Estimation gratuite Edward Ruscha

Edward Ruscha

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Estimation et cote de l'artiste Edward Ruscha

Né le 16 décembre 1937 à Omaha, Edward Ruscha est un peintre, photographe et réalisateur américain, associé au pop art

Estimation gratuite Edward Ruscha

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Edward Ruscha et l’imprimerie

Né dans une famille de la classe moyenne d’origine allemande, Edward (Ed) Ruscha manifeste dès son enfance des aptitudes pour le dessin, qui sont encouragées par ses parents. 

Après avoir séjourné une quinzaine d’années à Oklahoma City, la famille Ruscha déménage en 1956 pour Los Angeles (où l’artiste vit encore). 

Edward Ruscha étudie la photographie au Chouinard Art Institute, dont il sort diplômé en 1960.

Il travaille alors pour l’imprimeur Carson-Roberts Advertising Agency : cette activité l’incite à utiliser le livre (mais aussi les caractères d’imprimerie, lettres et signes graphiques), à la fois comme un objet d’art autonome et comme un médium associé à d’autres arts. 



Premiers travaux d’Ed Ruscha

En 1962, Ruscha participe à l’exposition New Painting of Common Objects au Norton Simon Museum de Pasadena, historiquement considérée comme l’une des premières à mettre en lumière le pop art aux États-Unis : des artistes tels qu’Andy Warhol, Roy Lichtenstein ou Jim Dine y sont également représentés. 

 

La première exposition personnelle d’Ed Ruscha a lieu en 1963 : il y présente Large Trademark with Eight Spotlights (composition picturale sur le sigle de la 20th Century Fox, peint en perspective) et Noise, Pencil, Broken Pencil, Cheap Western (tableau réalisé à partir d’affiches de western).

 

Le premier livre d’Ed Ruscha, Twentysix Gasoline Stations, paraît en 1963, parallèlement à une exposition de photos portant le même titre. Ruscha décline également le thème en peinture, en utilisant les signes graphiques qui ponctuent les photographies. 

D’autres titres conçus sur le même principe paraissent ensuite régulièrement : Various Small Fires (1964), Some Los Angeles Apartments (1965), Thirtyfour Parking Lots (1967), Nine Swimming Pools and a Broken Glass (1968), A Few Palm Trees (1971), Colored People (1972), etc. 

Dans les années 1970, Ruscha réalise également deux courts-métrages en 16 mm : Premium (1970) et Miracle (1975). 

Ruscha, peintre des garages, piscines et palmiers

Inspiré par les travaux d’un Marcel Duchamp et d’un Jasper Johns, Ed Ruscha conçoit ainsi des séries photographiques, tantôt destinées à des livres d’artistes, tantôt composant ses propres ouvrages. Les sujets de ses clichés, volontairement banals, s’inspirent du quotidien de la vie américaine, notamment de l’Ouest : parkings, stations-services, appartements, immeubles, piscines, palmiers. 

Les images n’affichent aucune prétention artistique, visent au contraire une certaine neutralité et absence de style – c’est leur juxtaposition et leur présentation qui leur donnent sens. Ouvrages et expositions jouent sur la récurrence de motifs repris sous différentes formes (peinture, photographie, collage, dessin, livre). 

Ces compositions influencent fortement d’autres jeunes artistes, qui reprennent ou combinent les séries initiées par Ruscha.

Ruscha se voit dès lors associé au pop art (à cause de son goût pour les variations, déclinaisons colorées, marques commerciales) aussi bien qu’à l’art conceptuel (du fait de son utilisation du texte, des signes graphiques, des incrustations et du mélange des médiums). 

Lui-même se qualifie d’« artiste abstrait… qui traite de sujets ». 



Succès public d’Edward Ruscha

Vers la fin des années 80, les expositions et rétrospectives de Ruscha se multiplient, à Los Angeles, New York et San Francisco d’abord, puis en Europe (Centre Pompidou de Paris en 1989, Museo nacional de Madrid en 2001 ; Londres, Munich et Stockholm en 2009, Lyon en 2015) et dans le reste du monde (Museum of Contemporary Art de Sydney en 2004). 

Récemment, en octobre 2021, Ruscha a conçu une nouvelle exposition en forme de variations autour de l’œuvre de Mark Twain, Tom Sawyer Paintings, pour la galerie Gagosian de Paris. 

Ed Ruscha a décroché des prix en conception graphique (1956, 1974), peinture (Prix du National Council of Arts, 1967) et photographie (Prix culturel de la Société allemande de photographie, 2006). 

En 2015, Ruscha est fait « Trésor culturel d’Oklahoma ». 

Petite anecdote : Ed Ruscha a été marié deux fois (en 1967 et 1988)… à la même femme, Danna Knego, une animatrice du studio Hanna-Barbera.

Quelle est la cote d’Edward Ruscha ?

En 2022, Ed Ruscha arrivait 4° dans la liste des 10 peintres les plus cotés au monde.

Comme celles de beaucoup d’artistes contemporains, les œuvres d’Edward Ruscha semblent donner lieu à une certaine spéculation et leur adjudication génère le suspense : il arrive qu’elles ne soient pas achetées parce que surévaluées ou, au contraire, qu’elles partent à des prix très supérieurs à leur estimation. 

Ses toiles (huiles et surtout acryliques) sont rares et chères : plus de 2,5 millions d’euros pour Manual Mobility de 1994 et jusqu’à… 17,5 millions pour Burning Gas Station ! Néanmoins, leur estimation moyenne est plutôt de l’ordre de 500 000€.

Sérigraphies, estampes, lithographies sont évidemment plus nombreuses mais, là encore, le système des séries limitées leur permet de conserver une cote élevée : la lithographie en couleurs Hollywood (1969) a récemment été adjugée 200 000€ (trois fois son estimation) et Long Hollywood, de la même année en format allongé, est parti à 92 000€. En revanche, Turbo Tears s’est vendu à 6 900€, bien plus bas que son estimation. 

En lien avec Edward Ruscha

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Estimation gratuite Damien Hirst

Damien Hirst

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Estimation et cote de l'artiste Damien Hirst

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Formation et débuts de Damien Hirst

Damien Steven David Brennan naît le 7 juin 1965, à Bristol – il adoptera le patronyme de son beau-père, William Hirst, que sa mère épouse alors qu’il a un an. 

Élève médiocre et indiscipliné, Damien Hirst ne trouve l’apaisement que dans la pratique du dessin. Au cours de son adolescence à Leeds, Damien Hirst connaît même quelques démêlées avec la police et manifeste une certaine fascination morbide (il dérobe une oreille dans un hôpital).

Après sa scolarité, il déménage à Londres, où il travaille deux ans sur un chantier de construction tout en présentant sa candidature à diverses écoles d’art. 

En 1986, Hirst est finalement admis au Goldsmiths College, dont il sortira diplômé en 1989. 

L’année d’avant, Damien Hirst a organisé une exposition collective des élèves où sont représentés ceux que l’on réunira bientôt sous le nom de Young British Artists (Sarah Lucas, Marc Quinn, Tracy Emin, etc.). 

En 1991, Damien Hirst conçoit pour le collectionneur Charles Saatchi The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, fameuse installation d’un requin tigre conservé dans un aquarium rempli de formol, qui lance aussitôt sa carrière (le requin s’étant décomposé, il sera remplacé en 2006).



Damien Hirst et les animaux

Damien Hirst a travaillé dans une morgue pour financer ses études et, dès ses débuts, l’opposition dialectique entre la vie et la mort, la conservation et la destruction irrigue ses œuvres. 

Soucieux du caractère organique d’un art qu’il veut « plus réel que la peinture », Damien Hirst conçoit plusieurs installations à partir de restes d’animaux – voire d’animaux vivants comme dans sa première œuvre majeure, A Thousand Years (1990), qui met en scène des asticots et des mouches se développant sur une tête de vache puis mourant, ou les 9000 papillons tropicaux qui apparaissent dans sa première exposition, intitulée In and Out of Love, à la Woodstock Street Gallery (1991). 

Dans la série « Natural History », les animaux apparaissent sous forme parcellaire, coupés en deux afin d’exposer leurs organes et positionnés dans des aquariums remplis de formol : il s’agit d’œuvres appelées à disparaître car le processus de décomposition des chairs n’est pas arrêté mais seulement ralenti. 

Ces réalisations utilisant des cadavres d’animaux – par exemple, Mother and Child, Divided (1993), qui expose, dans deux vitrines accolées, une vache et un veau tranchés dans le sens de la hauteur – ont attiré à Damien Hirst de nombreuses protestations de la part des ligues pour la défense des animaux.

Le corps et l’esprit

Dans la seconde moitié des années 90, sensibilisé aux souffrances animales, Damien Hirst cesse d’employer des organismes vivants dans ses installations.

Mais le corps (humain ou animal), son anatomie, ses organes internes, ses muscles, ses sécrétions (Blood, 2003), reste une source d’inspiration majeure pour Damien Hirst, ainsi que pour ceux que son œuvre inspire (entre autres, le réalisateur Tarsem Singh dans son film The Cell, sorti en 2000). 

Les implications sacrées et mystiques de son travail sont sensibles dans des installations telles que Adam et Eve (deux draps mortuaires étendus dans deux cages de verre juxtaposées, 2007)



Autres techniques artistiques de Damien Hirst

Parallèlement à ses installations, Damien Hirst utilise des techniques picturales inspirées des principes sériels d’Andy Warhol aussi bien que de l’action painting de Jackson Pollock, pour lesquels il fait appel à des collaborateurs. 

Ses spot paintings, dont le titre évoque le monde médical, présentent des alignements de points de couleurs créant un effet hypnotique, tandis que les spin paintings utilisent un jeu destiné aux enfants, un disque de papier qui tourne pendant que l’on y verse de la peinture. 

Damien Hirst a aussi pratiqué la peinture à l’huile de façon plus traditionnelle (The Devil on Earth, plan rapproché d’un homme allumant une cigarette, 2005), réalisé des vidéos et courts-métrages ainsi que la décoration d’un restaurant branché de Londres. 

Damien Hirst face au marché de l’art

Le parfum de scandale attachés aux œuvre de Damien Hirst leur a valu un succès phénoménal sur le marché de l’art et plusieurs atteignent des estimations colossales : en 2007, Lullaby Spring (armoire à pharmacie contenant plus de 6000 pilules peintes à la main) a été vendue près de 15 millions d’euros par Sotheby’s, somme record s’agissant d’un artiste vivant. La même année, For the Love of God, réplique en platine d’un crâne humain incrustée de plus de 8000 diamants, estimé à 100 million de dollars, ne trouve pas preneur avant d’être acheté par un groupe d’investisseurs… dont fait partie l’artiste lui-même. 

À travers sa production, Damien Hirst joue avec le marché de l’art, le provoque et, tout en en tirant bénéfice, en contourne les codes : en 2008, il organise une vente de ses pièces les plus récentes chez Sotheby’s sans passer par les galeries ni les marchands professionnels, faisant ainsi grimper la cote de sa production. 

Damien Hirst expose

En 2015, Damien Hirst ouvre sa propre galerie, La Newport Street Gallery (3400m²), dont l’exposition inaugurale est consacrée au peintre abstrait John Hoyland, décédé en 2011.

La matérialité des œuvres se voit elle-même dénoncée lorsque, en 2022, Damien Hirst organise dans cette galerie le projet « The Currency » : il met en vente 10 0000 œuvres (de simples feuilles de papier A4 couvertes de points multicolores), à 2000 dollars l’unité, dont chacune correspond à un jeton non fongible ; pendant un an, les acheteurs ont le choix entre conserver l’œuvre sous sa forme matérielle ou sous sa forme virtuelle (non fongible, c’est-à-dire incessible). Les œuvres matérielles non conservées sont solennellement brûlées.

 

En 1995, Damien Hirst a reçu le Turner Prize, récompensant un artiste britannique de moins de 50 ans. En 2005 puis en 2008, il a été élu personnalité la plus influente du monde contemporain. 

Combien vaut une œuvre de Damien Hirst ?

Nous venons d’en donner quelques exemples particulièrement onéreux. 

Damien Hirst étant vivant et ayant incorporé la circulation de ses œuvres à sa démarche artistique, peu de pièces échappent à son contrôle et s’échangent sans son aval. En outre, les collectionneurs tendent, pour l’instant, à thésauriser ses productions majeures. 

Ce sont donc surtout des pièces plus modestes qui circulent : quelques (rares) peintures originales ont récemment été vendues entre 5000€ et 10 000€. Le prix des estampes reste extrêmement variable en fonction des formats et du nombre d’exemplaires produits : comptez entre 500€… et dix fois plus !

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Estimation gratuite George Condo

George Condo

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Estimation et cote de l'artiste George Condo

George Condo (né en 1957) est un peintre américain, connu pour ses portraits déstructurés, ses visages déformés.

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George Condo : une formation connectée à la modernité

George Condo est né le 10 décembre 1957 à Concord, dans le New Hampshire. À l’Université du Massachusetts de Lowel, il étudie l’histoire de l’art mais également la théorie musicale et participe à de nombreux concerts. Dès cette époque, il devient proche des artistes de la Beat generation, née dans les années 50, collabore avec l’écrivain William S. Burroughs et le poète Allen Ginsberg, connus pour leurs expérimentations textuelles. Vers la fin des années 70, George Condo se lie à des plasticiens de la même génération que lui : Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, qui le convainc de s’installer à New York en 1980. L’amitié de Condo avec Basquiat et Haring (pour l’atelier de qui il peint diverses œuvres, comme Dancing to Miles) se poursuivra jusqu’à la mort précoce de ces deux artistes associés au mouvement pop. Peu après son installation à New York, Condo commence comme Basquiat à travailler au sein de la Factory d’Andy Warhol. Il y apprend les diverses techniques (peinture mais aussi gravure, sérigraphie, tagging) qu’il sera plus tard amené à développer. En 1983 il part se perfectionner en Allemagne, puis en 1985, à Paris (où il restera dix ans), étudiant la tradition picturale européenne sur laquelle s’articulera sa relecture contemporaine. Au milieu des années 90, il rentre à New York où il vit et travaille toujours.

Succès et scandale

Ses premières œuvres sont présentées au public dès 1983, notamment à la galerie de l’East Village de New York, puis, à Los Angeles, dans la galerie d’Ulrike Kantor. Il connaît un succès immédiat qui s’exporte rapidement, dans toute l’Amérique puis en Europe (Ténériffe, Allemagne, Angleterre, France, où il est exposé notamment au Musée Maillol de Paris). En 1999, George Condo est récompensé par l’American Academy of Arts and Letters et, en 2005, reçoit le prix de Francis Greenberger. En 2008, il est élu artiste de l’année par Art Connection. Plébiscité dans son pays, fréquemment présenté par les galeries parisiennes et londoniennes, à la Biennale d’art contemporain de Lyon et, récemment, à celle de Venise (2019), l’art de George Condo défraie parfois la chronique : en 2010 la pochette aux postures érotiques qu’il réalise pour un « My Beautiful Dark Twisted Fantasy » du rappeur américain Kanye West est censurée aux États Unis, ce qui ne fait que contribuer au succès de l’album et des artistes.

Les figures tourmentées de George Condo

Bien qu’assimilé au mouvement pop, le style de Condo revendique une ferme inscription dans l’histoire de l’art « traditionnel » : il s’inspire d’artistes aussi divers que Picasso, Goya (Maja desnuda, 2005), Arcimboldo, Velázquez ou Manet. 

Souvent qualifié d’expressionniste, son travail se focalise sur le portrait : il déconstruit la figure humaine d’une façon qui évoque aussi bien le cubisme que la bande dessinée ou l’art d’un Francis Bacon. 

Personnages de dessins animés (Droopy Dog Abstraction, 2017), nus grotesques, visages mêlant traits humains et animaux, clowns, prêtres, femmes fatales, chevaliers et hommes d’affaires sont représentés sous des atours colorés, souvent de trois-quarts ou de profil mais avec les yeux de face, fixes et exorbités, sur un fond uni ou menaçant. 

La violence des déformations, le déplacement des différentes parties du corps (yeux multipliés, bouche et membres « mal » placés, dents proéminentes), la diversité des proportions, la raideur des postures, la puissance des lignes structurantes, associées à l’apparente neutralité du regard évoquent les refoulements psychologiques et les contorsions de notre société humaine. 

Pour qualifier son art, George Condo emploie le terme de « réalisme artificiel » (artificial realism). Il aime à le définir de façon paradoxale : ses tableaux tendent à « la représentation réaliste de ce qui est artificiel ».

Combien vaut une oeuvre de George Condo ?

Les œuvres de George Condo sont très présentes sur le marché de l’art contemporain mais les prix qu’elles atteignent sont variables, ce qui est naturel pour un artiste actuel dont la cote ne s’est pas encore « stabilisée ». 

Récemment, Blue monumental Head a atteint les 2,3 millions d’euros, Portrait composition in blue les 2 millions et Harlequin’s Diary les 1,2 millions. Il s’agit d’adjudications exceptionnelles : le prix moyen des huiles sur toile de Condo tourne plutôt autour des 100 000€.

Ses œuvres sur papier et petits formats sont aussi fort appréciés : 303 000€ pour l’aquarelle Out of Time and in Space ; 140 000€ pour Multi-faced woman (graphite sur papier), 55 000€ pour le pastel Smiling Boy. Mais dans ce domaine aussi, les prix peuvent considérablement varier et l’estimation reste déterminante. 

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Estimation gratuite Ai Weiwei

Ai Weiwei

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Estimation et cote de l'artiste Ai Weiwei

Né en 1957 à Pékin, Ai Weiwei est un artiste du mouvement underground chinois. L’artiste se retrouve entre deux courants, celui des traditions chinoises et de la modernité qui s’inscrit de plus en plus dans la société. Il devient populaire grâce à sa vision contestataire envers les tendances artistiques de la fin du XXe siècle. 

Estimation gratuite Ai Weiwei

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Qui est Ai Weiwei, designer contemporain

Ai Weiwei grandit dans une famille d’intellectuelle, dont le père, Ai Qing était poète. L’artiste évolue dans un contexte politique difficile où la révolution culturelle chinoise impacte fortement la société. Ai Weiwei finit par être accusé d’être droitiste, il est exilé avec sa famille dans des régions reculées et n’est autorisé à revenir dans la capitale qu’en 1976, à la fin de la révolution culturelle. 

Passionné par l’art, Ai Weiwei commence à étudier le cinéma dans une école de Pékin. Il rencontre par la suite, le groupe avant-gardiste Xing Xing dont l’idéologie correspond à celle du peintre. Rejettant le réalisme socialiste mis en place par le gouvernement chinois, le groupe Xing Xing et Ai Weiwei vont développer leur vision artistique. Pour échapper aux idées politiques chinoises, l’artiste part s’installer à New York en 1981. Il entre à la Parsons School of design et étudie la peinture ainsi que la sculpture, s’inspirant des ready made de Marcel Duchamp. 

A partir de 1993, Ai Weiwei rentre à Pékin suite aux problèmes de santé de son père. A cette époque, le fossé séparant la Chine traditionnelle et la modernité est, au regard de l’artiste, bien trop présent. Il décide de commencer un projet d’œuvres subversives, tout en questionnant le public sur cet écart. Le peintre réalise alors une peinture sur une urne de la dynastie Han, représentant un logo Coca-Cola. Son œuvre, provocante, lui permet d’accroitre sa visibilité. 

En 1999, Ai Weiwei construit son atelier de photographie et s’oriente vers l’architecture, comme sujet principal. Afin de partager sa vision du design, il ouvre son cabinet Fake Design qui promeut une architecture simple utilisant des matériaux courants. En 2003, l’architecte travaille sur un projet d’une grande importance nationale, celui de la construction du stade olympique de Pékin, nommé Le nid d’oiseau.

Les inspirations artistiques d’Ai Weiwei

Ai Weiwei puise son inspirations dans les éléments de l’art traditionnel chinois, comme la céramique, les textiles et l’artisanat. Il combine ces éléments avec des approches modernes pour créer des œuvres qui interrogent la relation entre tradition et modernité. De plus, l’influence de Marcel Duchamp est palpable dans le travail d’Ai Weiwei, notamment dans sa série Han Dynasty Urn with Coca-Cola Logo.

L’engagement d’Ai Weiwei envers les droits de l’homme, la démocratie et la liberté d’expression a profondément influencé son art. Ses œuvres abordent souvent des problèmes liés à la censure, à l’injustice et à la répression gouvernementale en Chine et dans le monde.

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(Illus.) Ai Weiwei, Sunflower Seeds, 2010, Turbine Hall de la Tate Modern.

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Estimation gratuite Adel Abdessemed

Adel Abdelssemed

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Estimation et cote de l'artiste Adel Abdessemed

Adel Abdessemed (né en 1971) est un artiste franco-algérien majeur de la scène contemporaine. Sculptures, installations, dessins, photographies et vidéos lui permettent d’aborder la guerre, l’exil, la religion, la violence et les images qui marquent notre époque. Son travail se reconnaît également à l’emploi de matériaux inattendus comme le fil barbelé, la terre cuite, l’acier, le marbre, le bronze ou la pierre noire.

La cote d’Adel Abdessemed varie fortement selon la nature de l’œuvre. Une édition ou une petite œuvre sur papier peut valoir quelques milliers d’euros, tandis qu’un dessin monumental ou une sculpture importante peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. Vous possédez une œuvre d’Adel Abdessemed ? Estimon’Objet, partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation des objets d’art et de collection, vous propose une estimation gratuite, rapide et confidentielle réalisée par ses experts et commissaires-priseurs.

Estimation gratuite Adel Abdessemed

Prix des œuvres d’Adel Abdessemed

  • Sculpture ou installation : de 3 000 € à plus de 300 000 €

  • Dessin ou œuvre sur papier : de 1 500 € à plus de 175 000 €

  • Photographie, vidéo, néon ou multiple : de 500 € à plus de 20 000 €

Pour réaliser une estimation d’une œuvre d’Adel Abdessemed, il faut d’abord identifier précisément sa nature. L’artiste travaille aussi bien le dessin que la sculpture, la photographie, la vidéo, le néon et l’installation. Une pièce unique en acier ou en marbre n’a pas la même valeur qu’une photographie éditée, un néon numéroté ou une œuvre sur papier. Il est donc essentiel de photographier l’œuvre de face, de profil et de dos, puis de relever ses dimensions, ses matériaux, sa signature, son numéro d’édition, ses inscriptions et les éventuelles étiquettes.

Les experts d’Estimon’Objet étudient ensuite la date, le sujet, le format, l’état de conservation, la provenance et la place de l’œuvre dans une série connue. Ils vérifient également les certificats, les factures, l’historique des expositions et les publications disponibles. Ces éléments permettent de comparer la pièce aux références du marché et d’établir une première attribution. Une estimation sur photographies ne remplace toutefois pas une authentification officielle lorsqu’un examen direct ou l’avis de l’artiste et de son atelier s’avère nécessaire.

La cote d’Adel Abdessemed sur le marché de l’art

La valeur d’une œuvre d’Adel Abdessemed dépend avant tout de son caractère unique ou édité, de son format, de son matériau et de son importance dans le parcours de l’artiste. Les grandes sculptures, les installations historiques et les dessins monumentaux dominent le marché. Les photographies, les vidéos, les néons et les multiples sont souvent plus accessibles, mais leur prix varie selon le tirage, le certificat, la provenance et l’état de conservation.

La cote des sculptures et installations d’Adel Abdessemed

Les sculptures et installations d’Adel Abdessemed représentent le sommet de sa cote. Les œuvres monumentales en acier, en bronze, en terre cuite ou en fil barbelé sont particulièrement recherchées lorsqu’elles appartiennent à une série connue, qu’elles ont été exposées dans une institution ou qu’elles sont accompagnées d’un certificat. Le format, la complexité du montage et le nombre d’exemplaires ont une influence directe sur le prix.

Voici quelques résultats de référence :

  • Mappamonde-olive (2011) : cette œuvre monumentale en acier imprimé de 301 cm de diamètre a été adjugée 350 000 $ à New York en septembre 2011.
  • Mappemonde (2014) : cette grande sculpture en acier imprimé a atteint environ 274 000 $ à Londres en octobre 2014.
  • Mappemonde 2 (thursday) (2010) : cette sphère en acier imprimé de 172 cm de diamètre, accompagnée d’un certificat signé par l’artiste, a été vendue 37 800 $ à New York en décembre 2020.
  • Sphère II (2006) : cette double sculpture en fil barbelé, issue d’une édition de quatre exemplaires et de deux épreuves d’artiste, a été adjugée 44 450 £ à Londres, soit un montant alors proche de 53 000 €.
  • Prostitute (2008) : cette installation composée de manuscrits, de boîtes en bois et de sacs en papier peints a été adjugée 11 340 £ à Londres en juillet 2021, soit environ 13 000 € au moment de la vente.

Ces résultats concernent des œuvres importantes, de grand format et bien documentées. Une petite sculpture, un multiple ou une installation difficile à remonter peut se négocier à un niveau nettement inférieur.

La cote des dessins et œuvres sur papier d’Adel Abdessemed

Les dessins et œuvres sur papier d’Adel Abdessemed occupent une place essentielle dans son travail. L’artiste utilise notamment le fusain, le pastel, la craie noire et la pierre noire sur papier, mais aussi sur toile ou sur bâche militaire. Les grands formats liés aux séries Lampedusa, Chemins qui ne mènent nulle part, Soldaten ou Politics of Drawing sont les plus recherchés. Le sujet, la puissance de l’image, les dimensions et l’historique d’exposition déterminent largement leur valeur.

Voici quelques résultats et références de marché :

  • Lampedusa (2014) : ce grand dessin à la craie noire sur papier de 129 × 189 cm a été adjugé 175 000 € à Paris en mars 2017, très au-dessus de son estimation initiale.
  • Chemins qui ne mènent nulle part (2012) : ce fusain monumental sur papier de 234 × 209,7 cm a été présenté à New York en mai 2022 avec une estimation de 40 000 à 60 000 $.
  • Politics of Drawing, Lampedusa (2019) : cette œuvre unique à la craie sur papier de petit format, accompagnée d’un certificat, a été proposée sur le marché entre 20 000 et 30 000 €.
  • Les dessins de la série From Here to Eternity, réalisés à la pierre noire sur papier ou sur bâche militaire, ont été proposés autour de 80 000 $ pour certains grands formats lors de leur présentation aux États-Unis en 2015.

Ces références concernent principalement des dessins aboutis et bien documentés. Une petite œuvre sur papier peut valoir quelques milliers d’euros, tandis qu’une feuille monumentale, spectaculaire et issue d’une série reconnue peut dépasser 100 000 €.

La cote des photographies, vidéos, néons et multiples d’Adel Abdessemed

Les photographies, vidéos, néons et multiples d’Adel Abdessemed forment un marché plus accessible, mais très varié. Certaines photographies documentent une action réalisée par l’artiste, tandis que les vidéos sont généralement proposées avec un support de lecture, un certificat et des indications précises sur l’édition. Pour les néons, la présence du transformateur d’origine, de la caisse et du certificat est déterminante.

Voici quelques résultats et références de marché :

  • No Smoking (2012) : ce néon vert édité à trente exemplaires est proposé sur le marché secondaire entre 2 600 et 4 000 € selon l’exemplaire et son état.
  • Nuit de Noces (1997) : ce néon rose édité à cinq exemplaires et une épreuve d’artiste a été présenté à Londres avec une estimation de 10 000 à 15 000 £.
  • Real Time (2003) : cet ensemble vidéo emblématique a été présenté à Londres avec une estimation de 15 000 à 20 000 £.
  • Jardin d’Hélène (2013) : les lithographies rehaussées, signées et numérotées, se situent généralement dans une fourchette de quelques centaines à quelques milliers d’euros, selon la variante et la qualité de l’épreuve.

Ces références concernent des œuvres complètes et correctement documentées. Une photographie ou une vidéo dépourvue de certificat, un néon incomplet ou un multiple endommagé peut perdre une part importante de sa valeur.

Comment reconnaître une œuvre d’Adel Abdessemed ?

Une œuvre d’Adel Abdessemed se reconnaît d’abord à la force immédiate de son image. L’artiste part souvent d’un événement réel, d’une photographie de presse, d’un épisode historique ou d’un geste connu de tous. Coup de tête reprend ainsi l’affrontement entre Zinédine Zidane et Marco Materazzi lors de la finale de la Coupe du monde de 2006. D’autres œuvres représentent des animaux, des armes, des bateaux de migrants ou des figures tirées de l’histoire de l’art.

Les matériaux constituent un autre indice important. Abdessemed détourne des matières familières pour leur donner un sens nouveau : le fil barbelé devient une sphère, l’acier prend la forme d’une carte du monde, la terre cuite reproduit une voiture brûlée et le bronze transforme une image sportive en monument. Dans ses dessins, il emploie souvent le fusain, la craie ou la pierre noire avec des traits rapides et très sombres. Le papier peut rester largement visible, ce qui renforce le contraste et la lisibilité de la scène.

Il faut cependant rester prudent. L’artiste travaille avec de nombreux médiums et certaines œuvres existent en plusieurs exemplaires ou sous différentes dimensions. Une photographie trouvée sur Internet ou une image conforme à son univers ne suffit jamais à identifier une œuvre originale.

Reconnaître la signature d’Adel Abdessemed

Adel Abdessemed ne signe pas systématiquement toutes ses œuvres sur la face. Sur les dessins et œuvres sur papier, la signature peut prendre la forme de son nom complet, écrit de manière lisible au crayon ou au fusain, souvent dans la partie basse de la feuille. Certaines pièces portent également un titre, une date ou une inscription au revers.

Pour les sculptures, les photographies, les vidéos et les néons, le certificat d’authenticité est souvent plus important que la présence d’une signature directement sur l’œuvre. Il peut préciser le titre, l’année, les matériaux, les dimensions et le numéro de l’exemplaire. Les anciennes étiquettes d’exposition, les factures et les documents remis lors de l’acquisition doivent donc être conservés avec soin.

Une signature isolée ne constitue jamais une preuve suffisante. Elle doit être cohérente avec le support, la technique, la date et la provenance de l’œuvre. En cas de doute, un examen approfondi du dossier reste indispensable.

Signature Adel Abdessemed

Œuvre d’Adel Abdessemed : ce que regardent nos experts

Romain Rudondy, notre commissaire-priseur spécialisé en art moderne et contemporain, commence par déterminer la catégorie exacte de l’œuvre. Il observe les matériaux, la surface et les assemblages afin de distinguer une pièce unique, une épreuve d’artiste, une édition numérotée ou une reproduction. Pour un dessin, une photographie prise sous une lumière oblique peut révéler le dépôt poudreux du fusain, les frottements, les reprises et les particularités du papier.

Il étudie ensuite le lien entre le sujet, la technique et la période annoncée. Un dessin de la série Lampedusa doit correspondre aux formats, aux matériaux et au traitement graphique connus. Pour une sculpture comme Sphère ou Mappemonde, il vérifie le diamètre, la structure, le type de métal, le nombre d’exemplaires et les modalités de montage. Ces détails permettent d’écarter une confusion entre une œuvre originale, une variante et un simple visuel reproduit.

Enfin, notre expert examine la provenance, les anciennes étiquettes, les factures, les certificats et l’historique des expositions. Pour une vidéo ou un néon, il contrôle aussi la présence des éléments techniques d’origine et des instructions de présentation. Si le dossier l’exige, une vérification complémentaire auprès de l’artiste, de son atelier ou de la galerie qui suit son travail peut être recommandée.

Adel Abdessemed, un artiste marqué par l’histoire contemporaine

Adel Abdessemed naît en 1971 à Constantine, en Algérie, et grandit à Batna, dans les Aurès. Très jeune, il dessine et fabrique des objets avec les matériaux qu’il trouve autour de lui. Il étudie à l’École régionale des beaux-arts de Batna de 1986 à 1990, puis à l’École supérieure des beaux-arts d’Alger. En 1994, l’assassinat du directeur de l’école, Ahmed Asselah, et de son fils dans l’établissement précipite son départ d’Algérie, alors frappée par la guerre civile.

Arrivé en France, il poursuit sa formation à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon jusqu’à la fin des années 1990. Il rejoint ensuite la Cité internationale des arts à Paris, puis effectue une résidence au P.S.1 à New York en 2000-2001. Il séjourne également à Berlin avant de revenir travailler à Paris. Ces déplacements, choisis ou imposés, nourrissent une œuvre dans laquelle l’exil, les frontières, la mémoire et la violence du monde occupent une place centrale.

Sa reconnaissance devient internationale au cours des années 2000. Il participe à plusieurs éditions de la Biennale de Venise et reçoit le Benesse Prize en 2007. Son travail fait l’objet d’expositions personnelles dans de grandes institutions, notamment au Centre Pompidou à Paris en 2012 avec Je suis innocent. Ses œuvres entrent dans d’importantes collections publiques et privées. Aujourd’hui, Adel Abdessemed reste l’une des figures les plus reconnues de l’art contemporain franco-algérien.

Pour une œuvre d’Adel Abdessemed, ne vous contentez jamais de photographier uniquement la face. Le revers, la caisse de transport et les éléments séparés peuvent contenir les informations les plus utiles : étiquette, titre, numéro d’édition, schéma de montage ou référence d’atelier. Pour un dessin au fusain ou à la pierre noire, évitez de retirer la feuille de son encadrement et ne tentez pas de nettoyer la surface. Ces matières restent poudreuses et un simple frottement peut modifier le dessin de manière irréversible.

Pour un néon, une vidéo ou une installation, réunissez tous les accessoires et documents disponibles avant l’expertise. Le transformateur, le support numérique, le certificat et les instructions de présentation font partie intégrante de l’œuvre. Une pièce complète et correctement documentée sera toujours plus facile à identifier, à estimer et à présenter sur le marché.

Vous souhaitez connaître le prix d’une œuvre d’Adel Abdessemed ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies nettes, les dimensions, les matériaux supposés et tous les documents en votre possession. Nos spécialistes étudieront votre demande et vous accompagneront selon votre projet de vente, de succession, de partage ou d’assurance.

En lien avec Adel Abdessemed

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Sculpture

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Auguste RODIN (1840-1917) L’Âge d’airain, petit modèle Plâtre original conçu en 1875-1877
Cette version obtenue par réduction en novembre 1904 ; not

💰 Adjudication :
350 000 €

🔎 Estimation :
350 000 € - 400 000 €

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Alberto GIACOMETTI (1901-1966) Main avec coupelle. Sculpture en bronze doré. H. : 4,4 cm. L. : 17,4 cm. P. : 9,8 cm. Provenance : Vente Camard du 9/

💰 Adjudication :
102 000 €

🔎 Estimation :
50 000 € - 80 000 €

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Yves KLEIN (1928-1962) Victoire de Samothrace (1962/73) Plâtre et pigment IKB sur un socle en métal et pierre Signé des initiales YK 62 Numéroté 175/1

💰 Adjudication :
100 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

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Claude LALANNE (1924-2019) Sculpture dite Pomme bouche, circa 1980 Épreuve en bronze doré patiné Signée du cachet Lalanne, numérotée 89/250

💰 Adjudication :
58 000 €

🔎 Estimation :
40 000 € - 60 000 €

Estimation gratuite Aarnio Eero

Aarnio Eero

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Eero Aarnio : estimation, cote et valeur de son mobilier

Vous possédez un fauteuil, une table ou un objet dessiné par Eero Aarnio et souhaitez en connaître la valeur ? Figure majeure du design finlandais, le créateur est célèbre pour son mobilier aux formes sphériques et ses expérimentations avec la fibre de verre, l’acrylique et le plastique. Le Ball Chair, le Bubble Chair et le Pastil Chair sont devenus des icônes internationales du design des années 1960.

La valeur d’un meuble d’Eero Aarnio dépend principalement du modèle, de son époque de production, de son fabricant, de son état de conservation et de la présence de ses éléments d’origine. Les premières éditions réalisées par Asko sont généralement plus recherchées que les productions récentes. Estimon’Objet vous accompagne dans l’expertise et l’estimation de votre mobilier, de vos objets d’art et de collection, en tenant compte des spécificités du marché du design du XXe siècle.

Estimation gratuite Aarnio Eero

Prix des œuvres d’Eero Aarnio

  • Ball Chair et premières éditions Asko : de 2 000 € à plus de 9 000 €

  • Bubble Chair suspendu : de 1 000 € à plus de 5 000 €

  • Pastil Chair, Pony, Tomato et autres modèles : de 300 € à plus de 3 000 €

L’estimation d’un meuble d’Eero Aarnio commence par l’identification précise du modèle et de son fabricant. L’expert examine les dimensions, la forme de la coque, les matériaux, le piètement, le système de suspension et la construction intérieure. Il recherche également une étiquette, une plaque ou une marque permettant d’identifier une fabrication ancienne d’Asko, une édition Adelta ou une production plus récente d’Eero Aarnio Originals. Les couleurs, les coussins et les revêtements sont comparés aux configurations documentées.

L’état de conservation joue un rôle essentiel, particulièrement pour la fibre de verre et l’acrylique. Les rayures, fissures, jaunissements, éclats, réparations, reprises de peinture ou remplacements de garniture peuvent diminuer la valeur. La provenance, les factures anciennes et les photographies du dessous, de l’intérieur et des étiquettes facilitent également l’analyse. Estimon’Objet étudie ces différents éléments afin de proposer une estimation argumentée et confidentielle, adaptée à un projet de vente, de succession, de partage, d’assurance ou d’inventaire.

La cote d’Eero Aarnio

La cote d’Eero Aarnio repose sur un marché international particulièrement sensible à l’ancienneté et à l’authenticité des exemplaires. Les premières éditions des années 1960 et 1970 sont généralement les plus recherchées, à condition de conserver leurs caractéristiques d’origine. Les rééditions officielles possèdent également une valeur, mais elles doivent être distinguées des fabrications anciennes et des nombreuses copies non autorisées.

Ball Chair ou Globe Chair

Dessiné en 1963 puis présenté à la Foire internationale du meuble de Cologne en 1966, le Ball Chair d’Eero Aarnio est devenu une icône du design Space Age. Sa coque sphérique en fibre de verre, montée sur un pied pivotant, renferme un intérieur capitonné qui forme un espace intime, souvent qualifié de « pièce dans la pièce ». Les premières éditions produites par Asko dans les années 1960 et 1970 sont les plus recherchées.

  • Un Ball Chair a été vendu pour l’équivalent d’environ 8 500 €.
  • Un exemplaire Asko des années 1960 a été adjugé 5 800 €.
  • Un modèle produit vers 1971 a atteint l’équivalent d’environ 4 200 €.
  • Un autre exemplaire ancien a été adjugé 3 800 €.

La cote du Ball Chair d’Eero Aarnio dépend avant tout de son fabricant et de sa période de production. Les premières éditions Asko conservant leur coque, leur piètement et leur garniture d’origine peuvent atteindre les montants les plus élevés. Une restauration ancienne n’exclut pas une valeur importante, mais une coque repeinte ou une réfection complète de l’intérieur doit être signalée. Les rééditions officielles disposent également d’un marché, contrairement aux nombreuses copies non autorisées dont la valeur reste beaucoup plus faible.

Bubble Chair

Créé en 1968, le Bubble Chair d’Eero Aarnio reprend le principe enveloppant du Ball Chair sous une forme transparente et suspendue. Sa coque en acrylique, entourée d’un cerclage métallique, est fixée au plafond par une chaîne. L’absence de piètement et la transparence du matériau renforcent son esthétique futuriste tout en permettant à la lumière de traverser le fauteuil.

  • Un Bubble Chair a été adjugé 3 600 €.
  • Un exemplaire produit après 2016 a atteint l’équivalent d’environ 3 700 €.
  • Un modèle édité par Adelta a été vendu pour l’équivalent d’environ 2 800 €.
  • Un Bubble Chair modèle 8360 a été adjugé environ 1 450 €.

Le prix d’un Bubble Chair dépend de son éditeur, de son ancienneté et surtout de l’état de sa coque en acrylique. Les fissures, les rayures profondes, le jaunissement du matériau ou une modification du système de suspension peuvent diminuer sa valeur. La conservation du cerclage, de la chaîne et des coussins constitue également un critère important. Un exemplaire portant une marque d’Asko, d’Adelta ou d’Eero Aarnio Originals est généralement mieux valorisé qu’un siège non identifié.

Pastil Chair, Pony et autres créations

Conçu en 1967, le Pastil Chair d’Eero Aarnio prend la forme d’une pastille en fibre de verre dont le centre est creusé pour former une assise. Dépourvu de pieds, il peut être utilisé comme fauteuil à bascule et présente la particularité de pouvoir flotter sur l’eau. Les modèles Pony, Tomato, Mushroom, Cognac, Screw Table et Tipi témoignent également du caractère ludique et sculptural du mobilier d’Eero Aarnio.

  • Un Pastil Chair en fibre de verre a été vendu 1 080 €.
  • Un exemplaire ancien a été adjugé 800 €.
  • Un Pastil Chair édité par Adelta a atteint 683 €.
  • Un Pony produit par Adelta a été adjugé 1 000 €.

Les premières éditions Asko du Pastil Chair sont généralement les plus recherchées, particulièrement lorsqu’elles conservent leur couleur et leur finition d’origine. Les exemplaires repeints, fissurés ou fortement altérés se négocient à des niveaux inférieurs. Pour les modèles Pony, Tomato ou Mushroom, la valeur dépend de l’éditeur, de la date de production, du format et de la rareté de la couleur.

Comment reconnaître un meuble d’Eero Aarnio ?

Les créations d’Eero Aarnio se distinguent par leurs volumes géométriques simples, leurs lignes arrondies et leurs couleurs franches. Le designer emploie la sphère, la pastille, le cylindre ou les formes animales pour transformer un meuble fonctionnel en véritable sculpture. Son travail incarne l’optimisme technologique et l’esthétique futuriste du design des années 1960 et 1970.

Le Ball Chair présente une coque sphérique opaque en fibre de verre, montée sur un pied central pivotant, tandis que le Bubble Chair possède une coque transparente suspendue. Le Pastil Chair repose directement sur sa structure moulée et peut basculer légèrement. Le Tomato Chair se compose de plusieurs volumes circulaires imbriqués, alors que le Pony adopte la forme stylisée d’un animal sur lequel l’utilisateur s’assoit à califourchon.

Les dimensions, les proportions et la qualité de fabrication doivent être contrôlées avec attention, car de nombreuses copies reprennent l’aspect général de ces modèles. L’épaisseur de la coque, la régularité du moulage, les assemblages, les systèmes de fixation, la forme du piètement et la conception des coussins permettent de différencier une édition authentique d’Eero Aarnio d’une imitation récente.

Comment reconnaître les marques et étiquettes d’Eero Aarnio ?

Un meuble d’Eero Aarnio n’est pas nécessairement signé à la main. Son identification repose principalement sur les marques du fabricant, les étiquettes commerciales et les caractéristiques techniques de sa construction. Les exemplaires anciens peuvent notamment porter une plaque ou une étiquette mentionnant Asko, Asko International ou une fabrication finlandaise.

Les éditions ultérieures peuvent être marquées Adelta, tandis que certaines productions contemporaines portent la marque Eero Aarnio Originals. L’absence d’étiquette n’écarte pas automatiquement l’hypothèse d’une édition ancienne : celle-ci peut avoir été retirée, décollée ou perdue. Elle impose néanmoins une comparaison approfondie des dimensions, des matériaux, du moulage et des systèmes d’assemblage.

La seule présence du nom « Eero Aarnio » ne permet pas d’affirmer qu’il s’agit d’une première édition. Pour établir une estimation fiable d’un meuble Eero Aarnio, il faut identifier simultanément le modèle, le fabricant, la période de production et les éventuelles transformations subies par la pièce.

Expertise mobilier Eero Aarnio

Estimation d’un meuble d’Eero Aarnio : ce que regardent les experts

L’expert cherche d’abord à déterminer s’il s’agit d’une première édition, d’une réédition officielle ou d’une copie. Il compare les dimensions, les proportions de la coque, la forme du socle, les matériaux, les systèmes de fixation et les coutures de la garniture avec les exemplaires documentés. Pour un Ball Chair, le piètement pivotant, le profil de l’ouverture et la construction de la coque sont examinés avec attention. Pour un Bubble Chair, l’étude porte notamment sur l’acrylique, le cerclage métallique, la chaîne et les points d’attache.

L’état général et les éventuelles transformations sont ensuite pris en compte. Une coque repeinte, un rembourrage remplacé, un coussin refait ou un système de suspension modifié peuvent avoir une incidence sur la valeur. L’expert analyse également les étiquettes, la provenance et les documents disponibles. Estimon’Objet confronte ces informations aux résultats récents du marché afin de proposer une estimation cohérente avec le modèle, son époque et son état de conservation.

Biographie d’Eero Aarnio

Eero Aarnio naît le 21 juillet 1932 à Helsinki, en Finlande. Il étudie à l’Institut des arts industriels d’Helsinki durant les années 1950, avant de travailler dans le domaine de l’aménagement intérieur et du mobilier. Après avoir expérimenté le bois et le rotin, il ouvre son propre studio en 1962 et s’intéresse aux possibilités nouvelles offertes par la fibre de verre, l’acrylique et les matières plastiques.

En 1963, il dessine le Ball Chair, présenté trois ans plus tard sur le stand d’Asko à la Foire internationale du meuble de Cologne. Son succès lui apporte une reconnaissance internationale. Eero Aarnio poursuit ses recherches avec le Pastil Chair en 1967, le Bubble Chair en 1968, le Tomato Chair en 1971 et le Pony en 1973. Ses créations associent fonctionnalité, formes sculpturales, couleurs vives et sens de l’humour.

Eero Aarnio est aujourd’hui considéré comme l’une des figures majeures du design finlandais et du mouvement Space Age. Ses sièges sont conservés dans plusieurs collections publiques internationales, notamment au Museum of Modern Art de New York, au Victoria and Albert Museum de Londres, au Vitra Design Museum et au Design Museum d’Helsinki. Ses modèles emblématiques continuent d’être produits dans le cadre de rééditions officielles.

Pour faire estimer un meuble d’Eero Aarnio, photographiez-le sous plusieurs angles, sans oublier le dessous du socle, l’intérieur de la coque, les fixations et les éventuelles étiquettes. Les plaques, numéros et traces d’anciens marquages doivent être photographiés en gros plan. Relevez également les dimensions exactes du meuble et conservez les factures ou documents relatifs à son acquisition.

Ne repeignez pas la coque et ne remplacez pas la garniture avant l’expertise. Même usé, un revêtement ancien peut fournir des informations déterminantes sur la période de fabrication. Pour un Bubble Chair, évitez tout polissage non professionnel de l’acrylique. Estimon’Objet constitue votre partenaire privilégié pour l’expertise et l’estimation de votre mobilier design, de vos objets d’art et de vos pièces de collection.

Vous possédez un Ball Chair, un Bubble Chair, un Pastil Chair ou un autre meuble attribué à Eero Aarnio ? Transmettez à Estimon’Objet des photographies de l’ensemble, des détails, du dessous et des éventuelles étiquettes. Nos spécialistes pourront vous communiquer une estimation argumentée et confidentielle, puis vous accompagner dans le cadre d’une vente, d’une succession, d’un partage, d’un inventaire ou d’une assurance.

En lien avec Aarnio Eero

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.

Les ventes rendues possibles par Estimonobjet — Design

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Rare bibliothèque Teck, placage de teck, verre, fer, aluminium Portant l’inscription books for sale, en haut du meuble 18

💰 Adjudication :
68 000 €

🔎 Estimation :
70 000 € - 90 000 €

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Sheila HICKS (1934) Sans titre, circa 1976 Tapisserie en coton et lin montée sur un châssis bois Signée Sheila Hicks et située Paris sur l’envers ains

💰 Adjudication :
67 000 €

🔎 Estimation :
20 000 € - 30 000 €

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Pierre JEANNERET (1896-1967) Table éclairante dite Library table Teck, placage de teck, tôle de métal, verre 112 x 247 x 125 cm. Circa 1963 Illuminat

💰 Adjudication :
57 000 €

🔎 Estimation :
60 000 € - 80 000 €

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Ado CHALE (1928) Table dite Goutte d’eau Bronze, métal
Signée
43 x 150 x 75.5 cm. Circa 1970 Goutte d’eau low table Bronze, painted steel 16.93 x 59

💰 Adjudication :
46 000 €

🔎 Estimation :
30 000 € - 40 000 €

Estimation gratuite céramique d’Art de Bordeaux

Céramique d’Art de Bordeaux

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Estimation et cote Céramique d'art de Bordeaux

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Jean Mérillon fonde la Céramique d’art de Bordeaux. Les pièces qui sortent de ses ateliers sont d’emblée en rupture avec ce qui se fait à Bordeaux jusqu’alors. Elles s’inscrivent dans les courants des arts décoratifs qui cherchent à cette époque à se renouveler en France.

Estimation gratuite céramique d’Art de Bordeaux

Vous souhaitez  expertiser une céramique d’art de Bordeaux et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire. Faites estimer une céramique d’art de Bordeaux en quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel.

L’histoire de la Céramique d’Art de Bordeaux

La Céramique d’Art de Bordeaux est une manufacture implantée à Caudéran, banlieue de Bordeaux. En 1918, Jean Mérillon (1951 – 1924), un négociateur de vin et passionné par les arts décoratifs, fait l’acquisition des installations d’une ancienne poterie : en 1919, il fonde la Céramique d’Art de Bordeaux, grâce au soutien de ses partenaires, des notables bordelais.

La Céramique d’Art de Bordeaux repart alors sur des bases rénovées et promeut un projet artistique différent des entreprises qui l’ont précédées en son sein. Elle s’oriente alors vers la faïence d’art et promet de créer ses propres formes. Jean Mérillon confie immédiatement la direction artistique et technique à Félix Gête (1870 – 1959).

La Céramique d’Art de Bordeaux est à la tête d’une production avant-gardiste, teintée d’Art Nouveau et d’Art déco. Elle participe aussi à la grande aventure Primavera en créant des pièces pour les magasins Printemps.

Cependant, la Céramique d’Art de Bordeaux perd son fondateur, Jean Mérillon, qui décède subitement en 1924. Bien que plusieurs successeurs reprennent son poste dans les années suivantes, la manufacture rencontre plusieurs difficultés financières.

En 1947, face à l’impossibilité de trouver des solutions pour rendre la Céramique d’Art de Bordeaux rentable, le conseil d’administration décide d’en cesser l’activité. Un an plus tard, la manufacture est reprise par la Céramique de la Gironde qui, après avoir racheter la marque et les installations de la Céramique d’Art de Bordeaux en 1957, s’oriente par la suite vers la fabrication d’accessoires sanitaires et d’appareillages électriques pour des raisons de rentabilité.

Bien que la Céramique d’Art de Bordeaux ne dispose pas, ou plus, de véritables archives, il apparait qu’elle joue un rôle déterminant dans l’entre-deux-guerres dans le secteur des arts décoratifs à Bordeaux.

La Céramique d’Art de Bordeaux et Primavera

Dès ses débuts, la Céramique d’Art de Bordeaux attire les responsables de Primavera, l’atelier d’art du magasin Printemps, pour la qualité de sa production. En effet, la manufacture bordelaise s’inscrit dans la vision artistique de René Guilleré, fondateur même de Primavera, qui tente alors de développer une nouvelle approche des arts décoratifs.

René Guilleré fait le choix de bannir les fioritures et de proposer au public des objets produits en petite série, de qualité et à des prix accessibles. Il choisit donc de passer commandes à des ateliers de province et à des manufactures réputées pour élargir son offre.

En 1927, la Céramique d’Art de Bordeaux fait rapidement l’objet d’une reconnaissance officielle de la part de René Guilleré lors de la Petite Foire des Arts Décoratifs Modernes du Printemps. Céramique d’Art de Bordeaux parvient à se démarquer de la céramique traditionnelle et à mettre en avant ses choix innovants.

Le style des pièces de la Céramique d’Art de Bordeaux

Bien que la Céramique d’Art de Bordeaux consacre une partie de sa production à Primavera, elle diffuse aussi des pièces estampillées à son propre nom. Manufacture de petite taille, la Céramique d’Art de Bordeaux privilégie les petites séries de céramiques artistiques et entreprend des recherches sur les matières et les émaux.

La plupart des pièces de la Céramique d’Art de Bordeaux, tournées jusqu’aux années 1940, sont des vases en faïence. Chacun d’entre eux montrent la capacité de la Céramique d’Art de Bordeaux à renouveler les formes à travers l’emploi des courbes.

Durant son activité, la Céramique d’Art de Bordeaux expérimente plusieurs techniques. La plus connue est celle des coulures en relief sur un fond bleu marine, vert sapin ou rouge vif.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Céramique d’Art de Bordeaux change d’approche artistique face à une industrialisation de plus en plus dominante. Elle crée alors des pièces aux motifs peints sur fond blanc mat et des objets bicolores, et introduit des émaux lumineux dans ses réalisations.

Faire estimer gratuitement une œuvre de la Céramique d’Art de Bordeaux

Aujourd’hui, les pièces de la Céramique d’Art de Bordeaux se font rares dans les ventes aux enchères et leur cote est assez modeste. Le plus souvent, ce sont les vases de la Céramique d’Art de Bordeaux qui sont proposées par les maisons de ventes aux enchères.

Les estimations pour les pièces réalisées par la Céramique d’Art de Bordeaux se situent entre 30 euros et 1 700 euros, en moyenne. En décembre 2013, une suite de deux vases signées C.A.B est adjugée à 1 658 euros. En août 2018, un vase boule en céramique polychrome brique issu de la Céramique d’Art de Bordeaux trouve acquéreur pour 60 euros. En janvier 2019, une paire de vases boule en terre rouge à émaillage noir et larges coulures d’émail vert est adjugée à 30 euros. Plus récemment, en mars 2022, une sculpture en faïence émaillée vert intitulée Poisson est adjugée à 380 euros.

 

En lien avec les céramiques d'art de Bordeaux

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite les 2 potiers

Michelle & Jacques Serre (2 Potiers)

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Estimation et cote des artistes Les 2 Potiers (Michelle et Jacques Serre)

Les 2 Potiers, nom d’atelier formé par Michelle et Jacques Serre, incarnent l’un des duos les plus emblématiques de la céramique française du XXe siècle. Leur travail, alliant rigueur formelle et modernité artistique, a profondément marqué le renouveau de la céramique décorative des années 1950 à 1980. Leurs créations, reconnaissables entre toutes, séduisent aujourd’hui autant les collectionneurs avertis que les amateurs de design d’après-guerre.

Estimation gratuite les 2 potiers

Prix des œuvres des 2 potiers

  • Céramique ou sculpture : entre 400 € et 6 000 €

  • Lampe ou luminaire : entre 1 000 € et 8 000 €

  • Service ou ensemble décoratif : entre 300 € et 2 500 €.

Vous possédez une céramique, un vase, une lampe ou une sculpture signée Les 2 Potiers et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer gratuitement et en toute confidentialité votre œuvre sur Estimon’objet, le site de référence pour l’expertise en ligne d’objets d’art et de design. Nos spécialistes, en lien avec de véritables commissaires-priseurs, vous délivrent une estimation précise, fondée sur les résultats récents du marché, la signature et l’état de conservation de la pièce.

Les 2 Potiers, une aventure artistique et humaine

Le couple formé par Michelle et Jacques Serre débute son parcours dans les années 1950 à Cagnes-sur-Mer, dans le sud de la France, avant d’installer leur atelier à Vallauris, haut lieu de la céramique moderne. Inspirés par la tradition provençale, mais aussi par les recherches formelles de la modernité d’après-guerre, ils développent un langage artistique personnel, à la frontière entre l’artisanat d’art et la sculpture contemporaine. Leur union artistique repose sur une complémentarité rare : Jacques s’attache à la conception des formes, tandis que Michelle se consacre à la décoration et à l’émail. Ensemble, ils conçoivent des œuvres où la simplicité géométrique rencontre la sensualité des matières. Dans les années 1960, leur production s’enrichit d’objets fonctionnels — vases, coupes, lampes — qui séduisent un public sensible à la beauté sobre et à la pureté des lignes. Cette approche les inscrit dans la lignée des grands créateurs du design français d’après-guerre, aux côtés de Georges Jouve, Roger Capron ou Accolay.

Un style identifiable et intemporel

Les créations des 2 Potiers se distinguent par :

  • Des formes architecturales et équilibrées, souvent asymétriques, rappelant l’esprit du constructivisme.

  • Une palette restreinte mais maîtrisée, dominée par les blancs cassés, les bruns, les bleus profonds et les noirs mats.

  • Des émaux satinés ou texturés, jouant subtilement avec la lumière et la matière.

  • Un sens du volume qui confère à chaque pièce une dimension sculpturale, même lorsqu’il s’agit d’un objet utilitaire.

Leur œuvre illustre parfaitement la rencontre entre l’esthétique moderniste et le savoir-faire céramique traditionnel.

Les 2 Potiers et le design des années 1960-1970

À partir de la fin des années 1960, le couple s’oriente vers la création de luminaires et d’éléments décoratifs d’intérieur, collaborant parfois avec des décorateurs et architectes français. Leurs lampes en céramique, souvent montées sur des piètements en métal ou en bois, connaissent un succès croissant dans les galeries et les maisons modernistes. Leur production s’intègre dans le mouvement plus large du design organique français, où la matière brute et les formes sculpturales deviennent les piliers de l’expression décorative. Les 2 Potiers participent à plusieurs salons d’artisanat et d’art contemporain, affirmant leur singularité dans un paysage artistique dominé par la recherche de nouveauté et de fonctionnalité.

Un marché en forte progression

Les œuvres des 2 Potiers connaissent depuis quelques années une remontée spectaculaire sur le marché de l’art. Les collectionneurs et amateurs de design des années 1950-1970 redécouvrent leur travail, désormais recherché pour son esthétique intemporelle et sa qualité d’exécution. Les galeries spécialisées et les maisons de ventes mettent en avant leurs pièces, notamment les lampes et vases de grandes dimensions. L’intérêt croissant pour le design français d’après-guerre a également contribué à faire grimper les enchères, positionnant Les 2 Potiers comme un nom de référence aux côtés de Capron, Jouve ou Chanal.

Cote des céramiques des 2 potiers sur le marché de l'art

Vous possédez une œuvre signée Les 2 Potiers, Michelle Serre ou Jacques Serre ? Confiez son estimation à Estimon’objet, la plateforme d’expertise en ligne de référence. Nos experts spécialisés en céramiques d’après-guerre vous apportent une évaluation fiable, gratuite et confidentielle, en s’appuyant sur les ventes les plus récentes et sur l’état du marché. Quelques ventes marquantes

  • Lampe en céramique émaillée blanche, signée Les 2 Potiers, vendue 6 000 € à Paris (2022).

  • Vase sculptural à décor géométrique, circa 1965, adjugé 3 200 € (2023).

  • Paire de lampes brunes et noires à décor incisé, vendue 5 500 € (2021).

  • Coupe émaillée bleue sur base circulaire, estimée 800 – 1 200 €, adjugée 1 400 € (2024).

Faites estimer votre œuvre dès maintenant sur www.estimonobjet.fr et découvrez si votre céramique des 2 Potiers fait partie des pièces les plus recherchées du moment.

Reconnaître la signature des 2 potiers

Identifier une œuvre authentique des 2 Potiers (Michelle et Jacques Serre) repose avant tout sur l’observation de leur signature d’atelier, appliquée sous la base ou sur le flanc des pièces. La plupart des créations portent la mention manuscrite ou gravée « Les 2 Potiers », parfois suivie des initiales « M. & J. Serre ». On rencontre également un monogramme stylisé “2P”, sobre et caractéristique, souvent incisé dans la terre avant cuisson. La typographie, simple et régulière, témoigne de leur exigence artisanale : chaque signature est parfaitement lisible, inscrite dans la continuité du travail soigné de la pièce. Sur certaines œuvres, notamment les lampes et sculptures, la signature peut être accompagnée d’un cachet d’atelier ou d’un numéro de modèle, témoignant d’une production maîtrisée et cohérente. Ces éléments constituent des indices essentiels d’authenticité et permettent de distinguer les originaux des pièces d’inspiration postérieure.

Expertise Signature les 2 potiers
Signature les 2 potiers

En lien avec les 2 potiers Michelle & Jacques Serre

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

L’expertise en ligne de votre objet se fait facilement, en trois étapes ! C’est gratuit et confidentiel.
Estimation gratuite Jean Cocteau

Jean Cocteau ( Céramique )

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Estimation et cote de l'artiste Jean Cocteau

Jean Cocteau (1889-1963) est un artiste français aux multiples talents : poète, dramaturge, cinéaste, mais aussi dessinateur et céramiste. Figure majeure de l’avant-garde du XXᵉ siècle, il a laissé une empreinte durable sur la littérature, le cinéma et les arts visuels. Son univers, peuplé de mythes, de visages stylisés et de symboles, témoigne d’une imagination foisonnante et d’une élégance intemporelle. Aujourd’hui, ses œuvres graphiques et céramiques séduisent collectionneurs et amateurs d’art, et connaissent une belle cote sur le marché international.

Estimation gratuite Jean Cocteau

Prix des œuvres de Jean Cocteau

  • Dessin ou aquarelle – entre 1 500 € et 80 000 €

  • Céramique – entre 800 € et 40 000 €

  • Estampe ou lithographie – entre 300 € et 8 000 €

  • Sculpture ou tapisserie – entre 5 000 € et 50 000 €

Vous possédez un dessin, une céramique ou une estampe de Jean Cocteau et souhaitez en connaître la valeur ? Faites estimer votre œuvre en toute simplicité grâce à Estimon’objet. Notre équipe de commissaires-priseurs et d’experts en art moderne vous garantit une estimation gratuite, précise et confidentielle sous quelques jours. Nous analysons votre œuvre selon plusieurs critères — période de création, technique, sujet, état de conservation et provenance — afin de vous fournir une évaluation fiable et conforme aux dernières tendances du marché de l’art.

Jean Cocteau, un artiste complet et visionnaire

Né à Maisons-Laffitte en 1889, Jean Cocteau se révèle très tôt comme un esprit libre et précoce. Après avoir quitté le lycée Condorcet, il s’impose rapidement dans les cercles artistiques parisiens. Ami de Picasso, Modigliani, Satie, Stravinsky et Gide, il devient l’un des grands animateurs de la vie culturelle du début du XXᵉ siècle. Sa carrière est marquée par une incroyable diversité : il écrit des poèmes et des pièces de théâtre, réalise des films devenus des chefs-d’œuvre comme La Belle et la Bête (1946) ou Orphée (1950), tout en explorant la peinture, le dessin et les arts décoratifs. Son univers artistique repose sur la fusion entre poésie et image, entre mythologie et modernité. Les figures d’Apollon, d’Orphée ou de Narcisse reviennent souvent dans son œuvre, symbolisant la beauté, la création et le reflet de soi.

L’univers graphique et poétique de Jean Cocteau

Les dessins et céramiques de Cocteau se reconnaissent immédiatement à leur ligne pure et fluide, souvent exécutée d’un seul trait. L’artiste privilégie la simplicité du geste, héritée de la calligraphie, pour exprimer des émotions complexes avec une économie de moyens remarquable.
Les visages androgynes, les profils grecs, les étoiles et les mains constituent un vocabulaire récurrent dans son œuvre plastique. Cocteau y mêle mythologie, rêve et amour, créant un univers où le merveilleux côtoie la fragilité humaine. À partir des années 1950, Jean Cocteau s’installe souvent à Villefranche-sur-Mer et collabore avec le céramiste Madinat de la maison Madoura, réalisant plus de 300 pièces uniques : plats, assiettes, vases et amphores. Ces œuvres, décorées de visages, de soleils et d’yeux stylisés, allient humour, spontanéité et raffinement. Ses céramiques, souvent signées « Jean Cocteau » ou monogrammées « JC », sont aujourd’hui très recherchées pour leur authenticité et leur fraîcheur créative.

Jean Cocteau, entre poésie et modernité

L’œuvre de Jean Cocteau se distingue par une constante : la recherche de la beauté à travers tous les médiums. Qu’il écrive, filme ou dessine, Cocteau exprime une même sensibilité à la lumière, à la composition et au symbole. Ses dessins, d’une élégance presque antique, traduisent son goût pour l’harmonie et la ligne. Ses céramiques, quant à elles, témoignent de son attrait pour la matière et la couleur.
Artiste total, Cocteau a su transcender les frontières entre les arts et inspirer des générations entières de créateurs. Son influence est encore perceptible aujourd’hui : de la littérature au design contemporain, son esthétique continue de nourrir l’imaginaire collectif.

Faire estimer gratuitement une œuvre en céramique de Jean Cocteau

Le marché de Jean Cocteau reste particulièrement dynamique, porté par la diversité de sa production et la renommée internationale de son nom. Les dessins et céramiques représentent la majeure partie des transactions. Les collectionneurs apprécient la fraîcheur et la sincérité de ses œuvres, souvent empreintes d’une poésie immédiate. Les pièces signées et datées, provenant de collections connues ou réalisées en collaboration avec Madoura, atteignent les meilleures enchères. Les dessins à l’encre et aquarelles des années 1930-1950 sont très recherchés, tandis que les céramiques mythologiques et les portraits stylisés suscitent un intérêt croissant dans les ventes européennes. Quelques ventes marquantes de Jean Cocteau

  • « Profil d’Apollon », dessin à l’encre sur papier, vendu 52 000 €  en 2021.

  • « Visage au soleil », plat en céramique signé, adjugé 18 500 € en 2022.

  • « Tête de jeune homme », encre et aquarelle, vendue 36 000 €en 2020.

  • « Orphée », tapisserie d’après un carton original de Cocteau, vendue 42 000 € 

  • « Femme à la lyre », céramique Madoura, adjugée 22 000 € en 2023.

Vous souhaitez connaître la valeur actuelle d’un dessin, d’une céramique ou d’une estampe de Jean Cocteau ? Confiez votre œuvre à Estimon’objet, la plateforme de référence pour l’estimation et l’expertise en ligne. Nos experts en art moderne et en céramique du XXᵉ siècle vous apportent une évaluation gratuite, confidentielle et fiable sous quelques jours. Faites expertiser votre œuvre de Jean Cocteau dès aujourd’hui sur www.estimonobjet.fr, et découvrez sa véritable valeur sur le marché de l’art.

Reconnaître la signature de Jean Cocteau

Reconnaître la signature de Jean Cocteau (1889-1963) est une étape essentielle pour authentifier ses œuvres, qu’il s’agisse de dessins, céramiques, lithographies ou manuscrits. L’artiste signait très fréquemment d’un « Jean Cocteau » manuscrit en lettres cursives, souvent accompagné d’une étoile ou d’un petit dessin stylisé, symbole récurrent dans son univers poétique. Sur ses dessins des années 1950, on retrouve fréquemment la signature « Jean Cocteau » suivie de la date complète (ex. : “Jean Cocteau 1955”), comme sur Profil à la lyre (1955) ou Visage aux étoiles (1959). Dans le cas de ses céramiques de Vallauris, créées en collaboration avec Madeline-Jolly et Jean-Maurice Roux, la signature est souvent gravée dans la pâte ou peinte sous émail, accompagnée de la mention « Atelier Madeline-Jolly » ou de la tête de profil emblématique. Certaines œuvres comportent également une double signature “Jean Cocteau” et “Jean Cocteau 1957” à la fois sur la face et au revers, ce qui constitue un indice de cohérence d’époque. Les pièces authentiques peuvent aussi présenter un cachet à sec ou une numérotation manuscrite sur les lithographies éditées par les galeries Christian Zervos ou Aimé Maeght. Sur Estimon’Objet, nos experts vérifient ces éléments — forme cursive du nom, étoile caractéristique, emplacement (souvent en bas à droite ou à gauche), et correspondance avec les archives connues — pour authentifier et estimer la valeur de vos œuvres signées Jean Cocteau, dont la signature, à la fois élégante et expressive, reflète toute la personnalité de l’artiste.

Signature Jean Cocteau
Expertise gratuite signature Jean Cocteau

En lien avec Jean Cocteau

Estimation d’objet d’art en ligne : comment faire ?

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Estimation gratuite Michel Anasse

Michel Anasse

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Estimation et cote de l'artiste Michel Anasse

Michel Anasse est un artiste français connu pour ses sculptures et ses céramiques. Avec sa femme Nicole Anasse, ils réalisent de nombreuses créations dès leur arrivée à Vallauris dans les années 1950. Durant sa carrière, Michel Anasse s’intéresse aussi à la réalisation de sculptures, parfois monumentales, en pierre, en bois et en fer.
Estimation gratuite Michel Anasse

Prix des œuvres de Michel Anasse

  • Petites céramiques décoratives : entre 80 € et 400 €

  • Vases et soliflores de taille moyenne : entre 150 € et 800 €

  • Pièces uniques ou sculptures en fer forgé : entre 800 € et 15 000 €

Vous souhaitez faire expertiser une oeuvre de Michel Anasse et recevoir son estimation ? Remplissez votre demande via notre formulaire en ligne. Faites estimer une œuvre de Michel Anasse quelques clics et recevez une réponse sous quelques jours. C’est gratuit et totalement confidentiel !

Qui est Michel Anasse ?

Michel Anasse est un artiste né en 1935 et mort en 2020 en France. Dès son adolescence, il est formé au dessin et à la lithographie par son père, Maurice Anasse. À l’occasion d’un stage de marbrier, Michel Anasse réalise ses premiers modelages en terre tout en fréquentant des ateliers artistes, dont celui de François Stahly. À cette époque, il rencontre aussi le sculpteur Philolaos qui le forme à la soudure sur métal. Michel Anasse se rend à Vallauris pour la première fois en 1953 oui il est accueilli par Robert Auguste qui lui apprend à tourner. Un an plus tard, il séjourne à La Borne et construit son premier four à bois. En 1955, Michel Anasse découvre la tapisserie au domicile parisien de Jean Lurçat et se rend pour la seconde fois à Vallauris. La même année, il expose des sculptures en fer et rencontre Pablo Picasso qui le félicite et l’encourage à poursuivre ses créations.

Michel Anasse et sa femme réalisent de nombreuses créations dans leur atelier de Vallauris, où ils sont installés depuis quelques temps. A partir de 1957, Michel Anasse expose ses œuvres à New York, à Tokyo, à Bombay et dans d’autres grandes villes d’Europe. En 1965, Michel Anasse obtient le Prix Malraux des jeunes artistes à la Biennale de Paris. En 1966, il met en place « le Concours National de céramiques d’art », future Biennale Internationale de céramique de Vallauris. Deux ans plus tard, il est commissaire de la première Biennale et est invité au Salon de mai puis au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris. À partir des années 1970, Michel Anasse se lance dans la réalisation d’œuvres monumentales. Travaillant aussi bien le bois et la pierre que l’acier ou le bronze, il est aussi à l’aise avec des pièces minimalistes qui tiennent dans la paume d’une main.

Le couple d’artistes formé par Michel Anasse et Nicole Anasse

En 1956, Michel Anasse et sa femme Nicole Anasse quittent Paris pour s’installer dans un cabanon sur les hauteurs de Vallauris. Le couple fabrique alors des meubles en fer et en osier, de la vaisselle en céramique qu’ils tournent et émaillent eux-mêmes. Après avoir construit un four à bois, ils aménagent l’atelier des Issarts. Pendant plusieurs décennies, Michel et Nicole Anasse, qui refusent la production en série, réalisent ensemble des pièces uniques. A partir de 1961, Michel Anasse cherchent à exécuter aux sculptures zoomorphes de plus en plus grandes. Avec sa femme, Il commence à être invité à de nombreuses expositions aux États-Unis, au Japon et en Europe. De 1966 à 1970, le couple d’artistes accueille de jeunes stagiaires en provenance du Japon, des États-Unis et d’Angleterre. Ils les forment au tournage et à la sculpture.

Les sculptures monumentales de Michel Anasse

Au début des années 1970, Michel Anasse entame des projets de sculptures monumentales mais leur atelier ne dispose plus de l’espace nécessaire. Ainsi, Michel Anasse et sa famille partent s’installer dans la vallée de l’Ubaye, dans les Alpes de Haute Provence, pour y créer un nouvel espace de travail adapté à ses projets artistiques. Michel Anasse Réalise alors ses premières sculptures monumentales en pierre et peint d’étoiles de grand format. Entre 1978 et 1994, il crée trois sculptures monumentales en réponse à des commandes d’État pour Menton, Bouc Bel-Air et Digne-les-Bains. En 2003, le couple aménage un nouvel atelier, au bord de l’Ubaye, pour que Michel Anasse puisse désormais réaliser des sculptures monumentales en bois et en fer. Après la mort de sa femme, Michel Anasse quitte la vallée de l’Ubaye pour Avignon en 2016. Son fils lui met alors à disposition un nouvel espace pour qu’il exécute des sculptures en bois sur le thème des Rythmiques.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Michel Anasse

Sur le marché de l’art, la cote de Michel Anasse connaît une progression régulière depuis plusieurs années, portée par le renouveau d’intérêt pour les artistes de l’École de Vallauris et du mouvement des potiers contemporains des années 1950 à 1970. Les pièces uniques ou les grands vases aux émaux travaillés peuvent atteindre entre 800 et 3 000 euros en vente publique, tandis que ses pièces de forme plus classique se négocient entre 200 et 600 euros selon leur état, leur taille et leur provenance. Les ensembles signés, ou les objets issus de collaborations d’époque, sont particulièrement valorisés par les maisons de ventes et les galeries spécialisées.

Depuis 2006, elles n’y ont été présentées qu’une soixante-dizaine de fois. La plupart du temps, ce sont les sculptures de Michel Anasse qui sont proposées par les maisons de vente aux enchères. Pour acquérir une sculpture de Michel Anasse, il faut en moyenne compter entre 300 euros et 14 000 euros. En mars 2023, la sculpture en fer Le Coq de 1960 est adjugée à 900 euros. En avril 2023, une autre sculpture en fer nommée Rooster est adjugée à 1 700 euros. Les œuvres de Michel Anasse sont aussi présentes dans la catégorie objets des ventes aux enchères. Leurs estimations, plus modestes, se situent entre 40 euros et 3 000 euros. En avril 2022, la Boîte Coq de 1957 est adjugée à 1 700 euros. En mai 2023, un vase dit Coq, de 1957 également, mesurant 32 centimètres est adjugé à 2 000 euros.

Reconnaître la signature de Michel Anasse

Les œuvres de Michel Anasse se distinguent par une signature sobre et élégante, souvent incisée à la main dans la terre avant cuisson. On retrouve généralement la mention complète “Anasse”, parfois stylisée ou légèrement inclinée, tracée avec un geste ferme mais fluide. Certaines pièces portent également une signature peinte à l’oxyde, notamment sur les émaux clairs ou les revers de plats. Plus rarement, un cachet d’atelier ou un monogramme “MA” peut être apposé, attestant d’une production artisanale issue de son propre atelier. L’observation attentive de la signature — son emplacement, sa cohérence avec la période de création et le style de la pièce — constitue un critère déterminant pour authentifier une œuvre de Michel Anasse.

Signature Michel Anasse
Expertise Signature Michel Anasse

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