Estimation gratuite Ayako Rokkaku

Ayako Rokkaku

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Estimation et cote de l'artiste Ayako Rokkaku

Artiste autodidacte japonaise, Ayako Rokkaku trace du bout des doigts ses figures vives et colorées. Elle peint avec intensité, sur des cartons de petites dimensions ou sur des toiles monumentales. La peintre exécute également des peintures performatives devant des spectateurs. Découvrez l’histoire d’Ayako Rokkaku et ses peintures contemporaines. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Ayako Rokkaku

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Le parcours artistique de la peintre japonaise Ayako Rokkaku

Ayako Rokkaku est née en 1982 à Chiba, près de Tokyo, au Japon. Bien qu’ayant toujours dessiné, l’artiste commence véritablement à peindre à vingt ans, sans avoir préalablement suivi de formation artistique. Sans autre matériel que ses mains, elle s’empare impulsivement de peinture acrylique. Elle dessine des personnages sur des planches de cartons, un support facile à obtenir. De manière expressive, Ayako Rokkaku utilise des couleurs intenses pour représenter toutes sortes de visages enfantins.

En 2003, Ayako Rokkaku expose à la foire d’art Gesai signifiant « festival des arts ». Cette exposition, organisée par l’entreprise Kaikai Kiki du célèbre artiste japonais Takashi Murakami, a été fondée deux ans auparavant. Elle contribue à faire découvrir de jeunes talents, et à simplifier le marché de l’art en permettant aux amateurs d’acheter des œuvres sans intermédiaire. Cette foire deviendra de plus en plus réputée, révélant au fil des années des artistes majeurs de la scène japonaise.

Ayako Rokkaku s’y distingue en remportant le prix Scout. Trois ans plus tard, la jeune peintre est la lauréate du prix Akio Goto lors du même événement. Le succès est immédiat. Sa popularité ne cesse alors de s’étendre dans d’autres pays tels le Danemark, l’Allemagne et les Pays-Bas. En 2011, une exposition personnelle d’envergure, intitulée Colours in my hand, se tient au Kunsthall Museum de Rotterdam. Ayako Rokkaku enchaîne les vernissages dans les galeries et les musées. Elle travaille aujourd’hui à Berlin, Porto et Tokyo.

Les peintures intuitives et expressives d’Ayako Rokkaku

Ayako Rokkaku développe sa propre technique picturale. Avec ses doigts, elle applique de la peinture acrylique sur des supports tels que le carton, le bois et la toile. Elle crée sans contrainte, suivant ses impulsions naturelles. Les tailles de ses toiles varient, de petits formats à d’autres plus monumentales.
Entre abstraction et figuration, des personnages émergent de ses toiles. Très kawaii (traduction de mignon en japonais), certains rappellent l’esthétique bien reconnaissable des mangas. Ayako Rokkaku déclare plutôt s’inspirer des illustrations des livres d’images. Ses peintures évoquent les dessins des enfants, à l’imagination si fertile.

Dans le monde fantastique d’Ayako Rokkaku paradent de jeunes filles avec de grands yeux, des animaux (lapins, éléphants, chiens…) et des monstres. Ses personnages figuratifs sont empreints d’innocence. Souvent féminines, ses héroïnes possèdent un trait en guise de bouche, ce qui leur donne des expressions particulières, entre l’étonnement, l’appréhension et la joie. Les arrière-plans de ses tableaux sont souvent parsemés de fleurs ou de traits impulsifs aux multiples couleurs.

Rose, vert, rouge orange… les couleurs sont vives, contrastant parfois avec le support cartonné marron. Ses compositions sont dynamiques, marquées par la vivacité de l’exécution. Sur les grandes toiles, Ayako Rokkaku libère son énergie dans d’amples mouvements. Depuis 2017, elle utilise également des valises vintages iconiques de Louis Vuitton comme supports de ses peintures. Elle y peint des portraits de jeunes filles. Ayako Rokkaku aime à créer devant un public. Avec des enfants ou des adultes, l’artiste peint de façon directe et rapide tant pour fasciner les spectateurs que pour leur transmettre une envie de dessiner de manière spontanée. Lors de son exposition au Kunsthall Museum de Rotterdam, les performances picturales d’Ayako Rokkaku ont été diffusées en direct sur Internet.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Ayako Rokkaku

Sur le marché de l’art, la côte de la peintre Ayako Rokkaku s’envole à partir de l’année 2018. En effet, les peintures de l’artiste peuvent dépasser le million d’euros comme le prouve sa toile Sans titre, datée de 2017, qui a atteint la somme de 1 145 600 euros en 2022. La même année, un autre tableau (Sans titre, 2021) a été vendu pour 975 472 euros. Si les petits formats d’Ayako Rokkaku se vendaient à 500 euros à ses débuts, ils s’achètent à partir de 1 000 euros ces dernières années. Certains sont adjugés pour des prix au-delà des 50 000 euros. Par exemple, l’acrylique sur toile Sans titre, datée de 2006, représentant un portrait de fillette avec des fleurs dans les cheveux se détachant sur un fond rouge, a été vendue pour 78 468 euros en 2023. Concernant les estampes, elles sont estimées entre 100 euros et 100 000 euros. Sa sérigraphie Early-Rise Marching Song s’est vendue à 108 750 euros en 2022. L’année précédente, en 2021, l’estampe Magic hand by Ayako Rokkaku a été achetée à 153 euros.

Les sculptures d’Ayako Rokkaku apparaissent également dans les ventes aux enchères. Sans titre (ARLV18-02), la peinture d’une fillette réalisée sur une valise Louis Vuitton, s’est vendue 153 096 euros en 2021. Sa série Work, datée de 2017 et rassemblant divers petits objets dans un cadre, se vend autour de 5 000 euros chaque modèle en 2019. Un de ses services à thé en céramique a été adjugé pour 1 712 euros en 2023.

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(Illus.) Ayako Rokkaku, Ayako Rokkaku dans son atelier à Amsterdam, 2019, © Nicodelaive

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Estimation gratuite Charlotte Perriand

Charlotte Perriand

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Estimation et cote de l'artiste Charlotte Perriand

Résolument moderne, Charlotte Perriand s’engage pour améliorer le quotidien de chacun dans un habitat fonctionnel. Elle milite pour un art de vivre, tout en profitant des bienfaits du progrès. Ses œuvres architecturales et de design sont révolutionnaires. Découvrez l’histoire de Charlotte Perriand et ses œuvres avant-gardistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Charlotte Perriand

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Charlotte Perriand, une architecte et designer reconnue par ses pairs

Si les œuvres de Charlotte Perriand sont parfois restées dans l’ombre de grands designers et architectes, son talent est amplement reconnu. Ses productions, au service d’un habitat pratique et populaire, lui sont aujourd’hui restituées. Charlotte Perriand (1903 – 1999) commence ses études supérieures à dix-sept ans, à l’Union centrale des arts décoratifs. Diplômée cinq ans plus tard, elle s’installe en tant qu’architecte d’intérieur. Son travail, déjà novateur, est remarqué au Salon d’Automne lorsqu’elle y expose son Bar sur le toit. Le mobilier en aluminium, les hauts tabourets avec leurs pieds en acier tubulaire séduisent.

Dès 1927, la jeune femme devient responsable de l’équipement intérieur chez Le Corbusier et Pierre Jeanneret. Elle restera dix ans dans cet atelier, créant des œuvres devenues iconiques. Ses productions avant-gardistes meublent les fameuses villas La Roche, Church et Savoye. Y sont créés le fauteuil grand confort, la chaise longue LC4 ou encore la chaise longue basculante. Avec Charlotte Perriand, l’espace domestique devient fonctionnel, modulable et moderne.

Les partis-pris sociétaux engagés de la designeuse Charlotte Perriand

Charlotte Perriand se préoccupe particulièrement de l’utilisation de ses objets. Ses meubles ne sont pas seulement esthétiques, ils sont pratiques et ils possèdent parfois plusieurs fonctions. La designeuse utilise des matériaux simples, qu’elle détourne de leur fonction pour innover. En 1929, Charlotte Perriand fonde avec Jean Prouvé, Le Corbusier, Pierre Jeanneret et Robert Mallet-Stevens le mouvement de l’Union des artistes modernes (UAM). Ensemble, ils défendent une approche sociale de l’art, à la recherche de « formes utiles ». Ils seront rejoints, entre autres, par Sonia Delaunay, Eileen Gray, Roger Tallon et Francis Jourdain. Charlotte Perriand se passionne pour les progrès de son siècle, les machines et les automobiles. Elle en fait référence dans ses œuvres en maniant le métal et l’acier.

La vision futuriste de Charlotte Perriand l’amène à travailler dès 1934 sur l’habitat dédié aux loisirs. En répondant au concours de la revue L’Architecture d’aujourd’hui sur une proposition de préfabriqué pour des vacances populaires, elle conçoit une Maison au bord de l’eau. Fabriqué en bois, le bâtiment est construit sur pilotis, largement ouvert sur la nature. Reçu deuxième, son projet n’est pas réalisé. Il le sera en 2013 par le biais d’un mécénat. Charlotte Perriand ne tempère pas pour autant son intérêt pour l’habitat collectif et les résidences de loisirs, ni pour les logements modestes.

Au Salon des arts ménagers, en 1936, l’artiste expose une « salle de séjour à budget populaire » et un photomontage sur La Grande Misère de Paris. Cette même année, elle publie dans Vendredi, un journal de gauche, une chronique intitulée La Ménagère et son foyer. Elle s’y interroge sur les logis et les aménagements modernes où « la ménagère qui, en même temps que l’homme, participe à la production, continue à porter le poids du labeur des siècles passés : laver, cuisiner, nettoyer sans bénéficier des progrès techniques contemporains ».

Charlotte Perriand, architecte et designeuse visionnaire

Durant la Seconde Guerre mondiale, Charlotte Perriand est nommée conseillère pour l’art industriel au Japon. À Tokyo, elle étudie le savoir-faire japonais, leur sens du vide, et elle découvre de nouveaux matériaux comme le bambou. Elle développe la notion de production de masse des arts. Elle y donne des conférences, organise l’exposition Sélection, tradition, création. La designeuse et les artistes japonais s’enrichissent mutuellement par leurs idées. Charlotte Perriand poursuit ponctuellement sa collaboration avec Le Corbusier. Elle participe à l’aménagement à la Cité radieuse de Marseille. Dotée de placards intégrés, la cuisine prolonge le séjour, permettant à la famille de mieux s’y retrouver.

Avec son ami Jean Prouvé, l’artiste prend la direction artistique de la galerie parisienne Steph Simon de 1955 à 1960. Des créations exclusives y sont vendues, faisant de ce lieu la vitrine du mobilier moderne. Couplant sa passion pour l’architecture et pour la montagne, Charlotte Perriand prend part à la construction de stations de ski. Aux Arcs, les sports d’hiver se démocratisent. L’architecte est demandée pour concevoir plusieurs résidences, prévues avec des appartements minimalistes. Les petits espaces, destinés à accueillir des familles lors de leurs vacances, sont des plus fonctionnels tout en offrant un panorama grandiose sur le paysage. L’architecte y importe des modules préfabriqués pour la salle de bains et pour la cuisine. Ces chantiers durent jusqu’en 1986. L’artiste décède en 1999, sans avoir cessé ses activités.

Cote de Charlotte Perriand sur le marché de l'art

Les prix des œuvres de Charlotte Perriand augmentent régulièrement. Ses productions sont aujourd’hui recherchées. En 2021, une console en applique, conçue pour l’appartement de Bruno Coquatrix, directeur de la salle l’Olympia à Paris, a été vendue à 680 000 euros. L’année suivante, la table dite « feuille », rare sur le marché, a été cédée pour 600 000 euros. Une bibliothèque à plots dite « Nuage », fabriquée en aluminium, a quant à elle été vendue 550 000 euros en 2018. Cependant, des meubles se vendent à des prix moins élevés. Un lot de douze chaises de salles à manger a été adjugé à 16 295 euros en 2016.

Des luminaires apparaissent également dans les salles de vente. En 2022, une potence pivotante a été achetée au prix de 120 000 euros. Quelques objets sont présents sur le marché de l’art. Un bloc de trois rangements, en plastique, s’est vendu 3 000 euros en 2022. L’année suivante, une armoire de salle de bains conçue pour la résidence La Cascade, à la station de ski Arc, a été cédée pour 3 200 euros.

(Illus.) Charlotte Perriand

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Estimation gratuite Chana Orloff

Chana Orloff

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Estimation et cote de l'artiste Chana Orloff

En bronze, en pierre, en terre ou en ciment, les œuvres de Chana Orloff dénotent par leur sensibilité, leur inventivité et leur puissance. L’artiste réalise plusieurs sculptures sur le thème de la maternité, tout en rondeurs et tendresse. Découvrez l’histoire de Chana Orloff et ses sculptures d’art moderne figuratif. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Chana Orloff, un talent inné pour la sculpture

La vie de Chana Orloff (1888 – 1968) est marquée par des atrocités successives. De famille juive, elle est contrainte de fuir l’Ukraine en 1905, son pays natal. Elle se réfugie avec ses parents et ses huit frères et sœurs en Palestine. La jeune fille exécute des travaux de couture. Afin de se perfectionner dans son métier, elle part à Paris. Elle y devient apprentie chez Paquin, une maison de haute couture. Son talent pour le dessin est remarqué. Chana Orloff est reçue seconde au concours de l’École nationale des arts décoratifs. Elle étudie ensuite à l’Académie Vassilief, dans le quartier Montparnasse, pour y apprendre la gravure et la sculpture. Outre un lieu d’étude, cet atelier rassemble des membres de l’avant-garde artistique tels Amedeo Modigliani, Ossip Zadkine ou encore Chaïm Soutine. Chana Orloff se lie d’amitié avec eux, intégrant alors l’École de Paris. Elle s’intéresse au cubisme, et admire la simplification de ses formes.

Dès 1912, Chana Orloff s’affirme en tant que sculptrice. Elle expose dans les salons parisiens l’année suivante. En 1916, elle épouse le poète polonais Ary Justman. Des reproductions de ses œuvres illustrent le recueil de son mari intitulé Les Pensées poétiques. La même année, Chana Orloff sculpte Le Baiser, dit aussi La Famille. Coulée en bronze, la sculpture représente un père serrant sa femme, qui elle-même tient son enfant dans ses bras. Les traits sont simplifiés, ainsi que le style. Les surfaces sont lisses. De cette œuvre émane l’image d’un père protecteur et la douceur d’une mère.

Les portraits, les maternités et les sculptures animalières de Chana Orloff

Élie, fils du couple, nait en 1918. Peu de temps après, Ary Justman, engagée dans la Croix-Rouge américaine, succombe à la fièvre espagnole. Chana Orloff, veuve à trente ans, élève alors seule son fils. Le thème de la famille, en particulier de la maternité, revient fréquemment dans son œuvre. La renommée de Chana Orloff s’accroit dans les années 1920. L’artiste est particulièrement recherchée pour ses portraits. Elle sculpte notamment Henri Matisse, Francis Jourdain, Otto Rank et l’accordéoniste Per Krohg. Elle expose au Salon d’Automne. Ses sculptures animalières, au style concis et aux formes simplifiées, sont fameuses. La sculptrice maitrise la terre comme le plâtre, le bois ou le bronze.

Estimée et reconnue, Chana Orloff reçoit la Légion d’honneur en 1925, puis elle obtient la nationalité française. Elle installe son atelier au sein de la villa Seurat, une cité d’artistes. Sa résidence personnelle est construite par les architectes Auguste et Gustave Perret. Ce lieu de travail et de vie est remarquable par son ossature en béton.

Les œuvres de l’après-guerre de Chana Orloff

En pleine gloire, après des expositions importantes à Paris, mais aussi à New York et Chicago, Chana Orloff est contrainte de s’exiler une nouvelle fois. En 1942, elle est persécutée pour ses origines juives. Elle se réfugie en Suisse. Durant l’occupation, son atelier est pillé. Ses œuvres sont volées ou saccagées. Chana Orloff y revient après la guerre. Elle réalise alors sa sculpture Le Retour. Plus expressionniste, cette statue ne possède pas de surface lisse, si caractéristique de l’œuvre de l’artiste. L’argile est triturée, modelée, meurtrie. L’œuvre représente un homme assis, mains serrées et tête baissée. Elle illustre un déporté et ne sera exposée qu’en 1962.

En 1948, à l’indépendance de l’État d’Israël, Chana Orloff travaille avec le pays. Elle y séjourne régulièrement. Sa statue monumentale La Colombe de Paix est érigée à la Maison de la Nation de Jérusalem. Une rétrospective de son œuvre est organisée en 1968, peu après son décès.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Chana Orloff

Des œuvres de Chana Orloff lui ont été spoliées durant l’occupation allemande en France. Numéroté, chaque bien obtient une vérification de son authenticité, et de sa provenance.
Sur le marché de l’art, les sculptures de Chana Orloff peuvent se vendre plus de 100 000 euros. En 2014, un Torse en bronze a été adjugé à 160 000 euros. La même œuvre a été vendue 135 000 euros en 2017. Récemment, en 2023, la sculpture sur bois intitulée La Danseuse au disque a été achetée au prix de 93 183 euros. Une Danseuse en bronze a atteint la somme de 38 818 euros tandis que le Buste d’Emma Jung, réalisé en bois, a été acquis pour 16 000 euros.

Des dessins et des aquarelles sont régulièrement en vente. Parmi eux, le Portrait d’une dame assise, au crayon sur papier, a été vendu pour 743 euros en 2020. En 2013, l’aquarelle sur papier Personnages et animaux a été achetée pour 621 euros. Quant aux peintures, peu d’entre elles apparaissent sur le marché de l’art. En 2014, l’huile sur toile intitulée Portrait de madame Sarah Lipska a atteint 35 000 euros. À l’opposé, l’huile sur carton Autoportrait a seulement obtenu 800 euros pour sa vente.

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(Illus.) Chana Orloff, Per Krohg, peintre norvégien

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Estimation gratuite Georgia O’Keeffe

Georgia O’Keeffe

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Estimation et cote de l'artiste Georgia O’Keeffe

Rien d’étonnant à ce que la nature soit au centre du travail de Georgia O’Keeffe (1887 – 1986). L’artiste américaine s’en est imprégnée, aimant arpenter ses plaines natales du Wisconsin comme les paysages désertiques du Nouveau-Mexique. Entre abstraction et figuration, ses œuvres s’inscrivent dans le modernisme et sont parmi les plus novatrices de son siècle.

Estimation gratuite Georgia O’Keeffe

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Les débuts artistiques de la peintre Georgia O’Keeffe

Georgia O’Keeffe nait en 1887. Elle grandit dans la ferme familiale du Wisconsin, entourée de nature. Passionnée par le dessin, la jeune femme entame des études à l’Art Institute de Chicago, puis à la prestigieuse Art Student League de New York. Elle y apprend à reproduire fidèlement la réalité.

C’est au cours de l’été 1912 que Georgia O’Keeffe s’oriente vers des compositions plus abstraites. En suivant les cours d’aquarelle d’Alon Bement à l’université de Virginie, elle découvre les méthodes du peintre Arthur Wesley Dow. Celui-ci prône une interprétation picturale de la nature, et non pas sa simple représentation. Il valorise la simplification de la ligne et de la composition. La transcription des sensations est essentielle.

Georgia O’Keeffe s’inspire également des principes de Vassily Kandinsky sur la couleur. La peintre développe alors son style personnel avec une série de dessins abstraits, réalisés au fusain. Des lignes ondulées, des formes organiques se déploient. Par la peinture, l’artiste exprime ses sentiments, en opposition aux traditions réalistes.

Des dessins noirs aux fleurs colorées de l’artiste Georgia O’Keeffe

En 1916, le photographe Alfred Stieglitz, impressionné par ses talents, expose les dessins au fusain de Georgia O’Keeffe dans sa galerie. Tous deux nouent une relation professionnelle et intime, s’influençant l’un et l’autre. Georgia O’Keeffe pose pour le photographe, les tirages de nus choquent. Alfred Stieglitz présente la dessinatrice à ses amis modernistes, dont Paul Strand. Le couple se mariera en 1924.

Installée à New York en 1918 après avoir enseigné au Texas, Georgia O’Keeffe se consacre à la peinture. Elle s’initie à la peinture à l’huile et exécute une série sur les gratte-ciels. Cependant, son intérêt pour les paysages naturels reste présent. Elle se ressource l’été à Lake George, puis au Nouveau-Mexique.

La peintre recherche les couleurs parfaites. Sa palette est vive, sensuelle et subtile. Georgia O’Keeffe observe chaque détail, chaque forme naturelle pour les agrandir. En 1925, elle présente des représentations de fleurs, cadrées en gros plan, à l’exposition collective Seven Americans. Le cœur et les pétales sont grossis jusqu’à l’abstraction. Parmi les plus célèbres de ses toiles figurent Jimson Weed, Black Iris ou encore les pavots d’Oriental Poppies. Beaucoup y voient la représentation du sexe féminin, quand Georgia O’Keeffe y défend leur beauté et leur poésie.

Les paysages du Nouveau-Mexique comme source d’inspiration pour Georgia O’Keeffe

Dès 1929, Georgia O’Keeffe se rend régulièrement au Nouveau-Mexique. Le climat, la lumière et les paysages l’inspirent. Dans les montagnes escarpées, l’artiste collecte des os et des crânes d’animaux. Son tableau Cow’s Skull with Calico Roses montre deux roses en calicot blanches, posées sur un crâne blanc de vache. S’y affrontent les symboles de la vie et de la mort. Les particularités de la région ne cessent d’éblouir l’artiste. Georgia O’Keeffe peint les rochers et les montagnes. En 1949, à la mort de son mari Alfred Stieglitz, elle s’y installe définitivement, tout en voyageant fréquemment en Asie, en Inde et en Europe.

En 1943 a lieu une rétrospective d’envergure, au musée de Chicago. Elle est la première femme à obtenir cette reconnaissance. Trois ans plus tard, c’est le MoMA de New York qui la célèbre. Georgia O’Keeffe décède en 1986, à quatre-vingt-dix-huit ans.

Cote de Georgia O'Keeffe sur le marché de l'art

Sur le marché de l’art, Georgia O’Keeffe est l’une des artistes féminines les plus cotées. Ses peintures sont estimées entre 8 000 euros et 15 millions d’euros. En 2014, une de ses huiles sur toile a même battu des records. Jimson Weed/White Flowers n° 1 a été adjugée pour la somme de 31 513 100 euros. Récemment, en 2022, White rose with Larkspur n°1 a été vendue pour presque 23 millions d’euros tandis que l’année suivante, Black Iris VI a été achetée pour plus de 16 millions euros.

Les dessins et les aquarelles sont également recherchés. En 2017, le pastel Yellow Sweet Peas a été vendu pour 3 172 010 euros. Cependant, ces œuvres peuvent être acquises à partir de 3 000 euros environ. C’est le cas du graphite sur papier Sans titre, qui a été acheté pour 3 397 euros en 2018. Les thèmes floraux de l’artiste constituent une plus-value. En 2014, l’aquarelle et crayon sur papier Sans titre, représentant des fleurs, s’est vendu 25 769 euros. Quant aux lithographies, elles se vendent approximativement entre 1 000 et 14 000 euros.

(Illus.) Georgia O’Keeffe, Series I, n° 8, 1919, © Wuselig / Wikimedia Commons

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Estimation gratuite Berthe Morisot

Berthe Morisot

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Estimation et cote de l'artiste Berthe Morisot

Figure majeure du mouvement impressionniste, Berthe Morisot s’illustre particulièrement dans ses peintures sur le thème de la maternité. Son style raffiné, sa palette lumineuse et ses sujets intimes la rendent incontournable dans l’histoire de la peinture moderne. Découvrez l’histoire de Berthe Morisot et ses peintures impressionnistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Prix des œuvres de Berthe Morisot

  • Peinture (huile sur toile, huile sur panneau) : entre 10 000 € et plus de 10 000 000 €

  • Aquarelle, pastel, dessin (crayon, fusain, sanguine) : entre 300 € et 500 000 €

  • Estampe, lithographie, affiches, reproductions : entre 50 € et 50 000 €

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Berthe Morisot, la découverte de la peinture

Issue d’une famille bourgeoise, Berthe Morisot bénéficie d’une éducation favorisant la pratique artistique. Elle est née à Bourges, en 1841. Edmé Morisot, son père, a reçu une formation d’architecte aux Beaux-Arts. Délaissant ce métier, il devient préfet du Cher, du Calvados puis d’Île-et-Villaine. La famille s’installe à Paris en 1853 quand Edmé est nommé au Crédit foncier, puis à la Cour des comptes. Les trois filles de la famille sont encouragées à pratiquer le piano et le dessin. Edma et Berthe Morisot sont particulièrement douées pour la peinture. Elles suivent des cours auprès de Geoffroy-Alphonse Chocarne, puis de Joseph Guichard. Au Louvre, Berthe Morisot copie des tableaux de Véronèse et du Titien. Elle admire les œuvres d’Antoine Watteau, François Boucher ou encore de Jean-Honoré Fragonard. Elle travaille en plein air avec le peintre Camille Corot, puis avec son élève Achille-François Oudinot lors de l’été 1863, dans le quartier du Chou à Pontoise. Les sœurs y rencontrent les artistes Charles-François Daubigny et Honoré Daumier.

Berthe Morisot, l'envol grâce a son ami Edouard Manet

C’est en 1864 que Berthe Morisot présente pour la première fois une œuvre au Salon de peinture et de sculpture de Paris. Elle y expose les paysages réalisés l’été précédent, intitulés Souvenir des bords de l’Oise et Vieux chemin à Auvers. Si sa sœur Edma délaisse la peinture après son mariage en 1869, Berthe Morisot continue de peindre avec passion. L’année précédente, elle a fait une rencontre décisive en la personne d’Édouard Manet. Le peintre la conseille, et la prend à plusieurs reprises pour modèle, notamment pour sa toile Le Balcon. Les familles Morisot et Manet se fréquentent. Elles s’invitent en compagnie d’artistes comme Edgar Degas, Émile Zola ou encore Puvis de Chavannes.

La maternité, thème privilégié de l’artiste Berthe Morisot

Berthe Morisot se détourne des paysages pour réaliser des portraits, et plus particulièrement des figures féminines. Ses sœurs et les enfants de celles-ci sont des modèles parfaits. En 1872, Berthe Morisot exécute ce qui devient un de ses plus célèbres tableaux : Le Berceau. Sa sœur Edma y est représentée, veillant sur sa fille Blanche encore nourrisson. La composition étudiée, le contraste entre le voile blanc et les couleurs sombres de la robe et du fond, la touche enlevée en font une toile remarquée pour son élégance et sa grâce. Ce tableau est accroché en 1874 à la toute première exposition de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, autrement nommés les impressionnistes. Berthe Morisot, membre active, participe à toutes leurs manifestations sauf en 1879. C’est à cette période qu’elle réalise ses toiles intitulées La Lecture, Femmes et enfants sur le gazon ou encore Cache-cache. En 1874, Berthe Morisot épouse Eugène Manet, frère d’Édouard. Dans sa peinture, elle illustre des scènes intimistes, issues de la vie quotidienne. Des instantanés de bonheur, avec des personnages tendres et heureux, sont évoqués sur ses toiles. Emplie de couleurs lumineuses, sa palette s’éclaircit. La peintre découvre la technique du pastel, qu’elle utilise alors avec assiduité. Berthe Morisot vend ses œuvres par l’intermédiaire du galeriste Durand-Ruel. Son tableau Intérieur (La Toilette) atteint la somme élevée de 480 francs. Le marchand expose ses peintures à New York à partir de 1887. Julie, fille d’Eugène et Berthe Morisot, nait en 1878. Elle pose à de nombreuses reprises pour sa mère et pour d’autres artistes comme dans l’huile sur toile L’Enfant au chat, signée par Pierre-Auguste Renoir. Le poète Stéphane Mallarmé fait partie des intimes de la famille. Eugène Morisot meurt en 1892, Berthe décède trois ans plus tard, en 1895.

Cote de Berthe Morisot sur le marché de l'art

Des institutions et des collections publiques possèdent des tableaux de Berthe Morisot, parmi lesquels le Musée Marmottan Monet qui a acquis Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé d’après François Boucher pour 161 971 euros en 2020. Le musée d’Orsay détient plusieurs de ses toiles inestimables, notamment Le Berceau. Sur le marché de l’art, les tableaux de Berthe Morisot atteignent des sommes considérables. En 2013, l’huile sur toile Après le déjeuner a été adjugée pour 7 210 600 euros. La toile Femme et enfant au balcon a atteint le prix de 4 095 699 euros pour sa vente. Plus récemment, en 2022, Julie rêveuse a été cédée pour 2 506 803 euros. Les adjudications les plus basses sont supérieures à 20 000 euros, telle la toile Parc de Fontainebleau, vendue 25 317 euros en 2015. Les dessins et les aquarelles apparaissent plus fréquemment dans les ventes aux enchères. En 2016, le pastel sur papier intitulé Les Capucines a été vendu pour 307 195 euros. En 2023, Tulipes et études d’une femme au crayon sur papier a été vendu à 1 491 euros tandis que l’aquarelle Le Pont sur l’Oise a atteint 73 720 euros. En 2019, la gravure à la pointe sèche intitulée Jeune femme au repos a quant à elle été vendue au prix de 2 897 euros. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Berthe Morisot et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture de Berthe Morisot en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Berthe Morisot, Le Berceau, 1872

Reconnaître la signature de Berthe Morisot

Reconnaître la signature de Berthe Morisot est essentiel pour authentifier une œuvre de cette grande figure de l’Impressionnisme. Ses signatures, visibles sur des peintures majeures comme Le Berceau (1872) ou Jeune Femme en toilette de bal (1879), se présentent généralement sous la forme d’un sobre « B. Morisot » ou « Berthe Morisot », tracé en lettres fines et inclinées, souvent à la peinture sombre. Elle signe la plupart de ses toiles dans un coin inférieur, avec une écriture élégante et légèrement cursive, sans emphase décorative. Sur ses œuvres sur papier, aquarelles ou pastels, la signature peut être plus légère et parfois abrégée. Face à la rareté des œuvres authentiques et à la circulation d’imitations, faire expertiser la signature de Berthe Morisot reste indispensable. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art du XIXᵉ siècle vous accompagnent dans l’authentification, l’identification et l’estimation de vos œuvres signées Berthe Morisot.

Expertise signature Berthe Morisot
Signature Berthe Morisot

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Estimation gratuite Louise Moillon

Louise Moillon

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Estimation et cote de l'artiste Louise Moillon

Rares sont les femmes peintres au XVIIe siècle. Parmi elles, Louise Moillon marque l’histoire de l’art par ses natures mortes aux compositions soignées et rigoureuses. Si l’accès au milieu de la peinture lui est facile, elle est née dans une famille d’artistes, Louise Moillon se distingue rapidement par son talent. Découvrez l’histoire de Louise Moillon et ses œuvres baroques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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La vie de Louise Moillon, artiste peintre du XVIIe siècle

De religion protestante, Louise Moillon (1610 – 1696) est née dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Parmi ses six frères et sœurs, Isaac Moillon est également artiste. Il est reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en tant que peintre d’histoire, puis devient peintre du roi. Marie Moillon, elle, découvre la peinture auprès de son père, le peintre et marchand d’art Nicolas Moillon. À la mort de celui-ci, en 1619, elle a tout juste dix ans. L’année suivante, elle poursuit son apprentissage avec son beau-père, peintre de natures mortes. En effet, sa mère Marie Gilbert, fille d’orfèvre, se remarie en 1620 avec François Garnier. Elle meurt dix ans plus tard.

Louise Moillon se spécialise dans les natures mortes, et particulièrement dans la représentation de les corbeilles de fruits et de légumes. Elle brille dans ce genre considéré à l’époque comme mineur. L’artiste vend ses tableaux par l’intermédiaire de son beau-père. Elle est soutenue par des mécènes prestigieux. Elle reçoit notamment des commandes de la noblesse française, et du roi Charles Ier d’Angleterre. La plupart de ses œuvres sont réalisées entre 1630 et 1640, et connaissent une renommée internationale. À trente ans, en 1640, Louise Moillon se marie avec Étienne Girardot. Celui-ci exerce la profession de marchand de bois. Les peintures de la jeune femme se raréfient à partir de cette époque. En 1685, l’édit de Fontainebleau, ordonné par Louis XIV, oblige le baptême catholique pour tous. La famille de l’artiste est persécutée, son mari emprisonné. Quant à Louise Moillon, elle meurt quelques années plus tard, en 1696.

Louise Moillon, maitre baroque de natures mortes aux fruits et aux légumes

Reconnaissables, certaines des œuvres de Louise Moillon portent la signature « Louyse Moillon ». Cette inscription permet l’authentification de ses tableaux. On en compterait plus de soixante-dix. Les peintures de Louise Moillon se distinguent par leur rigueur, leur réalisme et leur précision. Les compositions sont minutieuses, et les couleurs chaudes. Influencée par l’art hollandais, Louise Moillon représente ses natures mortes sur un fond sombre, permettant aux sujets de se détacher de l’obscurité. Dans son Panier d’abricots, peint en 1634, les fruits reposent sur un panier en osier finement travaillé. Les couleurs vives des abricots contrastent avec le décor. Chaque objet est à sa place, chaque détail est soigné jusqu’aux quelques gouttes d’eau formées au premier plan. Les textures, des fruits comme de la corbeille, sont saisissantes de réalisme. Comme toujours, la composition est simple et minutieuse. Le panier est placé au centre de la toile.

Louise Moillon s’attache donc à peindre des paniers ou des corbeilles dans une composition étudiée. Sur quelques-unes de ses toiles, telle La Scène de marché avec pickpocket, figurent aussi des personnages. Malgré tout, l’attention est toujours portée sur les fruits et les légumes. Certains de ceux-ci, comme les pommes, détiennent une portée symbolique. Louise Moillon, par son habileté et par la beauté de ses œuvres, demeure incontestablement l’une des principales maitres de la nature morte de ce siècle.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Louise Moillon

Nul doute que les peintures de Louise Moillon attirent les amateurs dans les salles de ventes aux enchères. Ces œuvres battent des records. Elles sont estimées entre 20 000 euros et 1 200 000 euros. En 2022, le tableau Nature morte à la coupe de fraises, panier de cerises et groseilles à maquereau a été adjugé pour 1 300 000 euros. Cette somme constitue cependant une exception. En 2016, l’huile sur panneau intitulée Panier de quetsches a tout de même été vendue pour 950 000 euros. L’année précédente, Nature morte de pêches sur un plat d’étain, boite de copeau a été acheté pour 900 000 euros. La même année, Nature morte au panier de bigarades et grenades sur un entablement était vendu à 650 000 euros. Les prix de certaines natures mortes se situent à moins de 100 000 euros. L’huile sur toile Coupe de pêches, boite de copeaux, grappe de raisons et tranche de melon a obtenu la somme de 40 000 euros pour sa vente en 2017. En 2015, Abricots, corbeille de prunes et mésange bleue a été vendu à 56 000 euros.

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(Illus.) Louise Moillon, Nature morte avec une corbeille de fruits et une botte d’asperges, 1630

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Estimation gratuite Constance Mayer

Constance Mayer

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Estimation et cote de l'artiste Constance Mayer

L’œuvre de Constance Mayer (1774-1821) se mêle étroitement à celle de Pierre-Paul Prud’hon. Le talent de cette artiste féminine est souvent attribué à son maître et amant. Pourtant, la peintre se distingue par ses portraits et ses peintures aux thèmes mythologiques. Découvrez l’histoire de Constance Mayer et ses peintures néoclassiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Constance Mayer

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Les premières œuvres de l’artiste Constance Mayer

Marie-Françoise Constance Mayer La Martinière, dite Constance Mayer, est née en 1774. Elle est la fille de Pierre Mayer, un haut fonctionnaire. Reconnue tardivement par son père, car issue d’une liaison adultérine, elle vit avec sa mère qui tient une boutique à Paris, puis est éduquée dans un couvent. Elle y reçoit un enseignement artistique. Douée pour le dessin, Constance Mayer intègre l’atelier du peintre flamand Joseph-Benoît Suvée. En 1791, la jeune artiste présente quelques-unes de ses œuvres à l’Exposition de la jeunesse. Sa mère décède deux ans plus tard.

Son maître Joseph-Benoït Suvée voyageant en Italie, Constance Mayer entre à l’atelier de Jean-Baptiste Greuze, peintre de scènes de genre et de portraits. Entre autres compositions, elle présente au Salon de 1796 le Portrait de la citoyenne Mayer peinte par elle-même montrant une esquisse du portrait de sa mère et une miniature de son père. En 1801, elle expose son tableau Autoportrait de Constance Mayer avec son père. Sur cette toile peinte à l’huile, Pierre Mayer est assis, livre en main, dans un atelier. Sa fille se tient à ses côtés, lui montrant ce qu’il semble être ses propres dessins. Le père lui désigne une sculpture de Raphaël, comme un encouragement ou un exemple à suivre. Dès lors, Constance Mayer expose régulièrement aux salons parisiens.

La collaboration fusionnelle entre Constance Mayer et le peintre Pierre-Paul Prud’hon

C’est à la fin des années 1790 que Constance Mayer rencontre le peintre Pierre-Paul Prud’hon. D’élève, elle devient sa collaboratrice, et son amante. Le maître est alors marié et père de cinq enfants. La connivence entre les artistes se révèle dans l’intimité comme dans leurs œuvres respectives. Il n’est pas rare de voir un croquis ou un tableau signé de la main du maître, et pourtant exécuté par sa compagne. Les artistes collaborent étroitement sur certaines œuvres. Cependant, des toiles sont attribuées injustement à Pierre-Paul Prud’hon pour des raisons financières, la côte du peintre étant plus élevée. Les motifs seraient plus vraisemblablement liés à la condition féminine. Une femme est considérée comme inapte à peindre de telles œuvres. De plus, cela n’est pas convenable… Constance Mayer est réputée pour sa soi-disant imitation de la peinture de Pierre-Paul Prud’hon.

En 1804, Constance Mayer présente au Salon Le Mépris des richesses ou L’Innocence de l’amour et la fortune. Deux ans plus tard, elle expose Vénus et l’Amour endormis, caressés et réveillés par les Zéphirs ou Le Sommeil de Vénus. Ces toiles sont remarquées, notamment par l’impératrice Joséphine de Beauharnais. Une médaille d’or est attribuée à la peintre en 1806. Ces tableaux confèrent peu à peu à Constance Mayer le statut de peintre d’histoire, et plus seulement de portraitiste. Vers 1809, Constance Mayer s’installe près de son amant Pierre-Paul Prud’hon. La femme de celui-ci ayant été internée, elle s’occupe du peintre comme de ses enfants. Leurs appartements communiquent. À la mort de son père, en 1809, elle hérite d’une somme conséquente qu’elle emploie à subvenir aux besoins du foyer.

Son tableau intitulé Une jeune naïade voulant éloigner d’elle une troupe d’Amours qui cherchent à la troubler dans sa retraite est exposé au Salon de 1812. L’artiste ose y peindre une femme nue, domaine réservé aux peintres masculins. Malgré sa qualité picturale, ce tableau provoque certaines critiques négatives. En 1819, Le Rêve du bonheur attise l’intérêt de Louis XVIII qui l’achète. Ce tableau représente un jeune couple dans une barque, avec leur enfant, accompagné par l’allégorie de l’Amour et de la Fortune. Constance Mayer réalise également des portraits féminins. Des mères, heureuses ou infortunées, et des jeunes filles sont régulièrement représentées. Ses peintures reprennent des thèmes mythologiques avec des héroïnes telles que Vénus ou Psyché. Des sujets religieux sont parfois traités comme dans ses œuvres intitulées L’archange Gabriel de l’annonciation ou L’Annonciation à Zacharie. La peintre ne cesse cependant de s’angoisser. Sa situation de maîtresse la tourmente. En 1821, dépressive, Constance Mayer met fin à ses jours avec le rasoir de son amant.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Constance Mayer

La vente d’œuvres de Constance Mayer est peu fréquente sur le marché de l’art. Nombreuses sont ses toiles attribuées à son maître et amant Pierre-Paul Prud’hon. Une reconnaissance a posteriori de ses œuvres est maintenant effectuée. Ces dernières années, le tableau Nymphe et satyre a dépassé la somme de 20 000 euros pour sa vente. Il a été adjugé au prix au marteau de 20 434 euros en 2023. La même année, l’huile sur toile Portrait de la beauté a été vendue pour 4 630 euros. La toile intitulée La Famille dans la détresse a quant à elle été achetée à 1 800 euros, tandis que le Portrait de Clotilde Augustine Mafleurai a été cédé pour 6 117 euros. Quelques tableaux attribués à Constance Mayer sont également apparus dans les ventes aux enchères. Entre autres, en 2022, 2015 et 2021, les huiles sur toiles Le Rêve du bonheur, Une Muse et La Toilette ont respectivement été vendues 9 013 euros, 4 200 euros et 950 euros.

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(Illus.) Constance Mayer, Autoportrait, Vers 1801

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Estimation gratuite Eileen Gray

Eileen Gray 

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Estimation et cote de l'artiste Eileen Gray

De l’Art déco au mouvement moderne, Eileen Gray est une figure majeure du design et de l’architecture au XXe siècle. Le fauteuil Transat, le paravent en laque ou encore la villa E1027 font partie de ses productions les plus emblématiques. L’artiste, éclectique, est en quête d’un art total. Découvrez l’histoire d’Eileen Gray et ses œuvres modernistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Le travail de la laque par la décoratrice Eileen Gray

Irlandaise, Eileen Gray (1878 – 1976) est issue d’une riche famille aristocrate. C’est donc par goût personnel et non par besoin financier que la jeune femme se forme auprès du restaurateur londonien Dean Charles en 1901. Elle y apprend la technique de la laque, juste après ses études à la Slade School of Fine Arts, une école d’art avant-gardiste. Indépendante, elle part à Paris pour suivre des cours à l’Atelier Colarossi, puis à l’Académie Julian.

Après un retour auprès de sa mère souffrante, Eileen Gray s’installe dans son hôtel particulier parisien en 1906. Sa rencontre avec le maître-laqueur japonais Seizo Sugawara est importante. En 1910, Eileen Gray ouvre un atelier de laque avec lui, ainsi qu’un atelier de tissage avec son amie Evelyn Wyld. Elle mène de front ses diverses activités, tout en voyageant régulièrement au Maroc, en Espagne, aux États-Unis et ailleurs. Libre et moderne, elle s’affranchit des normes de son éducation. Elle se passionne pour l’aviation. Elle est l’une des rares femmes à conduire une voiture. Inventive dans sa pratique artistique, elle ne cesse d’expérimenter, de mélanger des couleurs pour aboutir au bleu nuit, une teinte nouvelle dans le travail de la laque.

Eileen Gray, designeuse en vogue de l’Art déco

En 1913, Eileen Gray réalise en collaboration avec Seizo Sugawara un panneau de laque intitulé Le Magicien de la nuit. Elle le présente au Salon de la Société des artistes-décorateurs. L’œuvre est remarquée par le couturier et mécène Jacques Doucet, qui lui commande plusieurs œuvres. La notoriété de l’artiste est établie. Elle s’interrompt le temps de la Première Guerre mondiale, pour se développer dans de multiples domaines dès l’Armistice. En 1919, Eileen Gray est chargée d’aménager et de décorer l’appartement de madame Mathieu Lévy, propriétaire de la maison de couture Suzanne Talbot. Cinq ans plus tard, la décoration est achevée, suscitant des éloges dans la presse. Y sont créés spécialement le fauteuil Dragon, la chaise Pirogue ou encore un plafond étoilé.

Afin de vendre ses créations, Eileen Gray ouvre la galerie Jean Désert, rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1922. Elle y expose ses meubles, ses lampes et ses tapis pour une clientèle aisée. Ses paravents et ses panneaux laqués, typiques de l’Art déco, y sont remarqués. La designeuse innove une nouvelle fois en incorporant son tube de métal chromé dans plusieurs de ses pièces. Elle se propose comme décoratrice d’intérieur. La galerie fermera en 1930. En 1923, Eileen Gray expose une chambre à coucher-boudoir au Salon de la Société des artistes-décorateurs. Son travail suscite l’admiration de Jan Wils, du groupe De Stijl.

 

L’apparition du modernisme dans les œuvres d’Eileen Gray

C’est vers cette période qu’Eileen Gray rencontre l’architecte et critique d’art Jean Badovici. Ensemble, ils vont bâtir la villa E-1027 à Roquebrune-Cap-Martin, considérée comme une œuvre-manifeste. Inspirée par les codes architecturaux du Corbusier, la maison est bâtie sur pilotis, largement ouverte sur la mer. Eileen Gray en conçoit le mobilier. Elle est assistée par Jean Badovici pour l’architecture. Elle utilise des matériaux tels que l’aluminium, le liège pour la table et le métal perforé. Ses meubles coulissent, se déplacent et ont de multiples usages. Ils sont fonctionnels. Parmi les meubles les plus iconiques figurent son fauteuil Transat, en cuir rembourré, son fauteuil Bibendum avec sa structure en acier et ses boudins moelleux et sa table Ajustable dotée d’un plateau en verre réglable.

Séparée de Jean Badovici, Eileen Gray se construit une maison à Castellar en 1932. Elle se préoccupe ensuite de bâtiments à vocation plus sociale, comme un centre de vacances démontable ou un projet de centre culturel. Délaissée après la Deuxième Guerre mondiale, elle retrouve tardivement sa notoriété en 1968. Une rétrospective lui est consacrée en 1973 au Royal Institute of British Architects à Londres, suivie d’une exposition itinérante aux États-Unis. Mondialement connue, Eileen Gray décède en 1976, à Paris.

Estimations des meubles, des luminaires et des objets de la designeuse Eileen Gray

La cote des œuvres d’Eileen Gray a augmenté à partir de la seconde partie du XXe siècle, notamment grâce à la vente du paravent Le Destin de la collection Jacques Doucet en 1972. Le mobilier datant des années 1920 est particulièrement recherché. Les tables d’appoint Ajustable, emblématiques du travail de la designeuse, peuvent se vendre à partir de 100 euros, selon le matériau. D’autres pièces sont plus demandées. Une table de l’appartement de l’artiste, en bois laqué, a été vendue 1 383 474 euros en 2022. Un fauteuil Transat, également en bois laqué, a été acheté au prix de 1 138 766 euros en 2018. Enfin, un paravent en bois laqué Six-panel screen fait partie des records de vente. Il a été adjugé à 1 449 533 euros en 2020.

Les luminaires sont estimés entre 100 et 800 000 euros. Cependant, ces dernières années, le prix le plus haut a été atteint par la vente d’un lampadaire, à 300 000 euros en 2018, et par un plafonnier Aéroplane en métal chromé, à 231 436 euros en 2014. Quant aux objets, un vase en pin a été adjugé pour 1 200 000 euros en 2016.

Vous souhaitez faire expertiser un meuble, un luminaire ou un objet d’Eileen Gray et recevoir son estimation. Faites estimer une œuvre d’Eileen Gray en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Eileen Gray, Le Salon de verre, Paul Ruaud avec le mobilier d’Eileen Gray, pour madame Juliette Lévy, 1922, L’Illustration, mai 1933

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Estimation gratuite Zaha Hadid

Zaha Hadid 

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Estimation et cote de l'artiste Zaha Hadid

Qualifié de néofuturiste, le travail architectural de Zaha Hadid (1950 – 2016) se caractérise par ses courbes, sa fluidité et son dynamisme. Du centre aquatique londonien à l’opéra de Guangzhou en Chine, ses œuvres se dressent en Europe comme en Asie et aux États-Unis. Couronnée du prix Pritzker en 2004, l’architecte est également reconnue pour ses talents de designeuse. Découvrez l’histoire de Zaha Hadid et ses œuvres déconstructivistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Le parcours de la visionnaire Zaha Hadid

Née à Bagdad, Zaha Hadid grandit en Irak, en Angleterre et en Suisse. Diplômée de l’Architectural Association de Londres en 1977, elle fonde son agence deux ans plus tard après avoir collaboré avec Rem Koolhaas. Dès ses premiers projets, son talent à nul autre pareil se révèle. Son premier marché est un club privé à Hong Kong. Il ne sera jamais construit. Travailleuse acharnée, la jeune architecte imagine des bâtiments avant-gardistes, tel The Peak à Hong Kong. Trop en avance sur leur temps, les premiers projets ne sont pas menés à terme. Cependant, l’architecte forge peu à peu sa réputation. Elle expose ses dessins au Museum of Modern Art de New York en 1988. 

Intitulée Deconstructivist Architecture, l’exposition veut montrer « l’émergence d’une nouvelle sensibilité architecturale » avec le travail de sept artistes « obsédés par les formes tordues, les plans déformés et les lignes de pliage ». Ils défient « intentionnellement les formes pures de l’architecture moderne ». La caserne de pompiers Vitra, située en Allemagne, est le premier bâtiment mené à terme par Zaha Hadid. Construit en 1994, l’édifice est en béton brut, ponctué d’angles droits comme une « représentation du mouvement figé ». Zaha Hadid gagne ensuite d’autres concours d’architecture, lui permettant de concevoir des bâtiments à Londres, à Berlin ou en Asie. Son inventivité détonne. Faisant fi des conventions architecturales, elle ne cesse d’innover, défiant les règles académiques. Gratte-ciel, salle de spectacles, stade et autres constructions revêtent des lignes courbes et ondulées. Leur modernisme se remarque et séduit. Leurs volumes semblent en suspension. Zaha Hadid enseigne dans plusieurs universités. Elle décède à Miami en 2016, à soixante-cinq ans.

Reconnaissance unanime pour le talent de l’architecte Zaha Hadid

L’agence Zaha Hadid Architects (ZHA) est honorée par de nombreuses distinctions dont l’Austrian State Prize en 2002 ou le prix d’architecture Stirling en 2010 et 2011. Zaha Hadid est lauréate du prix Pritzker en 2004. Elle reçoit la médaille d’or royale pour l’architecture en 2016. Des expositions de son travail lui sont consacrées comme le pavillon britannique à la Biennale de Venise en 2000, une rétrospective en 2006 au musée Guggenheim de New York ou encore au Design Museum de Londres en 2007. L’agence continue d’innover avec des projets architecturaux dans le monde entier. Elle se développe également dans le domaine du design, de la décoration intérieure ou de la scénographie. Les meubles sont destinés à une clientèle de luxe.

Architecture et design, les œuvres de Zaha Hadid

Les œuvres architecturales de Zaha Hadid sont spectaculaires. Elles se distinguent dans le paysage urbain. Leurs lignes fluides s’envolent vers des points de perspectives épars. Le bâtiment résidentiel One Thousand Museum aux formes organiques, pointe dans le ciel de Miami, le Maxxi, musée national des Arts, contraste avec l’architecture romaine tandis que le Dongdaemun Design Plaza se pose tel un vaisseau spatial dans un quartier branché de Séoul. Soucieuse de correspondre aux habitudes de son époque, Zaha Hadid privilégie pourtant le confort à la beauté. Elle est adepte des nouvelles technologies, des conceptions et des matériaux innovants.

Comme ses bâtiments, le mobilier de Zaha Hadid se distingue par ses formes douces et ondulées. Transparentes et colorées, les tables et les chaises sont fabriquées en acrylique. Elles évoquent de l’eau figée, comme glacée soudainement. La designeuse invente ainsi la série Liquid Glacial. Certains des sièges, tel le banc Serac pour le Lab 23, reprennent le même principe. Ils se composent de lignes ondulées, formant un bloc tout en longueur des plus harmonieux. Zaha Hadid collabore avec Louis Vuitton pour la confection d’un sac en 2006, ainsi qu’avec Lacoste en 2008.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Zaha Hadid

Mondialement célèbre pour ses architectures, Zaha Hadid conçoit des meubles et des objets à l’image de ses bâtiments. Son mobilier est estimé entre 900 euros, pour une étagère modulable, à 250 000 euros pour une chaise en inox. En 2018, l’iconique table Liquid Glacial a été adjugée à 211 426 euros. La même année, un banc en aluminium a été vendu 84 870 euros tandis que le banc Ordrupgaard, en frêne, a été acheté pour le prix de 68 281 euros. En 2016, un ensemble de trois tables Bianco Covelano a atteint la somme de 112 099 euros. Concernant les objets signés par Zaha Hadid, une des ventes les plus élevées a été remportée par un service à thé et à café, en argent, vendu 77 978 euros en 2022. En 2017, un vase Flow en résine a été acheté pour 60 000 euros.

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(Illus.) Zaha Hadid, Banc, aluminium, Dallas Museum of Art, dessiné en 2003, réalisé en 2006

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Estimation gratuite Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen

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Estimation et cote de l'artiste Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen est probablement l’auteure du premier autoportrait au chevalet dans l’histoire de la peinture. Méconnue, la peintre flamande a réalisé de minutieux et rares portraits, ainsi que quelques scènes religieuses. Découvrez l’histoire de Catharina van Hemessen et ses œuvres flamandes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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L’apprentissage artistique de Catharina van Hemessen

Catharina van Hemessen est née à Anvers (1528 – 1587). Son père n’est autre que le peintre flamand maniériste Jan Sanders van Hemessen. Celui-ci peint principalement des scènes religieuses, des scènes de genre et des portraits. Il s’inspire de son quotidien. Franc maître, doyen de la confrérie de Saint-Luc, il dispose d’une notoriété en tant que peintre, mais aussi comme marchand de tableaux. Son atelier est l’un des plus importants d’Anvers.

Catharina van Hemessen s’initie à la peinture dans l’atelier paternel. Elle exécute des portraits de ses contemporains, de nobles et de bourgeois flamands. Sur de petits formats, les personnages sont représentés jusqu’en dessous de la taille. Ils se détachent du fond sombre, empreints de réalisme. La signature « Catharina van Hemessen » ou « Catharina filia Ioannis de Hemessen » (Catharina fille de Jan van Hemessen) est généralement apposé sur le haut du tableau, avec la date. Ces œuvres lui valent la reconnaissance de Marie de Hongrie, infante d’Espagne, reine de Hongrie et régente des Pays-Bas. Catharina van Hemessen reçoit alors davantage de commandes, et la protection de la reine, férue d’art.

La peintre Catharina van Hemessen sous la protection de Marie de Hongrie

Catharina van Hemessen est nommé membre de la Guilde de Saint-Luc. La peintre transmet son savoir-faire par l’enseignement. En 1554, elle se marie avec Kerstiaen de Moryn (Christian de Morien), organiste à la cathédrale d’Anvers et compositeur-organiste auprès de Marie de Hongrie. Catharina van Hemessen a alors vingt-six ans. En 1555, Marie de Hongrie suit son frère Charles Quint en Espagne après son abdication. Catharina van Hemessen et son mari y sont conviés. La jeune artiste y peint. Elle devient également dame de compagnie et elle s’occupe de l’éducation artistique des dames d’honneur. Deux ans plus tard, Marie de Hongrie meurt. Le couple retourne alors aux Pays-Bas, doté d’une confortable rente afin de pourvoir à leurs besoins. Si Kerstiaen de Moryn occupe à nouveau les fonctions d’organiste, Catharina van Hemessen ne semble pas reprendre la peinture. Elle décède vers 1567, à Anvers.

L’Autoportrait au chevalet signé par Catharina van Hemessen

C’est en 1548, à vingt ans, que Catharina van Hemessen exécute son tableau le plus célèbre : son Autoportrait. De dimension modeste (trente-deux centimètres par vingt-cinq centimètres), la peinture à l’huile représente l’artiste fixant probablement un miroir pour pouvoir s’y refléter, palette et pinceaux à la main. Son chevalet est installé à sa droite. Un visage à peine esquissé est dessiné dans le cadre posé. L’inscription « Ego Caterina de Hemessen me pinxi 1548 Etatis suae 20 » (Moi, Catharina van Hemessen, me suis peinte en 1548 à vingt ans) est lisible en haut à gauche, entre le chevalet et la jeune femme. L’artiste s’y représente vêtue d’une robe noire. Des manches rouges et un petit col rouge et blanc dépassent du vêtement. L’étoffe semble luxueuse. Une coiffe est posée sur la tête de la jeune fille. Surtout, Catharina van Hemessen se représente en train de peindre.

Ce tableau est remarquable à bien des égards. Il s’agirait non seulement du premier autoportrait signé d’une artiste féminine, mais aussi d’un peintre au travail. Par la suite, ce genre deviendra récurrent dans l’histoire de l’art. Par cette œuvre, Catharina van Hemessen fait figure de pionnière. Elle s’affirme en tant que l’une des seules, et la première, artiste peintre de l’école flamande.

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Sur le marché de l’art, les œuvres de Catharina van Hemessen sont peu nombreuses. Le Repos avant la fuite est l’un des rares tableaux en vente ces dernières années. Il est également l’un des rares thèmes religieux de la peintre. Pour illustrer cet épisode du Nouveau Testament, Marie est représentée avec l’Enfant Jésus, avant leur départ précipité en Égypte. La toile a été adjugée à 420 500 euros en 2013.

De toute sa production, seulement treize tableaux ont été datés et signés par Catharina van Hemessen. D’autres toiles lui ont cependant été attribuées. Dans les salles de vente aux enchères, certaines œuvres ont été désignées comme fortement probables d’être réalisées par la peintre. Le Portrait d’un enfant a été vendu pour 105 084 euros en 2013. Le Portrait d’une dame dans une robe noire à manches rouges a été acheté pour 13 000 euros en 2016. L’année suivante, en 2017, une huile sur panneau représentant un portrait, Sans titre, a été adjugée à seulement 450 euros.

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(Illus.) Catharina van Hemessen, Autoportrait, 1548

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