouvent entre 50 et 350 euros, et les multiples (gravures ou lithographies) entre 5 et 100 euros. 

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(Illus.) Femmes avec le chien

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Estimation gratuite Mimmo Rotella

Mimmo Rotella

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Estimation et cote de l'artiste Mimmo Rotella

Mimmo Rotella (1918-2006) est un artiste plasticien italien, membre du groupe des Nouveaux Réalistes. À travers ses peintures, aux affiches arrachées et lacérées, il sera l’un des premiers artistes à s’emparer du mobilier urbain comme matériau artistique, s’inscrivant ainsi aux prémisses des avants-gardes des années 1960. Découvrez l’histoire de Mimmo Rotella, et ses peintures contemporaines emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Mimmo Rotella

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Mimmo Rotella, des débuts à double tranchant

Né en 1918 à Catanzaro d’une mère modiste, Mimmo Rotella choisit avec évidence la voie de la création. Après ses années de collège, il prend la route pour Naples où il étudie l’art. Réquisitionné le temps de la guerre, Mimmo Rotella s’installe à Rome en 1945, avec l’intention de débuter sa carrière de peintre. Les débuts de Mimmo Rotella sur la scène artistique se révèlent compliqués. Dans ces premières années de création, le jeune artiste explore la figuration, puis lui préfère l’abstraction géométrique. Mimmo Rotella expose dès 1947 à l’Exposition Syndicale d’Arts Figuratifs, ainsi qu’aux expositions annuelles de l’Art Club, et se voit offrir une première exposition personnelle en 1951 à la Galerie Chiurazzi. C’est un désastre critique. 

 

En parallèle, Mimmo Rotella expérimente le langage poétique, et invente une poésie « épistaltique », une succession de sons privée de sens. Grâce à ce travail poétique d’avant-garde, il gagne une bourse et part aux États-Unis en tant qu’artiste résident de l’Université de Kansas City. Au cours de son séjour, Mimmo Rotella crée une composition murale, réalise plusieurs performances et exposera à plusieurs reprises. 

Mimmo Rotella, l’insertion de l’affiche publicitaire dans la peinture

D’une grande richesse, le séjour étasunien de Mimmo Rotella s’en suivra néanmoins d’une intense période de crise. En plus de ses accomplissements personnels, l’artiste rencontre toute l’avant-garde étasunienne, tant les expressionnistes abstraits Cy Twombly et Jackson Pollock, que les futurs pop-artistes Robert Rauschenberg et Claes Oldenbourg. Mais à son retour à Rome en 1953, Mimmo Rotella désespère de trouver un langage pictural, persuadé que tout a déjà été inventé. 

 

C’est grâce à ce qu’il nomme une « illumination zen » que Mimmo Rotello finit par sortir de cet épisode. L’artiste prend conscience de la place prépondérante de l’affiche publicitaire dans la ville, et de ses possibilités artistiques. Il commence alors à arracher des affiches, qu’il déchire ensuite dans l’atelier puis qu’il colle sur des toiles. Mimmo Rotello présente une première série au cours d’une exposition collective en 1955 : cette fois, c’est un succès critique et institutionnel. 

 

D’un côté, Mimmo Rotella reçoit le prix Geziano en 1956, et les prix Battistoni et de l’Instruction publique en 1957, consacrant son oeuvre. De l’autre, la critique repère l’audace de l’artiste, le premier à s’emparer du mobilier urbain comme matériau artistique, et le présente comme l’un des représentants de la jeune peinture romaine. Dans la foulée, Mimmo Rotella retraversera l’Atlantique pour donner des conférences à la New York School of Visual Arts, tandis qu’il représentera l’Italie à la Biennale de Venise de 1964.

Mimmo Rotella, à l’avant-garde contemporaine

Sur la scène artistique de la fin des années 1950, Mimmo Rotella s’inscrit du côté des nouvelles avant-gardes artistiques, revendiquant l’héritage de Marcel Duchamp, telles que le Pop art dans le monde anglo-saxon et le Nouveau Réalisme en France. Mimmo Rotella rejoint d’ailleurs le groupe français, après avoir rencontré le critique Pierre Restany quelques années plus tôt, et paricipe à son exposition-manifeste « 40 degrés au-dessus de Dada » en 1961.  

 

Installé à Paris à partir des années 1960, Mimmo Rotella réinvente sans cesse son procédé artistique. Il explore la production en série et la typographie ; il intervient directement sur l’image publicitaire à travers des solvants, pour n’en laisser que des traces (frottages) ou en faire constater l’absence (effaçages) ; il crée des objets à trois dimensions, en collant ses morceaux d’affiches sur des supports en polyuréthane, ou en enfermant les affiches froissées dans des cubes de Plexiglas.   

 

Réinstallé en Italie, à Milan, à partir des années 1980, Mimmo Rotella poursuit sa vie de bohème et ses extravagances, renouvelant son approche pictural de l’affiche publicitaire ainsi que son travail de poésie sonore. Puis dans les années 1990, l’artiste participera à de nombreuses expositions d’envergure au Centre Georges-Pompidou, au MoMA, au Musée Guggenheim ou encore au Museum of Contemporary Art de Los Angeles, lui assurant sa place dans l’histoire de l’art. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Mimmo Rotella

Sur le marché de l’art, de nombreuses oeuvres de Mimmo Rotella sont présentes. Pour les peintures de l’artiste, aux affiches arrachées et lacérées, les prix varient entre 5 000 et 50 000 euros, et s’envolent entre 60 000 et 130 000 euros pour celles réalisées dans les années 1960. Pour les objets avec affiches de Mimmo Rotella, les prix oscillent entre 300 et 3 000 euros. Les dessins (frottages, aquarelles/papier, collage, encre, pastel…) de Mimmo Rotella acquièrent également une cote honorables. Comptez en moyenne entre 500 et 7 000 euros, voire entre 11 000 et 50 000 euros pour les plus grands formats. Pour une estampe, principalement sérigraphies ou lithographies couleurs, de Mimmo Rotella, les prix s’élèvent en moyenne entre 100 et 1 000 euros, voire au delà des 10 000 euros pour certaines représentations phares (série consacrée au cinéma hollywoodien dans les années 1960 par exemple).   

 

Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une estampe de Mimmo Rotella et recevoir son estimation. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe de Mimmo Rotella en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel. 

(Illus.) Mirabilia, 2004

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Estimation gratuite Les Frères le Nain

Les Frères le Nain

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Estimation et cote des Frères le Nain

Les Frères le Nain (1593/1610 – 1648/1677) sont des peintres français, originaire de Picardie. Largement influencés par la peinture flamande, ils réaliseront majoritairement des peintures de genre, où ils représentent des paysans dans des intérieurs, faisant état de leur situation sociale. Découvrez l’histoire des Frères le Nain et leurs peintures de genre emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Les Frères le Nain

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Les Frères le Nain, de la Picardie à Paris

Le début de la vie des Frères le Nain est relativement peu connu. Les trois frères, Antoine, Louis et Matthieu, sont succinctement nés entre 1593 et 1610 à Laon, au sein d’une fratrie de cinq enfants, dans une famille de sergents royaux picards. Ces informations biographiques mises à part, il est difficile de savoir par quel biais les frères se sont frayer un chemin dans l’art. La seule mention rendant compte de leur formation provient de l’histoire manuscrite de Laon, écrite par le chanoine Claude Leuleu, entre 1711 et 1723. Ce dernier indique que les frères le Nain auraient appris leur métier « chez un peintre étranger », ce qui semble plausible en regard des familiarités stylistique entre leur œuvre et la peinture flamande. 

 

Passées ces premières années, la vie des Frères le Nain est légèrement mieux connue. En 1629, Antoine est admis « maître peintre » à Saint Germain des Prés, et ouvre avec ses frères comme « compagnons », un atelier dans l’abbaye, où créent de nombreux peintres flamands. Cette étape marque le point de départ d’une carrière à trois paires de main, où la reconnaissance se mêle à la notoriété. Répondant à de nombreuses commandes, pour des particuliers ou l’Eglise, les frères Le Nain seront également trois des membres fondateurs de l’Académie de Peinture et de Sculpture, qui ouvre en 1648.

Les Frères le Nain, une peinture réaliste à l’ère classique

Dans leurs tableaux, les Frères le Nain représentent des peintures religieuses et de bataille, des portraits, mais surtout scènes de genre. Genre en vogue à Paris sous l’influence des primitifs flamands, les frères se détachent néanmoins de leur contemporain pour ce qu’ils apportent de singulier à leurs sujets. Dans leurs peintures, les frères Le Nain offrent une représentation aux paysans et, bien souvent, à la pauvreté, constitutive de leurs conditions de vie. Affranchis d’une forme de pittoresque, les artistes réalisent des portraits de groupe, dans des intérieurs sombres, où ils s’attachent à rendre avec soin les émotions, la dignité, et l’humanité de leurs protagonistes à travers les attitudes et les regards.  

 

Dénué de faste, les tableaux de genre des frères Le Nain sont composés d’un clair-obscur, digne du Caravage, et d’une palette sombre, faite de noirs, de beiges, d’ocres, et étayée de touches de jaunes et de rouges, à la manière des flamands tels que Brueghel, forts différents de la pureté et de l’harmonie de la peinture de leurs contemporains français tels que Poussin ou Le Brun. Ainsi, dès la deuxième moitié du XVIIe siècle, les tableaux des Frères le Nain disparaissent, sans surprise, des registres, dans un contexte marqué par la peinture classique française. L’évolution du goût de l’époque détermine leur postérité. Il faut attendre le XIXeme siècle, et des peintres tels que Courbet, pour que le réalisme social des Frères le Nain soit remis au goût du jour. 

Les Frères le Nain, une postérité mystérieuse

Le mystère, qui entoure les Frères Le Nain, est sans doute partie prenante de leur oubli et redécouverte, avec, en premier lieu, leur indifférenciation. En effet, non-signés ou signés de leur nom de famille, leurs tableaux témoignent, et rendent compte, d’un travail à plusieurs mains difficiles à différencier. Au XVIIIeme siècle, le chanoine Leleu fait mention de ce qu’il estime être les tempéraments artistiques des frères le Nain : les miniatures et portraits en raccourci pour Antoine ; les portraits en buste et demi-corps pour Louis ; et les grands tableaux religieux et historiques pour Matthieu. 

Au début du XXème siècle, le conservateur Paul Jamot sépare les trois frères en matière de style ou de thèmes : Antoine Le Nain et les œuvres primitives à la palette vive et aux textures marquées ; Matthieu le Nain et les thèmes guerriers ; et Louis le Nain et la poésie des thèmes domestiques, oubliant les sujets religieux… En 1978, Jacques Thullier se fait plus prudent, estimant qu’aucune attribution différenciée des œuvres n’est en mesure d’être faite. Une approche que le Louvre-Lens réitère, en 2017, tout en proposant des segments stylistique, périodique et thématique, rattaché à chacun des artistes, au cours de leur exposition. La réflexion est toujours en cours.

Faire estimer gratuitement une oeuvre des Frères Le Nain

En raison de ce mystère, qui entoure les Frères le Nain, seulement deux tableaux se trouvent sur le marché de l’art. Une petite huile sur cuivre, adjugée à 2 500 euros, et une huile sur toile monumentale à 2 900 000 euros. Mais nous ne sommes pas à l’abris que des redécouvertes futures entraînent d’autres ventes prodigieuses de la sorte… 

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(Illus.) L’heureuse famille, 1642, Huile sur toile, Musée du Louvre

En lien avec les Frères le Nain

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Estimation gratuite Pierre Puget

Pierre Puget

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Estimation et cote de l'artiste Pierre Puget

Pierre Puget (1620-1694) est un artiste phare du règne de Louis XIV. Peintre, mais surtout sculpteur, l’artiste marseillais introduira le style baroque en France, ce qui lui vaudra le surnom élogieux du Michel-Ange français. Découvrez l’histoire de Pierre Puget et ses sculptures et peintures baroques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Pierre Puget

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Pierre Puget, entre la Provence et l’Italie

Né en 1620, Pierre Puget grandit à Marseille dans une famille d’anciens agriculteurs, devenus maîtres maçons. Très vite orphelin de père, le jeune Pierre est mis en apprentissage par sa mère chez un maître spécialisé dans la création de mobiliers d’église. Il participe à la décoration de l’église Saint-Martin. C’est à l’âge adulte que Pierre Puget débute véritablement sa formation d’artiste. En 1638, il voyage à Livourne, à Florence et à Rome. Dans la cité des arts, Pierre Puget y intègre l’atelier d’un sculpteur sur bois, qui l’intègre à l’équipe de Pierre de Cortone, l’un des artistes à l’origine du baroque italien. A ses côtés, il travaille à la décoration du palais Barberini à Rome et du palais Pitti à Florence. 

En dépit de l’engouement de l’artiste toscan pour Pierre Puget, ce dernier rentre à Marseille aux chevets de sa mère. Entre 1644 et 1655, l’artiste se consacrera davantage à son activité de peintre, notamment en raison des tensions politiques qui animent le royaume de France. Résidant entre Marseille et Toulon, Puget réalise des tableaux religieux pour des confréries ou des couvents. En 1655, Pierre Puget propose, audacieusement, un projet pour répondre à la volonté de la ville de Toulon de réaliser un portail avec balcon à l’hôtel de ville. Il suggère la création de deux atlantes soutenant le balcon, et remporte le projet initialement assigné à Nicolas Levray. C’est un succès dont les échos traverseront les paysages provençaux.

Pierre Puget, aux portes de la Cour royale

Ce premier projet d’envergue à Toulon marque le basculement de sa carrière de sculpteur. La réputation de sculpteur de Pierre Puget parvient jusqu’au coeur de la Cour royale. Le marquis de Girardin lui passe une commande pour son château de Vaudreuil, à laquelle Puget répond d’un Hercule terrassant l’Hydre de Lerne. Nicolas Fouquet engage Pierre Puget à son tour pour son château de Vaux-le-Vicompte et l’envoie à Gênes pour rapporter du marbre de Carrare. Suite à la disgrâce de Fouquet, l’artiste décide de rester en Italie où il travaille avec les praticiens locaux durant sept ans. Pierre Puget découvre le marbre, et s’émerveille de la perfection et de la pureté de ce matériau, avec quoi la pierre ne peut rivaliser. 

En 1668, Pierre Puget rentre en France afin de prendre la direction de l’atelier de l’arsenal de Toulon, après de longues négociations de ses conditions de travail avec Colbert. Au cours de cette période, Puget crée des sculptures pour le jardin du Château de Versailles telles que la célèbre statue de Milon de Crotone, le bas-relief d’Alexandre et Diogène et une statue de Persée délivrant Andromède. Las de ses exigences, Colbert finira par licencier Puget de l’arsenal de Toulon, entraînant l’artiste à retourner, et s’installer définitivement, à Marseille. 

Pierre Puget, le Michel-Ange français

Pierre Puget est considéré comme le Michel-Ange français. Dans ses sculptures, la représentation des corps à la musculature saillante, aux lignes serpentines, et l’exagération des gestes et des expressions, prises dans un mouvement sinueux, en sont quelques caractéristiques. De son vivant, Puget porte d’ailleurs le surnom du maître italien, et influence profondément les artistes du nord de l’Italie et de l’Allemagne centrale. En ces caractéristiques formelles, Pierre Puget est également l’un des grands introducteurs du style baroque en France, du moins en sculpture. En effet, l’artiste réalise des peintures, de manière irrégulière mais tout au long de sa carrière, qui ne trouveront pas le même engouement. Tombés dans l’oubli, seuls dix-sept des tableaux de Puget sont désormais connus, redécouverts à partir du XXème siècle. Nonobstant, Pierre Puget demeure l’un des artistes les plus célèbres du règne de Louis XIV, et connaît une longue postérité. Pour preuve, au XIXème siècle, Pierre Puget et Nicolas Poussin sont choisis pour orner de leurs bustes, sculptés par Antonin Mercié, l’entrée de l’Ecole des beaux-arts de Paris.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Pierre Puget

Sur le marché de l’art, on retrouve peu de sculptures de Pierre Puget. Les tirages d’Apollon sont adjugés autour de 1000 euros, ceux du Faune entre 500 et 2000 euros, et le buste en terre cuite du célèbre Milo de Croton atteint quasiment les 30 000 euros. Pour les peintures, religieux ou marines, comptez autour de 2 500 euros. À moins que vous déteniez un tableau phare de Pierre Puget, tel que la Sainte Famille, adjugé à 260 0000 euros. Ce sont les dessins de Pierre Puget qui remportent le plus de succès auprès des collectionneurs. Les esquisses et études de l’artiste montrent ses talents de dessinateur. Au crayon, à la sanguine ou à l’encre, ses oeuvres sur papier, majoritairement des marines, remportent des sommes entre 60 000 et 100 000 euros.

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(Illus.) Milon de Croton

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Estimation gratuite Jean Deyrolle

Jean Deyrolle

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Estimation et cote de l'artiste Jean Deyrolle

Jean Deyrolle (1911-1967) est un artiste emblématique du renouveau de l’abstraction en France. Aux côtés de Nicolas de Staël, Hans Hartung ou Victor Vasarely, il propose une peinture abstraite et géométrique, aux lendemains de la Seconde guerre mondiale. Découvrez l’histoire de Jean Deyrolle, et ses peintures abstraites emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Jean Deyrolle

Prix des oeuvres de Jean Deyrolle

  • Peintures - entre 1 200 € et 90 000 €

  • Dessins - entre 500 € et 4 000 €

  • Estampes - entre 200 € et 3 000 €

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Jean Deyrolle, une formation entre la Bretagne et l’Afrique du Nord

Né en 1911, Jean Deyrolle grandit en Bretagne dans une famille non dénuée de liens avec la sphère artistique. Il est le petit-fils du peintre Théophile Deyrolle, et le petit-neveu de l’artiste Alfred Guillou, tous deux parties prenantes de l’École de Concarneau. C’est naturellement que Jean Deyrolle emprunte à son tour la voie de la création. En 1928, Jean Deyrolle s’inscrit à l’école Art et Publicité à Paris, tandis qu’il commence à peindre en autodidacte. À Concarneau, où il passe ses vacances, il fait la connaissance de l’artiste Lionel Floch, un ancien élève de son grand-père, qui lui offre de nombreux conseils. À cette époque, Jean Deyrolle se présente lui-même comme un « Impressionniste académique », et expose quelques toiles au Salon des Artistes Français en 1933. Au cours des années 1930, Jean Deyrolle saisit l’opportunité de voyager. Durant quatre ans, Jean Deyrolle alternera des séjours en Afrique du Nord, où il mène une vie itinérante et proche des populations locales, et des étés en Cornouailles. Au cours de cette période, l’artiste met en pratique ses acquis scolaires et aiguise son sens de l’observation, accompagné ponctuellement de sa cousine, la peintre Jeannine Guillou, ou bien de son nouvel ami, Nicolas de Staël. Jean Deyrolle exposera également à de nombreuses reprises, au Maroc comme en Bretagne. 

Jean Deyrolle, le chemin de la non-figuration

De retour en France en 1938, Jean Deyrolle s’installe à Concarneau. Il y rencontre l’écrivain et critique Charles Estienne, avec qui il se lie d’amitié, et qui lui présente Marguerite Sérusier, épouse et veuve du chef de fil des Nabis, Paul Sérusier. Jean Deyrolle est profondément impacté par la peinture des nabis et la pensée de Paul Sérusier, qu’il découvre au fil de ses écrits. Cette rencontre influence profondément la trajectoire artistique entreprise par Jean Deyrolle. Délaissant sa première période impressionniste, l’artiste apprend à abandonner la perspective, à décomposer le réel de manière synthétique et à peindre par aplats colorés. Dès lors, cette nouvelle appréhension de la peinture enclenche, chez Jean Deyrolle, la quête d’une expression différente. À partir de 1942, Jean Deyrolle s’installe à Paris, où il fait la connaissance de la galeriste Jeanne Bucher et de l’artiste César Domela. Par sa pratique abstraite, Domela amène Deyrolle à déformer progressivement les motifs, et à s’émanciper de la figuration, « devenue inutile », selon les propres propos du peintre breton. Puis, au contact de Jeannine et Nicolas de Staël, il rencontre André Lanskoy, Pierre Reverdy, Olivier le Corneur… et se retrouve au coeur de la scène artistique et des préoccupations esthétiques de la période.

Jean Deyrolle, à l’avant-garde de la nouvelle abstraction

Après des années au ralenti, sous l’horreur de l’Occupation, l’après-guerre est marqué par un renouveau de la scène artistique où s’impose progressivement l’abstraction. En 1946, Jean Deyrolle expose avec Jean Dewasne, Hans Hartung, Marie Raymond et Gérard Schneider à la galerie Denise René – futur fief de l’art abstrait géométrique. Les artistes Emile Gioli, Serge Poliakoff et Victor Vasarely les rejoignent et, ensemble, ils se réunissent pour penser et créer l’art abstrait naissant. Dans ses tableaux, Jean Deyrolle propose des formes abstraites et géométriques, réalisées à partir de grands aplats colorés et d’une palette étendu et terne. L’artiste retire l’étendu des leçons des nabis, et rappelle les futuristes italiens, dans leur manière de retranscrire le mouvement et la vitesse, ou le cubisme analytique, dans la façon de découper plusieurs facettes du réel. Formellement, les tableaux de Jean Deyrolle rappellent également les papiers déchirés de Jean Arp. Mais il s’agit avant tout du langage singulier de Jean Deyrolle, à l’avant-garde et caractéristique d’une deuxième génération de l’art abstrait en France, née des cendres de la guerre. C’est ce qu’on peut lire dans l’attribution à Deyrolle du premier Prix Kandinsky en 1946, qui lui ouvre ainsi les portes de l’ensemble des manifestations collectives abstraites. Par la suite, Jean Deyrolle n’aura de cesse de créer dans cette direction, cherchant indéfiniment à exprimer des significations simultanées à travers la forme abstraite. 

Cote des oeuvres de Jean Deyrolle sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, les peintures abstraites de Jean Deyrolle sont adjugées entre 2 000 et 20 000 euros, pour les très grands formats. Pour les oeuvres sur papier, principalement des gouaches abstraites, les prix oscillent entre 500 et 2 500 euros, tandis que pour les estampes, lithographies en couleur, sérigraphies ou pochoirs, la fourchette s’étend entre 50 et 400 euros. Enfin, les rares tapisseries de Jean Deyrolle, réalisées dans les années 1950, atteindront des sommes entre 3 000 et 4 500 euros. Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une estampe de Jean Deyrolle et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe de Jean Deyrolle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Jean Deyrolle, Gaël, 1959

Reconnaître la signature de Jean Deyrolle

Savoir reconnaître la signature de Jean Deyrolle est essentiel pour authentifier une œuvre de ce peintre français rattaché à l’abstraction lyrique et à la Nouvelle École de Paris. Sur ses toiles et œuvres sur papier — notamment ses grandes compositions gestuelles des années 1950-1970, exposées à la galerie Jeanne Bucher et présentées au Salon de Mai — Deyrolle signe généralement « Jean Deyrolle » ou plus simplement « Deyrolle », parfois accompagné de la date d’exécution. La signature est le plus souvent apposée au pinceau en bas de la composition, dans une écriture manuscrite ample et énergique, utilisant une teinte sombre contrastant avec ses champs colorés et ses matières vibrantes. Sur certaines gouaches et dessins, on retrouve également une signature au crayon, parfois assortie d’une indication de lieu. Dans un marché où circulent œuvres d’atelier, attributions incertaines et faux, faire vérifier la signature de Jean Deyrolle par un expert qualifié demeure indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Jean Deyrolle, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une gouache.

Signature Jean Deyrolle
Expertise signature Jean Deyrolle

En lien avec Jean Deyrolle

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Estimation gratuite Guillaume et Nicolas Coustou

Guillaume et Nicolas Coustou

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Estimation et cote des artistes Guillaume et Nicolas Coustou

Les frères Nicolas Coustou (1658-1733) et Guillaume Coustou (1677-1746) sont deux  grands sculptures français, en exercice sous les règnes de Louis XIV et de Louis XV. Neveux du sculpteur Antoine Coysevox, ils suivent les pas familiaux avec des sculptures de facture baroque. Découvrez l’histoire de Guillaume et Nicolas Coustou et ses sculptures baroques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Guillaume et Nicolas Coustou

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Nicolas et Guillaume Coustou, des parcours en symétrie

Vingt années séparent les naissances des frères Nicolas et Guillaume Coustou. Né en 1658 pour Nicolas Coustou et en 1677 pour Guillaume, les frères grandissent à Lyon dans une famille d’artistes. Leur père, François Coustou, est un sculpteur sur bois tandis que leur mère, Claudine Coysevox, n’est autre que la soeur du célèbre sculpteur Antoine Coysevox. À vingt ans d’intervalle, Nicolas et Guillaume Coustou s’engagent dans la voie artistique, et empruntent un parcours fort similaire. En 1676, Nicolas Coustou monte à Paris rejoindre son oncle, Antoine Coysevox, alors directeur de l’Académie royale de peinture et de sculpture. Formé à la sculpture au sein de l’Académie, il gagne ensuite le prix de Rome, et achève sa formation dans la cité romaine entre 1683 et 1686.

De son côté, Guillaume Coustou quitte la cité lyonnaise en 1694. Au cours de sa formation dans l’atelier de son oncle, il remporte le deuxième prix de Sculpture puis, en 1697, le Grand Prix, qui lui offre la bourse lui permettant le voyage à Rome. Peu réceptif au cadre académique, Guillaume Coustou préfère la vie de bohème romaine à la villa Médicis, et la mène jusqu’à son retour en France en 1703. 

Nicolas et Guillaume Coustou, les grands chantiers

Les retours en France respectifs des frères Coustou rompent la symétrie de leurs parcours, mais inaugure leur conjonction. À l’inverse de son jeune frère, Nicolas Coustou prépare sa réception à l’Académie dès son retour à Paris. En 1693, il est reçu académicien avec un bas-relief en marbre, puis gravit rapidement les échelons de l’Académie. En 1702, Nicolas Coustou  devient enseignant à l’Académie, recteur de celle-ci en 1720, et chancelier, l’année de sa mort, en 1733. En ce début du XVIIIe siècle, et en vertu de ce parcours académique brillant, Nicolas Coustou est engagé pour les différents projets d’envergure en cours sous le règne de Louis XIV. 

Le sculpteur participe aux décors du château de Versailles, de l’hôtel des Invalides et du parc de Marly, où il seconde son oncle, Antoine Coysevox. Les bas-reliefs de marbre et de facture baroque font en particulier la marque de fabrique de Nicolas Coustou. De son côté, Guillaume Coustou suit finalement un parcours aussi brillant que son frère, désormais bien implanté dans le paysage artistique du royaume. De retour en France, il retourne à l’Académie, et est reçu en 1704 avec une statuette de marbre. Il devient ensuite professeur en 1715, recteur en 1733 et directeur de l’Académie en 1735.

En vertu de son talent, Guillaume Coustou travaillera aux côtés de son frère sur les différents chantiers. À ses côtés, il décore notamment la chapelle du château de Versailles, le portail des Invalides et le parc de Marly, pour lequel les deux frères deviennent célèbres. Les deux artistes exécutent des statues en duo telles que Apollon et Daphné où chacun se charge d’une des figures, laissant le spectateur libre de distinguer leurs styles et talents.

Nicolas et Guillaume Coustou, une collaboration majeure

Si les deux frères ont mené individuellement de brillantes carrières, c’est bien leur collaboration qui les a rendu célèbre par-delà les commandes royales – et les siècles. Ainsi, en 1714, le gouverneur de Lyon commande à Nicolas et Guillaume Coustou les allégories du Rhône et de la Saône, destinées à orner le piédestal de la statue équestre de Louis XIV, déjà présente sur la place Bellecour de leur ville natale. À l’origine du Rhône, Nicolas Coustou présente une figure masculine en bronze expressive, voire dramatique, à la musculature saillante, apposée sur un lion tout aussi éloquent, composant un ensemble éminemment baroque. Quant au Saône, Guillaume Coustou représente une figure féminine, également apposée sur un lion, à travers des traits gracieux et une harmonie, absente chez son frère, et typiquement néoclassique.

De vingt ans le cadet, Guillaume Coustou préfigure déjà ce tournant esthétique, du baroque au néoclassique. De fait, en 1745, l’artiste connaît son plus grand succès avec Les chevaux de Marly, pour le château de Marly, qui viendront remplacer les sculptures baroques, et signatures du règne de Louis XIV, réalisées par son oncle Antoine Coysevox. Cette commande rendue par Guillaume Coustou marque ainsi symboliquement un changement de règne, déjà bien entamé, mais également un passage à une nouvelle ère esthétique. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Guillaume et Nicolas Coustou

Sur le marché de l’art, on retrouve des prix bien inégaux entre les deux frères. Les collectionneurs admirent particulièrement les marbres et les bronzes de Nicolas Coustou, ronde-bosse ou bas-relief, et souvent des représentations mythologiques. Pour un bronze, on compte entre 1 000 et 3 000 euros, et pour un marbre, entre 15 000 à 30 000 euros. Pour Guillaume Coustou, ce sont principalement les statuettes en bronze équestres qui intéressent les collectionneurs. Comptez entre 100 et 800 euros, hormis pour un tirage des Chevaux de Marly, qui dépasse les 1 500 euros.

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(Illus.)  Nicolas et Guillaume Coustou, Le Rhône et la Saône

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Estimation gratuite Serge Charchoune

Serge Charchoune

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Estimation et cote de l'artiste Serge Charchoune

Serge Charchoune (1888-1975) est un artiste, à la fois peintre et poète, français d’origine russe. Participant des grandes avant-gardes de l’entre-deux-guerres, l’artiste est une figure émérite de l’art moderne, et pourtant largement méconnu. Découvrez l’histoire de Serge Charchoune, et ses peintures modernes emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Serge Charchoune

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Serge Charchoune, un cubisme ornemental

Né en 1888 à Bougourouslan en Russie, Serge Charchoune réalise d’abord des études de commerce, sur le chemin de son père. Passionné par la nature et l’art, il s’engage finalement dans la peinture, bien qu’il échoue à l’entrée des Beaux-Arts de Kazan, faute de savoir dessiner. Désertant l’armée en 1912, Serge Charchoune se rend à Paris, après avoir découvert la peinture française quelques années plus tôt. Il y intègre l’Académie Russe Libre puis l’Académie cubiste La Palette, et se forme auprès des enseignants cubistes comme Metzinger et Le Fauconnier. Dès 1913, Serge Charchoune expose ses premiers tableaux cubistes au Salon des Indépendants, et trouve ainsi sa place, au coeur de l’art moderne.  


Au cours de la Première guerre mondiale, Serge Charchoune se réfugie à Barcelone avec sa compagne, la sculptrice Helena Grunhoff, y retrouve les Delaunay, Marie Laurencin ou encore Francis Picabia, et rencontre l’antiquaire Josef Dalmau. Inspiré par les arzuelos, la céramique mauresque et l’art mozarabe, qui lui rappellent l’art décoratif slave, Serge Charchoune mêle le langage cubiste moderne à son héritage folklorique russe dans des tableaux qualifiés de « cubisme ornemental ».  En 1916, Serge Charchoune les expose dans la galerie de Dalmau, une manifestation d’art abstrait qui se révèlera comme la première réalisée en Espagne. 

Serge Charchoune, l’esprit dada

Lorsque Serge Charchoune rentre à Paris en 1920, il participe aux évènements dadas et, séduit par l’esprit absurde également présent dans la poésie russe, il rejoint le mouvement. L’artiste collabore à la revue 391 créée à Barcelone par Picabia, et assiste aux réunions, aux manifestations de groupe et aux oeuvres collectives. Serge Charchoune organise également son groupe, Dada Palata Poetov, de courte durée. En 1922, Serge Charchoune part pour Berlin avec l’intention d’obtenir un visa pour l’URSS. Sur place, l’artiste retrouve une communauté russe, artistes et intellectuels, déçus par la révolution, et rencontre le mouvement dada local. Il profite de son séjour pour éditer une revue dada russophone, publier une anthologie de poésie dada allemande, et collaborer à des revues telles que Merz créée par Kurt Schwitters. Serge Charchoune participe également à l’exposition Der Sturm avec une série d’oeuvres cubistes ornementales. 

 

À son retour à Paris en 1923, Serge Charchoune quitte le mouvement dada et acte la fin de sa période cubiste, mouvement alors à bout de souffle. Geste dada par excellence, l’artiste invite ses amis à une cérémonie qui enterre le cubisme, en signant les invitations de « Serge Charchoune, Croque-mort ». En 1926, au cours d’une exposition à la galerie Jeanne Bucher, il vendra l’ensemble de ses oeuvres issues de son cubisme ornemental. 

Serge Charchoune, abstraction ornementale

Dans la foulée, Serge Charchoune fait la rencontre fondamentale d’Amédée Ozenfant. Inspiré par l’artiste, il débute une période « puriste », où les formes sur ses toiles se font plus harmonieuses, les couleurs paisibles. En 1927, l’artiste expose cette nouvelle série de toiles, et collabore à la revue L’esprit Nouveau, fondée par Ozenfant et Le Corbusier, aux côtés d’André Breton ou de Jean Cocteau. Entre les années 1930 et 1950, Serge Charchoune expérimente une période difficile. Impacté par la crise économique, il ne vend aucune toile, vit avec peu et crée avec les matériaux présents à lui. L’artiste réalise des petits formats, surtout des natures mortes, puis délaisse un temps la peinture pour la poésie et la littérature. C’est grâce à l’exposition des Surindépendants de 1945 que l’artiste exposera à nouveau ses tableaux abstraits, et nouera de nouveaux liens avec les artistes et collectionneurs. 

 

À partir des années 1950, Serge Charchoune connait un renouveau créateur, imprégné par les motifs de l’eau et de la musique. Il réalise des marines, conçues par l’entrelacement de différentes couches et nuances de blancs, ou par le recouvrement de couleurs vives par le blanc. Bercé par la musique de Bach, de Mozart ou de Beethoven, Serge Charchoune s’évertue également à traduire visuellement le mouvement musicale, créant des compositions hautement contemplatives. L’artiste parvient à son ultime étape stylistique, qu’il nommera avec panache, « abstraction ornementale ».

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Serge Charchoune

Sur le marché de l’art, on retrouve de nombreuses oeuvres de Serge Charchoune, principalement issues de ses périodes du cubisme ornemental et d’abstraction ornementale. Pour l’une d’entre elles, les prix s’étendent de 1 000 à 60 000 euros. Les dessins et oeuvres sur papier de l’artiste (gouache, aquarelle, crayon) sont adjugés entre 300 et 4000 euros. Quant aux estampes, principalement des lithographies et des eaux-fortes, il faudra compter entre 30 et 300 euros. 

Vous souhaitez faire expertiser un tableau, un dessin ou une estampe de Serge Charchoune, et recevoir son estimation. Remplissez votre demande via notre formulaire en cliquant ici. Faites estimer un tableau, un dessin ou une estampe de Serge Charchoune en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Cubisme ornemental, 1920-1922

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Estimation gratuite Eustache Le Sueur

Eustache Le Sueur

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Estimation et cote de l'artiste Eustache Le Sueur

Eustache Le Sueur (1616-1655) est un peintre classique, représentatif de ce que les historiens nommeront l’atticisme parisien. Talentueux et singulier, l’artiste est considéré comme le Raphael français, un surnom qui témoigne également de sa notoriété. Découvrez l’histoire d’Eustache Le Sueur et ses peintures classiques emblématiques. Besoin d’une expertise ? Contactez l’équipe d’Estimon’objet !

Estimation gratuite Eustache Le Sueur

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Eustache Le Sueur, élève de Simon Vouet

Eustache Le Sueur naît en 1616 à Paris dans une famille d’artisans. Disposé à l’art, il entre très tôt dans l’atelier de Simon Vouet, premier peintre du Roi et artiste admiré de ses contemporains. Arrivé à l’âge de seize ans, Eustache Le Sueur passe dix ans sous l’enseignement de Vouet, aux côtés d’autres élèves comme Charles Le Brun et Pierre Mignard. Malgré un environnement favorable, Eustache Le Sueur ne peut réaliser le voyage initiatique en Italie, un passage quasi obligatoire des artistes français de l’époque. Le jeune artiste compense alors en arpentant les collections présentes dans les palais royaux et chez des particuliers, qui hébergent de nombreux tableaux de la Renaissance italienne, du début du XVIe siècle au XVIIe siècle. C’est dans ces intérieurs qu’Eustache Le Seur parfait sa formation initiale.  


Les premiers tableaux d’Eustache Le Sueur accueille l’influence de Simon Vouet, qui l’assiste et l’oriente. Le jeune artiste réalise son premier cycle à partir des dessins de son maître. Dans Le Songe de Polyphile, Eustache Le Sueur adopte ainsi le mouvement lyrique des figures, pareil à un ballet, propre à Vouet, portant son attention davantage sur la palette, à forte intensité, que sur la rigueur de la composition. A mesure qu’Eustache Le Sueur avance dans son parcours, il développera son style et s’affranchira de ces caractéristiques.

Eustache Le Sueur, le Raphael français

Eustache Le Sueur reçoit sa première commande conséquente en 1645. L’artiste doit réaliser La vie de saint Bruno, un cycle de vingt-deux tableaux destiné à orner le cloître de la Chartreuse de Paris, ce qui l’occupera pendant trois ans. Cet ouvrage marque un tournant dans le cheminement de l’artiste : il développe son propre style, dépouillé et rigoureux, où est mise à l’honneur la composition. Des scènes silencieuses, à la palette éclaircie et à la perspective structurante. Eustache le Sueur s’attache à conserver un dépouillement et une sévérité, qui le tient éloigné de l’académisme à l’influence baroque ambiant. Il développe un style classique singulier, qui le rapproche des primitifs italiens, et du grand Maître de la Renaissance classique en particulier, Raphael. De fait, Eustache Le Sueur sera surnommé le Raphael français. 

 

Cette direction stylistique nouvelle d’Eustache le Sueur accueille l’influence d’artistes comme Poussin, présent à Paris entre 1640 et 1642. Avec Charles Le Brun, notamment, Eustache Le Sueur fait partie de l’atticisme parisien, une peinture classique faite de retenue et de délicatesse, qui s’impose progressivement à Paris. A partir de 1648, ces artistes sont d’ailleurs réunis autour de l’ouverture de l’Académie de Peinture et de Sculpture, dont Eustache Le Sueur est évidemment un membre constitutif.

Eustache Le Sueur, une longue postérité

Artiste très apprécié, Eustache Le Sueur voit les commandes privées et royales se multiplier. L’artiste orne les hôtels particuliers, notamment l’hôtel Lambert, le palais du Louvre, et en particulier l’appartement des bains d’Anne d’Autriche et la chambre de Louis XVI, ou encore l’abbaye de Marmoutier-lès-Tours, d’immenses décors aux sujets religieux ou d’histoire. Ces œuvres sont au fur et à mesure acquises par les Rois, qui les intègrent aux collections royales. Par exemple, le cycle de la Vie de Saint Bruno est acheté par Louis XVI et introduite dans les collections en 1776. Dans la continuité, de nombreuses peintures d’histoire d’Eustache Le Sueur sont conservées dans le Musée du Louvre. Aussi, nous pouvons aujourd’hui contempler de nombreuses peintures d’histoire, d’épisodes politiques ou de sujets religieux, dans les grandes collections françaises, ou directement inscrites dans les murs de monuments historiques prestigieux. 

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Eustache Le Sueur

Les tableaux d’Eustache Le Sueur sur le marché de l’art se font rares, et précieux. On compte des prix très variables allant des 13 000 euros (Madone à l’enfant) aux 700 000 euros (Allégorie de la poésie). Notons que la moyenne se situe entre 70 000 et 200 000 euros pour des scènes religieuses à plus de deux personnages. Les nombreux dessins d’Eustache Le Sueur, que l’on retrouve sur le marché de l’art, font également les joies des collectionneurs. Au crayon, à la sanguine, à la pierre noire ou encore à l’encre, les prix débutent autour de 300 euros, se trouvent en moyenne autour de 1 300 euros, et jusqu’à 18 000 euros pour les plus remarquables. 

 

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(Illus.) La Prédiction de Saint Paul à Ephèse, 1649, Huile sur toile, Musée du Louvre 

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