Estimation gratuite Maurice Prost

Maurice Prost

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Estimation et cote de l'artiste Maurice Prost

Maurice Prost est un sculpteur reconnu par le public, la critique et ses pairs, qui réalise de nombreuses sculptures animalières dès les années 1920. Après avoir conçu une machine lui permettant de compenser son handicap, Maurice Prost reçoit les plus hautes distinctions tout au long de sa carrière.

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Le parcours artistique et les distinctions de Maurice Prost

Maurice Prost est un sculpteur animalier français, né le 13 mars 1894 et mort le 3 juillet 1967 à Paris. De 1906 à 1913, il suit les cours du sculpteur Léopold Morice avant d’entrer en apprentissage dans un atelier d’orfèvre jusqu’en 1914, à l’aube de la Première Guerre mondiale.

Mobilisé et envoyé au front en Argonne, Maurice Prost participe à un assaut durant lequel il se blesse gravement : il est amputé du bras gauche quelques mois seulement après le début de la guerre. Revenu à Paris, Maurice Prost doit abandonner son métier de ciseleur en joaillerie.

En 1916, il rejoint son frère Gaston Prost, peintre et graveur, à Montpellier où il décide de suivre les cours des beaux-arts. Deux ans plus tard, Maurice Prost retourne à Paris et se lie d’amitié avec des artistes qui partagent la même passion que lui, les représentations animalières.

C’est entre 1919 et 1945 que Maurice Prost réalise la plus grande partie de ses créations, souvent très originales.

En 1920, Maurice Prost ouvre son premier atelier dans le 14e arrondissement puis participe au Salon des Artistes Français l’année suivante. Tout au long de sa vie, il expose aussi régulièrement ses œuvres au Salon d’Automne et au Salon des artistes indépendants.

Quelques années plus tard, en 1928, Maurice Prost est invité à participer au premier Salon des Artistes Mutilés et Blessés de Guerre dont l’inauguration accueille toute la classe politique française et la presse internationale.

Entre 1948 et 1964, Maurice Prost qu’on soit de nombreuses sculptures monumentales à la demande de municipalités et d’institutions. Les années suivantes, la Monnaie de Paris lui commande une série de médailles.

Durant toute sa carrière, Maurice Prost reçoit de nombreuses distinctions : la médaille d’honneur du Salon des artistes français en 1922, la médaille de Vermeil de la ville de Paris en 1934, la médaille d’or du salon des artistes français en 1963 ou encore la médaille d’honneur du Salon d’Automne en 1966. Il est également nommé officier d’Académie en 1932 et officier de la Légion d’honneur au titre des arts en 1957.

Les débuts de Maurice Prost et la reconnaissance de son œuvre

Dès 1922, Maurice Prost débute difficilement la pratique de la taille directe avec l’aide de sa femme. En parallèle, il est professeur à la Chambre de Commerce de Paris, où il enseigne pendant 22 ans, tout en s’intéressant peu à peu à la sculpture monumentale.

En 1927, il a l’idée d’une machine à air comprimé pour activer un burin pneumatique. Après quelques ajustements, et avec l’aide des Services d’Appareillage du Secrétariat d’État aux Anciens Combattants, Maurice Prost met en place la machine qui lui permet désormais de pratiquer seul la taille directe.

En 1928, lorsqu’il participe au Salon des Artistes Mutilés et Blessés de Guerre, Maurice Prost acquiert une certaine notoriété en France, mais aussi outre-Atlantique. Dans les années 1930, il honore des commandes faites par les pouvoirs publics : il réalise une panthère pour l’exposition coloniale puis deux sculptures monumentales de Pégase pour l’Exposition internationale des arts et techniques.

Grand dessinateur, Maurice Prost réalise aussi de nombreuses esquisses préparatoires destinées à capter l’essence de ses sujets favoris, les animaux.

L’art décoratif animalier de Maurice Pros

Quelques mois seulement après son arrivée dans le 147e régiment d’infanterie, Maurice Prost est rapatrié à Paris à la suite d’une blessure. Amputé du bras gauche, il est obligé d’abandonner son métier de ciseleur en joaillerie. Il s’oriente alors vers sa passion, la sculpture animalière.

C’est à cette époque, dans les années 1920, que Maurice Prost réalise ses sculptures animalières les plus célèbres. La plupart représente des fauves ou des animaux exotiques. Pour ce faire, Maurice Prost se rend tous les jours au Jardin des plantes pour croquer des félins et autres bêtes sauvages.

L’œuvre de Maurice Prost s’inscrit dans le mouvement des Arts Décoratifs. En effet, le sculpteur privilégie la représentation d’animaux exotiques dans un but purement décoratif.

À combien sont estimées les œuvres de Maurice Prost ?

Les œuvres de Maurice Prost sont peu fréquentes en ventes aux enchères, mais pas rares. Le plus souvent, ce sont les sculptures de l’artiste qui sont proposées. Toutefois, il est possible de trouver des dessins de Maurice Prost en ventes aux enchères. Pour acquérir une sculpture de Maurice Prost, il faut compter entre 400 euros et 45 000 euros. En mars 2022, le bronze Panthère marchant est adjugé à 3 000 euros. En mars 2023, le bronze Panthère de 1925 est adjugé à 4 432 euros. Quant aux dessins de Maurice Prost, les estimations se situent entre 200 euros et 2 500 euros. En juin 2017, le dessin et aquarelle Sanglier et étude de marcassin est adjugé à 380 euros.

 

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Estimation gratuite Giovanni Antonio Canal

Canaletto Giovanni Antonio Canal

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Estimation et cote de l'artiste Giovanni Antonio Canal

Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (1697-1768) est un peintre vénitien, connu notamment pour ses représentations de Venise. 

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Naissance et formation de Canaletto

Giovanni Antonio Canal naît à Venise le 18 octobre 1697. S’appeler Canal dans une ville bâtie sur l’eau prédestine sans doute à être surnommé « Canaletto » (« petit canal ») et à devenir le peintre des canaux… 

Giovanni est en outre le fils d’un artiste renommé, auteur de décors et scénographies pour les théâtres qui, la vogue de l’opéra aidant, se multiplient alors dans la Cité des Doges. C’est auprès de son père et de son frère que Giovanni fait ses armes d’artiste, aidant à la décoration des premiers opéras de Vivaldi, dans les théâtres Sant’Angelo et San Cassiano. 

En 1720, Giovanni Canal poursuit dans la même voie, à Rome, réalisant les décors des opéras d’Alessandro Scarlatti au Teatro Capranica. 

C’est aussi à Rome que Canaletto signe ses premiers tableaux (représentant monuments antiques et églises) et s’initie au « védutisme », c’est-à-dire à la représentation de paysages urbains. Il affine sa perception de la perspective, appliquant les principes de la scénographie à ses propres peintures.



Canaletto se fait un nom

Rentré à Venise, Canaletto abandonne le décor de théâtre pour s’inscrire à la Guilde des peintres vénitiens et se faire une clientèle auprès des collectionneurs italiens ou étrangers, notamment allemands. 

En 1723, il réalise ses premières vues de Venise : Le Grand Canal vers le Rialto et Le Bassin de San Marco depuis Giudecca, où s’affirme son goût initial pour les contrastes lumineux et le pittoresque. À partir de 1726, Canaletto commence à vivre de sa peinture, vendant notamment une vue de l’église SS Giovanni e Paolo. 

Canaletto devient l’un des peintres les plus prisés de Venise, renommé également pour son âpreté au gain. Ses tableaux sont alors assez grands (jusqu’à deux mètres de large), le fond en est sombre (pour dissimuler la trame de la toile), l’éclairage plutôt dramatique. 



La camera oscura

Pour les réaliser, Canaletto multiplie les repérages en plein air et utilise la technique de la camera oscura, l’ancêtre de la chambre photographique : une grosse boîte noire percée d’un trou muni d’une lentille qui projette sur la paroi opposée (où est fixé le papier) la vue inversée du motif, dont on peut alors directement retracer les contours. Le dessin est ensuite reporté ou agrandi sur la toile définitive. 

Mais ce procédé n’est qu’une aide servant à élaborer la structure du paysage et ses proportions. La peinture finale procède toujours à une « interprétation » du réel, ne craignant ni les inexactitudes ni la fantaisie, faisant appel à plusieurs dessins réalisés depuis différents points de vue.

La maturité et la rencontre avec Joseph Smith

À partir de la seconde moitié des années 1720, Canaletto réalise aussi des peintures commémoratives, plus grandioses et scénographiées, dont l’une des premières est  L’Arrivée de l’ambassadeur français au palais ducal (1727), commandé par ledit ambassadeur, le comte de Cergy. Le Bucentaure au Môle le jour de l’Ascension (1729), dont il existe plusieurs versions, témoigne des somptueuses célébrations dont la Cité des Doges est alors le théâtre. 

La période est aussi marquée par la rencontre de Canaletto avec les amateurs et commerçants anglais, dont Joseph Smith, qui devient à la fois son mécène et son agent pour une trentaine d’années. 

Canaletto modifie son approche, adoptant des formats plus réduits, des teintes plus claires et n’hésitant pas à s’éloigner de la réalité (pourtant d’abord croquée sur le vif), magnifiant certains détails architecturaux, effaçant les traces triviales du quotidien, rendant visible au contraire tel dallage ou telle façade qui ne l’est pas selon le point de vue choisi – bref, idéalisant ses vedute au profit d’un public anglais, noble ou bourgeois, mais surtout fortuné. Les commandes se multiplient au cœur des années 1730, notamment grâce à Joseph Smith, qui réalise un catalogue des toiles disponibles.

Canaletto en Angleterre

La Guerre de succession d’Autriche (1740-1748), durant laquelle Venise et l’Angleterre sont dans des camps opposés, marque un coup d’arrêt dans cette prospérité. À la recherche de clients, Canaletto voyage de nouveau à Padoue, à Rome, avant de se décider à tenter sa chance en Angleterre, comme beaucoup d’Italiens du temps. 

Il arrive en 1746 à Londres (à près de 50 ans), où il dispose déjà d’une renommée confortable. Il va alors croquer les sites anglais comme il le faisait de Venise, réalisant des panoramas lumineux (les fameuses « vues depuis Richmond House », 1747) dont certains témoignent de l’expansion prise par la cité anglaise (on y voit par exemple les divers stades de la construction du pont de Westminster, qui dure douze ans : Londres vue à travers une arche du pont de Westminster de 1746-1747). 

Il peint aussi la campagne anglaise, les parcs (La Rotonde de Ranelagh, 1754) et demeures princières (Le château de Windsor, 1748). 

Son fructueux séjour en Albion dure près de dix ans, avec quelques interruptions.

Dernières années

En 1756, Canaletto est de retour à Venise, qu’il ne quittera plus. Il étoffe encore sa clientèle (notamment composée d’hommes d’affaires allemands) et se remet à peindre sa ville, composant de rares vues nocturnes, de pittoresques festivités éclairées par la lune (Veillée nocturne à San Pietro di Castello, entre 1758 et 1763), ainsi qu’un recueil de « sollenità dogali » en 1763. 

Cette même année, Canaletto est élu à l’Académie vénitienne de peinture et sculpture sur présentation de Perspective avec un portique, qui relève du genre du « caprice » – style de peinture préromantique représentant des ruines, vestiges, bâtiments anciens ou fantaisistes, au sein d’un paysage tourmenté -, un genre qu’il a déjà pratiqué lors de ses séjours romains.

 

Le dernier dessin connu de Canaletto, reproduisant un groupe de musiciens chantant dans la basilique Saint-Marc, est daté de 1766 et arbore fièrement l’inscription « réalisé à 68 ans, sans lunettes »: Canaletto a sans doute poursuivi ses croquis sur le vif jusqu’à sa mort, d’une longue et douloureuse maladie, en 1768. 

Le legs de Canaletto

Canaletto laisse un legs considérable, ses tableaux majeurs étant répartis dans tous les grands pays du monde, la collection royale d’Angleterre possédant à elle seule 54 tableaux et 143 dessins, dont beaucoup vendus par John Smith. 

D’autres chefs-d’œuvre peuvent être admirés à l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, à Berlin, Vienne, Venise, Rome, Milan, Dallas, Washington, Ottawa et Paris (Louvre, Musée Jacquemart-André, Musée Cognacq-Jay). 

Néanmoins, de son vivant même, Canaletto a été beaucoup copié et certaines toiles circulant aujourd’hui sous son nom s’avèrent parfois être des reproductions…

Combien vaut une œuvre de Canaletto ?

Si vous possédez un véritable Canaletto, votre fortune est faite. Ces dix dernières années, les panoramas vénitiens authentifiés ont frôlé les 30 millions d’euros et plusieurs dessins atteint les 3 millions ! 

Les huiles de Canaletto sont aujourd’hui rares sur le marché de l’art, mais, récemment, une Vue du Grand Canal a encore été adjugée 9 millions d’euros et Piazza san Marco avec fabriques 8,5 millions. Il s’agit évidemment de pièces exceptionnelles : comptez dix, voire vingt fois moins pour des huiles moins achevées.

Les encres, aquarelles et dessins, souvent en provenance d’Allemagne, sont plus nombreux et moins bien cotés : si l’eau-forte Il Mercato al Dolo est partie au marteau à 6 500€, la plupart des gravures sont estimées entre 1000 et 5000€.

En lien avec Giovanni Antonio Canal dit Canaletto

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Estimation gratuite Constantin Kluge

Constantin Kluge

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Estimation et cote de l'artiste Constantin Kluge

Constantin Kluge (1912-2003) est un peintre d’origine russe, naturalisé français. Vous détenez une œuvre de Constantin Kluge et vous souhaitez connaitre sa valeur ? Les experts d’Estimon’objet sont à votre disposition pour dévoiler les secrets de vos œuvres d’art.

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Constantin Kluge : né en Russie, formé en Chine

Constantin Kluge  est né le 29 janvier 1912 à Riga, ville portuaire de l’Empire russe (aujourd’hui capitale de la Lettonie), dans une famille de militaires et d’universitaires : son père fait partie de l’État-major du tsar Nicolas II et sa mère a enseigné aux enfants du grand-duc Michel. 

La Révolution de 1917 oblige ces sympathisants de l’armée blanche à de constants déplacements vers l’Est. En 1919, la famille Kluge se réfugie en Mandchourie, puis, en 1925, passe en Chine et s’installe à Shanghai, au sein de la concession française (tous les Russes cultivés parlent alors le français). 

Constantin termine ses études au Lycée français mais apprend également le mandarin, entre en contact avec l’art du cru, s’initie à la calligraphie et à tenir le pinceau « à la chinoise ». Chrétien convaincu, il fréquente les missionnaires jésuites, notamment Pierre Teilhard de Chardin, avec qui il entretiendra une longue correspondance. 



Le premier séjour parisien de Kluge

Bien qu’il ait montré d’évidents dons pour les arts plastiques, c’est d’abord vers l’architecture que Constantin Kluge se tourne lorsqu’il quitte la Chine pour Paris, où il s’inscrit à l’École des Beaux-arts et obtient son diplôme d’architecte de 1937. 

Néanmoins, l’attrait de la peinture est le plus fort et Kluge passe six mois à croquer les rues, les ponts, les places et les berges de Paris, avant d’envisager d’exercer son métier d’architecte en Chine. Ses tableaux, qui se plaisent à capter la lumière sur l’eau, les feuillages et les façades, se caractérisent par leur vivacité et leur caractère aéré.

Retour en Asie

Revenu en Chine, Kluge prend un emploi dans les services des permis de construire, à la concession française de Shanghai. Néanmoins, à l’approche de la Seconde Guerre mondiale, sa carrière d’architecte est une fois de plus entravée : les Japonais imposant à la Chine un blocus des matières premières, les constructions se font rares. Kluge se tourne à nouveau vers la peinture. 

Fuyant les troubles, Constantin Kluge s’installe en 1946 à Hong-Kong où il gagne sa vie comme architecte tout en continuant à peindre pendant ses loisirs : c’est à cette époque qu’il expose pour la première fois. 

Le succès est au rendez-vous et Kluge prend conscience que l’art peut suffire à le faire vivre, lui et sa famille (il se mariera pas moins de trois fois). 

Constantin Kluge consacré par la France et les États-Unis

En 1950, alors que les communistes chinois menacent d’annexer Hong-Kong, Constantin Kluge quitte définitivement l’Asie pour Paris. Il est désormais peintre à plein temps : sa formation d’architecte l’amène à mettre en valeur les détails urbains et la structure de ses tableaux tandis que son expérience orientale dicte sa sensibilité aux effets atmosphériques et d’originales juxtapositions de couleurs. Remarqué dès le Salon de Paris de 1951, Kluge est accueilli dans les galeries de la rue Saint-Honoré. 

Dans les années 1960, Kluge est remarqué par le marchand d’art américain Wally Findlay, qui décide de le représenter et l’expose à New York, Chicago et Los Angeles. Pour Kluge, c’est le début d’un véritable succès international. 

Parallèlement, il est représenté aux Salons des artistes français de 1961 (où il reçoit la médaille d’argent) et 1962 (médaille d’or). 

Il prend la nationalité française en 1964 et est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1990. Il décède dans sa patrie d’adoption le 9 janvier 2003.

La cote de Constantin Kluge

Ce sont ses vues de Paris (et des environs) qui sont les plus appréciées sur le marché de l’art, notamment des acheteurs américains. 

Les sites fameux se vendent bien : récemment, Le Pont-neuf avec la statue d’Henri IV a été adjugé 6900€ et  La Place de la Madeleine 9000€, tandis que La place Saint-Germain des Prés atteignait presque les 10 000€ en 2022. 

Néanmoins, les paysages plus anonymes, estimés aux environs de 4000€, trouvent moins facilement acheteur. 

Ses dessins sont rares et peu prisés (entre 100€ et 500€).

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Estimation gratuite Henry Moore

Henry Moore

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Estimation et cote de l'artiste Henry Moore

Henry Moore (1898-1986) est un sculpteur britannique, connu pour ses figures allongées, ses groupes familiaux et ses bronzes monumentaux.

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La formation d’Henry Moore

S’étant rendu au Maroc pour mener à bien des travaux de construction portuaire, il est ébloui par la lumière propre à l’Afrique du Nord, qui le décide à se consacrer à l’art. 

En 1923, il se fixe dans le Sud de la France, d’abord en Arles puis à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice, où il demeure pendant une vingtaine d’années. 

En Camargue, il croque des scènes folkloriques, puis réalise une série de peintures murales pour les mairies des Saintes-Maries-de-la-Mer et de Saint-Martin-en-Crau. Il brosse aussi des marines et des intérieurs méditerranéens dont la luminosité annonce Matisse. 

Son existence d’une grande simplicité, à la limite de l’indigence, transparaît dans la retenue et l’élégance de ses tableaux. 

Durant la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle dans la Résistance et prend le maquis.

Premières expositions

Nommé professeur assistant de sculpture au Royal College of Art en 1925, pour une période de sept ans, Henry Moore perçoit enfin un salaire lui permettant de s’adonner à son propre travail, qu’il place sous le signe de la simplicité, sous l’égide de Cézanne et Brancusi. 

Dès sa première réalisation, La Maternité (1924), il opte pour la représentation du corps humain, mais il détruit aussi nombre d’œuvres qui ne le satisfont pas. 

En 1926, Henry Moore prend part à sa première exposition collective à la Saint George’s Gallery de Londres, aux côtés, notamment, de David Hockney et Patrick Caufield. 

Mais c’est sans enthousiasme qu’il répond à sa première commande publique, destinée à l’Underground Building, siège de la Compagnie des transports de Londres, un bas-relief intitulé Vent d’Ouest (1928-29).

Lors de sa première exposition personnelle, en cette même année 1928 à la Warren Gallery, Henry Moore présente quarante-deux sculptures et cinquante et un dessins, qui reçoivent un accueil mitigé : l’influence des primitifs africains et amérindiens comme celle de Brancusi est encore sensible par exemple dans le Torso en bois (Moore revisitera plusieurs fois ce thème dans ses bronzes).

La technique de Moore évolue

Peu après son mariage, en 1929, Moore s’installe dans un studio d’Hampstead où il fréquente une colonie d’artistes d’avant-garde, notamment ceux de la Seven and Five Society, proches de créateurs français tels que Braque, Picasso, Arp ou Giacometti. 

Alors qu’il est nommé directeur du département de sculpture de l’École d’art de Chelsea, Moore penche vers le surréalisme et l’abstraction. Il modifie sa pratique, passant de la taille directe de la pierre ou du bois à la fonte du bronze, qui nécessite des maquettes préliminaires en glaise ou plâtre et le recours à la technique de la cire perdue. 

Cette période féconde en expérimentations est interrompue par la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle Moore abandonne l’enseignement et quitte Londres pour le domaine de Hoglands, dans le Hertfordshire, auquel il restera fidèle jusqu’à sa disparition. Il accumule à nouveau dessins et esquisses, compilés dans le célèbre Carnet de l’abri, aujourd’hui au British Museum. 

Figures étendues

La mort de sa mère et, deux ans plus tard, en 1946, la naissance de sa fille inspirent à Henry Moore une série de compositions ayant pour thème la famille, dont plusieurs Mère-et-Enfant. 

En 1946, toujours, il se rend à New York, où le MoMA organise une rétrospective de ses œuvres, et, en 1948, il reçoit le prix internationale de sculpture à la Biennale de Venise. 

 

La carrière et la notoriété de Moore prennent leur essor durant ces années d’après-guerre, entre autres grâce à ses Figures étendues (1951). Ces silhouettes de femmes aux formes ondulantes (évoquant, a-t-on dit, les vallées de son Yorkshire natal mais aussi, de l’aveu même de l’auteur, l’art toltèque), souvent percées de cavités qui les rendent plus aériennes, frappent l’imagination. Soucieux de laisser celle-ci se déployer, Henry Moore veille à ne pas accoler de titres trop explicites à ses œuvres, dont la nature abstraite tend à s’accentuer. 

Commandes publiques

Les commandes publiques se multiplient : Family Group (1949), bronze né d’un projet avorté esquissé en compagnie d’Henry Morris et Walter Gropius, devient la première sculpture publique d’Henry Moore. 

Viendront ensuite des réalisations de plus en plus monumentales, comme la Silhouette au repos (1957) pour le siège de l’Unesco à Paris, ou L’Archer (1964-65), pour l’Hôtel de Ville de Toronto, pièces qui réclament l’engagement d’assistants. 

Au cours des années 70, Moore conçoit des ouvrages gigantesques aux formes désarticulées évoquant des vertèbres, dont la plus célèbre est The Dallas Piece (1978-79), longue de plus de 12 mètres, qui se trouve devant le City Hall de Dallas. 

La consécration d’Henry Moore

Honneurs, récompenses et rémunérations pleuvent dans les années 60 et 70 : une première rétrospective à la Tate Gallery se tient à l’occasion des soixante-dix ans de Moore, suivie d’une autre à Florence en 1972 et de la fondation du Henry Moore Sculpture Center à Toronto en 1974. 

Vers la fin des années 1970, on peut compter environ 40 expositions par an présentant son œuvre. 

Henry Moore est décoré de la Légion d’honneur par François Mitterand en 1984. 

Il décède en 1986 dans sa propriété du Hertfordshire, non sans avoir créé la Fondation Henry Moore, destinée à promouvoir ses créations et l’art en général. 

Quelle est la cote des œuvres d’Henry Moore ?

Les œuvres de grandes dimensions d’Henry Moore appartiennent pour la plupart aux collections publiques mais on peut trouver des bronzes de taille modeste – il s’agit souvent de maquettes – dont le prix moyen tourne autour de 50 000€. 

Il faut compter beaucoup plus pour des pièces exceptionnellement achevées : près de 370 000€ pour Working Model for Animal Form (un bronze de 66 cm), 202 000€ pour Mother and Child on knee de 1956 (17 cm) et jusqu’à 543 000€ pour un Family Group de 1945 (25 cm).

Estampes et eaux-fortes sont moins recherchées et partent aux alentours de 1000€, même si les lithographies qu’il a réalisées pour illustrer les poèmes de W. H. Auden ont été adjugées  2000€ en 2023.



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Estimation gratuite Xu Beihong

Xu Beihong

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Estimation et cote de l'artiste Xu Beihong

Xu Beihong (1895-1953), parfois surnommé Jupéon en France, est un peintre chinois connu notamment pour ses représentations de chevaux.

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La formation de Xu Beihong : entre Orient et Occident 

Xu Beihong naît le 19 juillet dans la province du Jiangsu, sur la côte Est de la Chine et, dès six ans, reçoit ses premières leçons de son père, Xu Dazhang, un portraitiste renommé. 

Il s’initie au lavis, dont il deviendra un maître, à la calligraphie et à la gravure de sceaux. 

Parti pour Shanghai en 1912, il y apprend le français et s’y familiarise avec la peinture occidentale. En 1917, il se rend au Japon, à Tokyo, où il achève sa formation. 

De retour en Chine, il enseigne un temps les techniques picturales à l’Université de Pékin. 

Il est alors proche du Mouvement pour la nouvelle culture, qui milite pour une application de certains principes occidentaux (rationalité, apports des sciences et de la démocratie) à la pensée chinoise. 

Entre 1919 et 1927, Xu Beihong séjourne à Paris. Il s’attaque à la peinture à l’huile et se perfectionne dans les techniques du dessin. Sous la direction de la graveuse et peintre Pan Yuliang, Beihong étudie à l’École nationale supérieure des beaux-arts, où il s’applique à marier la tradition occidentale avec celle de son pays d’origine.

Xu Beihong, artiste, enseignant et agent culturel

En 1927, Xu Beihong rentre en Chine, où il enseigne dans différentes institutions et, en 1933, il monte une exposition de peinture contemporaine chinoise, qui voyagera à travers plusieurs pays d’Europe. 

La Seconde Guerre mondiale ne met fin ni à ses activités de peintre, ni aux expositions qu’il organise en Asie du Sud-Est, notamment en Inde où il rencontre Rabindranath Tagore et Mahatma Gandhi. 

À la fin de la guerre, Xu Beihong est un temps mis à l’écart de l’enseignement officiel, avant de devenir, peu après la fondation de la République populaire de Chine, en 1949, président de l’Académie des beaux-arts de Pékin en 1949. 

Xu Beihong décède en 1953 dans la même ville, où son domicile est devenu un musée commémoratif. 

On peut admirer plusieurs de ses œuvres au Musée Guimet et au Musée Cernuschi de Paris.

L’art de Xu Beihong

Xu Beihong est un artiste aux inspirations composites. Dans les salons, il était reconnu pour ses portraits s’inspirant de la tradition académique occidentale, notamment ses huiles, sur lesquelles plane une mélancolie diffuse. De nos jours, Xu Beihong est particulièrement admiré pour ses lavis, ses encres de chine, ses représentations d’animaux où s’épanouit un trait sûr et léger : chats, canards, aigles, pies et, surtout, chevaux, remarquables par leur liberté, le rendu du mouvement, l’élan de la composition. Xu Beihong a aussi réalisé des paysages utilisant la technique de la frise chinoise et des scènes de genre non dépourvues d’arrière-plan symbolique. 

Xu Beihong a exercé une profonde influence sur les artistes chinois tout au long du XX° siècle. 

Quelle est la cote de Xu Beihong ?

Les dessins, encres, lavis et aquarelles de Xu Beihong composent la majorité des pièces présentes sur le marché, tandis que ses huiles sont plus rares. Les riches Chinois restent très friands de ses chevaux, dont les plus beaux exemplaires peuvent atteindre les 300 000€ – ses oiseaux partant souvent des prix comparables. 

Les œuvres de petites dimensions de Xu Beihong, comme ses calligraphies, sont rarement adjugées à moins de 30 000€. 

On constate donc que la fourchette de prix de cette production, assez homogène, reste étroite : aucune œuvre authentifiée de Xu Beihong n’y est jugée négligeable.



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Estimation gratuite Mateo Hernandez

Mateo Hernandez

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Estimation et cote de l'artiste Mateo Hernandez

Mateo Hernandez est un sculpteur espagnol qui rencontre un vif succès dès les années 1920 en France. Rapidement, il parvient à vivre de son art auquel il se consacre entièrement. Fasciné par les animaux, Mateo Hernandez privilégie leur représentation dans son œuvre.

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Qui est Mateo Hernandez ?

Mateo Hernández Sánchez est un sculpteur animalier né en 1884 à Béjar, en Espagne, et décédé en 1949 à Meudon, en France. Fils d’un père architecte, il s’intéresse dès son plus jeune âge à la taille de la pierre. en 1906, Mateo Hernandez déménage à salamanque et intègre l’Académie royale des Beaux-Arts Saint-Ferdinand à Madrid où il étudie le dessin et le modelage pendant deux ans. En 1910, Mateo Hernandez s’installe à Paris et travaille en tant que tailleur de Pierre dans un chantier, ce qui lui permet de maitriser la technique de la taille directe. en parallèle, Mateo Hernandez exerce la sculpture la peinture et la gravure.

En 1920, les œuvres de Mateo Hernandez connaissent un vrai succès lors du Salon d’Automne. Le succès est tel que le baron Rothschild achète l’une de ses sculptures, Pantera. Cinq ans plus tard, Mateo Hernandez remporte le Grand Prix de sculpture lors de l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris. À partir de 1927, Mateo Hernandez devient un artiste reconnu dans son pays natal l’Espagne, notamment grâce à une vaste exposition dédiée à ces oeuvres et présentée à Madrid. En France, l’apogée de sa reconnaissance se fait grâce à une glorieuse exposition de ces sculptures au Musée des arts décoratifs de Paris au printemps 1928.

En 1930, Mateo Hernandez est décoré de la Légion d’honneur. Quelques années plus tard, il obtient une reconnaissance internationale grâce à une exposition individuelle à New York. À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, Mateo Hernandez Ralenti son rythme de travail à cause de problèmes de santé mais il n’en est rien pour le passionné qu’il est. Mateo Hernandez continue à sculpter des œuvres conséquentes et reçoit le prix d’honneur lors d’une exposition de 1949, peu de temps avant sa mort.

Le processus de création de Mateo Hernandez

Bien qu’il continue de concevoir des peintres ou encore des gravures tout au long de sa carrière, c’est dans le domaine de la sculpture en pierre que Mateo Hernandez excelle. Grâce au succès rencontré lors du Salon d’Automne de 1920, le sculpteur parvient à vivre aisément de son art. Ce confort financier permet à Mateo Hernandez de se dévouer totalement à son œuvre et de construire un style bien reconnaissable. 

Mateo Hernandez s’attache à sculpter ses œuvres directement dans de grands blocs de pierre, souvent très coûteux pour l’époque.  Toutes ces journées sont consacrées à la conception de sculptures qu’il réalise en plein air, peu importe les aléas météorologiques.

Mateo Hernandez et la sculpture animalière

Fasciné par les animaux, Mateo Hernandez est avant tout un sculpteur animalier. Pour élaborer de fidèles représentations, il s’inspire de modèles vivants en se rendant au Parc Zoologique de Vincennes, au Muséum national d’Histoire naturelle, et au Jardin d’Acclimatation. 

Son amour pour le monde animal est bien connu et donne même naissance à une légende autour de sa maison de Meudon. Décrite comme un repaire d’animaux sauvages, la demeure est un véritable zoo dans lequel Mateo Hernandez accueillerait des chacals, des renards ou encore un aigle en son sein. Un ours serait même hébergé dans une fosse, près de son atelier

À combien sont estimées les œuvres de Mateo Hernandez ?

Aujourd’hui, les oeuvres de Mateo Hernandez sont rares sur le marché de l’art. En effet, durant sa carrière, il produit essentiellement des sculptures animalières uniques, dont très peu sont traduites en bronze, et quelques bustes et nus. Les estimations pour une sculpture signée Mateo Hernandez s’échelonnent entre 2 500 euros et 50 000 euros. En juin 2018, la sculpture en pierre intitulée Rhinoceros africain de 1943 est adjugée à 17 000 euros. 

En novembre de la même année, la sculpture en pierre Jeune cerf d’Inde de 1919 est adjugée à 26 000 euros. En juin 2020, la sculpture en pierre nommée Koudou et Lion de 1920 trouve acquéreur pour 5 500 euros. En peinture, comme en sculpture, Mateo Hernandez représente des animaux. Ses toiles sont aujourd’hui estimées entre 450 euros et 3 000 euros. En septembre 2020, l’huile sur panneau intitulée Leona en reposo est adjugée à 600 euros. En mai 2021, l’huile sur panneau intitulée El oso hormiguero est adjugée à 460 euros.

 

En lien avec Mateo Hernandez

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Marino Marini

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Estimation et cote de l'artiste Marino Marini

Marino Marini est considéré comme l’un des principaux représentants de l’art figuratif du XXe siècle. Bien que ses œuvres soient souvent centrées sur le thème du cheval et du cavalier, Marino Marini créé aussi des sculptures représentant des figures humaines, des nus, et d’autres sujets inspirés de la mythologie et de l’histoire.

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Qui est Marino Marini ?

Marino Marini est un sculpteur italien né le 27 février 1901 à Pistoia, en Toscane, et mort le 6 août 1980 à Viareggio, en Italie. En 1917, il entame sa formation artistique à l’Académie des Beaux-Arts de Florence où il suit les cours de sculpture de Libero Andreotti. Après ses études, il travaille comme assistant de son ancien professeur, puis enseigne à l’Académie des Beaux-Arts de Monza.

Dans les années 1930, Marino Marini s’établit en tant qu’artiste à part entière et commence à exposer ses sculptures à travers l’Italie. Il créé alors des œuvres représentant des figures humaines, des chevaux et des cavaliers. Son style est principalement figuratif, bien qu’il introduise des éléments hérités de l’Abstraction et de l’Expressionnisme.

Dans les années 1950, il acquiert une reconnaissance internationale et expose ses œuvres dans des galeries et des musées à travers toute l’Europe et les États-Unis.

Marino Marini connaît le succès à la Biennale de Venise de 1952 où il obtient le Grand Prix de Sculpture. Sa première rétrospective a lieu dix ans plus tard à Zürich, puis à Rome en 1966. Un musée lui est dédié à Florence et ses œuvres sont exposées au Japon en 1978.

Son œuvre est souvent associée à des thèmes symboliques et allégoriques. Marino Marini explore des sujets tels que la dualité de la nature humaine, la relation entre l’homme et l’animal, et les questions de la vie et de la mort. Tout au long de sa carrière, Marino Marini est très productif, tout en travaillant différents médiums, dont la sculpture, la peinture, le dessin et la gravure.

En parallèle, Marino Marini est un enseignant influent. Il occupe des postes dans diverses institutions artistiques en Italie, notamment à l’Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan.

L’œuvre de Marino Marini

Les sculptures de Marino Marini sont le résultat d’un style bien spécifique qui mélange l’Expressionnisme, l’Abstraction et le Symbolisme. En plus de cette combinaison artistique, Marino Marini choisit de créer des formes élégantes et stylisées pour explorer la puissance des émotions humaines.

Durant sa carrière, Marino Marini expérimente divers matériaux pour créer ses sculptures, notamment le bronze, la terre cuite et le marbre. Chaque matériau lui permet de transmettre des émotions spécifiques et de jouer avec la texture et la forme.

Et, bien qu’il intègre des innovations modernes à ses créations, Marino Marini est sans aucun doute influencé par l’art classique ainsi que par la tradition artistique italienne. Des sujets classiques tels que le cheval et le cavalier, traités fréquemment par Marino Marini, appuient cette idée.

Marino Marini et la sculpture équestre

Dans le domaine de la sculpture, Marino Marini aborde de nombreux thèmes : les statues équestres, les nus, les portraits, les figures de cirque. Pour les traiter, il s’inspire des traditions de la sculpture étrusque. Son but est de présenter des images mythiques et des sujets classiques à travers un traitement moderne.

C’est dans cette dynamique que Marino Marini produit la série de statues équestres stylisées qui présentent un homme sur son cheval, les bras tendus. Marino Marini fait évoluer ce thème, qui apparaît dans son œuvre à partir de 1936, selon les changements de son époque. Les premières statues de cette série représentent alors un cheval et son cavalier dans des poses calmes, tandis que les suivantes montrent peu à peu un cheval plus agité et un cavalier moins formel.

Les dernières œuvres de Marino Marini sur ce thème représentent un cavalier situé à côté de son cheval au sol, dans une atmosphère apocalyptique et hors de contrôle. Par l’évolution qu’il donne aux statues de cette série, Marino Marini exprime son désespoir face à l’avenir du monde.

À combien sont estimées les œuvres de Marino Marini ?

Aujourd’hui, les maisons de ventes aux enchères proposent fréquemment des œuvres de Marino Marini. Il peut s’agir de sculptures, de dessins, d’estampes ou de peintures. Marino Marini bénéficie d’une belle cote sur le marché de l’art international.

Les estimations d’une sculpture de Marino Marini peuvent débuter à 200 euros et atteindre plus de 5 000 000 euros. En novembre 2022, le bronze intitulé Piccolo nudo, daté de 1945 et mesurant 42 centimètres, est adjugé à 33 874 euros. En février 2023, le bronze nommé Piccola Pomona de 1943 est adjugé à 25 000 euros. En mai 2023, le bronze Piccolo cavallo, daté de 1950 et mesurant 47 centimètres, atteint le prix au marteau de 571 776 euros.

De nombreuses estampes de Marino Marini sont aussi proposées en ventes aux enchères, estimées entre 200 euros et 1 500 euros en moyenne, bien que certaines atteignent des prix pouvant atteindre 40 000 euros.

Quant aux dessins de Marino Marini, il faut compter entre 250 euros et 160 000 euros en moyenne pour en acquérir un. En mai 2022, l’encre sur papier Cavallo e cavaliere de 1949 est adjugé à 165 000 euros.

Enfin, les peintures de Marino Marini bénéficient aussi d’un fort engouement. Elles sont estimées entre 2 500 euros et 940 000 euros. En décembre 2022, l’huile sur toile Note della Luna de 1950 est adjugée à 42 000 euros. En juin 2023, l’huile sur toile Il giocoliere de 1960 atteint le prix de 267 901 euros.

 

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Estimation et cote de l'artiste Marcel Lémar

De retour de la Première Guerre mondiale, Marcel Lémar se dédie à sa passion, la sculpture animalière. Rapidement, il se lie d’amitié avec les grands animaliers de son époque comme François Pompon. Marcel Lémar est également un membre du groupe des Douze, association artistique dédiée à l’art animalier.

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Quelques mots sur Marcel Lémar

Léon-Marcel Marceau, dit Marcel Lémar, est un sculpteur animalier, né le 21 juin 1892 et mort le 20 septembre 1941 à Paris. Issu d’une famille modeste, il doit commencer à travailler à l’âge de 15 ans. En 1914, au commencement de la Première Guerre mondiale, Marcel Lémar est mobilisé. Grièvement blessé et gazé, il est réformé.

De retour à Paris, Marcel Lémar prend des cours d’anatomie et de paléontologie au Museum d’histoire naturelle. Il s’intéresse de près à l’art animalier et se lie d’amitié avec François Pompon, sculpteur animalier. C’est à cette époque qu’il débute ses sculptures animalières. 

Rapidement, Marcel Lémar présente ses œuvres lors de plusieurs expositions. En 1925, il expose pour la première fois au Salon des indépendants où il continue d’exposer régulièrement tout au long de sa vie.

En 1931, Marcel Lémar rejoint le groupe des Douze, formé par François Pompon et Jeanne Poupelet et destiné aux animaliers. Il participe au deux expositions montées par le groupe, en 1932 et 1933.

L’œuvre de Marcel Lémar est redécouverte récemment et une exposition rétrospective lui est consacrée en 2013, au musée de la Piscine de Roubaix.

L’art animalier de Marcel Lémar

Marcel Lémar se rend dans des musées pour étudier l’anatomie et la paléontologie sur son temps libre. Tous les jours, il visite aussi le Jardin des Plantes où de grands animaliers de l’époque se croisent. C’est ainsi qu’il rencontre François Pompon, sculpteur animalier, qui l’encourage à débuter la sculpture. En effet, jusqu’alors, Marcel Lémar se contentait de peindre ou de dessiner les animaux sauvages qu’il observait. Sa rencontre avec les animaliers lui met le pied à l’étrier et il se consacre peu à peu au modelage.

Dans ses premières œuvres sculptées, Marcel Lémar recherche la vraisemblance. Progressivement, il s’oriente vers une stylisation personnelle, vers un travail plus architectural. Niveau matériau, Marcel Lémar travaille aussi bien la pierre ou le bois que le bronze et le plâtre. 

Il s’intéresse aux animaux peu représentés dans la sculpture animalière, comme le crapaud ou le crocodile. Marcel Lémar opte le plus souvent pour des représentations de petite taille avec des poses familières et expressives.

Marcel Lémar, membre du groupe des Douze

En 1931, Marcel Lémar rejoint le groupe de Douze, groupe d’animaliers constitué à l’initiative de François Pompon et Jeanne Poupelet. Il regroupe des artistes comme Paul Jouve, Charles Artus, Georges-Lucien Guyot et Gaston Chopard, entre autres. 

François Pompon et Jeanne Poupelet créent le groupe des Douze en réaction à la dissolution de la Société des artistes animaliers. Cette association a pour but de constituer une avant-garde et de prôner une esthétique nouvelle qui s’appuie sur le sujet, l’animal, et sur la simplification des formes. Le groupe expose dans les salons de l’hôtel Ruhlmann une première fois, du 8 avril au 8 mai 1932, puis une seconde fois, du 1er au 31 mars 1933. Déjà affaiblit par le décès de Jeanne Poupelet en 1932, le groupe des Douze disparait avec son autre fondateur, François Pompon, peu de temps après sa seconde exposition en 193

À combien sont estimées les œuvres de Marcel Lémar ?

Les œuvres de Marcel Lémar sont très rares sur le marché de l’art, comme en ventes aux enchères. Depuis 1990, seulement une cinquantaine ont été présentées par des maisons de ventes. Le plus souvent, ce sont les sculptures de Marcel Lémar qui sont proposées à la vente, bien que de rares dessins de l’artiste fasse parfois leur apparition.

Pour acquérir une sculpture de Marcel Lémar en ventes aux enchères, il faut compter entre 300 euros et 50 000 euros. En mars 2019, le bronze intitulé Échassier, mesurant 38 centimètres, est adjugé à 12 000 euros. En juillet 2022, le bronze intitulé Éléphant, mesurant 26 centimètres, atteint le prix au marteau de 49 612 euros. Les rares dessins de Marcel Lémar présentés en ventes aux enchères sont estimés entre 50 euros et 700 euros. En novembre 2014, l’aquarelle représentant Trois paons est adjugée à 300 euros.

 

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Estimation et cote de l'artiste Jules Desbois

Jules Desbois est l’une des figures majeures du mouvement symboliste dans la sculpture à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Son œuvre est aussi bien connue et réputée pour sa beauté que pour sa forte expressivité. Jules Desbois use aussi de son talent pour rendre hommage au corps humain, et en particulier à celui de la femme.

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Qui est Jules Desbois ?

Jules Desbois est un sculpteur français, né le 9 septembre 1851 à Paris et mort le 15 avril 1935 à Boulogne-Billancourt. Fils d’un père ouvrier, il est l’aîné d’une fratrie de quatre enfants. Dès son plus jeune âge, Jules Desbois montre un intérêt, et un certain talent, pour le dessin et la sculpture. Sa passion pour l’art l’amène à entrer à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, où il devient l’élève du sculpteur Auguste Dumont. Rapidement, Jules Desbois gagne en reconnaissance pour son art, et ses sculptures sont reçues avec succès dans de nombreuses expositions.

Jules Desbois se distingue rapidement par ses créations naturalistes et symbolistes, traitant de thèmes et de sujets mythologiques ou spirituels. Il emploie divers matériaux comme le bronze, le marbre et le plâtre pour donner vie à ses œuvres. L’art de Jules Desbois est souvent décrit comme empreint d’une sensibilité émotionnelle et d’une attention minutieuse aux détails. Il est aussi connu pour capturer la beauté et la grâce du corps humain, en particulier celui des femmes.

L’œuvre la plus célèbre de Jules Desbois est probablement La Misère, un groupe sculptural en bronze qui représente une mère mourante et son enfant. Cette sculpture symboliste, saluée par la critique, suscite encore aujourd’hui beaucoup d’admiration pour son expressivité. Au cours de sa carrière, Jules Desbois reçoit de nombreuses distinctions, dont le titre de chevalier de la Légion d’honneur en 1900. Son travail détient une influence durable sur la sculpture française et inspire aussi bien des artistes de son époque que des artistes plus contemporains. Aujourd’hui, les œuvres de Jules Desbois sont exposées dans des musées et des collections privées à travers le monde.

L’œuvre de Jules Desbois

Le style artistique de Jules Desbois peut être décrit comme étant à la fois naturaliste et symboliste. Durant sa carrière, Jules Desbois parvient à développer un langage sculptural expressif qui combine éléments réalistes avec des éléments allégoriques et émotionnels, hérités du Symbolisme.

En tant que sculpteur naturaliste, Jules Desbois cherche à représenter le monde réel avec une grande précision et un souci du détail. En parallèle, il développe un intérêt certain pour l’expression des émotions, des rêves, des mythes et des symboles plutôt que pour une représentation stricte de la réalité. 

Cette combinaison donne une certaine puissance et une singularité aux œuvres de Jules Desbois. Ses sculptures se caractérisent alors par des poses dramatiques, des expressions fortes et des sujets allégoriques. Plus encore, Jules Desbois parvient à développer une esthétique forte et chargée d’un sens profond. Les sculptures de Jules Desbois sont en effet réputées pour leur beauté et leur imposante sensibilité émotionnelle.

Jules Desbois et ses représentations féminines

Jules Desbois est connu pour sa capacité à capturer la beauté du corps humain, en particulier celui de la femme. Tout au long de sa carrière, il créé alors de nombreuses sculptures qui rendent hommage aux courbes féminines tout en introduisant des réflexions sociales et philosophiques.

Jules Desbois représente aussi bien une femme mourante, une femme en train de file, une prêtresse ou bien une femme bohémienne. A travers ces différentes silhouettes, Jules Desbois évoque d’autres thématiques comme l’artisanat, la mythologie grecque, le romantisme, la liberté ou même l’errance. En somme, Jules Desbois cherche à représenter la féminité sous ses différentes formes et émotions, toujours en alliant réalisme et symbolisme pour créer des œuvres expressives et captivantes.

À combien sont estimées les œuvres de Jules Desbois ?

Aujourd’hui, il est possible de trouver des œuvres signées Jules Desbois sur le marché de l’art et en ventes aux enchères publiques. Le sculpteur bénéficie d’une cote honorable et assez stable depuis plusieurs années. 


Les sculptures de Jules Desbois sont couramment estimées entre 150 euros et 20 000 euros, bien qu’il arrive que certaines adjudications surpassent ces valeurs. C’est le cas du bronze mesurant 60 centimètres de haut intitulée La Source dont le prix au marteau s’élève à 44 000 euros lors d’une vente aux enchères de janvier 2022. Quelques mois plus tard, en mai 2022, la sculpture en terre cuite Baigneuse au rocher de 15 centimètres est adjugée à 2 600 euros. Plus récemment, en juin 2023, la sculpture de 48 centimètres intitulée Salomé et datée de 1912 est adjugée à 8 200 euros.

 

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Joseph Charles Marin est un sculpteur parisien qui exerce essentiellement dans la première moitié du XIXe siècle. Son œuvre néo-classique peut s’apprécier selon deux parties : l’une gracieuse et légère, l’autre austère et dédiée aux commandes privées. Alors qu’il perd en notoriété dès les années 1820, Joseph Charles Marin bénéficie aujourd’hui d’une cote honorable sur le marché de l’art.

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Qui est Joseph Charles Marin ?

Joseph Charles Marin est un sculpteur français, né en 1759 et mort le 18 septembre 1834 à Paris. Il réalise une grande partie de sa formation artistique sous les conseils de Clodion, son professeur de sculpture. Joseph Charles Marin tente à plusieurs reprises de remporter le grand prix de sculpture sous l’Ancien Régime, entre 1782 et 1787.

Après la Révolution, en 1791, Joseph Charles Marin participe pour la première fois au Salon, où il expose ensuite régulièrement jusqu’en 1833. Entre 1794 et 1799, il séjourne à Rome et réalise des sculptures inspirées des chefs-d’œuvre italiens. En 1801, Joseph Charles Marin remporte le grand prix de Rome en sculpture, grâce au bas-relief Caïus Gracchus quittant sa femme Licinia. Entre 1802 et 1807, il est pensionnaire de l’Académie de France à Rome. Vers 1805, Joseph Charles Marin opère un changement de style dans son œuvre, passant d’une manière légère et gracieuse à un style sévère.

Joseph Charles Marin est de retour à Paris en 1812. Il entreprend alors des travaux plus importants pour la coupole du Panthéon ou l’Arc de Triomphe. En 1813, Joseph Charles Marin est nommé professeur à l’Ecole des beaux-arts de Lyon. Il démissionne quatre ans plus tard pour retourner à Paris et restaurer le baldaquin du dôme des Invalides. Entre 1827 et 1829, Joseph Charles Marin sculpte les bustes du Dauphin et du duc d’Angoulême. Au début des années 1830, il travaille pour une clientèle privée d’amateurs tout en donnant des cours de sculpture. Cependant, c’est dans la pauvreté que Joseph Charles Marin meurt en 1834.

L’œuvre en deux temps de Joseph Charles Marin

Dans un premier temps, Joseph Charles Marin oriente son œuvre vers un style élégant et gracieux, fortement influencé par les œuvres de son maitre Clodion. Lorsqu’il séjourne à la Villa Médicis au début des années 1800, Joseph Charles Marin développe une créativité teintée de légèreté. Il veut profiter de ces années de pensionnat pour réaliser des compositions en terre cuite, originales et inspirées de l’Antiquité. Cependant, Joseph Charles Marin opère un changement certain dans son style. Ainsi, l’intégralité de son œuvre peut s’analyser en deux parties. Il délaisse un style aimable pour favoriser un style sévère. Peu à peu, Joseph Charles Marin abandonne les sculptures gracieuses pour se consacrer à des commandes privées de bustes ou de monuments funéraires.

Les sculptures néo-classiques de Joseph Charles Marin

A partir de 1805, Joseph Charles Marin entre dans la seconde partie de sa carrière :  il adopte un style et des sujets plus austères, en adéquation avec les canons néo-classiques alors en vigueur. A l’instar des artistes néo-classiques de son époque, Joseph Charles Marin se tourne vers l’Antiquité et ses valeurs esthétiques : le « beau » idéal est à la fois celui du corps et de l’esprit. Le Néo-classicisme se retrouve particulièrement dans l’art du portrait qui associe la pureté des formes et le souci du détail. Cette rigueur esthétique donne parfois l’impression de froideur.

À combien sont estimées les œuvres de Joseph Charles Marin ?

Les œuvres de Joseph Charles Marin se font rares sur le marché de l’art et en ventes aux enchères. Celles proposées à la vente sont, le plus souvent, des bronzes, des terres cuites ou des médailles. Malgré sa perte de notoriété à partir des années 1820, Joseph Charles Marin bénéficie aujourd’hui d’une belle cote.

Les sculptures de Joseph Charles Marin peuvent être estimées, en moyenne, entre 300 euros et 320 000 euros. Le record de vente pour une œuvre de Joseph Charles Marin remonte à décembre 2014 : le marbre intitulé Venus and Cupid kissing, daté de 1808, atteint le prix au marteau de 322 760 euros.

Plus récemment, en novembre 2016, le bronze Bacchante courant est adjugé à 300 euros. En décembre 2017, une paire de buste en terre cuite nommée Deux Bacchantes, datée de 1833, est adjugée à 25 000 euros. En mai 2019, la sculpture en terre cuite intitulée Buste de Bacchante est adjugée à 5 500 euros.

 

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