Estimation gratuite Rembrandt

Rembrandt

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Rembrandt

Découvrez le parcours du peintre néerlandais Rembrandt van Rijn. Besoin d’une expertise concernant Rembrandt van Rijn ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Rembrandt

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Rembrandt et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Rembrandt en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les débuts de Rembrandt van Rijn dans l’art à Leyde

Rembrandt van Rijn, dit Rembrandt, est né en 1606 à Leyde, (Provinces-Unies, actuels Pays-Bas), dans la famille d’un meunier relativement aisé. Le jeune Rembrandt, neuvième enfant d’une fratrie de dix, étudie à l’école élémentaire, puis à l’école latine (d’obédience calviniste) où il se forme notamment au dessin. Inscrit à l’université de Leyde, Rembrandt cesse très vite ses études pour se tourner vers sa véritable passion : la peinture. Il entre en apprentissage auprès de Jacob Van Swanenburgh et y reste de 1621 à 1623, avant de passer dans l’atelier de Joris Van Schooten. Dans l’atelier du peintre, Rembrandt rencontre Jan Lievens, autre grand peintre flamand de la période. Rembrandt travaille six mois dans l’atelier de Pieter Lastman, à Amsterdam, puis il rentre à Leyde, ayant appris à maîtriser chez Lastman les codes de la peinture d’histoire. 

Rembrandt van Rijn ouvre son atelier de peinture à Leyde

À Leyde, Rembdrant ouvre son atelier de peinture chez ses parents dès 1624. Deux ans plus tard, son ami le peintre Jan Lievens, rencontré durant les études, le rejoint. C’est à cette période que Rembrandt commence, en parallèle de son oeuvre de peintre, la gravure.  Le jeune artiste plaît, et son style si particulier, à la fois sombre et sensuel, se fait une place parmi les noms de la peinture hollandaise. Constantin Huygens, secrétaire du prince d’Orange, rend même visite à l’artiste en 1629 pour voir son atelier. Après la mort du père de Rembrandt en 1630, le grand peintre désormais renommé va se réinstaller à Amsterdam, où il avait passé une partie de sa carrière d’apprenti.  

Rembrandt van Rijn à Amsterdam

C’est chez le marchand de tableaux Hendrick van Uylenburch que s’installe Rembrandt. Les commandes prestigieuses se succèdent dès son arrivée, notamment en 1632 celle du fameux tableau « la leçon d’anatomie du Docteur Tulp ». En 1634, Rembrandt épouse la nièce de son protecteur, Saskia Van Uylenburch, dont on retrouve le visage et la silhouette dans de nombreux tableaux du maître. En 1635 et 1638, Saskia donne naissance à deux enfants qui ne survivent que quelques mois. Avec Saskia, Rembrandt s’installe dans une grande maison en 1639. Il y fait entrer de nombreuses oeuvres d’art. Son art connaît des sommets, et J. J Orlers écrit une biographie du peintre. Pourtant, les heures sombres se précisent déjà pour Rembrandt. Sa mère meurt à Leyde en 1640, un troisième enfant de Saskia ne survit pas plus de quelques mois. En 1642, Saskia elle-même est emportée par la tuberculose, après avoir donné un fils, Titus, à Rembrandt, orphelin et veuf. En 1642, le peintre termine la Ronde de Nuit, son tableau le plus célèbre.  

Rembrandt : fin de carrière face aux difficultés

La nourrice de Titus, Geerje Dircks, devient la maîtresse de Rembrandt ; mais il ne l’épouse pas, et perdant patience celle-ci l’attaque en justice en 1648. L’année suivante, Rembrandt se lie avec Hendrickje Stoffels, une domestique qui devient sa muse. La situation financière du peintre décline irrémédiablement. Ses audaces picturales ne convainquent plus, et ses excès le livrent aux créanciers. Rembrandt demande un prêt à Jan Six, un ami, en 1653. Avec sa nouvelle muse, Rembrandt vit selon la loi ecclésiastique dans le péché, car ils ne sont pas mariés. en 1654, un procès leur est fait, et Hendrickje est excommuniée. Elle donne une fille à Rembrandt cette même année. Mais en 1656, la Haute Cour déclare le peintre en faillite ; ses biens sont inventoriés et liquidés. La dispersion a lieu entre 1657 et 1658. Désormais logés dans une modeste demeure, en 1663, Hendrickje meurt de la peste. Relégué au rang de peintre excentrique, Rembrandt reste un virtuose. En 1660, son tableau La conspiration de Claudius Civilis, réalisé pour la mairie d’Amsterdam, est rejeté, signe que les temps ont changé pour Rembrandt. Certains commanditaires font encore appel à lui, comme la guilde des drapiers dont il représente les membres dans un portrait de groupe en 1662, et en 1667, le duc Cosme III de Médicis vient voir son atelier, et achète un de ses célèbres autoportraits. L’année suivante, Titus, le fils de Rembrandt, décède. Un an plus tard, son père le suit, à l’âge de 63 ans. Comme Hendrickje, sa deuxième épouse, il est enterré au cimetière de Westerkerk. 

L’estimation des oeuvres de Rembrandt van Rijn

En 2020, un autoportrait de Rembrandt peint à l’huile, de 21,8 x 16,3 cm s’est vendu pour 13 900 000 euros hors frais à Londres. Les tableaux autographes de Rembrandt sont peu nombreux sur le marché de l’art et sont systématiquement estimés pour plusieurs millions d’euros. En 2028, à Londres, une estampe à la pointe sèche de Rembrandt représentant la scène de l’Ecce homo a été adjugée pour près de 2 500 000 euros hors frais. Ses plus belles eaux-fortes sont estimées autour des 300 000 euros. Quant à ses dessins, assez rares en ventes aux enchères, ils sont adjugés entre 215 000 euros et quelques milliers d’euros selon le format, la technique, et la qualité de l’oeuvre. Rembrandt est l’un des artistes anciens (old masters) les plus cotés et incontournables du marché de l’art. 

En lien avec Rembrandt

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pierre-Paul Rubens

Pierre-Paul Rubens

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Pierre-Paul Rubens

Découvrez le parcours du peintre du XVIIe siècle Pierre-Paul Rubens. Besoin d’une expertise concernant Pierre-Paul Rubens ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Pierre-Paul Rubens

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Pierre-Paul Rubens et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Pierre-Paul Rubens en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Pierre-Paul Rubens, entre Anvers et l’Italie, la découverte de la peinture de la Renaissance

Pierre-Paul Rubens est né en 1577 à Siegen, en Westphalie (Allemagne), dans la famille d’origine anversoise d’un échevin prospère en exil en raison de son adhésion religieuse à la Réforme. À la mort de ce père exilé, en 1587, la famille de Rubens rentre à Anvers, dans les Flandres. Le tout jeune Rubens étudie chez les jésuites d’Anvers, où il consolide ses connaissances en latin et dans les langues modernes. Très rapidement, ses talents d’artistes se dessinent. Sa mère envoie Rubens dès l’âge de 14 ans en apprentissage auprès de plusieurs peintres du cru, dont Tobias Verhaecht, Adam van Noort et surtout Otto Van Veen, dit Otto Venius. En parallèle, Rubens devient page pour la comtesse Philippe de Lalaing d’Oudenarde. 

En 1600, Rubens part comme courtisan en Italie, une découverte qui marque de manière indélébile l’âme et la peinture de Rubens. À Venise, il découvre les peintures de Titien, qui le marquent à vie et dont toujours il s’inspirera, dans sa palette de couleurs comme dans ses nus féminins. Puis à Mantoue, auprès du peintre de cour Giulio Romano, il copie les antiques de la collection du prince Gonzague, et découvre l’art renaissant d’Andrea Mantegna. Rubens se rend ensuite à Rome, où Raphaël et Michel-ange ont laissé leurs plus belles oeuvres, et dont Rubens ne se lasse pas, poursuivant son rêve de Renaissance italienne. Continuant son tour de l’Italie, l’artiste-courtisan s’initie à la technique du portrait à la cour de Gênes. De retour à Rome, il achève trois peintures remarquables pour le choeur de la Chiesa Nuova (en 1608). Puis Rubens repart à Anvers, où sa mère, très malade, est sur le point de mourir.

Pierre-Paul Rubens, peintre diplomate à Anvers

En 1609, Rubens, excellent peintre et diplomate, entre au service de l’archiduc Albert d’Autriche et de son épouse, l’infante d’Espagne Isabelle, qui n’est autre que la fille du roi d’Espagne Philippe II, maître en ce temps-là des Pays-Bas espagnols. La cour s’installe à Bruxelles. En 1610, à Anvers, où il a épousé l’année précédente Isabelle Brandt, fille d’avocat, Rubens construit sa maison-atelier, à la façon d’un palais de la Renaissance, et qu’il orne d’une fameuse collection d’antiques qu’il acquiert peu à peu au cours de ses missions diplomatiques hors du pays. Rubens est désormais bien installé, et incontournable dans le panorama européen de la peinture. Il s’entoure de collaborateurs, comme Paul de Vos ou Frans Snijders, spécialisés dans la peinture animale, ou encore Lucas Van Uden, spécialiste du paysage. En effet, il doit honorer d’innombrables commandes et a besoin de développer son atelier. Parmi les jeunes talents qui évoluent auprès de Rubens, Anton Van Dyck et Jacob Jordaens sont ses élèves les plus célèbres. Ils viennent s’instruire auprès du maître dans sa maison d’anvers (la « Rubenhuis »). 

Pierre-Paul Rubens et l’exercice de la diplomatie européenne

En 1622-25, Rubens réalise le fameux cycle de grands formats (aujourd’hui au Louvre) sur Marie de Médicis, destiné au Palais du Luxembourg où vivait la reine. Devenu intime de l’infante Isabelle, cette dernière envoie ensuite Rubens à Madrid en 1628 dans le cadre de la guerre de Trente ans. Il rencontre et noue une amitié avec un autre immense peintre de la période, Diego Velazquez. Par la suite, Rubens sera envoyé à Londres pour négocier une paix entre Angleterre et Espagne ; il accepte la commande du plafond de la salle des banquets de Whitehall, série de toiles réalisées à Bruxelles et mises en place en 1636. À Londres, Rubens laissera son élève préféré, Van Dyck, qui devient le peintre de la cour royale. En 1631-32, Rubens est également chargé de signer la trêve entre les Pays-Bas catholiques et les Provinces-Unies, de religion réformée. Entre-temps, en 1630, il s’est remarié, suite au décès de sa première épouse, avec Hélène Fourment, qui devient sa muse inconditionnelle. Hélène lui donnera quatre enfants.

Pierre-Paul Rubens, fin de carrière d’un peintre brillant

En 1635, il acquiert le château de Steen, non loin d’Anvers, et y installe sa famille. Il y réalisera de nombreux paysages, notamment celui qui tient lieu de décor à sa kermesse (Louvre) ; à chaque fois, la nature y est courtoise, préfigurant le XVIIIe siècle français, tantôt symbolique, idéalisée, sacralisée. En 1636, il est nommé peintre officiel de la cour des Pays-Bas espagnols, gérée par le cardinal Ferdinand. Il réalise toujours des tableaux sur le thème mythologique, qui lui est cher, et au total, on compte pas moins de 2000 oeuvres sorties de son atelier. Sa plus grosse commande est celle du pavillon de chasse du toi d’Espagne Philippe IV, et pour la tour de la Parada, un ensemble pour lequel Rubens réalise 60 toiles. Jusqu’à sa mort, sa renommée est flamboyante. Rubens est atteint de la goutte, qui le handicape de plus en plus, malgré une vie des plus saines. Il meurt en 1640, à Anvers. 

L’estimation des oeuvres de Pierre-Paul Rubens

Les oeuvres de Pierre-Paul Rubens sont rares sur le marché de l’art. Ses tableaux sont extrêmement précieux et disputés. En 2002, une toile sur le thème du Massacre des Innocents de Rubens (huile sur panneau, 142 x 182 cm) a été adjugé pour le prix record de 70 159 500 euros hors frais à Londres, soit plus de 77 millions d’euros avec frais. Ses compositions d’histoire connaissent des estimations très hautes. Ses plus beaux portraits peints, comme celui d’un commandant en armes avec deux personnages, vendu à Londres en 2010, sont estimés entre 9 millions et 15 millions d’euros. Certains dessins de Rubens atteignent également des prix très hauts. Son étude de nu masculin aux bras levé, vendu à New-York en 2019, a atteint l’adjudication record de 6 128 800 euros hors frais. À côté de ces exceptions, certains dessins de très belle qualité se vendent autour de 400 000 euros (petites encres brunes sur papier de moins de 20 cm de hauteur), et peuvent descendre jusqu’à 50 000 euros selon qu’il s’agit d’une esquisse rapide ou d’un projet plus appliqué. Concernant les estampes, il faut compter entre 20 000 et 200 euros pour en faire l’acquisition, selon le sujet, la datation, le format, la technique de gravure, le tirage…

En lien avec Pierre-Paul Rubens

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Adolphe Monticelli

Adolphe Monticelli

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Adolphe Monticelli

Adolphe Monticelli (1824-1886) est l’un des peintres les plus singuliers du XIXe siècle français. Né à Marseille, il développe une peinture très personnelle, chargée de matière et de couleurs profondes. Ses bouquets de fleurs, ses paysages provençaux et ses mystérieuses fêtes galantes ont parfois dérouté ses contemporains. Ils ont pourtant exercé une véritable fascination sur Paul Cézanne et Vincent van Gogh !

La cote d’Adolphe Monticelli présente des écarts considérables. Si certaines petites peintures s’échangent pour quelques centaines d’euros, ses tableaux les plus ambitieux peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros. Son record dépasse même 400 000 dollars.

Vous possédez une peinture d’Adolphe Monticelli, un dessin ou une œuvre qui lui est attribuée ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Adolphe Monticelli

Prix des œuvres d'Adolphe Monticelli

  • Peinture à l’huile sur panneau ou sur toile : entre 300 € et plus de 400 000 €

  • Dessin, aquarelle ou œuvre sur papier : entre 100 € et 6 000 €

  • Tableau attribué à Monticelli, à son entourage ou à un suiveur : entre 100 € et 5 000 €

L’estimation d’un tableau d’Adolphe Monticelli dépend de son sujet, de ses dimensions, de son support et surtout de sa qualité d’exécution. Les bouquets de fleurs très travaillés, les scènes de parc avec des personnages élégants et certains paysages provençaux figurent parmi les compositions les plus recherchées. À l’inverse, une petite étude sombre, très usée ou difficile à lire peut obtenir un résultat beaucoup plus modeste.

La période joue également un rôle important. Les peintures tardives, réalisées après le retour de Monticelli à Marseille en 1870, présentent souvent une matière plus généreuse et une palette particulièrement riche. Les couleurs, les figures et les détails peuvent sembler presque dissous dans la peinture. Cette manière très libre attire les collectionneurs, mais elle a également été largement imitée.

Pour réaliser une première estimation, les experts d’Estimon’objet examinent des photographies de la face, du revers, de la signature et du cadre. Ils étudient aussi les dimensions, la provenance, les anciennes étiquettes et l’état de conservation. Une œuvre convaincante peut ensuite nécessiter un examen direct et des recherches documentaires complémentaires.

La cote d’Adolphe Monticelli sur le marché de l’art

La cote de Monticelli reste très irrégulière. Plusieurs milliers de peintures lui ont été attribuées au fil du temps et toutes ne présentent ni la même qualité ni le même degré de certitude. La provenance, l’ancienneté de l’attribution et la comparaison avec les œuvres conservées dans les musées sont donc essentielles. Les montants ci-dessous correspondent à des résultats publics et peuvent inclure les frais acheteurs.

La cote des paysages de Provence et de Marseille

Les paysages d’Adolphe Monticelli représentent souvent des chemins, des sous-bois, des rivières ou les environs de Marseille et d’Aix-en-Provence. Les compositions les plus recherchées associent une belle profondeur, des couleurs lumineuses et une matière dense. Les paysages tardifs, peints au début des années 1880, peuvent atteindre des prix particulièrement élevés.

Voici plusieurs résultats de référence :

  • Au bord de la rivière, Marseille (vers 1883-1885) : cette huile sur toile marouflée sur panneau a été vendue à New York en 2013 pour 413 000 dollars. Il s’agit du record public généralement retenu pour l’artiste.
  • A Walk by the Gate (1878) : cette huile sur panneau de 47 × 64 cm a été vendue à Cologne en 2013 pour 8 540 € avec les frais, au-dessus de son estimation.

Ces deux résultats montrent l’importance de la qualité. Un sujet marseillais de la dernière période, doté d’une provenance solide et d’une belle intensité de couleur, peut dépasser très largement la cote habituelle d’un paysage plus courant.

La cote des bouquets de fleurs et des natures mortes

Monticelli peint ses principales natures mortes florales entre la fin des années 1870 et le début des années 1880. Il place volontiers les fleurs dans un vase, devant un fond sombre, puis utilise le rouge, le jaune, le blanc et le bleu pour faire ressortir le bouquet. La matière épaisse donne parfois aux pétales l’apparence de petites touches de couleur posées en relief.

Quelques ventes significatives :

  • Grande Nature morte au pichet (vers 1880) : cette composition majeure a été vendue à Londres en 1992 pour 319 000 livres sterling, un montant alors équivalent à plus de 400 000 €.
  • Vase de fleurs (date non précisée) : cette peinture a obtenu 210 900 dollars lors d’une vente en ligne en juillet 2022.

Ces résultats restent exceptionnels. La majorité des bouquets de Monticelli se négocie à des niveaux inférieurs. Un petit panneau authentique et bien conservé peut toutefois atteindre plusieurs milliers ou dizaines de milliers d’euros lorsque les couleurs restent fraîches et que la composition est particulièrement aboutie.

La cote des fêtes galantes et des scènes de personnages

Les fêtes galantes de Monticelli montrent des femmes élégantes, des cavaliers, des chiens ou des groupes de personnages réunis dans des parcs imaginaires. Les costumes rappellent parfois la Renaissance ou le XVIIIe siècle. Le sujet n’est pas toujours identifiable : le peintre privilégie l’atmosphère, la couleur et le mouvement de la scène.

Voici quelques résultats récents :

  • Fête galante (date non précisée) : cette huile sur panneau de petit format a été vendue à Londres en 2025 pour 33 600 dollars.
  • Parisian Interiors (date non précisée) : cette scène d’intérieur peinte sur panneau a été adjugée à Paris en 2020 pour 4 375 €.
  • Merry Table Fellowship (date non précisée) : cette composition représentant plusieurs personnages réunis autour d’une table a été vendue à Cologne en 2025 pour 4 788 € avec les frais.

La lisibilité des personnages, la richesse des costumes et l’équilibre des couleurs ont une influence directe sur l’estimation. Les compositions très sombres ou celles dont la peinture a été écrasée par une restauration excessive trouvent généralement moins facilement preneur.

Comment reconnaître un tableau d’Adolphe Monticelli ?

Monticelli travaille très souvent à l’huile sur panneau de bois, même s’il utilise aussi la toile. Ses formats restent généralement modestes. Le panneau lui offre une surface rigide capable de supporter ses couches de peinture épaisses. Le bois peut parfois rester visible entre les touches, notamment dans les fonds et autour des personnages.

La matière constitue l’un des premiers indices à examiner. Monticelli pose des touches épaisses, courtes et irrégulières, parfois directement les unes sur les autres. Les reliefs sont particulièrement visibles sur les fleurs, les bijoux, les costumes ou les reflets de lumière. De près, certains détails semblent presque abstraits. Avec un peu de recul, les personnages, les feuillages ou les bouquets deviennent beaucoup plus lisibles.

Sa palette associe souvent des bruns profonds, des rouges, des verts sombres, des jaunes et des bleus intenses. Il ajoute de petites touches claires pour faire ressortir une fleur, une manche, un visage ou un accessoire. Ces accents de couleur doivent rester variés et précis. Une peinture composée uniquement d’empâtements lourds et confus ne correspond pas nécessairement à sa manière.

Les sujets apportent d’autres renseignements. Monticelli peint des bouquets de fleurs, des natures mortes de fruits ou de poissons, des parcs, des paysages provençaux, des scènes de chasse et des groupes de femmes richement vêtues. Les visages peuvent être réduits à quelques touches, mais les attitudes et les costumes conservent une certaine élégance.

De nombreux imitateurs ont repris cette matière épaisse et ces scènes sombres. Il arrive même que des tableaux de suiveurs portent une signature « Monticelli ». La présence d’un panneau ancien, de couleurs chaudes et d’une peinture en relief ne suffit donc pas à prouver l’authenticité.

Reconnaître la signature d’Adolphe Monticelli

Adolphe Monticelli signe généralement ses peintures « Monticelli ». La signature peut apparaître dans l’angle inférieur gauche ou inférieur droit du tableau. Elle est le plus souvent tracée au pinceau, dans une couleur claire sur un fond sombre ou dans une teinte brune lorsque le fond est plus lumineux.

Son écriture n’est pas parfaitement identique d’une œuvre à l’autre. Certaines signatures sont assez lisibles, tandis que d’autres se fondent dans la matière. Les lettres peuvent paraître rapides, légèrement inclinées et reliées entre elles. Sur les tableaux très chargés, le nom semble parfois noyé parmi les touches de peinture.

Il faut rester particulièrement prudent, car Monticelli a été beaucoup imité après sa mort. Des signatures ont parfois été ajoutées sur des peintures anonymes qui rappelaient son style. Certains musées conservent même des œuvres autrefois attribuées au peintre, malgré une signature visible, mais désormais classées comme des tableaux d’imitateurs.

Une signature Monticelli ne constitue donc jamais une preuve absolue. L’expert vérifie si elle appartient bien à la couche picturale d’origine, si son vieillissement correspond au reste du tableau et si sa forme reste cohérente avec les signatures documentées.

Signature Adolphe Monticelli
Expertise signature Adolphe Monticelli

Tableau d’Adolphe Monticelli : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur d’Estimon’objet, commence par identifier le support. Monticelli a beaucoup travaillé sur de petits panneaux de bois. L’essence du bois, son épaisseur, la façon dont il a été préparé et les marques visibles au revers peuvent apporter de précieux renseignements sur l’ancienneté de l’œuvre.

Romain examine ensuite la matière grâce à des photographies prises de face et en lumière rasante. Il recherche les empâtements irréguliers de Monticelli, mais aussi les zones plus minces qui laissent parfois apparaître le panneau. Une copie cherche souvent à reproduire seulement l’épaisseur de sa peinture. Elle peut alors présenter une matière lourde et uniforme, sans les passages plus légers que l’on observe dans les œuvres authentiques.

La répartition des couleurs compte tout autant. Chez Monticelli, les touches rouges, jaunes, bleues ou blanches ne sont pas posées au hasard. Elles font apparaître un visage, une étoffe, une fleur ou un reflet. L’expert vérifie donc si les couleurs construisent réellement le sujet ou si elles servent simplement à imiter un aspect mouvementé.

Enfin, le revers peut révéler une ancienne étiquette, une marque de marchand, un numéro de collection ou une inscription manuscrite. Une provenance ancienne, établie avant la multiplication des imitations, renforce considérablement le dossier. L’état du panneau doit aussi être contrôlé : les fentes, les déformations, les soulèvements de peinture et les anciennes restaurations peuvent modifier la valeur du tableau.

Adolphe Monticelli, le peintre marseillais qui fascina Van Gogh

Adolphe Joseph Thomas Monticelli naît à Marseille le 14 octobre 1824 dans une famille modeste. Il étudie à l’École municipale de dessin de Marseille entre 1842 et 1846, puis part pour Paris. Il fréquente l’atelier de Paul Delaroche, copie les maîtres anciens au Louvre et découvre la peinture d’Eugène Delacroix. Lors d’un nouveau séjour parisien, il rencontre Narcisse Diaz de la Peña en 1855. Les deux hommes travaillent ensemble dans la forêt de Fontainebleau et nouent une véritable amitié.

À Paris, Monticelli commence à se faire connaître pour ses portraits et ses scènes de personnages. La guerre franco-prussienne de 1870 le pousse cependant à quitter la capitale. Il retourne définitivement à Marseille et consacre les seize dernières années de sa vie à la peinture. Il retrouve régulièrement Paul Cézanne, rencontré quelques années plus tôt, et parcourt avec lui les environs d’Aix-en-Provence. Malgré une production abondante, Monticelli vend souvent ses tableaux pour des sommes modestes et mène une existence assez précaire.

Une attaque cérébrale le frappe en 1885 et réduit fortement ses capacités physiques. Il meurt à Marseille le 29 juin 1886. Sa réputation prend une nouvelle dimension après sa disparition, notamment grâce à l’admiration de Vincent van Gogh. Ce dernier découvre ses tableaux à Paris et reconnaît en lui un maître de la couleur. Vincent et son frère Theo participent même, en 1890, à la publication du premier ouvrage consacré au peintre marseillais. Monticelli devient ainsi l’un des artistes qui annoncent, par leur liberté, les recherches de la peinture moderne.

Pour photographier un tableau d’Adolphe Monticelli, ne vous contentez pas d’une image prise de face. Placez une source lumineuse sur le côté et réalisez plusieurs photographies en lumière rasante. Cette méthode fait apparaître les reliefs, les différences d’épaisseur et les éventuelles zones restaurées.

Observez également les espaces situés entre les touches de peinture. Sur de nombreux panneaux de Monticelli, la matière n’est pas uniformément épaisse : certaines parties restent légères et peuvent laisser entrevoir la préparation ou le bois. Si toute la surface présente le même relief, comme si la peinture avait été appliquée avec une seule recette, l’attribution mérite une grande prudence.

Ne nettoyez surtout pas le tableau et ne tentez pas de raviver les couleurs avec un produit ménager. Les reliefs retiennent facilement la poussière, mais ils peuvent aussi se casser ou perdre leurs glacis lors d’un nettoyage trop énergique. Un ancien vernis jauni n’empêche pas l’estimation : il peut même protéger des couleurs restées intactes dessous !

Pour connaître la valeur d’une œuvre d’Adolphe Monticelli, faites confiance à Estimon’objet, partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des œuvres d’art et des objets de collection. Nos experts et commissaires-priseurs étudient gratuitement votre demande et vous accompagnent dans la valorisation de votre tableau, qu’il s’agisse d’une œuvre authentique, d’une attribution ou d’une peinture de suiveur.

En lien avec Adolphe Monticelli

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Fernand Legout-Gérard

Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Fernand Le Gout-Gérard

Né à Paris en 1897, Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard est un artiste reconnu au XIXe  siècle pour ses paysages, ses natures mortes ainsi que ses portraits.

Estimation gratuite Fernand Legout-Gérard

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Fernand Le Gout-Gérard et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Fernand Le Gout-Gérard en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard, peintre d’art contemporain

Le Gout-Gérard né au sein d’une famille de la haute bourgeoisie, il bénéficie donc d’une éducation privilégiée qui lui permettra de poursuivre ses ambitions de devenir artiste. L’artiste commence à dessiner et à peindre dès son plus jeune âge, à six ans puis pour ses dix ans il commence à suivre des cours à l’École des Beaux-Arts de Paris.

À partir de 1916, la Première Guerre Mondiale éclate et Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard y est mobilisé. Il y sera blessé et forcé d’être évacué. C’est durant sa convalescence qu’il reprendra la peinture. Après cette rude période, le peintre poursuit sa formation artistique et étudie auprès de plusieurs artistes de renoms, tels que Maurice Denis et André Lhote. Le Gout-Gérard participera à de nombreux salons parisiens, celui de 1924 au Tuileries, en 1925 au Salon d’Automne, au Salon des Indépendants en 1926 et 1931 et à Genève au Salon d’Art Moderne en 1928.

Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard reçoit de nombreuses commandes durant sa carrière par une variété de commanditaires. Il travaille pour des particuliers, des châteaux, des bâtiments publics pour lesquels le peintre réalise des fresques et des panneaux décoratifs. Il est probable que l’artiste ait aussi répondu à des demandes de la part d’entreprises ou bien encore des institutions publiques. Certaines commandes étaient aussi d’ordre privé et font aujourd’hui partie de collection privée.

Entre les années 1920 et 1930, Le Gout-Gérard voyage en Algérie et en Tunisie, où il s’inspire des formes et des couleurs de l’architecture et de la culture locale. Il visite également l’Espagne et découvre les œuvres de maîtres espagnols tels que Goya et Velasquez. Puis entre 1950 et 1960, l’artiste se rend en Italie et étudie l’art de la Renaissance et visite les grandes villes telles que Florence Venise. En France, Le Gout-Gérard a parcouru le pays pour peindre des paysages et des scènes de la vie quotidienne, notamment en Bretagne, en Provence et en Normandie.

Les inspirations artistiques de Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard

Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard est inspiré par de nombreux mouvements artistiques au cours de sa carrière. Lors de ses voyages, il découvre les maîtres de la Renaissance, Raphaël et Michel-Ange, ainsi que l’architecture italienne, qui par leur finesse, lui donneront le goût du détail. Le mouvement fauviste l’inspira de par son utilisation de la couleur et de la lumière. 

En 1950, Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard réalise une toile qui contribuera à sa notoriété : Le marché aux Fleurs, peint en 1950. La toile représente un marché de fleurs à Paris, dont la composition dynamique et l’habitabilité du peintre pour créer une atmosphère vivante et animée, sera récompensé par la critique. Le Gout-Gérard a également été influencé par la nature, la lumière et les couleurs de la campagne française. La vie quotidienne et les personnages populaires qu’il a observés au fil de ses voyages et de ses promenades dans les rues de Paris sont également des éléments d’inspirations. 

L’œuvre de Le Gout-Gérard a été appréciée par un certain nombre de collectionneurs privés, de marchands d’art et de musées, notamment le Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, qui a acquis plusieurs de ses œuvres. De plus, ses œuvres ont été vendues aux enchères pour des sommes importantes, attestant ainsi de la valeur de son travail.

(Illus.) Fernand Marie Eugène Le Gout-Gérard, Scène avec femmes et enfants, huile sur toile,.

En lien avec Fernand Le Gout-Gérard

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Eugène Anatole Carriere

Eugène Anatole Carriere

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Eugène Anatole Carriere

Eugène Anatole Carrière (1849-1906) est un peintre et lithographe français associé au symbolisme. Il développe un univers immédiatement reconnaissable, dans lequel les visages et les corps émergent d’une atmosphère brune et vaporeuse. Ses portraits, ses maternités et ses scènes familiales traduisent la tendresse, l’intimité et la profondeur psychologique de ses modèles. Longtemps restée relativement accessible, sa cote connaît un regain d’intérêt : ses peintures les plus importantes dépassent désormais 100 000 € et son record public atteint 458 000 $ !

Vous possédez une peinture, un dessin ou une lithographie d’Eugène Carrière ? Chez Estimon’objet, obtenez une estimation gratuite, rapide et confidentielle, réalisée par nos experts en art et nos commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Eugène Anatole Carriere

Prix des œuvres d'Eugène Anatole Carrière

  • Peinture à l’huile sur toile ou panneau : entre 500 € et plus de 400 000 €

  • Dessin, fusain ou pastel : entre 100 € et 15 000 €

  • Lithographie ou estampe originale : entre 50 € et plus de 6 000 €

  • Étude, esquisse ou œuvre attribuée : entre 100 € et 5 000 €

Vous souhaitez connaître la valeur d’une œuvre attribuée à Eugène Carrière ? Remplissez notre formulaire d’estimation en ligne et transmettez des photographies nettes de la face, du revers, de la signature et des éventuelles inscriptions. Pour une peinture, photographiez également les côtés de la toile, le châssis, les étiquettes anciennes et les marques de collection. Une vue prise sous une lumière oblique permettra de mieux observer la matière, les reprises et l’état du vernis.

Pour une œuvre sur papier, conservez visibles les marges, le filigrane et l’ensemble de la feuille. Dans le cas d’une lithographie, une photographie rapprochée aidera à distinguer une véritable impression d’une reproduction. Ne nettoyez pas la surface et ne retirez pas une œuvre fragile de son encadrement avant l’expertise.

Nos experts et commissaires-priseurs étudieront la technique, les dimensions, le sujet, la période de création, la provenance et l’état de conservation. Ils rechercheront aussi une éventuelle signature autographe ou le cachet de l’atelier apposé sur certaines œuvres après la mort de l’artiste. L’estimation tiendra enfin compte du catalogue raisonné de l’œuvre peint et des résultats obtenus par des compositions similaires. Vous recevrez une première réponse sous quelques jours. La demande est gratuite et totalement confidentielle.

La cote d’Eugène Carrière sur le marché de l’art

La cote d’Eugène Carrière présente d’importants écarts selon la qualité et l’histoire de l’œuvre. La majorité de ses peintures se négocie entre 1 000 € et 15 000 €, mais les grandes maternités, les compositions familiales et les tableaux exposés de son vivant peuvent atteindre des sommes beaucoup plus élevées. Les portraits de personnalités connues bénéficient également d’un intérêt particulier.

Le marché de l’artiste a connu une évolution notable en 2026. La vente de Caresse pour 458 000 $ a largement dépassé ses précédents résultats. Cette progression confirme l’intérêt renouvelé des collectionneurs pour les peintres symbolistes et pour les œuvres les plus personnelles de Carrière. Elle ne signifie cependant pas que toutes ses peintures ont connu une hausse comparable.

La cote des peintures d’Eugène Carrière

Les peintures à l’huile représentent la partie la plus recherchée du marché d’Eugène Carrière. Les maternités et les scènes qui réunissent une mère et son enfant obtiennent souvent les meilleurs résultats. Les portraits de son épouse, de ses enfants, d’écrivains ou d’artistes occupent également une place importante dans son œuvre. Voici plusieurs ventes de référence :

  • Caresse (1894) : cette huile sur toile a été vendue 458 000 $ à Hong Kong en mars 2026. Il s’agit du record public de l’artiste.
  • Bonheur maternel ou Tendresse (vers 1892) : cette importante composition consacrée à la maternité a atteint 178 100 € à Paris.
  • Maternité (1889) : cette huile sur toile de 46,5 × 38 cm a été adjugée 71 100 $ à Londres en juin 2026.
  • Maternité (1892) : cette huile sur toile de 51,8 × 67 cm a obtenu l’équivalent de plus de 50 000 € à Londres en novembre 2006.
  • Étude pour Jeanne d’Arc : cette huile sur toile de 60 × 50 cm a été vendue 330 000 couronnes suédoises à Stockholm en juin 2023, soit environ 28 000 €.
  • Paysage des environs de Paris : cette peinture a atteint 27 720 € à Paris en avril 2024.
  • Femme de dos se déshabillant : cette huile a été adjugée 26 840 € en Allemagne.
  • Mère et enfant : cette huile sur toile de 50,2 × 61,3 cm a obtenu 14 000 $ à New York en février 2026.

Ces résultats montrent l’importance du sujet et de la composition. Une maternité de grand format, dans laquelle les visages apparaissent avec force au sein d’un fond brumeux, peut dépasser très largement la valeur d’un petit portrait. Une exposition ancienne, une provenance familiale ou la présence de l’œuvre dans une publication consacrée à l’artiste peuvent également soutenir son prix.

La cote des portraits d’Eugène Carrière

Eugène Carrière a peint de nombreux membres de sa famille, mais aussi des écrivains, des artistes et des personnalités de son époque. Parmi ses modèles figurent Paul Verlaine, Alphonse Daudet, Anatole France, Stéphane Mallarmé, Georges Clemenceau et Auguste Rodin. Ces portraits ne cherchent pas seulement la ressemblance physique : ils tentent de révéler le caractère et la vie intérieure du modèle. Plusieurs résultats permettent de situer leur valeur :

  • Portrait du sculpteur Auguste Rodin : cette œuvre a été vendue 12 500 € en Allemagne.
  • Portrait de Jeanne Dolent : cette huile sur toile de 46 × 38 cm, signée et dédicacée, a obtenu 5 000 $ à New York en juin 2008.
  • Portrait de femme : une composition signée a été adjugée 2 849 € à Paris en juin 2014.
  • Les petits portraits de femmes et d’enfants se situent généralement entre 1 000 € et 8 000 € selon le format, l’état et l’identité du modèle.

Un portrait identifié peut valoir davantage qu’une figure anonyme, surtout lorsque le modèle entretient un lien avec l’histoire littéraire ou artistique de la fin du XIXe siècle. Une dédicace ancienne peut aussi renforcer l’intérêt de l’œuvre lorsqu’elle est cohérente avec sa provenance.

La cote des dessins, fusains et pastels

Le dessin tient une place essentielle dans le travail d’Eugène Carrière. L’artiste utilise le crayon, le fusain, la craie et parfois le pastel afin d’étudier les attitudes, les regards et les liens entre les personnages. Ses feuilles présentent souvent des contours estompés et de puissants contrastes entre les parties claires et les zones laissées dans l’ombre.

Les études de visages et les représentations de mère et enfant apparaissent régulièrement sur le marché. Une petite esquisse peut être estimée quelques centaines d’euros, tandis qu’un dessin abouti, signé et lié à une peinture connue peut dépasser plusieurs milliers d’euros. Les études préparatoires pour une œuvre conservée dans un musée ou reproduite dans le catalogue raisonné bénéficient d’une valeur supérieure.

L’état du papier influence fortement l’estimation. Les taches, les rousseurs, les déchirures, les plis et les traces d’humidité peuvent réduire le prix. Les œuvres au fusain sont également sensibles aux frottements. Elles ne doivent pas être nettoyées ou sorties de leur montage sans l’intervention d’un professionnel.

La cote des lithographies et estampes

Avant de devenir peintre, Eugène Carrière reçoit une formation de lithographe. Il maîtrise donc parfaitement cette technique et réalise de nombreux portraits imprimés. Comme dans ses peintures, les figures apparaissent au milieu de valeurs sombres et de passages plus lumineux. Quelques résultats permettent de situer leur cote :

  • Mme Eugène Carrière, grande planche : cette lithographie a été vendue 1 260 $ à New York en janvier 2023.
  • La Lecture : cette estampe a atteint 1 062 $ à New York.
  • Les portraits lithographiés de Paul Verlaine, Auguste Rodin ou Alphonse Daudet peuvent obtenir plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’euros selon le tirage.
  • Les épreuves rares, anciennes et bien documentées peuvent dépasser 5 000 €.
  • Les impressions tardives ou les feuilles en mauvais état restent souvent sous la barre des 500 €.

La présence d’une signature au crayon ne suffit pas à déterminer la valeur. Il faut examiner le papier, la qualité de l’impression, l’état du tirage et les éventuelles mentions d’édition. Certaines signatures sont intégrées à la pierre lithographique et apparaissent donc sur chaque exemplaire.

Comment reconnaître une œuvre d’Eugène Carrière ?

Les peintures d’Eugène Carrière se reconnaissent d’abord à leur palette presque monochrome. L’artiste utilise des bruns, des ocres, des noirs et des blancs légèrement teintés. La couleur ne disparaît pas totalement, mais elle reste soumise aux jeux d’ombre et de lumière. Les visages semblent émerger d’un brouillard. Les contours s’effacent autour des cheveux, des vêtements et des corps, tandis que les yeux, la bouche ou une main peuvent recevoir une lumière plus précise. Ce traitement donne aux figures une apparence à la fois réelle et immatérielle.

Les maternités comptent parmi ses sujets les plus caractéristiques. La mère approche son visage de celui de l’enfant, l’enlace ou le serre contre elle. Carrière représente moins une scène anecdotique qu’un sentiment universel de protection et de tendresse. Son épouse Sophie et leurs enfants lui servent régulièrement de modèles.

Ses portraits présentent souvent un visage isolé sur un fond brun. Le modèle ne pose pas nécessairement de manière officielle. Il peut regarder le spectateur, fermer les yeux ou tourner légèrement la tête. La simplicité du décor concentre toute l’attention sur l’expression. Les paysages d’Eugène Carrière sont plus rares. Ils conservent une palette sourde, mais peuvent comporter davantage de gris, de verts et de bleus. Leur touche reste souple et leurs formes paraissent enveloppées par l’atmosphère. Ni une gamme de couleurs brunes ni un visage flou ne suffisent toutefois à confirmer une attribution.

Reconnaître la signature d’Eugène Carrière

Eugène Carrière signe généralement « Eugène Carrière », « Eug. Carrière » ou simplement « Carrière ». La signature peut se trouver en bas à gauche ou à droite de la composition. Elle est parfois peu visible, car elle se confond avec les tonalités sombres de la peinture.

Le graphisme varie selon la date et les dimensions de l’œuvre. Certaines signatures présentent des lettres rapides et liées, tandis que d’autres sont plus lisibles. Des dédicaces peuvent également accompagner le nom de l’artiste, notamment sur les portraits offerts à des proches ou à des amis.

Des œuvres restées dans l’atelier ont reçu après sa mort un cachet reproduisant son nom. Ce cachet, répertorié sous le numéro Lugt 434, peut apparaître sur une peinture, un dessin ou au revers d’une œuvre. Il ne doit pas être confondu avec une signature autographe. Sa présence peut soutenir une provenance d’atelier, mais elle doit être comparée à une marque authentique.

Sur les lithographies, la signature peut être imprimée dans la composition ou ajoutée au crayon dans la marge. Une signature imprimée ne signifie pas que chaque épreuve a été signée personnellement. Son emplacement, la nature du trait et le papier doivent être examinés ensemble.

Expertise signature Eugene Anatole Carriere
Signature eugene anatole carriere

Œuvre d’Eugène Carrière : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par vérifier la technique et le support. La palette brune de Carrière a été souvent imitée et reproduite. Il faut donc distinguer une peinture originale d’une reproduction photographique, d’une estampe ou d’une œuvre réalisée dans le goût de l’artiste.

Sur une peinture, Romain observe la manière dont les visages apparaissent dans les zones sombres. Carrière ne se contente pas d’estomper uniformément les contours : il fait varier l’épaisseur de la matière et place la lumière sur des points précis. Une photographie prise de côté permet d’identifier les touches, les glacis, les anciennes restaurations et les éventuels repeints.

Le revers peut apporter des renseignements essentiels. Romain étudie la toile, le châssis, les inscriptions, le cachet de l’atelier et les étiquettes d’exposition. Il recherche aussi un lien éventuel avec une personnalité portraiturée ou avec une œuvre connue. Une provenance ancienne peut avoir une influence importante sur l’estimation.

L’œuvre est enfin comparée au catalogue raisonné de l’œuvre peint publié sous la direction de Rodolphe Rapetti, avec les recherches de Véronique Nora-Milin et d’Alice Lamarre. Pour une composition importante ou inédite, un examen physique et des recherches documentaires complémentaires peuvent être nécessaires.

Eugène Carrière, un peintre symboliste entre ombre et lumière

Eugène Anatole Carrière naît à Gournay-sur-Marne le 16 janvier 1849. Il grandit à Strasbourg, où il fréquente l’école municipale de dessin et commence un apprentissage auprès d’un lithographe. Il s’installe ensuite à Paris et entre à l’École des beaux-arts dans l’atelier d’Alexandre Cabanel. La guerre franco-prussienne interrompt sa formation : mobilisé, il est fait prisonnier avant de reprendre ses études.

En 1878, Eugène Carrière épouse Sophie Desmonceaux, qui devient son principal modèle. Le couple aura sept enfants. Pour faire vivre sa famille, il travaille notamment pour la manufacture de Sèvres entre 1880 et 1885. Son succès se précise au Salon de 1884, où il reçoit une mention honorable. Il noue des liens étroits avec Auguste Rodin et fréquente de nombreux écrivains, parmi lesquels Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé et Anatole France. En 1890, il participe avec Rodin et Puvis de Chavannes à la création de la Société nationale des beaux-arts.

En 1898, il ouvre l’Académie Carrière, fréquentée notamment par Henri Matisse, André Derain et Jean Puy. Son enseignement encourage une approche libre de la peinture et contribue indirectement à l’émergence du fauvisme. Carrière soutient aussi la création du Salon d’Automne, dont il devient le premier président. Affaibli par un cancer de la gorge, il meurt à Paris le 27 mars 1906. Plusieurs expositions rétrospectives sont organisées dès l’année suivante afin de rendre hommage à son œuvre.

La palette brune d’Eugène Carrière est très reconnaissable, mais elle a aussi été beaucoup imitée. Une photographie de face ne suffit pas toujours pour distinguer une peinture d’une reproduction ancienne. Je recommande de photographier la surface sous une lumière latérale, puis le revers, la signature et chaque étiquette. La matière doit présenter des variations subtiles et non un brun uniforme posé sur toute la composition. 

N’essayez surtout pas d’éclaircir une peinture qui vous paraît trop sombre. Les vernis anciens peuvent modifier son apparence, mais un nettoyage inadapté risque d’enlever les glacis fragiles qui donnent aux figures leur profondeur. Conservez également les cadres, cachets et documents anciens. Pour Eugène Carrière, une provenance d’atelier ou un lien avec un modèle identifié peut modifier sensiblement la valeur.

En lien avec Eugène Anatole Carriere

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Ernest Ange Duez

Ernest Ange Duez

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Ernest Ange Duez

Né en 1843 à Paris, Ernest Ange Duez est un peintre reconnu pour ses peintures de paysages, de scènes de genre et de natures mortes. Au XIXe siècle, Ernest Ange Duez s’est imposé parmi les peintres de son époque par ses représentations détaillées de Paris. 

Estimation gratuite Ernest Ange Duez

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Ernest Ange Duez et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Ernest Ange Duez en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Ernest Ange Duez, peintre d’art contemporain

Ernest Ange Duez est né dans une famille de classe moyenne à Paris ce qui lui permet de rentrée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris en 1861 à l’âge de 18 ans. L’artiste reçoit l’enseignement de François-Edouard Picot et de Léon Cognet, deux peintres renommés de son époque. Il y étudie plusieurs années jusqu’à qu’il obtienne son diplôme en 1864. Ernest Ange Duez débute sa carrière en exposant au Salon de Paris en 1863 et y remporte la médaille de troisième classe en 1865.

Durant les années 1860 à 1870, Ernest Ange Duez travaille comme illustrateur pour des magazines tels que L’Illustration et Le Monde illustré. Le peintre crée également des dessins pour des publicités et des cartes postales. En 1876, Ernest Ange Duez commence à enseigner à l’Académie Julian à Paris et continue d’y travailler jusqu’à sa mort en 1869. Le peintre a pu enseigner à Henri Martin, futur grand peintre post-impressioniste ainsi qu’Achille Laugé. 

Ernest Ange Duez reçoit de nombreuses commandes durant sa carrière d’artiste, de divers commanditaires. En 1870, il reçoit une commande de l’église Sainte-Clotilde à Paris pour réaliser deux peintures, une sur Saint Patrice et l’autre, sur Saint Germain dans le transept de l’église.
Dix an plus tard, il travaille sur des peintures pour l’hôtel de ville de Toulouse et peint des scènes de l’histoire de la ville ainsi que des portraits personnalités locales. En 1890, l’artiste commence un travail d’envergure pour le Palais de Justice de Paris où il réalise plusieurs peintures murales représentant des scènes de la vie judiciaire ainsi que des portraits de personnalités juridiques. Toutes ces commandes permettent au peintre de gagner en reconnaissance dans le monde de l’art et surtout de pouvoir continuer sa passion.

De plus, Ernest Ange Duez est de nombreuses fois récompensé pour son travail. Il reçoit deux médailles d’or en 1889 et 1900 aux Salons de Paris ainsi que des distinctions de la part de l’Académie des Beaux-Arts et de la Société des Artistes Français. 

Le cercle artistique d’Ernest Ange Duez commence dès son entrée à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, où il fréquente William-Adolphe Bouguereau comme camarade, mais leur amitié perdurera tout au long de leur vie. L’artiste rencontre aussi James Tissot avec qui il travaille sur une série de lithographies intitulée La Femme à Paris publiée en 1883. Cette série représentent des scènes de la vie quotidienne des femmes à Paris, telles que les achats, les promenades et les sorties aux théâtres. 

Les inspirations artistiques d’Ernest Ange Duez

Le style artistique de Duez est influencé par les mouvements artistiques du XIXe siècle, en particulier le réalisme et l’impressionnisme. Il est également influencé par les peintres de l’école de Barbizon, qui cherchaient à représenter la nature de manière réaliste et authentique. Les premières œuvres de Duez étaient influencées par le style académique, qui était en vogue à l’époque. Cependant, au fil du temps, il a commencé à développer un style plus personnel, caractérisé par une attention particulière aux détails et une atmosphère douce et harmonieuse.

Dans ses peintures de paysages urbains, Duez est également inspiré par l’émergence de la photographie, qui a inspiré de nombreux artistes à représenter la ville de manière nouvelle et réaliste. Pour autant, son œuvre la plus connue reste son tableau intitulée Le Levé, exposé au Salon de 1879 à Paris. La toile représente une femme bourgeoise se réveillant dans sa chambre et se préparant pour sa journée. Son travail a reçu de nombreuses critiques pour sa remarquable maîtrise du réalisme et pour la façon dont il capture les détails de la vie quotidienne.

(Illus.) Ernest Ange Duez, Le Repos, 1891, huile sur toile, Pinacothèque de l’Etat de Sao Paulo.

En lien avec Ernest Ange Duez

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Emile Lévy

Emile Lévy

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Émile Levy

Né en 1826 à Paris, Émile Levy est un peintre reconnu pour ses peintures de scènes de la vie quotidienne, de sujets historiques et de portrait, ainsi que pour ses peintures orientalistes inspirées de ses voyages en Algérie.

Estimation gratuite Emile Lévy

Vous souhaitez  expertiser une œuvre d’Émile Levy et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre d’Émile Levy en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Qui est Emile Lévy, peintre d’art contemporain

Émile Levy est issu d’une famille juive aisée dont le père était marchant de draps. Il commence à étudier le droit, mais très vite l’artiste abandonne pour se consacrer entièrement à sa passion : la peinture. Il entre alors en 1845 à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et devient l’élève de Charles Gleyre, un peintre suisse reconnu pour sa pédagogie novatrice. Durant cette période, Lévy se lie d’amitié avec de futurs célébrités, tels que Édouard Manet, Gustave Courbet et Alphonse Legros. En 1853, le peintre commence à exposer au Salon de Paris où il présente une scène de genre intitulée Le Mariage Juif, tableau très bien accueilli par les critiques. 

Au cours des années suivante, Émile Levy continue à exposer régulièrement au Salon, en présentant des œuvres de la vie quotidienne juive et parisienne ainsi que des scènes historiques. En 1861, il voyage pour l’Algérie, un départ qui marquera sa carrière et lui inspirera de nombreux sujets orientalistes. Le peintre y rencontre des peintres français installés en Algérie tels qu’Eugène Fromentin et Théodore Chassériau. Par ailleurs, l’Algérie deviendra l’une de ses destinations favorites à plusieurs reprises au cours de carrière. 

Émile Levy reçoit de nombreuses commandes de divers commanditaires, allant des collectionneurs d’art aux personnalités de la haute société, ainsi que de l’Etat Français. Par exemple, Le baron de Rothschild était l’un de ses principaux mécènes, celui-ci lui commande régulièrement des portraits de sa famille et lui achète plusieurs de ses toiles. L’Etat français lui demande plusieurs œuvres pour décorer des bâtiments publics, notamment les fresques pour le Palais du Luxembourg à Paris et le Palais de Justice à Rouen. 

En 1874, Émile Levy remporte la médaille de troisième classe au Salon de Paris pour son tableau Le printemps. Après quelques années de persévérance et d’évolution, le peintre finit par obtenir en 1879, la médaille de première classe au Salon avec sa toile intitulée Le Jugement de Paris. Durant l’année 1900, l’artiste est honoré de la médaille d’or à l’Exposition Universelle grâce à son œuvre L’Automne. Ces récompenses ont contribué à renforcer la notoriété d’Emile Levy en France et à l’étranger, confirmant sa place parmi les grands artistes de son époque.

Les inspirations artistiques d’Emile Lévy

Emile Levy a été influencé par divers mouvements artistiques de son temps, notamment le réalisme et l’impressionnisme. L’artiste a également été inspiré par les artistes espagnols tels que Velázquez et Goya, ainsi que par les maîtres de la Renaissance italienne. Ses voyages en Algérie ont également eu une influence sur son travail, en particulier dans ses scènes orientalistes. Lévy a été fasciné par la culture, les couleurs et les formes de l’Afrique du Nord, qu’il intègre dans ses peintures.

Le style d’Emile Levy peut être décrit comme académique, caractérisé par une grande maîtrise technique, un souci du détail et un intérêt pour les sujets historiques et mythologiques. Le peintre s’inscrit dans la continuité de la tradition classique française, tout en y ajoutant des éléments de modernité et d’originalité. L’œuvre d’Emile Levy est souvent associée au mouvement orientaliste, qui a connu un grand succès en France à la fin du XIXe siècle.

L’œuvre considérée comme le chef-d’œuvre d’Emile Levy est probablement La Danse des Sept Voiles, réalisée en 1896. Cette peinture représente Salomé dansant devant Hérode Antipas, dans une scène tirée de l’Ancien Testament. Dans cette œuvre, Levy montre son habileté à représenter les textures et les tissus, en rendant les drapés des vêtements de Salomé de manière très réaliste. Le peintre utilise également une palette de couleurs vives et lumineuses pour créer une atmosphère exotique et sensuelle. L’artiste révèle par ailleurs, un grand talent en ce qui concerne l’anatomie avec un attrait pour la physionomie et les expressions du visage.

L’œuvre d’Emile Levy a reçu des critiques plutôt positives de son vivant, ainsi que de la part de critiques d’art postérieurs. Lors de ses expositions au Salon de Paris, ses peintures ont souvent été bien accueillies et ont reçu des commentaires élogieux. Ses portraits, en particulier, ont été très appréciés pour leur qualité technique et leur réalisme.

(Illus.) Emile Lévy, Mort d’Orpheus, 1866, peinture à l’huile.


En lien avec Émile Levy

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Pierre Dmitrienko

Pierre Dmitrienko

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Pierre Dmitrienko

Pierre Dmitrienko (1925-1974) est l’un des grands noms de la peinture d’après-guerre à Paris. Français d’origine russe, il a créé un style très reconnaissable où la peinture semble presque sculptée sur la toile. Il n’essayait pas de dessiner des objets précis, mais plutôt de faire passer des émotions fortes avec des couleurs souvent sombres. Si vous avez un tableau de lui, sachez qu’il fait partie de ces artistes dont la valeur remonte sérieusement dans les ventes aux enchères !

Vous avez une œuvre de Pierre Dmitrienko et vous voulez savoir ce qu’elle vaut ? Contactez Estimon’objet pour une expertise gratuite et rapide !

Estimation gratuite Pierre Dmitrienko

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Pierre Dmitrienko et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Pierre Dmitrienko en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

La cote de Pierre Dmitrienko sur le marché de l’art

La cote des peintures à huile

Ce sont les pièces les plus prisées du marché. Les collectionneurs recherchent en priorité ses tableaux à l’huile des années 50 et 60, car c’est l’époque où sa peinture est la plus épaisse et la plus travaillée. Pour un grand format aux couleurs denses, les prix se situent souvent entre 10 000 € et 30 000 €, mais certains modèles exceptionnels peuvent grimper au-delà des 50 000 € ! Si votre œuvre est plus tardive (années 70) ou de dimension plus modeste, l’estimation peut tourner généralement autour de 4 000 € à 12 000 €.

Dernières ventes constatées :

  • Le Combat (1957), huile sur toile, 100 x 81 cm : 28 600 €
  • Pluies (1970), huile sur toile, format moyen : 12 500 €
  • Composition abstraite, huile sur carton, 33 x 41 cm : 4 500 €

La cote des dessins et aquarelles

Dmitrienko a beaucoup utilisé le papier pour s’exprimer avec plus de légèreté. Bien que plus abordables que les toiles, ces œuvres restent très appréciées ! Une belle gouache avec des couleurs vives peut monter jusqu’à 6 000 €, tandis qu’en moyenne, il faut compter entre 2 000 € et 5 000 € pour une jolie pièce signée. Les dessins plus simples, réalisés au crayon ou à l’encre, trouvent preneur entre 800 € et 1 500 €.

Exemples de ventes récentes :

  • Composition, gouache sur papier des années 60 : 6 200 €
  • Étude pour les Présences, encre et aquarelle : 2 800 €
  • Sans titre, fusain sur papier, 25 cm : 950 €

La cote des lithographies

On en trouve régulièrement entre 150 € et 500 €, le prix étant souvent plus élevé si l’œuvre comporte la signature manuscrite de l’artiste !

Résultats de ventes :

  • Lithographie originale, Épreuve d’Artiste (E.A.) signée : 450 €
  • Eau-forte, numérotée sur 50 exemplaires : 220 €

Comment reconnaître une œuvre de Pierre Dmitrienko ?

L’indice principal pour identifier son style se trouve dans l’épaisseur incroyable de sa peinture. Chez lui, la toile n’est jamais lisse : elle ressemble un peu à une écorce d’arbre ou à une pierre avec des reliefs, des griffures et des couches de peinture empilées les unes sur les autres. Dmitrienko apporte un soin immense à la texture de ses tableaux, allant jusqu’à gratter la peinture encore humide pour faire apparaître des teintes cachées sous les couches sombres !

Sa palette de couleurs reste volontairement sombre et discrète pour ne pas distraire l’œil. Il privilégie les noirs profonds, les gris charbon et les tons qui rappellent la terre ou la rouille, qu’il réveille soudainement par une touche de bleu intense ou un rouge vif. Dans ses œuvres, l’organisation est souvent similaire : on retrouve une forme imposante au centre (comme une silhouette ou un bloc de pierre) qui donne au tableau une présence et un poids uniques.

Reconnaître la signature de Pierre Dmitrienko

L’artiste signait presque toujours de son seul nom de famille « Dmitrienko », écrit en lettres droites, simples et très lisibles. Contrairement à d’autres peintres qui cherchent l’originalité, lui restait sur une écriture sobre, souvent située dans l’un des coins inférieurs de l’œuvre. Il accompagnait quasiment systématiquement son nom de l’année de création (par exemple « 57 » pour 1957), ce qui est une aide précieuse pour situer le tableau dans sa carrière !

Une particularité importante à vérifier est l’emplacement de cette signature : elle semble souvent faire corps avec la peinture, parfois même légèrement gravée dans l’épaisseur de la matière encore fraîche. N’oubliez pas de retourner votre tableau : Dmitrienko avait l’excellente habitude de signer une seconde fois au dos de la toile ou sur le châssis en bois, en y ajoutant très souvent le titre de l’œuvre au pinceau ou au feutre. Cette double signature est un indice de confiance majeur lors d’une expertise.

Tableau de Pierre Dmitrienko : ce que regardent nos experts

Pour estimer votre œuvre de Pierre Dmitrienko à distance, notre expert en art moderne Romain Rudondy s’attarde d’abord sur la texture de la peinture. Sur un vrai Dmitrienko, la lumière doit impérativement accrocher les reliefs de la pâte : une photo montrant une surface trop lisse ou uniforme est souvent un signal d’alerte. Il observe avec une attention particulière la manière dont l’artiste a gratté la matière pour faire ressortir les couleurs cachées en dessous, un procédé technique presque impossible à imiter sans trahir sa main !

Un autre indice crucial se cache fréquemment derrière le tableau. Dmitrienko travaillait avec des galeries parisiennes de renom (comme la Galerie Lucien Durand) qui marquait souvent les œuvres de son empreinte. Si Romain découvre une ancienne étiquette de galerie ou un titre écrit au pinceau par l’artiste lui-même au dos de la toile, c’est un excellent point pour la valeur de l’œuvre ! Ces preuves de provenance rassurent les acheteurs et permettent bien souvent de viser l’estimation la plus haute en salle des ventes.

Pierre Dmitrienko, un peintre en quête de lumière et de silence

Fils d’un immigré ukrainien et d’une mère polonaise, Pierre Dmitrienko (1925-1974) grandit à Paris dans une atmosphère slave qui imprègne durablement sa sensibilité. Après des études d’architecture à l’École des Beaux-Arts, il délaisse les plans techniques pour se consacrer pleinement à la peinture dès 1944. Cette même année, il s’installe dans son premier atelier et rencontre la sculptrice Alice Alleaume. Elle devient son épouse et sa plus proche collaboratrice dans une vie entièrement dévouée à la création.

Tout au long des années 1950, sa carrière prend une dimension internationale. Dmitrienko ne se contente pas de peindre : il expose également à Londres, à Lausanne ou encore à Venise et participe activement aux grands salons parisiens. Mais s’il fréquente des artistes comme Arpad Szenes ou Vieira da Silva, il fuit les mondanités pour privilégier la vie de quartier et le travail quotidien. Ses journées s’organisent autour de l’expérimentation : il triture la pâte, gratte les pigments et superpose les couches pour donner à ses œuvres sa patte reconnaissable entre mille.

La maladie fauche l’artiste en pleine ascension. Il s’éteint à seulement 49 ans, alors que les musées du monde entier commencent à collectionner ses toiles. Ce départ précoce laisse derrière lui une production immense mais un sentiment d’inachevé qui renforce le mystère de son travail. Aujourd’hui, on ne regarde pas ses tableaux comme de simples objets, mais comme le legs d’un homme qui a vécu pour son art avec une sincérité absolue. 

(Illus.) Pierre Dmitrienko – Pluie dorée ( 1960 )

Comme Dmitrienko travaillait avec beaucoup d’épaisseur, la peinture peut craqueler si elle a subi des changements de température brutaux. Mais ce n’est pas grave : un tableau conserve souvent mieux sa valeur qu’une œuvre trop restaurée. Pour l’expertise, n’hésitez pas à m’envoyer des photos de face, mais aussi quelques clichés de trois-quarts sous une lumière latérale pour que je puisse bien juger du relief. Et si vous retrouvez une vieille facture d’achat ou un catalogue d’époque, c’est un énorme plus pour obtenir l’estimation la plus haute !

En lien avec Pierre Dmitrienko

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Constant Georges Gasté

Découvrez le parcours du peintre français Constant Georges Gasté. Besoin d’une expertise concernant Constant Georges Gasté ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Constant Georges Gasté

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Constant Georges Gasté et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Constant Georges Gasté en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Les années de formation à Paris de Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté est né en 1869 à Paris, dans une famille de marchands de tableaux (père et grand-père). Assez tôt, il suit des cours de peinture à l’académie Colarossi auprès de Raphaël Collin. Puis en 1887, le jeune Constant Georges Gasté entre à l’école des Beaux-Arts, dans l’atelier d’Alexandre Cabanel qui lui transmet notamment sa maîtrise du portrait et de la ligne féminine. Jusque là, le parcours de Constant Georges Gasté est parfaitement académique. Il commence à exposer au Salon et se fait remarquer. 

Le tournant de la carrière de Constant Georges Gasté est amorcé en 1889, lorsqu’il voyage au Maroc. Découvrant les couleurs du sud, Gasté décide de devenir peintre orientaliste, afin de participer à ce style pictural né dans les premières décennies du siècle dans la peinture de grands artistes tels qu’Eugène Delacroix, puis développé par les talents de grands phares tels que Jean-Léon Gérôme ou encore Horace Vernet et Félix Ziem. 

Constant Georges Gasté, un peintre en Orient

Instantanément, Constant Georges Gasté se prend de passion pour les paysages et les traditions qui s’offrent à lui. Au retour, poussé dans cette voie nouvelle par le peintre Etienne Dinet et le directeur du musée du Luxembourg Léonce Bénédicte, il ne pense déjà plus qu’à repartir. Le Maghreb est véritablement la terre d’élection de Gasté, qui voyage à de multiples reprises, et se fixe en Algérie, à Bou Saâda pendant quatre ans, avant de partir pour le Caire où il réside cinq années, entre 1893 et 1903 – un séjour extrêmement important dans le développement de son art. 

Durant ces années, Constant Georges Gasté portraiture de nombreux habitants locaux, et notamment des femmes, cadrées au niveau du visage. Leur sensualité et leur expression joyeuse témoigne de l’idéalisme de l’artiste, que l’on retrouve souvent dans le mouvement entier de la peinture orientaliste française, où les fantasmes des peintres se cristallisent dans le type idéal de la femme orientale. 

Constant Georges Gasté réalise aussi de nombreux paysages, prenant inspiration dans le désert et suivant le défilé des caravanes et chameaux. La lumière qui traverse ses oeuvres est traitée notamment dans le fond de ses portraits, souvent aux teintes jaunes et solaires. La patte de Gasté est brossée largement, les coups de pinceau sont visibles, et confèrent de l’épaisseur et du relief à ses peintures. 

Constant Georges Gasté et le voyage aux Indes

Constant Georges Gasté est surnommé « le peintre des Indes » en 1907 par le comité du Salon des Orientalistes ; cette dernière phase de la carrière de Constant Georges Gasté est donc fondamentale pour son travail, ainsi que pour la réception de son oeuvre. 

Le peintre est un artiste nomade, ce qui fait toute sa spécificité. Avant de s’embarquer pour les Indes et Ceylan, point final de sa carrière, Gasté part pour l’Italie, l’Espagne puis la Turquie. Désireux d’explorer la Méditerranée, le peintre-voyageur fait escale partout pour découvrir les paysages et les traditions qui animent les lieux, loin de l’esprit colonial habituel, puis il décide d’aller encore plus loin dans son exploration du monde. 

En 1905, Gasté s’embarque pour les Indes. Il navigue entre les Indes du sud et du nord, source inépuisable d’inspiration pour le peintre. Se mêlant aux colons (anglais le plus souvent) mais aussi à la population locale qui le fascine, Constant Georges Gasté travaille même en lien avec un brahmane qui lui ouvre les portes fermées habituellement aux européens. Gasté envoie ses toiles en France, qui sont exposées lors des Salons des Orientalistes. Le mouvement, très à la mode dans le second XIXe siècle, est au crépuscule de son existence, et Gasté est l’un de ses derniers représentants. En parallèle de son travail de peintre, Constant Georges Gasté est aussi un bon photographe, et ses recherches sur la vie locale des contrées où il s’est rendu nous sont également parvenus par le biais de la photographie documentaire. 

En 1910, âgé seulement de 41 ans, Constant Georges Gasté est mort à Madurai en Inde du Sud. 

L’estimation des oeuvres de Constant Georges Gasté

Constant Georges Gasté était de son temps reconnu comme un bon artiste ; mais le manque de collaboration avec les galeries d’art et son isolement géographique ont eu tendance à le faire disparaître au fur et à mesure du temps, dans le panorama des artistes de la toute fin du XIXe siècle. Cela explique la cote assez faible de l’artiste aujourd’hui. 

En 2013, à Paris, une toile de Gasté, « les laveuses bédouines », a été acquise pour la somme (hors frais) de 14 200 euros aux enchères ; un record à ce jour. Ses plus beaux portraits de femmes sont estimés dans les 4 000 euros. 

Les oeuvres de Constant Georges Gasté sont assez rares sur le marché de l’art, et ne connaissent pas la valorisation qu’elles mériteraient. 

Pourtant, la reconnaissance contemporaine du peintre est bien réelle depuis deux décennies ; en 2013, au musée du Montparnasse à Paris a eu lieu une rétrospective de ses tableaux orientalistes, et l’année suivante, au musée Mandet de Riom, une exposition consacrée à ses photographies. 

(Illus.) George Casté – Jeune fille de Bou Saâda, 1896

En lien avec Constant Georges Gasté

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Charles Landelle

Charles Landelle

Home » Artiste » Tableaux Anciens » Page 17

Estimation et cote de l'artiste Charles Landelle

Découvrez le parcours du peintre français Charles Landelle. Besoin d’une expertise concernant Charles Landelle ? Contactez l’équipe d’Estimonobjet !

Estimation gratuite Charles Landelle

Vous souhaitez  expertiser une œuvre de Charles Landelle et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une œuvre de Charles Landelle en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

Charles Landelle, une formation académique à la peinture

Charles Zacharie Landelle, dit Charles Landelle, est né à Laval en 1821. Landelle est issu d’une famille dont le père est employé de la préfecture. En 1827, la famille Landelle déménage à Paris. Très jeune, Charles est attiré par l’art, et en 1837, il entre à l’école Nationale Supérieure des Beaux-Arts, dans l’atelier du célèbre peintre Paul Delaroche et du romantique Ary Scheffer, qui lui enseigne la technique du portrait. Dès 1841, grâce à son talent de portraitiste, Charles Landelle expose au Salon un autoportrait remarqué et salué par le roi Louis-Philippe lui-même, qui lui vaut une médaille. Très rapidement, Landelle connaît un grand succès auprès de la critique et de la haute société parisienne. En 1841, il réalise le portrait d’alfred de Musset (aujourd’hui conservé au Musée du Louvre), un pastel emblématique de la carrière de portraitiste de la bonne société et des cercles dans lesquels Landelle gravite désormais. 

Charles Landelle et les succès

En 1848, la ville de Paris lui achète une Sainte Cécile (église Saint-Nicolas-des-Champs), et en1852, c’est l’empereur Napoléon III lui-même qui achète deux tableaux de Charles Landelle, avant de les offrir à la ville de Laval, de laquelle est originaire le peintre. Ces achats rehaussent le prestige de Landelle, qui devient un portraitiste très demandé, et un peintre de sujets religieux et historiques couru. Il réalise notamment le portrait de l’acteur Jean Mounet-Sully à cette période. En 1855, il se voit décerner la Légion d’Honneur pour son Repos de la Vierge, un tableau de grand format trônant dans la collection personnelle de Napoléon III. À Saint-Sulpice (chapelle Saint-Joseph), à Saint-Germain-l’Auxerrois, dans de multiples églises de Paris, on retrouve son travail. Landelle officie même au Palais de l’Elysée, décorant en 1859 le Salon des aides de camp. 

Charles Landelle dédie la seconde partie de sa carrière à l’orientalisme

Charles Landelle n’est pas qu’un peintre mondain. En 1866, il part dans le cadre d’une mission diplomatique en Afrique du Nord, et notamment au Maroc, où la lumière de la Méditerranée l’éblouit. Landelle a alors 45 ans. Lorsqu’il rentre, Landelle expose au Salon des Artistes vivants une toile qui témoigne de sa nouvelle orientation stylistique, la Femme Fellah. Ce tableau, orientaliste qui lui vaudra, avec ses innombrables variations sur le même thème, le surnom de « peintre des fellah » est acheté à titre personnel par l’Empereur, qui le place dans son Château de Saint Cloud, où le tableau sera malheureusement détruit dans l’incendie de 1870. (De ce tableau, il existe une réplique autographe au musée de Laval). 

Ainsi, Landelle se sert de son savoir de portraitiste et de peintre de scènes de genre pour raconter – tout en la romançant, comme bon nombre d’orientalistes – le quotidien des populations locales du Maroc. Après le Maroc en 1866, Charles Landelle partira en 1875 en Egypte, et descendra le Nil avec l’explorateur français Auguste Mariette. Chaque année désormais, il partira au Maghreb, et déploiera ses talents de peintre orientaliste, venant puiser en Algérie et dans différents pays l’inspiration que lui offrent les coutumes et le climat du sud de la Méditerranée. Landelle, en peintre voyageur, se rend aussi en Italie, où il étudie les maîtres de la Renaissance. Mais c’est véritablement l’Orient, L’Egypte, le Maroc, la Palestine, mais surtout l’Algérie, où il entraîne le peintre Renoir, qui sera sa terre de prédilection. 

Entre 1866 et 1885, on dénombre 23 variantes de Femme Fellah, preuve de l’importance du motif féminin pour le peintre, allié au choix du portrait qui lui est cher également. Landelle, devenu l’un des fers de lance de l’orientalisme, continuera sa production jusqu’à l’aube de sa mort.  

Charles Landelle s’est éteint en 1908 à côté de Paris, après avoir contribué en 1895 à fonder le Musée de peinture de Laval, aujourd’hui Musée des Sciences de la ville natale de l’artiste orientaliste. 

L’estimation des oeuvres de Charles Landelle

En 2000, à New-York, une Algérienne jouant de la Darbouka (137,5 x 96,5 cm), date vers 1886-87, a été adjugée pour 74 834 euros (hors frais), marquant ainsi un record de vente pour une peinture de Charles Landelle. Une variante de Femme Fellah a été acquise en 2004 à Paris pour la somme de 30 000 euros (hors frais). Les portraits féminins de Landelle qui s’écartent de l’orientalisme sont moins prisés, et plus bas en estimation (autour des 3 000 – 5 000 euros généralement). Les dessins de l’artiste ne dépassent pas les 4 000 euros d’adjudication, pour ce qui concerne les esquisses et les compositions non orientalistes. 

(Illus.) Charles Landelle – Portrait d’Alfred de Musset

En lien avec Charles Landelle

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.