Estimation gratuite Blanche Hoschede Monet

Blanche Hoschedé Monet

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Estimation et cote de l'artiste Blanche Hoschedé Monet

Étroitement liée au peintre Claude Monet, Blanche Hoschedé Monet (1865 – 1947) s’inscrit discrètement dans le mouvement impressionniste. Élève, modèle et belle-fille du maître, l’artiste voue une admiration pour son mentor. Découvrez l’histoire de Blanche Hoschedé Monet et ses peintures impressionnistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Blanche Hoschede Monet

Prix des œuvres de Blanche Hoschedé Monet

  • Peinture (huile sur toile / panneau, paysages impressionnistes de Giverny et Normandie) : entre 1 000 € et plus de 220 000 €

  • Aquarelle, gouache, pastel, dessin et œuvres sur papier : entre 500 € et 30 000 €

  • Estampe, lithographie et multiples (plus rares sur le marché) : entre 200 € et 2 000 €

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Blanche Hoschedé Monet dans les pas de l’artiste Claude Monet

Dès son enfance, Blanche Hoschedé côtoie les plus grands peintres de son temps. Née en 1865 à Paris, elle n’est pourtant pas issue d’une famille d’artistes. Elle est la fille d’Ernest Hoschedé, négociant en tissu, et d’Alice Raingo, d’une descendance bourgeoise. Cependant, son père nourrit une passion pour la peinture. Il collectionne des œuvres d’art, dont celles de Jean-Baptiste Corot et de Gustave Courbet. Il devient ensuite proche des impressionnistes. À Montgeron où elle vit, la famille reçoit régulièrement les peintres Claude Monet et Édouard Manet. En 1877, c’est la faillite. Les Hoschedé s’installent chez les Monet à Vétheuil. Blanche grandit avec sa mère, ses cinq frères et sœurs, Claude Monet, sa femme Camille Doncieux et leurs deux enfants. Ernest Hoschedé part bien souvent à Paris. Blanche s’intéresse à la peinture. Elle observe Claude Monet. Celui-ci devient officiellement l’amant de sa mère à la mort de sa femme légitime, en 1879. Il l’épouse en 1892 après la mort du père de Blanche. La famille recomposée habite à Poissy, puis à Giverny.

Blanche Hoschedé Monet et la maison familiale de Giverny

Blanche Hoschedé admire son beau-père. Elle figure sur plusieurs de ses œuvres comme dans les toiles En norvégienne ou Dans les bois à Giverny. La jeune fille accompagne l’artiste et peint en sa compagnie, en plein air. Claude Monet la conseille, lui recommandant d’observer et de peindre la nature comme elle la voit, comme elle le peut. Ainsi, le style pictural de la jeune artiste est fortement marqué par celui de son maître de peinture. Blanche représente des paysages, de style impressionniste. Ses œuvres ne sont pas datées pour la plupart. En 1897, Blanche se marie avec Jean, le fils ainé de Claude Monet. Elle accole le nom de son époux au sien. L’artiste est alors connue en tant que Blanche Hoschedé Monet. Le jeune couple s’installe à Rouen, quittant leur foyer commun de Giverny. Le mariage n’empêche pas Blanche Hoschedé Monet de poursuivre sa pratique de la peinture. Elle réalise des scènes de nature, telle son huile sur toile intitulée La Seine près de Rouen. Assidue, elle expose ses œuvres au Salon des indépendants à plusieurs reprises, et au Salon de la Société des artistes rouennais. En 1913, Jean Monet tombe gravement malade. Blanche Hoschedé Monet l’emmène s’installer chez Claude Monet à Giverny. L’artiste est veuf, sa deuxième femme et mère de Blanche étant décédée en 1911. En 1914, Jean meurt. Blanche Hoschedé Monet, qui voue un amour filial à Claude Monet, reste auprès de lui. Elle prend soin de son beau-père et de sa peinture jusqu’à la mort de l’artiste, en 1926. Seule dans la maison de Giverny, Blanche Hoschedé Monet reprend les pinceaux. Elle représente les jardins, comme les paysages de sa région, mais aussi de la Vendée quand elle se rend chez Georges Clémenceau qui la surnommait « l’ange bleu ». Les fleurs et les natures mortes figurent parmi ses thèmes de prédilection. La peintre s’éloigne peu à peu de l’emprise de Claude Monet. Sa peinture devient plus personnelle. Elle décède à Nice en 1947.

Les œuvres impressionnistes de Blanche Hoschedé Monet

La peinture de Blanche Hoschedé Monet reste indéniablement influencée par les impressionnistes, et particulièrement par Claude Monet. De ses premières escapades en plein air en compagnie du peintre jusqu’aux dernières toiles du maître, elle observe et admire son œuvre. C’est à sa mort qu’elle peut s’en détourner quelque peu, produisant alors des peintures plus éclatantes. Les touches de couleurs complémentaires, ainsi que les sujets peints en plein air font partie de son héritage artistique. Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent Plage de la côte normande, Meules, effets de neige, Les Peupliers ou encore Le Jardin de Claude Monet à Giverny.

Cote des œuvres de Blanche Hoschedé Monet sur le marché de l'art

Bénéficiant d’un nouvel intérêt ces dernières années, les peintures de Blanche Hoschedé Monet sont estimées entre 1 000 euros et 220 000 euros. Cependant, elles n’atteignent pas ce prix élevé. Les œuvres vendues aux prix les plus chers avoisinent les 100 000 euros. Les plus recherchées sont celles représentant le jardin de Giverny. L’un des records est obtenu en 2015. En effet, l’huile sur toile intitulée L’Étang du jardin de Claude Monet a été adjugée à 132 430 euros. Plus récemment, en 2022, Jardin en fleurs (Les Rosiers) et Giverny, le jardin ont respectivement été vendus à 123 597 euros et 109 500 euros. Le tableau Coin du jardin de Claude Monet à Giverny a quant à lui été adjugé à 43 665 euros en 2023. Les dessins et les aquarelles de Blanche Hoschedé Monet sont rares sur le marché de l’art. En 2012, le pastel sur carton Trois Femmes dans les roseaux au bord de la mer a été vendu pour 6 000 euros. Vous souhaitez faire expertiser un tableau de Blanche Hoschedé Monet et recevoir son estimation. Faites estimer une peinture de Blanche Hoschedé Monet en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

(Illus.) Blanche Hoschedé Monet, Le Jardin de Monet à Giverny

Reconnaître la signature de Blanche Hoschedé Monet

Savoir reconnaître la signature de Blanche Hoschedé Monet est essentiel pour authentifier une œuvre de cette peintre impressionniste française, belle-fille et élève de Claude Monet, connue pour ses paysages de Giverny et de la vallée de la Seine. Blanche Hoschedé Monet signe généralement ses œuvres sous la forme « Blanche Hoschedé Monet », parfois abrégée en « Blanche Hoschedé » ou « B. Hoschedé Monet », dans une écriture cursive fine et élégante. Cette signature apparaît le plus souvent en bas à droite de la composition, réalisée au pinceau dans une teinte harmonisée avec la palette du tableau. On retrouve cette typologie de signature sur des œuvres authentifiées telles que ses vues de Giverny, jardins fleuris, bords de Seine ou paysages normands, régulièrement présentées en ventes publiques, notamment des huiles sur toile représentant les environs de la maison familiale ou les meules et vergers inspirés de l’univers de Claude Monet. Sur les œuvres sur papier, la signature peut également être tracée au crayon ou à l’encre, parfois accompagnée d’une date. La cohérence de cette signature, associée à une touche impressionniste lumineuse et structurée, constitue un critère déterminant pour l’identification. Dans un marché où l’intérêt pour les artistes liés à l’entourage de Claude Monet ne cesse de croître, faire vérifier la signature de Blanche Hoschedé Monet par un expert est indispensable. Les spécialistes d’Estimon’Objet vous accompagnent dans l’authentification et l’estimation de vos tableaux et dessins signés Blanche Hoschedé Monet.

Expertise signature Blanche Hoschedé Monet
Signature Blanche Hoschedé Monet

En lien avec Blanche Hoschedé Monet

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Estimation gratuite Judith Leyster

Judith Leyster

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Estimation et cote de l'artiste Judith Leyster

Longtemps oubliées, les œuvres de Judith Leyster (1609 – 1660) sont redécouvertes sur la scène artistique en 1893. Ses tableaux – des portraits, des sujets de genre et des natures mortes – figurent aujourd’hui dans les collections de grandes institutions. Sa toile La Joyeuse Compagnie est exposée à Paris, au musée du Louvre. Découvrez l’histoire de Judith Leyster et ses œuvres du caravagisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Judith Leyster

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Judith Leyster, peintre néerlandaise du XVIIe siècle

Des personnages joyeux peuplent les tableaux de Judith Leyster. Peut-être parce que la jeune fille, née en 1609 à Haarlem (Pays-Bas), grandit dans la brasserie familiale jusqu’à la faillite de celle-ci, en 1625. Judith Leyster a alors seize ans. Comme ses sept frères et sœurs, elle doit travailler pour aider aux dépenses. Judith Leyster serait devenue apprentie dans l’atelier de Frans Pietersz de Grebber. Son style s’apparente à celui de Frans Hals. Ce dernier, considéré comme un maître du portrait, est l’un des plus célèbres peintres baroques néerlandais. Les deux artistes se connaissaient. Douée, Judith Leyster devient en 1633 membre de la guilde de Saint-Luc de Haarlem, à seulement vingt-quatre ans. 

Elle est la première femme à accéder à cette corporation réunissant des peintres, des graveurs, des sculpteurs et des imprimeurs. Elle fonde son atelier et y reçoit des apprentis. En 1636, Judith Leyster se marie avec le peintre Jan Miense Moelnaer, disciple de Frans Hals. Elle cesse officiellement de peindre, secondant peut-être son mari dans sa tâche. Elle aura cinq enfants. Le couple s’installe à Amsterdam en 1636, puis à Heemstede en 1648 où Judith Leyster décède en 1660.

Des portraits, des scènes domestiques et divertissantes peints par Judith Leyster

Judith Leyster illustre des scènes de tous les jours, dites scènes de genre. Elle s’attache particulièrement à représenter des personnages heureux. Une partie de cartes, un garçon jouant de la flûte ou un couple attablé à une taverne forment quelques-uns de ses sujets. Judith Leyster peint des scènes domestiques comme des divertissements, où figurent des musiciens ou des personnes en train de boire. Sur nombre de ses œuvres, elle représente une vue en diagonale ou en contre-plongée de ses héros du quotidien. Son Autoportrait, une de ses plus célèbres toiles, date de 1630. Judith Leyster s’y peint assise devant un tableau en cours d’exécution, et représentant un violoniste presque hilare. Comme le musicien tenant son archet, elle manie son pinceau d’une main et sa palette de l’autre. Affublée d’une grande collerette et d’une robe somptueuse, la peintre regarde le spectateur en souriant.

Les expressions des protagonistes sont particulièrement étudiées. Dans La Proposition, remarquable tableau peint en 1631, la femme reste consciencieuse, penchée sur son ouvrage. Ses yeux sont baissés et elle cherche à se dérober à l’homme qui l’observe. Celui-ci semble lui proposer un arrangement peu honnête. Il tient des pièces d’argent dans une main tandis que l’autre repose sur le bras de la jeune femme. Son demi-sourire trahit ses intentions. Ce tableau est également remarquable pour le traitement de la lumière. Le contraste entre la luminosité et l’ombre permet de souligner l’intensité dramatique de la scène. La bougie éclaire le visage de la femme, tout en projetant sur le mur l’ombre menaçante de l’homme. Judith Leyster souligne la vertu morale de la femme.

Faire estimer gratuitement une oeuvre de Judith Leyster

Sur le marché de l’art, les peintures de Judith Leyster sont peu fréquentes. Certaines ont été attribuées à tort à son mari Jan Miense Moelnaer ou au peintre Frans Hals, leur style pictural étant proche. La jeune femme signait pourtant ses tableaux avec ses initiales, suivies d’une étoile. En effet, son nom sous la forme « Ley-ster » peut se traduire du néerlandais par « étoile polaire » ou « étoile blanche ». Ces dernières années, les œuvres enfin reconnues de Judith Leyster ont été vendues à des prix extrêmes.

 Si, en 2020, l’huile sur panneau représentant le Portrait d’une dame a été vendue 3 200 euros, le Portrait d’un artiste a été acquis pour 469 719 euros en 2016. Le tableau Jeune Homme avec une cruche a été acheté pour la somme de 119 158 euros en 2016. Trois ans plus tôt, un Portrait d’homme, probablement Vincent Laurensz Van der Vinne, a été vendu seulement 6 615 euros. L’huile sur toile intitulée Trois Joyeux compagnons, œuvre rare et précieuse, est particulièrement recherchée. Elle représente une scène gaie, avec des personnages aux mines réjouies. L’un tient une carafe, l’autre un violon tandis que le troisième s’esclaffe derrière eux. Le tableau a été adjugé pour le prix record de 1 684 420 euros en 2018.

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(Illus.) Judith Leyster, Autoportrait, Vers 1630

En lien avec Judith Leyster

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Estimation gratuite Frida Kahlo

Frida Kahlo

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Estimation et cote de l'artiste Frida Kahlo

Frida Kahlo (1907-1954) a marqué le monde par la puissance de ses tableaux. Pour comprendre son œuvre, il faut plonger dans sa vie, bouleversée par un terrible accident de bus à l’adolescence puis par sa relation passionnelle et explosive avec le peintre Diego Rivera. Au lieu de sombrer, elle a choisi d’utiliser la peinture comme un miroir de ses propres souffrances physiques et morales. Elle est d’ailleurs l’artiste latino-américaine la plus connue à l’international et sa cote est à l’image de sa popularité : immense !

Vous possédez une œuvre de Frida Kahlo ? Avec Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite réalisée par nos experts de l’art et nos commissaires priseurs !

Estimation gratuite Frida Kahlo

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La cote de Frida Kahlo sur le marché de l’art

La cote des peintures à l’huile

Les peintures de Frida Kahlo (surtout ses autoportraits des années 1940) pulvérisent régulièrement les records mondiaux. Étant donné qu’elle produisait très peu à cause de ses problèmes de santé, ses huiles sont de véritables raretés. Elle aimait travailler sur de petits formats, parfois directement sur des plaques de métal comme le zinc ou l’isorel, en s’inspirant des ex-voto traditionnels mexicains. Frida Kahlo collectionnait ces objets religieux par centaine, à tel point que les murs de sa maison (la Casa Azul) en étaient recouverts !

La valeur de ses tableaux a littéralement explosé ces dernières années, faisant d’elle l’artiste latino-américaine la plus chère de l’histoire.

Voici quelques ventes records qui donnent la mesure de sa cote :

  • Diego y yo (Huile sur masonite, 1949) : cet autoportrait larmoyant où le visage de Diego Rivera est peint sur son front a été adjugé à New York en 2021 pour le record historique de 30 800 000 €.
    Dos desnudos en el bosque (Huile sur métal, 1939) : une scène symbolique forte, vendue aux enchères pour la somme de 7 200 000 €.
    La Niña con Collar (Huile sur toile, 1929) : une œuvre de jeunesse restée introuvable pendant des décennies, réapparue et vendue pour 1 650 000 € lors d’une vente en 2016.

La cote des dessins et œuvres sur papier

Frida Kahlo utilisait le dessin comme un véritable journal intime. Crayons de couleur, encre ou fusain : chaque outil lui permettait de partager ses douleurs, l’anatomie de son corps brisé et ses combats politiques. Ces feuilles volantes et ces pages de carnets originaux s’arrachent aujourd’hui à prix d’or. Pour s’offrir une belle œuvre sur papier, les collectionneurs déboursent généralement entre 80 000 € et 350 000 €.

Exemples de ventes récentes :

  • Autorretrato con monos (Crayon sur papier) : un dessin préparatoire très minutieux, adjugé sur le marché international en 2022 pour 115 000 €.
    Composition symbolique (Encre et lavis, 1943) : une feuille dédicacée à un proche, vendue aux enchères en 2023 pour 95 000 €.

La cote des dédicaces et correspondances

Vu le manque de tableaux disponibles, le marché s’est tourné vers ses écrits intimes. Les lettres manuscrites de Frida Kahlo, souvent décorées de petits dessins ou marquées d’un baiser au rouge à lèvres, ainsi que ses livres dédicacés, ont beaucoup de succès ! Ces témoignages très recherchés se sont vendus ces dernières années entre 5 000 € et 30 000 € selon l’importance du texte… Mais parfois, les prix s’envolent.

Quelques exemples de ventes :

  • Correspondance amoureuse à José Bartoli (25 lettres manuscrites, 1946-1949) : cet ensemble de plus de cent pages inédites et passionnées, resté secret jusqu’à sa mise aux enchères à New York en 2015, a été adjugé pour 222 000 €.
    Lettre illustrée à Diego Rivera (Manuscrit à l’encre, vers 1940) : un pli intime décoré de dessins originaux et signé par l’artiste, vendu à New York en 2022 pour 42 000 €.

Comment reconnaître une œuvre de Frida Kahlo ?

Frida Kahlo s’inspire directement des peintures populaires mexicaines, mais elle dessinait chaque détail de manière extrêmement nette. Dans ses autoportraits, plusieurs indices ne trompent pas : son fameux monosourcil, son regard fixe qui capte tout de suite le spectateur, mais aussi la présence de singes, de perroquets ou de plantes tropicales très denses. Pour obtenir ce rendu, elle étalait ses couleurs par petites touches très fines. Le résultat est flagrant : la surface de ses tableaux est parfaitement lisse, sans aucun relief de peinture ni traces de pinceau visibles !

Le choix des supports fournit aussi une excellente piste pour l’expertise. Frida Kahlo travaillait rarement sur des toiles classiques ! Puisqu’elle passait de longs mois bloquée dans son lit, elle préférait les petits formats et peignait énormément sur des panneaux de bois rigides ou sur de fines tôles de métal. Ce support en tôle, lisse et froid, exigeait un contrôle parfait car la peinture à l’huile y glisse facilement.

Reconnaître la signature de Frida Kahlo

Frida Kahlo a fait évoluer sa signature tout au long de sa vie, et ces changements sont de précieux indices chronologiques ! Dans ses toutes premières œuvres, à la fin des années 1920, elle utilisait souvent l’orthographe allemande « Frieda Kahlo » (un clin d’œil à son père né en Allemagne). Ce n’est qu’au début des années 1930, en pleine montée du nationalisme mexicain, qu’elle simplifie définitivement son prénom pour adopter la forme « Frida Kahlo ».

Ses signatures sont fines, appliquées à l’aide d’un pinceau, avec une écriture cursive très fluide et penchée. En général, elle complétait en indiquant l’année exacte de création et le lieu, presque toujours écrit sous la forme « México ».

Mais le vrai secret de l’artiste réside dans l’intégration de son nom : Frida Kahlo ne signait jamais au hasard sur la toile. Souvent, elle l’incorporait directement dans les éléments du décor, comme s’il s’agissait d’une inscription gravée sur un cadre en bois, d’une dédicace peinte sur un parchemin en bas du tableau, ou d’un texte écrit sur une fine plaque métallique imitant les ex-voto.

Tableau de Frida Kahlo : ce que regardent nos experts

Lorsqu’un tableau attribué à Frida Kahlo nous est soumis, le premier réflexe de Romain Rudondy, notre spécialiste de l’art moderne, n’est pas seulement de regarder l’image, mais de vérifier sa légalité ! Depuis 1984, l’État mexicain considère toutes ses œuvres comme « Monument Historique National ». Résultat : aucune pièce originale ne peut quitter légalement le Mexique depuis cette date. Romain zoome donc sur vos clichés pour traquer d’éventuels tampons de douane ou étiquettes d’exportation d’époque.

Sur vos photos de la face avant, notre expert scrute ensuite la netteté des détails. Frida peignait avec une minutie extrême, à l’aide de pinceaux de miniatures très fins. Si vos clichés montrent des contours baveux, des traits hésitants ou des empâtements de peinture trop épais, le doute s’installe immédiatement !

Vos photos en gros plan du revers du tableau sont également capitales. C’est là que Romain cherche des indices visuels majeurs : l’aspect brut et sombre de la masonite (ce panneau de bois composite qu’elle adorait) ou les traces d’oxydation naturelle sur le métal. En croisant simplement ces observations visuelles avec le catalogue raisonné de référence de Helga Prignitz-Poda (le grand livre d’inventaire officiel qui recense, analyse et authentifie scientifiquement chaque peinture valide de l’artiste dans le monde), notre équipe peut rapidement vous donner un premier avis fiable sur la cohérence de votre œuvre.

Frida Kahlo, l'artiste qui a transformé sa vie en chef-d'œuvre

Frida Kahlo a grandi à Coyoacán, dans la célèbre « Casa Azul », cette maison bleue familiale qui restera pour toujours au centre de sa vie. Mais tout bascule à ses 18 ans : un terrible accident de bus lui brise le corps et la condamne à de longs mois d’immobilité. C’est dans ce huis clos forcé, allongée sous un miroir fixé au plafond, qu’elle saisit ses premiers pinceaux ! Ce face-à-face brutal avec son propre reflet marque la naissance de ses autoportraits si poignants.

Sa rencontre avec Diego Rivera, le géant de la peinture murale mexicaine, change tout. Leur vie commune est une tornade : entre passion dévorante, trahisons et complicité artistique, le couple ne se quitte jamais vraiment. C’est d’ailleurs sous l’impulsion de Diego qu’elle adopte ses fameuses robes traditionnelles Tehuana, créant ainsi cette silhouette unique qui est devenue son emblème mondial. Frida ne porte pas seulement des vêtements, elle revendique fièrement ses racines mexicaines !

La fin de sa vie devient un combat quotidien contre la douleur. Malgré les dizaines d’opérations et l’amputation d’une jambe, elle ne lâche jamais ses pinceaux. Jusqu’à son dernier souffle en 1954, à seulement 47 ans, elle continue de peindre avec une rage de vivre incroyable. Frida n’a pas seulement peint sa souffrance : elle l’a transcendée pour en faire un art universel qui continue de nous bouleverser aujourd’hui.

Lorsqu’on me propose une œuvre de Frida Kahlo, je regarde d’abord d’où elle vient. Sur ce marché, sans un historique clair (une vieille facture, un courrier, une photo d’époque…), il est presque impossible de valider une pièce. Ces documents sont la preuve que le tableau a une existence réelle.

Ensuite, je vérifie vos photos avec le catalogue de Helga Prignitz-Poda, le livre de référence qui liste toutes les œuvres authentiques de Frida Kahlo. Si votre tableau n’y est pas, je cherche pourquoi. Mon rôle est de vous dire si les éléments qu’on a suffisent pour avancer ou si, au contraire, il manque trop de preuves. Chez Estimon’objet, nous sommes là pour vous accompagner avec transparence !

En lien avec Frida Kahlo

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Estimation gratuite Angelica Kauffmann

Angelica Kauffmann

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Estimation et cote de l'artiste Angelica Kauffmann

Si la réputation d’Angelica Kauffmann s’établit grâce à ses portraits délicats, la peintre possède d’autres atouts. Elle exécute d’adroites peintures mythologiques. Par son talent et par sa distinction, l’artiste acquiert une renommée internationale. Découvrez l’histoire d’Angelica Kauffmann et ses œuvres du néoclassicisme. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Angelica Kauffmann

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Des voyages en Italie comme apprentissage artistique pour Angelica Kauffmann

Née en 1741 à Coire (Suisse), Angelica – ou Angelika – Kauffmann révèle très tôt des dispositions artistiques. Son père, le peintre autrichien Joseph Johann Kauffmann, peint des fresques dans les églises. Il lui enseigne le dessin. Sa mère, Cleophea Lutz, lui transmet sa passion pour la musique et pour les langues. Dès 1753, Angelica Kauffmann réalise son Autoportrait avec partition musicale, présentant ses deux vocations.
La jeune Angelica Kauffmann parcourt l’Italie avec sa famille. Soprano, elle chante dans les cours royales. Peintre, elle copie des œuvres de maîtres tout en assistant son père. Elle obtient déjà ses premières commandes, dont le portrait de l’évêque de Côme. À Milan, en 1757, sa mère meurt. L’artiste délaisse alors le chant pour se consacrer à la peinture.

Après un séjour en Autriche, Angelica Kauffmann et son père reviennent en Italie. La réputation de l’artiste grandit. En 1762, elle est nommée membre d’honneur de l’Académie des beaux-arts de Bologne. L’année suivante, à Rome, elle exécute le portrait de Joachim Winckelmann, archéologue et historien d’art, qui fera grand bruit. En 1765, elle est membre de l’Académie de Saint-Luc à Rome. Elle réalise également des portraits de voyageurs européens. À Naples, elle rencontre des personnalités britanniques, et notamment David Garrick. Le portrait de l’acteur et dramaturge est envoyé à Londres, pour l’exposition de la Société des artistes. Ainsi débute la notoriété d’Angelica Kauffmann en Angleterre.

Le succès londonien de la peintre Angelica Kauffmann

En 1766, Angelica Kauffmann s’installe à Londres avec son père. Sa réputation la précède. Toute la haute société désire un tableau signé de sa main. De cette époque date le Portrait de trois enfants, représentant la famille Spencer issue de l’aristocratie anglaise. Angelica Kauffmann accède à une grande notoriété en tant que portraitiste. Elle fréquente des artistes tels le peintre Joshua Reynolds. Cependant, Angelica Kauffmann garde une prédilection pour la peinture d’histoire. Femme, elle n’est pas autorisée à dessiner des nus masculins, modèles réservés aux hommes. 

Angelica Kauffmann représente alors des scènes de la mythologie peuplées d’héroïnes. Ses tableaux Ariane abandonnée par Thésée, Télémaque et les nymphes de Calypso ou Vénus persuadant Hélène d’aimer Pâris mettent en valeur les femmes. En 1768, Angelica Kauffmann est l’une des membres fondatrices de la Royal Academy. Après un premier mariage avec le comte de Horn, escroc qui s’enfuit avec sa fortune, elle épouse le peintre vénitien Antonio Zucchi. À la mort de son père, en 1782, Angelica Kauffmann retourne en Italie avec son mari.

Le retour en Italie de l’artiste Angelica Kauffmann

À Rome, Angelica Kauffmann fonde son atelier. Elle y reçoit des nobles et des poètes. Les commandes affluent. En 1794, la peintre réalise son fameux Autoportrait hésitant entre la musique et la peinture. Cette allégorie met en scène trois femmes. À gauche, la musique est représentée par une femme en robe rouge tenant une partition. À droite du tableau se tient une peintre, palette et pinceaux en main, indiquant le chemin vers un temple gréco-romain. Au centre figure l’artiste en robe blanche, hésitant entre les deux arts. Ce tableau reçoit l’admiration de la critique et du public. En 1975, son mari Antonio Zucchi décède. Angelica Kauffmann se retire de la société pour peindre des sujets religieux. Elle meurt à Rome en 1807.

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Les tableaux d’Angelica Kauffmann peuvent atteindre des sommes allant jusqu’à plus de 700 000 euros. En 2021, l’huile sur toile Cornélia, mère des Gracques a été adjugée pour 776 686 euros lors d’une vente aux enchères. En 2019, le Portrait de trois enfants, presque certainement lady Georgina Spencer, future duchesse du Devonshire, lady Henrietta Spencer et George Viscount Althorp a été vendu au prix de 656 658 euros. Récemment, en 2023, l’huile sur cuivre Palémon et Lavinia a été vendue à 75 000 euros tandis qu’Amélie et Céladon a atteint 95 000 euros. 

Au contraire, l’huile sur toile Psyché regardant Cupidon endormi a été cédée pour 1 046 euros, ce qui constitue l’un des prix les moins élevés du marché. Concernant les estampes, une eau-forte intitulée Autoportrait en costume traditionnel du Bregenzerwald a été vendue 12 000 euros en 2023. Quant aux dessins, Un jeune homme saisi par les cheveux par une jeune femme, exécuté à la pierre noire, a été adjugé à 14 020 euros en 2021. L’encre brune représentant Servius Tullius, enfant, endormi dans l’appartement du roi Tarquinius Priscus a été cédée à 12 699 euros. L’encre à la plume Paulus Aemillanus et sa famille a quant à elle été achetée à 9 171 euros.

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(Illus.) Angelica Kauffmann, Autoportrait, Entre 1770 et 1775

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Estimation gratuite Adélaïde Labille-Guiard

Adélaïde Labille-Guiard 

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Estimation et cote de l'artiste Adélaïde Labille-Guiard

Considérée comme féministe, la peintre Adélaïde Labille-Guiard défend le droit pour une femme d’exercer en tant que peintre. Ses portraits au pastel et à l’huile de la noblesse, puis de politiciens révolutionnaires, marquent l’histoire de l’art. Découvrez l’histoire d’Adélaïde Labille-Guiard et ses œuvres rococo. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Adélaïde Labille-Guiard

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Adélaïde Labille-Guiard, miniaturiste et pastelliste au talent précoce

Adélaïde Labille est née à Paris (1749 – 1803). Son père, Claude-Edmé Labille, possède un commerce de mercerie où défile une clientèle aisée. La jeune fille préfère fréquenter l’atelier de son voisin, le peintre François-Elie Vincent. Elle y découvre l’art de la miniature. En 1969, Adélaïde Labille épouse Louis Nicolas Guiard, commis à la recette générale du clergé. Elle est admise à l’Académie Saint-Luc la même année, à vingt ans. Sa formation se poursuit dans l’atelier de Maurice-Quentin de La Tour, pastelliste reconnu. En 1774, Adélaïde Labille-Guiard expose un portrait au pastel au Salon de l’Académie Saint-Luc. Sur pression de l’Académie royale de peinture, l’institution ferme ses portes trois ans plus tard, en 1777.

Désireuse de poursuivre son apprentissage, la jeune artiste entre à l’atelier du peintre d’histoire François-André Vincent pour y apprendre la technique de la peinture à l’huile. Le maître deviendra par la suite son mari. Adélaïde Labille-Guiard reçoit des commandes de portraits. Sa notoriété grandit en tant que pastelliste. Séparée de son premier mari, elle ouvre son atelier en 1780. Elle y accueille de jeunes filles, revendiquant le droit pour les femmes d’apprendre et d’exercer la peinture. La peintre les encourage à exposer au Salon de la jeunesse. Parmi elles figurent notamment Jeanne Dabos et Marie-Gabrielle Capet, qui devient sa protégée. Adélaïde Labille-Guiard, elle, expose en 1782 son Portrait peint au pastel sur papier bleu au Salon de la correspondance. La peintre s’y représente, palette et pinceaux en main. Elle s’y affirme en tant que peintre.

Adélaïde Labille-Guiard, peintre officielle et membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture

Adélaïde Labille-Guiard désire s’établir en tant que peintre professionnelle. Pour cela, intégrer l’Académie royale de peinture et de sculpture de Paris reste la voie royale. Seulement quatre places sont réservées aux femmes. L’artiste s’y présente avec comme morceau de réception le Portrait de Pajou sculptant un buste de Lemoyne. Elle est reçue en 1783, en même temps que sa soi-disant rivale Élisabeth Vigée Le Brun. Les deux femmes sont officiellement reconnues en tant qu’artistes.

Dès 1783, Adélaïde Labille-Guiard commence à exposer au Salon. Sa réputation s’étend jusqu’à la cour de France. Elle peint les portraits d’Adélaïde et de Victoire, filles de Louis XV. En 1787, elle est nommée peintre officielle de Mesdames. Ce titre lui assure une grande notoriété auprès de la noblesse. Elle est connue pour le réalisme de sa peinture, sans flatterie dans les traits. Elle accorde un soin particulier au traitement des vêtements, et notamment de la fine dentelle. L’artiste travaille particulièrement l’expressivité des visages.
En 1785, Adélaïde Labille-Guiard exécute son Autoportrait avec deux élèves. Ce tableau remarquable témoigne de son engagement. Adélaïde Labille-Guiard s’y représente en maître de peinture, assise devant son chevalet avec sa palette et ses pinceaux. Sa robe brille, les étoffes sont somptueuses. 

Derrière la peintre se tiennent deux de ses élèves féminines, Marie-Gabrielle Capet et Marie-Marguerite Carreaux de Rosemond. L’une est fille de domestique, l’autre aristocrate. Les deux sont considérées au même rang, apprenties de la célèbre madame Labille-Guiard. Cette œuvre milite en faveur de l’enseignement, et du travail des femmes en tant qu’artiste. Soutenue par quelques peintres masculins tels François-André Vincent, Augustin Pajou ou Étienne Gois, la jeune femme se bat pour ouvrir les portes de l’Académie aux femmes, sans limitation de place. Ce sera peine perdue, le vote est annulé après la Révolution.

En 1791, les dames de la royauté se sont enfuies. Adélaïde Labille-Guiard doit conquérir de nouveaux commanditaires. Sensible à la cause de la Révolution, elle réalise des portraits de politiciens, et parmi eux ceux de Talleyrand et de Robespierre. Après son divorce rendu possible en 1793, elle épouse son ancien maître de peinture François-André Vincent en 1800. Elle décède trois ans plus tard, à cinquante-quatre ans.

Faire estimer gratuitement une oeuvre d'Adélaïde Labille-Guiard

Sur le marché de l’art, les œuvres d’Adélaïde Labille-Guiard sont estimées entre 2 000 euros et 300 000 euros. Certains tableaux ont cependant battu des records comme le Portrait de la duchesse d’Aiguillon, une huile sur toile vendue 540 000 euros en 2018. Récemment, le Portrait de la comtesse de Lameth a été adjugé à 15 000 euros, tandis que le Portrait d’Étienne François de Choiseul-Beaupré Stainville, duc de Choiseul, a été vendu à 190 000 euros.

Concernant les dessins d’Adélaïde Labille-Guiard, peu d’œuvres sont apparues dans les salles de ventes ces dernières années. L’écart de prix est important. En 2018, le pastel sur papier intitulé Maternité s’est vendu à 4 200 euros. Le Portrait de madame Charles Mitoire, née Christine Geneviève Bron, également exécuté au pastel, a quant à lui été adjugé à 520 000 euros, prix au marteau.

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(Illus.) Adélaïde Labille-Guiard, Autoportrait avec deux élèves, 1785

En lien avec Adélaïde Labille-Guiard

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Estimation gratuite Marie Laurencin

Marie Laurencin 

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Estimation et cote de l'artiste Marie Laurencin

Artiste raffinée, Marie Laurencin (1883-1956) est une peintre et illustratrice française qui occupe une place importante dans l’histoire de l’art moderne. Son univers singulier se compose d’oeuvres poétiques aux tons pastel et de jeunes femmes et animaux féériques.

Estimation gratuite Marie Laurencin

Prix des œuvres de Marie Laurencin

  • Peinture - entre 2 500 € et plus de 600 000 €

  • Aquarelle, gouache, encre sur papier - entre 68 € et 32 333 €.

  • Estampe, lithographie - entre 30 € et 14 000 €.

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Marie Laurencin et les artistes du mouvement cubiste

Marie Laurencin vit dans une époque foisonnante où se côtoient Pablo Picasso, Marcel Duchamp, Fernand Léger, le Douanier Rousseau… Pourtant, son milieu ne la prédestinait nullement à devenir l’une des peintres les plus en vogue des Années folles. Contre l’avis de sa mère, Marie Laurencin s’inscrit à l’école de Sèvres en 1901 pour y suivre les cours de peinture sur porcelaine. Elle fréquente également l’Académie Humbert, où elle rencontre Georges Braque, Francis Picabia et Georges Lepape. À vingt ans, elle se lie d’amitié avec les artistes du Bateau-Lavoir, et notamment avec l’écrivain et marchand d’art Henri-Pierre Roché. En 1907, elle expose à leurs côtés au Salon des indépendants. À cette période, Marie Laurencin vit une grande passion amoureuse avec Guillaume Apollinaire, qui l’évoquera dans plusieurs de ses poèmes. La peintre représente son amant dans son tableau Le poète Guillaume Apollinaire et ses amis. Y figurent entre autres la collectionneuse Gertrude Stein, Pablo Picasso, la poétesse Marguerite Gillot et elle-même au piano.  Influencée par le cubisme sans pour autant en suivre tous les codes, Marie Laurencin trace des formes simplifiées, des figures aplanies. Elle utilise des tons gris, verts et ocres. Seule sa robe bleue s’en détache. Peu à peu, la peintre parviendra à trouver son style unique.

Marie Laurencin, portraitiste recherchée des Années folles

Marie Laurencin côtoie les célébrités de son époque. Son ami Henri-Pierre Roché l’introduit auprès du couturier Paul Poiret, qui lui présente sa sœur Nicole Groult. Les deux femmes nouent une relation amoureuse qui durera une quarantaine d’années. A la même époque, son tableau Les Jeunes Filles est vendu pour 4 000 francs en 1911, ce qui constitue une somme importante. Séparée de Guillaume Apollinaire, l’artiste épouse le peintre allemand Otto von Wätjen. Tous deux se réfugient en Espagne pendant la guerre. Le mariage ne dure guère. En 1921, Marie Laurencin est de retour à Paris. Elle y mène une vie mondaine intense, sa popularité dans la haute société ne cessant de grandir. Elle expose et reçoit des commandes de portraits de plus en plus nombreuses. Elle brosse le portrait de mademoiselle Chanel, Cécile de Rothschild ou encore de la chanteuse Suzy Polidor. Le marchand d’art Paul Rosenberg la représente. L’artiste s’inspire du nymphisme, qui caractérise alors sa peinture. Ses tableaux sont peuplés de femmes élégantes, à la peau pâle et à la silhouette longiligne. Des animaux et des bêtes féériques les accompagnent. La palette s’oriente vers les couleurs pastel telles que le bleu, le rose et le gris perle. Femme libre, libérée et indépendante, Marie Laurencin fréquente le milieu littéraire. En 1922, Gaston Gallimard publie L’Éventail. Ce recueil contient de textes de Jean Cocteau et d’André Breton, illustrés par Marie Laurencin. La peintre pratique également la gravure. Ses dessins figurent dans des livres d’André Gide, Max Jacob ou encore de Lewis Caroll.

Marie Laurencin, des portraits aux peintures et aux décors de théâtre

Parallèlement à ses commandes de portraits du Tout-Paris, Marie Laurencin exécute des tableaux poétiques, aux lignes douces et aux femmes gracieuses. Elle réalise Danseuses espagnoles, Femmes au chien ou encore Dans le parc. Sa peinture est légère. Marie Laurencin est demandée pour des décors de théâtre, notamment pour les ballets russes. Elle crée celui des Biches de Sergei Diaghilev. En 1937, avant son relatif oubli après la Seconde Guerre mondiale, Marie Laurencin expose au Petit Palais avec les maîtres de l’art indépendant. Elle reçoit la Légion d’honneur la même année. L’artiste décède à soixante-douze ans. Ses œuvres susciteront un grand engouement au Japon grâce au collectionneur Masahiro Takano. Ce dernier fonde un musée en son honneur à Tokyo, aujourd’hui fermé.

Cote des œuvres de Marie Laurencin sur le marché de l'art

De nombreuses œuvres de Marie Laurencin se sont vendues à la fin des années 1980. Ces dernières années, ce sont ses estampes et ses multiples qui se vendent en majorité. Ils sont estimés entre 10 euros pour une lithographie en couleurs à 11 000 euros. En 2018, l’eau-forte intitulée Le Ballet a été adjugée à 5 265 euros. Les dessins de l’artiste peuvent se vendre à des sommes proches de 50 000 euros. En 2021, l’aquarelle La Sœur de Narcisse a été cédée pour 40 000 euros. L’année suivante, Danseuses atteignait le prix de 33 359 euros. Cependant, en 2023, l’encre Femme à la robe à traine est vendue 1 150 euros et le dessin au crayon Trois Danseuses a été acheté à 790 euros. Sur le marché de l’art, les prix de ses peintures diffèrent en fonction du sujet, des dimensions et de l’œuvre elle-même. En 2023, deux œuvres sont vendues à des sommes élevées. La Réception des jeunes filles et Music ont respectivement été adjugées à 240 000 euros et 185 900 euros. L’année précédente, l’huile sur toile Madame Georges Clot est vendue 7 601 euros.

(Illus.) Marie LAURENCIN (1883-1956) Anémones dans un vase bleu. 1933. Huile sur toile. Signée et datée en bas à gauche

Reconnaître la signature de Marie Laurencin

Reconnaître la signature de Marie Laurencin est une étape essentielle pour authentifier une œuvre de cette figure majeure de l’art moderne français. L’artiste signe la plupart de ses toiles, aquarelles et lithographies de son nom complet « Marie Laurencin », généralement inscrit en lettres fines et élégantes, souvent à la peinture grise, noire ou bleutée, dans l’angle inférieur droit de la composition. Sur ses œuvres des années 1910 à 1930, comme Jeune fille à la guitare ou Portrait de Mademoiselle Chanel, la signature s’intègre avec discrétion à la douceur chromatique de son univers pastel. Dans ses productions plus tardives, elle devient parfois plus appuyée, mais conserve toujours une écriture cursive fluide et lisible. Sur les gravures et lithographies, la signature est souvent apposée au crayon, en marge inférieure, parfois accompagnée du tirage ou d’une dédicace. En raison du grand nombre de reproductions et d’éditions posthumes circulant sur le marché, faire authentifier la signature d’une Marie Laurencin par un expert est vivement recommandé. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de l’art moderne vous accompagnent dans la vérification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Marie Laurencin, qu’il s’agisse d’une toile, d’un dessin ou d’une lithographie.

Signature Marie Laurencin
Expertise Signature Marie Laurencin

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Estimation gratuite Agnes Martin

Agnès Martin

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Estimation et cote de l'artiste Agnès Martin

Artiste d’origine canadienne, Agnès Martin est l’une des figures représentatives du mouvement expressionniste abstrait. Son œuvre se caractérise par des toiles au format carré, des compositions minimalistes horizontales et verticales et une abstraction radicale. Découvrez l’histoire d’Agnès Martin et ses œuvres minimalistes. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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Du Canada aux États-Unis, le parcours artistique d’Agnès Martin

Née en 1912 à Makline, au Canada, Agnès Martin affectionne dès sa jeunesse les activités dans la nature. Elle pratique intensément le sport. Ratant de peu les qualifications aux Jeux olympiques de natation de 1928 et de 1932, la jeune femme émigre aux États-Unis en 1936 pour devenir enseignante. De New York à l’Ouest américain, elle circule dans le pays selon ses affectations professionnelles. En 1946, à trente-cinq ans, elle s’inscrit aux Beaux-Arts, à l’université d’Albuquerque (Nouveau-Mexique). Agnès Martin alterne la pratique de la peinture avec des périodes de travail en tant que chargée de cours. Les premières œuvres identifiables d’Agnès Martin datent de ces années. Des natures mortes, des paysages et de rares peintures abstraites y figurent. L’artiste détruisait les peintures qu’elle ne jugeait pas dignes d’intérêt.

En 1953, après un bref séjour à New York afin de terminer une maîtrise en art moderne à l’université de Colombia, Agnès Martin s’affirme picturalement. De retour à Taos, dans le Nouveau-Mexique, l’artiste participe au groupe des Taos Moderns avec Clay Spohn, Louis Ribak et Beatrice Mandelman. Tous s’inspirent du paysage et de sa lumière pour créer de manière abstraite avec des formes organiques. Agnès Martin présente ses tableaux dans des expositions collectives. En 1957, Agnès Martin retourne à New York. Elle y reste pendant dix ans. Elle fréquente les artistes Jasper Johns, Robert Rauschenberg, Robert Indiana, Ann Wilson, Leonore Tawney ou encore Ellsworth Kelly. La galeriste Betty Parsons la représente.

Les œuvres minimalistes de l’artiste Agnès Martin

Agnès Martin, inspirée par les artistes de l’expressionnisme abstrait américain, poursuit son travail formel dans la non-représentation. Elle initie la systémisation des formats carrés à partir des années 1961. C’est à cette même période que la peintre se sert de trames comme structure. À la peinture à l’huile ou à l’acrylique, Agnès Martin trace des grilles au crayon sur ses toiles. Elle enduit ensuite le tableau d’une couche de gesso. L’artiste trouve là son mode d’expression privilégié. Elle utilise la grille abstraite pour faire passer des émotions. En sont issues de nombreuses variations. Son travail est empreint de spiritualité. Agnès Martin célèbre la joie, la beauté et l’innocence dans ses œuvres.

Souffrant de schizophrénie, elle est internée à quelques reprises. En 1967, elle incendie son atelier new-yorkais. Après avoir campé pendant un an et demi dans le pays, elle retourne au Nouveau-Mexique. Elle s’y isole, sans peindre. Agnès Martin y construit des maisons en adobe, des briques de paille et de terre séchées typiques de la région. Nullement oubliée sur le marché de l’art, la première rétrospective de la peintre se tient à l’Institute of Contemporary Art de Pennsylvanie en 1971. Cet intérêt des professionnels et du public pour son œuvre incite Agnès Martin à reprendre la peinture. En 1974, elle innove dans son processus pictural en peignant principalement des bandes horizontales. Ses tons gris, blancs et bruns sont troqués pour des couleurs roses, bleues et jaunes.

En 1976, Agnès Martin s’essaie à la vidéo avec son long-métrage intitulé Gabriel. La reconnaissance de son travail est importante. Agnès Martin est considérée comme l’une des figures majeures dans l’art américain d’après-guerre. La peintre participe à des expositions d’envergure au Whitney Museum of American Art en 1992 et à la Biennale de Venise, entre autres. Elle y remporte le Lion d’or en 1997. Agnès Martin décède en 2004 dans une résidence pour personnes âgées à Taos, au Nouveau-Mexique.

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Sur le marché de l’art, les estampes d’Agnès Martin se vendent majoritairement par rapport à ses peintures. En 2023, la sérigraphie On a Clear Day, datée de 1973, a été adjugée pour 191 454 euros. La même année, une lithographie regroupant Innocent Love/Innocence/Happiness – Glee / Happy Holiday a été vendue pour 1 043 euros. Les peintures peuvent dépasser la somme de 10 000 000 euros. En 2021, la toile Untitled (Sans titre) #44 a été vendue pour 13 349 628 euros. Récemment, en 2023, des peintures réalisées en acrylique ont été mises en vente. L’une a été achetée pour 254 970 euros tandis que Untitled #2 a atteint 3 135 548 euros.

En 2020, le Portrait de Daphné Vaughn a été adjugé à 35 426 euros. Cette offre constitue l’un des prix les moins élevés ces dernières années. Cette œuvre figurative a été réalisée au début de sa carrière. Concernant les dessins d’Agnès Martin, une aquarelle Untitled datée de 1977, représentant des bandes horizontales beiges se distinguant légèrement sur un fond beige, a été adjugée à 52 252 euros en 2023. Une encre sur papier, un format carré de petits carreaux noirs, s’est vendue 184 824 euros la même année.

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(Illus.) Agnès Martin, Plate 11, Série On a Clear Day, 1973, Sérigraphie

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Estimation gratuite Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka 

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Estimation et cote de l'artiste Tamara de Lempicka

Audacieuse, libre et indépendante, Tamara de Lempicka incarne la modernité des Années folles. Son style pictural néo-cubiste, aisément identifiable, illustre avec brio la période de l’Art déco. Découvrez l’histoire de Tamara de Lempicka et ses peintures Art déco. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Tamara de Lempicka

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De Varsovie à Paris, l’apprentissage artistique de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka (1898 – 1980) nait à Varsovie, en Pologne. Née Maria Górska, elle est la fille de l’avocat Boris Górski et de la mondaine Malwina Dekler. Elle grandit dans un milieu aisé. Sa grand-mère l’emmène en Italie admirer les chefs-d’œuvre de la Renaissance. Passionnément amoureuse d’un avocat nommé Taduesz Lempicka, Tamara se marie à Saint-Pétersbourg en 1916, à dix-huit ans. Sa fille Maria-Krystyna, dite Kizette, nait la même année. La vie de Tamara de Lempicka sera ponctuée de relations amoureuses intenses, masculines et féminines, qui influenceront son œuvre.

En 1918, la famille se réfugie à Paris, fuyant les tumultes de la Révolution russe. Tamara de Lempicka loge dans le quartier Montparnasse, où elle suit des cours à l’Académie de la Grande Chaumière et à l’Académie Ranson. Les peintres Maurice Denis et André Lhote y sont ses professeurs. C’est la fin de la Première Guerre mondiale. Commence alors une époque artistiquement dense.

Les Années folles, une période intense pour l’artiste Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka s’affirme peu à peu en tant qu’artiste. Son style si particulier se révèle. En 1923, elle expose pour la première fois au Salon d’Automne. Son tableau Perspective représente deux nus féminins dans des poses alanguies. La peintre ne cache pas sa bisexualité. Les femmes qu’elle représente sont sensuelles, modernes et audacieuses, à l’image de l’artiste. Parallèlement à sa pratique artistique, Tamara de Lempicka mène une vie mondaine. Elle fréquente le couturier Paul Poiret, la chanteuse Suzy Poulidor ou encore l’écrivaine Colette. Son exposition à Milan, en 1925, confirme son talent et lui ouvre une notoriété internationale. Elle remporte deux ans plus tard le premier prix à l’Exposition internationale des beaux-arts de Bordeaux avec sa toile Kizette au balcon. Sur ce tableau, sa fille, vêtue d’une robe courte et de longues chaussettes blanches, est assise et regarde le spectateur. Si le traitement de la fillette reste plutôt classique, le paysage urbain, au second plan, est peint de manière néo-cubiste. Les couleurs vont du noir à l’ocre, dans une harmonie soignée.

En 1928, Tamara de Lempicka divorce. Indépendante, elle reçoit des commandes de célèbres personnalités. Elle se rend aux États-Unis l’année suivante pour y brosser le portrait de la fiancée de Rufus T. Bush, un riche magnat du pétrole. C’est entre les années 1927 et 1930 que la peintre exécute l’une de ses plus célèbres œuvres. La Jeune fille en vert (ou Jeune femme à la robe verte) est un portrait peint à l’huile sur contreplaqué. Avec sa robe verte, son large chapeau et ses gants, le modèle personnifie la femme élégante de l’entre-deux-guerres. Le corps est sublimé par des volumes simples, le drapé est étudié et la couleur verte, vive et pourtant froide, est éclatante. Tamara de Lempicka poursuit ses représentations de femmes sensuelles, voluptueuses et parfois provocantes. Les courbes sont géométriques. Les cadrages sont serrés, avec des effets de lumière rappelant celui du cinéma d’Hollywood.

L’exil américain, puis mexicain de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka épouse en 1933 son amant le baron Raoul Kuffner. Elle en a peint le portrait l’année précédente. Aux prémices de la guerre, en 1939, le couple se réfugie aux États-Unis, à Beverly Hills. Quatre ans plus tard, la peintre s’installe à New York. Ces années sont les moins gratifiantes pour la carrière artistique de Tamara de Lempicka. Son œuvre ne suscite plus le même enthousiasme de la part des acheteurs. De retour à Paris, elle rouvre son atelier rue Méchain. En 1962, le baron décède. L’artiste rejoint sa fille à Houston, puis s’installe au Mexique en 1978. Elle y meurt deux ans plus tard.

Vers la fin des années 1960, l’œuvre de Tamara de Lempicka revient sur le devant de la scène artistique. L’engouement pour le mouvement Art déco y contribue. En 1972, la Galerie du Luxembourg, à Paris, présente une rétrospective importante. D’autres suivront. Les tableaux de Tamara de Lempicka sont aujourd’hui exposés dans les collections de grandes institutions tel le Centre Pompidou à Paris. Tamara de Lempicka figure parmi les artistes les plus emblématiques de l’époque.

Estimations des tableaux de la peintre Tamara de Lempicka

Le caractère artistique unique de Tamara de Lempicka rend ses peintures très recherchées. Certaines toiles atteignent des records dans les salles de vente. Le Portrait de Marjorie Ferry a ainsi dépassé son estimation en 2020. Ce tableau s’est vendu au prix de 16 841 733 euros. Deux ans plus tard, le Portrait de Romana de la Salla a été cédé pour 11 610 900 euros. Ces dernières années, ses huiles sur toile se vendent rarement en dessous de 10 000 euros. Ce sont les tableaux représentatifs de son œuvre qui sont particulièrement désirés. En 2023, le Portrait d’Alfons XIII, roi d’Espagne a été adjugé à 80 084 euros. La Femme à la robe jaune a été achetée au prix de 2 442 678 euros.

Les dessins suscitent également l’engouement de ses admirateurs. En 2022, une étude au crayon pour le Portrait d’Ira Perrot a été vendue à 70 000 euros. Un dessin préparatoire pour Adam et Eve, réalisé à la sanguine, a été acheté à 55 000 euros en 2023. Neuf ans plus tard, une illustration de mode à l’aquarelle a été vendue 38 611 euros. Quant aux estampes, une eau-forte en couleur, comme La Femme à la mandoline, peut atteindre 31 000 euros.

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(Illus.) Tamara de Lempicka, Tamara de Lempicka dans son atelier, Musée Narodowe, Cracovie, © Karel Frydrysek

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Estimation gratuite Marguerite Gerard

Marguerite Gerard

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Estimation et cote de l'artiste Marguerite Gérard

Élève puis collaboratrice de Fragonard, Marguerite Gérard (1761 – 1837) parvient à s’émanciper de son maître. Dans ses œuvres parfois audacieuses, elle représente des scènes de la vie quotidienne où la femme de la haute société est mise à l’honneur. Découvrez l’histoire de Marguerite Gérard et ses scènes de genre. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

Estimation gratuite Marguerite Gerard

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De Grasse à Paris, l’apprentissage artistique de Marguerite Gérard chez Fragonard

Née à Grasse en 1761, Marguerite Gérard est la fille du distillateur d’essences Claude Gérard. Sa mère, Marie Gilette, décède en 1775. Marguerite est alors envoyée à Paris pour loger chez sa sœur, la miniaturiste Marie-Anne. Cette dernière est mariée au célèbre peintre Jean-Honoré Fragonard. Le couple réside au Louvre avec leur fille Rosalie. C’est donc à quatorze ans que Marguerite Gérard découvre le dessin. Dans l’atelier de Fragonard, elle se forme à la peinture et à la gravure. Elle travaille sur les dessins du maître, puis l’assiste tout comme sa sœur Marie-Anne. Le parcours artistique de Marguerite Gérard est étroitement lié à celui du peintre rococo, même si elle arrivera à s’en affranchir. En 1778, elle réalise sa première eau-forte, Le Chat emmailloté, d’après un dessin du maître. Elle a tout juste seize ans. Comme Fragonard, Marguerite Gérard est influencée par les peintures de genre hollandaises, et notamment par les œuvres de Gabriel Metsu, peintre néerlandais du XVIIe siècle. La jeune femme débute une série de portraits de petites dimensions.

Les peintures de scènes intimes par Marguerite Gérard

Vers 1787, Marguerite Gérard exécute son tableau L’Élève intéressante. Sa signature y est apposée, la première sur une huile sur toile de cette envergure. Une jeune fille y est représentée dans un atelier, vêtue d’une robe somptueuse. Elle observe une gravure connue de Fragonard intitulée La Fontaine d’amour. Au sol, une sphère reflète la partie de la pièce dérobée au regard du spectateur. À cet endroit se tient une femme en train de peindre, sous le regard d’un homme. À droite du tableau, un chien et un chat jouent. Dans ce tableau apparaissent les thèmes récurrents de la peintre : une scène domestique avec un personnage féminin et des animaux. Le traitement du reflet, de la lumière et de l’ombre, ainsi que les étoffes soigneusement peintes sont les caractéristiques de ses scènes intimes.

Parallèlement à ses portraits, réservés à des particuliers, les scènes de genre abondent dans l’œuvre de Marguerite Gérard. Les années suivantes, l’artiste peint quelques-uns de ses plus célèbres tableaux. Parmi eux comptent Le Premier pas de l’enfance, La Leçon de piano ou encore La Liseuse. La vie familiale, où participent la figure maternelle, ses enfants, ses chats et ses chiens, est souvent évoquée.

Marguerite Gérard, artiste indépendante

En 1789 éclate la Révolution. Jean-Honoré Fragonard est nommé conservateur du musée du Louvre. Marguerite Gérard poursuit sa collaboration avec lui. Elle maîtrise les techniques du dessin, de la peinture et de la gravure. Les scènes de genre de Marguerite Gérard, inspirées par la peinture hollandaise, obtiennent un succès grandissant. En 1790, la peintre présente à la Société des arts son tableau Jeune fille debout près d’une table. En 1799, elle expose au Salon. Elle y accrochera ses œuvres jusqu’en 1824, et gagnera trois médailles. C’est en 1808 que Marguerite Gérard réalise La Clémence de Napoléon envers madame de Hatzfeld. Cette œuvre remporte un succès critique.

Jean-Honoré Fragonard décède en 1806, ce qui n’empêche pas Marguerite Gérard, connue et appréciée, de poursuivre sa carrière. Jean Dubois et Goury de Champgrand, deux marchands d’art émérites, s’occupent de la vente de ses tableaux, faisant monter sa côte. Marguerite Gérard en tire des sommes conséquentes, lui permettant à vivre de son art. Des estampes de ses œuvres sont imprimées en nombre. Marguerite Gérard meurt en 1837, à Paris.

Estimations des tableaux de la peintre Marguerite Gérard

Sur le marché de l’art, les prix des œuvres de Marguerite Gérard s’échelonnent entre 200 euros et plus de 300 000 euros. En 2017, l’huile sur panneau La Toilette de Minette a d’ailleurs atteint la somme de 340 000 euros. Il s’agit d’un prix parmi les plus élevés ces dernières années. En 2020, l’huile sur toile La Correspondance familiale n’a pas égalé ce record puisqu’elle s’est vendue à 118 098 euros. Récemment, en 2023, le tableau intitulé Une jeune femme venant de recevoir une lettre de son époux a été adjugé à 80 000 euros. L’huile sur panneau Le Jeune Étudiant en art a quant à elle été cédée pour 1 742 euros.

Des miniatures de Marguerite Gérard apparaissent dans les salles de vente. En 2023, le Portrait de jeune femme à la robe blanche a été vendu pour 3 900 euros. La Femme au châle blanc et aux boucles d’oreilles a été acheté au prix de 1 800 euros. En 2016, la miniature représentant une Femme âgée au bonnet de dentelle, fichu sur sa robe bleue, châle noir a seulement obtenu la somme de 250 euros pour sa vente.

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(Illus.) Marguerite Gérard, Une femme assise tenant une jeune fille sur ses genoux, 1799

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Julia Margaret Cameron

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Estimation et cote de l'artiste Julia Margaret Cameron

Atypique dans le milieu artistique de son époque, Julia Margaret Cameron produit une œuvre des plus remarquables. Ses clichés se reconnaissent à leurs cadrages en gros plan, leurs effets floutés et leurs mises en scène inventives. Découvrez l’histoire de Julia Margaret Cameron et ses portraits photographiques. Besoin d’une expertise gratuite et en ligne ? C’est sur Estimon’objet !

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La photographie comme passion pour Julia Margaret Cameron

Certaines passions se déclenchent par hasard. D’autres sont innées. Pour Julia Margaret Cameron, l’intérêt pour la photographie s’est révélé grâce à un cadeau de sa fille et de son gendre, à quarante-huit ans. Julia Margaret Pattle nait dans les Indes anglaises, à Calcutta, en 1815. Son père, James Pattle, est un haut fonctionnaire de la Compagnie britannique des Indes, et sa mère, Adeline de l’Étang, est une aristocrate française. Julia est envoyée en France, puis en Angleterre, pour son éducation. C’est en 1834 qu’elle revient aux Indes, où elle épouse le juriste anglais Charles Hay Cameron. Le couple a six enfants, et en adopte trois. En 1848, la grande famille s’installe en Angleterre, à Londres. Elle fréquente un milieu mondain. En 1859, elle déménage à l’île de Wight.


En 1863, Julia Margaret Cameron reçoit son premier appareil photographique. La boite est lourde, elle se manipule avec précaution. Les produits chimiques peuvent être corrosifs. Pourtant, Julia Margaret Cameron, mère de famille respectable quoique dotée d’un caractère excentrique, s’en empare avec exaltation. Son poulailler se transforme en atelier de prise de vue, sa cave à charbon en laboratoire pour développer les tirages. Ayant déjà connaissance des techniques, Julia Margaret Cameron ne tarde pas à multiplier les photos. Plus qu’une simple amatrice, elle s’engage dans une démarche artistique des plus novatrices en son temps.

Les photographies poétiques de Julia Margaret Cameron

Julia Margaret Cameron tire le portrait de ses proches. La première œuvre qu’elle considère comme réussie est le portrait d’une fillette, Annie, réalisé en 1864. Ses enfants comme ses domestiques et ses voisins prennent la pose, parfois longue, devant l’objectif de l’artiste. La technique est difficile. Peu importe ! Julia Margaret Cameron utilise ses maladresses pour développer sa patte artistique. En gros plan, les portraits sont parfois flous, parfois malencontreusement griffés ou tachés. Une singularité propre à l’artiste s’en dégage. Des intellectuels tels que les poètes Robert Browning et Alfred Tennyson, ou encore le naturaliste Charles Darwin, sont invités à être immortalisés. L’astronome John Herschel, inventeur de certains procédés de tirage et lui-même photographe à ses heures perdues, est l’un des modèles. Ébouriffant les cheveux blancs de son ami, Julia Margaret Cameron s’attache à capturer « la grandeur de l’homme intérieur ».

Faisant fi des conventions, Julia Margaret Cameron s’amuse à mettre en scène ses photographies. Elle s’inspire de sujets allégoriques et littéraires pour « raconter des histoires ». Son mari se prête également au jeu, jouant avec sa barbe pour interpréter des personnages. L’artiste illustre des épisodes de la Bible, des scènes mythologiques et des œuvres de William Shakespeare ou de son ami Alfred Tennyson.

La rapide reconnaissance des travaux de Julia Margaret Cameron

Dès ses débuts, la photographe se préoccupe de ses droits d’auteur. Elle s’adresse à la galerie Colnalgh, située à Londres, pour vendre ses clichés. En 1865, le South Kensington Museum (actuel Victoria and Albert Museum) en acquiert quatre-vingts. Dès 1867, l’artiste reçoit la mention d’honneur à l’Exposition universelle de Paris. En seulement une dizaine d’années, Julia Margaret Cameron réalise de nombreux portraits et des mises en scène. La famille Cameron s’exile à nouveau en Inde en 1875. La photographe décède quatre ans plus tard, à Ceylan. Les œuvres de Julia Margaret Cameron, tombées dans l’oubli, sont redécouvertes par le galeriste et photographe Alfred Stieglitz au début du XXe siècle, mais aussi par la petite nièce de Julia qui n’est autre que l’écrivaine Virginia Woolf.

Estimations des photographies de Julia Margaret Cameron

Les photographies de Julia Margaret Cameron sont estimées entre 100 euros et 400 000 euros. Même si elles n’atteignent pas cette somme, les œuvres sont recherchées sur le marché de l’art. En 2014, un tirage albuminé N° 5 issu de la série Lifsized Heads (Kate Keown) a été adjugé à 306 622 euros. Les années suivantes, les prix ont généralement été moins. En 2016, Stelle, une étude de Julia Jackson (Mrs Herbert Duckworth) s’est vendue à 90 000 euros. En 2017, le Portrait de Sir John Herschel, célèbre astronome, a été acheté au prix de 84 429 euros. Récemment, en 2023, le tirage albuminé montrant Maria Spartali a été vendu à 24 675 euros tandis que celui de Lionel and Hallman Tennyson a été cédé pour 2 866 euros. En 2020, une photogravure d’un Portrait de Charles Darwin a été vendue 1 746 euros.

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(Illus.) Julia Margaret Cameron, I Wait, 1872
 

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