Estimation gratuite Joachim Costa

Joachim Costa

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Estimation et cote de l'artiste Joachim Costa

Ardent défenseur de la technique de la taille directe, Joachim Costa (1888 – 1971) marque de son talent la période de l’entre-deux-guerres.

Estimation gratuite Joachim Costa

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L’apprentissage artistique du sculpteur Joachim Costa

Joachim Costa nait en Occitanie, dans la ville de Lézignan-Corbières, en 1888. D’une famille d’artisans originaire d’Espagne, le jeune garçon est manœuvre-plâtrier à Pézenas, tout en pratiquant la sculpture lors de son temps libre. C’est à Montpellier, en 1904, que Joachim Costa suit les cours de l’École régionale des Beaux-Arts. Il réalise un buste de Molière, sa première sculpture, pour la cour d’honneur du collège de Pézenas, à seulement seize ans.

L’année suivante, le jeune artiste gagne la capitale pour entrer à l’École des Arts décoratifs. Cette formation est interrompue par le service militaire. À son retour, Joachim Costa intègre l’École nationale des Beaux-Arts de Paris en 1906 pour poursuivre son apprentissage, aidé par une bourse de la commune de Pézenas. Il est l’élève du sculpteur Antonin Injalbert, puis de Jean Boucher. Il y apprend la « taille directe », technique consistant à sculpter directement dans un bloc de pierre, de bois, d’ivoire ou de marbre. 

En 1912, Joachim Costa expose son bas-relief Le Soir au Salon des artistes français. L’année suivante, il y présente sa sculpture Bacchus enfant.

Mobilisé durant la Première Guerre mondiale, Joachim Costa sert dans l’infanterie. Il en revient décoré de la Croix-de-guerre.

La taille directe comme crédo du sculpteur Joachim Costa

À la fin de la guerre, les communes endeuillées veulent ériger des monuments en l’honneur des soldats. Ayant lui-même combattu dans les tranchées, le jeune sculpteur est particulièrement touché par ce sujet. Il réalise un Poilu. L’homme, d’une hauteur de deux mètres cinquante, se dresse sur son piédestal, vêtu de son uniforme et casque à la main, s’appuie sur une canne où s’accroche un serpent. La statue en plâtre est présentée en 1920 au Salon d’Automne. Monumentale, elle s’impose par son réalisme et sa sincérité, loin de l’image héroïque du sauveur. Elle se caractérise également par sa forme épurée. Joachim Costa se voit confier la réalisation des monuments de La Rochelle et de sa ville de Pézenas.

Joachim Costa rejoint La Douce France, mené par l’homme de lettres Emmanuel de Thubert. Ce collectif rassemble des artistes tels André Abbal, Ossip Zadkine ou encore Paul Dardé. Tous défendent la technique de la taille directe, sans utiliser le modelage au préalable. En 1921, Joachim Costa écrit l’ouvrage Modeleur et tailleur de pierre, nos traditions, qui traite de ce sujet. Le sculpteur se réfère aux bâtisseurs de cathédrales pour expliquer son positionnement. Une exposition du groupe a lieu en 1922 à la galerie Barbazangues. Cinq autres suivront, à l’initiative d’Emmanuel de Thubert.
En 1925, la Pergola de la Douce France est édifiée pour l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes. Cette sculpture, constituée de quatre blocs sculptés, est créée collectivement par le groupe et illustre les légendes celtiques. Joachim Costa y représente Tristan et Iseult, la fée Koridwen et le nain Guyon. L’œuvre de Joachim Costa remporte le grand prix de sculpture.  

Joachim Costa expose régulièrement aux salons parisiens. S’écartant de ses principes, il réalise également des statues en bronze et en céramique, comme ses sculptures d’animaux. Répondant à des commandes, il élabore des œuvres monumentales telle la statue Diane pour le jardin public de Montluçon. Il sculpte le monument à Joseph Anglade pour la ville de Lézignan-Corbières ou encore La Comédie pour la façade du théâtre de Saint-Brieuc. Cependant, sa carrière est freinée par la Seconde Guerre mondiale. Le sculpteur demeure un artiste représentatif de l’entre-deux-guerres.
Joachim Costa décède à Narbonne, en 1971.

À combien sont estimées les œuvres de Joachim Costa ?

Joachim Costa a réalisé de nombreuses sculptures représentant des tigres. Ces dernières années, elles apparaissent à plusieurs reprises dans les salles de vente aux enchères. En 2018, un bronze de cet animal a été adjugé à 9 500 euros. En 2020, cette même bête a été vendue au prix de 3 900 euros, et de 4 833 euros en 2017. En 2015, un bronze de Panthère a été cédé pour 8 000 euros. 

En 2023, des œuvres de Joachim Costa n’ont pas trouvé d’acquéreurs. Les Métallurgistes, un bas-relief, avait pourtant été estimé entre 2 000 et 3 000 euros. Deux ans auparavant, la sculpture en bronze Venus captivant Éros a été estimée entre 5 000 et 7 000 euros.  

De rares objets sont proposés à la vente. En 2018, un vase en bronze a été vendu pour 2 000 euros. En 2016, les vases Jeunes filles dénudées reliées par des cordes, à motifs d’oiseaux, ont atteint la somme de 8 500 euros pour sa vente.

 (illus.) Joachim Costa

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Estimation gratuite Albéric Collin

Alberic Collin

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Estimation et cote de l'artiste Albéric Collin

Passionné par les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiques, l’artiste belge Albéric Collin (1886 – 1962) se spécialise dans leur représentation. Il produit plus de six cents sculptures avec pour modèles les bêtes les plus bigarrées.

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Les débuts artistiques du sculpteur Albéric Collin

Né à Anvers en 1886, Albéric Collin se forme à l’Académie royale des Beaux-Arts de sa ville natale. L’enseignement du professeur Josuë Dupon le marque particulièrement. Celui-ci est réputé pour ses sculptures d’animaux exotiques. Deux de ses oiseaux, en bronze, dominent d’ailleurs l’entrée du zoo d’Anvers. 

S’il débute sa carrière par des caricatures de personnages, Albéric Collin délaisse ce sujet pour s’intéresser aux animaux. Comme pour son professeur, le zoo d’Anvers lui devient familier. Il en arpente les allées pour observer tous les animaux en captivité. À cette période, le parc encourage les artistes à venir croquer ou modeler les animaux. Ce jardin zoologique de renom possède de nombreuses espèces provenant du monde entier. Un groupe de fidèles s’y rend donc fréquemment, parmi lequel Albéric Collin, Rembrandt Bugatti, qui y possède un atelier en résidence, et Josuë Dupon. Les artistes y observent l’anatomie des animaux, mais surtout leurs comportements, leurs mouvements et leurs expressions.

C’est dans ce zoo qu’Albéric Collin rencontre le sculpteur italien Rembrandt Bugatti, lui-même fasciné par les bêtes. Les deux amis ont une influence certaine sur leurs travaux respectifs.

La consécration pour les sculptures d’Albéric Collin

Lors de la Première Guerre mondiale, Albéric Collins se réfugie chez sa sœur en Angleterre. Il regagne ensuite les Pays-Bas. En 1920, l’artiste expose à nouveau ses œuvres en Belgique et en France. Dès cette année, il remporte la médaille d’or avec sa sculpture La Force dans la compétition artistique aux Jeux olympiques d’été d’Anvers. 

En 1921, Albéric Collin reçoit une médaille d’or au Salon des indépendants de Paris. L’année suivante, une médaille en bronze lui est attribuée au Salon des artistes français où il présente un Dromadaire. En 1930, à l’Exposition universelle d’Anvers, le sculpteur expose douze éléphants de taille monumentale au Palais du Congo. Puis, cinq ans plus tard, il exhibe son imposant Éléphant monté par des Noirs à l’Exposition universelle de Bruxelles. Cette sculpture monumentale en béton armé illustre la vision coloniale de la Belgique sur l’Afrique à cette époque.

Les sculptures animalières de l’artiste Albéric Collin

Au zoo d’Anvers, Albéric Collin réalise donc des esquisses d’animaux prises sur le vif. Il modèle ensuite ses sujets dans son atelier. Il s’applique à rester fidèle à la réalité, mais surtout à rendre expressives ses bêtes. Il souhaite rendre compte de leur personnalité.
Les animaux les plus variés tels que lions, dromadaires, pélicans, girafes, éléphants, daims ou encore guépards comptent parmi les espèces représentées. Ils sont modelés dans des poses familières plutôt que dans des scènes de combat. Les attitudes sont inédites, sereines, révélant leur tendresse comme avec la sculpture en bronze à patine noire intitulée Bouc et chèvre. Le mâle s’y montre protecteur. De même, la statuette Lionne et lionceaux représente une mère veillant sur ses petits. Cet aspect de son travail émeut la critique d’art Marguerite Devigne. Elle écrit dans la Revue belge en 1924 : « Il n’est guère possible d’imaginer regard plus émouvant et plus douloureusement mélancolique, plus désabusé et plus fier que celui de cet Aigle impérial à l’aile brisée qui renverse la tête pour regarder les cieux ».

Albéric Collin emploie aussi bien la technique du bronze que la terre cuite, le gypse ou le grès. Il produit plus de six cents sculptures tout au long de sa carrière. Cependant, chaque modèle est fondu en sept exemplaires seulement.

À combien sont estimées les œuvres d'Alberic Collin ?

Le prix de vente des sculptures d’Albéric Collin est généralement estimé entre 100 et 60 000 euros. En 2021, le bronze d’un Babouin a été adjugé à 56 208 euros. Un Sagittaire avec serpent a atteint la somme de 45 000 euros en 2017, une Panthère en bronze a été vendue 44 000 euros en 2014 tandis qu’un Serval couché a été cédé pour 43 000 euros en 2013. Ces prix à la vente sont parmi les plus élevés ces dernières années. 

Récemment, un bronze représentant un Cerf et deux biches a atteint un prix approchant puisqu’il a été vendu 31 000 euros en 2023. Cependant, si la statuette Oiseau à la queue levée a été adjugée à 10 500 euros, les sculptures La Lionne et Biche ont été vendues respectivement pour 4 500 euros et 6 000 euros. 

Sur le marché de l’art, les dessins et les aquarelles d’Albéric Collin sont peu fréquents. En 2023, un dessin au pastel sur papier représentant un perroquet a été acheté pour 450 euros. En 2017, le dessin au crayon de couleur Panthère noire allongée avait quant à lui atteint le prix de 5 000 euros pour sa vente.

 (illus.) Albéric Collin Éléphant africain 1935

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Estimation gratuite Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Albert-Ernest Carrier-Belleuse

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Estimation et cote de l'artiste Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Le sculpteur Albert-Ernest Carrier-Belleuse (1824 – 1887) marque le Second Empire par sa fécondité artistique. Des marbres imposants aux objets décoratifs, des monuments publics aux bustes en terre cuite, son œuvre est aussi abondante que variée et novatrice. L’influence de l’artiste s’étend des beaux-arts aux arts décoratifs.

Estimation gratuite Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Prix des œuvres d'Albert Ernest Carrier-Belleuse

  • Sculpture (marbre, bronze, terre cuite, chrysélephantine) – entre 70 € et plus de 720 000 €

  • Dessin / étude / aquarelle – entre 100 € et 5 000 €

  • Estampe, multiples, petits objets (vases, chandeliers d’atelier, tirages) – entre 20 € et 180 000 €

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La formation artistique d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Si l’artiste Albert-Ernest Carrier-Belleuse se distingue en tant que maitre d’Auguste Rodin, il possède surtout une œuvre personnelle des plus remarquables. Son prestige et son autorité s’en ressentent sur son célèbre élève. Ce dernier développera son style moderne après son apprentissage, et s’inspirera du fonctionnement de son atelier. Né en 1824, dans l’Aisne, Albert-Ernest Carrier-Belleuse débute comme apprenti à treize ans dans l’atelier d’un ciseleur, puis chez un orfèvre. Cette formation lui apprend les techniques rigoureuses du travail des métaux. En 1840, le jeune homme intègre l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il reçoit l’enseignement du sculpteur David d’Angers, mais ne reste que peu de temps dans cette institution. Il lui préfère l’École royale gratuite de dessin, dite « Petite École », avec ses cours du soir. Ceux-ci lui permettent de travailler par ailleurs à la réalisation d’objets décoratifs. Admiratif de l’art de la Renaissance et du XVIIIe siècle, il s’en inspire dans son travail.

Des Salons aux commandes officielles pour l’artiste Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Après la révolution de 1848, Albert-Ernest Carrier-Belleuse reçoit sa première commande. Il réalise en plâtre doré Mademoiselle Rachel chantant la Marseillaise à la demande de son cousin, l’homme politique François Arago. De 1851 à 1855, Albert-Ernest Carrier-Belleuse est employé à la manufacture de porcelaine et de céramique de Mintons, en Angleterre. Il se marie à l’aquarelliste Anne-Louis Adnot, avec qui il aura huit enfants. De retour en France, Albert-Ernest Carrier-Belleuse expose régulièrement au Salon. Sa Bacchante, réalisée en marbre et présentée en 1863, suscite l’admiration. Louée pour sa sensualité, elle est achetée par Napoléon III. Quatre ans plus tard, son œuvre Le Messie lui fait gagner une médaille d’honneur. Cette sculpture représente la vierge Marie, tête inclinée, brandissant l’Enfant Jésus. Albert-Ernest Carrier-Belleuse travaille vite et possède une imagination fertile. Sa production s’accélère. Il réalise des marbres imposants comme Hébé endormie, dont la dimension excède légèrement deux mètres de hauteur, La Source ou encore Harmonie.

Albert-Ernest Carrier-Belleuse, sculpteur virtuose, novateur et prolifique

Dans l’atelier d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse, les commandes affluent. Plus de vingt personnes y travaillent dont les jeunes artistes Alexandre Falguière, Jules Dalou et Auguste Rodin. Les personnalités de la haute société réclament leur buste en terre cuite. Parmi eux figurent ceux de François Arago, Théophile Gautier, Eugène Delacroix, mais aussi de Napoléon III. La comédienne Marguerite Bellanger, favorite de l’Empereur, lui sert de modèle pour de nombreux bustes tout en délicatesse. Des portraits mythologiques et historiques sont également réalisés comme ceux de William Shakespeare et Wolfgang Amadeus Mozart. À cette époque, les grands travaux du Second Empire se répandent dans Paris. Albert-Ernest Carrier-Belleuse y participe. Du fronton de la Banque de France aux ailes du Louvre, le sculpteur collabore à la décoration de nombreux édifices parisiens. En 1873, par l’intermédiaire de son ami Charles Garnier, il contribue aux sculptures décoratives de l’Opéra de Paris, telles les torchères monumentales du grand escalier. L’édification de monuments, comme celui en hommage à Jean-Jacques Rousseau dans la ville de Montmorency, lui est également confiée. En 1861, installé et largement reconnu dans sa profession, Albert-Ernest Carrier-Belleuse est nommé au Comité de la Société nationale des Beaux-Arts. Il devient directeur des travaux d’art de la manufacture de Sèvres en 1875, contribuant ainsi au développement des arts décoratifs et industriels. L’artiste est nommé officier de la Légion d’honneur en 1885. Il décède en 1887, à Sèvres.

Estimations des œuvres de l’artiste Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Les sculptures d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse peuvent dépasser les 100 000 euros dans les salles de vente aux enchères. En 2019, le marbre Léda et le cygne a été adjugé pour 108 099 euros. En 2013, une Figure féminine formant une porte torchère, en bronze, a même atteint la somme de 180 000 euros pour sa vente. Cependant, les prix fluctuent fortement selon les sujets, les dimensions et les matériaux employés. Récemment, en 2023, la terre cuite Hercule et Omphale a été acquise pour 7 589 euros. La sculpture d’une Jeune femme au corsage fleuri, également en terre cuite, a été achetée pour 11 675 euros. Plus généralement, les prix des sculptures d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse s’échelonnent entre 3 000 euros, pour les petits formats, et 45 000 euros pour les œuvres de plus grandes dimensions.  Certains dessins et aquarelles d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse peuvent se vendre pour des sommes inférieures à 1 000 euros. En 2020, une Étude pour une sculpture d’une femme, à la craie, a été adjugée à 912 euros. En 2017, une sanguine sur papier de Femmes à la lecture a été vendue au prix de 600 euros.

 (illus.) Albert-Ernest Carrier-Belleuse La Fille au chapeau de paille / Terre cuite avec un socle en bois – Vers 1868 – 1870

Reconnaître la signature d'Albert-Ernest Carrier-Belleuse

Reconnaître la signature d’Albert-Ernest Carrier-Belleuse est indispensable pour authentifier une œuvre de ce sculpteur et orfèvre majeur du XIXᵉ siècle, réputé pour ses bustes, statues et objets décoratifs en bronze ou en plâtre. Carrier-Belleuse signe la plupart de ses sculptures, souvent sur le socle ou la base de la pièce, avec « A. Carrier-Belleuse » ou simplement « Carrier-Belleuse », parfois accompagné de la date d’exécution. Sur des œuvres célèbres comme La Source ou ses bustes féminins finement ciselés, la signature est gravée ou estampée de manière lisible, parfois dans un cartouche discret intégré au décor. Certaines pièces, notamment les bronzes édités en séries, portent également le cachet de la fonderie, mais la signature de l’artiste reste le critère principal pour authentification. Face à un marché où circulent de nombreuses copies et reproductions, faire vérifier la signature d’un Albert-Ernest Carrier-Belleuse par un expert qualifié est essentiel. Sur Estimon’Objet, nos spécialistes de la sculpture du XIXᵉ siècle vous accompagnent dans l’identification, l’authentification et l’estimation de vos œuvres signées Carrier-Belleuse, qu’il s’agisse de bustes, de statuettes ou d’objets décoratifs en bronze ou plâtre.

Expertise Signature Albert-Ernest De Carrier Belleuse
Signature Albert-Ernest De Carrier Belleuse

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Estimation gratuite Victor Brecheret

Victor Brecheret

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Estimation et cote de l'artiste Victor Brecheret

L’artiste Victor Brecheret (1894 – 1955) sculpte des œuvres monumentales comme son Monument aux drapeaux, édifié à São Paulo. Inspiré par l’avant-garde européenne, il réalise également en bronze des sculptures élégantes, aux beaux volumes géométriques, et des statuettes en terre cuite.

Estimation gratuite Victor Brecheret

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Victor Brecheret et le Groupe des modernistes

Né en Italie en 1894, Vittorio Brecheret émigre à dix ans avec sa famille à São Paulo. Il entre en 1912 au lycée des Arts et Métiers, où il rencontre l’architecte Ramos de Azevedo. Il y étudie le dessin, mais aussi le modelage et la sculpture. L’année suivante, le jeune homme part en Italie, à Rome. Il suit l’enseignement du peintre et sculpteur Arturo Dazzi, lui-même très influencé par l’œuvre d’Auguste Rodin. Victor Brecheret y séjourne pendant six ans, jusqu’en 1919. Talentueux, il participe à l’Exposition nationale des Beaux-Arts en 1916 avec son œuvre L’Éveil. Il remporte la première place. 

Dès son retour au Brésil, Victor Brecheret s’installe dans un atelier au Palais des industries, grâce à l’appui de son ami Ramos de Azevedo. Le sculpteur, dont le travail est déjà important, impressionne les artistes d’avant-garde. Parmi ces derniers, les écrivains Mario de Andrade, Oswald de Andrade et Menotti del Picchia, les peintres Anita Malfatti et Di Cavalcanti, et le compositeur Heitor Villa-Lobos invitent le jeune sculpteur à les rejoindre pour former le Groupe des modernistes. Ce collectif, en rupture des traditions académiques, s’inspire des mouvements artistiques européens comme le cubisme et le futurisme. Il cherche à développer un langage esthétique singulier, caractéristique au Brésil.

Du Brésil à la France, la renommée internationale du sculpteur Victor Brecheret

En 1921, financé par une bourse d’État, Victor Brecheret s’envole pour Paris. Il y rencontre les sculpteurs Henry Moore, Antoine Bourdelle, Constantin Brancusi et Aristide Maillol. Il expose régulièrement ses sculptures jusqu’en 1929 dans les salons parisiens tels que le Salon d’Automne, le Salon des artistes français ou encore le Salon des indépendants. Sa Dançarina (La Danseuse), présentée en 1925 au Salon d’Automne, suscite l’admiration. Ses volumes harmonieux et ses lignes pures et élégantes sont mis en valeur par la matière polie, tout en marbre.  

En son absence du Brésil se tient en février 1922 la Semaine d’art moderne de São Paulo. Le Groupe des modernistes y présente son manifeste. Douze sculptures de Victor Brecheret sont exposées parmi lesquelles Soror Dolorosa, La Victoire et Idole. La renommée de l’artiste se confirme au Brésil comme en France. Ses voyages entre les deux pays se prolongent jusqu’en 1936, année où le sculpteur s’installe définitivement à São Paulo. Durant ses séjours en France, le sculpteur a reçu médailles et récompenses dont la Légion d’honneur en 1934.

Le Monument aux drapeaux, œuvre emblématique de Victor Brechere

En 1921, Armando Salles de Oliveira, le gouverneur de São Paulo commande une œuvre monumentale à Victor Brecheret. Celle-ci est érigée en l’honneur des bandeirantes, dits aussi éclaireurs, du XVIIe siècle. Ces pionniers partaient dans les contrées encore inconnues pour coloniser le Brésil. La statue en granit se tient sur cinquante mètres de longueur, et quinze mètres de largeur. Elle représente des hommes nus, issus d’ethnies différentes. Portugais, Indiens et indigènes sont réunis derrière deux cavaliers. Ils tirent et poussent une embarcation. 

Influencé par le cubisme, Victor Brecheret sculpte ses volumes avec une grande maîtrise technique. Les traits sont simplifiés et géométrisés. L’artiste met en valeur la force de ces hommes. La sculpture, représentative de l’Art déco au Brésil, est inaugurée en 1953 dans le parc d’Ibirapuera.

Durant les années 1940 et 1950, Victor Brecheret reçoit des commandes de sculptures pour des lieux publics, et des demandes de bas-reliefs pour des façades de monuments. Il maîtrise le granit comme le marbre, le bois, le bronze ou la terre cuite.
Le sculpteur Victor Brecheret décède en 1955, dans sa ville de São Paulo.

À combien sont estimées les œuvres de Victor Brecheret ?

Sur le marché de l’art, les sculptures de Victor Brecheret se vendent approximativement entre 1 500 euros et 27 000 euros. Pour exemple, la sculpture en bronze intitulée Banho de Sol (Bains de soleil) a été adjugée à 27 100 euros l’année 2020. Récemment, en 2023, le bronze Bailarina (Danseuse) a atteint la somme de 18 106 euros pour sa vente. L’année précédente, Muhler Sentada a été vendue pour 6 352 euros tandis que Torso feminino (torse féminin) a été cédé pour 7 057 euros. Une Madona en bronze poli a quant à elle été adjugée à 7 802 euros en 2019. 

Les dessins de Victor Brecheret sont estimés entre 2 000 euros et 6 500 euros. Ces dernières années, seule une encre sur papier, dont le titre est les Três Graças (Trois Grâces), a été vendu à 3 576 euros. Les autres dessins mis en vente n’ont pas trouvé d’acquéreur.

 (illus.) Victor Brecheret Eva

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Estimation gratuite Constantin Brancusi

Constantin Brancusi

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Estimation et cote de l'artiste Constantin Brancusi

Figure novatrice de l’histoire de l’art, Constantin Brancusi (1876 – 1957) a produit des œuvres iconiques telles que Le Baiser, La Muse endormie, Mademoiselle Pogany ou L’Oiseau dans l’espace. Ses sculptures aux formes épurées annoncent le courant de l’abstraction. 

Estimation gratuite Constantin Brancusi

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Les débuts artistiques du sculpteur Constantin Brancusi

Né à Hobita, en Roumanie, Constantin Brancusi apprend très tôt l’indépendance et la débrouillardise en quittant à onze ans sa famille paysanne. Après avoir exercé des métiers de toutes sortes, comme celui de tonnelier où il s’exerce au travail du bois, il parvient à suivre les cours de l’École des arts et métiers de Craiova en 1894. Quatre ans plus tard, doté d’une bourse attribuée sur ses mérites, il étudie la sculpture à l’École des beaux-arts de Bucarest. Attiré par la réputation artistique de la capitale française, il s’installe à Paris en 1904. Il entre à École nationale des beaux-arts et se forme à l’atelier du sculpteur Antonin Mercié. 

Dès l’année 1906, Constantin Brancusi expose ses œuvres en plâtre au Salon d’Automne. Il y est remarqué par Auguste Rodin, qui l’embauche. Leur collaboration ne dure que deux mois. Constantin Brancusi, bien qu’admiratif devant le maitre, souhaite développer son propre style, car « rien ne pousse à l’ombre des grands arbres ». C’est alors qu’il s’affranchit de ses modèles pour innover dans sa technique et affirmer sa modernité formelle pour en tirer, dit-il, « l’essence des choses ». En 1907, Constantin Brancusi sculpte sa première version du Baiser.

L’artiste Constantin Brancusi, précurseur du modernisme

En 1913, Constantin Brancusi participe à l’Armory Show, un événement new-yorkais des plus réputés. Dès lors, la présentation de ses œuvres dans les salons s’enchaine. De l’Allied Artists à Londres ou à l’Internationale Kunstausstellung à Munich à des expositions personnelles à New York, puis à la Biennale de Venise en 1924, les sculptures de Constantin Brancusi sont reconnues et estimées internationalement. 

Constantin Brancusi se lie d’amitié avec Fernand Léger, Amadeo Modigliani, le Douanier Rousseau, Marcel Duchamp ou encore Man Ray qui le conseille sur le développement photographique. 

Parmi les œuvres les plus célèbres de Constantin Brancusi figurent les variations du Baiser, de Mademoiselle Pogany (très remarquée en son temps à l’Armory Show), de La Muse endormie, la Colonne sans fin, de L’Oiseau dans l’espace ou encore du Grand Coq.

Constantin Brancusi travaille directement dans la matière, à la main. Inspiré par l’art traditionnel de la sculpture sur bois, il taille la pierre. Par cette approche, le sculpteur crée les formes à partir d’un bloc, qu’il soit en marbre, en pierre ou en bois. Il définit ainsi des formes pures, éliminant le superflu pour n’en garder que l’essentiel. Les sculptures de Constantin Brancusi tendent vers l’abstraction, tout en restant figuratives. Elles sont produites à de nombreuses reprises afin d’accentuer leur simplification à mesure, et ce dans des matériaux différents. Leur surface est lisse et polie. Le socle, jusqu’alors servant uniquement à poser les statues, est supprimé ou au contraire pleinement intégré à l’œuvre.

Constantin Brancusi décède en 1957 à Paris, léguant à l’État français l’ensemble de son atelier.

À combien sont estimées les œuvres de Constantin Brancusi ?

Parmi les œuvres de Constantin Brancusi mises aux enchères ces dernières années, les plus fréquentes sont les photographies, suivies de ses sculptures et de ses dessins.

Les photographies les plus recherchées ont été adjugées à 150 000 euros. Le tirage argentique intitulé Le Coq, la muse endormie a été vendu à ce prix en 2019. En 2023, un tirage de La Muse endormie s’est vendu 147 441 euros tandis qu’une photographie de L’Atelier a été cédée pour 13 392 euros en 2016.

Cependant, ce sont les sculptures de Constantin Brancusi qui atteignent des sommes faramineuses. En 2018, le bronze poli intitulé La jeune fille sophistiquée (portrait de Nancy Cunard) a été adjugé à 52 905 681 euros. En 2017, un bronze de La Muse endormie a été vendu pour le prix 46 471 200 euros tandis que le même modèle, cette fois réalisé en plâtre, a été cédé pour 7 097 600 euros en 2015.
Récemment, en 2023, le bronze Le Coq a été adjugé pour 37 161 euros. L’année précédente, L’Oiseau d’or, également en bronze, était vendu pour 5 031 390 euros et L’Enfant endormi, en plâtre, pour 720 000 euros. 

Les dessins et les aquarelles de Constantin Brancusi sont également recherchés. En 2013, une étude de mademoiselle Pogany, gouache sur carton, a été acquise pour la somme de 1 531 400 euros. En 2021, une encre de chine représentant un profil de femme au chignon (princesse Marie Bonaparte) a atteint le prix de 325 109 euros pour sa vente. La même année, un dessin au crayon, Profil de femme au chignon, a obtenu la somme au marteau de 173 028 euros.

 (illus.) Constantin Brancusi Portrait de mademoiselle, Pogany – 1912 / Marbre blanc, calcaire

En lien avec Constantin Brancusi

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Estimation gratuite Antoine Bourdelle

Antoine Bourdelle

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Estimation et cote de l'artiste Antoine Bourdelle

Sculpteur prolifique, Antoine Bourdelle (1861 – 1929) a réalisé de nombreux portraits, tel celui de Beethoven, comme des statues monumentales. Collaborateur et ami d’Auguste Rodin, il a su se détacher de son influence pour produire une œuvre puissante, expressive et personnelle. 

Estimation gratuite Antoine Bourdelle

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La formation artistique d’Antoine Bourdelle

Né en 1861, Émile-Antoine Bourdelle, dit Antoine Bourdelle, grandit à Montauban. Il devient apprenti à treize ans dans l’atelier de menuiserie de son père, tout en suivant des cours du soir de dessin et de modelage. Doué pour ces pratiques, le jeune garçon intègre l’École des beaux-arts de Toulouse en 1876, puis celle de Paris en 1884. Il entre dans l’atelier du sculpteur académique Alexandre Falguière. Cependant, il n’y reste que deux ans, préférant travailler dans son propre atelier, situé dans le quartier Montparnasse. 

En 1885, la présentation au Salon des artistes français de sa sculpture La Première Victoire d’Hannibal lui apporte une certaine reconnaissance de ses pairs. La mention honorable est attribuée à cette illustration du personnage de Gustave Flaubert dans Salammbô. En 1888, Antoine Bourdelle réalise sa première sculpture de Beethoven. Passionné, voire obsédé, par le compositeur, il en exécutera quatre-vingts au cours de sa vie, ainsi que de multiples dessins et pastels.
Antoine Bourdelle vit chichement de la vente de ses dessins, notamment pour le marchand d’art Théo van Gogh. Sa rencontre avec Auguste Rodin en 1893 est déterminante dans son parcours artistique. Non seulement Antoine Bourdelle travaille en tant que praticien pour le grand maître de la sculpture, mais il se lie aussi d’amitié avec lui. Le jeune sculpteur collabore, entre autres, aux Bourgeois de Calais.

De l’atelier d’Auguste Rodin à la consécration personnelle d’Antoine Bourdelle

En 1895, Antoine Bourdelle remporte sa première commande officielle d’envergure. En effet, la Société des anciens combattants de Montauban lance sur concours la réalisation d’un monument aux morts de la guerre de 1870. Le projet audacieux d’Antoine Bourdelle est accepté, suscitant cependant de vives controverses dues à l’expressivité des figures. 

La première exposition personnelle d’Antoine Bourdelle, en 1905, se tient à la galerie parisienne Hébrard. Peu à peu, le sculpteur prend son indépendance vis-à-vis d’Auguste Rodin, et il développe un style plus personnel et affranchi de ses influences. Il quitte l’atelier Rodin en 1908.
Parallèlement à sa pratique, Antoine Bourdelle enseigne à l’Académie de la Grande Chaumière. Parmi ses élèves figurent Alberto Giacometti, Germaine Richier ou Vieira da Silva. Ce goût de la transmission lui est apparu quelques années auparavant, lors de la création d’une école de sculpture avec Auguste Rodin et Jules Desbois. 

En 1910, c’est la gloire. Antoine Bourdelle expose au Salon de la Société nationale des Beaux-Arts sa statue Héraklès archer. Cette sculpture au thème mythologique représente le héros exécutant l’un de ses douze travaux. Sa force, son dynamisme et sa modernité séduisent. Déclinée sous des formes et des matériaux divers, cette statue est emblématique du travail d’Antoine Bourdelle.
Le sculpteur est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Il sera Officier en 1919 puis Commandeur en 1924.

Ce succès lui vaut d’être désigné pour la décoration intérieure du théâtre des Champs-Élysées, à Paris. Antoine Bourdelle réalise les bas-reliefs de la façade et de l’atrium, prenant comme modèles la danseuse Isadora Duncan et sa seconde épouse Cléopâtre Sevastos. Il conçoit ses œuvres en harmonie avec l’architecture, il sculpte et peint. Il maîtrise parfaitement les techniques du moulage en bronze, sculpte le plâtre comme le marbre ou le bois et modèle la terre.

Les commandes publiques et privées suivent, dont certaines monumentales. Antoine Bourdelle réalise le bas-relief La Naissance d’Aphrodite pour l’Opéra de Marseille en 1923, La France pour l’Exposition des arts décoratifs en 1925 ou encore le Monument Mickiewicz en l’honneur du poète polonais en 1929. Parmi ses œuvres comptent également de nombreux bustes tels celui de Gustave Eiffel, installé au pied de la tour, de l’écrivain Léon Cladel ou celui d’Auguste Rodin.
Antoine Bourdelle décède en 1929, au Vésinet.

À combien sont estimées les œuvres d'Antoine Bourdelle ?

Sur le marché de l’art, les sculptures d’Antoine Bourdelle apparaissent régulièrement. Les études d’Héraclès sont nombreuses, proposées avec des formats, des positions et des matériaux variés. Les prix s’échelonnent entre 160 000 et 300 000 euros. En 2017, Héraklès archer, huitième étude « modèle intermédiaire définitif », a même atteint la somme de 365 690 euros pour sa vente.
Les sculptures en bronze d’Antoine Bourdelle sont particulièrement recherchées. En 2023, le buste Rembrandt vieux (la fin de Rembrandt) a été adjugé à 19 000 euros. Épopée polonaise a été vendue pour 23 615 euros. Quant aux sculptures en plâtre d’Antoine Bourdelle, elles peuvent se vendre entre 2 000 et 25 000 euros. Le buste Beethoven à la colonne, les yeux fermés, a été adjugé à 22 000 euros en 2023. Les portraits du musicien font partie des thèmes de prédilection du sculpteur. Il en existe de nombreux modèles.

Les dessins, gouaches et aquarelles d’Antoine Bourdelle circulent également dans les salles de vente aux enchères. En 2017, un dessin à l’aquarelle et au crayon représentant Isadora Duncan, drapée dans un tissu, s’est vendu 10 000 euros. L’année suivante, l’aquarelle et gouache intitulée Le Sagittaire a été adjugée à 4 500 euros. En 2022, l’aquarelle Le Mythe de Léda a été également vendue dans cet ordre de prix puisqu’elle a été achetée à 4 900 euros.

 (illus.) Antoine  Bourdelle Héraklès Bronze, entre 1908 et 1909

En lien avec Antoine Bourdelle

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Alfred Boucher

Alfred Boucher

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Estimation et cote de l'artiste Alfred Boucher

Influencé par les néo-florentins, Alfred Boucher (1850 – 1934) inscrit son œuvre dans un style académique. Portraitiste renommé, il reçoit de nombreuses commandes de l’État comme de particuliers. Professeur généreux, le sculpteur découvre et encourage le talent de Camille Claudel. Il fonde La Ruche, des ateliers pour aider les jeunes artistes.

Estimation gratuite Alfred Boucher

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De Nogent-sur-Seine aux Beaux-Arts de Paris, la formation artistique d’Alfred Boucher

Alfred Boucher grandit dans la région de l’Aube, à Nogent-sur-Seine. Son père, Jules Boucher, est employé en tant que jardinier par l’artiste Joseph Marius Ramus. Cette heureuse circonstance permet à Alfred Boucher non seulement de manier la glaise, mais aussi d’être repéré très tôt pour ses talents artistiques. Le jeune homme devient l’assistant du sculpteur. 

Âgé de dix-neuf ans, Alfred Boucher intègre l’École nationale des Beaux-Arts. Il y suit l’enseignement de Paul Dubois et d’Auguste Dumont. À partir de 1874, il expose au Salon des artistes français à Paris. Il y montre sa statue L’Enfant à la Fontaine. Celle-ci représente un jeune garçon versant de l’eau avec une cruche. En 1876, Alfred Boucher obtient le second prix de sculpture au Prix de Rome avec Jason enlevant la toison d’or. Malgré sa seconde position, il parvient à séjourner en Italie de 1977 à 1878, avec l’aide financière de son professeur Paul Dubois.

La notoriété grandissante du sculpteur Alfred Boucher

La reconnaissance de ses pairs comme des institutions publiques s’accroit au fur et à mesure des salons. Alfred Boucher réalise des bustes pour une clientèle privée. Au Salon de 1878, il dévoile sa sculpture Eve après la faute. Cette scène biblique, montrant une femme assise sur un tronc d’arbre qui entoure sa jambe repliée d’une main et tient une pomme dans l’autre, a gagné une médaille de deuxième classe. Cependant, c’est en 1881 avec La Piété filiale qu’Alfred Boucher remporte le prix du Salon.

Dès lors, les commandes d’État comme celles des particuliers se multiplient. Mais auparavant, l’artiste séjourne une nouvelle fois en Italie, de 1883 à 1884. Avant de partir, il présente son élève Camille Claudel à son ami Auguste Rodin, qui l’embauche alors comme praticienne. 

Alfred Boucher réalise en 1886 sa statue intitulée Au But. Cette œuvre, certainement la plus célèbre, représente trois coureurs en plein effort. Les corps penchés des sportifs nus décomposent le mouvement. Cette sculpture bâtie sur le thème de l’olympisme remporte une médaille au Salon, puis à l’Exposition universelle de 1889. Sa hauteur de deux mètres lui confère une présence des plus imposantes. Des réductions en bronze, en marbre ou en grès de ses œuvres sont éditées, contribuant ainsi à sa notoriété publique.  

Alfred Boucher, portraitiste renommé en son temps

Alfred Boucher poursuit ses réalisations de bustes de personnalités scientifiques, artistiques et politiques. Il représente les auteurs Guy de Maupassant et Amédée Pichot, le chirurgien Louis Léopold Ollier, le roi de Grèce Georges Ier ou encore le président de la République française Jean Casimir-Perier. Parallèlement, Alfred Boucher se préoccupe de sujets sociaux comme avec ses sculptures Le Terrassier, Faneuse au champ ou La Petite Moissonneuse. D’autres œuvres abordent des thèmes plus poétiques, telle sa série des Volubilis. Le corps féminin y est idéalisé, empreint de grâce et de délicatesse. Le modèle sera décliné dans des poses et des matériaux variés. 

En 1889, Alfred Boucher travaille aussi bien à Paris que dans sa maison d’Aix-les-Bains. Il reçoit en 1900 le grand prix de sculpture à l’Exposition universelle. Deux ans plus tard, il crée le musée Paul Dubois – Alfred Boucher à Nogent-sur-Seine, qui deviendra le musée Camille Claudel en 2017. Soucieux d’aider les jeunes générations d’artistes, il leur aménage La Ruche, des ateliers situés à Montparnasse.

Après la guerre, le sculpteur reçoit des commandes de monuments commémoratifs, qu’il réalise entre autres en ciment armé. Il décède en 1934, à Aix-les-Bains.

À combien sont estimées les œuvres d'Alfred Boucher ?

Sur le marché de l’art, les œuvres d’Alfred Boucher sont principalement des sculptures. Les plus cotées peuvent atteindre des sommes avoisinant les 90 000 euros. En 2018, la sculpture en marbre intitulée Le Repos a été adjugée à 89 088 euros. L’année précédente, L’Hirondelle blessée a été vendue 79 621 euros et la statue intitulée Volubilis a été acquise pour 74 000 euros.
Cependant, les œuvres mises en vente récemment n’ont pas été vendues à de tels prix. Au cours de l’année 2023, Le Terrassier, en bronze, a été acheté à 466 euros. La Faneuse, en porcelaine, a récolté 150 euros pour sa vente. Au but !, en bronze, a été cédé pour 1 500 euros. Un buste de Jeanne d’Arc, en marbre, a cependant été vendu à 6 200 euros. 

Quelques peintures apparaissent dans les salles de vente aux enchères. Les prix peuvent égaler les 4 000 euros. Académie d’homme assoupi et assis, une huile sur panneau, a été vendue à ce prix en 2019. La même année, Modèle nu dans son atelier, également une huile sur panneau, avait été adjugée pour 1 200 euros.

En lien avec Alfred Boucher

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Ary Bitter

Ary Bitter

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Estimation et cote de l'artiste Ary Bitter

Vous possédez une sculpture d’Ary Bitter et souhaitez connaître sa valeur ? Figure importante de la sculpture animalière française et du mouvement Art déco, Ary Bitter est notamment connu pour ses représentations d’éléphants, d’ours, de cervidés, de panthères et de lévriers. Il réalise également des figures féminines, des sujets mythologiques et des groupes associant personnages et animaux.

La cote d’Ary Bitter dépend du modèle, des dimensions, du matériau, de la qualité de la fonte, de l’ancienneté de l’édition et de la présence d’une marque de fondeur. Les bronzes anciens édités à la cire perdue figurent parmi ses œuvres les plus recherchées. Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre sculpture d’Ary Bitter, en tenant compte de ses caractéristiques et du marché actuel.

Estimation gratuite Ary Bitter

Prix des sculptures d'Ary Bitter

  • Bronzes animaliers : de 500 € à plus de 25 000 €

  • Figures, terres cuites et sculptures décoratives : de 300 € à plus de 12 000 €

  • Dessins et études préparatoires : de 30 € à plus de 600 €

L’estimation d’une sculpture d’Ary Bitter commence par l’identification du modèle, du matériau et du procédé de fabrication. L’expert détermine s’il s’agit d’un bronze ancien à la cire perdue, d’une fonte au sable, d’une terre cuite, d’un plâtre, d’un biscuit ou d’une édition postérieure. Il examine également les dimensions, la qualité de la ciselure, la précision du modelé et la patine. Les groupes importants représentant des éléphants, des biches, des ours polaires, des panthères ou des figures féminines accompagnées d’animaux sont généralement plus recherchés que les petites éditions décoratives.

La signature, les marques de fondeur, les numéros d’édition, les inscriptions et la provenance sont ensuite étudiés. Les mentions liées aux anciennes éditions, notamment celles de Susse Frères, peuvent renforcer l’intérêt d’un bronze lorsqu’elles sont cohérentes avec le modèle et la période. L’état de conservation reste également déterminant : usure de la patine, chocs, fissures, restaurations, éléments manquants ou remplacement du socle peuvent modifier la valeur. Estimon’Objet analyse l’ensemble de ces critères afin d’établir une estimation fiable et argumentée.

La cote d’Ary Bitter

La cote d’Ary Bitter est principalement portée par ses sculptures animalières en bronze. Les fontes anciennes de grand format, réalisées avec une belle qualité de ciselure et accompagnées d’un cachet d’éditeur reconnu, concentrent les résultats les plus élevés. Les modèles Art déco représentant des éléphants, des cervidés et des ours sont particulièrement appréciés.

Bronzes animaliers d’Ary Bitter

Les bronzes animaliers d’Ary Bitter représentent la partie la plus importante de son marché. Leur prix dépend notamment du sujet, des dimensions, du fondeur, de la technique de fonte et de la qualité de la patine.

Parmi les résultats documentés figurent :

  • Un important groupe intitulé Éléphants, en bronze à patine noire sur un socle en bois, vendu 25 000 € en 2006.
  • Une paire de serre-livres Éléphants, en bronze, vendue 10 000 € en 2022.
  • Le groupe Deux Ours polaires a atteint 12 000 € en 2026.
  • Un Cerf au repos, en bronze, a été adjugé 5 500 € en 2023.
  • Un Lévrier couché, en bronze à patine brune, a été vendu 4 200 € en 2021.
  • Une Panthère marchant, en bronze à patine noire, a été adjugée 2 800 € en 2022.
  • Un modèle d’Ours polaire, de dimensions plus modestes, a été vendu 1 600 € en 2026.

Ces résultats illustrent les écarts existant entre une petite sculpture décorative et une fonte ancienne importante. Un même sujet peut connaître des valeurs différentes selon ses dimensions, son édition et son état.

Figures féminines et sujets mythologiques

Les figures féminines et les sujets mythologiques d’Ary Bitter constituent une partie importante de son œuvre. L’artiste représente des jeunes femmes, des enfants, des faunes et des personnages accompagnés de biches, d’agneaux ou de chevreaux. Le prix dépend du matériau, du format, de la qualité du modelé et de la présence d’une ancienne marque d’éditeur.

Parmi les résultats documentés figurent :

  • Jeune Faune jouant de la flûte, sculpture vendue 15 000 € en 2019.
  • Jeune fille à l’agneau, sculpture adjugée 2 000 € en 2023.
  • Orphée, sculpture vendue 500 € en 2025.
  • Une céramique Art déco représentant une femme nue accompagnée d’une biche a été vendue 380 €.
  • Une terre cuite représentant les Trois Jeunes Grâces a été présentée sur le marché autour de 120 €.

Ces résultats montrent que la valeur dépend fortement du matériau et de l’importance du modèle. Les grands bronzes Art déco et les compositions éditées à la cire perdue peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros, tandis que les terres cuites, céramiques et éditions décoratives de petit format restent généralement plus accessibles.

Dessins et études préparatoires

Les dessins d’Ary Bitter sont moins fréquents sur le marché que ses sculptures. Il s’agit principalement d’études de nus, d’animaux, de figures mythologiques ou de projets préparatoires destinés à ses bronzes et à ses commandes monumentales. Leur valeur dépend de la qualité d’exécution, du sujet, de la présence d’une signature et du lien avec une sculpture connue.

Parmi les résultats documentés figurent :

  • Un ensemble de trois dessins d’Ary Bitter a été adjugé 51 € en 2026.
  • Un autre ensemble de trois dessins a été vendu 72 €.
  • Un dessin ou une étude originale d’Ary Bitter a été adjugé 120 € en 2023.
  • Une œuvre sur papier de l’artiste a été vendue 140 €.
  • Les dessins les plus aboutis et les études préparatoires documentées peuvent atteindre environ 600 €.

Ces montants correspondent principalement à des dessins isolés ou à des ensembles d’études. Une composition directement associée à une sculpture importante, portant des annotations de l’artiste ou provenant de son atelier, peut bénéficier d’une estimation supérieure.

Comment reconnaître une sculpture d’Ary Bitter ?

Les sculptures d’Ary Bitter associent une observation attentive de l’anatomie animale à une recherche de lignes élégantes et décoratives. Ses éléphants présentent des volumes puissants et arrondis, tandis que ses cervidés, lévriers et panthères se distinguent par des silhouettes allongées et un mouvement contenu. Les détails anatomiques restent précis sans nuire à la lisibilité générale de la composition.

Dans ses groupes associant figures humaines et animaux, Ary Bitter recherche une certaine douceur. Les jeunes femmes, enfants, biches et faons sont reliés par des gestes souples et des lignes harmonieuses. Cette combinaison de naturalisme et de stylisation inscrit pleinement son œuvre dans l’esthétique Art déco de l’entre-deux-guerres.

Les bronzes anciens présentent généralement une patine brune, noire, verte ou nuancée. La qualité de la surface, la finesse des détails et le traitement des jonctions sont des éléments importants. Les socles en marbre ou en bois peuvent être d’origine, mais ils doivent être examinés afin de détecter un remplacement ou une modification.

Reconnaître la signature d’Ary Bitter

La signature d’Ary Bitter est généralement inscrite ou moulée directement dans le bronze, souvent sur la terrasse ou à proximité de la base. Elle peut prendre la forme « Ary Bitter », « ARY BITTER » ou « Ary Bitter Sclp ». Certaines sculptures portent une plaque métallique indiquant « Ary Bitter Sculpteur ».

Les éditions anciennes peuvent également présenter un cachet de fondeur ou d’éditeur. On rencontre notamment les mentions « Susse Frères Éditeurs Paris », « Susse Fres Edts Paris » ou « cire perdue ». Certaines pièces peuvent porter un numéro d’exemplaire, un cachet circulaire ou une mention de fabrication française. D’autres modèles ont été édités par Lehmann.

La présence d’une signature ou d’un cachet ne garantit pas, à elle seule, l’authenticité ni l’ancienneté d’une fonte. Il est indispensable d’en examiner la forme, la profondeur, l’intégration dans le métal et la cohérence avec le modèle. Les sculptures en régule, les reproductions décoratives et les pièces portant la mention « d’après Ary Bitter » doivent être distinguées des bronzes anciens authentiques.

Signature Ary Bitter

Estimation d’une œuvre d’Ary Bitter : ce que regardent les experts

Pour réaliser l’estimation d’une œuvre d’Ary Bitter, les experts examinent d’abord le modèle, les dimensions, le matériau et le procédé de fonte. Un important bronze animalier à la cire perdue possède généralement une valeur supérieure à celle d’une petite édition décorative en régule ou en terre cuite. Le sujet influence également le prix : les éléphants, les ours polaires, les cervidés, les panthères et les grands groupes Art déco figurent parmi les créations les plus recherchées.

L’examen porte ensuite sur la signature, les cachets de fondeur, la numérotation, la patine et l’état de conservation. Une ancienne fonte portant une marque cohérente de Susse Frères peut bénéficier d’une valorisation importante. La provenance, les factures, les anciennes photographies et les documents familiaux permettent aussi de préciser l’historique de la sculpture. Estimon’Objet confronte ces informations aux caractéristiques des éditions répertoriées et aux résultats du marché afin de proposer une expertise d’Ary Bitter aussi précise que possible.

Biographie d’Ary Bitter

Ary Jean Léon Bitter naît le 29 mai 1883 à Marseille. Il entre dès 1895 à l’École des beaux-arts de Marseille, où il étudie la sculpture auprès d’Émile Aldebert. Après avoir remporté plusieurs prix, il reçoit en 1902 une bourse de la Ville de Marseille lui permettant de poursuivre sa formation à Paris. Il intègre l’atelier de Louis-Ernest Barrias, puis travaille auprès de Jules Coutan avant d’être admis à l’École nationale supérieure des beaux-arts en 1906.

Ary Bitter expose régulièrement au Salon des artistes français. Il obtient une médaille de bronze en 1913, une médaille d’argent en 1921 puis une médaille d’or en 1924. Son travail associe sculpture animalière, figures féminines, sujets mythologiques et commandes monumentales. Il collabore avec plusieurs éditeurs de bronzes, notamment Susse Frères, qui diffuse certains de ses modèles les plus connus. En 1926, il participe au décor de l’escalier monumental de la gare Marseille-Saint-Charles avec les groupes Le Soleil et la Mer et Le Monde et l’Énergie.

Nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1932, Ary Bitter reçoit également une médaille d’or lors de l’Exposition internationale de Paris en 1937. Il réalise des monuments publics, des sculptures décoratives et de nombreuses œuvres animalières jusqu’à la fin de sa carrière. Il meurt à Paris en 1973. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées dans plusieurs collections publiques et sa place de sculpteur français est notamment documentée par le Centre Pompidou

Pour estimer une sculpture d’Ary Bitter, il est indispensable de photographier la signature, mais aussi toutes les marques placées sous la base ou sur la terrasse. La valeur dépend beaucoup de l’éditeur, du procédé de fonte et de l’ancienneté de l’exemplaire. Deux sculptures représentant le même animal peuvent ainsi présenter des valeurs très différentes. Il est préférable de ne pas nettoyer ou repatiner le bronze avant son expertise. 

Vous possédez un bronze animalier, une terre cuite, un dessin ou une sculpture d’Ary Bitter ? Adressez à Estimon’Objet des photographies nettes de l’œuvre sous plusieurs angles, de la signature, des cachets, du dessous de la base et des éventuelles étiquettes. Indiquez également ses dimensions, son poids et les informations dont vous disposez sur sa provenance.

Partenaire privilégié des particuliers et des collectionneurs, Estimon’Objet vous accompagne pour l’expertise et l’estimation de vos objets d’art et de collection. Après l’étude de votre sculpture, vous recevez un avis argumenté et des conseils adaptés à votre projet de vente, d’assurance, de succession ou de partage. Demandez dès maintenant l’estimation de votre œuvre d’Ary Bitter auprès d’Estimon’Objet.

En lien avec Ary Bitter

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Sculpture

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Auguste RODIN (1840-1917) L’Âge d’airain, petit modèle Plâtre original conçu en 1875-1877
Cette version obtenue par réduction en novembre 1904 ; not

💰 Adjudication :
350 000 €

🔎 Estimation :
350 000 € - 400 000 €

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Alberto GIACOMETTI (1901-1966) Main avec coupelle. Sculpture en bronze doré. H. : 4,4 cm. L. : 17,4 cm. P. : 9,8 cm. Provenance : Vente Camard du 9/

💰 Adjudication :
102 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Yves KLEIN (1928-1962) Victoire de Samothrace (1962/73) Plâtre et pigment IKB sur un socle en métal et pierre Signé des initiales YK 62 Numéroté 175/1

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

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Claude LALANNE (1924-2019) Sculpture dite Pomme bouche, circa 1980 Épreuve en bronze doré patiné Signée du cachet Lalanne, numérotée 89/250

💰 Adjudication :
58 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Paul Belmondo

Paul Belmondo

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Estimation et cote de l'artiste Paul Belmondo

Paul Belmondo (1898-1982) compte parmi les grands représentants de la sculpture figurative française du XXe siècle. Père de l’acteur Jean-Paul Belmondo, il a construit une œuvre personnelle qui mérite d’être regardée pour elle-même. Ses bustes, ses nus, ses portraits de famille et ses médailles témoignent de son attachement à la tradition classique, avec des formes simples et une grande attention portée aux visages. Aujourd’hui, ses plus beaux bronzes peuvent dépasser 20 000 €.

Vous possédez une sculpture, un bronze ou un dessin de Paul Belmondo ? Chez Estimon’objet, nos experts et commissaires-priseurs vous proposent une estimation gratuite, rapide et confidentielle afin de connaître sa valeur actuelle.

Estimation gratuite Paul Belmondo

Prix des œuvres de Paul Belmondo

  • Sculpture en bronze : de 800 € à plus de 25 000 €

  • Terre cuite, plâtre ou sculpture en pierre : de 200 € à plus de 3 000 €

  • Dessin, sanguine ou aquarelle : de 100 € à plus de 2 500 €

  • Médaille, estampe ou lithographie : de 20 € à 600 €

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre de Paul Belmondo ? Transmettez à Estimon’objet des photographies nettes prises de face, de profil et de dos. Pour une sculpture, ajoutez des vues de la base, du dessous, de la signature, du numéro d’édition et des éventuels cachets de fondeur. Les dimensions exactes, le poids, la matière, la provenance et les documents conservés avec l’œuvre aideront également nos experts à établir une première estimation.

Nos spécialistes examineront le modèle représenté, la qualité du modelage, la fonte, la patine et l’état de conservation. Ils vérifieront aussi si l’œuvre correspond à un modèle répertorié de Paul Belmondo et s’il s’agit d’un bronze ancien, d’une fonte postérieure, d’un plâtre d’atelier ou d’une reproduction. Estimon’objet vous accompagne ensuite selon votre projet : vente, succession, partage, assurance ou simple connaissance de votre patrimoine.

La cote de Paul Belmondo sur le marché de l’art

La cote de Paul Belmondo repose avant tout sur ses sculptures. Les bronzes anciens, les bustes de ses enfants et les portraits dont la provenance est bien documentée obtiennent les résultats les plus élevés. Les œuvres sur papier sont beaucoup plus fréquentes et restent généralement accessibles, même si une sanguine de belle qualité peut dépasser 1 000 €.

L’identité du modèle joue un rôle important. Les portraits de Jean-Paul Belmondo enfant, de Muriel Belmondo ou de Jacqueline Hiegel bénéficient d’un intérêt particulier. La qualité de la fonte, le nom du fondeur, les dimensions, la patine et l’existence d’un exemplaire conservé dans une collection publique peuvent également faire varier fortement le prix.

La cote des sculptures en bronze de Paul Belmondo

Les bronzes de Paul Belmondo dominent son marché. Les collectionneurs recherchent principalement les bustes, les têtes d’enfants, les nus féminins et les figures en pied. Une fonte ancienne réalisée par un fondeur reconnu, avec une patine bien conservée et une provenance claire, peut atteindre plusieurs milliers d’euros. Les modèles les plus célèbres franchissent parfois la barre des 20 000 €.

Voici quelques résultats de référence :

  • Jean-Paul Belmondo à l’âge de 5 ans : cette épreuve en bronze patiné de 36 cm, signée et réalisée à la cire perdue, a été adjugée 26 000 € à Paris en 2023. Sa provenance familiale ancienne et son sujet expliquent en grande partie ce résultat.
  • Buste de Jacqueline : ce portrait de fillette en bronze à patine brune a atteint 10 500 € en France en 2020.
  • Buste de Muriel : ce bronze consacré à la fille du sculpteur a été vendu 9 500 € à Paris.
  • Une femme à la toilette : cette figure féminine a trouvé acquéreur pour 5 500 € lors d’une vente française.

Tous les bronzes signés Belmondo n’atteignent toutefois pas ces montants. Une petite épreuve tardive, une fonte non numérotée ou une patine altérée peut rester sous 2 000 €. À l’inverse, un modèle rare accompagné de documents anciens peut susciter une véritable concurrence entre collectionneurs.

La cote des terres cuites, plâtres et sculptures en pierre

Paul Belmondo travaillait d’abord ses figures par le modelage. Les terres cuites et les plâtres peuvent donc correspondre à des études, à des modèles préparatoires ou à des versions originales liées à la création d’un bronze. Leur valeur dépend de leur ancienneté, de leur état et de leur place dans le travail du sculpteur.

Quelques résultats permettent de situer cette catégorie :

  • Tête de femme : cette terre cuite a été vendue 3 205 € à Paris en décembre 2024, frais compris.
  • Portrait de Monsieur Lambert : cette sculpture a obtenu 2 250 € en France en 2022.
  • Les petits plâtres, médaillons et études de tête apparaissent généralement entre 200 € et 1 500 €, selon leur qualité et leur provenance.

Une terre cuite unique peut valoir davantage qu’un bronze tiré à plusieurs exemplaires. Il faut cependant vérifier qu’elle sort réellement de l’atelier de Paul Belmondo. Les moulages décoratifs postérieurs et les œuvres simplement réalisées « d’après » l’artiste possèdent une valeur bien plus faible.

La cote des dessins, sanguines et aquarelles

Le dessin occupe une place essentielle dans le travail de Paul Belmondo. Il a réalisé de nombreuses académies, des études de nus, des portraits et des projets préparatoires. La sanguine est particulièrement représentative de son œuvre graphique. Le marché reste néanmoins très variable, avec des résultats compris entre quelques dizaines d’euros et plus de 2 000 €.

Voici plusieurs ventes significatives :

  • Nu debout, sanguine sur papier : cette feuille a été vendue 1 000 € en France en 2023.
  • Nu debout de dos, sanguine sur papier : l’œuvre a été adjugée 1 400 € en France en 2023.
  • Nu féminin allongé de dos, sanguine sur papier : ce dessin a atteint 2 200 € à Paris en 2014.
  • Paysage de campagne, aquarelle et gouache sur papier : cette petite œuvre signée a été cédée pour 100 € en France.

Les dessins les plus recherchés présentent un trait ferme, un sujet bien construit et une signature clairement visible. Une dédicace, une provenance d’atelier ou un lien avec une sculpture connue peuvent renforcer leur intérêt. Les lithographies, les estampes et les médailles éditées à plusieurs exemplaires se négocient généralement entre 20 € et 600 €.

Comment reconnaître une sculpture de Paul Belmondo ?

Paul Belmondo place presque toujours la figure humaine au centre de son travail. Ses bustes représentent des enfants, des membres de sa famille, des artistes ou des personnalités de son époque. Les visages sont calmes, les traits restent lisibles et les expressions ne sont jamais exagérées. Sur les portraits féminins et les têtes d’enfants, les joues, le front et le cou présentent souvent des passages très doux.

Ses nus suivent les proportions de la sculpture classique. Les poses sont stables et naturelles, sans déformation volontaire du corps. Le sculpteur accorde une grande importance à la ligne du dos, au port de la tête et au dessin des épaules. Les coiffures, plus libres, permettent parfois de dater un modèle ou d’identifier la personne représentée.

La surface apporte aussi des indices. Certains bronzes sont très lisses, notamment sur le visage et le torse, tandis que les cheveux ou les vêtements conservent davantage de relief. Paul Belmondo travaille le bronze, le plâtre, la terre cuite, la pierre et le marbre. Il maîtrise aussi bien le modelage que la taille directe. Cette diversité impose de comparer chaque œuvre avec les modèles documentés de l’artiste avant de proposer une attribution.

Reconnaître la signature de Paul Belmondo

La signature de Paul Belmondo apparaît généralement sous la forme « Belmondo », « P. Belmondo » ou « Paul Belmondo ». Sur les bronzes, elle est souvent inscrite directement dans la matière, sur la terrasse, à l’arrière du buste ou près de la base. Elle peut rester discrète et se confondre avec les reliefs de la sculpture.

Il faut aussi rechercher un cachet de fondeur, une marque de cire perdue ou un numéro d’exemplaire. Des bronzes documentés portent notamment les marques de fondeurs français actifs au XXe siècle. La cohérence entre la signature, le fondeur, la patine et l’époque supposée de la fonte est essentielle.

Sur les dessins, la signature se trouve souvent dans un angle inférieur. Elle peut être tracée au crayon, à la sanguine ou à l’encre. Une signature seule ne suffit jamais à authentifier l’œuvre : son graphisme doit être rapproché de la technique, du papier, de la qualité du dessin et de la provenance.

Signature Paul Belmondo

Sculpture de Paul Belmondo : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, commissaire-priseur spécialisé en art moderne, commence par identifier le matériau et la méthode de fabrication. Sur un bronze, il observe la régularité de la fonte, les traces de ciselure, la patine, les assemblages et les éventuelles reprises. Il recherche ensuite la signature, le numéro d’épreuve et le cachet du fondeur. Ces éléments l’aident à distinguer une fonte ancienne d’une édition plus tardive ou d’une reproduction décorative.

Les dimensions sont particulièrement importantes. Un même modèle peut exister sous plusieurs formats ou dans différents matériaux. Quelques centimètres d’écart peuvent signaler une réduction, un surmoulage ou une version distincte. Romain compare donc les mesures avec celles des exemplaires connus et conservés dans les collections publiques.

Enfin, il étudie le sujet et la provenance. Un portrait identifié de Jean-Paul, Muriel ou Jacqueline Belmondo n’a pas la même valeur qu’une tête anonyme. Une ancienne facture, une photographie de l’œuvre dans l’atelier, une dédicace ou une transmission directe par la famille de l’artiste peuvent renforcer considérablement le dossier.

Paul Belmondo, une grande figure de la sculpture française du XXe siècle

Paul Belmondo naît le 8 août 1898 à Mustapha, près d’Alger, dans une famille modeste d’origine italienne. Très jeune, il se passionne pour le dessin et la sculpture. Il entre à l’École des beaux-arts d’Alger en 1913 et suit les cours de modelage de Georges Béguet. La Première Guerre mondiale interrompt sa formation : mobilisé en 1917, il est blessé avant de reprendre ses études. Une bourse lui permet ensuite de partir pour Paris, où il intègre l’École nationale supérieure des beaux-arts dans l’atelier de Jean Boucher. Il se rapproche également de Charles Despiau, dont il admire les portraits.

Sa carrière prend véritablement son essor dans les années 1920. Il reçoit le prix Blumenthal en 1926, puis le Grand Prix artistique de l’Algérie en 1932 et le Grand Prix des beaux-arts de la Ville de Paris en 1936. Il épouse Madeleine Reynaud-Richard en 1930. Le couple aura trois enfants : Alain, Jean-Paul et Muriel, que le sculpteur représente à plusieurs reprises. Les commandes publiques se multiplient, notamment pour le palais de Chaillot et les grandes expositions internationales de 1937 à Paris et de 1939 à New York. Pendant l’Occupation, sa participation à un voyage d’artistes organisé en Allemagne et ses activités au sein du Groupe Collaboration lui valent, après la Libération, une interdiction temporaire de vendre ses œuvres.

Paul Belmondo reprend ensuite une carrière officielle importante. À partir de 1947, il collabore avec la Monnaie de Paris et crée de nombreuses médailles consacrées à des écrivains, des académiciens et des personnalités publiques. Il devient professeur à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1956, puis entre à l’Académie des beaux-arts en 1960. Nommé commandeur des Arts et des Lettres en 1966 puis commandeur de la Légion d’honneur en 1972, il meurt à Ivry-sur-Seine le 1er janvier 1982. Le musée Paul-Belmondo de Boulogne-Billancourt conserve aujourd’hui un ensemble majeur de ses sculptures, dessins, médailles et documents d’atelier.

Ne nettoyez jamais la patine d’un bronze avant son expertise ! Une patine ancienne peut présenter de petites différences de couleur, des zones plus brillantes sur les reliefs ou des dépôts dans les creux. Ces traces font partie de l’histoire de la sculpture. Un nettoyage trop agressif risque de supprimer cette surface et de réduire sa valeur.

Photographiez surtout le dessous et l’arrière de l’œuvre. Chez Paul Belmondo, la signature, le cachet du fondeur ou le numéro d’édition peuvent se cacher près de la base ou sous la terrasse. Placez une règle à côté de la sculpture sur une photographie : la comparaison des dimensions avec un exemplaire documenté constitue souvent une étape décisive de l’expertise.

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En lien avec Paul Belmondo

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Charles Artus

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Estimation et cote de l'artiste Charles Artus

Brillant élève d’Édouard Navellier puis de François Pompon, Charles Artus (1897 – 1978) est un sculpteur animalier du XXe siècle. Associé au Groupe des douze, l’artiste représente particulièrement des animaux de sa région tels des canards, des lièvres ou des chiens. 

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Les débuts artistiques du sculpteur Charles Artus

Né à Étretat, Charles Artus quitte sa Normandie pour Paris. Le jeune homme y suit l’enseignement du sculpteur et peintre animalier Édouard Navellier. Celui-ci, passionné par les animaux, installe une ménagerie dans son jardin ce qui permet, à lui comme à ses élèves, d’observer à loisir différentes espèces de bêtes européennes. Charles Artus en étudie l’anatomie comme les attitudes. Il visite également le Jardin des plantes pour approfondir ses connaissances avec les spécimens animaliers du parc zoologique. Cependant, il se détache du style réaliste de son maître. Le jeune sculpteur lui préfère les œuvres de François Pompon. Il devient alors l’élève, puis l’assistant de ce dernier. 

Une rapide reconnaissance pour les sculptures animalières de Charles Artus

Dès l’année 1920, Charles Artus commence à présenter ses œuvres dans les salons parisiens. En 1921, il expose une Oie endormie au Salon des artistes français. 

Le succès ne tarde pas. Charles Artus reçoit dans ce même salon une mention honorable en 1923, suivie d’une médaille de bronze en 1926. Cette année-là, il présente, entre autres, Coq au Salon d’Automne. La statuette en plâtre représente le gallinacé à fière allure. Elle est coulée en bronze l’année suivante, puis exposée à la Galerie Brandt en 1928. Le sculpteur façonne scrupuleusement l’animal en respectant son anatomie, tout en simplifiant les volumes. Le coq se tient tête et crête relevées, une patte devant l’autre, arrêté dans sa marche. 

Depuis 1922, l’artiste possède son atelier rue de Vaugirard. Sa notoriété s’accroit. Charles Artus reçoit des commandes d’état. Il expose au Salon des indépendants, au Salon des animaliers, à la Société nationale des Beaux-Arts ou encore au Salon des artistes décorateurs et dans les galeries Edgar Brandt, Charpentier et Bernheim jeune.

Comme le sculpteur François Pompon, Charles Artus confie la plupart de ses œuvres à la fonderie Valsuani. Les sculptures coulées en bronze, aux surfaces polies et à la patine parfaite, conviennent à l’artiste. Leur collaboration se poursuit durant de longues années et beaucoup de sculptures de Charles Artus en portent le cachet.

De Paris à Étretat, retour en terre natale pour Charles Artus

Après la dissolution de la Société des artistes animaliers français, dont Charles Artus était sociétaire, François Pompon et Jane Poupelet fondent le Groupe des douze en 1931. Charles Artus en fait naturellement partie et en assume le rôle de secrétaire permanent. Avec les artistes Paul Jouve, Georges Hilbert, Marcel Lemar, Georges Guyot ou encore Alexandre Bigot, le collectif expose ses œuvres en 1932, à l’hôtel Ruhlmann de Paris. Une seconde exposition se tient en mars 1933, peu de temps avant le décès de François Pompon.

En 1940, Charles Artus se réfugie dans sa villa Bligny à Étretat. Il s’installe dans son atelier construit sur l’arrière de sa maison familiale, et bâti par l’architecte Émile Mauge. Il y restera jusqu’à sa mort, en 1978.

Charles Artus, un sculpteur animalier au style moderne

Admiratif du talent de son maître François Pompon, Charles Artus travaille dans sa lignée tout en parvenant à développer son propre style. Il s’en démarque assez pour créer sa griffe, son ton original. Comme François Pompon, il met en valeur les volumes pour en exacerber l’essentiel. Les lignes sont nettes, les surfaces lisses et polies. Charles Artus prend soin de respecter avec finesse l’anatomie des animaux. Son style se rapproche de celui de l’Art déco. 

Contrairement à la mode des années 1930 où les animaux exotiques servaient de modèles, le sculpteur privilégie les représentations des bêtes domestiques. Les pélicans, les lévriers, les dindons, les poules et même les crabes l’inspirent. Au Salon d’Automne de 1932, il présente par exemple sa sculpture intitulée Freux des moissons. Réalisée en bronze, elle figure un corbeau particulièrement présent dans le nord de la France. Les courbes sont épurées. La patine d’un noir profond rappelle le plumage de l’oiseau. Alerte, l’oiseau est représenté le regard vif, prêt à s’envoler. La sculpture montre là tout le talent du sculpteur animalier.

À combien sont estimées les œuvres de Charles Artus ?

Si, récemment, les sculptures de Charles Artus se sont vendues aux alentours de 16 000 euros, elles ont pu dépasser les 50 000 euros ces dernières années. En effet, les statuettes en bronze intitulées Lièvre allongé et Perruche ont été adjugées à 16 000 euros en 2023. Mais l’année précédente, Le Coq a été vendu pour 32 500 euros. Une Panthère au pas avait été cédée pour 50 000 euros en 2013 tandis qu’un Canard coureur indien a obtenu le prix de 64 000 euros pour sa vente en 2018. La sculpture Ibis du Nil, toujours en bronze, a quant à elle été vendue 82 350 euros en 2020. 

Peu d’objets de l’artiste apparaissent dans les salles de vente aux enchères. En 2019, une mascotte automobile de cigogne en bronze a été vendue 3 483 euros. En 2023, une coupe sur pied en métal a été adjugée pour 100 euros tandis qu’un bol en pélican a été acheté au prix de 292 euros. 

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