Estimation gratuite Aristide Maillol

Aristide Maillol

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Estimation et cote de l'artiste Aristide Maillol

Considéré comme l’un des précurseurs de la sculpture moderne, Aristide Maillol (1861–1944) est incontestablement un grand maitre en ce domaine. Ses statues, pour certaines monumentales, représentent des femmes nues, sensuelles, aux formes épurées. Ses œuvres sont des hommages à la beauté universelle.

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La formation artistique du peintre et sculpteur Aristide Maillol

Réputé pour ses sculptures célébrant la féminité, Aristide Maillol a pourtant commencé sa carrière artistique par la peinture, et par une formation des plus classiques. 

Né à Banyuls-sur-Mer, dans le Roussillon, Aristide Maillol tente à plusieurs reprises d’entrer à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris en 1882. Il y parvient en 1885 dans la section « peinture », et suit les cours de Jean-Léon Gérôme, Alexandre Cabanel et Jean-Paul Laurens.

Malgré les conditions de misère dans lesquelles il vit et qui impactent sa santé, il continue de peindre avec application et se lie d’amitié avec le peintre Achille Laugé et le sculpteur Antoine Bourdelle. Ils le soutiennent aussi bien moralement que financièrement.

En 1888, Aristide Maillol expose pour la première fois au Salon avec son tableau Paysage. Mais c’est en 1889 que son art prend un nouveau tournant lorsqu’il découvre les oeuvres de Maurice Denis et Paul Gauguin : il en retient la simplification des formes et la diversité des techniques possibles.

C’est ainsi que l’artiste réalise sa première tapisserie l’année suivante, mais il s’essaie également à la céramique, aux décors de théâtre, à la sculpture sur bois et à la modélisation de statuettes en argile. 

À la recherche de la beauté idéale dans les statues d’Aristide Maillol

Vers 1895, à trente-quatre ans, Aristide Maillol décide se consacrer à la sculpture. Il y est encouragé par ses amis nabis Édouard Vuillard, Pierre Bonnard, Maurice Denis et Henri Matisse. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance du comte allemand Harry Kessler, qui devient son mécène. 

En 1905, Aristide Maillol expose au Salon d’Automne sa sculpture en plâtre Femme, qui sera par la suite intitulée Méditerranée. Cette œuvre suscite l’admiration : elle représente une femme nue, assise sur un socle. Ici, c’est toute la sérénité et la beauté de la nature qui est symbolisée au travers de formes simples, épurées et harmonieuses.

Cinq ans plus tard, il présente à ce même Salon sa statue Pomone. Cette figure grandeur nature représente la divinité des fruits, idéal de la beauté féminine. La reconnaissance du travail d’Aristide Maillol devient alors internationale. Les commandes augmentent, dont des demandes publiques. Ses œuvres sont exposées aux États-Unis, à l’Armory Show, à Bâle, Londres ou même à Berlin.

En quête d’harmonie, Aristide Maillol s’inspire de plusieurs modèles afin de créer sa figure idéale aux formes des plus sensuelles. Rencontrée en 1934, la jeune Dina Vierny devient sa muse et sa collaboratrice. Elle influence l’artiste en ce qui concerne la réalisation de nombreuses statues monumentales telles L’Air ou La Montagne. Le sculpteur exécute quelques statues avec des modèles masculins comme Le Désir ou Le Cycliste. Ses oeuvres sont réalisées dans des matières variées comme la pierre, le bois, la terre cuite, le plâtre, le bronze, le plomb…

Aristide Maillol décède en 1944, à la suite d’un accident de voiture. Ses sculptures sont appréciées et jugées comme des chefs-d’œuvre de l’art français. Parmi elles figurent notamment les statues intitulées Léda, Harmonie, Le Fleuve, l’Île-de-France ou encore des monuments aux morts comme celui de Banyuls.

Cote des oeuvres d'Aristide Maillol sur le marché de l'art

Parmi les œuvres d’Aristide Maillol présentes sur le marché de l’art figurent des peintures, des estampes, des dessins et bien sûr des sculptures. De nombreuses gravures sur bois sur le thème de La Vague circulent. En 2020, l’une d’elle a été adjugée à 10 704 euros. D’autres gravures se vendent à des sommes plus modestes telles que Branchage d’oranger ou Jeune femme alanguie, vendues respectivement à 220 et 250 euros en 2023.

Concernant les dessins d’Aristide Maillol, certains nus peuvent se vendre aux alentours de 100 euros. D’autres sont adjugés à des sommes plus importantes. Le dessin à la sanguine Femme allongée de face avec des fruits s’est vendu à 4 000 euros en 2023 tandis que le dessin préparatoire au pastel Dina sur la rivière a atteint la somme de 470 000 euros. 

Quant aux sculptures, elles sont estimées entre 1 300 euros et plus de 5 millions d’euros. Par exemple, une petite sculpture en bronze intitulée Baigneuse au drapé a été vendue 1 308 euros en 2019. En 2013, la sculpture La Rivière s’était vendue à 5 298 500 euros, tandis qu’en 2015 le bronze Vénus (sans collier) avait atteint la somme de 2 002 000 euros. Récemment, en 2023, une terre cuite dont le titre est Baigneuse debout a été cédée à 66 078 euros.

(Illus.) Aristide Maillol Fille accroupie – 1900

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Estimation gratuite Heinz Mack

Heinz Mack

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Estimation et cote de l'artiste Heinz Mack

Novateur, Heinz Mack est un artiste d’avant-garde à l’envergure internationale. Fondateur du groupe ZERO avec Otto Piene, il est l’un des pionniers de l’op art, de l’art cinétique et du land art. Dans ses peintures, ses sculptures et ses installations, Heinz Mack exploite les matériaux modernes pour générer du mouvement et la réflexion de la lumière. 

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Les débuts artistiques de l’artiste allemand Heinz Mack

Né en 1931 à Lollar, en Allemagne, Heinz Mack effectue ses études à la Kunstakademie de Düsseldorf. Dans cette prestigieuse école ont d’ailleurs étudié, entre autres, Joseph Beuys, Gerhard Richter, Nam June Paik et Sigmar Polke. Désireux de bouleverser l’art et ses codes, Heinz Mack vise à élaborer un nouveau langage. Il s’intéresse à la mise en scène de la lumière, à la vibration, au mouvement et à l’espace. Heinz Mack poursuit sa formation par des études de philosophie à Cologne.

Dès 1950, Heinz Mack utilise des formes géométriques et joue avec les couleurs. Il expérimente des matériaux divers tels que le verre, le plexiglas, le métal ou encore l’acier. En collaboration avec l’artiste Otto Piene, dont il partage les idées novatrices, ils ouvrent régulièrement leurs ateliers de Düsseldorf au public. Des expositions et des performances nocturnes sont organisées. Ainsi se crée le groupe ZERO.

Les caractéristiques du groupe ZERO, fondé par l’artiste Heinz Mack

De 1957 à 1967, le groupe ZERO veut bousculer les conventions artistiques. Le peintre et sculpteur Günther Ueckler rejoint le duo en 1961. D’autres artistes issus de mouvements différents, se reconnaissant dans les principes fondateurs du groupe, collaborent aux expositions sans pour autant en devenir des membres permanents. Parmi eux figurent Yves Klein, Yayoi Kusama, Arman, Lucio Fontana, Jesús Rafael Soto et Jean Tinguely. Dans ce contexte lié à l’après-guerre, ces artistes ont pour caractéristique commune leur besoin d’épuration de l’art. Ils travaillent en fonction de l’espace, avec des couleurs pures, monochromes, et en maniant de nouvelles technologies.

Quant à Heinz Mack, il crée des sculptures élaborées en métal, en miroir ou encore en aluminium. Ces matériaux lui permettent de manipuler et de refléter la lumière selon des angles différents. Il joue avec les illusions d’optique, demandant alors au spectateur un effort pour s’impliquer dans sa lecture de l’œuvre. Weisser Vibration (Vibration blanche), Black and White (Noir et blanc), Vibration im Blau (Vibration dans le bleu) sont les titres de quelques-unes de ses œuvres.
Dans cette même période, Heinz mack crée des reliefs, telles les séries Lamellen-reliefs ou Silberrelief. Ces œuvres emblématiques, composées de bandes réfléchissantes, forment des ondulations et génèrent des effets visuels étonnants.

Heinz Mack et les fondations de l’art cinétique

En 1959, Heinz Mack commence à élaborer Sahara Project. C’est en 1968 qu’il installe ses sculptures lumineuses et réfléchissantes dans le désert, inspiré par les possibilités d’interactions avec la lumière, et par les éléments naturels. Il en tire de nombreuses photographies illustrant ce projet.

Heinz Mack quitte le groupe ZERO et poursuit ses recherches sur la lumière et le mouvement. Il réalise des œuvres monumentales dans des espaces naturels.
Heinz Mack participe à la Documenta II et III de Kessel et à des expositions collectives et personnelles. Il obtient des prix internationaux dont le premier du concours Licht 79 (Pays-Bas) en 1979.

Heinz Mack reçoit des commandes publiques lui permettant d’installer de grandes œuvres environnementales.

Estimations des œuvres de l’artiste Heinz Mack

Les ventes d’œuvres d’Heinz Mack apparaissent plus fréquemment dans la catégorie « estampe et multiple ». En 2013, Ohne Titel, Lichtrelief (Sans titre, relief lumineux) a été adjugé à 38 000 euros. En 2018, la sérigraphie 12 Monate a été vendue pour 33 000 euros tandis qu’une autre lithographie de la même série se vendait 34 000 euros quatre ans plus tard. Certaines lithographies se vendent dans des prix approchant les 100 euros. Le dessin sur papier intitulé Wind 15. Feuer, Freistudie in himmlischen Garten (Vent 15. Feu, étude de la liberté dans le jardin céleste) s’est vendu 220 000 euros en 2015.

Concernant les peintures d’Heinz Mack, elles peuvent atteindre des sommes aux alentours de 400 000 euros. En 2014, l’huile sur toile For Picabia a été adjugée à 402 200 euros. En 2016, le tableau Schleier zu Sais (Voile de Sais) a été vendu pour 414 500 euros. L’année suivante, l’œuvre Die vibration der Stille (La Vibration du silence), à la technique mixte, a été achetée au prix de 420 000 euros. 

Quant aux sculptures d’Heinz Mack, elles sont estimées entre 400 et 800 000 euros. C’est à ce prix fort que s’est vendu Kleiner Urwald (Petite Forêt vierge), technique mixte, en 2018. Certaines œuvres sont immenses et conçues pour une exposition en plein air. Plus récemment, le relief en aluminium intitulé Lamellen (Lamelles) a été acheté pour la somme de 338 339 euros en 2023.

(Illus.) Heinz Mack The Sky over nine columns

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Henri-Gabriel Ibels

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Estimation et cote de l'artiste Henri-Gabriel Ibels

Peintre, dessinateur et affichiste, Henri-Gabriel Ibels (1867 – 1936) est l’un des membres fondateurs du groupe des nabis. Passionné par le cirque et le théâtre, cet artiste illustre des scènes de la vie parisienne artistique comme de la vie populaire. Résolument engagé, il collabore également à des publications politiques.

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Henri-Gabriel Ibels, l’un des fondateurs du groupe des nabis

Henri-Gabriel Ibels étudie à l’École des Arts Décoratifs de Paris jusqu’à ses vingt ans. Cependant, c’est à l’Académie Julian qu’il lie de profondes amitiés avec des artistes prometteurs. En effet, le jeune peintre y rencontre Pierre Bonnard, Maurice Denis, Paul-Élie Ranson ou encore Paul Sérusier. Ces artistes, mués par une vision commune de l’art, forment le groupe des nabis. Ensemble, ils s’inscrivent contre l’art académique. Inspirés par les tableaux de Paul Gauguin et par l’art japonais, les nabis désirent contribuer à un renouveau artistique. Ils mêlent l’art et l’artisanat en se servant de techniques variées. Ils utilisent des couleurs pures, posées en aplat. Ils créent des peintures, mais aussi des gravures, des vitraux ou des tapisseries.
Henri-Gabriel Ibels, lui, montre une prédilection pour la lithographie. Cette technique lui permet de réaliser de nombreuses affiches et des illustrations. 

À partir de l’année 1891, Henri-Gabriel Ibels expose régulièrement, en association avec ses amis nabis. Peu attiré par les thèmes ésotériques du groupe, il privilégie les sujets issus de scènes de la vie parisienne. L’observation des ouvriers, du peuple et des artistes le captive.
Pour exemple, en 1892, l’artiste réalise avec Henri de Toulouse-Lautrec une série de gravures éditée par L’Estampe originale. Intitulé Le Café-concert, cet assemblage de dessins dépeint l’univers du théâtre populaire. Henri-Gabriel Ibels y représente les artistes du music-hall comme les spectateurs présents dans la salle ainsi que les serveurs. Par la suite, l’illustrateur effectue une autre série dans cette même publication, cette fois sur le thème du cirque.

Henri-Gabriel Ibels, artiste engagé, surnommé le nabi journaliste

Dès 1890, Henri-Gabriel Ibels, surnommé par ses amis le « nabi journaliste », travaille au sein de divers journaux. Ses illustrations et ses caricatures paraissent dans le journal Le Père Peinard, hebdomadaire anarchiste, à La Plume, à L’Escarmouche, au Mirliton ou encore à L’Écho de Paris. 

En 1892, Henri-Gabriel Ibels collabore régulièrement avec le Théâtre Libre d’André Antoine. Il réalise les affiches et les illustrations des programmes.
Illustrateur engagé, Henri-Gabriel Ibels participe à la revue Le Sifflet dès sa création par Achille Steens. Cet hebdomadaire satirique, foncièrement dreyfusard, est édité de 1898 à 1899. Il comporte quatre-vingt-cinq numéros.
Poursuivant ses diverses collaborations, Henri-Gabriel Ibels est chargé l’année 1900 de concevoir l’affiche du Grand Prix de lutte aux Folies-Bergères. Cependant, il se consacre peu à peu à d’autres activités. Il donne des cours de dessin dans des écoles d’art appliqué municipales. En 1910, il occupe le poste de secrétaire artistique au théâtre de l’Odéon. Il s’adonne également à la décoration et à l’élaboration de costumes de théâtre. En 1913, il reçoit la Légion d’honneur.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre et affichiste Henri-Gabriel Ibels

Les estampes et les lithographies d’Henri-Gabriel Ibels sont plus répandues sur le marché de l’art que ses peintures. Si elles peuvent être adjugées à partir de 30 euros, d’autres dépassent la somme de 9 000 euros. C’est le cas d’une affiche pour le marchand Pierrefort. En 2018, un exemplaire, rare et en bon état, a été vendu pour le prix de 9 500 euros. En 2022, une affiche du Salon des cent / Salon de la plume s’est vendue à 2 149 euros. Des programmes du théâtre Libre, lithographies en couleurs, ont été cédés pour 2 750 euros en 2016. Plus récemment, une affiche en couleurs annonçant une représentation de la célèbre chanteuse Yvette Guilbert s’est vendue à 550 euros.

Quant aux peintures d’Henri-Gabriel Ibels, elles sont estimées entre 700 et 18 000 euros, en fonction de leurs dimensions, de leur état et de leur sujet. En 2018, le paysage Les Rochers a été vendu pour 700 euros. En 2022, l’huile sur panneau intitulée Les Joueurs de cartes a été adjugée à 2 000 euros. Monsieur Auguste !, également une huile sur panneau et représentative du goût d’Henri-Gabriel Ibels pour les spectacles de cirque, a remporté la somme de 10 034 euros pour sa vente, en 2020. Quant au tableau Scène de marché à Paris, il s’est vendu à 18 000 euros en 2017, obtenant ainsi un prix parmi les plus élevés à la vente ces dernières années.

(Illus.) Henri-Gabriel Ibels L’Escarmouche Affiche – 1893

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Estimation gratuite Charles Filiger

Charles Filiger

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Estimation et cote de l'artiste Charles Filiger

Artiste méconnu, Charles Filiger (1863 – 1928) a fréquenté Paul Gauguin et les artistes de l’école de Pont-Aven. Le peintre a réalisé des gouaches inspirées par les paysages et les traditions de Bretagne, ainsi que par des scènes religieuses.

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Les débuts artistiques du peintre Charles Filiger

Né à Thann, en Alsace, Charles Filliger dit Filiger commence à travailler à dix-sept ans. Il est embauché dans un atelier d’impression sur étoffes, suivant ainsi les traces de son père, dessinateur et coloriste à la manufacture Scheurer-Lauth. Cependant, le jeune homme n’y fait pas carrière. Il gagne Paris en 1886 pour y suivre l’enseignement artistique de l’Académie Colarossi. Il y rencontre notamment les artistes Paul-Émile Colin et Daniel de Monfreid.

Dès 1888, Charles Filiger, attiré par la réputation de Pont-Aven, se rend dans cette ville de Bretagne. En compagnie de Paul-Émile Coli, il y retrouve les peintres Paul Sérusier et Émile Bernard. Il se lie d’une amitié profonde avec Paul Gauguin, dont il admire le travail. Les artistes qui se réunissent dans cette commune seront désignés plus tard comme les « peintres de l’école de Pont-Aven ». Cette émulation artistique inspire Charles Filiger. L’artiste réalise des gouaches représentant des paysages et des scènes de vie, mais aussi portant sur des thèmes religieux. Les tableaux des primitifs italiens constituent également une source d’inspiration pour le jeune peintre.

À cette période se dessinent les prémisses du groupe des nabis. Ce mouvement cherche à bouleverser l’art, défiant les conventions académiques. La simplification des formes et les aplats de couleurs vives constituent quelques-unes de ses caractéristiques. Proche de ces artistes, Charles Filiger s’inspire de leurs productions, tout en conservant sa singularité.

Charles Filiger, peintre symboliste au style singulier

Charles Filiger expose deux études pointillistes au Salon des artistes indépendants en 1889. En 1890, il y présente quatre œuvres. Cependant, le peintre délaisse la capitale, trop coûteuse, pour retourner habiter en Bretagne, à Pouldu. Son style s’apparente à celui des symbolistes. Il présente ses œuvres au Salon bruxellois des XX en 1891, à la galerie Durand-Ruel, puis à la Rose+Croix et au Barc de Boutteville. Alfred Jarry fait l’éloge de ses gouaches dans le journal Mercure de France en 1894. Rémy de Gourmont lui commande des illustrations. Le comte Antoine de la Rochefoucault, peintre et collectionneur d’art, le mécène pour un temps. 

Les œuvres de Charles Filiger, généralement de petits formats, sont constituées principalement de gouaches et de dessins sur papier et sur carton. Comme les nabis, le peintre utilise des aplats de couleurs pures et vives. Parmi ses gouaches les plus célèbres figurent le Paysage du Pouldu et Paysage breton. Ces productions montrent l’emploi par le peintre de tons contrastés et de formes simples aux contours soulignés. Le Jugement dernier, La Vierge et deux anges ou encore une représentation de Saint-Jean Baptiste illustrent quant à elles des scènes religieuses. 

Par ailleurs, Charles Filiger se sert de motifs géométriques pour l’ornementation de ses œuvres. Sur ses portraits tels celui de Jeanne d’Arc, de la Madone à la tête inclinée, de Prométhée ou de Salomon 1er, roi de Bretagne, l’artiste trace des parallélépipèdes, des triangles et des cercles comme des frises servant de cadre coloré. Cette série d’œuvres s’intitule Notations chromatiques. 

Vers l’année 1904, Charles Filiger sombre dans des addictions dévastatrices. Il devient solitaire et il erre sans domicile. Il tente même de se faire interner dans un asile. C’est par André Breton que son travail sera remis à l’honneur après sa mort, dans les années 1940.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Charles Filiger

Un nombre restreint de peintures de Charles Filiger circule sur le marché de l’art. Ces dernières années, seul le tableau La religieuse à la chapelle, réalisé avec des techniques mixtes, a été vendu au prix de 6 700 euros en 2015. En 2022, une autre de ses œuvres, intitulée Le Portrait d’un jeune homme, a été estimée entre 60 000 et 80 000 euros. Elle n’a pas trouvé d’acquéreur.

En 2016, une gouache sur carton a créé la surprise dans les salles de ventes aux enchères. Berger au Pouldu ou Jeune breton aux sabots était estimée pour une somme comprise entre 20 000 et 30 000 euros. Elle a été adjugée au prix de 290 000 euros. La gouache, sur papier ou sur carton, constitue la technique privilégiée du peintre.
Par la suite, en 2017, la gouache Déploration sur le corps du Christ a atteint la somme de 170 000 euros. Plus récemment, en 2021, l’aquarelle et gouache Sainte bénissant ou Figure de sainte a été adjugée au marteau pour 125 000 euros. Quant au dessin exécuté aux crayons de couleurs et représentant Saint François, il s’est vendu 1 500 euros en 2017. L’aquarelle L’Église / Rosier a été cédée pour 2 500 euros en 2021.

(Illus.) Charles Filiger Tête de jeune garçon – 1890

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Jan Verkade

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Estimation et cote de l'artiste Jan Verkade

Attiré par la culture française, le peintre hollandais Jan Verkade (1868 – 1946) rejoint le groupe des nabis. Tout au long de sa vie, influencé par Paul Sérusier, l’artiste cherche à s’élever tant picturalement que philosophiquement. Ses aspirations religieuses transparaissent dans ses œuvres. 

Estimation gratuite Jan Verkade

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La formation artistique du peintre Jan Verkade

Né à Zaandam, aux Pays-Bas, Jan Verkade grandit dans une famille mennonite. Enfant, il dessine. Il fréquente le Jardin zoologique pour y peindre les animaux. Refusant de succéder à son père à la tête de l’entreprise familiale, il persévère dans sa première vocation : devenir peintre. 

Jan Verkade intègre la Rijksacademie (Académie royale des Beaux-Arts) d’Amsterdam dès 1887. Le jeune homme y étudie durant deux ans avant de rejoindre le village d’Hattem. Là, en compagnie de son beau-frère le peintre Jan Voerman, il réalise de nombreux paysages, mais aussi des portraits et des natures mortes. Dans la campagne, les vaches y paissent. Elles sont représentées dans les œuvres du jeune artiste comme dans son tableau Vaches se reposant dans un pré. 

Jan Verkade, quand il ne peint pas ou ne bavarde pas avec les paysans, lit. Les romans d’Émile Zola, d’Alphonse Daudet en encore À Rebours de Joris-Karl Huysman figurent parmi ses titres de prédilection.

C’est en février 1891 que Jan Verkade, captivé par la peinture française, part s’établir à Paris. Son compatriote Meyer de Haan, arrivé en France quelques années auparavant, lui présente Paul Gauguin. Cette rencontre est décisive pour le jeune artiste. Il s’inspire de la vision artistique et de la technique picturale novatrice du maître. 

Jan Verkade, membre du groupe des nabis

À Paris, Jan Verkade parcourt les expositions. Il rencontre bientôt Paul Sérusier, qui l’introduit auprès d’écrivains symbolistes tel Stéphane Mallarmé, mais aussi auprès de ses amis de l’Académie Julian. C’est ainsi que Jan Verkade rejoint le groupe des nabis. 

Surnommé « le nabi obéliscal » par Paul Ranson, Jan Verkade se lie d’amitié avec de nombreux artistes. Il assiste aux soirées où les échanges philosophiques et artistiques abondent. 

En 1891, Jan Verkade quitte Paris pour la Bretagne. En compagnie de Mogens Ballin, il se loge à Pont-Aven pour y attendre son ami Paul Sérusier. Inspiré par les paysages bretons et ses habitants, Jan Verkade y réalise un grand nombre d’études. En juin, les trois peintres se retrouvent à Huelgoat. Puis, seul, Jan Verkade séjourne à Pouldu, en Bretagne. Après un bref passage en Hollande, il s’installe à Paris en 1892. Il expose alors au Salon des indépendants où il connait un certain succès.

De retour en Bretagne, à Saint-Nolff, Jan Verkade peint la vie rurale. Peu à peu, le peintre se convertit au catholicisme. Il se fait baptiser à Vannes en 1894.

Toujours accompagné par Mogens Ballins, Jan Verkade poursuit ses voyages en Italie. Enthousiasmé par les fresques de Giotto, il décide de se consacrer à la peinture religieuse. En 1894, Jan Verkade entre à l’abbaye bénédictine Saint-Martin à Beuron, en Allemagne, sous le nom de Dom Willibrord Verkade. Paul Sérusier fera le portrait de son ami en 1903 avec le tableau intitulé Portrait de Verkade à Beuron.

Les caractéristiques des peintures de l’artiste Jan Verkade

Jan Verkade s’attache à représenter des paysages, des natures mortes et des portraits. Il utilise des couleurs vives et des formes simplifiées. Son tableau Paysage décoratif, peint en 1891 et représentant le village de Saint-Noffle, en atteste. Sur cette toile, les troncs d’arbre, au premier plan, constituent trois lignes verticales. Des aplats de vert symbolisent les prés. Les maisons sont stylisées à l’arrière-plan tandis qu’une tache rouge, à droite, contraste avec les autres couleurs. 

Le cheminement spirituel de Jan Verkade vers le catholicisme se dévoile également à travers ses œuvres. La tempera sur carton intitulée Saint Sébastien présente une scène religieuse. Réalisé vers 1894, alors que l’artiste séjournait à l’abbaye de Beuron, ce tableau représente le saint auréolé adossé à un arbre. Les couleurs sont harmonieuses et contrastées. Le rouge du sang tranche avec le vert de la nature. Les influences des nabis y sont percevables.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jan Verkade

Les peintures de Jan Verkade, sur le marché de l’art, sont estimées entre 2 500 et 180 000 euros. Cet écart important de prix se justifie en fonction des sujets, des supports, des dimensions et de l’état des toiles. En 2018, la peinture intitulée Réminiscence a été adjugée pour la somme de 182 126 euros. La même année, Paysage aux alentours de Beuron était vendu 16 000 euros. En 2015, l’huile sur toile Paysage aux meules de foin a obtenu la somme de 160 000 euros pour sa vente.
Au contraire, l’huile sur bristol Deux personnages a été vendue au prix de 2 534 euros en 2015. Vaches se reposant dans un pré a été acheté à 5 564 en 2020. Récemment, en 2019, Nature morte aux fruits et vase de Delft a obtenu un prix au marteau de 75 000 euros. 

Quant aux dessins de Jan Verkade, ils sont estimés entre 600 et 49 000 euros. En 2018, un pastel sur papier dont le titre est Les Toits rouges près de la mare a été adjugé à 48 500 euros. Un portrait de fille de Bretagne, dessin au crayon sur papier, s’est vendu à 850 euros l’année précédente. Le Portrait de Marie de Kervo, au crayon, s’est vendu à 10 000 euros la même année.

(Illus.) Jan Verkade Herinnering (Réminiscence) – 1893

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Estimation gratuite Jean Jansem

Jean Jansem

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Estimation et cote de l'artiste Jean Jansem

Jean Jansem (1920 – 2013) est peintre, sculpteur et graveur. En fin observateur, l’artiste s’inspire des événements de sa vie pour en réaliser des séries thématiques. Les personnages féminins, sensuels et croqués avec justesse, figurent au cœur de son œuvre.  

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Le parcours artistique de l’artiste Jean Jansem

D’origine arménienne, Jean-Hovanes Semerdjian, dit Jean Jansem, émigre à Thessalonique en 1922 depuis la Turquie, suite au conflit avec la Grèce. À dix ans, il est hospitalisé en France pour soigner ses os cassés du pied. Il s’installe à Issy-les-Moulineaux avec sa famille. Passionné par les arts depuis son enfance, il suit des cours du soir à quatorze ans, et ne cesse de dessiner. Il obtient le diplôme de l’École nationale des Arts Décoratifs en 1938. Le jeune homme fréquente le milieu artistique, et notamment l’Académie de la Grande-Chaumière, située à Montparnasse.
Jean Jansem devient dessinateur de tissu, retouche des photographies et exerce d’autres métiers en relation avec sa pratique. Parallèlement, il peint. 

Jean Jansem expose au Salon des indépendants dès 1941. Il fait ensuite partie du Salon de la jeune peinture avec notamment les peintres Bernard Buffet, Jean Commère et Bernard Vermot. Ce collectif prône le retour à la figuration en peinture. Il rassemble plusieurs jeunes artistes. Jean Jansem, un temps président, le quitte quand le Salon prend une tournure trop politique. 

Jean Jansem commence à exposer ses œuvres en solo. Il présente ses gouaches et ses peintures dans des galeries parisiennes telles Cazenave, Doucet et Hervé. En 1957, le peintre expose à Palerme, en Sicile. Suivront d’autres expositions internationales à New York, Bruxelles, Chicago, Tokyo, Beyrouth, Johannesburg et diverses villes étrangères. 

L’artiste a reçu de nombreuses distinctions comme le prix populiste de peinture en 1951 et le prix Europe de peinture contemporaine de la biennale de Bruges en 1958. Il est également chevalier de la Légion d’honneur. Deux musées japonais lui sont dédiés, à Tokyo et à Azumino. Jean Jansem décède à Paris, en 2013.

Les caractéristiques des peintures de Jean Jansem

Jean Jansem crayonne et peint d’après modèle depuis ses années formatrices aux Arts Décoratifs. Il maîtrise parfaitement le dessin, ainsi que les techniques telles que le crayon, le fusain, la gouache, l’encre et bien sûr la peinture. Il fait de nombreux dessins préalablement à ses toiles. 

La figure de la femme l’inspire particulièrement. Elle reste le thème de prédilection de Jean Jansem dans la plupart de ses œuvres. Qu’elle soit danseuse ou modèle, il en réalise des portraits précis. Le peintre traduit avec sensualité les gestes et les émotions de ses personnages. Il effectue un fin travail sur la couleur pour obtenir de la transparence, de la luminosité et de la légèreté. Des traits noirs forment les contours des figures.

Attentif à ce qui l’entoure, Jean Jansem entreprend de grandes séries inspirées par ses voyages et son quotidien. Pendant sept ans, il s’éprend de la danse. Il peint alors des portraits de danseurs comme dans son huile sur toile intitulée La Danseuse, peinte en 1949. D’autres ballerines, de dos, assises ou dansant, sont représentées avec grâce. Le peintre assiste à des répétitions à l’Opéra de Paris pour en saisir l’atmosphère. Il est ému par ces femmes et ces hommes utilisant leur corps comme des œuvres d’art en mouvement. 

Jean Jansem est également marqué par sa culture arménienne, et son enfance en Grèce. En 1962, il dessine Les Enfants du cirque, montrant sa fascination pour les clowns et les acrobates. De passage à Bâle, il est frappé par le carnaval dont il en fait aussi une série. Après un voyage en Andalousie, il exécute une série de lithographies sur la tauromachie et la corrida qu’il présente à la galerie Maurice Garnier en 1971.

Le peintre, également dessinateur et graveur, a illustré des livres de Charles Baudelaire, Federico García Lorca ou encore Albert Camus.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean Jansem

De notoriété internationale, Jean Jansem a exécuté de nombreux tableaux, mis en vente sur le marché de l’art. Si ses toiles ont atteint des prix supérieurs à 40 000 euros, la majorité sont vendues autour de 10 000 euros.
En 2023, l’huile sur toile intitulée Femme dans un intérieur a été adjugée au prix de 15 410 euros. La toile Joëlle de dos au foulard s’est vendue 13 808 euros tandis que Capeline noire a été achetée pour 5 533 euros. En 2020, L’Attente, tableau réalisé en 1973, a atteint la somme de 42 855 euros. Une autre de ses œuvres, Modèle endormi, a été cédée pour 41 300 euros en 2017. 

Les dessins de Jean Jansem peuvent se vendre jusqu’à 8 000 euros. En 2023, une encre de chine intitulée Jeune Femme assise a été adjugée à 7 500 euros. Nude, une encre sur papier, s’est vendue 6 690 euros en 2020 tandis que l’aquarelle Seated Dancer a été achetée pour 6 600 euros en 2022. Plus récemment, le pastel Femme agenouillée s’est vendu, prix au marteau, à 554 euros en 2023. Cette même année, Woman, aux techniques mixtes sur papier, a été cédé pour la somme de 1 813 euros.

En lien avec Jean Jansem

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Estimation gratuite Jean-Pierre Cassigneul

Jean-Pierre Cassigneul

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Estimation et cote de l'artiste Jean-Pierre-Cassigneul

Des portraits de femmes raffinées, quelquefois mélancoliques et coiffées d’un élégant chapeau, caractérisent l’œuvre du peintre contemporain Jean-Pierre-Cassigneul. Le style coloré et la composition équilibrée des tableaux de l’artiste sont reconnus internationalement, particulièrement au Japon et aux États-Unis.

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La formation artistique du peintre Jean-Pierre Cassigneul

Né à Paris en 1935, Jean-Pierre Cassigneul est encouragé par ses parents dans sa passion pour la peinture. Le jeune homme est issu d’un milieu aisé. Il s’intéresse aux arts. Son grand-père travaillant dans la haute couture en tant que fondateur de la maison Jean Dessès, Jean-Pierre Cassigneul est immergé dès son enfance dans le milieu de la mode.

Dès ses dix-sept ans, en 1952, Jean-Pierre Cassigneul réalise sa première exposition particulière alors qu’il n’est encore que lycéen. Il est exposé à la galerie parisienne avant-gardiste de Lucy Krogh.
Jean-Pierre Cassigneul intègre ensuite l’Académie Charpentier à Montparnasse. Rapidement, il délaisse cette institution pour entrer dans l’atelier du peintre figuratif Jean Souverbie. Ensuite, il se perfectionne à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Après son service militaire en Algérie, c’est au sein de l’atelier de Roger Chapelain-Midy, peintre, lithographe et décorateur de théâtre, que Jean-Pierre Cassigneul commence à travailler. 

Ses rencontres avec un marchand d’art japonais, un éditeur et deux galeristes parisiens sont déterminantes pour sa carrière.

La reconnaissance fulgurante des galeries d’art pour les peintures de Jean-Pierre Cassigneul

En 1964, après celle au Salon de la jeune peinture, Jean-Pierre Cassigneul obtient une exposition particulière à la galerie Tivey-Faucon. C’est à cette période qu’il reçoit la reconnaissance artistique de Kiyoshi Tamenaga. Ce jeune marchand d’art japonais se spécialise dans la diffusion d’artistes européens. Il acquiert une quinzaine de tableaux qu’il présente au Japon. Jean-Pierre Cassigneul expose donc à Tokyo par son intermédiaire dès 1966. 

Dans le même temps, Noël Schuman propose à Jean-Pierre Cassigneul d’illustrer le livre de Joseph Kessel intitulé La Tour du malheur. La collaboration entre l’éditeur et le peintre se poursuit régulièrement, notamment avec l’édition des Pièces condamnées de Charles Baudelaire en 1977. Le recueil est ponctué de lithographies originales du peintre. Des portraits et de nus de femmes y figurent. 

Simone Karoff et Charles Zabler, respectivement directeurs des galeries parisiennes Findlay et Bellechasse, découvrent les peintures de Jean-Pierre Cassigneul. Ces deux personnalités du monde de l’art contemporain contribueront régulièrement à promouvoir le travail de Jean-Pierre Cassigneul en exposant ses œuvres, dont ses lithographies.

Des expositions majeures suivront aux États-Unis, au Japon, à Paris et en Europe comme récemment à Amsterdam.

Les portraits de femmes élégantes de Jean-Pierre Cassigneul

S’il est un thème récurrent dans les œuvres de Jean-Pierre Cassigneul, il s’agit bien des représentations de la femme. Le peintre figuratif est amateur des œuvres de Kees Van Dongen, Pierre Bonnard ou encore Édouard Vuillard. L’artiste, fidèle à son style, s’attache à célébrer les figures féminines. Des jeunes filles et des femmes élégantes sont représentées dans des poses souvent alanguies. Les contours sont dessinés avec des traits plus foncés, marquant un fort contraste avec les autres couleurs. 

Dans le tableau Les Coquelicots, une femme à la robe et au chapeau blancs et violets porte un bouquet de fleurs. Son regard triste, tourné vers le sol, lui donne une allure romantique. Les couleurs de ses habits s’opposent avec le fond vert de l’herbe. Sur la toile Femme sur la plage, une fantomatique élégante aux yeux largement maquillés en vert détonne. Cette figure au premier plan, au regard fixé sur le spectateur, se démarque des cavaliers sur la plage du second plan. L’œuvre, par cette image énigmatique, incite le spectateur à imaginer une histoire des plus mélancoliques. 

Jean-Pierre Cassigneul se détourne parfois de son sujet de prédilection pour peindre des paysages, comme ceux de Deauville. Il peint également des natures mortes dont des bouquets de fleurs. Les tons doux y sont toujours de mises, permettant alors de conserver cette atmosphère poétique qui lui est chère.

Estimations des tableaux et des dessins du peintre Jean-Pierre Cassigneul

Les peintures de Jean-Pierre Cassigneul connaissent un grand succès dans le monde entier, et ce depuis les débuts du peintre. Au Japon comme aux États-Unis et en Europe, ses œuvres se vendent entre 800 et 550 000 euros. De nombreuses lithographies sont présentes sur le marché de l’art, ainsi que des dessins et des tapisseries.  

En 2013, l’huile sur toile intitulée Dans la roseraie a atteint la somme de 547 970 euros. Quelques années plus tard, en 2018, le tableau Être seule a été vendu pour 249 037 euros. Plus récemment, en 2023, la toile Les Roses a été adjugée aux enchères à 107 869 euros. La même année, l’huile sur toile Les Deux amies a été vendue à 84 584 euros. Cependant, un petit tableau de Jean-Pierre Cassigneul, d’une dimension de 27 par 22 centimètres et Sans titre, a été cédé pour 1 172 euros en 2021. 

Concernant les lithographies de Jean-Pierre Cassigneul, l’œuvre dont le titre est Le Bracelet vert a été adjugée à 825 euros en 2023. Anniversary, un portrait d’une femme portant un énorme bouquet, a été vendu à 8 314 euros en 2012.

En lien avec Jean-Pierre-Cassigneul

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Estimation gratuite Simon Vouet

Simon Vouet

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Estimation et cote de l'artiste Simon Vouet

Simon Vouet (1590-1649) est un artiste français à l’origine du style baroque en France. Installé à Rome dans les premières années de sa vie d’artiste, il importera les techniques romaines ainsi que sa réputation dans son pays natale. Premier peintre de Louis XIII, il formera la future génération d’artistes et influencera des siècles de création artistique. 

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Simon Vouet, un artiste français à Rome

Né dans une famille d’artistes, Simon Vouet apprend les bases de la peinture aux côtés de son père, Laurent Vouet. Le jeune Simon prend d’abord gout à l’art du portrait.

Dès ses jeunes années, Simon Vouet réalise des voyages importants. Aux côtés du Baron de Sancy, nommé ambassadeur de Constantinople, il visite l’Angleterre en 1604 puis Constantinople en 1611. L’artiste y réalise son premier tableau, Le portrait de Mustafa 1er, démontrant son talent pour le portrait. À l’issu de ces séjours, Simon Vouet réalise son premier voyage en Italie.

En 1612, Simon Vouet quitte la France pour Venise, avant de s’établir à Rome où il demeure jusqu’en 1627. Simon Vouet se lie alors à la communauté d’artistes français établis à Rome, tels que Jacques de Létin, Nicolas Poussin ou Claude Mellan, mais aussi à ses contemporains italiens. En 1626, Simon Vouet épousera la peintre Virginia Vezzi, à qui il emprunte les traits dans ses représentations de la Vierge Marie.

Simon Vouet, un peintre baroque

Rapidement, Simon Vouet rencontre un franc succès. Il participe aux décors de l’église de San Lorenzo in Lucina et de la Basilique Saint-Pierre tandis qu’il travaille pour le futur pape Urbain VIII et répond également à des commandes privées. Signes supplémentaires de son succès, Simon Vouet est embauché à Gênes par les princes de Doria entre 1620 et 1622. A son retour à Rome en 1624, l’artiste est nommé à la tête de l’Académie Saint-Luc, en tant que meilleur représentant du baroque romain.

Plongé dans le contexte baroque romain, Simon Vouet fait la part belle au mouvement, à la sensation et à la tension dans ses tableaux. L’artiste représente des scènes de genre ou religieuses, en mettant en jeu les dimensions dramatique et décorative de la peinture à travers une palette contrastée et des formes exubérantes. Simon Vouet est alors très influencé par la pratique du clair-obscur du Caravage. 

Simon Vouet construit ainsi la première partie de son œuvre en Italie, majoritairement à travers des décors in-situ dans les grandes villes italiennes. Son travail comporte également de nombreux dessins, notamment au pastel, ainsi que des portraits. A son retour en France, Simon Vouet importera le style romain dans son pays d’origine, avec ses couleurs brillantes, ses compositions grandiloquentes et théâtrales, ainsi que ses figures mythologiques.

Simon Vouet, le retour en France

En 1627, Simon Vouet retourne en France. Traversant les frontières, sa réputation l’impose comme une figure clé de la scène artistique française. Rapidement, il est nommé Premier peinte du roi par Louis XIII, qui lui commande de nombreux portraits, des cartons de tapisseries et des peintures ornant ses palais. 

Dans ce registre, Simon Vouet devance la création française grâce aux techniques des grands décors apprises en Italie. Il réalise les grands décors pour les Palais du Luxembourg et du Louvre, le Château de Saint Germain en Laye ou encore le château du Val de Ruel. Simon Vouet orne de ses œuvres également des hôtels particuliers tels l’hotel Bullion ou encore l’hotel du duc d’Aumont. En France, l’artiste introduit les décors mythologiques et allégoriques dans les hôtels particuliers et les châteaux. 

Pour répondre à la demande nombreuse, Simon Vouet ouvre un atelier pour le seconder dans ses tâches. Cet atelier devient le vivier de la création artistique de la génération future : il accueillera des artistes tels que André le Nôtre ou encore Charles Le Brun. Dans les siècles suivants, l’influence de Simon Vouet continuera de toucher des artistes, et notamment du courant romantique tels que Delacroix.

Faire estimer gratuitement une œuvre de Simon Vouet

Sur le marché de l’art, les peintures baroques de Simon Vouet sont peu présentes, mais remportent de jolies sommes. Pour un tableau, les prix débutent autour de 20 000  euros pour des portraits, et peuvent s’étendre jusque’à 350 000 euros pour des oeuvres religieuses telles que des portraits de saints. Plus nombreux, les dessins ravissent également les collectionneurs. À la pierre et rehaussés à la craie blanche sur papier beige, leurs prix varient en moyenne entre 20 000 et 300 000 euros.

(Illus.) La Toilette de Vénus, 1629, Huile sur toile, 153 x 183,8 cm

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Estimation gratuite Sébastien Bourdon

Sébastien Bourdon

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Estimation et cote de l'artiste Sébastien Bourdon

Sébastien Bourdon (1616-1671) est un artiste peintre du classicisme français. Formé par les maîtres Nicolas Poussin et Claude Lorrain lors de son passage à Rome, il trouve rapidement la manière d’affirmer son propre style et de se faire une place sur la scène de l’époque. Sébastien Bourdon réalisera de nombreux portraits et scènes de genre, mais aussi de grandes compositions mythologiques et religieuses notamment pour des cathédrales. 

Estimation gratuite Sébastien Bourdon

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Sébastien Bourdon, artiste voyageur et autodidacte

Sébastien Bourdon naît en 1616 à Montpellier dans une famille protestante d’artisans. Fils d’un peintre sur vitraux, il est ainsi sensibilisé à l’art dès son plus jeune âge. A l’âge de sept ans, son père le confie au peintre Barthélémy, puis à partir de quatorze ans, Bourdon entame une vie itinérante grâce à la vente de portraits et de scènes de genre. 

En 1634, Sébastien Bourdon arrive à Rome, où il demeure jusqu’en 1637. Il rencontre la communauté artistique européenne installée dans la cité romaine. Il assimile rapidement les leçons des maîtres du classicisme français, Nicolas Poussin et Claude le Lorrain, et s’imprègne du style du peintre néerlandais Pieter van Laer. 

Sébastien Bourdon réalise ses premières peintures religieuses et mythologiques, à la composition minutieuse, tout en apprenant du naturalisme nordique. En comparaison à ses maîtres, Sébastien Bourdon conserve un attachement à la couleur pour construire des motifs schématisés, et introduire par ce biais de l’étrangeté dans ses œuvres. 

Sébastien Bourdon, l’établissement d’un grand peintre

Sébastien Bourdon devient rapidement célèbre à Rome et vend de nombreux tableaux. Mais, à l’issue d’un affrontement avec le peintre Des rieux, il est contraint de quitter l’Italie. De religion protestante, l’artiste est menacé d’être dénoncé dans un contexte italien marqué par l’Inquisition grandissante. Sébastien Bourdon fait donc le choix de rentrer en France, et s’installe à Paris.

A son arrivée à Paris, Sébastien Bourdon se lie d’amitié avec le peintre protestant Louis du Guernier, et épouse sa sœur, Suzanne, en 1641. Deux ans plus tard, il est sélectionné par la corporation des orfèvres pour réaliser le May de Notre Dame de Paris. Couvert de nombreuses éloges, l’artiste produit en tout soixante-seize tableaux religieux monumentaux pour la cathédrale.

En parallèle des commandes, Sébastien Bourdon se fait également une clientèle personnelle. Il propose principalement des tableaux champêtres ou des scènes de genre, des portraits ou encore des scènes de peinture d’histoire telles que des batailles. Reconnu comme un grand peintre de son époque, il fait de sa palette chatoyante sa signature.

Sébastien Bourdon, maître de son époque

A la fin de la décennie, Sébastien Bourdon embrasse son rôle de maître de son époque. En 1648, l’artiste est l’un des fondateurs de l’Académie royale de peinture et de sculpture, et se prend à rêver d’en implanter une dans sa ville natale, Montpellier. Mais en 1652, alors que l’instabilité grandit sous le règne d’Anne d’Autriche, Sébastien Bourdon voit ses commandes s’affaiblir. Sur invitation de Christine de Suède, il part deux ans en Suède sous le statut du premier peintre de la reine, réalisant de nombreux portraits royaux.

De retour en France, Sébastien Bourdon s’établit de manière pérenne à Paris. Il réalise toutefois un séjour dans sa ville natale pour répondre à l’une de ses plus grandes commandes. L’artiste peint pour la cathédrale Saint-Pierre le tableau monumentale La chute de Simon, toujours présent dans l’édifice montpelliérain. A son retour dans la capitale, Sébastien Bourdon recevra de nombreuses commandes jusqu’à son décès en 1671.

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Sébastien Bourdon est aujourd’hui considéré comme un artiste phare du classicisme français. A l’image des œuvres de nombreux vieux maîtres, les tableaux de Sébastien Bourdon se font rares sur le marché de l’art, mais obtiennent une très jolie cote. Si les prix débutent autour de 3 000, ils s’établissent en moyenne entre 15 000 et 30 000 euros, et dépassent parfois les 50 000 euros. Pour une grande composition mythologique ou religieuse de Sébastien Bourdon, il faudra compter bien davantage : autour de 160 000 euros en moyenne.

Les dessins de Sébastien Bourdon ont également la cote auprès des collectionneurs. A la pierre noire, la plume, l’encre, la sanguine ou la gouache, on retrouve des premiers prix autour de 500 euros, mais une moyenne établie davantage entre 3 000 et 5 000 euros.

(Illus.) Crucifixion de Saint-Pierre, 1643, Huile sur toile, Cathédrale Notre-Dame de Paris

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Estimation gratuite Philippe de Champaigne

Philippe de Champaigne

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Estimation et cote de l'artiste Philippe de Champaigne

Philippe de Champaigne (1602-1674) est un artiste d’origine belge, considéré comme un maître classique du Grand siècle de la peinture française. Au service de la famille royale, Philippe de Champaigne réalise des grandes fresques aux thèmes profanes pour les palais, des peintures d’histoire aux thèmes religieux pour les édifices chrétiens et de nombreux portraits de grandes figures de l’Ancien Régime. 

Estimation gratuite Philippe de Champaigne

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Philippe de Champaigne, entre Bruxelles et Paris

Né à Bruxelles dans famille pauvre, Philippe de Champaigne se forme à la peinture à partir de douze ans. Il passe dans les ateliers des artistes Jean de Bouillon, Michel de Bourdeaux et Jacques Fouquières. Il y apprend principalement le portrait et le paysage, et se fait déjà admirer pour son talent. Désireux de se rendre en Italie, Philippe de Champaigne refuse d’intégrer l’atelier de Rubens à Anvers.  

Quittant sa Belgique natale à partir de 1621, Philippe de Champaigne s’arrête d’abord à Paris. Il y rencontre Nicolas Poussin, avec qui il se lie d’amitié, et travaille chez l’artiste maniériste Georges Lallemand. Ce dernier lui enseigne la peinture d’histoire. Achevant sa formation, Philippe de Champaigne quitte l’atelier de son dernier maître en 1625 pour se lancer à son compte. L’artiste ne se rendra finalement jamais en Italie. 

Rapidement, Philippe de Champaigne est embauché sur un prestigieux chantier. Dirigé par Nicolas Duchesne, l’artiste est invité à réaliser des dessins et des tableaux pour la Palais du Luxembourg, aux côtés également de son ami Nicolas Poussin. Remarqué par l’abbé Claude Maugis et la reine Marie de Médicis, le peintre attise la jalousie de Duchesne, et retourne à Bruxelles en 1627. 

Le décès de Nicolas Duchesne change le destin de Philippe de Champaigne. Prévenu par Claude Maugis, il revient à Paris dès 1628 et accepte de reprendre le poste de son rival. Installé au palais du Luxembourg, Philippe de Champaigne reprend en main le chantier du château, la direction de son atelier et devient le premier peintre de la reine. Il épouse également sa sœur, Charlotte Duchesne.

Philippe de Champaigne, un maître classique

Influencé d’abord par Rubens, le style classique de Philippe de Champaigne évolue ensuite vers plus de mesure et d’austérité, à proximité de Nicolas Poussin. Portraitise de talent et maître de la peinture d’histoire, l’artiste maintient, toutefois, une palette éblouissante. A travers sa maîtrise de la couleur, Philippe de Champaigne capture la vitalité des personnes représentées dans des portraits psychologiques poignants, tandis qu’il fait éclore l’émotion spirituelle dans ses compositions religieuses.

Au service de la famille royale, Philippe de Champaigne réalise de nombreux projets. Il conçoit des fresques pour les plafonds du Palais du Luxembourg, ou encore pour le château de Richelieu ; il crée des tableaux religieux pour le couvent des Carmélites, ou la chapelle de la Sorbonne ; et réalise de nombreux portraits pour l’Etat et la Haute-Noblesse. Philippe de Champaigne est le seul artiste autorisé à peindre le Cardinal Richelieu, qu’il représente à onze reprises.

Philippe de Champaigne mène donc une carrière brillante. Avec Simon Vouet, le peintre devient l’artiste classique le plus en vue du Royaume de France. En 1648, l’artiste est également l’un des membres fondateurs de l’Académie de sculpture et de peinture aux côtés, notamment, de Charles Le Brun. Au sein de l’Académie, Philippe de Champaigne donne de nombreuses conférences. A la célèbre querelle entre le coloris et la ligne, il plaide en faveur d’un équilibre entre les deux.

A la fin de sa vie, Philippe de Champaigne se dédie davantage à l’enseignement. A côté de l’Académie, il forme également de nombreux élèves. Parmi eux, on retrouve son neveu Jean-Baptiste Champaigne, qu’il fait venir de Bruxelles après le décès de son fils.

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Sur le marché de l’art, on retrouve peu de peintures classiques ou de dessins de Philippe de Champaigne. Majoritairement insitu, l’œuvre de l’artiste sur le marché concerne principalement des portraits, des figures religieuses ou des études. Pour un tableau de Philippe de Champaigne, les prix s’élèvent en moyenne entre 10 000 et 50 000 euros. A l’exception du Portrait de l’échevin de Paris adjugé récemment à plus de 100 000 euros.

Les dessins sont également très appréciés des collectionneurs. Ces derniers savourent l’étendu du talent de Philippe de Champaigne. Réalisés à l’encre, à la plume ou à la sanguine, les dessins de Philippe de Champaigne sont estimés à de très jolies sommes. Il faudra compter en moyenne entre 10 000 et 20 000 euros.

(Illus.) Autoportrait, 1630-1674 ; Huile sur bois, 46×36 cm, Harvard Art Museums, Cambridge

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